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Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 24 Aoû 2016 - 8:47

Psaume 43
Réveille-toi, Seigneur
Dieu, nous avons entendu dire,
et nos pères nous ont raconté,
quelle action tu accomplis de leur temps,
aux jours d'autrefois.

Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations,
et ils purent s'implanter ;
tu as malmené des peuplades,
et ils purent s'étendre.

Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays,
ni leur bras qui les rendait vainqueurs,
mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,
car tu les aimais.

Toi, Dieu, tu es mon roi,
tu décides des victoires de Jacob :
avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.
Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.
Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,
sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Tout cela est venu sur nous
sans que nous t'ayons oublié :
nous n'avions pas trahi ton alliance.

Notre coeur ne s'était pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin
quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,
Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des coeurs ?
C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.
Dieu, nous avons entendu dire,
et nos pères nous ont raconté,
quelle action tu accomplis de leur temps,
aux jours d'autrefois.

Toi, par ta main, tu as dépossédé les nations,
et ils purent s'implanter ;
tu as malmené des peuplades,
et ils purent s'étendre.

Ce n'était pas leur épée qui possédait le pays,
ni leur bras qui les rendait vainqueurs,
mais ta droite et ton bras, et la lumière de ta face,
car tu les aimais.

Toi, Dieu, tu es mon roi,
tu décides des victoires de Jacob :
avec toi, nous battions nos ennemis ;
par ton nom, nous écrasions nos adversaires.

Ce n'est pas sur mon arme que je compte,
ni sur mon épée, pour la victoire.
Tu nous as donné de vaincre l'adversaire,
tu as couvert notre ennemi de honte.

Dieu était notre louange, tout le jour :
sans cesse nous rendions grâce à ton nom.

Maintenant, tu nous humilies, tu nous rejettes,
tu ne sors plus avec nos armées.
Tu nous fais plier devant l'adversaire,
et nos ennemis emportent le butin.

Tu nous traites en bétail de boucherie,
tu nous disperses parmi les nations.
Tu vends ton peuple à vil prix,
sans que tu gagnes à ce marché.
Tu nous exposes aux sarcasmes des voisins,
aux rires, aux moqueries de l'entourage.
Tu fais de nous la fable des nations ;
les étrangers haussent les épaules.

Tout le jour, ma déchéance est devant moi,
la honte couvre mon visage,
sous les sarcasmes et les cris de blasphème,
sous les yeux de l'ennemi qui se venge.

Tout cela est venu sur nous
sans que nous t'ayons oublié :
nous n'avions pas trahi ton alliance.

Notre coeur ne s'était pas détourné
et nos pieds n'avaient pas quitté ton chemin
quand tu nous poussais au milieu des chacals
et nous couvrais de l'ombre de la mort.

Si nous avions oublié le nom de notre Dieu,
tendu les mains vers un dieu étranger,
Dieu ne l'eût-il pas découvert,
lui qui connaît le fond des coeurs ?
C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,
qu'on nous traite en bétail d'abattoir.

MEDITATION


« Allons, il faut que tu t’expliques, Dieu, Toi envers qui j’ai été fidèle. Pourquoi tolères-tu l’humiliation que je subis aujourd’hui ? M’as-tu oublié ?
Ton peuple se souvient de tes hauts faits, des victoires qu’il a remportées, non pas grâce à la supériorité de son armement, mais bien parce que tu étais là. C’est Toi qui décides des victoires de Jacob. C’est par Ton Nom que nous « écrasions nos adversaires ».
En ces temps dont nous évoquons la mémoire avec nostalgie, le monde tournait rond, tu nous aimais, tu « couvrais nos ennemis de honte » et nous célébrions ta louange ! Aujourd’hui, rien ne va plus, le monde tourne à l’envers. Le rejet, l’humiliation, la déchéance dont nous sommes les victimes, les sarcasmes, les moqueries de l’entourage, nous n’en pouvons plus, il faut que ça s’arrête !
Oui, il faut que ça s’arrête parce que « c’est pour toi qu’on nous massacre sans arrêt, qu’on nous traite en bétail d’abattoir » A cause de positions courageuses prises au nom de la justice, de la fraternité, au nom de notre foi au Jésus de l’Evangile, beaucoup – ceux qui se battent pour la dignité au travail, avec les migrants de Calais, avec les chômeurs, ceux qui partent à l’autre bout du monde offrir leurs services ou aident leur voisin âgé en lui apportant la soupe quotidienne- beaucoup sont en butte aux sarcasmes des esprits forts, ou à des procès d’intention venimeux  !
Alors, les paroles du psaume sont les nôtres: «  Réveille-toi ! Pourquoi dors-tu Seigneur ! Nous touchons la poussière,  notre ventre colle à la terre ; Debout ! Viens à notre aide !

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 25 Aoû 2016 - 8:49


Psaume 44
Une onction de joie

D'heureuses paroles jaillissent de mon coeur
quand je dis mes poèmes pour le roi
d'une langue aussi vive que la plume du scribe !

Tu es beau, comme aucun des enfants de l'homme,
la grâce est répandue sur tes lèvres :
oui, Dieu te bénit pour toujours.

Guerrier valeureux, porte l'épée de noblesse et d'honneur !
Ton honneur, c'est de courir au combat
pour la justice, la clémence et la vérité.

Ta main jettera la stupeur, les flèches qui déchirent ;
sous tes coups, les peuples s'abattront,
les ennemis du roi, frappés en plein coeur.

Ton trône est divin, un trône éternel ;
ton sceptre royal est sceptre de droiture :
tu aimes la justice, tu réprouves le mal.

Oui, Dieu, ton Dieu, t'a consacré
d'une onction de joie, comme aucun de tes semblables ;
la myrrhe et l'aloès parfument ton vêtement.
Des palais d'ivoire, la musique t'enchante.
Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ;
à ta droite, la préférée, sous les ors d'Ophir.

Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
oublie ton peuple et la maison de ton père :
le roi sera séduit par ta beauté.

Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
chargés de présents, quêteront ton sourire.

Fille de roi, elle est là dans sa gloire,
vêtue d'étoffes d'or ;
on la conduit, toute parée, vers le roi.

Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
on les conduit parmi les chants de fête :
elles entrent au palais du roi.

A la place de tes pères se lèveront tes fils ;
sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais !

MEDITATION

La vivacité d’une plume de scribe. L’épée de noblesse et d’honneur. Une fille de roi. Le plus beau des enfants des hommes. Un sceptre de droiture. Un trône éternel. Ivoire, or, parfums. Une onction de joie ! Les symboles de la beauté et de la noblesse se bousculent dans ce psaume. Mais pour célébrer qui ? Quel homme, quelle femme ? Un prince de sang ? Une princesse de haut rang ? Quelque grand personnage de l’histoire, promis à un destin fameux ? Non ! Ni prince, ni princesse, ni chevalier, ni scribe, ni aucun autre membre d’une élite sociale, bien séparée et protégée de la masse des hommes ordinaires, le psaume célèbre la gloire paradoxale du plus simple des hommes lorsqu’un jour, à l’appel de son Créateur, qui a mis en lui Son image, il se lève pour entrer dans la condition des fils. « À la place de tes pères se lèveront tes fils ! » Renversant la conception patriarcale du lien entre les générations humaines, récusant la domination des pères sur des enfants contraints à vivre dans la soumission, le psaume proclame l’immense dignité des enfants de Dieu : « Je ferai d’eux des princes. » Il dévoile ce que signifie vraiment être fils et fille, quand on a Dieu pour Père.

C’est par toi Jésus-Christ que l’espérance du psalmiste s’est accomplie pour nous. Toi le fils premier-né d’une race de fils, tu nous apprends à prier Notre Père céleste. Tu veux nous révéler la sainteté de Sa manière unique d’être Père. Ta joie, c’est que nous vivions debout, en héritiers de la vie éternelle.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 26 Aoû 2016 - 8:40


Psaume 45
Dieu, notre citadelle

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer ;
ses flots peuvent mugir et s'enfler,
les montagnes, trembler dans la tempête :

R/ Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.
Des peuples mugissent, des règnes s'effondrent ;
quand sa voix retentit, la terre se défait.
R/ Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !

Venez et voyez les actes du Seigneur,
comme il couvre de ruines la terre.
Il détruit la guerre jusqu'au bout du monde,
il casse les arcs, brise les lances, incendie les chars :
« Arrêtez ! Sachez que je suis Dieu.
Je domine les nations, je domine la terre. »

R/ Il est avec nous,
le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous,
le Dieu de Jacob !

MEDITATION

Il faut au feu le feu, pour détruire son œuvre. On voit l’été dans les forêts les pompiers allumer des brasiers pour contrer de leurs flammes d’autres flammes rageuses. Parfois seule la violence contraint la violence. Pour les hommes, bien sûr, le jeu est bien risqué.
Car la violence a pour elle d’enivrer les puissants.
Mais Dieu domine jusque la violence. Et sa puissance infinie aura raison de tout. Elle se déverse déjà dans le cœur de ceux qui sans relâche œuvrent pour la paix. On sait la force de ces humbles. Tout s’effondre alentour et ils restent debout. Il y a toujours plus de force dans celui qui s’abstient de frapper que chez celui qui frappe. Dieu, qui est la force même, ne l’exhibe jamais plus que sur la croix.orsque tous l’exhortent à agir, lui s’abstient. Suspendu au gibet il suspend sa puissance.
Tout s’effondre autour du Crucifié et il tient car il sait : « Il est avec nous le Seigneur de l’univers. » Puis Jésus dit : « En tes mains je remets mon esprit » et les mains du Père, à cet instant, lui ouvrent son Royaume, sa citadelle, la ville forte, la Jérusalem céleste où tous nous ferons un.
Cette citadelle, pas plus que Jésus, nous ne la prendrons de force. Pourtant il faudra nous faire violence : choisir d’aimer, quoiqu’il en coûte, et le silence pour réponse à ceux qui veulent détruire. Oui, nous sommes à notre place, en pleine tourmente du monde. Tout chavire et bascule ? Dieu est avec nous ! Rien ne l’emportera, si ce n’est son amour.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 27 Aoû 2016 - 8:22

Psaume 46
Battre des mains

Tous les peuples, battez des mains,
acclamez Dieu par vos cris de joie !


Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable,
le grand roi sur toute la terre,
celui qui nous soumet des nations,
qui tient des peuples sous nos pieds ;
il choisit pour nous l'héritage,
fierté de Jacob, son bien-aimé.
Dieu s'élève parmi les ovations,
le Seigneur, aux éclats du cor.
Sonnez pour notre Dieu, sonnez,
sonnez pour notre roi, sonnez !
Car Dieu est le roi de la terre :
que vos musiques l'annoncent !

Il règne, Dieu, sur les païens,
Dieu est assis sur son trône sacré.
Les chefs des peuples se sont rassemblés :
c'est le peuple du Dieu d'Abraham.
Les princes de la terre sont à Dieu
qui s'élève au-dessus de tous.

MEDITATION

C’est le rêve de Dieu : que tous les peuples, que tous les hommes soient dans la joie parce qu’ils ont reçu la bonne nouvelle : Dieu est avec vous, les noirs, les jaunes, les blancs, les Péruviens et les Antillais, les Chinois et les Javanais, les Eskimos et les Sénégalais… Saint Paul suggère que le Seigneur reviendra quand tous les hommes l’auront reconnu comme Fils du Dieu vivant… Isaïe le prophétisait déjà six-cents ans avant la venue du Messie : « Toutes les nations marcheront vers sa lumière… » (*) Quand tous chanteront le psaume 46 à l’unisson et battront des mains en rythme, les vieillards et les enfants, les hommes et les femmes, les petits et les grands, les gros et les maigres, les timides et les extravertis, les riches et les pauvres, les intelligents et les simples, alors le Royaume de Dieu sera inauguré sur la terre.
Il y a dans ce verset une utopie de concorde. Tous les hommes pourraient dialoguer, s’entendre sur l’essentiel, se respecter par delà les frontières, échanger à travers les différentes cultures, partager le patrimoine des différentes civilisations… C’est le mythe catholique, dont le pape est le symbole. L’unique pasteur pour un peuple bariolé, pour une communauté internationale. Le rêve de Dieu est déjà commencé dans l’Eglise. À Bobigny ou à Evry, telle paroisse réunit plus de quarante nationalités qui prient, célèbrent, partagent, battent des mains et chantent d’un seul cœur. Rendons grâce à l’Esprit-Saint qui réussit ce tour de force, par son espièglerie, de faire communier des hommes qui n’ont rien en commun que l’amour de Dieu.



* livre d'Isaïe, chapitre 60, verset 3

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 28 Aoû 2016 - 9:08



Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
dans la ville de notre Dieu,
sa sainte montagne, altière et belle,
joie de toute la terre.

La montagne de Sion, c'est le pôle du monde,
la cité du grand roi ;
Dieu se révèle, en ses palais,
vraie citadelle.

Voici que des rois s'étaient ligués,
Ils avançaient tous ensemble ;
ils ont vu, et soudain stupéfaits,
pris de panique, ils ont fui.

Et voilà qu'un tremblement les saisit :
douleurs de femme qui accouche ;
un vent qui souffle du désert
a brisé les vaisseaux de Tarsis.

Nous l'avions entendu, nous l'avons vu
dans la ville du Seigneur, Dieu de l'univers,
dans la ville de Dieu, notre Dieu
qui l'affermira pour toujours.
Dieu, nous revivons ton amour
au milieu de ton temple.
Ta louange, comme ton nom,
couvre l'étendue de la terre.

Ta main droite qui donne la victoire
réjouit la montagne de Sion ;
les villes de Juda exultent
devant tes jugements.

Longez les remparts de Sion,
comptez ses tours ;
que vos coeurs s'éprennent de ses murs :
contemplez ses palais.

Et vous direz aux âges qui viendront :
« Ce Dieu est notre Dieu,
pour toujours et à jamais,
notre guide pour les siècles. »

MEDITATION

Le pôle du monde

Il faut bien s’orienter d’une manière ou d’une autre pour marcher dans la brume ou la nuit.

Jérusalem, dit-on, fut construite au lieu où Abraham s’en fut sacrifier son fils. Mais au moment du sacrifice, Dieu prend la place, et c’est Jésus qui mourut là, un peu à côté, hors les murs.

C’est le pôle du monde et le pôle du temps.
Le centre du monde, le cœur du temps.
Dont l’axe, le pivot, est la croix, où tout bascule.
La croix comme un trône pour notre roi.
Dieu le très haut s’y est affaissé du côté des coupables, entre deux pauvres types.
Les coordonnées du monde en sont complètement inversées.

C’est ainsi que Dieu s’entrace en nous. Coupable et maudit avec les bandits et les coupables, afin qu’ils soient saufs de la malédiction et de la faute.
Avec nous pauvre, avec nous seul.
Et nous avec lui, affermis.
Avec lui, princes et rois.
l nous faut désormais régner, goûter à cette liberté du dedans qui ne se déploie que dans l’assurance de ceux qui se savent de sang royal, héritiers du royaume, fils.

Fils, sûrs de ce que personne ne peut nous déchoir de ce rang. Sûrs aussi que tout homme est fils, et prince. Que tout homme est Grand malgré sa misère, grand même au cœur de sa misère. Capable du meilleur, même s’il a commis le pire.

Fils, héritiers d’un royaume de liberté, où les princes marchent peut-être pieds nus, mais tête haute.
Un royaume fait de mendiants qui donnent, tous fils d’un Dieu mendiant qui frappe de son sceptre nos portes et mendie notre présence comme un quignon de pain.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 29 Aoû 2016 - 8:21


Psaume 48
Racheter son frère.
Ecoutez ceci, tous les peuples,
entendez bien, habitants de l'univers,
gens illustres, gens obscurs,
riches et pauvres, tous ensemble.

Ma bouche dira des paroles de sagesse,
les propos clairvoyants de mon coeur ;
l'oreille attentive aux proverbes,
j'exposerai sur la cithare mon énigme.

Pourquoi craindre aux jours de malheur
ces fourbes qui me talonnent pour m'encercler,
ceux qui s'appuient sur leur fortune
et se vantent de leurs grandes richesses ?

Nul ne peut racheter son frère
ni payer à Dieu sa rançon :
aussi cher qu'il puisse payer,
toute vie doit finir.

Peut-on vivre indéfiniment
sans jamais voir la fosse ?
Vous voyez les sages mourir :
comme le fou et l'insensé ils périssent,
laissant à d'autres leur fortune.

Ils croyaient leur maison éternelle,
leur demeure établie pour les siècles ;
sur des terres ils avaient mis leur nom.
R/ L'homme comblé ne dure pas :
il ressemble au bétail qu'on abat.

Tel est le destin des insensés,
et l'avenir de qui aime les entendre :
troupeau parqué pour les enfers
et que la mort mène paître.

A l'aurore, ils feront place au juste ;
dans la mort, s'effaceront leurs visages :
pour eux, plus de palais !
Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
c'est lui qui me prendra.

Ne crains pas l'homme qui s'enrichit,
qui accroît le luxe de sa maison :
aux enfers il n'emporte rien ;
sa gloire ne descend pas avec lui.

De son vivant, il s'est béni lui-même :
« On t'applaudit car tout va bien pour toi ! »
Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
qui ne verront jamais plus la lumière.

L'homme comblé qui n'est pas clairvoyant
ressemble au bétail qu'on abat.

MEDITATION

« Mon conjoint est en train de mourir. Qu'ai-je donc fait pour mériter cela ? Je voudrais tant rattraper le temps perdu, les maladresses vécues, les incompréhensions, les heures gâchées, les temps où je n'ai pas su l'aimer. Je voudrais prendre sur moi sa souffrance. Ne serait-ce que quelques heures. »

Seigneur, nous aimerions tant rattraper le temps qui a fui sans prévenir, les amours perdues, les rancœurs tenaces.
Mon Dieu, je voudrais délivrer enfin de la souffrance ceux qui sont si chers à mon cœur. Qu'elle n'enserre plus leur vie.
Oui je voudrais racheter la vie de ceux que j'aime, proches et lointains, et les tirer des griffes du malheur, du désespoir, de la désolation.

Je ne sais répondre à cette plainte que j'adresse moi-même si souvent.
Un homme a été traversé par le même drame.


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 30 Aoû 2016 - 7:53

Psaume 49
Le chemin d’action de grâce
Le Dieu des dieux, le Seigneur,
parle et convoque la terre
du soleil levant
jusqu'au soleil couchant.

De Sion, belle entre toutes,
Dieu resplendit.
Qu'il vienne, notre Dieu,
qu'il rompe son silence !

Devant lui, un feu qui dévore ;
autour de lui, éclate un ouragan.
Il convoque les hauteurs des cieux
et la terre au jugement de son peuple :

« Assemblez, devant moi, mes fidèles,
eux qui scellent d'un sacrifice mon
alliance. »
Et les cieux proclament sa justice :
oui, le juge c'est Dieu !

« Écoute, mon peuple, je parle ;
Israël, je te prends à témoin.
Moi, Dieu, je suis ton Dieu !

« Je ne t'accuse pas pour tes sacrifices ;
tes holocaustes sont toujours devant moi.
Je ne prendrai pas un seul taureau de ton domaine,
pas un bélier de tes enclos.

« Tout le gibier des forêts m'appartient
et le bétail des hauts pâturages.
Je connais tous les oiseaux des
montagnes ;
les bêtes des champs sont à moi.
« Si j'ai faim, irai-je te le dire ?
Le monde et sa richesse m'appartiennent.
Vais-je manger la chair des taureaux
et boire le sang des béliers ?

« Offre à Dieu le sacrifice d'action de grâce,
accomplis tes voeux envers le Très-Haut.
Invoque-moi au jour de détresse :
je te délivrerai, et tu me rendras gloire. »

Mais à l'impie, Dieu déclare :

« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Si tu vois un voleur, tu fraternises,
tu es chez toi parmi les adultères ;
tu livres ta bouche au mal,
ta langue trame des mensonges.

« Tu t'assieds, tu diffames ton frère,
tu flétris le fils de ta mère.
Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
« Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.
Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu :
sinon je frappe, et pas de recours !

« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »

MEDITATION

Offrir un sacrifice à Dieu, c'est, pour le peuple juif, entrer en communion avec lui. Mais la manière d'offrir un sacrifice révèle notre vision parfois étriquée de Dieu !
Nous pouvons ainsi offrir ainsi un sacrifice dans un but clairement intéressé, attendant de Dieu un bénéfice. Le sacrifice va nous permettre de marchander. C’est la logique du donnant-donnant, la logique d'une religion formaliste. En échange d'un sacrifice, une faveur! En échange de notre argent ou de notre temps, nous comptons bien que Dieu va satisfaire nos demandes.
Les prophètes ne se sont pas privés de le dire : Dieu a en dégoût ce genre de sacrifice car l'amour y est absent. Dans l'évangile de Marc, un scribe dit justement à Jésus: «  Aimer Dieu de tout son coeur, de toute son intelligence, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que tous les holocaustes et tous les sacrifices. »

Il est toutefois un sacrifice – celui d'action de grâce- que nous sommes invités à vivre. Puisque Dieu nous aime le premier, nous voulons lui exprimer notre reconnaissance, notre action de grâce: « Merci !». Pour ce qu'il est, pour ce qu'il donne. Parce qu'il est avec nous et que nous reconnaissons sa présence, lui qui traverse avec nous les joies et les difficultés de notre vie.
Et la meilleure façon d'offrir un sacrifice d'action de grâce, c'est de s'offrir soi-même: « Tu ne demandais ni holocauste, ni victime. Alors j'ai dit « Voici, je viens ».Voilà le chemin qui nous est proposé, chacun à notre mesure: Suivre le Christ qui par amour s'est donné lui-même.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 31 Aoû 2016 - 8:29

Psaume 50
Pitié pour moi, mon Dieu

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice,
être juge et montrer ta victoire.
Moi, je suis né dans la faute,
j'étais pécheur dès le sein de ma mère.

Mais tu veux au fond de moi la vérité ;
dans le secret, tu m'apprends la sagesse.
Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ;
lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

Fais que j'entende les chants et la fête :
ils danseront, les os que tu broyais.
Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.
Seigneur, ouvre mes lèvres,
et ma bouche annoncera ta louange.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu,
c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
un coeur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes ;
alors on offrira des taureaux sur ton autel.
MEDITATION

Dans le secret, dans le silence, lorsque se taisent les bruits du monde, une petite voix se fait entendre. Celle qui veut en nous la vérité. Elle devient à certains moments de nos vies extrêmement ténue, cette voix. Presque inaudible. Car le mal commis, car le sang versé aux idoles égare l’homme. S’use en lui le sens du bien. Alors tout se confond, le bien, le mal, tout s’efface dans la tristesse. Mais il veille en nous, l’Esprit Saint, le gardien de nos âmes. Feu sous la cendre, il attend le réveil. Au choc d’une rencontre, d’un mot, d’une chute, au craquement des « os broyés », peut-être, la petite voix se fait plus forte, elle crie ! Tu as perdu le sens du bien ! Et la tristesse peu à peu s’évanouit.
Elle cède la place à la douleur d’avoir péché, douleur des cœurs brisés à la vision d’un désastre, lorsque la brume des illusions se dissipe. Oui, j’ai failli à aimer comme Lui aime. « Contre toi et toi seul, j’ai péché. » Et le voilà de retour en mon âme, Celui qui l’a créée et vient la recréer. Il souffle à nouveau l’Esprit de vérité. Il console. Il lave. Il purifie. Il rend plus blanc que neige. Et il fait entendre une douce musique. Elle se reconnaît entre mille. C’est la joie ! Et la joie ne trompe pas. Déjà le salut est à l’œuvre. Un esprit généreux travaille au cœur. Il rend zélé pour aimer comme Il aime.

Esprit de sainteté, viens laver nos cœurs de ce qui les souille ! Redresse ce qui est faussé ! Donne-nous la joie éternelle !


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 1 Sep 2016 - 8:54


Psaume 51
Comme un bel olivier
Pourquoi te glorifier du mal,
toi, l'homme fort ?
Chaque jour, Dieu est fidèle.

De ta langue affilée comme un rasoir,
tu prépares le crime,
fourbe que tu es !

Tu aimes le mal plus que le bien,
et plus que la vérité, le mensonge ;
tu aimes les paroles qui tuent,
langue perverse.

Mais Dieu va te ruiner pour toujours,
t'écraser, t'arracher de ta demeure,
t'extirper de la terre des vivants.
Les justes verront, ils craindront,
ils riront de toi :
« Le voilà donc cet homme
qui n'a pas mis sa force en Dieu !
Il comptait sur ses grandes richesses,
il se faisait fort de son crime ! »

Pour moi, comme un bel olivier
dans la maison de Dieu,
je compte sur la fidélité de mon Dieu,
sans fin, à jamais !

Sans fin, je veux te rendre grâce,
car tu as agi.
J'espère en ton nom devant ceux qui t'aiment :
oui, il est bon !

MEDITATION
Il faudra un jour choisir. Le mirage des puissances, ou la force cachée de qui n’a plus que Dieu. Le choix est difficile, car la puissance est trompeuse, maudire est si aisé. Elle est efficace, la parole aiguisée qui cloue mon ennemi, redoutable la calomnie honteuse qui musèle l’adversaire. Le beau parleur mettra le monde à ses pieds, séduisant à grand tour de langue. Mais l’on ne bâtit pas sur le mensonge, et l’on ne possède pas vraiment ce que l’on domine. Seul, le superbe triomphe et c’est déjà sa ruine. Il est vivant, certes, mais tellement isolé. Sa vie est une mort, prisonnier de son jeu, enchaîné par les mots qu’il a trop méprisés.
La parole peut tuer, mais elle peut nous faire vivre. Le Vivant lui-même, du haut de son ciel nous a un jour remis ce pouvoir étonnant de parler pour bénir.
ous serons-nous jamais assez tus, avant d’ouvrir la bouche ? Aurons-nous jamais assez médité sur la force cachée dans les mots les plus humbles ? La maison de mon Dieu, d’où je serai si fort, ce sont ces mots vénérables que lui nous a donnés. C’est sa Parole sacrée, déposée dans le Livre, et ces psaumes rocailleux venus du fond des hommes. Il y a tout caché au profond de moi-même un lieu sûr et paisible où je reposerai ces mots frêles mais puissants. Ils jailliront, sans prévenir au temps de la détresse, ils fleuriront, gracieux, lorsque je bénirai. Ils consoleront, tranquilles, lorsqu’auprès de mes frères je serai comme celui, fidèle et généreux, qui a fait de son Verbe la tente où je demeure.


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 2 Sep 2016 - 8:50


Psaume 52
Qui cherche Dieu

Dans son coeur, le fou déclare :
« Pas de Dieu !
Tout est corrompu, abominable,
pas un homme de bien !

Des cieux, le Seigneur se penche
vers les fils d'Adam
pour voir s'il en est un de sensé,
un qui cherche Dieu.

Tous, ils sont dévoyés ;
tous ensemble, pervertis :
pas un homme de bien,
pas même un seul !
N'ont-ils donc pas compris,
ces gens qui font le mal ?
Quand ils mangent leur pain,
ils mangent mon peuple.
Dieu, jamais ils ne l'invoquent !

Et voilà qu'ils se sont mis à trembler,
à trembler sans raison.
Oui, Dieu a dispersé les os de tes assiégeants ;
tu peux en rire : Dieu les rejette.

Qui fera venir de Sion
la délivrance d'Israël ?
Quand le Seigneur ramènera les déportés de son peuple,
quelle fête en Jacob, en Israël, quelle joie !

MEDITATION

Pour l'homme d'aujourd'hui, dans les grandes métropoles occidentales, difficile d’imaginer le monde avec Dieu. Cependant, la foi en Dieu est largement admise dans les pays en voie de développement. Pour l’Egyptien ou le Nigérian, pour le Colombien ou le Philippin, l’homme sans Dieu est beaucoup plus à plaindre que l’homme sans argent. En revanche, nous autres nous ressemblons à Dieu dans le psaume : nous cherchons autour de nous s’il existe encore un homme sensé, un homme qui cherche Dieu.
Pour le croyant, impossible de dire qu’il n’y a pas de Dieu, puisqu’il l'a rencontré. Pour l’incroyant, impossible de dire qu’il y a un Dieu, puisqu’il ne l’a jamais vu. Chacun doit-il rester sur son quant à soi ? Non ! l’homme de foi ne renonce pas à dire à l’incroyant : Dieu existe, Dieu existe, je le connais.
t comme Bernadette Soubirous, il peut ajouter : « Mais je ne suis pas chargé de te le faire croire , je ne suis pas chargé de te faire croire en Dieu, je suis juste chargé de t'annoncer la bonne nouvelle. Dieu existe. Le chrétien doit prouver que l’affirmation de Dieu n’est pas déraisonnable. Mais quant à la foi, elle est un don de Dieu. À l’Esprit-Saint de faire son travail et de convertir le mécréant.
Il me semble d’ailleurs qu’au café du commerce ou dans les rédactions des magazines on fait moins le procès de Dieu aujourd'hui que celui des religions. Elles seraient responsables de la violence dans le monde.
Fais de nous, Seigneur, des instruments de paix. Notre vie peut témoigner que tu es vivant, notre vie doit prouver que tu nous as confié la paix.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 3 Sep 2016 - 9:00


Psaume 53
Mon appui entre tous

Par ton nom, Dieu, sauve-moi,
par ta puissance rends-moi justice ;
Dieu, entends ma prière,
écoute les paroles de ma bouche.

Des étrangers se sont levés contre moi,
des puissants cherchent ma perte :
ils n'ont pas souci de Dieu.

Mais voici que Dieu vient à mon aide,
le Seigneur est mon appui entre tous.
Que le mal retombe sur ceux qui me guettent ;
par ta vérité, Seigneur, détruis-les.

De grand coeur, je t'offrirai le sacrifice,
je rendrai grâce à ton nom, car il est bon !
Oui, il m'a délivré de toute angoisse :
j'ai vu mes ennemis défaits.

MEDITATION

Détruis !

Jamais le psalmiste n’est complaisant avec ce qui l’abîme et qui détruit le monde.
Toutes les puissances qui blessent l’homme et menacent sa vie n’ont qu’un avenir, la destruction.

Détruis, Seigneur, ce qui nous tue !
Détruis, Seigneur, ce qui en nous savonne la planche et nous entraîne à glisser loin de toi.
Détruis ce qui me guette, la peur de manquer, le désir de mettre la main sur ce monde, la sournoise envie de domination.
Détruis la petite voix qui accuse ceux avec qui je vis, de mille maux divers et usurpés.
Et quand bien même ce serait vrai, fais-la taire !

Que le mal retombe sur le mal,
Que la violence fasse violence à la violence,
Que soit détruite la destruction,
et que meure la mort !
La vérité de ta parole et son tranchant, c’est de faire retourner le néant au néant, oui, d’ anéantir ce qui n’a pas de consistance.
Ce que tu veux, c’est que l’homme vive, délivré de ce qui le soumet, délivré de son esclavage. Mais quelle épreuve pour celui qui aime ses chaînes !

Détruis mes ennemis Seigneur !
Toi qui détruis ce qui abîme l’homme sans jamais détruire l’homme, défais, en mon ennemi, toutes les forces de destruction qui abîment ceux qu’il blesse.

Toi Seigneur, tu détruis ce qu’il y a à détruire : les puissances qui nous asservissent, la vanité, l’amour de la puissance, l’esprit calculateur, évaluateur.
C’est ta parole de vérité qui tranche dans le vif pour extraire la vermine, le mensonge et l’illusion…
Afin que l’homme soit sauf de ses ennemis.

« J’ai vu mes ennemis détruis ».

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 4 Sep 2016 - 9:00


Psaume 54
Un frisson me saisit.
Mon Dieu, écoute ma prière,
n'écarte pas ma demande.
Exauce-moi, je t'en prie, réponds-moi ;
inquiet, je me plains.

Je suis troublé par les cris de l'ennemi
et les injures des méchants ;
ils me chargent de crimes,
pleins de rage, ils m'accusent.

Mon coeur se tord en moi,
la peur de la mort tombe sur moi ;
crainte et tremblement me pénètrent,
un frisson me saisit.

Alors, j'ai dit : « Qui me donnera des ailes de colombe ?
Je volerais en lieu sûr ;
loin, très loin, je m'enfuirais
pour chercher asile au désert. »

J'ai hâte d'avoir un abri
contre ce grand vent de tempête !
Divise-les, Seigneur,
mets la confusion dans leur langage !

Car je vois dans la ville
discorde et violence :
de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;
au-dedans, c'est la ruine :
fraude et brutalité
ne quittent plus ses rues.

Si l'insulte me venait d'un ennemi,
je pourrais l'endurer ;
si mon rival s'élevait contre moi,
je pourrais me dérober.

Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime !
Que notre entente était bonne,
quand nous allions d'un même pas
dans la maison de Dieu !
Que la mort les surprenne,
qu'ils descendent vivants dans l'abîme,
car le mal habite leurs demeures,
il est au milieu d'eux.

Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera.
Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,
il m'apporte la paix.
Il me délivre dans le combat que je menais ;
ils étaient une foule autour de moi.

Que Dieu entende et qu'il réponde,
lui qui règne dès l'origine,
à ceux-là qui ne changent pas
et ne craignent pas Dieu.

Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance :
il montre un visage séduisant,
mais son coeur fait la guerre ;
sa parole est plus suave qu'un parfum,
mais elle est un poignard.
Car je vois dans la ville
discorde et violence :
de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;
au-dedans, c'est la ruine :
fraude et brutalité
ne quittent plus ses rues.

Si l'insulte me venait d'un ennemi,
je pourrais l'endurer ;
si mon rival s'élevait contre moi,
je pourrais me dérober.

Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime !
Que notre entente était bonne,
quand nous allions d'un même pas
dans la maison de Dieu !
Que la mort les surprenne,
qu'ils descendent vivants dans l'abîme,
car le mal habite leurs demeures,
il est au milieu d'eux.

Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera.
Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,
il m'apporte la paix.
Il me délivre dans le combat que je menais ;
ils étaient une foule autour de moi.

Que Dieu entende et qu'il réponde,
lui qui règne dès l'origine,
à ceux-là qui ne changent pas
et ne craignent pas Dieu.

Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance :
il montre un visage séduisant,
mais son coeur fait la guerre ;
sa parole est plus suave qu'un parfum,
mais elle est un poignard.

Décharge ton fardeau sur le Seigneur
il prendra soin de toi.
Jamais il ne permettra
que le juste s'écroule.

Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe,
ces hommes qui tuent et qui mentent.
Ils s'en iront dans la force de l'âge ;
moi, je m'appuie sur toi !

MEDITATION

Car je vois dans la ville
discorde et violence :
de jour et de nuit, elles tournent
en haut de ses remparts.

Au-dedans, crimes et malheurs ;
au-dedans, c'est la ruine :
fraude et brutalité
ne quittent plus ses rues.

Si l'insulte me venait d'un ennemi,
je pourrais l'endurer ;
si mon rival s'élevait contre moi,
je pourrais me dérober.

Mais toi, un homme de mon rang,
mon familier, mon intime !
Que notre entente était bonne,
quand nous allions d'un même pas
dans la maison de Dieu !
Que la mort les surprenne,
qu'ils descendent vivants dans l'abîme,
car le mal habite leurs demeures,
il est au milieu d'eux.

Pour moi, je crie vers Dieu ;
le Seigneur me sauvera.
Le soir et le matin et à midi,
je me plains, je suis inquiet.

Et Dieu a entendu ma voix,
il m'apporte la paix.
Il me délivre dans le combat que je menais ;
ils étaient une foule autour de moi.

Que Dieu entende et qu'il réponde,
lui qui règne dès l'origine,
à ceux-là qui ne changent pas
et ne craignent pas Dieu.

Un traître a porté la main sur ses amis,
profané son alliance :
il montre un visage séduisant,
mais son coeur fait la guerre ;
sa parole est plus suave qu'un parfum,
mais elle est un poignard.

Décharge ton fardeau sur le Seigneur :
il prendra soin de toi.
Jamais il ne permettra
que le juste s'écroule.

Et toi, Dieu, tu les précipites au fond de la tombe,
ces hommes qui tuent et qui mentent.
Ils s'en iront dans la force de l'âge ;
moi, je m'appuie sur toi !
Où trouver le goût et la force de rouvrir la confiance ?
« Tu donneras ta vie pour moi ! Affirmes-tu ? En vérité je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m'aies renié trois fois. » (**) C’est ce que répond Jésus à Pierre, alors qu’il partage un dernier repas avec ses compagnons. Ce qu’il vit alors, dans son cœur d’homme, vient se lover dans nos peines : un parmi les Douze - eux qui ont tout reçu de Jésus - Judas, va vendre son Seigneur pour quelques dérisoires pièces d’argent. Un autre, Simon-Pierre, lui que le Christ va faire « berger de ses brebis » (***), prémices de son Église, va par trois fois le renier.

Pourtant, c’est à ces hommes qui se sont dérobés et l’ont trompé que le Ressuscité donnera toute sa paix et un avenir inédit.



* Psaume 40, verset 10
** Évangile selon saint Jean, chapitre 13, verset 38
*** Évangile selon saint Jean, chapitre 21, verset 15

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 5 Sep 2016 - 8:40




Psaume 55
Le jour où j'ai peur

Pitié, mon Dieu !
Des hommes s'acharnent contre moi ;
tout le jour, ils me combattent, ils me harcèlent.
Ils s'acharnent, ils me guettent tout le jour ;
mais là-haut, une armée combat pour moi.

Le jour où j'ai peur,
je prends appui sur toi.
Sur Dieu dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui ;
plus rien ne me fait peur :
que peuvent sur moi des êtres de chair ?

Tout le jour, leurs paroles me blessent,
ils ne pensent qu'à me faire du mal ;
à l'affût, ils épient, ils surveillent mes pas,
comme s'ils voulaient ma mort.
Vont-ils échapper malgré leurs crimes ?
Que ta colère, mon Dieu, abatte les nations !
Toi qui comptes mes pas vagabonds,
recueille en tes outres mes larmes ;
(cela n'est-il pas dans ton livre ?)
Le jour où j'appellerai, mes ennemis reculeront ;
je le sais, Dieu est pour moi.

Sur Dieu dont j'exalte la parole,
le Seigneur dont j'exalte la parole,
sur Dieu, je prends appui :
plus rien ne me fait peur !
Que peuvent sur moi des humains ?

Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,
je t'offrirai des sacrifices d'action de grâce
car tu m'as délivré de la mort
et tu préserves mes pieds de la chute,
pour que je marche à la face de Dieu
dans la lumière des vivants.

MEDITATION
Le mot le plus important de ce psaume est « je prends appui sur toi » (*). Ce verbe qui désigne dans la bible l’essentiel de l’acte de foi : quand l’angoisse me prend, quand je perds pied, quand les drames de la vie me submergent, « sur Dieu je prends appui », il est mon Rocher, ma citadelle, le roc sur lequel je peux construire ma vie. Au regard de ceux qui me guettent tout le jour, qui m’épient, surveillent mes pas, je peux opposer le regard de Dieu parce que je marche à sa face dans la lumière des vivants.
Il compte mes pas vagabonds et recueille mes larmes dans ses outres (**). Comme quoi, elles ne sont pas perdues !

Même si je ne sais pas trop ce que Dieu peut en faire ?…..
Comme les marins bretons pris dans la tempête, je peux faire des promesses, des vœux qui se transformeront en « ex-voto » dans les églises. C’est un échange de bons procédés entre ceux qui sont liés par une alliance et ce qui plait à Dieu. Dans le sacrifice d’action de grâce, ce n’est pas le rite, mais quelque chose qui va se graver dans le cœur la « gratitude, la reconnaissance »; quelque chose qui n’a rien à voir avec des remerciements dictés par la politesse, mais un sentiment qui va s’installer au fond du cœur et nourrir l’amour pour toujours !



* versets 4, 5, 12
** verset 9

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 6 Sep 2016 - 8:32

Psaume 56
À l'ombre de tes ailes

Pitié, mon Dieu, pitié pour moi !
En toi je cherche refuge,
un refuge à l'ombre de tes ailes,
aussi longtemps que dure le malheur.

Je crie vers Dieu, le Très-Haut,
vers Dieu qui fera tout pour moi.
Du ciel, qu'il m'envoie le salut :
(mon adversaire a blasphémé !)
Que Dieu envoie son amour et sa vérité !

Je suis au milieu de lions
et gisant parmi des bêtes féroces ;
ils ont pour langue une arme tranchante,
pour dents, des lances et des flèches.

Dieu, lève-toi sur les cieux :
que ta gloire domine la terre !
Ils ont tendu un filet sous mes pas :
j'allais succomber.
Ils ont creusé un trou devant moi,
ils y sont tombés.

Mon coeur est prêt, mon Dieu,
mon coeur est prêt !
Je veux chanter, jouer des hymnes !

Éveille-toi, ma gloire !
Éveillez-vous, harpe, cithare,
que j'éveille l'aurore !

Je te rendrai grâce parmi les peuples, Seigneur,
et jouerai mes hymnes en tous pays.
Ton amour est plus grand que les cieux,
ta vérité, plus haute que les nues.

Dieu, lève-toi sur les cieux :
que ta gloire domine la terre !

MEDITATION

Il est drôle le psalmiste ! Plus il souffre, plus il aime Dieu. Plus il se sent persécuté, plus il voit monter en lui la clameur d’une grande louange vers Dieu. Signe indubitable tant de santé psychique que de pureté du cœur, il ne Lui en veut pas pour le mal qui lui arrive. Pas plus d’ailleurs qu’il n’en veut à ceux qui eux en veulent à sa vie. Il n’accuse pas. Ni Dieu, ni ses adversaires. Il n’a aucun mot de vengeance à la bouche. Il sait ce qu’il veut. Il veut vivre ! Face à ses adversaires, il ne lui faut pas haïr, mais agir. Agir, c’est-à-dire résister à leur force d’esprit : « Ils ont pour langue une arme tranchante, pour dents, des lances et des flèches. » Et surtout ne pas répondre à la haine par la haine. Leur triomphe serait garanti. Mais résister d’une force d’en haut, de lumière, de joie, d’Esprit Saint.
Une force qui ne peut qu’exciter la fureur des violents. D’autant plus qu’ils sont impuissants devant elle. Et leur fureur alors les destine à tomber tôt ou tard dans le trou qu’ils ont creusé pour lui. Voilà pourquoi il crie vers Dieu. Il n’attend pas de Lui le secours d’une légion d’anges guerriers, mais un esprit d’amour qui protège son âme : « Que Dieu envoie son amour et sa vérité. » Et cet esprit, nous savons qu’il l’a déjà reçu. Sa prière nous le dit. Ce qu’il demande à grands cris agit déjà en lui, à la source de sa prière.

Jésus, tu nous enseignes qu’il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime (*). Tu as donné ta vie pour nous. Tu veux que nous vivions nous aussi de cet amour.



* Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 13

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 7 Sep 2016 - 9:56

Venin de vipères
Vraiment, vous bâillonnez la justice, vous qui jugez !
Est-ce le droit que vous suivez, fils des hommes ?
Mais non, dans vos coeurs vous commettez le crime ;
sur la terre vos mains font régner la violence.

Les méchants sont dévoyés dès le sein maternel,
menteurs, égarés depuis leur naissance ;
ils ont du venin, un venin de vipère,
ils se bouchent les oreilles, comme des serpents
qui refusent d'écouter la voix de l'enchanteur,
du charmeur le plus habile aux charmes.
Dieu, brise leurs dents et leur mâchoire,
Seigneur, casse les crocs de ces lions :
Qu'ils s'en aillent comme les eaux qui se perdent !
Que Dieu les transperce, et qu'ils en périssent,
comme la limace qui glisse en fondant,
ou l'avorton qui ne voit pas le soleil !

Plus vite qu'un feu de ronces ne lèche la marmite,
que le feu de ta colère les emporte !
Joie pour le juste de voir la vengeance,
de laver ses pieds dans le sang de l'impie !
Et l'homme dira : « Oui, le juste porte du
fruit ;
oui, il existe un Dieu pour juger sur la terre. »

MEDITATION
C’en est trop. Des images terribles qui heurtent et éclaboussent. Une haine brutale qui révulse et dégoûte. Comment l’amour et la paix pourraient-ils se glisser au creux de cette violence ? Quelle brèche laisserait-voir Dieu dans ce tableau rouge-sang ?
Je n’en vois qu’une : elle est au centre. Une brèche qui d’un coup a bu toute violence. Celle qu’ouvrit un jour sur le côté, le centurion romain, au corps pendu en croix. Qui aurait pu prévoir pareil retournement ? Qui savait que les coups mérités depuis toujours par l’impie retomberaient sur qui n’aurait jamais péché ?
Au jour du jugement, Dieu ne transperce personne, mais c’est l’homme dans sa folie qui transperça son Dieu. Au jour du jugement le sang nous a lavés, mais c’est le sang du juste qui baignera nos pieds : au pressoir de la croix, le vin pour nous tiré. Et l’eau, précieuse et pure qui jaillit du côté n’ira jamais se perdre. Elle coule désormais, vivifiant mon baptême.
Il existe donc un Dieu pour juger sur la terre et son grand tribunal est un poteau dressé. La justice jusqu’à lui était bien bâillonnée, mais sa Passion muette l’a pour nous libérée.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 8 Sep 2016 - 9:43

Psaume 58
Au temps de ma détresse

Délivre-moi de mes ennemis, mon Dieu ;
de mes agresseurs, protège-moi.
Délivre-moi des hommes criminels ;
des meurtriers, sauve-moi.

Voici qu'on me prépare une embuscade :
des puissants se jettent sur moi.
Je n'ai commis ni faute, ni péché, ni le mal, Seigneur,
pourtant ils accourent et s'installent.

Réveille-toi ! Viens à moi, regarde,
Seigneur, Dieu de l'univers, Dieu d'Israël :
lève-toi et punis tous ces païens,
sans pitié pour tous ces traîtres des
malheur !

R/ Le soir, ils reviennent :
comme des chiens, ils grondent,
ils cernent la ville.

Les voici, l'écume à la bouche,
l'épée aux lèvres : « Qui donc entendrait ? »
Mais toi, Seigneur, tu t'en amuses,
tu te ris de tous ces païens.]

Auprès de toi, ma forteresse, je veille ;
oui, mon rempart, c'est Dieu !
Le Dieu de mon amour vient à moi :
avec lui je défie mes adversaires.
[Ne les supprime pas, Seigneur,
de peur que mon peuple n'oublie !
Que ta puissance les terrasse et les disperse,
Seigneur, notre bouclier !

Ils pèchent dès qu'ils ouvrent la bouche ;
qu'ils soient pris à leur orgueil
puisqu'ils mentent et qu'ils maudissent !

Dans ta colère, détruis-les ;
détruis-les, qu'ils disparaissent !
Alors on saura que Dieu règne en Jacob
et sur l'étendue de la terre.

Le soir, ils reviennent :
comme des chiens, ils grondent,
ils cernent la ville.
Ils vont en quête d'une proie,
affamés, hurlant dans la nuit.]

Et moi, je chanterai ta force,
au matin j'acclamerai ton amour.
Tu as été pour moi un rempart,
un refuge au temps de ma détresse.

MEDITATION

Il y a ce mystère, ce paradoxe qui peut faire trébucher la foi : pourquoi moi, pourquoi moi qui ne fais de mal à personne, moi qui suis un ami de Dieu, pourquoi suis-je une victime ? Pourquoi les méchants s’acharnent-ils contre moi ? Pourquoi Dieu ne récompense-t-il pas l’homme bon, dés ici-bas ? Pourquoi mes ennemis prospèrent-ils en toute impunité alors que, moi, je souffre ?
« Alors il est vrai que le serviteur n’est pas plus grand que le maitre » (*). Jésus a souffert jusqu’à la mort ce mystère d’iniquité. La consolation du juste agressé, la consolation de Job, c’est de savoir que Dieu, lui, ne l’oublie pas. La consolation de l’innocent bousculé, c’est aussi sa profonde paix. La paix est le plus grand trésor en ce monde. Même si je subis la vindicte de mes ennemis, je sais que je suis dans le droit chemin. Ma force, c’est ma conscience.


Je te fêterai, toi, ma forteresse :
oui, mon rempart, c'est Dieu,
le Dieu de mon amour.
Et le Seigneur va me délivrer. Il a délivré Adam de la mort. Il a délivré la femme adultère de ses lapidateurs. Il a délivré Zachée de ses compromissions. Il a délivré saint Pierre de sa trahison. Dés maintenant, Jésus me protège. Il a donné ordre à ses anges de garder mes pieds du faux-pas. Il y a une manière chrétienne de juger l’injustice. Elle procède en trois temps : d’abord reconnaître que les choses pourraient être pires, et rendre grâce à Dieu pour le bien qu’il me fait. Ensuite tirer parti de l’épreuve pour grandir dans l’amour et la fidélité. Enfin combattre l’injustice avec les autres, pour que ce qui m’arrive n’écrase jamais plus les chétifs.
Par l’épreuve, Seigneur, donne-moi la force de me battre pour les autres et avec les autres.



* Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 20

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 9 Sep 2016 - 10:01

Psaume 59
Vin de vertige

Dieu, tu nous as rejetés, brisés ;
tu étais en colère, reviens-nous !
Tu as secoué, disloqué le pays ;
répare ses brèches : il s'effondre.

Tu mets à dure épreuve ton peuple,
tu nous fais boire un vin de vertige.
Tu as donné un étendard à tes fidèles,
était-ce pour qu'ils fuient devant l'arc ?

Que tes bien-aimés soient libérés ;
sauve-les par ta droite, réponds-nous !

Dans le sanctuaire, Dieu a parlé :
« Je triomphe ! Je partage Sichem
je divise la vallée de Soukkôt.

« A moi Galaad, à moi Manassé
Ephraim est le casque de ma tête,
Juda, mon bâton de commandement.
« Moab est le bassin où je me lave ;
sur Édom, je pose le talon.
Crieras-tu victoire sur moi, Philistie ? »

Qui me conduira dans la Ville-forte,
qui me mènera jusqu'en Édom,
sinon toi, Dieu, qui nous rejettes
et ne sors plus avec nos armées ?

Porte-nous secours dans l'épreuve :
néant, le salut qui vient des hommes !
Avec Dieu nous ferons des prouesses,
et lui piétinera nos oppresseurs !

MEDITATION
Vin de vertige

La coupe est pleine, mon Dieu.
Il serait temps que tu nous donnes à boire autre chose que cette piquette qui nous saoule, et nous disloque de l’intérieur. Nous sommes comme des pantins, abandonnés par un enfant trop gâté qui change de jouets chaque matin.

Est-ce que par hasard tu délires ? A quoi joues-tu ? Si tu es en colère, dis-le !
Ceux qui croient voir encore ta trace dans le reflet du monde n’en peuvent plus des moqueries, et se demandent s’ils n’ont pas eu la berlue !

Le train du monde déraille, nul ne sait où est le frein. Et tu crois que je vais te laisser faire, sans crier vers toi, en tapant une belote au jardin, après le barbecue ?

Il en est tant et tant qui n’ont plus de mots pour t’appeler.
Leur langue a été arrachée.
Ils n’ont plus de larmes non plus.
Même plus cette colère qui me brûle, car elle est partie de leur ventre.
Sais-tu qu’il y a des femmes dont le ventre est ouvert, et d’autres à qui l’on a arraché un enfant ?
Sais-tu qu’il y a des pères dont on a tué le fils ?
Sais-tu qu’il y a des enfants qui n’ont plus de musique dans la tête, qui ne chantent plus en allant à l’école, des enfants sans sourire et sans rire ? Le sais-tu ?

Et en plus, il faudrait que je me taise ?
Tu entends ce que disent les notables de ton peuple ? Non mais je rêve !

Dans le sanctuaire, Dieu a parlé
« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

Le cri de ton Fils unique, qui a bu jusqu’à la nausée ce vinaigre de vertige, résonne encore dans tous les cris du monde.

N’oublie pas, ô notre Père,
qu’Il crie vers toi, tant que des hommes crient.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 10 Sep 2016 - 9:23

Psaume 60
Des terres lointaines

Dieu, entends ma plainte,
exauce ma prière ;
des terres lointaines je t'appelle
quand le coeur me manque.

Jusqu'au rocher trop loin de moi
tu me conduiras,
car tu es pour moi un refuge,
un bastion, face à l'ennemi.

Je veux être chez toi pour toujours,
me réfugier à l'abri de tes ailes.
Oui, mon Dieu, tu exauces mon voeu,
tu fais largesse à ceux qui craignent ton nom.

Accorde au roi des jours et des jours :
que ses années deviennent des siècles !

Qu'il trône à jamais devant la face de Dieu !
Assigne à sa garde Amour et Vérité.

Alors, je chanterai sans cesse ton nom,
j'accomplirai mon voeu jour après jour.

MEDITATION

Il est tant de terres lointaines. De terres inhospitalières. Terres du non-sens, de la maladie. Terre de l’incompréhension ou de la déception. Terre du chagrin car la mémoire est trop lourde des larmes que la vie n’a pas permis de verser depuis la mort des êtres que nous avons chéris, partis trop tôt, dans nos enfances inconsolables. Terres où nous nous égarons loin du Dieu de la promesse, de ses entrailles de père et de mère (*) tout ensemble. Nous errons à la poursuite de chimères de l’image de nous-mêmes, du regard des autres. Ou de l’éphémère tourbillon de la vie.
Terres lointaines du cœur dur, du repli sur des habitudes faussement rassurantes, ou un monde qui nous ressemble et de certitudes.

Qui n’est pas parti vers des terres lointaines ?
Nul besoin de bagages ou de papiers. C’est nous, la terre lointaine.
Comme si une part de nous-même pouvait toujours s’en aller à la dérive. Par trop de peine, d’esseulement, de mirages.

« Je t’appelle mon Dieu quand mon cœur vient à me manquer. » Tant que j’appelle, je suis sauvée. Tant que je me tourne vers toi, rien n’est perdu. Je peux crier, hurler ma détresse, pleurer, devant le non-sens de la vie. Ou te supplier pour qu’enfin que tu viennes et prennes en souci les damnés de la terre.
Tout, sauf se taire, et laisser gagner le murmure du serpent que rien ne te touche depuis ton ciel.

Toi, le Dieu de mon amour, viens à mon aide. Ne t’éloigne pas quand mon cœur me manque et que la terre de ma vie devient étrangère. Viens me sauver, quand il fait noir au dedans.





* cf. livre d’Isaïe, chapitre 49, versets 14-16

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 11 Sep 2016 - 9:55

Psaume 61
En Dieu, mon repos
Je n'ai de repos qu'en Dieu seul,
mon salut vient de lui.

Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle : je suis inébranlable.

Combien de temps tomberez-vous sur un homme
pour l'abattre, vous tous,
comme un mur qui penche,
une clôture qui croule ?

Détruire mon honneur est leur seule
pensée ;
ils se plaisent à mentir.
Des lèvres, ils bénissent ;
au fond d'eux-mêmes, ils maudissent.

Je n'ai mon repos qu'en Dieu seul ;
oui, mon espoir vient de lui.

R/ Lui seul est mon rocher, mon salut,
ma citadelle : je reste inébranlable.

Mon salut et ma gloire
se trouvent près de Dieu.
Chez Dieu, mon refuge,
mon rocher imprenable !
Comptez sur lui en tous temps,
vous, le peuple.
Devant lui épanchez votre coeur :
Dieu est pour nous un refuge.

L'homme n'est qu'un souffle,
les fils des hommes, un mensonge :
sur un plateau de balance, tous ensemble,
ils seraient moins qu'un souffle.

N'allez pas compter sur la fraude
et n'aspirez pas au profit ;
si vous amassez des richesses,
n'y mettez pas votre coeur.

Dieu a dit une chose,
deux choses que j'ai entendues.
Ceci : que la force est à Dieu ;
à toi, Seigneur, la grâce !
Et ceci : tu rends à chaque homme
selon ce qu'il fait.

MEDITATION
Rocher imprenable

Le Rocher, c’est ce qui tient bon, comme le point d’appui solide dans un monde qui passe, quand l’homme n’est qu’un souffle. Ce Dieu-Rocher, le peuple de l’Exode dans son histoire s’est adressé à Lui souvent. Mourant de soif au désert, il récriminait alors contre Moïse qui l’avait libéré de l’esclavage du Pharaon. Car il lui fallait endurer des privations plus dures que celles en terre étrangère. Mais l’impossible s’était alors produit : Moïse avait fait jaillir de l’eau du rocher. C’est l’épisode des eaux de Massa et Mériba, au chapitre 17 du livre de l’Exode. Dieu est donc Celui qui est sûr et fidèle. Au moment même où on allait l’accuser de surdité et d’abandon, Il manifeste sa bienveillance et étanche toutes les soifs.
Mais un verset résonne avec une étrange actualité dans nos pays riches (*) : « Si vous amassez des richesses, n’y mettez pas votre cœur » . N’allez pas faire de votre argent, de vos propriétés, de vos biens de consommation, une nouvelle idole. « Là où est votre trésor, là sera votre cœur » nous dit Jésus dans l’Evangile de Matthieu (**). Le pouvoir de l’argent est à ce point tyrannique que Jésus déclare deux versets plus loin : « Personne ne peut servir deux maîtres. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent ».
L’auteur du psaume est donc informé de tous les obstacles qui peuvent entraver, pervertir, pourrir la relation de confiance en Dieu. Et c’est donc d’un cœur et d’un élan sans partage qu’il se tourne vers Celui dont il assure :  « Devant lui, épanchez votre cœur : Chez Dieu, mon refuge, mon rocher imprenable »



* verset 11
** chapitre 6, verset 21

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 12 Sep 2016 - 8:49

Psaume 62
Je te cherche dès L'Aube
Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie, je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin, je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.

Mais ceux qui pourchassent mon âme,
qu'ils descendent aux profondeurs de la terre,
qu'on les passe au fil de l'épée,
qu'ils deviennent la pâture des loups !

Et le roi se réjouira de son Dieu.
Qui jure par lui en sera glorifié,
tandis que l'homme de mensonge
aura la bouche close !

MEDITATION

Voilà le psalmiste en pleine crise d’amour mystique ! Comme la bien-aimée du Cantique des cantiques, dès l’aube, il recherche son divin bien-aimé ! Il est prêt à mourir, s’il le faut, pour aller vers Lui. Son amour ne vaut-il pas mieux que la vie ? Sa chair dépérit comme une terre sans eau ! Il se souvient des visites du Très-Haut dans les veilles de la nuit ! Que sont devenus ces moments d’éternité, saturé de joie qu’il était, dans la contemplation au sanctuaire ? Quand sera-t-il rassasié à nouveau ? Quand pourra-t-il le bénir d’avoir été béni par Lui ? Mais l’attente ne va durer que la moitié d’un psaume. Il est bien là et avec quelle force, quelle gloire, quelle présence ! « Tu es venu à mon secours. Je crie de joie à l’ombre de tes ailes. » Où l’a-t-il trouvé ?
Par les rues et les places ? À l’horizon lointain où l’aube se lève ? Au sanctuaire ? Non, je t’ai cherché à l’extérieur de moi, alors que tu étais là présent à l’intérieur de moi-même, dira plus tard un grand priant des psaumes. C’est en son âme qu’il a retrouvé le Bien-Aimé, le soutien de sa vie : « Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient. » La respiration de son âme, sa prière, l’arrache à la solitude affolée, où il périssait dans l’absence.

Jésus, en nous apprenant à demander l’Esprit Saint à Notre Père céleste, tu nous inities à la vraie prière. Là où souffle l’Esprit, à l’appel du désir, le priant ne se sent jamais seul. Dans la paix de l’âme se lève pour lui la Présence.


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 13 Sep 2016 - 9:53


Psaume 63
Les flèches de la langue





Écoute, ô mon Dieu, le cri de ma plainte ;
face à l'ennemi redoutable, protège ma vie.
Garde-moi du complot des méchants,
à l'abri de cette meute criminelle.

Ils affûtent leur langue comme une épée,
ils ajustent leur flèche, parole empoisonnée,
pour tirer en cachette sur l'innocent ;
ils tirent soudain, sans rien craindre.

Ils se forgent des formules maléfiques,
ils dissimulent avec soin leurs pièges ;
ils disent : « Qui les verra ? »

Ils machinent leur crime :
Notre machination est parfaite ;
le coeur de chacun demeure impénétrable !
Mais c'est Dieu qui leur tire une flèche,
soudain, ils en ressentent la blessure,
ils sont les victimes de leur langue.

Tous ceux qui les voient hochent la tête
tout homme est saisi de crainte :
il proclame ce que Dieu a fait,
il comprend ses actions.

Le juste trouvera dans le Seigneur
joie et refuge,
et tous les hommes au coeur droit,
leur louange.

MEDITATION

Pas vu, pas pris. L’illusion est tenace : n’existerait vraiment que tout ce qui se voit. Et l’on oublie que Dieu sait ce qui est caché, et l’on en oublie Dieu, car il est bien caché ! Entre nous, tout est clair, la nuit voilera ce dont l’on est peu fier. On s’accommode, on dissimule on complote en secret : « Dieu surtout, laisse-nous, nous sommes si bien ensemble à profiter de l’ombre et des recoins tordus. » Tout est permis, dans un monde sans Lui où les enfants gâtés gaspillent sans réserve ce qu’il nous a laissé de grâces à partager. Fébrile, on imagine refoulant les limites de ce qui se peut faire, foulant au passage les faibles dont on se sert. Et les mêmes se plaignent à la moindre déconvenue : « Dieu où es-tu ? Le jouet est cassé ! On a tué le monde, à force de tricher !
Mais nos mains sont bien propres, que nous tendons vers toi. Et le cœur qu’on te montre est digne, n’est-ce-pas ? »
Et la flèche est tirée, traversant le cœur des hommes malhonnêtes. Non que Dieu les châtie et veuille ainsi leur perte. Mais leur mal caché, dissimulé d’eux-mêmes, les pêcheurs endurcis ne pourront l’ignorer à l’heure où la Lumière viendra les éclairer. Dieu pénètre les cœurs, c’est là leur jugement. « Cela était en moi, ce mauvais, cette haine ? Je me mentais moi-même, jouant dans la pénombre. Pardon ! » La vie n’est pas un jeu. Il n’y a pas de cachette. Dieu me voit, je le sais. Et son regard d’amour éclaire ma ténèbre : « Que mes yeux soient les Tiens, à l’heure de la nuit ! »

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 14 Sep 2016 - 13:06


Psaume 64
Tout exulte et chante







Il est beau de te louer,
Dieu, dans Sion,
de tenir ses promesses envers toi
qui écoutes la prière.

Jusqu'à toi vient toute chair
avec son poids de péché ;
nos fautes ont dominé sur nous :
toi, tu les pardonnes.

Heureux ton invité, ton élu :
il habite ta demeure !
Les biens de ta maison nous rassasient,
les dons sacrés de ton temple !

Ta justice nous répond par des prodiges,
Dieu notre sauveur,
espoir des horizons de la terre
et des rives lointaines.

Sa force enracine les montagnes,
il s'entoure de puissance ;
il apaise le vacarme des mers,
le vacarme de leurs flots
et la rumeur des peuples.
Les habitants des bouts du monde sont pris d'effroi
à la vue de tes signes ;
aux portes du levant et du couchant
tu fais jaillir des cris de joie.

Tu visites la terre et tu l'abreuves,
tu la combles de richesses ;
les ruisseaux de Dieu regorgent d'eau :
tu prépares les moissons.

Ainsi, tu prépares la terre,
tu arroses les sillons ;
tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
tu bénis les semailles.

Tu couronnes une année de bienfaits ;
sur ton passage, ruisselle l'abondance. :
Au désert, les pâturages ruissellent,
les collines débordent d'allégresse.
Les herbages se parent de troupeaux
et les plaines se couvrent de blé.
Tout exulte et chante

MEDITATION

C’est une bonne nouvelle inouïe pour les hommes : Dieu ne vit pas dans un canton du ciel inaccessible, loin de notre pauvre terre. Régulièrement, il se promène parmi nous. Il vient sur terre. Il se promenait déjà au jardin d’Eden à la recherche de ses amis Adam et Eve (*). Jésus, le Fils de Dieu, a marché sur nos routes, a bu dans nos bars, a dansé dans nos salles des fêtes, a goûté les pommes de reinettes et les berlingots. Il continue à se promener parmi nous et à fréquenter ici-bas ses amis. Là où Dieu passe, la vie passe avec lui. Le printemps détrône l’hiver. Le couple stérile attend un bébé.
Voilà la bonne nouvelle et si Dieu détournait une demi-seconde son attention de notre petite planète bleue, le tohu-bohu originel reprendrait son empire, le soleil et les météorites nous dégringoleraient sur la tête et les Mozart du vingt-et-unième siècle retourneraient se cacher dans les cavernes.
Oui Dieu veille à chaque instant sur chacun de nous. Il nous donne la vie et nous fait vivre. Cette Alliance est pour lui définitive. Elle est scellée par l’amour. Quand le psalmiste décrit Dieu qui abreuve la terre, il ne parle pas seulement de la pluie féconde. Il parle aussi de l’Esprit- Saint. Dieu est à l’œuvre en chaque créature comme la rosée qui descend sur la terre. Il lui donne la vie et la grâce, il suscite la beauté et la tendresse… de l’intérieur.
Donne-nous Seigneur un cœur abreuvé de ta présence.



* Livre de la Genèse, chapitre 3, verset 8



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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 15 Sep 2016 - 10:22

Psaume 65
Il a gardé nos pieds de la chute

Acclamez Dieu, toute la terre ;
fêtez la gloire de son nom,
glorifiez-le en célébrant sa louange.

Dites à Dieu : « Que tes actions sont redoutables !
En présence de ta force, tes ennemis s'inclinent.
Toute la terre se prosterne devant toi,
elle chante pour toi, elle chante pour ton nom. »

Venez et voyez les hauts faits de Dieu,
ses exploits redoutables pour les fils des hommes.
Il changea la mer en terre ferme ;
ils passèrent le fleuve à pied sec.

De là, cette joie qu'il nous donne.
Il règne à jamais par sa puissance.
Ses yeux observent les nations ;
que les rebelles courbent la tête !

Peuples, bénissez notre Dieu !
Faites retentir sa louange,
car il rend la vie à notre âme,
il a gardé nos pieds de la chute.

C'est toi, Dieu, qui nous as éprouvés,
affinés comme on affine un métal ;
tu nous a conduit dans dans un piège,
tu as serré un étau sur nos reins.
Tu as mis des mortels à notre tête ;
nous sommes entrés dans l'eau et le feu,
tu nous as fait sortir vers l'abondance.

Je viens dans ta maison avec des holocaustes,
je tiendrai mes promesses envers toi,
les promesses qui m'ouvrirent les lèvres,
que ma bouche a prononcées dans ma détresse.

Je t'offrirai de beaux holocaustes
avec le fumet des béliers ;
je prépare des boeufs et des chevreaux.

Venez, écoutez, vous tous qui craignez
Dieu :
je vous dirai ce qu'il a fait pour mon âme ;
quand je poussai vers lui mon cri,
ma bouche faisait déjà son éloge.

Si mon coeur avait regardé vers le mal,
le Seigneur n'aurait pas écouté.
Et pourtant, Dieu a écouté,
il entend le cri de ma prière.

Béni soit Dieu
qui n a pas écarté ma prière,
ni détourné de moi son amour !

MEDITATION
L’eau et le feu

L’eau inonde, et noie.
Il faut avoir pris la mer une nuit de tempête pour comprendre ceux qui y voyaient le lieu des enfers, emplis de monstres inconnus.

Le feu consume et brûle, il réduit en cendres tout ce qu’il trouve.
Et tout y passe.
Il faut avoir vu le feu crépiter et rougeoyer dans le noir des nuits d’été pour comprendre comment la terreur peut être mêlée de fascination.

Les Hébreux, pour quitter l’esclavage et ses chaînes, sont entrés dans la mer.
La mer, un instant, a retenu son souffle, éblouie de voir ce petit peuple déterminé à vaincre ses propres démons, pour aller au désert rendre un culte à son Dieu.
Et le peuple est passé à travers la mer, sans mouiller sa sandale, si ce n’est dans une flaque, ici ou là, où un poisson se débattait car ils n’allaient pas assez vite et que déjà l’eau lui manquait.

Car si l’eau tue quand elle inonde, elle tue aussi ceux qui en manquent.
Et le peuple l’apprit à ses dépends. Au désert, c’est dans le feu qu’il est entré.
Alors, il apprit Dieu.
Il apprit à mendier son eau, car Dieu donne aux mains vides.
Et il apprit du feu à brûler ses idoles, à marcher dans la nuit.
Car Dieu, son Dieu, était le feu qui éclairait sa nuit et réchauffait son cœur.
Toujours, le peuple doit passer par l’eau et par le feu.
Engloutir les chaînes qui le lient, et brûler ses idoles.

Au petit matin de Pâques, tu nous laisses, Seigneur, l’eau et le feu, sans danger désormais.
A ceux qui ont traversé la nuit avec toi, tu fais de l’eau un vin de joie, et ton feu brûle en nous du désir d’inviter le monde à cette fête.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 16 Sep 2016 - 10:14


Psaume 66
La terre a donné son fruit

Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
que son visage s'illumine pour nous ;
et ton chemin sera connu sur la terre,
ton salut, parmi toutes les nations.

R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu'ils te rendent grâce tous ensemble !

Que les nations chantent leur joie,
car tu gouvernes le monde avec justice ;
tu gouvernes les peuples avec droiture,
sur la terre, tu conduis les nations.

R/ Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
qu'ils te rendent grâce tous ensemble !

La terre a donné son fruit ;
Dieu, notre Dieu, nous bénit.
Que Dieu nous bénisse,
et que la terre tout entière l'adore !

MEDITATION

Rien de plus mystérieux, unique, qu’un visage.
Nous passons des heures à contempler le visage du nouveau-né, de l’enfant endormi, le visage de l’être aimé.
Nous contemplons aussi le visage travaillé par les ans, ou creusé par la maladie et qui va mourir. Nous le contemplons, non qu’il soit esthétique. Mais parce qu’il est beau. Beauté de l’histoire partagée, de l’amour vécu, de la fidélité qui a traversé la violence des flots de l’existence. Beauté de son dénuement même. Lui qui est remis à notre responsabilité.
Le visage est ainsi unique. Nul ne lui ressemble. Non de par sa plasticité, mais par sa profondeur qui m’appelle, me convoque. C’est ce que déploie le philosophe Emmanuel Lévinas : Le visage est épiphanie, manifestation qui m’oblige à le secourir, à prendre soin de sa nudité, de sa vulnérabilité.
Voilà sa véritable beauté, celle qui dit le cœur de l’humain. Ce ne sont ni la cupidité, l ‘avidité, la convoitise, qui caractérisent l’homme.
Mais qu’il puisse, à tout moment, quitter la fascination de la puissance, au nom d’un seul visage véritablement rencontré.

Vocation véritable de l’humain.
Vocation de Dieu. Lui qui se donne à rencontrer par son visage.

« Que son visage s’illumine pour nous » invoque le psalmiste. Lui, le Dieu de l’Alliance, lui dont le visage fut bafoué, humilié, défiguré, qu’il vienne nous apprendre ce que nous sommes véritablement. Que son visage brille sur le nôtre, nous transforme.
Épouser le visage de Dieu. Se laisser renouveler par le visage du Christ, icône du Père.

Que notre Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse.
Que son visage se grave sur nos traits.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 17 Sep 2016 - 9:34

Psaume 67 1-19
Comme fond la cire en face du feu

Dieu se lève et ses ennemis se dispersent,
ses adversaires fuient devant sa face.
Comme on dissipe une fumée, tu les dissipes ;
comme on voit fondre la cire en face du feu,
les impies disparaissent devant la face de Dieu.

Mais les justes sont en fête, ils exultent ;
devant la face de Dieu ils dansent de joie.
Chantez pour Dieu, jouez pour son nom,
frayez la route à celui qui chevauche les nuées.
Son nom est Le Seigneur ; dansez devant sa face.

Père des orphelins, défenseur des veuves,
tel est Dieu dans sa sainte demeure.
A l'isolé, Dieu accorde une maison ;
aux captifs, il rend la liberté ;
mais les rebelles vont habiter les lieux arides.

Dieu, quand tu sortis en avant de ton peuple,
quand tu marchas dans le désert, la terre trembla ;
les cieux mêmes fondirent
devant la face de Dieu, le Dieu du Sinaï,
devant la face de Dieu, le Dieu d'Israël.

Tu répandais sur ton héritage une pluie généreuse,
et quand il défaillait, toi, tu le soutenais.
Sur les lieux où campait ton troupeau,
tu le soutenais. Dieu qui es bon pour le pauvre.
Le Seigneur prononce un oracle,
une armée de messagères le répand :
« Rois en déroute, armées en déroute !
On reçoit en partage les trésors du pays.

« Resterez-vous au repos derrière vos murs
quand les ailes de la Colombe se couvrent d'argent,
et son plumage, de flammes d'or,
quand le Puissant, là-bas, pulvérise des rois
et qu'il neige au Mont-Sombre ? »

Mont de Basan, divine montagne,
mont de Basan, fière montagne !
Pourquoi jalouser, fière montagne,
la montagne que Dieu s'est choisie pour demeure ?
Là, le Seigneur habitera jusqu'à la fin.

Les chars de Dieu sont des milliers de myriades;
au milieu, le Seigneur ; au sanctuaire, le Sinaï.
Tu es monté sur la hauteur, capturant des captifs,
recevant un tribut, même de rebelles,
pour avoir une demeure, Seigneur notre Dieu.

MEDITATION
Etre devant la face de Dieu, c'est vivre en sa présence. Pourtant, cette face de Dieu peut nous faire peur car la lumière dont elle resplendit pourrait venir révèler notre vérité et mettre en évidence notre faute. Au début du livre de la Genèse, au jardin de l'Eden, Adam se cache quand il entend les pas de Dieu car il est nu (*)… Sauf que le regard de notre Dieu n'est pas un regard qui surveille mais un regard qui rayonne de la Lumière et du feu de son amour !
Dieu, nous le nommons « Emmanuel », c'est-à-dire en hébreu « Dieu avec nous ». Dans le désert du Sinaï quand Dieu fait alliance avec son peuple et qu'il vient le visiter, il est enveloppé de lumière.La bénédiction divine donnée à Moïse, (**), offre alors une promesse pour toutes les générations : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse pour toi rayonner son visage et te fasse grâce ! Que le Seigneur te découvre sa face et t'apporte la paix ! »
Le regard de Dieu est donc capable d'illuminer les hommes. Ils nous soutient de son regard d'amour, fidèle et plus fort que la mort. De psaume en psaume, la lumière est appelée, convoquée et se propage alors, contre la mort. « Donne la lumière à mes yeux, garde-moi du sommeil de la mort »
Pour nous, Dieu a révélé son visage en Jésus : « Je suis la lumière du monde » (***). La foi en Jésus est une lumière qui transforme le croyant lui-même en un être lumineux, comme le dit encore Jésus : « Croyez en la lumière et vous deviendrez fils de lumière ».

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"Je Cherche le Visage du Seigneur"

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Isabelle-Marie le Dim 18 Sep 2016 - 0:09

@Marie du 65 a écrit:
Psaume 62
Je te cherche dès L'Aube
Dieu, tu es mon Dieu,
je te cherche dès l'aube :
mon âme a soif de toi ;
après toi languit ma chair,
terre aride, altérée, sans eau.

Je t'ai contemplé au sanctuaire,
j'ai vu ta force et ta gloire.
Ton amour vaut mieux que la vie :
tu seras la louange de mes lèvres !

Toute ma vie, je vais te bénir,
lever les mains en invoquant ton nom.
Comme par un festin, je serai rassasié ;
la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.
Dans la nuit, je me souviens de toi
et je reste des heures à te parler.
Oui, tu es venu à mon secours :
je crie de joie à l'ombre de tes ailes.
Mon âme s'attache à toi,
ta main droite me soutient.

Mais ceux qui pourchassent mon âme,
qu'ils descendent aux profondeurs de la terre,
qu'on les passe au fil de l'épée,
qu'ils deviennent la pâture des loups !

Et le roi se réjouira de son Dieu.
Qui jure par lui en sera glorifié,
tandis que l'homme de mensonge
aura la bouche close !

MEDITATION

Voilà le psalmiste en pleine crise d’amour mystique ! Comme la bien-aimée du Cantique des cantiques, dès l’aube, il recherche son divin bien-aimé ! Il est prêt à mourir, s’il le faut, pour aller vers Lui. Son amour ne vaut-il pas mieux que la vie ? Sa chair dépérit comme une terre sans eau ! Il se souvient des visites du Très-Haut dans les veilles de la nuit ! Que sont devenus ces moments d’éternité, saturé de joie qu’il était, dans la contemplation au sanctuaire ? Quand sera-t-il rassasié à nouveau ? Quand pourra-t-il le bénir d’avoir été béni par Lui ? Mais l’attente ne va durer que la moitié d’un psaume. Il est bien là et avec quelle force, quelle gloire, quelle présence ! « Tu es venu à mon secours. Je crie de joie à l’ombre de tes ailes. » Où l’a-t-il trouvé ?
Par les rues et les places ? À l’horizon lointain où l’aube se lève ? Au sanctuaire ? Non, je t’ai cherché à l’extérieur de moi, alors que tu étais là présent à l’intérieur de moi-même, dira plus tard un grand priant des psaumes. C’est en son âme qu’il a retrouvé le Bien-Aimé, le soutien de sa vie : « Mon âme s’attache à toi, ta main droite me soutient. » La respiration de son âme, sa prière, l’arrache à la solitude affolée, où il périssait dans l’absence.

Jésus, en nous apprenant à demander l’Esprit Saint à Notre Père céleste, tu nous inities à la vraie prière. Là où souffle l’Esprit, à l’appel du désir, le priant ne se sent jamais seul. Dans la paix de l’âme se lève pour lui la Présence.


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vK0J0wjpPD8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


Très beau aussi chanté par sœur Agathe :

http://www.ktotv.com/video/00106526/parentheses-musicales-soeur-agathe
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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 18 Sep 2016 - 9:36

Merci Isabelle-Marie,
Magnifique!!




Psaume 67 20-36
Montre ta force, mon Dieu !

Que le Seigneur soit béni !
Jour après jour, ce Dieu nous accorde la victoire.

Le Dieu qui est le notre est le Dieu des victoires,
et les portes de la mort sont à Dieu, le Seigneur.
A qui le hait, Dieu fracasse la tête ;
à qui vit dans le crime, il défonce le crâne.

Le Seigneur a dit : « Je les ramène de Basan,
je les ramène des abîmes de la mer,
afin que tu enfonces ton pied dans leur sang,
que la langue de tes chiens ait sa pâture d'ennemis. »

Dieu, on a vu ton cortège,
le cortège de mon Dieu, de mon roi dans le Temple :
en tête les chantres, les musiciens derrière,
parmi les jeunes filles frappant le tambourin.

Rassemblez-vous, bénissez Dieu ;
aux sources d'Israël, il y a le Seigneur !
Voici Benjamin, le plus jeune, ouvrant la marche,
les princes de Juda et leur suite,
les princes de Zabulon, les princes de Nephtali.
Ton Dieu l'a commandé : « Sois fort ! »
Montre ta force, Dieu, quand tu agis pour nous !
De ton palais, qui domine Jérusalem,
on voit des rois t'apporter leurs présents.

Menace la Bête des marais
la bande de fauves, la meute des peuples :
qu'ils se prosternent avec leurs pièces d'argent ;
désunis les peuples qui aiment la guerre.

De l'Égypte arriveront des étoffes somptueuses;
l'Éthiopie viendra vers Dieu les mains pleines.
Royaumes de la terre, chantez pour Dieu,
jouez pour le Seigneur,
celui qui chevauche au plus haut des cieux,
les cieux antiques.

Voici qu'il élève la voix, une voix puissante ;
rendez la puissance à Dieu.
Sur Israël, sa splendeur !
Dans la nuée, sa puissance !

Redoutable est Dieu dans son temple saint,
le Dieu d'Israël ;
c'est lui qui donne à son peuple
force et puissance.
Béni soit Dieu !

MEDITATION

Est-ce un hymne à la puissance victorieuse de la nation d’Israël contre toutes les nations ennemies ? L’Égypte et l’Éthiopie venant à Jérusalem avec leurs présents, étoffes somptueuses, mains pleines. Au Temple, cortège, chantres, musiciens, jeunes filles frappant le tambourin, une liturgie grandiose rassemblant les tribus d’Israël, Benjamin, Juda, Zabulon, Nephtali, pour louer ce « Dieu qui est le nôtre », qui est le « Dieu des victoires » ? Mais alors pourquoi une telle violence dans les mots du psalmiste ? Et quel ennemi déjà vaincu pourrait mériter qu’on appelle sur lui une destruction aussi terrifiante ? Têtes fracassées, crânes défoncés, corps noyés dans leur propre sang, livrés en pâture à la langue des chiens ! Non, le priant n’est pas du côté des vainqueurs.

Il appartient au petit reste d’une nation détruite, exilée, déportée, écrasée sous le joug d’un peuple qui aime la guerre. Sa prière est d’abord une plainte : « désunis les peuples qui aiment la guerre. » Et l’ennemi contre lequel il voit Dieu se lever n’a pas de corps à livrer en pâture à la langue des chiens (*). Cet Ennemi se dresse en face de Dieu et le provoque. Cet Ennemi, c’est l’idole. L’immonde bête, qui a pouvoir de transformer une nation pacifique en une « bande de fauves », liés par la haine. Mais le priant n’est pas sans expérience. Ce qui n’est pas uni par l’amour ne va-t-il pas bientôt se défaire ? Il ne craint plus la mort. Car « les portes de la mort sont à Dieu. » Il ne maudit plus. Apaisé, il bénit !

Jésus, tu nous enseignes l’amour des ennemis, désarme en nous la haine !



* Psaume 67, verset 21 et 24.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 19 Sep 2016 - 9:56

Psaume 68 1-13
Dans la vase du gouffre

Sauve-moi, mon Dieu :
les eaux montent jusqu'à ma gorge !

J'enfonce dans la vase du gouffre,
rien qui me retienne ;
je descends dans l'abîme des eaux,
le flot m'engloutit.

Je m'épuise à crier,
ma gorge brûle.
Mes yeux se sont usés
d'attendre mon Dieu.

Plus abondants que les cheveux de ma tête,
ceux qui m'en veulent sans raison ;
ils sont nombreux, mes détracteurs,
à me haïr injustement.

Moi qui n'ai rien volé,
que devrai-je rendre ?
Dieu, tu connais ma folie,
mes fautes sont à nu devant toi.
Qu'ils n'aient pas honte pour moi, ceux qui t'espèrent,
Seigneur, Dieu de l'univers ;
qu'ils ne rougissent pas de moi, ceux qui te cherchent,
Dieu d'Israël !

C'est pour toi que j'endure l'insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ;
on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.

Si je pleure et m'impose un jeûne,
je reçois des insultes ;
Si je revêts un habit de pénitence,
je deviens la fable des gens :
on parle de moi sur les places,
les buveurs de vin me chansonnent.

MEDITATION
La fable des gens
Le regard brûlant de ceux qui ne croient pas. Ils me font mal ces yeux qui parfois dévisagent une bête de cirque : « Voyez, il croit en Dieu ! Serait-il donc idiot, ou bien juste inconscient ? N’a-t-il pas vu comme nous, l’évidence est contraire. Dieu, qui l’a jamais vu ? c’est qu’il n’existe pas. » Et puis viendra la liste, que l’on connaît déjà : les guerres, les catastrophes, et bien d’autres misères qui salissent le monde et endeuillent nos cœurs. Je m’use moi aussi, à entendre ces plaintes, et à constater comme eux l’absence pathétique de Dieu dans tout cela. Je m’use à l’attendre le Salut que j’espère, je m’use et suis usé de ces mots en rafale qui minent jusqu’à ma foi. Mais en moi une passion s’obstine malgré tout.
Vin nouveau, outre neuve, c’en est fait de l’usure. Je m’enivre en puisant à la source incroyable. C’est moi qui bois le vin, c’est moi qui déraisonne. Je suis ivre, perdu, livré à une réponse, un seul mot de mon Dieu qui viendrait renverser les évidences abjectes. Je suis fou, abandonné à la force muette qui là haut me viendra à l’heure ultime – qui sait –. Ma vie est suspendue à ce Dieu que j’adore, mon souffle est retenu à son souffle ténu. Car il est là, tout de même, et sans lui je le sais, la vie ne serait pas, et grâce à lui je suis. En moi il attend que germe sur terre le Salut semé autrefois. C’est lui-même qui attend que l’homme se réveille pour délivrer le monde du Mal qu’il a battu. C’est lui-même et c’est moi. La victoire est certaine.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 20 Sep 2016 - 10:03


Psaume 68 14-37
Je suffoque

Et moi, je te prie. Seigneur :
c'est l'heure de ta grâce ;
dans ton grand amour, Dieu, réponds-moi,
par ta vérité sauve-moi.

Tire-moi de la boue,
sinon je m'enfonce :
que j'échappe à ceux qui me haïssent,
à l'abîme des eaux.

Que les flots ne me submergent pas,
que le gouffre ne m'avale,
que la gueule du puits
ne se ferme pas sur moi.

Réponds-moi, Seigneur,
car il est bon, ton amour ;
dans ta grande tendresse,
regarde-moi.

Ne cache pas ton visage à ton serviteur ;
je suffoque : vite, réponds-moi.
Sois proche de moi, rachète-moi,
paie ma rançon à l'ennemi.

Toi, tu le sais, on m'insulte :
je suis bafoué, déshonoré ;
tous mes oppresseurs
sont là, devant toi.

L'insulte m'a broyé le coeur,
le mal est incurable ;
j'espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.

A mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.
Que leur table devienne un piège,
un guet-apens pour leurs convives !
Que leurs yeux aveuglés ne voient plus,
qu'à tout instant les reins leur manquent !
Déverse sur eux ta fureur,
que le feu de te colère les saisisse,
que leur camp devienne un désert,
que nul n'habite sous leurs tentes !

Celui que tu frappais, ils le pourchassent
en comptant les coups qu'il reçoit.
Charge-les, faute sur faute ;
qu'ils n'aient pas d'accès à ta justice.
Qu'ils soient rayés du livre de vie,
retranchés du nombre des justes.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Cela plait au Seigneur plus qu'un taureau,
plus qu'une bête ayant cornes et sabots.
Ne cache pas ton visage à ton serviteur ;
je suffoque : vite, réponds-moi.
Sois proche de moi, rachète-moi,
paie ma rançon à l'ennemi.

Toi, tu le sais, on m'insulte :
je suis bafoué, déshonoré ;
tous mes oppresseurs
sont là, devant toi.

L'insulte m'a broyé le coeur,
le mal est incurable ;
j'espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.

A mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.
Que leur table devienne un piège,
un guet-apens pour leurs convives !
Que leurs yeux aveuglés ne voient plus,
qu'à tout instant les reins leur manquent !
Déverse sur eux ta fureur,
que le feu de te colère les saisisse,
que leur camp devienne un désert,
que nul n'habite sous leurs tentes !

Celui que tu frappais, ils le pourchassent
en comptant les coups qu'il reçoit.
Charge-les, faute sur faute ;
qu'ils n'aient pas d'accès à ta justice.
Qu'ils soient rayés du livre de vie,
retranchés du nombre des justes.

Et moi, humilié, meurtri,
que ton salut, Dieu, me redresse.
Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Cela plait au Seigneur plus qu'un taureau,
plus qu'une bête ayant cornes et sabots.

Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n'oublie pas les siens emprisonnés.
Que le ciel et la terre le célèbrent,
les mers et tout leur peuplement !

Car Dieu viendra sauver Sion
et rebâtir les villes de Juda.
Il en fera une habitation, un héritage :
patrimoine pour les descendants de ses serviteurs,
demeure pour ceux qui aiment son nom.

MEDITATION

Oh oui, Seigneur ! Tire-moi de la vase et de la boue. Rends-moi la fraicheur de ma jeunesse. Rends-moi l’innocence et la pureté. Que les immondices ne me submergent plus. Que la violence, l'affectivité dévergondée, la bêtise mesquine ne colonisent plus mon cœur. Que je puisse choisir ce qui élève et non ce qui abaisse. Que je préfère ce qui embellit et glorifie à ce qui salit, souille et ternit. Rends-moi, Seigneur, la dignité et la noblesse. Apprends-moi, Seigneur, à redevenir " un fils de la lumière " (*)
Que je ressemble à la colombe ou à la girafe et non au cancrelat ou au scorpion. Donne-moi, Seigneur, un cœur nouveau. Transforme-moi par ta grâce. Que la Vierge Marie me tienne la main au milieu du gouffre des eaux et des bêtes grouillantes et féroces.
Oui je suis complice du mal et de la saleté. Je me vautre dans la médiocrité parce que je n’ai pas le courage de la sainteté. Arrache-moi à ces compromissions. Fais jaillir en moi les sources d'eau vives. Donne-moi une nouvelle chance, Seigneur. Restaure mon honneur. Je retrouverai alors la joie et la paix, j’apprécierai la simplicité. Tu me connais, Seigneur, et malgré ces sanies tu m’aimes et tu m’offres le Salut. Toi seul peux me sauver. Le mal semble incurable tant je suis encroûté dans mes petits vices. Tends-moi la main, guéris-moi, délivre-moi !




* Première lettre aux Thessaloniciens, chapitre 5, verset 5

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/a7vujM8FzZo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

"Mon Dieu Tu es Grand tu es Beau"!


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/2ku_qiOpm9s" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 21 Sep 2016 - 9:35


Psaume 69
Je suis pauvre et malheureux
Mon Dieu, viens me délivrer ;
Seigneur, viens vite à mon secours !
Qu'ils soient humiliés, déshonorés,
ceux qui s'en prennent à ma vie !

Qu'ils reculent, couverts de honte,
ceux qui cherchent mon malheur ;
que l'humiliation les écrase,
ceux qui me disent : « C'est bien fait ! »

Mais tu seras l'allégresse et la joie
de tous ceux qui te cherchent ;
toujours ils rediront : « Dieu est grand ! »
ceux qui aiment ton salut.

Je suis pauvre et malheureux,
mon Dieu, viens vite !
Tu es mon secours, mon libérateur :
Seigneur, ne tarde pas !

MEDITATION
Vite !

Il y a urgence, Seigneur !

Tous ceux dont la vie s’effondre, poursuivis, acculés, ont un besoin immédiat de ton secours.
Tu dois venir !
Ou envoyer quelqu’un !

Il y a des moqueurs, qui se rient de ces petites gens qui ont mis en toi leur confiance ! D’autres disent que c’est bien fait, qu’ils n’ont que ce qu’ils méritent, ces pauvres sots qui croient encore en Dieu ! Ils n’avaient qu’à ne pas être si naïfs ; ni si honnêtes !
Eux, les glacés, ils se moquent de cette foi qui brûlent du dedans ceux qui t’aiment !

Tu dois venir !
Sais-tu qu’il y a des puissants qui sont en train d’arraisonner la terre à leurs délires, de hacher menu tout ce qui tente de résister ? Ne tarde pas, Seigneur, ou plus personne n’y comprendra rien !
Tout nous échappe, nous sommes déroutés. Il y a vraiment urgence, Seigneur et les coups redoublés dont nous martelons le ciel doivent impérativement te réveiller !

A moins que tu ne dormes pas…
Et que déjà tu sois venu ?

A moins que tu ne te caches dans les convois d’exilés qui fuient leur maison ?
A moins que ce ne soit toi, cette silhouette assise derrière la vieille dame qui égraine son chapelet dans une église vide ? Ou toi encore, présent à côté de cet homme qui roule soigneusement son tapis de prière, avant d’aller embrasser ses enfants dans la nuit, sans savoir du tout, de quoi demain sera fait ?

A moins que ce ne soit toi, qui glisses à mon oreille cette supplique ardente :
« Je suis pauvre, viens vite, ne tarde pas, j’ai tant besoin de toi ».

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Marie du 65
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