Forum catholique LE PEUPLE DE LA PAIX



Bienvenue sur le Forum catholique Le Peuple de la Paix!
Les sujets de ce forum sont: La Foi, la vie spirituelle, la théologie, la prière, les pèlerinages, la Fin des temps, le Nouvel ordre mondial, la puce électronique (implants sur l`homme), les sociétés secrètes, et bien d'autres thèmes...

Pour pouvoir écrire sur le forum, vous devez:
1- Être un membre enregistré
2- Posséder le droit d`écriture

Pour vous connecter ou vous enregistrer, cliquez sur «Connexion» ou «S`enregistrer» ci-dessous.

Pour obtenir le droit d`écriture, présentez-vous en cliquant sur un des liens "droit d`écriture" apparaissant sur le portail, sur l'index du forum ou encore sur la barre de navigation visible au haut du forum.

Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Page 11 sur 13 Précédent  1, 2, 3 ... 10, 11, 12, 13  Suivant

Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 22 Sep 2016 - 13:56


Psaume 70
Aux jours des cheveux blancs

n toi, Seigneur, j'ai mon refuge :
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m'accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c'est toi !

Mon Dieu, libère-moi des mains de l'impie,
des prises du fourbe et du violent.
Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
mon appui dès ma jeunesse.

Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère,
tu seras ma louange toujours !

Pour beaucoup, je fus comme un prodige ;
tu as été mon secours et ma force.
Je n'avais que ta louange à la bouche,
tout le jour, ta splendeur.

Ne me rejette pas
maintenant que j'ai vieilli ;
alors que décline ma vigueur,
ne m'abandonne pas.

Mes ennemis parlent contre moi,
ils me surveillent et se concertent.
Ils disent : « Dieu l'abandonne !
Traquez-le, empoignez-le, il n'a pas de défenseur ! »

Dieu, ne sois pas loin de moi ;
mon Dieu, viens vite à mon secours !
Qu'ils soient humiliés, anéantis,
ceux qui se dressent contre moi ;
qu'ils soient couverts de honte et d'infamie,
ceux qui veulent mon malheur !
Et moi qui ne cesse d'espérer,
j'ajoute encore à ta louange.
Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
(je n'en connais pas le nombre.)

Je revivrai les exploits du Seigneur
en rappelant que ta justice est la seule.
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.

Aux jours de la vieillesse et des cheveux blancs,
ne m'abandonne pas, ô mon Dieu ;
et je dirai aux hommes de ce temps ta puissance,
à tous ceux qui viendront, tes exploits.

Si haute est ta justice, mon Dieu,
toi qui as fait de grandes choses :
Dieu, qui donc est comme toi ?

Toi qui m'as fait voir tant de maux et de détresses,
tu me feras vivre à nouveau,
à nouveau tu me tireras des abîmes de la terre,
tu m'élèveras et me grandiras,
tu reviendras me consoler.

Et moi, je te rendrai grâce sur la harpe
pour ta vérité, ô mon Dieu !
Je jouerai pour toi de ma cithare,
Saint d'Israël !

Joie sur mes lèvres qui chantent pour toi,
et dans mon âme que tu as rachetée !
Alors, tout au long du jour,
ma langue redira ta justice ;
c'est la honte, c'est l'infamie
pour ceux qui veulent mon malheur.




MEDITATION




Des heures sombres, d’un non-sens abyssal, noir.
Comme celui de cette amie - pourtant tout près de toi - qui, dans un souffle, me confie « depuis un an nous sommes dans les enfers de la terre, je suis dans les abîmes. Et rien. Pas une lumière pour réchauffer. Une caresse pour retrouver courage. Rien que la crainte - ou le secret désir - de se laisser tomber sans distinguer le fond. »

Pourtant, de toutes les forces de mon âme, je veux pouvoir dire comme le psalmiste, pour elle, pour tant d’autres, pour moi : « Toi qui m'as fait voir tant de maux et de détresses, tu me feras vivre à nouveau, à nouveau tu me tireras des abîmes de la terre, tu reviendras me consoler. »

Une consolation, tout en discrétion.
Trop peut-être devant la persévérance du mal.
Croire que tu m’accueilles et me refais dans la prière solitaire. Tu me recrées. Tu tisses la toile de ma chair invisible. C’est elle qui tient ma vie qui se débat en ce monde. Que la prière soit désertique n’est pas grave. Je sais que ma solitude est habitée de toi. À mon insu. Mes larmes du dedans, tu les reçois. Il me faut juste me retourner. Revenir. Demeurer, avec mes pauvres mots.
Non tu n’es pas le Tout Autre, mais bien le tout proche, en ton Fils plein de miséricorde (**), aujourd’hui toujours. Si dans sa vie il s’est fait compagnon de ceux qui se croyaient au loin, il l’est encore dans la communion qu’il partage désormais avec son Père. Notre Dieu n’est pas au ciel. Mais là, accueillant et accessible en sa douceur d’aimer. Ses entrailles sont ouvertes. Rien ne saurait Le séparer de nous, pas plus les cheveux blancs que nos détresses, nos colères, nos doutes. Rien.





<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/BOSkBmBVGxc" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>





<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/N9ZTdrAfip0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

Sans fin je Proclamerai ta Justice et ton Salut"
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 23 Sep 2016 - 9:30


Psaume 71
Tous les rois devant lui

Dieu, donne au roi tes pouvoirs,
à ce fils de roi ta justice.
Qu'il gouverne ton peuple avec justice,
qu'il fasse droit aux malheureux !

Montagnes, portez au peuple la paix,
collines, portez-lui la justice !
Qu'il fasse droit aux malheureux de son peuple,
qu'il sauve les pauvres gens, qu'il écrase l'oppresseur !

Qu'il dure sous le soleil et la lune
de génération en génération !
Qu'il descende comme la pluie sur les regains,
une pluie qui pénètre la terre.

En ces jours-là, fleurira la justice,
grande paix jusqu'à la fin des lunes !
Qu'il domine de la mer à la mer,
et du Fleuve jusqu'au bout de la terre !

Des peuplades s'inclineront devant lui,
ses ennemis lécheront la poussière.
Les rois de Tarsis et des Iles
apporteront des présents.

Les rois de Saba et de Seba
feront leur offrande
Tous les rois se prosterneront devant lui,
tous les pays le serviront.
Il délivrera le pauvre qui appelle
et le malheureux sans recours.
Il aura souci du faible et du pauvre,
du pauvre dont il sauve la vie.

Il les rachète à l'oppression, à la violence ;
leur sang est d'un grand prix à ses yeux.
Qu'il vive ! On lui donnera l'or de Saba.
On priera sans relâche pour lui ;
tous les jours, on le bénira.

Que la terre jusqu'au sommet des montagnes
soit un champ de blé :
et ses épis onduleront comme la forêt du Liban !
Que la ville devienne florissante
comme l'herbe sur la terre !

Que son nom dure toujours ;
sous le soleil, que subsiste son nom !
En lui, que soient bénies toutes les familles de la terre ;
que tous les pays le disent bienheureux !

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
lui seul fait des merveilles !
Béni soit à jamais son nom glorieux,
toute la terre soit remplie de sa gloire !
Amen ! Amen !




MEDITATION




On aurait pu penser que ce psaume a été écrit pour la fête du Christ-Roi, mais il n’en est rien. Ce Roi qui est annoncé par ce psaume, c’est pour nous Jésus, le Messie des pauvres, celui qui était l’ami des pécheurs, celui qui faisait bon accueil aux prostituées, celui qui dérangeait tellement les puissants qu’ils ont obtenu sa condamnation à mort. Mais Il est aussi celui qui “par sa mort a vaincu la mort”.

La royauté en Israel est une restitution tardive et qui a été vivement critiquée par le prophète Samuel : au peuple qui demande un roi, il annonce que ce roi le fera souffrir par sa violence. Samuel finira pourtant par donner l’onction royale à David et lui fixera comme fonction l’établissement de la paix (*) - y compris et surtout la paix sociale. Il sera donc le défenseur du droit des pauvres (**) il répondra à leurs appels (**) et leur sang aura beaucoup de prix à ses yeux” (**).

Cette paix du Christ s’inscrit sur l’horizon d’une nature réconciliée et d’une paix “ pour toutes les familles de la terre “ (***). Dans l’ancien testament, seulement trois rois réussissent à plaire à Dieu : tous les autres pratiqueront la violence et l’idolatrie !




<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/hrZ38AuZgsQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/h7IWeEbP0LQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 24 Sep 2016 - 9:13


Psaume 72
Jaloux des superbes

Vraiment, Dieu est bon pour Israël,
pour les hommes au coeur pur.

Un rien, et je perdais pied,
un peu plus, et je faisais un faux pas ;
car j'étais jaloux des superbes,
je voyais le succès des impies.

Jusqu'à leur mort, ils ne manquent de rien,
ils jouissent d'une santé parfaite ;
ils échappent aux souffrances des hommes,
aux coups qui frappent les mortels.

Ainsi, l'orgueil est leur collier,
la violence, l'habit qui les couvre ;
leurs yeux qui brillent de bien-être
trahissent les envies de leur coeur.

Ils ricanent, ils prônent le mal,
de très haut, ils prônent la force ;
leur bouche accapare le ciel,
et leur langue parcourt la terre.

Ainsi, le peuple se détourne
vers la source d'une telle abondance.
Ils disent : « Comment Dieu saurait-il ?
le Très-Haut, que peut-il savoir ? »

Voyez comme sont les impies :
tranquilles, ils amassent des fortunes.

Vraiment, c'est en vain que j'ai gardé mon coeur pur,
lavé mes mains en signe d'innocence !
Me voici frappé chaque jour,
châtié dès le matin.
Si j'avais dit : « Je vais parler comme eux »,
j'aurais trahi la race de tes fils.
Longtemps, j'ai cherché à savoir,
je me suis donné de la peine.

Mais quand j'entrai dans la demeure de Dieu,
je compris quel serait leur avenir.
Vraiment, tu les as mis sur la pente :
déjà tu les entraînes vers la ruine.

Comment vont-ils soudain au désastre,
anéantis, achevés par la terreur ?
A ton réveil, Seigneur, tu chasses leur image,
comme un songe au sortir du sommeil.

Oui, mon coeur s'aigrissait,
j'avais les reins transpercés.
Moi, stupide, comme une bête,
je ne savais pas, mais j'étais avec toi.

Moi, je suis toujours avec toi,
avec toi qui as saisi ma main droite.
Tu me conduis-selon tes desseins ;
puis tu me prendras dans la gloire..

Qui donc est pour moi dans le cielsi je n'ai, même avec toi, aucune joie sur la terre ?
Ma chair et mon coeur sont usés :
ma part, le roc de mon coeur, c'est Dieu pour toujours.

Qui s'éloigne de toi périra :
tu détruis ceux qui te délaissent.
Pour moi, il est bon d'être proche de Dieu ;
j'ai pris refuge auprès de mon Dieu ;
pour annoncer les oeuvres du Seigneur
aux portes de Sion.

MEDITATION

Voilà le psalmiste en proie au doute. C’est qu’elles sont fortes les valeurs de ceux qui ne partagent pas sa foi. Elles sont puissantes les tentations du monde. Ne s’est-il pas trompé ? N’est-il pas resté fidèle pour du vent ? Le voilà jaloux de ceux qui réussissent. À quoi bon toute la peine que lui vaut son désintérêt pour les profits de ce monde : argent, pouvoir, santé, considération, audience, plaisirs ; eux, « jusqu’à leur mort, ils ne manquent de rien, ils échappent aux souffrances des hommes. » Il s’estime floué. Il s’indigne : « Me voilà frappé chaque jour », « c’est en vain que j’ai gardé mon cœur pur. » La révolte a monté en lui. À tel point qu’il fut tout près d’abandonner sa voie : « Un rien, et je perdais pied, un peu plus, et je faisais un faux pas, car j’étais jaloux des superbes. »
Mais la prière l’a réveillé : « Je ne savais pas, mais j’étais avec toi. » Ce qu’un monde aveuglé par sa propre lumière ne peut pas voir, un cœur priant en garde la mémoire : il est bon Celui qui veille sur le cœur de l’homme. Elle est douce, Sa Présence, à qui lui porte attention. Qui s’oriente à la lumière des cœurs vivra. Qui s’en détourne, aurait-il conquis le monde entier, va errer dans la mort. Sans joie, sans espérance. La gloire du monde n’est qu’un rêve, une image. « À ton réveil, tu chasses leur image, comme un songe au sortir du sommeil. »

Jésus, au désert tu as résisté aux tentations de puissance et de gloire. Que nos cœurs éclairés par la foi guident notre marche à ta suite dans la nuit de ce monde.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/HQy9oHbrsy0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/e5cMYJlOOlQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 25 Sep 2016 - 9:10


Psaume 73
Dieu, mon roi dès l'origine


Pourquoi, Dieu, nous rejeter sans fin ?
Pourquoi cette colère sur les brebis de ton troupeau ?

Rappelle-toi la communauté
que tu acquis dès l'origine,
la tribu que tu revendiquas pour héritage,
la montagne de Sion où tu fis ta demeure.

Dirige tes pas vers ces ruines sans fin,
l'ennemi dans le sanctuaire a tout saccagé ;
dans le lieu de tes assemblées, l'adversaire a rugi
et là, il a planté ses insignes.

On les a vus brandir la cognée,
comme en pleine forêt,
quand ils brisaient les portails
à coups de masse et de hache.

Ils ont livré au feu ton sanctuaire,
profané et rasé la demeure de ton nom.
Ils ont dit : « Allons ! Détruisons tout ! »
Ils ont brûlé dans le pays les lieux d'assemblées saintes.

Nos signes, nul ne les voit ;
il n'y a plus de prophètes !
Et pour combien de temps ?
Nul d'entre nous ne le sait !

Dieu, combien de temps blasphémera l'adversaire ?
L'ennemi en finira-t-il de mépriser ton nom ?
Pourquoi retenir ta main,
cacher la force de ton bras ?

Pourtant, Dieu, mon roi dès l'origine,
vainqueur des combats sur la face de la terre,
c'est toi qui fendis la mer par ta puissance,
qui fracassas les têtes des dragons sur les eaux;

toi qui écrasas la tête de Léviathan
pour nourrir les monstres marins ;
toi qui ouvris les torrents et les sources,
toi qui mis à sec des fleuves intarissables.

A toi le jour, à toi la nuit,
toi qui ajustas le soleil et les astres !
C'est toi qui fixas les bords de la terre ;
l'hiver et l'été, c'est toi qui les formas.

Rappelle-toi : l'ennemi a méprisé ton nom,
un peuple de fous a blasphémé le Seigneur.
Ne laisse pas la Bête égorger ta Tourterelle,
n'oublie pas sans fin la vie de tes pauvres.

Regarde vers l'Alliance : la guerre est
partout ;
on se cache dans les cavernes du pays.
Que l'opprimé échappe à la honte,
que le pauvre et le malheureux chantent ton nom !

Lève-toi, Dieu, défends ta cause !
Rappelle-toi ces fous qui blasphèment tout le jour.
N'oublie pas le vacarme que font tes ennemis,
la clameur de l'ennemi, qui monte sans fin.


MEDITATION


Des ruines, lève-toi

Se souvenir de Dieu au milieu de ces ruines. Mais un passé glorieux console-t-il d’une défaite ? En quoi la mémoire d’un temps bien révolu pourrait en ce matin me donner de revivre ? L’homme que je suis se rappelle le passé, celui que j’ai vécu, celui qu’on m’a conté. Mais Dieu ? Dieu, c’est d’aujourd’hui, maintenant, que tu dois te soucier.
Rappelle-toi de moi et l’Eglise sainte, celle que tu voulus, inébranlable sur terre. Celle dont les portes tiendront sur l’Adversaire. Et vois aujourd’hui : la détresse la gagne. Il y a tant à faire, et si peu de moyens. Va-t-on longtemps encore s’inquiéter et gémir, regretter le passé sans plus croire à l’avenir ? Mais l’avenir, aujourd’hui, c’est cela que je veux. Je ne veux pas mourir, je veux connaître Dieu. Je veux vivre mille fois, debout, vivant, heureux. Je veux en moi la force et l’espoir des prophètes. Je veux des frères chrétiens assemblés pour la fête. Je veux la paix aussi, la douceur tranquille de celui qui s’endort dans un silence simple. Je veux cela maintenant, car demain, que m’importe, il ne m’appartient pas, et il est bien trop loin. A toi le jour, à toi la nuit. Le jour de mes espoirs, la nuit de nos échecs. Le passé dans tes mains est recueilli déjà, l’avenir tu le scrutes et je ne le vois pas. Mais toi et moi, ô mon Dieu partageons cet instant. A l’heure où je te prie, maintenant, souviens-toi. Sans toi je le sais ma vie n’est qu’une ruine. Avec toi, montre-moi, que rien n’est impossible.



<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/BkPKsrBheWA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

"Je Veux n'être qu'à Toi"

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Uk7oKGypo0Y" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 26 Sep 2016 - 10:19


Psaume 74
Il abaisse et Il relève

A toi, Dieu, nous rendons grâce ;
nous rendons grâce, et ton nom est proche :
on proclame tes merveilles !

« Oui, au moment que j'ai fixé,
moi, je jugerai avec droiture.
Que s'effondrent la terre et ses habitants :
moi seul en ai posé les colonnes !

« Aux arrogants, je dis : Plus d'arrogance !
et aux impies : Ne levez pas votre front !
Ne levez pas votre front contre le ciel,
ne parlez pas en le prenant de haut ! »
Ce n'est pas du levant ni du couchant,
ni du désert, que vient le relèvement.
Non, c'est Dieu qui jugera :
il abaisse les uns, les autres il les relève.

Le Seigneur tient en main une coupe
où fermente un vin capiteux ;
il le verse, et tous les impies de la terre
le boiront jusqu'à la lie.

Et moi, j'annoncerai toujours
dans mes hymnes au Dieu de Jacob :
« Je briserai le front des impies,
et le front du juste s'élèvera ! »

MEDITATION

La Vierge Marie visiblement connaissait les psaumes par cœur. Quand elle chante le « Magnificat » (*) avec sa voix fraiche et joyeuse, elle reprend sans même s’en rendre compte les versets de notre psaume. Les humbles, ceux qui sont toujours derrière, les oubliés, les dédaignés, Dieu les couronne d’amour et de tendresse. Il leur donne la première place au festin des noces de l’Agneau. Mais les repus, les suffisants, les riches, Dieu leur impose de servir les petits. Alors c’est le monde à l’envers ! et c’est la révolution !
Oui d'accord, mais ce programme, est-ce pas une utopie ? Ou alors est-ce seulement une espérance pour le paradis ? Quand les honneurs seront-ils renversés ? Est-il possible qu’on laisse une place pour les étrangers, les boiteux, les filles moches et les garçons qui bégaient ? Les enfants trisomiques peuvent-ils jouer avec les blondinets dans le square ?
Les saints et les saintes ont le génie de reconnaître les enfants de Dieu dans le troupeau des petits et des disgraciés.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/vGfWqzaWamk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

Voyez sœur Emmanuelle avec les chiffonniers qui ont la morve au nez et des hépatites dans les veines, Voyez Padre Pio avec les paumés de la modernité, le père Damien avec les lépreux d’Océanie, l’abbé Pierre avec les SDF, le père Wresenski et Geneviève de Gaulle Anthonioz avec les mères débordées et illettrées, Paul VI qui fit assoir Joseph, paysan du Burkina, parmi les évêques du Concile au beau milieu de Saint Pierre de Rome. Jeanne Jugan avec les vieillards abandonnés, les sœurs de Saint-Vincent de Paul qui soignent les malades du SIDA en Centrafrique, les chefs scouts qui organisent des grands jeux entre les tours des banlieues, les grands-parents qui donnent des cours de rattrapage au petit Mohamed et à la petite Jennifer, tous, tous, ils prouvent en douce que le royaume de Dieu est déjà là.
Fais de moi, Seigneur, le signe de la révolution des cœurs qui a déjà commencé.





* Évangile selon saint Luc, chapitre 1, versets 46 à 55

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/MqUFQTW_Cv4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 27 Sep 2016 - 9:25


Psaume 75
mon âme refuse le réconfort

Dieu s'est fait connaître en Juda ;
en Israël, son nom est grand.
A Salem il a fixé sa tente,
et sa demeure à Sion.
Ici, il a brisé les traits de l'arc,
l'épée, le bouclier et la guerre.

Magnifique, toi, tu resplendis
au-dessus d'une montagne de butin.
Les voici dépouillés, ces guerriers,
endormis, tous ces braves aux mains inertes.
Sous ta menace, Dieu de Jacob,
le char et le cheval se sont figés.

Toi, tu es le redoutable !
Qui tiendra sous les coups de ta fureur ?
Des cieux, tu prononces le verdict ;
la terre a peur et se tait
quand Dieu se lève pour juger,
pour sauver tous les humbles de la terre.

La colère des hommes te rend gloire
quand les survivants te font cortège.
Faites des voeux et tenez vos promesses
au Seigneur votre Dieu ; vous qui l'entourez,
portez votre offrande au redoutable.
Il éteint le souffle des princes,
lui, redoutable aux rois de la terre !

MEDITATION
Peur

Il est des hommes qui ont fait croire aux autres que Dieu avait double visage. Un visage de bonté pour ceux qui observaient ses lois, et un visage de colère contre ceux qui s’en éloignaient.
Il est des hommes qui ont utilisé la peur de Dieu, pour asseoir leur autorité, au prétexte de dire son Nom.

Mais c’est bobards et menteries !

Ils flattent en nous les forces qui veulent venir à bout de Toi !

Et voilà que tu viens faire les comptes et prononcer ton verdict.
Ils peuvent trembler – oui – avoir peur, ceux qui ont monté les hommes les uns contre les autres, accusés ceux-ci, divisés ceux-là et fait de ton Nom une arme de guerre !
Tu viens briser – oui – briser le bouclier, l’épée, briser la guerre, casser la guerre, (sans briser le guerrier) ; qu’elle ne soit plus !
Alors, il peut se figer, le char ! Son avenir est la décharge.
Et l’armure du guerrier peut perdre sa brillance ! Elle est destinée au feu de la forge, qui en fera de jolies balustrades, et des râteaux de jardiniers.

Tu viens tordre – oui – tordre les paroles fausses de ceux qui ont tordu ton Nom. Et les menteurs peuvent trembler, car tout ce qui est faussé et vrillé, va subir ta force de redressement !
Une fois déshabillés de leurs menteries, tu les regarderas bien dans les yeux, et ils verront que Toi Seigneur, tu as connu la peur à chaque fois qu’un de nous a tremblé.

Alors, ils connaîtront la « crainte de Dieu », cette phobie que les amoureux éprouvent à l’idée de blesser celui ou celle qu’ils aiment.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/YjgH0F5__Ro" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 28 Sep 2016 - 9:40


Psaume 76
Tes exploits, je médite

Vers Dieu, je crie mon appel !
Je crie vers Dieu : qu'il m'entende !

Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ;
la nuit, je tends les mains sans relâche,
mon âme refuse le réconfort.

Je me souviens de Dieu, je me plains,
je médite et mon esprit défaille.
Tu refuses à mes yeux le sommeil ;
je me trouble, incapable de parler.

Je pense aux jours d'autrefois,
aux années de jadis ;
la nuit, je me souviens de mon chant,
je médite en mon coeur, et mon esprit s'interroge.

Le Seigneur ne fera-t-il que rejeter,
ne sera-t-il jamais plus favorable ?
Son amour a-t-il donc disparu ?
S'est-elle éteinte, d'âge en âge, la parole ?


Dieu oublierait-il d'avoir pitié,
dans sa colère a-t-il fermé ses entrailles ?
J'ai dit : « Une chose me fait mal,
la droite du Très-Haut a changé. »

Je me souviens des exploits du Seigneur,
je rappelle ta merveille de jadis ;
je me redis tous tes hauts faits,
sur tes exploits je médite.



Dieu oublierait-il d'avoir pitié,
dans sa colère a-t-il fermé ses entrailles ?
J'ai dit : « Une chose me fait mal,
la droite du Très-Haut a changé. »

Je me souviens des exploits du Seigneur,
je rappelle ta merveille de jadis ;
je me redis tous tes hauts faits,
sur tes exploits je médite.
Dieu, la sainteté est ton chemin !
Quel Dieu est grand comme Dieu ?

Tu es le Dieu qui accomplis la merveille,
qui fais connaître chez les peuples ta force :
tu rachetas ton peuple avec puissance,
les descendants de Jacob et de Joseph.

Les eaux, en te voyant, Seigneur,
les eaux, en te voyant, tremblèrent,
l'abîme lui-même a frémi.

Les nuages déversèrent leurs eaux,
les nuées donnèrent de la voix,
la foudre frappait de toute part.

Au roulement de ta voix qui tonnait,
tes éclairs illuminèrent le monde,
la terre s'agita et frémit.

Par la mer passait ton chemin,
tes sentiers, par les eaux profondes ;
et nul n'en connaît la trace.

MEDITATION

« Le Seigneur dit : J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs, car je connais ses douleurs.
Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens, et pour le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays. Voici, les cris d'Israël sont venus jusqu'à moi ». (*)

Un Dieu qui entend et tient parole.
La parole, c’est ce qui nous tient, tous, chacun. C’est ce qui nous fait vivre. Et peut nous faire mourir quand elle se métamorphose en mensonge, en dédain, en désinvolture.
Quand elle ne prend pas au sérieux la douleur, l’oppression, le silence.
Le psalmiste souffre : Son Dieu serait-il un Dieu inconstant qui hier accomplit des merveilles, étendit son bras contre les ennemis, et aujourd’hui il aurait oublié ? « La droite du Très Haut a changé. » (**)
C’est là aussi que se faufile ma plainte.
Où est-il le Dieu de mon Salut ? Celui de toute pitié ? Est-il trop occupé pour prendre soin de ma supplique ? De celle que je porte avec d’autres ? Questions sans réponse. Mais question juste devant la douleur et le non-sens.

Alors je tente un pas de côté, modeste.
Car mon Dieu est celui du psalmiste mais autrement que pour lui. Car sa parole, celle qui fait sa force, nous a été donnée, entièrement, dans le Verbe fait chair, Jésus, Parole du Père où tout est dit.
Parole d’un pauvre. D’un Fils qui tient sa Promesse non par son bras puissant, mais par sa vie confiée, par son côté ouvert d’où coule la vie.

Oui, mon Dieu tient parole. Sinon je suis perdue. Mais le Christ Jésus l’adresse à mon cœur, pour me soulever vers les vivants.
« Quel Dieu est grand comme Dieu ? » (***) Le « Très bas » qui s’invite chez moi.



* Livre de l’Exode, chapitre 3, versets 8 à 11
** psaume 76, verset 21
*** psaume 76, verset 14

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0WerLSHgyKA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ydWYZuTIq24" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 29 Sep 2016 - 10:59


Psaume 77 1-18
Tends l'oreille

Écoute ma loi, ô mon peuple,
tends l'oreille aux paroles de ma bouche.
J'ouvrirai la bouche pour une parabole,
je publierai ce qui fut caché dès l'origine.

Nous avons entendu et nous savons
ce que nos pères nous ont raconté ;
nous le redirons à l'âge qui vient,
sans rien cacher à nos descendants :
les titres de gloire du Seigneur,
sa puissance et les merveilles qu'il a faites.

Il fixa une règle en Jacob,
il établit en Israël une loi,
loi qui ordonnait à nos pères
d'enseigner ces choses à leurs fils,
pour que l'âge suivant les connaisse,
et leur descendance à venir.

Qu'ils se lèvent et les racontent à leurs fils
pour qu'ils placent en Dieu leur espoir
et n'oublient pas les exploits du Seigneur
mais observent ses commandements. :

Qu'ils ne soient pas, comme leurs pères,
une génération indocile et rebelle,
génération de coeurs inconstants
et d'esprits infidèles à Dieu.

Les fils d'Éphraïm, archers d'élite,
se sont enfuis, le jour du combat :
ils n'ont pas gardé l'alliance de Dieu,
ils refusaient de suivre sa loi ;
ils avaient oublié ses exploits,
les merveilles dont ils furent les témoins.

Devant leurs pères il accomplit un miracle
en Égypte, au pays de Tanis :
il fend la mer, il les fait passer,
dressant les eaux comme une digue ;
le jour, il les conduit par la nuée,
et la nuit, par la lumière d'un feu.

Il fend le rocher du désert
les désaltère aux eaux profondes ;
de la roche, il tire des ruisseaux
qu'il fait dévaler comme un fleuve.

Mais ils péchaient encore contre lui,
dans les lieux arides ils bravaient le Très-Haut ;
ils tentaient le Seigneur dans leurs coeurs,
ils réclamèrent de manger à leur faim.

MEDITATION

Tends l’oreille

Il y a un devoir de mémoire, une nécessité de se remémorer les hauts faits de Dieu dans les âges passés. Pour le peuple hébreu, le passage de la Mer Rouge, la nuée pour le conduire dans le désert ou le rocher fendu, sont autant d’évènements fondateurs.
Il y a un devoir de mémoire, car la connaissance du passé éclaire les hauts faits du présent. Non seulement pour Israël, mais aussi pour nous, frères de la Nouvelle Alliance. Ainsi, le verset 16 :  « De la roche, il tire des ruisseaux qu’il fait dévaler comme un fleuve » éclaire le sens de l’eau tirée du côté du Christ sur la croix, lui, notre Rocher. C’est le nouveau baptême de l’Eglise dans l’eau et l’Esprit.
Il y a un devoir de mémoire, un devoir de transmission aux générations qui suivent : « Qu’ils se lèvent et racontent ces exploits à leurs fils pour qu’ils placent en Dieu leur espoir ». L’oubli menaçait et menace toujours de recouvrir cette extraordinaire histoire entre Dieu et son peuple : « Ils avaient oublié ses exploits, les merveilles dont ils furent les témoins » (*)
Il y a un devoir de mémoire, une urgence pour notre génération d’une nouvelle évangélisation, pour reprendre l’expression de Jean-Paul II. Il s’agit de proposer aux hommes d’aujourd’hui la Bonne Nouvelle dans des mots qui les rejoignent, qui les aide à mieux vivre en frères, à mieux réussir leurs amours, à mieux surmonter les épreuves de la vie.
Puisse la force de l’Esprit venir « nous désaltérer en eau profonde », à la source même de notre baptême.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/46yolZfaHaM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/v-xV8XHV8PA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 30 Sep 2016 - 8:13

Psaume 77 19-42
Foi en Dieu

Ils s'en prennent à Dieu et demandent :
« Dieu peut-il apprêter une table au désert ?
Sans doute, il a frappé le rocher :
l'eau a jailli, elle coule à flots !
Mais pourra-t-il nous donner du pain
et procurer de la viande à son peuple ? »

Alors le Seigneur entendit et s'emporta,
il s'enflamma de fureur contre Jacob,
sa colère monta contre Israël.
Car ils n'avaient pas foi en Dieu,
ils ne croyaient pas qu'il les sauverait.

Il commande aux nuées là-haut,
il ouvre les écluses du ciel :
pour les nourrir il fait pleuvoir la manne,
il leur donne le froment du ciel ;
chacun se nourrit du pain des Forts,
il les pourvoit de vivres à satiété.

Dans le ciel, il pousse le vent d'est
et lance le grand vent du midi.
Sur eux il fait pleuvoir une nuée d'oiseaux,
autant de viande que de sable au bord des mers.
Elle s'abat au milieu de leur camp
tout autour de leurs demeures.
Ils mangent, ils sont rassasiés,
Dieu contentait leur envie.

Mais leur envie n'était pas satisfaite,
ils avaient encore la bouche pleine,
quand s'éleva la colère de Dieu :
il frappe les plus vaillants d'entre eux
et terrasse la jeunesse d'Israël.
Et pourtant ils péchaient encore,
ils n'avaient pas foi en ses merveilles.
D'un souffle il achève leurs jours,
et leurs années en un moment.

Quand Dieu les frappait, ils le cherchaient,
ils revenaient et se tournaient vers lui :
ils se souvenaient que Dieu est leur rocher,
et le Dieu Très-Haut, leur rédempteur.

Mais de leur bouche ils le trompaient,
de leur langue ils lui mentaient.
Leur coeur n'était pas constant envers lui ;
ils n'étaient pas fidèles à son alliance.

Et lui, miséricordieux,
au lieu de détruire, il pardonnait ;
maintes fois, il retint sa colère
au lieu de réveiller sa violence.
Il se rappelait : ils ne sont que chair,
un souffle qui s'en va sans retour.
Que de fois au désert ils l'ont bravé,
offensé dans les solitudes !
De nouveau ils tentaient Dieu,
ils attristaient le Saint d'Israël.
Ils avaient oublié ce jour
où sa main les sauva de l'adversaire.

MEDITATION
Comment survivre au désert, sans eau, sans nourriture ? Cette expérience radicale a formé la foi d’Israël. Elle lui a appris à recevoir la vie dans le dénuement, le manque d’eau et de pain, les périls, l’incertitude sur quoi demain sera fait. Elle lui a fait découvrir que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (*), comme Jésus le redira au tentateur en digne fils du peuple d’Israël (**). Mais comprendre cela n’est pas une chose facile. Le psalmiste nous raconte l’histoire d’un rude combat au désert contre le découragement et le doute. L’eau jaillie du rocher, le don quotidien d’un pain venu du ciel, la manne, une viande donnée à satiété, les merveilles accomplies chaque jour par Dieu pour que son peuple survive au désert sont sans cesse recouvertes du sable de l’oubli. Ce combat de la foi, nous le menons nous aussi. Dans le désert de nos vies, éprouvés par le manque, manque de santé, manque de force morale, manque de travail et de quoi subsister dignement, manque de considération, d’affection, cruel manque de liberté et tous les manques dont peut souffrir un homme, nous n’avons qu’une issue. Mais cette issue – la foi – ne ment pas ! Il faut nous fier aux merveilles de la foi. Tout ce qui arrive de bon au quotidien, souvent de simples petits riens et petits signes qui mettent un instant la joie au cœur, et que la foi sait voir. Et la foi porte vie. Elle seule peut chasser les démons que le manque suscite, frustration, envie, ressentiment. La foi n’est-elle pas la première des merveilles de Dieu dans une vie ?


* livre du Deutéronome, chapitre 8, verset 3
** Évangile selon saint Matthieu, chapitre 4, verset 4

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4sBICDwCR54" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 1 Oct 2016 - 12:37

Psaume 77 43-72
Comme un arc infidèle

Par ses signes il frappa l'Égypte,
et le pays de Tanis par ses prodiges.
Il transforme en sang l'eau des fleuves
et les ruisseaux, pour qu'ils ne boivent pas.
Il leur envoie une vermine qui les ronge,
des grenouilles qui infestent tout.

Il livre les récoltes aux sauterelles
et le fruit de leur travail aux insectes.
Il ravage leurs vignes par les grêlons
et leurs figuiers par le gel.

Il abandonne le bétail à la grêle
et les troupeaux à la foudre.
Il lâche sur eux le feu de sa colère,
indignation, fureur, effroi,
il envoie des anges de malheur.

Il ouvre la route à sa colère,
il abandonne leur âme à la mort,
et livre leur vie à la peste.
Il frappe tous les fils aînés de l'Égypte,
sous les tentes de Cham, la fleur de sa race.

Tel un berger, il conduit son peuple,
il pousse au désert son troupeau.
Il les guide et les défend, il les rassure ;
leurs ennemis ont engloutis par la mer.

Il les fait entrer dans son domaine sacré,
la montagne acquise par sa main.
Il chasse des nations devant eux,
il délimite leurs parts d'héritage
et il installe sous leurs tentes les tribus d'Israël.

Mais ils bravaient, ils tentaient le Dieu Très-Haut,
ils refusaient d'observer ses lois ;
ils déviaient comme leurs pères, ils désertaient,
trahissaient comme un arc infidèle.
Leurs hauts lieux le provoquaient,
leurs idoles excitaient sa jalousie.

Dieu a entendu, il s'emporte,
il écarte tout à fait Israël ;
il quitte la demeure de Silo,
la tente qu'il avait dressée chez
les hommes ;
il laisse capturer sa gloire,
et sa puissance par des mains ennemies.

Il livre son peuple à l'épée,
contre son héritage, il s'emporte :
le feu a dévoré les jeunes gens,
les jeunes filles n'ont pas connu la joie des noces ;
les prêtres sont tombés sous l'épée,
les veuves n'ont pas chanté leur lamentation.

Le Seigneur, tel un dormeur qui s'éveille,
tel un guerrier que le vin ragaillardit,
frappe l'ennemi à revers
et le livre pour toujours à la honte.

Il écarte la maison de Joseph,
ne choisit pas la tribu d'Éphraïm.
Il choisit la tribu de Juda,
la montagne de Sion, qu'il aime.Il a bâti comme le ciel son temple ;
comme la terre, il l'a fondé pour toujours.

Il choisit David son serviteur ;
il le prend dans les parcs à moutons ;
il l'appelle à quitter ses brebis
pour en faire le berger de Jacob, son peuple,
d'Israël, son héritage.

Berger au coeur intègre,
sa main prudente les conduit.

MEDITATION

Quelle histoire ! Quelle histoire chahutée et si crédible aussi. Crédible, parce qu’imparfaite ; sainte, parce que si humaine, jouant tour à tour de défaites en victoires. Trahisons, alliances, amours : tout y est. Et Dieu dans tout cela, tellement humain lui-même. Jaloux et contrarié, rebelle et guerrier il pourchasse et châtie. Comment ? Quel outrage ! On voudrait Dieu plus sage. On le voudrait distant là-haut sur un nuage, regardant sans les voir les hommes et leurs misères. Ou bien trop empressé de prendre notre place, en nous forçant la main à la moindre occasion pour nous contraindre au bien, qu’on entende raison. Mais Il nous créa libres, comment l’oublierait-il ? Dieu peut tout, mais reprendre, c’est voler ; et Dieu n’est pas voleur. Nous voilà donc emmêlés dans une histoire houleuse. Et Dieu vient nous rejoindre là où nous sommes placés. Incognito il passe, et réveille les cœurs, du jeune roi David, de Moïse et des autres. Il passe, et l’homme se souvient : de sa grande destinée, du commandement divin, de son devoir d’aimer. En voyant cette histoire, c’est ma vie que je vois. Mes propres trahisons, et ces moments aussi où Dieu sans se faire voir a réveillé en moi la part la plus belle. Elle se nomme « liberté », et fait de moi un roi.


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4sBICDwCR54" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 2 Oct 2016 - 9:27


Psaume 78
Risée

Dieu, les païens ont envahi ton domaine ;
ils ont souillé ton temple sacré
et mis Jérusalem en ruines.

Ils ont livré les cadavres de tes serviteurs
en pâture aux rapaces du ciel
et la chair de tes fidèles, aux bêtes de la terre ;
ils ont versé le sang comme l'eau
aux alentours de Jérusalem :
les morts restaient sans sépulture.

Nous sommes la risée des voisins,
la fable et le jouet de l'entourage.
Combien de temps, Seigneur, durera ta colère
et brûlera le feu de ta jalousie ?

Déverse ta fureur
sur les païens qui ne t'ont pas reconnu,
sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom,
car ils ont dévoré Jacob
et ravagé son territoire.
Ne retiens pas contre nous les péchés de nos ancêtres :
que nous vienne bientôt ta tendresse,
car nous sommes à bout de force !

Aide-nous, Dieu notre Sauveur,
pour la gloire de ton nom !
Délivre-nous, efface nos fautes,
pour la cause de ton nom !

Pourquoi laisser dire au païens :
« Où donc est leur Dieu ? »
Que les païens, sous nos yeux, le reconnaissent:
il sera vengé, le sang versé de tes serviteurs.

Que monte en ta présence la plainte du captif !
Ton bras est fort : épargne ceux qui doivent mourir.
[Rends à nos voisins, sept fois, en plein coeur,
l'outrage qu'ils t'ont fait, Seigneur Dieu.]

Et nous, ton peuple, le troupeau que tu conduis,
sans fin nous pourrons te rendre grâce
et d'âge en âge proclamer ta louange.



MEDITATION
Quel chrétien n’a éprouvé la risée des voisins parce qu’il essayait timidement de vivre sa foi ? Au Soudan du Nord, en Indonésie de l’ouest, au Nigéria du centre, on assassine les chrétiens comme des agneaux de bas prix à l’abattoir. Chez nous, Dieu merci il n’en n’est pas ainsi. Mais les humiliations dans la cour de récréation pour la fille qui porte une petite croix autour du cou, mais les ricanements sur les plateaux de télévision, mais les lazzis des collègues quand on annonce qu’on prend quelques jours de congés pour un pèlerinage, mais les haussements d’épaules dédaigneux quand les amis découvrent que vous êtes dames caté…
Peut-être vaut-il mieux cette risée que l’indifférence. Peut-être pouvons-nous répondre avec humour au conformisme bien-pensant qui juge que les trucs de curés sont réservés aux vieilles filles mal dans leur peau et aux bigots.

Peut-être pouvons-nous nous souvenir des moqueries et des crachats que le Christ eut à subir (*). Peut-être pouvons-nous plaindre les voisins qui se gaussent, sûrs de leur supériorité de libres-penseurs voltairiens pourtant bien ringarde. Peut-être devons-nous nous souvenir que les mêmes qui nous pointaient du doigt sont venus nous trouver en cachette pour demander de mettre un cierge à la grotte pour leur fils drogué. Peut-être devons-nous ne pas oublier les fiers qui gloussent mais qui viennent nous trouver en cachette pour qu’on leur donne des raisons d’espérer lorsqu’un décès les surprend.
Seigneur, garde-nous de nous moquer de ceux qui ne croient pas comme nous.



* Évangile selon saint Matthieu, chapitre 27, versets 27 et suivants

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/O9j9WOFsQII" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

Chant d'Espérance

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NAQw27LVBMo" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 3 Oct 2016 - 8:58

Psaume 80
Les eaux de la discorde

Criez de joie pour Dieu, notre force,
acclamez le Dieu de Jacob.

Jouez, musiques, frappez le tambourin,
la harpe et la cithare mélodieuse.
Sonnez du cor pour le mois nouveau,
quand revient le jour de notre fête.

C'est là, pour Israël, une règle,
une ordonnance du Dieu de Jacob ;
il en fit, pour Joseph, une loi
quand il marcha contre la terre d'Égypte.

J'entends des mots qui m'étaient inconnus :
« J'ai été le poids qui chargeait ses épaules ;
ses mains ont déposé le fardeau.

« Quand tu criais sous l'oppression, je t'ai sauvé;
je répondais, caché dans l'orage,
je t'éprouvais près des eaux de Mériba.

« Écoute, je t'adjure, ô mon peuple ;
vas-tu m'écouter, Israël ?
Tu n'auras pas chez toi d'autres dieux,
tu ne serviras aucun dieu étranger.
« C'est moi, le Seigneur ton Dieu,
qui t'ai fait monter de la terre d'Égypte !
Ouvre ta bouche, moi, je l'emplirai.

« Mais mon peuple n'a pas écouté ma voix,
Israël n'a pas voulu de moi.
Je l'ai livré à son coeur endurci :
qu'il aille et suive ses vues !

« Ah ! Si mon peuple m'écoutait,
Israël, s'il allait sur mes chemins !
Aussitôt j'humilierais ses ennemis,
contre ses oppresseurs je tournerais ma main.

« Mes adversaires s'abaisseraient
devant lui ;
tel serait leur sort à jamais !
Je le nourrirais de la fleur du froment,
je le rassasierais avec le miel du rocher ! »

MEDITATION
« Les eaux de Mériba » (*), les eaux de la discorde, de la querelle. Nous sommes dans le désert. Le peuple est sorti d’Égypte depuis 38 ans et il continue de marcher vers la terre attendue, promise. Pour l’heure, rien que du désert, encore et toujours.
Les fils d’Israël n’en peuvent plus. Ils s’adressent alors à ses intercesseurs : Moïse et Aaron. Est-ce parce qu’ils sont à bout de force ? Est-ce Moïse et son frère Aaron qui eux-mêmes doutent ? En tout cas la défiance est là : nombre des compagnons de la première génération sont morts avant d’atteindre le pays de miel. La seconde génération commence à craindre le même sort.
Terrible temps du doute.
La discorde, la querelle habitent parfois nos vies. Y compris en notre Église où il peut être si difficile de débattre sereinement, dans le respect de chacun et de sa sensibilité.
La querelle prend le pas sur la primauté de la relation à Dieu et de l’attention à l’autre.
Jésus lui-même a fait face aux eaux de la discorde de ses disciples (**), eux qui se disputent sur leur place dans le Royaume, plutôt que d’entourer Jésus, dans sa marche difficile. Querelle dérisoire devant la gravité de la confiance à faire. Controverses insignifiantes de nos existences où nous épuisons nos forces. Des forces pourtant si précieuses pour croire à la Parole qui fait vivre, dans les nuits du doute. « Cœurs endurcis » aussi des grands prêtres qui, au long de l’évangile, craignent pour leurs pouvoirs et leurs avantages. Le cœur endurci empêche d’être touché par le vrai Dieu, celui qui veut « décharger notre fardeau » en le portant avec nous.

Préférons un cœur blessé, peut-être, mais vivant et confiant.




* Voir Livre des Nombres , chapitre 20, versets 1 à 13
* Évangile selon saint Marc, chapitre 10, versets 35 à 41

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/dI-bObhFDAY" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/3hKKSuZ1ibE" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 4 Oct 2016 - 10:12


Psaume 81
Libérez le faible

Dans l'assemblée divine, Dieu préside ;
entouré des dieux, il juge.

« Combien de temps jugerez-vous sans justice,
soutiendrez-vous la cause des impies ?

« Rendez justice au faible, à l'orphelin ;
faites droit à l'indigent, au malheureux.

« Libérez le faible et le pauvre,
arrachez-les aux mains des impies. »

Mais non, sans savoir, sans comprendre,
ils vont au milieu des ténèbres :
les fondements de la terre en sont ébranlés.

« Je l'ai dit : Vous êtes des dieux,
des fils du Très-Haut, vous tous !

« Pourtant, vous mourrez comme des hommes,
comme les princes, tous, vous tomberez ! »

Lève-toi, Dieu, juge la terre,
car toutes les nations t'appartiennent.

MEDITATION



« Lève-toi, Dieu, juge la terre, car toutes les nations t’appartiennent. »
Quand on pense à un juge, on pense le plus souvent à l’homme chargé de rendre froidement la justice en appliquant des lois. Pourtant un juge, c’est aussi celui qui sert d’arbitre dans une contestation, celui qui est appelé à évaluer une situation, donner son avis. Dans la situation que décrit le psaume d’aujourd’hui, Dieu est qualifié pour donner son avis et prendre parti devant tous ceux qui jugent sans justice. « Rendez justice au faible, à l’orphelin. Faites droit à l’indigent, au malheureux. Libérez le faible et le pauvre ».
Tel est le visage de notre Dieu qui se lève comme juge pour nous sauver. Il est notre délivrance et nul Dieu n’est comme lui. Il juge avec justice parce qu’il libère de la main des impies, des profiteurs, les êtres sans défense.

L’ordre injuste qui règne sur notre monde, favorise souvent les impies au dépens des pauvres opprimés et humiliés. Cette situation, Dieu ne l’accepte pas. Si Dieu se lève et prend parti pour les faibles, les malheureux, les humiliés, c’est parce qu’ils doivent être libérés, c’est-à-dire mis en sécurité, protégés.
Exercer la justice à leur égard consiste à les délivrer de leurs oppresseurs dont ils sont victimes et à rétablir leurs droits. Telle est la promesse de Dieu et de son Messie. A notre petite logique humaine du profit, Dieu oppose sa propre logique. Celle de l’Evangile, où les derniers sont premiers. Notre espérance, c’est que l’Esprit de Dieu se répande sur le monde et saisisse toutes les nations, impies compris car, comme le dit le psaume, c’est à Dieu que tous appartiennent.


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/uw0xS5QUxGk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 5 Oct 2016 - 9:56


Psaume 82
Contre ton peuple.

Dieu, ne garde pas le silence,
ne sois pas immobile et muet.
Vois tes ennemis qui grondent,
tes adversaires qui lèvent la tête.

Contre ton peuple, ils trament un complot,
ils intriguent contre les tiens.
Ils disent : " Venez ! retranchons-les des nations:
que soit oublié le nom d'Israël ! "

Oui, tous ensemble ils intriguent ;
ils ont fait alliance contre toi,
ceux d'Edom et d'Ismaël,
ceux de Moab et d'Agar ;

Guébal, Ammon, Amalec,
la Philistie, avec les gens de Tyr ;
même Assour s'est joint à eux
pour appuyer les fils de Loth.

Traite-les comme tu fis de Madian,
de Sissera et Yabin au torrent de Qissôn :
ils ont été anéantis à Enn-Dor,
ils ont servi de fumier pour la terre.
Supprime leurs chefs comme Oreb et Zéèb,
tous leurs princes, comme Zéba et Salmuna,
eux qui disaient : " A nous,
à nous le domaine de Dieu ! "

Dieu, rends-les pareils au brin de paille,
à la graine qui tourbillonne dans le vent.
Comme un feu dévore la forêt,
comme une flamme embrase les montagnes,
oui, poursuis-les de tes ouragans,
et que tes orages les épouvantent !

Que leur front soit marqué d'infamie,
et qu'ils cherchent ton nom, Seigneur !
Frappés pour toujours d'épouvante et de honte,
qu'ils périssent, déshonorés !

Et qu'ils le sachent :
toi seul, tu as pour nom Le Seigneur,
le Très-Haut sur toute la terre !

MEDITATION

C’est l’histoire d’une nation qu’on a voulu rayer de la carte, jusqu’à faire oublier son nom. Mais est-ce uniquement cette histoire-là, celle des violentes tribulations de l’Israël ancien ? Non, on les a vu ailleurs aussi ces chefs et ces princes, qui disaient : « À nous le domaine de Dieu ! » La puissance n’appelle-t-elle pas toujours plus de puissance ? Aujourd’hui encore les dominants de ce monde dans la politique, la finance, l’économie, veulent élargir toujours plus leur domaine, jusqu’à y inclure et la terre et le ciel. Mais est-ce la cause de Dieu que défend le psalmiste, lorsqu’il crie dans sa prière : « Qu’ils le sachent : toi seul, tu as pour nom Le Seigneur, le Très-Haut sur toute la terre ! »  Dieu aurait-il alors besoin qu’un homme l’avertisse du danger qui le guette ?

« Vois tes ennemis qui grondent, les adversaires qui lèvent la tête. » Mais non, le psalmiste sait bien que les idolâtres du pouvoir ne peuvent pas se maintenir devant sa face : « Rends-les pareils au brin de paille, à la graine qui tourbillonne dans le vent. » C’est la cause de l’homme que défend le psalmiste. Et sa prière porte plus loin que la seule situation de son peuple humilié. Elle rejoint la prière de tous les humiliés de la terre.

Jésus, au jour de Ta passion, Ponce Pilate a appris de ta bouche qu’un seul a pour nom Le Seigneur, lorsque tu lui as dit : « Tu n’aurais sur moi aucun pouvoir s’il ne t’avait été donné d’en haut » (*). Délivre-nous de tout esprit de domination, donne-nous l’amour des pauvres !



* Évangile selon saint Jean, chapitre 19, verset 11


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/xJrZLzn4WiM" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 6 Oct 2016 - 8:31


Psaume 83
Un jour dans tes parvis

De quel amour sont aimées tes demeures,
Seigneur, Dieu de l'univers !

Mon âme s'épuise à désirer
les parvis du Seigneur ;
mon coeur et ma chair sont un cri
vers le Dieu vivant !

L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison,
et l'hirondelle, un nid pour abriter sa couvée :
tes autels, Seigneur de l'univers,
mon Roi et mon Dieu !

Heureux les habitants de ta maison :
ils pourront te chanter encore !
Heureux les hommes dont tu es la force :
des chemins s'ouvrent dans leur coeur !

Quand ils traversent la vallée de la soif,
ils la changent en source ;
de quelles bénédictions la revêtent
les pluies de printemps !

Ils vont de hauteur en hauteur,
ils se présentent devant Dieu à Sion.
Seigneur, Dieu de l'univers, entends ma prière ;
écoute, Dieu de Jacob.
Dieu, vois notre bouclier,
regarde le visage de ton messie.

Oui, un jour dans tes parvis
en vaut plus que mille.

J'ai choisi de me tenir sur le seuil,
dans la maison de mon Dieu,
plutôt que d'habiter
parmi les infidèles.

Le Seigneur Dieu est un soleil,
il est un bouclier ;
le Seigneur donne la grâce,
il donne la gloire.

Jamais il ne refuse le bonheur
à ceux qui vont sans reproche.

Seigneur, Dieu de l'univers,
heureux qui espère en toi !

MEDITATION

La place est incommode, balayée par le vent. On tient à peine ici, sur le seuil, à la porte. Dedans, c’est la pénombre, c’est l’église, c’est le Temple où Dieu est retiré. C’est la pièce cachée où il faut le trouver. C’est le mystère profond dont il fait sa demeure. Au dehors, c’est la ville, sa lumière, ses cris, la foule qui ignore que Dieu habite ici. Je suis là, entre deux, sur la crête fragile. Je suis là, sur le seuil où tout devient possible, et je voudrais d’un coup embrasser l’un et l’autre : le monde qui bouillonne et mon Dieu si paisible. Les étreindre et unir dans une seule prière et la ville et le Temple et l’univers entier.
Ce parvis est gravé par les pas trop pressés de ceux qui vont et viennent et rarement ne s’arrêtent.

ls courent, ils s’affairent : l’argent, la gloire, ou bien d’autres soucis, la maladie, la peine. Figés dans leurs pensées ils n’entreront jamais. C’est donc moi qui pour eux parlerai à mon Dieu : « Tu la vois cette ville, je te l’offre aujourd’hui. Prends pitié de la foule qui t’oublie chaque jour, qui meurt sans le savoir de t’avoir ignoré. Prends pitié de mes frères, pas un ne doit se perdre. Avec eux je viendrai sur ce seuil béni, je gravirai les marches d’où l’on voit et la ville et Dieu. Et ce seuil si étroit se changera en place où l’arbre de la vie offrira ombre et abri. Alors tu sortiras et tous verront ta face. » Sur le seuil un chemin s’est ouvert en mon cœur. Il va de l’homme à Dieu : le Temple est intérieur.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/I_kqlmmhz2k" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 7 Oct 2016 - 11:21


Psaume 84
La joie de ton peuple

Tu as aimé, Seigneur, cette terre,
tu as fait revenir les déportés de Jacob ;
tu as ôté le péché de ton peuple,
tu as couvert toute sa faute ;
tu as mis fin à toutes tes colères,
tu es revenu de ta grande fureur.

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut,
oublie ton ressentiment contre nous.
Seras-tu toujours irrité contre nous,
maintiendras-tu ta colère d'âge en âge ?

N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre
et qui seras la joie de ton peuple ?
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !
Son salut est proche de ceux qui le craignent.
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

MEDITATION

Quand Dieu vient sur la terre, quand Dieu naît de la même terre que les hommes, quand Jésus naît de la Vierge Marie et vient vivre avec vous, il ne le fait pas comme une corvée. Le Fils de Dieu ne quitte pas le sein du Père (*), ne descend pas du ciel pour obéir en râlant. Il n’est pas la personne de la Trinité qui se dévoue. Il fallait qu'il y en ait un qui s'y colle pour sauver le monde, bon c'est bon, j'y vais. Non, il vient parmi nous avec joie. Toute l'écriture le dit, Dieu aime la terre. Dieu trouve sa joie dans la compagnie des hommes affirme le livre des proverbes (**). Mieux, il danse pour nous avec des cris de joie écrit Sophonie le prophète (***). Il danse pour nous quand il nous rencontre ! Alors ce n’est pas le Dieu barbu et impassible avachi dans un nuage, comme se l’imaginent trop de nos contemporains.

C’est un Dieu qui danse et qui crie quand il nous rencontre. Ce n’est pas un Dieu qui nous en veut d’avoir tué son fils et qui nous le fait payer, c’est un Dieu qui aime cette terre et l’a faite belle pour notre plaisir.
Dieu aime tellement cette terre qu’il y passe le plus clair de son temps. Dieu traverse nos vies. Dieu est là mais nous ne le voyons pas. Nous sommes trop absorbés par nos soucis, nos envies, notre nombril. Dieu établit pourtant sa demeure dans notre cœur par la grâce du baptême. Nous le portons en nous, nous le portons sans y penser. Alors que par son Esprit-Saint le Seigneur nous fasse aimer cette terre. Et que cette terre chante son amour du Seigneur.



* Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 18
** Livre des Proverbes, chapitre 8, verset 31
*** Livre de Sophonie, chapitre 3, verset 17

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/iM2JIsQyo1s" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 8 Oct 2016 - 8:19


Psaume 84
La joie de ton peuple

Tu as aimé, Seigneur, cette terre,
tu as fait revenir les déportés de Jacob ;
tu as ôté le péché de ton peuple,
tu as couvert toute sa faute ;
tu as mis fin à toutes tes colères,
tu es revenu de ta grande fureur.

Fais-nous revenir, Dieu, notre salut,
oublie ton ressentiment contre nous.
Seras-tu toujours irrité contre nous,
maintiendras-tu ta colère d'âge en âge ?

N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre
et qui seras la joie de ton peuple ?
Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
et donne-nous ton salut.
J'écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
Ce qu'il dit, c'est la paix
pour son peuple et ses fidèles ;
qu'ils ne reviennent jamais à leur folie !
Son salut est proche de ceux qui le craignent.
et la gloire habitera notre terre.

Amour et vérité se rencontrent
justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre
et du ciel se penchera la justice.

Le Seigneur donnera ses bienfaits,
et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui,
et ses pas traceront le chemin.

MEDITATION
Quand Dieu vient sur la terre, quand Dieu naît de la même terre que les hommes, quand Jésus naît de la Vierge Marie et vient vivre avec vous, il ne le fait pas comme une corvée. Le Fils de Dieu ne quitte pas le sein du Père (*), ne descend pas du ciel pour obéir en râlant. Il n’est pas la personne de la Trinité qui se dévoue. Il fallait qu'il y en ait un qui s'y colle pour sauver le monde, bon c'est bon, j'y vais. Non, il vient parmi nous avec joie. Toute l'écriture le dit, Dieu aime la terre. Dieu trouve sa joie dans la compagnie des hommes affirme le livre des proverbes (**). Mieux, il danse pour nous avec des cris de joie écrit Sophonie le prophète (***). Il danse pour nous quand il nous rencontre ! Alors ce n’est pas le Dieu barbu et impassible avachi dans un nuage, comme se l’imaginent trop de nos contemporains.
C’est un Dieu qui danse et qui crie quand il nous rencontre. Ce n’est pas un Dieu qui nous en veut d’avoir tué son fils et qui nous le fait payer, c’est un Dieu qui aime cette terre et l’a faite belle pour notre plaisir.
Dieu aime tellement cette terre qu’il y passe le plus clair de son temps. Dieu traverse nos vies. Dieu est là mais nous ne le voyons pas. Nous sommes trop absorbés par nos soucis, nos envies, notre nombril. Dieu établit pourtant sa demeure dans notre cœur par la grâce du baptême. Nous le portons en nous, nous le portons sans y penser. Alors que par son Esprit-Saint le Seigneur nous fasse aimer cette terre. Et que cette terre chante son amour du Seigneur.



* Évangile selon saint Jean, chapitre 1, verset 18
** Livre des Proverbes, chapitre 8, verset 31
*** Livre de Sophonie, chapitre 3, verset 17

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/iM2JIsQyo1s" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/nfRb_k4Z3T8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 9 Oct 2016 - 9:30


Psaume 85
Toi que j'appelle

Écoute, Seigneur, réponds-moi,
car je suis pauvre et malheureux.
Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
sauve ton serviteur qui s'appuie sur toi.

Prends pitié de moi, Seigneur,
toi que j'appelle chaque jour.
Seigneur, réjouis ton serviteur :
vers toi, j'élève mon âme !

Toi qui es bon et qui pardonnes,
plein d'amour pour tous ceux qui t'appellent
écoute ma prière, Seigneur,
entends ma voix qui te supplie.

Je t'appelle au jour de ma détresse,
et toi, Seigneur, tu me réponds.
Aucun parmi les dieux n'est comme toi,
et rien n'égale tes oeuvres.

Toutes les nations, que tu as faites,
viendront se prosterner devant toi
et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
car tu es grand et tu fais des merveilles,
toi, Dieu, le seul.
Montre-moi ton chemin, Seigneur,
que Je marche suivant ta vérité ;
unifie mon coeur pour qu'il craigne ton nom.

e te rends grâce de tout mon coeur, Seigneur mon Dieu,
toujours je rendrai gloire à ton nom ;
il est grand, ton amour pour moi :
tu m'as tiré de l'abîme des morts.

Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi,
des puissants se sont ligués pour me perdre :
ils n'ont pas souci de toi.

Toi, Seigneur,
Dieu de tendresse et de pitié,
lent à la colère,
plein d'amour et de vérité !

Regarde vers moi,
prends pitié de moi.
Donne à ton serviteur ta force,
et sauve le fils de ta servante.

Accomplis un signe en ma faveur ;
alors mes ennemis, humiliés,
verront que toi, Seigneur,
tu m'aides et me consoles.

MEDITATION

Ton nom

Écoute, ô mon Dieu, le souffle de ma voix, si petite, si pauvre devant toi, ce tout petit murmure de rien du tout que je lance vers le ciel. Seigneur, toi qui tends l’oreille, toi qui n’es qu’oreille tendue vers nous, écoute, écoute la respiration de tes enfants qui te supplient et l’immense rumeur des peuples qui s’adressent à toi.

Ils tentent de murmurer ton Nom ; ils le découvrent en le balbutiant ; ils l’habitent en le chantant ; ils en font leur maison, leur abri, le sol où déposer leur pas. Quand se lève le chant de ceux qui te cherchent, quand des hommes acclament ton Nom, quelque chose en moi s’agenouille, et quelque chose en moi se redresse.
Quand je murmure ton Nom, Seigneur, en laissant mon souffle se mêler à celui du vent, ton souffle me ranime et vient rassembler mes petits bouts de vie éparpillés.

Ton Nom, imprononçable, aux multiples facettes, murmuré chaque fois pour la première fois,
ton Nom est le secret le plus intime de chacun.
Tu es celui qui vient, qui ne cesse de venir, d’être là et de venir encore.
Jésus – Dieu sauve –, Emmanuel – Dieu avec nous –, dit déjà tout de toi.

A ton Nom, Seigneur, tout être tombe à genou ; La terre se prosterne, le ciel s’agenouille et toutes les nations s’inclinent devant toi.

Viens Seigneur ! Viens murmurer en moi ton Nom, l’inscrire dans ma croute, le graver sur mes mains, toi qui as gravé mon nom sur ta peau, et le nôtre à chacun, gravés sur tes paumes, à en saigner.

Et que tout en moi s’agenouille et proclame que tu es Seigneur !


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/tldoQGtPICk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 10 Oct 2016 - 8:23


Psaume 86
Naître

Eelle est fondée sur les montagnes saintes.
Le Seigneur aime les portes de Sion
plus que toutes les demeures de Jacob.

Pour ta gloire on parle de toi,
ville de Dieu !
« Je cite l'Egypte et Babylone
entre celles qui me connaissent. »

Voyez Tyr, la Philistie, l'Ethiopie ;
chacune est née là-bas.
Mais on appelle Sion : « Ma mère ! »
car en elle, tout homme est né.

C'est lui, le Très-Haut, qui la maintient.

Au registre des peuples, le Seigneur écrit ;
« chacun est né là-bas. »
Tous ensemble ils dansent, et ils chantent ;
« En toi, toutes nos sources ! »

MEDITATION

S’il est bien une inégalité, c’est bien celle de la naissance. Entre amour et abandon, entre naissance espérée, attendue et naissance redoutée. Entre pauvreté et confort. Naître n’est pas toujours une bénédiction, pas davantage un don. Enfance heureuse, protégée, oui, mais aussi enfance bafouée, délaissée, douloureuse.
Violence des inégalités dès les commencements. Si nous pouvons nous émerveiller, il nous arrive tout autant de craindre pour la vie, l’avenir, du petit d’homme qui vient au monde.
Une autre naissance est racontée par le psalmiste. « On appelle Sion : « Ma mère ! » car en elle, tout homme est né. » (*)
Pour le priant, Jérusalem - Sion - est ville universelle, la cité fondée non de mains d’hommes mais par le Seigneur. Tous les peuples pourront ainsi renaître, Jérusalem sera comme leur mère. Dieu donne à chacun, d’où qu’il vienne, droit de cité dans la ville sainte.

Donner droit de cité. N’est-ce pas là ce que réalise l’amitié du Christ ? Lui qui ne fait acception de personne : enfant, malade, pécheur, étranger… Tout un chacun a droit de cité auprès de lui. À commencer par celles et ceux qui n’ont plus de lieu à eux : un paralytique passé par le toit, une femme qui va être lapidée, un homme pendu au bois d’une croix, comme Jésus. Chacune, chacun est de plein droit en sa présence aimante. En son secours.
Si le droit d’asile est loin d’être garanti en ce monde, il n’en est rien auprès de Dieu. La vraie cité sainte n’est plus une ville, mais un corps vivant, aimant, un corps ouvert à toute détresse comme à toute joie. Oui, en lui, en Jésus, tout homme est né. Et chacun peut renaître (**), même vieux ou abîmé, car c’est de l’eau et de l’Esprit, donnés par le Fils, qu’il revient vers la vie véritable. Celle qui retrouve un avenir.




* Psaume 86, verset 5
** Évangile selon saint Jean, chapitre 3, versets 4 à 8.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/B_HjVWLMc38" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 11 Oct 2016 - 8:55

Psaume 87
Au plus profond de la fosse

Seigneur, mon Dieu et mon salut,
dans cette nuit où je crie en ta présence,
que ma prière parvienne jusqu'à toi,
ouvre l'oreille à ma plainte.

Car mon âme est rassasiée de malheur,
ma vie est au bord de l'abîme ;
on me voit déjà descendre à la fosse,
je suis comme un homme fini.

Ma place est parmi les morts,
avec ceux que l'on a tués, enterrés,
ceux dont tu n'as plus souvenir,
qui sont exclus, et loin de ta main.

Tu m'as mis au plus profond de la fosse,
en des lieux engloutis, ténébreux ;
le poids de ta colère m'écrase,
tu déverses tes flots contre moi.

Tu éloignes de moi mes amis,
tu m'as rendu abominable pour eux ;
enfermé, je n'ai pas d'issue :
à force de souffrir, mes yeux s'éteignent.
Je t'appelle, Seigneur, tout le jour,
je tends les mains vers toi :
fais-tu des miracles pour les morts ?
leur ombre se dresse-t-elle pour t'acclamer ?

Qui parlera de ton amour dans la tombe,
de ta fidélité au royaume de la mort ?
Connaît-on dans les ténèbres tes miracles,
et ta justice, au pays de l'oubli ?

Moi, je crie vers toi, Seigneur ;
dès le matin, ma prière te cherche :
pourquoi me rejeter, Seigneur,
pourquoi me cacher ta face ?

Malheureux, frappé à mort depuis l'enfance,
je n'en peux plus d'endurer tes fléaux ;
sur moi, ont déferlé tes orages :
tes effrois m'ont réduit au silence.

Ils me cernent comme l'eau tout le jour,
ensemble ils se referment sur moi.
Tu éloignes de moi amis et familiers ;
ma compagne, c'est la ténèbre.

MEDITATION

C'est le psaume le plus désespéré de la Bible : « ma compagne, c'est la ténèbre ». point final !

Même quand on a toutes les raisons de penser que Dieu nous en veut, que sa colère pèse sur nous, quand on ne comprend pas pourquoi il nous rejette et pourquoi nous sommes enfermés dans le malheur, dans la nuit, il ne reste qu'un seul recours : crier vers Dieu, avec l'espoir qu'il entendra et que ma plainte lui parviendra.

Apparemment, il n'y pas d'issue, il n'y a que la solitude et la perspective d'une mort prochaine dernière étape de l'exclusion qui débouche sur le royaume de la mort. Reste le cri, le cri de Job, le cri d’Israël réduit en esclavage en Egypte : j'ai entendu le cri que lui arrachent ses surveillants.
Ce qui rend cette souffrance insupportable, c'est l'absence des amis ; ils se sont éloignés, comme si c'était Dieu lui-même qui non seulement restait loin, mais se chargeait d'éloigner les proches.

Peut-on encore parler d'amour, de fidélité et de justice ? Reste le cri, l'appel au secours. Dernier requis tant que le souffle n'est pas totalement éteint.

L'expérience chrétienne parle de « nuit », de traversée de la nuit, que connaissent aussi Saint Jean de la Croix que Thérèse de Lisieux. Elle fait partie de la croix du Christ qui lui aussi est mort dans un grand cri, abandonné de Dieu lui-même.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_uwYjOljz90" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 12 Oct 2016 - 8:29


Psaume 88 1-19
Qui est comme toi?

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges. »

Que les cieux rendent grâce pour ta merveille, Seigneur,
et l'assemblée des saints, pour ta fidélité.
Qui donc, là-haut, est comparable au Seigneur ?
Qui d'entre les dieux est semblable au Seigneur ?

Parmi tous les saints, Dieu est redoutable,
plus terrible que tous ceux qui l'environnent.
Seigneur, Dieu de l'univers, qui est comme toi,
Seigneur puissant que ta fidélité environne ?

C'est toi qui maîtrises l'orgueil de la mer ;
quand ses flots se soulèvent, c'est toi qui les apaises.
C'est toi qui piétinas la dépouille de Rahab ;
par la force de ton bras, tu dispersas tes ennemis.
A toi, le ciel ! A toi aussi, la terre !
C'est toi qui fondas le monde et sa richesse !
C'est toi qui créas le nord et le midi :
le Tabor et l'Hermon, à ton nom, crient de joie.

A toi, ce bras, et toute sa vaillance !
Puissante est ta main, sublime est ta droite !
Justice et droit sont l'appui de ton trône.
Amour et Vérité précèdent ta face.

Heureux le peuple qui connaît l'ovation !
Seigneur, il marche à la lumière de ta face ;
tout le jour, à ton nom il danse de joie,
fier de ton juste pouvoir.

Tu es sa force éclatante ;
ta grâce accroît notre vigueur.
Oui, notre roi est au Seigneur ;
notre bouclier, au Dieu saint d'Israël.

MEDITATION
La répétition n’est pas toujours un signe de sénilité. Elle peut être aussi la manifestation de l’essentiel. L’unique qui compte et mérite d’être dit se doit d’être répété sans cesse. Ici le mot « fidélité » revient quatre fois dans la bouche du psalmiste pour nommer le Dieu en qui il met sa foi. Il vaut certes mieux se fier à ce qui est fidèle ! Et « la fidélité de Dieu est plus stable que les cieux. » Voilà une idée qui nous parle, à nous qui avons perdu la stabilité des cieux cosmiques. Nos cieux, nous savons désormais qu’ils évoluent sans cesse depuis le big-bang jusqu’à la mort thermique de l’univers. Mais ce qui compte dans tout ce mouvant du cosmos, c’est que les cieux dont il est question dans la foi, eux reposent sur une stabilité plus essentielle à notre vie que tout ce qu’il y a dans le cosmos : l’amour de Dieu !
Dieu ne cesse pas de nous être fidèle : « C’est un amour bâti pour toujours, ta fidélité, plus stable que les Cieux. » Elle porte ce qu’il y a de plus merveilleux dans toute la création, la communion des saints : « l’assemblée des saints te rend grâce pour ta fidélité, Seigneur ! » Les saints ont su puiser dans la fidélité de Dieu la force de tenir ferme dans la foi. Et leur sens de la foi les a mis sur la voie de la vie éternelle.

Jésus, ton apôtre saint Paul nous dit de toi : « Si nous sommes infidèles, lui il reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même » (*). Ta fidélité, Seigneur, est plus forte que toutes nos infidélités. Elle sait comment réveiller notre foi et raviver en nos vies la joie d’être sauvé.




* deuxième lettre de saint Paul à Timothée, chapitre 2, verset 13

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/mzlq1J7EAt4" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 13 Oct 2016 - 9:59


Psaume 88 20-38
Un trône pour David

Autrefois, tu as parlé à tes amis,
dans une vision tu leur as dit :
« J'ai donné mon appui à un homme d'élite,
j'ai choisi dans ce peuple un jeune homme.

« J'ai trouvé David, mon serviteur,
je l'ai sacré avec mon huile sainte ;
et ma main sera pour toujours avec lui,
mon bras fortifiera son courage.

« L'ennemi ne pourra le surprendre,
le traître ne pourra le renverser ;
j'écraserai devant lui ses adversaires
et je frapperai ses agresseurs.

« Mon amour et ma fidélité sont avec lui,
mon nom accroît sa vigueur ;
j'étendrai son pouvoir sur la mer
et sa domination jusqu'aux fleuves.

« Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Et moi, j'en ferai mon fils aîné,
le plus grand des rois de la terre !
« Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle ;
je fonderai sa dynastie pour toujours,
son trône aussi durable que les cieux.

« Si ses fils abandonnent ma loi
et ne suivent pas mes volontés,
s'ils osent violer mes préceptes
et ne gardent pas mes commandements,

« je punirai leur faute en les frappant,
et je châtierai leur révolte,
mais sans lui retirer mon amour,
ni démentir ma fidélité.

« Jamais je ne violerai mon alliance,
ne changerai un mot de mes paroles,
Je l'ai juré une fois sur ma sainteté ;
non, je ne mentirai pas à David !

« Sa dynastie, sans fin subsistera
et son trône, comme le soleil en ma présence,
comme la lune établie pour toujours,
fidèle témoin là-haut ! »

MEDITATION
Mais où est-il ce trône de David ? Et cette royauté quelle est sa descendance ? Vais-je trouver sur une carte un lieu où aujourd’hui s’accomplirait toujours ce que l’on décrit là ? Les prétendants sont nombreux à promettre sécurité, richesse et bonheur. Mais comment distinguer le roi vers qui aller ? Serait-ce le plus beau, le plus riche, ou puissant ? Le pouvoir politique ou celui de l’argent ? Qui croire pour grandir, où planter mes racines, devant quel trône moderne irai-je me prosterner ? Je cherche sans trouver ce lieu sûr ou sans crainte, un chef, un roi, un maître qu’il suffirait de croire, de suivre, et d’obéir me donnerait de vivre.
Et je lève les yeux : vers la lune et le ciel. Ils en ont vu passer des royaumes superbes, des règnes fanfarons.
Mais un jour, pour un roi, ce ciel s’est obscurci. Son trône était de bois. Une couronne d’épine. Un sceptre comme une croix. L’amour pour toute doctrine.
Je suis sujet d’un roi qui a pour Père Dieu. Un homme sur la terre, mais descendu des cieux. Je suis sujet d’un roi qui sans le conquérir, possède l’univers, la mer, les terres, les airs, car c’est lui qui les fit. Depuis l’homme revendique ce qui n’est pas à lui. Il trace des frontières, s’invente des pays : aucun n’est vraiment mien, ma demeure est ailleurs. Je suis sujet d’un roi qui n’est pas sur la terre et qui me veut debout, car je suis roi, par lui. Ce roi m’a tout donné, bien que tout soit à lui. A lui je veux tout rendre, jusqu’à ma propre vie.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NMLj7Rvc0ko" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 14 Oct 2016 - 8:09


Psaume 88 39-53
Où donc, Seigneur ?

Pourtant tu l'as méprisé, rejeté ;
tu t'es emporté contre ton messie.
Tu as brisé l'alliance avec ton serviteur,
jeté à terre et profané sa couronne.

Tu as percé toutes ses murailles,
tu as démantelé ses forteresses ;
tous les passants du chemin l'ont pillé :
le voilà outragé par ses voisins.

Tu as accru le pouvoir de l'adversaire,
tu as mis en joie tous ses ennemis ;
tu as émoussé le tranchant de son épée,
tu ne l'as pas épaulé dans le combat.

Tu as mis fin à sa splendeur,
jeté à terre son trône ;
tu as écourté le temps de sa jeunesse
et déversé sur lui là honte.
Combien de temps, Seigneur, resteras-tu caché,
laisseras-tu flamber le feu de ta colère ?

Rappelle-toi le peu que dure ma vie,
pour quel néant tu as créé chacun des hommes !
Qui donc peut vivre et ne pas voir la mort ?
Qui s'arracherait à l'emprise des enfers ?

Où donc, Seigneur, est ton premier amour,
celui que tu jurais à David sur ta foi ?

Rappelle-toi, Seigneur, tes serviteurs outragés,
tous ces peuples dont j'ai reçu la charge.
Oui, tes ennemis ont outragé, Seigneur,
poursuivi de leurs outrages ton messie.

Béni soit le Seigneur pour toujours !
Amen ! Amen !

MEDITATION

Le prophète Isaïe le note avec dépit : « Vraiment tu es un Dieu qui se cache ! » (*). Certes, Dieu s’est révélé en Jésus-Christ, et des centaines de personnes l’ont vu, l’ont entendu. Mais c’était il y a si longtemps ! On aimerait bien le voir maintenant, de nos propres yeux. Nous sommes comme saint Thomas (**) : « Ce serait plus simple si je pouvais le voir, le toucher, l’entendre ! » Ça ne nous ferait pas mieux croire, mais ça nous ferait du bien.
Pourquoi Dieu se cache-t-il ? Par timidité, par pudeur, par respect ? Ou pour ne pas nous effrayer ? Se retrouver comme ça devant l’ami que nous avons si souvent oublié, et peut-être même trahi, ça risque de nous impressionner. J’imagine surtout que Dieu se cache par délicatesse.

l ne veut pas s’imposer, comme un lointain membre de la famille qui s’installerait soudain dans notre famille, qui s’imposerait dans notre salon, dans notre cœur…
En réalité, Dieu ne se cache pas. Il est là. Il se tient à la porte et il frappe (***). Il frappe doucement à la porte de notre cœur. Il vient dans le doux murmure d’une brise légère. Il est là et nous ne le voyons pas. Il parle à voix basse et nous n’écoutons pas. Il nous tient la main dans une caresse et nous ne le sentons pas.
Ouvre mes oreilles, Seigneur, que je reconnaisse ta voix ! Ouvre mes yeux, Seigneur, que je contemple ton visage ! Ouvre mon cœur, Seigneur, que je t’accueille avec empressement dans la joie et l’émerveillement.



* livre d’Isaïe, chapitre 45, verset 15
** Évangile selon saint Jean, chapitre 20, verset 25
*** livre de l’Apocalypse, chapitre 3, verset 20

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/MXdRCW5tGt0" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 15 Oct 2016 - 9:29


Psaume 89
Nos jours s'enfuient

D'âge en âge, Seigneur,
tu as été notre refuge.

Avant que naissent les montagnes,
que tu enfantes la terre et le monde,
de toujours à toujours,
toi, tu es Dieu.

Tu fais retourner l'homme à la poussière ;
tu as dit : « Retournez, fils d'Adam ! »
A tes yeux, mille ans sont comme hier,
c'est un jour qui s'en va, une heure dans la nuit.

Tu les as balayés : ce n'est qu'un songe ;
dès le matin, c'est une herbe changeante :
elle fleurit le matin. elle change ;
le soir, elle est fanée, desséchée.

Nous voici anéantis par ta colère ;
ta fureur nous épouvante :
tu étales nos fautes devant toi,
nos secrets à la lumière de ta face.
Sous tes fureurs tous nos jours s'enfuient,
nos années s'évanouissent dans un souffle.
Le nombre de nos années ? soixante-dix,
quatre-vingts pour les plus vigoureux !
Leur plus grand nombre n'est que peine et misère ;
elles s'enfuient, nous nous envolons.

Qui comprendra la force de ta colère ?
Qui peut t'adorer dans tes fureurs ?
Apprends-nous la vraie mesure de nos jours :
que nos coeurs pénètrent la sagesse.

Reviens, Seigneur, pourquoi tarder ?
Ravise-toi par égard pour tes serviteurs.
Rassasie-nous de ton amour au matin,
que nous passions nos jours dans la joie et les chants.
Rends-nous en joies tes jours de châtiment
et les années où nous connaissions le malheur.

Fais connaître ton oeuvre à tes serviteurs
et ta splendeur à leurs fils.
Que vienne sur nous
la douceur du Seigneur notre Dieu !
Consolide pour nous l'ouvrage de nos mains ;
oui, consolide l'ouvrage de nos mains.

MEDITATION

Le nombre de nos années

Tout passe si vite !
A peine ai-je eu le temps de me détourner de mon enfance, que j’ai déjà les cheveux blancs.
Et pourtant, du dedans, je balbutie encore, et c’est à peine si j’ai appris à murmurer ton Nom.

Il me faudrait mille ans, ou peut-être l’éternité entière pour que j’aie le temps d’apprendre à écouter le bruit de fin silence qui émane de ton souffle quand tu t’adresses à moi. Et mille ans de plus pour savoir te répondre, avec cette délicatesse que tu as pour nous. Et plusieurs vies, pour comprendre ce que tu attends de moi.

Le printemps est là ; mais à peine ai-je le dos tourné, que c’est la fin de l’été !
Nous avons semé les graines de tomates, nous avons pensé à autre chose, et le fruit rouge est là.
Tu l’as chauffé de ton soleil, et la pluie du ciel l’a nourri. Pendant ce temps, nous étions ailleurs, nous perdions notre temps en billevesées et nous t’oubliions.

Qu’est-ce que ce souffle, Seigneur, que tu retires de la gorges de l’homme avant même qu’il ait appris à respirer à ton rythme ?
Combien de ceux que nous aimons sont partis en terre trop tôt ?
Avons-nous su seulement leur dire des mots de profondeur, et recevoir les leurs, sans tourner la tête trop vite ?

Qu’avons-nous le temps de bâtir, qui soit solide, si le souffle du temps s’acharne à accélérer le rythme des jours et des ans ?

A moins de déposer nos années et nos petites œuvres, en kit, là devant toi, et nos égarements, et nos étourderies, pour que tu reconstruises tout cela à l’endroit, dans l’éclat de ta présence ?

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/_-IGYOkCHeQ" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 16 Oct 2016 - 11:31


Psaume 90
Sous son aile un refuge

Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
et repose à l'ombre du Puissant,
je dis au Seigneur : « Mon refuge,
mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

C'est lui qui te sauve des filets du chasseur
et de la peste maléfique ;
il te couvre et te protège.
Tu trouves sous son aile un refuge :
sa fidélité est une armure, un bouclier.

Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole au grand jour,
ni la peste qui rôde dans le noir,
ni le fléau qui frappe à midi.

Qu'il en tombe mille à tes côtés,
qu'il en tombe dix mille à ta droite,
toi, tu restes hors d'atteinte.

Il suffit que tu ouvres les yeux,
tu verras le salaire du méchant.
Oui, le Seigneur est ton refuge ;
tu as fait du Très-Haut ta forteresse.
Le malheur ne pourra te toucher,
ni le danger, approcher de ta demeure :
il donne mission à ses anges
de te garder sur tous tes chemins.

Ils te porteront sur leurs mains
pour que ton pied ne heurte les pierres ;
tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
tu écraseras le lion et le Dragon.

« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ;
je le défends, car il connaît mon nom.
Il m'appelle, et moi, je lui réponds ;
je suis avec lui dans son épreuve.

« Je veux le libérer, le glorifier ;
de longs jours, je veux le rassasier,
et je ferai qu'il voie mon salut. »

MEDITATION

Des visages. Des centaines de visages sont là quand je prie le psaume 90. Connus. Aimés, admirés aussi. Des moines et moniales qui tous les soirs - comme tous les religieux et tant de chrétiens - chantent, prient, méditent ce psaume. Il est une rumination, une mémoire croyante du fond des âges. Une respiration, habitée de mille histoires.
Ces femmes et ces hommes me portent pour que mon pied ne heurte les pierres de trop de dureté de l’existence, de trop de violence. À toute heure ils sont là, fidèles, se tenant debout devant le Seigneur de leurs vies de nos vies, de ma vie. Ils prient le psaume 90 qui devient une rumeur du monde. Du monde qui refuse que le désespoir l’emporte et de se soumettre à la convoitise qui tue. Une rumeur qui croit à l’impossible.
Leurs vies sont pourtant telles que la mienne, que la nôtre.

Grandes souvent, mais avec leurs lots de petitesses, d’ombres, de douleurs de vivre aussi. Nos soucis sont les leurs. Nos bonheurs les touchent. Ils sont des compagnons d’une humanité intégrale avec ses hauts et ses bas. Mais une humanité qui prend soin du monde des hommes en les portant vers le Seigneur afin qu’il soit un refuge pour chacun. Tous les hommes sont là. Rassemblés en cette prière. Portés par les priants visibles et invisibles.
Je ne sais ce que la prière peut accomplir: « Tu trouves sous son aile un refuge, tu ne craindras pas les terreurs de la nuit ou le fléau qui frappe à midi. Le malheur ne pourra te toucher. »
Non, je ne sais. Car le mal est là. Mais je sais ce que la prière nous épargne de plus de malheur encore. De plus de laideur et de barbarie en ce monde. Alors, reprendre. Ensemble.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/9gS0IUWWN64" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/weaQpzq-WOA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

Ce Psaume 90 est à réciter tous les jours, le lire très lentement!!!

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 17 Oct 2016 - 10:32


Psaume 91
Fougue du taureau

Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d'annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits,
sur la lyre à dix cordes et sur la harpe,
sur un murmure de cithare.

Tes oeuvres me comblent de joie ;
devant l'ouvrage de tes mains, je m'écrie :
« Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur !
Combien sont profondes tes pensées ! »

L'homme borné ne le sait pas,
l'insensé ne peut le comprendre :
les impies croissent comme l'herbe,
ils fleurissent, ceux qui font le mal,
mais pour disparaître à tout jamais.

Toi, qui habites là-haut,
tu es pour toujours le Seigneur.
Vois tes ennemis, Seigneur,
vois tes ennemis qui périssent,
et la déroute de ceux qui font le mal.
Tu me donnes la fougue du taureau,
tu me baignes d'huile nouvelle ;
j'ai vu, j'ai repéré mes espions,
j'entends ceux qui viennent m'attaquer.

Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.

Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher !

MEDITATION

Le bonheur, oui ! Aujourd’hui, une sorte de large dilatation de la vie s’exprime, en annonçant « dès le matin ton amour » (*) Le bonheur avec la musique qui s’écoute, légère, aérienne, subtile : « Sur la lyre à dix cordes et sur la harpe, avec un murmure de cithare » (**)
Le bonheur, la musique, et la joie aussi !« Devant l’ouvrage de tes mains je m’écrie : que tes œuvres sont grandes Seigneur, combien sont profondes tes pensées! » Quel élan d’exultation, de dépassement, d’étonnement envahit le croyant en prière ! En contraste, quelle pitié pour celui qui n’entre pas dans la compréhension de ta geste, Seigneur. Quelle pitié pour l’homme borné, l’insensé, celui qui ne peut rien saisir de cet amour que tu lui portes.
« Tu me donnes la fougue du taureau, tu me baignes d’huile nouvelle » (***).

’image est puissante. Elle dit cette énergie que toi, Seigneur, tu mets en moi, cette énergie qui fait que je fonce dans la direction que tu m’indiques. Aucun obstacle ne peut résister à ma course fougueuse sur le chemin que tu éclaires par ta parole.
Le cèdre du Liban, au verset 13, évoque la réussite harmonieuse du croyant, sa noblesse, sa royauté. Il porte du fruit, car il est irrigué de sève. Souvenez-vous du psaume 1, l’homme qui murmure la loi du seigneur est «  comme un arbre, planté près d'un ruisseau, qui donne du fruit en son temps, et jamais son feuillage ne meurt ». De psaume en psaume, les images se répondent, la vie circule ! La verdeur du croyant peut lui faire dire alors avec assurance  au verset 16 : « Le Seigneur est droit, pas de ruse en Dieu mon Rocher ! »



* verset 2
** verset 4
*** verset 11

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/NJjdmPzqDo8" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 18 Oct 2016 - 8:25


Psaume 92
Vêtu de magnificence

Le Seigneur est roi ;
il s'est vêtu de magnificence,
le Seigneur a revêtu sa force.

Et la terre tient bon, inébranlable ;
dès l'origine ton trône tient bon,
depuis toujours, tu es.

Les flots s'élèvent, Seigneur,
les flots élèvent leur voix,
les flots élèvent leur fracas.

Plus que la voix des eaux profondes,
des vagues superbes de la mer,
superbe est le Seigneur dans les hauteurs.

Tes volontés sont vraiment immuables :
la sainteté emplit ta maison,
Seigneur, pour la suite des temps.

MEDITATION

Comment trouver un équilibre dans les tribulations de l’histoire, dans l’Exode et l’Exil, problème de survie pour l’Israël ancien ? Comment ne pas être dispersé par un monde soumis à un rythme de plus en plus rapide, problème d’équilibre qui est le nôtre à nous contemporains ? La prière du psalmiste vient s’inscrire au lieu même de ces questions. La réponse que trouve la prière est de mettre l’âme en paix, au repos dans la vision d’un Dieu dont le trône tient bon dès l’origine, dont les volontés sont immuables, dont l’être est de toujours à toujours. Un autre priant, durement éprouvé par le temps, par son passage incessant de demain vers hier, trouvera dans la profondeur de l’aujourd’hui la paix du Grand Aujourd’hui, l’éternité de Dieu qui habite au présent notre temps.

Et ce symbole biblique des périls du monde, flots du déluge, flots de la mer qui engloutirent pharaon et ses armées, flots de la tempête où le prophète Jonas fut jeté au monstre marin , flots redoutables qui s’élèvent et élèvent leur voix et leur fracas, comme pour emporter le ciel dans leur fureur, ces flots sont impuissants devant la majesté divine : « Plus que la voix des eaux profondes, des vagues superbes de la mer, superbe est le Seigneur dans les hauteurs. »

Jésus, qui as marché sur les eaux et qui, sur ton ordre, as fait s’apaiser une tempête, toi qui nous invites à ne pas avoir peur de ce qui peut nous arriver, donne-nous de savoir trouver en toi notre paix profonde.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/Q7EXwqrgtYI" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 19 Oct 2016 - 11:38




Psaume 93
Caché en Dieu-silence

Dieu qui fais justice, Seigneur,
Dieu qui fais justice, parais !
Lève-toi, juge de la terre ;
aux orgueilleux, rends ce qu'ils méritent.

Combien de temps les impies, Seigneur,
combien de temps vont-ils triompher ?
Ils parlent haut, ils profèrent l'insolence,
ils se vantent, tous ces malfaisants.

C'est ton peuple, Seigneur, qu'ils piétinent,
et ton domaine qu'ils écrasent ;
ils massacrent la veuve et l'étranger,
ils assassinent l'orphelin.

Ils disent : « Le Seigneur ne voit pas,
le Dieu de Jacob ne sait pas ! »
Sachez-le, esprits vraiment stupides ;
insensés, comprendrez-vous un jour ?

Lui qui forma l'oreille, il n'entendrait pas ?
il a façonné l'oeil, et il ne verrait pas ?
il a puni des peuples et ne châtierait plus ?

Lui qui donne aux hommes la connaissance,
il connaît les pensées de l'homme,
et qu'elles sont du vent !

Heureux l'homme que tu châties, Seigneur,
celui que tu enseignes par ta loi,
pour le garder en paix aux jours de malheur,
tandis que se creuse la fosse de l'impie.

Car le Seigneur ne délaisse pas son peuple,
il n'abandonne pas son domaine :
on jugera de nouveau selon la justice ;
tous les hommes droits applaudiront.

Qui se lèvera pour me défendre des méchants ?
Qui m'assistera face aux criminels ?
Si le Seigneur ne m'avait secouru,
j'allais habiter le silence.

Quand je dis : « Mon pied trébuche ! »
ton amour, Seigneur, me soutient.
Quand d'innombrables soucis m'envahissent,
tu me réconfortes et me consoles.

Es-tu l'allié d'un pouvoir corrompu
qui engendre la misère au mépris des lois ?
On s'attaque à la vie de l'innocent,
le juste que l'on tue est déclaré coupable.

MEDITATION

Silence ! J’éteindrai la radio, fermerai le journal, l’ordinateur, et le reste, je veux fuir. Ni entendre, ni voir, tout ça est trop cruel. Je veux sortir d’ici, me retirer ailleurs. Je voudrais tellement voir sans m’écorcher les yeux. Entendre et écouter sans blesser mes oreilles. Ne pas devenir fou à fréquenter le monde. Ne pas perdre l’espoir à vivre l’injustice.
Ce silence c’est en Dieu que je le trouverai. Et c’est avec ses yeux que je regarderai. Blotti dans sa paix j’écouterai le monde, sa rumeur, ses cris. Me retirer en Dieu, caché dans son silence : voilà tout mon désir. Ce n’est pas m’absenter des hommes et de leurs luttes. Ce n’est pas déserter et renier mes frères. Jésus est-il plus loin, depuis qu’il est monté ? Son Esprit court encore, sur la terre des vivants et porte jusqu’au Père le grand remous du monde. Je veux joindre ma vie à ce mouvement divin : je veux prêter mon âme à la prière du Fils qui porté par l’Esprit remonte vers le Père. Je veux donner mon corps, ses yeux et ses oreilles, que mes sens aiguisés vibrent chacun plus fort, traversés par la plainte de l’univers entier. Je veux me fatiguer à être dans le monde, et porter dedans moi toute angoisse et toute peine pour les montrer à Dieu qui peut tout apaiser. Je serai son veilleur.
Silence ! Le bruit en moi s’achève. J’éteins toute violence, je mène un peu du monde jusque dans mon refuge. Silence ! Ma paix est contagieuse, lorsque Dieu me rejoint.
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/ieZ2uP0Novs" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>






Dernière édition par Marie du 65 le Ven 21 Oct 2016 - 8:30, édité 2 fois
avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 20 Oct 2016 - 9:42


Psaume 94
Le cœur égaré

Venez, crions de joie pour le Seigneur,
acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
par nos hymnes de fête acclamons-le !

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
le grand roi au-dessus de tous les dieux :
il tient en main les profondeurs de la terre,
et les sommets des montagnes sont à lui ;
à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
et les terres, car ses mains les ont pétries.

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ;
nous sommes le peuple qu'il conduit,
le troupeau guidé par sa main.
Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ?
« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
comme au jour de tentation et de défi,
où vos pères m'ont tenté et provoqué,
et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Quarante ans leur génération m'a déçu,
et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
il n'a pas connu mes chemins.
Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

MEDITATION

Comment oublier la rencontre de Jésus avec Marthe et Marie ? (*). Marthe s’active, un fichu sur la tête, un plumeau dans la main gauche, une casserole dans la main droite. Marie, elle, ne fait rien. On a souvent lu cette page comme la description des deux vocations complémentaires, contemplatives et actives. Saint Augustin, toujours malin, propose une autre interprétation : « Marthe n’avait qu’un souci : comment nourrir le Seigneur. Marie n’avait qu’un souci : comment être nourrie par le Seigneur. » Toute la question est de savoir si nous voulons de la nourriture que la Parole de Dieu, c'est-à-dire la Bible, nous sert. Saint Jean trouve que ces mets on d’abord un goût amer. C’est difficile de lire la Bible. C’est vieux, c’est touffu, c’est symbolique, il y a des lambeaux entiers qu’on ne comprend pas. Il y a de la violence, des meurtres, des vengeances, des viols.

Même les paroles de bonté sont difficiles à entendre : « Pardonne jusqu’à 70 fois 7 fois ! » (**). « Si on te gifle, tends l’autre joue ! » (***). La parole de Dieu nous ébranle. On préfère ne pas l’entendre. Et pourtant des milliers de saints et de saintes en ont fait leur miel. Jean-Paul Kauffmann, otage au Liban pendant trois ans, a tenu en captivité avec un seul livre : la Bible. Thérèse de Lisieux, qui n’avait pas de Bible dans son Carmel, apprenait par cœur les lectures pendant la messe pour les recopier dans un cahier et pouvoir ainsi méditer le Cantique des cantiques et l’Apocalypse.
La Parole de Dieu parle de nous et de Dieu, de nous dans notre relation à Dieu. Pour écouter la Parole de Dieu, c’est comme pour la prière : il faut s’opiniâtrer. Croyez-moi, la Parole de Dieu devient alors source de vie, de force, d’espérance, un cocktail rafraîchissant qui dilate le cœur. Ouvrez le livre et laissez-vous saisir par Dieu.




* Évangile selon saint Luc, chapitre 10, versets 38 à 42
** Évangile selon saint Matthieu, chapitre 18, verset 22
*** chapitre 5, verset 39


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/c-5HDcz0xtA" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>


avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 21 Oct 2016 - 8:39


Psaume 95
La joie des arbres

Chantez au Seigneur un chant nouveau,
chantez au Seigneur, terre entière,
chantez au Seigneur et bénissez son nom !

De jour en jour, proclamez son salut,
racontez à tous les peuples sa gloire,
à toutes les nations ses merveilles !

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,
redoutable au-dessus de tous les dieux :
néant, tous les dieux des nations !

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :
devant lui, splendeur et majesté,
dans son sanctuaire, puissance et beauté.

Rendez au Seigneur, familles des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,
adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
tremblez devant lui, terre entière.
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Le monde, inébranlable, tient bon.
Il gouverne les peuples avec droiture.

Joie au ciel ! Exulte la terre !
Les masses de la mer mugissent,
la campagne tout entière est en fête.

Les arbres des forêts dansent de joie
devant la face du Seigneur, car il vient,
car il vient pour juger la terre.

Il jugera le monde avec justice,
et les peuples selon sa vérité !

MEDITATION

Joie

« Les arbres des forêts dansent de joie »
Les arbres se réjouissent et la terre entière chante.
Les ruisseaux ont donné aux hommes l’eau dans laquelle le Christ fut baptisé.
Les montagnes ont donné la hauteur, où il s’est installé pour proclamer l’heureuse nouvelle : « Heureux les cœurs qui ne s’agrippent pas, qui ne possèdent pas, qui n’ont rien à eux, le Royaume, la maison de Dieu est pour eux. »
Les champs de blé ont donné le grain à partir duquel on fait le pain.
Le Seigneur prit le pain et le pain fut béni, et le pain fut rompu, et le pain fut donné.
Les hommes ont pris le Christ, et le Christ fut béni, et le Christ fut rompu et le Christ s’est donné.

« Les arbres des forêts dansent de joie »
L’un des leurs, le premier arbre du premier jardin, a donné à la création le bois de la croix. Et la croix a donné le trône où siège le roi de pauvreté, le trône où se dresse l’agneau vainqueur ; la croix a donné à l’univers entier le trône où Dieu se donne.

« Joie au ciel ! La campagne toute entière est en fête. »« Joie au ciel ! La campagne toute entière est en fête. »

La terre a donné tout ce qu’elle possédait.
C’est l’heure de moissonner et l’heure de vendanger.
Tout est prêt pour le banquet des noces du ciel et de la terre.

Il n’y a plus qu’à rassembler les convives.
S’ils traînent, alourdis de ce à quoi ils s’agrippent et qu’ils n’ont pas encore donné, le jardinier du petit matin de Pâque vient les prendre un à un par la main.

Chantons le Seigneur qui ne nous a pas oubliés, car il vient !

Alors ne reste que la joie.

La joie, c’est ce qui reste quand on a tout donné.

<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/48XtX713bRU" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>

avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 26509
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Page 11 sur 13 Précédent  1, 2, 3 ... 10, 11, 12, 13  Suivant

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum