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Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 21 Nov 2016 - 9:19


Psaume 126
Quand tu dors.

Si le Seigneur ne bâtit la maison,
les bâtisseurs travaillent en vain ;
si le Seigneur ne garde la ville,
c'est en vain que veillent les gardes.

En vain tu devances le jour,
tu retardes le moment de ton repos,
tu manges un pain de douleur :
Dieu comble son bien-aimé quand il dort.
Des fils, voilà ce que donne le Seigneur,
des enfants, la récompense qu'il accorde ;
comme des flèches aux mains d'un guerrier,
ainsi les fils de la jeunesse.

Heureux l'homme vaillant
qui a garni son carquois de telles armes !
S'ils affrontent leurs ennemis sur la place,
ils ne seront pas humiliés.

MEDITATION

Il faut faire l’éloge du sommeil. Quand la matinée a été pourrie, si on peut, il faut faire la sieste. Quand la journée a été éprouvante, il faut se coucher tôt. S’enfoncer dans l’oreiller, sous les draps propres, sous la couette protectrice et s’abandonner au monde des rêves ou de l’oubli. Les anges de Dieu et la psychologie secrète de l’homme vont réparer les traumatismes du cœur, le repos va soulager le corps.
Vous me direz : c’est bien beau de faire l’éloge du sommeil, mais précisément lorsqu’on a raté son concours, lorsqu’on a été plaqué par sa fiancée, lorsqu’on s’est fait voler son scooter, lorsqu’on a été humilié à la cafétéria par le rire gras d’un collègue, et bien c’est difficile de plonger dans le sommeil. La colère, la rancœur, la brûlure de l’insulte nous tiennent en éveil.

Nous calculons sans fin notre revanche, nous revivons la scène pénible, nous sommes furieux contre nous-mêmes. La nuit est, pour des milliers de personnes, l’heure de la solitude et de l’angoisse. Le crépuscule est l’heure où se réveillent les mauvais démons.
Alors, c’est le moment de se confier à Marie. Elle a bercé le bébé-Dieu. Elle a consolé l’enfant-Jésus lorsqu’il s’était écorché le genou ou qu’il avait perdu aux billes. Elle a recueilli le corps meurtri de son fils mort. Elle est la mère du sommeil. Elle apporte la douce paix maternelle. Il faut commencer la récitation d’un chapelet. C’est bien plus efficace que de compter les moutons, parce que la prière avec la Vierge Marie dilate notre cœur. Elle élargit nos soucis aux enjeux du salut du monde. Elle nous tourne vers Dieu, qui nous comblera demain.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 22 Nov 2016 - 9:24


Psaume 127
Tu verras le bonheur

Heureux qui craint le Seigneur
et marche selon ses voies !

Tu te nourriras du travail de tes mains :
Heureux es-tu ! À toi, le bonheur !

Ta femme sera dans ta maison
comme une vigne généreuse,
et tes fils, autour de la table,
comme des plants d'olivier.

Voilà comment sera béni
l'homme qui craint le Seigneur.
De Sion, que le Seigneur te bénisse !

Tu verras le bonheur de Jérusalem
tous les jours de ta vie,
et tu verras les fils de tes fils.

Paix sur Israël !

MEDITATION

HEUREUX CELUI QUI MARCHE

Il marchait
Les violettes et les jasmins se serraient les uns contre les autres pour mieux le voir
Foule dans les jardins,
Foule dans les champs,
Foule sur les chemins,
Il glanait, avec ses amis, il glanait.
En rangs serrés les épis le guettaient,
cherchaient à l’apercevoir,
ou simplement le sentir,
le deviner,
l’attendre,
l’espérer,
Il passait,
C’était son métier de passer,
C’était sa nature, sa force, sa raison d’être, sa puissance,
C’était son œuvre, son labeur, sa fatigue, son épuisement,
C’était son bonheur, son chant,
C’était sa joie,
Sa vie.

Sa mort aussi.

Ce matin,
Les violettes et les jasmins se serrent les uns contre les autres pour mieux voir,
En rangs serrés les épis se bousculent…
Le jardinier de l’aube,
L’homme du matin, de l’unique matin, du grand printemps.
Le créateur de l’aurore, le premier éveillé, le premier levé
Celui qui va chercher le soleil par la main.
Lui qui borde la lune et les étoiles pour qu’enfin elles se reposent,
L’homme qui marche nous emmène avec lui dans son aventure.

Heureux l’homme qui marche à tes côtés, mon Dieu !

Les fleurs s’inclinent sur ton passage, les parfums t’ouvrent un chemin de joie, le soleil s’apprête à te oindre de son sang jaune feu, les oiseaux lissent leurs plumes et se chauffent le cœur, les chevaux se préparent à partir aux quatre coins du monde rapatrier les rescapés, le ciel ferme ses bouteilles d’encre de chine devenue inutile, les serpents enlacent les arbres en signe de paix, les poissons font une ronde dans la mer.

C’est le premier matin du monde. C’est aujourd’hui. Paix sur Israël !

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 23 Nov 2016 - 9:08


Psaume 128
Sur mon dos, des laboureurs
Que de mal ils m'ont fait dès ma jeunesse,
- à Israël de le dire -
que de mal ils m'ont fait dès ma jeunesse :
ils ne m'ont pas soumis !

Sur mon dos, des laboureurs ont labouré
et creusé leurs sillons ;
mais le Seigneur, le juste,
a brisé l'attelage des impies.
Qu'ils soient tous humiliés, rejetés,
les ennemis de Sion !
Qu'ils deviennent comme l'herbe des toits,
aussitôt desséchée !

Les moissonneurs n'en font pas une poignée,
ni les lieurs une gerbe,
et les passants ne peuvent leur dire :
« La bénédiction du Seigneur soit sur vous ! »

Au nom du Seigneur, nous vous bénissons.

MEDITATION

Dès le début de la vie publique de Jésus, des hommes, parmi les « hommes de Dieu », décident de le perdre. Village après village, ils vont lui tendre des pièges, le harceler de questions sur la loi, sur qui est-il, sur ce qu’il convient de faire le jour du sabbat, etc. Des hommes, qui au nom de l’idée qu’ils se font de Dieu, sont sûrs de leur bon droit, celui de soumettre cet homme, ou de l’abattre.
En tout temps ces hommes existent. Des croyants bardés de certitudes et de représentations d’eux-mêmes : ils sont les gardiens du vrai. Et rien ne saurait les détourner de cette obligation. Ni Jean Baptiste qui annonce le véritable envoyé, ni les foules qui suivent Jésus, ni même la voix qui affirme que celui-ci est « mon fils bien-aimé, écoutez-le »(*).
Mais ces « ultraorthodoxes » ne sont pas qu’aux alentours. Ils sont une part de nous-mêmes.

Celle de la propension à affirmer que notre façon de croire et de dire Dieu est la seule authentique. Celle qui nous flatte et nous donne bonne conscience.
Comment croire, Seigneur, avec humilité ? Comment croire de telle manière que nous puissions affirmer nos convictions, ne pas les brader, et en même temps garder au creux de l’âme une question ? Te garder toi comme une question toujours ouverte ? Car si tu es bien le Dieu de mon amour, celui dont je confesse que tu es le Vivant, comment ne pas reconnaître que je te connais si mal ?
La conversation, en nous-même, comme entre nous, est alors l’indépassable nécessité pour confesser ton nom. Le nom qui ne peut se posséder. Toi le Fils qui conversais en secret avec ton Père, l’ami et le maître qui ne t’es pas lassé de converser avec des disciples, pourtant sourds à la vérité.
Converser, pour mieux goûter ta vie. Et l’offrir en partage. Converser pour te chercher.



* Évangile selon saint Marc,
chapitre 9, verset 7

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 24 Nov 2016 - 8:07

Psaume 129
Des profondeurs, je crie

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
Seigneur, écoute mon appel !
Que ton oreille se fasse attentive
au cri de ma prière !

Si tu retiens les fautes, Seigneur,
Seigneur, qui subsistera ?
Mais près de toi se trouve le pardon
pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme ;
je l'espère, et j'attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur
plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.
Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,
attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour ;
près de lui, abonde le rachat.
C'est lui qui rachètera Israël
de toutes ses fautes.

MEDITATION
Le 'De profondis'

C'est sans doute le psaume le plus connu de tous les chrétiens, c'est aussi l'un des sept psaumes de la pénitence, la prière de ceux qui se sentent coupables. Ceux-là se sentent en-dessous de tout, au bas de l'échelle, en situation d'infériorité dans les 'profondeurs', conséquence de leur 'chute'.
De même que les lépreux, les pécheurs, tous ces gens de rien que Jésus croise sur les routes de Galilée, toute cette 'racaille' que méprisent les grands prêtres et les pharisiens, tous ont le droit de l'appeler au secours, de 'crier vers Dieu' . Même si la foule leur donne l'ordre de se taire. Conscients de leur fautes, ils savent en même temps que Dieu pardonne.

Dieu ne 'fait pas payer', mais se laisse au contraire toucher par la détresse, parce que son alliance avec son peuple est placé sous le signe de l'amour. Ce mot hébreu 'hesed' , désigne un lien que rien ne peut remettre en cause 'car l'éternel est son amour' comme répète 26 fois le psaume 135.
D'où cette confiance qui est celle du veilleur qui attend l'aurore avec la certitude du retour de la lumière. Cette lumière sur le visage du Christ est capable d'aller briller au fond des cœurs même les plus obscurs, les plus enfoncés dans le malheur. Et ce sera le salut de tout un peuple, 'Il rachètera Israël de toutes ses fautes ».
Pas seulement moi, mais moi avec tous les autres : il sera 'Dieu avec nous' ; en Hébreu 'Emmanuel'.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 25 Nov 2016 - 8:34


Psaume 130
Comme un enfant

Seigneur, je n'ai pas le coeur fier
ni le regard ambitieux ;
je ne poursuis ni grands desseins,
ni merveilles qui me dépassent.

Non, mais je tiens mon âme
égale et silencieuse ;
mon âme est en moi comme un enfant,
comme un petit enfant contre sa mère.

Attends le Seigneur, Israël,
maintenant et à jamais.

MEDITATION

La prière a un temps, son propre temps, qui n’est pas le temps des projets, ni des affaires. Dans le travail, la vie familiale, on fait des projets, on essaie d’organiser un minimum son futur. Plan de carrière. Plan de réalisation des travaux engagés, que l’on voudrait mener à terme, avant telle échéance, avant de se marier, avant d’avoir des enfants, avant la retraite, avant de mourir. Plan d’assurance-vie. Tout cela appartient au rythme de la vie. Le psalmiste veut s’affranchir de ce temps-là. Non pas qu’il serait vain ou répréhensible de prévoir le futur. Lui-même sans doute organise son temps à sa manière. Mais pour être disposé à la prière, il s’agit d’arrêter la course, l’affairement, la préoccupation pour ce qui vient après. Faire tomber tout ce bruit des horloges et des calendriers, où l’âme est loin de chez elle, comme en pays étranger, perdue dans le futur.

Car son lieu, c’est le présent. Oublier le temps des ambitions, des grands desseins, des merveilles, pour libérer un autre temps. Non pas celui du projet, mais le temps de l’attente : « Attends le Seigneur, maintenant et à jamais. » Comme le petit enfant tout contre sa mère, l’âme repose, égale et silencieuse, dans la confiance. Elle ne court plus essoufflée vers une vie qui n’est pas la sienne. Mais elle se recrée au présent en respirant d’un souffle d’Esprit Saint.

Jésus, tu nous invites à accueillir aujourd’hui le Royaume de Dieu comme un petit enfant (*). Tu es pour nous la porte du Royaume. Ne nous laisse pas errer dans le futur en t’espérant demain. Tu es présent ici aujourd’hui parmi nous.



* Évangile selon saint Marc, chapitre 10, verset 15

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 26 Nov 2016 - 8:35


Psaume 131
Le repos de Dieu

Souviens-toi, Seigneur, de David
et de sa grande soumission
quand il fit au Seigneur un serment,
une promesse au Puissant de Jacob :

« Jamais je n'entrerai sous ma tente,
et jamais ne m'étendrai sur mon lit,
j'interdirai tout sommeil à mes yeux
et tout répit à mes paupières,
avant d'avoir trouvé un lieu pour le Seigneur,
une demeure pour le Puissant de Jacob. »

Voici qu'on nous l'annonce à Éphrata,
nous l'avons trouvée près de Yagar.
Entrons dans la demeure de Dieu,
prosternons-nous aux pieds de son trône.

Monte, Seigneur, vers le lieu de ton repos,
toi, et l'arche de ta force !
Que tes prêtres soient vêtus de justice,
que tes fidèles crient de joie !

Pour l'amour de David, ton serviteur,
ne repousse pas la face de ton messie.
Le Seigneur l'a juré à David,
et jamais il ne reprendra sa parole :
« C'est un homme issu de toi
que je placerai sur ton trône.

« Si tes fils gardent mon alliance,
les volontés que je leur fais connaître,
leurs fils, eux aussi, à tout jamais,
siégeront sur le trône dressé pour toi. »

Car le Seigneur a fait choix de Sion ;
elle est le séjour qu'il désire :
« Voilà mon repos à tout jamais,
c'est le séjour que j'avais désiré.

« Je bénirai, je bénirai ses récoltes
pour rassasier de pain ses pauvres.
Je vêtirai de gloire ses prêtres,
et ses fidèles crieront, crieront de joie.

« Là, je ferai germer la force de David ;
pour mon messie, j'ai allumé une lampe.
Je vêtirai ses ennemis de honte,
mais, sur lui, la couronne fleurira. »

MEDITATION

Seigneur, Dieu vagabond, où vas-tu reposer ? Dans quel temple de pierre ferais-tu ta demeure ? Où donc poser la tête quand on tient en sa main et l’univers entier et le temps, et la vie ? N’as-tu donc jamais pris quelque temps de repos ?
Mais toi, Jésus, tu as pu partager le sommeil des hommes. Endormi sur la barque, tandis que tous ramaient tu n’as pu cependant prolonger ton répit. Il fallait sauver ceux qui cernés par les vagues criaient vers toi leur peur. « Silence ! » et les eaux en furies se reposent soudain lorsque Dieu en un mot réveilla sa puissance. Tu ne dormais donc pas, car ton cœur veillait. Et puis ce fut ce soir : tes disciples apeurés et pétris de fatigue s’endorment l’un après l’autre à l’Heure décisive. Mais tu veilles, toi seul, attendant ta Passion.

Car Dieu ne s’endort pas quand il Lui faut combattre. Son repos attendra la victoire finale.
Sur ton trône superbe, plus tard, tu t’endormis. Il fallait que tu montes à ce lieu de repos, pour goûter une seule fois à cet arrêt soudain, pour nous si naturel, pour toi si étranger. A Sion ton palais est un poteau de bois. Suspendu au gibet tu parais y dormir.
Pourtant, vêtu de notre honte, et couronné de gloire tu ne dors pas : tu entres en ton Sabbat, tu reviens à ton Père, et offres en ton repos tous les biens de la terre que la croix fait germer. Tu bénis les récoltes : les hommes qui veillent et ceux qui s’éveilleront quand tu viendras glorieux partager ton Sabbat avec la terre entière délivrée de la nuit.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Dim 27 Nov 2016 - 10:20

Psaume 132
Comme un parfum sur la tête
Oui, il est bon, il est doux pour des frères
de vivre ensemble et d'être unis !

On dirait un baume précieux,
un parfum sur la tête,
qui descend sur la barbe, la barbe d'Aaron,
qui descend sur le bord de son vêtement.

On dirait la rosée de l'Hermon
qui descend sur les collines de Sion.
C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction,
la vie pour toujours.

MEDITATION

C’est l’un des charmes de l’Église : elle nous offre des frères et des sœurs à travers le monde entier. Des hommes et des femmes que je ne connais pas mais avec qui je suis déjà en complicité. Car nous avons le même trésor, le même patrimoine, la même famille, le même Père. Je débarque à Quito ou à Conakry : je sais que je vais trouver des sœurs et des frères avec qui prier, des amis que je ne connais pas mais qui m’aiment déjà a priori. Parce que nous sommes frères et sœurs en Christ.
Cela dit, Il est parfois plus facile de vivre quelques jours avec des frères et sœurs du bout du monde que supporter chaque semaine les frères et sœurs de notre paroisse ici. La fraternité est exaltante dans la théorie mais éprouvante dans le quotidien.
Je dois supporter l’animatrice de chant à la paroisse qui entonne des chants ringards avec sa voix aigrelette. Je dois supporter la dame qui fait les bouquets avec ses manies de vieille fille. Je dois supporter le responsable du groupe de prière qui se prend pour un évêque…
Mais il s’agit pour moi d’une conversion radicale du cœur et du regard. Voir mon frère et ma sœur avec les yeux de Dieu. Accorder plus d’importance à la générosité des uns et au talent des autres plutôt qu’aux médiocrités trop flagrantes. Alors les frères et les sœurs seront ma joie et ma consolation, mon soutien et mon espérance. Qui sait ? Mes frères et sœurs chrétiens deviendront peut-être même mes amis ?

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 28 Nov 2016 - 8:28


Psaume 133

Au long des nuits

Vous tous, bénissez le Seigneur,
vous qui servez le Seigneur,
qui veillez dans la maison du Seigneur
au long des nuits.

Levez les mains vers le sanctuaire
et bénissez le Seigneur.
Que le Seigneur te bénisse de Sion
lui qui a fait le ciel et la terre !

MEDITATION
Bénissez le Seigneur, au long des nuits !

Vous qui cherchez Dieu dans le froid et la nuit,
Vous qui le cherchez assis dans vos maisons, le soir,
Effondrés de fatigue dans un lit solitaire,
Ou entourés d’amis, en refaisant le monde,
Bénissez le Seigneur, au long des nuits !

Et vous qui veillez dans la nuit, parce que c’est là votre travail,
Vous qui aimez la nuit, cette couverture qui protège votre amour,
Vous qui ne dormez pas, parce que les nuits noires des autres sont vos nuits blanches,
Et vous qui marchez la nuit, pour échapper à vos bourreaux,
Bénissez le Seigneur, au long des nuits !

Vous tous, les terrorisés de la nuit, les trafiquants et les paumés,
Vous tous, qui êtes seuls dans ces nuits toutes noires qui n’en finissent pas de passer

Et vous, les moines qui veillez dans la nuit,
Vous tous, qui doutez et tremblez, dont je suis,
Bénissez le Seigneur, au long des nuits !

Car c’est la nuit, quand on s’y attend le moins, que tout arrive.
C’est de nuit que Jacob s’est battu avec l’inconnu du Yabboq,
Et c’est de nuit que le peuple Hébreu a quitté la terre d’esclavage.
C’est de nuit que dans le feu Dieu accompagnait son peuple en exode
Et c’est de nuit que la Bien aimée du Cantique cherchait son Bien aimé…
C’est dans un courant d’air nocturne que le Verbe de Dieu est né,
Et c’est dans la nuit que le tombeau plein s’est retrouvé vide…

Béni sois-tu, Seigneur, d’être de toutes nos nuits, afin qu’aucun ne soit oublié à l’heure bénie où tu en fermeras la porte à double tour pour nous offrir à ta lumière.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 29 Nov 2016 - 11:55


Psaume 134
Souffle(s)

Alléluia !

Louez le nom du Seigneur,
louez-le, serviteurs du Seigneur
qui veillez dans la maison du Seigneur,
dans les parvis de la maison de notre Dieu.

Louez la bonté du Seigneur,
célébrez la douceur de son nom.
C'est Jacob que le Seigneur a choisi,
Israël dont il a fait son bien.

Je le sais, le Seigneur est grand :
notre Maître est plus grand que tous les dieux.
Tout ce que veut le Seigneur, il le fait
au ciel et sur la terre,
dans les mers et jusqu'au fond des abîmes.

De l'horizon, il fait monter les nuages ;
il lance des éclairs, et la pluie ruisselle ;
il libère le vent qu'il tenait en réserve.

Il a frappé les aînés de l'Égypte,
les premiers-nés de l'homme et du bétail.
Il envoya des signes et des prodiges,
chez toi terre d'Égypte,
sur Pharaon et tous ses serviteurs.
Il a frappé des nations en grand nombre
et fait périr des rois valeureux :
(Séhon, le roi des Amorites, Og, le roi de Basan,
et tous les royaumes de Canaan
il a donné leur pays en héritage,
en héritage à Israël, son peuple.

Pour toujours, Seigneur, ton nom !
D'âge en âge, Seigneur, ton mémorial !
Car le Seigneur rend justice à son peuple :
par égard pour ses serviteurs, il se reprend.

Les idoles des nations : or et argent,
ouvrages de mains humaines.
Elles ont une bouche et ne parlent pas,
des yeux et ne voient pas.

Leurs oreilles n'entendent pas,
et dans leur bouche, pas le moindre souffle.
Qu'ils deviennent comme elles, tous ceux qui les font,
ceux qui mettent leur foi en elles.

Maison d'Israël, bénis le Seigneur,
maison d'Aaron, bénis le Seigneur,
maison de Lévi, bénis le Seigneur,
et vous qui le craignez, bénissez le Seigneur!

Béni soit le Seigneur depuis Sion,
lui qui habite Jérusalem !





MEDITATION




Quand la croyance au Dieu unique fait son entrée chez les hommes de la haute antiquité, c’est une révolution dans un monde méditerranéen habitué au culte des idoles.
L’idole, juste une image, une forme. Même composée d’or. Pas d’âme, pas d’esprit, pas de chair non plus. Bref pas de vie.
Faite de mains d’hommes, elle demeure un objet inerte, qui ne fait que nous renvoyer notre image. Celle que nous voulons voir de nous-mêmes. Réussite, certitude, jeunesse, force… Du veau d’or du petit peuple fatigué de sa marche dans le désert à nos idoles modernes de hautes technologies, comme à celles de tous les temps que sont les idéologies dès que nous nous durcissons, dès que que nous les prenons pour la vérité tout entière, c’est toujours la même chose : une œuvre morte.
Alors il faut choisir. Rester tranquilles, sans surprise, mais esclaves, en adorant nos images, ou prendre le risque de la liberté, mais sans pouvoir être assuré de ne pas se tromper, de ne pas errer.
Un roc nous est pourtant alors offert : Le Christ, vrai Dieu, homme vrai. Le Christ, homme de chair et de sang, fils vivant du souffle de son Père. Un roc non pour rester figé, mais pour nous élancer, qui que nous soyons. Construire un monde commun, habitable par tous. Pour tous. Telle est la donation du Dieu unique et vivant à ses enfants : l’icône du vrai amour qui ne prend rien mais ne nous abandonne jamais!

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 30 Nov 2016 - 12:44


Psaume 135
Car éternel est son amour

Rendez grâce au Seigneur : il est bon,
éternel est son amour !
Rendez grâce au Dieu des dieux,
éternel est son amour !
Rendez grâce au Seigneur des seigneurs,
éternel est son amour !

Lui seul a fait de grandes merveilles,
éternel est son amour !
lui qui fit les cieux avec sagesse,
éternel est son amour !
qui affermit la terre sur les eaux,
éternel est son amour !

Lui qui a fait les grands luminaires,
éternel est son amour !
le soleil qui règne sur le jour,
éternel est son amour !
la lune et les étoiles, sur la nuit,
éternel est son amour !

Lui qui frappa les Égyptiens dans leurs aînés,
éternel est son amour !
et fit sortir Israël de leur pays,éternel est son amour !
d'une main forte et d'un bras vigoureux,
éternel est son amour !

Lui qui fendit la mer Rouge en deux parts,
éternel est son amour !
et fit passer Israël en son milieu,
éternel est son amour !
y rejetant Pharaon et ses armées,
éternel est son amour !Lui qui mena son peuple au désert,
éternel est son amour !
qui frappa des princes fameux,
éternel est son amour !
et fit périr des rois redoutables,
éternel est son amour !

Séhon, le roi des Amorites,
éternel est son amour !
et Og, le roi de Basan,
éternel est son amour !

pour donner leur pays en héritage,
éternel est son amour !
en héritage à Israël, son serviteur,
éternel est son amour !

Il se souvient de nous, les humiliés,
éternel est son amour !
il nous tira de la main des oppresseurs,
éternel est son amour !

A toute chair, il donne le pain,
éternel est son amour !
Rendez grâce au Dieu du ciel,
éternel est son amour !

MEDITATION

Voici un psaume comme un torrent bondissant de remerciements à Dieu, « car éternel est son amour ». Tout au long des strophes, la saga de Dieu est célébrée, déployée. La geste de sa Création introduit un ordre dans le cosmos, notamment «  en affermissant la terre sur les eaux ». Et l’épisode fondateur, placé au cœur du psaume, est la libération du peuple hébreu de la maison d’esclavage en Egypte. Oui, notre Dieu est Créateur et Sauveur.
Comprenons : Nous ne situons notre place de manière juste que dans la mémoire de notre origine divine. Et nous ne pouvons appréhender notre histoire qu’en référence à la libération du peuple hébreu. Notre foi est en un tel Dieu pour hier, aujourd’hui et demain.
Il y a cependant des « dégâts collatéraux » à cette intervention divine : les Egyptiens sont « frappés dans leurs aînés » (*), et Dieu fait « périr des rois redoutables » (**). Nous répugnons peut-être aujourd’hui à associer notre louange au Seigneur à cette violence. Mais ceux qui ont vécu le débarquement en Normandie, en juin 1944, devaient être dans cet état d’esprit. La joie de rendre grâce pour une Libération qui mettait fin à de trop longues années d’asservissement.
En libérant son peuple, Dieu ouvre à une triple promesse : celle d’une terre, celle de relever l’humilié, celle enfin de donner du pain « à toute chair » (***). La portée du message de Dieu devient universel. Il ne s’agit plus de louer le Dieu d’une tribu, mais un Dieu unique pour l’humanité. Depuis sa création jusqu’à l’accomplissement de son histoire .
verset 10
** verset 18
*** verset 25

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 2 Déc 2016 - 9:25

Psaume 136
Au sommet de ma joie !

Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C'est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,


quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous
un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem,
que ma main droite m'oublie !
Je veux que ma langue
s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n'élève Jérusalem
au sommet de ma joie.

Souviens-toi, Seigneur,
des fils du pays d'Edom,
et de ce jour à Jérusalem
où ils criaient : « Détruisez-la,
détruisez-la de fond en comble ! »

O Babylone misérable,
heureux qui te revaudra
les maux que tu nous valus ;
heureux qui saisira tes enfants,
pour les briser contre le roc !

MEDITATION

Exilés à Babylone, les survivants d’Israël ont placé dans Jérusalem, la ville sainte, l’immense nostalgie de leur nation perdue. Ils ont mis en elle toutes leurs espérances de libération et de retour en terre d’Israël. Jérusalem, « le sommet de leur joie » ! Dans le silence de la prière, le psalmiste entend des pleurs revenus du bord des fleuves de Babylone. Il a vu cette scène ou bien l’un de ses parents la lui a racontée. Mais à quoi bon réveiller la mémoire de ces heures douloureuses ? Est-ce pour raviver les humiliations d’autrefois ? « Chantez-nous, disaient-ils, quelque chant de Sion. » Est-ce pour infecter de haine des plaies encore à vif ? Veut-il demander à Dieu vengeance pour les immenses souffrances de son peuple ? Le ressentiment n’est sans doute pas encore éteint et il vient envahir de son trouble la paix de la prière.

Mais le pardon est à l’œuvre, qui fait tomber peu à peu le ressentiment dans l’oubli, car au centre du souvenir, ce n’est pas la haine qui revient, c’est Jérusalem, au sommet de la joie. Et s’il lui faut retourner là-bas en mémoire, c’est bien d’abord pour retrouver cette force qu’il y a à placer en une Jérusalem spirituelle, le sommet de sa joie.

Il est arrivé aussi à Jésus de tressaillir de joie sous l’action du Saint-Esprit. Mais ce n’est pas en Jérusalem, la ville qui tue ses prophètes, qu’il a exulté alors, c’est dans son Père céleste. Par le Saint-Esprit, il nous arrive à nous aussi d’exulter d’une joie sainte. Elle nous fait entrer dans la louange du Dieu saint.


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 3 Déc 2016 - 9:17


Psaume 137
En présence des anges

De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
«Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur !»

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l'orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisse
s, tu me fais vivre,
ta main s'abat sur mes ennemis en colère.Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.


Méditation

Au ciel, il roupillait, convaincu que personne jamais n’allait user d’un envoyé mystique, serviteur très zélé, aux ailes dynamiques. J’ai remisé longtemps, mon ange en un placard, victime malgré lui des affabulations de bien des charlatans faussaires astucieux en angéologie, affublant mon ami de masques ridicules.
Aussi fus-je surpris quand l’autre jour au chœur, je crus que ma prière s’envolait droit au ciel. J’avais quelque souci, une peine intérieure, la journée alourdie par beaucoup de misères. Comment venir en aide à ceux qui se confiaient à mon humble prière, moi qui ne sais prier ? Je balbutiais donc comme à l’accoutumée les paroles du psaume sans même y prendre garde, quand je fus élevé comme par l’intérieur. Et c’était avec moi tous ces visages tristes que ma voix transportait bien au-dessus du toit récemment restauré de notre belle église.
Mon ange, allez comprendre, m’avait pris au mot. Convoqué par le psaume, il était descendu, remontant aussitôt présenter ma requête à celui qui là-haut commande à ces puissances. Puis tout heureux sans doute d’enfin avoir à faire il fila sans attendre aux quatre coins du monde, pour prodiguer le bien dont j’étais incapable à ces hommes et ces femmes, sujets de mon angoisse.
J’ai réveillé mon ange, et j’en suis assez fier. Je lui confie depuis diverses commissions : il porte où je ne puis le nom de mon Seigneur, il remporte pour moi les combats les plus durs

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 7 Déc 2016 - 9:50

Psaume 138
Tu me scrutes

Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !
Tu sais quand je m'assois, quand je me lève;
de très loin, tu pénètres mes pensées.

Que je marche ou me repose, tu le vois,
tous mes chemins te sont familiers.
Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres,
déjà, Seigneur, tu le sais.

Tu me devances et me poursuis, tu m'enserres,
tu as mis la main sur moi.
Savoir prodigieux qui me dépasse,
hauteur que je ne puis atteindre !

Où donc aller, loin de ton souffle ?
Où m'enfuir, loin de ta face ?
Je gravis les cieux : tu es là ;
je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l'aurore
et me pose au-delà des mers :
même là, ta main me conduit,
ta main droite me saisit.J'avais dit « Les ténèbres m'écrasent ! »
mais la nuit devient lumière autour de moi.
Même la ténèbre pour toi n'est pas ténèbre,
et la nuit comme le jour est lumière !

C'est toi qui as créé mes reins,
qui m'as tissé dans le sein de ma mère.
Je reconnais devant toi le prodige,
l'être étonnant que je suis :
étonnantes sont tes oeuvres,
toute mon âme le sait.Mes os n'étaient pas cachés pour toi
quand j'étais façonné dans le secret,
modelé aux entrailles de la terre.

J'étais encore inachevé, tu me voyais ;
sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits,
recensés avant qu'un seul ne soit !

Que tes pensées sont pour moi difficiles,
Dieu, que leur somme est imposante !
Je les compte : plus nombreuses que le sable !
Je m'éveille : je suis encore avec toi.

Dieu, si tu exterminais l'impie !
Hommes de sang, éloignez-vous de moi !
Tes adversaires profanent ton nom !
ils le prononcent pour détruire.

Comment ne pas haïr tes ennemis, Seigneur,
ne pas avoir en dégoût tes assaillants ?
Je les hais d'une haine parfaite,
je les tiens pour mes propres ennemis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée;
éprouve-moi, tu connaîtras mon coeur.
Vois si je prends le chemin des idoles,
et conduis-moi sur le chemin d'éternité.

Méditation
Ce psaume magnifique, au souffle poétique exalté, était un passage de la Bible que détestait Jean-Paul Sartre. Il connaissait bien les Écritures, puisque son oncle le docteur Schweitzer était pasteur protestant. Mais dans ces versets il trouvait la démonstration de l’aliénation de l’homme : un Dieu qui a tout programmé dans notre vie, un Dieu qui nous scrute, un Dieu qui anticipe tous nos actes. Où est la fameuse liberté des enfants de Dieu si le Père sait d’avance ce que je vais faire, le bien comme le mal ?
« Dieu, plus intime à moi-même que moi-même » dit saint Augustin. Et c’est vrai. Mais pas pour nous téléguider. II nous connaît jusqu’au plus profond de nos abysses parce qu’il nous aime tellement qu’il devine nos pensées. C’est comme le fiancé avec sa fiancée. Les deux amoureux sont tellement en communion que le fiancé sait ce qui fera à coup sûr plaisir à Sidonie, et Sidonie peut parier que tel geste ou telle réflexion va agacer ou attendrir Arthur.
« Ta main me conduit, ta main droite me saisit » (*). Tout dépend de l’image qu’on se fait de Dieu. Soit un père sévère qui tire le bras de son fiston dans la rue pour l’arracher à la contemplation de la vitrine du magasin de jouets, soit un Père attentif et plein d’amour qui anticipe nos trébuchements et nos égarements. Il nous tient la main pour nous éviter de tomber. Par ce contact de la main qui nous guide et nous bénit, il nous transmet sa force et sa confiance. Nous ne serons jamais des orphelins.



* psaume 138, verset 10


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Sam 10 Déc 2016 - 10:00


Psaume 139
En présence des anges

De tout mon coeur, Seigneur, je te rends grâce :
tu as entendu les paroles de ma bouche.
Je te chante en présence des anges,
vers ton temple sacré, je me prosterne.

Je rends grâce à ton nom pour ton amour et ta vérité,
car tu élèves, au-dessus de tout, ton nom et ta parole.
Le jour où tu répondis à mon appel,
tu fis grandir en mon âme la force.

Tous les rois de la terre te rendent grâce
quand ils entendent les paroles de ta bouche.
Ils chantent les chemins du Seigneur :
«Qu'elle est grande, la gloire du Seigneur !»

Si haut que soit le Seigneur, il voit le plus humble ;
de loin, il reconnaît l'orgueilleux.
Si je marche au milieu des angoisses, tu me fais vivre,
ta main s'abat sur mes ennemis en colère.
Ta droite me rend vainqueur.
Le Seigneur fait tout pour moi !
Seigneur, éternel est ton amour :
n'arrête pas l'oeuvre de tes mains.

Au ciel, il roupillait, convaincu que personne jamais n’allait user d’un envoyé mystique, serviteur très zélé, aux ailes dynamiques. J’ai remisé longtemps, mon ange en un placard, victime malgré lui des affabulations de bien des charlatans faussaires astucieux en angéologie, affublant mon ami de masques ridicules.
Aussi fus-je surpris quand l’autre jour au chœur, je crus que ma prière s’envolait droit au ciel. J’avais quelque souci, une peine intérieure, la journée alourdie par beaucoup de misères. Comment venir en aide à ceux qui se confiaient à mon humble prière, moi qui ne sais prier ? Je balbutiais donc comme à l’accoutumée les paroles du psaume sans même y prendre garde, quand je fus élevé comme par l’intérieur. Et c’était avec moi tous ces visages tristes que ma voix transportait bien au-dessus du toit récemment restauré de notre belle église.
Mon ange, allez comprendre, m’avait pris au mot. Convoqué par le psaume, il était descendu, remontant aussitôt présenter ma requête à celui qui là-haut commande à ces puissances. Puis tout heureux sans doute d’enfin avoir à faire il fila sans attendre aux quatre coins du monde, pour prodiguer le bien dont j’étais incapable à ces hommes et ces femmes, sujets de mon angoisse.
J’ai réveillé mon ange, et j’en suis assez fier. Je lui confie depuis diverses commissions : il porte où je ne puis le nom de mon Seigneur, il remporte pour moi les combats les plus durs.



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Dernière édition par Marie du 65 le Jeu 15 Déc 2016 - 11:44, édité 1 fois
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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 15 Déc 2016 - 11:41

Psaume 140

Garde moi du filet


Seigneur, je t'appelle : accours vers moi !
Écoute mon appel quand je crie vers toi !
Que ma prière devant toi s'élève comme un encens,
et mes mains, comme l'offrande du soir.

Mets une garde à mes lèvres Seigneur,
veille au seuil de ma bouche.
Ne laisse pas mon coeur pencher vers le mal
ni devenir complice des hommes malfaisants.

Jamais je ne goûterai leurs plaisirs :
que le juste me reprenne et me corrige avec bonté.
Que leurs parfums, ni leurs poisons, ne touchent ma tête !
Ils font du mal : je me tiens en prière.
Voici leurs juges précipités contre le roc,
eux qui prenaient plaisir à m'entendre dire ;
« Comme un sol qu'on retourne et défonce,
nos os sont dispersés à la gueule des enfers ! »

Je regarde vers toi, Seigneur, mon Maître ;
tu es mon refuge : épargne ma vie !
Garde-moi du filet qui m'est tendu,
des embûches qu'ont dressées les malfaisants.

Les impies tomberont dans leur piège ;
seul, moi, je passerai.


Méditation

En chacun se tient une pente fragile, là où nous pouvons pencher vers le mal. Comment reconnaître ces circonstances de la vie où monter la garde demande plus de veille, d’attention ?
Le priant répond : ce n’est pas possible seul. Pas sans en appeler à mon Dieu qui écoute mon appel quand je fais monter vers lui ma supplication.
Pour espérer ne pas céder au mal, il me faut pouvoir être sûre de la parole qui fait vivre, l’avoir goûtée dans ma chair. Elle qui dit la vérité de mon être et ne peut tricher.
Goûter en sa chair la parole qui construit du sens pour ma vie, qui lui offre un orient. Le contraire de ce que fait le serpent (*) qui sème le trouble sur qui est Dieu. Il veut faire croire à un dieu jaloux de sa place. Un dieu sadique qui donne du pouvoir à l’homme mais lui refuserait de l’exercer.Ne pas céder au tentateur, qui est aussi une part de nous-même, demande d’éduquer et d’entraîner notre oreille. Car l’ouïe est un sens fragile. Nous pouvons douter de ce que nous avons entendu. Voir paraît plus rassurant : on croit toucher. C’est pourtant par l’écoute que nous devenons des humains. Celle qui nous rend attentifs à l’autre : l’enfant qui pleure, la femme apeurée, l’homme inquiet. L’écoute de ce qui ne trouve pas le chemin des mots pour se dire, mais est bien là et se pressent dans le soin de la relation. Écoute silencieuse et priante du cri du monde.
En ce temps de Noël qui s’achève, où le Verbe s’est fait chair, venons écouter une naissance radicalement neuve. Elle nous propose de ne pas repartir - à l’instar des mages - par le même chemin. Mais d’ouvrir un nouveau passage, arrimés les uns avec les autres à sa parole de vie.



* Livre de la Genèse, chapitre 3


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 26 Déc 2016 - 9:49


Psaume 141
Piège tendu

A pleine voix, je crie vers le Seigneur !
A pleine voix, je supplie le Seigneur !
Je répands devant lui ma plainte,
devant lui, je dis ma détresse.

Lorsque le souffle me manque,
toi, tu sais mon chemin.
Sur le sentier où j'avance,
un piège m'est tendu.

Regarde à mes côtés, et vois :
personne qui me connaisse !
Pour moi, il n'est plus de refuge :
personne qui pense à moi !
J'ai crié vers toi, Seigneur !
J'ai dit : « Tu es mon abri,
ma part, sur la terre des vivants. »

Sois attentif à mes appels :
je suis réduit à rien ;
délivre-moi de ceux qui me poursuivent :
ils sont plus forts que moi.

Tire-moi de la prison où je suis,
que je rende grâce à ton nom.
Autour de moi, les justes feront cercle
pour le bien que tu m'as fait.

Méditation

Dans l'idéal, les chrétiens ne devraient pas avoir d'ennemis : ils doivent aimer tout le monde et tout le monde doit les aimer ! Malheureusement les psaumes sont là pour nous dire le contraire et le frère Christophe de la communauté de Thibhirine le rappelle justement à propos de la prière de l'office monastique. Les mots des psaumes résistent, font corps avec la situation de violence, d'angoisse, de mensonge et d'injustice. Oui, il y a des ennemis. On ne peut pas nous contraindre à dire trop vite qu'on les aime, sans faire injure à la mémoire des victimes dont chaque jour le nombre s’accroît.
Dieu Saint ! Dieu Fort ! Viens à notre aide ! Vite, au secours.
Cette violence, c'était hier en Algérie, c'est aujourd'hui en Syrie et qui sait où ce sera demain ?
Jésus s'est fait des ennemis, ils lui ont tendu des pièges pour pouvoir l'accuser (verset 4) et il n'a pas voulu mobiliser la puissance de Dieu pour échapper à cette violence si largement partagée par tant de millions d'hommes dans l'histoire : Il a voulu partager cette expérience de la haine.
Sa seule ressource est de chercher en Dieu son abri (verset 6), son refuge, sa forteresse : « Entre tes mains, je remets mon esprit. » D'où le témoignage des disciples dans les Actes des Apôtres : « Ce Jésus, que vous avez assassiné, Dieu l'a ressuscité. » Tous les discours des Actes des Apôtres utilisent ce même schéma de contraste, ils ne disent pas « Il est ressuscité », mais « Dieu l'a ressuscité » car c'est de lui qu'ils attendent le salut pour le partager dans la communauté des frères. « Autour de moi, les Justes feront cercle .

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 27 Déc 2016 - 9:02


Psaume 142
Au matin ton amour !

Seigneur, entends ma prière ;
dans ta justice écoute mes appels,
dans ta fidélité réponds-moi.
N'entre pas en jugement avec ton serviteur :
aucun vivant n'est juste devant toi.

L'ennemi cherche ma perte,
il foule au sol ma vie ;
il me fait habiter les ténèbres
avec les morts de jadis.
Le souffle en moi s'épuise,
on coeur au fond de moi s'épouvante.

Je me souviens des jours d'autrefois,
je me redis toutes tes actions,
sur l'oeuvre de tes mains je médite.
Je tends les mains vers toi,
me voici devant toi comme une terre assoiffée.

Vite, réponds-moi, Seigneur :
je suis à bout de souffle !
Ne me cache pas ton visage :
je serais de ceux qui tombent dans la fosse.
Fais que j'entende au matin ton amour,
car je compte sur toi.
Montre-moi le chemin que je dois prendre :
vers toi, j'élève mon âme !

Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur :
j'ai un abri auprès de toi.
Apprends-moi à faire ta volonté,
car tu es mon Dieu.
Ton souffle est bienfaisant :
qu'il me guide en un pays de plaines.

Pour l'honneur de ton nom, Seigneur, fais-moi vivre ;
à cause de ta justice, tire-moi de la détresse.
A cause de ton amour, tu détruiras mes ennemis ;
tu feras périr mes adversaires, car je suis ton serviteur.

Méditation
Il est des moments dans la vie où on est « au bord de la tombe », soit réellement, soit dans ce que l’on ressent, par grande fatigue, sentiment d’épuisement, lassitude extrême. Le psalmiste semble se trouver dans cette situation. C’est la prière d’un homme au bord de la tombe : « Le souffle en moi s’épuise, je suis à bout de souffle » (*) Le paysage qui l’environne est sombre. Fermé, sans horizons. Il se croit traqué : « On cherche ma perte, on foule au sol ma vie. » Il se voit dévalorisé, renvoyé dans le passé, obsolète, comme déjà mort : « On me fait habiter les ténèbres avec les morts de jadis. » Il se sent coupable : « Aucun vivant n’est juste devant Dieu. » Il touche le fond de la détresse : « Mon cœur au fond de moi s’épouvante. » Mais il prie !
Sa détresse, il en fait un appel, il la confie peu à peu à la mémoire et à l’attente du Seigneur. La mémoire de ce qu’Il a fait pour lui, l’attente de ce qu’Il va faire encore pour lui. Et voilà petit à petit le souffle qui revient : « Ton souffle est bienfaisant. » (**)
Et l’âme à terre, plus bas que terre, déjà dans la fosse, s’élève : « Vers toi, j’élève mon âme. » L’horizon s’éclaircit : « Ton souffle me guide en un pays de plaines. » Il n’est plus seul, souffle court, enfermé dans l’échec. Toute proche, une Présence. Elle est vivante, elle aime, elle est fidèle, elle protège. S’ouvre pour lui à nouveau un chemin ; un désir ; son cœur, une « terre assoiffée » ! Après des nuits au bord et dans la fosse, oui, il vivra de la Présence : « Fais que j’entende au matin ton amour ! » (***)



* versets 4 et 7
** verset 10
*** verset 8

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mer 28 Déc 2016 - 10:58


Psaume 143 Une ombre qui passe

Béni soit le Seigneur, mon rocher !
Il exerce mes mains pour le combat,
il m'entraîne à la bataille.

Il est mon allié, ma forteresse,
ma citadelle, celui qui me libère ;
il est le bouclier qui m'abrite,
il me donne pouvoir sur mon peuple.

Qu'est-ce que l'homme,
pour que tu le connaisses, Seigneur,
le fils d'un homme, pour que tu comptes avec lui ?
L'homme est semblable à un souffle,
ses jours sont une ombre qui passe.

Seigneur, incline les cieux et descends ;
touche les montagnes : qu'elles brûlent !
Décoche des éclairs de tous côtés,
tire des flèches et répands la terreur.

Des hauteurs, tends-moi la main, délivre-moi,
sauve-moi du gouffre des eaux,
de l'emprise d'un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.
Pour toi, je chanterai un chant nouveau,
pour toi, je jouerai sur la harpe à dix cordes,
pour toi qui donnes aux rois la victoire
et sauves de l'épée meurtrière David, ton serviteur.

Délivre-moi, sauve-moi
de l'emprise d'un peuple étranger :
il dit des paroles mensongères,
sa main est une main parjure.

Que nos fils soient pareils à des plants
bien venus dès leur jeune âge ;
nos filles, pareilles à des colonnes
sculptées pour un palais !

Nos greniers, remplis, débordants,
regorgeront de biens ;
les troupeaux, par milliers, par myriades,
empliront nos campagnes !

Nos vassaux nous resteront soumis
plus de défaites ;
plus de brèches dans nos murs
plus d'alertes sur nos places !

Heureux le peuple ainsi comblé !
Heureux le peuple qui a pour Dieu « Le Seigneur » !


Méditation

Ne me parlez pas de sport. La piscine est trop froide, les altères sont trop lourdes et je rate la balle à chacun des rebonds. Mais mon Dieu est sportif ! Hélas, comment ferais-je pour me faire bien voir de mon coach divin ? Faudra-t-il m’entraîner et courir chaque matin, enfiler mes baskets, dévaler la chaussée ?
Je fatigue déjà à l’idée si pénible de m’essouffler en vain suant sous le soleil… Je préfère tenter le moindre des efforts : juste tendre la main, et attendre l’instant où l’entraîneur divin viendra m’encourager.
J’exagère, croyez-vous, à réclamer ainsi une leçon privée du Maître, du Seigneur ? Il est trop occupé, voilà tout l’argument que me lancent, vexés, ceux qui n’ont jamais cru au professeur de sport le plus extraordinaire.Ce que nul ici-bas n’a réussi pour moi, lui certainement pourra y arriver. Il a cette patience que n’ont pas les sportifs désolés de me voir si malhabile. Il n’abandonnera pas où d’autres ont échoué, persévérant toujours dans l’encouragement. Il sait exactement mes faiblesses et mes craintes, mais il sait tout autant mes qualités secrètes. Il sait, lui, comment faire car bien mieux que moi-même, il me connaît.
J’entends déjà le rire des cyniques : mais tu n’as pas un sou ! Comment payeras-tu ? Ils ignorent que pour Dieu, la récompense, c’est nous. C’est le prix de l’effort qu’avec Lui nous ferons, c’est de pouvoir un jour, tout au bout de ma course, m’offrir de tout cœur la couronne de gloire.
C’est sûr, avec mon Dieu, je finirai sportif !

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 30 Déc 2016 - 9:12


Psaume 144
la bonté pour tous

Je t'exalterai, mon Dieu, mon Roi,
je bénirai ton nom toujours et à jamais !

Chaque jour je te bénirai,
je louerai ton nom toujours et à jamais.
Il est grand, le Seigneur, hautement loué ;
à sa grandeur, il n'est pas de limite.

D'âge en âge, on vantera tes oeuvres,
on proclamera tes exploits.
Je redirai le récit de tes merveilles,
ton éclat, ta gloire et ta splendeur.

On dira ta force redoutable ;
je raconterai ta grandeur.
On rappellera tes immenses bontés ;
tous acclameront ta justice.

Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
la bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses oeuvres.

Que tes oeuvres, Seigneur, te rendent grâce
et que tes fidèles te bénissent !
Ils diront la gloire de ton règne.
ils parleront de tes exploits,
annonçant aux hommes tes exploits,
la gloire et l'éclat de ton règne :
ton règne, un règne éternel,
ton empire, pour les âges des âges.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Les yeux sur toi, tous, ils espèrent :
tu leur donnes la nourriture au temps voulu ;
tu ouvres ta main :
tu rassasies avec bonté tout ce qui vit.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.

Il répond au désir de ceux qui le craignent ;
il écoute leur cri : il les sauve.
Le Seigneur gardera tous ceux qui l'aiment,
mais il détruira tous les impies.

Que ma bouche proclame les louanges du Seigneur !
Son nom très saint, que toute chair le bénisse
toujours et à jamais !


MEDITATION

Vous ne trouvez pas que dans ce psaume, Dieu ressemble à une mère ? D’aucuns disent, comme le bon docteur Freud, que le Dieu de la Bible est un père acariâtre, juge implacable, castrateur sévère et jaloux. C’est qu’ils n’ont pas lu la Bible, ou alors une Bible tronquée ! Une Bible dont on aurait arraché les pages bruissantes de tendresse et d’amour, une Bible expurgée des prophètes Isaïe, Ézéchiel et Osée, une Bible sans les psaumes…
Car tous ces livres chantent l'amour et la tendresse de Dieu. L’Ancien Testament, même lui, multiplie à l’envi les descriptions de Dieu qui dégorge de tendresse. Petit florilège, rien que dans le livre d’Isaïe, Dieu dit : « Tu comptes beaucoup à mes yeux et je t’aime ! Une femme peut-elle oublier son petit enfant ? Même si les femmes oubliaient, moi je ne t’oublierai pas (*). Dans un amour éternel, j’ai pitié de toi, mon amour ne s’écartera plus jamais de toi mon peuple. »
Le Seigneur trouve en toi son plaisir : c’est la joie de l’époux pour son épouse que ton Dieu éprouve à ton sujet. Tel un berger le Seigneur fait paître son troupeau, il porte ses agneaux sur son cœur . Le Seigneur essuiera les pleurs sur tous les visages (**). »
Est-ce là le portrait d’un Dieu qui suscite la peur ? Souvent nous projetons nos propres fantasmes sur Dieu et il a bon dos. Regardons- le en vérité, adorons-le enfin tel qu’il se révèle, tel qu’il s’approche de nous. Le Seigneur est « tendresse et pitié, lent à la colère et plein d’amour. » Cet amour-là s’éprouve par les actes : Dieu est venu vivre avec nous et il a donné sa vie pour nous montrer jusqu’où va son amour. Tu sais tout, Seigneur : tu sais bien que je t’aime ! (***) Moi je ne sais pas grand chose, Seigneur, mais je suis sûr que tu m’aimes.



* livre d'Isaïe, chapitre 43, verset 4
puis chapitre 49, verset 15
** livre d'Isaïe, chapitre 25, verset 8
puis chapitre 40, verset 11
*** Évangile selon saint Jean,
chapitre 21, verset 17


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 3 Jan 2017 - 12:28


Psaume 145
Espoir dans le Seigneur


Alléluia !

Chante, ô mon âme, la louange du Seigneur!
Je veux louer le Seigneur tant que je vis,
chanter mes hymnes pour mon Dieu tant que je dure.

Ne comptez pas sur les puissants,
des fils d'homme qui ne peuvent sauver !
Leur souffle s'en va : ils retournent à la terre;
et ce jour-là, périssent leurs projets.

Heureux qui s'appuie sur le Dieu de Jacob,
qui met son espoir dans le Seigneur son Dieu,
lui qui a fait et le ciel et la terre
et la mer et tout ce qu'ils renferment !

Il garde à jamais sa fidélité,
il fait justice aux opprimés ;
aux affamés, il donne le pain ;
le Seigneur délie les enchaînés.

Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles,
le Seigneur redresse les accablés,
le Seigneur aime les justes,
le Seigneur protège l'étranger.

Il soutient la veuve et l'orphelin,
il égare les pas du méchant.
D'âge en âge, le Seigneur régnera :
ton Dieu, ô Sion, pour toujours !

MEDITATION


Il faudra bien un jour prendre au sérieux cette parole : Le Seigneur délie les enchaînés, et délivre les prisonniers.

Ce n’est pas pour plus tard, ni pour demain,
Car si c’est bien vrai, il faut que cela soit vrai dès maintenant.

Les enchaînés, les vrais, ceux qui ont peur de tout et ne s’aiment pas eux-mêmes, bien souvent font malgré eux subir aux autres le même sort, sans s’en apercevoir. Autour d’eux ils lient, paralysent, arraisonnent la vie, au risque de faire le vide autour d’eux et de redoubler le malheur.

Si nous sommes du Ressuscité, il n’y a pas d’histoire : il faut avec lui aimer les enchaînés, être près d’eux une présence dont ils n’ont rien à craindre ; supporter leurs colères et leurs chaînes sans pourtant s’y complaire, et desserrer un tout petit chouïa l’étau qui les enserre.
Et pour cela ne pas attendre d’être soi-même délivré de ses propres chaînes, de ses aveuglements, de ses accablements.

Non, mais si par notre douceur et par notre patience, nous contribuons à délier les autres, nos propres chaînes (qui sait ?), peut-être tomberont.
C’est en donnant l’amour que l’on apprend l’amour. Le changement, c’est maintenant.

Seigneur des vivants, tu n’as pas compté sur les puissants, mais au contraire sur les bras cassés que nous sommes, pour en faire rien de moins que tes messagers.
Ce sont les petits, les invisibles, les très ordinaires, les étrangers que tu as choisis pour déposer dans leurs mots ta voix, ta parole de feu, cette voix qui délivre et relève.

Que mon chant t’enveloppe de gratitude et de reconnaissance.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 5 Jan 2017 - 11:39


Psaume 146
L'action de grâce

Alléluia !

Il est bon de fêter notre Dieu,
il est beau de chanter sa louange !

Le Seigneur rebâtit Jérusalem,
il rassemble les déportés d'Israël ;
il guérit les coeurs brisés
et soigne leurs blessures.

Il compte le nombre des étoiles,
il donne à chacune un nom ;
il est grand, il est fort, notre Maître :
nul n'a mesuré son intelligence.
Le Seigneur élève les humbles
et rabaisse jusqu'à terre les impies.
Entonnez pour le Seigneur l'action de grâce,
jouez pour notre Dieu sur la cithare !

Il couvre le ciel de nuages,
il prépare la pluie pour la terre ;
il fait germer l'herbe sur les montagnes
et les plantes pour l'usage des hommes ;
il donne leur pâture aux troupeaux,
aux petits du corbeau qui la réclament.

La force des chevaux n'est pas ce qu'il aime,
ni la vigueur des guerriers, ce qui lui plaît ;
mais le Seigneur se plaît avec ceux qui le craignent,
avec ceux qui espèrent son amour.

MEDITATION

Ce psaume est comme un présent qui m’est offert aujourd’hui.
Bénir et rendre grâce pour ces semaines et ces mois passés en compagnie de chacun de vous, lecteurs et écoutants d’un jour ou de tous les jours. Méditants au long court ou passants d’un moment, découvrant une phrase, un mot, une voix. C’est grâce à vous que je trouve le courage d’écrire, c’est en pensant à vous, en priant avec vous, pour vous, que j’éprouve cette joie imprenable, promise par le Christ à ses amis. Joie de n’avoir rien à omettre de la vie. La recueillir tout entière pour la tourner vers ce Dieu que j’aime et désire. Vous êtes un peuple de priants et vous portez ce monde, empêchant qu’il soit plus sombre encore. Communauté éphémère, mais pourtant ô combien vraie.Bénir et rendre grâce pour les voix qui nous ont accompagnés et que j’ai aimées. Celle de chaque « auteur-lecteur », avec son timbre de voix si singulier, avec son art de placer ses intonations sur un verset, un mot, unique à chacun. Vous êtes des musiciens des mots, vous nous avez offert chaque psaume comme une maison hospitalière. Un immense merci pour ces retrouvailles.
Enfin rendre grâce à mon Dieu de toute tendresse. Rien n’est ridicule pour lui de la vie de l’homme. Rien n’est négligeable. Il recueille avec bienveillance toute prière, toute plainte, toute colère, toute attente. Il ne demande qu’une seule chose : que nous nous tournions vers lui. Que nous espérions en son amour, malgré la vie difficile. L’aimer, envers et contre tout.

Bon vent à chacune et chacun, je vous garde en mon âme,

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Ven 6 Jan 2017 - 12:09


Psaume 147
Dégel de printemps


Glorifie le Seigneur, Jérusalem !
Célèbre ton Dieu, ô Sion !

Il a consolidé les barres de tes portes,
dans tes murs il a béni tes enfants ;
il fait régner la paix à tes frontières,
et d'un pain de froment te rassasie.

Il envoie sa parole sur la terre :
rapide, son verbe la parcourt.
Il étale une toison de neige,
il sème une poussière de givre.

Il jette à poignées des glaçons ;
devant ce froid, qui pourrait tenir ?
Il envoie sa parole : survient le dégel ;
il répand son souffle : les eaux coulent.

Il révèle sa parole à Jacob,
ses volontés et ses lois à Israël.
Pas un peuple qu'il ait ainsi traité ;
nul autre n'a connu ses volontés.

Alléluia !

MEDITATION

En ouverture de psaume, voici la description précise d’un peuple établi dans la paix : la paix aux frontières avec un système de défense solide assurant la sécurité, un pain de bon froment sur la table et des enfants bénis autour. Un bonheur certes, mais peut-être  un peu engourdi ? Où l’on en oublierait Dieu.

Or, la description est celle de Jérusalem, à qui il est demandé de « glorifier », de « célébrer son Dieu » (versets 12 et 13).

Mais entre deux mentions où « Dieu envoie sa Parole », que viennent faire les glaçons, la poussière de givre, la toison de neige au cœur de ce psaume ? (versets 16 et 17).

On imagine le Proche-Orient plutôt avec des palmiers et du sable au soleil. C’est vrai, mais à Jérusalem, les hivers peuvent être rudes.Alors, pour donner une image forte de la bienveillance de Dieu envers sa ville sainte un peu endormie, pour donner une image de ce que peut réaliser sa parole, voici l’expérience du dégel. C’est le moment de délivrance de la prison du froid, quand tout ce qui était pris dans les glaces, paralysé, à nouveau retrouve le mouvement, la vie. Quand l’eau nécessaire à cette vie se remet à couler en abondance sous l’effet du souffle !
C’est comme une sorte de nouveau baptême pour Jacob, pour Israël, pour le peuple à qui sa parole est révélée. Comme un nouveau printemps.
Alors, si nous tentions à notre tour l’expérience du dégel de tout ce qui dans nos vies est encore prisonnier des glaces de l’hiver ? Oui, accueillons la parole de Dieu et laissons son souffle libérer en nous son feu et sa lumière.


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Lun 16 Jan 2017 - 10:25


Psaume 148
Sous une loi








Alléluia !

Louez le Seigneur du haut des cieux,
louez-le dans les hauteurs.
Vous, tous ses anges, louez-le,
louez-le, tous les univers.

Louez-le, soleil et lune,
louez-le, tous les astres de lumière ;
vous, cieux des cieux, louez-le,
et les eaux des hauteurs des cieux.

R/ Qu'ils louent le nom du Seigneur :
sur son ordre ils furent créés
c'est lui qui les posa pour toujours
sous une loi qui ne passera pas.

Louez le Seigneur depuis la terre,
monstres marins, tous les abîmes ;
feu et grêle, neige et brouillard,
vent d'ouragan qui accomplis sa parole ;
les montagnes et toutes les collines,
les arbres des vergers, tous les cèdres ;
les bêtes sauvages et tous les troupeaux,
le reptile et l'oiseau qui vole ;

les rois de la terre et tous les peuples,
les princes et tous les juges de la terre ;
tous les jeunes gens et jeunes filles,
les vieillards comme les enfants.

R/ Qu'ils louent le nom du Seigneur,
le seul au-dessus de tout nom ;
sur le ciel et sur la terre, sa splendeur :
il accroît la vigueur de son peuple.

Louange de tous ses fidèles,
des fils d'Israël, le peuple de ses proches !

Alléluia !








Méditation




Il y a le ciel et il y a la terre. Il y a des anges et il y a des hommes. Il y a des peuples et il y a des juges. Il y a des monstres marins et il y a des abîmes. Il y a du feu et il y a de la grêle. Il y a des vergers et il y a des cèdres. Il y a des bêtes sauvages et il y a des troupeaux. Il y a le reptile et il y a l’oiseau… Et il y a le Seigneur, dont le nom est le seul au-dessus de tout nom ! Un lien indéfectible unit le Créateur et toutes ses créatures. Dans le silence de la prière, le psalmiste contemple ce lien. Il voit en lui deux faces, deux aspects, qu’on ne peut pas défaire, comme le recto et le verso d’une feuille de papier. Du Créateur aux créatures, ce lien se nomme « loi » : « C’est lui qui les posa pour toujours sous une loi qui ne passera pas » (*). Des créatures au Créateur, ce lien se nomme « louange » : toutes, qu’elles louent le nom du Seigneur !
Mais comment loi peut-il être unie à louange ? L’autre face de la loi n’est-elle pas obéissance ? La désobéissance étant ce qui défait la création. La réduit au chaos. Que la réponse à la loi soit louange, voilà qui manifeste l’essence de la loi, quand Dieu en est l’auteur. Si la loi est louange, elle est aussi liberté. La louange est un cri qui jaillit spontanément du cœur de toutes celles et ceux qui aiment Dieu et sont aimés de Lui. Louange unanime de tous ses fidèles (**). Alléluia !

Jésus, Fils de Dieu, ta vie n’a pas été oui et non à ton Père et Notre Père. Mais elle n’a été que « oui ». Tu nous apprends à résister aux forces du refus. Tu nous inities au mystère de la louange.



* verset 6
** verset 13


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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Mar 17 Jan 2017 - 11:48




Psaume 149
Aux humbles, l'éclat





Chantez au Seigneur un chant nouveau,
louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !
En Israël, joie pour son créateur ;
dans Sion, allégresse pour son Roi !
Dansez à la louange de son nom,
jouez pour lui, tambourins et cithares !

Car le Seigneur aime son peuple,
il donne aux humbles l'éclat de la victoire.
Que les fidèles exultent, glorieux,
criant leur joie à l'heure du triomphe.
Qu'ils proclament les éloges de Dieu,
tenant en main l'épée à deux tranchants.

Tirer vengeance des nations,
infliger aux peuples un châtiment,
charger de chaînes les rois,
jeter les princes dans les fers,
leur appliquer la sentence écrite,
c'est la fierté de ses fidèles.

Alléluia !


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/6tRK6TWV19k" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>






Les lourdes chaînes sont là, à mes pieds. Est-ce toi, mon Dieu, qui me les a ôtées ?
A force de marcher prisonnier des entraves, j’en étais venu à justifier ma peine me condamnant moi-même, je me contentais d’un espoir en papier.
Mon monde était vieilli et revenait sans cesse l’étrange sentiment de ne pas mériter, ni l’amour, ni la joie, ni l’affranchissement.
Dieu, juste un mirage, assez joli tout de même, une idée bien gentille, un rêve pour enfants.
J’y croyais sans y croire ; juste par habitude.
Mais qu’Il vienne charnellement, au tranchant de l’épée, qu’il prenne à bras le corps et brise les barreaux, qu’il arrache de son zèle au son de sa fureur les mille liens subtils qui me clouaient au sol.
Comment l’aurais-je cru ? j’avais juste oublié que quelque part, au Livre, il avait été dit : « L’amour de ta maison, j’en ferai mon tourment » et qu’un jour ,,dans le Temple, Jésus pris de colère renversa de son fouet les idoles fragiles, les livres de piété, les images bien mièvres, les idées ridicules que trop souvent, hélas ! des tièdes, ces faux sages, nous ont appris de Lui.
Pauvres hommes ! Mon Dieu, celui qui hier comme par effraction a forcé dans ma vie le chemin d’esclavage.
Mon Dieu est un voleur, un jaloux, un furieux.
Son Temple, c’est ma vie, il ne l’a veut qu’à Lui.
A Lui, à personne d’autre. Me voilà consumé. Ma danse, aujourd’hui n’est que feu, n’est que flamme.
Des cendres Il me relève. Je brûlerai en lui.

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Re: Conversations avec Dieu - Psaumes - Paroles de Saints

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Jan 2017 - 10:05




Psaume 150
chante louange au Seigneur




Alléluia !

Louez Dieu dans son temple saint,
louez-le au ciel de sa puissance ;
louez-le pour ses actions éclatantes,
louez-le selon sa grandeur !

Louez-le en sonnant du cor,
louez-le sur la harpe et la cithare ;
louez-le par les cordes et les flûtes,
louez-le par la danse et le tambour !

Louez-le par les cymbales sonores,
louez-le par les cymbales triomphantes !
Et que tout être vivant
chante louange au Seigneur !

Alléluia !





Méditation



Tarartata ratata rata ! Que toutes les musiques du monde, un orchestre géant avec des cuivres et des percussions, chantent la louange du Seigneur ! Dieu ne veut pas qu’on lui offre un sacrifice avec des immolations (*), Dieu ne veut pas qu’on s’arrache les cheveux, qu’on déchire nos vêtements, qu’on se roule sur un lit de cendre. Il veut qu’on lui offre des aubades pétaradantes. C'est ça qu'il veut, c'est ça qu'il nous demande et pour lui faire plaisir Dieu veut qu’on joue de la musique. Il y a un temps pour tout (**) : un temps pour le silence recueilli et un temps pour le concert philharmonique. Bach, Mozart, Haendel et Poulenc sont des saints, puisqu’ils ont répondu au vœu de Dieu : de la musique avant toute chose !
Quand un chœur grégorien ou une flûte traversière élève leurs arpèges sous la voûte romane d’une belle église, la paix de Dieu vient dans les cœurs, et l’harmonie l’emporte quels instants sur les rivalités et les méfiances. Nous sommes alors en communion avec la musique du ciel et la musique des anges. Chacun de nous a éprouvé ces moments de grâce.
« Chanter, c’est prier deux fois » disait, paraît-il, saint Augustin. Libérons la louange de notre corps, embouchons nos cors, nos trompes, nos clairons, nos hautbois, nos clarinettes et nos trombones. Et si nous ne savons pas jouer d’un instrument, chantons à perdre voix : Dieu a fait pour nous des merveilles (***).


<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SxqkOYXZ1ow" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>



* voir le livre d’Osée, chapitre 6, verset 6, repris dans l’Évangile selon saint Matthieu, chapitre 12, verset 7
** voir le livre de l’Ecclésiaste, chapitre 3
*** voir l’Évangile selon Luc, chapitre 1, verset 49

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