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Les Saints - Les Saintes du Jour

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 5 Oct 2017 - 11:23

Merci à Marie 65 et Thierry
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scapulaire
Veut-etre un saint/e

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 6 Oct 2017 - 10:27

C'est normal scapulaire
Amitiés


Vendredi 06 Octobre 2017

Fête de Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreux (1030-1101).






Saint Bruno, par Houdon (Rome, Sainte-Marie de la Victoire)


Saint Bruno

Fondateur des Chartreux (✝ 1101)

Il avait tout pour faire une belle carrière d'universitaire ecclésiastique, ce fils d'un riche marchand des bords du Rhin.


Originaire de Cologne, il avait étudié dans sa ville natale et puis l'avait quittée, âgé d'une quinzaine d'années pour aller se perfectionner à Reims.


A 24 ans, le voilà devenu écolâtre, chargé d'étudiants.

Sa réputation est si flatteuse qu'il devient chancelier de l'Archevêque de Reims, Manassès de Gournay.

Mais l'Archevêque est indigne. Il a payé ses électeurs et Bruno le dénonce. On lui offre de lui succéder, Bruno refuse.

Et c'est alors la rupture. Cette brillante carrière ne le comble pas, il ressent un vide dans son cœur, une soif le consume.

Il n'est pas fait pour les 'combines', il veut être à Dieu seul.

A 52 ans, en 1084, il vend tout ce qu'il possède et, avec quelques amis qui partagent ses aspirations, il tente un premier essai de vie érémitique au prieuré de Sèchefontaine près de Reims.

La forme de vie dont il rêve ne s'y trouve pas.

Il lui faut la créer.

Saint Hugues,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/901/Saint-Hugues-de-Grenoble.html Évêque de Grenoble, met à la disposition de Bruno et de ses compagnons une 'solitude' dans le massif alpin de la Grande Chartreuse.


Bruno y élabore ce qui deviendra la Règle des Chartreux, faite de solitude en cellule, de liturgies communes et de travail manuel.

Le Pape Urbain II l'ayant appelé comme conseiller, il quitte à regret la Chartreuse pour Rome.

Ne pouvant s'habituer à la vie 'du siècle', il obtient de se retirer en Calabre où il fonde une nouvelle Communauté cartusienne à La Torre.


C'est là qu'il mourra dans une solitude bienheureuse:

"L'air y est doux, les prés verdoyants, nous avons des fleurs et des fruits, nous sommes loin des hommes, écrivait-il à un vieil ami de Reims.


Comment dépeindre cette fête perpétuelle où déjà l'on savoure les fruits du Ciel ?".

Saint Hugues et Saint Bruno:

Le diocèse de Grenoble voit naître ou s'établir de nombreuses Communautés et de grandes figures Religieuses.

En 1084 Saint Bruno s'installe avec l'accord de Saint Hugues, Évêque de Grenoble, en Chartreuse et fonde l'ordre des Chartreux.


Saint Hugues est lui-même connu pour avoir libéré l'Église du pouvoir des laïcs, et considéré comme le véritable Fondateur du diocèse car il en fixe le territoire.

Il fonde aussi le Monastère de Chalais. (L'histoire du diocèse)https://www.diocese-grenoble-vienne.fr/histoire-diocese.html

Mémoire de Saint Bruno, Prêtre. Né à Cologne, il enseigna la théologie en France, mais désireux d’une vie solitaire, il fonda, avec quelques disciples, dans la vallée déserte de la Chartreuse, dans les Alpes, un Ordre où la solitude des Ermites serait tempérée par une certaine forme de cénobitisme.


Appelé à Rome par le Bienheureux Pape Urbain II, pour qu’il lui vienne en aide dans les besoins que connaissait l’Église, il passa cependant les dernières années de sa vie dans un Ermitage, près du Monastère de La Torre en Calabre, où il mourut en 1101.

Martyrologe romain.





Pour un approfondissement biographique

Saint Bruno, Fondateur de l'Ordre des Chartreuxhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Bruno_le_Chartreux








Saint Bruno naquit à Cologne d'une famille de première noblesse.

Ses magnifiques succès épouvantèrent son âme, désireuse de ne vivre que pour Dieu.

Il songeait à quitter ce monde, où il était déjà appelé aux grandeurs, quand un fait tragique décida complètement sa vocation.

Bruno comptait pour ami, à l'université de Paris, le célèbre chanoine Raymond, dont tout le monde admirait la vertu non moins que la science.

Or cet ami vint à mourir, et pendant ses obsèques solennelles, auxquelles Bruno assistait, à ces paroles de Job: "Réponds-moi, quelles sont mes iniquités?"

Le mort se releva et dit d'une voix effrayante:

"Je suis accusé par un juste jugement de Dieu!"

Une panique indescriptible s'empara de la foule, et la sépulture fut remise au lendemain; mais le lendemain au même moment de l'office, le mort se leva de nouveau et s'écria:

"Je suis jugé par un juste jugement de Dieu!"

Une nouvelle terreur occasionna un nouveau retard.

Enfin, le troisième jour, le mort se leva encore et cria d'une voix plus terrible:

"Je suis condamné au juste jugement de Dieu!"



Bruno brisa dès lors les derniers liens qui le retenaient au monde, et, inspiré du Ciel, il se rendit à Grenoble, où le saint évêque Hugues, répondant à ses aspirations vers la solitude la plus profonde, lui indiqua ce désert affreux et grandiose à la fois, si connu sous le nom de Grande-Chartreuse.

Il fallut franchir de dangereux précipices, s'ouvrir un chemin à coups de hache dans des bois d'une végétation puissante, entremêlés de ronces épaisses et d'immenses fougères; il fallut prendre le terrain pied à pied sur les bêtes sauvages, furieuses d'être troublées dans leur possession paisible.

Quelques cellules en bois et une chapelle furent le premier établissement. Le travail, la Prière, un profond silence du côté des hommes, tel fut pour Bruno l'emploi des premières années de sa retraite.

Il dut aller, pendant plusieurs années, servir de conseiller au saint Pape Urbain II, refusa avec larmes l'archevêché de Reggio, retourna à sa vie solitaire et alla fonder en Calabre un nouveau couvent de son Ordre.

À l'approche de sa dernière heure, pendant que ses frères désolés entouraient son lit de planches couvert de cendres, Bruno parla du bonheur de la vie monastique, fit sa Confession générale, demanda humblement la Sainte Eucharistie, et s'endormit paisiblement dans le Seigneur.










Prières

O Dieu, montrez-nous votre visage
qui n'est autre que votre Fils,
puisque c'est par lui que vous vous faites connaître
de même que l'homme tout entier est connu par son seul visage.
Et par ce visage que vous nous aurez montré,
convertissez-nous ;
convertissez les morts que nous sommes
des ténèbres à la lumière,
convertissez-nous des vices aux vertus,
de l'ignorance à la parfaite connaissance de vous.

Saint Bruno

Vous êtes mon Seigneur,
vous dont je préfère les volontés aux miennes propres ;
puisque je ne puis toujours prier avec des paroles,
si quelque jour j'ai prié avec une vraie dévotion,
comprenez mon cri :
prenez en gré cette dévotion
qui vous prie comme une immense clameur ;
et pour que mes paroles
soient de plus en plus dignes d'être exaucées de vous,
donnez intensité et persévérance à la voix de ma prière.
O Dieu, qui êtes puissant et dont je me suis fait le serviteur,
quant à moi je vous prie et vous prierai avec persévérance
afin de mériter et de vous obtenir ;
ce n'est pas pour obtenir quelque bien terrestre :
je demande ce que je dois demander, Vous seul.

Saint Bruno










Croix

@Bruno
Si tu me lis je te souhaite une très bonne Fête
En UDP
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 7 Oct 2017 - 13:30

Samedi 07 Octobre 2017 :

Fête de la Bienheureuse Chiara-Luce Badano (1971-1990).

Contrairement à l’usage courant, le jour de la mémoire n’est pas celui de la naissance au Ciel (dies natalis : 07 Octobre) mais celui de sa naissance sur Terre.


A Sassello en Italie,https://fr.wikipedia.org/wiki/Sassello en 1990, la naissance au Ciel de la Bienheureuse Chiara-Luce Badano, dont la mémoire est célébrée le 29 Octobre.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chiara_Badaniano




Bienheureuse Chiara Luce Badano

Jeune fille italienne (✝ 1990)


Chiara Luce Badano Béatifiée le 25 Septembre 2010 - une jeune fille de 18 ans née à Sassello (région de Savone) en 1971 et morte en 1990 d’un ostéosarcome, au terme d’une vie marquée par une Foi lumineuse et par l'adhésion à la spiritualité du mouvement des Focolari.

La cérémonie de béatification,http://www.focolare.org/news/2010/09/25/chiara-luce-badano-e-beata-25-mila-alla-celebrazione-2/ joyeuse et toute en profondeur, a été présidée par le préfet pour les causes des saints, Son Excellence Mgr Angelo Amato, envoyé spécialement par le Pape Benoît XVI.


“Une jeune fille au cœur cristallin”: c’est ainsi que Mgr Amato définit Chiara Luce dans son homélie.


“Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance", poursuit-il.

"Chers amis, seul l'Amour, avec un A majuscule, apporte le vrai Bonheur!

C'est ce que montre une jeune fille qui a été proclamée Bienheureuse hier ici, à Rome.

Je parle de Chiara Badano, une jeune fille italienne née en 1971, qu'une maladie a conduite à la mort à un peu moins de 19 ans, mais qui a été pour tous un rayon de lumière, comme le dit son surnom: «Chiara Luce».


Sa paroisse, le diocèse d'Acqui Terme et le Mouvement des Focolari, auquel elle appartenait, sont aujourd'hui en fête, et c'est une Fête pour tous les jeunes, qui peuvent trouver en elle un exemple de cohérence Chrétienne.

Ses dernières paroles, de pleine adhésion à la volonté de Dieu, ont été: «Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis».


Élevons notre louange à Dieu parce que son Amour est plus fort que le mal et que la mort; et remercions la Vierge Marie qui conduit les jeunes, même à travers les difficultés, et les souffrances, à aimer toujours plus Jésus et à découvrir la beauté de la vie." (Angelus du 26 septembre 2010 - Benoît XVI)http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/angelus/2010/documents/hf_ben-xvi_ang_20100926.html

Présentation de la vie de ChiaraLuce (Vidéo) https://vimeo.com/12728638 à partir de Chiara luce sur Vimeo.https://vimeo.com/user4095736


https://vimeo.com/12728638



Biographie et photo.http://chiaraluce.free.fr/wp-content/uploads/Chiara-Luce-biographie+photo.pdf

Textes (en français) de la béatification - Chiara Luce, un nouveau visage de saintetéhttp://chiaraluce.free.fr/?p=201


Mouvement des Focolarihttp://www.focolare.org/fr

Parmi les événements des JMJ 2011, le spectacle musical “Life, love, light” sur la vie de la Bienheureuse Chiara Luce Badano.http://www.focolare.org/fr/news/2011/08/19/chiara-luce-alla-gmg/


“Life, love, light“ présente, par un adroit mélange de chorégraphies, chansons et textes, les principales étapes de la vie de Chiara Badano: l’enfance avec ses parents, ses relations avec ses amis et avec la Fondatrice du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, les espoirs, les conquêtes et les faiblesses de cette jeune fille, jusqu’au moment crucial de la maladie.http://www.chiarabadano.org/

«Pourquoi, Jésus?» se demande-t-elle devant cette immense douleur, puis la réponse: «Si tu le veux, je le veux aussi.»








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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 8 Oct 2017 - 7:45

Dimanche 08 Octobre 2017

Fête de Sainte Pélagie, la Pénitente d'Antioche (430-457).

Ne pas confondre. Deux Saintes sont désignées comme Pélagie d'Antioche :


Sainte Pélagie, la Vierge d'Antioche, morte à 15 ans en 302 (Fête le 9 Juin) et Sainte Pélagie, la Pénitente d'Antioche que nous fêtons aujourd’hui, morte en 457 (Fête le 8 Octobre).




Sainte Pélagie
Vierge et martyre à Antioche
(† v. 302)


Nous avons le récit de sa mort grâce à Saint Jean Chrysostome. Au début de la persécution de Dioclétien vers 302, les policiers se présentent au domicile de Pélagie qui n'a que 15 ans.

Elle est seule et ils viennent l'emmener car elle est chrétienne.

Devant leur attitude dont elle sait que cela risque de se terminer par un viol avant d'être menée au tribunal.


« Pélagie - écrit Saint Jean Chrysostome - imagina une ruse si habile que les soldats n'en sont pas encore revenus.


D'un air calme et gai, feignant d'avoir changé d'avis, elle les prie de la laisser se retirer un moment, juste le temps de revêtir la parure qui convient à une nouvelle épousée. Ils n'y voient aucun inconvénient.


Quant à elle elle sort posément de la chambre, monte en courant sur le toit de la maison et se précipite dans le vide.


C'est ainsi que Pélagie déroba son corps à la souillure, qu'elle délivra son âme pour lui permettre de monter au Ciel et qu'elle abandonna sa dépouille mortelle à un ennemi désormais inoffensif.»

Pour un approfondissement :http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/chrysostome/homt3/pelagie001.htm



Pélagie vivait à Antioche en Syrie.

Née à Antioche vers 430, appelée Marguerite, s'engagea dans une troupe de comédiennes à Antioche, morte près de Jérusalem vers 457.

Convertie par un sermon de Nonnus, évêque d'Edesse, ville de Mésopotamie septentrionale, en 453. Elle se retira sur le mont des Oliviers où elle vécut en pénitente jusqu'en 457.

Dotée d'une beauté extraordinaire, fière et vaine dans sa manière d'être, elle salissait son esprit et son corps dans l'impudicité.

Si elle passait en ville, c'était avec une ostentation telle qu'on ne voyait sur elle que soieries, or, argent, pierres précieuses ; partout où elle allait, l'air embaumait de toutes sortes de senteurs.

Elle était précédée de parfums capiteux et suivie d'une foule immense de jeunes filles et de jeunes garçons revêtus, également, d'habits somptueux et tout à sa dévotion.

Elle était donc aussi belle et frivole. Entrée par hasard dans une église, pour s'en moquer, elle entendit le prêtre Nonnus décrire la grande pécheresse Babylone ; elle se reconnut dans cette description et en fut bouleversée.

Aussitôt elle demanda le Baptême. Lors, ayant reçu, par la Parole de Dieu, le saint appel, elle partit vivre en solitaire dans un Ermitage, dans le désert du Sinaï.

Là, afin de pouvoir accomplir sa mission, elle se fit passer pour un dénommé Pélage. Elle accueillait les visiteurs et leur parlait de Dieu afin de les convertir.

Elle obtint ainsi de multiples conversions de jeunes bédouins et de voyageurs.

Espérant racheter sa vie passée, elle avait donc pris l'habit d'Ermite, et habitait une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence.

Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l'appelait Frère Pélage. Un jour, le 8e jour d'Octobre, un diacre vint frapper à sa porte.

Mais comme personne ne lui répondait, il passa par la fenêtre et vit que Pélage était mort.

Il courut annoncer cela à son évêque, Nonnushttps://fr.wikipedia.org/wiki/Nonnos_d%27%C3%89desse qui vint, en plein désert, avec le clergé et les Moines pour rendre les derniers devoirs à un si saint homme.

Le voyage avait pris des semaines, mais quand on eut sorti le cadavre de la cellule, un corps si décharné mais si merveilleusement conservé, on s'aperçut que c'était une femme !

Tous furent remplis d'admiration, et rendirent grâces à Dieu ; ensuite ils ensevelirent le saint corps avec tous les honneurs.







Le 8 Octobre, mémoire de notre Sainte mère PÉLAGIE, la prostituée repentante.

Sainte Pélagie vivait à Antioche dans la deuxième moitié du cinquième siècle.

Livrée à la danse et aux plaisirs impurs, elle était la prostituée la plus connue de cette grande ville et avait tiré de ses débauches une grande fortune qu'elle n'utilisait qu'à parer son corps d'atours précieux et de parfums voluptueux, pour attirer de nouvelles victimes dans ses filets.

Elle avait de nombreux esclaves et serviteurs qui l'escortaient lorsqu'elle se promenait dans la ville, assise dans son char luxueux.

Or, un jour où l'Archevêque d'Antioche avait invité Nonnus, l'Evêque d'Edesse, un saint homme dont les paroles inspirées portaient ses auditeurs au repentir et à l'amour de la vertu, à prêcher devant le peuple, Pélagie vint à passer devant l'assemblée avec son cortège habituel. Alors que tous détournaient les yeux de ce spectacle, Saint Nonnus regarda cette femme en pleurant.

Il dit à ceux qui l'entouraient: «Malheur à nous, paresseux et négligents, car nous devrons rendre compte au jour du jugement, pour ne pas avoir mis à plaire à Dieu le zèle et le soin que met cette pauvre femme à orner son corps pour un plaisir passager». Et il pria ardemment le Seigneur pour sa conversion.


Le lendemain, comme Nonnus commentait le Saint Evangile au cours de la Divine Liturgie, Pélagie se trouvait dans l'assistance.

Les paroles de l'Evêque sur le Jugement dernier et l'éternité des peines de l'Enfer pénétrèrent dans le coeur de la jeune femme comme une épée effilée et éveillèrent en elle le seul véritable Amour, celui de l'Epoux Céleste.

De retour dans son palais, elle adressa une lettre au Saint Evêque, demandant qu'il acceptât de la recevoir et qu'il ne méprisât pas sa turpitude s'il était vraiment disciple de Celui qui est venu pour appeler «non les justes mais les pécheurs à la pénitence» (Mat. 9:13).

Nonnus lui fit répondre que si elle était vraiment décidée à se repentir, elle devrait se présenter à l'église, devant toute l'assemblée des Clercs et du peuple, pour confesser ses fautes.

Pélagie saisit cette occasion et se précipita vers l'église, en oubliant sa parade et son orgueil d'autrefois.

Puis elle se jeta à genoux aux pieds de l'Évêque et le supplia de la faire renaître à la Vie Divine par le Saint Baptême, afin que le démon et l'habitude ne la rappellent pas à sa vie de débauche.

Lors du Baptême de Pélagie toute la ville d'Antioche se réjouit de l'événement et du Salut de cette âme.

Elle fut confiée à une Moniale du nom de Romane, qui l'initia au combat spirituel et à la vie de repentir.

Par la Prière et le signe de la Croix, elle vainquit ainsi les tentations de revenir à sa vie de péché, qui ne tardèrent pas à fondre sur elle.

Quelques jours après son Baptême, Pélagie fit distribuer toutes ses richesses aux pauvres et affranchit ses esclaves.


Ainsi libérée de tout attachement au monde, elle changea ses vêtements féminins pour de grossiers vêtements d'homme, et partit en secret pour pratiquer l'ascèse en Palestine, sur le Mont des Oliviers.

Elle resta de longues années enfermée dans une petite cellule, luttant chaque jour contre les passions qui s'étaient enracinées dans son corps et mettant désormais tout le soin qu'elle avait autrefois pour ses toilettes et ses parfums à l'ornement de son âme pour la Vie éternelle.

Bien qu'elle restât dans la solitude, la renommée de ses exploits se répandit parmi les ascètes de Palestine, qui croyaient qu'elle était un homme.

Lorsque la sainte pénitente remit en Paix son âme à Dieu, tous les Moines de la région se réunirent pour vénérer ses Saintes Reliques et glorifièrent grandement le Seigneur en apprenant d'un disciple de Nonnus la véritable histoire de Pélagie, qui enseigne à ceux qui sont plongés dans les ténèbres du péché à ne pas désespérer, mais à s'engager avec vaillance sur la voie du repentir.





Pélagie, la première des femmes de la ville d'Antioche, regorgeait de biens et de richesses. Douée d'une beauté extraordinaire, fière et vaine dans sa manière d'être, elle salissait son esprit et son corps dans l’impudicité.

Quand il lui arrivait de passer par l’a ville, c'était avec une ostentation telle qu'on ne voyait sur elle qu'or, argent et pierres précieuses; partout où elle allait elle embaumait l’air de l’odeur de toutes sortes de parfums.

Elle était précédée et suivie d'une foule immense de jeunes filles et de jeunes garçons aussi revêtus d'habits somptueux.

Un saint père appelé Nonnus, Évêque d'Héliopolis, aujourd'hui Damiette, en la voyant, se mit à verser des larmes très amères de ce qu'elle avait plus de souci de plaire au monde qu'il n'en avait lui-même de plaire à Dieu.

Se prosternant alors sur le pavé, il frappait la terre avec son visage et l’arrosait de ses larmes, en disant :

« Grand Dieu !

Pardonnez-moi, misérable pécheur que je suis, parce que cette femme de mauvaises mœurs a mis plus de temps à parer son corps pour un seul jour que je n'en ai mis dans toute ma vie pour me sauver.

O Seigneur, que les ornements d'une pécheresse ne soient pas pour moi un sujet de confusion quand je paraîtrai en présence de votre redoutable majesté.

Elle est ornée avec les soins les plus exquis pour la terre, et moi qui me suis proposé de vous servir comme mon immortel Seigneur, j'ai été assez négligent pour ne pas accomplir ma promesse. »

Puis il dit à ceux qui se trouvaient là avec lui :

« En vérité je vous dis que Dieu la produira contre nous au jour du jugement, parce qu'elle se farde avec soin pour plaire à des amants sur la terre, tandis que nous négligeons de plaire au Céleste époux. »

Pendant qu'il disait ces choses et d'autres à peu près semblables, tout à coup il s'endormit, et il vit en songe une colombe noire et puante à l’excès voltiger autour de lui pendant qu'il disait la Messe.

Quand il eut dit aux catéchumènes de se retirer, la colombe disparut et revint après la Messe.

Alors l’Évêque la plongea dans un vase rempli d'eau et elle en sortit nette et blanche : elle s'envola ensuite si haut, qu'il devint impossible de la voir.

Enfin l’Évêque s'éveilla.

Or, une fois qu'il prêchait à l’église, Pélagie était présente.

Elle fut si touchée de ses paroles qu'elle lui écrivit une lettre en ces termes :

« Au saint Évêque, disciple de J.-C., Pélagie, disciple du diable.

Si vous voulez donner une preuve que vous êtes bien le disciple de J.-C. qui, d'après ce que j'ai entendu, est descendu du Ciel pour les pécheurs, daignez me recevoir toute pécheresse que je suis, mais repentante. »



L'Évêque lui répondit:

« Je vous prie de ne pas mettre mon humilité à l’épreuve, parce que je suis un homme pécheur.

Si vous désirez être sauvée, vous ne pourrez pas me voir en particulier, mais vous me verrez avec les autres Évêques. »

Lorsqu'elle fut arrivée auprès de Nonnus placé avec ses collègues, elle se jeta à ses pieds qu'elle tenait de ses mains, et elle dit en versant des larmes très amères :

« Je suis Pélagie, une mer d'iniquités, agitée par des flots de péchés.

Je suis un abîme de perdition, je suis le gouffre et le piège des âmes ; combien se sont laissé duper par moi !

Mais j'ai maintenant tous ces crimes en horreur. »

Alors l’Évêque l’interrogea :

« Quel nom avez-vous; lui dit-il ? »

Elle répondit :

« Dès ma naissance, je  m’appelle Pélagie, mais à cause du luxe de mes vêtements, on  m’appelle Marguerite. »

L'Évêque, l’accueillant donc avec bonté, lui enjoignit une pénitence salutaire; il l’instruisit avec soin de la crainte de Dieu, et la régénéra par le Saint Baptême.

Or, le diable était là qui criait :

« Oh quelle violence j'endure de ce vieux décrépit !

Ô violence ! Ô vieillesse méchante !

Maudit soit le jour où tu es né pour être mon ennemi, et dans lequel tu n'as ravi ma plus chère espérance ! »

Une nuit encore, pendant que Pélagie dormait, le diable vint la réveiller et lui dire :

« Dame Marguerite, quel mal t'ai je jamais fait? Ne t'ai-je pas ornée de toutes sortes de richesses et de gloire ?

Je t'en prie, dis-moi, en quoi je t'ai contristée, à l’instant je réparerai le tort que je t'ai fait.

Seulement, je t'en conjure, ne  m’abandonne pas, afin que je ne devienne pas le sujet du mépris dés Chrétiens. »

Mais Pélagie se signa et souffla sur le diable qui disparut aussitôt.

Le troisième jour après son Baptême, elle disposa tout ce qui lui appartenait et le donna aux pauvres.

Peu de jours après, à l’insu de tout le monde, Pélagie s'enfuit pendant la nuit et vint au mont des Oliviers où, prenant l’habit d'Ermite, elle habita une petite cellule dans laquelle elle servit Dieu en pratiquant une rigoureuse abstinence.

Elle jouissait d'une réputation extraordinaire, et on l’appelait frère Pélage. Dans la suite, un diacre de l’Évêque dont nous avons parlé vint à Jérusalem pour visiter les lieux saints.

Or, l’Évêque lui avait dit qu'après avoir accompli ses dévotions, il s'informât d'un Moine nommé Pelage et qu'il l’allât voir, parce que c'était un vrai serviteur de Dieu.

Il le fit, mais bien que Pélagie le reconnût aussitôt, il ne la reconnut cependant point à cause de sa maigreur extrême.

Pélagie lui dit:

«Avez-vous un Évêque? » « Oui, seigneur, répondit-il. »

« Qu'il prie pour moi Le Seigneur, reprit Pélagie, car c'est un véritable apôtre de J.-C. »

Le diacre s'en alla et revint à la cellule de Pélage trois jours après.

Mais comme après avoir frappé à la porte personne ne lui avait ouvert, il enfonça la fenêtre, et il vit que Pélage était mort.

Il courut annoncer cela à l’Évêque qui vint avec le clergé et les Moines pour rendre les derniers devoirs à un si saint homme.

Mais quand on eut sorti le cadavre de la cellule, on s'aperçut que c'était une femme. Tous furent remplis d'admiration, et rendirent grâces à Dieu ; ensuite ils ensevelirent le saint corps avec honneur.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 9 Oct 2017 - 7:31

Lundi 09 Octobre 2017

Fête de Saint Denis, Évêque de Paris, et ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre, et Rustique, le Diacre, Martyrs  (3ème s.).



Saint Denis entre deux anges, ébrasement gauche du portail de la Vierge, façade ouest de Notre Dame de Paris.





Saint Denis de Paris

Et ses compagnons, martyrs à Paris (3ème s.)

Denis et ses compagnons, Eleuthère et Rustique, martyrs à Paris.

Le Patron de Paris et de la Seine-St Denis fut le premier Évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 ou 270 et est enseveli là où s'élève la Basilique de Saint Denis.

C'est tout ce qu'on sait de lui avant le IXe siècle.

Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le Prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du Saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à St Denis.

Les faits sont les suivants: Le nom de Saint Denis apparaît vers 520 dans "la Vie de Sainte Geneviève"http://nominis.cef.fr/contenus/saint/355/Sainte-Genevieve.html qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'Évêque martyr, son père dans la Foi.

Elle obtint du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe au "vicus Catulliacus" situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l'actuelle Basilique Saint Denys, rue Catullienne.

Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire.

Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de Saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunathttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2012/Saint-Venance-Fortunat.html atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux.

Dans les mêmes années, l'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le Pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres Évêques pour y porter l'Évangile.

Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort.

On pense en effet qu'il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Valérien (258).

Près de la Basilique où reposait le premier Évêque de Paris, une Abbaye fut fondée au VIIe siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert.

Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende.

A partir de 835, Hilduin, Abbé du Monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu'un même personnage avec Denys l'Aréopagite,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/8401/Saint-Denys-l%2592areopagite.html converti par saint Paul.http://nominis.cef.fr/contenus/saint/2116/Saint-Paul.html

Ce Denys l'Aréopagite serait lui-même l'auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique.

L'obscur et courageux Fondateur de l'Église de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.

Octobre 2012 autour de l’exposition Saint Denis: à en perdre la tête - Conférences gratuites chaque mardi d'octobre à 19h dans la nef de la basilique cathédrale Saint-Denis.http://saint-denis.catholique.fr/actualites/octobre-autour-de-l2019exposition-saint-denis-a-en-perdre-la-tete

Vers 250, Denys est envoyé par le Pape en Gaule avec six autres Évêques missionnaires.

Il s’établit à Paris dont il devient le premier Évêque et y subit le martyre par le glaive. On le représente en général portant sa tête décapitée, signe que la tête du Christ ne peut être séparée de son corps, l'Église... (diocèse de Paris)https://www.paris.catholique.fr/752-Saint-Denys.html

Voir aussi Saints parisiens.https://www.paris.catholique.fr/-art-histoire-de-paris-

Mémoire de Saint Denis, Évêque, et de ses compagnons, martyrs.

Selon la tradition, Saint Denis fut envoyé en Gaule avec six autres compagnons par le Pape de Rome vers 250, et, devenu premier Évêque des Parisiens, il subit le martyre avec le Prêtre Rustique et le diacre Éleuthère, sans doute sous la persécution de Valérien, en 258.


Martyrologe romain.






Un Empereur inconnu (Charlemagne?), et Saint Denis entre deux anges, ébrasement gauche du portail de la Vierge, façade ouest de Notre Dame de Paris.


https://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_de_Paris






Entourage d'Antoine Le Moiturier :https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Le_Moiturier
Saint Denis, 1460/1470.





La décollation des trois Saints Denis, Rustique et Éleuthère, au tympan du portail nord de la basilique Saint-Denishttps://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Saint-Denis





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 10 Oct 2017 - 7:15

Mardi 10 Octobre 2017

Fête de Saint Daniel et ses compagnons Hugolin, Samuel, Ange, Domnus, Léon, Nicolas, les 7 premiers Martyrs Franciscains, à Ceuta, au Maroc († 1227).


Ils étaient sept Franciscains, six Prêtres et un frère laïc, qui débarquèrent le jeudi 30 Septembre à Ceuta, au Maroc, pour témoigner de Jésus-Christ devant les Sarrasins: Daniel, Domné, Nicolas, Léon, Ugolin, Samuel et Ange.


Le jeudi soir, ils allèrent loger dans le faubourg Chrétien où résidaient les marchands Chrétiens.

Le vendredi, ils prêchèrent.

Le samedi, Daniel lava les pieds de ses compagnons, comme Le Christ à la veille de sa Passion, puis ils Communièrent.

Le dimanche 3, ils entrèrent dans la ville musulmane, le Crucifix à la main, prêchant contre Mahomet.

Ils furent aussitôt arrêtés et emprisonnés. Ils passèrent toute la semaine en prison.

Comme ils refusaient d'apostasier, ils furent conduits, le dimanche suivant, sur la grand'place et, agenouillés, ils furent décapités.

À Ceuta au Maroc, en 1227, la passion des sept premiers Saints martyrs de l’Ordre des Mineurs:

Daniel, Samuel, Ange, Léon, Nicolas et Hugolin, prêtres, ainsi que Domne, Religieux.

Envoyés par le Frère Élie pour annoncer l’Évangile du Christ aux Maures, ils subirent des affronts, des chaînes, des coups et eurent enfin la tête tranchée, recevant ainsi la palme du martyre.

Martyrologe romain.







Le martyr de St Bérard et de ses compagnons, en 1219, avait provoqué une grande émotion dans la première génération des Frères Mineurs, disciples de François d’Assise.

Le Fondateur, lui-même, était revenu d’Égypte sain et sauf, après avoir rencontré le sultan.

Plusieurs Frères, à leur tour, souhaitaient donner leur vie pour la cause de l’Évangile.

C’est ce qui détermina 6 Frères Mineurs de Toscane, à se rendre au Maroc, pour annoncer l’Évangile aux Sarrasins, et si possible obtenir la palme du martyr.

C’était les Frères Domnolo, Nicolas de Sassoferrato, Léon, Ugolin, Samuel et Ange. On ne sait pratiquement rien sur eux, sauf le fait de leur martyr.

Ils obtinrent du Frère Elie de Cortone, vicaire général de l’Ordre l’autorisation de partir en Mission au Maroc.

Ils gagnèrent l’Espagne où le Frère Daniel, ministre provincial de Calabre, les rejoignit pour prendre la tête du petit groupe.

Ils débarquèrent à Ceuta, au Maroc, le 20 Septembre 1227.

Il y avait en ce lieu une petite colonie de marchands Chrétiens, italiens, espagnols et portugais qui vivaient, hors les murs, sous la protection de leur consulat.

Les Frères y passèrent quelques jours de repos et de prière avant d’entrer dans la ville musulmane.

Le vendredi, ils prêchèrent aux Chrétiens.

Le samedi, le Frère Daniel exhorta ses Frères au martyr et leur lava les pieds, comme avait fait Le Christ, la veille de sa Passion, puis ils se Confessèrent et Communièrent.

Le Dimanche, ils entrèrent dans la ville, en habit Religieux et portant le Crucifix.

Ils commencèrent aussitôt à prêcher, sur la place publique, en annonçant Le Christ, et en invitant les auditeurs à quitter la religion de Mahomet.

La foule se rua sur eux et les conduisit en prison où ils demeurèrent une semaine, avant d’être présentés au Cadi.

Celui-ci tenta de fléchir leur détermination en leur promettant la vie sauve et leur offrant des présents et de l’argent ; mais les Frères proclamèrent leur Foi et leur désir de mourir pour Le Christ.

Ils furent donc condamnés à mourir.

Les Frères demandèrent humblement, au Frère Daniel, la permission de mourir et sa Bénédiction.

Le Dimanche 10 Octobre 1227, ils furent conduits sur la grand’place de Ceuta où ils furent décapités.

– Le Pape Léon X approuva leur culte en 1516.


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 11 Oct 2017 - 7:15

Mercredi 11 Octobre 2017

Fête de la Maternité Divine de La Très Sainte Vierge Marie (431-1931).


Nous fêtons aujourd’hui la Fête de la Maternité Divine de Marie,
instituée en 1931 par Pie XI à l’occasion du quinzième centenaire du grand Concile d’Éphèse.


http://hodiemecum.hautetfort.com/archive/2007/10/11/11-octobre-fete-de-la-maternite-divine-de-la-bienheureuse-vi.html




La Maternité Divine de Marie

" C'est par la Très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c'est aussi par elle qu'il doit régner dans le monde.

Marie a été très cachée dans sa vie : c'est pourquoi elle est appelée par Le Saint-Esprit et l'Église Alma Mater :

Mère cachée et secrète.

Son Humilité a été si profonde qu'elle n'a point eu sur la Terre d'attrait plus puissant et plus continuel que de se cacher à elle-même et à toute créature, pour n'être connue que de Dieu seul."

Saint Louis-Marie Grignon de Montfort.

Traité de la vraie dévotion à la Très Sainte Vierge Marie.


En 431, un Concile général convoqué à Ephèse proclama et définit le dogme de la Maternité Divine de la très Sainte Vierge.


Jusque-là, il n'avait jamais été contesté qu'il y avait deux natures en Notre-Seigneur: la nature Divine et la nature Humaine, mais qu'il n'y a qu'une seule personne.

Notre-Dame étant la Mère de l'unique personne de Jésus-Christ, a le droit d'être appelée Mère de Dieu, au même titre que nos mères, qui, bien qu'elles n'aient point formé nos âmes, mais seulement nos corps, sont cependant appelées les mères de l'homme tout entier, corps et âme.

Car, si l'homme n'est homme qu'en tant que son âme est unie à son corps, Jésus-Christ n'est réellement Jésus-Christ qu'autant que Sa Divinité est unie à Son Humanité.

En 1931, à l'occasion du quinzième centenaire du grand Concile d'Ephèse, Pie XI institua la Fête que nous célébrons aujourd'hui.

Il établit la Fête pour l’Église universelle au 11 Octobre.

La Maternité Divine de Marie L'élève au-dessus de toutes les créatures.

L'Église honore en ce jour cet incomparable privilège accordé à Marie, dogme fondamental de notre sainte religion.

Grande est la dignité de la mère! Mais combien plus digne de vénération est celle de la Mère du Fils de Dieu qui a engendré dans le temps Celui qui est engendré du Père de toute éternité!

"Il y a dans cette maternité, dit Saint Thomas, une dignité en quelque sorte infinie, puisqu'Elle a pour Fils Celui que les anges adorent comme leur Dieu et leur Seigneur.

Cette suréminente dignité est la raison d'être de Son Immaculée Conception, de Son élévation au-dessus des anges, de la toute-puissance de Son crédit auprès de Dieu."

Cette élévation donne à Marie une autorité qui doit inspirer notre confiance envers Celle que l'Église appelle Mère de Dieu, Mère du Christ, Mère de la divine grâce, Mère très pure, Mère très chaste, Mère aimable, Mère admirable, Mère du Créateur, Mère du Sauveur.

En nous faisant vénérer ainsi la très Sainte Vierge, l'Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour Celle qui est devenue notre propre Mère par la grâce.

Marie nous a tous enfantés au pied de la Croix.

Notre prérogative de frères adoptifs de Jésus-Christ doit éveiller en nos cœurs une confiance illimitée envers Marie qui nous a adoptés sur le Calvaire, lorsqu'avant de mourir, le Sauveur nous a présenté à la Co-Rédemptrice, en la personne de Saint Jean, comme les enfants qu'Il désirait La voir adopter, disant:

"Mère, voilà Votre fils; fils, voilà votre Mère!

Ces paroles sont comme le legs testamentaire du Christ.

"Que peut-on concevoir au-dessus de Marie? demande Saint Ambroise, quelle grandeur surpasse celle qu'a choisie pour Mère Celui qui est la grandeur même?" "


Il a plu à Dieu d'habiter en Vous, ô Marie, Lui dit Saint Bernard, lorsque de la substance de Votre chair immaculée, comme du bois incorruptible du Liban, le Verbe S'est édifié une maison par une construction ineffable.


C'est en Vous, ô Mère unique et bien-aimée qu'Il S'est reposé et qu'Il a versé sans mesure, tous Ses trésors..."








Tu es bénie entre toutes les femmes,
Bienheureuse toi qui as cru.
Le Puissant fit pour toi des merveilles,
La merveille de ta Maternité Divine !
Et en vue d’elle, la merveille de ton Immaculée Conception.
La merveille de ton fait.
Tu as été associée si intimement à toute l’œuvre de notre Rédemption,
associée à la Croix de notre Sauveur
ton cœur en a été transpercé, à côté de son cœur
Et maintenant, dans la gloire de ton Fils,
tu ne cesses d’intercéder pour nous, pauvres pécheurs.
Tu veilles sur l’Église dont tu es la Mère.
Tu veilles sur chacun de tes enfants.
Tu obtiens de Dieu, pour nous, toutes ces grâces que symbolisent
les rayons de lumière qui irradient de tes mains ouvertes.
A la seule condition que nous osions te les demander,
que nous approchions de toi
avec la confiance, la hardiesse, la simplicité d’un enfant.
Et c’est ainsi que tu nous mènes, sans cesse, vers ton divin Fils. Amen

(Prière de Saint Jean‑Paul II, 31 Mai 1980 ‑ rue du Bac)



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 12 Oct 2017 - 8:22

Jeudi 12 Octobre 2017

Fête de l’anniversaire de la mort de Maria Valtorta (1897-1961).

Vierge et Mystique. Elle n’est pas encore Béatifiée, mais elle a eu une vie de « victime » offerte pour l’Amour de Dieu.
Elle est l’auteur de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé, écrit de 1943



Maria Valtorta en 1943, au début de ses visions


http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta04.htm


Qui est Maria Valtorta

Maria Valtorta est une Mystique Chrétienne ayant bénéficié de 1943 à 1947 (et dans une moindre mesure jusqu'en 1953) de visions des scènes de l'Évangile réunies dans une œuvre monumentale :

"l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" (Il Poema del Uome-Dio).

Cette œuvre de grande diffusion a été mise un temps à l'Index des livres prohibés par le Saint Office (1960),http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta09.htm mais a aussi bénéficié de soutiens éminents au sein même de la hiérarchie Catholique, dont celui de deux Papes.
http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#PieXII

La polémique intervient à l'époque conciliaire au sein même de la Curie romaine.

Elle a sans doute contribué ainsi à définir la position de l'Église Catholique sur les révélations privées.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta15.htm

La vie de Maria Valtorta

Née à Caserta, au nord de Naples, le 14 mars 1897, Maria Valtorta est décédée à Viarregio, sur la côte toscane le 12 octobre 1961, à l'âge de 64 ans.

C'est la fille unique de Giuseppe, un sous-officier de cavalerie, pour qui elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français, Iside Fioravanzi, une femme très autoritaire et acariâtre qui exigeait l'exclusivité de l'attention de sa fille.

Ne supportant aucun soupirant de sa fille, elle cassa, par deux fois, ses fiançailles.

Maria Valtorta se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de l'affectation du régiment de son père.


Le 17 mars 1920, tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère à Florence, elle est agressée par "un petit délinquant, fils d'un communiste et de notre modiste.

Avec une barre de fer extraite du montant d'un lit, il arriva par derrière et cria :


"À bas les riches et les militaires !" tout en m'assénant, de toute ses forces, un coup terrible».

Après trois mois d'immobilisation, elle part, pendant deux ans, en convalescence dans sa famille maternelle à Reggio de Calabre.

En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane où Maria Valtorta s'engage dans l'Action catholique.


En 1925, elle s'offre à l'Amour miséricordieuxhttp://www.maria-valtorta.org/Quaderni/460210.htm et le 1er Juillet 1931, s'offre au Seigneur comme victime expiatoire pour les péchés des hommes.


Sa santé se détériore progressivement. À partir du 1er Avril 1934 elle demeure définitivement clouée au lit.
Elle y restera 27 ans.


C'est là que Maria Valtorta remplit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages manuscrites, avec la description des visions et révélations qu'elle reçoit du Seigneur à partir de 1943 jusqu'en 1947, mais en mesure moindre jusqu'en 1953.

Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles, gardant toujours son aspect naturel.


Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient "la Bible et le Catéchisme de Pie X". (Préface de l'éditeur)  http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2001/01-000.htm#Ecriture    

Durant cette période, elle est accompagnée par le Père Romualdo Migliorini, un Servite de Marie (o.s.m.) qui se fera le promoteur zélé, voire excessif, de l’œuvre.

Les dernières années de sa vie sont douloureuses : à partir de 1956, Maria Valtorta se renferme dans une sorte d'isolement psychique après avoir tout offert à Dieu, jusqu'à sa propre intelligence.


Emilio Pisani, son chroniqueur, interprète cette dernière immolation comme une réponse aux oppositions que son œuvre commence à rencontrer.        

Elle s'éteint le 12 Octobre 1961 à 10h35. Vingt mois auparavant, elle avait vu, l'œuvre mise à l'Index.


Selon les directives de Jésus, sa publication devait être posthume. En guise de testament spirituel, Maria Valtorta laisse comme souvenir, la phrase suivante:

"J'ai fini de souffrir, mais je continuerai à aimer".

Le 2 Juillet 1973, sa dépouille a été transférée de Viarreggio à Florence dans une chapelle de la Santissima https://www.italywelcome.fr/destinations/florence/basilique-de-la-santissima-annunziata/Annunziata.


Sa tombe, dans une des chapelles, mentionne ses titres de Gloire :

« Tertii ordinis servorum Sanctae Maria sodalis – Hostia Deo grata – Divinarum rerum scriptrix (Membre du Tiers-ordre des Servites de Marie – Hostie agrée par Dieu – Scriptrice de choses divines.) »

Sa cause de Béatification, soutenue par les Servites de Marie de Florence, n'a pas aboutie.

L'archevêque de Toscane, après consultation des Évêques a jugé qu'elle n'était pas opportune "du moins pour l'instant" (almeno per il momento).

Le 15 Octobre 2011, la Messe du cinquantième anniversaire de sa mort, a été présidée à Florence par un ancien Nonce apostolique, Mgr Pier Giacomo De Nicolò, Archevêque titulaire de Martana.      

L’année suivante, pour la dernière année de son pontificat, le Pape Benoît XVIhttp://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#BenoitXVI béatifiait coup sur coup deux fervents promoteurs des œuvres de Maria Valtorta :

Mère Maria Arias Espinosa, (1904 –1981), Fondatrice des Missionnaires C du Très saint Sacrement, puis le Père Gabriele Allegra (1907-1976), traducteur de la Bible en chinois.

Son œuvre

En 1943, clouée au lit depuis 9 ans Maria Valtorta pense que sa fin est proche.

Son confesseur, frappé par la grandeur d'âme de cette âme victimale, lui demande d'écrire sa vie.
Elle s'exécute en moins de deux mois.

Au fil des pages, le dialogue avec Jésus se fait plus présent et plus intime.

Brusquement le Jeudi-Saint, elle reçoit la vision de Jésus sur la Croix et le sens de sa mission :http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/430422.htm

Elle peut attirer d’autres regards vers la Croix  "en acceptant de vivre, à cette fin, dans un désert aride, seule avec la Croix".

Elle accepte.

Elle commence alors à recevoir les scènes de l'Évangile. Elles sont écrites sans suite apparente, d'une seule traite, sans ratures mais parfaitement cohérentes entre elles.

L'ensemble de ses visions et dictées a été consigné dans 15.000 pages de cahiers d'écolier d'où est extraite son œuvre monumentale "L'Évangile tel qu'il m'a été révélé" : 10 volumes et 4.700 pages.


Cette œuvre est close, le 28 Avril 1947, par une dictée du Christ.http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm

Sa rédaction aura duré quatre ans, presque jour pour jour.

Visions et dictées se poursuivent cependant à un rythme moins soutenu jusqu'en 1953, puis cessent, du moins celles qui ont été consignées dans les autres écrits de Maria Valtorta.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta01.htm

Des biblistes éminents se sont étonnés des connaissances rares dont Maria Valtorta fait preuve.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta14.htm#Bea

Le P. G.M. Roschini, Fondateur de l'université pontificale "Marianum", n'a pas hésité à écrire que la mariologie qui se dégageait des œuvres de Maria Valtorta, surpassait la sienne.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta21.htm#Apologie

De son côté, Jean-François Lavèrehttp://www.maria-valtorta.org/Lavere/index.htm#Qui a recensé 10.000 données de l'œuvre dans les domaines les plus variés (archéologie, géographie, botanique, zoologie, astronomie, sociologie, etc.) 99,6% d'entre elles ont été validées à divers degrés.

Le pourcentage restant, 0,4%, est dû à l'appréciation humaine de la narratrice.

Il a publié récemment ses travaux.

Sa mission de porte-parole

Maria Valtorta précise ce qu'elle appelle son travail :http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-021.htm "écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi.

S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer.


Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre  je décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit"

Maria Valtorta évoque discrètement, dans certaines notes personnelles, les souffrances qu'elle endure.


Mais Jésus, dans une dictée, est plus explicite et d'une portée plus générale:

"Si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu.

Cela entraîne sommeil, faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser.


Sur tout cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves.".

Jésus décrit ainsi le sort, non seulement de Maria Valtorta, mais aussi de Marie d'Agréda ou d'Anne-Catherine Emmerich.


Maria Valtorta a dû lutter contre les tentations de Satan dont elle a triomphé.http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-101.htm#Tentations




Maria Valtorta à l’âge de 21 ans.


Pour ou contre Maria Valtorta

Cette œuvre, par son sujet même, a été contestée. Mais l’apôtre Paul le dit clairement : on ne peut annoncer un autre évangile (Lettre aux Galates 1,8-9).http://bible.catholique.org/epitre-de-saint-paul-apotre-aux-galates/3394-chapitre-1#v_7


L’œuvre de Maria Valtorta ne raconte donc pas un nouvel Évangile et le dit clairement : il l'illustre.

Une référence constante à la Biblehttp://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Ressources.htm et aux textes fondamentaux de l'Église permet au lecteur de le vérifier par lui-même.http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/MariaValtorta15.htm











Maria Valtorta, un don de Dieu validé par la science



Les extraordinaires visions de Maria Valtorta (15.000 pages écrites à la main, d'une traite, sans ratures) proposent notamment plusieurs centaines de visions de l’Évangile avec une multitude de détails (70 groupes ethniques, 750 personnages, 220 villages, 110 sites géographiques, 150 plantes, 200 espèces animales, 50 espèces minérales, etc.) qui ont pu être validés par la science (10.000 cas sans erreur et sans aucun anachronisme, étudiés par Jean-François Lavère).

On a aussi pu reconstituer à partir de 5.000 indications spatio-temporelles contenues dans ces visions un "calendrier de Jésus au jour le jour" (Jean Aulagnier) qui précise la date de chaque scène de l’Évangile dans notre calendrier actuel et ce calendrier est parfaitement cohérent avec le calendrier des phases lunaires (indépendant) sur plus d'une centaine de visions qui décrivent la position et les phases de la lune.

Nous avons là parmi bien d'autres faits sidérants, "une preuve à la Saint Thomas" du caractère surnaturel de cette œuvre unique au monde qui mérite d'être bien plus largement connue ! ...








L’exactitude scientifique des écrits de Maria Valtorta



Intervention de François-Michel Debroise lors de la conférence de presse pour la parution de la nouvelle traduction de « L’Evangile tel qu’il m’a été révélé » le 23 Mars 2017 à Paris.





La 2ème journée nationale des amis de Maria Valtorta s'est tenue le samedi 20 Mai 2017 à l’église d’Auteuil.




JESUS parle de la théorie de l’évolution (Maria Valtorta)



Extraits du livre « Jésus parle de la théorie de l’évolution » disponible ici : http://www.asonimage.fr/A-4155-jesus-parle-de-la-theorie-de-l-evolution.aspx


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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 12 Oct 2017 - 12:48

Merci Marie du 65 pour ce travail quotidien qui nous donne du pain quotidien !
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 13 Oct 2017 - 8:19

Merci @scapulaire
C'est avec plaisir


Vendredi 13 Octobre 2017

Fête de la Bienheureuse Alexandrina-Maria da Costa de Balazar (1904-1955).


Alexandrina Maria da Costa (1904-1955).


""M'aimes-tu?" - demande Jésus à Simon-Pierre. Celui-ci répond:

"Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime".

La vie de la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa peut se résumer dans ce dialogue d'amour."


"Elle mourut le 13 Octobre 1955, après une vie passée à 'aimer, souffrir, réparer', pour le Salut des âmes."

(source: site du Vatican)http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_da-costa_fr.html

Béatifiée par Saint Jean-Paul II le 25 avril 2004.


À Balasar, près de Braga au Portugal, en 1956, la Bienheureuse Alexandrine-Marie da Costa.

Privée de l’usage de ses membres pour fuir la volonté mauvaise de quelqu’un envers elle, elle offrit au Seigneur toutes ses douleurs dans la contemplation de l’Eucharistie pour l’Amour de Dieu et de ses frères indigents.


Martyrologe romain.
















Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa


Prologue


Combien elle fut difficile à Jésus, sa vie sur la terre ! Ce ne fut pas le seul Jardin des Oliviers, le Calvaire et la souffrance de quelques heures: Toute sa vie fut un Jardin des Oliviers et un Calvaire.

Il grandissait en âge et en sagesse, et avec Lui et en Lui la Croix aussi grandissait; Il ne s’en sépara un seul instant:

En elle Il grandissait et en elle Il souffrait, mais toujours souriant et plein de Bonté.






Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Alexandrina de Balasar.

Très Sainte Trinité, source de toute sainteté, je Vous adore et Vous rends grâce pour les vertus que Vous avez fait jaillir dans le cœur de votre servante la Bienheureuse Alexandrina Maria.

Faites que je sache imiter son zèle ardent pour Votre Gloire.

Suscitez en mon cœur l’horreur du péché, un amour plus grand pour l’Eucharistie, un vif esprit de prière.

Glorifiez aussi sur la terre Votre Servante et accordez-moi, par son intercession, la grâce qu’ardemment je vous demande...

Glorifiez-la par le Cœur Immaculé de Marie, par elle aimé avec une filiale prédilection.

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloria.

Alexandrina Maria, prie le Seigneur pour nous.








Ce site a été élaboré dans le but de faire connaître à un plus grand nombre, la vie et les écrits de la Bienheureuse Alexandrina  Maria da Costa (1904-1955), plus connue sous le nom d'Alexandrina de Balasar.

Cette âme d’exception est à l’origine de la consécration du monde au Cœur Immaculé de Marie, faite par le Pape Pie XII en 1942.

Ses écrits — surtout son Journal spirituel et ses Lettres —, sont des chefs-d’œuvre de théologie mystique. J'ai traduit en français un grand nombre de ces pages magnifiques, et compte les mettre sur ce site — et peut-être sur d'autres —, afin d’en faire profiter un plus grand nombre.

Le miracle permettant sa Béatification a été approuvé au Vatican par un décret en date du 22 Décembre 2003 et la Béatification eut lieu à Rome, le 25 Avril 2004.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 14 Oct 2017 - 7:43

Samedi 14 Octobre 2017

Fête de Saint Calixte, Pape (16ème) de 217 à 222 et Martyr († 222).



Saint Calixte 1er, au trumeau du portail central du transept nord, Cathédrale de Reims, Champagne.



Saint Calixte Ier

Pape (16ème) de 217 à 222 (✝ 222)

Saint Calixte Ier ou Calliste.


Le Pape de l'indulgente Bonté. C'était un esclave Chrétien.

Son maître lui avait donné à gérer une banque.

Il la mit en faillite et, pour cette raison, fut condamné aux mines de Sardaigne.

La maîtresse de l'empereur Commode, Chrétienne de cœur et non pas de conduite, le connaissait et elle obtint sa grâce.

Il se retira loin de Rome et reçut des subsides du Pape saint Victor,http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1586/Saint-Victor-Ier.html ce qui lui permet de s'adonner à l'étude des Saintes Écritures.

Affranchi, Calixte devint l'archidiacre du Pape saint Zéphyrin http://nominis.cef.fr/contenus/saints_1745.htmlet fonda le cimetière des catacombes qui porte son nom et où furent enterrés tous les Papes du IIIe siècle.

Devenu Pape à son tour, il autorisa, à l'encontre de la loi civile, les mariages entre esclaves et personnes libres.

Il fit recevoir à la Pénitence, malgré les tenants de la rigueur, tous les pécheurs, si grandes soient leurs fautes.

Il résista au schisme d'Hippolytehttp://nominis.cef.fr/contenus/saints/1661/Saint-Hippolyte-de-Rome.html et il assouplit les normes d'entrée au catéchuménat.

Celui-ci en deviendra enragé et son rigorisme le conduisit hors de l'Église. Saint Calixte mourut massacré sans qu'on sache pourquoi, lors d'une émeute.

A découvrir aussi: Les Catacombes de Saint-Calixte.http://www.catacombe.roma.it/fr/catacombe.php

Mémoire de Saint Calliste Ier, Pape et martyr.

Alors qu’il était diacre, après un long exil en Sardaigne, il fut chargé par le Pape Saint Zéphyrin d’aménager, sur la voie Appienne, le cimetière qui porte son nom ; élu Pape, il défendit la pureté de la Foi, réconcilia avec bienveillance les fidèles qui avaient failli dans la persécution et acheva son épiscopat par le témoignage plus éclatant du martyre, sans doute au cours d’une émeute contre les Chrétiens au Transtévère, en 222.


Il fut mis au tombeau au cimetière de Calépode, sur la voie Aurélienne.

Martyrologe romain.

Dieu aime à Pardonner. Il faut donc que les enfants de Dieu soient, eux aussi, pacifiques et Miséricordieux , qu’ils se pardonnent réciproquement comme Le Christ nous a Pardonnés et nous ne jugions pas de peur d’être jugés.

Tertullien - traité de la pudeur




Dès le début du 4° siècle, il était déclaré martyr et l'un des rares à avoir son anniversaire.

Ses reliques se trouvent sous le maître-autel de la Basilique Sainte Marie du Transtévère :https://fr.wikipedia.org/wiki/Basilique_Sainte-Marie-du-Trastevere elle fut construite sur l'emplacement du modeste Oratoire consacré à Marie qu'il avait fait édifier dans sa maison :

Ier lieu de culte connu érigé à la mémoire de la Mère du Christ dans la Ville éternelle.





À la mort de Saint Zéphirin, Calixte, romain, fut élevé au siège apostolique. Il ne fallait point, pour gouverner l'Église, à une époque si tourmentée, un pasteur moins sage ni moins vaillant. Il rendit le jeûne des Quatre-Temps, qui remontait aux apôtres, obligatoire dans toute l'Église.

C'est sous son règne que l'on commença à bâtir des temples chrétiens, qui furent détruits dans les persécutions suivantes.

Il fit creuser le cimetière souterrain de la voie Appienne, qui porte encore aujourd'hui son nom et qui renferme tant de précieux souvenirs, entre autres le tombeau de sainte Cécile, la crypte de plusieurs Papes, des peintures qui attestent la conformité de la Foi primitive de l'Église avec sa Foi actuelle.

De nombreuses conversions s'opérèrent sous le pontificat de saint Calixte. La persécution ayant éclaté, il se réfugia, avec dix de ses Prêtres, dans la maison de Pontien.

La maison fut bientôt enveloppée par des soldats qui reçurent la défense d'y laisser rentrer aucune espèce de vivres.

Pendant quatre jours, le Pape Calixte fut privé de toute nourriture ; mais le jeûne et la prière lui donnaient des forces nouvelles.

Le préfet, redoublant de cruauté, donna l'ordre de frapper chaque matin le prisonnier à coups de bâton, et de tuer quiconque essaierait de pénétrer pendant la nuit dans sa maison.

Une nuit, le Prêtre martyr Calépode, auquel Calixte avait fait donner une sépulture honorable, apparut au pontife et lui dit :

« Père, prenez courage, l'heure de la récompense approche ; votre couronne sera proportionnée à vos souffrances. »

Parmi les soldats qui veillaient à la garde du prisonnier, il y avait un certain Privatus, qui souffrait beaucoup d'un ulcère ; il demanda sa guérison à Calixte, qui lui dit :

« Si vous croyez de tout cœur en Jésus-Christ et recevez le Baptême au Nom de la Sainte Trinité, vous serez guéri.

- Je crois, reprit le soldat, je veux être Baptisé, et je suis sûr que Dieu me guérira. »

Aussitôt après l'administration du Baptême, l'ulcère disparut sans laisser de trace.

« Oui, s'écrie le nouveau Chrétien, le Dieu de Calixte est le seul vrai Dieu ; les idoles seront jetées aux flammes, et Le Christ régnera éternellement !

« Le préfet eut connaissance de cette conversion et fit fouetter Privatus jusqu'à la mort.

Par son ordre, Calixte, une grosse pierre au cou, fut jeté de la fenêtre d'une maison dans un puits.







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 15 Oct 2017 - 8:17

Dimanche 15 Octobre 2017

Fête de Sainte Thérèse d'Avila, vierge, Réformatrice des Carmélites et Docteur de l'Église (1515-1582).


Ste Thérèse d'Avila (1515-1582)

Thérèse de Cépéda y Ahumada naquit en 1515 à Avila, dans une famille de la noblesse espagnole.

Douée d’un tempérament de feu et d’une grande imagination, elle entra à vingt ans au Carmel du lieu, malgré la vive opposition de son père.

Toutes ses passions, Thérèse les fit passer dans sa vie intérieure ; elle connut une profonde intimité avec le Seigneur, mais elle eut aussi affaire à l’aridité, la « nuit des sens ».

A quarante ans, grâce à ce qu’elle décrira dans son œuvre comme des expériences mystiques, elle trouva une stabilité spirituelle assurée, malgré sa mauvaise santé physique, conséquence indubitable des conditions de vie des Monastères de son temps.

Sous la direction de François de Borgia et de Pierre d’Alcantara, puis de Jean de la Croix, Thérèse entreprit de fonder de petites Communautés Carmélitaines dans toute l’Espagne pour offrir aux Moniales une vie de Prière intense.

C’est le début de la réforme du Carmel, qui touchera peu après aussi la branche masculine.

Parvenue à une vraie connaissance d’elle-même et de la présence de Dieu dans son âme, Thérèse laissa à la postérité, sur l’ordre de son père spirituel, des traités sur la Prière et sur la Vie intérieure qui lui ont valu le titre de Docteur de l’Église sous le pontificat de Paul VI, en 1970.


Thérèse est morte le 4 Octobre 1582 ; on fait mémoire d’elle le 15, parce que, ce jour-là précisément, l’Église d’Occident passa du calendrier julien au calendrier grégorien.










Statue de Thérèse à Ávila.












Ceux qui le voient en sont étonnés.

Moi-même j'en suis souvent ravie, et je puis mieux alors vous adresser mes louanges !

Si une fois revenue à moi je me trouvais sans vous, ô Seigneur, je ne pourrais rien. …

Ne le permettez pas, Seigneur.

Ne laissez pas se perdre une âme que vous avez achetée au prix de tant de souffrances.









Lecture.

Nous pouvons considérer notre âme comme un château qui est fait tout entier d’un seul diamant ou d’un cristal très pur, et qui contient beaucoup d’appartements, ainsi que le Ciel, qui renferme beaucoup de demeures…


Considérons donc que ce château a, comme je l’ai dit, beaucoup d’appartements, les uns en haut, les autres en bas et sur les côtés, tandis qu’au centre, au milieu de tous les autres, se trouve le principal, celui où se passent les choses très secrètes entre Dieu et l’âme…


Vous ne devez pas considérer ces demeures comme si elles étaient l’une à la suite de l’autre et à la file.

Portez les regards au centre du château. C’est là qu’est la chambre, le palais où habite le Roi…


La porte par où l’on entre dans ce château, c’est l’oraison et la considération…


D’ailleurs, quand il s’agit des choses de l’âme, il faut toujours les voir dans leur plénitude, dans leur largeur et dans leur amplitude, sans craindre d’exagérer, car la capacité de l’âme dépasse de beaucoup tout ce que nous pouvons imaginer ; enfin toutes les parties du château reçoivent la lumière du Soleil qui s’y trouve.

(Thérèse de Jésus, Le château intérieur, Premières demeures).

Prière.


Dieu qui as suscité par ton Esprit, Sainte Thérèse d’Avila pour montrer à l’Église le chemin de la perfection, fais-nous trouver notre nourriture dans sa doctrine spirituelle et brûler du désir de la vraie sainteté.








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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 16 Oct 2017 - 7:36

Lundi 16 Octobre 2017

Fête de Sainte Edwige, Religieuse, Duchesse de Silésie (1174-1243).



Sainte Hedwige

Duchesse de Silésie (✝ 1243)


ou Edwige.

Fille du comte de Bavière, elle épouse, à douze ans, le duc de Silésie, chef de la famille royale polonaise, qui réussit à refaire l'unité de la Pologne.

Elle est la belle-sœur du roi de France, Philippe Auguste.

Avec son mari, elle encourage la Fondation des Monastères dans le royaume.

Mère de famille attentive auprès de ses sept enfants, elle rejoint, à la mort de son époux, sa fille Gertrude qui était abbesse cistercienne à Trebnitz en Pologne et elle y mène dans l'humilité une vie très simple.

Mémoire de Sainte Edwige, Religieuse. Née en Bavière, mariée à Henri le Barbu, duc de Silésie et de Pologne, elle se dévoua avec beaucoup d’élan à venir en aide aux pauvres et construisit pour eux des hospices.

Après la mort de son mari, elle passa les dernières années de sa vie, activement, au Monastère de Moniales Cisterciennes qu’elle avait fait édifier à Trzebnicz en Silésie, et dont l’Abbesse était sa fille Gertrude, et c’est là qu’elle mourut le 15 Octobre 1243.

Martyrologe romain.





Hedwige, née vers 1179, est la fille de Berthold IV von Diessen, comte d’Andechs et duc de Méranie, comte de Tyrol et prince de Carinthie et d’Istrie, et de son épouse Agnès de Wettin Misnie.

Sa sœur Gertrude a épousé André II, roi de Hongrie : de ce mariage est née Élisabeth de Hongrie.
Sa sœur Agnès a épousé Philippe Auguste, roi de France. Sa sœur Mechtilde, est devenue Abbesse de Kissingen.
Hedwige est élevée à l'Abbaye des Bénédictines de Kitzingen.

À 12 ans, elle épouse Henri Ier le Barbu, duc de Silésie ; la date précise et le lieu de la cérémonie du mariage d'Hedwige avec Henri le Barbu ne sont pas connus.

Elle mit au monde sept enfants, dont quatre moururent en bas âge.

Après la mort de ses frères et de son père, Henri le Barbu, comme unique successeur, accéda au pouvoir en 1202.
Hedwige devint alors duchesse de Silésie.

Profondément enracinée dans ce milieu, s'étant familiarisée avec la langue, ayant appris à connaître le pays et ses habitants, elle ne resta pas sans exercer une influence sur l'activité de son mari.

Elle prêta son appui à des projets politiques de celui-ci et, par l’intermédiaire de ses frères et sœurs, elle lui facilita des contacts internationaux.

Non sans son initiative, sa fille Gertrude fut fiancée à Otto Wittelsbach, et les filles du roi de Bohême, Anne et Agnès, devinrent ses belles-filles.

Des effets durables de sa collaboration avec son mari se manifestent à travers de nombreuses Fondations d'églises, faites dans le cadre du processus d’aménagement de nouvelles bourgades en Silésie.

La plus célèbre Fondation ducale en Silésie fut le Monastère des Cisterciennes de Trzebnica (en allemand, Trebnitz), fondé en 1202 à l'initiative d'Hedwige.

Son frère Ekbert, Évêque de Bamberg, y envoya un groupe de Moniales du Monastère de la Vierge Marie et Saint-Théodore à Bamberg, avec Petrissa, ancienne éducatrice d'Hedwige, comme première Abbesse de Trzebnica.

Richement dotée par Henri le Barbu, l'Abbaye commença vite à rayonner une intense Vie Religieuse.

A partir de 1208, elle se peupla de Religieuses polonaises ; en 1212, la fille d'Hedwige, Gertrude, devint Cistercienne à Trzebnica et, avant 1232, elle en fut nommée Abbesse.

Les démarches d'Hedwige amenèrent en 1218 à faire admettre l'Abbaye de Trzebnica comme premier Monastère féminin dans l`Ordre de Cîteaux.

La dot importante, dont Hedwige disposait librement, lui permirent d'organiser un hôpital ambulant auprès de la cour, destiné aux pauvres, d'entretenir un hôpital pour les lépreux à Sróda, ainsi que d'organiser un hospice.

Dans ses domaines, elle réduisit les redevances des paysans, faisant des provisions qui permirent de supporter plus facilement les calamités dues aux inondations et à la famine (1221-1222).

Elle influença les décisions de son mari en adoucissant souvent ses jugements, ce qu’elle concevait aussi comme son devoir envers le pays.

Des événements pénibles vécus en 1208-1213 (la succession des décès de ses enfants, des adversités touchant sa lignée, l'exil de ses frères et, surtout, l'assassinat de sa sœur Gertrude, reine de Hongrie), augmentèrent chez Hedwige l'esprit d'expiation et le désir de consacrer sa vie à des actes de charité.

Après vingt années d'union, Hedwige obtint de son mari le consentement à la séparation, confirmée par un vœu solennel.

Dès ce moment, elle résida au Monastère de Trzebnica, partageant avec les Religieuses les devoirs résultant de la règle.

Elle prit l'habit Cistercien, mais elle ne fit pas de vœux monastiques, même après la mort d'Henri le Barbu, inspirée sûrement par la volonté de disposer librement de ses biens.

La renommée de la sainteté de sa nièce Élisabeth de Thuringe (morte en 1231, Canonisée en 1235) et la spiritualité Franciscaine l'incitaient à multiplier des pratiques expiatoires, à soigner les malades, à entourer de soins les prisonniers et les pauvres.

L'invasion des Tartares en 1241, au cours de laquelle périt son fils Henri le Pieux (Henryk Pobozny) dans la bataille de Legnica (Liegnitz), fut vécue par Hedwige à Krosno sur l'Odra, ensemble avec les Moniales et sa belle-fille.

Épuisée par son activité caritative et par une rigoureuse ascèse qui de son vivant déjà lui assurèrent un grand prestige, Hedwige mourut à Trzebnica en Octobre 1243.

En se basant sur la date de l’anniversaire célébré au Monastère de Trzebnica encore avant sa Canonisation, on admet comme date précise de sa mort le 14 Octobre.

Après la mort d'Hedwige, son Culte se propagea vite et des foules toujours plus grandes affluèrent auprès de sa tombe à Trzebnica, venant de Silésie, de Grande-Pologne, de Poméranie, de Lusace et de Misnie.

La demande de Canoniser Hedwige, présentée par sa fille Gertrude, Abbesse de Trzebnica, et par l’épiscopat polonais, fut appuyée par des princes polonais et par le roi de Bohême.

La mort du Pape Urbain IV (Jacques Pantaleon, 1261-1264) retarda la chose mais déjà son successeur Clément IV (Guy Foulques, 1265-1268) Canonisa Hedwige le 26 Mars 1267, à Viterbe.

Au cours des temps, la Fête liturgique fut célébrée à des jours différents du 14 au 17 Octobre.









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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 17 Oct 2017 - 7:37

Mardi 17 Octobre 2017

Fête de Saint Ignace d'Antioche, Évêque, Patriarche d'Antioche, martyr, Docteur de l'Église († c.115).


Évêque, martyr, Père et Docteur de l'Église (✝ 115).

On le fête en Orient le 20 Décembre.

Antioche connaissait une communauté Chrétienne importante et très dynamique. N'est-ce pas là que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés Chrétiens?

A la fin du 1er siècle, leur Évêque s'appelle Ignace.

Le gouverneur Pline le Jeune arrête les plus déterminés et Saint Ignace est l'un d'eux. Arrêté, il est condamné à être dévoré par les fauves durant les fêtes romaines.

Nous avons les lettres qu'il écrivit aux diverses communautés Chrétiennes durant le voyage qui le conduisit à Rome.

Elles sont poignantes dans leur confession d'une Foi inébranlable, pour la joie qu'elles expriment et pour l'imitation de Jésus-Christ qu'elles proposent à tout Chrétien.

«Il n'y a plus en moi de feu pour aimer la matière, mais une eau vive qui murmure et dit en moi:

'Viens vers Le Père'.»

Mémoire de Saint Ignace, Évêque et martyr. Disciple de l’Apôtre Saint Jean, il dirigea l’Église d’Antioche, le second après Saint Pierre et, condamné aux bêtes sous l’empereur Trajan, il fut conduit à Rome en 107.

En cours de route, alors qu’il subissait la férocité de ses gardiens, tels des léopards, il écrivit sept lettres, à diverses Églises, pour exhorter les frères à servir Dieu dans l’unité avec leur Évêque et à ne pas l’empêcher d’être immolé en victime pour Le Christ.

Martyrologe romain



Que je devienne donc la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’aller jusqu’à Dieu.

Je suis le froment de Dieu. Que je sois donc moulu par les dents des bêtes pour devenir le pain immaculé du Christ.

Saint Ignace - Lettre aux Romains.




Certains auteurs assurent qu'Ignace fut ce petit enfant que Notre-Seigneur plaça au milieu des apôtres lorsque, pour leur donner une leçon d'humilité, Il leur dit : « Si vous ne devenez semblables à de petits enfants, vous n'entrerez jamais dans le royaume des Cieux ».

Ce qui est certain, c'est qu'il était un familier des premiers disciples du Sauveur, disciple lui-même de saint Jean, l'apôtre bien-aimé.

Ignace fut un grand évêque, un homme d'une rare sainteté ; mais sa gloire est surtout son martyre. Conduit devant l'empereur Trajan, il subit un long interrogatoire :

« C'est donc toi, vilain démon, qui insultes nos dieux?

-- Nul autre que vous n'a jamais appelé Théophore un mauvais démon.

-- Qu'entends-tu par ce mot Théophore ?

-- Celui qui porte Jésus-Christ dans son cœur.

-- Crois-tu donc que nous ne portons pas nos dieux dans notre cœur ?

-- Vos dieux ! Ce ne sont que des démons ; il n'y a qu'un Dieu Créateur, un Jésus-Christ, Fils de Dieu, dont le règne est éternel.

-- Sacrifie aux dieux, je te ferai pontife de Jupiter et père du Sénat.

-- Tes honneurs ne sont rien pour un Prêtre du Christ. »

Trajan, irrité, le fait conduire en prison.

« Quel honneur pour moi, Seigneur, s'écrie le martyr, d'être mis dans les fers pour l'Amour de Vous ! » et il présente ses mains aux chaînes en les baisant à genoux.

L'interrogatoire du lendemain se termina par ces belles paroles d'Ignace :

« Je ne sacrifierai point ; je ne crains ni les tourments, ni la mort, parce que j'ai hâte d'aller à Dieu. »

Condamné aux bêtes, il fut conduit d'Antioche à Rome par Smyrne, Troade, Ostie.

Son passage fut partout un triomphe ; il fit couler partout des larmes de douleur et d'admiration :

« Je vais à la mort avec joie, pouvait-il dire. Laissez-moi servir de pâture aux lions et aux ours.

Je suis le froment de Dieu ; il faut que je sois moulu sous leurs dents pour devenir un pain digne de Jésus-Christ. Rien ne me touche, tout m'est indifférent, hors l'espérance de posséder mon Dieu.

Que le feu me réduise en cendres, que j'expire sur le gibet d'une mort infâme ; que sous la dent des tigres furieux et des lions affamés tout mon corps soit broyé ; que les démons se réunissent pour épuiser sur moi leur rage : je souffrirai tout avec joie, pourvu que je jouisse de Jésus-Christ. »

Saint Ignace, dévoré par un lion, répéta le nom de Jésus jusqu'au dernier soupir. Il ne resta de son corps que quelques os qui furent transportés à Antioche.





Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :

Saint Ignace d'Antioche








Lecture.

J'écris à toutes les Églises et j'annonce à tous que je meurs volontiers pour Dieu, pour autant que vous ne m'en empêchiez pas.

Je vous prie de ne pas avoir pour moi de bienveillance inopportune.

Laissez-moi être la nourriture des fauves, par lesquels il m'est possible de rejoindre Dieu.

Je suis le grain de blé de Dieu, moulu par les dents des bêtes, pour devenir pain pur du Christ.

Alors je serai vraiment disciple de Jésus Christ.

Je ne vous commande pas comme Pierre et Paul. Ils étaient apôtres; je ne suis qu'un condamné.

Ils étaient libres; je suis pour ma part un esclave.

Mais si je souffre pour Dieu, je serai affranchi en Jésus Christ et je ressusciterai libre en lui.

Mon éros a été crucifié et en moi ne brûle aucun feu pour les choses matérielles, mais une eau vive, qui parle en moi et me dit dans l'intimité: "Ignace, viens vers Le Père"


Ignace d'Antioche, Lettre aux Romains 4,1-3 et 7,2

Prière.

Seigneur Dieu,
Père de l'Église,
tu nous as donné en Ignace,
grain de blé moulu
pour devenir pain pur du Christ,
un imitateur de sa passion:
accorde-nous de nous réfugier dans l'Évangile
comme dans la chair de Jésus
et de vivre jusqu'au don de notre vie
la charité qui conduit à toi, ô Père,
béni pour les siècles des siècles.
Amen.

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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 18 Oct 2017 - 8:04

Mercredi 18 Octobre 2017

Fête de Saint Luc, Évangéliste et compagnon de St Paul (Ier s.).


Saint Luc

Évangéliste, et compagnon de Saint Paul (1er s.)

Un médecin grec, adorateur des idoles, soucieux de ses malades dont il connaît la faiblesse et souvent la misère.

Jusqu'au jour où il entend saint Paulhttp://nominis.cef.fr/contenus/saint/2116/Saint-Paul.html parler de Jésus, qui vient apporter le Salut et la Résurrection.

Pendant 18 ans, il ne quittera plus désormais l'apôtre des nations et le suivit jusqu'à son martyre à Rome en 67.


Il est l'auteur d'un évangilehttp://www.aelf.org/bible/Lc/1 et du livre des Actes des Apôtres.http://www.aelf.org/bible/Ac/1

On y trouve plusieurs termes médicaux pour parler de la maladie de ceux qui s'adressent à Jésus.

Soucieux d'authenticité, il nous dit avoir étudié ses sources, comme le médecin écoute son patient pour mieux dire un diagnostic.

Modeste et compatissant, il retient plus que les autres évangélistes tout ce qui marque la bonté du Sauveur: l'enfant prodigue, le bon Samaritain, la brebis perdue, la prostituée qui s'en va pardonnée, le bon larron.

Dante dira de lui

«Il est le scribe de la Miséricorde du Christ».

Heureux lui-même d'avoir trouvé le Salut, il est, à sa manière, le chantre de l'Amour incarné comme saint Jean http://nominis.cef.fr/contenus/saint/321/Saint-Jean-l-Evangeliste.htmlle sera de l'Amour infini de Dieu Trinité.

C'est lui qui nous a parlé avec tant de délicatesse de la Mère de Dieu, la toute pure et toujours Vierge Marie dont il nous dit:

«Elle méditait toutes ces choses en son cœur» ce qui veut dire qu'avec Amour Marie relisait dans sa mémoire les faits et gestes du Seigneur, pour en approfondir toute la signification, comme saint Luc l'a fait en écoutant saint Paul et en nous transmettant cet évangile de la Bonté de Notre Père du Ciel.

Homme cultivé, il maniait le grec avec dextérité et avait étudié la médecine.

C'est la raison pour laquelle il a été, tôt, choisi comme patron des médecins, de même que les deux frères, saint Côme et saint Damien,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1921/Saints-Come-et-Damien.html morts martyrs en Syrie.


Fête de Saint Luc, Évangéliste.

Né, comme on le rapporte, à Antioche d’une famille païenne, médecin, il se convertit à la Foi du Christ et devint le compagnon très cher de l’Apôtre Saint Paul.


Dans son Évangile, il exposa avec soin tout ce que Jésus a fait et enseigné, en scribe de la Miséricorde du Christ, et, dans les Actes des Apôtres, il se fit l’historien des débuts de la vie de l’Église jusqu’au premier séjour de Saint Paul à Rome.


Martyrologe romain.




Saint Luc et son Boeuf ailé. Fresque. Basilique Saint-Pierre. Rome. XVIIe.




Le Bœuf représente l'évangéliste Luc.

Cathédrale Notre-Dame de Paris








Autre biographie:
Luc est l’auteur du troisième Évangile et des Actes des Apôtres ; il était probablement syrien d’Antioche, d’origine païenne et médecin.

L’apôtre Paul, dans ses Lettres, parle de lui comme d’un compagnon très cher qui resta auprès de lui au cours de ses deux incarcérations à Rome ; tout laisse à penser qu’il fut son compagnon durant les deuxième et troisième voyages missionnaires de l’Apôtre.


Son origine païenne ne fait pas oublier à Luc que le Salut vient de Jérusalem et que la cité sainte est le lieu où doit se réaliser ce Salut : c’est là que commence l’Évangile, là que se terminera l’aventure historique de Jésus, et c’est de là que la mission universelle des apôtres prendra son essor, de la Judée à la Samarie jusqu’aux extrémités de la terre.


En véritable scribe de la Miséricorde du Christ, Luc souligne à maintes reprises l’Amour de Jésus pour les pécheurs et la magnanimité de son Pardon.

En Jésus les « entrailles de Miséricorde » de Dieu envers les pauvres et les petits trouvent leur visibilité, alors qu’un sévère avertissement est réservé aux riches et aux orgueilleux.

Quoi qu’il en soit, c’est à tous que s’adresse l’appel à la conversion, qui comporte un choix radical de pauvreté et d’abandon en Dieu.

Pour Luc, l’Esprit saint est le protagoniste de ce retour au Père : invoquer L’Esprit est la Prière par excellence que nous ne devons jamais nous lasser d’adresser à Dieu, à l’exemple de Jésus.


Diverses traditions, souvent inconciliables, occultent les dernières années de la vie de Luc : même si on lui accorde le titre de martyr, il est plus probable qu’il soit mort de mort naturelle, à un âge avancé, en Béotie, après avoir évangélisé l’Achaïe.










Mais que nous en dit Jésus dans un extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta ?



Je ne parlerais pas aujourd’hui de l’historique de leur vie, mais de la complémentarité entre les quatre évangélistes, telle que Jésus nous la décrit dans les Révélations à Maria Valtorta…chacun ayant son rôle, aussi important pour les uns que pour les autres.

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta de Septembre à Novembre 1950 (dans les Cahiers de 1945 à 1950)…page 610 et suivantes.

Jésus dit :

LUC, patient et fort comme le bœuf pour compléter par des recherches patientes jusque sur ce qui avait précédé l’œuvre apostolique proprement dite du Christ et de Ses disciples, l’œuvre de Dieu pour Le Salut de l’humanité.

Car cette œuvre d’Amour Infini a débuté par la Conception Immaculée de Marie, par la plénitude de La Grâce qui lui était accordée, par la continuelle Communion de Marie à Son Seigneur qui, après l’avoir crée, en Père, avec une Perfection unique par rapport à tous les corps nés d’un homme et d’une femme, comme Sa Fille Bien-Aimée, la combla ensuite de Sa Lumière : Le Verbe.

Celui-ci s’était révélé à elle par des leçons Divines et intimes qui lui permirent de devenir Le Siège de La Sagesse dès ses plus tendres années, tandis que L’Esprit-Saint, dans Son Amour Eternels des purs, déversait en elle les feux de Sa Charité parfaite et, faisant un autel et une arche plus Sainte et Bien-Aimée que ceux du Temple, trouvait en elle Son repos et y rayonnait de tout l’éclat de Sa Gloire.

Dans les temps anciens, quand le Tabernacle fut construit (Nb 9 15-23), une nuée de feu le couvrait nuit et jour, qu’il soit immobile ou en pèlerinage vers sa destination, et le peuple de Dieu s’arrêtait ou avançait selon ce que faisait la nuée, qui n’était autre que le témoignage de La Gloire du Seigneur et de Sa présence.

Au début des temps nouveaux, du temps de la grâce, la nuée de feu du Seigneur (Ce feu qui envahit et protège de tout assaut de l’éternel Adversaire, plus actif que jamais puisqu’il se rendait compte de sa défaite prochaine) couvrit un Tabernacle bien plus saint, en attendant de la couvrir d’une manière plus grande pour dissimuler le plus grand mystère des noces fécondes entre Dieu et La Vierge, dont le fruit fut l’incarnation du Verbe.



La Gloire du Seigneur ne cessa de couvrir La Vierge inviolée, La Mère déipare, qu’elle soit immobile ou qu’elle se déplace sur l’ordre de Dieu qui la conduisit de Nazareth au Temple, du Temple à Nazareth comme Vierge et Epouse, de Nazareth à Hébron et à Bethléem comme Vierge et Mère, et de Bethléem en Egypte pour la protection de celle qui était haïe parce que Mère de Dieu, de Nazareth à Jérusalem pour la conduire là où l’Enfant se tenait au milieu des docteurs, de Nazareth à tel ou tel endroit où son Fils-Maître était persécuté et affligé, de Nazareth à Jérusalem et au Golgotha pour participer à la Rédemption, de là au mont des Oliviers d’où Le Fils monta vers Le Père, enfin du mont des Oliviers au Ciel dans l’extase finale par laquelle le Feu allait aspirer à lui sa Marie comme le soleil aspire à lui une goutte pure de rosée.

Luc, seul et patient, interrogea et mit aussi par écrit ce que l’on peut qualifier de prologue de L’Evangile, ce qui signifie annonce, si l’on parle de Notre-Dame de L’Annonciation sans laquelle (et sans obéissance absolue de laquelle) La Rédemption n’aurait pu s’accomplir.



C’est le propre du bœuf de ruminer ce qui a été avalé depuis un certain temps. Luc l’imite.

Le temps avait englouti depuis plusieurs années les épisodes préliminaires à la venue du Messie en tant que tel, à savoir comme Maître, Sauveur et Rédempteur.

Luc les ramène à la surface. Il nous montre La Vierge comme l’instrument nécessaire pour que nous ayons Jésus-Christ, l’Homme-Dieu.

Il nous révèle la femme très humble et pleine de Grâce, très obéissante par son (Luc 1 38) :

« Qu’il me soit fait selon Ta Parole », très charitable lorsqu’elle court avec une Sainte hâte chez sa cousine Elisabeth pour lui servir de réconfort, d’aide et (sans s’en douter) de sanctification pour celui qui devait préparer la route au Seigneur Jésus, son Fils.

Elle est aussi la femme très pure et inviolée physiquement, moralement et spirituellement, de sa conception à son passage extatique de la terre au Ciel.

(Ezéchiel 44 1-3) :

Il me ramena vers la porte extérieure du sanctuaire, face à l’Orient. Elle était fermée. Yahvé me dit :

« Cette porte sera fermée. On ne l’ouvrira pas, on n’y passera pas, car Yahvé, le Dieu d’Israël, y est passé. Aussi sera-t-elle fermée. Mais le prince, lui, s’y assiéra pour y prendre son repas en présence de Yahvé.

C’est par le vestibule de la porte qu’il entrera et par là qu’il sortira ».

Paroles mystérieuses au sens obscur jusqu’à ce que la conception de Marie et sa maternité Divine les rendent claires à ceux qui, sous le rayon de la lumière éternelle, surent reconnaître la juste signification.

Marie était vraiment cette porte fermée, cette porte extérieure du sanctuaire tournée vers l’Orient.

Porte fermée, car rien de terrestre n’entra jamais en celle qui était La Pleine de Grâce.

Porte extérieure parce qu’elle se tenait entre le Ciel (la demeure du Dieu un et trin) et le monde, si près de Dieu qu’elle était semblable à la porte qui, du Saint des Saints, s’ouvrait sur Le Saint.

Marie fut et demeure réellement une porte pour les hommes, afin qu’ils passent par Le Saint pour entrer dans le Saint des Saints et y établissent leur demeure éternelle avec Celui qui y habite.

Porte tournée vers l’Orient, autrement dit vers Dieu seul, que les hommes inspirés de l’Antiquité appelaient l’Orient.

Et, en vérité, Marie avait les yeux de son âme fixés sur Dieu.

Porte fermée par laquelle personne n’allait entrer hormis Le Seigneur, pour l’Aimer comme Père, comme Fils et comme Esprit, pour la rendre féconde sans lésion, pour se nourrir d’elle et prendre corps, se nourrir devant Son Père Divin.

Ainsi accomplissait-Il Son premier acte d’obéissance de Fils de l’Homme qui, dans l’obscurité d’un sein de femme, ferme et limite Son Immensité et Sa Liberté Divines pour s’assujettir à toutes les phases qui règlent une gestation de même que, ensuite et toujours en se nourrissant d’elle, Il suivra toutes les phases de la croissance pour passer de la condition de bébé à celle d’enfant.

Porte fermée qui ne s’ouvrit pas même pour la plus Sainte des maternités.

En effet, tout comme Dieu passa par le vestibule brûlant d’Amour de Marie pour entrer en elle par un moyen connu de Lui seul, Il vint à la lumière de la même manière, Lui qui est La Lumière et L’Amour Infinis, tandis que l’ardeur de l’extase brûlait en Marie et faisait d’elle un Autel étincelant sur lequel l’Hostie fut déposée et offerte pour apporter Le Salut aux hommes.      



Luc qui, en plus d’être évangéliste était médecin, nous présente la Mère après une patiente étude de médecin qui ne s’arrête pas aux faits objectifs et au sujet étudié, mais examine le milieu de vie et l’hérédité dans lesquels le sujet a vécu, dont il a pu prendre les caractères psychophysiques.

Il désire nous présenter ainsi le Dieu incarné, Le Fils de l’Homme, et nous faire mieux comprendre Sa douceur (même s’Il sait être fort si nécessaire), Sa tendresse pour les malades et les pécheurs désireux de guérison physique ou spirituelle, Son obéissance parfaite jusqu’à la mort, Son humilité qui ne recherchait pas les éloges mais conseillait au contraire :

« Ne parlez pas de ce que vous avez vu », Sa force qui savait dépasser toute affection ou peur humaines pour mener à bien Sa mission, et Sa pureté grâce à laquelle rien ne pouvait ébranler Ses sens ni nourrir en Lui, même fugitivement, la moindre passion qui ne soit pas bonne.



Luc, qui ne s’est pas borné à parler du Christ Maître mais relate même ce qui constitue la préparation au Christ, à savoir sa Mère et les évènements qui ont précédé les manifestations publiques de Jésus-Christ, pour nous faire tout connaître, pour confirmer les prophètes et pour détruire (par le récit exact de la vie cachée de Jésus, de Marie et de Joseph) les futures hérésies qui allaient survenir, et ne sont d’ailleurs pas toutes éteintes.

Ces dernières altèrent la vérité sur Le Christ, sur Sa vie, sur Son enseignement et sur Sa personne qui était en bonne santé, forte, patiente, héroïque comme nulle autre ne le fut jamais.

Chaque Evangéliste a servi à composer la mosaïque qui nous révèle Jésus-Christ Homme-Dieu, Sauveur, Maître, Rédempteur, Vainqueur de la Mort et du Démon, Juge éternel et Roi des rois pour l’Eternité.

C’est la raison pour laquelle, dans la théophanie (Ap 4 5-9) décrite par l’apôtre Jean dans son Apocalypse, ils servent tous les quatre, sous l’aspect propre à chacun, de fondement et de couronne au Trône où siège celui qui est, qui était et qui doit venir, et qui est l’Alpha et l’Oméga, le principe et la fin de tout ce qui était, est et sera.

Et leurs voix, unies à celles des vingt-quatre vieillards (C’est-à-dire des douze principaux patriarches et des douze plus grands prophètes, ou prophètes majeurs) chantent un hymne de louange éternel à celui qui est très Saint et Tout-Puissant.







Lecture.

Que ce Luc ait été inséparable de Paul et son collaborateur dans la prédication de l’Évangile, c’est ce que Luc lui-même fait connaître, non pour se glorifier, mais mis en avant par la vérité elle-même.(…)

Ayant été présent à tous ces événements, Luc les a consignés de façon précise. On ne peut surprendre chez lui ni mensonge ni vantardise, car tous ces faits étaient patents. (…)

Si donc Luc, qui a toujours prêché avec Paul, qui a été appelé par lui « bien-aimé », qui a annoncé avec lui l’Évangile et s’est vu confier la mission de nous rapporter cet Évangile, n’a appris de lui rien d’autre, comme nous l’avons montré par ses paroles, comment ces gens-là, qui n’ont jamais été adjoints à Paul, peuvent-ils se vanter d’avoir appris des « mystères cachés et inexprimables » ?

(Irénée, Contre les hérésies)

Prière.


Dieu qui as choisi Saint Luc pour révéler, par sa parole et ses écrits, le mystère de ton Amour envers les pauvres, accorde à ceux qui se réclament de ton Nom, d’être un seul cœur et une seule âme, et, à tous les peuples du monde, la grâce de voir ton Salut.

Par Jésus.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Oct 2017 - 9:13

Jeudi 19 Octobre 2017

Fête de Saint Paul de la Croix, Fondateur des Passionistes (1694-1775).


Saint Paul de la Croix

Fondateur des Passionistes (+ 1776)

Né près de Gênes, dans une famille de 16 enfants, à l'époque rationaliste et anti-religieuse du "Siècle des Lumières", Paul Danei connaîtra jeune homme des visions Divines qui le conduisirent à vouloir fonder un Ordre Religieux consacré à la Passion du Sauveur.

Il put réaliser cette vocation à 26 ans, grâce à son évêque qui autorisa «les clercs déchaussés de la Croix et de la Passion» qui seront appelés plus tard les «Passionistes».

Le Pape dut adoucir une Règle Religieuse trop stricte dont les trois fondements sont: l'esprit d'Oraison, la Solitude et la Pauvreté.

Une branche Contemplative féminine rejoindra cette Spiritualité soutenant, par la Prière, l'action missionnaire des frères.

Le Pape Pie VI, apprenant qu'il allait mourir, se rendit à son chevet. «Préparez-vous par un profond dépouillement de toutes choses créées, un total abandon au bon plaisir Divin, sans attache aucune à la dévotion sensible.» écrit saint Paul de la Croix dans son «journal mystique.»


Mémoire de saint Paul de la Croix, prêtre, qui se fit remarquer  dès sa jeunesse par sa pénitence et son zèle, enflammé qu’il était d’une Charité tout à fait particulière envers le Christ Crucifié contemplé sur le visage des pauvres et des malades.

Il fonda la Congrégation des Clercs réguliers de la Croix et de la Passion de notre Seigneur Jésus Christ et mourut à Rome le 18 octobre 1775.

Martyrologe romain







Saint Paul de la Croix
Prêtre et Fondateur des Passionnistes
« Congregatio Passionis Jesu Christi »


Paolo della Croce, au siècle Paolo Francesco Danei, naît, Ier de seize enfants, à Ovada (Alexandrie, Italie) le 03 janvier 1694 de Luca e Anna Maria Massari ; il fut baptisé le 06 janvier.

Il a vécu 81 ans au cours du XVIIIe siècle si fameux pour la grande mutation des mentalités, qui devait se conclure avec la révolution française.

Cependant, cette époque ne fut pas aussi « frigide » au plan religieux comme le furent les XVIe et XVIIe siècles.

C’est la grande période des missions populaires (des religieux viennent prêcher dans les paroisses sur la demande des Évêques), qui suscite en France un saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

En Italie trois grandes figures surgissent contemporainement : saint Alphonse-Marie de’ Liguori (Fondateur des Rédemptoristes), saint Léonard de Port Maurice (réformateur Franciscain) et enfin saint Paul de la Croix (Fondateur des Passionistes).

Trois grands prédicateurs et trois grands directeurs spirituels.

Le père de Paul de la Croix est un petit commerçant et sa mère une grande dévote de la Passion du Christ, qu’elle enseigne à ses enfants.

A 13 ans, Paul s’inscrit à la confraternité de l’Annonciation de Notre-Dame et devient d’emblée un apôtre auprès des enfants de son âge.

En déplacement avec son frère Jean-Baptiste, Co-Fondateur de la Congrégation Passioniste, pour les affaires de leur père, en traversant une rivière en crue, ils sont tous deux entraînés par les eaux.

« Une Dame aimable et illuminée leur apparaît, les prend par la main et les dépose sains et saufs sur la rive » : ils ne l’oublieront jamais (le premier couvent fondé par les deux frères sera dédié à la présentation de la Vierge Marie au Temple).

A 19 ans, à la suite d’une conversation avec son Curé, le voilà saisi par une impulsion intérieure qu’il nommera « ma conversion » ; il décide de se consacrer, sous la direction de ce Prêtre, à une vie de sainteté sans concession.
Paul cherche son chemin, et à 21 ans, un premier appel naît en son âme :

« J’eus l’idée de revêtir une tunique de laine brute, de m’en aller nu-pieds et de vivre dans une absolue pauvreté une vie de pénitence. Mais le souci de la maison m’empêcha de suivre cette inspiration ».

Elle reviendra, sous forme de vision cette fois, au sortir de la Messe :

« Arrivant dans une rue proche de la maison, je me suis senti élevé vers Dieu et je me suis alors vu revêtu en esprit d’un vêtement noir qui descendait jusqu’au sol, une Croix blanche sur la poitrine et, sous la Croix, était écrit le Nom très saint de Jésus en lettres blanches ».

En Novembre 1720 il est revêtu de cette tunique noire par Mgr Gattinara : c’est le vêtement des Pénitents.

Un an plus tard Jean-Baptiste revêt le même vêtement et les voilà tous deux Ermites sur une presqu’île déserte : le mont Argentario.

Ils vont à Rome durant l’année 1727 pour se mettre au service des malades de l’hôpital saint Gallican, et sont ordonnés Prêtres par la pape. Ils s’en retournent alors à leur solitude du mont Argentario.

Ils débutent les missions paroissiales en 1730.

Le succès est très grand et ne sera jamais démenti. Ils inaugurent ainsi un genre de vie qui allie la dimension Contemplative stricte et les activités apostoliques de prédication. Peu à peu d’autres se joignent à eux.

En 1741 le Pape Benoît XIV (Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758) approuve la Règle des Passionistes.

Jean-Baptiste meurt en 1765. Paul fonde en 1771 la branche féminine de son institut : les Moniales Passionistes.

Il achève sa vie à Rome et meurt le 18 Octobre 1775.

Paul de la Croix a été Béatifié le Ier Mai 1853 et Canonisé le 29 Juin 1867 par le même Pape : le Bienheureux Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878).

Pour un approfondissement :http://www.passiochristi.org/en/














Lecture.

Quand l’Epoux Divin vous découvre sa Divine Charité, que l’Amour vous jette à ses pieds, faites silence et aimez ; bien plus, vivez d’une vie toute d’Amour, Divine et Sainte.

Comme il est doux de se tenir ainsi à genoux !

Marie-Madeleine aussi, amoureuse impénitente, à la vue de Jésus, se jetait à ses pieds par Amour.

Oh, doux abaissement ! Aux pieds de Jésus, elle aimait et faisait silence, écoutant sa Parole toute sainte et elle se consumait d’Amour.

Son Amour parlait plus par son silence que par des mots : l’Epoux veut que vous aussi vous fassiez de même.
Oh, combien je vous recommande cette Divine solitude, ce désert sacré dont je vous ai tant parlé.

Oh, comme je vous prie de demeurer cloîtrée dans ce désert, loin de tous regards !

N’oubliez pas de faire vôtres les peines de l’Aimé. L’Amour est le cœur d’une vie qui fait siennes les peines de celui qu’elle chérit, son aimable Sauveur.

Je pose votre cœur dans le Sang de Jésus, bien mieux je le pose dans le Cœur même de Jésus très doux, pour qu’il le brûle, le consume et le réduise en cendres dans ces flammes sacrées.

Que Jésus vous rende sainte autant que je le désire pour vous, et qu’il vous Bénisse.

(Paul de la Croix, extraits de Lettres aux religieuses).

Prière.

Que Saint Paul de la Croix, entièrement voué au mystère de la Passion, nous obtienne ta grâce, Seigneur, afin que, stimulés par son exemple, nous ayons plus de courage pour prendre notre Croix. Par Jésus Christ.





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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 19 Oct 2017 - 10:53

Merci Marie Jésus Croix
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Oct 2017 - 11:22

Toujours avec plaisir Very Happy
Il est vrai que j'ai abandonné mes autres "rubriques", Neuvaines etc...Je ne sais pas  si réellement je dois reprendre ou non, pas facile pour moi!!
Après je me dis que je ne dois pas monopoliser le forum chacun à la parole!!


Chapelet
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par scapulaire le Jeu 19 Oct 2017 - 12:26

Disons que ça donne toujours des idées
mais pour ma part j'ai plein de livret de neuvaines dans mon tiroir...
L'ESPRIT te dira...
Gloire à toi Seigneu
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 20 Oct 2017 - 7:41

Tu as raison et tu sais quant à moi c'est uniquement le Chapelet!!
Mais la nuit souvent porte conseil
Amitié

Chapelet  Coucou

Vendredi 20 Octobre 2017

Fête de Sœur Emmanuelle (1908-2008).





Sœur Emmanuelle (1908-2008)

Madeleine Cinquin est née à Bruxelles le 16 Novembre 1908 d'ans une famille franco-belge aisée.

En 1914, alors qu'elle n'a que six ans, elle est fortement marquée par la mort de son père, noyé sous ses yeux sur la côte d'Ostende.

Cette expérience la traumatise profondément et la fait se rapprocher de Dieu. Elle déclare que, dans son inconscient, sa vocation de religieuse date de cet accident.

Elle entre de fait plusieurs années après, dans la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Mais ce n'est qu'au moment de sa retraite en 1971, elle était jusque là enseignante, que sa vie va prendre l'ampleur qui va la conduire sur le devant de la scène internationale.

Elle va vivre avec les chiffonniers du Caire, pauvre parmi les plus pauvres, ce qu'elle désirait depuis toujours.

Soeur Sarah, une copte orthodoxe va la rejoindre quelques années plus tard, et elles vont oeuvrer à améliorer le sort de cette frange de la population égyptienne jusqu'alors laissée pour compte.

Elle écrit et son combat devient connu. Elle ira récolter les fonds nécessaires aux quatre coins du monde, invitant à la joie du partage.

Lorsqu'elle doit rentrer en France, elle continue à se battre pour plus de solidarité, et tente toujours et partout d'éveiller à la vraie vie, qui est joie et partage.

Ses forces déclinant, elle s'enfonce toujours plus dans la Prière, et s'éteint juste avant son 100ème anniversaire.



Acharnons-nous pour que l'Homme soit partout respecté " " Yalla! "

"Je laisse le passé entre les mains de Dieu. L'avenir est la route vers le Ciel.

Mais ce qui m'intéresse le plus, c'est la minute présente où je sens Dieu présent à la porte de mon coeur. "





Sœur Emmanuelle photographiée par Gauthier FABRI à Louvain-la-Neuve en Belgique, le 19 Novembre 2003 lors d'une conférence tenue dans l'auditoire Socrate 10 comble.

Sœur Emmanuelle répondait aux questions du Père Charles Delhez.
















[La Prière de Sœur Emmanuelle du Caire

« Seigneur, accorde-moi aujourd’hui cette grâce » :

« Seigneur, accorde-moi aujourd’hui cette grâce : que rien ne puisse troubler ma paix en profondeur, mais que j’arrive à parler santé, joie, prospérité, à chaque personne que je vais rencontrer, pour l'aider à découvrir les richesses qui sont en elle.

Aide-moi surtout, Seigneur, à savoir regarder la face ensoleillée de chacun avec qui je vis.

Il m’est parfois si difficile, Seigneur, de dépasser les défauts qui m’irritent en eux, plutôt que de m’arrêter à leurs qualités vivantes, dont je jouis sans y prendre garde.

Aide-moi aussi, Seigneur, à regarder Ta Face ensoleillée, même en face des pires événements : il n’en est pas un qui ne puisse être source d’un bien qui m’est encore caché, surtout si je m’appuie sur Marie.

Accorde-moi, Seigneur, la grâce, de ne travailler que pour le bien, le beau et le vrai, de chercher, sans me lasser, dans chaque homme, l’étincelle que Tu y as déposée en le créant à ton image.

Accorde-moi encore d’avoir autant d’enthousiasme pour le succès des autres que pour le mien, et de faire un tel effort pour me réformer moi-même que je n’aie pas le temps de critiquer les autres.

Je voudrais aussi, Seigneur, que tu me donnes la sagesse de ne me rappeler les erreurs du passé que pour me hâter vers un avenir meilleur.

Donne-moi à toute heure de ce jour d’offrir un visage joyeux et un sourire d’ami à chaque homme, ton fils et mon frère.

Donne-moi un cœur trop large pour ruminer mes peines, trop noble pour garder rancune, trop fort pour trembler, trop ouvert pour le refermer sur qui que ce soit.

Seigneur, mon Dieu, je te demande ces grâces pour tous les hommes qui luttent aujourd’hui comme moi, afin que diminue la haine et que croisse l’Amour, car, depuis ta Résurrection la haine et la mort ont été vaincues par l’Amour et la vie.

Ouvre nos yeux à l’invisible pour que rien n’arrive à ébranler l’optimisme de ceux qui croient en Toi et qui croient en l’Homme, qui espèrent en Toi et qui espèrent en l’Homme.

Amen. »

Sœur Emmanuelle du Caire (1908-2008)




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 21 Oct 2017 - 9:12

Samedi 21 Octobre 2017

Fête de Sainte Laura Montoya Upegui, vierge, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne (Les Sœurs Laurites), Mère spirituelle des Indiens de Colombie et 1ère Sainte Colombienne (1874 -✝ 1949)


Marie-Laure de Jésus Montoya y Upegui.


"Sa profession de maîtresse d'école la conduisit au contact de nombreuses populations à Antioquia puis au Collège de l'Immaculée à Medellin, jusqu'à ce qu'elle se sente appelée à réaliser "l'œuvre des Indios", un travail héroïque au service des autochtones des forêts d'Amérique." (source: Laura Montoya Upegui 1874-1949 - biographie site du Vatican)http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_montoya_fr.html

"Mère  Laura  Montoya, constatant que de nombreuses populations autochtones, loin des centres urbains, vivaient sans connaître Dieu, décida de fonder la Congrégation des Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte-Catherine de Sienne, afin d'apporter la lumière de l'Évangile aux habitants des forêts." (Homélie du pape Jean-Paul II pour la Béatification de 6 serviteurs de Dieu le 25 Avril 2004).http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/homilies/2004/documents/hf_jp-ii_hom_20040425_beatifications.html

La messe de canonisation a eu lieu le dimanche 12 mai 2013

Le Pape François proclame de nouveaux Saints :

Le pontife a loué le travail d’évangélisation de celle que tout le monde appelle en Colombie Madre Laura.

Un travail pédagogique efficace qui respectait la culture des populations indigènes. (news.va)http://www.news.va/fr/news/le-pape-francois-proclame-de-nouveaux-saints

À Balencito, près de Medellin en Colombie, l’an 1949, Sainte Laure de Sainte-Catherine de Sienne (Marie-Laure de Jésus Montoya y Upegui), vierge, qui s’employa avec zèle à gagner à Dieu, en leur annonçant l’Évangile, les peuples indigènes encore ignorants de la Foi Chrétienne, et fonda la Congrégation des Sœurs Missionnaires de Marie Immaculée et de Sainte Catherine de Sienne.


Martyrologe romain.




Elle a été Béatifiée, à Rome, le 25 Avril 2004, avec cinq autres Serviteurs de Dieu :

le Prêtre August Czartoryski;http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_czartoryski_fr.html trois Religieuses : María Guadalupe García Zavalahttp://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_zavala_fr.html, Nemesia Valle, Eusebia Palomino Yenes;http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20040425_yenes_fr.html une laïque, Alexandrina Maria da Costa, par le Pape Saint Jean-Paul II




Madre Laura, mère spirituelle des Indiens de Colombie

Première Sainte colombienne, Canonisée en Mai 2013 par le Pape François, Laura Montoya Upegui (1874-1949) a consacré sa vie à l’évangélisation des Indiens de Colombie, s’attachant à respecter une culture ignorée jusque-là par l’Église.

En ce début de soirée d’Août 1914, une troupe d’une dizaine de femmes arrive à Dabeiba, petite localité des contreforts des Andes colombiennes.

Dix jours plus tôt, Laura Montoya et ses compagnes avaient quitté Medellin, à plus de 200 km de mauvaises routes de montagne, pour venir évangéliser les Indiens délaissés autant par l’Église que par la société.


Et cela, malgré les oiseaux de mauvais augure qui, au long de leur chemin, leur ont promis « la mort » chez ces « sauvages ».

Mais Laura Montoya Upegui n’est pas femme à se démonter facilement. Fille d’un médecin et commerçant assassiné quand elle n’avait que 2 ans, et dont la mort plongea la famille dans la pauvreté, elle pense d’abord devenir Carmélite quand, à 16 ans, sa famille l’envoie étudier pour devenir institutrice.

Au tournant du siècle, elle se fait connaître grâce aux méthodes pédagogiques novatrices qu’elle développe dans un collège pour jeunes filles riches de Medellin, qui doit fermer après la publication d’un libelle calomnieux.


Finalement, en 1904, un ami Prêtre lui fait découvrir la situation des Indiens : désormais, elle se consacrera à leur éducation et à leur évangélisation.

L’aide précieuse des dirigeants politique et Religieux

Pour celle qui enseignait aux jeunes filles de la bonne société, le choc devant la situation catastrophique des Amérindiens est rude.

Ces « féroces sauvages » sont la lie de la société, justes bons à être « civilisés », c’est-à-dire exploités, quand ils ne se sont pas réfugiés dans la forêt et les montagnes que Laura se propose de parcourir pour les instruire et les évangéliser ; ce à quoi la plupart des Prêtres ont renoncé.

Bref, Laura est un dangereux « foyer d’idées libérales », selon les mots de l’Archevêque de Medellin.

Déterminée, elle se tourne vers le président colombien nouvellement élu, son compatriote de Medellin Carlos Restrepo, qui la reçoit, lui confie que son propre père fut un défenseur des Indiens, et lui promet son aide.

Elle demande alors aux Congrégations Religieuses des forces vives : toutes lui répondent que leurs règles ne leur permettent pas de sortir ainsi de leurs maisons pour ces lieux trop pauvres et inhospitaliers où elle veut les installer.

Qu’à cela ne tienne : elle écrit ses difficultés à Pie X qui, quelques mois plus tard, publie l’encyclique Lacrimabili statu sur « l’état déplorable » des Indiens, enjoignant aux Évêques du continent d’aider les opprimés…


Après cet encouragement pontifical, elle s’adresse alors à l’Évêque d’Antioquia qui accepte de financer son projet.

Quelques mois plus tard, elle part pour Dabeiba avec ses compagnes, dont sa mère, Maria Dolores.

Première Sainte colombienne

Dans le petit village de montagne, les conditions sont dures :

Laura et ses compagnes s’installent dans un vieux presbytère presque en ruine à côté duquel l’église sert d’étable.

La petite Communauté de femmes, qui déjà s’appellent « Mère » et « Sœurs », se met au travail et, au bout de quinze jours, une école peut ouvrir.

Il y aura des déconvenues : les Religieuses soulèvent la méfiance des caciques. Mais, en bonne pédagogue, Mère Laura sait trouver les mots pour faire tomber les barrières et s’attache à comprendre la culture indienne.

« Sa méthode Missionnaire critique les autres écoles de l’époque qui prêchaient une catéchisation incluant l’abandon de la culture et de la langue comme pas fondamental dans la Christianisation », écrivait en 2004 l’anthropologue Patricia Tovar, professeur à l’Université pontificale Javeriana.

Fruit de son travail, sa jeune Congrégation est reconnue en 1916 par l’Évêque d’Antioquia, et Madre Laura peut alors s’enfoncer plus loin pour consolider son œuvre dans un de ces postes Missionnaires qu’elle a installés au cœur de la forêt.

De retour à Debeiba, nouvelle désillusion : la petite ville a été détachée du diocèse d’Antioquia et confiée à une préfecture apostolique dont le supérieur, un Carme, veut forcer les Religieuses à devenir Carmélites.

Après plusieurs années de combat, les Religieuses « laurites » devront quitter la région.

Malade, Laura Montoya se replie en 1940 à Medellin où elle ne se déplace plus qu’en fauteuil roulant, loin de la forêt et de ses chers Indiens.

Elle meurt en 1949, laissant une œuvre florissante.

Saint Jean-Paul II la Béatifie en 2004 avant que le Pape François ne la Canonise le 12 Mai 2013, faisant d’elle la première Sainte colombienne.


Dans son homélie, le Pape sud-américain salue le travail d’inculturation de Madre Laura, soulignant comment elle s’est faite la mère spirituelle des Indiens « en les accueillant avec cet Amour appris de Dieu et en les conduisant à Lui avec une pédagogie efficace qui respectait leur culture et ne s’opposait pas à elle ».

Prendre en compte la culture indienne

Fortes de 1 000 Religieuses dans 21 pays –principalement en Amérique latine et aux Caraïbes, mais aussi en Afrique et en Europe– les Sœurs Missionnaires de Marie Immaculée et Sainte-Catherine-de-Sienne, dites « Sœurs Laurites », sont toujours au service des populations autochtones à travers l’éducation, la santé et les projets communautaires.


Elles continuent à défendre une approche de l’évangélisation qui prend en compte la culture indienne, notamment son souci de la terre, « Bible de l’Indien », qui sent en elle la présence de Dieu.






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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 22 Oct 2017 - 9:00

Dimanche 22 Octobre 2017

Fête de Saint Jean-Paul II, Pape (264ème) de 1978 à 2005 (1920-2005).


Pape (264ème) de 1978 à 2005 (✝ 2005)

Canonisé le 27 Avril 2014 en même temps que Jean XXIII.http://nominis.cef.fr/contenus/saints/1265/Bienheureux-Jean-XXIII.html


- 'Jean Paul II a été le Pape de la famille' (le Pape François) - texte complet de l'homélie.http://w2.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2014/documents/papa-francesco_20140427_omelia-canonizzazioni.html

- Béatification de Jean-Paul II, le 1er Mai 2011, Dimanche de la Miséricorde, à Rome.

- dossier de la béatification de Jean-Paul II (Église Catholique en France)http://www.eglise.catholique.fr/vatican/les-papes-recents/beatification-de-jean-paul-ii/


Le 15 mars 2011, la Salle-de-Presse du Saint-Siège a annoncé:

- Une nouvelle page consacrée à Jean-Paul II est activée sur Youtube sur laquelle seront insérés au fur et à mesure des vidéos...https://www.youtube.com/user/GiovanniPaoloII

La page Youtube et le canal déjà existant seront enrichis par les vidéos d'actualité et d'information sur les journées de la Béatification.https://www.youtube.com/user/vatican

- Une page consacrée à Jean-Paul II est activée sur Facebook.https://www.facebook.com/vatican.johnpaul2

Toutes les vidéos insérées sur Youtube seront également insérées sur cette page...


Cette page porte la signature conjointe de Radio Vatican et du CTV et a été mise en place en collaboration avec le Conseil pontifical pour les communications sociales.

Le 12 Avril 2011, La Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements a émané le décret fixant au 22 Octobre la mémoire liturgique du Bienheureux Jean-Paul II, inscrite au calendrier diocésain de Rome et de la Pologne


- Ioannes Paulus PP. II - Karol Wojtyla - 16.X.1978 - 2.IV.2005 sur le site du Vatican.http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr.html


- Pontificat de Jean-Paul II sur le site du Vatican.http://www.vatican.va/holy_father/special_features/hf_jp_ii_xxv_fr.htm

- Biographie de Karol Wojtyla, pape Jean-Paul II sur le site de l'Église catholique en France.http://www.eglise.catholique.fr/vatican/les-papes-recents/beatification-de-jean-paul-ii/370704-biographie-de-karol-wojtyla-pape-jean-paul-ii/

- Fondation Jean-Paul II en France dont l'objectif est de développer des initiatives à caractère scientifique, culturel, religieux et caritatif liées au pontificat du Pape Jean-Paul II et à la personne de Karol Wojtyla.http://www.fondationjeanpaul2.fr/




« Au vu de la dimension extraordinaire avec laquelle ces Souverains Pontifes ont offert au clergé et aux fidèles un modèle singulier de vertu et ont promu la vie dans Le Christ, tenant compte des innombrables requêtes partout dans le monde, le Saint-Père François, faisant siens les désirs unanimes du peuple de Dieu, a disposé que les Célébrations de Saint Jean XXIII, Pape, et de Saint Jean-Paul II, Pape, soient inscrites dans le Calendrier Romain général, la première le 11, la deuxième le 22 octobre, avec le degré de mémoire facultative. »

De la Congrégation pour le culte divin et la discipline des Sacrements, 29 Mai 2014, Solennité de l’Ascension du Seigneur.

« Frères et sœurs, n’ayez pas peur d’accueillir le Christ et d’accepter son pouvoir !

Aidez le Pape et tous ceux qui veulent servir le Christ et, avec la puissance du Christ servir l’homme et l’humanité entière !


N’ayez pas peur ! Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ !


À sa puissance salvatrice ouvrez les frontières des États, les systèmes économiques et politiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation, du développement.

N’ayez pas peur ! »

Ces paroles mémorables, prononcées le 22 Octobre 1978 dans l’homélie du début du pontificat (Vidéo Extraits du discours du pape) restent, désormais, sculptées dans les cœurs de tous les Chrétiens et des hommes de bonne volonté du monde entier.






Ce que le Pape demandait à tous, lui même l’a fait en premier : il a ouvert au Christ la société, la culture, les systèmes politiques et économiques, en inversant, avec la force d’un géant qui venait de Dieu, une tendance qui pouvait sembler irréversible.

Karol Józef Wojtyła, devenu Jean-Paul II à son élection au Siège apostolique d'octobre 1978, est né le 18 mai 1920 à Wadowice, petite ville située à 50 km de Cracovie.

Il est le plus jeune des trois enfants de Karol Wojtyła et d'Émilie Kaczorowska. Sa mère mourut en 1929.

Son frère aîné Edmund, qui fut médecin, est décédé en 1932 ; leur père, ancien Sous-officier, en 1941. Leur sœur Olga était décédée avant la naissance de Karol.

Il fut Baptisé le 20 juin 1920, dans l'église paroissiale de Wadowice, par le Prêtre François Zak, fit sa Première Communion à neuf ans et reçut la Confirmation à dix-huit ans.

Ses études secondaires près l'École Marcin Wadowita de Wadowice achevées, il s'inscrit en 1938 à l'Université Jagellon de Cracovie et à un cours de théâtre.

L'Université ayant été fermée en 1939 par l'occupant nazi, le jeune Karol dut travailler sur un chantier de l'usine chimique Solvay afin de gagner sa vie et d'échapper à la déportation en Allemagne.

À compter de 1942, ressentant l'appel au Sacerdoce, il suivit les cours de formation du Séminaire clandestin de Cracovie. Il fut à la même époque l'un des promoteurs du Théâtre Rapsodique, lui aussi clandestin.

Après la Seconde Guerre Mondiale, il poursuivit ses études au Grand Séminaire de Cracovie à peine réouvert, et également à la Faculté de théologie de l'Université Jagellon, jusqu'à son Ordination Sacerdotale à Cracovie le 1er novembre 1946 des mains du Cardinal Adam Stefan Sapieha.

Il fut ensuite envoyé à Rome par le Cardinal Sapieha et poursuivit ses études doctorales sous la direction du dominicain français, le P. Garrigou-Lagrange.

Il soutint en 1948 sa thèse en théologie consacrée à la Foi dans l'œuvre de saint Jean-de-la-Croix (Doctrina de fide apud Sanctum Ioannem a Cruce). Durant ce séjour romain, il occupa son temps libre pour exercer son ministère pastoral auprès des émigrés polonais de France, de Belgique et des Pays-Bas.

Il rentra en 1948 en Pologne pour être vicaire en diverses paroisses de Cracovie et aumônier des étudiants jusqu'en 1951 où il reprit ses études philosophiques et théologiques.

En 1953, il soutint à l'Université Catholique de Lublin une thèse intitulée « Mise en valeur de la possibilité de fonder une éthique Catholique sur la base du système éthique de Max Scheler ».

Il accéda ensuite à l'enseignement professoral de la théologie morale et d'éthique sociale au Grand Séminaire de Cracovie et à la Faculté de théologie de Lublin.

Le 4 juillet 1958, Pie XII le nomma Évêque titulaire d'Ombi et auxiliaire de Cracovie et, le 28 Septembre suivant, il reçut la Consécration épiscopale des mains de l'Archevêque Eugeniusz Baziak, en la Cathédrale du Wawel (Cracovie).

Le 13 janvier 1964, il fut nommé Archevêque de Cracovie par Paul VI qui, le 26 juin 1967, l'éleva au Cardinalat, du titre de S. Cesareo in Palatio, une diaconie élevée au rang presbytéral pro illa vice.

Après avoir participé au Concile Vatican II (1962-1965), où il offrit notamment une importante contribution à l'élaboration de la constitution Gaudium et Spes, http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_const_19651207_gaudium-et-spes_fr.htmlle Cardinal Wojtyła prit part à toutes les assemblées du Synode des Évêques.

Au cours du second Conclave de 1978, il fut élu Pape par les Cardinaux le 16 octobre et prit le nom de Jean-Paul II.

Le 22 octobre, Jour du Seigneur, il entamait solennellement son ministère pétrinien de 263º successeur de l'Apôtre Pierre. Son pontificat de près de 27 années allait être l'un des plus longs de l'histoire de l'Église.

Jean-Paul II a exercé le ministère pétrinien avec un inlassable esprit missionnaire, prodiguant toutes ses énergies, poussé par la sollicitude pastorale envers toutes les Églises et par la Charité ouverte à l'humanité tout entière.

En vingt-six années de pontificat, le Pape Jean-Paul II a accompli 104 voyages apostoliques hors d'Italie et 146 visites dans ce pays.

Comme Évêque de Rome, il a visité 317 des 333 paroisses de son diocèse.

Plus qu'aucun de ses prédécesseurs, il a rencontré le Peuple de Dieu et les Responsables des nations : aux 1166 audiences générales du mercredi ont participé plus de 17.600.000 pèlerins, sans compter toutes les autres audiences spéciales et les cérémonies religieuses [plus de 8 millions de pèlerins seulement au cours du Grand Jubilé de l'An 2000]; outre les millions de fidèles qu'il a rencontrés au cours de ses visites pastorales en Italie et dans le monde.

Nombreuses sont les personnalités gouvernementales reçues en audience : il suffit de rappeler les 38 visites officielles et les 738 audiences ou rencontres de chefs d'État, ainsi que les 246 audiences et rencontres de premiers ministres.





Son amour pour les jeunes l'a poussé à lancer en 1985 les Journées mondiales de la Jeunesse, et les 19 JMJ de son pontificat ont rassemblé des millions de jeunes dans diverses parties du monde.

D'autre part, son attention à la famille s'est exprimée par la tenue de Rencontres mondiales des Familles entreprises à son initiative en 1994.

Il a promu avec succès le dialogue avec les juifs et avec les représentants des autres religions, les invitant parfois à des rencontres de Prière pour la Paix, en particulier à Assise.

Sous sa direction l'Église s'est approchée du troisième millénaire et a célébré le grand Jubilé de l'An 2000, selon les orientations indiquées dans la Lettre apostolique Tertio Millennio Adveniente.
Celle-ci s'est ensuite ouverte à la nouvelle époque, en recevant ses indications dans la Lettre apostolique Novo Millennio Ineunte, dans laquelle il montrait aux fidèles le chemin de l'avenir.

Celle-ci s'est ensuite ouverte à la nouvelle époque, en recevant ses indications dans la Lettre apostolique Novo Millennio ineunte, dans laquelle il montrait aux fidèles le chemin de l'avenir.

Avec l'Année de la Rédemption, l'Année mariale et l'Année de l'Eucharistie il a promu le renouveau spirituel de l'Église.

Il a donné une impulsion extraordinaire aux Canonisations et aux Béatifications, pour montrer d'innombrables exemples de la Sainteté d'aujourd'hui, qui soient un encouragement pour les hommes de notre temps.

Jean-Paul II a procédé à 147 cérémonies de Béatification (1338 Bienheureux) et à 51 de Canonisation (482 Saints).

Il a proclamé Docteur de l'Église sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus.

Il a considérablement élargi le Collège des Cardinaux, en en créant 231 en neuf Consistoires, plus un in pectore, dont le nom n'a jamais été révélé. Il a également présidé six réunions plénières du Sacré Collège.

Jean-Paul II a présidé quinze Synodes des Évêques : six Assemblées ordinaires (1980, 1983, 1987, 1990, 1994 et 2001), une générale extraordinaire (1985), huit spéciales (1980, 1991, 1994, 1995, 1997, 1998 [2] et 1999).

Au nombre de ses documents majeurs, on compte quatorze encycliques, quinze exhortations apostoliques, onze constitutions apostoliques et quarante-cinq lettres apostoliques.

Il a promulgué le Catéchisme de l'Église catholique, à la lumière de la Tradition, interprétée avec autorité par le Concile Vatican II.

Il a également réformé les Codes de droit Canonique latin et oriental, a créé de nouvelles institutions et réorganisé la Curie romaine.

À titre privé, en tant que Docteur, a également publié cinq livres :

Entrer dans l'espérance (octobre 1994) ; Don et Mystère : en ce 50ème anniversaire de mon ordination sacerdotale (novembre 1996) ; Triptyque romain - Méditations poétiques (mars 2003) ; Levez-vous et allons ! (mai 2004) et Mémoire et Identité (février 2005).

Jean-Paul II est décédé au Vatican le 2 avril 2005 à 21 h 37, tandis qu'on entrait déjà dans le Jour du Seigneur, Octave de Pâques et Dimanche de la Divine Miséricorde.

Les funérailles se sont déroulées le  08/04/05 alors que, depuis son décès, plus de trois millions de fidèles étaient venus à Rome saluer sa dépouille, attendant jusqu'à 24 heures avant d'entrer dans la Basilique Saint Pierre.

Le 28 avril, le nouveau Pape Benoît XVI a accordé la dispense des 5 années après la mort pour l'ouverture de la Cause en Béatification-Canonisation de Jean-Paul II.


La procédure canonique a été ouverte le 28 juin suivant par le card. Camillo Ruini, Vicaire général pour le diocèse de Rome.

Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła) a été officiellement élevé aux honneurs des autels le dimanche Ier mai 2011, au cours de la messe de béatification, sur la place Saint-Pierre de Rome, présidée par le Pape Benoît XVI!

Le  27 Avril 2014 sa Sainteté le Pape Francesco a proclamé Saints ses prédécesseurs Jean XXIII et Jean-Paul II.


Un moment de joie et de prière pour les 800.000 et plus fidèles qui du monde entier ont conflué dans la place Saint-Pierre, mais aussi le début d'un voyage eternel dans la gloire de l'Église Catholique.

Site officiel du Vatican -













PRIÈRE
Dieu, riche en Miséricorde,
tu as appelé le Pape Saint Jean-Paul II
à guider ton Église répandue dans le monde entier ;
forts de son enseignement,
accorde-nous d'ouvrir nos cœurs avec confiance
à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l'homme.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint Esprit,
maintenant et pour les siècles des siècles.

























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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 22 Oct 2017 - 9:05

Comment priait le Pape Jean-Paul II ?

Raconté par son secrétaire particulier !!



Merci @Myriamir pour cette vidéo
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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Lun 23 Oct 2017 - 8:18

Lundi 23 Octobre 2017

Fête de Saint Jean de Capistran, Prêtre Franciscain, Patron des aumôniers militaires (1386-1456).


La chaire gothique, surmontée du monument baroque à Saint Jean de Capistran,https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_de_Capistran adossés au chevet de la Cathédrale Saint-Étienne à Vienne, Autriche.


Jean de Capistran, (24 Juin 1386-23 Octobre 1456), l'un des Saint Jean, était un Franciscain italien, qui prêcha dans l’Europe entière. Il a été Canonisé en 1690 ; il est fêté le 23 Octobre par l’Eglise Catholique Romaine.

En 1984, le Pape Saint Jean-Paul II nomma Saint Jean de Capistran, patron des aumôniers militaires.

Jean, né à Capistrano, dans l'Abruzze, était fils d'un gentilhomme français qui avait suivi à Naples le duc d'Anjou, devenu roi de ce pays.

Après ses humanités, il fut envoyé à Pérouse pour y étudier le droit Canonique et civil.

On le pourvut d'une place de judicature, et un homme riche et noble, charmé de ses qualités éminentes, lui donna sa fille en mariage.

Tout lui souriait dans le monde, quand tout à coup s'évanouirent ces flatteuses espérances.

Dans une guerre contre le roi de Naples, la ville de Pérouse le soupçonna de prendre le parti de ce prince ; on le fit arrêter.

Malgré son innocence et son éloquence à se défendre, il fut jeté en prison. Sur ces entrefaites sa femme étant morte, il résolut de ne plus servir que Dieu.

Il vendit tous ses biens, paya sa rançon, distribua le reste aux pauvres, et se réfugia chez les Franciscains, au monastère du Mont, près de Pérouse.

Le gardien, craignant que cette vocation ne fût l'effet d'un dépit passager plutôt que d'un mouvement de la grâce, voulut l'éprouver.

Il lui ordonna de faire le tour de la ville de Pérouse dont il avait été gouverneur, monté à rebours sur un âne, couvert d'un mauvais habit et la tête coiffée d'un bonnet de carton où étaient écrits divers péchés.

Après une telle épreuve, les humiliations du noviciat ne lui coûtèrent plus.

On lui donna pour maître un simple frère convers, à la direction duquel Jean se soumit avec la simplicité d'un enfant. Il fut traité par lui avec dureté :


« Je rends grâces au Seigneur, disait-il plus tard, de m'avoir donné un tel guide ; s'il n'eût usé envers moi de pareilles rigueurs, jamais je n'aurais pu acquérir l'Humilité et la Patience. »

Jean fut renvoyé par deux fois du noviciat comme incapable de remplir jamais aucun emploi dans la Religion.

Il resta jour et nuit à la porte du Couvent, souffrant avec joie l'indifférence des Religieux, les railleries des passants et les mépris des pauvres qui venaient demander l'aumône.

Une persévérance si héroïque désarma la sévérité des supérieurs et dissipa leurs craintes. Jean, reçu de nouveau, fut enfin admis à la profession.

Dès lors sa vie fut admirable, il vivait uniquement de Jésus sur la Croix.

Embrasé d'Amour pour Dieu, il faisait de sa vie une Oraison continuelle :

Le Crucifix, le Tabernacle, l'image de Marie, le jetaient dans l'extase :

« Dieu, disait-il, m'a donné le nom de Jean, pour me faire le fils de Marie et l'ami de Jésus. »

Ordonné Prêtre, Jean fut appliqué au Ministère de la Parole. Ses paroles produisaient partout des conversions nombreuses.

Une secte de prétendus moines, les Fraticelli, dont les erreurs et les mœurs scandalisaient l'Église, fut anéantie par son zèle et sa Charité.

Le Pape Eugène IV, frappé des prodigieux succès de ses discours, l'envoya comme Nonce en Sicile ; puis le chargea de travailler, au Concile de Florence, à la réunion des Latins et des Grecs.

Enfin il le députa vers le roi de France, Charles VII.

Ami de Saint Bernardin de Sienne, il le défendit, devant la cour de Rome, contre les calomnies que lui attirait son ardeur pour la réforme de son Ordre ; il l'aida grandement dans cette entreprise, et il alla lui-même visiter les maisons établies en Orient.

Nicolas V l'envoya, en qualité de commissaire apostolique, dans la Hongrie, l'Allemagne, la Bohème et la Pologne.

Toutes sortes de Bénédictions accompagnèrent ses pas. Il ramena au bercail de l'Église un grand nombre de personnes, et convertit une quantité prodigieuse de Juifs et de Musulmans.

À cette époque, Mahomet II menaçait l'Occident d'une complète invasion, tenait Belgrade assiégée, il se promettait d'arborer le croissant dans l'enceinte même de Rome.

Le Pape Calixte III chargea Saint Jean de Capistran de prêcher une croisade : à la voix puissante de cet ami de Dieu, une armée de 40,000 hommes se leva ; il lui trouva pour chef Huniade, un héros, et il la conduisit à la victoire.

Étant à trois journées de marche des Turcs, tandis qu'il Célébrait la Messe en plein air dans les grandes plaines du Danube, les témoins ont rapporté qu'une flèche partie d'en haut vint, pendant le Saint Sacrifice, se placer sur le corporal.
Après la Messe, le Saint lut ces mots écrits en lettres d'or sur le bois de la flèche :

« Par le secours de Jésus, Jean de Capistran remportera la victoire. »

Au fort de la mêlée, il tenait en main l'étendard de la Croix et criait :


"Victoire, Jésus, victoire ! »

Belgrade fut sauvée. C'était en l'an 1456.

Trois mois après, Saint Jean de Capistran, ayant prononcé ces paroles du Nunc dimittis :

« C'est maintenant, Seigneur, que vous laisserez mourir en Paix votre serviteur, » expira en disant une dernière fois :

« Jésus ».


Il avait 70 ans.


Jean de Capistran a été Canonisé le 16 Octobre 1690 par le Pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691).
Frères des Écoles Chrétiennes, Vie des Saints.





Saint Jean de Capistran

Frère Mineur (+ 1456)


Originaire d'une noble famille de condottiere allemand, à Capestrano dans le royaume de Naples, Jean étudie le droit ce qui lui permet de commencer une carrière juridique. Gouverneur et capitaine de Pérouse, il se marie.

Mais la mort de sa femme bien-aimée lui casse ses projets alors qu'il a 29 ans. Il se convertit d'une vie qui avait connu quelques scandales.

Il parcourt alors Pérouse, monté à rebours sur un âne, coiffé d'une mitre en carton où se lisaient ses plus gros péchés.

Il peut alors entrer chez les Franciscains de Pérouse. Ses qualités de juriste et son grand souci d'une Vie Religieuse plus rigoureuse lui valent de rédiger les nouvelles Constitutions de la branche "observante" de l'Ordre Franciscain.

Il rédige aussi, pour ses Frères Prêtres, le "Miroir des clercs" qui aura un grand succès. Formé à la prédication par saint Bernardin de Sienne,http://nominis.cef.fr/contenus/saint/1151/Saint-Bernardin-de-Sienne.html il devient un grand prédicateur populaire qui prêche la dévotion au Nom de Jésus.

Fin diplomate, il est employé par plusieurs Papes pour des missions délicates, en particulier pour la conversion des milieux hussites en Bavière, en Saxe, en Silésie et en Pologne.

La grande affaire de sa vie sera la prédication de la croisade contre les Turcs qui, par la prise de Constantinople en 1453, ont anéanti l'empire des Chrétiens d'Orient sous le regard indifférent des Chrétiens d'Occident.

Mais voilà qu'ils menacent aussi l'Europe. Jean consacre toute son ardeur à convaincre les Occidentaux de l'urgence des temps.

Les Hongrois le suivent. Il accompagne leur armée, dirige la bataille et l'avance turque est stoppée près de Belgrade en 1456. Saint Jean de Capistran mourra de la peste noire sur les bords du Danube quelque temps après.


Le rôle de Jean de Capistran au service de la réconciliation des peuples d'Europe autant que sa prédication pour conseiller les chefs militaires et ranimer l'espérance des chevaliers lui ont valu d'être choisi comme saint patron des aumôniers militaires. (diocèse aux armées françaises)https://www.dioceseauxarmees.fr/86-saints-patrons-et-commemorations/1555-saint-jean-de-capistran-23-octobre.html

Mémoire de Saint Jean de Capistran, Prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui travailla à rétablir dans son Ordre la discipline régulière et à affermir la Foi et les mœurs Catholiques à travers l’Europe.

Par la ferveur de ses prédications et de ses Prières, il encouragea le peuple des fidèles et contribua à la défense de la liberté des Chrétiens.

Épuisé de fatigue, il mourut en 1456 au Couvent d’Ujlak, sur la rive du Danube, alors dans le royaume de Hongrie.
Martyrologe romain.







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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mar 24 Oct 2017 - 8:42

Mardi 24 Octobre 2017

Fête de Saint Antoine-Marie Claret, Évêque, Fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (1807-1870).


Saint Antoine-Marie Claret

Fondateur des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie (✝ 1870)

Catalan, originaire des environs de Barcelone. Il fut d'abord apprenti-tisserand, profession familiale.

Puis il fut typographe, juste le temps d'aimer la diffusion de la Parole de Dieu par la presse.

Il trouva sa voie à 22 ans en entrant au séminaire de Vicq.


Prêtre, il parcourt la Catalogne, chapelet en main, distribuant des brochures édifiantes qu'il avait lui-même imprimées.

Mais ces horizons étaient encore trop étriqués à ses yeux. En 1849, il fonde une nouvelle Congrégation à vocation Missionnaire :

« les Fils de Marie Immaculée » qu'on appelle les Clarétins.


En 1850, le Pape le nomme Archevêque de Santiago de Cuba, et cela ne le déconcerte pas.

Il y exerce un intense apostolat, homme de feu brûlé par l'Amour du Christ.

Là encore il imprime et distribue images et brochures, prend la défense des esclaves, condamne les exactions des grands propriétaires.


Ce qui lui attire bien des ennemis. Il échappe alors à quinze tentatives d'assassinat. En 1857, après 6 années d'un tel Ministère, la reine Isabelle l'appelle en Espagne comme conseiller et confesseur.


En 1868, la révolution éclate. Saint Antoine-Marie suit la reine, réfugiée à Paris. Les Claretains sont expulsés de leurs six maisons et fondent en France celle de Prades.


Il prend part au Concile du Vatican en 1869 et 1870. Au retour, il se retirera au Monastère Cistercien de Fontfroide où il meurt.



Mémoire de Saint Antoine-Marie Claret, Évêque.

Après son Ordination presbytérale, il parcourut pendant plusieurs années la Catalogne, en prêchant au peuple, et fonda la Société des Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie.


Devenu Évêque de Santiago de Cuba, il se soucia plus que tout du Salut des âmes.

Revenu en Espagne, il eut beaucoup à souffrir pour l’Église et finit ses jours en exil chez les Moines Cisterciens de Fontfroide près de Narbonne, en 1870.


Martyrologe romain




Antoine cinquième des onze enfants du tisserand Jean Claret et de Joséphine Clará, naît le 23 décembre 1807, à Sallent, en Catalogne. En même temps qu'il s'initiait au métier de tisserand, il étudiait le latin avec le curé de sa paroisse qui lui donna une solide formation religieuse et une tendre dévotion à la Sainte Vierge.

À dix-sept ans, son père l'envoya se perfectionner dans une entreprise de Barcelone où, aux cours du soir, il apprit, sans abandonner le latin, le français et l'imprimerie.

Après une terrible crise spirituelle où il fut au bord du suicide, il avait songé à se faire Chartreux mais, sur les conseils de son directeur de conscience, il choisit d'entrer au séminaire de Vich (29 septembre 1829).

Tonsuré le 2 février 1832, minoré le 21 décembre 1833, il reçut le sous-diaconat le 24 mai 1834 ; fut ordonné diacre le 20 décembre 1834 et Prêtre le 13 juin 1835.

Il acheva ses études de théologie en exerçant le ministère de vicaire puis d'économe de sa ville natale.

Désireux de partir en mission, il se rendit à Rome pour se mettre à la disposition de la Congrégation Propaganda Fide.

Le Cardinal préfet étant absent, Antoine suivit les Exercices de saint Ignace chez les Jésuites qui lui proposèrent d'entrer dans leur compagnie.

Il commença son noviciat (2 novembre 1839) qu'une plaie à la jambe l'obligea à quitter (3 mars 1840).

Revenu en Espagne, il fut curé de Viladrau où, à peine arrivé, pour le 15 août, il prêcha une mission qui eut tant de succès qu'on le demanda ailleurs et l'Évêque le déchargea de sa cure pour qu'il se consacrât aux missions intérieures (mai 1843) ; il prêcha et confessa dans toute la Catalogne et soutint ses prédications par plus de cent cinquante livres et brochures.

Sa vie étant menacée, l'Évêque l'envoya aux îles Canaries (février 1848 à mars 1849) où il continua son ministère missionnaire.

Avec cinq Prêtres du séminaire de Vich, il fondait la Congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie » (16 juillet 1849).

A la demande de la reine Isabelle II d'Espagne, le Bx Pie IX (Giovanni Maria Mastai Ferretti, 1846-1878) le nomma Archevêque de Santiago de Cuba dont le siège était vacant depuis quatorze ans ; il fut sacré le 6 octobre 1850 et ajouta le nom de Marie à son prénom ; il s'embarqua, le 28 décembre 1850, à Barcelone, et arriva dans son diocèse le 16 février 1851.

Il s'efforça d'abord d'instruire le peu de Prêtres de son diocèse (vingt-cinq pour quarante paroisses) et de leur assurer un revenu suffisant ; il fit venir des Religieux ; il visita son diocèse et y prêcha pendant deux ans où il distribua 97.217 livres et brochures, 83.500 images, 20.665 chapelets et 8.397 médailles ; en six ans, il visita trois fois et demi son diocèse où il prononça 11.000 sermons, régularisa 30.000 mariages et confirma 300.000 personnes.

Il prédit un tremblement de terre, une épidémie de choléra et même la perte de Cuba par l'Espagne ; il fonda une maison de bienfaisance pour les enfants et les vieillards pauvres où il attacha un centre d'expérimentation agricole ; il créa 53 paroisses et ordonna 36 Prêtres.

Les esclavagistes lui reprochaient d'être révolutionnaire, les autonomistes lui reprochaient d'être espagnol et les pouvoirs publics lui reprochaient d'être trop indépendant : il n'y eut pas moins de quinze attentats contre lui et l'on pensa que le dernier, un coup de couteau qui le blessa à la joue, lui serait fatal (1° février 1856).

Le 18 mars 1857, l'Archevêque fut mandé en Espagne par la reine Isabelle qui le voulait pour confesseur et il fut nommé Archevêque titulaire (in partibus) de Trajanopolis sans pour autant cesser d'assurer de Madrid l'administration de Cuba.

Confesseur de la Reine, il eut assez d'influence pour faire nommer de bons Évêques, pour organiser un centre d'études ecclésiastiques à l'Escurial et pour imposer la morale à la cour.

Voyageant avec la Reine à travers l'Espagne, il continua de prêcher et ne manqua pas de s'attirer la haine des nombreux ennemis du régime.

Quand Isabelle II fut chassée de son trône (novembre 1868), Mgr. Claret suivit sa souveraine en France.
Pendant ce temps, la Congrégation des « Missionnaires Fils du Cœur Immaculé de Marie »  se développait lentement : elle avait reçu l'approbation civile (9 juillet 1859) et ses constitutions avaient été approuvées par Rome (decretum laudis du 21 novembre 1860) et définitivement reconnues le 27 février 1866 ; l'approbation perpétuelle, donnée le 11 février 1870, fut confirmée le 2 mai 1870.

D'abord établie au séminaire de Vich, puis installée dans l'ancien couvent des Carmes, la Congrégation, dirigée depuis 1858 par le P. Xifré, fonde à Barcelone (1860) et dans d'autres villes espagnoles avant d'ouvrir des maisons à l'étranger : en France (1869), au Chili (1870), à Cuba (1880), en Italie (1884), au Mexique (1884), au Brésil (1895), au Portugal (1898), en Argentine (1901), aux États-Unis (1902), en Uruguay (1908), en Colombie (1909), au Pérou (1909), en Autriche (1911), en Angleterre (1912), en Bolivie (1919), au Venezuela (1923), à Saint-Domingue (1923), au Panama (1923), en Allemagne (1924), en Afrique portugaise (1927), en Chine (1933), à Porto-Rico (1946), aux Philippines (1947), en Belgique (1949).

Après la révolution de 1868 ou un Prêtre de la Congrégation fut assassiné, le nouveau gouvernement ferma les six maisons espagnoles et les missionnaires s'exilèrent en France (Prades).

Mgr. Antoine-Marie Claret, bien que sa santé fut de plus en plus mauvaise, s'occupa de la colonie espagnole de Paris ; le 30 mars 1869, il partit pour Rome, afin de participer aux travaux du premier concile du Vatican, mais il y tomba si malade qu'il dut se retirer à Prades où il arriva le 23 juillet 1870.

Il parut pour la dernière fois en public à la distribution des prix au petit séminaire où il fit un discours en Catalan (27 juillet 1870).

L'ambassadeur d'Espagne demanda son internement mais le gouvernement français fit en sorte que l'Évêque de Perpignan l'avertît et, lorsqu'on vint l'arrêter (6 août 1870), il était réfugié chez les Cisterciens de Fontfroide où il mourut le 24 octobre 1870.

Antonio María Claret y Clará a été Béatifié le 25 février 1934 par Pie XI (Achille Ratti, 1922-1939) et proclamé Saint, le 08 mai 1950, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).

Pour un approfondissement : http://www.claret.org/fr/biographie-saint-antoine-marie-claret








Prière apostolique

O mon Dieu, faites
que je vous connaisse
et vous fasse connaître ;
que je vous aime
et vous fasse aimer ;
que je vous serve
et porte les autres
à vous servir ;
que je vous loue
et vous fasse louer
par toutes les créatures.
Donnez-moi, ô mon Père,
de voir tous les pécheurs
se convertir,
tous les justes
persévérer dans la grâce,
et arriver enfin
au bonheur éternel.

St-Antoine-Marie Claret (Autobiographie,233)




Un quart d'heure en présence du Saint Sacrement

Méditation de St Antoine Marie Claret




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Mer 25 Oct 2017 - 7:37

Mercredi 25 Octobre 2017

Fête de Saint Chély (Hilaire de Mende), Évêque (+ 540).


Saint Chély (Hilaire de Mende)

Évêque (+ 540)

ou Illier, évêque de Mende.
Il eut à lutter contre des fanatiques païens et contre les soldats francs qui s'avançaient dans le Gévaudan.

De tous, il sut défendre ses fidèles et nous savons, par sa présence au Concile de Bourges, qu'il fut un artisan de Paix et de Réconciliation. Des villes de la Lozère et de l'Aveyron portent ce nom.

"S. Hilaire a été en relations suivies avec le célèbre monastère de Lérins. Il aurait fait une fondation monastique non loin de Mende, le monastère de St. Privat peut-être?

Son zèle apostolique s'exerça surtout dans la vallée du Tarn, où il aurait fait également une fondation monastique. Il fut assiégé au 'Castrum' de la Malène par les troupes du roi d'Austrasie.

S. Hilaire participe au Concile de Clermont en 535 et signe les décrets de morale et de discipline intérieure...

Le nom de S. Hilaire, en raison de la langue occitane a été transformé en Chély, en certains endroits du Gévaudan; les vocables St Chély, équivaudraient à St. Hilaire d'après les étymologistes.

Plusieurs de paroisses l'ont comme patron: la Parade, St Chély d'Apcher, St. Chély du Tarn, St. Hilaire de Lavit...

Son culte a toujours été florissant dans la vallée du Tarn. Une chapelle lui est dédiée dans le cirque des Baumes où il est l'objet d'un pèlerinage."
(les saints du diocèse de Mende)https://www.diocese-mende.fr/#hila

Les habitants du village invoquaient gentiment Saint Hilaire sous le diminutif 'Ily'. Et comme tous les habitants parlaient le patois, ils disaient dans leur prière 'Sanch Ily, priez pour nous'. Est né ainsi le nom de 'Saint Chély'. (ville de Saint-Chély-d'Apcher)http://www.stchelydapcher.fr/index.php/votre-ville/histoire.html

Sur le territoire des Gabales, après 535, Saint Hilaire, Évêque de Mende.

Martyrologe romain.




Le village de Saint-Chély-du-Tarn, vu depuis le belvédère de la D986.

Biographie

Saint Hilaire de Mende est un saint de l'Église catholique, ancien évêque du Gévaudan.

La graphie de son nom a évolué, on retrouve ainsi Chély, Éli, Yles, Ilère, ou Hilaire (à ne pas confondre avec Hilaire de Poitiers).

Il avait établi au-dessus de Mende un petit ermitage où il vivait avec trois frères. Il avait ainsi pour habitude de se rendre à la crypte de saint Privat la nuit venue.

C'est ainsi, grâce à « La Vie de Saint Ilère », texte écrit au VIIe siècle, que l'on apprend qu'une église existait dès 530 sur le tombeau de Saint Privat.

Mais Ilère est principalement attiré par les gorges du Tarn, où il aurait établi un monastère de grande taille.

Son emplacement a cependant disparu au fil des siècles. Une des hypothèses reste la présence d'un monastère à Burlatis dès son époque, où il aurait d'ailleurs envoyé plusieurs moines.

C'est en cela qu'Ilère a pu aider Sainte Énimie dans sa lutte contre le drac, comme nous le dit Bertrand de Marseille.

Toujours dans les gorges du Tarn, il fait front lors d'un siège mené par les Francs, au Castel Merlet, au-dessus de La Malène.

Le 8 Novembre 535, il participe au concile de Clermont où il signe les décrets de morale et de discipline intérieure.

Il y participe en compagnie de quinze autres évêques dont Césaire d'Arles, Gal, évêque de Clermont et Saint Nizier, évêque de Trèves.

On retrouve également la présence d'Ilère dans plusieurs retraites qu'il avait l'habitude d'accompagner au monastère de Lérins sur l'île Saint-Honorat (au large de Cannes).

Il passera une grande partie de sa vie à combattre les coutumes de vénération païennes. Il s'y attaque ainsi près de Marseille alors qu'il revient de Lérins, mais également dans les gorges du Tarn.

On le retrouve de plus dans le même rôle sur les bords du lac Saint-Andéol (sur l'Aubrac, haut lieu de vénération pour les Gabales).

Les gens venaient ainsi jeter des offrandes dans le lac, tous les ans, quatre jours durant. Ilère vint une année les exhortant de cesser ces cultes contraires à la volonté Divine, en vain.

Ceci nous est conté par Grégoire de Tours,https://fr.wikipedia.org/wiki/Gr%C3%A9goire_de_Tours qui écrit : « un Prêtre, ayant reçu l'épiscopat, vint du chef-lieu (urbe ipsa) à cet endroit ».

Toujours est-il que Grégoire de Tour nous apprend qu'Ilère aurait réussi à faire cesser ces pratiques en établissant une Basilique en l'honneur de Saint Hilaire.

Un doute subsiste donc au sujet de cette Basilique qui pourrait être dédiée simplement à Ilère de Mende, et aurait donc été établie après lui.

Les rites n'ont vraisemblablement pas disparu pour autant du lac, continuant sous diverses formes dont un pèlerinage réunissant un grand nombre de personnes

Ilère a reçu en Gévaudan,https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9vaudan à Arisenicus (sans doute aujourd'hui Arzenc-de-Randon), le roi Théodebert des Francs, qu'il avait pourtant repoussés lors du siège de La Malnère.

Le territoire franc s'étendait jusqu'en Auvergnehttps://fr.wikipedia.org/wiki/Auvergne (et sans doute même en Gévaudan), après qu'ils eurent repoussé les Wisigoths en Septimanie.

Ses miracles

Parmi les miracles ou autres événements exceptionnels, certains nous sont parvenus.

Ainsi, un soir qu'il revenait de la crypte de Saint-Privat, il est emporté dans les airs par un coup de vent. Ses compagnons le retrouveront dans une clairière trois jours plus tard, priant. L'endroit était inaccessible et il fallut dégager un chemin à coups de hache.

Il aurait également été capable de faire jaillir l'eau d'un puits tari depuis sept ans.

Ses reliques

On retrouve trace de ses reliques en Lorraine au VIe siècle, en l'église à Salone.

Elles furent ensuite ramenées à Saint-Denis, avec les reliques de Saint Privat, mais là où celles de Privat seront ramenées en Gévaudan, il semble que celle d'Ilère soient restées à Paris.

Elles auraient disparu lors des pillages de 1793.



St Chély du Tarn



Saint-Chély-d'Apcher possède un clocher sans église et une église sans clocher. Le clocher de la Paroisse est en effet situé dans la tour du donjon, l'un des rares vestiges du château de Saint-Chély-d'Apcher.


CULTE ET RELIQUES.

Les reliques de Saint Hilaire ont reposé d'abord à Mende. Ensuite, du temps de Dagobert 1er ou peu après, les Toulousins, les ayant acquises on ne sait comment, les envoyèrent avec celles de saint Patrocle, évêque de Grenoble et martyr, et celles de saint Romain, prêtre et moine de Blaye, aux moines du monastère de Saint-Denis, près Paris, à l'effet d'en obtenir la restitution du corps de saint Saturnin.

Les mêmes Moines, ayant fondé un Monastère à "Salone", dans le diocèse de Metz, y transportèrent les reliques de Saint Hilaire et celles de Saint Privat, enlevées aussi par Dagobert.

Un peu plus d'un siècle après, les Moines de Salone durent regagner Saint- Denis et y rapportèrent leurs reliques.

C'était vers la fin du 9ème siècle. Le corps de Saint Privat fut alors demandé et obtenu par les fidèles de Mende; mais celui de Saint Hilaire resta à Saint-Denis, où il a péri en 1793.



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Jeu 26 Oct 2017 - 8:30

Jeudi 26 Octobre 2017

Fête du Bienheureux Bonaventure de Potenza, Frère Mineur (1651-1711).



Bonaventure de Potenza

Bonaventure de Potenza, de son vrai nom Carlo Antonio Gerardo Lavanga, né le 04 Janvier 1651 à Potenza https://fr.wikipedia.org/wiki/Potenza(Basilicate), décédé le 26 Octobre 1711 à Ravello (Campanie), est un Religieux italienhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Ravello


Né de parents pauvres, Carlo Antonio Gerardo Lavanga rejoint l'Ordre des frères mineurs à l'âge de 15 ans.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_fr%C3%A8res_mineurs
Il est ensuite ordonné Prêtre. Il a été maître des novices et a prêché avec succès des missions, surtout à Naples.


Il est Béatifié le 26 Novembre 1775 par le Pape Pie VI.




Bienheureux Bonaventure de Potenza

Prêtre Franciscain (✝ 1711)

Le Bienheureux Bonaventure de Potenza, Prêtre Franciscain (✝ 1711) de l'Ordre des Frères Mineurs que le Pape Pie VI mis au nombre des Bienheureux en raison de son obéissance et de bien d'autres vertus.

À Ravello, près d’Amalfi en Campanie, l’an 1711, le Bienheureux Bonaventure de Potenza, Prêtre Franciscain conventuel, qui brilla par son Obéissance et sa Charité envers tous.

Martyrologe romain.





Le Bienheureux Bonaventure était fils d'un tailleur de la petite ville de Potenza, près de Salerne, en Italie.

Son enfance fut remarquable par sa gravité, sa piété, son horreur du mal et sa mortification ; tout annonçait en lui le saint futur.

Il entra, vers l'âge de quinze ans, chez les Frères Mineurs Conventuels ; ses supérieurs jugèrent bientôt qu'il était plutôt fait pour la science des Saints que pour toute autre science. Son obéissance était celle d'un enfant.

Un jour qu'il cherchait la clef de la sacristie :

« Prenez un hameçon, lui dit en riant son supérieur, et repêchez-la, elle est au fond du puits. »

Bonaventure le fit et retira la clef par le moyen indiqué. Dieu récompensa l'obéissant religieux par d'autres faits non moins extraordinaires.

On admirait sa dévotion au très Saint-Sacrement. Il passait des jours et des nuits auprès du Tabernacle, et souvent il y était ravi en extase ; il avait soin que la lampe du sanctuaire ne s'éteignît jamais et veillât, pour ainsi dire, avec son âme.

À sa première Messe, ses traits parurent illuminés, ses yeux étaient baignés de larmes ; plusieurs fois dans sa vie il fut élevé au-dessus de terre pendant le Saint Sacrifice.

Son zèle pour les âmes était si brûlant, qu'il disait un jour :

« Si j'étais appelé auprès de quelques pauvres infirmes ou moribonds et que les portes fussent fermées, de façon que je ne susse par où sortir, je ne balancerais pas à me jeter par la fenêtre pour aller sauver leur âme. »

Les historiens du Bienheureux Bonaventure signalent plusieurs miracles et prophéties qu'il fit de son vivant et qui le rendirent célèbre dans les différents pays où l'obéissance le fit passer.

Un jour, ayant rencontré un lépreux, il le pressa sur son cœur, l'embrassa avec amour, et à l'instant même le lépreux fut délivré de son mal.

Près de mourir, il demanda lui-même les Sacrements, pria ses Frères de lui Pardonner tous les scandales de sa vie, et voulut descendre de son lit pour baiser les pieds de son supérieur ; l'obéissance l'en empêcha.

Il se mit à chanter des cantiques, récita trois Ave Maria et rendit son âme à Dieu sans agonie.





Ce saint personnage reçut au Baptême les noms de Charles-Antoine-Gérard. Il naquit le 16 Janvier 1651, à Potenza, dans l'ancienne Lucanie, qui fait maintenant partie du royaume de Naples.

Ses parents étaient pauvres, mais recommandables par leur probité et leurs vertus. Bonaventure, dès sa première enfance, se fit remarquer par sa piété, par une gravité au-dessus de son âge, par sa modestie, son éloignement pour tout ce qui pouvait l'exposer au danger de pécher, et par sa grande docilité.

Les jeux et les amusements qui plaisent tant aux autres enfants n'avaient pour lui aucun charme.

Toutes ses pensées semblaient avoir la dévotion pour objet. Ces qualités précieuses s'accrurent en lui avec les années.

Ayant été à l'âge ordinaire admis à la participation des Sacrements, il édifia tout le monde par la manière dont il s'y prépara et par les fruits visibles qu'il en retira.

L'opinion qu'on avait de sa sainteté était dès lors telle, que l'historien de sa vie assure que dans la famille de Bonaventure, et dans sa ville natale, on le regardait comme un Saint futur.

Une vertu si pure n'était point faite pour le monde ; le pieux jeune homme sentit un puissant attrait pour la vie religieuse et le désir ardent qu'il avait de devenir parfait lui fit former la résolution d'embrasser cet état.

Il prit l'habit dans le couvent des Frères-Mineurs de Nocera. Plein d'humilité, il ne voulait être que frère convers, mais ses supérieurs, qui connurent bientôt ses dispositions pour les sciences et ses talents, se déterminèrent à l'élever aux Ordres Sacrés, et dans ce but ils lui firent commencer ses études.

Ayant terminé son noviciat, pendant lequel il montra la plus grande ferveur, Bonaventure fut admis à faire ses vœux, et prit alors le nom de religion sous lequel il est connu.

Loin de se relâcher après sa profession, il fut constamment un modèle, par sa tendre piété et par son attention scrupuleuse à pratiquer l'obéissance.

On ne peut guère porter plus loin qu'il ne l'a fait la perfection de cette vertu. Sa dévotion envers le Saint-Sacrement était si affectueuse, qu'il semblait n'avoir point de plus pressant désir que de Communier dignement et fréquemment ; il passait des nuits entières au pied de l'autel, à se préparer pour la Communion du lendemain.

Ses études finies, Bonaventure reçut la Prêtrise et fut employé successivement dans plusieurs couvents de son ordre ou occupé à l'exercice du saint Ministère.

Il s'acquitta avec un succès merveilleux et une humilité égale de la charge importante de maître des novices.

Envoyé par ses supérieurs en différentes parties de l’Italie, en qualité de missionnaire, partout où il parut ses travaux apostoliques produisirent les plus heureux fruits ; mais ce fut surtout Naples qui devint le principal théâtre de son zèle, et ce fut là qu'il se fit remarquer davantage. Pendant une maladie épidémique qui ravagea cette ville, sa Charité ne connut point de bornes ; ses efforts pour procurer les secours spirituels et temporels à ce peuple affligé excitèrent l'admiration universelle et ont fait pendant longtemps conserver son souvenir dans la mémoire des habitants reconnaissants.

Bonaventure mourut en odeur de sainteté, le 26 Octobre 1711. Il fut Béatifié par Pie VI, le 19 novembre 1775.

« Parmi les serviteurs de Dieu les plus distingués — dit le Saint-Père dans le bref de Béatification — il faut placer le bienheureux Bonaventure. Dès sa première enfance il marchait avec sainteté dans le sentier de la loi de Dieu.

Mais désirant arriver à une plus haute perfection, il embrassa la règle des Frères-Mineurs de Saint-François : ainsi lié plus étroitement à Notre-Seigneur par cette nouvelle chaîne, il brilla dans la maison de Dieu comme un vase d'or massif orné de pierres les plus précieuses.

Il a fait plusieurs miracles pendant sa vie, plusieurs ont été opérés par son intercession après sa mort. »








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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Ven 27 Oct 2017 - 9:26

Vendredi 27 Octobre 2017

Fête de la Bienheureuse Emeline, Religieuse (1115-1178).


La Bienheureuse Emeline naquit en 1115, dans le diocèse de Troyes. Elle était Soeur Converse et rattachée à l'Abbaye Cistercienne masculine de Boulancourt (située dans le département actuel de la Haute-Marne).

Elle prolongeait ses colloques avec Le Seigneur, et vivait comme Ermite, dans la grange de Perte-Sèche qui appartenait à l'Abbaye.

Cette grange se situait à quelques kilomètres, et ainsi retirée, la Bienheureuse Emeline put se partager entre labeur et Prière.

Cette Abbaye avait été fondée en 1095 par les Chanoines Réguliers de Saint-Pierre-du-Mont, mais elle était tombée dans le relâchement.

C'est pourquoi l'évêque de Troyes, Henri, qui était Cistercien, la plaça sous la règle de Saint Bernard.

Le Moine Goslin écrivit d'elle qu'elle vivait dans la Pénitence, jeûnait totalement trois jours de la semaine, portait le cilice.

Beaucoup venait la trouver pour la consulter, car sa réputation de sainteté était grande. Elle représente, pour l'Ordre Cistercien, le modèle de l'Ermite du Moyen-Age et de toutes les époques.

Elle mourut en 1178 et fut enterrée en l'église de l'Abbaye de Boulancourt.




Bienheureuse Emeline

Religieuse (12ème s.)



Ermite à Longeville-sur-la-Laines (Haute-Marne) au Monastère de Boulancourt.



- "d'après le Routier cistercien elle est décédée en 1178 dans ce Monastère Cistercien de Moniales fondé en 1152"


- "d'après le dictionnaire des Saints (livre de poche A28A29), elle serait morte en 1079!"

- c'est le routier Cistercien qui a raison: la Bienheureuse Emeline est décédée en 1178 sur le territoire de l'Abbaye de Boulancourt.

Elle n'a pas pu mourir en 1079 car elle était contemporaine de Ste Asceline http://nominis.cef.fr/contenus/saints/7948/Sainte-Asceline.htmlet du Bienheureux Gossuin http://nominis.cef.fr/contenus/saints/8512/Saint-Goswin.htmlqui relevaient de ce même Monastère Cistercien.


Ce Monastère est passé à l'Ordre de Citeaux en 1147 à la demande de l'Évêque de Troyes, Henry de Carinthie et quand les Cisterciens sont arrivés, Emeline était déjà en activité comme sœur converse dans la grange de Perthes Sèches, près d'Yèvres-le-petit.

Elle était aussi contemporaine de sire Symon de Beaufort à qui elle avait prédit une blessure à l'œil lors d'une bataille, ce qui arriva (le baron fit des dons à l'Abbaye pour honorer cette Sainte suite à cette prédiction).

Emeline ne fut jamais Sœur Cistercienne mais seulement Converse vivant selon la règle Cistercienne et bien plus: d'une très grande pénitence, elle ne mangeait que 3 fois par semaine, allait pieds nus été comme hiver, portait le cilice, chantait des psaumes et priait toute la journée; elle avait des dons de prophéties qui faisait courir toute la région pour la consulter.


Morte en 1178, elle fut inhumée sous l'autel du Couvent des Dames, rattaché à l'Abbaye de Boulancourt, et une flamme brillant constamment avait été disposée.

Puis, quand la chapelle fut détruite, ses restes furent translatés, avec ceux de Sainte Asceline et de Saint Gossuin, dans l'église de Boulancourt.


Il ne reste plus rien aujourd'hui de ces vestiges.

Emeline était un prénom très courant en Champagne, on disait même qu'Emeline (laquelle?) était la mère de Ste Asceline, de 15 à 20 ans plus jeune que notre Bienheureuse.

En fait la mère d'Asceline était Agnès.


Il n'existe aucune représentation, ni picturale, ni statuaire, de la bienheureuse Emeline d'Yèvres qui reste, décidément, une Sainte bien discrète!



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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Sam 28 Oct 2017 - 8:25

Samedi 28 Octobre 2017

Fête de Saint Simon (le Zélote) et Saint Jude (Thaddée), Apôtres (Ier s.).


Saints Simon le Cananéen et Jude Thaddée

Apôtres et martyrs (Ier siècle)


Ces deux Apôtres ont leur fête le même jour parce qu'ils ont travaillé ensemble à la conversion des Gentils.

- Saint Simon, qui était originaire de Cana, où Jésus changea l'eau en vin, reçut le surnom de Cananéen, pour le distinguer de Simon-Pierre, chef des Apôtres.

Saint Jude était frère de Saint Jacques le Mineur et de Saint Siméon, Évêques de Jérusalem, et comme eux cousin du Sauveur. Avant son élévation au ministère évangélique, il était agriculteur.

Saint Simon prêcha d'abord en Égypte, en Mauritanie, en Libye ; Saint Jude, après avoir prêché en Afrique avec beaucoup de succès, revint en Orient et annonça l'Évangile dans la Judée, la Samarie, la Syrie et la Mésopotamie.


Simon et Jude se rejoignirent en Perse, et là ils combattirent et moururent ensemble.

Les choses extraordinaires que Dieu opéra par leurs mains les firent traiter avec respect par le roi de ce pays, qui leur laissa la liberté de prêcher leur doctrine si sainte et si nouvelle.

Un fait vint ajouter à leur prestige : deux tigres, échappés de leur cage, étaient la terreur du pays.

Au nom de Jésus-Christ, les Apôtres commandèrent à ces bêtes féroces de les suivre, et ils les emmenèrent dans leur maison. Le roi, toute sa cour et plus de soixante mille Perses se firent Chrétiens.

Des églises s'élevèrent sur les ruines des temples des idoles ; le triomphe du Christ était complet.

Mais l'ennemi des âmes déchaîna toute sa fureur pour arrêter les progrès de l'Évangile. Simon et Jude étant allés annoncer Jésus-Christ en d'autres villes, les païens voulurent les contraindre à sacrifier au soleil, qu'ils adoraient comme un dieu :

"Mon frère, dit alors Jude à Simon, je vois Le Seigneur qui nous appelle.

- Et moi, reprit Simon, j'ai vu aussi Jésus-Christ entouré de ses Anges, et un des Anges m'a dit :

« Je vous ferai sortir du temple et je ferai crouler sur eux tout l'édifice.

- Qu'il n'en soit pas ainsi ! ai-je répondu, peut-être quelques-uns se convertiront-ils ! »

Et voici qu'en ce moment un Ange leur dit à tous les deux : « Que choisissez-vous, ou la mort pour vous, ou l'extermination de ce peuple impie ?


- Miséricorde pour ce peuple ! crièrent les deux Apôtres. Que le martyre soit notre partage ! »

Cependant les prêtres des dieux les exhortaient à sacrifier :

« Le soleil, dit Simon, n'est que le serviteur de Dieu ; ce sont les démons qui résident en vos idoles ; je leur ordonne de sortir».

Et les démons, sous une forme horrible, sortirent des statues brisées.

Alors le peuple se jeta sur les deux Apôtres et les massacra, pendant qu'ils Bénissaient Dieu et Priaient pour leurs bourreaux.





Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI :
Simon le Cananéen et Jude Thaddée  http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/audiences/2006/documents/hf_ben-xvi_aud_20061011.html



Vitrail de Saint Jude Thaddée (à gauche) et Saint Simon le Zélote (à droite)



Le principal attribut de Simon est la scie.

Crucifié à l’âge de cent vingt ans, Simon le Zélote est représenté avec une scie pour avoir été sauvagement coupé en deux d’après une tradition de l’église d’Orient.

Cette représentation se retrouve notamment dans les églises de Saint Jean du Latranhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Archibasilique_Saint-Jean-de-Latran et Saints Achille et Nérée, à Rome.https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Santi_Nereo_e_Achilleo

Il peut également être accompagné de Saint Jude, et représenté tenant un livre ou un phylactère https://fr.wikipedia.org/wiki/Phylact%C3%A8reen référence aux Évangiles.

Jude Thaddée est reconnu comme étant le Saint de l'espoir, puisque c'était un être bon. C'est le saint protecteur des causes désespérées pour les catholiques, à l'instar de Sainte Rita de Cascia.https://fr.wikipedia.org/wiki/Rita_de_Cascia

Il est le saint patron des causes perdues, celui qui continue quand plus rien ne retient, à part l'espoir et la foi d'aller au bout de ces espoirs...

Jude est traditionnellement représenté portant l'image de Jésus à la main ou près de sa poitrine.

Attribut : la massue.

Souvent placé aux côtés de Simon avec qui il prêche en Syrie et en Mésopotamie, il porte la massue avec laquelle il fut achevé lors de son martyre en Perse.







Statue de Saint Jude Thaddée à La Basilique Saint-Jean-de-Latran



Statue de Saint Simon le Zélote à La Basilique Saint-Jean-de-Latran


Pour approfondir la vie de ces deux apôtres, Simon et Jude, je voudrais laisser la place aux Révélation de Jésus à Maria Valtorta, avec en préambule, une explication sur les mots « frères et sœurs » de Jésus !

Extrait des Révélations de Jésus à Maria Valtorta (tome 2, chapitre 65 de L’Evangile tel qu’il m’a été révélé (page 372)…

http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2002/02-065.htm
Jésus dans la maison de l'oncle Alphée et puis dans sa maison.

Jésus défend la Virginité de Marie et dit :

Oncle et Tante : "Pour les chicaneurs, je dis que j'ai employé les termes "oncle" et "tante", qui n'existent pas dans les langues de Palestine, pour apporter des éclaircissements et mettre un point final à une question irrespectueuse sur ma condition de Fils Unique de Marie, et sur la Virginité de ma Mère,http://www.maria-valtorta.org/Thematiques/Virginite.htm avant et après l'enfantement, sur la nature spirituelle et divine de l'union dont j'ai reçu la vie.

Je le redis encore une fois, ma Mère ne connut pas d'autres unions et n'eut pas d'autres enfants.

Chair Inviolée, que Moi-même je n'ai pas déchirée, fermée sur le mystère d'un sein-tabernacle, trône de la Trinité et du Verbe Incarné".







L’Évangile parle des frères et des sœurs de Jésus, cette question fait parfois polémique. Qu'en dit l'œuvre de Maria Valtorta ?

La famille de Jésus, telle que la restitue la lecture de Maria Valtorta, se trouve exprimée dans l'arbre généalogique reconstitué. (Ouvrir ce lien ci-contre pour comprendre l’arbre généalogique de la famille humaine de Jésus, descendance du Roi David.)

Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" (p. 141) rappelle que le mot "aha" en araméen ou "ah" en hébreu, désigne aussi bien le frère, le demi-frère, le cousin, voir même le proche parent. Plusieurs langues utilisent d’ailleurs cette globalisation.
On peut donc retenir deux acceptations : une acceptation littérale qui ne retient comme "frères" que ceux issus de la filiation d’un même père ou d’une même mère et une extensive qui désigne comme "frères" les cousins ou les proches.

C'est cette dernière acceptation qui prévaut dans l'œuvre de Maria Valtorta. Il faut dire que l'autre acceptation supposerait de concilier deux affirmations de l'Évangile : celle de Matthieu selon laquelle : "Jacob fut père de Joseph, l’époux de Marie : c’est d’elle qu’est né Jésus, appelé le Messie" (Matthieu 1,16) et celle de Paul : "je n’ai vu aucun autre apôtre, mais seulement Jacques, le frère du Seigneur" (Galates 1,19).

Or il n’y a que deux Jacques apôtre : l’un est fils de Zébédée et frère de Jean; l’autre est fils d’Alphée et frère de Simon, Joset(ph) et Jude. Cet apôtre, fils d'Alphée - que Marie aurait épousé en seconde noces Jésus ayant 13 ans au minimum - serait donc âgé de 15 à 17 ans au moment de la vie publique. Il est difficile d'imaginer cet adolescent affrontant les périples de l'évangélisation et devenant évêque de Jérusalem.

Les "sœurs" de Jésus sont la femme de Joseph, l'aîné des cousins, qui reste anonyme et celle de Simon, prénommée Salomé et dont Jésus guérira l'enfant.

Les fratries.
Maria Valtorta décrit trois fratries parmi les apôtres et non deux comme habituellement : Simon (Pierre) et son frère André, les fils de Jonas. Jacques dit le majeur et son frère Jean, les fils de Zébédée.


Auxquels elle rajoute Jacques dit le mineur et Jude son frère (cousins de Jésus), les fils d'Alphée.(frère de Joseph, l’époux de Marie et père « adoptif » de Jésus).

Ceci peut surprendre car toutes les traductions donnent Jude "fils de Jacques". Il n'y a que la Bible Osty, réputée traduite au plus proche du texte original, qui en note de bas de page précise :

"Jude, fils de ou frère de Jacques".

Jacques, fils d'Alphée, dit le mineur, l'apôtre cousin de Jésus, deviendra le premier Évêque de Jérusalem.

De cette dernière fratrie sortira aussi Simon (Siméon) qui succédera à son frère Jacques à la tête de la communauté Chrétienne de Palestine et se réfugiera avec elle à Pella, après la destruction du Temple comme le rapporte la Tradition.

Simon est celui qui lui succédera, après bien des hésitations, dans la charge d'Évêque de la communauté d'Israël et Jude est l’apôtre qui le précède dans son engagement à la suite de Jésus.

Jacques (le mineur…ce surnom lui est donné suite à son engagement tardif à suivre Jésus) est  l'avant-dernier apôtre à rejoindre Jésus. Cet engagement tardif n'est dû qu'à son souci de convaincre sa famille hostile à Jésus (c'est un fou ! dit-elle).

Il reste, tant qu'il le peut, auprès de son père mourrant avant d'être mis en demeure de choisir entre sa famille et Jésus (2.60).

C'est le dernier des quatre cousins germains de Jésus : Joseph, son frère aîné, obtus et rigide, Simon qui lui succédera, après bien des hésitations, dans la charge d'Évêque de la communauté d'Israël et Jude l’apôtre qui le précède dans son engagement à la suite de Jésus.

Leur père Alphée est le frère aîné de Saint Joseph (à qui Jacques ressemble d’ailleurs) (4.116). Leur mère, Marie de Cléophas sera l'une des saintes femmes qui suivront Jésus jusqu'au pied de la Croix.

Jacques, fils d'Alphée sera le premier Évêque de Jérusalem, un des tous premiers personnages de l'Église naissante (10.27) et un de ses grands martyrs.



Groupe des apôtres: les douze colonnes de l'Église

Ordre chronologique d'appel

(huit) Simon (le Zélote) – Judéen probablement de Jérusalem ou de Béthanie, rentier, célibataire

(9) Jude d’Alphée (le Thaddée). – Judéen d'ascendance né en Galilée à Nazareth, cousin de Jésus, célibataire





Jude, fils d'Alphée

dit le Thaddée (plein de cœur) - l’Apôtre cousin de Jésus

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/JudeAlphee.htm

Présentation générale.

Galiléen de Nazareth par sa mère, Marie de Cléophas, mais de souche judéenne et de la race de David par son père, Alphée, le frère aîné de Joseph. Jude est donc le cousin germain de Jésus à qui d’ailleurs il ressemble (4.116).

Il devient le 9ème disciple de Jésus en rupture avec son père. C'est le troisième des fils d'une fratrie qui comptera un autre apôtre, Jacques le mineur le benjamin, puis deux disciples sur le tard : Joseph l'aîné et Simon le suivant.

Il est surnommé le Thaddée (de l’araméen Thaddaj, courageux ou peut-être du grec Theudas, don de Dieu).

Il est lié d'amitié avec Simon le Zélote, un autre apôtre.

La tradition les donnent évangélisateurs de la Perse où ils subissent en commun le martyr.






Caractère et aspect.

Jude est de même âge que Jésus, mais légèrement plus vieux.

Maria Valtorta le décrit ainsi en 2.13 :

"Jude Thaddée est un bel homme, dans la plénitude de la beauté virile. Grand, bien que pas autant que Jésus, fort et bien proportionné, brun, comme l'était Saint Joseph lorsqu'il était jeune, le teint olivâtre sans être terreux, des yeux qui ont quelque chose de commun avec ceux de Jésus, car ils sont d'une teinte azurée, mais presque pervenche.

Sa barbe, de forme carrée est brune, les cheveux ondulés, moins bouclés que ceux de Jésus, et bruns comme la barbe."

Son aspect se précise plus loin : Il a un visage aristocratique avec une dignité qui toujours en impose. (7.233). Un profil sévère (8.36). Un visage pâle encadré dans une barbe très noire et des cheveux frisés, avec des yeux d'un azur qui tire sur le violet et qui rappellent vaguement ceux de Jésus (2.64 – 7.194).

Son caractère est fougueux et sévère :

"Contrairement à son habitude, rit de bon cœur" (5.32). Voix de baryton (3.56). Caractère fougueux. Grand et sévère. Regarde quels traits de roi. (7.222).

Au moment de la prière qui précède l'élection de Mathias, on le voit "Visage dominateur et avec un regard qui rappelle si bien pour la couleur des yeux et l’expression celui de Jésus : un vrai dominateur de foules.

Pourtant, de son involontaire majesté royale, on voit affleurer le sentiment d’un cœur plein de componction" (10.24).

Marie, à la fin de sa vie, le présentera comme : "le noble et loyal, toujours. La descendance de David était visible en lui" (10.35).

Jude ne supporte pas son homonyme Judas, "d'une répulsion irraisonnée car elle s'est produite à la première rencontre" (6.99 – 7.194).



Parcours apostolique.

Témoin de : la Cène (9.19) - la Résurrection (10.12) - l'Ascension (10.23) - la Pentecôte ( 10.25)

C'est le "compagnon d’enfance et de jeunesse", selon Jésus.

Il prophétise son destin d'évangélisateur fougueux, lié à Simon le Zélote :

- "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même sort". (2.19)

– Cet accord parfait entre les deux se confirme (6.127)

- Jude a un tempérament entier. Il fera très bien là où s’agit d’abattre le paganisme (4.121) et plus loin : "Tu t'appelles Jude, et tu es comme notre grand Jude : comme un géant.

Tu es celui qui protège. Tes actions sont du lion et du lionceau qui rugit. Tu découvriras les impies qui reculeront devant toi, et les gens iniques seront terrifiés". (9.19).



Son nom :יהודה (Yehouda) ג 'וד(Jude)
Alphabet hébreu sur croixsens.net

Jude ou Judas (Iehouda) et son féminin Judith viennent de l’hébreu “yehoudi” Judéen, Juif. Référence historique : Juda, le fils de Jacob. Judas Maccabée, l’artisan de la libération du peuple juif. Cette proximité de nom entre Jude et Judas, provoque certaines ambiguïtés : 7.158, page 36

Jude est appelle Thaddée (de l'araméen Thaddaï, plein de cœur) ou Lebbée (de l'hébreu Libbay, courageux ou cordial) dans certains manuscrits, dont le codex Bezae. ("cordial ou courageux", signification proche de "plein de cœur") Cette appellation le distinguait de Judas, son homonyme.



En savoir plus sur ce personnage.

Dans les Pères de l'Église :

Eusèbe de Césarée, un historien du IVème siècle, citant Hégésippe, une source historique aujourd'hui disparue, rapporte la comparution des petits-fils de Jude, le frère du Seigneur, devant l'empereur Domitien (81-96) lors de la première persécution d'ampleur contre les chrétiens (Eusèbe de Césarée – "Histoire ecclésiastique", Livre III - chap. 19 et 20.

Devant la pauvreté de ces deux personnes, il les relâche. Ces deux descendants, selon la même source, auraient vécus jusqu'à l'empereur Trajan (98-117).

Source que reprend Daniel-Rops dans "Jésus en son temps" : "Quand, plus tard, l’empereur Domitien (81-96), mis au courant de la prophétie qui promettait à un descendant de David d’abaisser devant lui les puissants et les trônes, fera comparaître les derniers représentants de la lignée royale d’Israël, les pauvres campagnards qu’on lui amènera – deux petits-fils de Jude l’apôtre – lui paraîtront si humbles, si inoffensifs qu’il leur laissera la vie et les renverra à leurs hoyaux." (p. 109.)

Comment Jude, donné pour célibataire par Maria Valtorta, a-t-il eu une descendance ? Deux hypothèses :

1 – Il s'est marié sur le tard, mais la tradition ne mentionne aucun nom.

2 – Il a adopté des enfants ou peut-être ceux de son frère aîné Joseph (Simon, père lui aussi, lui survivra).

En tous cas, les sources le disent : il n'y avait plus d'autres survivants de la descendance d'Alphée à la fin du premier siècle.

Saint Thomas d’Aquin, dans la "Catena Aurea" (commentaire de l’Évangile selon saint Marc - Chapitre III, verset 13-19) note cette phrase de Bède le vénérable :

"Thadée est celui que Saint Luc, dans son Évangile (Lc 6), et dans les Actes des Apôtres (Ac 1), désigne sous le nom de Jude, frère de Jacques.

Il était en effet frère de Jacques, lequel était lui-même frère, c'est-à-dire cousin germain du Seigneur, comme il l'écrit dans son Épître".



Dans la tradition.

Saint Jude est fêté le 28 octobre dans l'Église latine et le 19 juin dans les Églises d'Orient. Sa tombe se trouve dans "l'église noire" (Ghara Kelisa), faite de basalte noir et de pierre jaune pâle.

Cette église arménienne, très ancienne et fameuse, est située près de la ville de Maku dans le nord de l'Iran, non loin du mont Ararat (Cette région, appelée Azerbaïdjan de l'ouest, est frontalière de la Turquie et de l'Arménie). Elle fait l'objet d'un pèlerinage annuel des arméniens d'Iran.

Saint Jude est souvent placé aux côtés de Simon le zélote avec qui la tradition dit qu'il prêcha en Syrie et en Mésopotamie, il porte la massue avec laquelle il fût achevé lors de son martyre en Perse (vers l'an 80).






Simon le zélote

L'apôtre qui a souffert jusqu'à la sagesse

Illustration ci-dessus de Renato Ammanito d'après les descriptions de Maria Valtorta.

http://www.maria-valtorta.org/Personnages/SimonZelote.htm

Présentation générale.

Lépreux (atteint d’un serpigo héréditaire) guéri par Jésus (2.17), en son corps et en son âme (5.12) . 8ème disciple de Jésus et le plus âgé (3.72).

Judéen natif probablement de Béthanie, fils d’une maison puissante ruinée. Son père, sans descendance a eu Simon d’une esclave cananéenne.
"Il a dilapidé le patrimoine. Il était vicieux, cruel, sans cœur, sans affection. Il m’a refusé la santé, les caresses, la paix. Il m'a marqué d'un nom qui me fait mépriser et m'a transmis une maladie déshonorante...
Il s'est rendu maître de tout, même de l'avenir de son fils. Il m'a tout enlevé, même la joie d'être père".  

Cet enfant sevré d'affection, souffrant de sa bâtardise, de son métissage et de sa déchéance sociale, se révolte. Il devient un activiste traqué avant de devenir lépreux.

"J'y ai été (à Gamala) comme fugitif, une nuit il y a bien longtemps. Après la lèpre est venue et je ne suis plus sorti des tombeaux.

Je venais de la Syrie (Antioche) où j'étais allé chercher refuge, mais ils me découvrirent et seule la fuite en ces terres empêcha ma capture.

Après, je suis descendu lentement et toujours menacé jusqu'au désert de Tecua et de là, désormais lépreux, à la Vallée des Morts. La lèpre me sauvait de mes ennemis..." (3.47 - p.268)

Simon ne conserve, pour tout bien qu'un serviteur fidèle et une maison à Béthanie, proche de celle de Lazare dont il est l’ami (2.21) s'étant connus par leur pères respectifs (2.33). Redevenu sain, par la grâce de Jésus, il recouvre le reste de ses biens, il les vend sous réserve que son fidèle serviteur y ait une demeure.

Un acheteur anonyme accepte ses conditions (c’est en fait Lazare lui-même (2.84 - p.479). Le prix de la vente, dont Lazare est gérant puisque Simon s’est entièrement dépouillé pour suivre Jésus, est réservé pour le secours des malheureux.

Une occasion se présente avec le rachat de Jonas, le régisseur martyrisé de Doras (2.70). Ce sera encore Lazare qui anonymement interviendra pour répondre aux exigences exorbitantes de Doras (2.84 - p.479).

C'est dans cette maison retrouvée grâce à Lazare, que logera parfois la Vierge Marie. Sans doute préfère-t-elle cette maison plus humble et moins passagère que celle, voisine, de Lazare (8.42)

Simon est surnommé "le zélote" par Luc et "le cananéen" par Matthieu et Marc. Voir l'explication de cette différence désignant le même homme en 2.19.



Caractère et aspect.

L'âge et la souffrance l’ont mûri comme un sage (2.49)

Visage grêlé, voix grave, teint brunâtre. Une figure laide et honnête... yeux plutôt bovins ... bouche aux lèvres épaisses et presque violettes...

C'est un homme laid, décidément. Aux traits disgracieux, au teint olivâtre foncé, se joint la trace bleuâtre et profonde des cicatrices laissées par son mal.

Mais il a un regard si bon que sa laideur disparaît (2.47). "Il est grand et maigre. Il a le teint foncé d'un sang-mêlé, des yeux profonds et très noirs sous des sourcils blancs comme la neige, des cheveux couleur du lin et plutôt frisés, un nez long épaté à l'extrémité, comme les Libyens, des lèvres épaisses, surtout l'inférieure, et proéminentes. Il est tellement olivâtre que la lèvre tire sur le violet.

Au front, une vieille cicatrice est restée et ce sera l'unique tache, maintenant qu'il est purifié des croûtes et des crasses (de la lèpre)" (2.18).

Apprécié de Jacques et surtout de Jude d’Alphée avec qui il se liera d'amitié. Ils confessent cette piété filiale à leur mère :

"Maman, justement dans cette maison (Nazareth) et dans une soirée bien triste pour nous, il nous a donné une affection de père et nous l'a gardée. Nous ne pouvons l'oublier. Pour nous il est "le père". Nous sommes pour lui des "fils". Quels fils ne se réjouiraient pas de revoir un bon père ?"

Un des plus âgés parmi les apôtres. Il souffre de rhumatismes et s’en plaint. Mais Jésus l'alerte : "A toi Satan conseille inutilement d'avoir soin de ta santé. Conseil rusé pour chercher à t'enlever à Moi." (6.100)

Sa sagesse, acquise au prix de l'épreuve, servira dans les temps tragiques de la dispersion des apôtres après la mort de Jésus. C'est lui qui ira les rechercher pour les réunir.

Visage qui n’est pas beau mais rendu attrayant par sa distinction austère (10.24). Le prudent, selon Marie (10.35).

Assez volontiers élégant : (les apôtres) vêtus très modestement sauf Judas Iscariote, Matthieu, Simon et Barthélemy - je les ai mis par ordre décroissant d'élégance (2.65).



Parcours apostolique.

Témoin de la Cène - de la Résurrection - de l'Ascension - de la Pentecôte.

Un de ceux qui, avec Jean, comprend le mieux Jésus qui se confie à lui. "Mon ami". Simon, peut-être du fait de sa maturité obtenue par l’âge et le parcours de vie, comprend d’instinct la destinée Rédemptrice de Jésus plus que tous les autres apôtres.

Il le prouve lorsque, dès la première année de vie publique, Jésus annonce sa Passion, prophétiquement au gué du Jourdain, là où Jean-Baptiste baptisait (2.78 - p.441)

- Il évangélise les lépreux, ses anciens compagnons d’infortune (3.9 - p.36) et prononce le premier des "sermons" d’apôtres à l’invitation de Jésus après l’élection des apôtres, suivi par Jean (3.26 - p.116). Thème : "la reconstruction de l’édifice spirituel de chacun au regard de la nouvelle doctrine".

"J'ai l'impression que le Zélote exerce beaucoup ce rôle dans le groupe apostolique. C'est le modérateur, le conciliateur, le conseiller de ses compagnons sans compter qu'il est celui qui comprend si bien le Maître." remarque Maria Valtorta (3.86 – p. 530)

Lié par Jésus à Jude : "Viens, Simon qui n'as pas eu de fils. Viens Jude, qui perds ton père pour mon amour. Je vous unis dans un même sort" (2.19) – Cet accord parfait entre les deux se confirme (6.127).

Il est spirituellement proche de Jean, comme le note la Vierge Marie :

"Regarde alors le Zélote. Ce n'est pas un garçon. Il a vécu, il a lutté, il a haï. Il le reconnaît sincèrement. Mais il a appris à méditer. Et lui aussi, crois-moi, est bien haut.

Tu vois ? Ils se cherchent tous les deux (avec Jean), parce qu'ils se ressemblent. Ils ont atteint le même âge parfait de l'esprit et par le même moyen : l'oraison mentale.

C'est par elle que le garçon est devenu viril en son esprit et c'est par elle que celui qui était déjà vieux et fatigué est revenu à une forte virilité." (4.110 – p.140). C'est sans doute ce niveau spirituel atteint qui en fait l'un des confidents de Jésus.



Son nom :סיימון
Alphabet hébreu sur croixsens.nethttp://www.croixsens.net/hebreu/alphabet.php

Simon, comme Siméon (Chimon- Shim'ôn), veut dire "qui entend". Les surnoms que l'on voit apparaître dans l'Evangile : "Zélote" (Luc 6,15, Actes 1,13) ou "Cananéen ou Cananite" (Matthieu 10,4 et Marc 3,18 selon les traductions) viennent, pour l'un, de ses engagements politiques, et pour l'autre, de ses origines familiales et de son aspect physique.

Dans Maria Valtorta, c'est surtout le surnom de Zélote qui est employé.http://www.maria-valtorta.org/Personnages/SimonZelote.htm





L'amitié réciproque de Simon le zélote et de Jude les conduira à évangéliser conjointement, selon la Tradition, la Perse et à y mourir martyrs.




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Re: Les Saints - Les Saintes du Jour

Message par Marie du 65 le Dim 29 Oct 2017 - 8:03

Dimanche 29 Octobre 2017

Fête de la Bienheureuse Chiara-Luce Badano (1971-1990).


Jeune fille italienne (✝ 1990)

Chiara Luce Badano Béatifiée le 25 Septembre 2010 - une jeune fille de 18 ans née à Sassello (région de Savone) en 1971 et morte en 1990 d’un ostéosarcome, au terme d’une vie marquée par une Foi lumineuse et par l'adhésion à la spiritualité du mouvement des Focolari.

La cérémonie de béatification, joyeuse et toute en profondeur, a été présidée par le préfet pour les causes des saints, Son Excellence Mgr Angelo Amato, envoyé spécialement par le Pape Benoît XVI.http://www.focolare.org/news/2010/09/25/chiara-luce-badano-e-beata-25-mila-alla-celebrazione-2/


“Une jeune fille au cœur cristallin”: c’est ainsi que Mgr Amato définit Chiara Luce dans son homélie.


“Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance", poursuit-il.

"Chers amis, seul l'Amour, avec un A majuscule, apporte le vrai Bonheur! C'est ce que montre une jeune fille qui a été proclamée Bienheureuse hier ici, à Rome.


Je parle de Chiara Badano, une jeune fille italienne née en 1971, qu'une maladie a conduite à la mort à un peu moins de 19 ans, mais qui a été pour tous un rayon de lumière, comme le dit son surnom: «Chiara Luce».


Sa paroisse, le diocèse d'Acqui Terme et le Mouvement des Focolari, auquel elle appartenait, sont aujourd'hui en fête, et c'est une Fête pour tous les jeunes, qui peuvent trouver en elle un exemple de cohérence Chrétienne.

Ses dernières paroles, de pleine adhésion à la volonté de Dieu, ont été: «Maman, au revoir. Sois heureuse parce que moi je le suis».


Élevons notre louange à Dieu parce que son Amour est plus fort que le mal et que la mort; et remercions la Vierge Marie qui conduit les jeunes, même à travers les difficultés, et les souffrances, à aimer toujours plus Jésus et à découvrir la beauté de la vie." (Angelus du 26 septembre 2010 - Benoît XVI)http://w2.vatican.va/content/benedict-xvi/fr/angelus/2010/documents/hf_ben-xvi_ang_20100926.html

Présentation de la vie de ChiaraLuce (Vidéo) à partir de Chiara luce sur Vimeo.https://vimeo.com/12728638

Biographie et photo.http://chiaraluce.free.fr/wp-content/uploads/Chiara-Luce-biographie+photo.pdf

Textes (en français) de la béatification - Chiara Luce, un nouveau visage de saintetéhttp://chiaraluce.free.fr/?p=201

Mouvement des Focolarihttp://www.focolare.org/fr

Parmi les événements des JMJ 2011, le spectacle musical “Life, love, light” sur la vie de la Bienheureuse Chiara Luce Badano.http://www.focolare.org/fr/news/2011/08/19/chiara-luce-alla-gmg/

“Life, love, light“ présente, par un adroit mélange de chorégraphies, chansons et textes, les principales étapes de la vie de Chiara Badano: l’enfance avec ses parents, ses relations avec ses amis et avec la Fondatrice du Mouvement des Focolari, Chiara Lubich, les espoirs, les conquêtes et les faiblesses de cette jeune fille, jusqu’au moment crucial de la maladie.http://www.chiarabadano.org/



«Pourquoi, Jésus?» se demande-t-elle devant cette immense douleur, puis la réponse:

«Si tu le veux, je le veux aussi.»



Bienheureuse Chiara Luce Badano
Gen du Mouvement des Focolari


Contrairement à l’usage courant, le jour de la mémoire n’est pas celui de la naissance au Ciel (dies natalis : 07 octobre) mais celui de sa naissance sur terre.

Chiara Badano naît à Sassello, village ligure des Appenins, le 29 Octobre 1971, après que ses parents, Ruggero Badano, chauffeur de camions, et Marie-Thérèse Caviglia, l’aient attendu pendant 11 ans.

Elle porte un prénom - Chiara, Claire  -  qui  la  décrit  parfaitement,  avec  ses  grands  yeux  limpides  et  son  sourire  doux  et communicatif ; elle est intelligente et volontaire, pleine de vie, joyeuse et sportive.


Sa maman lui apprend - à travers les paraboles de l’Évangile - à parler avec Jésus et à lui dire « toujours oui ».

Elle respire la santé, aime la nature et les jeux, mais elle se caractérise dès l’enfance par son amour envers les « derniers », qu’elle couvre d’attentions et de services, en renonçant bien souvent à des moments de détente.


Dès le jardin d‘enfants, elle met ses économies dans une petite boîte, pour les « petits Africains » ; plus tard, elle rêvera qu’elle part en Afrique en tant que médecin, pour soigner ces enfants.

Elle est une petite fille normale, mais avec un quelque chose en plus : elle est docile à la grâce et au dessein de Dieu sur elle, qui se dévoilera peu à peu.


Le jour de sa première communion, elle reçoit en cadeau les Évangiles. Ce sera pour elle un « magnifique livre » et « un extraordinaire message ».


Elle dira : « De même qu’il est facile pour moi d'apprendre l’alphabet, je dois aussi apprendre à vivre l’Évangile ! »

À 9 ans, elle devient une Gen (abréviation de Nouvelle Génération), au sein du Mouvement des Focolari.
Elle fait sienne cet idéal et peu à peu  y  entraîne  aussi  ses  parents.


Dès  ce  moment,  sa vie  sera  une  ascension  constante,  dans  sa tension à « mettre Dieu à la première place ».
Elle poursuit ses études au Lycée classique, offrant à Jésus chaque difficulté et souffrance.

Mais à 17 ans, à l’improviste, une douleur lancinante à l’épaule gauche révèle, après des examens et des interventions inutiles, un ostéosarcome (la plus courante des tumeurs malignes osseuses primaires) ; un calvaire d’environ deux ans commence.


En apprenant le diagnostic, Chiara ne pleure pas, elle ne se rebelle pas : elle reste en silence, et après 25 minutes affleure sur ses lèvres le « oui » à la volonté de  Dieu.

Elle répétera souvent : « Si tu le veux, Jésus, je le veux moi aussi ».


Elle ne perd pas son sourire lumineux. Elle subit des cures très douloureuses et entraîne ceux qui la côtoient dans ce même Amour.


Elle refuse la morphine, car celle-ci lui enlève sa lucidité ; elle offre tout  pour  l’Église,  pour  les  jeunes,  les  non-croyants,  le  Mouvement,  les  missions…,  en  restant sereine et forte.

Elle répète : « Je n’ai plus rien, mais j’ai encore le cœur et avec lui je peux toujours aimer ».

Sa petite chambre, à l’hôpital de Turin et chez elle, est un lieu de rencontre, d’apostolat, d’unité : c’est  son  église.
Les  médecins  aussi,  certains  non  pratiquants,  sont  bouleversés  par  la  paix  qui émane  d’elle,  et  plusieurs  redécouvrent  Dieu.

Ils  se  sentaient  « attirés  comme  par  un  aimant »  et s’en souviennent encore aujourd’hui ; ils parlent d’elle et l’invoquent.

À sa maman, qui lui demande si elle souffre, elle répond : « Jésus m’enlève, avec du chlore, mes points noirs, et le chlore ça brûle. Ainsi, quand j’arriverai au Paradis, je serai blanche comme la neige ».


Elle est convaincue que Dieu l’aime. Elle affirme en effet : « Dieu m’aime immensément » et, après une nuit particulièrement dure, elle arrive à dire : « J’ai beaucoup souffert, mais mon âme chantait… »

Peu  avant  de  partir  pour  le  Ciel,  elle  confiera  à  ses  amis  qui  viennent  lui  rendre  visite  pour  la consoler, mais qui repartent consolés eux-mêmes : « ... Vous ne pouvez pas imaginer la relation que j’ai maintenant avec Jésus…

Je me rends compte que  Dieu me demande quelque chose de plus, de plus  grand.  Peut-être  pourrai-je  rester  sur  ce  lit  pendant  des  années,  je  n’en  sais  rien.

La  seule chose  qui  m’intéresse,  c’est  la  volonté  de  Dieu,  bien  faire  celle  de  l’instant  présent :  jouer  la partition de Dieu.

Si on me demandait si je veux marcher  (l’avancement de la maladie lui paralyse les jambes, avec des contractions très douloureuses), je dirais que je ne le veux pas, car ainsi je suis plus proche de Jésus ».

Sur  l’insistance  de  beaucoup,  Chiara  écrit  ce  billet  à  la  Sainte  Vierge :  « Maman  du  Ciel,  je  te demande le miracle de  ma guérison. Mais si cela n’est pas la volonté de Dieu, je te demande la force de ne jamais céder ! » Elle restera fidèle à cet engagement.

Depuis toute petite, elle souhaite « ne pas donner Jésus [à ses amis] avec des mots, mais avec [son] comportement ».

Ce n’est pas toujours facile ; en effet, elle répétera à plusieurs reprises :  « Comme c’est  dur  d’aller  à  contre-courant ! »
Et  pour  parvenir  à  surmonter  chaque  obstacle,  elle répète : « C’est pour toi, Jésus ! »

Pour bien vivre le christianisme, Chiara participe  le plus souvent possible à la Messe quotidienne : elle y reçoit le Jésus qu’elle aime tant.

Elle lit la Parole de Dieu et la médite. Elle réfléchit souvent à l’affirmation de Chiara Lubich : « Je serai sainte si je suis sainte tout de suite ».

À  sa  maman,  qui  est  préoccupée  à  l’idée  qu’elle  la  perdra  bientôt,  elle  répète  sans  cesse :  « Aie confiance en Dieu, ainsi tout est fait ». Et : « Quand je ne serai plus là, suis Dieu et tu trouveras la force d’aller de l’avant ».

Elle  accueille  avec  gentillesse  ceux  qui  viennent  lui  rendre  visite.  Elle  écoute  et  offre  sa  propre douleur, car, dit-elle,  « j’ai de quoi faire ! » Durant ses dernières rencontres avec son Évêque, elle démontre un grand amour pour l’Église. Entre-temps, le mal progresse et les douleurs augmentent.

Pas une plainte ; sur ses lèvres : « Avec toi, Jésus ; pour toi, Jésus ! » Chiara se prépare à la rencontre : « C’est l’Époux qui vient me trouver », et elle choisit son habit de noces, les chants et les prières pour  « sa » Messe ; la liturgie devra être une « fête », et  « personne ne devra pleurer ».

En recevant pour la dernière fois Jésus Eucharistie, elle paraît immergée en Lui et supplie qu’on lui récite « la prière : Viens, Esprit Saint, envoie-nous, du Ciel, un rayon de ta Lumière ».

Le  nom  de  « Lumière » (Luce)  lui  sera  donné  par  Chiara  Lubich,  avec  qui  elle  a  une  relation épistolaire intense et filiale depuis son enfance.
Elle  n’a  pas  peur  de  mourir.  Elle  dit  à  sa  maman :  « Je  ne  demande  plus  à  Jésus  de  venir  me chercher  pour  m’emmener  au  Paradis,  parce  que  je  veux  encore  lui  offrir  ma  douleur,  partager encore  un  peu  la  croix  avec  lui ».

Et  une  pensée  spéciale  pour  les  jeunes : « ...  Les  jeunes  sont l’avenir. Moi, je ne peux plus courir, mais j’aimerais leur transmettre le flambeau, comme aux Jeux olympiques. Les jeunes ont une seule vie, et il vaut la peine de bien la vivre ! »

Et l’« Époux » vient la chercher à l’aube du 7 octobre 1990, après une nuit de grande souffrance.

C’est le jour de la Vierge du Rosaire. Ses derniers mots sont : « Maman, sois heureuse, car je le suis. Ciao ».
Encore un cadeau : ses cornées.

À la Messe d’enterrement, célébrée par l’Évêque, accourent des centaines de jeunes et de nombreux Prêtres.
Les membres du Gen Rosso et du Gen Verde font s’élever les chants qu’elle a choisis.

L’exemple  lumineux  de  Chiara  touche  de  nombreux  cœurs  de  jeunes  et  de  moins  jeunes,  il  les transforme et les oriente vers Dieu.

Sa « réputation de sainteté » se répand tout de suite dans le monde entier, produisant de nombreux « fruits ».

Chiara Luce Badano a été Béatifiée à Rome - Sanctuaire Madone du Divin Amour - le 25 Septembre 2010, en présence d’environ 25.000 personnes, surtout des jeunes venus de 57 pays différents.

La cérémonie, joyeuse et toute en profondeur, était présidée par le Cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Son éminence, dans son homélie,  a défini Chiara Luce « Une jeune fille au cœur cristallin » et « Une jeune fille moderne, sportive, positive, qui, dans un monde plein de bien-être, mais aussi souvent malade de tristesse et d’absence de bonheur, nous transmet un message d’optimisme et d’espérance ».









«L'Epoux» vient la chercher à l'aube du 7 Octobre 1990, après une nuit d'atroces souffrances.

C'est la fête de la Vierge du Rosaire. Ses derniers mots: «Maman sois heureuse, car moi je le suis. Ciao.»

Elle avait prévu encore un don, seule partie de son corps non touchée par la maladie: ses cornées.

A son enterrement, célébré par l'Evêque, se pressent des centaines et des centaines de jeunes, et beaucoup de Prêtres.

Les membres du Gen Rosso et Gen Verde sont là pour chanter les cantiques qu'elle avait choisi.








Depuis ce jour, sa tombe est un lieu de pèlerinage: fleurs, peluches, dons pour les enfants d'Afrique, lettres, demandes de grâces.

D'année en année le dimanche précédant le 7 octobre, le nombre des jeunes et des moins jeunes qui viennent à Sassello pour participer à sa Messe anniversaire ne fait qu'augmenter. Ils viennent spontanément, comme en répondant au souhait de Chiara qui voulait en faire une journée de grande joie et de «Fête» pour tous.

Il y a des témoignages, des chants, des Prières et même des spectacles et des jeux.

Sa “renommée de sainteté” s'est répandue dans diverses parties du monde: Chiara continue de “porter fruits” !







En complément de ce témoignage extraordinaire, le témoignage d’une autre vie similaire à celle de Chiara-Luce Badano, celle de Laure décédée à 15 ans d’une leucémie!






Laure Bagros. Photo de classe à l’âge de 14 ans.



Témoignage sur Laure (1981-1996)

http://www.temoignageslaure.sitew.fr/#Revues_chretiennes_1997.E








Laure 1ere communionLaure Bagros. Première Communion à 12 ans en Mai 1993

http://www.temoignageslaure.sitew.fr/#_Mon_homelie_pour_toi_.A


Témoignage sur Laure (1981-1996)

Homélie du Père Maxime d'Arbaumont, lors des obsèques de Laure Bagros le 29 Mars 1996.

Écrits de Laure.

http://www.temoignageslaure.sitew.fr/#Ecrits_de_Laure.D

Ses parents.


http://www.temoignageslaure.sitew.fr/#Ses_parents.C





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