Forum catholique LE PEUPLE DE LA PAIX



Bienvenue sur le Forum catholique Le Peuple de la Paix!
Les sujets de ce forum sont: La Foi, la vie spirituelle, la théologie, la prière, les pèlerinages, la Fin des temps, le Nouvel ordre mondial, la puce électronique (implants sur l`homme), les sociétés secrètes, et bien d'autres thèmes...

Pour pouvoir écrire sur le forum, vous devez:
1- Être un membre enregistré
2- Posséder le droit d`écriture

Pour vous connecter ou vous enregistrer, cliquez sur «Connexion» ou «S`enregistrer» ci-dessous.

Pour obtenir le droit d`écriture, présentez-vous en cliquant sur un des liens "droit d`écriture" apparaissant sur le portail, sur l'index du forum ou encore sur la barre de navigation visible au haut du forum.

Père Spirituel: † "Je me présente" †

Page 22 sur 24 Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23, 24  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Jeu 25 Mai 2017 - 17:35

Bonne fête de l'ASCENSION à tous!

Rappel d'un petit méditation sur l'ASCENSION avec le père Nathan à Domanova:



*


http://catholiquedu.free.fr/MEDITATION/ASCENSION.htm


Petit Passage:

Quand Dieu a créé l’homme, Il a séparé d’abord l’épouse de l’époux : Il a séparé Eve d’Adam. Il les a séparés parce que l’amour séparant permet la découverte de l’autre, a permis à Adam de découvrir la femme, et l’ayant découvert il dit : « voici l’os de mes os, la chair de ma chair ». La communion des personnes était rendue possible.
Entré dans la torpeur de la Résurrection, le nouvel Adam s’engloutit par le comble de cette gloire dans l’Ascension, réalisant comme une séparation à partir de Lui de la nouvelle Eve,mystère de séparation permettant au Christ de voir enfin Marie émaner de Sa Chair divinisée et glorieuse : cette fois, celle-ci est la chair de ma chair, l’os de mes os ! 
L’amour séparant conditionne la communion des personnes, au contraire de l’amour fusionnel qui inverse la communion des personnes, l’éloignant de Dieu. 
Voilà la pédagogie du Père, de la première Personne de la Très Sainte Trinité. La Paternité de Dieu domine le mystère de la Résurrection du Seigneur : c’est Dieu qui donne la vie ; Il donne la vie pour qu’il y ait la communion des personnes. 
Il en est toujours ainsi : la paternité de Dieu, s’exprime dans l’amour séparant ( c’est toujours le père qui sépare l’enfant de la mère pour qu’il grandisse ). 
Dans la pédagogie de la Résurrection et des mystères glorieux, une attention doit être portée sur la première Personne de la Très Sainte Trinité : « ‘Il faut que le monde sache que J’aime mon Père’ : alors Jésus partit au Jardin des Oliviers. » ( Jean 15, 31 )
Jésus avec ses disciples a marché pendant quarante jours : Il ne les a pratiquement pas quittés. Il est monté, Il a longé les murs de Jérusalem, frôlé le Calvaire, puis Il est monté sur le Mont des Oliviers, au sommet duquel Il bénit le monde : Il les bénit ; Il est monté ; Il s’est assis à la Droite du Père. 
Nous disons dans le Credo : « Il est monté aux Cieux et s’est assis à la droite de Dieu le Père tout puissant d’où Il reviendra juger les vivants et les morts ».

Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Père Nathan le Sam 27 Mai 2017 - 12:42

Applaudissement
avatar
Père Nathan
PERE SPIRITUEL DU FORUM
PERE SPIRITUEL DU FORUM

Masculin Messages : 2427
Age : 66
Localisation : Assignation : Rimont (diocèse d'Autun)
Inscription : 13/07/2008

http://catholiquedu.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par pax et bonum le Dim 28 Mai 2017 - 16:45

Qui est donc cette Nouvelle Eve?

Dans les premiers siècles avec St Irénée,la Vierge Marie avait ce titre;
Mais,un regard contemplatif des Pères sur la Crucifixion de Jésus a fait dire que l'Eglise était née du sang et de l'eau jaillissant de la plaie de son côté.Et le parallèle était ainsi fait avec Eve naissant du côté d'Adam.
Cette Nouvelle Eve est la vierge Marie,pour sur,mais dans sa dimension universelle de la Femme de L'Apocalypse qui est tout à la fois la Vierge et l'Eglise.
Le rapport sponsal qui n'était pas entre le Christ historique et sa mère,existe bel et bien entre le Christ Total et l'Eglise née du sang et de l'eau,comme dit Saint Jean.
avatar
pax et bonum
Avec les anges

Masculin Messages : 6086
Localisation : france-sud-est
Inscription : 10/03/2007

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Père Nathan le Lun 29 Mai 2017 - 3:01

Doublon
Dove
avatar
Père Nathan
PERE SPIRITUEL DU FORUM
PERE SPIRITUEL DU FORUM

Masculin Messages : 2427
Age : 66
Localisation : Assignation : Rimont (diocèse d'Autun)
Inscription : 13/07/2008

http://catholiquedu.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Père Nathan le Lun 29 Mai 2017 - 3:02

🤔

Certes
avatar
Père Nathan
PERE SPIRITUEL DU FORUM
PERE SPIRITUEL DU FORUM

Masculin Messages : 2427
Age : 66
Localisation : Assignation : Rimont (diocèse d'Autun)
Inscription : 13/07/2008

http://catholiquedu.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Lun 29 Mai 2017 - 17:37

@pax et bonum a écrit:Qui est donc cette Nouvelle Eve?

Dans les premiers siècles avec St Irénée,la Vierge Marie avait ce titre;
Mais,un regard contemplatif des Pères sur la Crucifixion de Jésus a fait dire que l'Eglise était née du sang et de l'eau jaillissant de la plaie de son côté.Et le parallèle était ainsi fait avec Eve naissant du côté d'Adam.
Cette Nouvelle Eve est la vierge Marie,pour sur,mais dans sa dimension universelle de la Femme de L'Apocalypse qui est tout à la fois la Vierge et l'Eglise.
Le rapport sponsal qui n'était pas entre le Christ historique et sa mère,existe bel et bien entre le Christ Total et l'Eglise née du sang et de l'eau,comme dit Saint Jean.

Autre petit passage encore de cette méditation de l'Ascension de père Nathan pour rentrer justement plus profondément dans cette mystère de L'EGLISE, et pour préparer la Pentecôte d'y vivre déjà ........ dès cette terre .....


Et là le nouvel Adam et la nouvelle Eve sont aussitôt établis dans des noces par lesquelles ils doivent concevoir le mariage des Personnes divines incréées dans la Jérusalem glorieuse et l’établir, l’enregistrer, l’engendrer et le faire germer dans la terre du temps de l’Eglise. Il faut donc que Jésus se soit assis sur son trône de Roi et de Prêtre, qu’Il passe au-delà du voile, comme l’explique l’Epître aux Hébreux, et que Marie demeure en deçà du voile pour que ce mariage de la Jérusalem spirituelle et de la Jérusalem glorieuse s’établisse dans le livre de la vie, de la présence de Dieu le Père dans tous les êtres humains.


Marie va vivre cela : elle va être le moule du corps mystique vivant de Jésus vivant entier, de la Jérusalem spirituelle et de son union avec la Jérusalem glorieuse. Cette immense tension, ce grand mariage de la grâce et de la gloire se réalise à ce moment-là.
Contemplation du mystère : si nous voulons faire de la théologie mystique (parce que ce que nous avons rappelé jusqu’ici, nous le savons depuis longtemps, n’est-ce-pas ?), lumière sous laquelle tout est regardé à partir de la communion des Personnes trinitaires, nous considérerons que dans la gloire de la Résurrection, la Résurrection s’est faite Verbe de Dieu, elle s’est faite Fils unique de Dieu le Père : la Résurrection corporelle de Jésus (et notre propre résurrection) a pénétré en Dieu et s’est faite Dieu (le Fils) ; elle est venue se mettre dans la droite ( donc disparaître : la droite est toujours le schème de la blessure du cœur), dans la disparition de Dieu le Père en Lui.
Comme c’est beau ! Le trône, si je puis dire, qui est au dessus de tout, est l’Unité du Père et du Fils dans la gloire de la Résurrection.
Cette première communion de deux Personnes divines nouvelle est prodigieuse. Il faut que le feu qui brûle le cœur eucharistique de Jésus quand nous le recevons, qui est ce feu-là, nous nous en nourrissions.
La seconde chose, à côté de cela, dans le même instant du mystère de l’Ascension, nous qui sommes sur la terre ( « qu’avez-vous donc à regarder vers le ciel ? » ) il y a le mystère de l’Ascension dans la terre de Marie, dans la Jérusalem glorieuse incarnée dans le pèlerinage terrestre : à l’intérieur des mains de Dieu le Père est ce mystère de l’Ascension en Marie.
« Faite ceci en mémoire de moi » : c’est très beau !
Nous savons depuis longtemps maintenant que Marie est Immaculée Conception : Elle fut conçue et éveillée dans la communion de deux Personnes trinitaires. Aujourd’hui cet éveil se réalise glorieusement. Nous savons très bien que l’Immaculée Conception émane comme un fruit de la communion profonde, réelle, personnelle, intime et intégrale, de Dieu le Fils (le Verbe de Dieu) et de Dieu le Saint Esprit, dans la blessure du cœur de Jésus. A l’Ascension, cette Blessure est désormais glorieuse et vivante dans le cœur de Marie à jamais.
Dieu le Fils, en même temps qu’Il est rentré dans le sein de Dieu le Père s’asseyant à sa droite pour s’y conjoindre avec nous tous, se conjoint simultanément en Dieu le Saint Esprit dans l’impassibilité de l’Eglise, dans l’impassibilité glorieuse de la foi, de l’espérance, de la pauvreté et de la charité de l’amour de l’Immaculée Conception. C’est quelque chose de très fort, parce que du coup le Saint Esprit tout amour s’y conjoint également lui-même de manière toute nouvelle en ce nouveau mystère.
Il y a deux trônes, donc : l’unité du Père et du Fils dans la Résurrection, et l’unité de l’Esprit Saint et du Verbe de Dieu vivant dans l’Immaculée Conception de l’Eglise.
C’est pour cela que je dis que la co-rédemption commence ici : théologiquement, c’est ici qu’il faut la voir, active par la médiation des Personnes divines. Ce sont deux communions de Personnes divines incréées qui doivent s’associer, et cela fait l’identité du nouvel enfant de Dieu qu’est le corps mystique vivant de l’Eglise, qui va d’ailleurs se préparer à recevoir la fameuse ouverture flamboyante du ciel de la Pentecôte, qui signera la naissance de l’Eglise.
Si, mystiquement, chacun d’entre nous, nous sommes très sensibles à l’amour personnel vis à vis de Dieu (notre amour est vraiment personnel, cela veut dire que c’est vraiment de l’amour que nous avons pour Dieu : si c’est de l’amour c’est vraiment personnel, toute notre personne est impliquée), du coup, nous sommes extrêmement sensibles au fait que c’est toute la Personne du Saint Esprit qui est impliquée dans cette communion avec nous.
Je vais aller plus avant : c’est toute la Personne de Dieu le Fils dans la Résurrection de Jésus ( et dans toutes les résurrections glorieuses ) qui est toute intime, concentrée, toute donnée à l’amour dans le sein du Père et Il y disparaît, il n’y a plus que le Père ( pour ainsi dire ). Et réciproquement. Cette communion des Personnes se donne à vivre mystiquement par la foi dans l’espérance, pour qu’il y ait l’amour, un amour éternel commencé dans la foi, l’espérance, la charité du pèlerinage de l’Eglise. Il s’exprime d’abord et pour commencer dans une soif ardente de la communion des Personnes divines.
Voilà pourquoi il faut sentir à quel point Marie, dans l’instant qui a suivi l’Ascension, est seule, et elle a soif.
Le désir, l’espérance de Marie, c’est cela qu’il faut vraiment contempler, et voir jusqu’où cela a été. Alors nous pouvons comprendre ce que c’est que la grâce. La grâce nous attire dans la communion des Personnes trinitaires, par la médiation de la Femme, cette Femme qu’est l’Eglise. Les Apôtres ont reconnu en Marie à ce moment-là qui était l’Eglise, ils se sont rassemblés avec elle, ils ont persévéré en solidarité totale avec elle.

Il faudrait demander au Saint Esprit, il faudrait demander à la Très Sainte Trinité, cette grâce complètement incroyable de pouvoir, si nous avons un jour une extase vraiment surnaturelle et divine, ou une instase (une descente de pauvreté), que nous puissions vivre, comprendre, saisir ce qui s’est passé
- lorsque le Christ glorieux s’est enfoncé dans l’Esprit Saint (voilà pour la blessure du cœur de Marie dans sa soif presque infinie établie par Dieu comme co-rédemptrice et Mère de l’Eglise), comment Jésus glorieux a vécu cela dans sa Personne divine de Fils en disparaissant dans l’Esprit Saint,
- puis en disparaissant en même temps dans Dieu le Père (Joseph surgit devant nous de ce côté-là pour notre plus grande joie).
Quelque chose d’assez spectaculaire a duré dix jours, une Révélation que nous ne pouvons pas produire par nous-mêmes ; nous pouvons simplement en donner la direction : il n’est pas possible de produire cette contemplation, mais nous pouvons savoir que c’est là dedans que s’inscrit le mystère de l’Ascension qui juge tout. Il s’est assis à la droite du Père et Il viendra juger tout : le jugement de ce monde est prononcé ! 

Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Mar 30 Mai 2017 - 20:45

Pour la Mémoire de Sainte Jeanne d'Arc, cette belle Homélie du père Patrick Nathan d'autrefois.....







Lundi 30 mai 2016, 1ère Messe Lecture mystique sur la sainteté prophétique de Sainte Jeanne d'Arc


https://gloria.tv/audio/MCRx1rwtjquu3auVaGiksKWKW

Petit passage....

Ça représente quelque chose, le fait qu'elle est brûlé par les jambes ....
Elle a crié cinq, six, sept, huit fois elle a crié Jésus ......
De la flamme est sortie une colombe, une figure divine ..., on peut dire
Comme si elle reproduisait dans sa mort sur le bûcher, comme si se reproduisait la mort de Jésus, l'âme humaine toute divine flamboyante de Jésus qui sort comme cela...
Son cœur qui continue à battre .... malgré le feu, malgré la boue, la fumée
Tout cela se sont des signes pour comprendre comment elle vivait, ce qu'elle vivait intérieurement ... Elle vivait sa vie d'adolescente ..... pour obéir en fait ....


Jésus est sorti, si je puis dire, à travers elle, l’Église toute entière, si je puis dire, est sortie de chez elle, de sa tente, pour sauver la France ..... Ne pas pour sauver la France, pour mettre hors de France, ce qui sera un empêchement à l'éclosion de la Royauté de la France, la Sainteté finale de la France, la Sainteté de la Jérusalem spirituelle ...
Elle a été pour cela, pour être une source pour cela, il a fallu qu'elle soit cela à l'état pur ...
C'est la Pucelle : elle est l'incarnation d'une Virginité surnaturelle à l'état pur, une Virginité surnaturelle, royale, terminale, éclosante, fertile …....

Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Mer 31 Mai 2017 - 12:11

Et au lendemain de la Mémoire du Martyre de Sainte Jeanne d'Arc

pour la Fête de la Visitation de la Vierge Marie,
voici le très beau 2ème Mystère Joyeux du Rosaire
médité par Père Nathan pendant l'Année du Rosaire





" Le chemin que Dieu a pris est la réalisation d'une Union de cœurs.
Au très profond de Marie, Dieu découvre une Communion vivante d'Amour.
Le fruit de ce Mystère est la charité joyeuse dans la Communion des personnes. "


Merci bien Père Nathan

Bonne Fête de la Visitation


avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Sam 3 Juin 2017 - 19:38

BONNE FÊTE DE LA PENTECÔTE À TOUS!

RAPPEL D'UN PETIT MÉDITATION SUR LA PENTECÔTE AVEC LE PÈRE NATHAN À DOMANOVA:







Voilà un petit passage!


Toutes les consolations lumineuses, palpitantes, de la Résurrection, disparaissent, parce que quand Jésus monte à la droite du Père, Il ne fait rien à moitié : tout monte à la droite du Père. Elle (Marie) se retrouve donc seule. Cela a engendré en elle, nous le savons bien, une ardeur, une soif, un désir ! S’il n’y avait pas eu le pain brûlant de l’eucharistie qui lui fut donné sans doute la veille avant que Jésus ne monte au ciel, je crois qu’elle n’aurait pas pu. Elle était dans cette ardeur, ce désir et cette Pentecôte de la croix, qui permettaient, en se communiquant en solidarité avec les disciples et les Apôtres qui s’étaient aspirés autour d’elle, de créer les conditions de la charité pour la réception délicate de la Pentecôte du Saint Esprit.
Mais que se passe-t-il ici, dans le cœur de Marie qui est lui-même blessé par la mort, par la Trans-Verbération glorieuse de Jésus assis à la droite du Père ?
Dans cette blessure du cœur, l’Esprit Saint et le Verbe de Dieu disparaissent tous les deux. Et cela est extraordinaire ! C’est peut-être pour cela qu’il fallait que Jésus disparaisse, pour montrer ce qui se passe dans le cœur de Marie quand le Verbe de Dieu tout rempli de gloire disparaît, ainsi du reste que l’Esprit Saint (la Pentecôte de la croix dans la blessure du cœur de Marie), pour qu’il y ait uniquement l’Esprit Saint qui palpite dans le cœur des Apôtres parce que Jésus a soufflé l’Esprit Saint sur eux (deuxième Pentecôte), et cette communion de Marie avec eux leur permet de vivre du Saint Esprit dans la disparition de l’Esprit Saint et du Verbe de Dieu en son cœur blessé.
D’un côté, j’ai l’unité du Père et du Fils dans la gloire, et de l’autre côté, j’ai l’unité de l’Esprit Saint et du Verbe de Dieu dans la charité fraternelle du cœur de Marie. 
D’un côté, j’ai le Verbe de Dieu tout englouti, disparaissant dans le sein du Père qui disparaît avec Lui dans la gloire de la Résurrection, et de l’autre côté, cette même gloire de la Résurrection fait disparaître le Verbe de Dieu dans l’effacement du Saint Esprit pour la Pentecôte des Apôtres. 
Regardez ce double mouvement de disparition de la gloire de la Résurrection du Verbe de Dieu : d’une part, dans le sein de Dieu le Père, avec Joseph, et d’autre part en Marie, dans la substance du Saint Esprit. 

C’est pour cela que nous disons que l’Immaculée Conception, déjà au départ, quarante-neuf ou cinquante ans avant, un jubilé avant, nous disons que Marie a été engendrée à partir de l’unité du Verbe de Dieu et de l’Esprit Saint dans la blessure cadavérique de Jésus crucifié (vous avez entendu plusieurs fois cette petite définition). 
Quand Jésus a été crucifié, Dieu le Fils s’est trouvé dans un état de passivité absolue, comme le Saint Esprit, et du coup les deux ont connu une communion telle qu’elle a produit l’Immaculée Conception : l’origine de l’Immaculée Conception est bien l’unité de ces deux Personnes divines dans la blessure du cœur de Jésus.
Mais nous nous rendons compte qu’ici, dans ce passage de l’Ascension à la Pentecôte, cette identité divine de Marie dans l’Immaculée Conception prend une forme incarnée : il y a effectivement disparition du Christ glorieux ressuscité dans le Verbe, et disparition de la Pentecôte du Saint Esprit que Marie a reçue à la croix ; et cette double disparition dans l’unité des deux Personnes sous cette nouvelle modalité, permet la charité fraternelle de cette Pentecôte apostolique de se communiquer à Marie et avec elle de produire la Pentecôte définitive : l’Amour.
Du coup le Saint Esprit, le Paraclet, s’est emparé d’elle. 
Nous, nous recevons les sept dons du Saint Esprit : les petites flammèches, les petites brindilles (et ces petites brindilles sont admirables : le don de sagesse, le don d’intelligence…) ; mais Marie reçoit le Paraclet, le feu : le feu du Saint Esprit s’est installé dans le mystère de la Pentecôte mariale. 

En théologie mystique, comprenons que ce qui s’est réalisé à l’Ascension : cette tension entre l’unité du Père et du Fils (du côté de Joseph et de Jésus) et l’unité du Verbe de Dieu et de l’Esprit Saint (du côté de Marie et de Jésus), Jésus faisant toujours l’unité, bien sûr ; lorsque, à travers le corps mystique vivant de Jésus vivant qui venait d’être conçu de cette manière-là (les Apôtres sont des membres vivants du corps mystique vivant de Jésus vivant avec Marie), en raison de la conception et de l’apparition ainsi originée, il y a pu y avoir une communion et un établissement de ce que vit Marie dans ce que vit Joseph, un établissement de ce que vit Jésus dans ce que vit Marie, et cette nouvelle maternité permet la naissance du corps mystique vivant de Jésus vivant. 
C’est pour cela qu’on dit en théologie que la Pentecôte signe la naissance du corps mystique du Christ, la naissance de l’Eglise : l’Eglise est née comme cela. 
Et c’est pour cela qu’on dit que nous sommes baptisés dans le Père, le Fils et le Saint Esprit, donc dans les mystères joyeux, les mystères lumineux et les mystères douloureux.
A partir desquels nous sont donnés la Résurrection, l’Ascension et la Pentecôte : le Père, le Fils et le Saint Esprit.

Cela se contemple, nous comprenons que ce n’est pas seulement une simple méditation de passage. La charité fait que tout ce que Marie vit, elle le vit en union avec Jésus et Joseph, en union avec le père et le fils glorifiés, et en même temps avec tous les membres vivants du corps mystique vivant de Jésus vivant engendrés par la Résurrection de Jésus et le Saint Esprit soufflé sur eux à la Résurrection. 
Il est assez extraordinaire de voir (c’est un des aspects symboliques de la Croix glorieuse ) cette communion entre ce qui se passe entre le père et le fils glorifiés en Dieu et ce qui se passe dans cette Pentecôte apostolique.
En même temps, nous pouvons dire aussi que cette communion est réciproque : Jésus ressuscité est établi à la droite du Père, et forcément Ils disparaissent, parce que c’est le propre de la vie divine dans la Très Sainte Trinité, dans le face à face, de disparaître l’un dans l’autre dans l’amour, et du coup l’Esprit Saint va jaillir. Et Ils sont en communion avec Marie, et donc il est normal que du cœur de Marie jaillisse cette nouvelle modalité du Saint Esprit à partir de la charité glorieuse de Jésus et de Joseph dans le Père et le Fils, et c’est cela qui produit l’Esprit Saint.
J’aurais beaucoup de peine si quelqu’un me disait : « Jésus, Marie et Joseph n’ont eu aucun rôle, à titre instrumental, dans la Pentecôte ». Pardon ! Ils ont eu un rôle très grand, ainsi que nous avons tenté de l’expliquer maintenant.
Evidemment, l’Esprit Saint a jailli de la blessure du cœur du Verbe de Dieu dans le cœur avide de Marie : voilà le mystère de la Pentecôte.
Considérons amoureusement et chaleureusement cette réciprocité entre deux unités de deux Personnes divines glorifiées, et deux Personnes divines surnaturellement présentes dans la charité brûlante de Marie : cette communion, cette tension, lorsqu’elles se joignent ensemble, a produit la Pentecôte.


Plus simplement : comment vivrons-nous de la Pentecôte ? 
Nous vivrons de la Pentecôte en étant profondément unis les uns avec les autres, en étant d’abord dans la lumière, et en étant d’accord à l’avance (même si nous ne le savons pas) d’arracher toute idée qui ne vient pas de Dieu, toute idée qui ne vient pas de la doctrine infaillible de l’Eglise.
A partir de là, étant en communion profonde les uns avec les autres, nous laissons vivre la blessure du cœur de Jésus, et de Marie, et de Joseph en nous, et commençons à brûler d’amour.
Une fois que nous sommes là, si nous y demeurons, il me paraît impossible qu’au bout de dix minutes, il n’y ait pas l’apparition d’un des sept dons du Saint Esprit. 
Et la vie chrétienne consiste à vivre du Saint Esprit.
Donc il faut beaucoup prier, il faut se donner. Comme le dit Saint Thomas d’Aquin : « Un chrétien qui prie dans l’unanimité, s’il y persévère dans la ferveur plus de dix minutes, il est impossible qu’il n’ait pas reçu une mission nouvelle et invisible de la Personne même du Saint Esprit dans son âme ».





La méditation en entier:



http://catholiquedu.free.fr/MEDITATION/PENTECOTE.htm

soeur
Ô pur Amour ! Ô Divin Amour ! Transperce-nous de Tes flèches, et fais couler notre sang dans les plaies du Cœur immaculé ! Ô Cœur immaculé uni au Cœur sacré, unis au Cœur parfait pour donner vie, consolation, gloire et amour. Amen. 



Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Dim 11 Juin 2017 - 15:55

En ce jour de la Solennité de la Très Sainte Trinité, voici pour tous les amis du Forum du Peuple de la Paix l'homélie de Père Nathan pour nous aider à nous approcher du Mystère de la Très Sainte Trinité le vendredi 22 août 2003, lors de la Fête de Marie-Reine.

Entre 2002 et 2004 Père Nathan a donné chaque semaine un enseignement très complet aux jeunes catéchumènes qui ont été baptisés à Pâques 2004, et à nous tous qui étions si heureux de les accompagner et d'écouter chaque semaine avec eux l'enseignement de l'Eglise catholique.


Le Mystère de la Très Sainte Trinité
 
Dans le catéchisme, nous apprenons à découvrir Dieu, à savoir comment est Dieu, à savoir ce qu’il y a à l’intérieur de Dieu. Dieu est notre père, Il nous a créés, nous sommes tout le temps dans Sa main ; et comme Il pense à nous, nous existons. Il est tout le temps à faire que nous existions. Et nous, nous ne Le connaissons pas !

Nous ne connaissons pas Dieu parce que, si Lui nous aime à la folie, nous, à cause du péché originel, nous ne L’aimons pas. Pourtant, personne n’est plus proche de nous que Dieu : Il est Celui qui nous connaît le mieux, et Celui que nous devrions connaître le mieux ; Il est Celui que nous devrions voir tout le temps (et que nous voyons tout le temps, si nous sommes normaux). Nous existons sur la terre pour voir Dieu, pour connaître Dieu, pour être avec Dieu, pour vivre avec Dieu, pour aimer Dieu, pour découvrir Dieu, pour contempler Dieu. Et tous ceux qui disent que cela ne les intéresse pas ne sont pas des gens normaux : il faudrait les mettre dans un zoo avec des grilles, parce que quelqu’un qui ne vit pas avec Dieu est dangereux. Les singes, eux, aiment Dieu, même s’ils ne Le connaissent pas parce qu’ils n’ont pas d’âme spirituelle, et ils ne font rien contre Dieu.

Dieu est partout présent, beaucoup plus que l’air que nous respirons qui est limité aux alentours de notre terre (sur Mars, il n’y a plus cet air que nous respirons). Chaque fois que nous respirons, quelque chose de Dieu vient là ; mais il ne suffit pas de respirer, il faut connaître Dieu, voir Dieu, aimer Dieu, être soulevé par Dieu, être illuminé par Dieu.

Alors chaque vendredi à Notre Dame de Domanova, au moment de la messe, une heure est réservée pour expliquer comment faire pour voir Dieu.

Nous avons oublié parce que nous sommes devenus pires que des singes. Je suis entré un jour au zoo de New York et j’ai vu dans les yeux du King Kong qu’il est triste parce que les hommes n’aiment pas Dieu. Toute la création est en deuil, l’univers entier est triste parce que les hommes n’aiment pas Dieu. La nature se détruit, les lois de la nature s’effondrent dans la détresse et la catastrophe, parce que sans les hommes dans leur union avec Dieu, la nature ne peut pas se déployer, ne peut pas atteindre sa finalité et son épanouissement. Alors les animaux sont tristes, la nature gémit et pleure en attendant la Révélation des fils de Dieu, c’est-à-dire des personnes qui ne veulent pas jeter dehors leur Papa, leur Père, leur Créateur. Nous avons été faits par et pour Lui, comme nous l’avons vu les dernières fois : pour Le connaître, pour L’aimer, pour Le servir. Nous avons été créés à Son image et à Sa ressemblance. Tout ce qui est invisible en nous et que nous connaissons bien, est à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Aujourd’hui, le sujet est que Dieu, par la médiation du Christ, du Messie, nous a révélé comment, à l’intime de Lui-même, Il est soulevé de l’intérieur par une Vitalité, une Vie, une Lumière, une Fulgurance étonnante (c’est pour cela que la Bible parle souvent de la foudre, des éclairs, du tonnerre, parce que ce soulèvement d’Amour est tonitruant, très puissant). Dieu ne cesse de vivre à l’intérieur de Lui-même d’une Vie extraordinaire dans laquelle nous avons complètement oublié de rentrer. Ce soulèvement nous dit :

« Mais rentrez à nouveau ! votre place n’est pas du tout à l’extérieur du Sein intime de Dieu ! Votre place est tout de suite, immédiatement, à l’intérieur de ce soulèvement intime d’Amour de Dieu avant la création du monde ».

Avant qu’Il nous ait créés, Dieu est Un et Il est Trois, Dieu est Trois et Il est Un. Il est Un en trois Personnes, et trois Personnes en un seul Dieu. Cela s’appelle le Mystère de la Très Sainte Trinité.

Nous allons essayer d’apprendre comment, par des secrets de la vie intérieure, par la puissance de la vie surnaturelle pour ceux qui vivent des sacrements et de la grâce, nous avons le pouvoir de rentrer à l’intérieur des Trois en Un et de l’Unique en Trois, de chacun des Trois et de l’Un dans chacun des Trois, des Trois à l’intérieur de la substance et de la nature de l’Un, de l’unique Dieu, de manière lucide, claire, lumineuse, parfaitement consciente, audible à nôtre âme, avec pleine certitude. La vie de l’homme consiste à rentrer à l’intérieur de la Très Sainte Trinité dès cette terre.

Celui qui ne l’a pas fait est un désastre ; sa vie est un échec absolu ; il est un patricide, un créateuricide, un divinicide, un éternicide (il tue l’éternité déposée en lui quand Dieu le crée), un grâce-sanctifianticide (il tue la grâce sanctifiante). Alors il ne lui reste pas grand chose d’autre que la recherche d’une certaine dilatation, d’une certaine réincarnation à l’intérieur de quelque chose d’autre que ce qu’il est, c’est-à-dire le démon. La réincarnation et le démon, c’est pareil. Si vous allez jusqu’au bout de la réincarnation, vous vous réincarnerez en effet, mais une seule fois, et l’aboutissement, la deuxième vie, est le démon, éternellement.

Nous sommes souvent en dehors de la vie, de la grâce, de la prière, de la sainteté, du ciel. Es-tu toujours en train de vivre à l’intérieur de Dieu ? Vite, il faut revenir, il faut être sauvé de cela, vite ! Quiconque veut être sauvé doit avant tout adhérer à et pénétrer dans la foi catholique, et il doit la garder entière, intégrale et immaculée. Sans quoi, il va à sa perte, éternellement.

Tous les chrétiens devraient savoir par cœur le Symbole de saint Athanase. Saint Athanase, lui, est allé au ciel directement :

" Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité, et nous vénérons la Trinité dans l’unité, sans confondre les Personnes, sans diviser la substance. Autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit, mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont une même Divinité, une Gloire égale, une même éternelle Majesté. "

Les trois Personnes sont distinctes, différentes, mais cependant quand je rentre à l’intérieur, c’est le Dieu unique tout entier qui est là : c’est l’unique Majesté d’un seul Dieu. Quand je rentre dans Dieu le Fils, c’est l’unique Majesté du même Dieu, c’est le même Dieu. Dans la troisième Personne, c’est l’Amour que je trouve, et cet Amour est Dieu Lui-même, l’unique Amour de Dieu. Quand je rentre à nouveau dans Dieu le Père, je rentre dans Son Opération de soulèvement divin qui fait que Sa Vie est tonitruante, puissante et immédiate, parce que Dieu n’est pas mort, Dieu est vivant, et à l’intérieur de Dieu le Saint-Esprit, c’est cet acte-là du Dieu unique que je trouve.

" Et pourtant le Père n’est pas le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit n’est pas le Fils. Unique le Père, unique le Fils, unique le Saint-Esprit, et pourtant leur Unité est l’unique Dieu, le Dieu unique. Comme est le Père, tel le Fils, tel le Saint-Esprit. "

Si Dieu est la Simplicité absolue, le Père est la Simplicité absolue puisqu’Il est Dieu absolu, et la Simplicité absolue est Dieu. Si je rentre à l’intérieur de Dieu le Père, je touche de l’intérieur la Simplicité de Dieu : Dieu dans Sa Simplicité absolue : je la vois, j’y pénètre, je la découvre, elle m’illumine, elle me transforme, elle me soulève, je suis soulevé avec Lui, je suis Un avec le Père. Alors je deviens Son Fils et je découvre le Fils, parce que Dieu est le Fils, parce que Dieu vit.

" En effet le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. "

Cela veut dire que personne n’a créé le Père, Il n’est pas créé. Moi, je suis créé, toi tu es créé, l’univers est crée, les anges de Dieu sont créés, mais Dieu le Père n’est pas créé. Avant que tout ce qui existe existe, Dieu existe éternellement. Il crée tout ce qui existe mais Lui-même n’est pas créé : Il est non créé, Il est incréé.

Les Témoins de Jéhovah, qui affirment que le Fils est créé, se sont trompés. Et non seulement ils se sont trompés, mais ils vont tromper les autres, parce qu’ils ne sont pas chrétiens, parce qu’ils n’ont pas la foi, parce que leur fondateur (c’est officiel) était illuminati : les pauvres témoins de Jéhovah croient qu’ils appartiennent à la religion alors qu’ils obéissent à des théories qui viennent de la pieuvre noire.

Mais nous, nous croyons aux Prophètes, aux Saints, à la Vie divine à l’intérieur de nous, et à la Vérité enseignée par Dieu et par les Saints, et par toi quand tu pries et que tu es soulevé par Dieu et tu découvres que « c’était donc vrai ! ». C’est pour cela que nous allons vers le Baptême, vers les Sacrements.

" Incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit.
Immense est le Père, immense le Fils, immense le Saint-Esprit.
Eternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit.
Et cependant, Ils ne sont pas trois incréés : Ils sont Un incréé ;
Ils ne sont pas trois immenses : Ils sont Un immense ;
Ils ne sont pas trois éternels : Ils sont Un éternel.
Ils sont donc Un incréé, Un immense, Un éternel.
De même tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint Esprit.
Cependant Ils ne sont pas trois tout-puissants, mais Un tout-puissant.
Et ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu.
Et cependant Ils ne sont pas trois Dieu, mais Un seul Dieu.
Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur.
Et cependant Ils ne sont pas trois Seigneurs, mais Un seul Seigneur.
Car de même que la Vérité révélée, divine et infaillible du Christ enseignée par le Corps mystique du Christ sur la terre nous oblige à confesser que chacune des Personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion infaillible nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux et trois Seigneurs.
Le Père n’a été fait par personne, Il n’est pas créé, Il n’est pas engendré.
Le Fils, Lui, ne vient que du Père, Il n’est pas fait, Il fait, Il n’est pas créé, mais Il est engendré.
Le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, Il n’est pas fait, Il n’est pas créé, Il n’est pas engendré, mais Il est procédé.
Il n’y a donc qu’un seul Père, et pas trois Pères ; il n’y a qu’un seul Fils, et pas trois Fils ; il n’y a qu’un seul Saint-Esprit, et pas trois Saint-Esprit ; et dans cette Trinité, les Personnes sont toutes trois également éternelles, parfaitement égales, si bien qu’en tout, nous devons vénérer et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité à l’intérieur de cette Unité.
Celui qui donc veut être sauvé doit croire cela sur la Trinité. "

Croire, avoir la foi, c’est adhérer, puis pénétrer, puis être illuminé et transformé, pour vivre ce que j’ai touché de l’intimité des Personnes par la Foi. J’adhère à la Trinité, je touche chacune des trois Personnes dans leur intime, je pénètre dedans, et une fois que je touche l’Unité dans la Trinité, je vais au-delà, je plonge dedans, et je vis ce qu’Ils vivent, je vois ce qu’Ils vivent. Pour être chrétien, pour être sauvé, j’expérimente mystiquement, spirituellement, surnaturellement, par distinction, ce que vit le Père par rapport à ce que vit intimement le Fils et par rapport à ce que vit intimement le Saint-Esprit. J’en fais l’expérience, non pas par mes propres forces, puisque c’est Dieu qui me soulève surnaturellement par Sa Puissance divine de Lumière intime et intérieure d’avant la création du monde, et qui me fait rentrer dedans : alors j’y entre tranquillement, je me laisse faire par Dieu, c’est Dieu qui va vivre en moi. Je constate alors la différence incroyable qu’il y a entre les trois Personnes, et en même temps, la similitude absolue qu’il y a entre les trois dans l’Unité d’un seul Dieu. Je l’expérimente avec la pleine certitude de l’expérience surnaturelle qui fait que je suis un peu au-dessus du king kong (celui qui ne vit pas cela est au-dessous du king kong, puisque le king kong, lui, n’est pas au-dessous de sa vocation).

" Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi à l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus Christ. Nous croyons et nous confessons que Jésus, le Christ, Notre Seigneur est le Fils de Dieu, Il est Dieu. Il est cette Personne de Dieu Lui-même, de la substance du Père, engendré, non pas créé, Lui-même incréé et engendré. Et Il est homme, de la substance de sa Mère, et Il est né dans le temps. Dieu parfait, Dieu vivant, homme parfait, homme vivant, composé d’une âme spirituelle et d’un corps humain, Il est égal au Père et Il est Dieu tout entier à égalité absolue, et Il n’est pas inférieur à Dieu le Père dans Sa Personne. Voilà pourquoi nous disons par la foi que Dieu parfait, composé d’une âme spirituelle et d’un corps humain selon l’homme parfait, est totalement égal au Père selon la Divinité, mais inférieur au Père selon Son corps humain et Son âme spirituelle humaine. Car de même que l’âme spirituelle et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un seul Christ. Il a souffert pour notre salut : Dieu a souffert, Il est descendu aux Enfers, le troisième jour Il est ressuscité des morts, Il est monté aux Cieux, Il siège à la droite de Dieu le Père, Il reviendra juger les vivants et les morts. A Sa Venue tous les hommes ressusciteront avec leur corps, et ils rendront compte, chacun, de tout ce qu’ils ont fait. Ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle à l’intérieur de la Très Sainte Trinité dans l’Unité et la Béatitude, et ceux qui ont fait le mal, dans la damnation et la réprobation éternelle. Telle est la foi infaillible. Elle est révélée par Dieu. Si l’on n’y croit pas fidèlement et fermement, on ne pourra pas être sauvé. »

Quand je rentre à l’intérieur du catéchisme, j’ouvre mes deux oreilles. Mais chacune de mes deux oreilles contient cinq oreilles : l’oreille externe, l’oreille intermédiaire, l’oreille interne ; ma quatrième oreille est l’oreille spirituelle de l’intelligence qui entend la présence en moi de quelqu’un que je connais et que j’aime. La cinquième oreille est l’oreille de Dieu, de la grâce, l’oreille qui me permet d’entendre de l’intérieur la présence divine et éternelle de Dieu. Et pourtant je n’ai qu’une seule ouïe.

A l’intérieur de Dieu il n’y a qu’un seul Dieu, et il y a trois Personnes.

Il va falloir que je vous explique cela !

Dans le catéchisme, j’apprends ; quand je sais, quand je comprends ce qu’on m’a expliqué, je n’en ai pas encore fait l’expérience mystique, spirituelle, surnaturelle ; donc j’adhère par la foi : je comprends que ce sont les mots justes, alors j’adhère pour avoir la pensée juste, et donc avoir l’acte juste par rapport à la Trinité.

Mon acte va être parfait quand il va rentrer dedans, va s’accrocher et s’écouler dans la Vie éternelle.

Mais il faut d’abord savoir quelle est la Révélation avec les mots que Dieu a dits, les mots qui ne viennent pas des hommes. La Révélation vient de Dieu et il n’y a que Dieu qui peut nous l’expliquer. Mais les centaines de millions de croyants qui ont refusé le péché et qui ont accepté de rentrer à l’intérieur de l’Amour éternel de Dieu, ont tous témoigné que s’ils rentraient dans la foi, ils en faisaient l’expérience en pleine Lumière, en pleine certitude. Et il n’y en a pas un seul qui n’ait accepté de mourir sur le champ, même dans les pires tortures, plutôt que de dire le contraire. L’expérience de la Très Sainte Trinité est tellement forte qu’on n’a plus peur ni de la mort, ni de la souffrance. L’expérience de Dieu est tellement réelle, tellement vivante, tellement lumineuse, que nous comprenons que nous sommes dans la main de Dieu et que nous sommes à l’intérieur des Personnes divines de la Très Sainte Trinité, et qu’alors nous sommes au-dessus de l’éternité, au-dessus du temps, au-dessus de la vie, au-dessus de la mort :

« Tuez-moi, qu’est-ce que cela peut me faire ! Mais vous, si on vous tue, c’est un désastre, parce que, où irez-vous ? Alors tournez-vous vers Dieu pour être sauvés, pour avoir la grâce et vivre du Père, du Fils et du Saint-Esprit, d’une seule Joie, d’une seule Lumière, d’un seul Amour, d’un seul soulèvement intérieur, dans une Communion totale, une Béatitude inépuisable ».

Que faut-il savoir ?

Cinq points :

1. Il y a un seul Dieu, Il est mon Créateur. Je suis unique aux yeux de Dieu. Dieu me regarde et Il m’aime, et le seul fait qu’Il pense continuellement et éternellement à moi fait que j’existe. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit se sont unis ensemble, confondus l’Un dans l’Autre, pour me regarder d’une manière tout à fait différente les Uns des Autres, mais néanmoins Ils me regardent tous ensemble en un seul Regard, un seul Amour, une seule Pensée : alors j’existe. Ce n’est pas le Père qui est Créateur, mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ce n’est pas le Père qui me donne la vie, mais le Fils, le Verbe de Dieu, et le Saint-Esprit, tout autant que le Père, et en même temps que Lui. Dieu est mon Créateur, donc je dois L’adorer. Si je ne L’adore pas, le catéchisme s’arrête et je glisse vers les ténèbres éternelles. ‘1’ est la porte d’entrée : si je n’adore pas mon Créateur, je ne peux pas passer à 2. Dieu a créé tout ce qui existe, il n’y a qu’une seule Source (dans deux maisons voisines, deux personnes font cuire des œufs : d’où viennent les œufs ? des poules ; et qui a fait les poules ?… en remontant, tu t’aperçois qu’il y a de moins en moins d’origines, et tu aboutis à Celui qui a tout créé).

2. Dieu est vivant, Il est un pur Esprit qui est Acte pur, Perfection absolue, sans aucune limite. Il n’a pas de corps (le corps est une limitation), pas de visibilité, pas de forme. Il est absolument parfait, spirituellement à l’état pur ; Il est éternel : Il n’a aucune limitation dans le temps, Il est même la Source de tous les temps ; Il est immense, Il est pleine connaissance, Il est pleinement amour. Il n’y a que 2 Vies spirituelles à l’état pur possible : la Lumière (Dieu voit tout, Dieu voit Dieu) et l’Amour (Dieu aime Dieu). C’est un Amour spirituel infiniment parfait et absolu, et une Connaissance, une Lumière spirituelle infiniment éternelle et absolue. Dieu est la Lumière de Dieu, et Dieu est l’Amour de Dieu. Il n’y a que deux Processions possibles à l’intérieur de Dieu : la Procession dans l’ordre de la Lumière, et la Procession dans l’ordre de l’Amour.

A l’intérieur de Dieu, il y a un seul Créateur, un seul Dieu, une seule Majesté, une seule Unité, une seule Perfection, une seule Eternité.  Mais à l’intérieur de Dieu il y a deux Processions, dans l’ordre de la Vie contemplative, parce que Dieu ne cesse de contempler (ce qu’il y a de plus parfait dans l’Esprit pur est la contemplation), et un Esprit pur qui n’est pas Amour contemplatif n’est pas un Esprit parfait. Donc il y a deux soulèvements, deux Processions : Dieu contemple Dieu et Dieu aime Dieu.

Il n’y a qu’un seul Dieu, qui est à l’origine de Sa propre Contemplation. Quand tu rentres à l’intérieur de Dieu il y a une Vie : Dieu est vivant, éternellement, avant la création du monde, avant le cosmos, la lumière angélique, les sephiroths et les énergies (qui sont venus carrément après puisque ce sont des anomalies qui viennent du péché). Cette Vie qui est à l’intérieur de Dieu est spirituelle parfaite. Dieu est à l’origine de cette Vie : c’est Dieu le Père ; Dieu est vivant dans cette Vie : c’est Dieu le Fils. C’est la première Procession : Dieu contemple Dieu. Dieu qui est contemplé, est porté par Dieu : Dieu contemplé est Dieu Lui-même. La Contemplation de Dieu n’enlève rien à Dieu dans Sa Contemplation, et donc quand Dieu est contemplé, Dieu est Lui-même tout entier. Si Dieu n’était pas Lui-même tout entier dans la Contemplation que Dieu fait de Lui-même, cela voudrait dire que la Contemplation spirituelle de Dieu ne serait pas parfaite. La Contemplation de Dieu est parfaite puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu. Et celui qui dit que la Contemplation de Dieu n’est pas parfaite, n’a pas compris ce qu’est Sa Contemplation ni ce qu’est Sa Perfection.

Donc Dieu qui contemple Dieu, Dieu qui engendre cette Contemplation, est le Père, et Dieu qui habite et qui est cette Contemplation de Dieu, est Dieu le Fils. Et cette Contemplation de Dieu est engendrée par la Contemplation. C’est pour cela que nous disons que Dieu le Fils est engendré mais pas créé, non créé, incréé.
Mais Sa Contemplation n’est pas celle d’un pur esprit imparfait comme les anges qui sont sans amour quant à leur nature. L’Amour de Dieu est une Emanation qui de l’intérieur soulève Dieu de manière à ce que ce soulèvement Le place totalement en dehors de Lui-même, c’est-à-dire à l’intérieur de Dieu. L’Amour fait qu’on est placé totalement dans un soulèvement en dehors de soi-même par Amour, et cela est parfait en Dieu, et c’est pourquoi il y a une seconde Procession. Entre le Père et le Fils, entre ces deux premières Personnes, l’Unité est telle qu’elle soulève un Amour qui fait que Dieu se soulève à l’intérieur d’une seconde Procession. C’est ainsi que de l’Unité du Père et du Fils, ce soulèvement de Dieu s’achève dans un Amour parfait, et Ils se sont tellement soulevés, de manière si parfaite, qu’Ils ont disparu dans la seconde Procession pour produire la troisième Personne de la Très Sainte Trinité sans L’engendrer. L’Amour n’engendre pas, l’Amour est un soulèvement et un dépassement (il y a des gens qui confondent l’Amour avec la production, mais engendrer et être anéanti dans l’Amour n’est pas pareil). Voilà pourquoi la foi enseignée par la Bible indique que le Saint-Esprit n’est pas engendré.

Donc :

1. Il y a un seul Dieu.

2. Il y a deux Processions.

3. Il y a trois Personnes : il y a Dieu qui engendre cette Contemplation, il y a Dieu le Fils, engendré qui est une pure Contemplation à Lui tout seul. Ces deux Personnes sont évidemment dans un état contemplatif parfait, face à face, et donc Elles sont dans l’Unité, et cette Unité produit la seconde Procession.

4. Comment faire pour arriver à adhérer à la Très Sainte Trinité, puis à pénétrer dedans, et une fois que j’ai pénétré dedans, une fois que je touche les trois Personnes, pour pénétrer dedans l’intérieur des trois Personnes, tout en touchant l’Union Hypostatique, l’Union Substantielle, l’Unique Nature de Dieu (en touchant en même temps les trois Personnes, les deux Processions et l’Unité de Dieu) ? Quand je touche les trois ensemble, je m’accroche, et je tombe dans une nouvelle Vérité sur la Très Sainte Trinité, pour la découvrir, pour l’exploiter, pour en être transformé. A l’intérieur de Dieu, pourquoi y a-t-il un seul Dieu, deux Processions et trois Personnes ? Comment peut-il y avoir Trois et Un en même temps, Un et Trois en même temps ? Tout simplement parce que Dieu est 4. Tout cela nous est expliqué par les Conciles des premiers siècles de l’Eglise. A l’intérieur de Dieu, Sa Substance ne peut pas être partagée : Substance de Dieu est le Père, Substance de Dieu est le Fils, Substance de Dieu est le Saint-Esprit. Les Opérations, l’Activité spirituelle ne peut pas être partagée, donc la Contemplation spirituelle intellective de Dieu est la même pour le Père et la même pour le Fils. L’Amour, la Volonté de Dieu est la même pour le Père, le Fils et le Saint Esprit. Tout ce qui est Substance, Opérations, Qualités, Habitus, Avoir, Puissance, etc… (les 9 catégories d’Aristote), toutes sont uniques pour les trois Personnes. Seule la Relation est extérieure à la Substance, à la Contemplation, à l’Habit, à la Dignité. A l’intérieur de Dieu, il y a quatre Relations, et quand je vais rentrer en relation vivante avec Dieu, je vais découvrir ces quatre Relations qui sont à l’intérieur de Dieu avant la création du monde, dans l’Unité de Dieu, dans les deux Processions et dans la Trinité des Personnes.

Donc : 1 seul Dieu, 2 Processions, 3 Personnes, 4 Relations subsistantes.

Au Moyen Age, au 14ème siècle, c’était la première leçon de CM1. Celui qui n’avait pas lu tout le Traité de la Très Sainte Trinité de saint Thomas d’Aquin, qui va beaucoup plus loin que ce que je vous dis là (je vous en donne seulement la table des matières), n’avait pas son bac. Il y a eu depuis une chute catastrophique. Sur le plan spirituel, les gens ne savent même plus discerner ce qui vient des énergies diaboliques et ce qui vient de la grâce de Dieu : « Mais je ressens vraiment que c’est Dieu ! ». Ils ne savent même plus faire la différence entre une lumière métallique, qui relève du monde minéral, et la Lumière vivante, surnaturelle de Dieu. Je vous rappelle que les énergies procèdent du trône de la lumière et que c’est d’ordre métallique, c’est la lumière minérale qui actue le diaphane cosmique. Voyez la réduction mentale d’aujourd’hui. Nous sommes très en dessous de ce qu’était capable de comprendre immédiatement n’importe quel être humain il y a 3.000 ans. Au 20ème siècle s’est produit un phénomène de dégradation que je n’ai pas le temps de vous expliquer pour l’instant.

Il y a donc un seul Dieu, 2 Processions, 3 Personnes, 4 Relations. C’est très simple : à l’intérieur de Dieu il n’y a qu’une seule Substance, mais cette Substance est en Relation avec Son Principe, parce que Dieu est Principe. La Substance du Dieu vivant est en Relation avec le Principe même de cette Substance. Le Fils est en Relation avec le Père, le Père est en Relation avec le Fils. Il y a deux Processions donc il y a un ordre d’origine, une origine à ces Processions. L’origine de la Contemplation, de la Vision que Dieu a de Lui-même, c’est la première Relation : Il est en Relation avec ce qu’Il contemple, et Dieu qui est contemplé est en Relation avec Celui qui engendre cette Contemplation. Dans toutes les Processions, il y a une origine et un fruit, un fondement et un objet, donc une Relation. Dans la première Procession, il y a une Relation dans le sens de l’Origine avec Dieu qui en est le Fruit, et une Relation entre Dieu qui en est le Fruit et Son Origine : cela fait deux Relations. Et il y a deux Processions : de cette Unité entre les deux premières Personnes de la Très Sainte Trinité (comme l’expliquait saint Patrick : « Quand je mélange du jaune avec du bleu, ces deux couleurs disparaissent dans l’unité et de là procède la couleur verte ») : le Père et le Fils disparaissent dans l’Unité et se soulèvent dans l’Amour, dans l’Unité profonde, et du coup procède un Fruit à cette seconde Procession. Il y a bien une Origine dans la Substance de Dieu à la Procession du Saint-Esprit, et cette Origine est en Relation avec le Saint-Esprit : il y a une Relation entre l’Unité du Père et du Fils et le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit est en Relation avec Son Origine dans la Substance de Dieu. Voilà pourquoi en Dieu il y a 4 Relations qui sont incréées, non pas créées : ce sont des Relations subsistantes.

5. Pendant environ 1700 ans, de Moïse jusqu’au Christ, on donnait cette explication en 5 points aux petits Juifs âgés de 5 et 6 ans. Aujourd’hui, les Juifs ont renoncé à enseigner la Très Sainte Trinité dans la Synagogue, ils ont abandonné l’enseignement de Moïse. On trouve 5 dans le Bereshit, qui préside à la création du monde : à l’intérieur de Dieu, il y a une Fécondité (la Paternité), il y a une Filiation, il y a une Inascibilité, il y a une Procession et un Engendrement. Voilà les choses qui sont éternelles à l’intérieur de Dieu. Quand vous arriverez à rentrer dans chacun de ces cinq dans un seul mouvement, par la foi, vous allez constater que vous pourrez entrer dans la Vie divine de la grâce. Dans la Révélation, symboliquement, la grâce est prototypée par le chiffre 5. Marie, pleine de grâce, est représentée par le chiffre 5 : la Vie divine participée à l’état parfait. Et la relation vivante que nous avons avec Dieu passe par la grâce.
 
Voilà pourquoi, quand nous faisons la Trinité dans l’Unité et l’Unité dans la Trinité, il est important de comprendre que :

1 : j’adore,

à 2 : en voulant voir Dieu et en voulant L’aimer, en m’unissant à Lui,

à 3 : en rentrant dans Dieu le Fils pour me trouver dans le sein du Père, je m’abandonne dans l’Unité, je disparais avec Eux deux dans l’Unité pour voir procéder à partir de nous le Saint-Esprit,

à 4 : je dépends alors dans le Saint-Esprit de l’Unité du Père et du Fils, je fais l’expérience des 4 Relations, et alors :

5 : je rentre dans l’Inascibilité qui est la cinquième propriété : je rentre dans la Vie éternelle.

Si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave : vous dites :  « 1. Et que se réalise tout ce que 1 signifie ; 2. Et que se réalise en moi tout ce que 2 signifie… ». Que voulez-vous, au troisième millénaire, ‘génération télé’, le handicap mental est absolu, l’intelligence réduite.

1, 2, 3, 4, 5 :

Il y a un seul Dieu, donc je dois L’adorer. Il y a 2 Processions, donc je dois moi-même rentrer dans ces 2 Processions, contempler Dieu en L’aimant, aimer Dieu en Le contemplant. Si c’est en aimant Dieu que je Le contemple à l’intérieur de Dieu, je vais découvrir en effet cette Procession de l’intérieur : le Père engendre, Il contemple Dieu, et Il procède d’une manière vivante et sans limite dans la Lumière et puisque je le fais en L’aimant, cet Amour du Père Le fait disparaître dans l’Unité de Dieu, et de là procède un Amour où Il se dépasse continuellement, éternellement, absolument en se soulevant Lui-même dans la Lumière et dans l’Amour. Je découvre les 3 Personnes et je rentre dans chacune des 3 Personnes, et dans chacune d’entre elles je m’engloutis, je m’associe, puisqu’Elle se donne : Dieu se donne à moi, et je me donne à Lui. Et comme c’est dans la Communion des personnes, je suis une personne : je suis ce 4ème qui permet de rentrer dans les 4 Relations de Dieu, et je dépends avec le Fils du Père, je suis dans la Relation du Fils vis-à-vis du Père qui est Son Origine éternelle. Je suis entièrement assimilé à cette Origine éternelle de Dieu le Fils, donc étant assimilé, avec le Père, j’engendre en moi, partout : c’est Dieu qui le fait et je Le laisse faire, dans la Communion des personnes, je m’anéantis, le Père Lui-même s’anéantit dans cette Production, et je vois cette Procession de Dieu vivant, je vois cet Amour fou dans l’Unité du Père et du Fils.

Cette relation entre l’Unité du Père et du Fils et le Saint-Esprit n’a l’air de rien, mais je vous en supplie, faites cette expérience : vous êtes chrétiens, vous allez vers le Baptême, vous êtes priés au moins une fois dans votre vie de faire un acte d’union avec la Très Sainte Trinité (sinon, je vous relis saint Athanase, vous ne pouvez pas être sauvés), c’est-à-dire que vous mettrez votre substance d’Amour, de Lumière et de Vie, à l’intérieur de la Substance de l’Unité substantielle de 2 Hypostases, la première et la seconde Personnes de la Très Sainte Trinité, dans cette Unité totale des Deux, ces trois Substances vont s’associer, la vôtre et l’Unité substantielle du Père et du Fils. Vous vous mettez dans cette Unité substantielle du Père et du Fils qui est dans la Substance de Dieu, et vous allez voir, puisque cela vous est donné, procéder la seconde Procession, et surtout vous allez être en Relation avec le Saint-Esprit.

Saint Seraphim de Sarov dit que la vie chrétienne consiste à être dans la production du Saint-Esprit. Cela se fait en rentrant dans cette 4ème relation qui est dans la Très Sainte Trinité. Je dois le faire effectivement, spirituellement, surnaturellement, éternellement, dès maintenant, par la foi, en adhérant à l’Unité du Père et du Fils d’où procède l’Esprit Saint. Du coup, je peux être dans l’unique Esprit Saint, de l’intérieur, Lui qui ne dépend que de l’Unité du Père et du Fils. Comme c’est beau ! 

Une fois que j’ai fait les 4 Relations, je fais oraison en passant de l’un des 4 à l’un des 3 à l’un des 2 à l’un de Un, et je vois alors que je suis dans l’Inascibilité, la Vie éternelle, donc dans les 5. Alors je laisse la grâce me prendre et me transformer.

Je rentre dans la Très Sainte Trinité, je suis baptisé et plongé dans les Personnes divines de la Très Sainte Trinité, je suis moi-même Relation vivante dans les Personnes divines de la Très Sainte Trinité, et je vis de cette Vie éternelle dans l’Inascibilité, à raison de quoi, la Vie divine de la Très Sainte Trinité se retrouve dans mon intelligence humaine qui est liée à mon corps limité, la Vie divine est liée à mon cœur spirituel humain qui fait que je peux vivre de l’Amour en étant entièrement soulevé en dehors de moi-même, dans l’Amour du prochain, et enfin, l’unité substantielle de mon corps, de ma mémoire de Dieu revient à elle-même puisque je suis en contact direct de la Production paternelle de Dieu vis-à-vis de moi-même comme vis-à-vis de tout ce qui existe. Ainsi l’image ressemblance de Dieu est remontée à la surface, elle qui avait été enfouie en dessous de l’étang du zoo du king kong.

A ce moment-là, je demande à Jésus dans Son corps, dans son intelligence humaine, dans la grâce qu’il me donne, puisque j’ai fait l’effort de rentrer dans la foi de la Trinité, de l’Unité de la Très Sainte Trinité, dans la Vie éternelle, je sais que c’est dans le Corps spirituel glorifié de Jésus que je trouve cette porte d’entrée dans la Très Sainte Trinité. Et je sais que je dois le faire avec Jésus pour que se réalise la communication de la Vie divine et de cette Union de communion de Personnes vivante et claire.

Ce n’est pas du tout un Mystère au sens où je n’y comprends rien (ça, c’est la position de Luther, c’est une hérésie financée par l’Empereur d’Autriche qui voulait supprimer l’Eglise catholique, l’Eglise des Apôtres), c’est un Mystère au sens où voilà, maintenant j’ai compris, je le vois tout à fait, je l’expérimente ; mon intelligence humaine le voit, mais par une puissance surnaturelle qui dépasse toutes les puissances de la nature ; dans un Mystère, plus je vois que je comprends, plus je vois que je vais comprendre encore plus.

Il faut croire à la Trinité dans l’Unité et à l’Unité dans la Trinité. Quand je dis : « Il faut croire », ce n’est pas seulement répondre : « Oui, d’accord, pouce, j’y crois ! », c’est : « Je rentre dedans, j’adhère, je vis de chacune des Personnes divines, je suis cette Relation subsistante (je subsiste dans cette Relation subsistante), je passe d’une Relation à l’autre puisqu’il y en a 4 ».

C’est lucide, libre et c’est à vous de le faire, personne ne le fera à votre place.

Une fois que je suis rentré dans la Très Sainte Trinité et dans l’Unité de Dieu, dans l’Intimité vivante de Dieu, et que j’ai touché quelque chose de la grâce, alors je touche la nécessité absolue du Verbe incarné : je découvre que la Relation subsistante de Filiation vis-à-vis du Père est le Verbe du Dieu ; je découvre que l’Inascibilité est le Verbe de Dieu ; je découvre que le Fils est le Verbe de Dieu. Dieu parle, Dieu devient parlant pour Lui-même et pour tout le monde. Et je découvre la nécessité de rentrer dans Jésus crucifié, parce que le Verbe de Dieu se révèle dans Jésus crucifié : Il se révèle dans la Très Sainte Trinité dans l’Unité, Il se révèle en moi, en ma chair et en mon corps qui en vit, et je découvre qu’entre les deux, c’est le Verbe de Dieu.
Saint Jean, qui est le dernier à écrire dans la Révélation, dit : « Son Nom, c’est le verbe de Dieu ». Dieu parle, Dieu est parlant, espèce de sourds !, dans le Christ Jésus Notre Seigneur.

Comme le disent les Apôtres, la grâce sanctifiante n’a qu’une seule fonction, une seule finalité : c’est un don de Dieu, uniquement pour vivre de la Vie divine de chacune des trois Personnes dans le Christ Jésus Notre-Seigneur, dans le Verbe de Dieu qui s’est fait sensible, qui s’est fait Chair, Sang, Blessure, pour que les Personnes divines de la Très Sainte Trinité soient parlantes dans l’Esprit, dans l’Eternité à l’intérieur de ma connaissance divine de Dieu, mais aussi dans ma chair, dans mon sang et dans mes blessures.

A ce moment-là, je vis de la Très Sainte Trinité pour que toute la création entende le cri du Verbe de Dieu, et monte sur le cheval blanc de l’Apocalypse, pour rentrer dans la Vision béatifique, la même Vision que celle qu’a Dieu le Fils, le Verbe, lorsqu’Il est en Relation subsistante d’Amour avec le Père dans la Lumière de Gloire. Là, je découvre à partir de quoi j’existe, dans quoi j’existe, et où je vais exister en plénitude dans la Vision béatifique.

J’espère que ce n’était pas trop compliqué. Je sais très bien que le Mystère de la Très Sainte Trinité n’est pas commode, puisque cela dépasse notre raison. Mais notre intelligence illuminée par la Lumière surnaturelle de la foi le voit très très bien : c’est une évidence, mais cette évidence ne nous serait pas vitalement percutante si elle ne nous avait pas été révélée par Dieu. Comme elle nous a été révélée par Dieu, je vais obéir à cette Révélation, rentrer par ces mots, par ces voies d’accès, et en rentrant par ces mots justes, par ces pensées justes, par ces voies d’accès jutes, j’en fais l’expérience surnaturellement.

Et je peux passer des millénaires par des voies ésotériques, je ne trouverai jamais Dieu, et pour cause : ce sont des lumières métalliques, et la lumière métallique n’est pas le Verbe, la lumière métallique, la source des énergies, ne pénètre pas en Dieu : le trône de la lumière ne pénètre plus en Dieu depuis bien des millénaires, les sephiroths ne pénètrent plus en Dieu.

1, 2, 3, 4, 5. Par la grâce, 5, par Marie, cette Parole tonitruante de Dieu a pris chair et nous a fait comprendre que la grâce, la Vie divine, est tout à fait elle-même dans les jours de la création à l’intérieur de Marie Reine dans l’Eternité glorieuse, dans ce 6ème jour de la création de la Femme, elle nous a fait comprendre que la Vie divine partagée du Verbe de Dieu est Verbe, Femme, Reine, Royaume de Dieu, Epouse en Dieu. Je découvre ainsi grâce à Marie Reine que le Verbe de Dieu, 2ème Personne de la Très Sainte Trinité, est Epouse. Je découvre grâce à Marie, grâce à la Jérusalem spirituelle, grâce à la doctrine infaillible de l’Eglise aboutissant dans sa plénitude de grâce et de transformation, ce dont je dois vivre, moi, chrétien sur la terre, que la 2ème Personne de la Très Sainte Trinité a une Relation sponsale d’Amour avec la 1ère Personne de la Très Sainte Trinité, et que le Père qui est le Principe du Verbe de Dieu, le Père qui est l’origine engendrante de Dieu le Fils, joue aussi le rôle de l’Epoux, tandis que le Fils qui est Verbe de Dieu (dans la plénitude de l’Eglise Il est pleinement manifesté comme Epouse de Dieu), 2ème Personne de la Très Sainte Trinité, est donc Epouse. C’est le Pape Jean-Paul II qui nous a enseigné cela. Le premier, saint Athanase, ne le disait pas. Il a fallu attendre 2.000 ans pour entendre cela (ce n’est pas tout à fait vrai parce qu’un Père capadocien l’avait dit au 6ème siècle).

Pour votre culture générale, je vous signale une petite bagarre entre les chrétiens d’Orient et d’Occident, les Orthodoxes et les Catholiques, quant à la procession du Saint-Esprit de l’Unité du Père et du Fils. Le Credo dit : « et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem, Il procède du Père et du Fils : Patre Filioque procedit ». Je vous disais que l’Unité du Père et du Fils est à l’origine de la Procession du Saint-Esprit. Le Concile de Fulgence au 7ème siècle l’avait proclamé infailliblement. Les Latins disent qu’il y a 2 Processions, et la 2ème Procession est une Procession d’Amour : l’Origine de la Procession du Saint Esprit est l’Unité du Père et du Fils, et le Saint-Esprit est spiration, il n’y a qu’une Expiration d’Amour, une Aspiration d’Amour, une Conspiration d’Amour, une Respiration d’Amour, les 5 Spirations qui font une seule Spiration qui est l’Esprit Saint, puisque les 5 dont je vous parlais sont tout entiers dans chacune des trois Personnes. Les Orthodoxes disent que par la 1ère procession, le Père engendre le Fils, le Verbe, et que c’est le Père qui fait procéder l’Amour. Il y a bien deux Processions, le Père a deux bras : le Père engendre un Verbe, et le Père fait procéder le Saint-Esprit. (...)

(l'enregistrement s'est malheureusement interrompu là, à la fin du minidisk)





avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par marieangesl le Dim 11 Juin 2017 - 16:59

Merci Catherine pour  la retranscription de cette belle homélie et merci au Père Nathan.
Bonne fête de la Sainte Trinité.
Marie-Ange
avatar
marieangesl
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 259
Age : 53
Localisation : 59(metropole lilloise)
Inscription : 29/06/2011

http://noel.marie-ange@orange.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Marie du 65 le Dim 11 Juin 2017 - 19:12

Merci Catherine et Père Nathan
Bonne Fête de la Sainte Trinité


avatar
Marie du 65
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE
RESPONSABLE DU DROIT D'ÉCRITURE

Féminin Messages : 21189
Age : 63
Localisation : Vendée (Marie du 85)
Inscription : 12/01/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Vero88 le Lun 12 Juin 2017 - 15:42

Bonjour Catherine et Père Nathan,
J'ai aimé et j'aime ce film parce  que :

"j’ai vu dans les yeux du King Kong qu’il est triste parce que les hommes n’aiment pas Dieu"

Oui c'est vrai qu'il a les yeux très triste, il regarde depuis le haut de ce très haut bâtiment le Monde et il se dit que plus rien ne va... 

Je ne pleure plus sur mes épreuves qui ont été et qui sont encore dures parce que j'ai appris et constater qu'effectivement les humains ont régressé et sont partis vers le Mal, mais j'ai revu ce film il y a trois mois environ à la TV et j'ai pleuré en voyant les yeux de King Kong et sa façon de regarder la ville depuis où il était... à chaque fois c'est ainsi !

J'ai fait le catéchisme à l'Institution Notre Dame à Epinal où j'ai fait toute ma scolarité, je ne regrette aucunement, c'était mon "chez moi" et j'y ai trouvé beaucoup plus d'explications, de soutiens que dans ma propre famille croyante, pratiquante.

"L’expérience de la Très Sainte Trinité est tellement forte qu’on n’a plus peur ni de la mort, ni de la souffrance"

Je dis OUI à cela, lorsque l'on a souffert de toutes les façons, psychologiques, physiques, matériel, et que l'on est arrivé à faire "le point" sur tout ce qui est arrivé sur de longues années, que l'on est arrivé au moment où Dieu permet de vivre d'autres événements que les autres ne vivent pas, la mort ne fait plus peur parce qu'on sait où nous allons à ce moment précis. 

C'est ce que je vis depuis quelques années et je remercie les personnes qui m'ont fait tant de mal parce qu'elles m'ont rapprochée de Dieu, parce qu'elles m'ont appris par leurs méchancetés où en était le Monde, les Humains.
Ce que je vais dire va peut être surprendre, mais j'ai l'impression que j'ai vécu cela pour comprendre ce qui se passe, mais j'ai l'impression aussi, que la force que j'ai eu et que j'ai encore pour combattre le Mal durant plus de 40 ans, et il en fallait énormément, qu'elle venait d'une autre expérience, du déjà connu, d'un combat déjà sans fin.
Mon "apprentissage" de connaître tout pour me sortir d'où l'on m'a mise régulièrement, matériellement, physiquement, psychologiquement, sans l'aide de personne, a été tellement rapide, alors que ces épreuves ont été particulièrement dures, l'impression d'avoir déjà connu, déjà vu, de connaître déjà l'esprit humain, de ressentir depuis tout le temps les événements, les gens, me font penser que j'ai déjà "été" et qu'il y a eu l'aide de la Sainte Trinité justement.
 
Lorsque j'ai lu ce long texte, cette retranscription je me suis retrouvée dedans... 

Cela peu paraître étonnant et pourtant !

Mes épreuves ne sont pas communes à tout le monde, je ne veux pas les expliquer parce que se serait bien trop long, mais c'est trop pour une seule et même personne en même temps et sans cesse, ça se résume à cela. 

Je ne savais pas que les témoins de Jéhovah avaient été crées par un Illuminati, par contre j'ai vu la semaine dernière sur la chaine 23 une émission sur cette secte.

Il y a certaines choses qui s'y sont passées dont dans mon département et qui s'y passent encore (pédophilie,...) un peu partout et c'est très difficile d'en sortir. C'est une manipulation psychologique importante, un chantage affectif. 

Pourquoi est-elle tolérée cette secte ? Je ne comprends pas, il y a eu des jeunes décédées quand même et ce n'est pas finit. 

Je sais, je dépasse le sujet, excusez moi.

Je prie pour tous ces gens qui y sont justement, pour qu'ils s'en sortent et qu'ils reprennent le bon chemin vers Dieu, notre Seigneur.

Crying or Very sad
avatar
Vero88
Aime la prière

Féminin Messages : 35
Age : 60
Localisation : Vosges
Inscription : 26/04/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par azais le Lun 12 Juin 2017 - 22:21

 .......................................................................................................................................................     ..info modération
suite discussion sur temoins de Jehovah et Illuminati déplacée vers 

 .........................................................................................................................................................
avatar
azais
MEDIATEUR
MEDIATEUR

Masculin Messages : 5160
Age : 66
Inscription : 10/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Hélène vie et amour le Mar 13 Juin 2017 - 16:07

@Catherine Jouenne a écrit:En ce jour de la Solennité de la Très Sainte Trinité, voici pour tous les amis du Forum du Peuple de la Paix l'homélie de Père Nathan pour nous aider à nous approcher du Mystère de la Très Sainte Trinité le vendredi 22 août 2003, lors de la Fête de Marie-Reine.

Entre 2002 et 2004 Père Nathan a donné chaque semaine un enseignement très complet aux jeunes catéchumènes qui ont été baptisés à Pâques 2004, et à nous tous qui étions si heureux de les accompagner et d'écouter chaque semaine avec eux l'enseignement de l'Eglise catholique.


Le Mystère de la Très Sainte Trinité
 
Dans le catéchisme, nous apprenons à découvrir Dieu, à savoir comment est Dieu, à savoir ce qu’il y a à l’intérieur de Dieu. Dieu est notre père, Il nous a créés, nous sommes tout le temps dans Sa main ; et comme Il pense à nous, nous existons. Il est tout le temps à faire que nous existions. Et nous, nous ne Le connaissons pas !

Nous ne connaissons pas Dieu parce que, si Lui nous aime à la folie, nous, à cause du péché originel, nous ne L’aimons pas. Pourtant, personne n’est plus proche de nous que Dieu : Il est Celui qui nous connaît le mieux, et Celui que nous devrions connaître le mieux ; Il est Celui que nous devrions voir tout le temps (et que nous voyons tout le temps, si nous sommes normaux). Nous existons sur la terre pour voir Dieu, pour connaître Dieu, pour être avec Dieu, pour vivre avec Dieu, pour aimer Dieu, pour découvrir Dieu, pour contempler Dieu. Et tous ceux qui disent que cela ne les intéresse pas ne sont pas des gens normaux : il faudrait les mettre dans un zoo avec des grilles, parce que quelqu’un qui ne vit pas avec Dieu est dangereux. Les singes, eux, aiment Dieu, même s’ils ne Le connaissent pas parce qu’ils n’ont pas d’âme spirituelle, et ils ne font rien contre Dieu.

Dieu est partout présent, beaucoup plus que l’air que nous respirons qui est limité aux alentours de notre terre (sur Mars, il n’y a plus cet air que nous respirons). Chaque fois que nous respirons, quelque chose de Dieu vient là ; mais il ne suffit pas de respirer, il faut connaître Dieu, voir Dieu, aimer Dieu, être soulevé par Dieu, être illuminé par Dieu.

Alors chaque vendredi à Notre Dame de Domanova, au moment de la messe, une heure est réservée pour expliquer comment faire pour voir Dieu.

Nous avons oublié parce que nous sommes devenus pires que des singes. Je suis entré un jour au zoo de New York et j’ai vu dans les yeux du King Kong qu’il est triste parce que les hommes n’aiment pas Dieu. Toute la création est en deuil, l’univers entier est triste parce que les hommes n’aiment pas Dieu. La nature se détruit, les lois de la nature s’effondrent dans la détresse et la catastrophe, parce que sans les hommes dans leur union avec Dieu, la nature ne peut pas se déployer, ne peut pas atteindre sa finalité et son épanouissement. Alors les animaux sont tristes, la nature gémit et pleure en attendant la Révélation des fils de Dieu, c’est-à-dire des personnes qui ne veulent pas jeter dehors leur Papa, leur Père, leur Créateur. Nous avons été faits par et pour Lui, comme nous l’avons vu les dernières fois : pour Le connaître, pour L’aimer, pour Le servir. Nous avons été créés à Son image et à Sa ressemblance. Tout ce qui est invisible en nous et que nous connaissons bien, est à l’image et à la ressemblance de Dieu.

Aujourd’hui, le sujet est que Dieu, par la médiation du Christ, du Messie, nous a révélé comment, à l’intime de Lui-même, Il est soulevé de l’intérieur par une Vitalité, une Vie, une Lumière, une Fulgurance étonnante (c’est pour cela que la Bible parle souvent de la foudre, des éclairs, du tonnerre, parce que ce soulèvement d’Amour est tonitruant, très puissant). Dieu ne cesse de vivre à l’intérieur de Lui-même d’une Vie extraordinaire dans laquelle nous avons complètement oublié de rentrer. Ce soulèvement nous dit :

« Mais rentrez à nouveau ! votre place n’est pas du tout à l’extérieur du Sein intime de Dieu ! Votre place est tout de suite, immédiatement, à l’intérieur de ce soulèvement intime d’Amour de Dieu avant la création du monde ».

Avant qu’Il nous ait créés, Dieu est Un et Il est Trois, Dieu est Trois et Il est Un. Il est Un en trois Personnes, et trois Personnes en un seul Dieu. Cela s’appelle le Mystère de la Très Sainte Trinité.

Nous allons essayer d’apprendre comment, par des secrets de la vie intérieure, par la puissance de la vie surnaturelle pour ceux qui vivent des sacrements et de la grâce, nous avons le pouvoir de rentrer à l’intérieur des Trois en Un et de l’Unique en Trois, de chacun des Trois et de l’Un dans chacun des Trois, des Trois à l’intérieur de la substance et de la nature de l’Un, de l’unique Dieu, de manière lucide, claire, lumineuse, parfaitement consciente, audible à nôtre âme, avec pleine certitude. La vie de l’homme consiste à rentrer à l’intérieur de la Très Sainte Trinité dès cette terre.

Celui qui ne l’a pas fait est un désastre ; sa vie est un échec absolu ; il est un patricide, un créateuricide, un divinicide, un éternicide (il tue l’éternité déposée en lui quand Dieu le crée), un grâce-sanctifianticide (il tue la grâce sanctifiante). Alors il ne lui reste pas grand chose d’autre que la recherche d’une certaine dilatation, d’une certaine réincarnation à l’intérieur de quelque chose d’autre que ce qu’il est, c’est-à-dire le démon. La réincarnation et le démon, c’est pareil. Si vous allez jusqu’au bout de la réincarnation, vous vous réincarnerez en effet, mais une seule fois, et l’aboutissement, la deuxième vie, est le démon, éternellement.

Nous sommes souvent en dehors de la vie, de la grâce, de la prière, de la sainteté, du ciel. Es-tu toujours en train de vivre à l’intérieur de Dieu ? Vite, il faut revenir, il faut être sauvé de cela, vite ! Quiconque veut être sauvé doit avant tout adhérer à et pénétrer dans la foi catholique, et il doit la garder entière, intégrale et immaculée. Sans quoi, il va à sa perte, éternellement.

Tous les chrétiens devraient savoir par cœur le Symbole de saint Athanase. Saint Athanase, lui, est allé au ciel directement :

" Voici la foi catholique : nous vénérons un Dieu dans la Trinité, et nous vénérons la Trinité dans l’unité, sans confondre les Personnes, sans diviser la substance. Autre est en effet la Personne du Père, autre celle du Fils, autre celle du Saint-Esprit, mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont une même Divinité, une Gloire égale, une même éternelle Majesté. "

Les trois Personnes sont distinctes, différentes, mais cependant quand je rentre à l’intérieur, c’est le Dieu unique tout entier qui est là : c’est l’unique Majesté d’un seul Dieu. Quand je rentre dans Dieu le Fils, c’est l’unique Majesté du même Dieu, c’est le même Dieu. Dans la troisième Personne, c’est l’Amour que je trouve, et cet Amour est Dieu Lui-même, l’unique Amour de Dieu. Quand je rentre à nouveau dans Dieu le Père, je rentre dans Son Opération de soulèvement divin qui fait que Sa Vie est tonitruante, puissante et immédiate, parce que Dieu n’est pas mort, Dieu est vivant, et à l’intérieur de Dieu le Saint-Esprit, c’est cet acte-là du Dieu unique que je trouve.

" Et pourtant le Père n’est pas le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit n’est pas le Fils. Unique le Père, unique le Fils, unique le Saint-Esprit, et pourtant leur Unité est l’unique Dieu, le Dieu unique. Comme est le Père, tel le Fils, tel le Saint-Esprit. "

Si Dieu est la Simplicité absolue, le Père est la Simplicité absolue puisqu’Il est Dieu absolu, et la Simplicité absolue est Dieu. Si je rentre à l’intérieur de Dieu le Père, je touche de l’intérieur la Simplicité de Dieu : Dieu dans Sa Simplicité absolue : je la vois, j’y pénètre, je la découvre, elle m’illumine, elle me transforme, elle me soulève, je suis soulevé avec Lui, je suis Un avec le Père. Alors je deviens Son Fils et je découvre le Fils, parce que Dieu est le Fils, parce que Dieu vit.

" En effet le Père est incréé, le Fils est incréé, le Saint-Esprit est incréé. "

Cela veut dire que personne n’a créé le Père, Il n’est pas créé. Moi, je suis créé, toi tu es créé, l’univers est crée, les anges de Dieu sont créés, mais Dieu le Père n’est pas créé. Avant que tout ce qui existe existe, Dieu existe éternellement. Il crée tout ce qui existe mais Lui-même n’est pas créé : Il est non créé, Il est incréé.

Les Témoins de Jéhovah, qui affirment que le Fils est créé, se sont trompés. Et non seulement ils se sont trompés, mais ils vont tromper les autres, parce qu’ils ne sont pas chrétiens, parce qu’ils n’ont pas la foi, parce que leur fondateur (c’est officiel) était illuminati : les pauvres témoins de Jéhovah croient qu’ils appartiennent à la religion alors qu’ils obéissent à des théories qui viennent de la pieuvre noire.

Mais nous, nous croyons aux Prophètes, aux Saints, à la Vie divine à l’intérieur de nous, et à la Vérité enseignée par Dieu et par les Saints, et par toi quand tu pries et que tu es soulevé par Dieu et tu découvres que « c’était donc vrai ! ». C’est pour cela que nous allons vers le Baptême, vers les Sacrements.

" Incréé est le Père, incréé le Fils, incréé le Saint-Esprit.
Immense est le Père, immense le Fils, immense le Saint-Esprit.
Eternel est le Père, éternel le Fils, éternel le Saint-Esprit.
Et cependant, Ils ne sont pas trois incréés : Ils sont Un incréé ;
Ils ne sont pas trois immenses : Ils sont Un immense ;
Ils ne sont pas trois éternels : Ils sont Un éternel.
Ils sont donc Un incréé, Un immense, Un éternel.
De même tout-puissant est le Père, tout-puissant le Fils, tout-puissant le Saint Esprit.
Cependant Ils ne sont pas trois tout-puissants, mais Un tout-puissant.
Et ainsi le Père est Dieu, le Fils est Dieu, le Saint-Esprit est Dieu.
Et cependant Ils ne sont pas trois Dieu, mais Un seul Dieu.
Ainsi le Père est Seigneur, le Fils est Seigneur, le Saint-Esprit est Seigneur.
Et cependant Ils ne sont pas trois Seigneurs, mais Un seul Seigneur.
Car de même que la Vérité révélée, divine et infaillible du Christ enseignée par le Corps mystique du Christ sur la terre nous oblige à confesser que chacune des Personnes en particulier est Dieu et Seigneur, de même la religion infaillible nous interdit de dire qu’il y a trois Dieux et trois Seigneurs.
Le Père n’a été fait par personne, Il n’est pas créé, Il n’est pas engendré.
Le Fils, Lui, ne vient que du Père, Il n’est pas fait, Il fait, Il n’est pas créé, mais Il est engendré.
Le Saint-Esprit vient du Père et du Fils, Il n’est pas fait, Il n’est pas créé, Il n’est pas engendré, mais Il est procédé.
Il n’y a donc qu’un seul Père, et pas trois Pères ; il n’y a qu’un seul Fils, et pas trois Fils ; il n’y a qu’un seul Saint-Esprit, et pas trois Saint-Esprit ; et dans cette Trinité, les Personnes sont toutes trois également éternelles, parfaitement égales, si bien qu’en tout, nous devons vénérer et l’Unité dans la Trinité, et la Trinité à l’intérieur de cette Unité.
Celui qui donc veut être sauvé doit croire cela sur la Trinité. "

Croire, avoir la foi, c’est adhérer, puis pénétrer, puis être illuminé et transformé, pour vivre ce que j’ai touché de l’intimité des Personnes par la Foi. J’adhère à la Trinité, je touche chacune des trois Personnes dans leur intime, je pénètre dedans, et une fois que je touche l’Unité dans la Trinité, je vais au-delà, je plonge dedans, et je vis ce qu’Ils vivent, je vois ce qu’Ils vivent. Pour être chrétien, pour être sauvé, j’expérimente mystiquement, spirituellement, surnaturellement, par distinction, ce que vit le Père par rapport à ce que vit intimement le Fils et par rapport à ce que vit intimement le Saint-Esprit. J’en fais l’expérience, non pas par mes propres forces, puisque c’est Dieu qui me soulève surnaturellement par Sa Puissance divine de Lumière intime et intérieure d’avant la création du monde, et qui me fait rentrer dedans : alors j’y entre tranquillement, je me laisse faire par Dieu, c’est Dieu qui va vivre en moi. Je constate alors la différence incroyable qu’il y a entre les trois Personnes, et en même temps, la similitude absolue qu’il y a entre les trois dans l’Unité d’un seul Dieu. Je l’expérimente avec la pleine certitude de l’expérience surnaturelle qui fait que je suis un peu au-dessus du king kong (celui qui ne vit pas cela est au-dessous du king kong, puisque le king kong, lui, n’est pas au-dessous de sa vocation).

" Mais il est nécessaire au salut éternel de croire fidèlement aussi à l’Incarnation de Notre Seigneur Jésus Christ. Nous croyons et nous confessons que Jésus, le Christ, Notre Seigneur est le Fils de Dieu, Il est Dieu. Il est cette Personne de Dieu Lui-même, de la substance du Père, engendré, non pas créé, Lui-même incréé et engendré. Et Il est homme, de la substance de sa Mère, et Il est né dans le temps. Dieu parfait, Dieu vivant, homme parfait, homme vivant, composé d’une âme spirituelle et d’un corps humain, Il est égal au Père et Il est Dieu tout entier à égalité absolue, et Il n’est pas inférieur à Dieu le Père dans Sa Personne. Voilà pourquoi nous disons par la foi que Dieu parfait, composé d’une âme spirituelle et d’un corps humain selon l’homme parfait, est totalement égal au Père selon la Divinité, mais inférieur au Père selon Son corps humain et Son âme spirituelle humaine. Car de même que l’âme spirituelle et le corps font un homme, de même Dieu et l’homme font un seul Christ. Il a souffert pour notre salut : Dieu a souffert, Il est descendu aux Enfers, le troisième jour Il est ressuscité des morts, Il est monté aux Cieux, Il siège à la droite de Dieu le Père, Il reviendra juger les vivants et les morts. A Sa Venue tous les hommes ressusciteront avec leur corps, et ils rendront compte, chacun, de tout ce qu’ils ont fait. Ceux qui ont bien agi iront dans la vie éternelle à l’intérieur de la Très Sainte Trinité dans l’Unité et la Béatitude, et ceux qui ont fait le mal, dans la damnation et la réprobation éternelle. Telle est la foi infaillible. Elle est révélée par Dieu. Si l’on n’y croit pas fidèlement et fermement, on ne pourra pas être sauvé. »

Quand je rentre à l’intérieur du catéchisme, j’ouvre mes deux oreilles. Mais chacune de mes deux oreilles contient cinq oreilles : l’oreille externe, l’oreille intermédiaire, l’oreille interne ; ma quatrième oreille est l’oreille spirituelle de l’intelligence qui entend la présence en moi de quelqu’un que je connais et que j’aime. La cinquième oreille est l’oreille de Dieu, de la grâce, l’oreille qui me permet d’entendre de l’intérieur la présence divine et éternelle de Dieu. Et pourtant je n’ai qu’une seule ouïe.

A l’intérieur de Dieu il n’y a qu’un seul Dieu, et il y a trois Personnes.

Il va falloir que je vous explique cela !

Dans le catéchisme, j’apprends ; quand je sais, quand je comprends ce qu’on m’a expliqué, je n’en ai pas encore fait l’expérience mystique, spirituelle, surnaturelle ; donc j’adhère par la foi : je comprends que ce sont les mots justes, alors j’adhère pour avoir la pensée juste, et donc avoir l’acte juste par rapport à la Trinité.

Mon acte va être parfait quand il va rentrer dedans, va s’accrocher et s’écouler dans la Vie éternelle.

Mais il faut d’abord savoir quelle est la Révélation avec les mots que Dieu a dits, les mots qui ne viennent pas des hommes. La Révélation vient de Dieu et il n’y a que Dieu qui peut nous l’expliquer. Mais les centaines de millions de croyants qui ont refusé le péché et qui ont accepté de rentrer à l’intérieur de l’Amour éternel de Dieu, ont tous témoigné que s’ils rentraient dans la foi, ils en faisaient l’expérience en pleine Lumière, en pleine certitude. Et il n’y en a pas un seul qui n’ait accepté de mourir sur le champ, même dans les pires tortures, plutôt que de dire le contraire. L’expérience de la Très Sainte Trinité est tellement forte qu’on n’a plus peur ni de la mort, ni de la souffrance. L’expérience de Dieu est tellement réelle, tellement vivante, tellement lumineuse, que nous comprenons que nous sommes dans la main de Dieu et que nous sommes à l’intérieur des Personnes divines de la Très Sainte Trinité, et qu’alors nous sommes au-dessus de l’éternité, au-dessus du temps, au-dessus de la vie, au-dessus de la mort :

« Tuez-moi, qu’est-ce que cela peut me faire ! Mais vous, si on vous tue, c’est un désastre, parce que, où irez-vous ? Alors tournez-vous vers Dieu pour être sauvés, pour avoir la grâce et vivre du Père, du Fils et du Saint-Esprit, d’une seule Joie, d’une seule Lumière, d’un seul Amour, d’un seul soulèvement intérieur, dans une Communion totale, une Béatitude inépuisable ».

Que faut-il savoir ?

Cinq points :

1. Il y a un seul Dieu, Il est mon Créateur. Je suis unique aux yeux de Dieu. Dieu me regarde et Il m’aime, et le seul fait qu’Il pense continuellement et éternellement à moi fait que j’existe. Le Père, le Fils et le Saint-Esprit se sont unis ensemble, confondus l’Un dans l’Autre, pour me regarder d’une manière tout à fait différente les Uns des Autres, mais néanmoins Ils me regardent tous ensemble en un seul Regard, un seul Amour, une seule Pensée : alors j’existe. Ce n’est pas le Père qui est Créateur, mais le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Ce n’est pas le Père qui me donne la vie, mais le Fils, le Verbe de Dieu, et le Saint-Esprit, tout autant que le Père, et en même temps que Lui. Dieu est mon Créateur, donc je dois L’adorer. Si je ne L’adore pas, le catéchisme s’arrête et je glisse vers les ténèbres éternelles. ‘1’ est la porte d’entrée : si je n’adore pas mon Créateur, je ne peux pas passer à 2. Dieu a créé tout ce qui existe, il n’y a qu’une seule Source (dans deux maisons voisines, deux personnes font cuire des œufs : d’où viennent les œufs ? des poules ; et qui a fait les poules ?… en remontant, tu t’aperçois qu’il y a de moins en moins d’origines, et tu aboutis à Celui qui a tout créé).

2. Dieu est vivant, Il est un pur Esprit qui est Acte pur, Perfection absolue, sans aucune limite. Il n’a pas de corps (le corps est une limitation), pas de visibilité, pas de forme. Il est absolument parfait, spirituellement à l’état pur ; Il est éternel : Il n’a aucune limitation dans le temps, Il est même la Source de tous les temps ; Il est immense, Il est pleine connaissance, Il est pleinement amour. Il n’y a que 2 Vies spirituelles à l’état pur possible : la Lumière (Dieu voit tout, Dieu voit Dieu) et l’Amour (Dieu aime Dieu). C’est un Amour spirituel infiniment parfait et absolu, et une Connaissance, une Lumière spirituelle infiniment éternelle et absolue. Dieu est la Lumière de Dieu, et Dieu est l’Amour de Dieu. Il n’y a que deux Processions possibles à l’intérieur de Dieu : la Procession dans l’ordre de la Lumière, et la Procession dans l’ordre de l’Amour.

A l’intérieur de Dieu, il y a un seul Créateur, un seul Dieu, une seule Majesté, une seule Unité, une seule Perfection, une seule Eternité.  Mais à l’intérieur de Dieu il y a deux Processions, dans l’ordre de la Vie contemplative, parce que Dieu ne cesse de contempler (ce qu’il y a de plus parfait dans l’Esprit pur est la contemplation), et un Esprit pur qui n’est pas Amour contemplatif n’est pas un Esprit parfait. Donc il y a deux soulèvements, deux Processions : Dieu contemple Dieu et Dieu aime Dieu.

Il n’y a qu’un seul Dieu, qui est à l’origine de Sa propre Contemplation. Quand tu rentres à l’intérieur de Dieu il y a une Vie : Dieu est vivant, éternellement, avant la création du monde, avant le cosmos, la lumière angélique, les sephiroths et les énergies (qui sont venus carrément après puisque ce sont des anomalies qui viennent du péché). Cette Vie qui est à l’intérieur de Dieu est spirituelle parfaite. Dieu est à l’origine de cette Vie : c’est Dieu le Père ; Dieu est vivant dans cette Vie : c’est Dieu le Fils. C’est la première Procession : Dieu contemple Dieu. Dieu qui est contemplé, est porté par Dieu : Dieu contemplé est Dieu Lui-même. La Contemplation de Dieu n’enlève rien à Dieu dans Sa Contemplation, et donc quand Dieu est contemplé, Dieu est Lui-même tout entier. Si Dieu n’était pas Lui-même tout entier dans la Contemplation que Dieu fait de Lui-même, cela voudrait dire que la Contemplation spirituelle de Dieu ne serait pas parfaite. La Contemplation de Dieu est parfaite puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu. Et celui qui dit que la Contemplation de Dieu n’est pas parfaite, n’a pas compris ce qu’est Sa Contemplation ni ce qu’est Sa Perfection.

Donc Dieu qui contemple Dieu, Dieu qui engendre cette Contemplation, est le Père, et Dieu qui habite et qui est cette Contemplation de Dieu, est Dieu le Fils. Et cette Contemplation de Dieu est engendrée par la Contemplation. C’est pour cela que nous disons que Dieu le Fils est engendré mais pas créé, non créé, incréé.
Mais Sa Contemplation n’est pas celle d’un pur esprit imparfait comme les anges qui sont sans amour quant à leur nature. L’Amour de Dieu est une Emanation qui de l’intérieur soulève Dieu de manière à ce que ce soulèvement Le place totalement en dehors de Lui-même, c’est-à-dire à l’intérieur de Dieu. L’Amour fait qu’on est placé totalement dans un soulèvement en dehors de soi-même par Amour, et cela est parfait en Dieu, et c’est pourquoi il y a une seconde Procession. Entre le Père et le Fils, entre ces deux premières Personnes, l’Unité est telle qu’elle soulève un Amour qui fait que Dieu se soulève à l’intérieur d’une seconde Procession. C’est ainsi que de l’Unité du Père et du Fils, ce soulèvement de Dieu s’achève dans un Amour parfait, et Ils se sont tellement soulevés, de manière si parfaite, qu’Ils ont disparu dans la seconde Procession pour produire la troisième Personne de la Très Sainte Trinité sans L’engendrer. L’Amour n’engendre pas, l’Amour est un soulèvement et un dépassement (il y a des gens qui confondent l’Amour avec la production, mais engendrer et être anéanti dans l’Amour n’est pas pareil). Voilà pourquoi la foi enseignée par la Bible indique que le Saint-Esprit n’est pas engendré.

Donc :

1. Il y a un seul Dieu.

2. Il y a deux Processions.

3. Il y a trois Personnes : il y a Dieu qui engendre cette Contemplation, il y a Dieu le Fils, engendré qui est une pure Contemplation à Lui tout seul. Ces deux Personnes sont évidemment dans un état contemplatif parfait, face à face, et donc Elles sont dans l’Unité, et cette Unité produit la seconde Procession.

4. Comment faire pour arriver à adhérer à la Très Sainte Trinité, puis à pénétrer dedans, et une fois que j’ai pénétré dedans, une fois que je touche les trois Personnes, pour pénétrer dedans l’intérieur des trois Personnes, tout en touchant l’Union Hypostatique, l’Union Substantielle, l’Unique Nature de Dieu (en touchant en même temps les trois Personnes, les deux Processions et l’Unité de Dieu) ? Quand je touche les trois ensemble, je m’accroche, et je tombe dans une nouvelle Vérité sur la Très Sainte Trinité, pour la découvrir, pour l’exploiter, pour en être transformé. A l’intérieur de Dieu, pourquoi y a-t-il un seul Dieu, deux Processions et trois Personnes ? Comment peut-il y avoir Trois et Un en même temps, Un et Trois en même temps ? Tout simplement parce que Dieu est 4. Tout cela nous est expliqué par les Conciles des premiers siècles de l’Eglise. A l’intérieur de Dieu, Sa Substance ne peut pas être partagée : Substance de Dieu est le Père, Substance de Dieu est le Fils, Substance de Dieu est le Saint-Esprit. Les Opérations, l’Activité spirituelle ne peut pas être partagée, donc la Contemplation spirituelle intellective de Dieu est la même pour le Père et la même pour le Fils. L’Amour, la Volonté de Dieu est la même pour le Père, le Fils et le Saint Esprit. Tout ce qui est Substance, Opérations, Qualités, Habitus, Avoir, Puissance, etc… (les 9 catégories d’Aristote), toutes sont uniques pour les trois Personnes. Seule la Relation est extérieure à la Substance, à la Contemplation, à l’Habit, à la Dignité. A l’intérieur de Dieu, il y a quatre Relations, et quand je vais rentrer en relation vivante avec Dieu, je vais découvrir ces quatre Relations qui sont à l’intérieur de Dieu avant la création du monde, dans l’Unité de Dieu, dans les deux Processions et dans la Trinité des Personnes.

Donc : 1 seul Dieu, 2 Processions, 3 Personnes, 4 Relations subsistantes.

Au Moyen Age, au 14ème siècle, c’était la première leçon de CM1. Celui qui n’avait pas lu tout le Traité de la Très Sainte Trinité de saint Thomas d’Aquin, qui va beaucoup plus loin que ce que je vous dis là (je vous en donne seulement la table des matières), n’avait pas son bac. Il y a eu depuis une chute catastrophique. Sur le plan spirituel, les gens ne savent même plus discerner ce qui vient des énergies diaboliques et ce qui vient de la grâce de Dieu : « Mais je ressens vraiment que c’est Dieu ! ». Ils ne savent même plus faire la différence entre une lumière métallique, qui relève du monde minéral, et la Lumière vivante, surnaturelle de Dieu. Je vous rappelle que les énergies procèdent du trône de la lumière et que c’est d’ordre métallique, c’est la lumière minérale qui actue le diaphane cosmique. Voyez la réduction mentale d’aujourd’hui. Nous sommes très en dessous de ce qu’était capable de comprendre immédiatement n’importe quel être humain il y a 3.000 ans. Au 20ème siècle s’est produit un phénomène de dégradation que je n’ai pas le temps de vous expliquer pour l’instant.

Il y a donc un seul Dieu, 2 Processions, 3 Personnes, 4 Relations. C’est très simple : à l’intérieur de Dieu il n’y a qu’une seule Substance, mais cette Substance est en Relation avec Son Principe, parce que Dieu est Principe. La Substance du Dieu vivant est en Relation avec le Principe même de cette Substance. Le Fils est en Relation avec le Père, le Père est en Relation avec le Fils. Il y a deux Processions donc il y a un ordre d’origine, une origine à ces Processions. L’origine de la Contemplation, de la Vision que Dieu a de Lui-même, c’est la première Relation : Il est en Relation avec ce qu’Il contemple, et Dieu qui est contemplé est en Relation avec Celui qui engendre cette Contemplation. Dans toutes les Processions, il y a une origine et un fruit, un fondement et un objet, donc une Relation. Dans la première Procession, il y a une Relation dans le sens de l’Origine avec Dieu qui en est le Fruit, et une Relation entre Dieu qui en est le Fruit et Son Origine : cela fait deux Relations. Et il y a deux Processions : de cette Unité entre les deux premières Personnes de la Très Sainte Trinité (comme l’expliquait saint Patrick : « Quand je mélange du jaune avec du bleu, ces deux couleurs disparaissent dans l’unité et de là procède la couleur verte ») : le Père et le Fils disparaissent dans l’Unité et se soulèvent dans l’Amour, dans l’Unité profonde, et du coup procède un Fruit à cette seconde Procession. Il y a bien une Origine dans la Substance de Dieu à la Procession du Saint-Esprit, et cette Origine est en Relation avec le Saint-Esprit : il y a une Relation entre l’Unité du Père et du Fils et le Saint-Esprit, et le Saint-Esprit est en Relation avec Son Origine dans la Substance de Dieu. Voilà pourquoi en Dieu il y a 4 Relations qui sont incréées, non pas créées : ce sont des Relations subsistantes.

5. Pendant environ 1700 ans, de Moïse jusqu’au Christ, on donnait cette explication en 5 points aux petits Juifs âgés de 5 et 6 ans. Aujourd’hui, les Juifs ont renoncé à enseigner la Très Sainte Trinité dans la Synagogue, ils ont abandonné l’enseignement de Moïse. On trouve 5 dans le Bereshit, qui préside à la création du monde : à l’intérieur de Dieu, il y a une Fécondité (la Paternité), il y a une Filiation, il y a une Inascibilité, il y a une Procession et un Engendrement. Voilà les choses qui sont éternelles à l’intérieur de Dieu. Quand vous arriverez à rentrer dans chacun de ces cinq dans un seul mouvement, par la foi, vous allez constater que vous pourrez entrer dans la Vie divine de la grâce. Dans la Révélation, symboliquement, la grâce est prototypée par le chiffre 5. Marie, pleine de grâce, est représentée par le chiffre 5 : la Vie divine participée à l’état parfait. Et la relation vivante que nous avons avec Dieu passe par la grâce.
 
Voilà pourquoi, quand nous faisons la Trinité dans l’Unité et l’Unité dans la Trinité, il est important de comprendre que :

1 : j’adore,

à 2 : en voulant voir Dieu et en voulant L’aimer, en m’unissant à Lui,

à 3 : en rentrant dans Dieu le Fils pour me trouver dans le sein du Père, je m’abandonne dans l’Unité, je disparais avec Eux deux dans l’Unité pour voir procéder à partir de nous le Saint-Esprit,

à 4 : je dépends alors dans le Saint-Esprit de l’Unité du Père et du Fils, je fais l’expérience des 4 Relations, et alors :

5 : je rentre dans l’Inascibilité qui est la cinquième propriété : je rentre dans la Vie éternelle.

Si vous n’avez pas compris, ce n’est pas grave : vous dites :  « 1. Et que se réalise tout ce que 1 signifie ; 2. Et que se réalise en moi tout ce que 2 signifie… ». Que voulez-vous, au troisième millénaire, ‘génération télé’, le handicap mental est absolu, l’intelligence réduite.

1, 2, 3, 4, 5 :

Il y a un seul Dieu, donc je dois L’adorer. Il y a 2 Processions, donc je dois moi-même rentrer dans ces 2 Processions, contempler Dieu en L’aimant, aimer Dieu en Le contemplant. Si c’est en aimant Dieu que je Le contemple à l’intérieur de Dieu, je vais découvrir en effet cette Procession de l’intérieur : le Père engendre, Il contemple Dieu, et Il procède d’une manière vivante et sans limite dans la Lumière et puisque je le fais en L’aimant, cet Amour du Père Le fait disparaître dans l’Unité de Dieu, et de là procède un Amour où Il se dépasse continuellement, éternellement, absolument en se soulevant Lui-même dans la Lumière et dans l’Amour. Je découvre les 3 Personnes et je rentre dans chacune des 3 Personnes, et dans chacune d’entre elles je m’engloutis, je m’associe, puisqu’Elle se donne : Dieu se donne à moi, et je me donne à Lui. Et comme c’est dans la Communion des personnes, je suis une personne : je suis ce 4ème qui permet de rentrer dans les 4 Relations de Dieu, et je dépends avec le Fils du Père, je suis dans la Relation du Fils vis-à-vis du Père qui est Son Origine éternelle. Je suis entièrement assimilé à cette Origine éternelle de Dieu le Fils, donc étant assimilé, avec le Père, j’engendre en moi, partout : c’est Dieu qui le fait et je Le laisse faire, dans la Communion des personnes, je m’anéantis, le Père Lui-même s’anéantit dans cette Production, et je vois cette Procession de Dieu vivant, je vois cet Amour fou dans l’Unité du Père et du Fils.

Cette relation entre l’Unité du Père et du Fils et le Saint-Esprit n’a l’air de rien, mais je vous en supplie, faites cette expérience : vous êtes chrétiens, vous allez vers le Baptême, vous êtes priés au moins une fois dans votre vie de faire un acte d’union avec la Très Sainte Trinité (sinon, je vous relis saint Athanase, vous ne pouvez pas être sauvés), c’est-à-dire que vous mettrez votre substance d’Amour, de Lumière et de Vie, à l’intérieur de la Substance de l’Unité substantielle de 2 Hypostases, la première et la seconde Personnes de la Très Sainte Trinité, dans cette Unité totale des Deux, ces trois Substances vont s’associer, la vôtre et l’Unité substantielle du Père et du Fils. Vous vous mettez dans cette Unité substantielle du Père et du Fils qui est dans la Substance de Dieu, et vous allez voir, puisque cela vous est donné, procéder la seconde Procession, et surtout vous allez être en Relation avec le Saint-Esprit.

Saint Seraphim de Sarov dit que la vie chrétienne consiste à être dans la production du Saint-Esprit. Cela se fait en rentrant dans cette 4ème relation qui est dans la Très Sainte Trinité. Je dois le faire effectivement, spirituellement, surnaturellement, éternellement, dès maintenant, par la foi, en adhérant à l’Unité du Père et du Fils d’où procède l’Esprit Saint. Du coup, je peux être dans l’unique Esprit Saint, de l’intérieur, Lui qui ne dépend que de l’Unité du Père et du Fils. Comme c’est beau ! 

Une fois que j’ai fait les 4 Relations, je fais oraison en passant de l’un des 4 à l’un des 3 à l’un des 2 à l’un de Un, et je vois alors que je suis dans l’Inascibilité, la Vie éternelle, donc dans les 5. Alors je laisse la grâce me prendre et me transformer.

Je rentre dans la Très Sainte Trinité, je suis baptisé et plongé dans les Personnes divines de la Très Sainte Trinité, je suis moi-même Relation vivante dans les Personnes divines de la Très Sainte Trinité, et je vis de cette Vie éternelle dans l’Inascibilité, à raison de quoi, la Vie divine de la Très Sainte Trinité se retrouve dans mon intelligence humaine qui est liée à mon corps limité, la Vie divine est liée à mon cœur spirituel humain qui fait que je peux vivre de l’Amour en étant entièrement soulevé en dehors de moi-même, dans l’Amour du prochain, et enfin, l’unité substantielle de mon corps, de ma mémoire de Dieu revient à elle-même puisque je suis en contact direct de la Production paternelle de Dieu vis-à-vis de moi-même comme vis-à-vis de tout ce qui existe. Ainsi l’image ressemblance de Dieu est remontée à la surface, elle qui avait été enfouie en dessous de l’étang du zoo du king kong.

A ce moment-là, je demande à Jésus dans Son corps, dans son intelligence humaine, dans la grâce qu’il me donne, puisque j’ai fait l’effort de rentrer dans la foi de la Trinité, de l’Unité de la Très Sainte Trinité, dans la Vie éternelle, je sais que c’est dans le Corps spirituel glorifié de Jésus que je trouve cette porte d’entrée dans la Très Sainte Trinité. Et je sais que je dois le faire avec Jésus pour que se réalise la communication de la Vie divine et de cette Union de communion de Personnes vivante et claire.

Ce n’est pas du tout un Mystère au sens où je n’y comprends rien (ça, c’est la position de Luther, c’est une hérésie financée par l’Empereur d’Autriche qui voulait supprimer l’Eglise catholique, l’Eglise des Apôtres), c’est un Mystère au sens où voilà, maintenant j’ai compris, je le vois tout à fait, je l’expérimente ; mon intelligence humaine le voit, mais par une puissance surnaturelle qui dépasse toutes les puissances de la nature ; dans un Mystère, plus je vois que je comprends, plus je vois que je vais comprendre encore plus.

Il faut croire à la Trinité dans l’Unité et à l’Unité dans la Trinité. Quand je dis : « Il faut croire », ce n’est pas seulement répondre : « Oui, d’accord, pouce, j’y crois ! », c’est : « Je rentre dedans, j’adhère, je vis de chacune des Personnes divines, je suis cette Relation subsistante (je subsiste dans cette Relation subsistante), je passe d’une Relation à l’autre puisqu’il y en a 4 ».

C’est lucide, libre et c’est à vous de le faire, personne ne le fera à votre place.

Une fois que je suis rentré dans la Très Sainte Trinité et dans l’Unité de Dieu, dans l’Intimité vivante de Dieu, et que j’ai touché quelque chose de la grâce, alors je touche la nécessité absolue du Verbe incarné : je découvre que la Relation subsistante de Filiation vis-à-vis du Père est le Verbe du Dieu ; je découvre que l’Inascibilité est le Verbe de Dieu ; je découvre que le Fils est le Verbe de Dieu. Dieu parle, Dieu devient parlant pour Lui-même et pour tout le monde. Et je découvre la nécessité de rentrer dans Jésus crucifié, parce que le Verbe de Dieu se révèle dans Jésus crucifié : Il se révèle dans la Très Sainte Trinité dans l’Unité, Il se révèle en moi, en ma chair et en mon corps qui en vit, et je découvre qu’entre les deux, c’est le Verbe de Dieu.
Saint Jean, qui est le dernier à écrire dans la Révélation, dit : « Son Nom, c’est le verbe de Dieu ». Dieu parle, Dieu est parlant, espèce de sourds !, dans le Christ Jésus Notre Seigneur.

Comme le disent les Apôtres, la grâce sanctifiante n’a qu’une seule fonction, une seule finalité : c’est un don de Dieu, uniquement pour vivre de la Vie divine de chacune des trois Personnes dans le Christ Jésus Notre-Seigneur, dans le Verbe de Dieu qui s’est fait sensible, qui s’est fait Chair, Sang, Blessure, pour que les Personnes divines de la Très Sainte Trinité soient parlantes dans l’Esprit, dans l’Eternité à l’intérieur de ma connaissance divine de Dieu, mais aussi dans ma chair, dans mon sang et dans mes blessures.

A ce moment-là, je vis de la Très Sainte Trinité pour que toute la création entende le cri du Verbe de Dieu, et monte sur le cheval blanc de l’Apocalypse, pour rentrer dans la Vision béatifique, la même Vision que celle qu’a Dieu le Fils, le Verbe, lorsqu’Il est en Relation subsistante d’Amour avec le Père dans la Lumière de Gloire. Là, je découvre à partir de quoi j’existe, dans quoi j’existe, et où je vais exister en plénitude dans la Vision béatifique.

J’espère que ce n’était pas trop compliqué. Je sais très bien que le Mystère de la Très Sainte Trinité n’est pas commode, puisque cela dépasse notre raison. Mais notre intelligence illuminée par la Lumière surnaturelle de la foi le voit très très bien : c’est une évidence, mais cette évidence ne nous serait pas vitalement percutante si elle ne nous avait pas été révélée par Dieu. Comme elle nous a été révélée par Dieu, je vais obéir à cette Révélation, rentrer par ces mots, par ces voies d’accès, et en rentrant par ces mots justes, par ces pensées justes, par ces voies d’accès jutes, j’en fais l’expérience surnaturellement.

Et je peux passer des millénaires par des voies ésotériques, je ne trouverai jamais Dieu, et pour cause : ce sont des lumières métalliques, et la lumière métallique n’est pas le Verbe, la lumière métallique, la source des énergies, ne pénètre pas en Dieu : le trône de la lumière ne pénètre plus en Dieu depuis bien des millénaires, les sephiroths ne pénètrent plus en Dieu.

1, 2, 3, 4, 5. Par la grâce, 5, par Marie, cette Parole tonitruante de Dieu a pris chair et nous a fait comprendre que la grâce, la Vie divine, est tout à fait elle-même dans les jours de la création à l’intérieur de Marie Reine dans l’Eternité glorieuse, dans ce 6ème jour de la création de la Femme, elle nous a fait comprendre que la Vie divine partagée du Verbe de Dieu est Verbe, Femme, Reine, Royaume de Dieu, Epouse en Dieu. Je découvre ainsi grâce à Marie Reine que le Verbe de Dieu, 2ème Personne de la Très Sainte Trinité, est Epouse. Je découvre grâce à Marie, grâce à la Jérusalem spirituelle, grâce à la doctrine infaillible de l’Eglise aboutissant dans sa plénitude de grâce et de transformation, ce dont je dois vivre, moi, chrétien sur la terre, que la 2ème Personne de la Très Sainte Trinité a une Relation sponsale d’Amour avec la 1ère Personne de la Très Sainte Trinité, et que le Père qui est le Principe du Verbe de Dieu, le Père qui est l’origine engendrante de Dieu le Fils, joue aussi le rôle de l’Epoux, tandis que le Fils qui est Verbe de Dieu (dans la plénitude de l’Eglise Il est pleinement manifesté comme Epouse de Dieu), 2ème Personne de la Très Sainte Trinité, est donc Epouse. C’est le Pape Jean-Paul II qui nous a enseigné cela. Le premier, saint Athanase, ne le disait pas. Il a fallu attendre 2.000 ans pour entendre cela (ce n’est pas tout à fait vrai parce qu’un Père capadocien l’avait dit au 6ème siècle).

Pour votre culture générale, je vous signale une petite bagarre entre les chrétiens d’Orient et d’Occident, les Orthodoxes et les Catholiques, quant à la procession du Saint-Esprit de l’Unité du Père et du Fils. Le Credo dit : « et in Spiritum Sanctum, Dominum et vivificantem, Il procède du Père et du Fils : Patre Filioque procedit ». Je vous disais que l’Unité du Père et du Fils est à l’origine de la Procession du Saint-Esprit. Le Concile de Fulgence au 7ème siècle l’avait proclamé infailliblement. Les Latins disent qu’il y a 2 Processions, et la 2ème Procession est une Procession d’Amour : l’Origine de la Procession du Saint Esprit est l’Unité du Père et du Fils, et le Saint-Esprit est spiration, il n’y a qu’une Expiration d’Amour, une Aspiration d’Amour, une Conspiration d’Amour, une Respiration d’Amour, les 5 Spirations qui font une seule Spiration qui est l’Esprit Saint, puisque les 5 dont je vous parlais sont tout entiers dans chacune des trois Personnes. Les Orthodoxes disent que par la 1ère procession, le Père engendre le Fils, le Verbe, et que c’est le Père qui fait procéder l’Amour. Il y a bien deux Processions, le Père a deux bras : le Père engendre un Verbe, et le Père fait procéder le Saint-Esprit. (...)

(l'enregistrement s'est malheureusement interrompu là, à la fin du minidisk)






SUPERBE:  la Sainte Trinité!
Merci Catherine de l'avoir reproduit! !
 Et  Merci Père.  Je l'ai copié pour ré-transmettre si besoin est! 

Hélène vie et amour
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 230
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Père Nathan le Mer 14 Juin 2017 - 12:28

St Sacrement
http://catholiquedu.free.fr/2005/doc2005/EucharistieTableau.pdf


Tableau synthétique sur l'Eucharistie PPatrick, mai 1991
5 modalités
(de l’être)…
ESSE
BONUM
VERUM
VITA
DEVENIR
… (en acte)
Messe du Fils
de Dieu
Incarnation Nativité
Enfance
Tentation
Vie publique
Dernière semaine Dimanche des RameauxGethsémani  Croix
Mort, Blessure du Cœur, Descente aux enfersPâques
Ascension Pentecôte
Etapes du SacrementConvocation
Liturgie
de la Parole
Offertoire
Canon
Consécration
Communion
Action de Grâce, Mission
Assomptions (Résurrection) Très Ste TrinitéEucharistieGrâceAmeCorps (Assomption)
Alliances
Alliance personnelle
Adam
 (pain)
Alliance fraternelle
Caïn et Abel 
(agneau et pain)
Alliance universelle
Noé
(vin)
Alliance
paternelle
Abraham
(pain et vin)
Alliance de miséricorde et de justice
Ismaël à Moïse
(pain et eau)
Alliance royale et prophétique
Joseph
(échanson et panetier du roi)
Alliance mystique
Elie 
(pain et feu)
Ancien TestamentGenèse
Exode
Moïse
Pains sans levain
Pain du Ciel
Lévitique
Aaron
Oblation - Sacrifice et  Libation du vin
2 Samuel
David
Pain consacré
1 Rois
Elie
Holocauste et Autel
Cantiques des Cantiques
Salomon
Gâteaux de raisins
Sagesse
Lettres de l’alphabet hébreu(de 5)…א   Aleph  (adoration, silence) ב   Beit
(amour réussi
pour toujours)
ג  Ghimmel  (amour fort, vertical, enraciné)ד   Daleth
(amour  contemplatif fécond)
ה  
(parfum d’amour,
face à face)
… (à 24)
Mots hébreux
YHShWH
« Dieu dit : je donnerai mon Fils à manger aux hommes sous forme de pain »
LHM
(pain)
« Dieu engendre un Verbe vrai »
Beit-LHM (maison du pain)
MHL
(agneau)
« La Vérité incarnée donne vie à Dieu
(en nous) »
LHWM
(chair)
« Dieu donne vie à l’Unité du St-Esprit en son Verbe incarné »
NAZRAT
(fleur conservée, gâteau de raisin)
YEROUShLM (Vision de Paix)
Saint Jean1e épîtreCana
(chapitre 2)
Multiplication  des pains (6)Béthanie
(chapitre 12)
Cène
(chapitre 13)
153 poissons (chapitre 21)Festin Agneau (Apocalypse 19)
5 parties du Corps mystiqueCorpus Mysticus jusqu’au 12e s.Christ RessuscitéVierge Assumée MédiatriceEglise MilitanteEglise SouffranteEglise GlorieuseCorpus Mysticus (Jérusalem Céleste)
Jean, 6, versets
16 à 21
 Présence
personnelle (20)
Présence de Paix (20)Signe sensible (19-20)Présence dans la lutte
(16-19)
Présence efficace (21) 
Jean, 6 à 11Je suis
(8, 24 ; 8, 28 ;
8, 58)
Je suis
le Fils de Dieu (10, 36)
Je suis
le bon Pasteur (10, 11)
Je suis
la Lumière
(8, 12)
Je suis
la Porte
(10, 9)
Je suis
la Résurrection (11, 25)
Je suis
le Pain de Vie
(6, 35 et 48)
Jean, 6
« en vérité, en vérité »
 Demeurance  dans le Père
(v. 53 à 58)
Le Pain du Ciel donne la Vie éternelle
(v. 47 à 52)
Salut du monde Attraction
du Père
(v. 33 à 46)
Travail de recréation
impérissable
(v. 26 à 32)
L’Esprit vivifie Don du Père, Choix du Christ (5, 19.24.25)
(6, 63.65.70)
 
Spiritualité eucharistique Jouir du
Saint-Esprit dans le Père avec le Fils
Offrir Marie
à Jésus ressuscité
Anticiper notre résurrection dans la Résurrection du ChristOffrir la Plaie
du Cœur
Passer du temps
à l’Eternité
 
Eléments du Sacrement(du travail de la semaine)…Matière
Pain
Matière
Vin
Forme
Pouvoir sacerdotal
Forme
Paroles consécratoires
Forme
dans l’intention de l’Eglise
… (à l’œuvre du Fils : Ergon tou Theou)
Noms du SacrementSynaxe RassemblementMysterium Fidei
Sacrement des Sacrements
MesseViatique MémorialHostie
Saint Sacrifice
Communion RepasEucharistie Action de Grâce
Révolution du Sacrement
Re-Création
Creatio
Trans-formation
Revelatio
Trans-finalisation
Donatio
Trans-
actuation
Epiclesis
Trans-substantiation
Conversio R.
Trans-mutation 
Assimilatio
Trans-glorification 
Conversio M.
Somme de  saint Thomas 3a qu. 73…
Source et cause Eau et Sang
Res tantum
Douceur pour tous les goûts Manne au désert
Signum
Matière
Pain et Vin
Res et Signum
Paix et Victoire  Agneau Pascal
Sacramentum tantum
Présence Véritable :
Corps du Christ
Sacramentum
et Res
Consomption  Grâce
Res et Sacramentum
Fruit
Charité - Unité de tout le Corps mystique
Res tantum
 


Annexe
 
Evangile de Jésus Christ selon Saint Matthieu, chapitre 26
« 19 Les disciples firent ce que Jésus leur avait ordonné et préparèrent la Pâque. 20 Le soir venu, il se mit à table avec les douze.
26 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain et prononça la prière de bénédiction, puis il le rompit et le donna aux disciples en disant : 27 « Prenez, mangez, ceci est mon Corps. » Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis la leur donna en disant : « Buvez-en tous, 28 car ceci est mon sang, le sang de la nouvelle alliance, qui est versée pour beaucoup, pour le pardon des péchés. »
avatar
Père Nathan
PERE SPIRITUEL DU FORUM
PERE SPIRITUEL DU FORUM

Masculin Messages : 2427
Age : 66
Localisation : Assignation : Rimont (diocèse d'Autun)
Inscription : 13/07/2008

http://catholiquedu.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Ven 16 Juin 2017 - 20:47

Merci mon Père de nous offrir votre tableau sur l'Eucharistie   IHS  Dove
avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Ven 23 Juin 2017 - 15:53

@Père Nathan a écrit:
Homélies de la Solennité du Sacré-Coeur, 3 juin 2016


Homélie PPatrick Nathan pour la Solennité du Sacré-Coeur (pour l'Epître)
Vendredi 3 juin 2016, Romains 5, 5-11 : le Règne du Sacré-Coeur, la Colère de Dieu, Dieu nous sauve une deuxième fois


https://gloria.tv/audio/gXFfppkehdrn3S76BaVkKZ9Fj


Homélie PPatrick Nathan pour la Solennité du Sacré-Coeur (Pour L'Evangile)
Vendredi 3 juin 2016, deuxième Messe, Parabole des 99 brebis et de la brebis perdue : Parabole de la fin des temps : le temps n'a plus la même mesure, le temps de l'histoire est terminé, c'est la progression de la Sainteté vers l'Accomplissement des temps qui est la mesure du temps


https://gloria.tv/audio/nFE84KLBtBgk4frh3eMKXihKY

Il y a un an déjà... Père Nathan nous offrait ces deux belles homélies pour la Solennité du Sacré-Coeur, 
je suis très heureuse de les réécouter, même si les lectures de cette année ne sont pas les mêmes.

Merci mon Père

Merci mon Dieu pour Votre Sacré-Coeur 
avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Sam 24 Juin 2017 - 11:44

@Père Nathan a écrit:
Homélie PPatrick Nathan le 4 juin 2016 pour la Mémoire du Coeur Immaculé de Marie


La Miséricorde prévenante
Coeur Immaculé de Marie, Eglise Primordiale
Je suis la Rédemption, Je suis l'Amour, Je suis l'Immaculée Conception
Coeur de Marie, Source Principielle et Vivante dans le Calice et la Coupe
L'Humanité a un long Parcours à faire dans la Tornade des Secrets qui doivent se dévoiler dans le Coeur de Marie, qui fait tourner tout de l'Incréé dans son Coeur en Un


https://gloria.tv/audio/tTcQS2YAFrgK4bYcpzeo9gFv4

Bouquet     Gloire à Dieu Père Fils et Saint-Esprit
avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par veryoui le Sam 24 Juin 2017 - 13:04

Merci Catherine de diffuser cette parole libérante et tellement d'actualité.

veryoui
Avec Saint Maximilien Kolbe

Masculin Messages : 77
Age : 58
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Sam 24 Juin 2017 - 14:05

En ce jour où nous fêtons aussi Saint Jean Baptiste,
voici une homélie de Père Nathan du 24 juin 2012
pour nous aider à connaître Saint Jean Baptiste depuis sa conception   Smile 



En audio
http://catholiquesdu.free.fr/DvaCh2N1JB3NDL4N2DZ5RPNtn/2012/Nimes_juin_2012_MP3/26-homelie-messe-dimanche-matin.mp3

et en texte  Reading :

Je voulais simplement lire quelques petits passages de la tradition des saints à propos de Jean Baptiste. Les saints ont vu. C’est ce qui est beau dans la communion des saints. Les saints ont quelquefois des torrents, des colonnes prophétiques de lumière qui font qu’ils voient ce que Dieu voit. Quelques saints nous donnent ce qui se passe dans la vie des saints. Les saints canonisés par l’Eglise, évidemment.
 
Ici je prends quelques petits passages à propos de la conception de Jean Baptiste. Je lis, tout simplement. Vous allez reconnaître bien sûr la bienheureuse Anne Catherine Emmerich.

 
Vie de la Sainte Vierge, chapitre XXXIV : Jean est promis à Zacharie
 
[Au sujet de Zacharie] « Je le vis aussitôt après aller avec ces prêtres à Jérusalem, et y attendre quatre jours jusqu’à ce que vint son tour d’offrir le sacrifice. »
 
C’était le fameux Hoshana Rabba, c’est pour cela que nous connaissons exactement le jour et l’heure de la conception de Jean Baptiste. Chaque année, une fois par an, l’absolution était donnée à tous les péchés du monde par le ministère du Messie qui n’était pas encore venu, mais par le sang de l’agneau qui était sacramentellement ordonné selon l’ordre de Melchisédech mais transmis par le sacerdoce lévitique d’Aaron. C’est ce que nous appelons aujourd’hui Yom Kippour. Kippour, c’est le pardon. Une fois par an, choisi par tirage au sort, il y en a un qui rentre dans le Saint des Saints, qui fait sept fois le tour de l’autel dans le Saint des Saints en prononçant le Nom d’Elohim. Il allume l’encens. Il est tout seul, il est le seul qui puisse pénétrer dans le Saint des Saints. Il a les huit vêtements du Messie, il est recouvert huit fois de vêtements, chasubles. Il a sur lui le Nom d’Elohim à quarante-deux lettres, vous avez déjà vu le petit carré là. Zacharie a le Nom d’Elohim à quarante-deux lettres :
 
 אב אלהים  בן  אלהים  רוח  הקדש  אלהים  שלשה  באחד  אחד  בשלשה     
 
Ab Elohim, Ben Elohim, Ruach Ha Qadesh Elohim, Shaloshah B’erad Erad B’eshloshah
Dieu Père, Dieu Fils, Dieu Saint-Esprit. Trois en Un, Un en Trois.
 
Cette année-là, c’est un pauvre vieux prêtre méprisé qui offre l’encens. Ce jour-là c’est lui qui a été tiré au sort.
 
« Je le vis aussitôt après aller avec ces prêtres à Jérusalem, et y attendre quatre jours jusqu'à ce que vint son tour d'offrir le sacrifice. Pendant ce temps, il priait continuellement dans le temple. Quand vint son tour de présenter l'encens, je le vis entrer dans le sanctuaire où se trouvait l'autel des parfums, devant l'entrée du Saint des Saints. Le toit était ouvert au-dessus de lui, en sorte qu'on pouvait voir le ciel. On ne pouvait pas apercevoir le prêtre du dehors. Quand il entra, un autre prêtre lui dit quelque chose et se retira ensuite. »

« Celui-ci lui dit vraisemblablement : « Allume l'encens ». Voyez la Michnah, traduc. Tamid 6, 55, 3. ed. Surenh., p. 305. »

« Quand Zacharie fut seul, je le vis lever un rideau et entrer dans un lieu où il faisait sombre. Il prit là quelque chose qu'il plaça sur l'autel, et alluma de l'encens. Je vis alors à droite de l'autel une lumière descendre sur lui et une forme brillante s'approcher de lui. Je le vis, effrayé et ravi en extase, tomber du côté droit de l'autel. L'ange le releva, lui parla longtemps, et Zacharie répondit. Je vis au-dessus de Zacharie le ciel ouvert, et deux anges monter et descendre comme sur une échelle. Sa ceinture était détachée et sa robe ouverte, et je vis qu'un des anges semblait retirer quelque chose de son corps », exactement comme pour Abraham, « tandis que l'autre lui mettait dans le côté comme un objet lumineux. C'était quelque chose de semblable à ce qui se passa lorsque Joachim », le père de la Vierge Marie, « reçut la bénédiction de l'ange pour la conception de la sainte Vierge. »

« Les prêtres avaient coutume de sortir du sanctuaire aussitôt après avoir allumé l'encens. Comme Zacharie tardait beaucoup à revenir, le peuple qui priait au dehors était inquiet ; mais il était devenu muet, et je le vis écrire sur une tablette avant de sortir. »

Je vais vous faire maintenant la description de Joachim, c’est la même chose qui s’est passée pour les deux, et à peu près au même endroit. Je vous le lis :

 
Chapitre VIII : Joachim, consolé par l'ange, vient de nouveau sacrifier au temple
 
« Je vis que, quoique l'offrande de Joachim n'eût pas été acceptée la dernière fois (…), cette fois les prêtres avaient été avertis d'en haut qu'ils devaient recevoir son offrande, et lorsqu'il fit annoncer son arrivée avec des victimes, j'en vis quelques-uns aller à sa rencontre devant le temple et recevoir ses dons. [Le bétail qu'il amenait au temple comme présent n'était pas proprement son sacrifice ; ce qu'il destinait à être sacrifié consistait en deux agneaux, et en trois jolies petites bêtes que je crois être des chevreaux. Je vis aussi que plusieurs hommes qui le connaissaient le félicitaient de ce que son sacrifice était accueilli. »

« Dans le temple, à cause de la fête, je vis tout ouvert et entouré de guirlandes de fleurs et de fruits : il y avait aussi, dans un endroit, une tente de feuillage élevée sur huit colonnes isolées. Joachim fit donc dans le temple le même chemin que la première fois ; ses victimes furent immolées et brûlées à la place ordinaire : il y eut cependant quelque chose de brûlé dans un autre endroit, je crois que ce fut à la droite du vestibule où était la grande chaire. Je vis des prêtres offrir de l'encens dans le sanctuaire ; on alluma aussi des lampes, et il y avait de la lumière sur le chandelier à sept branches, mais ne pas sur les sept branches à la fois. J'ai souvent vu que dans différentes occasions, diverses branches du chandelier étaient allumées. »

« Cette indication est confirmée par la note suivante.] Suivant la tradition juive, même dans l'holocauste, plusieurs parties, notamment le nervus femoris, le nerf de la hanche, qui, dans la lutte de Jacob avec l'ange, fut touché par celui-ci et se dessécha (statim emarcuit, (Genèse, XXXII, 25), n'étaient pas brûlées sur l'autel, mais près de là, vers l'orient, sur ce qu'on appelait le monceau de cendres. »

« Lorsque la fumée de l'encens s'éleva, je vis comme un rayon de lumière tomber sur le prêtre qui l'offrait dans le sanctuaire, et aussi sur Joachim qui était dans la salle extérieure. [Il y eut un temps d'arrêt dans la cérémonie, comme si l'on se fût aperçu d'une intervention surnaturelle. Je vis alors deux prêtres, comme poussés par un ordre divin, aller trouver Joachim dans la salle et le conduire, par des chambres latérales, à l'autel d'or des parfums.]  Alors le prêtre plaça quelque chose sur l'autel. Je vis cela non pas comme des grains d'encens séparés, mais comme une masse compacte ; et je ne sais plus de quoi elle se composait. Cette masse se consuma, produisant une grande fumée et répandant un parfum agréable sur l'autel d'or de l'encens, devant le voile du Saint des Saints. Je vis alors le prêtre quitter le sanctuaire, où Joachim resta seul. » Ce n’est pas habituel, ça ne se faisait pas.

« Pendant que l'encens se consumait, je vis Joachim en extase, agenouillé et les bras étendus. Je vis une forme brillante, un ange paraître près de lui, comme plus tard auprès de Zacharie, après la promesse du Précurseur. Il lui donna un écrit sur lequel je lus, en lettres lumineuses, les trois noms d'Helia, d'Hanna et de Miriam, et, près de ce dernier nom, je vis l'image d'une petite arche d'alliance ou d'un tabernacle. Il plaça cet écrit sous ses habits, sur sa poitrine. L'ange lui dit que sa stérilité n'était pas pour lui une honte, mais une gloire, car ce que sa femme allait concevoir devait être le fruit immaculé de la bénédiction de Dieu sur lui, et le couronnement de la bénédiction d'Abraham. »

« Comme Joachim ne pouvait pas comprendre cela, l'ange le conduisit derrière le rideau, qui était assez éloigné de la grille du Saint des Saints pour qu'on pût s'y placer ; je vis l'ange s'approcher de l'Arche d'alliance, et il me sembla qu'il en retirait quelque chose. Je le vis alors présenter à Joachim un globe ou un cercle lumineux et lui ordonner d'y souffler et d'y regarder. Je vis, sous le souffle de Joachim, diverses images se montrer dans le cercle lumineux. Comme son haleine ne l'avait pas terni, l'ange lui dit que la conception d'Anne serait aussi pure que ce globe était resté pur sous son souffle. »

« Je vis ensuite l'ange élever le globe lumineux, qui resta suspendu en l'air, et j'y vis, comme par une ouverture une série de tableaux liés ensemble et s'étendant de la chute de l'homme à sa rédemption. Il y avait là tout un monde où les choses naissaient les unes des autres : j'eus connaissance de tout, mais je ne puis plus donner les détails. Au haut, tout au sommet, je vis la Très Sainte Trinité ; au-dessous, d'un côté le paradis, Adam et Ève, la chute originelle, la promesse de la rédemption, toutes les figures qui l'annonçaient d'avance, Noé, le déluge, l'Arche, la bénédiction donnée à Abraham, la transmission de la bénédiction à son fils Isaac, et d'Isaac à Jacob ; puis, quand elle fut retirée à Jacob par l'ange avec lequel il lutta, comment elle passa à Joseph, en Égypte, et se montra dans lui et sa femme avec un plus haut degré de dignité ; puis comment la chose sanctissime où reposait la bénédiction, enlevée d'Égypte par Moïse avec les reliques de Joseph et d'Asnath, son épouse, devint le Saint des Saints de l'Arche d'alliance, le siège du Dieu vivant au milieu de son peuple ; puis je vis le culte et la vie du peuple de Dieu dans leurs rapports avec ce mystère, les dispositions et les combinaisons pour le développement de la race sainte, de la lignée de la sainte Vierge, ainsi que toutes les figures et les symboles de Marie et du Sauveur dans l'histoire et dans les prophètes. Je vis tout cela en tableaux symboliques, dans la circonférence lumineuse, je vis de grandes villes, des tours, des palais, des trônes, des portes, des jardins, des fleurs, et toutes ces images merveilleusement liées entre elles comme par des ponts de lumière : tout cela était comme attaqué et assailli par des bêtes furieuses et d'autres apparitions terribles. Tous ces tableaux faisaient voir comment la race de la sainte Vierge, de même que tout ce qui est saint, avait été conduite par la grâce de Dieu à travers beaucoup de combats et d'assauts. »

« Il semblait qu'une chair sans tache, un sang de toute pureté, avaient été placés par Dieu au milieu de l'humanité, comme dans un fleuve d'eau trouble, et devaient, avec beaucoup de peine et d'efforts, réunir leurs éléments dispersés, pendant que le fleuve tâchait de les attirer à lui et de les ternir ; mais enfin, avec l'aide des grâces innombrables de Dieu et de la coopération fidèle des justes », en raison de leur virginité, de leur chasteté, de leur foi et de leur vie, « cela devait, après bien des obscurcissements et des purifications, subsister dans le fleuve, qui renouvelait sans cesse ses flots, et s'élever enfin hors de ce fleuve, sous la forme de la sainte Vierge, de laquelle est né le Verbe fait chair qui a habité parmi nous. » 

« Parmi les images que je vis dans le globe lumineux, il y avait (…) des tableaux qui se développaient ultérieurement jusqu'à l'accomplissement parfait de l'œuvre de la miséricorde divine envers l'humanité tombée dans une division et un déchirement infinis : ils allaient du côté du globe lumineux opposé à celui où était le Paradis, aboutir à la Jérusalem céleste, au pied du trône de Dieu. Lorsque j'eus vu tout cela, le globe lumineux, lequel n'était autre chose que la série de tableaux, partant d'un point et y revenant après avoir formé un cercle de lumière, s'évanouit. Je crois que ce fut une révélation qui fut faite à Joachim par les anges, sous forme de vision, et dont j'eus aussi connaissance. Quand je reçois une communication de ce genre, elle m'apparaît toujours dans une circonférence lumineuse. »


Chapitre IX : Joachim reçoit la bénédiction de l'Arche d'alliance

« Je vis ensuite l'ange marquer ou oindre le front de Joachim avec le pouce et l'index, puis lui faire manger d'un aliment lumineux et lui faire boire d'un liquide transparent contenu dans une petite coupe brillante qu'il tenait avec deux doigts. » Il s’en est passé des choses dans le Saint des Saints !

«  Elle était de la forme du calice de la sainte Cène, mais n'avait pas de pied. Il me sembla qu'il lui entrait alors dans la bouche comme un petit épi de blé et une petite grappe de raisin lumineux, et je connus par là que la concupiscence et l'impureté, suite du péché, étaient sorties totalement de lui. »

« Je vis ensuite l'ange communiquer à Joachim le plus haut degré et comme la plus sainte fleur de cette bénédiction que Dieu avait communiquée à Abraham, et qui plus tard était devenue l'objet le plus sacré de l'Arche d'alliance. Il donna cette bénédiction à Joachim de la même manière que dans une autre occasion j'avais vu Abraham la recevoir d'un ange, mais avec cette différence que pour Abraham l'ange avait semblé tirer la bénédiction de lui-même », c’était Melchisédech, « comme de son sein, tandis que pour Joachim, l’ange », c’est l’ange Gabriel, « la prit dans le Saint des Saints », dans l’Arche d’Alliance.

« Lors de la bénédiction d'Abraham, ce fut comme si Dieu mettait en lui la grâce de cette bénédiction, et bénissait par elle le père de son peuple futur, afin que les pierres dont son temple devait être bâti sortissent de lui ; mais lorsque Joachim la reçut, ce fut comme si l'ange tirait du tabernacle de ce temple le symbole sacré de la bénédiction et le donnait à un prêtre, pour faire de lui le vase saint dans lequel le Verbe devait être fait chair », pour faire de lui le vase saint avec lequel le Verbe pouvait se poser dans la conception d’une nature humaine.

« Il me fut révélé que Joachim, avec cette bénédiction, reçut le fruit définitif et l'accomplissement proprement dit de la promesse faite à Abraham, la bénédiction dont devait résulter la conception immaculée de la très sainte Vierge, destinée à écraser la tête du serpent. »

C’est cette bénédiction qui a fait le mariage. La communication de cette bénédiction ad extra dans le ciel et dans le Saint des Saints vient du mariage. C’est pour cela qu’elle est communiquée par l’ange Gabriel à Zacharie à ce moment-là, en dernier.

« L'ange reconduisit ensuite Joachim dans le sanctuaire et disparut. Joachim, ravi en extase, tomba sans connaissance. Les prêtres, en rentrant, le trouvèrent là, le visage rayonnant de joie. Ils le relevèrent avec respect, et le portèrent sur un siège où d'ordinaire les prêtres seuls s'asseyaient. Ils lui lavèrent là le visage, lui tinrent sous le nez quelque chose qui répandait une odeur fortifiante, lui donnèrent à boire, et firent pour lui ce qu'on fait pour quelqu'un qui a perdu connaissance. Quand Joachim fut revenu à lui, il parut lumineux, plein de force et comme rajeuni. »

Ce sont de très beaux textes. Maintenant, un petit passage où elle montre saint Jean Baptiste quand il est enfant. Il y a mille choses sur Jean Baptiste, mais quelques petits flashs comme cela :


Vie de Notre Seigneur Jésus Christ, chapitre trois, Jean Baptiste
 
 « Je vis Jean dans ce désert s'imposer des pénitences et des mortifications de plus en plus rudes et s'adonner à la prière avec une assiduité et une ferveur toujours croissantes. »
 
« Jean, dans tout le cours de sa vie, n'a vu le Sauveur que trois fois. La première fois, ce fut dans le désert quand la sainte Famille passa dans son voisinage lors de la fuite en l'Egypte. »
 
Jean n’avait donc pas deux ans et il était tout seul dans le désert. Il se débrouillait tout seul. Il était déjà adulte avant la naissance, si je puis dire, grâce à la bénédiction de la Visitation.
 
« Je vis à plusieurs reprises, le spectacle incroyablement touchant de Jean conduit par l'Esprit Saint et accourant pour saluer son maître », son Rédempteur, son Seigneur et son Dieu « qu'il avait déjà salué dans le sein de sa mère » dans un amour qui le gonflait et l’attirait vers Lui. « Il portait sa peau de mouton jetée sur l'épaule », semblable à celle qui revêtait l’épaule d’Elie le prophète, « et rattachée autour du corps. Il sentit que son Sauveur était près de lui et souffrait de la soif. Alors l'enfant pria et de son petit bâton il frappa la terre d'où jaillit une source abondante. Jean courut en avant dans la direction que l'eau allait prendre. Il s'arrêta pour voir passer Jésus avec Marie et Joseph, puis il sauta joyeusement et fit un signe avec son petit drapeau. »
 
« La seconde fois qu'il vit Jésus fut lors de son baptême, la troisième fois lorsqu'il le vit passer le long du Jourdain et rendit témoignage de lui » : il témoigna dans un grand cri qu’Il était l’Agneau. « J'entendis une fois le Sauveur parler à ses apôtres du grand empire que Jean avait sur lui-même : il dit que, même du baptême, il s'était borné à le contempler pendant la cérémonie, quoique son cœur fut prêt à se briser à force d'amour. Plus tard il avait mieux aimé se retirer humblement d'auprès de Jésus que de céder à son amour et de chercher à se rapprocher de lui. »
 
Depuis la bénédiction, « Jean voyait toujours le Seigneur en esprit, car il était constamment dans l'état prophétique. » Il avait une science infuse de lumière qui lui permettait de rentrer dans la vision des choses. 

« Il voyait Jésus comme l'accomplissement de sa mission, comme la raison d'être de sa vocation prophétique. »

« Jésus n'était pas pour lui un contemporain ». Et pourtant ils étaient contemporains. Il était tellement dans la lumière prophétique de la sainteté du ciel dans la terre et dans l’esprit d’Elie qu’il avait plus sa présence dans le temps d’Elie qui lui est dans le temps de l’accomplissement, et ces deux faisaient la lumière dans laquelle il se trouvait, et c’est pour cela qu’il est dit ceci :

« Jésus n'était pas pour lui un contemporain, un homme vivant de la même vie ; c'était le Rédempteur du monde, le Fils de Dieu fait homme, l'Eternel se manifestant dans le temps C'est pourquoi la pensée de chercher à frayer avec lui ne pouvait pas entrer dans son esprit. En outre, Jean ne se sentait pas lui-même vivant dans le temps et dans le monde, ni mêlé aux choses de la terre, comme les autres hommes. Dès le sein de sa mère, il s'était trouvé en contact avec les choses éternelles et le Saint-Esprit avait établi entre son Rédempteur et lui des rapports qui existaient hors du temps » et qui ne le quittaient jamais : il n’était pas son contemporain dans le temps.
 
« Encore enfant, il avait été enlevé au monde, et son éducation, livrée à des influences d'un ordre supérieur, s'était faite au sein de la nature toute imprégnée de Dieu. » Il a été éduqué par Dieu et par le sable. Le sable, c’est beaucoup de petits grains séparés. La fonction de Jean est de faire l’unité du cœur eucharistique mystique de Jésus, alors le sable devient un roc. Dans le roc tous les grains de sable sont soudés entre eux.
 
« Il vécut séparé des hommes, au fond des solitudes les plus reculées, ne sachant rien, si ce n'est son Rédempteur, jusqu'à ce qu'il sortit du désert, comme ayant reçu une nouvelle naissance et commençât sa carrière publique, toujours austère, enthousiaste, ardent, ne craignant rien et ne s'inquiétant de rien. La Judée est maintenant pour lui le désert ; dans la solitude, il frayait avec les sources, les rochers, les arbres et les bêtes sauvages, vivait et conversait avec eux ; c'est de même qu'il parle et qu'il agit maintenant parmi les hommes et les pécheurs, sans penser à lui-même. Il ne voit, ne connaît que Jésus » dans la lumière prophétique où il vit, comme un temps qui existe au-dessus du temps ; « il ne parle que de lui. Ses discours se bornent à dire : « Il vient préparer les voies : faites pénitence, recevez le baptême. Voici l'agneau de Dieu qui porte les péchés du monde ! » Dans le désert, il était pur et innocent comme un enfant dans le ventre de sa mère », il est resté cet enfant dans le sein de sa mère, béni par la lumière immaculée de la Vierge, « il est sorti du désert pur et candide comme un enfant suspendu au sein de la mère immaculée du ciel dans la terre. J'entendis le Seigneur dire aux apôtres : « Il est pur comme un ange, rien d'impur n'est entré dans sa bouche, pas plus qu'un péché ou un mensonge n'est sorti de sa bouche. ». »
 
« Je vis que Jean eut une révélation sur le baptême, et que par suite de cette révélation, un peu avant de sortir du désert, il construisit une fontaine à peu de distance des lieux habités. »
 
« Avant que Jean eut commencé à creuser cette fontaine, je le vis devant sa grotte, au côté occidental d'un rocher escarpé. A sa gauche était un ruisseau, peut-être une des sources du Jourdain, qui prend naissance dans une grotte au pied du Liban, entre deux montagnes ; on voit ce ruisseau quand on est tout auprès ; à sa droite était une place unie, ayant le désert de tous les côtés : c'était là que devait être la fontaine. Jean avait un genou en terre : sur l'autre, il tenait un long rouleau d'écorce, sur lequel il écrivait avec un roseau. Un soleil ardent brillait sur sa tête. Il regardait le Liban, qui était au couchant par rapport à lui. Pendant qu'il écrivait ainsi, il fut comme frappé d'immobilité : je le vis tout absorbé et comme ravi en extase. Je vis debout devant lui un homme qui, pendant son extase, écrivait et dessinait beaucoup de choses sur le rouleau. » Tout ce qu’il apprenait, il l’apprenait d’Elie : la Torah d’Elie.
 
« Lorsque Jean revint à lui, il lut ce qui était sur le rouleau et commença à travailler à la fontaine avec beaucoup d'ardeur. Pendant qu'il travaillait, le rouleau était par terre, maintenu avec deux pierres qui le tenaient étendu, et il y regardait souvent, car tout ce qu'il avait à faire semblait y être indiqué. »
 
« A l'occasion de la fontaine et de sa situation, je vis ce qui suit de la vie du prophète Elie. Le prophète s'était assis tout chagrin, à cause d'une faute commise dans le désert, et il s'endormit. Alors il vit en songe un enfant qui le poussait avec un petit bâton ».
 
C’était Jean Baptiste à l’époque ! C’est extraordinaire, Jean Baptiste n’appartient pas au temps, avec son petit bâton il fait une source pour l’Enfant Jésus qui a très soif au milieu du désert pendant la fuite en Egypte, et avec son petit bâton il fait une source pour ceux qui ont soif aussi avant Lui : Elie. Jean Baptiste n’est pas n’importe qui. C’est plus que charmant, c’est plus que merveilleux ! Nous n’avons pas besoin de lire les Contes d’Andersen, nous lisons des choses qui se sont passées en réel, en vérité et dans le concret.
 
 « Alors il vit en songe un enfant qui le poussait avec un petit bâton, et près de lui une fontaine dans laquelle il craignait de tomber ; parce que je le vis, à la suite du coup, rouler à quelque distance. Je vis ensuite un ange le réveiller et lui donner à boire. Cela se passa au lieu même où maintenant Jean creusait la fontaine. » Cette fontaine qui avait jaillit huit cent quatre-vingt-huit ans avant. C’est très beau !
 
« Je connus la signification des diverses couches de terre à travers lesquelles Jean creusait la fontaine et de tous les travaux qu'il fit pour l'achever. Tout se rapportait à la dureté et à d'autres mauvaises qualités du cœur qu'il devait vaincre chez les hommes, afin que la grâce du Seigneur pût agir sur eux. »
 
Il avait autorité sur les différentes couches qui empêchaient le cœur des hommes de voir que Jésus était l’Agneau, c’était sa mission. Quand nous prenons autorité la nuit, nous prenons aussi autorité pour briser ces couches, nous sommes les nouveaux Jean Baptiste puisque nous émanons du mariage de Marie et Joseph dans le corps spirituel venu dans le Saint des Saints.
 
« Je fus informée alors que ce travail qu'il faisait, ainsi que toute sa vie et toutes ses actions, était un symbole et une figure » de ce qu’était sa mission vis-à-vis de tous les hommes et chacun d’entre nous. Merci Jean Baptiste d’avoir enlevé en nous toutes ces couches.
 
« En tout cela, non seulement il était instruit par l'Esprit Saint de ce qu'il avait à faire, mais encore il faisait réellement ce que signifiaient ces travaux » : il construisait une fontaine, mais pendant qu’il faisait ce travail, en même temps il faisait spirituellement de ce que ce travail signifiait en chacun. Il fait l’unité du cœur mystique de l’Eglise.
 
« Il faisait réellement ce que signifiaient ces travaux parce que Dieu exauçait la bonne intention qu'il y joignait » dans sa vision et dans sa puissance prophétique d’une simplicité et d’une pauvreté inénarrables. « C'était le Saint-Esprit qui le poussait à tout cela, comme les prophètes. »
 
« Il enleva le gazon circulairement et creusa avec beaucoup de soin et d'adresse dans le sol dur et marneux un bassin spacieux, de forme ronde, qu'il garnit de différentes pierres, excepté au milieu, à l'endroit le plus profond, où il avait creusé jusqu'à une petite veine d'eau. » Comme c’est beau, cela, symboliquement, mystiquement !
 
« De la terre qu'il avait rejetée il fit autour du bassin un rebord où il y avait cinq coupures. En face de quatre de ces brèches il planta, à égale distance autour du bassin, quatre tiges minces, dont le haut était couvert de feuilles vertes. Elles étaient de quatre espèces différentes et chacune signifiait quelque chose. » Nous n’allons pas nous ennuyer au ciel quand nous allons expliquer tout cela dans son déploiement de gloire, parce que c’est centuplé, évidemment.
 
« Au milieu du bassin, il planta un arbre d'une espèce particulière avec des feuilles effilées et des bouquets de fleurs en forme pyramidale avec un fruit à pointe épineuse déjà noué. Cet arbre, un peu flétri, avait été longtemps devant sa grotte. »
 
« Les quatre tiges qui étaient alentour me semblaient être celles d'arbustes élancés qui portaient des baies. Il en entoura le pied de terre un peu exhaussée. Lorsqu'en creusant le bassin il fut arrivé à l'eau, à l'endroit où ensuite l'arbre du milieu fut planté, il creusa une rigole allant du ruisseau qui était près de sa grotte jusqu'au bassin ; après quoi je le vis cueillir des roseaux dans le désert, les ajuster les uns au bout des autres, conduire ainsi l'eau du ruisseau dans le bassin et recouvrir de terre ce conduit qui pouvait être fermé. »
 
« Il avait pratiqué un sentier à travers les broussailles jusqu'à la brèche qui se trouvait en face, dans le rebord du bassin. Ce sentier faisait le tour du bassin entre le rebord et les quatre arbres qu'il avait plantés en face des quatre coupures du rebord. A la coupure qui formait l'entrée, il n'y avait pas d'arbre. De ce côté seulement la fontaine était dégagée, des autres côtés elle n'était séparée des broussailles et des rochers que par le sentier qui en faisait le tour. Il planta sur les petits tertres de gazon qui étaient au pied des quatre arbres une plante qui ne m'est pas inconnue. »
 
Une note dit que « sur un dessin qu'on lui montre, elle reconnaît cette plante pour le telephium purpureum ou sedum Linnoei (Vulg : Orpin, ou herbe à la coupure). Anne Catherine Emmerich en parla comme d'un remède contre les ulcères scrofuleux, intérieurs et extérieurs, spécialement au cou. [Bouillie avec de la marjolaine dans de l'eau et du vin, et appliquée comme cataplasme, elle résout les ulcères invétérés : on en fait aussi des gargarismes pour le mal de gorge. « Je l'aimais beaucoup quand j'étais enfant, et lorsque je la trouvais, je la plantais dans le voisinage de notre maison. Elle a une tige grosse, assez élevée, porte des globules d'un rouge brun et elle est très efficace contre les abcès et les maux de gorge, comme je l'ai éprouvé aujourd'hui. »]
 
« Il plaça encore à l'entour des plantes de toute espèce et de petits arbustes. Pendant tous ces travaux, il regardait de temps en temps sur le rouleau d'écorce étendu devant lui et prenait ses mesures avec un bâton : car il me semblait que tout y était indiqué, même les arbres qu'il plantait. Je me souviens d'y avoir vu figuré l'arbre du milieu ; j'ai eu aussi la signification de tout cela, mais je l'ai oubliée. »
 
« Il travailla ainsi plusieurs semaines et ce ne fut que quand il eut fini, qu'une petite veine d'eau commença à sourdre au fond du bassin. L'arbre du milieu, dont les feuilles étaient flétries et noirâtres, reverdit ; Jean prit dans un vase fait d'un grand morceau d'écorce d'arbre et enduit de poix aux côtés, de l'eau d'une autre source qu'il versa dans le bassin. Cette eau venait d'une source qui avait jailli du rocher près d'un de ses séjours antérieurs, lorsqu'il avait frappé le rocher avec son petit bâton. J'ai oublié ce qui avait pu se passer d'important à cette occasion. J'appris aussi qu'en ce lieu où il avait séjourné antérieurement, il n'avait pas pu creuser de fontaine, parce que là il n'y avait que le roc pur ; et cela aussi avait sa signification. Il fit ensuite arriver du ruisseau dans le bassin autant d'eau qu'il était nécessaire : quand il y en avait surabondance, elle coulait par les ouvertures sur le sol environnant et rafraîchissait les plantes. »
 
« Je vis ensuite que Jean descendit dans l'eau jusqu'à la ceinture, saisit d'une main l'arbre du milieu et avec son bâton, qu'il avait surmonté d'une croix et d'une banderole, frappa dans l'eau de manière à la faire rejaillir au dessus de sa tête. Je vis que dans ce moment il vint sur lui d'en haut une nuée lumineuse et comme une effusion du Saint-Esprit, et que deux anges parurent au bord du bassin et lui dirent quelque chose. Je vis cela comme la dernière chose qu'il fit dans le désert. »
 
J’espère que cela vous donne envie de lire Anne Catherine Emmerich.
 
Ce qui va se passer pour nous à l’Avertissement est important : nous allons retrouver cette sanctification d’avant la naissance. Cette sanctification que Jean Baptiste a eue avant la naissance, nous allons l’obtenir et nous allons pouvoir redémarrer avec cette sanctification, avec cet esprit prophétique, avec cette lumière, étant dans le temps mais tout en n’étant pas contemporains à ce temps, parce que nous sommes les rois fraternels de l’univers, le Règne du Sacré-Cœur est arrivé, nous sommes emportés à travers l’atmosphère.
 
Alors nous faisons comme une alliance avec Jean Baptiste, avec Elie le prophète, avec l’esprit prophétique. Nous voulons être prêtre, prophète et roi. Cette royauté fraternelle messianique du Christ Jésus Notre-Seigneur est aussi prophétique. Nous sommes des barbares lorsque nous n’avons aucun esprit prophétique ni royal ni sacerdotal, nous sommes des êtres rampants. Ce qui compte, c’est d’être prophète, c’est d’être aussi et avant tout ailleurs que dans ce temps, parce qu’il faut que le travail que nous faisons nous soit inspiré par l’Esprit Saint.
 
Tout cela est sous l’influence de notre amour. La vie chrétienne, c’est de l’amour. Si nous avons un amour fou pour ce qui brûle jusqu’à le faire exploser (on se demande comment cela se fait qu’ils ne meurent pas) le mariage de Marie et Joseph, si nous les aimons nous rentrons dans cet amour, nous sommes dans une intimité, une complicité avec eux, nous sommes inséparés de cette lumière, de cette force, et finalement elle nous est communiquée. C’est pareil avec Jean Baptiste. Si nous avons beaucoup d’amour pour lui, il y a forcément à un moment un au-delà de l’unité des deux et ça y est, nous sommes rentrés dans la vie prophétique de l’Eglise.
 
C’est à cause de l’amour que nous devenons prêtres, prophètes et rois, ce n’est pas uniquement parce que prêtre nous a mis du saint chrême lorsque nous étions bébés. Le saint chrême est un sacramental, du coup il nous est possible avec beaucoup d’amour de rentrer dans l’épanouissement de ce signe. Il faut que nous soyons marqués par la bénédiction.

On a toujours fêté Jean Baptiste le 24 juin parce qu’on a compris, entendu, que Jean Baptiste est celui qui fait que nous sortons du temps. Le temps s’arrête, le soleil s’arrête. Le soleil s’arrête le 24 juin, et il s’arrête une seconde fois le 24 décembre : solstice d’été et solstice d’hiver. L’esprit prophétique nous sort du temps, nous met dans le temps et fait retourner le temps dans une autre direction. C’est ce que fait l’amour, l’effacement, la disparition dans l’au-delà de l’unité des deux.


Pour toutes les personnes qui aiment beaucoup Saint Jean Baptiste et Père Nathan : 
l'homélie précédent celle-ci est sur 
http://catholiquedu.free.fr/ZIPA.htm
avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par marieangesl le Sam 24 Juin 2017 - 16:22

merci Catherine et merci au Père Nathan la lecture a été très édifiante
En union de prières
  Marie-Ange
avatar
marieangesl
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 259
Age : 53
Localisation : 59(metropole lilloise)
Inscription : 29/06/2011

http://noel.marie-ange@orange.fr

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Hélène vie et amour le Dim 25 Juin 2017 - 1:36

En ce jour où nous fêtons aussi Saint Jean Baptiste,
voici une homélie de Père Nathan du 24 juin 2012
pour nous aider à connaître Saint Jean Baptiste depuis sa conception  



Un grand MERCI Père Nathan et Catherine pour ces extraits d'Anne-Catherine Emmerich.  Quelle joie de ce re-mémoriser tout cela

Je l'ai envoyé à ceux de ma famille dont c'est la fête en ce jour! 



Soyez bénits! 

Hélène vie et amour

Hélène vie et amour
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 230
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Jeu 29 Juin 2017 - 21:36

En cette Solennité de Saint Pierre et Saint Paul, les deux piliers de l'Eglise, les colonnes de la foi, 

cette Homélie du 17 mai 2013, du père Nathan sur l'évangile de Saint Jean 21, 15-19 

 (Évangile de la messe de la veille au soir de cette Solennité) 






L’infaillibilité









Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean (21, 15-19)







Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m’aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m’aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »


La méditation est du Pape Innocent III.
C’est bien que nous tombions sur l’Évangile du Pape pour notre première synaxe.
Nous ne sommes pas enseignés là-dessus par les Docteurs, mais par le Saint-Esprit. Pourquoi est-ce que Jésus pose trois fois la question ? Et les trois réponses de Jésus sont différentes. A chaque fois saint Pierre répond : « Oui, je t’aime », mais Jésus, Lui, conclut par trois phrases différentes : la première fois « Sois le berger de mes agneaux », la deuxième fois « Sois le pasteur de mes brebis » et la troisième fois « Sois le berger de mes brebis ». C’est l’Evangile que nous lisons à chaque intronisation du Pape. Le 19 mars, celui-ci a été intronisé avec cet Evangile.


« La lumière est cachée aux sages et révélée aux petits, et parmi ces tout-petits se trouve Pierre, éloigné de tout orgueil. Il porte bien le nom de Simon qui veut dire « celui qui écoute », il porte bien le nom de fils de Iohanan, fils de Jean, qui signifie « la grâce de Dieu », parce que c’est la grâce de Dieu qui l’a transformé en écoute, qui lui donne d’écouter et de n’être qu’écoute. Le bonheur de Pierre est avant tout une question de connaissance de foi et de charité. De ces deux vertus, l’une vient en premier lieu et l’autre est la plus importante de toutes. Le Seigneur les a requises toutes les deux pour Pierre : la foi lorsqu’il lui remit les clés, la charité lorsqu’il lui confia ses brebis. Au moment de lui remettre les clés, Jésus l’interroge sur sa foi : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » et Pierre a répondu ce jour-là : « Tu es le Christ, tu es le Fils de Dieu, tu es le Dieu vivant ». Et au moment de lui confier ses brebis, le Seigneur l’a interrogé sur sa charité : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » et lui avait répondu : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». Plus spécialement en ce qui concerne la foi de Pierre, on peut juger de sa grande qualité par cette réponse : « Tu es le Christ ». Cette foi immense, le Seigneur ne la laissa pas périr dans aucune des épreuves qu’il a traversées. Même si à un certain moment Pierre a hésité, ce qui lui a valu ce reproche du Seigneur : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? », sa foi est toujours revenue à sa première fermeté. »


Quand un Pape est élu, c’est toujours dans un contexte effroyable. On m’avait donné à lire hier la vie du Pape saint Léon IX, un Pape français, alsacien, que l’on voit au Mont sainte Odile dans les fresques. Dès que vous voyez un texte du Pape saint Léon IX, tout de suite prenez-le.


Quarante ans après l’an 1000, l’Eglise était dans le même état qu’aujourd’hui. Les évêques, les prêtres, les chrétiens étaient dans un état épouvantable. Presque tous les prêtres étaient mariés alors que c’était totalement interdit, les évêques pratiquaient la simonie, il y avait trois Papes (ce n’était pas à l’époque des Papes d’Avignon où il y avait eu trois Papes aussi, autour de 1400, là c’était l’an 1000). Lui, quand il est né, il avait des stigmates sur son corps de bébé. Les seuls textes des Papes qui nous sont donnés dans l’Office de Matines et qui nourrissent toute l’Eglise de manière inouïe sont ceux du Pape français saint Léon IX.


« On te mènera là où tu ne voudrais pas aller », alors, nommé Pape au milieu de tout ce désastre, il a passé son temps à aller à droite, à gauche, à marcher à pieds, il refusait d’être le Pontife qui arrivait dans un trône, il allait à Rome, il allait à Padoue, il allait à Pise, il allait en France, il allait en Allemagne, il est allé faire des Conciles partout, pour destituer tous ces évêques qui pratiquaient la simonie et l’adultère public. Il était le seul catholique au milieu de la terre ! Il y a Marie, il y a le Pape et il y a les stigmates substantiels du Christ : ce sont les trois qui demeurent. Et il faut voir les sermons qu’il faisait ! On se demande comment cet homme qui était attaqué par des soldats… Il y avait des guerres, et bien sûr des Français armés venaient pour le protéger, alors il voyait tous ces Français qui étaient massacrés à coups de glaive devant lui, le sang jaillissait sur lui, et après il faisait un sermon sur la paix, sur la Très Sainte Trinité, ces sermons que nous avons encore aujourd’hui. Il faut voir le contexte dans lequel il a donné ces enseignements divins ! Il était au Ciel et pourtant il était tout le temps sur le front, humainement on aurait dit : « C’est un homme de guerre ». Et à la fin de son pontificat (il est mort assez jeune, vers cinquante ans), le clergé était restauré. Ce n’est pas parce qu’il avait parlé avec untel ou untel cinquante ou soixante-dix fois, non, il avait fait tout ce qu’il avait pu, le Seigneur a multiplié les pains et les poissons et tout a été restauré.


La prière du Saint-Père, la prière de l’Eglise, la prière de l’infaillibilité, c’est important. Nous sommes en plein renversement meshomique, c’est bien plus tragique que le délabrement qu’il y avait au 11ème siècle, ou la catastrophe qu’il y a eu au 15ème. C’est plus tragique parce que finalement ça ne scandalise personne. Nous nous y sommes habitués, nous ne sommes pas scandalisés du tout.


« On te mènera où tu ne voudrais pas aller » : quand le Pape saint Léon parle, on voit bien que c’est quelqu’un qui ne veut qu’être au Ciel, et pourtant il est obligé de sortir et d’aller restaurer, de dire : « Non, vous ne pouvez pas faire ça, vous êtes destitué, vous n’êtes plus prêtre, vous n’êtes plus évêque ». Il y allait à pieds ! Evidemment, avant d’arriver à destination, les empereurs envoyaient des soldats pour dire : « Vous n’irez pas, ne nous cassez pas les pieds avec vos histoires ! » Il ne vivait que de Dieu, il ne vivait que de la Très Sainte Trinité, avec une clarté ! A chaque fois que je lisais ses paroles (tous les consacrés lisent toutes les nuits l’Office des Lectures et une quinzaine de fois dans l’année c’est le Pape saint Léon qui parle), je me disais : « Mais c’est incroyable ! D’où vient-il ? C’est le Monde Nouveau, le corps spirituel, et c’est d’une clarté, c’est nourrissant, c’est libérant ! » Pourtant le Pape saint Léon était dans un contexte totalement contraire, un contexte qui n’avait rien à voir avec ça. Ce qu’il vivait, c’est ce que vit le Pape d’aujourd’hui. Nous le voyons bien en lisant ses textes.


Il y a une petite histoire quand il était jeune. Il dormait et le démon est venu sur lui. En fait, un crapaud est venu sur son oreiller et l’a agressé. Ça l’a réveillé bien sûr, il a chassé le crapaud qui est tombé du lit, il a appelé, il était blessé. Les gens sont venus, ils ont cherché le crapaud partout, ils ne l’ont pas trouvé, mais le Pape saint Léon a gonflé de manière telle que le matin il devait mourir. Le démon est venu le griffer, sous forme de crapaud. Saint Benoît est apparu (il n’y a que saint Léon qui l’a vu), l’a touché aux endroits griffés et a sucé le venin du démon, comme ça le Pape Léon n’est pas mort.


Evidemment, si vous lisez l’histoire de l’Eglise à la manière de Zwingli ou Calvin, vous allez dire : « Mais c’est effrayant, c’est le Pape de la simonie, le Pape qui faisait la guerre, qui versait le sang », alors que pas du tout ! C’est sûr, les hommes versaient le sang et il était au milieu de tout ça.


Jésus est venu au milieu d’un monde complètement perverti, complètement taré. Dieu est venu dans un monde effroyable, débile.
Ah, bien sûr, il y avait Marie, il y avait l’Immaculée ! Et Il dit au Pape : « Ben Iohanan » : « Fils de Jean ». Jean était là, à la même minute Pierre demande à Jésus : « Et lui, que va-t-il devenir ? » Il y avait Marie, il y avait Jean, il y avait Joseph. Il y avait la contemplation de l’Eglise éternelle, la contemplation de l’Eglise de la fin : il y avait Jean. Jean a été sur la poitrine de Jésus et grâce à cette proximité mariale avec le Cœur de Jésus, il a fait les délices de Jésus au milieu d’un monde totalement ensanglanté. Dieu n’avait pas fait un crapaud rempli de venin, ce n’est pas ce qu’Il avait créé, c’est nous qui avons fait ça. Saint Jean découvre ça, il découvre que c’est nous qui avons fait ça, ce n’est pas Dieu. Dieu, Lui, a créé une création pure : l’Immaculée : c’est ça qui sort du Cœur de Jésus. Ça fait les délices du cœur de Jésus de voir ce retour à la source de Marie à travers la foi de l’Eglise de la fin. Parce que saint Jean est l’Eglise de l’accomplissement final. Et le Pape vient de la fin. Le Pape, l’Immaculée, l’infaillibilité, vient de l’accomplissement de l’Eglise, c’est l’Eglise dans son accomplissement final, c’est un « Fils de Jean », « Ben Iohanan ».


C’est drôlement bien que nous fassions cette prière la nuit pour le Pape Benoît et son unité avec le Pontife romain suprême François, quand nous allons dans l’unité des deux, quand nous nous engloutissons dans l’unité des deux, quand nous allons au-delà de l’unité des deux et quand nous trouvons le fils de Jean, quand nous trouvons la fécondité mariale, la fécondité de celui qui fait les délices de Dieu dans l’amour apostolique du Ciel dans la terre.


L’infaillibilité vient de là. L’infaillibilité ne vient pas de ce que notre religion est différente des autres. L’infaillibilité est une émanation, et l’émanation vient de la création surnaturelle, et la création surnaturelle vient de l’accomplissement de la fin. La plénitude reçue de l’accomplissement final de l’Eglise a engendré l’infaillibilité de l’Eglise jusqu’à Pierre. L’infaillibilité est un pèlerinage descendant. Vous avez tout compris : elle vient de saint Joseph. Le Pape saint Léon l’avait compris, il parle du corps spirituel, de la plénitude reçue. Comme il vit de ça, il peut… Peu importe qu’il soit le Pape à l’époque de saint Pierre, à l’époque de l’an 1000 ou à l’époque de l’an 2000, c’est toujours la même infaillibilité.


Nous prions comme ça aujourd’hui dans cette infaillibilité mais cette fois-ci nous sommes tout proches, nous ne sommes pas à 1000 ans de l’ouverture des temps (l’ouverture des temps n’est pas la fin du monde !), de l’ouverture du cinquième sceau, l’Avertissement. Nous le savons, donc ce que nous faisons en réunissant le fils de Jean, Marie et le Pape dans un seul corps spirituel en nous, dans un nouveau corps spirituel qui bat et qui palpite à l’intérieur de nous pour faire lever la pâte de l’infiniment petit de la création tout entière, c’est ça qui fait que nous sommes, comme Eglise-Epouse, comme membre vivant, corps spirituel vivant de l’Eglise, les engendrants de l’infaillibilité accomplie de l’Eglise de l’au-delà de la fin, de l’éclosion des temps. Le monde ne s’arrêtera pas avec ça, mais le temps de l’Anti-Christ oui. C’est depuis février que nous prions avec cette intention, alors que depuis deux ans, chaque mois c’était différent. Jésus nous a choisis dès l’enfance pour être le Pape, pour être semblables à l’Eglise accomplie dans la plénitude reçue de son accomplissement final, et plus nous nous rapprochons du cœur de cette fusion nucléaire divine, plus nous nous rapprochons du Pape saint Léon, du Pape tout court, du Père.


Les Papes ont toujours essayé de nous expliquer ça parce qu’eux-mêmes le comprenaient. Vous voyez ce que vient de dire le Pape Innocent : Pierre a été choisi parce qu’il est le plus petit de tous. Il écoute, il est tout petit. Et lui-même sait qu’il est Pape, il sait qu’il est petit, il le voit bien.


Nous avons été choisis au milieu du monde parce que Jésus est le Dieu unique, Jésus est l’unique présence éternelle de Dieu et nous sommes l’unique présence éternelle de Dieu parce qu’il n’y a aucune différence entre Jésus et nous. Il n’y a pas deux, il n’y a pas ‘Jésus et nous’, nous sommes Un, nous sommes le Pape, nous sommes le Père. Le Père est en Jésus, Jésus est le Père, Jésus est dans le Père et le Père est Jésus, Jésus est le Père, enfin Jésus est Dieu et le Père est Dieu et Dieu est le Père, Dieu est dans le Père et nous sommes Un.


Nous sommes créés à partir de l’éternité accomplie de la fin et sa plénitude reçue. Le démon est rentré dans le temps, les anges démoniaques sont rentrés dans le temps avant la création de l’homme et de la femme. Comme ils sont rentrés dans le temps, ils ont fait en sorte que nous vivions de notre union à Dieu dans le temps. Mais Dieu n’est pas dans le temps, et les enfants de Dieu non plus. Les créatures de Dieu ne sont pas dans le temps, les créatures de Dieu sont en Dieu, dans l’éternité. L’éternité est dans l’accomplissement, et l’accomplissement est dans l’acte pur, l’entéléchéia protè comme on dit en grec. Elle est dans la plénitude reçue de l’accomplissement final, elle n’est pas derrière nous. L’acte créateur de Dieu n’est pas dans le temps, l’acte créateur de Dieu est à partir de Dieu. Nous disons : « C’est Dieu qui nous a créés », mais non, Dieu ne nous a pas créés dans le passé, Dieu n’est pas une cause efficiente, Il n’est pas une pichenette. C’est facile à comprendre. Le démon, lui, nous fait vivre de Dieu dans le temps. Nous sommes déchus donc la première connaissance que nous avons de Dieu est de dire : « Dieu nous a créés et dans le futur nous irons vers Dieu », mais ça c’est du bouddhisme. Bouddha n’atteint jamais Dieu, forcément.
« Je vais faire des progrès et de plus en plus je vais m’approcher de Dieu. - Mais non !, tout de suite tu vis de l’accomplissement final de la perfection accomplie universelle finale dans sa plénitude reçue de toute l’Eglise. »


C’est ça qui m’est donné : la gloire au Père et du Fils, à chaque fois que je dis « me voici ». Oui, je respire, il n’y a aucune distance entre cet accomplissement final et moi. C’est ça que je suis. Là, j’échappe au démon parce que je ne suis plus dans le temps. J’échappe à l’histoire. C’est ce que disait le Pape Jean-Paul II : « Tous ces fatras de l’histoire n’existent pas, ce qui existe, c’est la foi ». Il faut être gonflé pour dire ça ! « Mais enfin, il est fou, il est dans son château doré avec ses habits blancs, les bonnes sœurs s’occupent de lui, tout le monde le vénère, qu’est-ce qu’il raconte ? » Il ne disait pas ça pour essayer de convaincre, il disait : « La foi, c’est le réel de Dieu. Ce qu’il faut, c’est la foi. S’il y a la foi, tout est changé, nous échappons au temps, le démon ne peut plus nous tuer, le royaume de la mort disparaît. » C’est un fait : le royaume de la mort disparaît dès que nous sommes dans la foi.


On ne peut pas ne pas voir que le Père nous a donné le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit vit en nous comme Paraclet. Ça fait les délices de Dieu. Nous avons été créés pour faire dès cette terre les délices de Dieu, c’est-à-dire pour qu’il n’y ait pas de séparation : c’est une unité, il n’y a pas le Saint-Esprit et nous, nous sommes Un avec le Paraclet. C’est ça le mystère de Marie, c’est ça la foi immaculée, l’infaillibilité, l’accomplissement, la plénitude reçue : c’est l’au-delà de l’unité avec le Paraclet, ce sont les délices de Dieu. La foi que Dieu nous a donnée, le baptême, les sacrements, dépassent complètement notre existence, saisissent notre existence de l’intérieur et font que nous sommes un être nouveau. C’est Dieu Lui-même, Engendré éternel de Dieu, et cet Engendré éternel de Dieu, cette Emanation éternelle de Dieu en vérité, c’est le Paraclet. Nous sommes l’Emanation éternelle de Dieu, nous ne faisons pas nombre avec le Saint-Esprit, nous avons été créés pour ça.


Le monde n’a plus aucun poids à côté de celui qui est tout petit et qui a la foi. Le monde entier avec tous ses temps, toutes ses histoires, n’a pas la moindre importance dans la balance par rapport à un petit qui a la foi, qui a cette foi-là, la foi catholique, la foi infaillible, la foi divine, et qui ne fait pas nombre avec le Saint-Esprit. Nous ne sommes pas deux, nous sommes Un. Marie est l’épouse du Paraclet, dans l’au-delà de l’unité des deux elle trouve Dieu, et Dieu le Père est en Dieu : vous avez la Très Sainte Trinité.


Saint Jean vivait de ça, nous le voyons très bien. Alors il faisait les délices du Cœur de Jésus broyé dans Sa passion. Et il fait encore Ses délices aujourd’hui dans la Résurrection. Il fait Ses délices aussi dans l’effacement du Père à l’intérieur du Verbe de Dieu comme Epouse. Il fait Ses délices dans Son unité avec le Paraclet en Marie. Il est l’Eglise catholique, il est lui-même ce que nous sommes.


L’Eglise de l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse est l’Eglise de Iohanan. Regardez les prophéties pour le Pape : la prophétie de saint Bernard et saint Malachie (je vous signale que saint Bernard, c’était vers 1100, donc peu après le Pape saint Léon) dit qu’à partir de là il va y avoir 111 Papes (le 111e Pape est Benoît XVI, le 110e était Jean-Paul II) et il y en a un autre qui n’est pas dans ces 111 mais qui vient là : Pierre le Romain, Pierre II. Celui-ci, François, le conclave l’a désigné le 13 mars : au martyrologe romain, on fête ce jour-là le Bienheureux Pierre II de la Cave. Pierre II est un moine de Salerne de l’an 1200 environ. Celui-ci arrive, et après, plus de Pape dans la prophétie de saint Bernard. Peut-être qu’un autre saint donnera les 111 Papes suivants ? Mais il est sûr que nous avons un petit signe que là, il y a un arrêt. Pourquoi y a-t-il un arrêt ? Nous savons, nous, pourquoi il y a un arrêt : parce qu’il y a le Shiqoutsim Meshomem. Nous savons très bien que le temps va s’ouvrir, qu’il va y avoir l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse. Nous ne sommes pas nés idiots, ni aveugles, ni sourds, nous sommes comme saint Pierre, nous écoutons, comme dit le Pape Innocent III : Simon est « celui qui écoute », le tout-petit écoute, c’est-à-dire qu’il dit : « Me voici : shemem. J’écoute : shma, et je suis prêt. Dans le silence, j’écoute : shma, shemem : me voici » et du coup il y a la Présence de Dieu, Shem, le Nom d’Elohim. Voilà ce que c’est que le Pape, pour le Pape Innocent III. Nous ne sommes pas idiots, donc nous voyons bien que le temps va s’ouvrir, cinquième sceau de l’Apocalypse, ça y est, c’est l’infaillibilité universelle sur la terre, l’infaillibilité de Pierre, de Jean, de Marie, de Joseph, le Monde Nouveau. C’est extraordinaire, cette histoire-là ! Il va y avoir l’ouverture de tous les temps, alléluia ! L’Avertissement, comme on dit, l’Aviso, le cinquième sceau, c’est pour nous.


Cela veut dire que nous sommes la source de l’infaillibilité, nous allons toucher en nous de manière sensible, universelle, reconnue, explicite, la source de l’infaillibilité de Simon ben Iohanan, le principe de l’infaillibilité de Pierre, le principe de l’infaillibilité de l’Eglise accomplie. Alors oui, il ne sera pas seulement le pasteur des brebis, il sera aussi le berger des agneaux et le berger des brebis. Il y aura toujours l’infaillibilité. « Un seul troupeau et un seul pasteur » (Jean 10, 16), après ; pour l’instant ce n’est pas le cas, il n’y a pas un seul troupeau et un seul pasteur.


Dans notre petitesse, nous avons conscience de ça, nous entendons tout à fait ça. Bien sûr le temps est contraire à ça, mais nous entendons parfaitement que le temps va s’ouvrir et que c’est nous qui en sommes le principe et le récepteur. Nous devenons le tabernacle du Paraclet et de la sponsalité incréée de l’Eglise et de l’au-delà de l’Eglise glorieuse avec le Paraclet. Nous en sommes le tabernacle et comme ça tous les instants vont échapper au temps à travers la foi de l’Eglise du Monde Nouveau du cinquième sceau de l’Apocalypse. L’Eglise du cinquième sceau de l’Apocalypse est une Eglise qui échappe à l’opacité invincible du temps. Nous sommes tout à fait d’accord, nous le comprenons, nous le savons, nous prions pour ça, nous sommes récepteurs, nous laissons le Saint-Esprit nous le montrer et nous en vivons par anticipation. Cette communion avec le Saint-Père est quelque chose de très grand dans le Cœur de Marie dans l’Apocalypse de Jean. C’est quelque chose de très nécessaire, de très important, ce n’est pas du tout une spiritualité parmi d’autres, c’est l’impératif de Dieu, c’est le commandement de Dieu, c’est le principe de Dieu pour aujourd’hui.


Dernière édition par Jeannedelamontagne le Ven 30 Juin 2017 - 2:30, édité 2 fois

Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Isabelle-Marie le Jeu 29 Juin 2017 - 23:43

@Jeannedelamontagne a écrit:

En cette Solennité de Saint Pierre et Saint Paul, les deux piliers de l'Eglise, les colonnes de la foi, cette Homélie du 17 mai 2013, de du père Nathan sur l'évangile de Saint Jean 21, 15-19 

 (Évangile de la messe de la veille au soir de cette Solennité) 




L’infaillibilité







Évangile de Notre-Seigneur Jésus-Christ selon saint Jean (21, 15-19)





Après le repas au bord du lac, Jésus ressuscité dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t’aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m’aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m’aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis. Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi. »


La méditation est du Pape Innocent III.
C’est bien que nous tombions sur l’Évangile du Pape pour notre première synaxe.
Nous ne sommes pas enseignés là-dessus par les Docteurs, mais par le Saint-Esprit. Pourquoi est-ce que Jésus pose trois fois la question ? Et les trois réponses de Jésus sont différentes. A chaque fois saint Pierre répond : « Oui, je t’aime », mais Jésus, Lui, conclut par trois phrases différentes : la première fois « Sois le berger de mes agneaux », la deuxième fois « Sois le pasteur de mes brebis » et la troisième fois « Sois le berger de mes brebis ». C’est l’Evangile que nous lisons à chaque intronisation du Pape. Le 19 mars, celui-ci a été intronisé avec cet Evangile.


« La lumière est cachée aux sages et révélée aux petits, et parmi ces tout-petits se trouve Pierre, éloigné de tout orgueil. Il porte bien le nom de Simon qui veut dire « celui qui écoute », il porte bien le nom de fils de Iohanan, fils de Jean, qui signifie « la grâce de Dieu », parce que c’est la grâce de Dieu qui l’a transformé en écoute, qui lui donne d’écouter et de n’être qu’écoute. Le bonheur de Pierre est avant tout une question de connaissance de foi et de charité. De ces deux vertus, l’une vient en premier lieu et l’autre est la plus importante de toutes. Le Seigneur les a requises toutes les deux pour Pierre : la foi lorsqu’il lui remit les clés, la charité lorsqu’il lui confia ses brebis. Au moment de lui remettre les clés, Jésus l’interroge sur sa foi : « Et vous, qui dites-vous que je suis ? » et Pierre a répondu ce jour-là : « Tu es le Christ, tu es le Fils de Dieu, tu es le Dieu vivant ». Et au moment de lui confier ses brebis, le Seigneur l’a interrogé sur sa charité : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ceux-ci ? » et lui avait répondu : « Seigneur, tu sais bien que je t’aime ». Plus spécialement en ce qui concerne la foi de Pierre, on peut juger de sa grande qualité par cette réponse : « Tu es le Christ ». Cette foi immense, le Seigneur ne la laissa pas périr dans aucune des épreuves qu’il a traversées. Même si à un certain moment Pierre a hésité, ce qui lui a valu ce reproche du Seigneur : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? », sa foi est toujours revenue à sa première fermeté. »


Quand un Pape est élu, c’est toujours dans un contexte effroyable. On m’avait donné à lire hier la vie du Pape saint Léon IX, un Pape français, alsacien, que l’on voit au Mont sainte Odile dans les fresques. Dès que vous voyez un texte du Pape saint Léon IX, tout de suite prenez-le.


Quarante ans après l’an 1000, l’Eglise était dans le même état qu’aujourd’hui. Les évêques, les prêtres, les chrétiens étaient dans un état épouvantable. Presque tous les prêtres étaient mariés alors que c’était totalement interdit, les évêques pratiquaient la simonie, il y avait trois Papes (ce n’était pas à l’époque des Papes d’Avignon où il y avait eu trois Papes aussi, autour de 1400, là c’était l’an 1000). Lui, quand il est né, il avait des stigmates sur son corps de bébé. Les seuls textes des Papes qui nous sont donnés dans l’Office de Matines et qui nourrissent toute l’Eglise de manière inouïe sont ceux du Pape français saint Léon IX.


« On te mènera là où tu ne voudrais pas aller », alors, nommé Pape au milieu de tout ce désastre, il a passé son temps à aller à droite, à gauche, à marcher à pieds, il refusait d’être le Pontife qui arrivait dans un trône, il allait à Rome, il allait à Padoue, il allait à Pise, il allait en France, il allait en Allemagne, il est allé faire des Conciles partout, pour destituer tous ces évêques qui pratiquaient la simonie et l’adultère public. Il était le seul catholique au milieu de la terre ! Il y a Marie, il y a le Pape et il y a les stigmates substantiels du Christ : ce sont les trois qui demeurent. Et il faut voir les sermons qu’il faisait ! On se demande comment cet homme qui était attaqué par des soldats… Il y avait des guerres, et bien sûr des Français armés venaient pour le protéger, alors il voyait tous ces Français qui étaient massacrés à coups de glaive devant lui, le sang jaillissait sur lui, et après il faisait un sermon sur la paix, sur la Très Sainte Trinité, ces sermons que nous avons encore aujourd’hui. Il faut voir le contexte dans lequel il a donné ces enseignements divins ! Il était au Ciel et pourtant il était tout le temps sur le front, humainement on aurait dit : « C’est un homme de guerre ». Et à la fin de son pontificat (il est mort assez jeune, vers cinquante ans), le clergé était restauré. Ce n’est pas parce qu’il avait parlé avec untel ou untel cinquante ou soixante-dix fois, non, il avait fait tout ce qu’il avait pu, le Seigneur a multiplié les pains et les poissons et tout a été restauré.


La prière du Saint-Père, la prière de l’Eglise, la prière de l’infaillibilité, c’est important. Nous sommes en plein renversement meshomique, c’est bien plus tragique que le délabrement qu’il y avait au 11ème siècle, ou la catastrophe qu’il y a eu au 15ème. C’est plus tragique parce que finalement ça ne scandalise personne. Nous nous y sommes habitués, nous ne sommes pas scandalisés du tout.


« On te mènera où tu ne voudrais pas aller » : quand le Pape saint Léon parle, on voit bien que c’est quelqu’un qui ne veut qu’être au Ciel, et pourtant il est obligé de sortir et d’aller restaurer, de dire : « Non, vous ne pouvez pas faire ça, vous êtes destitué, vous n’êtes plus prêtre, vous n’êtes plus évêque ». Il y allait à pieds ! Evidemment, avant d’arriver à destination, les empereurs envoyaient des soldats pour dire : « Vous n’irez pas, ne nous cassez pas les pieds avec vos histoires ! » Il ne vivait que de Dieu, il ne vivait que de la Très Sainte Trinité, avec une clarté ! A chaque fois que je lisais ses paroles (tous les consacrés lisent toutes les nuits l’Office des Lectures et une quinzaine de fois dans l’année c’est le Pape saint Léon qui parle), je me disais : « Mais c’est incroyable ! D’où vient-il ? C’est le Monde Nouveau, le corps spirituel, et c’est d’une clarté, c’est nourrissant, c’est libérant ! » Pourtant le Pape saint Léon était dans un contexte totalement contraire, un contexte qui n’avait rien à voir avec ça. Ce qu’il vivait, c’est ce que vit le Pape d’aujourd’hui. Nous le voyons bien en lisant ses textes.


Il y a une petite histoire quand il était jeune. Il dormait et le démon est venu sur lui. En fait, un crapaud est venu sur son oreiller et l’a agressé. Ça l’a réveillé bien sûr, il a chassé le crapaud qui est tombé du lit, il a appelé, il était blessé. Les gens sont venus, ils ont cherché le crapaud partout, ils ne l’ont pas trouvé, mais le Pape saint Léon a gonflé de manière telle que le matin il devait mourir. Le démon est venu le griffer, sous forme de crapaud. Saint Benoît est apparu (il n’y a que saint Léon qui l’a vu), l’a touché aux endroits griffés et a sucé le venin du démon, comme ça le Pape Léon n’est pas mort.


Evidemment, si vous lisez l’histoire de l’Eglise à la manière de Zwingli ou Calvin, vous allez dire : « Mais c’est effrayant, c’est le Pape de la simonie, le Pape qui faisait la guerre, qui versait le sang », alors que pas du tout ! C’est sûr, les hommes versaient le sang et il était au milieu de tout ça.


Jésus est venu au milieu d’un monde complètement perverti, complètement taré. Dieu est venu dans un monde effroyable, débile.
Ah, bien sûr, il y avait Marie, il y avait l’Immaculée ! Et Il dit au Pape : « Ben Iohanan » : « Fils de Jean ». Jean était là, à la même minute Pierre demande à Jésus : « Et lui, que va-t-il devenir ? » Il y avait Marie, il y avait Jean, il y avait Joseph. Il y avait la contemplation de l’Eglise éternelle, la contemplation de l’Eglise de la fin : il y avait Jean. Jean a été sur la poitrine de Jésus et grâce à cette proximité mariale avec le Cœur de Jésus, il a fait les délices de Jésus au milieu d’un monde totalement ensanglanté. Dieu n’avait pas fait un crapaud rempli de venin, ce n’est pas ce qu’Il avait créé, c’est nous qui avons fait ça. Saint Jean découvre ça, il découvre que c’est nous qui avons fait ça, ce n’est pas Dieu. Dieu, Lui, a créé une création pure : l’Immaculée : c’est ça qui sort du Cœur de Jésus. Ça fait les délices du cœur de Jésus de voir ce retour à la source de Marie à travers la foi de l’Eglise de la fin. Parce que saint Jean est l’Eglise de l’accomplissement final. Et le Pape vient de la fin. Le Pape, l’Immaculée, l’infaillibilité, vient de l’accomplissement de l’Eglise, c’est l’Eglise dans son accomplissement final, c’est un « Fils de Jean », « Ben Iohanan ».


C’est drôlement bien que nous fassions cette prière la nuit pour le Pape Benoît et son unité avec le Pontife romain suprême François, quand nous allons dans l’unité des deux, quand nous nous engloutissons dans l’unité des deux, quand nous allons au-delà de l’unité des deux et quand nous trouvons le fils de Jean, quand nous trouvons la fécondité mariale, la fécondité de celui qui fait les délices de Dieu dans l’amour apostolique du Ciel dans la terre.


L’infaillibilité vient de là. L’infaillibilité ne vient pas de ce que notre religion est différente des autres. L’infaillibilité est une émanation, et l’émanation vient de la création surnaturelle, et la création surnaturelle vient de l’accomplissement de la fin. La plénitude reçue de l’accomplissement final de l’Eglise a engendré l’infaillibilité de l’Eglise jusqu’à Pierre. L’infaillibilité est un pèlerinage descendant. Vous avez tout compris : elle vient de saint Joseph. Le Pape saint Léon l’avait compris, il parle du corps spirituel, de la plénitude reçue. Comme il vit de ça, il peut… Peu importe qu’il soit le Pape à l’époque de saint Pierre, à l’époque de l’an 1000 ou à l’époque de l’an 2000, c’est toujours la même infaillibilité.


Nous prions comme ça aujourd’hui dans cette infaillibilité mais cette fois-ci nous sommes tout proches, nous ne sommes pas à 1000 ans de l’ouverture des temps (l’ouverture des temps n’est pas la fin du monde !), de l’ouverture du cinquième sceau, l’Avertissement. Nous le savons, donc ce que nous faisons en réunissant le fils de Jean, Marie et le Pape dans un seul corps spirituel en nous, dans un nouveau corps spirituel qui bat et qui palpite à l’intérieur de nous pour faire lever la pâte de l’infiniment petit de la création tout entière, c’est ça qui fait que nous sommes, comme Eglise-Epouse, comme membre vivant, corps spirituel vivant de l’Eglise, les engendrants de l’infaillibilité accomplie de l’Eglise de l’au-delà de la fin, de l’éclosion des temps. Le monde ne s’arrêtera pas avec ça, mais le temps de l’Anti-Christ oui. C’est depuis février que nous prions avec cette intention, alors que depuis deux ans, chaque mois c’était différent. Jésus nous a choisis dès l’enfance pour être le Pape, pour être semblables à l’Eglise accomplie dans la plénitude reçue de son accomplissement final, et plus nous nous rapprochons du cœur de cette fusion nucléaire divine, plus nous nous rapprochons du Pape saint Léon, du Pape tout court, du Père.


Les Papes ont toujours essayé de nous expliquer ça parce qu’eux-mêmes le comprenaient. Vous voyez ce que vient de dire le Pape Innocent : Pierre a été choisi parce qu’il est le plus petit de tous. Il écoute, il est tout petit. Et lui-même sait qu’il est Pape, il sait qu’il est petit, il le voit bien.


Nous avons été choisis au milieu du monde parce que Jésus est le Dieu unique, Jésus est l’unique présence éternelle de Dieu et nous sommes l’unique présence éternelle de Dieu parce qu’il n’y a aucune différence entre Jésus et nous. Il n’y a pas deux, il n’y a pas ‘Jésus et nous’, nous sommes Un, nous sommes le Pape, nous sommes le Père. Le Père est en Jésus, Jésus est le Père, Jésus est dans le Père et le Père est Jésus, Jésus est le Père, enfin Jésus est Dieu et le Père est Dieu et Dieu est le Père, Dieu est dans le Père et nous sommes Un.


Nous sommes créés à partir de l’éternité accomplie de la fin et sa plénitude reçue. Le démon est rentré dans le temps, les anges démoniaques sont rentrés dans le temps avant la création de l’homme et de la femme. Comme ils sont rentrés dans le temps, ils ont fait en sorte que nous vivions de notre union à Dieu dans le temps. Mais Dieu n’est pas dans le temps, et les enfants de Dieu non plus. Les créatures de Dieu ne sont pas dans le temps, les créatures de Dieu sont en Dieu, dans l’éternité. L’éternité est dans l’accomplissement, et l’accomplissement est dans l’acte pur, l’entéléchéia protè comme on dit en grec. Elle est dans la plénitude reçue de l’accomplissement final, elle n’est pas derrière nous. L’acte créateur de Dieu n’est pas dans le temps, l’acte créateur de Dieu est à partir de Dieu. Nous disons : « C’est Dieu qui nous a créés », mais non, Dieu ne nous a pas créés dans le passé, Dieu n’est pas une cause efficiente, Il n’est pas une pichenette. C’est facile à comprendre. Le démon, lui, nous fait vivre de Dieu dans le temps. Nous sommes déchus donc la première connaissance que nous avons de Dieu est de dire : « Dieu nous a créés et dans le futur nous irons vers Dieu », mais ça c’est du bouddhisme. Bouddha n’atteint jamais Dieu, forcément.
« Je vais faire des progrès et de plus en plus je vais m’approcher de Dieu. - Mais non !, tout de suite tu vis de l’accomplissement final de la perfection accomplie universelle finale dans sa plénitude reçue de toute l’Eglise. »


C’est ça qui m’est donné : la gloire au Père et du Fils, à chaque fois que je dis « me voici ». Oui, je respire, il n’y a aucune distance entre cet accomplissement final et moi. C’est ça que je suis. Là, j’échappe au démon parce que je ne suis plus dans le temps. J’échappe à l’histoire. C’est ce que disait le Pape Jean-Paul II : « Tous ces fatras de l’histoire n’existent pas, ce qui existe, c’est la foi ». Il faut être gonflé pour dire ça ! « Mais enfin, il est fou, il est dans son château doré avec ses habits blancs, les bonnes sœurs s’occupent de lui, tout le monde le vénère, qu’est-ce qu’il raconte ? » Il ne disait pas ça pour essayer de convaincre, il disait : « La foi, c’est le réel de Dieu. Ce qu’il faut, c’est la foi. S’il y a la foi, tout est changé, nous échappons au temps, le démon ne peut plus nous tuer, le royaume de la mort disparaît. » C’est un fait : le royaume de la mort disparaît dès que nous sommes dans la foi.


On ne peut pas ne pas voir que le Père nous a donné le Saint-Esprit. Le Saint-Esprit vit en nous comme Paraclet. Ça fait les délices de Dieu. Nous avons été créés pour faire dès cette terre les délices de Dieu, c’est-à-dire pour qu’il n’y ait pas de séparation : c’est une unité, il n’y a pas le Saint-Esprit et nous, nous sommes Un avec le Paraclet. C’est ça le mystère de Marie, c’est ça la foi immaculée, l’infaillibilité, l’accomplissement, la plénitude reçue : c’est l’au-delà de l’unité avec le Paraclet, ce sont les délices de Dieu. La foi que Dieu nous a donnée, le baptême, les sacrements, dépassent complètement notre existence, saisissent notre existence de l’intérieur et font que nous sommes un être nouveau. C’est Dieu Lui-même, Engendré éternel de Dieu, et cet Engendré éternel de Dieu, cette Emanation éternelle de Dieu en vérité, c’est le Paraclet. Nous sommes l’Emanation éternelle de Dieu, nous ne faisons pas nombre avec le Saint-Esprit, nous avons été créés pour ça.


Le monde n’a plus aucun poids à côté de celui qui est tout petit et qui a la foi. Le monde entier avec tous ses temps, toutes ses histoires, n’a pas la moindre importance dans la balance par rapport à un petit qui a la foi, qui a cette foi-là, la foi catholique, la foi infaillible, la foi divine, et qui ne fait pas nombre avec le Saint-Esprit. Nous ne sommes pas deux, nous sommes Un. Marie est l’épouse du Paraclet, dans l’au-delà de l’unité des deux elle trouve Dieu, et Dieu le Père est en Dieu : vous avez la Très Sainte Trinité.


Saint Jean vivait de ça, nous le voyons très bien. Alors il faisait les délices du Cœur de Jésus broyé dans Sa passion. Et il fait encore Ses délices aujourd’hui dans la Résurrection. Il fait Ses délices aussi dans l’effacement du Père à l’intérieur du Verbe de Dieu comme Epouse. Il fait Ses délices dans Son unité avec le Paraclet en Marie. Il est l’Eglise catholique, il est lui-même ce que nous sommes.


L’Eglise de l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse est l’Eglise de Iohanan. Regardez les prophéties pour le Pape : la prophétie de saint Bernard et saint Malachie (je vous signale que saint Bernard, c’était vers 1100, donc peu après le Pape saint Léon) dit qu’à partir de là il va y avoir 111 Papes (le 111e Pape est Benoît XVI, le 110e était Jean-Paul II) et il y en a un autre qui n’est pas dans ces 111 mais qui vient là : Pierre le Romain, Pierre II. Celui-ci, François, le conclave l’a désigné le 13 mars : au martyrologe romain, on fête ce jour-là le Bienheureux Pierre II de la Cave. Pierre II est un moine de Salerne de l’an 1200 environ. Celui-ci arrive, et après, plus de Pape dans la prophétie de saint Bernard. Peut-être qu’un autre saint donnera les 111 Papes suivants ? Mais il est sûr que nous avons un petit signe que là, il y a un arrêt. Pourquoi y a-t-il un arrêt ? Nous savons, nous, pourquoi il y a un arrêt : parce qu’il y a le Shiqoutsim Meshomem. Nous savons très bien que le temps va s’ouvrir, qu’il va y avoir l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse. Nous ne sommes pas nés idiots, ni aveugles, ni sourds, nous sommes comme saint Pierre, nous écoutons, comme dit le Pape Innocent III : Simon est « celui qui écoute », le tout-petit écoute, c’est-à-dire qu’il dit : « Me voici : shemem. J’écoute : shma, et je suis prêt. Dans le silence, j’écoute : shma, shemem : me voici » et du coup il y a la Présence de Dieu, Shem, le Nom d’Elohim. Voilà ce que c’est que le Pape, pour le Pape Innocent III. Nous ne sommes pas idiots, donc nous voyons bien que le temps va s’ouvrir, cinquième sceau de l’Apocalypse, ça y est, c’est l’infaillibilité universelle sur la terre, l’infaillibilité de Pierre, de Jean, de Marie, de Joseph, le Monde Nouveau. C’est extraordinaire, cette histoire-là ! Il va y avoir l’ouverture de tous les temps, alléluia ! L’Avertissement, comme on dit, l’Aviso, le cinquième sceau, c’est pour nous.


Cela veut dire que nous sommes la source de l’infaillibilité, nous allons toucher en nous de manière sensible, universelle, reconnue, explicite, la source de l’infaillibilité de Simon ben Iohanan, le principe de l’infaillibilité de Pierre, le principe de l’infaillibilité de l’Eglise accomplie. Alors oui, il ne sera pas seulement le pasteur des brebis, il sera aussi le berger des agneaux et le berger des brebis. Il y aura toujours l’infaillibilité. « Un seul troupeau et un seul pasteur » (Jean 10, 16), après ; pour l’instant ce n’est pas le cas, il n’y a pas un seul troupeau et un seul pasteur.


Dans notre petitesse, nous avons conscience de ça, nous entendons tout à fait ça. Bien sûr le temps est contraire à ça, mais nous entendons parfaitement que le temps va s’ouvrir et que c’est nous qui en sommes le principe et le récepteur. Nous devenons le tabernacle du Paraclet et de la sponsalité incréée de l’Eglise et de l’au-delà de l’Eglise glorieuse avec le Paraclet. Nous en sommes le tabernacle et comme ça tous les instants vont échapper au temps à travers la foi de l’Eglise du Monde Nouveau du cinquième sceau de l’Apocalypse. L’Eglise du cinquième sceau de l’Apocalypse est une Eglise qui échappe à l’opacité invincible du temps. Nous sommes tout à fait d’accord, nous le comprenons, nous le savons, nous prions pour ça, nous sommes récepteurs, nous laissons le Saint-Esprit nous le montrer et nous en vivons par anticipation. Cette communion avec le Saint-Père est quelque chose de très grand dans le Cœur de Marie dans l’Apocalypse de Jean. C’est quelque chose de très nécessaire, de très important, ce n’est pas du tout une spiritualité parmi d’autres, c’est l’impératif de Dieu, c’est le commandement de Dieu, c’est le principe de Dieu pour aujourd’hui.


Merci!
avatar
Isabelle-Marie
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 1546
Localisation : France
Inscription : 15/07/2016

Revenir en haut Aller en bas

L'oraison dans la cinquième demeure et l'ouverture du cinquième sceau

Message par Jeannedelamontagne le Sam 8 Juil 2017 - 16:32

Enseignement de père Patrick Nathan Predicateur pendant les sessions AGAPE en 2011 et 2012,





pour nous stimuler et donner le courage de persévérer dans l'oraison par la fidèlité!




L'Oraison dans la cinquième demeure et l'ouverture du cinquième sceau de l'Apocalypse





C’est à partir du dedans de la cinquième demeure que la première Personne de la Très Sainte trinité est autorisée par celui qui a la foi dans le souffle du Saint-Esprit, et donne sous le souffle du Saint-Esprit, dans la foi, dans la lumière, au Père de faire le travail du septième jour.
Jusqu’à la cinquième demeure, c’est comme si le disciple du Christ, le membre vivant de Jésus vivant, la harpe du Saint-Esprit n’avait pas encore donné la permission au Père d’opérer la transformation qu’Il attend de son fils entier et vivant. Transformation qu’Il ne peut pas faire dans son Fils Jésus substantiellement incréé et hypostatiquement glorifié. Il ne peut la faire que dans Jésus vivant entier dans les membres vivants de son Corps mystique vivant.
La cinquième demeure fait que nous sommes saisis et que au-delà de la plénitude du Christ vivant et entier, nous sommes comme passant à travers l’ouverture gigantesque de déchirure de son Union hypostatique pour rentrer dans le Père partout présent, dans l’Omniprésent, dans le Saint des Saints, et aussi dans la première Personne de la Très Sainte Trinité en un seul acte de pénétration dans le Père. Et pour cela il faut qu’il y ait quelque chose qui s’opère et qui fait que nous sommes saisis, emportés au-delà, dans ce qu’on appelle, dans la théologie de la prière, la doctrine catholique de l’Eglise de la prière, dans ce qu’on appelle le vol de l’esprit. Les puissances spirituelles de notre âme sont saisies, emportées. Il y a quelque chose de la mort de Jésus sur la croix qui s’opère dans l’oraison de la cinquième demeure, ou, un petit peu, il y a quelque chose de la Dormition de Marie qui s’opère.
Et le Père en toute présence personnelle, en toute Paternité vivante où Il se trouve, en tout Saint des Saints, et ainsi dans l’Omniprésence, ainsi dans son Eternité glorieuse, peut commencer à travailler. Alors Il donne vie éternelle, consolation, c’est-à-dire le Paraclet.
Parce qu’au-delà de la quatrième demeure, lorsque nous rentrons dans les frontières de la cinquième demeure, nous sommes aux portes du don du Paraclet, et nous allons au-delà, très au-delà des charismes de la troisième demeure, au-delà, très au-delà des sept dons du Saint-Esprit dans la quatrième demeure. Nous sommes aux frontières de l’universalité du don de l’Esprit-Saint dans sa subsistance incréée de Personne, dans sa sponsalité du don, dans le don de Lui-même tout entier comme Personne divine dans l’universalité du Corps mystique entier vivant du Verbe de Dieu ouvert dans le Père. Alors à ce moment-là le Paraclet est donné dans notre corps spirituel. Et ça, c’est une transformation qui ne peut pas venir de nous.
C’est pour ça que (…) donne vie, (…) c’est la vie éternelle du Père. Il y a Paraclet Consolation, Amour éternel et personnel de Dieu.
Dans la cinquième demeure, nous sommes comme transformés en instrument d’éternité dans la chair qui est la nôtre dans le temps de l’Eglise. C’est évidemment ça la vie chrétienne. Parce que toutes les autres qualités d’amour, nous les trouvons partout. Mais l’amour du Père, première Personne de la Très Sainte Trinité, lorsqu’il peut faire ce travail ? Ergon tou Théou, le travail du Père, la transformation, puisque le travail est une transformation de la matière. Alors la cinquième demeure, c’est (…) comme ça, transpercé de tes flèches dans le Cœur immaculé de Marie, dans le livre ouvert de l’au-delà de la Résurrection. De l’au-delà de la Résurrection, parce que la Résurrection elle-même est déchirée en deux pour laisser passer le don du Paraclet.
C’est très important de saisir ça. La différence entre le paradis et… à cause du péché originel nous avons perdu la perception, la compréhension, la contemplation de cette vérité, la pénétration, la transformation dans cette transverbération, cette vérité-là, celui du ciel de la Résurrection et celui du ciel du Père. Les plus hautes profondeurs spirituelles de la Paternité incréée de Dieu, c’est dans son intimité. Et le Père n’est jamais envoyé, le Père est là.
C’est un travail qui se fait dans la cinquième demeure. Cette transformation-là réalise la transformation parfaite de la volonté de Dieu sur l’existence de notre chair dans la lumière, de notre chair dans l’amour et le feu éternel d’amour, notre l’existence dans la liberté spirituelle divine, image-ressemblance et parfaite participation à la liberté spirituelle incréée de Dieu. Et ceci est dans notre mémoire de Dieu.
C’est pourquoi Jésus dit : « Faites ceci en zikaron ni, en mémoire de moi ». La mémoire de Dieu dans l’union hypostatique de Jésus, c’est cette mémoire qui ne cesse jamais d’être transformée par le Père dans le Paraclet en Lui tout au long du parcours de la foi immaculée de Marie avec Lui. C’est ça la mémoire de l’union hypostatique de Jésus, extraordinaire Memoria Dei de Jésus qui ne quitte jamais le Père et qui va être dans une unité substantielle personnelle avec le Père autant que dans l’éternité du Verbe à travers toutes les présences paternelles créatrices de Dieu dans chaque être humain, voyant le Père à travers le visage de chaque être humain. Et Il ne passera désormais plus, à partir de son incarnation, pour rejoindre le Père, qu’à travers chaque être humain où le Père est présent dans le Saint des Saints de la Paternité incréée éternelle d’amour et de lumière. Et en premier bien-sûr Marie. En premier, absolument premier, l’unité de Marie et de Joseph. En tout premier son père, comme dit saint Vincent de Paul.
Il faut reprendre toujours la transgression originelle.
Le Verbe de Dieu a pris chair dans la Vierge Marie. Son union hypostatique, le travail du Père en Lui, en Marie, en Joseph, ont opéré jusqu’au bout, jusqu’à l’accomplissement de tout et de sa victimation éternelle d’amour dans la chair, la possibilité du baptême. Et le baptême est, si je puis dure, cette plongée dans l’œuvre victimale éternelle d’amour de Jésus, Marie et Joseph dans l’au-delà de la Résurrection, cette capacité que Jésus fait peut nous catapulter jusque dans le sein du Père dans ce baptême. C’est le baptême qui vient réparer, ce n’est pas réparer d’ailleurs, qui vient permettre qu’il y ait une… c’est plus qu’une réparation, c’est plus qu’un rachat, c’est la création d’un Monde nouveau dans notre corps, dans notre chair, dans notre sang, dans notre esprit, dans nos puissances spirituelles, dans notre lumière, dans notre contemplation, dans notre vie, dans notre transformation, dans notre sanctification, dans notre vocation éternelle d’amour et de lumière. Il y a une création d’une liberté nouvelle qui vient pour ainsi dire centupler – il faudrait dire millupler : l’Immaculée Conception, c’est mille – notre pouvoir spirituel parfait des origines. C’est le baptême qui fait ça.
La dernière transgression pour laquelle le Père nous attend dans la cinquième demeure, ce n’est pas le baptême qui vient la réparer. Regardez bien, le baptême, bien-sûr, le baptême va se vivre dans le fruit du baptême. Si nous vivons du baptême dans le fruit divin de la lumière de ce Monde nouveau qui émane du baptême de la mort et de la Résurrection de Jésus dans l’universalité de la Jérusalem qui est en nous dans notre corps originel, dans notre cœur divin d’amour, dans notre lumière contemplative, dans notre assimilation en Dieu, alors bien-sûr nous pouvons être transformés jusqu’à la transformation ultime du mariage spirituel de l’humanité toute entière à travers nous, comme l’a fait Marie à la Dormition. Le baptême, c’est sûr, est quelque chose d’extraordinaire.
Et il a fallu à la suite du péché originel la promesse tout de suite, nous le voyons dans la Genèse, la promesse du baptême. Nous avons abandonné le mouvement éternel d’amour de Dieu, c’est ça le péché originel, pour rentrer dans notre cœur humain d’amour. Par là le péché originel est un péché contre l’amour de Dieu, contre l’Esprit-Saint, l’Esprit qui plane sur les eaux du temps.
Mais quand la transgression en est venue à agresser, abominer le Messie, la Sagesse créatrice de Dieu sur l’arbre de la croix, c’est l’Eucharistie qui vient réparer cette transgression contre le Fils, le Verbe et l’Epouse. C’est l’Eucharistie, c’est ce sacrifice d’amour de l’au-delà de l’unité de l’Immaculée et de l’union hypostatique de Jésus déchiré dans la Paternité glorieuse du Père tout au long de toutes les Eucharisties de l’Eglise toute entière. Et ça c’est la réparation de la transgression contre la lumière.
Mais aujourd’hui nous sommes dans la troisième transgression en plus de tout ça, et ce n’est pas le baptême, ce n’est pas l’Eucharistie qui réparent. Dans la cinquième demeure d’un nouveau sacrement… c’est quoi, ce sacrement ? C’est le sacrement de l’Eglise dans son accomplissement dans notre corps spirituel venu d’en-haut dès cette terre. C’est le fruit de tous les sacrements rassemblés dans l’unité de l’au-delà de l’Un de la Résurrection de la Jérusalem glorieuse et de la Jérusalem sacramentelle, la Jérusalem transformante, la Jérusalem angélique et glorieuse dans l’unité indissoluble de lumière, cette unique Jérusalem dans le Verbe Epouse de Dieu, du Père. Alors à ce moment-là, oui, nous allons aller jusqu’au fruit des sacrements, nous allons recevoir, nous allons être l’instrument, la coupe du fruit de tous les sacrements, la coupe débordante. Les sept coupes de l’Apocalypse s’ouvrent après l’ouverture du cinquième sceau, dans l’ouverture du cinquième sceau.
Le Père…Rappelez-vous toujours si vous avez lu l’Apocalypse, si vous l’avez traduit en néerlandais ou en anglais, la coupe c’est le Père.
Quand on célèbre l’Eucharistie par exemple, j’espère que vous avez capté le truc, le Saint-Esprit vous a montré ça j’espère, quand c’est le Corps de Jésus, c’est la blessure du Cœur de Jésus qui est restée béante, béante, béante dans le cœur de Marie, dans le cœur de l’Eglise, dans le cœur eucharistique de l’Eglise toute entière jusqu’à la fin du monde. Telle qu’elle. Et cette ouverture béante du Cœur de Jésus ouvert reste présente réellement dans le monde entier jusqu’à la fin du monde. Il est ressuscité, mais sa mort, cette ouverture de Jésus crucifié et de son union hypostatique déchirée demeure présente substantiellement dans le cœur de Marie, et avec la coupe, elle rejoint la paternité du père glorifié et de Jésus glorifié avec le père glorifié et dans l’au-delà de l’unité des deux dans leur âme glorifiée.
Et elle est un appel en même temps à la troisième réparation, celle qui permet l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse et la venue du Monde nouveau. L’Eglise sur la terre va voir s’ouvrir en réalité subsistante, mystique, lumineuse, d’amour et de plénitude de grâce, cette unité dans le corps spirituel des élus de la Jérusalem glorieuse et de la Jérusalem spirituelle de la terre. Dans une unité nouvelle l’Eglise va être tout à fait elle-même. « L’esprit et l’Epouse disent : Viens ». L’Esprit-Saint qui a été transgressé dans la première transgression et l’Epouse, le Verbe de Dieu, transgressé dans l’arbre de l’immolation disent : « Viens » à l’Eglise pour la réparation du Shiqoutsim Meshomem, pour la réparation de la transgression. Alors toutes les formes de péché auront été absoutes par l’œuvre du Père dans l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la médiation des membres vivants du corps mystique vivant de Jésus vivant sous le souffle du Paraclet. Dans la royauté d’amour. La royauté, ça veut dire qu’on est au-dessus de la gloire de la Résurrection. Au-dessus de la gloire de la Résurrection (…) Très Sainte Trinité.
Pour cela il faut donc apprendre, d’une part ce qu’est l’union transformante dans la cinquième demeure, d’autre part quels sont les fruits des sacrements. Puisque là, ce n’est plus un sacrement, c’est l’Eglise qui incarne par subsistance et par incarnation dans le corps spirituel, qui incarne, imprègne dans la goutte de sang de l’Eglise ultime, le fruit de tous les sacrements dans une unité du Corps mystique vivant entier, le Verbe de Dieu, l’Epousée.
C’est pour ça que c’est tellement important de tenir la doctrine infaillible de l’Eglise qui dit que l’Eucharistie est un sacrifice, c’est le sacrifice, c’est le Corps de Jésus qui est mort. Et je reçois dans le Corps de Jésus sa mort, celle par laquelle Il donne la vie divine, la vie divine, la vie éternelle. Et le Père engendre éternellement la vie éternelle, et cette vie éternelle, c’est la vie bien-aimée en Lui, c’est ce qu’Il épouse continuellement comme Epoux. C’est cette vie éternelle, directement, qui est donnée à travers la blessure du Cœur, c’est le Verbe de Dieu, Transverbération, qui est donné. Transverbération.
Tandis qu’à travers l’âme séparée et glorifiée de Jésus, c’est la sainteté glorieuse de Jésus qui est donnée. A travers l’âme de résurrection de Jésus, l’âme humaine toute glorifiée de résurrection de Jésus, elle est présente quelque part dans l’unité du Verbe de Dieu, même s’Il est donné dans l’Eucharistie sous cette forme de l’union hypostatique déchirée, alors Il donne cette source de sainteté. C’est parce qu’Il est la source de sainteté, Il est la source de la grâce capitale, de la grâce sanctifiante. Mais le Verbe de Dieu est plus que la source de la grâce capitale et de la grâce sanctifiante : c’est Dieu Lui-même. C’est pour ça que dans l’Eucharistie, nous recevons beaucoup plus, puisque nous recevons Dieu.
Mais dire ça à des chrétiens qui ont perdu le sens de Dieu, ils ne comprennent pas. Alors du coup ils disent : « Mais oui, à l’Eucharistie, c’est Jésus glorifié que je reçois. » - Tu ne reçois pas Jésus glorifié du point de vue du corps. Jésus glorifié du point de vue du corps, c’est dans le fruit du sacrement. C’est le don qui est donné du souffle du Paraclet à l’Eglise des cinquième, sixième et septième sceaux de l’Apocalypse.
Vous saviez tout ça, évidemment. Mais vous sentez bien que le reste est franchement de pauvre importance. D’aller courir derrière je ne sais pas qui, qui prend son sang je ne sais pas où pour faire des stigmates, non ! Cette perte de temps effroyable ! C’est effrayant !
Donc vous avez bien trois transgressions. Tout le reste, ce sont des péchés. Tout le reste encore en dessous, ce sont des fautes. Et tout le reste encore en dessous, ce sont des imperfections. Tout ça est emporté par le ministère de la foi de Marie dans l’Eglise toute entière. A un moment donné, c’est la puissance en extension en fécondité, en vie, en efficacité, de l’Immaculée Conception dans tous les croyants du Corps mystique de Jésus, qui va s’emparer de l’Eglise pour permettre cette grande transformation pour que le monde sache que c’est l’amour du Père dans le fruit des sacrements qui est victorieux des puissances de l’enfer.
C’est pour ça que c’est important de faire l’agapè pneumato-surnaturelle, parce qu’il faut avoir ce sens de Dieu, puisque c’est Dieu qui compte.
C’est impressionnant de voir ce que représente cette espèce de chape d’opacité, de noirceur invincible du Meshom, la désolation psychique, spirituelle métapsychique qui enveloppe les puissances de la vie d’amour des hommes de la terre. Babylone la grande ! Ah oui, la bête de la mer peut mettre ses pieds sur le sable de la terre.
Dieu nous attend. Il attend qui ? Il attend l’Eglise des derniers temps. Et pour ça, il va y avoir une Conception, une Annonciation, une Nativité, une Recréation. C’est l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse. Telle est la doctrine de l’Eglise, telle est la doctrine de la Révélation.
Et nous, nous ferions comme si… « On verra bien ! », non !
Parce que Marie dans son Immaculée Conception n’a pas dit : « On verra bien si le Verbe de Dieu s’incarne un jour dans une vierge, on verra, attendons », elle s’est préparée, elle s’est laissée transformer, transverbérer, transglorifier, transspiritualiser dans l’Esprit-Saint jusqu’à ce qu’il y ait dans l’au-delà de l’unité sponsale avec Joseph cette capacité au Paraclet de saisir la plénitude de grâce de son Immaculée Conception dans la plénitude des temps dans sa petite jeunesse d’un corps spirituel qui est resté toujours un corps spirituel. Dans le corps spirituel d’au-delà de son unité sponsale avec Joseph c’est devenu un corps spirituel céleste dans le temps. Alors le Saint-Esprit pouvait supervenir du dedans d’elle : « Superveniet in te Spiritus Sanctus », et le Père pouvait faire son travail et l’emporter, et alors il y avait vie éternelle dans tout le corps sponsal de Marie, le cœur sponsal de Marie, (…) sponsal de Marie, la plénitude de grâce surabondante dans tous les temps et tous les lieux de Marie. Et là, elle a engendré avec le Père ce que le Père engendre tout le temps, le Verbe de Dieu, l’Epouse. C’est comme ça que l’Epouse, le Verbe de Dieu, s’est emparé de l’Epousée. L’Epoux s’est emparé de l’Epousée : l’Epoux en s’emparant de l’Epousée a été dans l’au-delà de son unité sponsale avec elle dans l’incréation, sa Paternité est vivante. Et l’Epouse, le Verbe, s’est emparé de l’Epousée pour être semblable à l’humanité toute entière. C’est ce que dit saint Jean-Baptiste : « Moi, j’aime l’Epoux, le Père, alors je suis emporté dans un ravissement à la voix de l’Epouse, le Verbe. » Alors il n’y a plus que la transformation des épousailles, vous voyez ?

Il faut savoir que Dieu nous attend pour recevoir par anticipation – vous allez finir par le savoir – par appropriation et par puissance l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse et l’apparition de l’unité vivante, subsistante et plénière de la Jérusalem céleste, de la Jérusalem glorieuse, de la Jérusalem transformante, de la Jérusalem spirituelle, de la Jérusalem angélique, dans l’unité vivante de cette Jérusalem-là, celle qui subsiste dans l’Epouse, dans l’Immaculée Conception et dans le Verbe. Voilà les six jours du travail qui permettent dans l’unité le travail du Père dans le corps spirituel de tous les enfants de Dieu qui disent oui au Monde nouveau par l’oraison, en vivant dans leur union transformante du fruit de tous les sacrements.
Pour cela je vous recommande d’avoir le catéchisme du fruit des sacrements, parce que si vous ne savez pas quel est le fruit du sacrement de l’Eucharistie, le fruit du sacrement de baptême, le fruit du sacrement de confession, si vous ne connaissez pas le fruit du sacrement de confirmation…

et le petit document le fruit des sacrements:

Il manque le fruit de sacrement de mariage qui est dans le document sponsalité:


Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Yeshoua le Sam 8 Juil 2017 - 21:10

Merci

Yeshoua
Avec l'Archange Saint Michel

Masculin Messages : 196
Inscription : 14/03/2017

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Isabelle-Marie le Dim 9 Juil 2017 - 20:47

@Jeannedelamontagne a écrit:

Enseignement de père Patrick Nathan Predicateur pendant les sessions AGAPE en 2011 et 2012,









pour nous stimuler et donner le courage de persévérer dans l'oraison par la fidèlité!








L'Oraison dans la cinquième demeure et l'ouverture du cinquième sceau de l'Apocalypse









C’est à partir du dedans de la cinquième demeure que la première Personne de la Très Sainte trinité est autorisée par celui qui a la foi dans le souffle du Saint-Esprit, et donne sous le souffle du Saint-Esprit, dans la foi, dans la lumière, au Père de faire le travail du septième jour.
Jusqu’à la cinquième demeure, c’est comme si le disciple du Christ, le membre vivant de Jésus vivant, la harpe du Saint-Esprit n’avait pas encore donné la permission au Père d’opérer la transformation qu’Il attend de son fils entier et vivant. Transformation qu’Il ne peut pas faire dans son Fils Jésus substantiellement incréé et hypostatiquement glorifié. Il ne peut la faire que dans Jésus vivant entier dans les membres vivants de son Corps mystique vivant.
La cinquième demeure fait que nous sommes saisis et que au-delà de la plénitude du Christ vivant et entier, nous sommes comme passant à travers l’ouverture gigantesque de déchirure de son Union hypostatique pour rentrer dans le Père partout présent, dans l’Omniprésent, dans le Saint des Saints, et aussi dans la première Personne de la Très Sainte Trinité en un seul acte de pénétration dans le Père. Et pour cela il faut qu’il y ait quelque chose qui s’opère et qui fait que nous sommes saisis, emportés au-delà, dans ce qu’on appelle, dans la théologie de la prière, la doctrine catholique de l’Eglise de la prière, dans ce qu’on appelle le vol de l’esprit. Les puissances spirituelles de notre âme sont saisies, emportées. Il y a quelque chose de la mort de Jésus sur la croix qui s’opère dans l’oraison de la cinquième demeure, ou, un petit peu, il y a quelque chose de la Dormition de Marie qui s’opère.
Et le Père en toute présence personnelle, en toute Paternité vivante où Il se trouve, en tout Saint des Saints, et ainsi dans l’Omniprésence, ainsi dans son Eternité glorieuse, peut commencer à travailler. Alors Il donne vie éternelle, consolation, c’est-à-dire le Paraclet.
Parce qu’au-delà de la quatrième demeure, lorsque nous rentrons dans les frontières de la cinquième demeure, nous sommes aux portes du don du Paraclet, et nous allons au-delà, très au-delà des charismes de la troisième demeure, au-delà, très au-delà des sept dons du Saint-Esprit dans la quatrième demeure. Nous sommes aux frontières de l’universalité du don de l’Esprit-Saint dans sa subsistance incréée de Personne, dans sa sponsalité du don, dans le don de Lui-même tout entier comme Personne divine dans l’universalité du Corps mystique entier vivant du Verbe de Dieu ouvert dans le Père. Alors à ce moment-là le Paraclet est donné dans notre corps spirituel. Et ça, c’est une transformation qui ne peut pas venir de nous.
C’est pour ça que (…) donne vie, (…) c’est la vie éternelle du Père. Il y a Paraclet Consolation, Amour éternel et personnel de Dieu.
Dans la cinquième demeure, nous sommes comme transformés en instrument d’éternité dans la chair qui est la nôtre dans le temps de l’Eglise. C’est évidemment ça la vie chrétienne. Parce que toutes les autres qualités d’amour, nous les trouvons partout. Mais l’amour du Père, première Personne de la Très Sainte Trinité, lorsqu’il peut faire ce travail ? Ergon tou Théou, le travail du Père, la transformation, puisque le travail est une transformation de la matière. Alors la cinquième demeure, c’est (…) comme ça, transpercé de tes flèches dans le Cœur immaculé de Marie, dans le livre ouvert de l’au-delà de la Résurrection. De l’au-delà de la Résurrection, parce que la Résurrection elle-même est déchirée en deux pour laisser passer le don du Paraclet.
C’est très important de saisir ça. La différence entre le paradis et… à cause du péché originel nous avons perdu la perception, la compréhension, la contemplation de cette vérité, la pénétration, la transformation dans cette transverbération, cette vérité-là, celui du ciel de la Résurrection et celui du ciel du Père. Les plus hautes profondeurs spirituelles de la Paternité incréée de Dieu, c’est dans son intimité. Et le Père n’est jamais envoyé, le Père est là.
C’est un travail qui se fait dans la cinquième demeure. Cette transformation-là réalise la transformation parfaite de la volonté de Dieu sur l’existence de notre chair dans la lumière, de notre chair dans l’amour et le feu éternel d’amour, notre l’existence dans la liberté spirituelle divine, image-ressemblance et parfaite participation à la liberté spirituelle incréée de Dieu. Et ceci est dans notre mémoire de Dieu.
C’est pourquoi Jésus dit : « Faites ceci en zikaron ni, en mémoire de moi ». La mémoire de Dieu dans l’union hypostatique de Jésus, c’est cette mémoire qui ne cesse jamais d’être transformée par le Père dans le Paraclet en Lui tout au long du parcours de la foi immaculée de Marie avec Lui. C’est ça la mémoire de l’union hypostatique de Jésus, extraordinaire Memoria Dei de Jésus qui ne quitte jamais le Père et qui va être dans une unité substantielle personnelle avec le Père autant que dans l’éternité du Verbe à travers toutes les présences paternelles créatrices de Dieu dans chaque être humain, voyant le Père à travers le visage de chaque être humain. Et Il ne passera désormais plus, à partir de son incarnation, pour rejoindre le Père, qu’à travers chaque être humain où le Père est présent dans le Saint des Saints de la Paternité incréée éternelle d’amour et de lumière. Et en premier bien-sûr Marie. En premier, absolument premier, l’unité de Marie et de Joseph. En tout premier son père, comme dit saint Vincent de Paul.
Il faut reprendre toujours la transgression originelle.
Le Verbe de Dieu a pris chair dans la Vierge Marie. Son union hypostatique, le travail du Père en Lui, en Marie, en Joseph, ont opéré jusqu’au bout, jusqu’à l’accomplissement de tout et de sa victimation éternelle d’amour dans la chair, la possibilité du baptême. Et le baptême est, si je puis dure, cette plongée dans l’œuvre victimale éternelle d’amour de Jésus, Marie et Joseph dans l’au-delà de la Résurrection, cette capacité que Jésus fait peut nous catapulter jusque dans le sein du Père dans ce baptême. C’est le baptême qui vient réparer, ce n’est pas réparer d’ailleurs, qui vient permettre qu’il y ait une… c’est plus qu’une réparation, c’est plus qu’un rachat, c’est la création d’un Monde nouveau dans notre corps, dans notre chair, dans notre sang, dans notre esprit, dans nos puissances spirituelles, dans notre lumière, dans notre contemplation, dans notre vie, dans notre transformation, dans notre sanctification, dans notre vocation éternelle d’amour et de lumière. Il y a une création d’une liberté nouvelle qui vient pour ainsi dire centupler – il faudrait dire millupler : l’Immaculée Conception, c’est mille – notre pouvoir spirituel parfait des origines. C’est le baptême qui fait ça.
La dernière transgression pour laquelle le Père nous attend dans la cinquième demeure, ce n’est pas le baptême qui vient la réparer. Regardez bien, le baptême, bien-sûr, le baptême va se vivre dans le fruit du baptême. Si nous vivons du baptême dans le fruit divin de la lumière de ce Monde nouveau qui émane du baptême de la mort et de la Résurrection de Jésus dans l’universalité de la Jérusalem qui est en nous dans notre corps originel, dans notre cœur divin d’amour, dans notre lumière contemplative, dans notre assimilation en Dieu, alors bien-sûr nous pouvons être transformés jusqu’à la transformation ultime du mariage spirituel de l’humanité toute entière à travers nous, comme l’a fait Marie à la Dormition. Le baptême, c’est sûr, est quelque chose d’extraordinaire.
Et il a fallu à la suite du péché originel la promesse tout de suite, nous le voyons dans la Genèse, la promesse du baptême. Nous avons abandonné le mouvement éternel d’amour de Dieu, c’est ça le péché originel, pour rentrer dans notre cœur humain d’amour. Par là le péché originel est un péché contre l’amour de Dieu, contre l’Esprit-Saint, l’Esprit qui plane sur les eaux du temps.
Mais quand la transgression en est venue à agresser, abominer le Messie, la Sagesse créatrice de Dieu sur l’arbre de la croix, c’est l’Eucharistie qui vient réparer cette transgression contre le Fils, le Verbe et l’Epouse. C’est l’Eucharistie, c’est ce sacrifice d’amour de l’au-delà de l’unité de l’Immaculée et de l’union hypostatique de Jésus déchiré dans la Paternité glorieuse du Père tout au long de toutes les Eucharisties de l’Eglise toute entière. Et ça c’est la réparation de la transgression contre la lumière.
Mais aujourd’hui nous sommes dans la troisième transgression en plus de tout ça, et ce n’est pas le baptême, ce n’est pas l’Eucharistie qui réparent. Dans la cinquième demeure d’un nouveau sacrement… c’est quoi, ce sacrement ? C’est le sacrement de l’Eglise dans son accomplissement dans notre corps spirituel venu d’en-haut dès cette terre. C’est le fruit de tous les sacrements rassemblés dans l’unité de l’au-delà de l’Un de la Résurrection de la Jérusalem glorieuse et de la Jérusalem sacramentelle, la Jérusalem transformante, la Jérusalem angélique et glorieuse dans l’unité indissoluble de lumière, cette unique Jérusalem dans le Verbe Epouse de Dieu, du Père. Alors à ce moment-là, oui, nous allons aller jusqu’au fruit des sacrements, nous allons recevoir, nous allons être l’instrument, la coupe du fruit de tous les sacrements, la coupe débordante. Les sept coupes de l’Apocalypse s’ouvrent après l’ouverture du cinquième sceau, dans l’ouverture du cinquième sceau.
Le Père…Rappelez-vous toujours si vous avez lu l’Apocalypse, si vous l’avez traduit en néerlandais ou en anglais, la coupe c’est le Père.
Quand on célèbre l’Eucharistie par exemple, j’espère que vous avez capté le truc, le Saint-Esprit vous a montré ça j’espère, quand c’est le Corps de Jésus, c’est la blessure du Cœur de Jésus qui est restée béante, béante, béante dans le cœur de Marie, dans le cœur de l’Eglise, dans le cœur eucharistique de l’Eglise toute entière jusqu’à la fin du monde. Telle qu’elle. Et cette ouverture béante du Cœur de Jésus ouvert reste présente réellement dans le monde entier jusqu’à la fin du monde. Il est ressuscité, mais sa mort, cette ouverture de Jésus crucifié et de son union hypostatique déchirée demeure présente substantiellement dans le cœur de Marie, et avec la coupe, elle rejoint la paternité du père glorifié et de Jésus glorifié avec le père glorifié et dans l’au-delà de l’unité des deux dans leur âme glorifiée.
Et elle est un appel en même temps à la troisième réparation, celle qui permet l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse et la venue du Monde nouveau. L’Eglise sur la terre va voir s’ouvrir en réalité subsistante, mystique, lumineuse, d’amour et de plénitude de grâce, cette unité dans le corps spirituel des élus de la Jérusalem glorieuse et de la Jérusalem spirituelle de la terre. Dans une unité nouvelle l’Eglise va être tout à fait elle-même. « L’esprit et l’Epouse disent : Viens ». L’Esprit-Saint qui a été transgressé dans la première transgression et l’Epouse, le Verbe de Dieu, transgressé dans l’arbre de l’immolation disent : « Viens » à l’Eglise pour la réparation du Shiqoutsim Meshomem, pour la réparation de la transgression. Alors toutes les formes de péché auront été absoutes par l’œuvre du Père dans l’Eglise de Notre-Seigneur Jésus-Christ, dans la médiation des membres vivants du corps mystique vivant de Jésus vivant sous le souffle du Paraclet. Dans la royauté d’amour. La royauté, ça veut dire qu’on est au-dessus de la gloire de la Résurrection. Au-dessus de la gloire de la Résurrection (…) Très Sainte Trinité.
Pour cela il faut donc apprendre, d’une part ce qu’est l’union transformante dans la cinquième demeure, d’autre part quels sont les fruits des sacrements. Puisque là, ce n’est plus un sacrement, c’est l’Eglise qui incarne par subsistance et par incarnation dans le corps spirituel, qui incarne, imprègne dans la goutte de sang de l’Eglise ultime, le fruit de tous les sacrements dans une unité du Corps mystique vivant entier, le Verbe de Dieu, l’Epousée.
C’est pour ça que c’est tellement important de tenir la doctrine infaillible de l’Eglise qui dit que l’Eucharistie est un sacrifice, c’est le sacrifice, c’est le Corps de Jésus qui est mort. Et je reçois dans le Corps de Jésus sa mort, celle par laquelle Il donne la vie divine, la vie divine, la vie éternelle. Et le Père engendre éternellement la vie éternelle, et cette vie éternelle, c’est la vie bien-aimée en Lui, c’est ce qu’Il épouse continuellement comme Epoux. C’est cette vie éternelle, directement, qui est donnée à travers la blessure du Cœur, c’est le Verbe de Dieu, Transverbération, qui est donné. Transverbération.
Tandis qu’à travers l’âme séparée et glorifiée de Jésus, c’est la sainteté glorieuse de Jésus qui est donnée. A travers l’âme de résurrection de Jésus, l’âme humaine toute glorifiée de résurrection de Jésus, elle est présente quelque part dans l’unité du Verbe de Dieu, même s’Il est donné dans l’Eucharistie sous cette forme de l’union hypostatique déchirée, alors Il donne cette source de sainteté. C’est parce qu’Il est la source de sainteté, Il est la source de la grâce capitale, de la grâce sanctifiante. Mais le Verbe de Dieu est plus que la source de la grâce capitale et de la grâce sanctifiante : c’est Dieu Lui-même. C’est pour ça que dans l’Eucharistie, nous recevons beaucoup plus, puisque nous recevons Dieu.
Mais dire ça à des chrétiens qui ont perdu le sens de Dieu, ils ne comprennent pas. Alors du coup ils disent : « Mais oui, à l’Eucharistie, c’est Jésus glorifié que je reçois. » - Tu ne reçois pas Jésus glorifié du point de vue du corps. Jésus glorifié du point de vue du corps, c’est dans le fruit du sacrement. C’est le don qui est donné du souffle du Paraclet à l’Eglise des cinquième, sixième et septième sceaux de l’Apocalypse.
Vous saviez tout ça, évidemment. Mais vous sentez bien que le reste est franchement de pauvre importance. D’aller courir derrière je ne sais pas qui, qui prend son sang je ne sais pas où pour faire des stigmates, non ! Cette perte de temps effroyable ! C’est effrayant !
Donc vous avez bien trois transgressions. Tout le reste, ce sont des péchés. Tout le reste encore en dessous, ce sont des fautes. Et tout le reste encore en dessous, ce sont des imperfections. Tout ça est emporté par le ministère de la foi de Marie dans l’Eglise toute entière. A un moment donné, c’est la puissance en extension en fécondité, en vie, en efficacité, de l’Immaculée Conception dans tous les croyants du Corps mystique de Jésus, qui va s’emparer de l’Eglise pour permettre cette grande transformation pour que le monde sache que c’est l’amour du Père dans le fruit des sacrements qui est victorieux des puissances de l’enfer.
C’est pour ça que c’est important de faire l’agapè pneumato-surnaturelle, parce qu’il faut avoir ce sens de Dieu, puisque c’est Dieu qui compte.
C’est impressionnant de voir ce que représente cette espèce de chape d’opacité, de noirceur invincible du Meshom, la désolation psychique, spirituelle métapsychique qui enveloppe les puissances de la vie d’amour des hommes de la terre. Babylone la grande ! Ah oui, la bête de la mer peut mettre ses pieds sur le sable de la terre.
Dieu nous attend. Il attend qui ? Il attend l’Eglise des derniers temps. Et pour ça, il va y avoir une Conception, une Annonciation, une Nativité, une Recréation. C’est l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse. Telle est la doctrine de l’Eglise, telle est la doctrine de la Révélation.
Et nous, nous ferions comme si… « On verra bien ! », non !
Parce que Marie dans son Immaculée Conception n’a pas dit : « On verra bien si le Verbe de Dieu s’incarne un jour dans une vierge, on verra, attendons », elle s’est préparée, elle s’est laissée transformer, transverbérer, transglorifier, transspiritualiser dans l’Esprit-Saint jusqu’à ce qu’il y ait dans l’au-delà de l’unité sponsale avec Joseph cette capacité au Paraclet de saisir la plénitude de grâce de son Immaculée Conception dans la plénitude des temps dans sa petite jeunesse d’un corps spirituel qui est resté toujours un corps spirituel. Dans le corps spirituel d’au-delà de son unité sponsale avec Joseph c’est devenu un corps spirituel céleste dans le temps. Alors le Saint-Esprit pouvait supervenir du dedans d’elle : « Superveniet in te Spiritus Sanctus », et le Père pouvait faire son travail et l’emporter, et alors il y avait vie éternelle dans tout le corps sponsal de Marie, le cœur sponsal de Marie, (…) sponsal de Marie, la plénitude de grâce surabondante dans tous les temps et tous les lieux de Marie. Et là, elle a engendré avec le Père ce que le Père engendre tout le temps, le Verbe de Dieu, l’Epouse. C’est comme ça que l’Epouse, le Verbe de Dieu, s’est emparé de l’Epousée. L’Epoux s’est emparé de l’Epousée : l’Epoux en s’emparant de l’Epousée a été dans l’au-delà de son unité sponsale avec elle dans l’incréation, sa Paternité est vivante. Et l’Epouse, le Verbe, s’est emparé de l’Epousée pour être semblable à l’humanité toute entière. C’est ce que dit saint Jean-Baptiste : « Moi, j’aime l’Epoux, le Père, alors je suis emporté dans un ravissement à la voix de l’Epouse, le Verbe. » Alors il n’y a plus que la transformation des épousailles, vous voyez ?
Il faut savoir que Dieu nous attend pour recevoir par anticipation – vous allez finir par le savoir – par appropriation et par puissance l’ouverture du cinquième sceau de l’Apocalypse et l’apparition de l’unité vivante, subsistante et plénière de la Jérusalem céleste, de la Jérusalem glorieuse, de la Jérusalem transformante, de la Jérusalem spirituelle, de la Jérusalem angélique, dans l’unité vivante de cette Jérusalem-là, celle qui subsiste dans l’Epouse, dans l’Immaculée Conception et dans le Verbe. Voilà les six jours du travail qui permettent dans l’unité le travail du Père dans le corps spirituel de tous les enfants de Dieu qui disent oui au Monde nouveau par l’oraison, en vivant dans leur union transformante du fruit de tous les sacrements.
Pour cela je vous recommande d’avoir le catéchisme du fruit des sacrements, parce que si vous ne savez pas quel est le fruit du sacrement de l’Eucharistie, le fruit du sacrement de baptême, le fruit du sacrement de confession, si vous ne connaissez pas le fruit du sacrement de confirmation…
et le petit document le fruit des sacrements:
Il manque le fruit de sacrement de mariage qui est dans le document sponsalité:


Merci à jeannedelamontagne et au pp !  Ange aureole

Maranatha ! Viens Seigneur Jésus !

Gloire à toi Seigneu
avatar
Isabelle-Marie
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 1546
Localisation : France
Inscription : 15/07/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Jeannedelamontagne le Mer 12 Juil 2017 - 20:33

Autre enseignement de Père Patrick Nathan Predicateur  pendant les sessions Agapé 2011 et 2012






Les neuf hiérarchies angéliques


(...) C’est comme quand nous faisons « Jésus, Marie, Je vous aime » : trois fois, trois fois, trois fois. Quand nous coupons les liens, ce que nous avons fait cette nuit de manière admirable – puisque finalement nous sommes là pour ça, pendant trois jours, pour délivrer la France entre minuit et trois heures – c’est trois fois, trois fois, trois fois.  




D’abord les séraphins.  

Les séraphins, c’est la brûlure, le feu de l’amour. Nous, quand nous avons le feu de l’amour, il est là. Quelquefois, le feu de l’amour, ça chauffe. Peut-être pas tout le temps, mais ça arrive, il y a une chaleur qui se fait en dessous, là. Saint Alphonse de Liguori, c’était tellement fort que ça brûlait sa chemise, ça brûlait l’aube, ça brûlait l’étole, ça brûlait la chasuble – très ennuyeux, parce qu’il y avait de jolies broderies – alors il fallait changer de chasuble. C’est pour ça qu’il mettait un chat sur l’autel, comme ça il avait plus de distractions, comme ça, ça brûlait moins. Il regardait le chat au lieu de regarder Jésus Hostie, ça brûlait trop. Nous, le feu est localisé, tandis qu’un séraphin est un feu divin qui n’a aucune limite. Saint Michel Archange est un séraphin. Gabriel est un séraphin, Raphaël est un séraphin, Uriel – du Livre d’Esdras – est un séraphin. Il y a sept anges de la Face, quatorze anges de la Face intime et intérieure, de la Face de Dieu le Père, mais il n’y a pas qu’eux, il y a tous les séraphins : ils sont une immensité dans le nombre.  
Quand nous invoquons par exemple… Quand vous ferez… J’espère que ce matin tout le monde a fait son petit papier à saint Joseph, dans la corbeille de saint Joseph. Vous commencez toujours comme ça : « Mon bon saint Joseph ». Vous n’êtes pas obligés, mais c’est comme ça qu’on fait dans la tradition : « Mon bon saint Joseph ». C’est la corbeille du bon saint Joseph. « Mon bon saint Joseph, si les séraphins pouvaient brûler le cœur de tous les chrétiens carrément plus à partir de ce matin, merci bon saint Joseph. »  
La radioactivité a été multipliée par mille en vingt-quatre heures au Japon. Forcément : centrale nucléaire. Alors : « Mon bon saint Joseph, tous ceux qui vont mourir au Japon aujourd’hui, dès qu’ils vont ouvrir les yeux en s’éveillant dans la vie au-delà de la vie, prends-les chacun dans tes bras et baptise-les, plonge-les dans les océans de la grâce immaculée et fais-les catholiques dans l’instant où ils s’éveillent. Merci bon saint Joseph. » J’ai regardé Télématin et j’ai vu qu’il y en avait deux mille six cents depuis minuit. Nous prenons autorité, comme nous l’avons expliqué à minuit, nous avons un pouvoir étonnant à condition donc que ce soit par la royauté du roi incarné, celui qui tient lieu du Christ dans la victoire du cinquième sceau. Et donc quand nous faisons partie de son cœur, quand nous faisons partie du cœur du roi d’Israël, du roi du nouvel Israël, saint Joseph évidemment joue un rôle très important, donc je lui écris un petit mot, et du coup je prends autorité sur les éléments. « Très bon saint Joseph, en ce moment, la ligne fait quand même beaucoup de tremblements de terre, je ne l’ai su que trop tard, ô bon saint Joseph, arrête le tremblement de terre. » Il s’arrêtera tout de suite. Seulement…  
Je me rappelle, j’étais en Afrique, il y avait un tsunami de morts par centaines de milliers, de millions de gens qui mouraient de faim. Première année, deuxième année, troisième année, quatrième année. Nous faisions des montagnes de trente, quarante mètres d’ossements au milieu du sable. J’y étais, ça m’a marqué, j’étais jeune. Au lieu de prier, les gens discutaient le soir dans les chaumières, ou au bord des piscines avec des cigares, et pas un ne se levait ! Personnellement je ne pensais pas à ces choses-là, je n’étais pas de ce monde-là, je ne connaissais pas ces gens-là, je suis allé voir un prêtre à la mission au milieu du désert, je lui ai dit : « On peut quand même essayer de trouver du pain, du blé, du mil, du lait. » Il m’a dit : « Oui, mais je ne peux pas le faire, sinon je suis expulsé par Kadhafi. » Je lui ai répondu : « Si vous voulez, je le fais, je m’en fiche d’être expulsé. » Alors nous avons commencé à faire des distributions. D’abord cent, deux cents, mille, puis dix mille, puis cent mille. Ça a duré quand même un an et demi tous les jours, il a fallu organiser ça. Un jeune qui sortait tout juste de ses études ! D’un seul coup, du jour au lendemain, il n’y a plus eu un seul mort. Il y avait combien d’habitants sur la terre ? Six milliards ? Ceux qui avaient la télé disaient : « C’est scandaleux, pourquoi est-ce que Dieu permet qu’il y ait des morts ? » Il faut qu’il y ait un, un seul, et ça s’arrête.  
Alors les gens peuvent discuter, tirer le fil avec leurs paroles, débroder les broderies : c’est ça les paroles inutiles, ce sont des œuvres de destruction, le démon parle toujours. Mais le Verbe de Dieu aussi a une Parole. Donc il y a les séraphins. Je veux dire par là que nous sommes un petit mot, il suffit d’un mot et ça s’arrête.  
D’accord, nous sommes prévenus en retard. C’est pour ça que je ne suis pas trop d’accord de dire qu’il ne faut pas qu’il y ait la télévision dans les maisons chrétiennes. Bien-sûr que si, il faut qu’il y ait la télévision dans les maisons chrétiennes, et du coup avec saint Joseph, avec le bon saint Joseph et la Sainte Vierge, avec Gabriel et les séraphins – le patron des communications, il a fait communication de l’Annonciation – et les séraphins. Le poste de télévision reste ouvert et toutes les ondes arrivent sur la Sainte Vierge, sur l’icône, sur la statue, sur saint Michel Archange, sur saint Gabriel, sur saint Joseph, et eux rentrent dans les ondes et ils vont dans toutes les maisons où la télévision est ouverte. C’est la vengeance ! Il faut consacrer les ondes à la purification de Marie.  
Si on savait le pouvoir qu’un seul a sur l’ensemble s’il s’unit par la foi, l’amour, la simplicité, la prière et s’il prend l’autorité du roi de France, du roi du nouvel Israël si vous préférez, du roi de la Jérusalem nouvelle. Nous sommes des membres vivants du cœur vivant de ce roi fraternel de l’univers. Bien-sûr qu’il y en a un au milieu de tous les autres. Ça nous est complètement égal de savoir qui c’est mais nous savons qu’il est là et nous faisons partie de lui.
Donc d’abord les séraphins. Et nous mettons notre petite prière avec la petite chaleur de rien du tout, même minuscule, même si nous ne la ressentons pas parce qu’elle est petite comme une petite pointe d’épingle, parce que nous ne sommes pas Alphonse de Liguori, mais ça ne fait rien, cette petite pointe, nous la mettons avec Marie dans le cœur des séraphins et elle devient une brûlure qui n’a pas de limite, et avec les séraphins nous disons le premier Kyrie Eleison, ou la première coupure de liens entre les esprits d’Asmodée et la France toute entière.


Puis ensuite, deuxième hiérarchie, les chérubins.

C’est bien de connaître le chapelet de saint Michel Archange. C’est l’année de saint Michel, nous sommes tous 111 cette année, c’est la première fois depuis des siècles. Tous les hommes sont 111, donc il y a un lien entre tous les hommes, chacun d’entre nous, et saint Michel Archange, c’est extraordinaire. Donc il faut faire le chapelet de saint Michel Archange. Vous dites Notre Père une fois pour être, si je puis dire, accueillis dans le char de feu de saint Michel Archange et qu’il puisse partir partout où il est, partout où vous êtes et partout où vous voulez qu’il soit, un Notre Père pour Gabriel, un Notre Père pour Raphaël, un Notre Père pour votre ange gardien à vous. Puis après, vous dites pour chacune des neuf hiérarchies un Notre Père et trois Je vous salue Marie, pour pouvoir connaître le miracle des trois éléments de la première hiérarchie, le miracle des trois éléments de la seconde hiérarchie, le miracle des trois éléments de la troisième hiérarchie, le miracle des trois éléments dans la quatrième hiérarchie, le miracle des trois éléments dans la cinquième hiérarchie, le miracle des trois éléments dans la sixième hiérarchie, le miracle des trois éléments dans la septième hiérarchie, le miracle des trois éléments dans la huitième hiérarchie et le miracle des trois éléments dans la neuvième hiérarchie. Alors à chaque fois Notre Père et trois Je vous salue Marie.  
Pour qu’il y ait le miracle des trois éléments dans la deuxième hiérarchie, c’est les chérubins. C’est une pureté, une simplicité, une profondeur, une lumière sans fin. Les chérubins sont des flèches. Mais c’est une flèche qui transperce tous les espaces intérieurs de Dieu. C’est pour ça qu’on représente les chérubins avec un arc et une flèche. C’est ce que nous disons quand nous disons dans la prière : « Ô pur amour, ô divin amour [les séraphins], transperce-moi de tes flèches [les chérubins] et fais couler mon sang [les trônes] dans les plaies du cœur immaculé. »  
Donc les chérubins. Petit à petit, peut-être que les enfants de Dieu, du Monde Nouveau, vont s’habituer à percevoir les chérubins. Ce n’est pas pareil que ce feu sans limite. C’est une très grande profondeur. Ils sont capables, du coup, de pénétrer comme une flèche, chacun, les profondeurs de Dieu dans la lumière. Si en essayant de plonger à l’intérieur de Dieu nous nous associons aux chérubins, vous voyez ce que ça fait ? C’est une profondeur sans limite. Ça fait saigner le cœur de Dieu, si je puis dire, Son sang, c’est-à-dire Son Fils. C’est extraordinaire l’union avec les chérubins, c’est d’une lumière, c’est d’une pureté, c’est d’une grande profondeur et d’une pénétration à la lumière ! Quand vous êtes tout à fait dans la lumière, c’est très pénétrant, vous pénétrez jusque dans la substance de ce qui est substantiel dans la substance dans la lumière. L’intellect agent est comme ça, pour nous, nous le faisons un peu. Mais alors quand c’est eux à l’état absolu ! Et cette puissance de lumière n’a aucune limite. Il faut s’habituer petit à petit à rentrer en communion spirituelle avec les esprits chérubiques de Dieu. Pourquoi ? Parce que le Père et le Saint-Esprit dans le Christ nous a donné les neuf hiérarchies pour le combat spirituel. Ils nous ont été donnés.  
Alors les hommes et les femmes étaient là au bord du sable, il y avait la piscine, on leur avait donné du whisky, des cigares, et ils disaient : « Quelle honte, tous ces gens qui meurent de faim ! » Ça faisait dix ans qu’ils étaient là, ils n’avaient pas bougé de leur piscine. Et le petit enfant, lui, il va chercher les chérubins, il va chercher les séraphins, il va dire : « Ô bon saint Joseph, faites qu’on trouve suffisamment pour demain. » A partir de ce jour-là, il n’y a plus eu un seul enfant qui est mort de faim. Au jour du jugement : « Seigneur, j’ai souffert de ce que les gens meurent de faim ! J’en ai beaucoup souffert, j’ai vraiment critiqué ça, je n’ai pas supporté que les gens meurent de faim. » - Ah bon ? J’avais faim, Je ne t’ai pas vu. Tu étais avec ton whisky dans ta piscine. Blablablablablabla le soir de neuf heures à dix heures, de dix heures à onze heures, de onze heures à minuit, blablablablablabla : c’est diabolique, purement et simplement diabolique, c’est sûr ça ! Non ? Vous ne croyez pas ? On le voit quand on regarde des choses comme ça. Mais on s’habitue tellement au Diable que finalement on trouve ça normal.  
Un petit mot au bon saint Joseph, un tout petit mot au bon saint Joseph. Nous avons autorité sur les éléments, nous avons autorité sur l’eau, nous avons autorité sur le feu, nous avons autorité sur la matière, nous avons autorité sur l’air et l’atmosphère, nous avons autorité sur l’enfer. Nous avons plénitude d’autorité. Vous voyez ce que c’est, une plénitude d’autorité ? Nous l’avons. Alors un petit mot au bon saint Joseph. Ne t’inquiète pas, saint Joseph s’arrange pour que ce soit brûlant, fin, immédiat et définitif. « Ô bon saint Joseph ! »
Il paraît que les scientifiques dans les télévisions, ce matin et hier soir, essaient d’expliquer les phénomènes. Toujours l’arrogance de la science. « Mais on savait… ». Ce n’est pas vrai, personne ne le savait, il y a trois jours personne ne le savait. Ils gardent leur assurance – l’orgueil, c’est terrible ! – mais il paraît que ça se voyait à la télévision : ils étaient terrorisés par ce qui se passe. Ils peuvent être terrorisés et laisser leur science diabolique. La science est diabolique si ce n’est pas dans la connaissance de Dieu qu’on fait la science. La science est bonne en soi, mais si elle ne comprend pas qu’il y a des choses qui sont liées aux motions divines, ils ne comprennent rien. Ils regardent leurs écrans !  
Un jour, je m’en rappelle, j’étais allé voir le Père Emmanuel, mon bon Père Emmanuel – c’est mon saint Joseph à moi le Père Emmanuel – à l’hôpital. Il y avait des écrans : son cœur c’était ça, son cerveau c’était là, et le troisième indiquait la pression de… Et puis comme d’habitude, il commence à m’attraper : « Père Patrick, c’est fini oui ou non ? » Je regarde les écrans, et puis par une chance inouïe, les écrans qui faisaient comme ça, d’un seul coup cet écran-là fait…, et l’autre-là…, le troisième marchait encore. Je lui dis : « Mon Père, arrêtez, vous allez mourir ! » Alors il me dit : « Espèce de couillon, c’est le malade qu’il faut regarder, pas les écrans. » [Rires]  
Le monde est comme ça, les enfants de Dieu ne sont pas comme ça, les enfants de Dieu regardent le cœur de la France, le cœur du roi. Il n’y a pas de fraternité, il n’y a pas d’égalité, il n’y a pas de liberté, ce n’est pas vrai. Il n’y a de liberté que dans l’Un, il n’y a de fraternité que dans le cœur du Christ et il n’y a d’égalité dans le don de la grâce qu’en Marie.  



La hiérarchie des trônes,  
Avec la hiérarchie des trônes, nous célébrons la troisième coupure de liens et nous nous associons avec Jésus, Marie, Joseph, dans les hiérarchies angéliques de l’accueil. Les trônes, c’est une hiérarchie extraordinaire, c’est la hiérarchie de l’humilité spirituelle à l’état pur, l’accueil. Dieu est pleinement reçu dans la lumière sans limite de l’accueil angélique : ce sont les trônes.  
Nous, nous n’avons jamais assez de place pour le Bon Dieu, parce que nos paroles prennent beaucoup de place. Voilà ce que le Diable a fait de la langue, le si beau gouvernail qui représente dans la transformation de l’incarnation le Verbe : le Verbe est Parole pour l’univers.  
En tous cas, nous prenons la hiérarchie des trônes, cette capacité spirituelle sans limite de l’accueil de tout ce qui est l’intériorité de Dieu Lui-même. C’est extraordinaire, la hiérarchie des trônes ! Il faut s’habituer à percevoir ce qui en moi peut accueillir Dieu, et puis d’un seul coup, à l’intérieur de mon ami que j’aime, qui est un ange des trônes glorieux, cette capacité est spirituelle pure et sans limite. Il faut s’habituer à ce mélange. Alors du coup, dans l’au-delà de l’unité des deux, Dieu est accueilli et vous avez le miracle des trois éléments dans la troisième délivrance, du troisième Kyrie Eleison aussi bien-sûr.  

La hiérarchie des dominations

Et vous continuez comme ça. Je vous conseille, pour vous entraîner, de prendre le chapelet de saint Michel Archange. Ce n’est pas compliqué, vous avez des doigts : vous dites Notre Père et Je vous salue Marie, Je vous salue Marie, Je vous salue Marie maintenant pour la quatrième hiérarchie, la hiérarchie des dominations, c’est-à-dire les prêtres angéliques. Dans le monde angélique, il y a un ordre sacerdotal. Melchisédech – roi de justice –, roi de Salem – roi de paix – est le grand prêtre, et Jésus est prêtre selon l’ordre de Melchisédech[url=#sdfootnote1sym]1[/url]. C’est quoi, un prêtre angélique ? Un prêtre angélique, c’est un prêtre d’amour éternel qui disparaît pour qu’il n’y ait que l’amour éternel. C’est la disparition de soi pour qu’il n’y ait que l’amour éternel. C’est un sacerdoce victimal d’amour éternel. C’est ça les prêtres angéliques à l’état pur : une disparition pour qu’il n’y ait que l’amour éternel. Il n’y a que l’amour éternel et du coup il y a leur disparition. Et c’est cette présence de la disparition qui fait le passage, le flux et le reflux sacerdotal angélique (…) pas de limite. C’est extraordinaire de rentrer à l’intérieur d’un ange, d’un ami qu’on aime, des dominations glorieuses.

Et vous descendez comme ça dans la cinquième hiérarchie, les vertus.  

Toutes les qualités spirituelles. Par exemple, vous prenez la bonté. La bonté est une lumière spirituelle extraordinaire. Mais quand la bonté est elle-même en elle-même sans aucune limite, ça donne un ange d’une vertu. Les anges des vertus glorieuses, il y en a des millions, et il n’y a pas une vertu qui est semblable à l’autre, alors quand vous êtes plongés dans la hiérarchie des vertus, toutes les vertus glorieuses, je ne sais pas si vous voyez ! Vous mettez votre petite vertu… Vous avez trouvé, par la grâce de Dieu, un petit esprit d’enfance, de transparence, de simplicité, de confiance, d’abandon, vous le mettez dans le cœur immaculé pour que tous les anges des vertus se saisissent de vous dans l’amour et l’unité et fassent que ça puisse être amplifié dans toutes les autres (…) en vase communicant dans les espaces intérieurs et éternels de Dieu pour porter la semence du Monde Nouveau dans l’au-delà de la Jérusalem céleste. Ce ne sont pas vos petites vertus à nous qui vont glorifier Dieu, mais oui si c’est dans l’union du Cœur Sacré de Jésus, du monde angélique, de notre petitesse de petit roi fraternel de l’univers dans l’intérieur du Saint des Saints de Dieu le Père dans Son omniprésence et dans Sa personne incréée originant la vie éternelle de Dieu dans le Dieu vivant. Alors là, voilà, ça va, vous avez fait un acte royal à ce moment-là dans le miracle des trois éléments avec les vertus glorieuses. Ce sont des actes précis. Nous ne vivons pas la vie chrétienne en gros.  
Quelquefois on rencontre des gens qui disent : « Moi, mon Père, si tout le monde était comme moi ce serait merveilleux, y aurait pas de mal. D’ailleurs pour la foi, il n’y a pas de problème avec moi, j’y crois, j’crois bien qu’y a queq’chose. D’ailleurs j’ai lu plein de bouquins ésotériques. Mon Père, lisez beaucoup d’ésotérisme. Vous voyez, on est trop croyant dans la famille. » Vite allons prier ! Tu ne peux pas lui dire : « Vous prenez la forme de la cuillère », sinon après il rentre à la maison, il va voir sa femme et il lui dit : « Tu ne sais pas ce qu’il a dit ce curé ? Je vais le tuer, c’est tous des pédés, pédérastes, pédophiles ! » Le monde n’est pas comme ça ?
- [Une participante] Si. Si si.
- Vivement que je passe à Télématin avec William Leymergie, parce qu’il aime bien la vérité, lui, il s’est converti. Sophie Davant aussi, parce qu’il y a quelqu’un qui a mis un petit mot il y a quinze jours : « Ô bon saint Joseph, Sophie Davant, si elle pouvait découvrir que Jésus est vivant » – je connais la personne qui l’a fait – et depuis, elle invite des gens qui ont la foi dans toutes les émissions qu’elle fait.

Après, il y a la hiérarchie des puissances.

C’est génial les puissances. Les puissances sont des anges qui, parce que justement (…), repoussent toutes les limites possibles de ce qui n’est pas Dieu. C’est avec les puissances spirituelles et glorieuses que le mal est repoussé hors des frontières. Les puissances repoussent le droit que pense avoir Satan ou le méchant. Pour quelqu’un qui s’est habitué à vivre en communion du miracle des trois éléments avec les puissances, les tentations diaboliques s’évanouissent, puisque c’est une intériorité qui n’a pas de limite. Quand on est avec eux, on le voit, très loin, il est là sur un char de feu, on peut se balader en Dieu, Satan ne nous accroche pas.

Après, il y a les principautés glorieuses.

Les principautés sont des anges très importants, parce que c’est la sainteté. Dieu a créé du feu, Dieu a créé l’océan, Dieu a créé un pays avec un peuple, Dieu a créé une culture, Dieu a créé une étoile, Dieu a créé quoi que ce soit qui existe, et pour chaque chose qui existe, même par exemple une langue, la langue portugaise, il y a un ange, parce que la langue portugaise doit porter toute la sainteté de Dieu. Une espèce animale : ce n’est pas chaque chat qui a un ange gardien, mais chaque substance de vie animale a un ange. La terre a un ange des principautés : il y a un prince de sainteté.  
Si avec le bon saint Joseph, nous prenons l’ensemble de la terre et nous la mettons dans l’ange des principautés glorieuses de la terre, avec le bon saint Joseph en Dieu, ne vous inquiétez pas, les O.V.N.I. resteront là-bas, de l’autre côté. Tenez-vous bien sur vos stylos et ouvrez bien Télématin ! Dès que vous sentez, même si vous ne le savez pas, vous sentez qu’il y a un météore qui va arriver… C’est ce que la Vierge a dit à Amsterdam, au moment où je suis né, à peu près le même jour : « Prenez garde, mes enfants, aux météores, elles vont frapper la terre si vous ne les arrêtez. » Comment tu arrêtes les météores sans le miracle des trois éléments ? Tu m’expliques ? Les scientifiques vont l’arrêter ? Ils vont l’arrêter comment ? Ils vont envoyer un spoutnik : « Il y a un météore qui doit arriver dans un an, j’arrive et je mets une bombe atomique pour qu’il puisse dévier un peu » ? C’est du cinéma, ça. Mais le petit enfant écrit un petit mot au bon saint Joseph et il le met dans sa corbeille. Le météore va dévier d’un milliardième de millimètre, mais au bout de deux mois il y aura deux cents mille kilomètres de différence, ça suffit.  
Merci Jésus, merci Marie, merci pour le Règne du Sacré Cœur. Merci pour mon papa saint Joseph qui est si bon avec moi, puisque c’est lui qui fait tout si je me suis mis à l’intérieur du roi.  
La France a une principauté. Marianne, il y a aussi la principauté correspondante, la vocation de la France, elle se trouve à l’état sans limite dans le monde spirituel pur à l’intérieur de la lumière de gloire. Il faut plonger la pureté de la France libérée restaurée dans l’au-delà de l’unité des deux avec la pureté parfaite de Marie à l’intérieur de la principauté de la vocation de la France dans mon cœur, et après, une fois que je suis comme ça, j’écris vite un petit mot au bon saint Joseph pour qu’on puisse faire quelque chose.  
Pour les animaux. Je connais quelqu’un près de la Chaise Dieu qui m’a dit : « Je vais prier Dieu pour les abeilles. » Il s’occupe des abeilles, lui, il m’a montré comment tout ça fonctionnait. Il m’a expliqué que la moitié des abeilles du monde sont mortes en l’espace de six mois, alors du coup dans une ville en Ontario, on a fait tout un truc spécial où il y a deux cents mille abeilles, pour refaire vivre les abeilles. Il y a trois jours, les deux cents mille abeilles sont mortes. A Angers, on a découvert deux cents tonnes de poissons morts en trente secondes. Et si vous faites la carte depuis le mois de décembre, vous mettez une petite épingle à chaque fois qu’il y a deux cents mille, deux cent tonnes. Des oiseaux aussi, qui tombent comme ça. Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe avec la terre ? Qu’est-ce qui se passe avec la vie ? Qu’est-ce qui se passe ? Les scientifiques peuvent t’expliquer ça ? Les scientifiques sont affolés. D’habitude ils disent : « Nous contrôlons parfaitement la situation, puisqu’on peut maintenant rentrer dans le Saint des Saints du corps originel pour remplacer Dieu pour la création. » Abominateurs !
Alors bien-sûr, on peut très bien rester dans son petit monastère en disant : « Moi je m’en fous, je continue mon truc. » - Et la charité ?  
Alors vite, mon stylo : « Ô bon saint Joseph, moi je les aime les abeilles ». Et effectivement j’ai remarqué qu’à cause de sa prière, mais aussi à cause de son travail, les deux, il a préservé toute la faune des abeilles de la partie orientale de la France mais aussi de l’Italie jusqu’à la Slovénie, parce que c’est l’endroit qu’il aime, et là, les abeilles, il ne voulait pas qu’elles meurent. C’est incroyable le pouvoir du cœur d’un chrétien !  
C’est beau, les principautés. La principauté de la terre, cet ange-là, c’est inouï parce que c’est le centre du monde. Alors évidemment on n’aime pas dire ça, on dit : « Mais Galilée a dit que c’était le soleil. » - Oui, mais la Bible a dit que c’était la terre le centre du monde, le centre du cosmos. - Vous êtes encore à dire que Galilée s’est trompé ! - Oui, absolument. D’ailleurs aujourd’hui – c’est mon frère qui me l’a expliqué, mon frère jumeau est un grand scientifique – si tu fais tous les calculs astronomiques en prenant le soleil comme référence, tu es obligé de faire un espace courbe, tandis que si tu les fais en prenant la terre comme référence, c’est droit. La relativité d’Einstein, l’espace courbe, c’est uniquement parce qu’il a pris comme point de référence le soleil au lieu de la terre. Mais si je prends la terre, si je prends très exactement Jérusalem, il n’y a plus d’espace courbe, la relativité restreinte d’Einstein [théorie élaborée en 1905] tombe en poussière. A partir de cette relativité, d’ailleurs, il dit que l’univers est en expansion, alors que tout le monde sait depuis seulement une dizaine d’année, c’est vrai, que l’univers n’est pas en expansion, on en a la preuve absolue avec l’effet C.R.E.I.L. Oui, mais on a pris comme référence le soleil. C’est Galilée. Pourquoi est-ce qu’on a dit c’est Galilée ? Parce qu’il y a la haine de l’Eglise. L’Eglise n’a pas condamné Galilée, l’Eglise a dit : « Monsieur Galilée, vous faites votre travail, mais ne dites pas que le travail que vous faites est une vérité divine. Nous vous demandons simplement de ne pas créer une religion à partir de vos certitudes astromachins. Vous faites des hypothèses, vous pouvez faire des calculs à partir de vos hypothèses et ce sera très compliqué pour les générations futures, mais nous vous demandons de ne pas mélanger la Bible avec ça. » Il a répliqué, le pape c’était lui. Alors le pape lui a dit : « Ecoutez… » Ça a été dit gentiment, on ne l’a pas flagellé, on a fait un décret pour dire : « N’écoutez pas ce gars-là, il est trop orgueilleux. » C’est l’Eglise qui avait raison, ce n’est pas Galilée. En plus, les théories de Galilée, ce n’est pas lui qui les a inventées, elles existaient déjà avant Jésus-Christ.  
« L’Eglise, j’aime pas. » En fait c’est parce que les gens ont préféré haïr Dieu et haïr leur maman et haïr la relation directe qu’il y a entre leur maman et Dieu. Il y a eu une haine féroce, à un moment donné, ils ont choisi de faire le péché contre Dieu dans Son unité avec leur maman. Et depuis, vingt ans, trente ans, quarante ans après, ils détestent l’Eglise, ça leur permet d’oublier que c’est de la haine spirituelle pure qui est à l’origine de ça : déplacement, déni, cristallisation, relation fusionnelle avec les esprits de haine, non pardon.
Il faut revenir à l’archange.  
L’archange nous dit notre oui, il nous remet dans notre oui, il remet chacun dans son oui, il remet chaque existence dans son oui, il remet l’existence de l’univers dans son oui, il remet l’existence de chaque enfant dans son oui, il remet l’existence de Marie dans son oui et elle dit oui dans son oui pour le oui du Père dans la supervenue du Saint-Esprit pour la conception du oui de l’Incarnation. C’est très fort, les archanges, ils remettent remettre tout dans l’unité, dans l’un, dans le oui, dans la lumière, dans l’obéissance.



Et enfin vous avez les anges.  
Vous pouvez vous mettre dans le chœur des anges qui ont pouvoir. C’est leur fonction, c’est leur vocation, mais ils ne le font que s’ils sont envoyés par le petit roi fraternel de l’univers, lequel ne met le petit mot au bon saint Joseph que par la foi. Les anges ne peuvent pas intervenir puisqu’ils ne sont pas sous le régime de la foi. Ils se mettent dans le cœur de ceux qui sont sous le régime de la foi. « Mais agissez mes enfants », dit la sainte Vierge dans le miracle des trois éléments, ne laissez pas monter des montagnes de cinquante mètres d’ossements, arrêtez ça dans l’instant. Ce que nous faisons la nuit, c’est ça, nous arrêtons l’invasion asmodéenne de la France. C’est très fort ce que nous faisons là toutes les nuits et tous les jours du mois de mars, très très fort. Le démon, qui pense pouvoir étrangler toute la terre et toute l’humanité d’un seul coup, à un moment donné va bloquer parce que derrière, ah ! il ne s’y attendait pas, il y a la France. Il y a la France qui échappe à cette œuvre de mort universelle de Lucifer. Parce que l’heure est arrivée pour lui, il pense que c’est fini. Et la France échappe, elle redescend et elle le chasse : le Règne du Sacré Cœur va commencer.



Petit à petit vous allez vous habituer à passer dans le feu sans limite de l’amour séraphique, la profondeur des chérubins, l’accueil sans limite de l’amour, la toute-puissance d’amour, la toute-puissance de paix des trônes, etc., vous allez passer à travers toutes ces hiérarchies. Il n’y en a pas une qui soit…, vous ne pouvez pas comparer en disant : « Celle-là est vraiment beaucoup plus extraordinaire que l’autre » parce qu’en réalité c’est à chaque fois une spiritualité d’une puissance substantielle et sans aucune limite. Tu ne peux pas dire : « La violette avec son parfum est très supérieure à la chaleur du soleil » ou « La chaleur du soleil est très supérieure au feu qui brûle le cœur d’un enfant la première fois qu’il dit oui à Dieu son Père à travers ses parents ». Tu ne peux pas dire que l’un est plus que l’autre, c’est différent. Comme dit saint Thomas d’Aquin, chaque ange est une espèce, il y a une différence spécifique d’un ange à un autre. C’est ce qu’on nous apprenait au catéchisme, je m’en rappelle : il y a une hiérarchie.  
« Ah la hiérarchie ! Quelle horreur, la hiérarchie, moi je préfère la démocratie. » - Tu préfères la démoncratie à la hiérarchie ? La démoncratie ce n’est pas bien. C’est horrible, la démoncratie ! - Ah formidable ! Les arabes découvrent la démoncratie ! On va envoyer les avions militaires de la France et l’armée et ses soldats sur Kadhafi parce qu’il refuse la démoncratie.
On va écrire au bon saint Joseph (…). Si vous saviez comment on a fait pour rentrer dans le grand collisionneur de particules de vingt-sept kilomètres de diamètre à Genève ! C’est un accélérateur de particules : les hadrons. Produire l’antimatière, produire les prédispositions de la matière, sortir le standard du boson de Higgs, prendre ce standard du boson de Higgs et les prédispositions de la matière pour lui donner une autre orientation que celle des motions divines de la création – c’est comme ça qu’ils ont dit : « les motions divines de la création » – pour qu’elles aient une autre direction à partir d’un autre comportement qui viendrait de l’univers double. L’univers double, on sait très bien que c’est l’univers démoniaque. Donc leur intention principale, ce n’était pas de faire de la science, c’était de prendre le boson de Higgs, le standard des prédispositions de la matière, ce qu’on appelle la terre en philosophie, en métaphysique, et de le mettre à disposition de l’univers double pour qu’il y ait comme une brisure des champs morphoprotoniques de notre univers au service du règne absolu de l’Anti-Christ jusque dans les prédispositions de la matière. Alors les petits enfants de la lumière ont dit : « Ô bon saint Joseph ! »… Le lendemain, ils ont arrêté. Et le surlendemain, une confidence du directeur à l’un d’entre nous qui lui avait dit : « Quand même, vous n’allez pas me faire croire que vous avez arrêté l’accélérateur parce qu’il y a eu une fuite d’hélium dans le circuit de refroidissement ! Quel mensonge vous avez dit dans les journaux et à la télé ! Une fuite d’hélium dans le circuit de refroidissement, et on va reprendre dans un mois ? Rien que ça c’est une erreur puisqu’il faut sept mois minimum pour reprendre les conditions de refroidissement. Si c’est les circuits de refroidissement, ça ne peut pas être vrai. Alors qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Et tous ces champs morphoprotoniques, c’est quoi ? Pourquoi vous vous êtes arrêtés ? » - Vous en savez, vous, des choses. - Oui, nous savons très bien que vous vouliez provoquer des champs scalaires morphoprotoniques sur l’ensemble de... Alors il a avoué : « Nous avons arrêté parce que le boson de Higgs n’a pas eu le comportement que nous voulions qu’il prenne. »
Dès lors que nous sommes dans la doctrine du saint Père, que nous comprenons que c’est lui qui a la vérité toute entière, infailliblement, et que jamais, jamais, jamais rien ne pénètrera qui soit contraire à la lumière dans le cœur du saint Père, jamais…
« Moi je n’aime pas le saint Père, j’préférais l’autre, avec l’autre c’était mieux on faisait la fête, avec celui-là c’est du latin, j’y comprends rien moi au latin. » - C’est normal, si tu détestes ton père. Tu as dit : « Je déteste mon père, je le hais, je veux le tuer, je veux qu’il n’existe plus pour moi, et Dieu n’en parlons pas. » Un jour tu as dit ça parfaitement clairement, lucidement, librement, c’est un choix que tu as fait. Oh c’est il y a longtemps ! Oh que c’est scotomisé, mon Dieu que c’est cristallisé, mon Dieu que c’est déplacé, mon Dieu que c’est dénié ! Alors : « J’aime pas le saint Père. Ecrire à mon papa saint Joseph, j’aime pas, je trouve ça bête. »



Nous allons célébrer la messe. Nous attendons M., c’est ça ?
Donc : il faut rentrer dans les neuf hiérarchies, il faut apprendre petit à petit. Et si nous ne sommes pas capables de le faire mystiquement, ce n’est pas grave, nous le faisons par les lèvres. Il faut commencer par les lèvres, il faut commencer par l’écrit. Faites par les lèvres et par l’écrit, le reste va venir après. Ce que vous voyez dans votre âme n’a aucune espèce d’importance, l’âme est psychique, l’âme n’est pas spirituelle. Je ne ressens pas dans mon intérieur ce que je dis, ce que je fais, ce qui se fait. L’âme est psychique. Il faut que nous arrêtions d’être psychiques. C’est spirituel, c’est humain, ce n’est pas psychique.  
Tout le temps il faut que je sorte de mon intérieur pour rentrer dans la lumière, pour rentrer dans mon cœur d’amour divin, mon cœur humain vraiment spirituel, dans la chair du mouvement éternel d’amour que je suis dans une petite goutte de sang d’amour, et cette liberté du don qui fait que je suis un dans la présence unique paternelle créatrice de Dieu en moi dans l’au-delà de l’unité des deux, j’ai l’amplitude et la vastitude de l’union paternelle, de l’union filiale avec l’union du Saint-Esprit dans l’Un qui fait ma liberté spirituelle d’enfant de l’homme et qui va beaucoup plus loin que la vastitude sans limite du monde angélique puisque c’est l’absolu incréé et éternel de l’Un de Dieu Lui-même.  
L’amour et la lumière qui sont en moi ne sont pas un amour et une lumière infinis, qui augmentent à l’infini. L’amour de Dieu n’est pas infini. L’amour infini de Dieu est un schème imaginatif. L’amour de Dieu, la lumière de Dieu, la présence de Dieu, la personne de Dieu, n’est pas infini(e), c’est un amour absolu, ce n’est pas du tout pareil. Alors je rentre dans l’amour substantiel absolu, transsubstantiation.  
C’est drôlement bien d’avoir la connaissance du monde angélique parce que je vois dans le monde angélique quelque chose, spirituellement, qui correspond à quelque chose qui est sans limite, qui n’a pas de limite, et du coup je sais que Dieu n’est pas comme ça, parce que Dieu n’est pas un ange.  
Du coup je passe de là à Dieu, et Dieu c’est l’absolu, c’est bien plus que la bonté sans limite, c’est beaucoup plus, c’est la bonté substantielle absolue. C’est le Père qui est substantiellement absolu du Père, Principe, c’est le Principe absolu de l’éternité.  
Vous voyez, je fais la différence spirituellement entre le monde spirituel qui est le lien, le monde spirituel pur angélique et le monde spirituel absolu qui est Dieu, et je mélange ces trois mondes spirituels – c’est ça le miracle des trois éléments – en allant au-delà de l’unité des trois, ça fait de moi un membre vivant du Cœur Sacré de Jésus, dans la lumière surnaturelle de la foi. Alors j’ai la plénitude reçue de la grâce sanctifiante, instantanément, qui est saisie dans une supervenue du Saint-Esprit, l’obombration du Père, et du coup le Verbe de Dieu prend chair dans le temps où je suis et je prends autorité sur les choses du temps, parce que c’est Dieu qui est le Roi, le Seigneur.  
Vivre ça en toute simplicité, tout simplement. Il ne faut pas dire que c’est compliqué, ou que c’est théologique, ou que c’est intellectuel, surtout pas, parce qu’un enfant sans cerveau le comprend très bien, ça. Rappelez-vous ce que vous compreniez quand vous étiez sans cerveau. Ce sont les exercices que nous ferons sur l’Un : faire revenir cette puissance native de notre connaissance, de notre ravissement, de notre liberté dans l’ordre du don dans l’Un. Et c’est important de ressaisir cette puissance-là, parce que du coup quand nous ferons un acte d’amour, au lieu que ce soit un acte d’amour psychique de limace, ce soit un acte d’amour spirituel. Si je fais un acte de foi, au lieu que ce soit un acte de foi mystico-dingo, métapsychico-dingo, mystérico-dingo, ce sera un acte de foi spirituel et surnaturel et théologal. Aujourd’hui c’est devenu nécessaire de reprendre possession de l’Un. C’est ce que m’a dit ma petite tante l’autre jour. Avant de lui dire au revoir, je lui ai dit : « Alors, qu’est-ce que tu me dis ? » Elle m’a regardé avec ses yeux noirs, elle a dit : « Aie la passion de l’Un ! » Je ne savais pas qu’elle était au courant. Oui, c’est beau l’Eglise de Jésus, c’est beau le cœur de Marie, c’est génial la Sainte Famille spirituelle et divine des enfants de Dieu, c’est formidable. L’Eucharistie ! C’est tellement formidable que du coup Dieu s’est sacrifié, immolé, pour venir y pénétrer et y habiter pour toujours, éternellement, et c’est ça l’Eucharistie.







Note de bas de page:
1) Epître aux Hébreux 6, 20 et 7, 1-3 : « En elle [l’espérance], nous avons comme une ancre de notre âme, sûre autant que solide, et pénétrant par-delà le voile, là où est entré pour nous, en précurseur, Jésus, devenu pour le monde éternel grand prêtre selon l’ordre de Melchisédech. En effet, ce Melchisédech, roi de Salem, prêtre du Dieu Très-Haut, qui se porta à la rencontre d’Abraham s’en retournant après la défaite des rois, et qui le bénit ; à qui aussi Abraham donna la dîme de tout, dont on interprête d’abord le nom comme « roi de justice », et qui est aussi roi de Salem, c’est-à-dire « roi de paix » ; sans père, sans mère, sans généalogie, dont les jours n’ont pas de commencement et dont la vie n’a pas de fin, qui est assimilé au Fils de Dieu, ce Melchisédech demeure prêtre pour toujours. »
Genèse 14, 18-20 : « Melchisédech, roi de Salem, apporta du pain et du vin ; il était prêtre du Dieu Très-Haut. Il prononça cette bénédiction : « Béni soit Abram par le Dieu Très-Haut qui créa le ciel et la terre, et béni soit le Dieu Très-Haut qui a livré tes ennemis entre tes mains. »

Jeannedelamontagne
Veut-etre un saint/e

Féminin Messages : 238
Age : 52
Localisation : Pyrenées
Inscription : 05/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Re: Père Spirituel: † "Je me présente" †

Message par Catherine Jouenne le Jeu 13 Juil 2017 - 11:59

Dove 

A tous un amical bonjour de Père Nathan et Virginie
qui se sont rencontrés hier à la Chaise Dieu
au sujet de la Transgression Suprême
causée par le clonage de l'homme
dit  libéralisation de la "PMA individualisée" pour homos
(projet loi fin 2017 à la Chambre de l'Enfer)


................................................................................................................
mdm
P Nathan et Virginie,  dite Frigid Barjot,
Alerte pour la loi clonage pour homosexuels
................................................................................................................
avatar
Catherine Jouenne
MEDIATRICE
MEDIATRICE

Féminin Messages : 428
Age : 53
Localisation : France
Inscription : 07/02/2016

Revenir en haut Aller en bas

Page 22 sur 24 Précédent  1 ... 12 ... 21, 22, 23, 24  Suivant

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum