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Darwinisme et Créationnisme... Bannie10

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Darwinisme et Créationnisme...

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Message par Gilles le Ven 27 Fév 2009 - 11:13

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Darwinisme et Créationnisme
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[td width=]Le 27 février 2009 - (E.S.M.) - Le 12 février de cette année a marqué le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin et cette même année est le 150ème anniversaire de la publication de son ouvrage décisif : De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle.

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Charles Darwin
Darwinisme et Créationnisme
Le 27 février 2009 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde - Le 12 février de cette année a marqué le 200ème anniversaire de la naissance de Charles Darwin et cette même année est le 150ème anniversaire de la publication de son ouvrage décisif : De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle. Autant dire que, dans les journaux et les revues, nous allons être abreuvés de considérations darwiniennes, néo-darwiniennes et anti-darwiniennes, même si ces dernières seront probablement censurées. En fait, il ne s’agit ni d’être pro-darwinien sans nuances, de manière dogmatique, ni d’être anti-darwinien de manière fondamentaliste, mais d’accueillir la théorie de Darwin avec l’ouverture d’esprit et le sens critique qu’appelle toute théorie scientifique. D’où les quelques réflexions qui suivent, que j’emprunte à mon récent ouvrage : Les raisons d’espérer, Paris, Presses de la Renaissance, 2008, p. 107-111. Je les ai déjà publiées ici il y a deux ans, mais je crois indispensable de rafraîchir les mémoires sur un sujet d’importance capitale. J’y ajoute d’ailleurs un petit complément. Je laisse à d’autres, bien plus compétents que moi en la matière, le soin d’entrer davantage dans les détails de la question.

La doctrine de l’évolution des espèces vivantes est plus qu’une hypothèse. Elle est corroborée par la convergence d’innombrables observations portant sur les fossiles et sur la structure des gènes. L’arbre généalogique de toutes les espèces vivantes, y compris l’espèce humaine, est loin d’être complètement inventorié, mais tout ce que nous en connaissons confirme que nous comptons bien des invertébrés, des poissons, des batraciens et des singes parmi nos ancêtres biologiques
(je précise « biologique », car notre origine en tant que personnes n’est pas seulement biologique).

Les fondamentalistes et les créationnistes naïfs
(car il existe un créationnisme métaphysique intelligent) rendent un très mauvais service à la philosophie, à la foi et à la théologie en remettant massivement en cause la théorie globale de l’évolution au nom d’une exégèse infantile de la Bible et en voulant à tout prix établir que sur certains points précis – et ce n’est pas totalement exclu – une interprétation littérale de certaines affirmations bibliques à portée apparemment scientifique serait parfois défendable. L’intention est probablement généreuse, mais la démarche est épistémologiquement déficiente et, du point de vue théologique, contreproductive.

Ceci dit, le dogmatisme non critique ne se trouve pas que du côté des fondamentalistes de tout poil. Aujourd’hui encore, il existe nombre de darwiniens et de néo-darwiniens qui traitent la doctrine de Darwin, non pour ce qu’elle est, à savoir une théorie par nature révisable et perfectible, mais comme un dogme intouchable et ne supportent aucune critique, même venant des spécialistes en matière de biologie. C’est ainsi qu’à notre époque la plupart des théoriciens de l’évolution adhèrent encore au dogme darwinien selon lequel le jeu des mutations aléatoires et de la sélection naturelle des plus performantes d’entre elles suffirait à expliquer l’évolution biologique au cours des âges géologiques, quelle que soit d’ailleurs la durée exacte de ceux-ci. Or les derniers développements de la science – même s’ils sont souvent occultés par les pontifes du darwinisme pur et dur – remettent ce dogme en question ! Ils suggèrent plutôt que nous allons vers un nouveau paradigme des sciences de l’évolution.

De plus en plus aujourd’hui, des biologistes sont, en effet, sensibles au fait que, si les mutations aléatoires et la sélection naturelle jouent bien un rôle dans l’évolution, elles ne suffisent pas à rendre compte de tous ses aspects. Cela introduit des perspectives nouvelles qui, tout en respectant l’intuition fondamentale de Darwin, la corrigent considérablement. Ces nouvelles perspectives se traduisent par les thèses suivantes, étayées par des faits incontournables :

- La plupart des mutations sont bien aléatoires, comme le pensent les darwiniens, surtout sur le plan des microévolutions à l’intérieur d’un type biologique donné. Mais certains faits donnent à penser qu’il existe aussi, spécialement sur le plan des macroévolutions d’un type à l’autre, des mutations qui ne sont pas purement aléatoires.

- En effet, nombre d’observations embryologiques et paléontologiques suggèrent clairement que l’évolution est orientée a priori dans certaines directions et vers certaines formes. Cela revient à diminuer le rôle du pur hasard dans l’évolution et à donner un nouveau crédit à la célèbre doctrine des formes
(Gestalte) de Goethe, selon laquelle la nature produit par nécessité des formes manifestant entre elles et à l’intérieur d’elles-mêmes une certaine cohérence intelligible. Ce ne serait donc pas par pur hasard, par exemple, que de multiples animaux d’espèces différentes ont des organes ou membres doubles (deux yeux, deux oreilles, etc.) ou une segmentation similaire de leur corps (tête, tronc, etc.) .

- Divers indices suggèrent que l’évolution ne s’est pas faite simplement par développement continu, mais aussi, parfois, par sauts brusques d’un type à l’autre sans la médiation de nombreux chaînons intermédiaires. Des biologistes mathématiciens, comme D’Arcy Thompson, ont montré que les formes animales sont portées par une logique interne et que, de même qu’on ne passe pas graduellement d’une forme mathématique à une autre, ainsi la transition d’un plan d’organisation du vivant à un autre se fait de manière non graduelle, à la différences des microévolutions qui, elles, se produisent de manière darwinienne. De cette manière, les plans fondamentaux d’organisation du vivant correspondraient, sur le plan de la macroévolution, à des formes quasi platoniciennes, à des structures archétypales inscrites dans les lois de la nature, un peu à la manière dont sont prédéterminées les structures des flocons de neige. La matière inorganique et ensuite vivante serait ainsi douée d’une extraordinaire capacité d’auto-organisation.

- Cette impressionnante convergence d’indices n’est pas encore une preuve formelle, mais l’on peut raisonnablement penser que le 21ème sera celui de la mise au point d’un nouveau paradigme pour comprendre l’évolution, un paradigme qui ne reniera pas la valeur explicative du néodarwinisme pour comprendre les microévolutions à l’intérieur d’un type, mais révisera en profondeur l’intelligence de la macroévolution, en faisant la part beaucoup moins belle que le darwinisme pur et dur à la contingence.

En conclusion, les sciences de la vie – qui ont toujours un certain retard temporel sur celles de la nature physique – vont très probablement établir au cours de ce siècle que le surgissement de la vie et de l’espèce humaine obéit beaucoup moins que ne le pensait le darwinisme dogmatique au simple jeu du hasard et de la sélection. La vie et la conscience étaient en quelque manière « programmées » dans les conditions initiales et les constantes fondamentales de la matière
(si tant est que celle-ci « existe » vraiment…), par où la biologie et les sciences de l’évolution pourraient peut-être rejoindre le principe anthropique de certains physiciens. N’est-ce pas là une nouvelle raison d’espérer dans le caractère « sensé » de notre aventure de personnes conscientes dans le royaume de la vie et l’univers physique ? Ou, de manière plus précise, n’est-ce pas une raison d’espérer que ce nous pouvons tenir à bon droit par la foi et la philosophie ne sera plus contredit par un scientisme primaire, mais plutôt suggéré discrètement par la science elle-même, encore que celle-ci soit incapable de le prouver dans son ordre propre ?

Je prends une comparaison pour illustrer mon propos, une comparaison déficiente, comme toute comparaison, mais éclairante quand même, je l’espère.

Supposons qu’un professeur de mathématique envoie un élève au tableau noir pour y démontrer que la somme des angles d’un triangle est toujours égale à deux droits. L’étudiant va, avec sa craie blanche, tracer une figure au tableau, y ajouter des constructions et y écrire les démarches de la preuve.

Vue de l’extérieur, cette démonstration s’explique intégralement par des processus cérébraux, neuronaux, électriques et physicochimiques aboutissant à ce qu’un peu de poussière de craie, grâce à la contraction de divers muscles, se dépose sur le tableau. Rien de miraculeux en tout cela !

Mais, en même temps, nous savons pertinemment bien que cet ensemble de processus se déroulant dans le monde physique s’accompagne d’un effort de réflexion de la part de l’étudiant. Effort qui, certes, n’est pas possible sans le support du cerveau et de ses opérations, mais qui, dans son contenu intellectuel ou logique, est d’un autre ordre que celui des phénomènes physiques, tout en accompagnant ceux-ci et en expliquant leur véritable portée.

De plus, par-delà les phénomènes physiques sous-jacents à la démonstration et par-delà le phénomène intérieur de la réflexion de l’élève, il y a la vérité géométrique éternelle, à savoir qu’en géométrie euclidienne la somme des angles d’un triangle est égale à deux droits, vérité qui n’est évidemment pas produite comme telle par les signes s’inscrivant au tableau ni même par l’effort de l’étudiant, mais qui s’est en quelque sorte servie des premiers et du second pour manifester sa vérité dans le monde.

Semblablement – mais comparaison n’est pas raison – on peut très bien accepter sur le plan scientifique que la vie humaine naît biologiquement de la longue évolution de la biosphère, selon des mécanismes darwiniens et selon d’autres formes plus subtiles d’auto-organisation de la vie, sans y faire jouer la moindre intervention d’un divin quelconque. Mais cela n’empêche pas, sur un autre plan, de discerner dans le processus de l’évolution cosmique et biologique la présence d’un dynamisme intelligible et peut-être même intelligent et d’y discerner, sur un autre plan encore, d’ordre proprement métaphysique, le déploiement de l’Énergie créatrice, qu’elle soit de nature impersonnelle
(comme elle l’est pour un certain nombre de physiciens, de cosmologues ou de biologistes spiritualistes ou déistes) ou de nature personnelle (comme c’est le cas pour les penseurs juifs, chrétiens ou musulmans). Affaire à suivre…

+ André-Mutien,
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SOURCE: Sources : Diocèse de Namur (Belgique)- (E.S.M.)
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Message par Père Jean le Sam 28 Fév 2009 - 9:22

Pour aider à la définition du "nouveau paradigme sur l'évolution" dont parle Mgr André-Mutien et que devrait nous donner la science vraie du XXIè, je signale ce livre remarquable d'une grande scientifique belge Marie-Claire Von Oosterwyck qui a publié une critique sévère des méthodes Radiocarbone dans son livre "Le Saint-Suaire face au RadioCarbone", Ed. François-Xavier de Guibert, dont voici un extrait (Chapitre 11, § 13, pages 244 et suiv.):
Libby (celui qui a inventé la méthode de la datation par le Radiocarbone) nous a trompé lorsqu'il a prétendu avoir daté par sa méthode les chronologies préhistoriques. Celles-ci n'ont nullement prouvé la théorie darwiniste, comme on l'enseigne partout. Pourquoi ne pas le reconnaître ? Les thèses de Darwin, suspectes dès leur parution, sont insoutenables de nos jours.
Je tiens à citer quelques remarques que son fameux ouvrage « L'origine des espèces... » avait inspiré à Adam Sedgwick, président de la société de géologie de Londres, auxquelles je souscris entièrement, remarques qu'on peut appliquer aux travaux carbonistes et au récent livre de Gove, « Relit, Icon or Hoax » (1996). Il écrivait à Darwin en 1859 (in Becquemont, 1994) :
« J'ai lu votre livre avec plus de douleur que de plaisir. Certaines parties m'ont fait rire jusqu'à avoir mal aux côtes » : c'est ce qui m'est arrivé avec l'âge de l'Homme de Lindow, du coton « Chimu », de la momie d'ibis et en lisant les performances des A.M.S. selon Gove.
« J'en ai lu d'autres avec une profonde tristesse, parce que je les crois erronées et profondément nuisibles. » Je citerai ici - liste non exhaustive - l'intercomparaison de Burleigh et al., l'expertise de Damon et al. et le livre de Gove : partout la méthode scientifique y est bafouée.
« Vous avez trahi la vraie méthode inductive » faisait encore remarquer Sedgwick. En effet.
Rappelons que Darwin a fondé sa théorie de l'origine des espèces sans définir l'espèce qu'il confond délibérément avec la variété, en postulant l'existence de très longues durées indispensables pour rendre compte de l'apparition des changements importants qui caractérisent l'espèce à partir de ceux, minimes, que les éleveurs britanniques du temps de Darwin induisaient dans les variétés par des croisements appropriés, alors que les espèces sont dépourvues d'interfécondité. Or, ces temps très longs, il les disait prouvés par la théorie « actualiste » de son maître et ami, Lyell.
Il écrivait dans la préface de son livre :
« Celui qui lit l'œuvre grandiose de Charles Lyell "Principles of Geology", dans laquelle l'Historien futur reconnaîtra qu'elle a provoqué une révolution dans les sciences naturelles - en donnant son assise scientifique à l'Évolution du vivant, Darwin avait vu juste - et cependant n'admet pas que les périodes écoulées ont été très longues, peut immédiatement fermer mon livre. »
S'il n'y avait le cloisonnement des spécialités, les scientifiques auraient depuis longtemps fermé le livre de Darwin. Car la succession des strates et fossiles toujours enseignée et fondée sur « l'échelle stratigraphique » de Lyell, avec pour base sa théorie « actualiste » ou uniformitariste n'est plus acceptée des spécialistes de nos jours (cf. Einsele et Seelacher, 1982). Ils se rient dans leurs symposia de la « géologie de Papa » et de son actualisme désuet, lui préférant des phénomènes catastrophiques, mais à faible échelle - il n'est surtout pas question pour eux de revenir au Déluge universel de la Bible, ce qui serait une impardonnable faute de goût. Dans « Is uniformitarianism necessary ? » Gould (1965) mettait carrément cartes sur table : il était grand temps d'abandonner la théorie énoncée par Lyell, largement infirmée par l'étude des sondages sous-marins et qui n'était d'ailleurs plus nécessaire de nos jours, disait-il, personne n'ajoutant encore foi aux enseignements de la Bible, Lyell (et Darwin, mais de manière plus feutrée) ayant d'ailleurs atteint leur but, qui n'était autre que de « end with Moses » (en finir avec Moïse). Le but atteint, on pouvait abandonner l'outil assurait Gould avec cynisme. L'ennui c'est que les données issues des sondages sous-marins (Shepard, 1959, 1963, etc.) ont non seulement fait abandonner la théorie actualiste mais donné jour à une nouvelle théorie qui, qu'on le veuille ou non, est son antagoniste. La « tectonique des plaques » oblige à remettre les thèses évolutionnistes en question firent remarquer d'emblée et dès 1967 Takeuchi, Uyeda et Kanamori, ses premiers concepteurs. Restent évidemment les datations isotopiques pour prouver l'évolution du vivant, mais elles sont des plus suspectes également (van Oosterwyck-Gastuche, 1997 b, 1998 a, b, c).
La « science radiocarbone » ne serait donc qu'une pierre d'un édifice miné à la base et menacé d'écroulement ? Il est clair que les mandarins, rétifs aux discussions, préfèrent ignorer les objections des contestataires qualifiés d'« hystériques, de fanatiques ou de débiles mentaux ». En sont-ils si certains ? Car on retrouve chez les carbonistes le profil des abstracteurs de Rabelais. Ils ont en effet « fait abstraction de tout ce que le monde savait afin de s'occuper de ce qu'ils croyaient savoir ». Essentiellement, dans un contexte d'indigence et de malhonnêteté intellectuelles affligeant leur rejet du spirituel, qui leur venait d'autres abstracteurs qui avaient bafoué la science avant eux. Segdwick faisait encore remarquer : « Il y a dans la nature une composante morale et métaphysique à côté de la part physique. L'homme qui nie cela s'enfonce dans la folie. »
Hélas ! Comment en douter encore ? La datation radiocarbone du Linceul s'inscrit dans un combat commencé dès les origines..."

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Message par Cl le Dim 1 Mar 2009 - 15:02

Les propriétaires du site " Eucharistie Sacrement de la Miséricorde " dont le mari est un jardinier en retraite et son épouse organiste dans la région de Lourdes font un bon travail de communiquants en reprenant textuellement les textes du magistère de l' Eglise puisque vous avez puisé chez-eux vos imformations.Ils n' ont pas inventés " la poudre à canon " que je sache...Je salue quand-même cet exerciçe qui a une valeur hautement pédagogique de ce couple chrétien qui rend plus attrayant les textes du vatican pas toujours façile à la compréhension il est vrai.La théologie c' est tout un art!Le seul repproche que je vais faire est celui-ci : Pourquoi soutiennent ils un monsieur qui profère des hérêsies notamment sur l' existençe des extra-terrestres, que DIEU peut selon lui se réincarner dans d' autres corps sur d' autres planètes etc etc....( cela s' appelle la réincarnation). Ils donnent un lien sur leur site pour écouter les vidéos de ce monsieur qui est " DANGEREUX " selon-moi car il arrive à faire passer des idées épouvantables dans un language qui ressemble presque à celui de Saint Thomas d' Aquin ( une pâle imitation ).Un catholique qui n' aura pas beaucoup de " bagages intellectuels " se fera berner façilement.
C' est cela le modernisme, en apparençe tout est beau, en apparençe seulement.Comme disait PIE X : << Le modernisme c' est 100 pour cent catholique une première fois et cent pour cent hérétique la seconde fois.Le danger pour les catholiques c' est cette dérive vers l' illuminisme.L' antéchrist c' est ce qu' il va faire.Il utilisera les références chrétiennes pour mieux les détourner ensuite.DARWIN n' est plus véritablement un réel danger.Il est démodé.

Claudius

Hors du magistère de l' Eglise, point de Salut!

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Message par Grosjean le Lun 2 Mar 2009 - 0:27

Cher Père Jean,
Votre texte semble intéressant et, quoique long et un peu indigeste, comporte plusieurs affirmations importantes. J'en retiens trois qui me semblent essentielles pour un débat sur l'évolutionnisme et peut-être pourra-t-on les développer davantage:

1. Darwin confond espèces et variétés:
Darwin a fondé sa théorie de l'origine des espèces sans définir l'espèce qu'il confond délibérément avec la variété, en postulant l'existence de très longues durées indispensables pour rendre compte de l'apparition des changements importants qui caractérisent l'espèce à partir de ceux, minimes, que les éleveurs britanniques du temps de Darwin induisaient dans les variétés par des croisements appropriés, alors que les espèces sont dépourvues d'interfécondité. Or, ces temps très longs, il les disait prouvés par la théorie « actualiste » de son maître et ami, Lyell.

2 Son maître Lyell a imaginé sa théorie pour en finir avec Moïse, (end with Moses) chose qui maintenant est entrée dans le domaine courant (d'où ce que dit Gould)

3. Les découvertes scientifiques actuelles, surtout la théorie de la "tectonique des plaques", remettent en question les thèses évolutionnistes, ainsi que, semble-t-il, les datations isotopiques très suspectes à l'heure actuelle.

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Message par Père Jean le Lun 2 Mar 2009 - 10:58

« End with Moses »

Oui, Grosjean a parfaitement raison mais je pense nécessaire en cette année Darwiniste (cad toute dédiée à sa gloire) de continuer le débat autour de ce personnage et en faire voir les limites .

Le point important que vous avez justement soulevé en commentant ma citation longue et indigeste est l’origine absolument athée qui accompagnait sa démarche, cad l’intention de son maître Lyell explicitement citée dans son livre Principles of Geology : being an attempt to explain the former change of the Earth's surface by reference to causes now on operation.

Il tente, dans son livre, par un postulat purement hypothétique contraire aux recherches des géologues de grand renom de son époque, d'écarter toute allusion à des catastrophes naturelles ( le déluge comme l'enseignait son professeur d’Oxford Buckland ou des événements catastrophiques suivies de nouvelles créations d'espèces de plus en plus perfectionnées, entrecoupées de périodes calmes - Catastrophisme de Cuvier) ) pour adopter le dogme de l’uniformitarisme (absence de création puisque l'Univers est éternel, mais lentes avancées de la mer, amenant chaque fois une faune nouvelle surgie par hasard et plus perfectionnée que l'ancienne (???), suivies de lents retraits et entrecoupées de périodes calmes) qui reste une pure hypothèse, réfutée totalement par les travaux scientifiques récents.

Ce point est d'une importance fondamentale et mérite d'être examiné de plus près.

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Message par P4572 le Jeu 5 Mar 2009 - 16:02

Une certaine théorie de l'évolution:

Ma maman disait " mais pourquoi les singes ne continuent ils pas à ce tranformer en homme ?"

Une anecdote que je vous livre avec grand plaisir.
Nous avons essayé , mon épouse et moi, de transmettre la foi à nos enfants et c'est tout naturellement que nous avons abordé le livre de la genèse au sujet de la création.
Lorsque ma fille est entrée en cm2 ( ou cm1 ) , elle a tenu à me poser une question urgente en rentrant de classe.
Elle m'a dit " papa est ce vrai que l'homme descend du singe ? " , elle avait des larmes dans les yeux.

Tout de suite, je lui ai dit que ce sont des hypothèses scientifiques et que le plus important était de croire que Dieu nous a créé par amour , homme et femme.

Donc voyez comme cela peut chambouler un petit Chrétien et pour les autres voyez l'efficacité de l'athéisme pratique.
J'ai oublié de vous dire qu'en primaire nos enfants étaient dans une école Catho dans laquelle il n'y a plus grand chose de Chrétien hormis le comportement des enseignants .

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Message par Père Jean le Jeu 5 Mar 2009 - 21:58

Fausse science contre vraie foi, c'est malheureusement ce que l'on voit aujourd'hui et non pas vraie science toujours en plein accord avec la foi car toutes deux expression de l’Intelligence divine.
Si on commençe par le début, on constate que le débat ne date pas d'aujourd'hui. Pensons à la pensée hellénique, mère de la vraie philosophie : Aristote devant Parménide (ne voyait que l'être immobile) et Zénon (partisan du flux perpétuel: on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve) a eu le génie de percevoir la troisième solution, celle de l'hylémorphisme distinguant entre la matière, commune à tous les êtres qui permet le changement, et, reprenant la pensée platonicienne du monde des idées, la forme qui donne sa caractéristique propre à tout être. Contrairement à Platon, les idées n’étaient pas dans un monde irréel mais « informait » chaque individu. D’où aussi le fameux procédé d’abstraction si bien analysé par Aristote qui permet le vrai développement de toute science.
Mais qui enseigne encore les quatre causes d'Aristote pourtant fondamentale en toute métaphysique, base de tout discussion scientifique et même théologique?

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Message par P4572 le Jeu 12 Mar 2009 - 17:57

Les franc-maçons ne connaissent pas Darwin
Et pourtant ils veulent le défendre ! En effet, le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain ont annoncé la création d'une mission commune de vigilance sur les mouvements sectaires à l'occasion de l'anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin "De l'origine des espèces au moyen de l'évolution naturelle" (sic).

Or, le titre exact du livre de Darwin est De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie.

Messieurs les franc-maçons, assumez votre racisme jusqu'au bout !

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Message par Martial107 le Mar 14 Fév 2012 - 15:42

panetier a écrit:Les franc-maçons ne connaissent pas Darwin
Et pourtant ils veulent le défendre ! En effet, le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain ont annoncé la création d'une mission commune de vigilance sur les mouvements sectaires à l'occasion de l'anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin "De l'origine des espèces au moyen de l'évolution naturelle" (sic).

Or, le titre exact du livre de Darwin est De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie.

Messieurs les franc-maçons, assumez votre racisme jusqu'au bout !

C'est vraiment n'importe quoi ... Quel mépris !! La vigilance des FM sur les mouvements sectaires est très bien perçue dans les milieux intellectuels non munis d'oeillères car elle vise à rendre aux crédules leur dignité et leur liberté et cela, voyez-vous, ils l'assument, non par racisme mais bien par empathie légitime, ce dont malheureusement vous ne faites pas preuve !!!
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Message par Emmanuel le Mar 14 Fév 2012 - 16:07

Bonjour,

Vous n'êtes pas chanceux, Martial. Panetier, que nous aimons bien, nous a quitté, il y a quelques mois. Nous serions heureux de le lire à nouveau, cependant.

Par contre, aujourd'hui, vous risquez, malheureusement, de ne pas recevoir de réponse de sa part.

Smile

Amicalement,

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Message par Martial107 le Mar 14 Fév 2012 - 16:47

@Emmanuel a écrit:Bonjour,

Vous n'êtes pas chanceux, Martial. Panetier, que nous aimons bien, nous a quitté, il y a quelques mois. Nous serions heureux de le lire à nouveau, cependant.

Par contre, aujourd'hui, vous risquez, malheureusement, de ne pas recevoir de réponse de sa part.

Smile

Amicalement,

Emmanuel
Le fait que nous ayons des idées divergentes sur le sujet évoqué, n'altère en rien la peine que je ressens à la lecture de cette nouvelle. J'en suis profondément et sincèrement désolé et je prie Notre Seigneur qu'Il l'accueille dans Son Amour et Sa miséricorde !
Que le Seigneur me pardonne !
Martial

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Message par Bretagne le Mar 14 Fév 2012 - 17:40

Martial , je crois que vous avez mal compris ce qu'a écrit Emmanuel ...
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Message par Emmanuel le Mar 14 Fév 2012 - 17:43

Bonjour,

Oui, Panetier est toujours vivant!

Smile

Il nous a quitté, car il devait se consacrer à des projets qui prenaient beaucoup de temps, et le forum l'aurait empêché de s'y consacrer pleinement.

Amicalement,

Emmanuel
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Message par Lotfi le Ven 21 Sep 2012 - 10:06

Jean-Michel Maldamé *
dominicain

Création et évolution
L' évolution est-elle contre la création ?


Conférence donnée à l'occasion de la publication de son dernier livre : Création et providence. Bible, science et philosophie, 224 p., Editions du Cerf, Paris, 2006


L'Evolution est-elle contre la création ?

les chrétiens de France sont actuellement pris dans un débat mal engagé pour deux raisons. D'abord, il vient des États-Unis et s'inscrit dans des perspectives qui remontent à l'origine de cette culture différente de la nôtre, mais ensuite et surtout dans le cadre de la laïcité française il met en vis-à-vis deux courants d'opinion dont la confrontation bloque la réflexion. En effet, journaux et magazines présentent un conflit frontal entre créationnistes et matérialistes athées. Pour les uns comme pour les autres, il y a exclusion entre les notions de création et d'évolution. Il est difficile de dire que l'on croit en un Dieu créateur sans se faire taxer de créationniste - alors que le créationnisme est une opinion théologique qui va à l'encontre de la foi catholique. Il est difficile aussi de dire que l'on reconnaît la valeur de l'évolution (dans son acception actuelle scientifique) sans être suspecté de nier les propositions fondamentales de la foi en Dieu créateur et d'être matérialiste.

Je me présente donc à vous dans le cadre d'une affirmation de la valeur de la théorie de l'évolution et de la confession de foi en la création. Cette position n'est pas confortable aussi je pense utile de montrer que parler de création ne signifie pas être créationniste, et que rejeter le créationnisme ne signifie pas que l'on soit matérialiste. Je voudrais montrer que la théorie de l'évolution ne contredit en rien la vision chrétienne du monde des vivants.

Il me faut donc clarifier le débat. Dans une première partie, je donnerai une définition des termes : création et évolution, et je relèverai les points qui obligent à un effort intellectuel renouvelé ; dans une deuxième partie, je relèverai comment la notion de création permet de faire droit aux exigences de la raison face à la foi ; enfin dans une troisième partie j'aborderai la question de la dignité de l'homme.

A. Sens des concepts : création et évolution

Dans les débats, il faut toujours préciser le sens des termes employés et pour cela aller plus loin que la simple définition. Il faut montrer comment les concepts prennent sens dans un réseau de significations qui repose sur une vision d'ensemble et donc sur une philosophie souvent implicite.

1. Notion d'évolution

Le terme `évolution' est employé aujourd'hui dans les Sciences de la Vie et de la Terre, pour désigner l'héritage scientifique de Lamarck et Darwin repris dans une vision unifiée des vivants dans ce qu'il convient d'appeler « théorie synthétique de l'évolution » qui a vu le jour au milieu du XXe siècle autour de trois grandes figures : Dobzansky, Simpson et Mayr. Pour cette raison, la polémique qui fustige Darwin est sans fondement1. Darwin est une personnalité éminente de l'histoire de la science ; mais son œ uvre est pour une large part caduque ; si elle reste actuelle, c'est parce qu'il fut le premier à avoir exprimé l'articulation entre sélection et adaptation pour rendre compte des transformations qui expliquent la formation des espèces et leur suite au travers de transformations.

a. Le mot évolution

Le mot `évolution' fait partie du langage courant. En tout domaine, il désigne un phénomène qui se déroule dans le temps de manière continue. Il signifie plus précisément ce qui advient lorsque ce processus consiste en un déploiement de ce qui était seulement en germe et qui réalise peu à peu ses potentialités2. Ce sens général, qui doit beaucoup à la philosophie romantique, a été choisi par Lamarck et Darwin pour désigner l'objet de leurs études des vivants. Le terme désigne le processus qui permet de montrer l'unité et la diversité des vivants en plaçant les espèces vivantes selon une arborescence où les espèces se transforment.

Dans les débats actuels, il y a plusieurs attitudes par rapport à ce terme. Pour certains, le terme n'a pas de valeur, parce que, pour eux, il ne saurait y avoir passage d'une espèce à une autre ; ne peuvent se produire que des variations entre individus dans le cadre d'une espèce irrémédiablement séparée des autres. C'est la position des créationnistes protestants nord-américains, mais aussi des intégristes catholiques ou musulmans. Je montrerai plus loin pourquoi c'est une erreur.

Pour d'autres, plus conciliants, l'évolution serait une hypothèse scientifique qui n'est pas prouvée faute de pouvoir réitérer les passages d'une espèce à une autre et faute aussi de pouvoir retracer de manière continue les branches de l'arbre évolutif. Cette position est partagée assez largement dans le monde catholique traditionnel, craintif devant les perspectives évolutionnistes qui leur semblent matérialistes. Face à cette attitude réservée, d'autres insistent sur le caractère incontestable de la science et disent que l'évolution est un fait.

Je pense que ces deux dernières affirmations sont insuffisantes et manquent de rigueur. Je pense qu'il est maladroit de dire « l'évolution », car il faut spécifier et dire en toute rigueur « la théorie de l'évolution ». Cette exigence m'invite à préciser ce que l'on entend par théorie.

b. La théorie scientifique de l'évolution

Une théorie est une synthèse intellectuelle qui donne une vision d'ensemble des phénomènes naturels étudiés scientifiquement. Une théorie est une construction intellectuelle qui propose une interprétation d'un certain nombre de faits scientifiques observés et vérifiés. Il y a donc des faits ; ceux-ci sont interprétés selon des principes. L'interprétation est unifiée dans une théorie qui permet une attitude prospective qui est celle de la recherche.

Les faits sur lesquels est bâtie la théorie de l'évolution sont de divers ordres selon des sciences bien connues par ailleurs.

- En biologie, pas de génération spontanée et donc obligation d'étudier des lignages,

- En paléontologie, on relève des fossiles,

- En géologie, on classe et on date les terrains où se trouvent les fossiles,

- En génétique, on étudie ce qui se transmet de génération en génération,

- En climatologie on étudie les variations de l'environnement,

- En biologie, on relève la plasticité des vivants qui s'adaptent,

- Enfin, en statistique on étudie l'évolution des populations,

Ces faits sont interprétés selon des principes :

- L'explication scientifique ne fait pas appel à des interventions qui ne soient pas dans la nature,

- Les fossiles sont les traces d'êtres qui vivaient de la même vie qu'aujourd'hui,

- La notion de population prime sur celle d'espèce comprise de manière essentialiste,

- La nature ne fait pas de saut,

- Enfin, l'être humain est un vivant parmi d'autres, soumis aux mêmes lois ou régulations.

À partir de ces principes, la théorie présente un arbre généalogique des vivants selon lequel tous les vivants viennent d'une source unique par différenciation progressive. Celle-ci permet l'émergence de formes nouvelles de vie qui se stabilisent dans des ensembles de population homogène, selon un critère d'interfécondité.

L'évolution est régie par le mécanisme selon lequel de génération en génération des petites modifications apparaissent : celles qui sont favorables sont conservées et celles qui sont défavorables sont éliminées. Il y a là un processus de sélection qui accompagne les modifications de l'environnement et les lois d'équilibre de la nature.

Cette théorie est prospective : elle permet de construire des protocoles de recherche où peu à peu prennent place des formes de vie qui manquent.

Dans cette théorie il y a donc des faits et des hypothèses ; ils ne sont pas séparés, car ils sont unifiés dans une vision d'ensemble. La théorie de l'évolution donne ainsi une explication générale qui répond au pourquoi et au comment les vivants sont ce qu'ils sont, en montrant tout à la fois l'unité et la diversité des vivants.

c. La reconnaissance de la théorie par Jean-Paul II

Dans le message adressé à l'Académie pontificale des sciences le 22 octobre 1996, le pape Jean-Paul II a parlé de la théorie de l'évolution en reconnaissant sa valeur. La presse a souligné tout aussitôt qu'il s'agissait là d'un pas en avant, pour la réconciliation entre science et foi. Au-delà des simplismes et des exagérations des échos médiatiques (il n'est pas question de réhabiliter Darwin, qui n'est pas nommé dans ce texte), il importe de reconnaître l'importance de ce texte pour clarifier la confrontation entre les résultats scientifiques et la tradition chrétienne. La mention de l'évolution comme théorie, et non plus seulement comme hypothèse, mérite d'être soulignée.

Aujourd'hui [...], de nouvelles connaissances conduisent à reconnaître dans la théorie de l'évolution plus qu'une hypothèse. [...] La convergence, nullement recherchée ou provoquée, des résultats des travaux menés indépendamment les uns des autres, constitue par elle-même un argument significatif en faveur de cette théorie. [...] A vrai dire, plus que de la théorie de l'évolution, il convient de parler des théories de l'évolution. Cette pluralité tient, d'une part, à la diversité des explications qui ont été proposées du mécanisme de l'évolution et, d'autre part, aux diverses philosophies auxquelles on se réfère.

Jean-Paul II va plus loin que l'encyclique du pape Pie XII, Humani generis, dans le mouvement de laquelle elle s'inscrit, puisque Jean-Paul II présente ce texte comme le premier qui ait reconnu que la science utilise avec pertinence le terme d'évolution. Jean-Paul II distingue soigneusement entre la théorie scientifique de l'évolution et les philosophies de ses promoteurs ou adversaires.

Il existe des lectures matérialistes et réductionnistes et des lectures spiritualistes. Le jugement est ici de la compétence propre de la philosophie et, au-delà, de la théologie.

Dans ce message, le pape Jean-Paul II invite à reconnaître une action spéciale et immédiate de Dieu au cours de l'évolution pour la création de l'homme dans sa dignité d'image de Dieu et sa vocation à être enfant de Dieu. Nous en parlerons dans la troisième partie en commentant cette phrase :

C'est en vertu de son âme spirituelle que la personne tout entière jusque dans son corps possède une telle dignité.

Il y a là une question fondamentale. Pour pouvoir y répondre, il faut préciser le sens du terme création.

2. Notion de création

Comme pour le terme évolution, le terme de création reçoit plusieurs sens. La notion de création relève de la théologie et de la philosophie. Il faut donc être vigilant sur son usage.

a. Notion théologique

Au sens strict, cette notion est née au deuxième siècle de notre ère de la rencontre entre la philosophie grecque et la tradition monothéiste. La notion se comprend bien de manière négative ; elle récuse deux tentations ; la première est de penser que le monde est le fruit d'une transformation de l'être de Dieu, soit comme matérialisation soit comme aliénation. La seconde est que Dieu aurait transformé le chaos primitif en y introduisant de l'ordre.

La notion théologique de création dit que l'action de Dieu est une production totale de l'être ; on exprime cette définition par une négation en disant que la création est une production à partir de rien, c'est-à-dire de l'absence de tout substrat matériel ou d'une entité divine.

Cette conception est très abstraite ; elle est spécifiquement métaphysique et tient à distance la manière habituelle de présenter la notion de création dans un récit ou un texte liturgique.

Ainsi cette notion n'est pas explicitement présente dans le récit de la Genèse où Dieu agit pour imposer son ordre au tohu bohu. L'image est analogue à celle que l'on trouve dans les mythes de la création des religions anciennes ou dans les textes de Platon.

b. La création pour les récits fondateurs

La notion de création a un sens plus large que le sens théologique que je viens de définir. Ce sens est présent dans les récits fondateurs que je viens d'évoquer : elle désigne l'apparition d'une nouveauté. Il y a du neuf ! Mais il n'est pas une nouveauté totale ; elle est relative à ce qui était là. Au sens strict, il y a transformation. Au sens premier du terme : un donné était là et par l'action d'un agent les éléments prennent une forme nouvelle.

Le concept de création est donc mal compris quand on l'emploie pour dire la production de quelque chose de nouveau au cours d'une transformation.

Le concept de création au sens strict est étranger à la science qui repose sur quelques principes dont le premier est celui de la conservation de l'énergie selon l'adage scolaire bien connu : « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ».

Le flou du langage est à la source de bien des malentendus dont voici une liste sommaire.

c. Distinctions nécessaires

La définition rigoureuse de la création montre que la notion théologique est mal menée quand elle est reprise dans des domaines du savoir où elle n'a pas son vrai statut. Examinons donc les confusions les plus communes.

1. La première consiste à entendre la notion de création comme une transformation ; elle est alors réduite à n'être qu'un moment dans un processus de transformation. Il y aurait création au tout premier commencement ou pour expliquer des sauts importants. C'est une erreur qui fait de Dieu le bouche-trou des ignorances humaines.

2. En sens inverse, on emploie le terme « évolution » au sens de principe explicatif ultime, faisant de l'évolution le démiurge de la fabrication du monde. Le terme prend alors un sens métaphysique. Le recours à l'évolution est analogue au recours au pouvoir divin qui est utilisé dans les mythes fondateurs. Il ne faut pas confondre l'explication scientifique et l'explication métaphysique.

3. Une autre confusion est d'origine philosophique. Elle donne une valeur absolue à la notion d'espèce. Cette valorisation peut venir de la permanence de la philosophie ancienne, celle d'Aristote et de Platon. Elle vient habituellement de la lecture naïve des écrits fondateurs de la foi - la Bible en tout premier lieu. Cette notion a perdu sa valeur en science où la notion de population est utilisée.

Ces confusions sont présentes dans les courants fondamentalistes et matérialistes qui bloquent toute réflexion sérieuse sur la vie, son origine, sa valeur et la grandeur de l'être humain. Pour le sérieux de l'étude, il importe de bien distinguer entre les divers courants. Le terme de fondamentalisme désigne un courant protestant voulant éduquer religieusement les émigrés nord-américains. Leur nom vient de ce que leur revue s'appelait Fundamentals. Leur propos étaient d'abord religieux et moral : la lecture de la Bible est le fondement de toute civilisation digne de ce nom. L'autorité de la Bible s'impose donc en tout domaine, moral et politique d'abord. Le créationnisme est issu de ce mouvement - c'est la lecture la plus dure : la lettre de la Bible s'impose absolument. Pour eux l'évolution est fausse. Le fondamentalisme ne se résume pas à ce simplisme. Il donne cependant lieu à l'apologétique qui utilise les insuffisances de l'explication scientifique pour faire référence à Dieu - ce que nous considérons comme une maladresse.

d. L'erreur du fondamentalisme

Dans la perspective de notre réflexion, il faut tout de suite caractériser les positions des fondamentalistes protestants ou traditionalistes catholiques. La question est spécifiquement théologique, liée à la notion de révélation.

1. Ce sont des chrétiens qui pour cette raison considèrent que la Bible est un livre inspiré par Dieu. Mais leur manière de comprendre l'inspiration est telle qu'ils ne peuvent pas accepter une théorie qui leur semble la contredire. Ils reçoivent le texte biblique comme dicté par Dieu et donc marqué du sceau de l'infaillibilité et de l'absolu.

La conception de l'inspiration comme dictée de Dieu fonde leur conviction que le texte biblique l'emporte toujours sur les connaissances naturelles. Pour eux, le point de vue de Dieu est supérieur à celui de la science, parce que la science déduit laborieusement la vérité du travail d'observation et d'analyse, tandis que Dieu voit tout directement et qu'il est infaillible. Le texte qu'il dicte l'emporte donc sur les considérations des scientifiques.

L'erreur est ici théologique ; elle porte sur la nature du texte biblique et sur la notion de révélation. Elle s'écarte de ce qui a été enseigné par le Concile Vatican II sur la Révélation. L'Église catholique ne tient plus du tout que l'inspiration est une dictée de Dieu. Elle méconnaît aussi que la tradition chrétienne ne s'est jamais enfermée dans la lecture littérale du texte biblique, car dès le Nouveau Testament la lecture allégorique était présente3. La conception du sens littéral des mouvements fondamentalistes ou traditionalistes est fort naïve. Ils projettent sur le texte leur vision du monde, sans chercher à le comprendre dans son contexte. Sur ce point, relevons la différence avec la théologie catholique qui a défini le sens littéral comme celui que l'auteur avait l'intention d'exprimer en respectant les exigences d'un genre littéraire. Le concile Vatican II a repris cette manière de comprendre les choses et ainsi libéré l'esprit de la conception chosiste de l'inspiration.

2. Une autre difficulté vient de la manière de comprendre l'action de Dieu. Certains considèrent que Dieu agit de manière nécessaire et donc qu'il ne respecte pas la nature des choses. Il en sera question plus amplement dans la deuxième partie où nous parlerons du rapport entre hasard et dessein de Dieu.

3. Face à ces difficultés, certains éludent la confrontation en disant que science et foi, qui ne sont pas du même ordre, sont totalement indépendantes ; elle ne se rencontrent pas et donc ne peuvent s'opposer. Cette attitude repose sur une méconnaissance que l'esprit humain est en quête d'unité. Mais aussi de la nature du langage qui ne reste pas au seul registre de la spécialisation. Le vocabulaire est toujours habité par une vision du monde qui touche les divers domaines du savoir. Pour cette raison, il faut voir que la théorie de l'évolution opère des remises en cause de l'enseignement traditionnel dans l'Église et tout particulièrement dans la catéchèse.

3. Remises en cause

La théorie de l'évolution relève de la science. Comme telle, elle ne remet pas en cause la foi dans sa pureté théologale. La foi en effet est une relation personnelle entre le chrétien et Dieu manifesté en Jésus-Christ et présent à l'intime de la vie par l'Esprit Saint. Cette relation est vécue en communauté par des gestes religieux qui ne sont pas vécus sur le plan de la rationalité scientifique, mais dans l'ordre symbolique des rites et des croyances. Cette distinction ne suffit pas parce que la foi n'est pas seulement cette adhésion personnelle, elle a un contenu. Comme celui-ci est soucieux de l'unité, la confession de foi est liée à une certaine vision du monde et donc solidaire de représentations liées à l'état des connaissances scientifiques. C'est sur ce plan que la théorie synthétique de l'évolution remet en cause plusieurs éléments de l'enseignement traditionnel de l'Église - vulgarisé dans le catéchisme.

1. Le premier point de rupture concerne la chronologie. Personne aujourd'hui ne peut dire que le monde a été créé quelque quatre mille ans avant Jésus-Christ. La Terre s'est formée voici quelques 4, 5 milliards d'années. De même, personne ne saurait dire que l'humanité a été créée six jours après le commencement du monde - un vendredi matin. L'humanité est prise dans un processus complexe, appelé hominisation ou émergence de l'homme, qui s'est déroulé sur des dizaines de milliers d'années.

2. Le second est lié au lien entre la mort et le péché. Dans une cosmologie qui utilisait comme cadre la semaine, on pouvait imaginer qu'avant la faute de l'homme, la mort n'existait pas. On pouvait donc établir un lien strict entre la mort et le péché et, corrélativement, proposer un message de salut qui, libérant du péché, libérait de la mort. Or nous savons l'homme tard venu dans l'histoire des êtres vivants. La mort n'est pas le contraire logique de la vie, mais son revers. La mort joue un rôle dans le progrès. Sur ce point, il y a lieu de relever que c'est cette considération de la place de la mort qui a ébranlé la foi naïve de Charles Darwin et l'a conduit à une certaine rupture avec la foi de sa jeunesse en la Providence. Au terme de sa vie, il a mûri sa position religieuse. Mais son détachement de la théologie providentielle est exemplaire pour beaucoup de scientifiques.

3. Le troisième point concerne les origines de l'humanité. Puisque l'homme est pris dans l'arbre évolutif, il est lui aussi soumis aux lois de la biologie. Il faut parler de l'avènement de l'humanité comme d'une émergence ; celle-ci renvoie à une continuité. Ainsi l'expression journalistique « l'homme descend du singe » est-elle le point emblématique de la remise en cause de la théorie de l'évolution. Cette proposition semble contredire le discours traditionnel sur la primauté de l'homme dans le monde animal et sur la supériorité de son être sur les autres vivants. La théorie de l'évolution oblige en effet à repenser la place de l'homme dans la nature.

Ces trois difficultés sont apparues dès les débuts de la théorie de l'évolution et elles reviennent en force aujourd'hui. Elles sont à la racine de l'opposition que certains développent entre la théorie de l'évolution et la notion de création.

B. Théologie de la création

Pour répondre à ces difficultés, il me faut présenter une distinction classique entre commencement et l'origine. Le concept de commencement fait partie de l'expérience commune, où toute action se situe dans la durée, puisque tout ce que nous vivons est limité par un commencement et une fin. Le concept d'origine est philosophique. Comme dans le langage courant les deux termes sont souvent confondus, il importe de préciser leur sens.

1. Origine et commencement

a. Insaisissable commencement

Si l'idée intuitive de commencement paraît simple, dès qu'on cherche à la préciser, on se trouve devant un ensemble de difficultés qui demandent attention.

1. On parle de commencement pour dire le premier instant d'un phénomène inscrit dans la durée. Or la durée est une série continue d'instants et, pour cette raison, la détermination du commencement ne se fait jamais de manière nette. L'historien voit une succession d'événements, mais ils sont imbriqués les uns dans les autres : les âges de la Terre, ceux de la préhistoire, les grandes périodes de l'histoire, les règnes, les batailles, les courants d'opinion sont définis à partir d'un événement majeur. Mais cet événement n'est jamais séparé de ce qui le précède et le cause, ni de ses effets et implications.

La même difficulté se présente en science qui étudie des relations qui permettent de retracer une genèse. Le phénomène est saisi dans les relations avec ce qui l'a précédé et où se trouvent ses conditions de possibilité. On ne saisit un commencement que dans ses conséquences.

2. Cette constatation permet de comprendre la difficulté devant laquelle se trouve la recherche scientifique du commencement. Pour déterminer qu'un événement a été un commencement, il faut que l'esprit compare le passé et le présent. C'est dans l'acte de l'esprit qui lie l'un et l'autre que la notion de commencement prend sens. Ceci a deux conséquences.

La première est que lorsque l'état des connaissances change, l'esprit est amené à modifier son jugement sur le commencement. Pour cette raison, les connaissances biologiques et paléontologiques concernant le vivant ont modifié la notion de commencement de la vie et remis en cause les récits de création. La seconde est que la perception des conditions du commencement rejaillit sur la compréhension de l'identité du phénomène.

3. La question anthropologique est donc revisitée dans cette circularité. Aussi lorsque l'on s'interroge sur le commencement de l'humanité, on regarde vers le passé, mais l'interprétation des résultats repose sur un critère caractéristique de l'humanité : est-ce la station debout, l'usage de l'outil, l'organisation sociale, l'ensevelissement des morts... ? Selon le choix d'un critère, la réponse est différente. La réponse est liée à une certaine conception de l'homme. Mais ce que l'on observe oblige à interroger ses critères de définition de l'humanité. Il y a une circularité qui fait que l'on ne peut répondre simplement à la question du commencement. Elle reste ouverte.

b. L'origine

La notion d'origine repose sur une autre considération. L'esprit ne cherche pas à comprendre un instant donné, mais la totalité du phénomène qu'il étudie.

1. L'esprit ne se contente pas de la description, mais il entend trouver une causalité qui ne se réduit pas à l'enchaînement des événements pris dans le flux du temps. Il est en quête d'un ordre de causalité qui ne se réduit pas aux mécanismes adaptatifs, biologiques, génétiques et écologiques. Il relève de l'explication philosophique. Ainsi apparaît la notion d'origine.

2. Dire origine, c'est dire un acte qui ne saurait s'inscrire dans la série des événements qui tissent le cours du temps et des transformations. L'origine n'est pas un événement parmi d'autres, mais la condition constitutive de tout instant pris dans le cours des événements. Son avènement n'est pas objectivable dans l'ordre de la mesure ou de la représentation. C'est entrer en philosophie à partir de la considération de l'ensemble du phénomène. Pour ce qui concerne la théorie de l'évolution, l'unité de l'histoire de la vie invite à voir un ordre de causalité qui ne se réduit pas à l'ordre de l'exécution. A travers le jeu des forces de la nature où la science reconnaît l'unité d'une histoire, le philosophe est invité à considérer l'ensemble du phénomène et conduit à reconnaître la légitimité d'une causalité d'un autre ordre qui explique la totalité du processus.

3. Cette sortie hors du cours des événements explique pourquoi l'origine ne peut s'enfermer dans la description scientifique. Pour cette raison, dans la plupart des cultures, elle se dit de manière symbolique ou mythologique. Cette conclusion générale vaut pour les textes bibliques. Pour dire l'origine les récits bibliques empruntent le langage du mythe et du symbole. Ce n'est pas une faiblesse, ou une concession à l'inculture de prétendus ignorants, mais bien le moyen approprié pour dire la réalité de l'origine perçue dans une cosmologie où toutes les choses ont un commencement.

c. Une différence à reconnaître

La distinction entre `origine' et `commencement' n'est pas facile à faire, car le langage courant ne fait pas toujours la distinction. On est dans une confusion analogue à celle que nous avons vue à propos des notions de création et d'évolution. En toute rigueur de terme, il faut distinguer le commencement et l'origine. L'habitude prévaut dans la littérature scientifique d'employer le pluriel et de dire les origines quand il s'agit du commencement. Mais cette concession faite, il faut maintenir la distinction.

La théorie de l'évolution se rapporte au commencement ; elle retrace une histoire de la vie dans un cadre d'explication homogène au cours du temps. Elle relève divers commencements puisque dans l'histoire universelle qu'elle retrace, elle marque des étapes et détermine des seuils.

La théologie de la création répond à la question de l'origine. Elle n'est pas figée sur un seul instant - fut-ce le premier. Elle donne une explication philosophique sur des êtres vivants. Cette considération n'est pas du même ordre.

Cette distinction permet de ne pas opposer théorie de l'évolution et théologie de la création. La première est une quête du commencement ; la seconde est une quête de l'origine. Les deux sont invités à se rencontrer.

Ayant marqué cette distinction, il faut aller plus loin, car toutes les difficultés posées aujourd'hui viennent de la difficulté à accorder ces deux modes de causalité. Cette difficulté est celle des fondamentalistes, c'est aussi celle des matérialistes. Les uns comme les autres sont prisonniers de leur incapacité de distinguer deux ordres de causalité.

2. L'action de Dieu

La distinction entre les notions `d'origine' et de `commencement' permet de donner sens à la notion de création sans la confondre avec l'explication scientifique. Cela à partir de la notion de création en général et plus particulièrement pour la création de l'homme.

a. Deux ordres de causalité

La création se place à un autre niveau de causalité que l'action de transformation. Il importe alors d'articuler les ordres de causalité, pour cela, je propose de critiquer un terme dont l'emploi est à la source de la mise en opposition de la création et de la théorie de l'évolution : le mot interaction.

La référence à l'action de Dieu au cours du processus ne saurait être comprise comme une interaction. Dans une interaction, tant en physique, en chimie qu'en biologie, les éléments actifs sont du même ordre et collaborent entre eux, comme en mécanique classique les forces composent entre elles. Or la reconnaissance de la transcendance de Dieu permet de comprendre pourquoi seule l'action de Dieu est capable de s'unir à une autre action sans la modifier et à fortiori sans la dénaturer.

L'image classique qui permet de le comprendre est celle de la musique. Dans un morceau de musique, tout est produit par l'instrument et tout est produit par le musicien. Tout est de l'un et de l'autre, sans que l'on puisse séparer ce qui est de l'un et ce qui est de l'autre. Cette union qui ne dénature en rien les principes d'action (le musicien et son instrument) est possible parce qu'il y a une différence de nature entre eux qui agissent en tant qu'instrument et que musicien.

Cette image permet de comprendre ce qui advient dans la vie qui est tout à la fois le fruit de l'action des facteurs (énergie et formes) étudiés par l'anthropologie et d'un principe transcendant. Parce qu'il est d'un autre ordre et parce qu'il n'intervient pas comme un élément du monde, il faut reconnaître que tout est de Dieu et que tout est de la nature. Tout est de Dieu et tout est de la nature !

Cette distinction permet de surmonter une autre difficulté : celle qui vient de l'usage de la notion de toute-puissance pour qualifier l'action de Dieu.

b. La toute-puissance de Dieu

Le monothéisme sépare Dieu du monde. Pour lui, l'ordre du monde n'est pas divin, même s'il engage la responsabilité de Dieu. On voit alors apparaître deux conceptions de cette action4. En simplifiant, on peut opposer deux traditions.

1. Dans la première, la notion de toute-puissance désigne le caractère absolu de la puissance de Dieu, censé faire tout ce qu'il veut. Cette école de pensée insiste sur le terme "tout" qui désigne à la fois l'universalité de ce qui est, mais aussi l'universalité de ce qui pourrait être, et même ce qui ne peut être imaginé par l'esprit humain. Rien ne limite l'action de Dieu.

2. Dans la seconde, l'action de Dieu est référée à la notion de sagesse ; celle-ci implique l'ordre des éléments et la proportion entre les causes et les effets. Ainsi le vouloir de Dieu est déterminé par le bien et celui-ci est normé par les notions d'ordre et de cohérence.

Dans la première manière, la puissance de Dieu étant totale, il ne saurait y avoir de place pour une réelle autonomie des phénomènes naturels. De ce fait, toute explication par ordre et raison est vaine ; l'esprit humain doit accueillir ce qui est, sans chercher explication. La contingence des faits de la nature est sans signification.

Dans la seconde manière de voir, au contraire, la toute-puissance de Dieu est liée à sa sagesse. Ainsi les choses sont proportionnées et les enchaînements de causalité sont ordonnés.

Dans la perspective qui est nôtre et qui privilégie la sagesse de Dieu par rapport à la volonté, il est facile de comprendre pourquoi l'action de Dieu ne fausse pas la nature des événements et respecte donc les lois de la nature qu'il fonde. Ceci a une incidence sur le point qui est au cœur de l'apologétique fondamentaliste : l'antinomie entre hasard et dessein de Dieu - qui est pour nous une erreur.

c. Action de Dieu et hasard

La notion de hasard est une des plus confuses qui soit. Elle recouvre plusieurs notions : celle de phénomène aléatoire, phénomène qui ne peut être déduit à l'avance selon les lois du déterminisme ; celle de fortuit, pour qualifier un phénomène qui ne peut être prévu, faute de connaissance de l'ensemble de la réalité ; celle de contingence qui est philosophique et qui dit qu'un événement qui a eu lieu, aurait pu être autrement. Ce dernier terme désigne donc le statut ontologique de ce qui advient dans le cours du temps. Il recouvre ce que l'on appelle communément hasard. Le terme de contingence doit être employé pour dire que tout ce que Dieu a créé ne participe pas du caractère absolu ou nécessaire de son être. Mais aussi, il doit être employée pour qualifier l'ordre de la nature où les êtres sont reliés par des rapports de causalité qui définissent le champ du possible. Ainsi la théorie de l'évolution reconnaît-elle la contingence radicale des êtres.

Cette clarification permet de relever que la reconnaissance de la contingence ne saurait s'opposer à l'action de Dieu. L'acte créateur respecte la nature des choses et donc si un événement est contingent, il ne cesse pas de l'être parce qu'il est connu et voulu par celui dont l'action est à la source de l'être. Il est voulu comme tel, en sa contingence. Il n'y a donc aucune raison de placer en opposition hasard et dessein de Dieu.

Pour sortir de l'opposition, il faut se souvenir que la théorie de l'évolution n'est pas exactement du même ordre qu'une théorie physique. Elle repose sur la reconstitution de l'histoire de la vie. Elle reconstitue le passé à partir de processus qui s'observent actuellement. Elle ne prétend pas placer l'esprit humain au commencement de manière à ce qu'il puisse déduire les enchaînements qui ont conduit des premières cellules à l'être humain... Le processus est historique ; les choses auraient pu se passer autrement. Il y a une contingence radicale à la vie. Les fondamentalistes tiennent que Dieu aurait surmonté cette contingence pour réaliser un optimum en intervenant dans le cours de l'évolution. Cette notion ne respecte pas la nature même de l'acte créateur. Il est explicité par la notion de providence.

Par son étymologie, le terme d'origine stoïcienne de providence marque l'antécédence, puisque prévoir signifie voir à l'avance et agir en conséquence, faire des prévisions ou des provisions. Il y a providence, quand le regard se porte du présent vers l'avenir. La notion théologique de Providence désigne la manière dont Dieu voit le futur. Ce qui mène à un certain nombre de questions.

La première est : la connaissance de Dieu est-elle déterminante ? En effet, Dieu voit les choses dans leurs liens de causalité et donc il sait d'avance ce qui doit se passer. Ce savoir antécédent semble détruire la contingence des faits ; mais en réalité, la contingence ne désignerait que l'ignorance de celui qui est pris dans le flux du temps.

À cette difficulté la tradition chrétienne répond que Dieu est éternel, c'est-à-dire qu'il est hors du temps ; tout lui est contemporain et il voit tout d'un seul regard. La notion de prévision ne convient pas, au sens littéral du terme. Pourtant le terme est demeuré, car il permet de dire que Dieu crée le monde en respectant son caractère temporel ; il le gouverne. On doit faire une distinction classique entre "gouverner" et "commander". Commander, c'est imposer une volonté à des sujets qui ne coopèrent pas spontanément ; gouverner, c'est obtenir la participation de tous, selon la lumière et les capacités de chacun.

Au terme de ces réflexions, on voit bien que la notion de création ne contredit en rien la notion d'évolution. Au contraire ! Ainsi on peut dire que le processus vital est marqué par la contingence et que celle-ci n'est pas faussée par le fait que l'ensemble soit voulu pour lui-même. Il n'est donc pas nécessaire de nier la contingence au niveau élémentaire pour assurer la cohérence du tout. Autrement dit, il n'est pas nécessaire d'introduire l'orthogenèse dans les mécanismes de l'évolution pour dire que la vie a un sens et que le plan de Dieu se réalise à travers l'évolution.

3. Un chemin pour aller à Dieu

Un point reste à établir : celui qui est mis en avant par les tenants de l'Intelligent Design. Ils renouent en effet avec la tradition qui cherche à reconnaître l'existence de Dieu à partir de l'ordre du monde, la preuve cosmologique de l'existence de Dieu est reprise par delà la critique de Kant.

Trois arguments sont utilisés qui reposent tous sur le même motif.

La complexité de l'apparition de la vie est telle que les processus naturels ne sauraient suffire ;
ensuite, la théorie de l'évolution explique bien les petites variations, mais pas les grandes mutations
et enfin, l'apparition de l'homme suppose le don de l'esprit qui ne peut provenir de la matière. Les trois arguments reposent sur un même schème : l'insuffisance de l'explication réductrice et analytique de la science.
Cette argumentation me semble insuffisante parce qu'elle reste dans le même ordre de causalité. Elle comprend l'action de Dieu comme une intervention. Ce que nous avons écarté.

Est-ce que nous récusons toute possibilité de reconnaître l'action de Dieu à partir de l'étude de la vie ? Non, mais notre quête ne se fonde pas sur les insuffisances de l'explication scientifique pour faire appel à Dieu. C'est à partir des succès de la vie qu'il faut raisonner, laissant à la science le soin de combler ses propres lacunes, car l'action créatrice respecte les interactions entre les êtres et l'ordre de la nature. L'acte créateur n'est pas un faux-semblant ; il est le don réel de la dignité d'être des créatures. Elles agissent dans leur ordre selon leur nature propre5.

Le projet créateur - ou Providence - se voit dans l'ensemble de la réussite de la vie (en sa diversité et son unité). C'est en la considérant comme telle que l'on peut reconnaître qu'il y a une vision d'ensemble qui y préside. Mais que celle-ci ne vient pas fausser le mécanisme fondamental de la vie et donc lui donne d'être sans l'enfermer dans l'obligation de réaliser un plan d'ensemble voulu par ailleurs. On peut donc constater que la vie a progressé dans une direction donnée, sans que cela fausse le jeu des possibles au niveau élémentaire.

Cette conclusion vaut pour la position de l'être humain dans la nature et pour un regard sur le destin de l'univers.

C. Une création spéciale de l'homme

1. Une question spécifique

Le créateur respecte la nature de ce qui est. La description du commencement de l'humanité que donne l'anthropologie ne saurait être complétée par une intervention de Dieu venant pallier une insuffisance. Tout le processus d'hominisation est de Dieu, car il est le créateur dont tout dépend. Ainsi la notion d'émergence peut être retenue pour dire le commencement de la vie, sachant bien que cette émergence n'est possible que parce qu'une causalité d'un autre ordre agit dans le processus. Non pas comme un élément caché du processus, mais comme la raison d'être du processus.

Or Dieu agit d'une manière particulière pour chaque être. Il y a donc une manière spéciale d'action pour la création de l'homme. Comme nous l'avons vu dans la distinction entre origine et commencement, à propos de l'apparition de l'humanité, la détermination du commencement dépend du critère que l'on choisit. Si on refuse de considérer la dimension spirituelle de l'homme, la question disparaît et l'homo sapiens n'est pas différent des autres hominidés - station debout, outil, communication par signes, vie sociale...Mais si on considère la dimension spirituelle ou culturelle de l'existence humaine, il faut aller plus loin dans l'explicitation.

2. Revisiter la notion d'âme

Pour ma part, je pense nécessaire de redonner sens à la notion d'âme. Ce terme est à revisiter. Les études d'anthropologie physique ne cessent de dire que la distance initiale entre Homo sapiens et les autres Hominidés s'est accrue par la reprise culturelle. Ce qui fait l'homme humain c'est son principe d'unité, que la philosophie appelle son âme - ce terme étant entendu de manière non dualiste. C'est par son âme que l'homme se distingue des animaux qui lui sont proches. L'usage de l'outil, la maîtrise du feu, la vie en communauté selon une règle et avec la parole suppose une intention et un projet. Le regard philosophique ne se contente pas d'inventorier des fonctions, il est attentif à ce qui est. On passe de la phénoménologie à l'ontologie. Ainsi, sans renoncer au réductionnisme méthodologique qui la caractérise, la science met sur la voie de la reconnaissance de ce qui fait l'homme humain, différent des autres vivants.

3. Une action spéciale de Dieu

Il faut enfin considérer la manière dont Dieu agit. D'une part, il faut redire que Dieu ne fait jamais violence à la nature, et qu'il donne aux vivants de progresser selon leurs lois. Mais d'autre part, il faut reconnaître que la connaissance de Dieu n'a pas les limites de la connaissance humaine. Sa connaissance n'est pas indifférenciée, ni prise dans des généralités qui ne saisissent le particulier que par abstraction. Dieu connaît les singuliers. Aussi la connaissance liée à l'acte créateur porte de manière toute spéciale sur l'homme. La connaissance que Dieu a de l'homme tient compte de sa singularité qui comme on l'a dit, vient de sa dimension spirituelle. Cette connaissance est liée à une action créatrice immédiate6. On doit donc reconnaître que l'action créatrice est spéciale pour l'homme, puisqu'elle lui donne une possibilité d'existence que n'ont pas les autres vivants et qu'elle n'est pas réductible à un effet de l'activité matérielle - biochimique. Cette affirmation ne récuse en rien la valeur de l'étude scientifique, puisque Dieu respecte l'ordre de la nature et que, loin de la contrarier, l'acte créateur fonde la spécificité de la créature.

4. L'homme imprévu

Cette reconnaissance n'est pas une invitation à faire appel à une intervention de Dieu qui fausserait les processus évolutifs. La prise en compte de la temporalité explique pourquoi l'émergence de l'homme a pris un chemin aléatoire. L'homme est imprévu et imprévisible. Il n'est pas le fruit obligé produit par les processus mis en place au commencement - selon l'image cartésienne de la « chiquenaude initiale », ou encore le projet de l'univers en gestation, selon le finalisme naïf des promoteurs du Principe cosmologique anthropique dans son interprétation forte. L'homme est le fruit d'une histoire où les bifurcations ne sont pas nécessairement produites ni même inscrites dans l'état antérieur.

Cette vision invite à concevoir l'action de Dieu de manière non contraignante ; ce n'est pas une « intervention », au sens où Newton entendait ce terme dans le cadre d'une philosophie de la nature déterministe, mais une action qui suscite et oriente un devenir. Elle permet corrélativement de mieux comprendre l'action spéciale de Dieu pour l'avènement de l'homme qui suppose un certain nombre de conditions et de possibilités.

Conclusion : création et mystère pascal

La science donne de l'homme une définition qui, pour être plus modeste et ne rien devoir à la mythologie, ouvre sur une meilleure connaissance. On doit donc dire, à l'encontre de ceux qui, définissant l'homme a priori, s'interdisent de recevoir les leçons de la science, que l'accueil des résultats de la science ne réduit pas l'homme à l'animal, car il apparaît que l'humain n'est pas un donné figé, mais une espérance et une ouverture sur l'avenir.

Il faut lire les Écritures dans leur dynamisme christologique et messianique. Les textes de la Genèse comme tous les textes de l'Ancien Testament sont des textes prophétiques. Il faut rester sur ce point fidèle à saint Paul. Adam est la figure du Christ. C'est ce que la liturgie célèbre dans les fêtes pascales. Nous lisons pendant la veillée pascale les textes de l'Ancien Testament. Ils sont lus comme une prophétie de l'accomplissement.

Il importe donc de lire et de faire lire ces textes en ce sens. Non pas comme des textes qui nous dispenseraient de l'étude du passé, mais comme des figures d'avenir. Plus encore ! Qui ne s'émerveillerait de la richesse des réalisations de la vie ? Cet émerveillement est cependant habité par une question lancinante : à quel prix ? C'est à partir de ce point que nous avons mené notre travail sur le Christ et le cosmos et la question du mal.
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Message par Invité le Lun 18 Mar 2013 - 9:17

Sans être un pro en science moi je trouve bizarre que l'on nous enseigne l'évolution de Darwin dans les livres dès le plus jeun âge , alors que l'explosion Cambrienne reste un mystère non élucidé.

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Message par nanovent le Lun 18 Mar 2013 - 16:15


Bonjour

Code:
Pour ma part et ...... voici comment le principe d'évolution de la vie c'est activer, l'évolution a pour base la radioactivité naturel, la radioactivité pousse la mutation, la vie pour se protégé active un système de sélection affin de mieux se protégé, ainsi est née l'évolution des systèmes.

On peut attribuer à la radioactivité un rôle décisif dans l’évolution du vivant.

Le rôle de la radioactivité naturelle a été de mettre de l’aléatoire, du « bruit », dans la reproduction du vivant. Or, selon le biologiste Jacques Monod, ce « bruit » est la condition essentielle de l’évolution :

« Pour la théorie moderne l'évolution n'est nullement une propriété des êtres vivants puisqu'elle a sa racine dans les imperfections mêmes du mécanisme conservateur qui, lui, constitue bien leur unique privilège. Il faut donc dire que la même source de perturbations, de "bruit" qui, dans un système non vivant, c'est à dire non réplicatif, abolirait peu à peu toute structure est à l'origine de l'évolution dans la biosphère, et rend compte de sa totale liberté créatrice, grâce à ce conservatoire du hasard, sourd au bruit autant qu'à la musique, la structure réplicative de l'ADN. » – Le hasard et la nécessité - 1970 ; p 130.

Le livre de Monod, et la théorie de l’évolution qu’il défend, ont eu une portée considérable dans la philosophie des sciences. C’est un lieu commun de la science contemporaine de rendre compte de l’évolution à partir des mutations génétiques. Pourtant, il y a ici un phénomène très curieux du discours scientifique : il ne va jamais plus loin que l’invocation du hasardeux, de l’accidentel de ces mutations ; il ne le relie jamais à la radioactivité naturelle.

Pourtant, il est établi :

· que la radioactivité naturelle existe,

· qu’elle est efficiente sur les organismes vivants, et d’autant plus que ceux-ci sont plus complexes.

· que sont efficacité est aléatoire : elle permet donc de rendre compte du caractère hasardeux des mutations.

Il nous faudrait un nouveau Bachelard pour faire la psychanalyse de cette forclusion. Car enfin, nos scientifiques sont d’une très grande prolixité quand ils reconnaissent l’activité de la radioactivité passée pour inscrire dans les matières et dans les corps des effets qui leur permettent de fonder des techniques de datation fort performantes, sans prendre garde que ces même effets sont tout autant la marque d’une profonde influence de la radioactivité sur l’histoire du vivant.

3. Repères concernant l’histoire du vivant du point de vue de la radioactivité.

L’abri marin a permis la constitution des premières cellules vivantes

L’univers en lui-même est radioactif. Il est traversé par le rayonnement cosmique qui est très énergétique. Le système solaire, qui s’est formé il y a 4,5 milliards d’années, était hautement radioactif, et donc aussi la Terre. Mais, par sa logique propre, la radioactivité a décru rapidement au début, et ensuite de plus en plus lentement selon une progression géométrique (de moitié par laps de temps égaux).

Lorsque sont apparus les premiers êtres vivants, des bactéries (les procaryotes) – vers moins 3,8 milliards – la radioactivité avait déjà fortement décru, (bon nombre d’isotopes radioactifs très énergétiques avaient disparus).

Il reste qu’on a pu évaluer, à partir de ce qu’il reste actuellement d’atomes radioactifs, que, vers moins 3,5 milliards, la radioactivité tellurique était trois fois supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui. A quoi il faut ajouter le rayonnement cosmique dont rien ne protégeait la surface de la Terre, l’atmosphère telle que nous la connaissons, n’étant pas encore constituée. Dans un tel environnement aucune molécule organique un peu complexe ne pouvait être viable.

C’est pour cela que les premières formes de vie étaient fort simples – des unicellulaires sans noyau – et se sont développées à l’abri du milieu marin.

En effet les rayonnements les plus énergétiques sont les rayonnements alpha et béta. Or ils sont arrêtés par l’eau (dans l’industrie nucléaire, on travaille volontiers en piscine pour manipuler les matériaux radioactif). C’est dans l’eau que les premières bactéries se sont développées.

Et pendant les 9/10 de son histoire la vie n’a pas quitté l’eau.

L’organisme vivant s’est structuré en se protégeant des fortes énergies radioactives.

On peut considérer que l’atome comme la molécule sont des structures ouvertes. Leur liaison ne filtre pas l’interaction avec des corps de même type : une particule peut traverser un atome ou une molécule, elle peut éjecter un électron ou même casser le noyau, un atome peut s’accrocher à un autre atome (cela dépend de la compatibilité des crochets, etc.) Ce qui caractérise d’emblée l’organisme vivant, c’est sa fermeture : il a toujours une enveloppe (une peau), par laquelle il filtre a priori ses échanges avec ce qui est dès lors déterminé comme ce qui n’est pas lui (l’extérieur).

Son enveloppe la plus extérieure est sans aucun doute la principale protection d’un organisme contre les rayonnements. On sait en effet qu’une simple boîte en matière plastique peut confiner le rayonnement alpha.

Les premières cellules vivantes ne renfermaient pas de code génétique tel que nous le connaissons aujourd’hui, car elles n’avaient pas de noyau. A partir du moments où des molécules d’acides aminés très complexes et donc sensibles aux rayonnements ont porté les informations de reproduction de l’organisme, il fallait une nouvelle enveloppe pour la protéger : c’est vers moins 2,5 milliards d’années que sont apparues les premières cellules à noyau (Eucaryotes).

Etc etc

Cat

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Message par Martial107 le Mar 19 Mar 2013 - 14:14

panetier a écrit:Les franc-maçons ne connaissent pas Darwin
Et pourtant ils veulent le défendre ! En effet, le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain ont annoncé la création d'une mission commune de vigilance sur les mouvements sectaires à l'occasion de l'anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin "De l'origine des espèces au moyen de l'évolution naturelle" (sic).

Or, le titre exact du livre de Darwin est De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie.

Messieurs les franc-maçons, assumez votre racisme jusqu'au bout !

Tout est prétexte pour l'attaque stérile et puérile ... N'éructez pas et restez plutôt serein à propos de sujets que vous ne maitrisez pas et de personnes fervents d'un certain humanisme que vous osez traiter de racistes ... La chrétienté s'arrête là oû commence votre fiel ...

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Message par nanovent le Lun 25 Mar 2013 - 16:43

Bonjour

Comment l'évolution repeint les êtres vivants

Du pelage rayé du zèbre aux ailes colorées des papillons en passant par les bandes rouges du poisson-clown, les animaux sont décorés de motifs pigmentaires très diversifiés, essentiels à leur survie et leur reproduction. Mais comment ces motifs colorés apparaissent-ils et se modifient-ils au cours de l'évolution ? Une équipe de chercheurs de l'Institut de biologie du développement de Marseille-Luminy (CNRS / Aix-Marseille Université) vient de proposer un modèle génétique expliquant l'émergence évolutive de nouveaux motifs pigmentaires et leur diversification entre espèces. Pour cela, les scientifiques se sont intéressés à une tache noire présente sur les ailes des mouches drosophiles. Ils ont retracé l'histoire des changements génétiques qui ont donné naissance à ce caractère et conduit à sa diversification en formes différentes chez plusieurs espèces. Leurs travaux ont été publiés le 22 mars 2013 dans la revue Science. Ce modèle génétique pourrait également expliquer l'évolution d'autres caractères animaux, au-delà des motifs colorés qui les habillent

La morphologie des animaux, de leur forme générale à leur ornementation, est déterminée par des gènes qui s'activent au cours du développement embryonnaire. Ces gènes agissent comme différents corps de métier sur un chantier: certains sont des "architectes" qui établissent la trame (Le mot trame peut désigner Smile du corps ou d'un organe ; d'autres sont des "artisans" (peintres, charpentiers...) qui reçoivent leurs instructions des gènes "architectes". Comprendre comment les relations entre ces gènes s'établissent pendant le développement embryonnaire et se modifient au cours de l'évolution sont des questions centrales pour élucider comment la morphologie des animaux apparait et évolue.

De l'apparition d'une tache...

Dans ce contexte (Le contexte d'un évènement inclut les circonstances et conditions qui l'entourent; le contexte d'un mot, d'une phrase, d'un long énoncé ou d'un texte inclut les mots qui l'entourent.), les chercheurs se sont intéressés à une tache de pigments noirs présente sur les ailes des mâles de plusieurs espèces de drosophiles. L'équipe s'est d'abord penchée sur l'apparition de cette tache, il y a environ 15 millions d'années, chez un ancêtre des espèces tachetées actuelles. Elle a mis en évidence que des mutations apparues dans la séquence de gènes "peintres" les ont rendu sensibles à un gène "architecte (Un architecte (du grec arkhitektôn qui signifie « maître charpentier ») est souvent un créatif dont le métier est de concevoir (par le dessin de plans) et de faire construire des...)" actif au bout de l'aile, dans la région de la tache. Ces gènes "peintres" produisaient déjà du pigment noir sur d'autres parties du corps ; à présent qu'ils répondent à un gène "architecte" de l'aile, ils en produisent également au bout de l'aile. Ainsi, l'apparition d'une nouveauté évolutive, la tache sur l'aile, résulte non pas de l'évolution de nouveaux gènes mais plutôt de l'émergence de nouvelles interactions entre des gènes préexistants. Ces résultats illustrent au niveau génétique comment l'évolution procède par un bricolage opportuniste pour faire du neuf avec du vieux.

...à sa diversification entre espèces de drosophiles

Une fois la tache apparue, sa forme s'est modifiée au gré de la formation de nouvelles espèces de drosophiles. Ainsi, la coloration de leurs ailes s'est plus ou moins intensifiée, étalée, ou même éclatée en plusieurs petites taches. Ces variations sur un thème initial constituent une deuxième phase (Le mot phase peut avoir plusieurs significations, il employé dans plusieurs domaines et principalement en physique Smile évolutive distincte de l'apparition du caractère "tache au bout de l'aile". Les chercheurs ont montré que les variations de forme des motifs ne sont pas le fruit de mutations au niveau des gènes "peintres", mais qu'elles résultent au contraire de changements dans la distribution spatiale de l'expression du gène "architecte". En effet, en réponse à des variations de celle-ci, tous les gènes "peintres" qu'il gouverne ont vu leur propre distribution modifiée dans l'aile.

De telles transitions évolutives en deux temps (Le temps est un concept développé pour représenter la variation du monde : l'Univers n'est jamais figé, les éléments qui le composent bougent, se transforment et évoluent pour...) (apparition-diversification) sont communes dans le vivant, et les mécanismes génétiques identifiés dans le cas de la tache des ailes de drosophile sont extrapolables dans leur principe à l'évolution d'autres caractères.



. . .

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Message par Rémi le Ven 8 Nov 2013 - 12:16

Pour ceux qui doute du créationisme (j'ai fait partie de ceux-là malheureusement, merci "l'éduction nationale"), ou pour ceux qui s'intéresse simplement au sujet, je vous conseille vivement la lecture de ce livre passionnant qui démonte la théorie de Darwin, le début du livre est disponible gratuitement sur le site.

Livre L'erreur de Darwin"
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Message par Martial107 le Ven 8 Nov 2013 - 14:14

Tout scientifique quel qu'il soit observe, déduit et pose des hypothèses. Sans cesse, l'ouvrage est remis sur le métier comme disait Boileau dans son Art poétique. Il y a quelques siècles, des religieux à l'esprit limité prônaient l'héliocentrisme au détriment de Galilée qui y risquait la vie. Même Einstein s'était trompé lorsqu'il affirmait que l'univers était fini et statique. Or, il a été démontré que depuis le Big Bang, l'univers est non seulement en expansion mais sa vitesse est croissante. On observe actuellement que notre système solaire n'est qu'une infime partie de notre galaxie, la Voie lactée et que des milliards de soleils et leur cortège de planètes se partagent l'univers à des millions d'années-lumière. Et tout cela ne fait réaffirmer notre Foi en Dieu car Sa gloire est immense en tant que Créateur ! Plusieurs mondes comme le nôtre sont peut-être existants, qui sait ? Seul Dieu le sait car vu les moyens scientifiques actuels, il nous est impossible de le vérifier. Et pour en revenir à Darwin, il a déduit son fondement scientifique sur ses observations et je crois que c'est grâce à des savants comme lui que la connaissance évolue. Alors, ne tombons pas dans des conclusions qui ne peuvent être qu'éphémères et limitatives

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Message par Martial107 le Ven 8 Nov 2013 - 17:01

Il est étonnant de constater le blocage radical de l'esprit dans certaines approches philosophiques et/ou scientifiques. Que ce soit des personnes de différentes appartenances religieuses se réclamant de l'unique vérité, que ce soit des athées, franc-maçons ou autres, de tout temps, à travers les siècles, de pauvres êtres ont été emprisonnés ou assassinés parce qu'ils souhaitaient une saine ouverture d'esprit sur toutes choses, dans une démarche de libre arbitre. La lecture trop littérale des écrits dits sacrés à travers le Christianisme, le Judaïsme, l'Islamisme, l'Hindouisme et le Bouddhisme, pour ne reprendre que les principaux, force une conception univoque et radicale de Dieu ou Entité supérieure. Que ce soit par des interprétations de phrases sorties de leur contexte ou toutes autres interprétations déviantes, l'Homme est tenté de diriger sa pensée dans un seul et unique but: prouver que ses interprétations sont les seules valables quitte à provoquer un ostracisme social et philosophique. La seule solution pour éviter cette déviance, c'est de demeurer à l'écoute de l'autre afin de parfaire son propre raisonnement, en comprenant ce qui fait sa particularité et ainsi tenter de prendre de la hauteur dans son évolution humaine.

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Message par Benoit le Dim 8 Déc 2013 - 4:02

A voir, deux videos de 30 min :

"L'évolution et ses illusions, et Maria Valtorta"


"Au-delà de l'absurdité, la Vie"

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Message par Delsanto le Dim 8 Déc 2013 - 8:00

je viens de lire le livre de JM Gaudreault: "Les lois de l'Univers divin".

Je recommande! Très bonne conception de la Création; de ce que nous sommes, de nos origines et de notre finalité.

Une vision de la Chute et de ses conséquences, reprise des propos de Maria Valtorta et Anne-Catherine Emmerich, et qui me convient à 100%;


Dernière édition par Delsanto le Dim 8 Déc 2013 - 8:01, édité 1 fois (Raison : ortho)

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Message par Martial107 le Dim 8 Déc 2013 - 15:11

Pourquoi se cantonner aux fanatiques évolutionnistes qui prétendent apporter des justifications à leur athéisme ? Jetons plutôt nos regards sur les vrais scientifiques qui s'attachent à observer l'Homme, la faune et la flore, comme le fit Darwin, de façon objective. Les conclusions tirées de l'observation sont par essence éphémères puisque sujettes à remodelage en fonction d'éléments nouveaux venant confirmer ou infirmer ce que l'on croyait conforme à la réalité. Pourquoi assimiler l'évolutionnisme à un dogme non contestable que se doit de réprouver le chercheur sincère dans sa quête de vérité ?. Ne sommes-nous pas astreint trop souvent à l'imposition de dogmes qui ne sont nullement le résultat d'une recherche personnelle sincère mais malheureusement l'application d'un dictat d'inspiration humaine ou soi-disant divine?. Jésus, au nom de son Père ne nous a pas voulu mouton mais bien aptes, par l'intelligence qu'Il nous a donnée, à réfléchir et à accepter librement de nous nourrir du fruit de Son Amour pour chacun d'entre nous. Aussi, dans cette optique, privilégions humblement la nécessité d'un recul nécessaire et en tant que croyant, élevons le regard vers Dieu et acceptons sa Volonté de laisser l'Homme progresser dans une vision conceptuelle quoique définitivement partielle de Sa Création, Terre et Univers. Que l'on concoive que le descriptif de la Création en sept jours est avéré ou que l'on considère que ce récit prend la forme d'une parabole comme de nombreux exemples nous sont exposés dans la Bible, à l'instar de Jésus, il n'en demeure pas moins que l'Homme tend à vouloir expliquer l'Univers, bien que limité dans sa vision et sa faculté d'interprétation. Laissons donc à notre Dieu libre cours à l'expression de Sa Volonté dans l'évolution biologique de l'Homme, de la faune et de la flore au cours des millénaires et millions d'années, sans exclure telle ou telle hypothèse sachant que les scientifiques et hommes de réflexion ne parviendront jamais à comprendre les desseins de Dieu, du moins sur cette terre ! Notre soleil n'est, au regard de notre galaxie, qu'une petite étoile quelconque dans une spirale de la Voie lactée. Il y a des milliards de galaxies. Que sont les desseins de Dieu ? Restons humbles mais ce qui est évident c'est l'équilibre de toutes les forces en action dans l'Univers qui n'est possible que si Dieu tient cet univers dans Sa Main, notamment dans la transformation de Sa Création à travers les âges !

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Message par pax et bonum le Lun 9 Déc 2013 - 7:47

Le Darwinisme radical est de plus en plus abandonné,y compris par les scientifiques.
Le Créationnisme littéral est devenu désuet.L'âge du monde à 4 mille ans,chanté à Noel,fait maintenant sourire tout le monde!

Le Créationnisme éclairé prend à la fois des distances par rapport à la lettre,mais admet la toute puissance du Créateur sur le Cosmos.

Nous en avons parlé dans le fil:

https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t7308-le-leurre-du-rechauffement-climatique#238123
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Message par Rémi le Lun 9 Déc 2013 - 12:23

@Martial107 a écrit:Pourquoi se cantonner aux fanatiques évolutionnistes qui prétendent apporter des justifications à leur athéisme ? Jetons plutôt nos regards sur les vrais scientifiques qui s'attachent à observer l'Homme, la faune et la flore, comme le fit Darwin, de façon objective.



Pardonnez-moi Martial, mais là vous m'avez fait beaucoup rire ! Darwin, objectif ? Visiblement vous n'avez pas lu le livre l'erreur de Darwin que je recommande plus haut.
Au fait, qui était le premier ? La poule ou l'oeuf ? Si vous ne pouvez répondre, alors laissez tomber Darwin. Renseignez-vous également sur le bousier, à lui seul, ce petit scarabée démontre que l'évolution est une foutaise !

Quant aux erreurs des clercs sur le fait que la Terre n'était pas le centre de l'Univers, c'est une évidence, mais partir de là pour induire que le créationisme est forcément une erreur me paraît un raccourci pas très scientifique !

Vous semblez être croyant, mais vous êtes pervertis comme j'ai pu l'être par le passé. La science existe, mais elle doit savoir rester à sa place, comme les clercs auraient dû rester à la leur quand ils pensaient que nous étions le centre de l'univers !
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Message par Rémi le Lun 9 Déc 2013 - 12:30

@Martial107 a écrit:
panetier a écrit:Les franc-maçons ne connaissent pas Darwin
Et pourtant ils veulent le défendre ! En effet, le Grand Orient de France, la Grande Loge féminine de France et la Fédération française du Droit humain ont annoncé la création d'une mission commune de vigilance sur les mouvements sectaires à l'occasion de l'anniversaire de la publication de l'ouvrage de Darwin "De l'origine des espèces au moyen de l'évolution naturelle" (sic).

Or, le titre exact du livre de Darwin est De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle, ou la préservation des races les meilleures dans la lutte pour la vie.

Messieurs les franc-maçons, assumez votre racisme jusqu'au bout !


C'est vraiment n'importe quoi ... Quel mépris !! La vigilance des FM sur les mouvements sectaires est très bien perçue dans les milieux intellectuels non munis d'oeillères car elle vise à rendre aux crédules leur dignité et leur liberté et cela, voyez-vous, ils l'assument, non par racisme mais bien par empathie légitime, ce dont malheureusement vous ne faites pas preuve !!!
Martial


Etes-vous FM Martial ? En tout cas, la FM est bien une secte plus ou moins douce, tous ceux qui essayent d'en sortir sont harcelés car ils rompent leur serment. Dernier exemple en date, une femme ayant écrit un bouquin dénonçant les rituels "ridicules" de la loge féminine. Elle est maintenant harcelée pour cela, de messages lui disant qu'elle doit revenir etc.
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Message par patoche le Lun 9 Déc 2013 - 12:38

L'erreur n'est pas une preuve de non objectivité ... à mon sens ... Et il a fallut beaucoup de courage à Darwin pour faire accepter cette idée évolutionniste à une époque ou le créationnisme était roi ...

Ceci dit peut être qu'il existe un mixte ou un lien entre le créationnisme et l'évolution ... Si il n' y avait aucune marque évolutionniste nous n'aurions pas de mixité possible ... Ainsi le loup ne serait pas chien ... Le lynx -chat ... ou l'union d'un blanc et d'un noir , un métisse .. Les chevaux ne pourrait pas copuler avec les ânes ... Les lions avec les tigres ...

L'évolution n'est plus à démontrer , mais effectivement elle ne se suffit pas à elle même ...

De plus Darwin disait et émettais lui même l'idée que sa théorie pouvait être fausse ou ne pas suffire ...Ce qui tant à montrer qu'il était prêt à la remettre en cause si on lui apportait ou si lui même trouvais des éléments pouvant la mettre à mal . Je trouve que cela fait preuve d'une certaine objectivité ...

Est ce Darwin qui a décidé de faire de sa théorie une réalité , ou ceux que sa théorie arrangeaient ?

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Message par Rémi le Lun 9 Déc 2013 - 14:00

@patoche a écrit:L'erreur n'est pas une preuve de non objectivité ... à mon sens ... Et il a fallut beaucoup de courage à Darwin pour faire accepter cette idée évolutionniste à une époque ou le créationnisme était roi ...

Ceci dit peut être qu'il existe un mixte ou un lien entre le créationnisme et l'évolution ... Si il n' y avait aucune marque évolutionniste nous n'aurions pas de mixité possible ... Ainsi le loup ne serait pas chien ... Le lynx -chat ... ou l'union d'un blanc et d'un noir , un métisse .. Les chevaux ne pourrait pas copuler avec les ânes ... Les lions avec les tigres ...

L'évolution n'est plus à démontrer , mais effectivement elle ne se suffit pas à elle même ...

De plus Darwin disait et émettais lui même l'idée que sa théorie pouvait être fausse ou ne pas suffire ...Ce qui tant à montrer qu'il était prêt à la remettre en cause si on lui apportait ou si lui même trouvais des éléments pouvant la mettre à mal . Je trouve que cela fait preuve d'une certaine objectivité ...

Est ce Darwin qui a décidé de faire de sa théorie une réalité , ou ceux que sa théorie arrangeaient ?



Le problème n'est pas de savoir si les ânes peuvent copuler avec les chevaux...

Darwin enseigne que la vie est venue de la mer, qu'en gros un truc ressemblant a un poisson est petit à petit sorti de la mer et a fini par avoir des pattes etc... pour s'adapter et cela sur des millions d'années. Mais est-ce vraiment performant d'avoir des nageoires à moitié pattes ? Est-ce que ca permet de bien nager ou de bien marcher ? Puisque c'est la plus forts qui doivent survivre, un hybride ne risque de pas de survivre, dépassé par un concurrent complet.
Il est maintenant prouvé que la terre est récente, donc pas de millions d'années, pas d'évolution lente, mais Terre récente et création. Et oui, les humains ont cohabité avec les dinosaures, on a retrouvé des traces fossilisées d'humains et de dinosaures cote à cote ! On a même repêché des dinosaures acquatiques à la fin du 20e siècle photo à l'appuis et photoshop n'existait pas !
Je vous livre la conclusion du livre sur l'erreur de Darwin : l'auteur écrit que les humains et autres être vivants ont été créés tels quels, soit par Dieu, soit par les extra-terrestres. Pour cette 2e option, il se demande, alors : dans ce cas qui a créé les extra-terrestres ?

A la différence de Darwin, le Pr Zillmer prouve sa théorie. Mais libre à chacun de continuer à croire aux comptes et légendes.

Au final, pourquoi continue-t-on a enseigner Darwin comme une vérité établie, alors que lui-même n'en était pas sûr, et que depuis, de sérieux contre-arguments ont été donné ? Pourquoi n'étudient-on pas ces contre-théories ?
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Message par patoche le Lun 9 Déc 2013 - 15:42

Je vais pas m'attarder sur ce débat qui va cruellement manquer d'objectivité , puisque tu te base sur des personnes qui ne pratiques pas une démarche scientifique pour prouver leurs dire... Il partent d'un postulat qu'ils interprètent pour que ça rentre dans les cases sans rien démontrer de manière tangible et expérimentale.

quand à savoir pour la copulation de l’âne et du cheval , bien sur que c'est important car si deux espèces peuvent se mélanger et que ça en crée une troisième , ça va dans le sens de l'évolution ... et ne pas reconnaître l'évolution c'est ne pas reconnaître la tectonique des plaques , ne pas reconnaître que les montagnes grandissent ou rapetissent , que les volcans créent des îles et que la terre se transforment quotidiennement ...



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