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♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Bannie10

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♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par AZUR le Jeu 11 Déc 2014 - 22:21

Cette première Messe est vraiment très émouvante! Sad
Concernant le message précédent, toujours le même reproche de Jésus pour les incrédules, etc....
"Et au terme de l’Œuvre je dois mettre encore une fois la plainte que j’ai mise à la fin de chaque année évangélique, et dans la douleur de voir mépriser mon don, je vous dis : "Vous n’aurez pas autre chose puisque vous n’avez pas su accueillir ce que je vous ai donné". Et je vous dis aussi ce que je vous ai fait dire pour vous rappeler sur le droit chemin l’été passé (21-5-46) : "Vous ne me verrez pas jusqu’à ce que vienne le jour dans lequel vous direz : "Béni Celui qui vient au nom du Seigneur".
Comment peut-on être hermétique à ce beau cadeau de Dieu que nous ne méritons guère ?

AZUR
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Ven 12 Déc 2014 - 7:08

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria148


Marie reçoit Lazare et Joseph d’Arimathie



Marie est encore dans la maison du Cénacle. Seule, dans sa pièce habituelle, elle coud des linges très fins qui ressemblent à des nappes longues et étroites. De temps en temps, elle lève la tête pour regarder dans le jardin et relever l’heure du jour d’après la position du soleil sur ses murs. Si elle entend un bruit dans la maison ou dans la rue, elle écoute attentivement. Il semble qu’elle attend quelqu’un.        

Il se passe ainsi un certain temps. Puis on entend un coup à la porte de la maison, et ensuite un bruit de sandales qui vont rapidement ouvrir. Dans le couloir résonnent des voix d’hommes qui deviennent de plus en plus fortes et plus rapprochées. Marie écoute... Puis elle s’écrie: "Eux ici ?! Que peut-il bien être arrivé ?!" Pendant qu’elle prononce encore ces paroles, quelqu’un frappe à l’entrée de la pièce: "Avancez, frères en Jésus, mon Seigneur" répond Marie.            

Lazare et Joseph d’Arimathie entrent, la saluent avec une profonde vénération et lui disent: "Bénie es-tu entre toutes les mères ! Les serviteurs de ton Fils, et notre Seigneur te saluent", et ils se prosternent pour baiser le bord de son vêtement.    

"Que le Seigneur soit toujours avec vous. Pour quelle raison, et alors que ne cesse pas encore l’agitation des persécuteurs du Christ et de ceux qui le suivent, venez-vous me trouver ?"      

"Pour te voir avant tout. Car te voir c’est encore le voir Lui, et se sentir ainsi moins affligés pour son départ de la Terre. Et puis pour te proposer, après une réunion dans ma maison, des plus affectueux et des plus fidèles serviteurs de Jésus, ton Fils et notre Seigneur, ce que nous avons décidé de faire" lui répond Lazare.    

"Parlez. Ce sera votre amour qui me parle, et moi je vous écouterai avec mon amour."          

Maintenant c’est Joseph d’Arimathie qui prend la parole pour dire : "Femme, tu ne l’ignores pas, et tu l’as dit, que l’agitation, et pire encore, dure toujours envers ceux qui ont été proches de ton Fils et de Dieu, ou par parenté, ou par foi, ou par amitié. Et nous, nous n’ignorons pas que tu n’as pas l’intention de quitter ces lieux où tu as vu la parfaite manifestation de la nature divine et humaine de ton Fils, sa totale mortification et sa totale glorification, vrai Homme, par le moyen de sa Passion et de sa Mort; et vrai Dieu, par le moyen de sa glorieuse Résurrection et de son Ascension. Et nous n’ignorons pas non plus que tu ne veux pas laisser seuls les apôtres pour lesquels tu veux être Mère et guide dans leurs premières épreuves, toi, Siège de la Sagesse Divine, toi, Épouse de l’Esprit qui révèle les Vérités Éternelles, toi, Fille aimée depuis toujours par le Père qui t’a choisie éternellement pour Mère de son Unique, toi, Mère de ce Verbe du Père qui certainement t’a instruite de ses infinies et toutes parfaites Sagesse et Doctrine, avant même qu’il ne fût en toi, créature qui se formait, ou qu’il fût avec toi comme Fils qui grandit en âge et en sagesse, jusqu’à devenir le Maître des maîtres.          

Jean nous l’a dit le lendemain de la stupéfiante prédication et manifestation apostolique, arrivée dix jours après l’Ascension de Jésus au Ciel. Toi, de ton côté, tu sais pour l’avoir vu au Gethsémani le jour de l’Ascension de ton Fils vers le Père, et pour l’avoir su de Pierre, de Jean et des autres apôtres, comme Lazare et moi, tout de suite après la Mort et la Résurrection, nous avons commencé des travaux de maçonnerie autour de mon jardin près du Golgotha et au Gethsémani sur le Mont des Oliviers, pour que ces lieux, sanctifiés par le Sang du divin Martyr, qui coula, hélas ! brûlant de fièvre au Gethsémani, et glacé et grumeleux dans mon jardin, ne soient profanés par des ennemis de Jésus. Maintenant les travaux sont terminés et aussi bien Lazare que moi, et avec lui ses sœurs et les apôtres, qui aurions trop de douleur de ne plus t’avoir ici, nous te disons: "Prends ta demeure dans la maison de Jonas et de Marie, les gardiens du Gethsémani".

"Et Jonas et Marie ? Cette maison est petite, et moi j’aime la solitude. Je l’ai toujours aimée. Et je l’aime plus encore maintenant car j’en ai besoin pour me perdre en Dieu, en mon Jésus, pour ne pas mourir d’angoisse de ne l’avoir plus ici. Sur les mystères de Dieu, car Lui est maintenant Dieu plus que jamais, il n’est pas juste que se pose un œil humain. Je suis Femme, et Jésus Homme. Mais notre Humanité était, et est une Humanité différente de toute autre, à la fois par exemption de la faute, même celle d’origine, et par les rapports avec le Dieu Un et Trin. Nous sommes uniques en ces choses parmi toutes les créatures passées, présentes et futures. Maintenant l’homme, même le meilleur et le plus prudent, est naturellement, inévitablement curieux, spécialement s’il est proche d’une manifestation extraordinaire. Et seuls Jésus et moi, tant qu’il fut sur la Terre, nous savons quelle souffrance, quelle... oui, même quelle gêne, quel ennui, quel tourment on éprouve quand la curiosité humaine scrute, surveille, épie nos rapports secrets avec Dieu. C’est quelque chose comme si on nous mettait nus au milieu d’une place.

Pensez à mon passé, à la façon dont j’ai toujours cherché le secret, le silence, au fait que j’ai toujours caché, sous les apparences d’une vie commune de pauvre femme, les mystères de Dieu en moi. Rappelez-vous comment, pour ne pas révéler à mon époux Joseph, même à lui, il s’en est fallu de peu que je fasse de lui qui était juste un injuste. Seule l’intervention d’un ange empêcha ce danger. Pensez à la vie si humble, si cachée, si commune que Jésus mena pendant trente ans, à la facilité avec laquelle il se mettait à part, s’isolait quand il devint Maître. Il devait faire des miracles et instruire, car c’était sa mission. Mais, je le savais de Lui, il souffrait - c’était un des nombreux motifs de sa sévérité et de la tristesse qui brillaient dans ses yeux grands et puissants - il souffrait, disais-je, de l’exaltation des foules, de la curiosité plus ou moins bonne avec laquelle on observait tous ses actes. Que de fois n’a-t-il pas dit à ses disciples et aux miraculés : “Ne dites pas ce que vous avez vu. Ne dites pas ce que je vous ai fait”!... Maintenant je ne voudrais pas qu’un œil humain cherchât à connaître les mystères de Dieu en moi, mystères qui n’ont pas cessé avec le retour au Ciel de Jésus, mon Fils et mon Dieu, mais au contraire continuent et je dirais grandissent, grâce à sa bonté et pour me garder en vie jusqu’à ce que l’heure que je désire tant de le rejoindre pour l’éternité soit venue. Je voudrais seulement Jean avec moi. Car il est prudent, respectueux, affectueux avec moi comme un second Jésus. Mais Jonas et Marie sauront..."      

Lazare l’interrompt: "C’est déjà fait, ô Bénie ! Nous y avons déjà pourvu. Marc, fils de Jonas, est maintenant parmi les disciples. Marie, sa mère, et Jonas, son père, sont déjà à Béthanie."    

"Mais l’oliveraie ? Elle a bien besoin qu’on s’en occupe !" lui répond Marie.    

"C’est seulement au moment de la taille, du défonçage, de la cueillette. Peu de jours par an, par conséquent, et il en faudra moins encore car j’enverrai mes serviteurs de Béthanie avec Marc, à ces époques. Toi, Mère, si tu veux nous faire plaisir, à mes sœurs et à moi, viens à Béthanie pendant ces jours, dans la maison solitaire du Zélote. Nous serons voisins, mais notre regard ne sera pas indiscret dans tes rencontres avec Dieu."    

"Mais le pressoir ?..."            

"Il a déjà été transporté à Béthanie. Le Gethsémani, complètement clôturé, propriété encore plus réservée de Lazare de Théophile, t’attend, ô Marie. Et je t’assure que les ennemis de Jésus n’oseront pas, par crainte de Rome, violer sa paix et la tienne."          

"Oh ! puisqu’il on est ainsi !" dit Marie. Et de ses mains elle serre son cœur et les regarde, avec un visage presque extasié tant il est heureux, avec un sourire angélique sur les lèvres et des larmes de joie sur ses cils blonds. Elle continue: "Jean et moi ! Seuls ! Nous deux seuls ! Il me semblera être de nouveau à Nazareth avec mon Fils ! Seuls ! Dans la paix ! Dans cette paix ! Là où Lui, mon Jésus, a répandu tant de paroles et tant d’esprit de paix ! Là où, il est vrai il a souffert jusqu’à suer du sang et jusqu’à recevoir la suprême souffrance morale du baiser infâme et les premiers..." Un sanglot et un souvenir très douloureux lui coupent la parole et bouleversent son visage qui, pendant de courts instants, reprend l’expression de douleur qu’il avait dans les jours de la Passion et de la Mort de son Fils.          

Puis elle se ressaisit et dit : "Là où Lui est retourné dans la paix infinie du Paradis ! Je vais envoyer sans tarder à Marie d’Alphée l’ordre qu’elle garde ma maisonnette de Nazareth, qui m’est si chère parce que c’est là que s’est accompli le mystère et qu’est mort mon époux, si pur et si saint, et où a grandi .Jésus. Si chère ! Mais jamais comme ces lieux où il a institué le Rite des rites, et s’est fait Pain, Sang, Vie pour les hommes, et où il a souffert, et racheté, et fondé son Église et, par sa dernière bénédiction, rendu bonnes et saintes toutes les choses de la Création. Je resterai. Oui, je resterai ici. J’irai au Gethsémani. Et de là je pourrai, en suivant les murs, à l’extérieur, aller au Golgotha et dans ton jardin, Joseph, où j’ai tant pleuré, et venir à ta maison, Lazare, où j’ai toujours eu, en mon Fils d’abord, et pour moi ensuite, tant d’amour. Mais je voudrais..."          

"Quoi, Bénie ?" lui demandent les deux.        

"Je voudrais pouvoir retourner ici aussi. Car, avec les apôtres, nous aurions décidé, pourvu que Lazare le permette..."      

"Tout ce que tu veux, Mère. Tout ce qui est à moi, est à toi. Je le disais d’abord à Jésus. Maintenant je le dis à toi. Et celui qui reçoit une grâce, c’est toujours moi, si tu acceptes mon cadeau."            

"Fils, laisse-moi t’appeler ainsi, je voudrais que tu nous accordes de faire de cette maison, c’est-à-dire du Cénacle, le lieu de la réunion et de l’agape fraternelle."          

"C’est juste. C’est en ce lieu que ton Fils a institué le nouveau Rite éternel, a établi la nouvelle Église, en élevant au nouveau Pontificat et au Sacerdoce ses apôtres et disciples. Il est juste que cette pièce devienne le premier temple de la nouvelle religion. La semence qui demain sera un arbre, et ensuite une forêt immense, le germe qui demain sera un organisme vivant, complet et qui grandira toujours de plus en plus en hauteur, en profondeur et largeur, pour s’étendre sur toute la Terre. Quelle table et quel autel sont plus saints que ceux sur lesquels Lui a partagé le Pain et posé le Calice du nouveau Rite qui durera tant que durera la Terre ?"      

"C’est vrai, Lazare. Et, tu vois ? C’est pour lui que je suis occupée à coudre les nappes pures. Car je crois, comme personne ne croira avec une pareille puissance, que le Pain et le Vin, c’est Lui, dans sa Chair et dans son Sang, Chair toute sainte et toute innocente, Sang Rédempteur, donnés aux hommes en nourriture et en Boisson de Vie. Que le Père, le Fils et l’Esprit-Saint vous bénissent, vous qui êtes toujours bons, sages, pleins de pitié pour le Fils et sa Mère."        

"Alors, c’est dit. Prends. Voici la clef qui ouvre les différentes grilles de l’enceinte du Gethsémani, et voilà la clef de la maison. Et sois heureuse autant que Dieu t’accorde de l’être, et autant que notre pauvre amour voudrait que tu le sois."        

Joseph d’Arimathie, maintenant que Lazare a fini de parler, dit à son tour: "Et voici la clef de l’enceinte de mon jardin."      

"Mais toi... Tu as bien le droit d’y entrer, toi !"            

"J’en ai une autre, Marie. Le jardinier est un juste, et de même son fils.[1][1] Tu pourras trouver là eux seulement et moi. Et nous serons tous prudents et respectueux."        

"Que Dieu vous bénisse de nouveau" répète Marie.    

"À toi nos remerciements, ô Mère. Notre amour et la paix de Dieu pour toi, toujours." Ils se prosternent après ce dernier salut, baisent de nouveau le bord de son vêtement et s’en vont.            

Ils viennent de sortir de la maison quand on entend un autre coup discret à la porte de la pièce où est Marie.    

"Entre donc" dit Marie.          

Jean ne se le fait pas dire deux fois. Il entre et ferme, un peu agité: "Que voulaient Joseph et Lazare ? Y a-t-il quelque danger ?"            

"Non, fils. Il n’y a que l’exaucement de mon désir. Mon désir et celui des autres. Tu sais comment Pierre et Jacques d’Alphée, le premier Pontife, et l’autre chef de l’Église de Jérusalem, sont désolés à la pensée de me perdre, et effrayés par la crainte de ne pas savoir faire sans moi. Jacques surtout. Même l’apparition spéciale de mon Fils à lui, son élection voulue par Jésus, ne le consolent pas et ne lui donnent pas courage. Mais aussi les autres !... Maintenant Lazare satisfait ce désir général et nous rend maîtres du Gethsémani. Toi et moi. Seuls, là. Voici les clefs. Et celle-ci est du jardin de Joseph... Nous pourrons aller au Tombeau, à Béthanie, sans passer par la ville... Et aller au Golgotha... Et venir ici chaque fois qu’il y aura l’agape fraternelle. Tout nous est accordé par Lazare et Joseph."          

"Ce sont deux véritables justes. Lazare a eu beaucoup de Jésus. C’est vrai. Mais aussi, avant d’avoir, il a toujours tout donné à Jésus. Es-tu heureuse, Mère ?"        

"Oui, Jean, tellement ! Je vivrai, tant que Dieu le voudra, pour assister Pierre et Jacques, et vous tous, et j’aiderai les premiers chrétiens de toutes les façons. Si les juifs, les pharisiens et les prêtres ne seront pas aussi des fauves contre moi, comme ils l’ont été pour mon Fils, je pourrai exhaler mon esprit là où Lui est monté vers le Père."          

"Tu monteras aussi, ô Mère."        

"Non. Je ne suis pas Jésus, moi. Je suis née humainement."            

"Mais sans la tache d’origine. Moi, je suis un pauvre pêcheur ignorant. En fait de doctrine et d’écritures, je ne sais rien d’autre que ce que le Maître m’a enseigné. Pourtant je suis comme un enfant car je suis pur. Et à cause de cela, peut-être, j’en sais plus que les rabbis d’Israël parce que, Lui l’a dit, Dieu cache les choses aux sages et Il les révèle aux petits, aux purs. Et à cause de cela je pense, je dis plutôt: je sens que tu auras le sort qu’aurait eu Ève si elle n’avait pas péché. Et plus encore, puisque tu n’as pas été épouse d’un Adam-homme, mais de Dieu pour donner à la Terre le nouvel Adam fidèle à la Grâce.          

Le Créateur, en créant les premiers parents, ne les avait pas destinés à la mort, c’est-à-dire à la corruption du corps le plus parfait créé par Lui, et rendu le plus noble de tous les corps créés parce que doué d’une âme spirituelle et des dons gratuits de Dieu, grâce auxquels ils pouvaient se dire "fils adoptifs de Dieu", mais Il voulait pour eux seulement le passage du Paradis terrestre au Paradis céleste. Or tu n’as jamais eu de tache d’aucun péché sur ton âme. Même le grand péché commun à tous, héritage d’Adam pour tous les humains ne t’a pas frappé, car Dieu t’en a préservée par un privilège singulier, unique, puisque depuis toujours tu étais destinée à devenir l’Arche du Verbe. Et l’Arche aussi qui, hélas ! ne contient que des choses froides, arides, mortes, puisqu’en vérité le peuple de Dieu ne les met pas en pratique comme il devrait, est, et devrait être, toujours toute pure. L’Arche, oui. Mais qui, parmi ceux qui s’en approchent, Pontife et Prêtres, l’est réellement comme tu l’es ? Personne. C’est pourquoi je sens qu'à toi, seconde Ève, et Ève fidèle à la Grâce, la mort ne sera pas donnée."

"Mon Fils, second Adam, la Grâce elle-même, toujours obéissant au Père, à moi, d’une manière parfaite, est mort. Et de quelle mort!"          

"Il était venu pour être le Rédempteur, Mère. Il a quitté le Père, le Ciel, pour prendre Chair afin de racheter les hommes par son Sacrifice, leur rendre la Grâce, et donc de les élever de nouveau au rang de fils adoptifs de Dieu, héritiers du Ciel. Lui devait mourir, et mourir avec son Humanité très Sainte. Et toi, tu es morte dans ton cœur, en voyant son supplice atroce et sa Mort. Tu as déjà tout souffert pour être Rédemptrice avec Lui. Je suis un pauvre sot, mais je sens que toi, Arche véritable du Dieu vrai et vivant, tu ne seras pas, tu ne peux être soumise à la corruption. Comme la nuée de feu protégea et dirigea l’Arche de Moïse vers la Terre promise, ainsi le Feu de Dieu t’attirera à son Centre. Comme la verge d’Aaron ne sécha pas, ne mourut pas, mais au contraire, bien que détachée de l’arbre, produisit des bourgeons, des feuilles et des fruits, et vécut dans le Tabernacle, ainsi toi, choisie par Dieu entre toutes les femmes qui ont habité et habiteront la Terre, tu ne mourras pas comme une plante qui se dessèche, mais dans l’éternel Tabernacle des Cieux tu vivras éternellement, avec toute toi-mêmeComme les eaux du Jourdain s’ouvrirent pour laisser passer l’Arche et ceux qui la portaient, et le peuple tout entier, au temps de Josué, ainsi pour toi s’ouvriront les barrières que le péché d’Adam a mises entre la Terre et le Ciel, et tu passeras de ce monde au Ciel éternel. J’en suis certain car Dieu est juste. Et pour toi s’applique le décret émis par Lui pour celui qui n’a ni le péché héréditaire, ni un péché volontaire sur son âme."            

"Jésus t’a-t-il révélé cela ?"    

"Non, Mère. Celui qui me l’a dit, c’est l’Esprit Paraclet. Celui dont le Maître nous a avertis qu’Il nous aurait révélé les choses futures et toute vérité. Le Consolateur déjà me l’a dit en mon esprit pour me rendre moins amère la pensée de te perdre, ô Mère bénie que j’aime et vénère autant et plus que la mienne pour ce que tu as souffert, pour ce que tu es bonne et sainte, inférieure seulement à ton Fils très Saint, entre tous les saints présents et à venir. La plus grande Sainte." Et Jean, tout ému, se prosterne pour la vénérer.

*

SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-027.htm
TOME : 10 / 27


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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Sam 13 Déc 2014 - 7:12

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria150


Marie et Jean aux lieux de la Passion


C’est l’aube, une claire aube d’été. Marie, avec son fidèle Jean, sort de la petite maison du Gethsémani et marche promptement à travers l’oliveraie silencieuse et déserte. Seul quelque chant d’oiseau et le pépiement des petits dans les nids rompent le grand silence de l’endroit. Marie se dirige avec assurance vers le rocher de l’Agonie. Elle s’agenouille contre lui, dépose un baiser là où de fines lézardes du rocher présentent encore des traces rouge rouille du Sang de Jésus, qui a pénétré dans les fissures et s’y est coagulé. Elle les caresse comme si elle caressait son Fils ou quelque chose de Lui.

Jean, debout derrière elle, l’observe et pleure sans bruit, essuyant rapidement ses yeux quand Marie se relève; il l’aide à le faire et le fait avec tant d’amour, de vénération et de pitié.            

Marie descend maintenant vers l’endroit où on s’empara de Jésus. Elle s’y agenouille aussi et se penche pour baiser la terre après avoir demandé à Jean : "Est-ce bien l’endroit du baiser horrible et infâme qui a contaminé ce lieu plus encore que n’a souillé le Paradis terrestre le colloque infâme et corrupteur du Serpent avec Ève ?"      

Puis elle se dresse pour dire : "Mais moi je ne suis pas Ève. Je suis la Femme de l’Ave. J’ai retourné les choses. Ève a jeté dans la boue horrible ce qui était chose du Ciel. Moi, j’ai tout accepté : incompréhensions, critiques, soupçons, douleurs — que de douleurs et de toutes sortes, avant la suprême douleur — pour relever de la fange souillée ce que Ève et Adam y avaient jeté, et le relever vers le Ciel. À moi le démon n’a pu parler bien qu’il l’ait essayé, comme il l’a essayé avec mon Fils, pour détruire définitivement le dessein rédempteur. Avec moi il n’a pu parler car j’ai fermé mes oreilles et mes yeux à sa vue et à sa voix, et surtout j’ai fermé mon cœur et mon esprit contre tout assaut de ce qui n’est pas saint et pur. Mon moi limpide, mais que comme un pur diamant on ne peut rayer, ne s’est ouvert qu’à l’Ange annonciateur. Mes oreilles n’ont écouté que cette voix spirituelle, et ainsi j’ai réparé, réédifié ce que Ève avait lézardé et détruit. Je suis la Femme de l’Ave et du Fiat. J’ai rétabli l’ordre bouleversé par Ève. Et maintenant je puis enlever et laver par mon baiser et mes pleurs l’empreinte de ce baiser maudit et de cette contamination, la plus grande de toutes car elle n’a pas été faite par une créature à une créature, mais par une créature à son Maître et Ami, à son Créateur et Dieu."          

Puis elle se dirige vers la grille que Jean ouvre. Ils sortent ensemble du Gethsémani, descendent le Cédron, franchissent le petit pont, et là aussi Marie s’agenouille pour baiser la rustique balustrade du pont, à l’endroit où y était tombé son Fils. Elle dit : "Tout endroit m’est sacré, où Lui a souffert les suprêmes douleurs et outrages. Je voudrais avoir tout dans ma petite maison, mais on ne peut tout avoir !" Elle soupire, puis ajoute : "Allons vite, avant que les gens ne circulent."        

Et avec Jean elle reprend la marche. Elle n’entre pas dans la ville. Elle côtoie la vallée d’Hinnon et les cavernes où vivent les lépreux. Elle lève les yeux vers ces antres de douleur. Elle fait un signe à Jean, qui met tout de suite sur un rocher des vivres qu’il avait dans un sac, en jetant en même temps un cri d’appel. Des lépreux se présentent et viennent vers le rocher en remerciant. Mais personne ne demande la guérison. Marie le remarque et elle dit : "Ils savent que Lui n’est plus et, frappés comme ils sont restés à cause de sa mort horrible, ils ne savent plus avoir foi en Lui, ni en ses disciples. Deux fois malheureux ! Deux fois lépreux ! Deux fois ? Non, plutôt totalement malheureux, lépreux, morts ! Sur la Terre et dans l’autre monde."

"Mère, veux-tu que j’essaie de leur parler ?"      

"C’est inutile ! Ils y ont essayé Pierre, Jude d’Alphée, Simon le Zélote... Ils se sont moqués d’eux. Marie de Lazare est venue. Elle les secourt toujours en souvenir de Jésus et ils se sont moqués d’elle aussi. Lazare lui-même y est allé, et avec Joseph et Nicodème, pour les persuader que Lui était le Christ en leur racontant sa résurrection, opérée par Jésus, après quatre jours au tombeau et celle de l’Homme-Dieu par son propre pouvoir, et son Ascension. Tout a été inutile. Ils ont répondu : “Ce sont des mensonges. C’est ce que disent ceux qui savent la vérité"        

"Et eux sont certainement les pharisiens et les prêtres. Ce sont eux qui travaillent pour abattre la foi en Lui. J’en suis sûr que ce sont eux !"

"C’est possible, Jean. Ce qui est certain, c’est que les lépreux qui ne se sont pas convertis auparavant, même pas devant les miracles de Jésus, ne se convertiront plus, jamais plus. Signe et symbole de tous ceux qui, au cours des siècles, ne se convertiront pas au Christ et seront, par leur libre volonté, atteints par la lèpre du péché, morts à la Grâce qui est Vie, symbole de tous ceux pour lesquels Lui est mort inutilement... Et de cette manière !..." et elle pleure paisiblement, sans sanglots, mais avec un vrai déluge de larmes.          

Jean la prend par un bras quand Marie, pour cacher ses pleurs à des passants qui l’observent, se couvre le visage avec son voile. Jean, en la conduisant affectueusement, lui dit : "Est-il possible que tes pleurs, tes prières, ton, ou plutôt votre amour pour tous les hommes, le vôtre parce que le tien est actif comme est actif, parfaitement actif, celui de Jésus glorieux au Ciel, est-il possible que votre douleur, la tienne à cause de la surdité des hommes, la sienne à cause de l’obstination dans le péché d’un trop grand nombre, ne donnent pas de fruits ? Espère, ô Mère ! Les hommes t’ont donné beaucoup de douleur et t’en donneront encore, mais ils te donneront aussi amour et joie. Qui ne t’aimera pas quand il te connaîtra ? Maintenant tu es ici, ignorée, inconnue du monde. Mais quand la Terre saura, parce que devenue chrétienne, combien d’amour viendra vers toi ! J’en suis sûr, ô Mère sainte."            

Le Golgotha désormais est proche, et plus proche encore le jardin de Joseph. Quand ils arrivent à ce dernier, Marie n’y entre pas. Elle va d’abord au Golgotha et dans les endroits marqués par des épisodes particuliers durant la Passion, c’est-à-dire aux endroits des chutes, de la rencontre avec Nique, et avec elle-même, elle s’agenouille et baise le sol.          

Arrivée au sommet, ses baisers se multiplient sur le lieu de la Crucifixion. Baisers et larmes, les premiers presque convulsifs, les secondes calmes, mais serrées comme la pluie, tombent sur la terre jaunâtre, baignant cette dernière et accentuant sa couleur jaunâtre. Une petite plante a poussé justement là où la terre a été remuée pour y planter la Croix, une humble petite plante de pré, aux feuilles en forme de cœur, aux fleurettes rouges comme des rubis . Marie la regarde, réfléchit, puis délicatement l’enlève du sol en même temps qu’un peu de terreau et la met dans un pli de son manteau en disant à Jean : "Je vais la mettre dans un vase. On dirait son Sang, et elle a poussé sur la terre rougie par son Sang. C’est certainement une semence apportée par le tourbillon de ce jour-là, venue qui sait d’où, tombée là qui sait pourquoi, pour pousser des racines dans la poussière fécondée par ce Sang. S’il pouvait en être ainsi pour toutes les âmes ! Pourquoi le plus grand nombre d’entre elles sont-elles plus rétives que la terre aride et maudite du Golgotha, lieu de supplice pour les larrons et les meurtriers, et du déicide de tout un peuple ? Maudite ? Non. Lui l’a sanctifiée cette poussière. Maudits par Dieu sont ceux qui ont fait de cette colline le lieu du crime le plus horrible, injuste, sacrilège qu’aura jamais vu la Terre." Maintenant ses sanglots se mêlent à ses larmes.      

Jean entoure de son bras ses épaules pour lui faire sentir tout son amour et lui persuader de quitter cet endroit, trop douloureux pour elle.        

Ils descendent de nouveau au pied de la colline. Ils entrent dans le jardin de Joseph. Le Tombeau montre son intérieur avec sa large ouverture, qui n’est plus fermée par la pierre, qui git encore dans l’herbe, renversée sur le sol. L’intérieur est vide. Toute trace de la Déposition et de la Résurrection est disparue. On dirait un tombeau qui n’a jamais servi. Marie baise la pierre de l’Onction, caresse les murs du regard. Puis elle demande à Jean : "Répète-moi une autre fois comment tu as trouvé les choses ici, quand tu es venu dans ce lieu avec Pierre, à l’aurore de la Résurrection."          

Et Jean commence à décrire, en se déplaçant ici et là, à l’extérieur et à l’intérieur du Tombeau, comment étaient les choses, et ce qu’ils ont fait lui et Pierre, et il termine en disant : "Nous aurions dû retirer les linges, mais nous étions tellement secoués par tous les événements de ce jour que nous n’y avons pas pensé. Quand nous sommes revenus ici, il n’y avait plus de linges."        

"Ceux du Temple les auront pris pour les profaner" dit Marie toute en larmes en l’interrompant. Et elle conclut : "Même Marie de Magdala n’a pas pensé qu’il était bien de les enlever pour me les donner. Elle était trop troublée."        

"Le Temple ? Non. Je pense que Joseph les a pris."

"Il me l’aurait dit... Oh ! pour un dernier affront les ennemis de Jésus les auront pris !" dit Marie en gémissant.

"Ne pleure plus, ne souffre plus. Lui désormais est dans la gloire, dans l’amour parfait et infini. La haine et le mépris ne peuvent plus le frapper."        

"C’est vrai, mais ces linges..."          

"Ils te donneraient de la douleur, comme t’en donne le premier Linceul, que tu n’as pas la force de déplier car, outre les traces de son Sang, il porte celles des choses immondes jetées sur ce corps très Saint."          

"Celui-là, oui. Mais ces linges, non. Ils ont absorbé ce qui suintait de Lui, alors qu’il ne souffrait plus... Oh ! tu ne peux comprendre !"          

"Je comprends, Mère. Mais je croyais que toi, qui certainement n’es pas séparée de Lui Dieu, comme nous le sommes, et plus encore comme le sont les simples croyants en Lui, tu ne ressentais si fortement le désir et même le besoin d’avoir quelque chose de Lui, Homme torturé. Pardonne ma sottise. Viens... Nous reviendrons encore ici. Maintenant partons car le soleil monte de plus en plus, et il est fort, et le chemin est long pour nous qui devons éviter la ville."          

Ils sortent du Tombeau et puis du jardin et, par le même chemin qu’ils ont pris pour venir, ils reviennent au Gethsémani. Marie marche rapidement et en silence, toute enveloppée dans son manteau. Elle a seulement un mouvement de dégoût et d’horreur quand elle passe près de l’oliveraie où Judas s’est pendu et près de la maison de campagne de Caïphe, et elle murmure : "Ici lui a accompli sa damnation d’impénitent désespéré, et là s’est conclu l’horrible marché."

*

SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-028.htm
TOME : 10 /28
https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t18376-oeuvre-de-maria-valtorta-presentation-des-disciples-de-jesus



♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Marie_13
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Dim 14 Déc 2014 - 7:04

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria152


Le linceul du tombeau est donné à Marie


Il fait nuit. La pleine lune éclaire de sa lumière argentée le Gethsémani tout entier et la petite maison de Marie et de Jean. Tout est silencieux. Même le Cédron, réduit à un filet d’eau, ne fait pas de bruit. Tout à coup, un bruit de sandales se fait entendre dans le grand silence et se fait de plus en plus distinct et plus proche, et avec lui, un murmure de voix mâles et profondes.  Puis voilà trois personnes qui sortent de l’enchevêtrement des arbres et se dirigent vers la maisonnette. Ils frappent à la porte close. Une lampe s’allume et une petite lumière tremblante filtre par une fissure de l’entrée. Une main ouvre, une tête se penche, une voix, celle de Jean, demande : "Qui êtes-vous ?"          

"Joseph d’Arimathie, et avec moi Nicodème et Lazare. L’heure est indiscrète, mais la prudence nous l’impose. Nous apportons quelque chose à Marie, et Lazare nous accompagne."          

"Entrez. Je vais l’appeler. Elle ne dort pas. Elle prie là-haut, dans sa petite pièce, sur la terrasse. Cela lui plaît tellement !" dit Jean, et il monte rapidement par le petit escalier qui conduit à la terrasse et à la pièce.      

Les trois, restés dans la cuisine, parlent doucement entre eux, à la faible lumière de la lampe, groupés près de la table, encore tout couverts de leurs manteaux, mais la tête découverte.  

Jean rentre avec Marie qui salue les trois en disant : "Paix à vous tous."        

"Et à toi, Marie" lui répondent les trois en s’inclinant.

"Y a-t-il quelque danger ? Est-il arrivé quelque chose aux serviteurs de Jésus ?"        

"Rien. Femme. C’est nous qui avons décidé de venir pour te donner quelque chose que — maintenant, nous le savons avec certitude, mais déjà nous le pressentions — que tu désirais avoir. Nous ne sommes pas venus plus tôt, car il y avait des divergences d’idées entre nous et aussi entre nous et Marie de Lazare. Marthe ne s’est pas prononcée à ce sujet. Elle a seulement dit : “Le Seigneur, ou directement ou en inspirant à d’autres de parler, vous dira ce que faire”. Et en vérité il nous a été dit ce que faire et nous sommes venus pour cela" explique Joseph.    

"Le Seigneur vous a-t-il parlé ? Est-il venu à vous ?"

"Non, Mère. Plus depuis sa montée au Ciel. Avant, oui, il nous est apparu, nous te l’avons dit, d’une manière surnaturelle, après sa Résurrection, dans ma maison. Ce jour-là il est apparu à un grand nombre, en même temps, pour donner un témoignage de sa Divinité et de sa Résurrection. Puis nous l’avons encore vu tant qu’il a été parmi les hommes, mais plus d’une manière surnaturelle, mais comme l’ont vu les apôtres et les disciples" lui répond Nicodème.    

"Et alors ? Comment vous a-t-il indiqué la voie à suivre ?"      

"Par la bouche de l’un de ses préférés et successeurs."            

"Pierre ? Je ne crois pas. Il est encore effrayé à la fois du passé et de sa nouvelle mission."      

"Non, Marie, pas Pierre. Cependant, en vérité, il a toujours plus d’assurance. Maintenant qu’il sait à quel usage Lazare a affecté la maison du Cénacle, il a décidé de commencer les agapes régulières et de célébrer les mystères réguliers le lendemain de chaque sabbat. Car il dit que c’est maintenant le jour du Seigneur puisque c’est le jour où il est ressuscité et est apparu à un grand nombre, pour les confirmer dans la foi en sa Nature éternelle de Dieu. Il n’y a plus le sabbat tel qu’il est pour les hébreux, peut-être tel de Shabaôt. Il n’y a plus le sabbat, car pour les chrétiens il n’y a plus la synagogue, mais l’Église, comme l’avaient prédit les prophètes.

Mais il y a encore, et il y aura toujours, le jour du Seigneur, en souvenir de l’Homme-Dieu, du Maître, Fondateur, Pontife éternel, après avoir été Rédempteur, de l’Église chrétienne. Le lendemain du prochain sabbat, il y aura donc les agapes entre les chrétiens et ils seront si nombreux dans la maison du Cénacle. Ce n’était pas possible avant à cause de la rancœur des pharisiens, prêtres, sadducéens et scribes, et de la dispersion momentanée de nombreux fidèles de Jésus, ébranlés dans leur foi en Lui et effrayés de la haine des juifs. Mais maintenant ceux qui haïssent, à la fois par peur de Rome, qui a blâmé le comportement du Proconsul et de la foule, et parce qu’ils croient finie “l’exaltation des fanatiques”, comme ils définissent la foi des chrétiens dans le Christ, à cause de la dispersion momentanée des fidèles - qui en vérité a duré bien peu - et est maintenant finie, car toutes les brebis sont revenues au Bercail du vrai Pasteur, ils sont moins attentifs, je dirais qu’ils s’en désintéressent comme d’une chose morte, finie. Et ceci permet qu’on se réunisse pour les agapes. Nous voulons que tu puisses, même pour la première d’elles, avoir ce souvenir de Lui à montrer aux fidèles pour les confirmer dans la foi et sans que cela te fasse trop souffrir." Et Joseph lui présente un rouleau volumineux enveloppé dans un drap rouge foncé qu’il avait jusqu’à ce moment tenu caché sous son manteau.      

"Qu’est-ce ?" demande Marie en pâlissant. "Ses vêtements, peut-être ? Ceux que je Lui ai faits pour... Oh !" et elle pleure.        

"Nous n’avons pu les trouver à aucun prix. Qui sait, comment et où, ils ont fini !" répond Lazare, et il ajoute : "Mais ceci aussi est un de ses vêtements, son dernier vêtement. C’est le Linceul propre dans lequel fut enveloppé le très Pur après la torture et — bien que rapide et relative — et la purification de ses membres souillés par ses ennemis, et l’embaumement sommaire. Joseph, quand Lui ressuscita, les retira tous les deux du Tombeau et les porta chez nous, à Béthanie, pour empêcher qu’ils ne soient soumis à des profanations sacrilèges. Dans la maison de Lazare, les ennemis de Jésus n’osent pas beaucoup se hasarder, et moins que jamais depuis qu’ils savent comment Rome a blâmé la conduite de Ponce Pilate. Puis, après un premier temps, le plus dangereux, nous t’avons donné le premier Linceul et Nicodème a pris l’autre et l’a porté dans sa maison de campagne."  

"Vraiment, ô Lazare, ils appartenaient à Joseph" observe Marie.        

"C’est vrai, Femme. Mais la maison de Nicodème est hors de la ville. Elle attire donc moins l’attention et elle est plus sûre pour plusieurs raisons" lui répond Joseph.      

"Oui, spécialement depuis que Gamaliel, avec son fils, la fréquente avec assiduité" ajoute Nicodème.    

"Gamaliel ?!" dit Marie grandement étonnée.

Lazare ne peut s’empêcher de sourire sarcastiquement en lui répondant : "Oui. Le signe, le fameux signe qu’il attendait pour croire que Jésus était le Messie, l’a ébranlé. On ne peut nier que le signe ait été capable de briser même les têtes et les cœurs les plus durs à se rendre. Et Gamaliel, par ce signe très puissant, fut ébranlé, secoué, abattu plus que les maisons qui s’écroulèrent au jour de la Parascève alors qu’il semblait que le monde périssait en même temps que la Grande Victime. Le remords l’a déchiré plus que ne s’est déchiré le voile du Temple, le remords de n’avoir jamais compris Jésus pour ce qu’il était réellement. Le tombeau fermé de son esprit de vieil hébreu entêté s’est ouvert comme les tombeaux qui ont laissé apparaître les corps des justes, et il cherche maintenant, avec angoisse, la vérité, la lumière, le pardon, la vie. La nouvelle vie : celle que l’on ne peut avoir que par Jésus et en Jésus. Oh ! Il devra encore travailler beaucoup pour libérer totalement son vieux moi du maquis de son ancienne manière de penser ! Mais il y arrivera. Il cherche la paix, le pardon, la connaissance. Paix pour ses remords, et pardon pour son obstination. Et connaissance complète de Celui que, quand il pouvait le faire, il n’a pas voulu connaître complètement. Et il va chez Nicodème pour atteindre le but qu’il s’est désormais fixé."          

"Es-tu sûr qu’il ne te trahira pas, Nicodème ?" demande Marie.          

"Non, il ne me trahira pas. Au fond, c’est un juste. Rappelle-toi qu’il a osé s’imposer au Sanhédrin, durant le procès infâme, et qu’il a montré ouvertement son indignation et son mépris pour les juges injustes en s’en allant et en commandant à son fils de s’en aller pour ne pas être complice, même par une présence passive, de ce crime suprême. Ceci pour Gamaliel.  Pour les Linceuls, ensuite, j’ai pensé, d’autant que je ne suis plus hébreu et donc plus sujet à l’interdiction du Deutéronome sur les sculptures et représentations, de faire, comme je sais le faire, une statue de Jésus Crucifié ....j’emploierai un de mes cèdres géants du Liban .... et de cacher à l’intérieur un des Linceuls, le premier, si toi, Mère, tu nous le rends. Cela te ferait toujours trop de mal de le voir, parce que sur lui sont visibles les immondices avec lesquelles Israël a frappé de manière sacrilège le Fils de son Dieu. En outre, certainement par suite des secousses reçues dans la descente du Golgotha, secousses qui déplacèrent continuellement sa tête martyrisée, l’image est si confuse qu’il est difficile de la distinguer. Mais pour moi cette toile, bien que l’image soit confuse et qu’elle soit souillée, m’est toujours chère et sacrée parce que sur elle il y a toujours de son sang et de sa sueur. Cachée dans cette sculpture, elle sera sauvegardée, car aucun israélite des hautes classes n’osera jamais toucher une sculpture.  Mais l’autre, le second Linceul qui fut sur Lui depuis le soir de la Parascève jusqu’à l’aurore de la Résurrection, doit te revenir. Et — je t’en avertis, pour que tu ne sois pas trop émue en la voyant — et sache que plus les jours ont passé et plus sa figure est apparue nettement, comme elle était après qu’on l’a eue lavée. Quand nous l’avons enlevée du Tombeau elle paraissait avoir simplement conservé l’empreinte de ses membres couverts par les huiles auxquelles s’étaient mêlées des traces de sang et de sérosités venant des nombreuses blessures. Mais, ou bien par un processus naturel, ou, ce qui est bien plus certain, par une volonté surnaturelle, un de ses miracles pour te donner une joie, plus le temps avançait, plus l’empreinte devenait précise et claire. Il est là, sur cette toile, beau, majestueux, bien que blessé, serein, paisible, même après tant de tortures. As-tu le courage de le voir ?"  

"Oh ! Nicodème ! Mais c’était mon suprême désir ! Tu dis qu’il a l’air paisible... Oh ! pouvoir le voir ainsi et non avec cette expression torturée qu’il a sur le voile de Nique" répond Marie en joignant les mains sur son cœur.      

Alors les quatre déplacent la table pour avoir plus de place, puis avec Lazare et Jean d’un côté, Nicodème et Joseph de l’autre, ils déroulent lentement la longue toile. On voit d’abord la partie dorsale, en commençant par les pieds, puis, après la quasi jonction des têtes, la partie frontale. Les lignes sont bien claires, et claires les marques, toutes les marques de la flagellation, de la Couronne d’épines, frottements de la croix, contusions des coups qu’il a reçus et des chutes qu’il a faites, et les blessures des clous et de la lance.    

Marie tombe à genoux, baise la toile, caresse les empreintes, baise les blessures. Elle est angoissée, mais aussi visiblement contente de pouvoir avoir cette surnaturelle, miraculeuse image de Lui"    

Après l’avoir vénérée elle se tourne et dit à Jean, qui ne peut être près d’elle, occupé comme il l’est à tenir un coin de la toile : "C’est toi qui le leur as dit, Jean. Il n’y a que toi qui as pu le dire car toi seul connaissais le désir que j’en avais."

"Oui, Mère, c’est moi. Et je n’ai pas achevé de leur dire ton désir que tout de suite ils y ont adhéré. Ils ont pourtant dû attendre le moment favorable pour le faire..."        

"C’est-à-dire une nuit très claire pour pouvoir venir sans torches et sans lanternes, et une période sans solennités réunissant ici, à Jérusalem et dans son voisinage, le peuple et les notables, et cela par prudence..." explique Nicodème.          

"Et moi, je suis venu avec eux pour plus de sécurité. Comme maître du Gethsémani, il m’était permis de venir voir l’endroit sans attirer l’attention de quelque individu... chargé de surveiller toutes choses et toutes gens" termine Lazare.        

"Que Dieu vous bénisse tous. Pourtant les frais des Linceuls, c’est vous qui les avez faits... Et ce n’est pas juste..."        

"C’est juste, Mère. Moi, j’ai eu du Christ, ton Fils, un don que l’on ne se procure pas à prix d’argent : la vie qu’il m’a rendue après quatre jours de tombeau, et auparavant la conversion de ma sœur Marie. Joseph et Nicodème ont eu de Jésus la Lumière, la Vérité, la Vie qui ne meurt pas. Et toi.., toi, avec ta douleur de Mère, et ton amour de Mère très sainte pour tous les hommes, tu as acquis non pas une toile, mais tout le monde chrétien, qui sera toujours plus grand, pour Dieu. Il n’y a pas d’argent qui puisse compenser ce que tu as donné. Prends cela au moins. C’est à toi. Il est juste qu’il en soit ainsi. Marie, ma sœur, est aussi de cet avis. Elle l’a toujours pensé, depuis le moment où il est ressuscité, et plus encore depuis qu’il t’a quitté pour monter vers le Père" lui répond Lazare.      

"Et qu’il en soit ainsi alors. Je vais prendre l’autre. Il m’est en fait si douloureux de le voir... Celui-ci, c’est différent. Il donne la paix, celui-ci ! Car Lui ici est serein, en paix désormais. Il paraît sentir déjà, dans son sommeil mortel, la vie qui revient, et la gloire que personne ne pourra jamais plus atteindre et abattre. Maintenant je ne désire plus rien, sauf de me réunir à Lui. Mais cela arrivera au moment que Dieu a fixé et de la manière dont Il l’a fixé. Je m’en vais. Et que Dieu vous donne à vous le centuple de la joie que vous m’avez donnée."      

Elle prend avec respect le Linceul que les quatre ont replié, sort de la cuisine, monte rapidement l’escalier... Et redescend bientôt et elle entre avec le premier Linceul. Elle le remet à Nicodème qui lui dit : "Que Dieu te remercie, Femme. Maintenant nous partons, car l’aube approche et il vaut mieux être à la maison avant que la lumière se lève et que les gens sortent de leurs maisons."        

Les trois la vénèrent avant de partir et puis, rapidement pour reprendre la route qu’ils ont prise pour venir, ils se dirigent vers une des grilles du Gethsémani, la plus proche du chemin qui mène à Béthanie.            

Marie et Jean restent à l’entrée de la maison jusqu’à ce qu’ils les voient disparaître, puis rentrent dans la cuisine et ferment la porte en parlant doucement entre eux.

*
Source :   http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-029.htm
TOME : 10 /29



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Le Saint Suaire
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Message par Henryk le Dim 14 Déc 2014 - 18:49

Le Saint Suaire ne devait pas être comme sur la photo. Les brulures, l'humidité, le brunissement du lin et le temps ont marqué cette image non faite de main d'homme.
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Message par Maud le Jeu 18 Déc 2014 - 8:40

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria155


Le martyre d’Étienne


Vision du lundi 7 août 1944


La salle du Sanhédrin, pareille pour la disposition et pour les personnes à ce qu’elle était, dans la nuit du jeudi au vendredi, pendant le procès de Jésus. Le Grand Prêtre et les autres sont sur leurs sièges. Au centre, dans l’espace vide, devant le Grand Prêtre, où était Jésus durant le procès, il y a maintenant Étienne. Il doit déjà avoir parlé pour confesser sa foi et apporter son témoignage sur la vraie Nature du Christ et sur l’Église, car le tumulte est à son comble et dans sa violence il est en tout semblable à celui qui s’agitait contre le Christ dans la nuit fatale de la trahison et du déicide.            

Coups de poing, malédictions, blasphèmes horribles sont lancés contre le diacre Étienne qui, sous les coups brutaux, vacille et chancelle alors que férocement ils le tirent çà et là.

Mais lui garde son calme et sa dignité et même plus encore, Il est non seulement calme et digne, mais même bienheureux, presque en extase. Sans se soucier des crachats qui coulent sur son visage, ni du sang qui descend de son nez brutalement frappé, il lève à un certain moment son visage inspiré et son regard lumineux et souriant pour regarder fixement une vision connue de lui seul.          

Ensuite il ouvre ses bras en croix et les lève comme pour embrasser ce qu’il voit. Après cela il tombe à genoux en s’écriant : "Voici que je vois les Cieux ouverts et le Fils de l’Homme, Jésus, le Christ de Dieu, que vous avez tué, qui siège à la droite de Dieu."

Alors le tumulte perd le minimum d’humanité et de légalité qu’il gardait encore, et avec la furie d’une meute de loups, de chacals, de fauves enragés, tous s’élancent sur le diacre, le mordent, le piétinent, le saisissent, le relèvent en le soulevant par les cheveux, le traînent, le faisant tomber de nouveau, la furie s’opposant à la furie, car dans la rixe ceux qui cherchent à entraîner le martyr dehors sont contrariés par ceux qui le tirent dans une autre direction pour le frapper, le piétiner de nouveau.          

Parmi les furieux des plus furieux il y a un jeune homme de petite taille et laid, qu’on appelle Saul. Il est impossible de décrire la férocité de son visage.    

Dans un coin de la salle se tient Gamaliel. Il n’a jamais pris part à la bagarre, ni jamais adressé la parole à Étienne, ni à aucun puissant. Son dégoût devant la scène injuste et féroce est bien visible. Dans un autre coin, dégoûté et étranger au procès et à la mêlée, se trouve Nicodème, qui regarde Gamaliel dont le visage a une expression plus claire que toute parole. Mais tout à coup, et précisément quand il voit que pour la troisième fois on soulève Étienne par les cheveux, Gamaliel s’enveloppe dans son ample manteau et il se dirige vers une sortie opposée à celle vers laquelle on traîne le diacre.          

Son action n’échappe pas à Saul qui crie : "Rabbi, tu t’en vas ?"        

Gamaliel ne répond pas. Saul qui craint que Gamaliel n’ait pas compris que la question s’adressait à lui, répète et précise : "Rabbi Gamaliel, tu te détournes de ce jugement ?"

Gamaliel se tourne tout d’une pièce et, avec un regard terrible tellement il est dégoûté, hautain et glacial, il répond seulement : "Oui." Mais c’est un “oui” qui a plus de portée qu’un long discours.          

Saul comprend tout ce qu’il y a dans ce “oui” et, abandonnant la meute féroce, il court vers Gamaliel, le rejoint, l’arrête et lui dit : "Tu ne voudrais pas me dire, ô rabbi, que tu désapprouves notre condamnation."

Gamaliel ne le regarde pas et ne lui répond pas. Saul poursuit : "Cet homme est doublement coupable pour avoir renié la Loi en suivant un samaritain possédé par Belzébuth, et pour l’avoir fait après avoir été ton disciple."        

Gamaliel continue à ne pas le regarder et à se taire. Saul, alors, demande : "Mais serais-tu peut-être, toi aussi, un partisan de ce malfaiteur appelé Jésus ?"      

Gamaliel parle maintenant et dit : "Je ne le suis pas encore. Mais si Lui était ce qu’il disait, et en vérité beaucoup de choses tendent à prouver qu’il l’était, je prie Dieu de le devenir."

"Horreur !" crie Saul.

"Aucune horreur. Chacun a une intelligence pour s’en servir et une liberté pour l’appliquer. Que chacun s’en serve donc d’après la liberté que Dieu a donnée à tout homme et la lumière qu’il a mise dans le cœur de chacun. Les justes, maintenant ou plus tard, emploieront ces deux dons de Dieu pour le Bien, et les mauvais pour le Mal." Et il s’en va en se dirigeant vers la cour où se trouve le trésor et il va s’appuyer contre la même colonne contre laquelle Jésus avait parlé de la pauvre veuve qui donne au Trésor du Temple tout ce qu’elle a : deux piécettes. Il est là depuis peu de temps quand Saul le rejoint de nouveau et se plante devant lui.    

Il y a entre les deux un très grand contraste. Gamaliel grand, à l’aspect noble, beau, aux traits fortement sémitiques, un front haut, des yeux très noirs, intelligents, pénétrants, longs et très enfoncés sous les sourcils épais et droits, aux côtés d’un nez droit, long et fin qui rappelle un peu celui de Jésus. La couleur de la peau, aussi, la bouche aux lèvres fines, rappellent celles du Christ. Seulement les moustaches et la barbe de Gamaliel, autrefois très noires, sont maintenant grisonnantes et plus longues.            

Saul, au contraire, est petit, trapu, presque rachitique, avec des jambes courtes et grosses, un peu écartées aux genoux que l’on voit bien car il a enlevé son manteau et a seulement un vêtement à tunique courte et grise. Il a les bras courts et musclés comme les jambes, le cou court et trapu qui porte une tête grosse, brune, avec des cheveux courts et rêches, des oreilles plutôt écartées, un nez camus, de grosses lèvres, des pommettes hautes et grosses, un front bombé, des yeux sombres, plutôt bovins, sans douceur, mais très intelligents sous des sourcils très arqués, épais et hérissés. Les joues sont couvertes d’une barbe hirsute comme les cheveux et très épaisse, qu’il garde courte. Peut-être à cause de son cou si court, il paraît légèrement bossu ou avec des épaules très voûtées.          

Il se tait un moment en fixant Gamaliel, puis il dit quelque chose à voix basse. Gamaliel lui répond d’une voix bien nette et forte : "Je n’approuve pas la violence. Pour aucun motif. Tu n’auras jamais de moi une approbation pour un dessein violent. Je l’ai même dit publiquement, à tout le Sanhédrin, quand on a pris pour la seconde fois Pierre et les autres apôtres et qu’ils ont été amenés devant le Sanhédrin pour être jugés. Et je répète la même chose : "Si c’est un dessein et une œuvre humaine, il périra par lui-même; si cela vient de Dieu, les hommes ne pourront le détruire, mais au contraire ils pourront être frappés par Dieu". Ne l’oublie pas."  

"Es-tu le protecteur de ces blasphémateurs, disciples du Nazaréen, toi, le plus grand rabbi d’Israël ?"      

"Je suis le protecteur de la justice. Et elle enseigne à être prudent et juste dans les jugements. Je te le répète : si c’est une chose qui vient de Dieu, elle résistera, sinon elle tombera d’elle-même. Mais moi, je ne veux pas me tacher les mains avec un sang dont je ne sais pas s’il mérite la mort."          

"C’est toi, toi, pharisien et docteur, qui parles ainsi ? Tu ne crains pas le Très-Haut ?"

"Plus que toi. Mais je réfléchis. Et je me souviens... Tu n’étais qu’un enfant, pas encore un fils de la Loi, et j’enseignais déjà dans ce Temple avec le rabbi le plus sage de ce temps... et avec d’autres qui étaient sages, mais pas justes. Notre sagesse eut, dans ces murs, une leçon qui nous donna à réfléchir pour le reste de notre vie. Les yeux du plus sage et du plus juste de notre temps se fermèrent sur le souvenir de cette heure, et son esprit sur l’étude de ces vérités, entendues des lèvres d’un enfant qui se révélait aux hommes, spécialement aux justes. Mes yeux ont continué à veiller, et mon esprit à réfléchir, en coordonnant les événements et les choses...J’ai eu le privilège d’entendre le Très-Haut parler par la bouche d’un enfant qui fut ensuite un homme juste, sage, puissant, saint, et qui fut mis à mort justement à cause de ces qualités. Les paroles qu’il a dites alors ont pu être confirmées par des faits arrivés plusieurs années après, à l’époque dite par Daniel...  Malheureux que je suis de n’avoir pas compris avant ! D’avoir attendu le dernier terrible signe pour croire, pour comprendre ! Malheureux peuple d’Israël qui n’a pas compris alors et ne comprend pas, même maintenant ! La prophétie de Daniel et celle d’autres prophètes et de la Parole de Dieu continuent, et elles s’accompliront pour Israël entêté, aveugle, sourd, injuste, qui continue de persécuter le Messie dans ses serviteurs !"        

"Malédiction ! Tu blasphèmes ! Vraiment il n’y aura plus de salut pour le peuple de Dieu si les rabbis blasphèment, reniant Jéhovah, le Dieu vrai, pour exalter et croire un faux Messie !"      

"Ce n’est pas moi qui blasphème, mais tous ceux qui ont insulté le Nazaréen, et continuent de le mépriser, en méprisant ses fidèles. Toi, oui, tu le blasphèmes parce que tu le hais, en Lui et dans les siens. Mais tu as parlé juste en disant qu’il n’y a plus de salut pour Israël. Mais ce n’est pas parce qu’il y a des israélites qui passent dans son troupeau, mais parce que Israël l’a frappé à mort, Lui."

"Tu me fais horreur ! Tu trahis la Loi, le Temple !"      

"Alors dénonce-moi au Sanhédrin, pour que j’aie le même sort que celui que l’on va lapider. Ce sera le commencement et la fin heureuse de ta mission. Et moi, à cause de mon sacrifice, je serai pardonné de n’avoir pas reconnu et compris le Dieu qui passait, Sauveur et Maître, parmi nous, ses fils et son peuple."            

Saul, avec un geste de colère, s’éloigne impoliment, pour retourner dans la cour qui donne sur la salle du Sanhédrin et où continue la clameur de la foule exaspérée contre Étienne. Saul rejoint les argousins dans cette cour, s’unit à eux, qui l’attendaient, et il sort avec les autres du Temple, et puis des murs de la ville. Insultes, moqueries, coups, continuent à l’adresse du diacre qui avance déjà épuisé, blessé, chancelant vers le lieu du supplice.

Hors des murs, il y a un espace inculte et pierreux, absolument désert. Arrivés là, les bourreaux forment un cercle en laissant le condamné seul au milieu, avec des vêtements déchirés et couverts de sang en plusieurs parties du corps à cause des blessures déjà reçues. Ils les lui arrachent avant de s’écarter. Étienne reste avec une tunique très courte. Tous enlèvent leurs vêtements longs pour rester avec les seules tuniques courtes comme celle de Saul, à qui ils confient leurs vêtements. Saul ne prend pas part à la lapidation soit qu’il ait été impressionné par les paroles de Gamaliel, soit qu’il sait qu’il est incapable de viser.            

Les bourreaux ramassent des grosses pierres et des silex coupants qui abondent en ce lieu, et ils commencent la lapidation.

Étienne reçoit les premiers coups en restant debout, et avec un sourire de pardon sur sa bouche blessée. Un instant avant le début de la lapidation il a crié à Saul, occupé à rassembler les vêtements des bourreaux : "Mon ami, je t’attends sur le chemin du Christ."

À quoi Saul lui avait répondu : "Porc ! Obsédé !" en unissant aux injures un vigoureux coup de pied dans les jambes du diacre qui est sur le point de tomber par le coup et la souffrance.  

Après plusieurs coups de pierre qui l’atteignent de tous côtés, Étienne tombe à genoux, appuyé sur ses mains blessées et, se rappelant certainement un lointain épisode, il murmure en touchant ses tempes et son front blessés : "Comme Lui me l’avait prédit ! La couronne.., les rubis.., ô mon Seigneur, mon Maître, Jésus, reçois mon esprit !"

Une autre grêle de coups sur sa tête déjà blessée l’allongent complètement sur le sol qui s’imprègne de son sang. Pendant qu’il s’abandonne au milieu des pierres, toujours sous une grêle d’autres pierres, il expire en murmurant : "Seigneur... Père, pardonne-leur... ne leur garde pas rancune pour leur péché... Ils ne savent pas ce que..." La mort coupe la phrase sur ses lèvres. Un dernier sursaut le pelotonne sur lui-même et il reste ainsi. Mort.      

Les bourreaux s’avancent, lancent sur lui une autre charge de pierres sous lesquelles ils l’ensevelissent presque. Puis ils reprennent leurs habits et s’en vont, en revenant au Temple, pour rapporter, ivres d’un zèle satanique, ce qu’ils ont fait.    

Pendant qu’ils parlent avec le Grand Prêtre et d’autres personnages puissants, Saul va à la recherche de Gamaliel. Il ne le trouve pas tout de suite. Il revient, enflammé de haine contre les chrétiens, va trouver les Prêtres, parle avec eux, se fait donner un parchemin avec le sceau du Temple qui l’autorise à persécuter les chrétiens. Le sang d’Étienne doit l’avoir rendu furieux comme un taureau qui voit du rouge, ou un vin généreux donné à un alcoolique.

Il va sortir du Temple quand il voit Gamaliel sous le Portique des Païens. Il va vers lui. Peut-être veut-il commencer une discussion ou se justifier. Mais Gamaliel traverse la cour, entre dans une salle, ferme la porte au nez de Saul qui, offensé et furieux, sort en courant du Temple pour persécuter les chrétiens.            
       
*
SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-030.htm
TOME : 10/ 30
https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t18376-oeuvre-de-maria-valtorta-presentation-des-disciples-de-jesus



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Le Martyre d' Etienne
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Message par Maud le Ven 19 Déc 2014 - 14:26

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria156

Les effets divers et les conséquences  des rencontres avec le Christ.


Commentaires du chapitre précédent

"Je me suis manifesté bien des fois, et à plusieurs, même dans des manifestations extraordinaires. Mais mes manifestations n’ont pas agi en tous de la même façon. Nous pouvons voir comment à chacune de mes manifestations correspond une sanctification de ceux qui possédaient la bonne volonté demandée aux hommes pour avoir Paix, Vie, Justice.        

Ainsi chez les bergers la Grâce a travaillé pendant les trente années de ma vie cachée, et puis elle a fleuri en donnant un saint épi quand ce fut le temps où les bons se séparèrent des mauvais pour suivre le Fils de Dieu qui passait par les chemins du monde en jetant son cri d’amour pour appeler à se rassembler les brebis du Troupeau éternel, disséminées et égarées par Satan.    

Présents parmi les foules qui me suivaient, ils étaient mes messagers, car par leurs récits simples et convaincus, ils faisaient connaître le Christ en disant : "C’est Lui, nous le reconnaissons. Sur ses premiers vagissements descendirent les berceuses des anges. Et les anges nous ont dit, à nous, que les hommes de bonne volonté auront la paix. La bonne volonté c’est le désir du Bien et de la Vérité. Suivons-le ! Suivez-le ! Nous aurons tous la paix promise par le Seigneur".          

Humbles, ignorants, pauvres, mes premiers messagers parmi les hommes s’échelonnèrent comme des sentinelles le long des routes du Roi d’Israël, du Roi du monde. Yeux fidèles, bouches honnêtes, cœurs affectueux, encensoirs qui exhalaient le parfum de leurs vertus pour rendre moins corrompu l’air de la Terre autour de ma Divine Personne qui s’était incarnée pour eux et pour tous les hommes, je les ai trouvés jusqu’au pied de la Croix, après les avoir bénis de mon regard le long de la voie sanglante du Golgotha, les seuls avec quelques autres, qui ne m’ont pas maudits au milieu de la foule déchaînée, mais qui m’ont aimé, ont cru, espéré encore, et qui ont porté sur Moi un regard de compassion en pensant à la nuit lointaine du jour de ma Naissance, et en pleurant sur l’Innocent qui avait dormi son premier sommeil sur un bois inconfortable et son dernier sur un bois encore plus douloureux. Cela parce qu’en me manifestant à eux, qui avaient l’âme droite, je les avais sanctifiés.    

Et il en fut ainsi pour les trois Sages d’Orient, pour Siméon et Anne dans le Temple[1], pour André et Jean au Jourdain, et pour Pierre, Jacques et Jean au Thabor, pour Marie de Magdala à l’aube de Pâque, aux onze, pardonnés sur l’Oliveraie, et encore avant à Béthanie, de leur égarement... Non, Jean, le pur, n’eut pas besoin de pardon. Il fut le fidèle, le héros, toujours aimant. L’amour très pur qu’il avait en lui et sa pureté d’esprit, de cœur, de chair, l’a préservé de toute faiblesse.        

Gamaliel, et avec lui Hillel, n’étaient pas simples comme les bergers, saints comme Siméon, sages comme les trois Sages. Chez lui, et chez son maître et parent, s’étaient développées des lianes pharisaïques pour étouffer la lumière et le libre développement de l’arbre de la foi. Mais dans leur être pharisien ils avaient la pureté d’intention. Ils croyaient être dans le juste, et ils désiraient de l’être. Ils le désiraient par instinct, parce que c’étaient des justes; et par intelligence, car leur esprit s’écriait mécontent : "Ce pain est mêlé à trop de cendre. Donnez-nous le pain de la vraie Vérité".    
         
Gamaliel pourtant n’avait pas assez de force pour avoir le courage de briser ces lianes pharisaïques. Son humanité le tenait encore trop esclave, et avec elle les considérations de l’estime humaine, du danger personnel, du bien-être familial. Pour toutes ces choses Gamaliel n’avait pas su comprendre “le Dieu qui passait parmi son peuple”, ni user de “cette intelligence et de cette liberté” que Dieu a données à tout homme pour qu’il en use pour son bien. Seul le signe attendu pendant tant d’années, le signe qui l’avait terrassé et torturé par des remords qui ne cessaient plus, aurait produit en lui la reconnaissance du Christ et le changement de son ancienne pensée, par laquelle, de rabbi de l’erreur il serait devenu, après une longue lutte entre son ancien moi et son moi actuel, disciple de la Vérité divine, car les scribes, les pharisiens et les docteurs avaient corrompu l’essence et l’esprit de la Loi, en étouffant la simple et lumineuse vérité venue de Dieu sous un tas de préceptes humains souvent erronés, mais toujours avantageux pour eux.    

Du reste, il n’avait pas été le seul à rester dans l’indécision et à manquer de force pour agir. Joseph d'Arimathie aussi, et plus encore Nicodème, ne surent pas mettre tout de suite sous leurs pieds les coutumes et les lianes judaïques et embrasser ouvertement la nouvelle Doctrine, si bien qu’ils avaient l’habitude de venir trouver le Christ “en secret” par crainte des juifs, ou bien de le rencontrer comme par hasard, et tout au plus dans leurs maisons de campagne ou dans celle de Béthanie, chez Lazare, parce qu’ils la savaient plus sûre et plus redoutée par les ennemis du Christ qui connaissaient bien la protection de Rome pour le fils de Théophile. Pourtant ceux-ci furent certainement toujours plus avancés dans le Bien et plus courageux que Gamaliel, au point d’oser manifester leur pitié par leur attitude le Vendredi Saint.        

Moins avancé était le rabbi Gamaliel. Mais remarquez, vous qui lisez, la puissance de sa droiture d’intention. Grâce à elle sa justice, très humaine, se teint de surhumain. Celle de Saül, au contraire, se souille de démoniaque à l’heure où le déchaînement du mal met lui et son maître Gamaliel au carrefour du choix entre le Bien et le Mal, entre le juste et l’injuste.

L’arbre du Bien et du Mal se dresse devant tout homme pour lui présenter ses fruits mauvais sous un aspect plus attirant et plus alléchant, alors que dans le feuillage, avec une voix trompeuse de rossignol, siffle le Serpent tentateur. Il appartient à l’homme, créature douée de raison et d’une âme que Dieu lui a donnée, de savoir discerner et vouloir le fruit qui est bon parmi ceux nombreux qui ne le sont pas et qui blessent et font mourir l’esprit. Et il faut cueillir le bon fruit, même si on se pique et si on se fatigue à le faire, même si le goût en est amer et l’aspect mesquin. Le changement qui le rend tellement plus lisse et agréable au toucher, doux au palais, beau à voir, arrive seulement quand, par justice d’esprit et par raison, on sait choisir le bon fruit, et qu’on s’est nourri de son suc qui est amer mais saint.        

Saül tend ses mains avides au fruit du Mal, de la haine, de l’injustice, du crime, et il les tendra jusqu’à ce qu’il soit foudroyé, abattu, rendu aveugle pour la vue humaine afin d’acquérir la vue surhumaine et de devenir non seulement juste, mais apôtre et confesseur de Celui que d’abord il haïssait et persécutait dans ses serviteurs.    

Gamaliel, en rompant les lianes tenaces de son humanité et de l’hébraïsme, pour faire naître et fleurir une lointaine semence de lumière et de justice, non seulement humaine mais surhumaine aussi, que ma quatrième épiphanie, ou manifestation, qui peut-être est une parole plus claire et plus compréhensible, lui avait mise dans le cœur, dans son cœur aux intentions droites, semence qu’il avait gardée et défendue avec une honnête affection et une noble soif de la voir pousser et fleurir, tend les mains vers les fruits du Bien.

Sa volonté et mon Sang rompirent la dure écorce de cette lointaine semence qu’il avait conservée dans son cœur pendant des dizaines d’années, dans ce cœur de roche qui se fendit en même temps que le voile du Temple et que la terre de Jérusalem, et qui cria son suprême désir vers Moi qui ne pouvais plus l’entendre de mes oreilles mais qui l’entendais bien avec mon divin esprit quand il était, allongé par terre, au pied de la Croix. Et sous le soleil de feu des paroles apostoliques et des meilleurs disciples et la pluie de sang d’Étienne, premier martyr, cette semence poussa des racines, devint un arbre, fleurit et fructifia. La plante nouvelle de son christianisme, poussée là où la tragédie du Vendredi Saint avait abattu, déraciné, détruit toutes les plantes et herbes anciennes.

La plante de son christianisme nouveau et de sa sainteté nouvelle est née et s’est dressée devant mes yeux. Pardonné par Moi, bien que coupable de ne m’avoir pas compris plus tôt, à cause de sa justice qui ne voulut pas participer à ma condamnation ni à celle d’Étienne, son désir de devenir pour Moi un fidèle, fils de la Vérité, de la Lumière, fut béni aussi par le Père et l’Esprit Sanctificateur et, de désir il devint une réalité, sans avoir besoin d’être puissamment et violemment foudroyé, comme il fut nécessaire pour Saül sur le chemin de Damas, pour l’arrogant qu’aucun autre moyen n’aurait pu conquérir et amener à la Justice, à la Charité, à la Lumière, à la Vérité, à la Vie éternelle et glorieuse des Cieux."
   
*
SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-031.htm
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  Les diverses rencontres de Jésus
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Message par Tibelle07 le Ven 19 Déc 2014 - 14:27

Mais en fait dans tout ce qu'à écrit Maria , tout a été dicté par Jesus ou alors certaines choses oui mais d'autres par elle même ?
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Message par Maud le Ven 19 Déc 2014 - 15:02

Bonjour Tibelle et Merci de t'intéresser à cette Oeuvre

Maria  Valtorta reçoit  le Jeudi Saint 1943 ,la vision de Jésus mourant sur la croix.  

Alors commence toute  une série ininterrompue de visions et  de dictées qui lui sont données , par Jésus  , sur une durée de  sept ans et demi, jusqu'au mois de novembre 1950

Maria ,  consigne alors  le tout sur des cahiers d'écolier   en respectant intégralement ce qui lui est donné.

Ce sont 122 cahiers au total, représentant 15.000 pages manuscrites écrites d'une seule traite.

Tu vois Tibelle c'est une Œuvre immense  intégralement dictée par Jésus et qui mérite d'être connue par le plus grand monde

Amicalement
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Message par Tibelle07 le Ven 19 Déc 2014 - 15:07

D'accord alors pourquoi c'est pas reconnu de l'Eglise et que certaines choses sont bizarres , par exemple comme j'étudiais au niveau des animaux je vais prendre cet exemple : Jesus dit donc à Maria qu'il n'y a aucun avenir pour les animaux , qu'une fois la mort c'est fini d'eux , ça laisse penser que malgré la souffrance enduré par la création outre que l'homme , Dieu s'en moque car les bêtes n'auront aucun futur. Qu'en pensez-vous ?
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Message par Maud le Ven 19 Déc 2014 - 15:11

Tibelle , au sujet de nos animaux , nous t'avons maintes fois répondu à cette question
Tu as donc la réponse  
 sunny
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Message par Tibelle07 le Ven 19 Déc 2014 - 15:12

@Maud a écrit:Tibelle , au sujet de nos animaux , nous t'avons maintes fois répondu à cette question
Tu as donc la réponse  
 sunny

Oui et je vous en remercie mais je parlais de ça au niveau de Maria , pour mettre dans le contexte. Je parle pas de la question en générale mais de ce que Maria dit scratch
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Message par partel le Ven 19 Déc 2014 - 15:13

Toue créature vivante a son éternité, à mon sens.

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Message par Sofoyal le Ven 19 Déc 2014 - 15:23

Merci pour ce passage qui offre une belle méditation pour le temps de l'Avent.

Je trouve utile de rapporter les visions ou révélations correspondant
aux grands moments de la vie lithurgique, en leur période même.
(Les evènements de Noël à Noël, ceux de Pâques à Pâques , Etc.)


Merci du partage!
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Message par Maud le Ven 19 Déc 2014 - 15:30

Chère Tibelle    Laughing

Voici un lien qui te ramène à ce qui avait été répondu
à ce sujet qui t'intéresse  et te tient à cœur , je le comprends ,par les  écrits de Maria Valtorta


https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t5978p60-nos-animaux-de-compagnie-vont-ils-au-ciel#195755

Et un autre sur la discussion générale

https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t5978p60-nos-animaux-de-compagnie-vont-ils-au-ciel

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Message par Maud le Ven 19 Déc 2014 - 15:33

Sofoyal écrit
Merci pour ce passage qui offre une belle méditation pour le temps de l'Avent.
Je vous remercie  Sofoyal
sunny
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Message par Tibelle07 le Ven 19 Déc 2014 - 16:30

@Maud a écrit:Chère Tibelle    Laughing

Voici un lien qui te ramène à ce qui avait été répondu
à ce sujet qui t'intéresse  et te tient à cœur , je le comprends ,par les  écrits de Maria Valtorta


https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t5978p60-nos-animaux-de-compagnie-vont-ils-au-ciel#195755

Et un autre sur la discussion générale

https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t5978p60-nos-animaux-de-compagnie-vont-ils-au-ciel

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Justement : les animaux vont aux Ciel et on les retrouvera. Mais Maria dit le contraire c'est ça que je veux comprendre , pourquoi dit-elle le contraire ?
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Message par Emmanuel le Ven 19 Déc 2014 - 16:39

Tibelle...

1- Il n'y a aucune certitude à ce sujet. Juste une espérance fondée sur la bonté de Dieu.

2- Ce que dit Jésus à Maria Valtorta n'est pas incompatible avec la possibilité que Dieu fasse revivre d'une façon spéciale nos animaux au Ciel, bien qu'ils n'aient pas une âme surnaturelle comme les humains. L'accent n'est pas mis là-dessus dans le texte qui te dérange mais sur la différence entre l'âme surnaturelle des humains et celle naturelle des animaux. Dieu fera peut-être revivre quelques animaux, ceux qui sont liés aux âmes sauvées du Ciel, par exemple. Peut-être d'autres encore. Et après un temps d'attente, qui sait. Je me répète, mais à ce sujet, il n'y a aucune certitude. Mais toutes les âmes des êtres humains sans exception sont immortelles et seront soit sauvées, soit damnées, à la fin de leurs vies.

3- On est gravement hors-sujet et toi tu es dans une rechute. Laisse ce fil qui est sur le point d'arriver à sa conclusion libre de tes interrogations qui n'ont rien à voir avec le dernier enseignement de Jésus ci-dessus, s.v.p.
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Message par Tibelle07 le Ven 19 Déc 2014 - 16:46

Oui pardon je quitte le sujet Enlèvement des élus
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Message par Maud le Sam 20 Déc 2014 - 7:20

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria158

La déposition de saint Étienne.  Début des persécutions.

Vision du mercredi 8 août 1951


C’est une pleine nuit, sombre car la lune est déjà couchée, quand Marie sort de sa maison du Gethsémani avec Pierre, Jacques d'Alphée, Jean, Nicodème et le Zélote. À cause de l’obscurité Lazare, qui est devant la maison pour les attendre là où commence le sentier qui mène à la grille la plus basse, allume une lampe à huile protégée par une plaque mince d’albâtre ou autre matière transparente. La lumière est faible, mais en la tenant en bas vers la terre, comme on le fait, elle sert toujours à voir les pierres et les obstacles qui peuvent se trouver sur le parcours. Lazare se met à côté de Marie pour qu’elle surtout y voie clair. Jean est de l’autre côté, et soutient la Mère par un bras. Les autres sont derrière en groupe.        

Ils vont jusqu’au Cédron et avancent, en le côtoyant, de façon à être à moitié cachés par les buissons sauvages qui s’élèvent près de ses rives. Le bruissement de l’eau sert aussi à les dissimuler en se confondant avec celui des sandales des voyageurs.            

En suivant toujours la partie extérieure des murs jusqu’à la Porte la plus proche du Temple, et puis en pénétrant dans la zone inhabitée et dépouillée, ils arrivent là où on a lapidé Étienne. Ils se dirigent vers le monceau de pierres sous lequel il est à demi enseveli, et en enlèvent les pierres jusqu’au moment où le pauvre corps apparaît. Il est désormais livide, à la fois par la mort et par les coups et les pierres qu’il a reçues, dur, raidi, pelotonné sur lui-même comme la mort l’a saisi.            

Marie, que par pitié Jean avait tenue éloignée de quelques pas, se dégage et elle court à ce pauvre corps déchiré et sanglant. Sans se soucier des taches que le sang coagulé imprime sur son vêtement, Marie, aidée par Jacques d’Alphée et Jean, dépose le corps sur une toile étendue sur la poussière, dans un endroit sans pierres et avec un linge, qu’elle trempe dans une petite amphore que lui présente le Zélote, elle nettoie, comme elle peut, le visage d’Étienne, remet en ordre ses cheveux en cherchant à les amener sur les tempes et sur les joues blessées pour couvrir les traces horribles laissées par les pierres. Elle nettoie aussi les autres membres et voudrait lui donner une pose moins tragique. Mais le froid de la mort, arrivée déjà depuis plusieurs heures, ne le permet qu’en partie. Ils essaient aussi les hommes, plus forts physiquement et moralement que Marie, qui semble de nouveau la Mère douloureuse du Golgotha et du Tombeau. Mais eux aussi doivent se résigner à le laisser comme ils ont réussi à le réduire après tant d’efforts. Ils le revêtent d’un long vêtement propre, car le sien a été dispersé ou volé, par mépris, par ceux qui l’ont lapidé, et la tunique qu’ils lui avaient laissée n’est plus qu’une loque déchirée et couverte de sang.            

Ceci une fois fait, toujours à la faible lueur de la lanterne que Lazare tient tout près du pauvre corps, ils le soulèvent et le déposent sur une autre toile bien propre. Nicodème prend la première toile, trempée par l’eau qui a servi à laver le martyr et par son sang coagulé, et la met sous son manteau. Jean et Jacques du côté de la tête, Pierre et le Zélote du côté des pieds, soulèvent la toile qui contient le corps, et commencent le chemin du retour, précédés par Lazare et Marie.            

Ils ne reviennent pas cependant par le chemin fait pour venir mais, au contraire, entrent dans la campagne et tournent au pied de l’Oliveraie pour rejoindre le chemin qui mène à Jéricho et à Béthanie. Là ils s’arrêtent pour se reposer et pour parler.            

Nicodème, qui pour avoir été présent, bien que d’une manière passive, à la condamnation d’Étienne, et parce qu’il était un des chefs des juifs, connaissait mieux que les autres les décisions du Sanhédrin, avertit ceux qui sont présents que l’on a déchaîné et ordonné la persécution contre les chrétiens, et qu’Étienne n’est que le premier d’une longue liste de noms déjà désignés comme partisans du Christ.      

Tous les apôtres commencent par s’écrier : "Qu’ils fassent ce qu’ils veulent ! Nous ne changerons pas, ni par menace, ni par prudence !"    

Mais les plus avisés de ceux qui sont présents, c’est-à-dire Lazare et Nicodème, font observer à Pierre et à Jacques d’Alphée que l’Église a encore bien peu de prêtres du Christ et que, si les plus puissants d’entre eux, c’est-à-dire le Pontife Pierre et Jacques Évêque de Jérusalem, venaient à être tués, l’Église aurait du mal à se sauver.    
Ils rappellent aussi à Pierre que leur Fondateur et Maître avait quitté la Judée pour la Samarie pour ne pas être tué avant de les avoir bien formés, et comment il avait conseillé à ses serviteurs d’imiter son exemple jusqu’à ce que les pasteurs fussent assez nombreux pour ne pas faire craindre la dispersion des fidèles par suite de la mort des pasteurs. Et ils terminent en disant : "Dispersez-vous vous aussi à travers la Judée et la Samarie. Faites-y là des prosélytes, d’autres pasteurs nombreux, et de là répandez-vous à travers la Terre, afin que, comme Lui a commandé de le faire, toutes les nations connaissent l’Évangile."

Les apôtres sont perplexes. Ils regardent Marie comme pour savoir ce qu’elle en pense.

Et Marie, qui comprend ces regards, dit : "Le conseil est juste. Écoutez-le. Ce n’est pas de la lâcheté, mais de la prudence. Lui vous l’a enseigné : “Soyez simples comme les colombes et prudents comme les serpents. Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Gardez-vous des hommes..."      

Jacques l’interrompt : " Oui, Mère. Pourtant il a dit aussi : “Quand vous serez tombés entre leurs mains et traduits devant ceux qui gouvernent, ne vous troublez pas pour ce que vous devrez répondre. Ce ne sera pas vous qui parlerez, mais l’Esprit de votre Père parlera par vous et en vous”. Pour moi, je reste ici. Le disciple doit être comme le Maître. Lui est mort pour donner la vie à l’Église. Chacune de nos morts sera une pierre ajoutée au grand nouveau Temple, un accroissement de vie pour le grand et immortel corps de l’Église universelle. Qu’ils me tuent donc, s’ils veulent. Vivant au Ciel je serai plus heureux, car je serai à côté de mon Frère, et plus puissant encore. Je ne crains pas la mort, mais le péché. Abandonner ma place me paraît imiter le geste de Judas, le traître parfait. Ce péché, Jacques d’Alphée ne le fera jamais. Si je dois tomber, je tomberai en héros à mon poste de combat, au poste où Lui me veut."  

Marie lui répond : "Je n’entre pas dans tes secrets avec l’Homme-Dieu. Si Lui te donne cette inspiration, suis-la. Lui seul, qui est Dieu, peut avoir le pouvoir de commander. À nous tous il nous appartient seulement de Lui obéir toujours, en tout, pour faire sa Volonté."    

Pierre, moins héroïque, s’entretient avec le Zélote pour savoir ce qu’il en pense. Lazare, qui est près des deux, propose : "Venez à Béthanie. Elle est proche de Jérusalem et proche du chemin pour la Samarie. C’est de là que le Christ est parti tant de fois pour échapper à ses ennemis..."    

Nicodème propose à son tour : "Venez dans ma maison de campagne. Elle est sûre, et proche aussi bien de Béthanie que de Jérusalem, et sur la route qui conduit, par Jéricho, à Éphraïm."  

"Non, la mienne est meilleure, protégée par Rome" insiste Lazare.      

"Tu es déjà trop haï depuis que Jésus t’a ressuscité, affirmant ainsi, puissamment, sa Nature divine. Réfléchis que c’est pour ce motif que son sort fut décidé. Que tu n’aies pas à décider le tien" lui répond Nicodème.            

"Et ma maison, qu’en faites-vous ? En réalité elle appartient à Lazare, mais elle porte encore mon nom" dit Simon le Zélote.          

Marie intervient en disant : "Laissez-moi réfléchir, penser, juger ce qu’il vaut mieux faire. Dieu ne me laissera pas sans sa lumière. Quand je le saurai, je vous le dirai. Pour le moment, venez avec moi au Gethsémani."    

"Siège de toute Sagesse, Mère de la Parole et de la Lumière, tu es toujours pour nous l’Étoile qui nous guide sûrement. Nous t’obéissons" disent-ils tous ensemble comme si vraiment l’Esprit-Saint avait parlé dans leurs cœurs et par leurs lèvres.

Ils se relèvent de l’herbe où ils s’étaient assis au bord de la route. Pendant que Pierre, Jacques, Simon et Jean vont avec Marie vers le Gethsémani, Lazare et Nicodème soulèvent la toile qui enveloppe le corps d’Étienne et, aux premières lueurs de l’aube, ils se dirigent vers le chemin qui va de Béthanie à Jéricho. Où portent-ils le martyr ? Mystère.
     
*          

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Les persécutions
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Message par Maud le Lun 22 Déc 2014 - 7:42

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria161


Gamaliel se fait chrétien.

Vision du jeudi 1er novembre 1951

Des années ont dû passer, car Jean paraît être maintenant dans toute la force de l’âge, avec des membres plus robustes, un visage plus mûr, ses cheveux, sa barbe et ses moustaches sont moins clairs.        

Marie est en train de filer. Jean range la cuisine de la maison du Gethsémani dont les murs ont été récemment blanchis, et vernis les objets de bois : tabourets, portes, une étagère qui sert aussi de console pour la lampe. Marie ne paraît pas du tout changée. Son aspect est frais et serein. Toute trace laissée sur son visage par la douleur de la mort de son Fils, de son retour au Ciel, des premières persécutions contre les chrétiens, est disparue. Le temps n’a pas gravé ses traces sur ce doux visage, et l’âge n’a pas eu le pouvoir d’en altérer la fraîche et pure beauté.          

La lampe, allumée sur la console, jette sa lumière palpitante sur les mains petites et agiles de Marie, sur la filasse blanche enroulée sur la quenouille, sur le fil fin, sur le fuseau qui tournoie, sur les blonds cheveux rassemblés en un nœud pesant sur la nuque.    

Par la porte ouverte un clair rayon de lune pénètre dans la cuisine, s’étendant comme une raie d’argent de la porte jusqu’aux pieds du tabouret sur lequel Marie est assise. Elle a ainsi les pieds éclairés par le rayon de lune, les mains et la tête éclairés par la lumière rougeâtre de la lampe. Dehors, sur les oliviers qui entourent la maison du Gethsémani, des rossignols chantent leur chant d’amour.

À l’improviste ils se taisent comme s’ils étaient effrayés et, après quelques instants, un bruit de pas se fait entendre, s’approche de plus en plus, et s’arrête sur le seuil de la cuisine faisant disparaître en même temps le blanc rayon de lune qui avant couvrait d’une lueur argentée les briques grossières et sombres du pavé.    

Marie lève la tête et la tourne vers l’entrée. Jean, de son côté, regarde vers la porte et un "oh !" d’étonnement sort de leurs lèvres alors que d’un même mouvement ils accourent tous les deux vers la porte, sur le seuil de laquelle est apparu et s’est arrêté Gamaliel. Gamaliel est maintenant très âgé, un vrai spectre tant il est maigre dans ses vêtements blancs que la lune, qui enveloppe ses épaules, rend pour ainsi dire phosphorescents. C’est un Gamaliel brisé, écrasé par les événements, par ses remords, par tant de choses plus encore que par l’âge.          

"Toi, ici, rabbi ? Entre ! Viens ! Et que la paix soit avec toi" lui dit Jean qui est en face de lui et très près alors que Marie est à quelques pas en arrière.      

"Si tu me conduis... Je suis aveugle..." répond le vieux rabbi d’une voix qui tremble par une plainte secrète plus que par l’âge.      

Jean, grandement étonné, demande d’une voix qui trahit son émotion et sa pitié : "Aveugle ? ! Depuis quand ?"  

"Oh !... Depuis longtemps ! Ma vue commença à s’affaiblir tout de suite après.., après...

Oui, après que je n’ai pas su reconnaître la vraie Lumière venue pour illuminer les hommes jusqu’au moment où le tremblement de terre déchira le voile du Temple et secoua ses puissantes murailles, comme Lui l’avait dit. C’était vraiment un double voile qui recouvrait le Saint des Saints du Temple, et le Saint des Saints encore plus vrai, la Parole du Père, son Fils unique et éternel, caché par le voile d’une chair humaine toute pure, que seulement sa Passion et sa glorieuse Résurrection révélèrent même aux plus obtus, moi le premier, pour ce qu’il était réellement : le Christ, le Messie, l’Emmanuel. A partir de ce moment les ténèbres ont commencé à descendre sur mes pupilles et à devenir toujours plus épaisses. Juste châtiment pour moi. Depuis quelque temps je suis totalement aveugle. Et je suis venu..."      

Jean l’interrompt en lui demandant : "Peut-être pour demander un miracle ?"  

"Oui, un grand miracle. Je le demande à la Mère du Dieu vrai."          

"Gamaliel, moi, je n’ai pas le pouvoir qu’avait mon Fils. Lui pouvait rendre la vie et la vue aux pupilles éteintes, la parole aux muets, le mouvement aux paralysés, mais moi, non" lui répond Marie. Et elle poursuit : "Mais viens ici, près de la table, et assieds-toi. Tu es las et âgé, rabbi. Ne te fatigue pas davantage" et avec pitié, avec Jean, elle le conduit près de la table et le fait asseoir sur un tabouret.          

Gamaliel, avant de laisser la main de Marie, la baise avec vénération, puis il lui dit : "Je ne te demande pas, ô Marie, le miracle d’y voir de nouveau. Non. Je ne demande pas cette chose matérielle. Ce que je te demande, ô Bénie entre toutes les femmes, c’est une vue d’aigle pour mon esprit, pour que je voie toute la Vérité. Je ne te demande pas la lumière pour mes pupilles éteintes, mais la lumière surnaturelle, divine, la vraie lumière qui est sagesse, vérité, vie, pour mon âme et mon cœur déchirés et épuisés par les remords qui ne me laissent pas de trêve. Je n’ai aucun désir de voir de mes yeux ce monde hébraïque, si... oui, si obstinément rebelle à Dieu, qui a eu et qui a pour lui tant de pitié qu’en vérité nous ne méritons pas d’avoir. Je suis même heureux de ne devoir plus le voir, et que ma cécité m’ait libéré de tout emploi au Temple et auprès du Sanhédrin, tellement injustes envers ton Fils et envers ses fidèles. Ce que je désire voir par l’intelligence, le cœur, l’esprit, c’est Lui, Jésus. Le voir, en moi, dans mon esprit, le voir spirituellement, comme certainement toi, ô Sainte Mère de Dieu, et Jean si pur, et Jacques, tant qu’il a vécu, et les autres, pour les aider dans leur ministère difficile et tellement entravé, vous le voyez. Le voir pour l’aimer de tout moi-même et, par cet amour, pouvoir réparer mes fautes et avoir son pardon, pour avoir la Vie éternelle que je ne mérite plus d’avoir..." Il baisse la tête sur ses bras posés sur la table, et il pleure.  

Marie lui met une main sur sa tête secouée par les sanglots et lui répond : "Non, tu n’as pas perdu la Vie éternelle ! Le Sauveur pardonne tout à celui qui se repent de ses erreurs passées. Il aurait pardonné même à celui qui l’a livré s’il s’était repenti de son horrible péché. Et la faute de Judas de Kériot est immense, comparée à la tienne. Considère. Judas était l’apôtre accueilli par le Christ, instruit par le Christ, aimé par le Christ plus que tout autre, si on pense que, tout en ignorant rien de lui, le Christ ne l’a pas chassé du groupe de ses apôtres, mais au contraire, jusqu’au dernier moment, a recouru à toutes sortes d’expédients pour qu’ils ne comprennent pas ce qu’il était et ce qu’il tramait. Mon Fils était la Vérité même, et n’a jamais menti, pour aucun motif. Mais quand il voyait que les onze autres le soupçonnaient et Lui posaient des questions sur l’Iscariote il réussissait, sans mentir, à détourner leurs soupçons et à ne pas répondre à leurs questions en leur imposant de ne pas poser de questions, à la fois par prudence et par charité envers leur frère. Ta faute est bien plus petite. Et même on ne peut l’appeler faute. Ce n’était pas de l’incrédulité, mais au contraire un excès de foi.          

Tu as tellement cru à l’Enfant de douze ans qui t’avait parlé au Temple qu’avec obstination, mais avec une intention droite venue de ta foi absolue en cet Enfant sur les lèvres duquel tu avais entendu des paroles d’une infinie sagesse, tu as attendu le signe pour croire en Lui et voir en Lui le Messie. Dieu pardonne à celui qui a une foi si forte et si fidèle. Il pardonne encore davantage à celui qui, étant dans le doute sur la vraie Nature d’un homme, accusé injustement, ne veut pas prendre part à sa condamnation parce qu’il la sent injuste. Ta vision spirituelle de la Vérité est allée toujours en grandissant du moment où tu as quitté le Sanhédrin pour ne pas consentir à cette action sacrilège. Et elle a encore grandi davantage quand, étant dans le Temple, tu as vu s’accomplir le signe tant attendu qui a marqué le commencement de l’ère chrétienne. Et elle a encore grandi quand, avec ces paroles puissantes, angoissées, tu as prié au pied de la croix de mon Fils, désormais glacé et éteint. Elle est devenue presque parfaite chaque fois où, par la parole ou en te retirant à part, tu as défendu les serviteurs de mon Fils et que tu n’as pas voulu prendre part à la condamnation des premiers martyrs. Crois-le, Gamaliel, chacun de tes actes de douleur, de justice, d’amour, a fait grandir en toi ta vision spirituelle."      

"Ce n’est pas encore assez tout cela ! Voilà : moi j’ai eu la grâce rare de connaître ton Fils dès sa première manifestation publique, au moment de sa majorité. J’aurais dû voir dès ce moment ! Comprendre ! J’ai été aveugle et sot... Je n’ai pas vu et pas compris. Pas alors, et pas d’autres fois où j’ai eu la grâce de l’approcher, devenu désormais Homme et Maître, et d’entendre ses paroles toujours plus justes et plus puissantes. Entêté, j’attendais le signe humain, les pierres secouées... Et je ne voyais pas que tout en Lui était un signe certain ! Et je ne voyais pas qu’il était la Pierre angulaire prédite par les Prophètes, la Pierre qui déjà secouait le monde, le monde entier : hébreu et gentil, la Pierre qui secouait les pierres des cœurs par sa Parole, par ses prodiges ! Je ne voyais pas sur Lui le signe visible de son Père en tout ce qu’il faisait ou disait ! Comment peut-Il pardonner tant d’obstination ?"        

"Gamaliel, peux-tu croire que moi, qui suis le Siège de la Sagesse, la Pleine de Grâce qui, par la Sagesse qui en moi a pris Chair, et qu’étant par la Grâce qu’Il m’a donnée, pleine de la connaissance des choses surnaturelles, je puis te donner un bon conseil ?"      

"Oh ! oui, je le crois ! C’est justement parce que je crois que tu es cela que je viens à toi pour avoir la lumière. Toi, Fille, Mère, Épouse de Dieu, qui certainement dès ta conception t’a comblée de ses lumières de Sagesse, tu ne peux que m’indiquer le chemin que je dois prendre pour avoir la paix, pour trouver la vérité, pour conquérir la vraie Vie. Je suis tellement conscient de mes erreurs, tellement écrasé par ma misère spirituelle, que j’ai besoin d’aide pour oser aller à Dieu."            

"Ce que tu regardes comme un obstacle est au contraire une aile pour t’élever vers Dieu. Tu t’es démoli toi-même, tu t’es humilié. Tu étais une montagne puissante, tu t’es rendu vallée profonde. Sache que l’humilité est semblable à l’engrais du terrain le plus aride pour le préparer à donner des plantes et des moissons magnifiques. C’est un escalier pour monter, ou plutôt c’est une échelle pour monter vers Dieu qui, voyant celui qui est humble, l’appelle à Lui pour l’exalter, pour l’enflammer de sa Charité et l’éclairer de ses lumières pour qu’il voie. C’est pour cela que moi je te dis que tu es déjà dans la Lumière, sur le bon Chemin, tourné vers la Vie véritable des fils de Dieu."            

"Mais pour avoir la Grâce je dois entrer dans l’Église, avoir le Baptême qui purifie de la faute et nous rend de nouveau fils adoptifs de Dieu. Je n’y suis pas opposé, au contraire. J’ai détruit en moi le fils de la Loi, je ne puis plus avoir d’estime et d’amour pour le Temple. Mais je ne veux pas être rien. Je dois donc réédifier sur les ruines de mon passé l’homme nouveau, et la foi nouvelle. Je pense pourtant que les apôtres et les disciples sont méfiants et prévenus à mon égard, à l’égard du grand rabbi à la nuque raide..."          

Jean l’interrompt pour lui dire : "Tu te trompes, ô Gamaliel. Moi, tout le premier, je t’aime et je marquerais comme un jour de très grande grâce celui où tu pourrais te dire agneau du troupeau du Christ. Je ne serais pas son disciple si je ne mettais pas en pratique ses enseignements. Et Lui nous a commandé l’amour et la compréhension pour tous, et spécialement pour les plus faibles, les malades, les égarés. Il nous a ordonné d’imiter ses exemples. Et nous le voyions toujours tout amour pour les coupables repentis, ou les fils prodigues qui revenaient au Père, ou les brebis égarées. De la Magdeleine à la Samaritaine, d’Aglaé au larron, combien il en a rachetés par miséricorde ! Il aurait pardonné même à Judas pour son crime suprême, s’il s’était repenti. Il lui avait pardonné tant de fois ! Moi seul je sais à quel point il l’a aimé, connaissant pourtant toute sa conduite. Viens avec moi, je ferai de toi un fils de Dieu et un frère pour le Christ Sauveur."        

"Tu n’es pas le Pontife. Le Pontife c’est Pierre. Et Pierre sera-t-il bon comme toi ? Lui, je le sais, est très différent de toi."          

"Il l’était. Mais depuis qu’il a vu combien il a été faible, jusqu’à être lâche et à renier son Maître, il n’est plus ce qu’il était, et il est miséricordieux pour tous et avec tous."        

"Alors, conduis-moi tout de suite à lui. Je suis âgé, et j’ai déjà trop tardé. Je me sentais trop indigne, et je craignais que tous les serviteurs du Christ me jugent de la même façon. Maintenant que les paroles de Marie et les tiennes m’ont réconforté, je veux entrer tout de suite au Bercail du Maître, avant que mon vieux cœur, brisé par tant de choses, s’arrête. Conduis-moi, car j’ai congédié le serviteur qui m’a conduit ici pour qu’il n’entende rien. Il va revenir à l’heure de prime. Mais alors je serai déjà loin, et de deux manières. De cette maison et du Temple. Pour toujours. J’irai d’abord, moi, fils rebelle, à la maison du Père, moi, brebis perdue, au vrai Bercail du Pasteur éternel. Puis je retournerai dans ma maison lointaine pour y mourir dans la paix et dans la grâce de Dieu."        

Marie, d’un mouvement spontané, l’embrasse et lui dit : "Que Dieu te donne la paix. La paix et la gloire éternelle parce que tu l’as mérité, en montrant ta vraie pensée aux puissants chefs d’Israël sans craindre leurs réactions. Que Dieu soit avec toi, toujours. Que Dieu te donne sa bénédiction."          

Gamaliel cherche de nouveau les mains de Marie. Il les prend dans les siennes, les baise, et s’agenouille en la priant de poser ces mains bénies sur sa vieille tête lasse.

Marie le satisfait. Elle fait même davantage. Elle trace un signe de croix sur sa tête inclinée puis, avec Jean, elle l’aide à se mettre debout, l’accompagne à la porte et reste à le regarder s’éloigner, conduit par Jean vers la vraie Vie, lui, homme humainement fini, mais surnaturellement recréé.        

  *    
SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-033.htm
TOME : 10 / 33



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Message par Maud le Mer 24 Déc 2014 - 7:40

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Colloque entre Pierre et Jean.


Vision du dimanche 4 novembre 1951


Sur la terrasse de la maison de Simon, toute éclairée par la pleine lune, se trouvent Pierre et Jean. Ils parlent à voix basse, en montrant la maison de Lazare, fermée et silencieuse. Ils parlent longuement en faisant les cent pas sur la terrasse. Puis, qui sait pour quel motif, la discussion devient plus animée et leurs voix d’abord basses prennent un ton plus haut et bien clair.      

Pierre donne un coup de poing sur le parapet et s’écrie: "Mais tu ne comprends pas qu’on doit agir ainsi ? C’est au nom de Dieu que je te parle, écoute-moi, et ne t’obstine pas. Il convient d’agir comme je le dis. Ce n’est pas par lâcheté et par peur, mais pour empêcher la totale extermination qui nuirait à l’Église du Christ. Désormais on suit toutes nos démarches. Je m’en suis aperçu, et Nicodème m’a confirmé que j’avais bien vu. Pourquoi n’avons-nous pas pu rester à Béthanie ? Pour ce motif. Pourquoi n’est-il plus prudent de rester dans cette maison, ou dans celle de Nicodème, ou dans celle de Nique ou d’Anastasica ? Toujours pour ce motif. Pour empêcher l’Église de mourir par la mort de ses chefs."          

"Le Maître nous a assuré bien des fois que l’enfer même ne pourra jamais l’exterminer et prévaloir sur elle" lui répond Jean.    

"C’est vrai. Et l’enfer ne prévaudra pas, comme il n’a pas prévalu sur le Christ. Mais les hommes, oui. Comme ils ont prévalu sur l’Homme-Dieu, qui a vaincu Satan, mais qui n’a pu triompher des hommes."      

"Parce qu’il n’a pas voulu vaincre. Il devait racheter et donc mourir. Et de cette mort. Mais s’il avait voulu les vaincre ! Combien de fois n’a-t-il pas échappé à leurs embûches de toutes sortes !"        

"À l’Église aussi on dressera des embûches, mais elle ne périra pas totalement, toujours cependant si nous avons assez de prudence pour empêcher l’extermination des chefs actuels avant que beaucoup de ses Prêtres, de tout rang, ne soient créés et formés â leur ministère par nous les premiers. Ne te fais pas des illusions, Jean ! Les pharisiens, scribes, prêtres et synhédristes feront tout leur possible pour tuer les pasteurs afin de disperser le troupeau. Ce troupeau qui est encore faible et craintif. Ce troupeau de Palestine surtout. Nous ne devons pas le laisser sans pasteurs tant que beaucoup d’agneaux ne seront pas à leur tour devenus pasteurs. Tu as vu combien déjà sont tombés morts. Pense quelle partie du monde nous attend ! L’ordre a été clair: "Allez évangéliser toutes les nations, en les baptisant au nom du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, en leur enseignant à observer ce que je vous ai commandé". Et à moi, sur la rive du lac, par trois fois il a commandé de paître ses brebis et ses agneaux, et il a prophétisé que seulement quand je serai vieux je serai attaché et amené pour confesser le Christ par mon sang et ma vie. Et bien loin d’ici ! Si j’ai bien compris un de ses entretiens, avant la mort de Lazare, je dois aller à Rome, et là fonder l’Église immortelle. Et Lui-même n’a-t-il pas jugé bon de se retirer à Éphraïm parce qu’il n’avait pas encore accompli son évangélisation ? C’est seulement au moment voulu qu’il est revenu en Judée pour être pris et crucifié. Imitons-le.

On ne peut certainement pas se dire que Lazare, Marie et Marthe ont été des créatures craintives. Tu vois pourtant que, bien qu’avec une extrême douleur, ils se sont éloignés d’ici pour porter ailleurs la Parole divine qui ici aurait été étouffée par les juifs. Moi, choisi par Lui comme Pontife, j’ai décidé. Et avec moi, les autres: apôtres et disciples ont également décidé. Nous allons nous disperser. Les uns iront en Samarie, d’autres vers la grande mer, d’autres vers la Phénicie, en allant toujours plus en avant, en Syrie, dans les îles, en Grèce, dans l’Empire romain. Si dans ces lieux la zizanie et le poison juif rendent stériles les champs et les vignes du Seigneur, nous allons ailleurs et nous semons d’autres semences, dans d’autres champs et d’autres vignes, pour que la récolte non seulement arrive mais soit abondante. Si dans ces lieux la haine des juifs empoisonne les eaux et les corrompt, de sorte que moi, pêcheur d’âmes, et mes frères, nous ne puissions pas pêcher des âmes pour le Seigneur, nous allons près d’autres eaux. Il faut être prudent et rusé en même temps. Crois-le, Jean."          

"Tu as raison. Mais j’insisterai pour Marie. Je ne puis pas, je ne dois pas la laisser. Nous en souffrirons trop tous deux. Et ce serait mal agir, de ma part..." lui répond Jean.        

"Reste, toi. Et qu’elle reste, car il serait absurde de l’arracher d’ici..."    

"Ce à quoi Marie ne consentirait jamais. Je vous rejoindrai ensuite, quand elle ne sera plus sur la Terre."            

"Tu viendras, tu es jeune... Tu auras encore beaucoup de temps à vivre."      

"Et Marie très peu."  

"Pourquoi ? Est-elle malade, souffrante, affaiblie, peut-être ?"          

"Oh ! non ! Le temps et les douleurs n’ont pas eu de pouvoir sur elle. Elle est toujours jeune d’aspect et d’esprit, sereine. Je dirais même bienheureuse."  

"Et alors, pourquoi dis-tu..."

"Parce que je comprends que cette nouvelle floraison en beauté et en joie c’est le signe qu’elle sent déjà proche la réunion avec son Fils. Réunion totale, je veux dire.  Car l’union spirituelle n’a jamais cessé. Je ne lève pas les voiles sur les mystères de Dieu, mais je suis certain qu’elle voit chaque jour son Fils, dans son vêtement glorieux. Et je crois que sa béatitude c’est cela. Je crois qu’en le contemplant son esprit s’illumine et arrive à connaître tout l’avenir, comme le connaît Dieu. Même le sien. Elle est encore sur la Terre, avec son corps; mais je pourrais dire, sans crainte d’errer, que son esprit est presque toujours dans les Cieux. Si grande est son union avec Dieu que je ne crois pas dire une parole sacrilège en disant qu’elle a Dieu en elle, comme quand elle le portait dans son sein. Davantage encore. Comme le Verbe s’est uni à elle pour devenir Jésus Christ, ainsi maintenant elle est tellement unie au Christ qu'elle est un second Christ, pour avoir pris une nouvelle humanité, celle de Jésus Lui-même. Si je dis une hérésie, que Dieu me fasse connaître mon erreur et me la pardonne. Elle vit dans l’amour. Ce feu d’amour l’enflamme, la nourrit, l’éclaire, et c’est encore ce feu d’amour qui nous la ravira, au moment marqué, sans douleur pour elle, sans corruption pour son corps... La douleur sera pour nous seuls... Pour moi surtout... Nous n’aurons plus la Maîtresse, celle qui nous guide et nous réconforte... Et moi, je serai vraiment seul..."        

Et Jean, dont la voix tremble déjà parce qu’il se retient de pleurer, éclate en un sanglot déchirant tel qu’il n’en avait jamais eu même au pied de la Croix et dans le Tombeau. Pierre aussi, bien que plus paisiblement, se met à pleurer et, dans ses larmes, il supplie Jean de l’aviser, s’il le peut, pour qu’il soit présent au départ de Marie, ou du moins à sa sépulture.

"Je le ferai, s’il m’est donné de le faire, mais j’en doute beaucoup. Quelque chose me dit en mon intérieur que, comme il arriva pour Élie, ravi par un tourbillon céleste sur un char de feu, il en sera ainsi pour elle. Je n’aurai pas le temps de m’apercevoir de son passage prochain qu’elle sera déjà au Ciel avec son âme."      

"Mais son corps au moins restera. Il est resté celui du Maître ! Et il était Dieu !"          

"Pour Lui, il était nécessaire qu’il en fût ainsi. Pour elle, non. Lui devait, par sa Résurrection, démentir les calomnies des juifs, par ses apparitions persuader le monde, devenu hésitant ou même négateur à cause de sa mort sur la Croix. Mais elle n’a pas besoin de cela. Mais si je puis le faire, je te préviendrai. Adieu, Pierre, Pontife et mon frère dans le Christ. Je retourne vers elle qui certainement m’attend. Que Dieu soit avec toi."            

"Et avec toi. Et dis à Marie de prier pour moi, et de me pardonner encore pour ma lâcheté de la nuit du Procès. C’est un souvenir que je n’arrive pas à effacer de mon cœur, une chose qui ne me laisse pas en paix..." et des larmes descendent sur les joues de Pierre, qui dit pour terminer: "Qu’elle soit pour moi une Mère, une Mère aimante pour son fils prodigue et malheureux..."      

"Il n’est pas besoin que je le lui dise. Elle t’aime plus qu’une mère, selon le sang. Elle t’aime en Mère de Dieu, et avec la charité d’une Mère de Dieu. Si elle était prête à pardonner à Judas, dont la faute était sans mesure, pense si elle ne t’a pas pardonné à toi ! Paix à toi, frère. Je m’en vais."  

"Et moi, je te suis, si tu le permets. Je veux la voir une fois encore."

"Viens. Je connais la route à prendre pour entrer au Gethsémani sans être vus."        

Ils se mettent en route, et vont, rapides et silencieux, vers Jérusalem en passant pourtant par la route haute qui rejoint l’Oliveraie du côté le plus éloigné de la ville.      

Ils y arrivent quand déjà l’aube blanchit. Ils entrent au Gethsémani et descendent vers la petite maison. Marie, qui est sur la terrasse, les voit venir et en poussant un cri de joie, elle descend à leur rencontre.      

Pierre tombe vraiment à ses pieds, le visage contre terre, en lui disant: "Mère, pardon !"

"De quoi donc ? As-tu par hasard péché en quelque chose ? Celui qui me révèle toute vérité m’a seulement révélé que tu es son digne successeur dans la Foi. Comme homme, je t’ai toujours trouvé juste, bien que parfois impulsif. Que dois-je donc te pardonner ?"      

Pierre pleure en silence.            

Jean explique : "Pierre ne sait pas se donner la paix parce qu’il a renié Jésus, dans la Cour du Temple."  

"C’est du passé. C’est effacé, Pierre. Jésus t’a-t-il peut-être fait des reproches ?"      

"Oh ! non !"  

"Était-il moins affectueux avec toi qu’auparavant ?"  

"Non. En vérité, non. Au contraire !..."            

"Et ne t’a-t-il pas dit comment Lui, et moi avec Lui, nous t’avons compris et pardonné ?"

"C’est vrai. Je suis toujours le même sot."    

"Et alors va et reste en paix. Je te dis que nous nous trouverons tous, toi, les autres apôtres et diacres, et moi, tous au Ciel, près de l’Homme-Dieu. Pour autant qu’il m’est donné, je te bénis" et, comme elle a fait pour Gamaliel, Marie met ses mains sur la tête de Pierre et y trace dessus un signe de croix.

Pierre se penche pour lui baiser les pieds, puis se lève, bien plus serein qu’avant, et, toujours accompagné de Jean, il revient à la haute grille, la franchit et s’en va, pendant que Jean, après avoir fermé l’entrée, revient trouver Marie.          

*
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Message par Maud le Ven 26 Déc 2014 - 7:32

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Le bienheureux passage de Marie.



Vision du mercredi 21 novembre 1951

Marie, dans sa petite pièce solitaire, élevée sur la terrasse, est toute vêtue de lin blanc, soit pour le vêtement qui la couvre entièrement, soit pour son manteau fermé à la base du cou, et qui descend derrière ses épaules, soit pour le voile très fin qui descend de sa tête. Elle est en train de ranger ses vêtements et ceux de Jésus, qu’elle a toujours conservés. Elle choisit les meilleurs. Il y en a peu. Des siens, elle prend le vêtement et le manteau qu’elle avait sur le Calvaire; de ceux de son Fils, un vêtement de lin qu’il portait habituellement en été, et le manteau retrouvé au Gethsémani, encore taché du sang qui avait coulé et de la sueur sanguinolente de cette heure terrible.      

Après avoir plié soigneusement ces vêtements, et baisé le manteau taché de sang de son Jésus, elle se dirige vers le coffre où se trouvent, maintenant depuis des années, rassemblées et conservées les reliques de la dernière Cène et de la Passion. Elle rassemble tout dans un seul compartiment, celui de dessus, et place tous les vêtements dans le compartiment inférieur.          

Elle est occupée à fermer le coffre quand Jean, monté sans bruit sur la terrasse et qui s’est avancé pour regarder ce que faisait Marie, peut-être impressionné par sa longue absence de la cuisine, où elle doit être montée pour passer les heures de la matinée, la fait se retourner en lui demandant : "Que fais-tu, Mère ?"

"J’ai rangé tout ce qu’il est bien de conserver. Tous les souvenirs... Tout ce qui témoigne de son amour et de sa douleur infinis."  

"Pourquoi, ô Mère, rouvrir les blessures de ton cœur en revoyant ces tristes choses ? Tu es pâle, et ta main tremble... Tu souffres donc de les voir" lui dit Jean en s’approchant d’elle, comme s’il craignait, pâle et tremblante comme elle est, qu’elle allait se sentir mal et tomber par terre.      

“Oh ! non, ce n’est pas pour cela que je suis pâle et que je tremble. Ce n’est pas parce que se rouvrent mes blessures... En vérité, elles ne se sont jamais fermées complètement. Mais j’ai aussi en moi la paix et la joie et jamais elles n’ont été complètes comme maintenant."

"Jamais comme maintenant ? Je ne comprends pas... À moi, la vue de ces choses pleines d’atroces souvenirs, réveille l’angoisse de ces heures. Et moi, je ne suis qu’un disciple. Toi, tu es la Mère..."        

"Et comme telle, je devrais souffrir davantage, veux-tu dire. Humainement tu dis juste, mais il n’en est pas ainsi.  

Je suis habituée à supporter la douleur des séparations d’avec Lui. C’était toujours de la douleur, car sa présence et son voisinage étaient mon Paradis sur Terre. Mais aussi volontairement et sereinement supportées, car tout ce qu’il faisait était voulu par son Père, était obéissance à la Volonté divine, et je l’acceptais donc car moi aussi j’ai toujours obéi aux volontés et aux desseins de Dieu pour moi. Quand Jésus me quittait, je souffrais, certainement. Je me sentais seule. Ma douleur quand Lui, enfant, me quitta secrètement pour la discussion avec les docteurs du Temple, Dieu seul l’a mesuré dans sa vraie intensité.

Mais pourtant, à part la question juste que moi, sa mère, je lui ai faite pour m’avoir quittée ainsi, je ne Lui ai pas dit autre chose. Et de même, je ne l’ai pas retenu quand il me quitta pour devenir le Maître… et j’avais déjà perdu mon époux, j’étais seule dans une ville qui, sauf quelques personnes, ne m’aimait pas. Et je n’ai pas montré d’étonnement pour sa réponse au banquet de Cana. Lui faisait la volonté du Père.  
 
Moi, je le laissais libre de la faire. Je pouvais en arriver à un conseil ou à une prière : conseil pour les disciples, prière pour quelque malheureux. Mais plus que cela, non. Je souffrais quand il me quittait pour aller à travers le monde qui Lui était hostile, et pécheur au point que d’y vivre était pour Lui une souffrance. Mais quelle joie quand il revenait à moi ! En vérité elle était si profonde qu’elle compensait pour moi soixante-dix fois sept fois la douleur de la séparation. Déchirante fut la douleur de la séparation qui suivit sa Mort, mais avec quels mots pourrais-je dire la joie que j’ai éprouvée quand il m’est apparu ressuscité ? Immense la peine de la séparation à cause de sa montée vers le Père, et qui ne devrait finir que quand ma vie terrestre serait accomplie.

Maintenant je suis dans la joie, une joie immense comme immense fut la peine, car je sens que j’ai accompli ma vie. J’ai fait ce que je devais faire. J’ai fini ma mission terrestre. L’autre, la céleste, n’aura pas de fin. Dieu ma laissée sur la Terre jusqu’à ce que moi aussi, comme mon Jésus, j’ai eu accompli tout ce que je devais accomplir. Et j’ai en moi cette joie secrète, seule goutte de baume dans ses derniers déchirements pleins d’amertume, qu’a eu Jésus quand il a pu dire : “Tout est accompli”            

"Joie en Jésus ? À cette heure ?"      

"Oui, Jean. Une joie incompréhensible pour les hommes, mais compréhensible pour les esprits qui vivent déjà dans la lumière de Dieu, et qui voient les choses profondes cachées sous les voiles que l’Éternel tend sur ses secrets de Roi, grâce à cette Lumière. Moi, si angoissée, bouleversée par ces événements, associée à Lui, à mon Fils, dans l’abandon du Père, je n’ai pas compris alors. La Lumière s’était éteinte pour tout le monde à cette heure, pour tout le monde qui n’avait pas voulu l’accueillir. Et aussi pour moi. Non à cause d’une juste punition, mais parce que, devant être Corédemptrice, je devais moi aussi souffrir l’angoisse de l’abandon des réconforts divins, les ténèbres, la désolation, la tentation de Satan de ne plus me faire croire possible ce que Lui avait dit, tout ce que Lui souffrit, dans son esprit, du Jeudi au Vendredi. Mais ensuite j’ai compris. Quand la Lumière, ressuscitée pour toujours, m’est apparue, j’ai compris. Tout. Même la secrète, extrême joie du Christ quand il put dire : "J’ai tout accompli de ce que le Père voulait que j’accomplisse. J’ai comblé la mesure de la charité divine en aimant le Père jusqu’à me sacrifier, en aimant les hommes jusqu’à mourir pour eux. J’ai tout accompli de ce que je devais. Je meurs avec l’esprit content, bien que déchiré dans ma chair innocente". Moi aussi j’ai tout accompli de ce qui, abæterno, était écrit que je devais accomplir.            

De la génération du Rédempteur à l’aide que je vous apporte à vous, ses prêtres, pour que vous vous formiez parfaitement.  
 
L’Église est désormais formée et forte. L’Esprit-Saint l’éclaire, le sang des premiers martyrs la cimente et la multiplie, mon aide a contribué à faire d’Elle un organisme saint que la charité envers Dieu et les frères alimente et fortifie de plus en plus, et où les haines, les rancœurs, les envies, les médisances, mauvaises plantes de Satan, ne poussent pas. Dieu est content de cela, et Il veut que vous l’appreniez de mes lèvres, comme Il veut que je vous dise de continuer à grandir en charité pour pouvoir grandir en perfection, et de même aussi pour le nombre des chrétiens et la puissance de doctrine. Car la doctrine de Jésus est une doctrine d’amour, parce que la vie de Jésus, et aussi la mienne, ont toujours été conduites et mues par l’amour. Nous n’avons repoussé personne, nous avons pardonné à tous. À un seul nous n’avons pas pu donner le pardon parce que lui, esclave de la haine, n’a pas voulu de notre amour sans limites. Jésus, dans son dernier adieu avant sa mort, vous a commandé de vous aimer entre vous. Et il vous a donné aussi la mesure de l’amour que vous devez avoir entre vous en vous disant : “Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. C’est à cela que l’on saura que vous êtes mes disciples”. L’Église, pour vivre et grandir, a besoin de la charité. Charité surtout dans ses ministres. Si vous ne vous aimiez pas entre vous avec toutes vos forces, et si de même vous n’aimiez pas vos frères dans le Seigneur, l’Église deviendrait stérile, et difficile et faible serait la nouvelle création et la supercréation des hommes à leur rang de fils du Très-Haut et de cohéritiers du Royaume du Ciel, car Dieu cesserait de vous aider dans votre mission. Dieu est Amour Tout ce qu’Il a fait a été fait par amour. De la Création à l’Incarnation, de celle-ci à la Rédemption, de celle-ci encore à la fondation de l’Église, et enfin à la Jérusalem céleste qui rassemblera tous les justes pour qu’ils jubilent dans le Seigneur.  

6C’est à toi que je dis ces choses, parce que tu es l’Apôtre de l’amour et que tu peux les comprendre mieux que les autres..."

Jean l’interrompt pour dire : "Les autres aussi aiment et s’aiment."      

"Oui. Mais tu es l’Aimant par excellence. Chacun de vous a toujours eu une caractéristique bien sienne, comme du reste c’est le cas pour toute créature. Toi, dans les douze, tu as toujours été l’amour, le pur, le surnaturel amour. Peut-être, d’ailleurs : certainement c’est parce que tu es si pur que tu es si aimant.            

Pierre, de son côté, a toujours été l’homme, et l’homme franc et impétueux. Son frère, André était silencieux et timide autant que l’autre ne l’était pas. Jacques, ton frère, l’impulsif, au point que Jésus l’a appelé le fils du tonnerre. L’autre Jacques, frère de Jésus, le juste et l’héroïque. Jude d’Alphée, son frère, le noble et loyal, toujours. La descendance de David était visible en lui. Philippe et Barthélemy étaient les traditionalistes. Simon le Zélote, le prudent.Thomas, le pacifique. Matthieu, l’humble qui, se souvenant de son passé, cherchait à passer inaperçu. Et Judas de Kériot, hélas !, la brebis noire du troupeau du Christ, le serpent réchauffé par son amour a été le satanique menteur, toujours. Mais toi, tout amour, tu peux mieux comprendre et te faire voix d’amour pour tous les autres, à ceux qui sont éloignés, pour leur dire mon dernier conseil.            

Tu leur diras qu’ils s’aiment et qu’ils aiment tout le monde, même ceux qui les persécutent, pour être une seule chose avec Dieu, comme moi je l’ai été, au point de mériter d’être choisie comme épouse de l’Amour Éternel pour concevoir le Christ.    

Je me suis donnée à Dieu sans mesure, tout en comprenant tout de suite combien de douleur m’en serait venue. Les prophètes étaient présents à mon esprit et la lumière divine me rendait très claires leurs paroles. Ainsi, dès mon premier “fiat” à l’Ange, j’ai su que je me consacrais à la plus grande douleur qu’une mère pût supporter. Mais rien n’a mis de limite à mon amour parce que je sais qu’il est, pour quiconque le pratique, force, lumière, aimant qui attire vers en haut, feu qui purifie et embellit ce qu’il embrase, transformant et faisant dépasser l’humain pour ceux qu’il prend dans son embrassement.    

Oui, l’amour est réellement une flamme. La flamme qui, tout en détruisant ce qui est caduc, qu’il soit une épave, un rebut, une loque d’homme, en fait un esprit purifié et digne du Ciel. Combien d’épaves, d’hommes souillés, rongés, finis, vous trouverez sur votre route d’évangélisateurs ! N’en méprisez aucun, mais au contraire aimez-les pour qu’ils arrivent à l’amour et se sauvent. Versez en eux la charité. Bien souvent l’homme devient mauvais, parce que personne ne l’a jamais aimé, ou l’a mal aimé. Vous, aimez-les, pour que l’Esprit-Saint revienne les habiter, après leur purification, ces temples que beaucoup de choses ont vidés et souillés. Dieu, pour créer l’homme, n’a pas pris un ange, ni des matières choisies. Il a pris de la boue, la matière la plus vile. Puis, en lui infusant son souffle, c’est-à-dire encore son amour, Il a élevé la matière vile au rang élevé de fils adoptif de Dieu. Mon Fils, sur son chemin, a trouvé beaucoup d’épaves d’hommes tombés dans la boue. Il ne les a pas foulés aux pieds par mépris, mais, au contraire, il les a recueillis et accueillis et en a fait des élus du Ciel. Rappelez-vous-en toujours, et agissez comme Lui l’a fait.      

Rappelez-vous tout : les actions et les paroles de mon Fils. Rappelez-vous ses douces paraboles. Vivez-les, c’est-à-dire mettez-les en pratique. Et écrivez-les pour qu’elles restent pour ceux qui viendront jusqu’à la fin des siècles, et soient toujours un guide pour les hommes de bonne volonté pour obtenir la vie et la gloire éternelle. Vous ne pourrez certainement pas répéter toutes les paroles lumineuses de l’Éternelle Parole de Vie et de Vérité. Mais écrivez-en autant que vous pouvez en écrire. L’Esprit de Dieu, descendu sur moi pour que je donne au monde le Sauveur et qui est descendu aussi sur vous une première fois et une seconde, vous aidera à vous souvenir et à parler aux foules de manière à les convertir au Dieu vrai. Vous continuerez ainsi cette maternité spirituelle que j’ai commencée sur le Calvaire pour donner de nombreux enfants au Seigneur. Et le même Esprit, en parlant dans les fils recréés du Seigneur, les fortifiera de manière qu’il leur soit doux de mourir dans les tourments, de souffrir l’exil et les persécutions, afin de confesser leur amour pour le Christ et de le rejoindre dans les Cieux, comme déjà l’ont fait Étienne et Jacques, mon Jacques, et d’autres encore...  
         
Quand tu seras resté seul, sauve ce coffre..."          

Jean pâlit et se trouble plus encore qu’il ne l’a fait quand Marie lui a dit qu’elle sentait sa mission accomplie. Il l’interrompt en s’écriant et en lui demandant : "Mère, pourquoi parles-tu ainsi ? Tu te sens mal ?"    

"Non."          

"Tu veux me quitter alors ?"  

"Non. Je serai avec toi tant que je serai sur la Terre. Mais prépare-toi, mon Jean, à être seul."          

"Mais alors tu te sens mal, et tu veux me le cacher !..."          

"Non, crois-le. Je ne me suis jamais sentie en force, en paix, en joie comme maintenant. Mais j’ai en moi une telle jubilation, une telle plénitude de vie surnaturelle que... Oui, que je pense ne pas pouvoir la supporter en continuant à vivre. Je ne suis pas éternelle, du reste. Tu dois le comprendre. Éternel est mon esprit. La chair, non. Elle est sujette comme toute chair humaine à la mort."      

"Non ! Non ! Ne dis pas cela. Tu ne peux pas, tu ne dois pas mourir ! Ton corps immaculé ne peut mourir comme celui des pécheurs !"

"Tu es dans l’erreur, Jean. Mon Fils est mort ! Moi aussi, je mourrai. Je ne connaîtrai pas la maladie, l’agonie, le spasme de la mort. Mais pour ce qui est de mourir, je mourrai. Et du reste sache, mon fils, que si j’ai un désir qui est mien, tout entier et seulement mien, et qui dure depuis que Lui m’a quittée, c’est justement celui-ci. C’est mon premier, puissant désir qui est tout mien. Je puis même dire : ma première volonté. Toute autre chose de ma vie n’a été que consentement de ma volonté au vouloir divin. Vouloir de Dieu, mis dans mon cœur de petite fille par Lui-même, la volonté d’être vierge. Son vouloir, mon mariage avec Joseph. Son vouloir ma Maternité virginale et divine. Tout, dans ma vie, a été vouloir de Dieu, et mon obéissance à sa volonté. Mais vouloir me réunir à Jésus, c’est un vouloir tout mien. Quitter la Terre pour le Ciel, pour être avec Lui éternellement et sans arrêt ! Mon désir de tant d’années ! Et maintenant je le sens près de devenir une réalité.

Ne te trouble pas ainsi, Jean ! Écoute plutôt mes dernières volontés. Quand mon corps, désormais privé de l’esprit vital, sera étendu en paix, ne me soumets pas aux embaumements en usage chez les hébreux. Désormais je ne suis plus l’hébraïque, mais la chrétienne, la première chrétienne, si on y réfléchit bien, parce que la première j’ai eu le Christ, Chair et Sang, en moi, parce que j’ai été sa première disciple, parce que j’ai été avec Lui Corédemptrice et sa continuatrice ici, parmi vous, ses disciples. Aucun vivant, excepté mon père et ma mère, et ceux qui ont assisté à ma naissance, n’a vu mon corps. Tu m’appelles souvent : “Arche qui contint la Parole divine”. Maintenant tu sais que l’Arche ne peut être vue que par le Grand Prêtre. Tu es prêtre, et beaucoup plus saint et plus pur que le Pontife du Temple. Mais je veux que seul l’Éternel Pontife puisse voir, au temps voulu, mon corps. Ne me touche donc pas. Du reste, tu vois ? Je me suis déjà purifiée et j’ai mis le vêtement propre, le vêtement des noces éternelles...    
       
Mais pourquoi pleures-tu, Jean !"    

"Parce que la tempête de la douleur se déchaîne en moi. Je comprends que je vais te perdre. Comment ferai-je pour vivre sans toi ? Je sens mon cœur se déchirer à cette pensée ! Je ne résisterai pas à cette douleur !"

"Tu résisteras. Dieu t’aidera à vivre, et longuement, comme Il m’a aidée. Car s’Il ne m’avait pas aidé, au Golgotha et sur l’Oliveraie, quand Jésus est mort et quand il est monté, je serais morte, comme est mort Isaac. Il t’aidera à vivre et à te rappeler ce que je t’ai dit auparavant, pour le bien de tous."    

"Oh ! je me rappellerai. Tout. Et je ferai ce que tu veux, pour ton corps aussi. Je comprends aussi que les rites hébraïques ne servent plus pour toi, chrétienne, et pour toi, toute Pure, qui, j’en suis certain, ne connaîtras pas la corruption de la chair. Ton corps, déifié comme aucun autre corps de mortel, et parce que tu as été exempte de la Faute d’origine, et plus encore parce que, outre la plénitude de la Grâce, tu as contenu en toi la Grâce elle-même, le Verbe, c’est pourquoi tu es la relique la plus véritable de Lui, ne peut pas connaître la décomposition, la putréfaction de toute chair morte. Ce sera le dernier miracle de Dieu sur toi, en toi. Tu seras conservée telle que tu es..."

"Et ne pleure pas alors !" s’écrie Marie en regardant le visage bouleversé de l’apôtre, tout baigné de larmes. Et elle ajoute : "Si je me conserve telle que je suis, tu ne me perdras pas. Ne sois donc pas angoissé !"            

"Je te perdrai pareillement même si la corruption ne t’atteint pas. Je le sens, et je me sens comme pris par un ouragan de douleur. Un ouragan qui me brise et m’abat. Tu étais mon tout, surtout depuis que mes parents sont morts et que sont éloignés les autres frères de sang et de mission, et aussi le bien-aimé Margziam que Pierre a pris avec lui. Maintenant je reste seul et dans la tempête la plus forte !" et Jean tombe à ses pieds, en pleurant encore plus fort.      

Marie se penche sur lui, lui met la main sur sa tête secouée par les sanglots et lui dit : "Non, pas ainsi. Pourquoi me donnes-tu de la douleur ? Tu as été si fort sous la Croix, et c’était une scène d’horreur sans pareille, et à cause de la puissance son martyre et à cause de la haine satanique du peuple ! Si fort pour son réconfort et le mien, à cette heure ! Et aujourd’hui, au contraire, dans cette soirée de sabbat, si sereine et si calme, et devant moi qui jouis de la joie imminente que je pressens, tu es ainsi bouleversé ? ! Calme-toi. Imite, ou plutôt unis-toi à ce qu’il y a autour de nous et en moi. Tout est paix, sois en paix toi aussi. Seuls les oliviers rompent, par leur léger bruissement, le calme absolu de l’heure. Mais il est si doux ce léger bruit, qu’il semble un vol d’anges autour de la maison. Et peut-être ils y sont. Car toujours les anges m’ont été proches, un ou plusieurs, quand j’étais à un moment spécial de ma vie. Ils y furent à Nazareth, quand l’Esprit de Dieu rendit fécond mon sein vierge. Et ils furent chez Joseph, quand il était troublé et incertain à cause de mon état et de la manière de se comporter avec moi. Et à Bethléem, par deux fois, quand Jésus naquit et quand nous avons dû fuir en Égypte. Et en Égypte quand nous fut donné l’ordre de revenir en Palestine. Et s’ils n’ont pas apparu à moi, parce que le Roi des anges Lui-même était venu à moi dès sa Résurrection, les anges ont apparu aux pieuses femmes à l’aube du lendemain du sabbat et ils ont donné l’ordre de dire à toi et à Pierre ce que vous deviez faire.            

Les anges et la lumière toujours aux moments décisifs de ma vie et de celle de Jésus. Lumière et ardeur d’amour qui, descendant du Trône de Dieu vers moi, sa servante, et montant de mon cœur vers Dieu, mon Roi et Seigneur, m’unissaient à Dieu et Lui à moi, pour que s’accomplisse ce qui était écrit qu’il devait s’accomplir, et aussi pour créer un voile de lumière étendu sur les secrets de Dieu, afin que Satan et ses serviteurs ne connaissent pas, avant le temps voulu, l’accomplissement du mystère sublime de l’Incarnation.

Ce soir aussi je sens, bien que je ne les voie pas, les anges autour de moi. Et je sens grandir en moi, au dedans de moi la Lumière, une lumière insoutenable telle que celle qui m’enveloppa quand je conçus le Christ, quand je l’ai donné au monde. Lumière qui vient d’un élan d’amour plus puissant que celui que j’ai habituellement. C’est par une semblable puissance d’amour que j’ai arraché des Cieux, avant le temps, le Verbe pour qu’il devienne l’Homme et le Rédempteur. C’est par une semblable puissance d’amour, telle qu’est celle qui me pénètre ce soir, que j’espère que le Ciel me ravisse et me transporte là où j’aspire à aller avec mon esprit pour chanter, éternellement, avec le peuple des saints et les chœurs des anges, mon impérissable “Magnificat” à Dieu pour les grandes choses qu’Il a faites pour moi, sa servante."        

"Pas avec ton seul esprit probablement. Et la Terre te répondra, la Terre qui, avec ses peuples et ses nations, te glorifiera et te donnera honneur et amour, tant que le monde existera. C’est ce qu’a prédit Tobie de toi, bien que d’une manière voilée, parce que c’est toi, et non le Saint des Saints, qui as porté vraiment en toi le Seigneur. Tu as donné à Dieu, toi seule, autant d’amour que tous les Grands Prêtres, et tous les autres du Temple n’en ont donné pendant des siècles et des siècles. Un amour ardent et toute pureté. C’est pour cela que Dieu te rendra toute bienheureuse."      

"Et Il accomplira mon unique désir, mon unique volonté. Car l’amour, quand il est tellement total qu’il arrive presque à la perfection comme celui de mon Fils et Dieu, obtient tout, même ce qui paraîtrait, en jugeant humainement, impossible à obtenir. Souviens-toi de cela, Jean.  
 
Et dis-le aussi à tes frères. Vous serez tellement combattus ! Des obstacles de tout genre vous feront craindre une défaite, des massacres de la part des persécuteurs, et des défections de la part des chrétiens, à la morale... iscariotique, vous déprimeront l’esprit. Ne craignez pas. Aimez et ne craignez pas. En proportion de la façon dont vous aimerez, Dieu vous aidera et vous fera triompher de tout et de tous, On obtient tout si on devient séraphins.    

Alors l’âme, cette chose admirable, éternelle, qui est le souffle de Dieu infusé en nous, s’élance vers le Ciel, tombe comme une flamme au pied du Divin Trône, parle et Dieu l’écoute, et elle obtient du Tout Puissant ce qu’elle veut. Si les hommes savaient aimer comme le commande l’antique Loi, et comme mon Fils a aimé et enseigné à aimer, ils obtiendraient tout.  
 
C’est ainsi que j’aime. C’est pour cela que je sens que je vais cesser d’être sur la Terre, moi par excès d’amour, comme Lui est mort par excès de douleur. Voilà ! La mesure de ma capacité d’aimer est comble. Mon âme et ma chair ne peuvent plus la contenir ! L’amour en déborde, me submerge et en même temps me soulève vers le Ciel, vers Dieu, mon Fils. Et sa voix me dit : “Viens ! Sors ! Monte vers notre Trône et notre Trine embrassement !” La Terre, ce qui m’entoure, disparaît dans la grande lumière qui me vient du Ciel ! Ses bruits sont couverts par cette voix céleste ! Elle est arrivée pour moi l’heure de l’embrassement divin, mon Jean !"    

Jean s’était un peu calmé, tout en restant troublé, en écoutant Marie. Dans la dernière partie de son entretien, il la regardait extasié, et comme ravi lui aussi, le visage très pâle comme celui de Marie.  La pâleur de cette dernière se change lentement en une lumière d’une extrême candeur, il accourt près d’elle pour la soutenir et en même temps il s’écrie : "Tu es comme Jésus quand il s’est transfiguré sur le Thabor ! Ta chair resplendit comme la lune, tes vêtements brillent comme une plaque de diamant posée devant une flamme d’une extrême blancheur ! Tu n’es plus humaine, Mère ! La pesanteur et l’opacité de la chair sont disparues !

Tu es lumière ! Mais tu n’es pas Jésus. Lui, étant Dieu en plus que d’être Homme, pouvait se conduire par Lui-même, là-haut sur le Thabor, comme ici sur l’Oliveraie, dans son Ascension.

Toi, tu ne le peux pas. Tu ne peux te conduire. Viens. Je vais t’aider à mettre ton corps las et bienheureux sur ton lit, Repose-toi." Et, très affectueusement, il la conduit prés du pauvre lit sur lequel Marie s’étend sans même enlever son manteau.

Croisant les bras sur sa poitrine, et abaissant ses paupières sur ses doux yeux brillants d’amour, elle dit à Jean qui est penché sur elle : "Je suis en Dieu. Et Dieu est en moi. Pendant que je le contemple et que je sens son embrassement, dis les psaumes et des pages de l’Écriture qui se rapportent à moi, spécialement à cette heure. L’Esprit de Sagesse te les indiquera. Récite ensuite l’oraison de mon Fils; répète-moi les paroles de l’Archange annonciateur, et celles que m’adressa Élisabeth; et mon hymne de louange... Je te suivrai avec ce que j’ai encore de moi sur la Terre..."            

Jean lutte contre les pleurs qui lui montent du cœur, s’efforce de dominer l’émotion qui le trouble, de sa très belle voix qui au cours des années est devenue très semblable à celle du Christ, chose que Marie remarque en souriant et qui lui fait dire : "Il me semble avoir mon Jésus à côté de moi !". Jean entonne le psaume 118, qu’il dit presque en entier, puis les trois premiers versets du psaume 41, les huit premiers du psaume 38, le psaume 22 et le premier psaume. Il dit ensuite le Pater, les paroles de Gabriel et d’Élisabeth, le cantique de Tobie, le chapitre 24ème de l’Écclésiastique, des versets 11 à 46. Pour terminer, il entonne le “Magnificat”. Mais, arrivé au 9ème verset, il s’aperçoit que Marie ne respire plus, tout en ayant gardé une pose et une attitude naturelles, souriante, tranquille, comme si elle n’avait pas remarqué l’arrêt de la vie.            

Jean, avec un cri déchirant, se jette par terre contre le bord du lit et il appelle à plusieurs reprises Marie. Il ne sait pas se persuader qu’elle ne peut plus lui répondre, que désormais le corps n’a plus son âme vitale.        

Mais il lui faut bien se rendre à l’évidence ! Il se penche sur son visage, resté fixe avec une expression de joie surnaturelle, et des larmes abondantes pleuvent de ses yeux sur ce suave visage, sur ces mains pures, si doucement croisées sur sa poitrine. C’est l’unique bain que reçoive le corps de Marie : les pleurs de l’Apôtre de l’amour et de celui que Jésus lui a donné comme fils adoptif.        

Après la première violence de la douleur, Jean, se rappelant le désir de Marie, rassemble les pans de son ample manteau de lin, qui pendaient des bords du lit, et aussi ceux du voile, qui pendent aussi des deux côtés de l’oreiller, et étend les premiers sur le corps et les seconds sur la tête.  

Marie ressemble maintenant à une statue de marbre blanc, étendue sur le dessus d’un sarcophage. Jean la contemple longuement et des larmes tombent encore de ses yeux pendant qu’il la regarde.        

Ensuite il donne une autre disposition à la pièce en enlevant tout mobilier inutile. Il laisse seulement le lit, la petite table contre le mur, sur laquelle il place le coffre contenant les reliques; un tabouret qu’il place entre la porte qui donne sur la terrasse et le lit où gît Marie; et une console sur laquelle se trouve la lampe que Jean allume, car maintenant le soir va venir.          

Il se hâte ensuite de descendre au Gethsémani pour y cueillir autant de fleurs qu’il peut en trouver et des branches d’oliviers, dont les olives sont déjà formées. Il remonte dans la petite chambre, et à la clarté de la lampe, il dispose les fleurs et les feuillages autour du corps de Marie comme s’il était au centre d’une grande couronne.      

Pendant qu’il fait ce travail, il parle à la gisante comme si Marie pouvait l’entendre. Il dit : "Tu as toujours été le lys de la vallée, la suave rose, la belle olive, la vigne féconde, le saint épi. Tu nous as donné tes parfums, et l’Huile de Vie, et le Vin des forts, et le Pain qui préserve de la mort l’esprit de ceux qui s’en nourrissent dignement. Elles font bien autour de toi ces fleurs, simples et pures comme toi, garnies comme toi d’épines, et pacifiques comme toi. Maintenant approchons cette lampe. Ainsi, près de ton lit, pour qu’elle te veille et me tienne compagnie pendant que je te veille, en attendant au moins un des miracles que j’attends et pour l’accomplissement desquels je prie. Le premier est que, selon son désir, Pierre et les autres, que je ferai prévenir par le serviteur de Nicodème, puissent te voir encore une fois. Le second c’est que toi, ayant eu en tout un sort semblable à celui de ton Fils, tu doives comme Lui, avant la fin du troisième jour, te réveiller pour ne pas me rendre orphelin deux fois. Le troisième c’est que Dieu me donne la paix, si ce que j’espère qu’il arrive pour toi, comme c’est arrivé pour Lazare, qui ne t’était pas semblable, ne devait pas s’accomplir. Mais pourquoi cela ne devrait-il pas s’accomplir ? Ils sont redevenus vivants la fille de Jaïre, lejeune homme de Naïm, le fils de Théophile... Il est vrai qu’alors le Maître a agi... Mais Lui est avec toi, même s’il ne l’est pas d’une manière visible. Et tu n’es pas morte de maladie comme ceux que le Christ a ressuscités. Mais es-tu vraiment morte ? Morte comme meurt tout homme ? Non. Je sens que non. Ton esprit n’est plus en toi, dans ton corps, et en ce sens on pourrait parler de mort. Mais, à cause de la manière dont c’est arrivé, je pense que ce n’est qu’une séparation passagère de ton âme sans faute et pleine de grâce d’avec ton corps très pur et virginal. Il doit en être ainsi ! Il en est ainsi ! Comment et quand la réunion arrivera-t-elle avec la vie qui reviendra en toi, je ne sais pas. Mais j’en suis tellement certain que je resterai ici, à côté de toi, jusqu’à ce que Dieu, par sa parole ou par son action, me montre la vérité sur ton sort."

Jean, qui a fini de mettre tout en ordre s’assoit sur le tabouret, en mettant la lampe par terre près du lit, et il contemple, en priant, la gisante.  
     
*
SOURCE :
http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-035.htm
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Henryk le Ven 26 Déc 2014 - 14:18

Cette oraison mentale de Saint Jean se porte, pour ma part, avec l'explication de la Sainte Vierge sur son corps humain et glorieux, et avec l'apparition de Knock. Cette méditation n'as pas de mot. C'est un enchainement à la contemplation. Union de prières pour les âmes du Purgatoire, les malades, les personnes qui sont seules...
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Sam 27 Déc 2014 - 7:40

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria167


L’Assomption de Marie.


Vision du samedi 8 décembre 1951 (Fête de l'Immaculée conception)


Combien de jours sont-ils passés ? Il est difficile de l’établir sûrement. Si on en juge par les fleurs qui font une couronne autour du corps inanimé, on devrait dire qu’il est passé quelques heures. Mais si on en juge d’après le feuillage d’olivier sur lequel sont posées les fleurs fraîches, et dont les feuilles sont déjà fanées, et d’après les autres fleurs flétries, mises comme autant de reliques sur le couvercle du coffre, on doit conclure qu’il est passé déjà des journées.    

Mais le corps de Marie est tel qu’il était quand elle venait d’expirer. Il n’y a aucun signe de mort sur son visage, sur ses petites mains. Il n’y a dans la pièce aucune odeur désagréable. Au contraire il y flotte un parfum indéfinissable qui rappelle l’encens, les lys, les roses, le muguet, les plantes de montagne, mélangés.            

Jean, qui sait depuis combien de jours il veille, s’est endormi, vaincu par la lassitude. Il est toujours assis sur le tabouret, le dos appuyé au mur, près de la porte ouverte qui donne sur la terrasse. La lumière de la lanterne, posée sur le sol, l’éclaire par en dessous et permet de voir son visage, fatigué, très pâle, sauf autour des yeux rougis par les pleurs.          

L’aube doit maintenant être commencée car sa faible clarté permet de voir la terrasse et les oliviers qui entourent la maison. Cette clarté se fait toujours plus forte et, pénétrant par la porte, elle rend plus distincts les objets mêmes de la chambre, ceux qui, étant éloignés de la lampe, pouvaient à peine être entrevus.      

Tout d’un coup une grande lumière remplit la pièce, une lumière argentée, nuancée d’azur, presque phosphorique, et qui croît de plus en plus, qui fait disparaître celle de l’aube et de la lampe. C’est une lumière pareille à celle qui inonda la Grotte de Bethléem au moment de la Nativité divine. Puis, dans cette lumière paradisiaque, deviennent visibles des créatures angéliques, lumière encore plus splendide dans la lumière déjà si puissante apparue d’abord. Comme il était déjà arrivé quand les anges apparurent aux bergers, une danse d’étincelles de toutes couleurs se dégage de leurs ailes doucement mises en mouvement d’où il vient une sorte de murmure harmonieux, arpégé, très doux.    

Les créatures angéliques forment une couronne autour du petit lit, se penchent sur lui, soulèvent le corps immobile et, en agitant plus fortement leurs ailes, ce qui augmente le son qui existait d’abord, par un vide qui s’est par prodige ouvert dans le toit, comme par prodige s’était ouvert le Tombeau de Jésus, elles s’en vont, emportant avec eux le corps de leur Reine, son corps très Saint, c’est vrai, mais pas encore glorifié et encore soumis aux lois de la matière, soumission à laquelle n’était plus soumis le Christ parce qu’il était déjà glorifié quand il ressuscita.    

Le son produit par les ailes angéliques est maintenant puissant comme celui d’un orgue.

Jean, qui tout en restant endormi s’était déjà remué deux ou trois fois sur son tabouret, comme s’il était troublé par la grande lumière et par le son des voix angéliques, est complètement réveillé par ce son puissant et par un fort courant d’air qui, descendant par le toit découvert et sortant par la porte ouverte, forme une sorte de tourbillon qui agite les couvertures du lit désormais vide et les vêtements de Jean, et qui éteint la lampe et ferme violemment la porte ouverte.

L’apôtre regarde autour de lui, encore à moitié endormi, pour se rendre compte de ce qui arrive. Il s’aperçoit que le lit est vide et que le toit est découvert. Il se rend compte qu’il est arrivé un prodige. Il court dehors sur la terrasse et, comme par un instinct spirituel, ou un appel céleste, il lève la tête, en protégeant ses yeux avec sa main pour regarder, sans avoir la vue gênée par le soleil qui se lève.            

Et il voit. Il voit le corps de Marie, encore privé de vie et qui est en tout pareil à celui d’une personne qui dort, qui monte de plus en plus haut, soutenu par une troupe angélique. Comme pour un dernier adieu, un pan du manteau et du voile s’agitent, peut-être par l’action du vent produit par l’assomption rapide et le mouvement des ailes angéliques. Des fleurs, celles que Jean avait disposées et renouvelées autour du corps de Marie, et certainement restées dans les plis des vêtements, pleuvent sur la terrasse et sur le domaine du Gethsémani, pendant que l’hosanna puissant de la troupe angélique se fait toujours plus lointain et donc plus léger.    

Jean continue à fixer ce corps qui monte vers le Ciel et, certainement par un prodige qui lui est accordé par Dieu, pour le consoler et le récompenser de son amour pour sa Mère adoptive, il voit distinctement que Marie, enveloppée maintenant par les rayons du soleil qui s’est levé, sort de l’extase qui a séparé son âme de son corps, redevient vivante, se dresse debout, car maintenant elle aussi jouit des dons propres aux corps déjà glorifiés.      

Jean regarde, regarde. Le miracle que Dieu lui accorde lui donne de pouvoir, contre toutes les lois naturelles, voir Marie qui maintenant qu’elle monte rapidement vers le Ciel est entourée, sans qu’on l’aide à monter, par les anges qui chantent des hosannas. Jean est ravi par cette vision de beauté qu’aucune plume d’homme, qu’aucune parole humaine, qu’aucune œuvre d’artiste ne pourra jamais décrire ou reproduire, car c’est d’une beauté indescriptible.          

Jean, en restant toujours appuyé au muret de la terrasse, continue de fixer cette splendide et resplendissante forme de Dieu - car réellement on peut parler ainsi de Marie, formée d’une manière unique par Dieu, qui l’a voulue immaculée, pour qu’elle fût une forme pour le Verbe Incarné — qui monte toujours plus haut. Et c’est un dernier et suprême prodige que Dieu-Amour accorde à celui qui est son parfait aimant : celui de voir la rencontre de la Mère très Sainte avec son Fils très Saint qui, Lui aussi splendide et resplendissant, beau d’une beauté indescriptible, descend rapidement du Ciel, rejoint sa Mère et la serre sur son cœur et ensemble, plus brillants que deux astres, s’en vont là d’où Lui est venu. La vision de Jean est finie.        

5Il baisse la tête. Sur son visage fatigué on peut voir à la fois la douleur de la perte de Marie et la joie de son glorieux sort. Mais désormais la joie dépasse la douleur.      

Il dit : "Merci, mon Dieu ! Merci ! J’avais pressenti que cela serait arrivé. Et je voulais veiller pour ne perdre aucun détail de son Assomption. Mais cela faisait trois jours que je ne dormais pas ! Le sommeil, la lassitude, joints à la peine, m’ont abattu et vaincu justement quand l’Assomption était imminente... Mais peut-être c’est Toi qui l’as voulu, ô mon Dieu, pour ne pas troubler ce moment et pour que je n’en souffre pas trop... Oui. Certainement c’est Toi qui l’as voulu, comme maintenant tu voulais que je voie ce que sans un miracle je n’aurais pu voir. Tu m’as accordé de la voir encore, bien que déjà si loin, déjà glorifiée et glorieuse, comme si elle avait été tout prés. Et de revoir Jésus ! Oh ! vision bienheureuse, inespérée, inespérable ! Oh ! don des dons de Jésus-Dieu à son Jean ! Grâce suprême ! Revoir mon Maître et Seigneur ! Le voir Lui près de sa Mère ! Lui semblable au soleil et elle à la lune, tous les deux d’une splendeur inouïe, à la fois parce que glorieux et pour leur bonheur d’être réunis pour toujours ! Que sera le Paradis maintenant que vous y resplendissez, Vous, astres majeurs de la Jérusalem céleste ? Quelle est la joie des chœurs angéliques et des saints ? Elle est telle la joie que m’a donnée la vision de la Mère avec le Fils, une chose qui fait disparaître toute sa peine, toute leur peine, même, que la mienne aussi disparaît, et en moi la paix la remplace.            

Des trois miracles que j’avais demandés à Dieu, deux se sont accomplis. J’ai vu la vie revenir en Marie, et je sens que la paix est revenue en moi. Toute mon angoisse cesse car je vous ai vus réunis dans la gloire. Merci pour cela, ô Dieu.      

Et merci pour m’avoir donné manière, même pour une créature très sainte, mais toujours humaine, de voir quel est le sort des saints, quelle sera après le jugement dernier, et la résurrection de la chair et leur réunion, leur fusion avec l’esprit, monté au Ciel à l’heure de la mort. Je n’avais pas besoin de voir pour croire, car j’ai toujours cru fermement à toutes les paroles du Maître. Mais beaucoup douteront qu’après des siècles et des millénaires, la chair, devenue poussière, puisse redevenir un corps vivant. À ceux-là je pourrai dire, en le jurant sur les choses les plus élevées, que non seulement le Christ est redevenu vivant par sa propre puissance divine, mais que sa Mère aussi, trois jours après sa mort, si on peut appeler mort une telle mort, a repris vie et avec sa chair réunie à son corps elle a pris son éternelle demeure au Ciel à côté de son Fils.  Je pourrai dire : “Croyez, vous tous chrétiens, à la résurrection de la chair à la fin des siècles, et à la vie éternelle des âmes et des corps, vie bienheureuse pour les saints, horrible pour les coupables impénitents. Croyez et vivez en saints, comme ont vécu en saints Jésus et Marie, pour avoir le même sort. J’ai vu leurs corps monter au Ciel. Je puis vous en rendre témoignage. Vivez en justes pour pouvoir un jour être dans le nouveau monde éternel, en âme et en corps, près de Jésus-Soleil et près de Marie, Étoile de toutes les étoiles”. Merci encore, ô Dieu !

Et maintenant recueillons ce qui reste d’elle. Les fleurs tombées de ses vêtements, les feuillages des oliviers restés sur le lit, et conservons-les. Tout servira... Oui, tout servira pour aider et consoler mes frères que j’ai en vain attendus. Tôt ou tard, je les retrouverai..."

Il ramasse aussi les pétales des fleurs qui se sont effeuillées en tombant, et rentre dans la pièce en les gardant dans un pli de son vêtement.    

Il remarque alors avec plus d’attention l’ouverture du toit et s’écrie : "Un autre prodige ! Et une autre admirable proportion dans les prodiges de la vie de Jésus et de Marie ! Lui, Dieu, est ressuscité par Lui-même, et par sa seule volonté il a renversé la pierre du Tombeau, et par sa seule puissance il est monté au Ciel. Par Lui-même. Marie, toute Sainte, mais fille d’homme, c’est par l’aide des anges que lui fut ouvert le passage pour son Assomption au Ciel, et c’est toujours avec l’aide des anges qu’elle est montée là-haut. Pour le Christ, l’esprit revint animer son Corps pendant qu’il était sur la Terre, car il devait en être ainsi pour faire taire ses ennemis et pour confirmer dans la foi tous ses fidèles. Pour Marie, son esprit est revenu quand son corps très saint était déjà sur le seuil du Paradis, parce que pour elle il ne fallait pas autre chose. Puissance parfaite de l’Infinie Sagesse de Dieu !..."        

Jean ramasse maintenant dans un linge les fleurs et les feuillages restés sur le lit, y met ceux qu’il a ramassés dehors, et il les dépose tous sur le couvercle du coffre. Puis il l’ouvre et y place le coussinet de Marie, la couverture du lit. Il descend dans la cuisine, rassemble les autres objets dont elle se servait : le fuseau et la quenouille, sa vaisselle, et les met avec les autres choses. Il ferme le coffre et s’assoit sur le tabouret en s’écriant :

Maintenant tout est accompli aussi pour moi ! Maintenant je puis m’en aller, librement, là où l’Esprit de Dieu me conduira. Aller ! Semer la divine Parole que le Maître m’a donnée pour que je la donne aux hommes. Enseigner l’Amour. L’enseigner pour qu’ils croient dans l’Amour et sa puissance. Leur faire connaître ce qu’a fait le Dieu-Amour pour les hommes. Son Sacrifice et son Sacrement et Rite perpétuels, par lesquels, jusqu’à la fin des siècles, nous pourrons être unis à Jésus-Christ par l’Eucharistie et renouveler le Rite et le Sacrifice comme Lui a commandé de le faire. Tous dons de l’Amour parfait ! Faire aimer l’Amour pour qu’ils croient en Lui, comme nous y avons cru et y croyons. Semer l’Amour pour que soit abondante la moisson et la pêche pour le Seigneur. L’amour obtient tout. Marie me l’a dit dans ses dernières paroles, à moi, qu’elle a justement défini, dans le Collège Apostolique, celui qui aime, l’aimant par excellence, l’opposé de l’Iscariote qui été la haine, comme Pierre l’impétuosité, et André la douceur, les fils d’Alphée la sainteté et la sagesse unies à la noblesse des manières, et ainsi de suite. Moi, l’aimant, maintenant que je n’ai plus le Maître et sa Mère à aimer sur la Terre, j’irai répandre l’amour parmi les nations.

L’amour sera mon arme et ma doctrine. Et avec lui je vaincrai le démon, le paganisme et je conquerrai beaucoup d’âmes. Je continuerai ainsi Jésus et Marie, qui ont été l’amour parfait sur la Terre."  
       
*

SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-036.htm
TOME : 10 / 36
https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t18376-oeuvre-de-maria-valtorta-presentation-des-disciples-de-jesus




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Maud
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Dim 28 Déc 2014 - 7:18

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Considérations et explications sur l’Assomption et le Passage de Marie Très Sainte.


Vision du dimanche 18 avril 1948


Marie dit   

"Ai-je été morte ? Oui, si on veut appeler mort la séparation d’avec le corps de la partie noble de l’esprit. Non, si par mort on entend la séparation d’avec le corps de l’âme qui le vivifie, la corruption de la matière qui n’est plus vivifiée par l’âme, et d’abord le caractère lugubre du tombeau et, d’abord parmi toutes ces choses, la douleur de la mort.    

Comment je suis morte, ou plutôt comment je suis passée de la Terre au Ciel, d’abord avec la partie immortelle, puis avec celle qui est périssable ? Comme il était juste pour Celle qui n’a pas connu la tache de la faute.  

Ce soir-là, avait déjà commencé le repos du sabbat, je parlais avec Jean. De Jésus, de ses affaires. La soirée était pleine de paix. Le sabbat avait éteint tout bruit de travaux humains et l’heure éteignait toute voix d’homme ou d’oiseau. Seuls autour de la maison les oliviers bruissaient au vent du soir, et il semblait qu’un vol d’anges effleurait les murs de la maisonnette solitaire.        

Nous parlions de Jésus, du Père, du Royaume des Cieux. Parler de la Charité et du Royaume de la Charité, c’est s’enflammer d’un feu vivant, consumer les liens de la matière afin de libérer l’esprit pour ses vols mystiques. Et si le feu est retenu dans les limites que Dieu met pour conserver les créatures sur la Terre à son service, on peut vivre et brûler, en trouvant dans son ardeur non pas un épuisement mais un achèvement de vie. Mais quand Dieu enlève les limites et laisse au Feu divin la liberté de pénétrer et d’attirer à Lui l’esprit sans aucune mesure, alors l’esprit, à son tour en répondant sans mesure à l’Amour, se sépare de la matière et il vole là où l’Amour le pousse et l’invite. Et c’est la fin de l’exil et le retour à la Patrie.          

Ce soir-là, à l’ardeur irrésistible, à la vitalité sans mesure de mon esprit, s’unit une douce langueur, un mystérieux sentiment d’éloignement de la matière, de ce qui l’entourait, comme si le corps s’endormait par lassitude, alors que l’intellect, encore plus vivant dans son raisonnement, s’abîmait dans les divines splendeurs. Jean, témoin affectueux et prudent de toute ma conduite depuis qu’il était devenu mon fils adoptif, selon la volonté de mon Unique, me persuada doucement de me reposer sur mon lit et me veilla en priant.            

Le dernier son que j’entendis sur la Terre ce fut le murmure des paroles de Jean, l’apôtre vierge. Ce fut pour moi comme la berceuse d’une mère près d’un berceau. Elles accompagnèrent mon esprit dans la dernière extase, trop sublime pour être dite. Elles l’accompagnèrent jusqu’au Ciel.            

Jean, unique témoin de ce suave mystère, m’arrangea seul, en m’enveloppant dans mon manteau blanc, sans changer le vêtement et le voile, sans me laver ni m’embaumer. L’esprit de Jean, comme on le voit clairement par ses paroles du second épisode de ce cycle qui va de la Pentecôte à mon Assomption, savait déjà que mon corps ne serait pas corrompu et instruisit l’Apôtre de ce qu’il fallait faire. Et lui, chaste, affectueux, prudent à l’égard des mystères de Dieu et de ses compagnons éloignés, pensa qu’il fallait garder le secret et attendre les autres serviteurs de Dieu, pour qu’ils me voient encore et tirent de cette vue réconfort et aide pour les peines et les fatigues de leurs missions. Il attendit, comme s’il était sûr de leur venue.        

Mais différent était le décret de Dieu, bon comme toujours pour le Préféré, juste comme toujours pour tous les croyants. Au premier Il alourdit ses paupières pour que le sommeil empêcha le déchirement de se voir enlever aussi mon corps.  Il a donné aux croyants une vérité de plus pour les porter à croire en la résurrection de la chair, à la récompense d’une vie éternelle et bienheureuse accordée aux justes, dans les vérités les plus puissantes et les plus douces du Nouveau Testament : mon Immaculée Conception, ma divine Maternité virginale, dans la Nature divine et humaine de mon Fils, vrai Dieu et vrai Homme, né non par une volonté charnelle mais par des épousailles divines et une semence divine déposée dans mon sein, et enfin pour qu’ils croient qu’au Ciel se trouve mon Cœur de Mère des hommes, palpitant d’un amour anxieux pour tous : justes et pécheurs, désireux de vous avoir tous avec lui, dans la Patrie bienheureuse, pour l’éternité.    

 Quand les anges m’enlevèrent de la maisonnette, mon esprit était-il déjà revenu en moi ? Non. Mon esprit ne devait plus redescendre sur la Terre. Il était en adoration devant le Trône de Dieu. Mais quand la Terre, l’exil, le temps et le lieu de la séparation d’avec mon Seigneur Un et Trin furent abandonnés pour toujours, mon esprit revint resplendir au centre de mon âme en tirant la chair de sa dormition. Il est donc juste de dire que je suis montée au Ciel en corps et en âme, non par mes propres moyens, comme il est arrivé pour Jésus, mais avec l’aide des anges.  

Je me suis réveillée de cette mystérieuse et mystique dormition, je me suis levée, j’ai volé enfin parce que ma chair avait obtenu la perfection des corps glorifiés. Et j’aimai. J’aimai mon Fils retrouvé et mon Seigneur Un et Trin, je l’aimai comme c’est le destin de tous les éternels vivants."  

"Quand fut venue sa dernière heure, comme un lys épuisé qui, après avoir exhalé tous ses parfums, se penche sous les étoiles et ferme son blanc calice, Marie, ma Mère, s’étendit sur son lit et ferma les yeux à tout ce qui l’entourait pour se recueillir dans une dernière et sereine contemplation de Dieu.    

Penché sur son repos, l’ange de Marie attendait anxieusement que l’urgence de l’extase sépare de la chair cet esprit, au temps marqué par le décret de Dieu, et le sépare pour toujours de la Terre pendant que déjà descendait des Cieux le doux et attrayant commandement de Dieu.    

Penché, de son côté, sur ce mystérieux repos, Jean, ange de la Terre, veillait aussi la Mère qui allait le quitter. Et quand il la vit éteinte, il la veilla encore pour qu’à l’abri des regards profanes et curieux, elle restât même au-delà de la mort l’Immaculée Epouse et Mère de Dieu qui dormait si belle et tranquille.          

Une tradition dit que dans l’urne de Marie, rouverte par Thomas, on ne trouva que des fleurs. Pure légende. Aucun tombeau n’a englouti la dépouille de Marie, car, au sens humain, il n’y a jamais eu une dépouille de Marie, car Marie n’est pas morte comme meurt quiconque a eu la vie.

Elle s’était seulement, par décret divin, séparée de l’esprit et avec lui, qui l’avait précédée, se réunit sa chair très sainte. Inversant les lois habituelles, selon lesquelles l’extase finit quand cesse le ravissement, c’est-à-dire quand l’esprit revient à l’état normal, ce fut le corps de Marie qui revint s’unir à l’esprit après le long arrêt sur le lit funèbre.        

Tout est possible à Dieu. Je suis sorti du Tombeau sans d’autre aide que ma puissance. Marie est venue à Moi, à Dieu, au Ciel, sans connaître le tombeau avec sa pourriture horrible et lugubre. C’est un des miracles les plus éclatants de Dieu. Pas unique, en vérité, si on se rappelle Hénoch et Élie qui, étant chers au Seigneur, furent enlevés à la Terre sans connaître la mort et furent transportés autre part en un lieu connu de Dieu seul et des célestes habitants des Cieux. Ils étaient justes, mais toujours un rien par rapport à ma Mère, inférieure, en sainteté, seulement à Dieu.      
           
C’est pour cela qu’il n’y a pas de reliques du corps et du tombeau de Marie, car Marie n’a pas eu de tombeau et son corps a été élevé au Ciel."          

"Ce fut une extase la conception de mon Fils. Une plus grande extase de le mettre au jour. L’extase des extases mon passage de la Terre au Ciel. C’est seulement durant la Passion qu’aucune extase ne rendit supportable mon atroce souffrance.      

La maison, d’où je suis montée au Ciel, était une des innombrables générosités de Lazare, pour Jésus et sa Mère. La petite maison du Gethsémani, près du lieu de son Ascension. Inutile d’en chercher les restes. Dans la destruction de Jérusalem par les romains, elle fut dévastée et ses ruines furent dispersées au cours des siècles."        

"Comme fut pour moi une extase la naissance de mon Fils, et comment du ravissement en Dieu, qui me prit à cette heure, je revins présente à moi-même et à la Terre, avec mon enfant dans les bras, ainsi ce qu’on appelle improprement ma mort, ce fut un ravissement en Dieu.  

Me fiant à la promesse que j’avais eue dans la splendeur du matin de la Pentecôte, j’ai pensé que l’approche du moment de la dernière venue de l’Amour, pour me ravir en Lui, devrait se manifester par un accroissement du feu d’amour qui toujours me brûlait. Et je ne me suis pas trompée.          

De mon côté plus la vie avançait, plus grandissait en moi le désir de me fondre dans l’Éternelle Charité. J’y étais poussée par le désir de me réunir à mon Fils, et la certitude que je n’aurais jamais fait autant pour les hommes que quand j’aurais été, orante et opérante pour eux, au pied du Trône de Dieu. Et avec un mouvement toujours plus enflammé et plus rapide, avec toutes les forces de mon âme, je criais au Ciel : “Viens, Seigneur Jésus ! Viens, Éternel Amour !”    

 L’Eucharistie, qui était pour moi comme la rosée pour une fleur assoiffée, était vie pour moi, oui, mais plus le temps passait plus elle devenait insuffisante pour satisfaire l’irrésistible anxiété de mon cœur. Il ne me suffisait plus de recevoir en moi mon Fils Divin et de le porter au dedans de moi dans les Espèces Sacrées comme je l’avais porté dans ma chair virginale. Tout moi-même voulait le Dieu Un et Trin, mais pas sous les voiles choisis par mon Jésus pour cacher l’ineffable mystère de la Foi, mais tel qu’il était, est, et sera au centre du Ciel.        

Mon Fils Lui-même, dans ses transports eucharistiques, me brûlait par des embrassements de désir infini et chaque fois qu’il venait en moi avec la puissance de son amour, il m’arrachait pour ainsi l’âme dans son premier élan, puis il restait avec une tendresse infinie en m’appelant “Maman !”, et je le sentais anxieux de m’avoir avec Lui.        

Je ne désirais plus autre chose. Je n’avais même plus le désir de protéger l’Église naissante, dans les derniers temps de ma vie mortelle. Tout était disparu dans le désir de posséder Dieu par la conviction que j’avais de tout pouvoir quand on le possède.  Arrivez, ô chrétiens, à ce total amour. Tout ce qui est terrestre perd sa valeur. Ne regardez que Dieu. Quand vous serez riches de cette pauvreté de désir, qui est une richesse incommensurable, Dieu se penchera sur votre esprit pour l’instruire d’abord, pour le prendre ensuite, et vous monterez avec lui vers le Père, le Fils, l’Esprit-Saint, pour les Connaître et les aimer pendant la bienheureuse éternité, et pour posséder leurs richesses de grâces pour vos frères. On n’est jamais si actif pour les frères que quand on n’est plus parmi eux, mais que l’on est des lumières réunies à la Divine Lumière.  

L’approche de l’Amour Éternel fut marquée par ce que je pensais. Tout perdit lumière et couleur, voix et présence sous la splendeur et la Voix qui, en descendant des Cieux Ouverts à mon regard spirituel, s’abaissaient sur moi pour cueillir mon âme. On dit que j’aurais jubilé d’être assistée à cette heure par mon Fils. Mais mon doux Jésus était bien présent avec le Père quand l’Amour, c’est-à-dire l’Esprit-Saint, troisième Personne de la Trinité Eternelle, me donna le troisième baiser de ma vie, ce baiser si puissamment divin que mon âme s’exhala en lui, en se perdant dans la contemplation comme une goutte de rosée aspirée par le soleil dans le calice d’un lys.        

Et je suis montée avec mon esprit et ses hosannas aux pieds des Trois que j’avais toujours adorés. Puis, au moment voulu, comme une perle dans un chaton de feu, aidée d’abord, puis suivie par la troupe des esprits angéliques venus pour m’assister dans le jour éternel de ma naissance céleste, attendue déjà dès le seuil des Cieux par mon Jésus, et sur leur seuil par mon juste époux de la Terre, par les Rois et Patriarches de ma race, par les premiers saints et martyrs, je suis entrée comme Reine, après tant de douleur et tant d’humilité de pauvre servante de Dieu, dans le Royaume de la joie sans limite.    

Et le Ciel s’est refermé sur la joie de me posséder, d’avoir sa Reine dont la chair, unique entre toutes les chairs mortelles, connaissait la glorification avant la Résurrection finale et le dernier jugement."    

"Mon humilité ne pouvait me permettre de penser qu’il m’était réservée tant de gloire au Ciel. Il y avait dans ma pensée la quasi certitude que ma chair humaine, sanctifiée pour avoir porté Dieu, n’aurait pas connu la corruption, puisque Dieu est Vie et quand Il sature et emplit de Lui-même une créature, son action est comme les aromates qui préservent de la corruption de la mort.          

Moi, non seulement j’étais restée Immaculée, non seulement j’avais été unie à Dieu par un chaste et fécond embrassement, mais je m’étais saturée, jusque dans mes plus secrètes profondeurs, des émanations de la Divinité cachée dans mon sein et occupée à se voiler de chair mortelle. Mais que la bonté de l’Éternel aurait réservé à sa servante la joie de sentir de nouveau sur mes membres le contact de la main de mon Fils, son embrassement, son baiser et d’entendre de nouveau sa voix de mes oreilles, de voir de mes yeux son visage, je ne pensais pas que cela me serait accordé et je ne le désirais pas. Il m’aurait suffi que ces béatitudes soient accordées à mon esprit et de cela aurait déjà été empli de félicité mon moi.          

Mais, c’est pour témoigner de sa première pensée créatrice en ce qui concerne l’homme destiné par Lui, Créateur, à vivre en passant sans mourir du Paradis terrestre au céleste, dans le Royaume éternel, que Dieu m’a voulue, moi, Immaculée, au Ciel en âme et en corps sitôt finie ma vie terrestre.    

Moi, je suis le témoignage de ce que Dieu avait pensé et voulu pour l’homme : une vie innocente et ignorant les fautes, un tranquille passage de cette vie à la Vie éternelle comme quelqu’un qui franchit le seuil d’une maison pour entrer dans un palais, l’homme avec son être complet fait d’un corps matériel et d’une âme spirituelle serait passé de la Terre au Ciel, en augmentant la perfection de son moi que lui a donnée Dieu, de la perfection complète à la fois de la chair et de l’esprit qui était, dans la pensée divine, destinée à toute créature qui serait restée fidèle à Dieu et à la Grâce. Cette perfection, l’homme l’aurait atteinte dans la pleine lumière qui existe aux Cieux et les remplit, venant de Dieu, Soleil éternel qui les illumine.      

Devant les Patriarches, les Prophètes et les Saints, devant les Anges et les Martyrs, Dieu m’a mise, montée en corps et en âme à la gloire des Cieux, et Il a dit :  

"Voici l’œuvre parfaite du Créateur. Voici ce que J’ai créé à ma plus véritable image et ressemblance entre tous les fils de l’homme, fruit d’un chef-d’œuvre de création divine, merveille de l’Univers qui voit renfermé en un seul être le divin dans son esprit éternel comme Dieu et comme Lui spirituel, intelligent, libre et saint, et la créature matérielle dans la plus sainte et la plus innocente des chairs, devant laquelle tout autre vivant, dans les trois règnes de la création, est obligé de s’incliner. Voilà le témoignage de mon amour pour l’homme pour lequel j’ai voulu un organisme parfait et le sort bienheureux d’une vie éternelle dans mon Royaume. Voilà le témoignage de mon pardon pour l’homme auquel, par la volonté d’un Trine Amour, J’ai accordé de se réhabiliter et de se recréer à mes yeux. C’est la mystique pierre de touche, c’est l’anneau qui unit l’homme à Dieu, c’est Celle qui ramène les temps aux premiers jours et donne à mes yeux divins la joie de contempler une Eve telle que Je l’ai créée, et maintenant devenue encore plus belle et plus sainte parce qu’elle est la Mère de mon Verbe, et la Martyre du plus grand pardon. Pour son Cœur Immaculé qui n’a jamais connu aucune tache, même la plus légère, J’ouvre les trésors du Ciel, et pour sa tête qui n’a jamais connu l’orgueil, Je fais de ma splendeur un diadème et Je la couronne puisqu’elle est pour Moi la plus sainte, pour qu’elle soit votre Reine".            

Dans le Ciel il n’y a pas de larmes. Mais au lieu des larmes de joie qu’auraient eu les esprits s’il leur avait été accordé de pleurer, liquide qui coule par suite d’une émotion, il y eut, après ces divines paroles, un rayonnement de lumières, un changement de splendeurs en de plus vives splendeurs, une ardeur de flammes de charité en un feu plus ardent, un son insurpassable et indescriptible d’harmonies célestes auxquelles s’unit la voix de mon Fils pour louer Dieu le Père et sa Servante éternellement bienheureuse."          

"Il y a une différence entre la séparation de l’âme d’avec le corps pour une vraie mort, et la séparation momentanée de l’esprit d’avec le corps et d’avec l’âme qui le vivifie par extase ou ravissement contemplatif.        

Alors que la séparation de l’âme d’avec le corps provoque la mort vraie, la contemplation extatique, c’est-à-dire l’évasion temporaire de l’esprit hors des barrières des sens et de la matière, ne provoque pas la mort. Et cela parce que l’âme ne se détache pas et ne se sépare pas totalement d’avec le corps, mais le fait seulement avec sa partie la plus excellente qui se plonge dans les feux de la contemplation.    

Tous les hommes, tant qu’ils sont en vie, ont en eux l’âme morte par suite du péché ou vivante par la justice, mais seuls les grands aimants de Dieu atteignent la contemplation vraie.

Cela tend à montrer que l’âme, qui conserve l’existence tant qu’elle est unie au corps - et cette particularité est pareille en tous les hommes - possède en elle-même une partie plus excellente : l’âme de l’âme, ou l’esprit de l’esprit, qui chez les justes sont très forts, alors que chez ceux qui ont cessé d’aimer Dieu et sa Loi, ne serait-ce que par la tiédeur ou les péchés véniels, ils deviennent faibles, privant la créature de la capacité de contempler et de connaître, autant que peut le faire une créature humaine, selon le degré de perfection qu’elle a atteint, Dieu et ses éternelles vérités.    

Plus la créature aime Dieu et le sert de toutes ses forces et possibilités, et plus la partie la plus excellente de son esprit augmente sa capacité de connaître, de contempler, de pénétrer les éternelles vérités.            

L’homme, doué d’une âme rationnelle, est une capacité que Dieu emplit de Lui-même. Marie, étant la plus sainte de toutes les créatures après le Christ, a été une capacité comble, jusqu’à déborder sur ses frères dans le Christ de tous les siècles, et pendant les siècles des siècles, de Dieu, de ses grâces, de sa charité et de ses miséricordes.

Elle a trépassé, submergée par les flots de l’amour. Maintenant, au Ciel, devenue un océan d’amour, elle déborde sur les fils qui lui sont fidèles, et aussi sur les fils prodigues, ses flots de charité pour le salut universel, elle qui est la Mère universelle de tous les hommes."          

*      

SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-037.htm
TOME : 10 /37




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Maud
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Lun 29 Déc 2014 - 7:29

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Maria171


Adieu à l’œuvre.

Les raisons du don de cette œuvre à notre époque.

Jésus dit :        

"Les raisons qui m’ont poussé à éclairer et à dicter les épisodes et les paroles que j’ai adressées au petit Jean sont multiples, en plus de la joie de communiquer une exacte connaissance de Moi à cette âme victime et aimante.  
         
Mais l’âme de tout cela c’est mon amour pour l’Église enseignante et militante et le désir d’aider les âmes dans leur montée vers la perfection. De me connaître, cela aide à monter. Ma Parole est Vie.    

Je nomme les principales :

1. Combattre les erreurs

Les raisons que j’ai dites dans la dictée du 18-1-47 que le petit Jean mettra ici intégralement .C’est la raison la plus grande car vous allez périr et je veux vous sauver.

3 février 1947    
     
"La raison la plus profonde du don de cette œuvre, c’est qu’en ces temps où le modernisme, condamné par mon St Vicaire Pie X, se corrompt pour donner naissance à des doctrines toujours plus nuisibles, la sainte Église, représentée par mon Vicaire, ait des ressources de plus pour combattre ceux qui nient :    

- le caractère surnaturel des dogmes;            

- la divinité du Christ;            

- la Vérité du Christ, Dieu et Homme, réel et parfait comme elle nous a été transmise aussi bien par la foi que par son histoire (Évangile, Actes des Apôtres, Lettres apostoliques, tradition);      

- la doctrine de Paul et de Jean et des conciles de Nicée, Éphèse et Chalcédoine, comme ma vraie doctrine enseignée verbalement par Moi;    

- ma science illimitée parce que divine et parfaite;      

- l’origine divine des dogmes, des Sacrements de l’Église Une, Sainte, Catholique, Apostolique;            

- l’universalité et la continuité, jusqu’à la fin des siècles, de l’Évangile donné par Moi et pour tous les hommes;      

- la nature parfaite, dés le début, de ma doctrine qui ne s’est pas formée comme elle est à travers des transformations successives, mais est telle qu’elle a été donnée : Doctrine du Christ, du temps de la Grâce, du Royaume des Cieux et du Royaume de Dieu en vous, divine, parfaite, immuable, Bonne Nouvelle pour tous ceux qui ont soif de Dieu.        

Au dragon rouge aux sept têtes, aux dix cornes et aux sept diadèmes sur sa tête, qui par la queue tire le tiers des étoiles du ciel et les précipite en bas - et en vérité je vous dis qu’elles sont précipitées encore plus bas que sur la terre - et qui persécute la Femme; aux bêtes de la mer et de la terre que beaucoup trop adorent, séduits comme ils le sont par leurs aspects et leurs prodiges, opposez mon Ange qui vole au milieu du ciel en tenant l’Évangile Éternel bien ouvert même sur les Pages closes jusqu’ici, pour que les hommes puissent se sauver, grâce à sa lumière. des spires du grand serpent aux sept gueules, qui veut les noyer dans ses ténèbres, et qu’à mon retour je retrouve encore la foi et la charité dans le cœur de ceux qui auront persévéré et qu’ils soient plus nombreux que ce que le travail de Satan et des hommes laisse espérer qu’ils puissent être.

2. Réveiller l'amour de l'Évangile


Réveiller chez les Prêtres et chez les laïcs un vif amour pour l’Évangile et pour ce qui se rapporte au Christ. Avant tout, une charité renouvelée pour ma Mère, dans les prières de laquelle réside le secret du salut du monde. C’est Elle, ma Mère, qui est la victorieuse du Dragon maudit.        

Aidez sa puissance par votre amour renouvelé envers Elle et par votre foi renouvelée et votre connaissance de ce qui s’y rapporte. C’est Marie qui a donné au monde le Sauveur. C’est encore d’Elle que le monde aura le salut.

3. Montrer les diverses manières de conduire les âmes

Donner aux maîtres spirituels et aux directeurs d’âmes une aide pour leur ministère, en étudiant le monde des esprits différents qui a vécu autour de Moi et des diverses manières dont je me suis servi pour les sauver.            

Ce serait on effet une sottise de vouloir employer une méthode unique pour toutes les âmes. Différente est la manière d’attirer à la Perfection un juste qui y tend spontanément, de celle qu’il faut employer pour celui qui est croyant mais pécheur, de celle dont il faut user pour un gentil. Vous en avez tant même parmi vous, si vous arrivez à juger gentils, comme les juge votre Maître, les pauvres êtres qui ont substitué au vrai Dieu l’idole de la puissance et de la force, ou de l’or, ou de la luxure, ou de l’orgueil de leur savoir. Et différente est la manière à employer pour sauver les modernes prosélytes, c’est-à-dire ceux qui ont accepté l’idée chrétienne mais non l’appartenance à la cité chrétienne, en appartenant aux Églises séparées. Qu’on ne méprise personne, et moins que toutes autres ces brebis égarées. Aimez-les et cherchez à les ramener au Bercail Unique pour que s’accomplisse le désir du Pasteur Jésus.        

Certains objecteront en lisant cette œuvre : “Il ne ressort pas de l’Évangile que Jésus ait eu des contacts avec des romains ou des grecs, et nous rejetons donc ces pages”. Que de choses ne ressortent pas de l’Évangile, ou transparaissent à peine derrière d’épais rideaux de silence que les Évangélistes ont laissé tomber à cause de leur infrangible mentalité d’hébreux à propos d’épisodes qu’ils n’approuvaient pas ! Croyez-vous connaître tout ce que j’ai fait ?            

En vérité je vous dis que même après avoir lu et accepté cette illustration de ma vie publique, vous ne connaissez pas tout de Moi. J’aurais fait mourir, dans la fatigue d’être le chroniqueur de toutes les journées de mon ministère, et de toutes les actions accomplies en chacune de ces journées, mon petit Jean si je lui avais fait connaître tout pour qu’il vous transmette tout ! “Il y a ensuite d’autres choses faites par Jésus dont je crois que si on les écrivait une par une le monde ne pourrait contenir les livres que l’on devrait écrire” dit Jean . A part l’hyperbole, en vérité je vous dis que si on avait dû écrire toutes les actions particulières, toutes mes instructions particulières, mes pénitences et mes oraisons pour sauver une âme, il aurait fallu les salles de l’une de vos bibliothèques, et une des plus grandes, pour contenir les livres qui parlent de Moi.  

Et en vérité je vous dis aussi qu’il serait beaucoup plus utile pour vous de mettre au feu tant de science inutile poussiéreuse et malsaine pour faire place à mes livres, que de connaître si peu de choses de Moi et d’adorer ainsi à ce point ces imprimés presque toujours souillés d’impureté et d’hérésie.

4. Ramener à leur vérité les figures du Fils de l’Homme et de Marie

Ramener à leur vérité les figures du Fils de l’Homme et de Marie, vrais fils d’Adam pour la chair et le sang, mais d’un Adam innocent. Comme nous devaient être les fils de l’Homme, si les premiers Parents n’avaient pas avili leur parfaite humanité - dans le sens du mot homme, c’est-à-dire de créature dans laquelle se trouve une double nature, la nature spirituelle, à l’image et à la ressemblance de Dieu, et la nature matérielle - comme vous savez qu’ils ont fait. Des sens parfaits, c’est-à-dire soumis à la raison, malgré leur grande finesse. Dans les sens, j’inclus les sens moraux avec les sens corporels. Amour complet et donc parfait, à la fois pour l’époux auquel ne l’attache pas la sensualité, mais seulement le lien d’un amour spirituel, et pour le Fils, tout aimé, aimé avec toute la perfection d’une femme parfaite pour l’enfant qui est né d’elle. C’est ainsi qu’Ève aurait dû aimer : comme Marie : c’est-à-dire non pour la jouissance charnelle qu’apportait le fils, mais parce que ce fils était le fils du Créateur et accomplissement de l’obéissance à son commandement de multiplier l’espèce humaine.  

Et aimé avec toute l’ardeur d’une parfaite croyante qui sait que son Fils est non pas en figure, mais réellement : Fils de Dieu. A ceux qui trouvent trop affectueux l’amour de Marie pour Jésus, je dis de considérer qui était Marie : la Femme sans péché et donc sans tare pour sa charité envers Dieu, envers ses parents, envers son époux, envers son Fils, envers le prochain, de considérer ce que voyait sa Mère en Moi en plus que d’y voir le Fils de son sein, et enfin de considérer la nationalité de Marie. Race hébraïque, race orientale, et temps très éloignés des temps actuels. Ainsi de ces éléments ressort l’explication de certaines amplifications verbales de l’amour qui pour vous peuvent paraître exagérées. Style fleuri et pompeux, même dans le langage ordinaire, le style oriental et hébraïque. Tous les écrits de ce temps et de cette race en sont une preuve, et le déroulement des siècles n’a pas beaucoup changé le style de l’orient.            

Parce que vous, vingt siècles plus tard, et quand la perversité de la vie a tué un si grand amour, prétendriez-vous que vous devez trouver en ces pages une Marie de Nazareth telle que la femme indifférente et superficielle de votre temps ? Marie est ce qu’elle est, et on ne change pas la douce, pure, affectueuse Fille d’Israël, Épouse de Dieu, Mère virginale de Dieu, en une femme excessivement, morbidement exaltée, ou une femme glacialement égoïste de votre siècle.        

À ceux qui jugent trop affectueux l’amour de Jésus pour Marie, je dis de considérer qu’en Jésus était Dieu, et que Dieu Un et Trin prenait son réconfort en aimant Marie, Celle qui le repayait de la douleur de toute la race humaine, le moyen pour que Dieu puisse revenir se glorifier de sa Création et qui donne des habitants à ses Cieux. Et qu’ils considèrent enfin que tout amour devient coupable quand, et seulement, quand il enfreint l’ordre, c’est-à-dire quand il va contre la volonté de Dieu et le devoir qu’il faut accomplir.    

Or considérez : l’amour de Marie a-t-il fait cela ? Mon amour a-t-il fait cela ? M’a-t-elle retenu, par un amour égoïste, de faire toute la Volonté de Dieu ? Est-ce que par un amour désordonné pour ma Mère, j’ai peut-être renié ma mission ? Non. L’un et l’autre amour n’ont eu qu’un seul désir : que s’accomplisse la Volonté de Dieu pour le salut du monde. Et la Mère a fait tous les adieux à son Fils, et le Fils a fait tous les adieux à sa Mère, en livrant son Fils à la croix de l’enseignement public et à la croix du Calvaire, en livrant sa Mère à la solitude et au déchirement pour qu’elle soit Corédemptrice, sans tenir compte de notre humanité qui se sentait déchirer et de notre cœur qui se sentait briser par la douleur. Cela est-il de la faiblesse ? Du sentimentalisme ? C’est l’amour parfait, ô hommes qui ne savez pas aimer, et qui ne comprenez plus l’amour et ses voix !          

Et cette Œuvre a encore pour but d’éclairer des points qu’un ensemble complexe de circonstances a couvert de ténèbres et forme ainsi des zones obscures dans la clarté du tableau évangélique et des points qui semblent des ruptures, et ne sont que des points devenus obscurs, entre l’un ou l’autre épisode, points indéchiffrables et dans l’éclaircissement desquels se trouve la clef pour comprendre exactement certaines situations qui s’étaient créées et certaines manières fortes que j’avais dû avoir, qui contrastaient tellement avec mes exhortations continuelles au pardon, à la douceur et à l’humilité, certaines raideurs envers des adversaires entêtés et que rien ne pouvait convertir.

Souvenez-vous tous, qu’après avoir usé de toute sa miséricorde, Dieu, pour son honneur, sait aussi dire "Cela suffit" à ceux qui, à cause de sa bonté, se croient permis d’abuser de sa longanimité et de l’éprouver. On ne se moque pas de Dieu. C’est une parole ancienne et sage.

5. Connaître la Passion de Jésus

Connaître exactement la complexité et la durée de ma longue passion, qui culmine dans la Passion sanglante accomplie en quelques heures, qui m’avait consumé en un tourment quotidien qui avait duré des lustres et des lustres, et était allé toujours en grandissant, et avec ma passion celle de ma Mère à laquelle l’épée de douleur avait transpercé le cœur pendant un temps égal. Et vous pousser, par cette connaissance, à nous aimer davantage.

6. Montrer la puissance de la Parole de Jésus et ses divers effets

Montrer la puissance de ma Parole et ses effets différents selon que celui qui la recevait appartenait à la troupe des gens de bonne volonté ou à celle de ceux qui avaient une volonté sensuelle qui n’est jamais droite.      

Les Apôtres et Judas, voici deux exemples opposés. Les premiers, très imparfaits, rustres, ignorants, violents, mais de bonne volonté. Judas, plus instruit que la majorité d’entre eux, raffiné par la vie dans la capitale et dans le Temple, mais de mauvaise volonté. Observez l’évolution des premiers dans le Bien, leur montée. Observez l’évolution du second dans le Mal et sa descente.  

Qu’ils observent cette évolution dans la perfection des onze bons surtout ceux qui, par un défaut de vision mentale, ont l’habitude de dénaturer la réalité des saints, en faisant de l’homme qui atteint la sainteté par une lutte dure, très dure, contre les forces lourdes et obscures, un être contre nature sans passions et sans frémissements, et par conséquent sans mérites. Car le mérite vient justement de la victoire sur les passions désordonnées et les tentations que l’on domine grâce à l’amour de Dieu et pour arriver à la fin dernière : jouir éternellement de Dieu. Qu’ils l’observent ceux qui prétendent que le miracle de la conversion doit venir uniquement de Dieu. Dieu donne les moyens pour se convertir, mais Il ne violente pas la liberté de l’homme, et si l’homme ne veut pas se convertir, c’est inutilement qu’il a ce qui pour un autre sert à la conversion.          

Qu’ils considèrent ceux qui examinent, les multiples effets de ma Parole, non seulement sur l’homme humain, mais aussi sur l’homme spirituel. Non seulement sur l’homme spirituel, mais aussi sur l’homme humain. Ma Parole, accueillie avec bonne volonté, transforme l’un et l’autre, en l’amenant à la perfection extérieure et intérieure.    

Les apôtres qui, à cause de leur ignorance et de mon humilité, traitaient le Fils de l’Homme avec une familiarité excessive — un bon maître parmi eux, rien de plus, un maître humble et patient avec lequel il était permis de prendre des libertés excessives; mais pour eux n’était pas manque de respect : c’était de l’ignorance et donc excusable — les apôtres bagarreurs entre eux, égoïstes, jaloux dans leur amour et de mon amour, impatients avec le peuple, un peu orgueilleux d’être “les Apôtres”, anxieux de l’extraordinaire qui les indique à la foule comme doués d’un pouvoir stupéfiant, lentement mais continuellement se transforment en hommes nouveaux, en dominant au début leurs passions pour m’imiter et me faire plaisir, par la suite en connaissant toujours plus mon vrai Moi, en changeant leurs manières et leur amour jusqu’à me voir, m’aimer et me traiter comme un Seigneur divin. Sont-ils peut-être encore à la fin de ma vie sur la Terre les compagnons superficiels et joyeux des premiers temps ? Sont-ils, surtout depuis la Résurrection, les amis qui traitent le Fils de l’Homme en Ami ? Non. Ils sont les ministres du Roi, d’abord. Ils sont les prêtres de Dieu, ensuite. Tous différents, complètement transformés.    

Qu’ils considèrent cela ceux qui trouveront forte, et jugeront contre-nature la nature des apôtres, telle qu’elle était décrite. Je n’étais pas un docteur difficile ni un roi orgueilleux, je n’étais pas un maître qui juge indigne de lui les autres hommes. J’ai su compatir. J’ai voulu former en prenant des matières grossières, remplir de perfections de toutes espèces des vases vides, prouver que Dieu peut tout, et d’une pierre tirer un fils d’Abraham, un fils de Dieu, et d’un rien un maître, pour confondre les maîtres orgueilleux de leur science qui bien souvent a perdu le parfum de la mienne.

7. Faire connaître le mystère de Judas

Enfin vous faire connaître le mystère de Judas, ce mystère qui est la chute d’un esprit que Dieu avait comblé de bienfaits extraordinaires. Un mystère qui en vérité se répète trop souvent et qui est la blessure qui fait souffrir le Cœur de votre Jésus.          

Vous faire connaître comme on tombe en se changeant de serviteurs et de fils de Dieu en démons et déicides qui tuent Dieu en eux, en tuant la Grâce, pour vous empêcher de mettre le pied sur des sentiers d’où on tombe dans l’Abîme, et comment vous enseigner la façon de vous y prendre pour essayer de retenir les agneaux imprudents qui se poussent vers l’abîme.        

Appliquez votre intelligence à étudier la figure horrible et pourtant commune de Judas, complexe où s’agitent comme des serpents tous les vices capitaux que vous trouvez et que vous avez à combattre dans tel ou tel. C’est la leçon que vous devez surtout apprendre, car ce sera celle qui vous sera la plus utile dans votre ministère de maîtres spirituels et de directeurs d’âmes. Combien, dans tout état de la vie, imitent Judas en se donnant à Satan et rencontrent la mort éternelle !

Sept raisons comme il y a sept parties :

I. Protévangile (de la Conception Immaculée de Marie toujours Vierge à la mort de Saint Joseph).        

II. Première année de vie publique.  

III. Seconde année de vie publique.
 

IV. Troisième année de vie publique.

V. Pré-Passion (de Tebet à Nisan, c’est-à-dire de l’agonie de Lazare à la Cène de Béthanie).  

VI. Passion (de l’adieu à Lazare à ma Sépulture, et les jours suivants jusqu’à l’aube pascale).      

VII. De la Résurrection à la Pentecôte.

Que l’on se conforme à cette division des parties comme je l’indique, et qui est la juste.

Et maintenant ? Que dites-vous à votre Maître ? Vous ne parlez pas à Moi. Mais vous parlez en votre cœur, et si seulement vous pouvez le faire, vous parlez au petit Jean. Mais dans aucun de ces deux cas vous ne parlez pas avec cette justice que je voudrais voir en vous. Car au petit Jean vous parlez pour lui donner de la peine, en piétinant la charité envers la chrétienne, votre consœur et l’instrument de Dieu. En vérité je vous dis encore une fois que ce n’est pas une joie tranquille d’être mon instrument : c’est une fatigue et un effort continuels, en tout c’est de la douleur car aux disciples du Maître le monde donne ce qu’il a donné au Maître : de la douleur; et il faudrait qu’au moins les prêtres, et spécialement les confrères, aident ces petits martyrs qui avancent sous leur croix... Et parce qu’en votre cœur, en vous parlant à vous-mêmes, vous avez une plainte d’orgueil, d’envie, d’incrédulité et autres choses. Mais je vais donner une réponse à vos plaintes et à vos étonnements scandalisés.

Le soir de la Dernière Cène j’ai dit aux Onze qui m’aimaient :      

"Quand l’Esprit Consolateur sera venu, Il vous rappellera tout ce que je vous ai dit". Quand je parlais, j’avais toujours présents à l’esprit, en plus de ceux qui étaient là, tous ceux qui devraient être mes disciples en esprit, et avec vérité et volonté de le vouloir. L’Esprit-Saint, qui déjà par sa Grâce, infuse en vous la faculté de vous rappeler Dieu, en tirant les âmes de l’hébètement de la Faute Originelle et en les délivrant des obscurcissements qui, à cause de la triste hérédité d’Adam, enveloppent la clairvoyance des esprits créés par Dieu pour qu’ils jouissent de la vue et de la connaissance spirituelle, complète son œuvre de Maître “en rappelant” dans le cœur de ceux qui sont conduits par Lui, et qui sont les fils de Dieu, ce que j’ai dit, c’est cela qui constitue l’Évangile. Rappeler ici, c’est éclairer son esprit. Car ce n’est rien de se rappeler les paroles de l’Évangile si on n’en comprend pas l’esprit.

Et l’esprit de l’Évangile, qui est amour, on peut le faire comprendre de l’Amour, c’est-à-dire de l’Esprit-Saint. De même qu’Il a été le véritable auteur de l’Évangile, Il en est aussi le seul Commentateur, puisque seul l’Auteur d’une œuvre connaît son esprit et le comprend même s’il ne réussit pas à le faire comprendre à ceux qui la lisent. Mais là où un auteur humain ne réussit pas, car toute perfection humaine est riche de lacunes, y arrive l’Esprit très Parfait et très Sage. En effet, seul l’Esprit-Saint, auteur de l’Évangile, est aussi Celui qui le rappelle et le commente et le complète au fond des âmes des fils de Dieu.            

“Le Consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père vous enverra en mon Nom, vous enseignera toute chose, vous rappellera tout ce que je vous ai dit”. (Jean 14,26).          

“Quand ensuite sera venu cet Esprit de Vérité, Il vous enseignera toute vérité; car Il ne vous parlera pas de Lui-même, mais Il dira tout ce qu’il a entendu et Il vous annoncera l’avenir. Il me glorifiera, car Il recevra de ce qui est mien et Il vous l’annoncera. Tout ce qu’a le Père est mien; c’est pour cela que j’ai dit qu’Il recevra de ce qui est mien et Il vous l’annoncera”. (Jean 16,13-15).      

Que si vous objectez ensuite que l’Esprit-Saint étant le véritable Auteur de l’Évangile, on ne comprend pas pourquoi Il n’a pas rappelé ce qui est dit dans cette œuvre et ce que Jean fait comprendre que c’est arrivé par les paroles qui terminent son Évangile, Je vous réponds que les pensées de Dieu sont différentes de celles des hommes et qu’elles sont toujours justes et sans appel.

Et encore : si vous objectez que la révélation est close avec le dernier Apôtre et qu’il n’y avait rien de plus à ajouter, puisque le même Apôtre dit dans l’Apocalypse : “Si quelqu’un y ajoute quelque chose, Dieu fera retomber sur lui les plaies écrites dans ce livre” (Apocalypse 22,18), et cela peut se comprendre de toute la Révélation dont l’Apocalypse de Jean est le dernier couronnement, je vous réponds qu’avec cette œuvre on n’a rien ajouté à la révélation, mais que l’on a comblé les lacunes qui s’étaient produites par des causes naturelles et des volontés surnaturelles. Et s’il m’a plu de reconstituer le tableau de ma Divine Charité comme fait celui qui restaure une mosaïque en remettant les tessères détériorées ou manquantes pour rendre à la mosaïque sa complète beauté, et si je me suis réservé de le faire en ce siècle où l’Humanité se précipite vers l’Abîme de la ténèbre et de l’horreur, pouvez-vous me le défendre ?        

Pouvez-vous peut-être dire que vous n’en avez pas besoin, vous dont l’esprit est tellement embrumé, sourd, affaibli aux lumières, aux voix, aux invitations du Haut ?    

En vérité vous devriez me bénir d’ajouter de nouvelles lumières à la lumière que vous avez et qui ne vous suffit plus pour “voir” votre Sauveur. Pour voir la Voie, la Vérité et la Vie, et sentir surgir en vous cette spirituelle commotion des justes de mon temps, pour parvenir à travers cette connaissance à un renouvellement de vos esprits dans l’amour qui vous sauverait car ce serait une montée vers la perfection.          

Je ne dis pas que vous êtes “morts”, mais endormis, assoupis, semblables à des arbres durant le sommeil de l’hiver. Le Soleil divin vous donne ses splendeurs. Réveillez-vous et bénissez le Soleil qui se donne, accueillez-le avec joie pour qu’Il vous réchauffe de la surface à l’intérieur, vous réveille, vous couvre de fleurs et de fruits.    

Levez-vous. Venez à mon Don.        

“Prenez et mangez. Prenez et buvez” ai-je dit aux apôtres.      

“Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est Celui qui te dit :

"Donne-moi à boire", toi-même tu Lui en aurais demandé à Celui qui t’aurait donné de l’eau vive” ai-je dit à la Samaritaine.          

Je le dis encore maintenant : aux docteurs comme aux samaritains, car les deux classes extrêmes en ont besoin, et en ont besoin ceux qui sont entre les deux extrêmes. Les premiers pour n’être pas sous-alimentés et privés de forces même pour eux, et de nourriture surnaturelle pour ceux qui languissent faute de connaître Dieu, le Dieu-Homme, le Maître et Sauveur. Les seconds parce que les âmes ont besoin d’eau vive quand ils périssent loin des sources.            

Ceux qui sont entre les premiers et les seconds, la grande masse de ceux qui ne sont pas en état de péché grave, mais aussi de ceux qui restent sans avancer, par paresse, tiédeur, par un concept erroné de la sainteté, ceux qui pensent surtout à ne pas se damner, à être des pratiquants, qui se perdent dans un labyrinthe de pratiques superficielles, mais qui n’osent pas faire un pas sur le chemin raide, escarpé de l’héroïcité, afin que par cette œuvre ils aient l’impulsion initiale pour sortir de cet immobilisme et commencer la route héroïque.      

C’est Moi qui vous dis ces paroles. Je vous offre cette nourriture et cette boisson vive. Ma Parole est Vie. Et je veux vous avoir dans la Vie, avec Moi. Et je multiplie ma parole pour contrebalancer les miasmes de Satan qui détruisent les forces vitales de l’esprit.      

Ne me repoussez pas. J’ai soif de me donner à vous parce que je vous aime. C’est ma soif inextinguible. J’ai un ardent désir de me communiquer à vous pour vous préparer au banquet des noces célestes. Et vous avez besoin de Moi pour ne pas languir, pour revêtir le vêtement orné pour les Noces de l’Agneau, pour la grande fête de Dieu lorsque vous aurez surmonté la tribulation dans ce désert rempli d’embûches, de ronces et de serpents, qu’est la Terre, pour passer à travers les flammes sans subir de dommages, fouler aux pieds les reptiles, absorber les poisons sans en mourir, ayant Moi en vous.  

Et je vous dis encore : “Prenez, prenez cette œuvre et ‘ne la scellez pas’, mais lisez-la et faites-la lire ‘car le temps est proche’" (Apocalypse 22,10) “et que celui qui est saint se rende encore plus saint” (verset 11).            

Que la Grâce de votre Seigneur Jésus-Christ soit avec tous ceux qui dans ce livre voient une approche de Moi et demandent qu’elle s’accomplisse, pour les défendre, avec le cri de l’Amour : “Viens, Seigneur Jésus !”."
Jésus me dit ensuite en particulier :  

"En tête de l’Œuvre tu mettras le premier chapitre de l’Évangile de Jean, du premier verset au verset 18 inclus, intégralement comme c’est écrit. Jean a écrit ces paroles, comme tu as écrit toutes celles rapportées dans l’Œuvre, sous la dictée de l’Esprit de Dieu. Il n’y a rien à ajouter ou à enlever comme il n’y a rien eu à ajouter ou à enlever à l’oraison du notre Père, ni à ma prière après la dernière Cène. Toutes les paroles de ces points sont une gemme divine et ne doivent pas être touchées. Pour ces points, il n’y a qu’une chose à faire : prier ardemment L’Esprit-Saint pour qu’il vous en éclaire toute la beauté et la sagesse.        

Quand ensuite ta arriveras au point où commence ma vie publique, ta copieras aussi intégralement le premier chapitre de Jean, du verset 19 à 28 inclus et le troisième chapitre de Luc du verset 3 à 18 inclus, l’un à la suite de l’autre comme si c’était un seul chapitre. Il y a là tout le Précurseur, ascète de paroles peu nombreuses et de dure discipline, et il n’y a pas autre chose à dire. Puis tu mettras mon Baptême et tu iras de l'avant comme je l'ai dit, d'une fois à l'autre. Et ta fatigue est finie. Maintenant il reste l'amour et la jouissance qui est une récompense.      

Mon âme, et que devrais-je te dire ? Tu me demandes avec ton esprit perdu en Moi : "Et maintenant, Seigneur, que vas-tu faire de moi, ta servante ?".      

Je pourrais te dire : "Je vais briser le vase d'argile pour en extraire l'essence et la porter où je suis". Et ce serait une joie pour nous deux. Mais j'ai encore besoin de toi pour un peu de temps, et encore un peu de temps, ici, pour exhaler tes parfums qui sont encore l'odeur du Christ qui habite en toi. Et alors je te dirai comme pour Jean : "Si je veux que tu restes jusqu'à ce que je vienne te prendre, que t'importe-t-il de rester ?".      

Paix à toi, ma petite, mon inlassable voix. Paix à toi. Paix et bénédiction. Le Maître te dit : "Merci". Le Seigneur te dit : "Sois bénie". Jésus, ton Jésus, te dit : "Je serai toujours avec toi car il m'est doux d'être avec ceux qui m'aiment".  

Ma paix, petit Jean. Viens reposer sur ma Poitrine."  

Et avec ces paroles se terminent aussi les conseils pour la rédaction de l’œuvre et sont données les dernières explications.

Viareggio, le 28 avril mille neuf cent quarante sept.

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 34 Fac_si10

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SOURCE : http://www.maria-valtorta.org/Publication/TOME%2010/10-038.htm
https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t18376-oeuvre-de-maria-valtorta-presentation-des-disciples-de-jesus


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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Tibelle07 le Mar 30 Déc 2014 - 0:55

J'aimerais demander un truc :

Est-ce que Maria explique ce passage de épître de Saint. Paul aux romains :

8.19
Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
8.20
Car la création a été soumise à la vanité, -non de son gré, mais à cause de celui qui l'y a soumise, -
8.21
avec l'espérance qu'elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.
8.22
Or, nous savons que, jusqu'à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l'enfantement.
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

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