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♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Bannie10

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♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par reve de champion le Lun 17 Sep 2012 - 21:52

moi j ai eu le pack de 10 tomes pour 150 euros sur ephese diffusion
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Mar 18 Sep 2012 - 8:08

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_14


Dieu te donnera ton époux et il sera saint puisque tu t’es confiée à Dieu. Tu lui diras ton vœu

*
Vision du dimanche 3 septembre 1944

Quelle nuit d'enfer ! Il semblait vraiment que les démons prenaient une récréation sur la terre. Coups de canon, tonnerres, éclairs, danger, peur, souffrance d'être sur un lit qui n'était pas le mien et, au milieu de tout cela comme une douce et blanche fleur, au milieu des feux et des tribulations, la douce présence de Marie, un peu plus âgée que dans la vision d'hier, avec ses tresses blondes sur les épaules, son habit blanc et son sourire doux et recueilli.

Un sourire intérieur, tourné vers le mystère glorieux qu'Elle a recueilli en son cœur. J'ai passé la nuit à comparer cette vision de suavité avec la férocité qui se déploie dans le monde et en repensant à ses paroles d'hier matin, chant vivant de la charité, en face de la haine qui déchire...

Ce matin voici que, retournée au silence de ma chambre, j'assiste à cette scène :

*

Marie est toujours au Temple. En ce moment elle sort avec les autres vierges du Temple proprement dit.

Il doit y avoir une cérémonie, parce que l'odeur de l'encens se répand dans l'atmosphère toute rouge d'un beau crépuscule. On dirait que l'automne est avancé parce que c'est un ciel doucement mélancolique comme en un mois d'octobre serein qui s'incline sur les jardins de Jérusalem et où le jaune ocre des feuilles qui vont bientôt tomber met des taches jaune-rouge clair dans le vert argenté des oliviers.

La troupe, l'essaim pourrait-on dire des vierges, traverse une petite cour en arrière, monte les gradins, passe un petit portique, entre dans une autre cour moins splendide, carrée, et qui n'a d'autre ouverture que celle par où elles viennent d'entrer. Ce doit être celle qui est destinée à conduire aux petites demeures des vierges employées au Temple, parce que chaque jeune fille se dirige vers sa cellule, comme une colombe vers son nid.


On dirait bien un vol de colombes qui se séparent après s'être rassemblées. Beaucoup, je pourrais dire toutes, parlent entre elles avant de se quitter, à voix basses mais joyeuses. Marie se tait. Seulement, avant de se séparer des autres, elle les salue affectueusement et puis se dirige vers sa petite pièce dans un coin à droite.


Elle y est rejointe par une maîtresse qui n'est pas vieille comme Anne de Phanouel, mais déjà âgée. "Marie, le Grand Prêtre t'attend."

Marie la regarde, légèrement étonnée mais ne pose pas de questions. Elle répond seulement : "J'y vais, tout de suite."

Je ne sais si la grande salle où elle entre appartient à la maison du Prêtre ou fait partie des appartements des femmes employées au Temple. Je sais qu'elle est vaste, bien éclairée, bien rangée et que Zacharie et Anne de Phanuel s'y trouvent avec le Grand Prêtre magnifiquement vêtu.

Marie, arrivée au seuil, s'incline profondément et n'avance que lorsque le Grand Prêtre lui dit : "Avance, Marie. N'aie pas peur." Marie se redresse et avance lentement, non par manque d'empressement mais d'instinct, par un je ne sais quoi de solennel qui la fait paraître plus femme.

Anne lui sourit pour l'encourager et Zacharie la salue : "La paix à toi, cousine."

Le Pontife l'observe attentivement et, puis, à Zacharie : "Elle est visible en elle la race de David et d'Aaron. Fille, je connais ta grâce et ta bonté. Je sais que chaque jour tu as grandi en science et en grâce aux yeux de Dieu et des hommes. Je sais que la voix de Dieu murmure à ton cœur les plus douces paroles. Je sais que tu es la Fleur du Temple de Dieu et qu'un troisième Chérubin se trouve devant le Témoignage depuis que tu y es. Et je voudrais que le parfum de ta vie continuât de monter avec l'encens à chaque nouvelle journée.

Mais la Loi dit d'autres paroles. Tu n'es plus une fillette désormais, mais une femme. Et chaque femme en Israël doit être épouse pour porter son fils au Seigneur. Tu suivras le commandement de la Loi. Ne crains pas, ne rougis pas. J'ai présente à l'esprit ta descendance royale.

Déjà te protège la Loi qui ordonne qu'à chaque homme soit donné une femme de sa race. Mais, même si cette prescription n'existait pas, je le ferais pour ne pas porter atteinte à la noblesse de ton sang. Ne connais-tu aucun homme de ta race, Marie, qui puisse être ton époux ?"



Marie lève un visage tout rouge de pudeur. Sur ses cils brille un premier diamant et d'une voix tremblante, elle répond : "Personne."

"Elle ne peut connaître personne car elle est entrée ici toute enfant" dit Zacharie "et la race de David a été trop persécutée et dispersée pour permettre à ses différentes branches de se réunir pour faire une frondaison au palmier royal."

"Alors, nous laisserons le choix à Dieu." Les larmes, jusque là retenues, jaillissent et coulent jusqu'à la bouche tremblante, et Marie jette vers sa maîtresse un regard suppliant.

"Marie s'est promise au Seigneur, pour sa gloire et le salut d'Israël. Ce n'était qu'une petite, à peine capable d'épeler, et déjà elle s'était liée par un vœu..." dit Anne pour lui venir en aide.

"Tes larmes, c'est alors pour cela ? Pas pour résister à la Loi ?"

"Pour cela... pour rien d'autre. Je t'obéis, Prêtre de Dieu."

"Ceci confirme tout ce qui m'a été dit de toi. Depuis combien d'années es-tu vouée à la virginité !"


"Depuis toujours, je crois. Je n'étais pas encore venue au Temple et déjà, je m'étais donnée au Seigneur."

"Et comment peux-tu dire, alors, qu'à ce moment déjà tu appartenais à Dieu ?"

"Si je regarde en arrière, je me retrouve vouée à Dieu... Je ne me souviens pas de l'instant où je suis née, ni comment je commençai à aimer ma mère et à dire à mon père : "O père je suis ta fille"... Mais je me souviens, et je ne sais quand cela a commencé, d'avoir donné mon cœur à Dieu.


Peut-être ce fut avec le premier baiser que je sus donner, la première parole que je sus prononcer, le premier pas que je sus faire... Oui, voilà : je crois que mon premier souvenir d'amour, je le trouve dans ma première démarche assurée... Ma maison... ma maison avait un jardin rempli de fleurs... elle avait un verger et des champs...


Il y avait là une source au fond, au pied d'un monticule et elle jaillissait d'un rocher creusé qui formait une grotte... elle était pleine d'herbes longues et minces qui descendaient de tous côtés en vertes petites cascades et semblaient pleurer.

En effet les petites feuilles légères, le feuillage qui semblait être une broderie, tout portait en suspension des gouttelettes d'eau qui en tombant faisaient entendre un petit, tout petit carillon. Et la source aussi chantait. Et il y avait des oiseaux sur les oliviers et les pommiers qui se trouvaient là, sur la pente, au-dessus de la source et des colombes blanches venaient se laver dans le miroir limpide de la fontaine...

Je ne me rappelais pas de tout cela parce que j'avais mis tout mon cœur en Dieu et, hormis mon père et ma mère, aimés de leur vivant ou après leur mort, mon cœur ne s'est attaché à aucun objet terrestre... Mais tu me fais penser, Prêtre... Je dois chercher quand je me suis donnée à Dieu... et ce sont les souvenirs des premières années qui me reviennent...

J'aimais cette grotte, parce que, plus douce que le chant de l'eau et des oiseaux, j'entendais une voix qui me disait : "Viens mon Aimée". J'aimais ces gouttes de diamants sonores parce que j'y voyais le signe de mon Seigneur.

Et je me perdais à me dire : "Vois-tu mon âme, comme il est grand, ton Dieu ? Celui qui a fait pour l'aquilon les cèdres du Liban a fait ces folioles qui ploient sous le poids d'un moucheron pour la joie de tes yeux et un tapis pour ton petit pied". J'aimais ce silence des choses pures: la brise légère, l'eau avec ses reflets argentins, la propreté des colombes...

J'aimais la paix qui veillait sur la petite grotte semblant retomber des pommiers et des oliviers, tantôt en fleurs et tantôt chargés de fruits précieux... Et, je ne sais, il me semblait que la voix me disait à moi, oui, c'était bien à moi : "Viens, toi, olive magnifique; viens toi, douce pomme; viens toi, fontaine scellée; viens toi, ma colombe"...
[/color]

Doux est l'amour du père et de la mère... douce était leur voix qui m'appelait... mais cette voix ! cette voix ! Oh ! au Paradis terrestre, je pense que c'est ainsi que l'entendit celle qui fut coupable et je ne sais comment elle put préférer un sifflement à cette voix d'amour, comment elle put désirer une connaissance qui ne fut pas Dieu...


Avec mes lèvres qui ne connaissaient encore que le lait maternel, mais avec mon cœur enivré par le miel céleste, j'ai dit alors : "Me voici, je viens. Je suis à Toi. Et nul autre maître n'aura ma chair, hormis Toi, Seigneur, comme mon esprit n'a pas d'autre amour"... Et, en le disant, il me semblait redire des choses déjà dites et accomplir un rite déjà accompli.

Il ne me semblait pas étranger l'Époux que j'avais choisi car je connaissais déjà l'ardeur de son amour, ma vue s'était exercée en sa lumière et ma puissance d'aimer s'était développée entre ses bras. Quand ?.. Je ne sais. Hors de la vie présente, dirais-je, car j'avais le sentiment de l'avoir toujours possédé et que Lui m'a toujours possédée et que j'existe parce que Lui-même m'a voulue, pour la joie de son Esprit et du mien...

Maintenant j'obéis, Prêtre. Mais dis-moi comment je dois agir... Je n'ai plus ni père, ni mère. Toi, sois mon guide."

"Dieu te donnera l'époux, un époux saint puisque tu t'es confiée à Lui. Tu lui diras ton vœu."

"Acceptera-t-il ?"

"Je l'espère. Prie, ô fille, qu'il puisse comprendre ton cœur. Va maintenant, que Dieu t'accompagne toujours."


Marie se retire avec Anne, et Zacharie reste avec le Pontife. C'est ainsi que la vision prend fin.

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Colomb14
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par flou le Mar 18 Sep 2012 - 13:54

merci Maud de faire partager ce chef d'oeuvre au monde, malheureusement si peu connu...

que le plus grand nombre puisse être touché par ces écrits

Amitiés
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Mar 18 Sep 2012 - 14:04

Confiance Flou , cela vient ...c'est en route !

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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Emmanuel le Mar 18 Sep 2012 - 23:02

Je viens de relire ce passage... comme c'est beau. Il prépare le passage où Joseph est miraculeusement choisi comme époux de Marie.

Que de beautés.
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Fa-Victoria le Mer 19 Sep 2012 - 7:19

wow, c'est féérique!on sent bien que c'est l'oeuvre de Dieu!
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Mer 19 Sep 2012 - 7:28

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_15

Joseph désigné comme époux pour la Vierge

Vision du lundi 4 septembre 1944


Je vois une riche salle, bien parée, avec des tentures, des tapis et des meubles de marqueterie. Elle doit encore faire partie du Temple, parce qu'il s'y trouve des prêtres et, parmi eux Zacharie et beaucoup d'hommes de tout âge de vingt à cinquante ans plus ou moins.

Ils parlent entre eux doucement, mais la conversation est animée. Ils paraissent inquiets pour une raison que j'ignore. Tous sont en habit de fête avec des vêtements neufs ou au moins très rafraîchis comme s'ils étaient venus pour une fête. Beaucoup ont enlevé le turban qui leur sert de couvre-chef d'autres l'ont encore, surtout les plus âgés pendant que les jeunes montrent leur têtes nues, aux cheveux blonds foncé, d'autres bruns, quelques uns très noirs, un seul avec des cheveux rouges cuivrés. Les chevelures sont courtes en majeure partie mais il y en a de longues arrivant même jusqu'aux épaules. Ils ne doivent pas se connaître tous entre eux car ils s'observent avec curiosité. Mais ils semblent parents car on se rend compte qu'une seule pensée les préoccupe.



Dans un coin, je vois Joseph. Il parle avec un vieillard bien portant. Joseph est sur les trente ans. Un bel homme aux cheveux courts et plutôt épais, d'un brun châtain comme la barbe et les moustaches qui ombragent un beau menton et montent vers les joues brun rouge, pas olivâtres comme chez les autres bruns. Il a les yeux sombres, bons et profonds, très sérieux, je dirais presque un peu tristes. Mais pourtant quand il sourit, comme à présent, ils expriment la joie et la jeunesse. Il est entièrement vêtu de marron clair, tenue simple mais très correcte.

Un groupe de jeunes lévites entre. Ils se rangent entre la porte et une table longue et étroite qui est près du mur au centre duquel se trouve la porte qui reste ouverte. Il y a seulement une tenture qui pend jusqu'à vingt centimètres de terre et qui recouvre l'entrée.

La curiosité du public s'aiguise et plus encore quand une main écarte le rideau pour donner passage à un lévite qui porte dans ses bras un faisceau de branches sèches sur lequel est posé délicatement un rameau fleuri. De légers flocons de pétales blancs à peine teintées d'une nuance rose qui à partir du centre s'irradie de plus en plus tendre jusqu'à l'extrémité des pétales légers. Le lévite dépose le faisceau de branches sur la table avec de délicates précautions pour ne pas abîmer ce rameau miraculeusement fleuri au milieu de tant de branches sèches.

Un bruit se répand dans la salle. Les cous s'allongent, les regards se font plus attentifs pour mieux voir. Zacharie lui-même, avec les prêtres plus proches de la table cherche à voir, mais il ne voit rien. Joseph dans son coin donne à peine un coup d’œil au faisceau de branches et quand son interlocuteur lui dit quelque chose, il fait un signe qui veut dire : "Impossible !" et il sourit.

Un son de trompette derrière le rideau. Silence complet, et tous se rangent en bel ordre, la figure tournée vers la sortie qui maintenant apparaît toute découverte parce qu'on .a fait courir le rideau sur ses anneaux. Entouré d'autres anciens le Grand Prêtre fait son entrée. Tous s'inclinent profondément. Le Pontife va auprès de la table et parle tout en restant debout.


"Hommes de la race de David, qui êtes venus à mon appel, écoutez. Le Seigneur a parlé, louange à Lui ! De sa Gloire un rayon de lumière est descendu comme un soleil de printemps et a donné vie à un rameau sec Il a fleuri miraculeusement, alors qu'aucun rameau sur la terre n'est fleuri en ce moment, dernier jour de l'Encénie ,bien que la neige tombée ne soit pas encore disparue sur les hauteurs de Juda. C'est l'unique blancheur entre Sion et Béthanie. Dieu a parlé en se faisant père et tuteur de la Vierge de David qui n'a que Lui comme seule protection. Sainte enfant, gloire du Temple et de sa race, elle a mérité que la parole de Dieu lui fasse connaître le nom de l'époux agréable à l'Éternel. Vraiment juste doit être celui-là, l'Élu du Seigneur pour être le tuteur de la Vierge qui lui est si chère ! Aussi notre peine de la perdre s'apaise et nous n'avons plus de préoccupations sur son destin d'épouse. À celui que Dieu a désigné nous confions en toute sécurité la Vierge sur laquelle repose la bénédiction de Dieu et la nôtre. Le nom de l'époux est Joseph de Jacob, de Bethléem de la tribu de David, charpentier à Nazareth de Galilée. Joseph, avance. C'est le Grand Prêtre, qui te l'ordonne."

Beaucoup de bruit. Têtes qui se retournent, des mains, des yeux qui se font signe, déceptions et satisfactions. Il en est, surtout parmi les plus âgés, qui doivent être heureux que le sort ne soit pas tombé sur eux.

Joseph tout rouge et gêné s'avance. Il est maintenant devant la table en face du Pontife qu'il a salué respectueusement.

"Venez tous et regardez le nom inscrit sur le rameau, que chacun prenne sa propre branche pour s'assurer qu'il n'y a pas de fraude."

Les hommes obéissent. Ils regardent le rameau délicatement tenu par le Grand Prêtre, chacun prend le sien. Les uns le brisent, d'autres le gardent. Tous regardent Joseph. Certains le regardent en silence, d'autres le félicitent. Le petit vieux avec lequel il parlait au début de la séance lui dit : "Je te l'avais dit, Joseph. C'est celui qui se sent le moins assuré qui gagne la partie." Maintenant tous ont défilé.

Le Grand Prêtre donne à Joseph le rameau fleuri et puis lui met la main sur l'épaule en disant : "Elle n'est pas riche, et tu le sais, l'épouse que Dieu te donne. Mais en elle est toute vertu. Sois-en toujours plus digne. Il n'y a pas une fleur aussi belle et pure comme elle en Israël. Sortez tous maintenant. Joseph reste. Et toi, Zacharie, son parent, amène l'épouse."

Tous sortent sauf le Grand Prêtre et Joseph. On fait retomber le rideau sur la porte.

Joseph se tient humblement près du Prêtre majestueux. Un silence, et puis il lui dit : "Marie doit te dire le vœu qu'elle a fait. Aide sa timidité. Sois bon, avec elle si bonne."



"Je mettrai à son service toutes mes forces, et pour elle aucun sacrifice ne me pèsera. Sois en assuré."

Marie entre avec Zacharie et Anne de Phanouel.

"Viens, Marie" dit le Pontife. "Voici l'époux que Dieu te destine. C'est Joseph de Nazareth. Tu retourneras donc dans ta cité. Maintenant je vous laisse. Dieu vous donne sa bénédiction, que le Seigneur vous garde et vous bénisse, qu'il vous montre sa face et ait pitié de vous, toujours. Qu'Il tourne vers vous son visage et vous donne la paix.

Zacharie sort pour accompagner le Pontife. Anne se félicite avec l'époux et sort elle aussi.

Les deux fiancés sont en face l'un de l'autre. Marie, toute rouge, a la tête inclinée. Joseph, un peu rouge aussi, l'observe et cherche les paroles à lui dire pour commencer. il les trouve finalement et un sourire éclaire son visage. il dit : "Je te salue Marie. Je t'ai vue toute petite alors que tu avais quelques jours... J'étais l'ami de ton père et j'ai un neveu de mon frère Alphée qui aimait tant ta mère. C'était pour elle un petit ami, car il n'a que dix huit ans et quand tu n'étais pas encore née, c'était un tout petit homme et il réjouissait la tristesse de ta mère qui l'aimait tendrement .Tu ne nous connais pas parce que tu es venue ici toute petite. Mais à Nazareth, tout le monde t'aime bien et parle de la petite Marie de Joachim dont la naissance fut un miracle du Seigneur qui fit refleurir la stérile... Et moi, je me rappelle le soir de ta naissance... Tout le monde s'en souvient à cause du prodige d'une forte pluie qui sauva les récoltes et d'un violent orage dans lequel les coups de foudre ne brisèrent pas même un brin de bruyère sauvage et qui se termina par un arc-en-ciel plus grand et plus beau qu'on n'ait jamais vus. Et puis... qui ne se pas rappelle la joie de Joachim? il te balançait en te montrant aux voisins... comme si tu avais été une fleur venue du Ciel, il t'admirait et voulait communiquer à tous son admiration. Heureux et vieux père, qui mourut en parlant de sa Marie, si belle et si bonne et dont les paroles étaient pleines de grâce et de sagesse... il avait raison de t'admirer et de dire qu'il n'y a pas une plus belle que toi! Et ta mère? Elle remplissait de son chant le coin où est ta maison. On aurait dit une alouette au printemps quand elle te portait et après quand elle t'allaitait. C'est moi qui ai fait ton berceau, un petit berceau orné de roses sculptées comme le voulait ta mère.



Peut-être est-il encore dans votre demeure, fermée... Je suis âgé, moi, Marie. Quand tu es née, je faisais mon apprentissage. Je travaillais déjà... Qui m'aurait dit que je t'aurais eue pour épouse ! Peut-être la mort des tiens aurait été plus heureuse parce que nous étions amis. J'ai enseveli ton père, le pleurant d'un cœur sincère car il avait été un bon maître pour ma vie."

Marie redresse doucement, doucement le visage, de plus en plus rassurée en entendant Joseph lui parler ainsi. Quand il parle du berceau elle esquisse un sourire et quand Joseph lui parle de son père, elle lui tend la main et lui dit: "Merci, Joseph." Un "merci" timide et plein de douceur.

Joseph prend entre ses mains courtes et robustes de charpentier la petite main de jasmin et la caresse avec une affection qui ne cesse de tâcher à la rassurer. Peut-être attend-il d'autres paroles, mais Marie se tait de nouveau. Alors il reprend: " La maison, tu le sais, est intacte, sauf la partie qui a été abattue par ordre du Consul pour transformer le sentier en une route pour les fourgons de Rome. Mais les champs, ce qui t'en est resté parce que tu sais... la maladie de ton père a coûté une grande partie de tes biens, sont un peu négligés. Il y a plus de trois printemps que les arbres et les vignes n'ont pas vu le sécateur du jardinier et la terre est inculte et dure. Mais les arbres qui t'ont vue toute petite sont encore là et, si tu le permets, je m'en occuperai de suite."

"Merci, Joseph. Mais tu as déjà ton travail..."

"Je travaillerai à ton jardin les premières et les dernières heures du jour. En ce moment les jours allongent. Pour le printemps, je veux que tout soit en ordre pour te faire plaisir. Regarde, c'est un rameau de l'amandier qui touche la maison. J'ai voulu le cueillir... - on entre de tous côtés par la haie éventrée mais je vais la refaire solide et bien fournie - j'ai voulu cueillir ce rameau dans le cas où le choix serait tombé sur moi - mais je ne l'espérais pas parce que je suis nazaréen et j'ai obéi à la convocation parce qu'elle émanait du Prêtre, non par désir du mariage - je l'ai donc cueilli, disais-je, en pensant que tu serais contente d'avoir une fleur de ton jardin. Le voilà, Marie. Avec lui je te donne mon cœur qui jusqu'à présent n'a fleuri que pour le Seigneur et maintenant fleurit pour toi, mon épouse."

Marie prend le rameau. Elle est émue et regarde Joseph d'un air plus rassuré et radieux. Elle se sent sûre de lui, quand ensuite il lui dit : "Je suis nazaréen" son visage devient tout lumineux et elle prend courage. "Moi aussi, j'appartiens toute à Dieu, Joseph. Je ne sais si le Grand Prêtre te l'a dit..."



Il m'a dit seulement que tu es bonne et pure et que tu dois me faire connaître un vœu que tu as fait, et d'être bon avec toi. Parle, Marie. Ton Joseph veut te rendre heureuse en tous tes désirs. Je ne t'aime pas selon la chair. Je t'aime selon mon esprit, sainte enfant que Dieu me donne ! Vois en moi un père et un frère, pas seulement un époux. Confie-toi à moi comme à un père, aie confiance comme en un frère."

"Toute enfant, je me suis consacrée au Seigneur. Je sais que cela ne se fait pas en Israël, mais j'ai entendu une voix qui me demandait ma virginité en sacrifice d'amour pour l'avènement du Messie. Il y a si longtemps qu'Israël l'attend Ce n'est pas trop de renoncer pour cela à la joie d'être mère !..."

Joseph la regarde fixement comme s'il voulait lire au fond de son cœur et puis, prenant les deux petites mains qui tiennent encore entre leurs doigts le rameau fleuri il lui dit : "Moi aussi, j'unirai mon sacrifice au tien et par notre chasteté nous témoignerons tant d'amour à l'Éternel, tant d'amour que Lui donnera plus tôt le Sauveur à toute la terre, nous permettant de voir sa Lumière illuminer le monde. Viens, Marie. Allons devant sa Maison et jurons de nous aimer comme les anges s'aiment entre eux. Puis, j'irai à Nazareth préparer tout pour toi, dans ta maison si tu préfères ou ailleurs si tu veux."

"Dans ma maison... Il y avait une grotte, au fond... y est-elle encore ?"

"Elle y est toujours, mais elle ne t'appartient plus... Mais je t'en ferai une tranquille et fraîche où tu pourras te retirer pendant les heures les plus chaudes de la journée. Je la ferai aussi grande. Et puis, dis-moi, qui veux-tu pour te tenir compagnie ?"

"Personne. Je n'ai pas peur. La mère d'Alphée qui vient toujours me voir me tiendra un peu compagnie le jour. La nuit, je préfère être seule. Aucun mal ne peut m'arriver."

"Et puis, maintenant j'y suis moi... Quand dois-je venir te prendre ?"

"Quand tu veux, Joseph."

"Alors je viendrai dès que la maison sera bien rangée. Je ne dérangerai rien. Je veux que tu la trouves comme ta mère l'a laissée. Mais je la veux toute ensoleillée et très propre pour qu'elle t'accueille sans tristesse. Viens Marie, allons dire au Très-Haut que nous Le bénissons."


Je ne vois rien d'autre. Mais il me reste sur le cœur le sentiment de sécurité qu'éprouve Marie

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_10
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Mer 19 Sep 2012 - 7:30


@Emmanuel Laughing oui nous y sommes

Merci Fa-victoria Very Happy Ce n'est pas un conte de Fée , c'est la Merveilleuse Réalité !
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Emmanuel le Mer 19 Sep 2012 - 20:35

Un de mes épisodes préférés du premier tome. Smile

Avec celui de la découverte par Joseph en compagnie de Marie qu'il sera père du Seigneur, et puis tant d'autres aussi. Smile
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Jeu 20 Sep 2012 - 7:03

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_16

Mariage de la Vierge avec Joseph

Vision du mardi 5 septembre 1944


Comme elle est belle, Marie, en ses vêtements d'épouse, parmi ses amies et ses maîtresses qui lui font fête ! Il y a aussi parmi elles Élisabeth.

Toute vêtue de lin d'un blanc éclatant si soyeux et si fin qu'on dirait une soie précieuse. Une ceinture d'or et d'argent travaillée au burin; elle est faite entièrement de médaillons reliés par des chaînettes et chaque médaillon est une dentelle de fils d'or sur un fond d'argent que le temps a bruni.

Elle serre sa taille fine et, sans doute parce qu'elle est trop longue pour elle encore toute jeunette, elle pend par devant avec les trois derniers médaillons, Elle descend entre les plis de la robe très ample avec une courte traîne, tellement elle est longue. À ses petits pieds, des sandales de peau très blanche avec des boucles d'argent.

Au cou, la robe est retenue par une chaînette à rosettes d'or avec filigrane d'argent qui reprend en plus petit le motif de la ceinture et passe à travers les larges jours du large décolleté en réunissant les plis qui forment une sorte de petit jabot. Le cou de Marie émerge de la blancheur des plis avec la grâce d'une tige enveloppée d'une gaze précieuse et paraît encore plus mince et plus blanc : une tige de lys qui s'épanouit en un visage lilial encore plus pâle par l'émotion et plus pur. Le visage d'une hostie très pure.

Les cheveux ne retombent plus sur les épaules. Ils sont gracieusement disposés en tresses entre-nouées, et des attaches précieuses d'argent bruni toutes faites en broderies à filigrane les maintiennent en place depuis le sommet.

Le voile maternel est posé sur ces tresses et retombe en formant des plis agréables au dessous de la lame précieuse qui enserre le front très blanc. Il descend jusqu'aux hanches, parce que Marie n'est pas si grande que sa mère et les dépasse alors que pour Anne il s'arrêtait à la ceinture.



Aux mains elle n'a rien. Aux poignets des bracelets, mais ils sont si fins ces poignets que les pesants bracelets de sa mère retombent sur le dessus des mains et peut-être que, si elle les secouait, ils tomberaient par terre.

Ses compagnes la regardent dans tous les sens et l'admirent. C'est un gai gazouillement de passereaux avec leurs demandes et leurs cris d'admiration.

"C'était à ta mère ?"

"Anciens, vraiment ?"

"Comme elle est belle, cette ceinture, Sara !"

"Et ce voile, Suzanne ? Mais regarde quelle finesse et ces lys tissés sur la trame !"

"Fais-moi voir les bracelets, Marie ! Ils étaient de ta mère ?"

"Elle les mettait. Mais ils sont de la mère de Joachim mon père."

"Oh ! regarde. Ils ont le sceau de Salomon entrelacé dans des petites branches de palmier et d'olivier avec, parmi, des lys et des roses. Oh ! qui a exécuté un travail si parfait, si minutieux ?"

"Ils sont de la maison de David" explique Marie. "D'un siècle à l'autre, les femmes mettent ces bijoux quand elles deviennent épouses et ils se transmettent par héritage."

"Eh oui ! Tu es fille héritière..."

"On t'a tout apporté de Nazareth ?"

"Non. Quand ma mère mourut, ma cousine porta le trousseau dans sa maison pour le conserver intact. Maintenant, elle me l'a apporté."

"Où est-il ? Où est-il? ? Montre-le à tes amies."

Marie ne sait comment faire... Elle voudrait bien être courtoise mais elle voudrait bien aussi ne pas déranger toutes ses affaires rangées dans trois coffres pesants. Les maîtresses interviennent à son aide : "L'époux est sur le point d'arriver. Ce n'est pas le moment de mettre du désordre.

Laissez-la, vous la fatiguez et allez vous préparer." L'essaim des bavardes s'éloigne, un peu boudeur. Marie peut se réjouir tranquillement avec ses maîtresses qui lui adressent des louanges et des bénédictions.

Élisabeth aussi s'est approchée. Marie, émue, pleure parce qu'Anne de Phanouel l'appelle : "Ma fille" et l'embrasse avec des sentiments vraiment maternels. Élisabeth lui dit : "Marie, ta mère n'est pas là, mais pourtant elle y est. Son esprit exulte de joie près du tien. Et regarde : les effets que tu portes te redonnent sa caresse.



Tu y trouves encore la saveur de ses baisers. Il y a longtemps, le jour même que tu es venue au Temple, elle me dit : "Je lui ai préparé ses vêtements et son trousseau d'épouse. Je veux que ce soit moi qui file le lin et qui fasse ses robes d'épouse, pour ne pas être absente le jour de sa joie". Et, sais-tu ? Les derniers temps, quand je prenais soin d'elle, elle voulait chaque soir caresser tes premières robes et celles que tu portes maintenant. Elle disait : "J'y sens l'odeur de jasmin de ma petite et je veux qu'elle y sente le baiser de sa maman".

Combien de baisers à ce voile qui t'ombrage le front ! Plus de baisers que de fils !... Et quand tu mettras les linges qu'elle a tissés, pense que c'est moins le métier qui les a formés que l'amour de ta mère. Et ces colliers... Aux heures mêmes de l'épreuve, ils furent sauvés par ton père, pour ton amour, pour te faire belle, comme il convient à une princesse de David, à cette heure-ci. Sois joyeuse, Marie. Tu n'es pas orpheline car les tiens sont avec toi Et tu as un époux qui est pour toi, père et mère, tant il est parfait..."

"Oh ! oui ! C'est vrai ! De lui je ne puis me plaindre, certainement. En moins de deux mois, il est venu deux fois, et aujourd'hui, c'est pour la troisième fois qu'il vient défiant pluies et vent, pour prendre mes ordres... Pense donc : mes ordres ! À moi qui suis une pauvre femme et de combien plus jeune que lui ! Et il ne m'a rien refusé. Et même, il n'attend pas que je demande. Il semble qu'un ange lui dise mes désirs et il m'en parle avant que j'ouvre la bouche. La dernière fois, il m'a dit : "Marie, je pense que tu préféreras rester dans la maison paternelle. Puisque tu es héritière, tu peux le faire si tu veux. Je viendrai dans ta maison. Mais seulement pour observer le rite, tu iras passer une semaine dans la maison d'Alphée, mon frère. Marie t'aime tant déjà.

Et de là partira, le soir des noces, le cortège qui t'emmènera à la maison", N'est-ce pas gentil ? Il ne lui importe aucunement de faire dire aux gens que sa maison ne me plaît pas... À moi, elle aurait toujours plu, à cause de lui, si bon. Mais certainement... je préfère ma maison... à cause des souvenirs... Oh ! Il est bon, Joseph !"

"Qu'a-t-il dit de ton vœu? Tu ne m'en as pas encore parlé. "

"Il n'a pas fait d'objection. Même, quand il a su les raisons, il a dit: " J'unirai mon sacrifice au tien".

"C'est un jeune saint !" dit Anne de Phanouel.



Le "jeune saint" entre à cet instant accompagné de Zacharie. Il est vraiment splendide. Tout en jaune or, il paraît être un souverain oriental. Une magnifique ceinture porte sa bourse et le poignard, l'une en maroquin avec broderies d'or, l'autre aussi dans une gaine de maroquin à rayures d'or. Sur la tête un turban, la coiffure de toile ordinaire qui sert de capuchon comme en portent encore certains peuples d'Afrique, les Bédouins par exemple, maintenu en place par un fin cercle d'or auquel sont attachés des petits bouquets de myrte. Il a un manteau tout neuf avec franges où il se drape majestueusement. Ses yeux pétillent de joie. Dans ses mains, des bouquets de myrte en fleurs.

Il salue : "Paix à toi, mon épouse ! Paix à tous." Et après qu'on lui a répondu : "J'ai vu ta joie, le jour où je t'ai apporté le rameau de ton jardin. J'ai pensé t'apporter le myrte qui pousse près de la grotte qui t'est si chère. Je voulais t'apporter des roses qui commencent à fleurir contre ta maison. Mais les roses ne durent pas.

En plus, les journées de voyage.., Je ne t'aurais plus apporté que les épines, et à toi, aimée, je ne veux offrir que des roses, et je veux joncher ton chemin de fleurs délicates et parfumées pour que tu puisses y poser le pied sans trouver aucune souillure et désagrément."

"Oh ! merci, comme tu es bon ! Comment as-tu pu l'apporter jusqu'ici, aussi frais ?"

"J'ai attaché un vase à la selle, et à l'intérieur j'ai mis les branches des fleurs encore en boutons. Le long du chemin elles ont fleuri. Les voici, Marie, que ton front s'orne de la guirlande, symbole de la pureté et symbole de l'épouse, mais d'une pureté toujours bien inférieure à celle de ton cœur." Élisabeth et les maîtresses ornent Marie de la guirlande en fleurs. Elles la forment en fixant au cercle précieux qui ceint le front, les touffes blanches de myrte alternant avec de petites roses blanches prises dans un vase qui se trouve sur un coffre.

Marie est pour prendre son ample manteau blanc pour le mettre sur ses épaules, mais son époux devance son geste et l'aide à fixer le manteau en haut des épaules avec deux épingles d'argent. Les maîtresses disposent les plis avec grâce et amour.

Tout est prêt. Pendant qu'on attend je ne sais quoi, Joseph dit en s'écartant un peu avec Marie : "J'ai pensé, ces temps-ci à ton vœu. Je t'ai dit que je le partage, mais plus j'y pense et plus je comprends que le nazireat temporaire, même renouvelé plusieurs fois, ne suffit pas. Je t'ai comprise, Marie.



Je ne mérite pas encore la parole de Lumière, mais un murmure me vient. Et cela me fait lire ton secret au moins dans ses lignes les plus fortes. Je suis un pauvre ignorant, Marie. Je suis un pauvre artisan. Je ne connais pas les lettres et ne possède pas de trésor. Mais je mets à tes pieds, mon trésor. Pour toujours. Ma chasteté absolue pour être digne d'être près de toi, Vierge de Dieu, "sœur mon épouse, jardin fermé, fontaine scellée comme l'a dit notre Aïeul qui peut-être écrivit le Cantique en te voyant, toi...

Je serai le jardinier de ce jardin d'arômes où se trouvent les plus précieux fruits et d'où jaillit une source d'eau vive avec une suave impétuosité: ta douceur, ô épouse, qui par ta candeur a conquis mon esprit, ô toute belle. Belle plus qu'une aurore, soleil resplendissant car c'est ton cœur qui resplendit, ô toi, qui es tout amour pour ton Dieu et pour le monde à qui tu veux donner le Sauveur par ton sacrifice de femme. Viens, mon aimée" et il la prend délicatement par la main en la conduisant vers la porte. Tout le monde les suit et à l'extérieur viennent s'unir ses compagnes en fête, toutes en blanc et revêtues d'un voile.

Ils vont à travers les cours et les portiques, au milieu de la foule qui les observe jusqu'à un endroit qui n'est pas le Temple mais qui paraît être une salle consacrée au culte. Il y a en effet des lampes et des rouleaux de parchemin comme dans les synagogues. Les époux se rendent jusqu'en face d'un pupitre élevé, une sorte de chaire et attendent. Les autres se mettent en rangs par derrière. D'autres prêtres et des curieux s'installent dans le fond.

Entre solennellement le Grand Prêtre.

Il y a du bruit parmi les curieux : "C'est lui qui marie ?"

"Oui. Elle est de maison royale et sacerdotale, fleur de David et d'Aaron. L'épouse est une vierge du Temple; L'époux est de la tribu de David."

Le Pontife met la main droite de l'épouse dans celle de l'époux et les bénit solennellement : "Que le Dieu d'Abraham, Isaac et Jacob soit avec vous, qu'Il vous unisse et réalise en vous sa bénédiction en vous donnant sa paix et une nombreuse postérité ainsi qu'une longue vie et une mort bienheureuse dans le sein d'Abraham." Et puis il se retire, solennellement comme il est entré.

On a échangé la promesse. Marie est l'épouse de Joseph.

Tous sortent, et toujours en bon ordre ils vont dans une salle où est rédigé le contrat de mariage où il est dit que Marie, héritière de Joachim de David et d'Anne d'Aaron apporte en dot à son époux, sa maison avec les biens annexes, son trousseau personnel et d'autres biens qu'elle a hérité de son père. Tout est fini.



Les époux sortent dans la cour puis se dirigent vers la sortie près du quartier des femmes employées au Temple. Un lourd char bien agencé les attend. Il est recouvert d'une toile et les lourds coffres de Marie s'y trouvent déjà.

Adieux, baisers et larmes, bénédictions, conseils, recommandations et puis Marie monte avec Élisabeth et s'assied à l'intérieur du char. Sur le devant Joseph et Zacharie. Ils ont enlevé les manteaux de fête et sont tous enveloppés dans des pèlerines foncées, Le char part, au trot pesant d'un gros cheval de couleur foncée.

Les murs du Temple s'éloignent, puis ceux de la ville et voici la campagne toute renouvelée, fraîche et fleurie par le premier soleil du printemps, les blés hauts d'une palme au moins et paraissant de couleur émeraude avec leurs jeunes feuilles qui ondulent sous une brise légère qui sent les fleurs de pêchers et de pommiers, de trèfles et de menthe sauvage.


Marie pleure doucement, doucement sous son voile et de temps à autre écarte la toile pour regarder le Temple lointain, la cité qu'elle a laissée...

La vision se termine ainsi.



♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_10
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Message par Fa-Victoria le Jeu 20 Sep 2012 - 7:09

je suis contente que St Joseph soit le Patron du Canada!
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Message par Maud le Ven 21 Sep 2012 - 8:19

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_17

Les époux arrivent à Nazareth

Le ciel le plus azuré d'un tiède mois de février s'étend sur les collines de Galilée. Les douces collines que dans ce cycle de la Vierge enfant je n'ai jamais vues et dont l'aspect m'est désormais aussi familier que si j'y était née.

La route principale, humide par suite d'une pluie récente, tombée peut-être la dernière nuit, n'est ni poussiéreuse, ni non plus boueuse. Elle est régulière et propre comme une rue de ville et elle se déroule entre deux haies d'aubépines en fleurs. C'est comme une surface neigeuse d'où s'exhale un parfum amer et de bois, coupée par d'énormes groupes de cactus aux feuilles grosses et plates, toutes hérissées d'aiguillons et garnies d'énormes groupes de fruits bizarres poussés sans ordre à l'extrémité des feuilles. Leur forme et leur couleur évoquent toujours en moi les profondeurs marines avec les polypiers, les méduses et autres animaux des fonds marins.

Au-delà des haies - qui servent de limites de propriétés, et qui s'allongent en tous sens, en formant un bizarre dessin géométrique avec des courbes et des angles, des rhombes des losanges, des carrés, des demi-cercles, des triangles aux angles aigus ou obtus les plus invraisemblables, c'est un dessin tout saupoudré de blanc comme un ruban capricieux qu'on aurait ainsi étendu, pour le plaisir, le long des champs et sur lequel volent, piaulent, chantent, par centaines, des oiseaux de toutes espèces, dans la joie de l'amour et de la construction des nids – au-delà des haies, les champs avec les blés en herbe qui sont déjà plus hauts que ceux de Judée et des prés tout fleuris et sur eux - en réponse aux légères nuées du ciel auxquelles le crépuscule donne des teintes de rose, de lilas clairs, de violettes, de pervenches, d'opale azurée, d'orange corail - par centaines et centaines les nuées des arbres à fruit : blanches, rosés, rouges avec toutes les nuances intermédiaires.

Avec le léger vent du soir, papillonnent et tombent les premiers pétales des arbres en fleurs. On dirait des essaims de papillons à la recherche du pollen Sur les fleurs de la campagne. Et d'un arbre à l'autre des festons de vignes encore dénudées, sauf qu'à leur sommet là où le soleil tape davantage c'est l'ouverture innocente, étonnée, palpitante des premières petites feuilles.

Le soleil se couche tranquille dans le ciel si doux dans son azur que la lumière rend encore plus clair et il fait briller au loin les neiges de l'Hermon et d'autres cimes lointaines.

Un char va sur la route. C'est celui qui porte Joseph et Marie avec ses cousins. Le voyage se termine.

Marie regarde, du regard anxieux de qui veut connaître et même reconnaître ce qu'il voit et dont il ne se rappelle pas et elle sourit quand quelque souvenir imprécis revient et s'arrête sur telle et telle chose, sur un point particulier.


Élisabeth et avec elle Zacharie et Joseph l'aident à se souvenir en précisant telle ou telle cime, telle ou telle maison. Maisons, désormais, car Nazareth déjà se montre, étendue sur l'ondulation de sa colline.

Frappée à gauche par le soleil couchant, la cité montre ses petites maisons blanches, larges et basses que surmonte une terrasse teintée de rose. Certaines, que le soleil frappe en plein, semblent éclairées par un incendie tant leur façade est rougie par le soleil qui fait briller l'eau des canaux et des puits bas, presque sans parapets, d'où montent les seaux pour la maison et les arrosoirs pour le potager.

Enfants et femmes se mettent sur le bord de la route jetant un coup d’œil dans le char, et saluent Joseph, bien connu. Mais après ils restent perplexes et intimidés devant les trois autres.

Mais quand on entre dans la cité proprement dite, il n'y a plus ni perplexité, ni crainte. Beaucoup et beaucoup de tout âge se trouvent au début du pays sous un arc rustique de fleurs et de feuillage et à peine le char apparaît de derrière le coude de la dernière maison campagnarde qui échappe à l'alignement, c'est une roulade de cris aigus ou obtus les plus invraisemblables. Les gens agitent des rameaux et des bouquets. Ce sont les femmes, les jeunes filles et les enfants de Nazareth qui saluent l'épouse. Les hommes plus retenus se tiennent en arrière de la haie remuante et bruyante et saluent avec gravité.

Maintenant le char a été découvert avant d'arriver au pays car le soleil n'est plus gênant et permet ainsi à Marie de bien voir la terre natale. Marie apparaît belle comme une fleur. Blanche et blonde comme un ange, elle sourit avec bonté aux enfants qui lui jettent des fleurs et lui envoient des baisers, aux jeunes filles de son âges qui l'appellent par son nom, aux épouses, aux mères, aux vieilles qui la bénissent avec leurs voix chantantes. Elle s'incline devant les hommes et spécialement devant l'un d'eux qui est peut-être le rabbin ou le principal personnage du pays.

Le char avance au pas par la rue principale suivi d'une grande partie de la foule pour laquelle l'arrivée est un événement.

"Voici ta maison, Marie" dit Joseph en indiquant avec le fouet une petite maison qui se trouve exactement au bas d'une ondulation de la colline et qui a, par derrière, un beau et vaste jardin tout en fleurs qui se termine avec un tout petit olivier. Plus loin l'habituelle haie d'aubépine et de cactus marque la limite de la propriété. Les champs, autrefois à Joachim, sont plus loin.

"Il t'est resté peu de chose, dit Zacharie. La maladie de ton père fut longue et coûteuse. Coûteuses aussi les dépenses pour les réparations, les dégâts faits par Rome. Tu vois, la route a supprimé les trois principales dépendances et la maison a été réduite. Pour l'agrandir sans lourdes dépenses, on a utilisé une partie de la colline qui fait grotte. Joachim y gardait les provisions et Anne ses métiers. Tu feras ce qui te semblera bon."

"Oh ! que ce soit peu de chose, n'importe ! Cela me suffira toujours. Je travaillerai..."

"Non, Marie." C'est Joseph qui parle. "C'est moi qui travaillerai. Tu ne feras que les travaux de lingerie, de couture de la maison. Je suis jeune et fort et je suis ton époux. Ne me mortifie pas avec ton travail."

"Je ferai comme tu veux."

"Oui, pour cette question, c'est ma volonté. Pour tout le reste tous tes désirs font loi, mais pas pour cela."

Ils sont arrivés, le char s'arrête. Deux femmes et deux hommes, respectivement sur les quarante et cinquante ans, sont près de la porte, et avec beaucoup de bambins et de jeunes.

"Dieu te donne la paix, Marie" dit l'homme le plus âgé et une femme aborde Marie, la prend dans ses bras et l'embrasse.

"C'est mon frère Alphée et Marie sa femme et ceux-ci sont leurs fils [2]. Ils sont venus exprès pour te fêter et te dire que leur maison est la tienne, si tu veux" dit Joseph.

"Oui, viens Marie, s'il t'est pénible de vivre seule. La campagne est belle au printemps et notre maison est au milieu des champs en fleurs. Là, tu seras la plus belle fleur" dit Marie de Alphée.

"Je te remercie Marie. Bien volontiers je viendrai. Je viendrai de temps en temps et sans faute pour les noces. Mais je désire tant de voir, de reconnaître ma maison. J'étais toute petite quand je l'ai quittée et j'ai oublié son aspect...

Maintenant je le retrouve... et il me semble de retrouver ma mère que j'ai perdue, mon père bien aimé, de retrouver l'écho de leurs paroles et le parfum de leur dernier soupir. Il me semble n'être plus orpheline puisque autour de moi j'ai l'embrassement des murs,... Comprends-moi, Marie." La voix de Marie trahit son émotion et des larmes perlent à ses cils.

Marie d'Alphée répond : "Comme tu veux, aimée. Je veux que tu me sentes comme une sœur et une amie et un peu aussi une mère parce que je suis de beaucoup plus âgée que toi."

L'autre femme s'avance : "Marie, je te salue. Je suis Sara, l'amie de ta mère. Je t'ai vue naître. Et voilà Alphée, petit-fils d'Alphée et grand ami de ta mère. Ce que j'ai fait pour ta mère, je le ferai pour toi, si tu veux. Vois-tu ? Ma maison est la plus proche de la tienne et tes champs sont maintenant à nous. Mais, si tu veux venir, tu le peux à toute heure. Nous ferons un passage dans la haie et nous serons ensemble, tout en restant chacun chez soi. Voilà mon mari."

"Je vous remercie tous et pour tout. De tout le bien que vous avez voulu faire aux miens et que vous voulez me faire. Que vous bénisse le Dieu Tout-Puissant."

Les lourdes caisses sont déchargées et portées à la maison. On entre, et je reconnais la petite maison de Nazareth, telle qu'elle est plus tard, dans la vie de Jésus.

Joseph prend Marie par la main - geste habituel - et il entre ainsi. Sur le seuil, il lui dit : "Et à présent, sur ce seuil, je veux de toi une promesse. Que n'importe quelle chose survienne ou qui t'arrive tu n'aies d'autre ami, d'autre aide vers qui te tourner que vers Joseph et que, pour aucun motif tu n'aies à t'enfermer dans ta peine. Je suis tout entier à ta disposition, rappelle-toi et ce sera là ma joie de rendre heureux ton chemin et, puisque le bonheur n'est pas toujours en notre pouvoir, au moins de te le faire paisible et sûr."

"Je te le promets, Joseph." On ouvre portes et fenêtres. Le soleil couchant entre, curieux. Marie, maintenant a quitté le manteau et le voile parce que, sauf les fleurs de myrte, elle a encore le vêtement de noces. Elle sort dans le jardin en fleurs. Elle regarde et sourit et avec toujours sa main dans celle de Joseph, elle fait le tour du jardin. Elle semble reprendre possession d'un lieu perdu.

Et Joseph lui montre ses travaux : "Tu vois, ici, j'ai fait ce trou pour recueillir l'eau de pluie, car ces vignes ont toujours soif. À cet olivier, j'ai coupé les branches les plus vieilles pour le revigorer. J'ai planté ces pommiers parce que deux étaient morts, et là j'ai mis des figuiers. Quand ils auront poussé, ils protégeront la maison d'un soleil trop ardent et des regards curieux. Là est l'ancienne tonnelle, j'ai seulement changé les supports pourris et travaillé avec les ciseaux.

Elle donnera beaucoup de raisin, j'espère. Et là, regarde" et, tout fier, il la conduit vers la pente qui se dresse au dos de la maison et qui fait la limite du verger, "et là, j'ai creusé une petite grotte et l'ai étayée, et quand ces petites plantations auront grandi, elle sera à peu près aussi grande que celle que tu avais. Il n'y a plus la source... mais j'espère amener un filet d'eau. Je travaillerai pendant les longues soirées d'été quand je viendrai te voir ..."

"Mais, comment ?" dit Alphée. "Vous ne faites pas les noces cet été ?"

"Non, Marie désire filer les draps de laine, unique chose qui manque au trousseau. Et j'en suis heureux. Elle est si jeune, Marie, qu'il n'y a pas d'importance qu'elle attende un an ou plus. En attendant, elle s'habitue à la maison,.."

"Ah ! tu as toujours été un peu différent des autres et tu l'es encore maintenant. Je me demande qui n'aurait pas hâte d'avoir pour femme une fleur comme Marie et toi, tu attends des mois !..."

"Joie longuement attendue, joie plus intensément goûtée" répond Joseph avec un fin sourire.

Le frère hausse les épaules et demande : "Et alors quand penses-tu aux noces ?"

"Quand Marie prendra ses seize ans. Après la fête des Tabernacles Elles seront douces les soirées d'hiver pour les nouveaux époux !..." Et il sourit encore, en regardant Marie. Un sourire d'entente secrète et pleine de douceur, d'une consolante chasteté fraternelle.

Puis il reprend son tour : "Ici, c'est la pièce dans la butte. Si tu veux, j'en ferai mon atelier quand je viendrai. Elle communique mais n'est pas dans la maison. Ainsi il n'y aura ni bruit ni désordre. Si pourtant tu veux autrement..."

"Non, Joseph, ça va très bien ainsi." On rentre à la maison et on allume les lampes.

"Marie est fatiguée" dit Joseph. "Laissons-la tranquille avec les cousins."

Tous saluent et s'en vont. Joseph reste encore quelques minutes et parle à Zacharie à voix basse.

"Ton cousin te laisse Elisabeth quelque temps, es-tu contente ? Moi, oui, parce qu'elle t'aidera à... devenir une parfaite maîtresse de maison. Avec elle tu pourras disposer toutes choses à ton goût et ranger le mobilier et je viendrai tous les soirs t'aider, Avec elle tu pourras te procurer la laine et tout ce qu'il faut.



C'est moi qui réglerai les dépenses. Souviens-toi que tu as promis de t'adresser à moi pour tout. Adieu, Marie. Dors ton premier sommeil de dame, dans cette maison qui est à toi, et que l'ange de Dieu te le rende paisible. Que le Seigneur soit toujours avec toi."

"Adieu Joseph, que toi aussi tu sois sous l'aile de l'ange de Dieu. Merci, Joseph. Pour tout. Autant que je le puis mon amour répondra au tien." Joseph salue les cousins et sort. En même temps



La vision cesse



♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_11
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Visage de J?sus Bravo à vous tous

Message par Benoit le Sam 22 Sep 2012 - 0:10

Quel bonheur de voir autant de passionnés de l'oeuvre de Maria Valtorta !

Restée depuis 30 ans entre initiés amateurs de mystique, sa diffusion a pris un essor plus important depuis 2 ou 3 ans. Grâce, entre autre, à une nouvelle direction chez Tequi qui distribue les écrits de MV en France, et de la mise en avant de MV dans "Chrétiens Magazine"... et grâce à nous tous qui faisons connaitre cette oeuvre incomparable autour de nous !

Il suffit de voir l'augmentation des rayonnages à la Procure (place St Sulpice à Paris). De un on est passé à trois en très peu de temps.

Ayant lu toute l'oeuvre traduite en français, je suggerai aux néophites l'ordre il me semble le plus cohérent pour lire son oeuvre :

1 > les 10 volumes de l'Evangile Tel Qu'il M'a été Révélé
2 > Les 3 volumes des "Cahiers"
3 > Leçons sur l'Epître de saint Paul aux Romains
4 > Le livre d'Azarias

Cet ordre n'est absolument un classement de valeur, tous ces livres sont du véritable caviar spirituel. Pour moi ce sont tout simplement parmi les plus grand écrits de la chrétienté.

Reste son Autobiographie, rédigée avant les visions, dont la lecture est très intéressante.

... mais tout n'est pas encore traduit en français !

Restent à être traduits :

1 > "Lettere a Mons. Carinci" > sa correspondance avec Monseigneur Alfonso Carinci
2 > "Quadernetti", ou "Petits Cahiers", paru en Italie en 2006, qui sont des dictées de Jésus, entre autre, non incluses dans l'Evangile et les Cahiers. 15 pages ont déjà été traduites en français, et sont disponibles dans le livre "Prières", il s'agit d'un commentaire sur Getsémani, absolument prodigieux !

Je suis en train de lire le 2ème tome des visions d'Anne Catherine Emmerich, et s'il y a quelques perles dans cette lecture, elles sont vraiment rares... surtout quand on a lu Maria Valtorta.

Donc... Valtorta, Valtorta, Valtorta ! Parlons-en autour de nous aux chrétiens laïcs, aux prêtres... offrons des exemplaires en cadeaux aux personnes qui nous entourent...

Il me semble de plus en plus clairement qu'un des plans que Dieu a pour moi est de promouvoir la diffusion de cette oeuvre.
Et j'en suis ravi.

Merci Jésus, merci Marie, merci Maria Valtorta, merci à vous tous.


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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Sam 22 Sep 2012 - 0:40

Benoit vous dites

Merci Jésus, merci Marie, merci Maria Valtorta,

Merci aussi à vous pour votre témoignage encourageant

Vous êtes le deuxième cette nuit , je viens d'en recevoir un autre en MP

Amicalement
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Emmanuel le Sam 22 Sep 2012 - 2:23

Bonjour Benoît,

Quelle joie de découvrir un autre grand amoureux de cette oeuvre merveilleuse. Et de découvrir également que vous avez lu, aussi, les Cahiers, les Leçons, et le Livre d'Azarias.

Même si c'est le récit de la vie du Christ qui est le plus connu parmi les écrits de Maria Valtorta, que de richesses immenses, trouve-t-on dans les "Cahiers", ainsi que dans les ouvrages suivants.

Comme c'est beau, comme c'est grand!

Merci de votre message, Benoît, qui, je l'espère, incitera beaucoup d'âmes à porter attention à ce don merveilleux de Notre-Seigneur pour notre temps.

Union de prières,

Emmanuel
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Sam 22 Sep 2012 - 7:09

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_18

Nous débutons aujourd'hui le début d'une grande et Merveilleuse Histoire qui unit Marie et Son Divin Fils et par là même l'Humanité entière

***

L'Annonciation

Vision du mercredi 8 mars 1944

*

Voici ce que je vois : Marie, une très jeune adolescente - quinze ans au plus à la voir - est dans une petite pièce rectangulaire. Une vraie chambre de jeune fille.

Contre le plus long des deux murs, se trouve le lit : une couchette basse, sans rebords couverte de nattes ou de tapis. On les dirait étendus sur une table ou une claie à roseaux. Ils sont en effet rigides et ne forment pas de courbes comme il arrive sur nos lits. Sur l'autre mur, une étagère avec une lampe à huile, des rouleaux de parchemin, un travail de couture
soigneusement plié que l'on dirait de la broderie. À côté, vers la porte qui est ouverte sur le jardin, mais couverte d'un rideau qu'un vent léger remue, est assise sur un tabouret bas la Vierge.



Elle file du lin très blanc et doux comme de la soie. Ses petites mains, un peu moins claires que le lin, font tourner agilement le fuseau. Le petit visage, jeune est si beau, si beau, légèrement courbé, avec un léger sourire, comme si elle caressait ou suivait quelque douce pensée.

Un profond silence, dans la petite maison et le jardin. Une paix profonde, tant sur le visage de Marie que dans son environnement. La paix et l'ordre. Tout est propre et en ordre et le milieu très humble en son aspect et dans l'ameublement, presque comme une cellule, a quelque chose d'austère et en même temps de royal à cause de la netteté et du soin avec lequel sont disposées les étoffes sur le lit, les rouleaux, la lumière, le petit broc de cuivre près de la lumière et, avec dedans un faisceau de branches fleuries, branches de pêchers ou de poiriers, je ne sais, mais ce sont certainement des arbres à fruit avec des fleurs légèrement rosées.

Marie se met à chanter à voix basse et puis elle élève un peu la voix. Ce n'est pas du grand "chant", mais c'est déjà une voix qui vibre dans la petite pièce et où on sent vibrer son âme, Je ne comprends pas les paroles, c'est certainement de l’hébreu. Mais comme elle répète fréquemment : "Jéhovah" je comprends qu'il s'agit de quelque chant sacré, peut-être un psaume.

Peut-être Marie se rappelle les cantiques du Temple et ce doit être un doux souvenir car elle pose sur son sein les mains qui tiennent le fil et le fuseau et elle lève la tête en l'appuyant en arrière sur le mur; son visage brille de vives couleurs et ses yeux, perdus dans je ne sais quelle douce pensée, sont rendus plus luisants par des pleurs retenus mais qui les font paraître plus grands.

Et pourtant ses yeux rient, sourient à une pensé qu'ils suivent et l'abstraient de ce qui l'entoure. Le visage de Marie émerge du vêtement blanc et très simple, rosé et encadré par les tresses qu'elle porte comme une couronne autour de la tête. On dirait une belle fleur.

Le chant se change en une prière : "Seigneur, Dieu Très-Haut, ne tarde pas d'envoyer ton Serviteur pour apporter la paix sur la terre. Suscite le temps favorable et la vierge pure et féconde pour l'avènement de ton Christ. Père, Père Saint, accorde à ta servante d'offrir sa vie dans ce but.

Accorde-moi de mourir après avoir vu ta Lumière et ta Justice sur la terre et d'avoir vu, accomplie, la Rédemption. O Père Saint envoie à la terre ce qui a fait soupirer les Prophètes. Envoie à ta servante le Rédempteur. Qu'à l'heure où se terminera ma journée s'ouvre pour moi ta demeure parce que ses portes auront déjà été ouvertes par ton Christ, pour tous ceux qui ont espéré en Toi. Viens, viens, ô Esprit du Seigneur.



Viens vers tes fidèles qui t'attendent. Viens, Prince de la Paix !..." Marie reste ainsi hors d'elle-même...

Le rideau remue plus fort, comme si quelqu'un, par derrière faisait un courant d'air ou le secouait pour l'écarter. Et une lumière blanche de perle, associée à l'argent pur, rend plus clairs les murs légèrement jaunes, plus vives les couleurs des étoffes, plus spirituel le visage levé de Marie.

Dans la lumière, et sans que la tenture soit écartée sur le mystère qui s'accomplit - même elle ne remue plus : elle pend absolument rigide contre les montants, comme si c'était un mur qui isole l'intérieur de l'extérieur - dans cette lumière se prosterne l'Archange.

Il doit nécessairement prendre un aspect humain. Mais cet aspect transcende l'humain. De quelle chair est formée cette figure très belle et fulgurante ? De quelle substance Dieu l'a-t-elle matérialisée pour la rendre sensible aux sens de la Vierge ? Seul Dieu peut posséder ces substances et s'en servir si parfaitement.

C'est un visage, c'est un corps, ce sont des yeux, une bouche, des cheveux et des mains comme les nôtres, mais ce n'est pas notre opaque matière. C'est une lumière qui a pris la couleur de la chair, des yeux, de la chevelure, des lèvres, une lumière qui se meut et sourit et regarde et parle.

"Salut, Marie, pleine de Grâce, salut !" La voix est un doux accord comme de perles qui tombent sur un métal précieux.

Marie tressaille et baisse les yeux. Et elle tressaille davantage quand elle voit cette créature de lumière agenouillée à un mètre environ de distance d'elle, les mains croisées sur la poitrine la regardant avec un infini respect.

Marie se dresse debout et se serre contre le mur. Elle devient pâle, puis rouge. Son visage exprime étonnement, effarement. Elle serre inconsciemment les mains sur son sein, en les cachant sous ses longues manches. Elle se courbe presque pour cacher le plus possible son corps. Une attitude de suave pudeur.

"Non. Ne crains pas. Le Seigneur est avec Toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes."

Mais Marie continue à craindre. D'où est venu cet être extraordinaire ? Est-ce un envoyé de Dieu ou du Trompeur ?

"Ne crains pas, Marie !" répète l'Archange. "Je suis Gabriel, l'Ange de Dieu. Le Seigneur m'a envoyé vers Toi. Ne crains pas parce que tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et maintenant, tu vas concevoir dans ton sein et enfanteras un Fils et tu Lui donneras comme nom "Jésus".



Il sera grand, On l'appellera le Fils du Très- Haut (et il le sera en réalité) et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père et il régnera éternellement sur la maison de Jacob et son Règne n'aura jamais de fin. Comprends, ô sainte Vierge, aimée du Seigneur, sa Fille bénie, appelée à être la Mère de son Fils, quel Fils tu engendreras."

"Comment cela peut-il se faire si je ne connais point d'homme ? Est-ce que le Seigneur Dieu n'accueille pas l'offrande de sa servante et ne me veut pas vierge par amour pour Lui ?"

"Non, ce ne sera pas par œuvre d'homme que tu seras Mère, ô Marie. Tu es l'éternelle Vierge, la Sainte de Dieu. L'Esprit Saint descendra sur Toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. Pour cela, on appellera Saint celui qui naîtra de toi, Saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu.

Élisabeth, stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le Prophète de ton Fils, celui qui Lui préparera le chemin. Le Seigneur lui a enlevé son opprobre et son souvenir restera parmi les peuples uni à ton nom, comme le nom de sa créature à celui de ton Saint, et jusqu'a la fin des siècles les nations vous proclameront bienheureuses pour la grâce du Seigneur venue jusqu'à vous et jusqu'à toi spécialement, venue aux nations par ton intermédiaire.

Élisabeth en est à son sixième mois et le poids qu'elle porte fait monter en elle la joie et la fera monter davantage quand elle connaîtra ta propre joie. Rien n'est impossible à Dieu, Marie, pleine de Grâce. Que dois-je dire à mon Seigneur ? Ne te laisse pas troubler par aucune pensée. Le Seigneur veillera sur tes intérêts si tu te fies à Lui. Le monde, le Ciel, l'Éternel attendent ta parole !"

Marie, croisant à son tour ses mains sur sa poitrine et se courbant en une profonde inclination dit : "Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon sa parole."

L'Ange étincelle de joie. Il adore, parce que certainement il voit l'Esprit de Dieu s'abaisser sur la Vierge, toute courbée dans son consentement. Puis il disparaît, sans remuer la tenture qu'il laisse tirée sur le Mystère saint




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Message par E3462 le Sam 22 Sep 2012 - 14:00

Merci enormement Maud, n'ayant pas de moyens je vais lire online !

Mon coeur n'attend que ca !
UDP !

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Message par Maud le Sam 22 Sep 2012 - 16:04

Bonjour Ella

je re- mets ci-dessous le lien de l' Oeuvre intégrale qui peut aussi intéresser beaucoup d'entre vous pour la consulter sur internet ..à conserver et en user ..pour la joie de l'âme .....c'est gratuit !

http://www.maria-valtorta.org/ValtortaWeb/Oeuvre.htm

Amicalement
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Message par Maud le Dim 23 Sep 2012 - 8:15

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_19

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La désobéissance de la première Ève

Jésus dit :

"Ne lit-on pas dans la Genèse que Dieu donna à l'homme la domination sur tout, sauf sur Dieu et les anges ses ministres? N'y lit-on pas qu'Il fit la femme pour être la compagne de l’homme pour partager sa joie et sa maîtrise sur tous les êtres vivants? N'y lit-on pas qu'ils pouvaient manger de tout sauf des fruits de l'arbre de la science du Bien et du Mal?

Pourquoi ? Qu'est-ce qui est sous-entendu dans ces paroles "qu'il domine" ? Qu'est-ce qu'il y avait dans l'arbre de la science, du Bien et du Mal ? Vous êtes-vous jamais demandé cela, vous qui cherchez tant de choses inutiles et ne savez pas demander à votre âme les vérités célestes ?

Votre âme si elle était vivante, vous le dirait, elle qui, quand elle est en état de grâce est comme une fleur entre les mains de votre ange, elle qui, quand vous êtes en état de grâce ressemble à une fleur qui reçoit le baiser du soleil, rafraîchie par la rosée, par l'action de l'Esprit Saint qui la réchauffe et l'éclaire, l'arrose et l'embellit par des lumières célestes.

Que de vérités vous dirait votre âme si vous saviez converser avec elle, si vous l'aimiez comme ce qui vous donne la ressemblance avec Dieu qui est Esprit, comme votre âme est esprit. Quelle grande amie vous auriez en votre âme si vous l'aimiez au lieu de la haïr jusqu'à la tuer. Quelle grande et sublime amie avec laquelle vous pourriez parler des choses du Ciel vous qui êtes si avides de parler et vous vous dégradez l'un l'autre avec vos amitiés.

Ces amitiés, si elles ne sont pas indignes - ce qui arrive parfois - sont cependant à peu près toujours inutiles ne donnant occasion de s'exprimer qu'à un flot de paroles vaines et nuisibles, et toujours toutes terrestres.

N'ai-je pas dit : "Qui m'aime gardera ma parole, et mon Père l'aimera et nous viendrons à lui, et nous ferons en lui notre demeure" ? L'âme en état de grâce possède l'amour, et possédant l'amour, elle possède Dieu, c'est-à-dire le Père qui la conserve-le Fils qui la gouverne, l'Esprit qui l'éclaire.

Elle possède donc la Connaissance, la Science, la Sagesse. Elle possède la Lumière. Pensez donc quelles conversations sublimes pourrait lier votre âme avec vous. Ce sont elles qui ont rempli le silence des prisons, le silence des cellules, le silence des ermitages, le silence d'infirmes pieux.

Ce sont elles qui ont réconforté les prisonniers dans l'attente du martyre, les cloîtrés à la recherche de la Vérité, les solitaires aspirant à une connaissance anticipée de Dieu, les infirmes à l'acceptation, mais que dis-je, à l'amour de leur croix.


Si vous saviez également interroger votre âme, elle vous dirait la qui tient assujetties toutes les forces du moi et les fait servantes de cet unique but : mériter de posséder Dieu.

Elle vous dirait que Dieu avait interdit la connaissance du bien et du mal, parce que le bien, Il l'avait accordé gratuitement à ses créatures, et le mal Il ne voulait pas que vous le connaissiez, parce que c'est un fruit doux au palais, mais, qui descendu avec son suc dans le sang y apporte une fièvre qui tue et produit une soif ardente, si bien que plus on en boit de ce suc mensonger et plus on en a soif.

Vous objecterez : "Et pourquoi l'y a-t-il mis" ? Et pourquoi ? Parce que le mal est une force qui est née d'elle même spontanée comme certains maux qui s'attaquent aux corps les plus sains.

Lucifer était un ange, le plus beau des anges. Esprit parfait inférieur à Dieu seulement. Et pourtant dans son être de lumière naquit une vapeur d'orgueil qu'il ne dissipa pas, mais au contraire il la condensa en la couvant. De cette incubation est né le Mal.

il existait avant que l'homme existât. Dieu avait précipité hors du Paradis le maudit qui avait couvé le Mal qui avait souillé le Paradis. Mais il est resté l'éternel incubateur du Mal et, ne pouvant plus souiller le Paradis, il a souillé la terre.

Cette plante symbolique sert à démontrer cette vérité. Dieu avait dit à l'homme et à la femme : "Vous connaissez toutes les lois et les mystères de la création. Mais n'usurpez pas mon droit d'être le Créateur de l'homme.

Pour propager la race humaine il suffira mon amour qui circulera en vous, et sans luxure, par le seul mouvement de la charité, il suscitera les nouveaux Adams de la race humaine. Je vous donne tout. Je ne me réserve que ce mystère de la formation de l'homme".

Satan a voulu enlever à l'homme cette virginité de l'intelligence, et avec sa langue de serpent a flatté et caressé les membres et les yeux d'Ève en produisant des réflexes et une excitation que les premiers parents ne connaissaient pas parce que la malice ne les avait pas empoisonnés.



Ève "vit". Et en voyant elle voulut essayer : C'était l'éveil de la chair. Oh ! si elle avait appelé Dieu ! Si elle avait couru Lui dire : "Père, je suis malade. Les caresses du serpent ont excité le trouble en moi" le Père l'aurait purifiée et guérie de son souffle qui, comme il lui avait infusé la vie, il pouvait lui infuser une nouvelle innocence en lui faisant oublier le poison du serpent et même en mettant en elle l'horreur du serpent, comme ceux qui, attaqués par un mal, en ont été guéris et conservent envers ce mal une instinctive répugnance.

Mais Ève ne va pas au Père. Elle se dirige vers le Serpent. Cette sensation lui est douce. "En voyant que le fruit de l'arbre était bon à manger, beau pour les yeux, gracieux à voir, elle le cueillit et en mangea"

Et "elle comprit". Désormais la malice était descendue en ses entrailles avec sa morsure. Elle vit avec des yeux nouveaux et entendit avec des oreilles nouvelles les mœurs et les voix des brutes. Et les désira d'un désir fou. Elle commença seule le péché. L’acheva avec son compagnon. Voilà pourquoi sur la femme pèse une condamnation plus grande.

C'est par elle que l'homme est devenu rebelle à Dieu et qu'il a connu la luxure et la mort. C'est par elle qu'il n'a plus su dominer ses trois règnes : de l'esprit, parce qu'il a permis que l'esprit désobéisse à Dieu; de la conduite morale, parce qu'il a permis que les passions le dominent; de la chair, parce qu'il l'a rabaissée au niveau des lois instinctives des brutes. "Le Serpent m'a séduite" dit Ève. "La femme m'a offert le fruit et j'en ai mangé" dit Adam. Et la triple concupiscence s’attache alors aux trois règnes de l'homme



♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Adam_e10
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Message par Maud le Lun 24 Sep 2012 - 7:40

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_20

La nouvelle Ève a pratiqué l’obéissance en toutes occasions

Marie dit :

"Dans la joie - parce que, lorsque j'ai compris la mission à laquelle Dieu m'appelait, je fus remplie de joie - mon cœur s'ouvrit comme un lys fermé et il s'en épancha le sang qui fut le terrain pour le Germe du Seigneur.
Joie d'être mère.

Je m'étais consacrée à Dieu dès le premier âge car la lumière du Très-Haut avait mis pour moi en pleine lumière la cause du mal du monde et j'avais voulu, pour autant que c'était en mon pouvoir, effacer de moi l'empreinte de Satan. Je ne savais pas que j'étais sans tache. Je ne pus penser que je l'étais. La seule pensée de ce privilège aurait été présomption et orgueil. Née en effet de procréateurs humains, il ne m'était pas permis de penser que c'était moi l'Élue appelée à être la Sans Tache.

L'Esprit de Dieu m'avait instruite sur la douleur du Père devant la corruption d'Ève qui avait voulu s'avilir et, de créature de grâce, descendre au niveau des créatures inférieures. Je portais en moi le désir d'adoucir cette douleur en élevant ma chair à une pureté angélique avec la volonté de me garder inviolée dans mes pensées, mes désirs et dans les relations humaines. Seulement pour Dieu, les battements de mon cœur, seulement pour Lui, mon être tout entier. Mais si je n'avais pas en moi la fièvre brûlante de la chair, il y avait pourtant encore en moi le sacrifice de ne pas être mère.

La maternité, exempte de tout ce qui maintenant l'avilit, avait été aussi accordée à Ève par le Père Créateur : Douce et pure maternité, sans pesanteur des sens ! J'en ai eu l'expérience. De combien s'est appauvrie Ève en renonçant à cette richesse ! Plus que de l'immortalité.

Et que cela ne vous paraisse pas exagération. Mon Jésus, et moi avec Lui, sa Mère, avons connu la langueur de la mort. Moi, la douce langueur où, épuisée je me suis endormie, Lui l'atroce langueur du condamné à mort. A nous donc aussi est venue la mort.

Mais la maternité sans violation d'aucune sorte est venue à moi seule, Ève nouvelle, afin que je puisse dire au monde de quelle douceur aurait été le sort de la 1emme appelée à devenir mère sans souffrance dans sa chair. Et le désir de cette maternité pure pouvait exister et existait de fait dans la Vierge qui était toute à Dieu, car cette maternité est la gloire de la femme.

Si vous pensez ensuite en quel honneur était tenue la femme devenue mère, chez les Israélites, vous pouvez encore mieux apprécier le sacrifice que j'avais consenti en acceptant par mon vœu cette privation. Maintenant à sa servante, l'Éternelle Bonté faisait ce don sans m'enlever la candeur dont j'avais été revêtue pour être une fleur sur son trône. Et moi j'en ai éprouvé une suave jubilation d'avoir la double joie d'être mère d'un homme et d'être la Mère de Dieu.

Joie d'être Celle par laquelle la paix ressoudait ensemble le Ciel et la terre.
Oh ! avoir désiré cette paix, pour l'amour de Dieu et du prochain et savoir que c'était par mon intermédiaire à moi, pauvre servante du Puissant, qu'elle venait au monde ! Dire : "Oh ! hommes ne pleurez plus. Je porte en moi le secret qui vous rendra heureux.

Je ne puis vous le dire parce qu'il est scellé en moi, en mon cœur, comme est renfermé en mon sein inviolé le Fils de Dieu. Mais déjà je vous l'apporte parmi vous, mais chaque heure qui passe rapproche le moment où vous le verrez et connaîtrez son Nom saint".
Joie d'avoir donné la joie à Dieu : joie de croyante pour son Dieu rendu heureux.

Oh ! avoir enlevé au cœur de Dieu l'amertume de la désobéissance d'Ève et l'orgueil d'Ève, de son incrédulité ! Mon Jésus a fait comprendre de quelle faute le premier Couple s'est souillé. J'ai annulé cette faute refaisant à rebours ces étapes de sa descente.

Le commencement de la faute se trouva dans la désobéissance : "Ne mangez pas et ne touchez pas à cet arbre" avait dit Dieu. L'homme et la femme, les rois de la création, qui pouvaient toucher à tout, manger de tout, excepté de cet arbre parce que Dieu voulait que seuls les anges leur fussent supérieurs, eux ne tinrent pas compte de sa défense.


L'arbre : le moyen pour mettre à l'épreuve l'obéissance de ses fils. Qu'est-ce que l'obéissance aux commandements de Dieu ? C'est le bien, car Dieu ne commande que le bien. Qu'est ce que la désobéissance ? C'est le mal, car elle met dans l'âme les sentiments de rébellion, terrain propice au travail de Satan.

Ève s'approche de l'arbre qu'elle aurait du fuir pour en recevoir le bien, mais dont le voisinage, au contraire, lui en a donné le mal. Elle y va, entraînée par la curiosité puérile de voir ce qu'il avait de spécial, et par l'imprudence qui lui fait juger inutile le commandement de Dieu, car elle est forte et pure, la reine de l'Eden où tout lui est soumis, où rien ne pourra lui faire du mal. Sa présomption sera sa ruine, la présomption qui est déjà le levain de l'orgueil.

Auprès de la plante, elle trouve le Séducteur. A son inexpérience, à sa candide inexpérience de vierge, à la faiblesse de son inexpérience, il chante la chanson du mensonge. "Tu crois qu'il y a du mal ? Non. Dieu te l'a dit parce qu'il veut vous garder esclaves de son pouvoir. Vous croyez être rois ? Vous n'êtes même pas libres comme l'est la bête fauve. A elle, il a accordé d'aimer d'un vrai amour. Pas à vous. À elle, il a permis d'être créatrice comme Dieu.

Elle engendre des fils et voit grandir à souhait sa famille. Pas vous. À vous cette joie est refusée. À quoi bon donc vous avoir fait homme et femme si vous devez vivre ainsi ? Soyez des dieux. Vous ne connaissez pas la joie d'être deux en une seule chair et d'en créer une troisième et davantage.

Ne croyez pas aux promesses de Dieu de jouir de votre postérité en voyant vos fils créer de nouvelles familles, vous quitter pour être pères et mères. il vous a donné un semblant de vie. La vie réelle c'est de connaître les lois de la vie. C'est alors que vous serez semblables à des dieux et que vous pourrez dire à Dieu : 'Nous sommes tes égaux".
Et la séduction se poursuivit parce que Ève n'eut pas la volonté de la repousser, mais plutôt de la suivre et de connaître ce qui n'appartenait pas à l'homme. Voilà que l'arbre défendu devient pour la race, réellement mortel, parce qu'à ses branches pend le fruit de l'amer savoir qui vient de Satan.

Et la femme devient femelle et avec le levain de connaissance satanique au cœur, s'en va corrompre Adam. La chair ainsi avilie, les mœurs corrompues, l'esprit dégradé, ils connurent la douleur et la mort de l'esprit privé de la Grâce et de la chair privée de l'immortalité. Et la blessure d'Ève engendra la souffrance qui ne disparaîtra qu'à la mort du dernier couple sur la terre.

J'ai parcouru à rebours le chemin des deux pécheurs. J'ai obéi. En toutes circonstances j'ai obéi. Dieu m'a demandé d'être vierge. J'ai obéi. Après avoir aimé la virginité qui me faisait pure comme la première des femmes avant qu'elle ne connût Satan, Dieu me commanda d'être épouse.

J'ai obéi, relevant le mariage à ce degré de pureté où il était dans la pensée de Dieu quand il avait créés les deux premiers parents. Convaincue d'être destinée à la solitude dans le mariage et au mépris du prochain pour ma stérilité sainte, alors Dieu me demanda d'être Mère. J'ai obéi. J'ai cru que cela serait possible et que cette parole venait de Dieu parce qu'en l'écoutant j'étais inondée de paix.

Je n'ai pas pensé : "Je l'ai mérité". Je ne me suis pas dit : "Maintenant le monde m'admirera parce que je suis semblable à Dieu en créant la chair de Dieu". Non. Je me suis anéantie dans l'humilité. La joie a jailli dans mon cœur comme une tige de rose fleurie. Mais elle se garnit tout de suite d'épines aiguës et je fus étreinte, enveloppée par la douleur comme les branches autour desquelles s'enroulent les liserons.

La douleur de la douleur de l'époux: c'est le pressoir au sein de la joie. La douleur de la douleur de mon Fils : voilà les épines au milieu de ma joie. Ève voulut la jouissance, le triomphe, la liberté. J'acceptai la douleur, l'anéantissement, l'esclavage. Je renonçai à ma vie tranquille, à l'estime de l'époux, à ma propre liberté. Je ne me réservai rien.

Je devins la Servante du Seigneur dans ma chair, dans ma conduite, dans mon esprit, me fiant à Lui, non seulement pour la conception virginale, mais pour la défense de mon honneur, la consolation de mon époux, pour le moyen de le porter à la sublimation du mariage, de façon à faire de nous ceux qui rendent à l'homme et à la femme leur dignité perdue.

J'ai embrassé la volonté du Seigneur, pour moi, pour mon époux, pour ma Créature. J'ai dit : "Oui" pour nous trois, certaine que Dieu n'aurait pas menti à sa promesse de me secourir dans ma douleur d'épouse qui voyait qu'on la jugeait coupable, de mère qui voyait qu'elle engendrerait pour livrer son Fils à la douleur.

"Oui" j'ai dit. Oui. Cela suffit. Ce "oui" a annulé le "non" d'Ève à l'ordre de Dieu. "Oui, Seigneur, comme tu veux. Je connaîtrai ce que tu veux. Je vivrai comme tu veux. Je jouirai si tu le veux. Je souffrirai pour ce que tu veux. Oui, toujours oui, mon Seigneur, depuis le moment où ton rayon me fit Mère jusqu'au moment où tu m'as appelée à Toi. Oui, toujours oui. Toutes les voix de la chair, toutes les inclinations de ma sensibilité, sous le poids de ce oui perpétuel qui est à moi.

Et comme au-dessus d'un piédestal de diamant, mon esprit à qui manque les ailes pour voler vers Toi, mais qui est le maître de tout mon moi dompté et asservi pour te servir dans la joie, pour te servir dans la douleur. Mais, souris, ô Dieu. Et sois heureux. La faute est vaincue. Elle est enlevée, elle est détruite. Elle gît sous mon talon .Elle est lavée dans mes larmes, détruite par mon obéissance. De mon sein naîtra l'Arbre nouveau.

Il portera le Fruit qui connaîtra tout le mal pour l'avoir souffert en Lui-même, et donnera tout le bien. À Lui pourront venir les hommes et je serai heureuse s'ils le cueillent, même sans penser qu'il naît de moi. Pour que l'homme se sauve et que Dieu soit aimé, qu'on fasse de sa servante ce que l'on fait de la terre où un arbre se dresse: une marche pour monter".

Marie: il faut toujours savoir être une marche pour que les autres montent à Dieu. S'ils nous piétinent, cela ne fait rien. Pourvu qu'ils réussissent à aller vers la Croix. C'est l'arbre nouveau qui porte le fruit de la connaissance du Bien et du Mal.

En effet, il dit à l'homme ce qui est mal et ce qui est bien pour qu'il sache choisir et vivre. Et il sait, en même temps, devenir une liqueur pour guérir ceux qui se sont empoissonnés avec le mal qu'ils ont voulu goûter, Notre cœur sous les pieds des hommes pour qu'augmente le nombre des rachetés et que le Sang de mon Jésus n'ait pas été versé sans produire de fruit.

Voilà la destinée des servantes de Dieu. Mais après, méritons-nous de recevoir dans notre sein, l'Hostie sainte, et au pied de la Croix, pétrie dans son Sang et dans nos larmes nous pouvons dire : "Voici, ô Père, l'Hostie immaculée que nous t'offrons pour le salut du monde. Garde-nous, ô Père, fondues en Elle et par ses mérites infinis, donne-nous ta bénédiction"


Et Moi, je te donne ma caresse. Repose-toi, ma fille, le Seigneur est avec toi."



♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_12
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Visage de J?sus Re: ♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥

Message par Maud le Mar 25 Sep 2012 - 7:54

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_21


L’annonce à Joseph de la grossesse d’Élizabeth


Voici que m'apparaît la petite maison de Nazareth où se trouve Marie. Marie toute jeune comme lorsque l'Ange de Dieu lui apparut. Rien que de la voir me remplit l'âme du parfum virginal de cette demeure, du parfum angélique qui persiste encore dans la pièce où l'Ange a ondulé ses ailes d'or, du parfum divin qui s'est tout concentré sur Marie pour faire d'elle une Mère et qui à présent se dégage d'elle.

C'est le soir, car les ombres commencent à envahir la pièce où était avant, descendue du Ciel, une si grande lumière.

Marie, à genoux près de son petit lit prie, les bras en croix sur sa poitrine, le visage tout incliné vers la terre. Elle est encore vêtue comme elle l'était au moment de l'Annonciation. Tout est pareil : le rameau fleuri dans son vase, les meubles dans le même ordre. Seulement la quenouille et le fuseau sont placés dans un coin avec son plumet de filasse pour l'une, et pour l'autre le fil brillant qui y est enroulé.

Marie cesse de prier et se lève, le visage tout enflammé. La bouche sourit, mais une larme fait briller son œil d'azur. Elle prend la lampe à huile et l'allume avec la pierre à feu. Elle prend garde que tout soit bien en ordre dans la petite chambre.

Elle remet en place la couverture de la couchette qui s'était déplacée. Elle ajoute de l'eau dans le vase du rameau fleuri et le porte au dehors à la fraîcheur de la nuit. Puis elle rentre. Elle prend la broderie placée sur le meuble à étagère, et la lampe allumée. Elle sort en fermant la porte. Elle fait quelque pas dans le jardinet le long de la maison et puis elle entre dans la petite pièce où j'ai vu l'adieu de Jésus et Marie. Je la reconnais, bien qu'il manque quelque objet qui s'y trouvait alors.

Marie disparaît, emportant la lumière dans une autre petite pièce voisine, et je reste là, avec la seule compagnie de son travail posé sur le coin de la table. J'entends le pas léger de Marie qui va et vient, je l'entends remuer de l'eau comme pour laver un objet, puis faire du menu bois. Je me rends compte que c'est du bois par le bruit qu'il fait, Je m'aperçois qu'elle allume le feu.

Puis elle revient. Elle sort dans le jardinet et elle rentre avec des pommes et des légumes. Elle met les pommes sur la table, sur un plateau de métal gravé au burin : il me semble de cuivre buriné. Elle retourne à la cuisine (cette pièce était bien la cuisine). Maintenant la flamme du foyer se projette joyeusement par la porte ouverte et fait danser des ombres sur les murs.
Il se passe quelque temps et Marie revient avec un petit pain bis et une tasse de lait chaud. Elle s'assied et trempe des tranches de pain dans le lait. Elle les mange lentement.

Puis, laissant la tasse à moitié, elle entre de nouveau dans la cuisine et revient avec des légumes sur lesquels elle verse de l'huile et les mange avec le pain. Elle se désaltère avec le lait; puis elle prend. une pomme et la mange. Un repas de fillette. Marie mange et réfléchit et sourit à une pensée intérieure. Elle se lève et tourne les yeux vers les murs à qui elle semble communiquer un secret. De temps en temps elle devient sérieuse, presque triste, mais après, le sourire revient.

On entend frapper à la porte. Marie se lève et ouvre. Joseph entre. Ils se saluent. Puis Joseph s'assied sur un tabouret en face de Marie, de l'autre côté de la table.

Joseph est un bel homme, dans toute la force de l'âge. Il aurait trente cinq ans, au plus. Ses cheveux châtain sombre et sa barbe de même couleur encadrent un visage régulier avec deux yeux doux, châtains presque noirs. Le front est large et lisse, le nez petit, légèrement arqué, les joues rondes d'un brun pas olivâtre avec des pommettes rosées. Il n'est pas très grand, mais robuste et bien fait.

Avant de s'asseoir, il a enlevé son manteau, (c'est le premier que je vois de ce genre) il est de forme ronde, fermé à la gorge par un crochet ou quelque chose du même genre, avec un capuchon. Il est de couleur marron clair et d'une étoffe imperméable en laine grège. Il ressemble à un manteau de montagnard adapté pour abriter des intempéries.

Avant de s'asseoir il offre à Marie deux œufs et une grappe de raisin, un peu avancé mais bien conservé. Et il sourit en disant : "On me l'a apporté de Cana. Les œufs c'est le centurion qui me les a donnés pour une réparation que j'ai faite à son char. Il avait eu une roue abîmée et leur travailleur est malade. Ils sont frais. Il les a pris dans son poulailler. Bois-les. Ils te feront du bien."

"Demain, Joseph, maintenant j'ai mangé."

"Mais le raisin, tu peux le prendre, il est bon, doux comme du miel. Je l'ai porté avec précaution pour ne pas l'abîmer. Mange-le. il y en a d'autre. Je t'en apporterai demain un petit panier. Ce soir je n'ai pas pu parce que je viens directement de la maison du centurion."

"Oh ! alors, tu n'as pas encore soupé."

"Non, mais n'importe."

Marie se lève tout de suite et va à la cuisine. Elle revient avec encore du lait, des olives et du fromage. "Je n'ai pas autre chose, dit-elle. Prends un œuf."

Joseph ne veut pas. Les œufs sont pour Marie. Il mange avec appétit son pain avec le fromage et boit le lait encore tiède. Puis il accepte une pomme et le repas est terminé.

Marie prend sa broderie après avoir débarrassé la table de la vaisselle. Joseph l'aide et reste lui aussi dans la cuisine quand elle en revient. Je l'entends bouger pendant qu'il remet tout en place et attise le feu car la soirée est fraîche.

Quand il revient, Marie le remercie. Ils parlent entre eux. Joseph raconte comment il a passé la journée. Il parle de ses neveux. Il s'intéresse au travail de Marie et à ses fleurs. Il promet d'apporter de très belles fleurs que le centurion lui a promises. "Ce sont des fleurs que nous n'avons pas. Il les a apportées de Rome.

Il m'en a promis des plants. Maintenant que la lune est favorable, je vais te les planter. Elles ont une belle couleur et une odeur très agréable. Je les ai vues l'été dernier car elles fleurissent en été. Elles te parfumeront toute la maison. Je vais pouvoir les planter et les greffer. La lune est favorable. C'est le moment."

Marie sourit et remercie. Un silence. Joseph regarde la tête blonde de Marie, penchée sur la broderie. Un regard d'amour angélique. Certes, si un ange regardait une femme d'un amour d'époux, c'est ainsi qu'il la regarderait.

Marie, comme si elle prenait une décision pose sur son sein la broderie et dit : "Joseph, j'ai aussi quelque chose à te dire. Je n'ai jamais rien à dire car tu sais comme je vis dans la retraite. Mais aujourd'hui, j'ai une nouvelle. J'ai appris que notre parente Élisabeth, femme de Zacharie, attend un enfant..."

Joseph écarquille les yeux et dit : "A cet âge ?"

"A cet âge" répond Marie en souriant. "Le Seigneur peut tout et Il a voulu donner cette joie à notre parente."

"Comment le sais-tu ? La nouvelle est-elle sûre ?"

"Il est venu un messager, quelqu'un qui ne saurait mentir [2]. Je voudrais aller chez Élisabeth pour lui rendre service et lui dire que je me réjouis avec elle. Si tu le permets..."

"Marie, tu es mon épouse, et moi je suis ton serviteur. Tout ce que tu fais est bien fait. Quand veux-tu partir ?"

"Le plus tôt possible, mais je resterai là-bas des mois entiers."

"Et moi, je compterai les jours en t'attendant. Pars tranquille, je penserai à ta maison et au jardinet. Tu trouveras tes fleurs belles comme si tu les avais soignées. Seulement... attends. Je dois aller avant la Pâque à Jérusalem pour acheter quelques objets utiles à mon travail.

Si tu attends quelques jours, je t'accompagnerai jusque là. Pas plus loin parce que je dois revenir promptement. Mais jusque là nous pouvons aller ensemble. Je suis plus tranquille si je ne te sais pas seule sur les chemins. Au retour, tu me le feras savoir, je viendrai à ta rencontre."

"Tu es si bon, Joseph. Que le Seigneur te récompense par ses bénédictions et tienne loin de toi la douleur. Je le prie toujours pour cela."

Les deux chastes époux se sourient angéliquement. Le silence se rétablit quelque temps, puis Joseph se lève, il remet son manteau, relève le capuchon sur la tête. Il salue Marie qui, elle aussi, s'est levée, et sort.
Marie le regarde sortir. Elle pousse un soupir comme si elle était peinée. Elle lève les yeux au ciel et prie certainement.

Elle ferme la porte, plie son ouvrage, va à la cuisine. Elle éteint le feu ou le couvre. Elle regarde si tout est bien en ordre. Elle prend la lampe et sort en fermant la porte. Elle protège de la main la flamme qui tremble au vent froid de la nuit. Elle entre dans sa chambre et prie encore.



la vision se termine ainsi...


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Message par Maud le Mer 26 Sep 2012 - 7:19

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_22

Marie et Joseph se rendent à Jérusalem

J'assiste au départ pour aller chez Sainte Élisabeth.. Joseph est venu prendre Marie avec deux ânes gris : un pour lui, l'autre pour Marie.
Les deux animaux ont, l'un la selle habituelle augmentée d'un bizarre dispositif dont je comprends qu'il est fait pour porter la charge.

C'est une espèce de porte bagages sur lequel Joseph dispose un petit coffre de bois: une valise, dirions-nous maintenant, qu'il a apporté à Marie où elle peut mettre ses vêtements à l'abri de la pluie. Je sens Marie remercier vivement Joseph pour son cadeau prévoyant dans lequel elle dispose tout ce qu'elle enlève d'un paquet qu'elle avait préparé auparavant.

Ils ferment la porte de la maison et se mettent en route. C'est le point du jour, car je vois l'aurore qui rosit à peine l'Orient.

Nazareth dort encore. Les deux voyageurs matinaux rencontrent seulement un berger qui pousse devant lui ses brebis qui trottinent, l'une contre l'autre encastrées comme autant de coins les unes dans les autres, et qui bêlent. Les agneaux bêlent aussi plus que les autres avec leurs petites voix aiguës. Ils voudraient chercher encore la mamelle maternelle. Mais les mères se hâtent vers le pâturage et les invitent à trotter avec leurs bêlements plus puissants.

Marie regarde et sourit après s'être arrêtée pour laisser passer le troupeau, elle se penche sur sa selle et caresse les douces bêtes qui passent en frôlant sa monture.

Quand le berger arrive avec un petit agnelet tout nouveau-né dans ses bras et s'arrête pour saluer, Marie sourit en caressant le petit museau rose de l'agneau qui bêle désespérément. Marie dit : "Il cherche la maman. La voilà la maman, elle ne t'abandonne pas, non, petit." De fait, la mère brebis se frotte au berger et se dresse pour lécher sur le museau son nouveau-né.

Le troupeau passe, faisant un bruit de pluie sur les frondaisons et laisse derrière lui la poussière soulevée par tous les petits sabots qui se pressent et toute une broderie d'empreintes sur la terre du chemin.

Joseph et Marie se remettent en route. Joseph a son manteau. Marie est emmitouflée dans une sorte de châle à rayures car la matinée est très fraîche.

Les voilà désormais en pleine campagne et ils cheminent l'un près de l'autre. Ils parlent rarement. Joseph pense à ses affaires et Marie suit ses pensées et recueillie comme elle l'est en ses pensées, elle leur sourit et sourit aux choses qui l'entourent.

Parfois elle regarde Joseph, et un voile de tristesse lui assombrit le visage; puis le sourire revient même quand elle regarde son époux attentif qui parle peu et n'ouvre la bouche que pour demander à Marie si elle est bien commode et si elle n'a besoin de rien.

Maintenant les routes sont fréquentées par d'autres personnes, spécialement au voisinage de quelque pays ou dans la traversée. Mais les deux ne s'intéressent pas aux personnes rencontrées.

Ils vont sur leurs montures qui trottent avec un grand bruit de grelots et ne s'arrêtent qu'une fois, à l'ombre d'un bosquet pour manger un peu de pain avec des olives et boire à une source dont l'eau descend d'une petite grotte. Ils doivent s'arrêter une seconde fois pour se mettre à l'abri d'une averse violente qui tombe d'un nuage très obscur.

Ils se sont mis à l'abri de la colline sous la saillie d'un rocher qui les protège du plus gros de la pluie. Mais Joseph veut absolument que Marie prenne son manteau de laine imperméable sur lequel l'eau coule sans le mouiller.

Marie doit céder à la pressante insistance de son époux qui, pour la rassurer sur son sort, se met sur la tête et sur les épaules une petite couverture grise qui était sur la selle, la couverture de l'âne probablement. Maintenant Marie ressemble à un petit frère avec le capuchon qui lui encadre le visage et le manteau marron fermé à la gorge et qui la couvre entièrement.

L'averse se calme mais fait place à une pluie ennuyeuse et fine. Les deux reprennent leur marche sur le chemin devenu boueux. Mais c'est le printemps, et après un moment, le soleil commence à rendre le chemin plus facile. Les deux montures courent plus allègrement sur la route.


Je ne vois pas autre chose car la vision s'arrête là

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Message par Maud le Jeu 27 Sep 2012 - 7:43

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_23

Arrivée à la maison de Zacharie et d’ Elizabeth (La Visitation)

*
Vision du samedi 1er avril 1944

Je suis dans un pays montagneux. Ce ne sont pas de hautes montagnes, mais ce ne sont plus des collines. Elles ont déjà des cimes et des gorges de vraies montagnes comme on en voit sur notre Apennin tosco-ombrien. La végétation est drue et magnifique. Il y a en abondance des eaux fraîches qui conservent vertes les prairies et productifs les vergers peuplés de pommiers, de figuiers avec, autour des maisons, des vignes.

Ce doit être le printemps car les grappes sont déjà grosses comme des grains de vesce et les pommiers commencent à ouvrir leurs bourgeons qui maintenant paraissent verts, sur les branches supérieures des figuiers il y a des fruits qui sont déjà bien formés. Ensuite les prés ne sont que tapis moelleux aux mille couleurs. Les troupeaux sont en train d'y paître, ou bien ils se reposent, taches blanches sur l'émeraude de l'herbe.


Marie gravit, avec sa monture, un chemin en assez bon état qui doit être la principale voie d'accès. Elle monte, parce que le pays dont l'aspect est assez régulier est situé plus haut. Celui qui me renseigne habituellement me dit : "Cet endroit c'est Hébron". Vous me parliez de montagne. Mais je ne suis pas fixée, je ne sais si "Hébron" désigne tout le pays ou l'agglomération. Je n'en dis donc que ce que j'en sais.

Voilà que Marie entre dans la cité. C'est le soir : des femmes sur les portes observent l'arrivée de l'étrangère et en parlent entre elles. Elles la suivent de l’œil et ne se rassurent qu'en la voyant s'arrêter devant une des plus belles maisons située au milieu du pays. Devant se trouve un jardin puis, en arrière et autour, un verger bien entretenu. Vient ensuite une vaste prairie qui monte et descend suivant le relief de la montagne pour aboutir à un bois de haute futaie; ensuite j'ignore ce qu'il y a.

La propriété est entourée d'une haie de ronces et de rosiers sauvages. Je ne distingue pas bien ce qu'ils portent. La fleur et le feuillage de ces buissons se ressemblent beaucoup et tant que le fruit n'est pas formé sur les branches, il est facile de se tromper. Sur le devant de la maison, sur le côté donc qui fait face au pays, la propriété est entourée d'un petit mur blanc sur lequel courent des branches de vraies roses, pour l'instant sans fleurs, mais déjà garnis de boutons.

Au centre, une grille de fer qui est fermée. On se rend compte que c'est la maison d'un notable du pays ou d'un habitant assez fortuné, Tout, en effet, indique sinon la richesse, au moins l'aisance certainement. Il y a beaucoup d'ordre.

Marie descend de sa monture et s'approche de la grille. Elle regarde à travers les barreaux et ne voit personne. Alors elle cherche à manifester sa présence. Une petite femme qui, plus curieuse que les autres l'a suivie, lui indique un bizarre agencement qui sert de clochette. Ce sont deux morceaux de métal fixés sur un axe. Quand on remue l'axe avec une corde, ils battent l'un contre l'autre en faisant un bruit qui imite celui d'une cloche ou d'un gong.


Marie tire la corde, mais si gentiment que l'appareil tinte légèrement et personne ne l'entend. Alors, la femme, une petite vieille, tout nez et menton et entre les deux une langue qui en vaut dix, s'accroche à la corde et tire, tire, tire. Un vacarme à réveiller un mort. "C'est cela qu'il faut faire. Autrement comment pouvez-vous faire entendre ? Sachez qu'Élisabeth est vieille, et aussi Zacharie. Et à présent il est muet et sourd par-dessus le marché. Les domestiques sont aussi vieux, le savez-vous ? N'êtes-vous jamais venue ? Connaissez-vous Zacharie ? Vous êtes..."

Pour délivrer Marie de ce déluge de renseignements et de questions, survient un petit vieux qui boîte. Ce doit être un jardinier ou un agriculteur, car il a en mains un sarcloir et, attachée à la ceinture, une serpette. Il ouvre et Marie entre en remerciant la petite vieille mais... hélas ! sans lui répondre. Quelle déception pour la curieuse !

À peine à l'intérieur, Marie dit : "Je suis Marie de Joachim et d'Anne, de Nazareth. Cousine de vos maîtres."

Le petit vieux s'incline et salue et se met à crier : "Sara ! Sara !" Il rouvre la grille pour faire rentrer l'âne resté dehors parce que Marie, pour se défaire de la petite vieille importune, s'est glissée vite, vite, à l'intérieur et que le jardinier, aussi rapide qu'elle, a fermé la grille, au nez de la commère et, tout en faisant entrer la monture, il dit : "Ah ! grand bonheur et grande peine en cette maison !

Le Ciel a donné un fils à la stérile, que le Très-Haut en soit béni ! Mais Zacharie est revenu, il y a sept mois, muet de Jérusalem. Il se fait comprendre par signes ou en écrivant. Vous l'avez peut-être appris ? La patronne vous a tant désirée au milieu de cette joie et de cette peine ! Souvent elle parlait de vous avec Sara et disait : "Si j'avais encore ma petite Marie avec moi ! Si elle avait encore été au Temple ! J'aurais demandé à Zacharie de l'amener. Mais maintenant le Seigneur l'a voulue comme épouse à Joseph de Nazareth.

Elle seule pouvait me donner du réconfort dans cette peine et m'aider à prier Dieu, car elle est si bonne, et au Temple tout le monde la pleure, À la dernière fête, quand je suis allée avec Zacharie la dernière fois à Jérusalem pour remercier Dieu de m'avoir donné un fils, j'ai entendu ses maîtresses me dire : 'Le Temple semble avoir perdu les chérubins de la Gloire depuis que la voix de Marie ne résonne plus en ces murs' ". Sara ! Sara ! Ma femme est un peu sourde, mais viens, viens que je te conduise."

Au lieu de Sara, voilà, en haut d'un escalier au flanc d'un côté de la maison, une femme d'âge plutôt avancé, déjà toute ridée avec des cheveux très grisonnants. Ses cheveux devaient être très noirs parce que très noirs sont encore ses cils et ses sourcils et qu'elle était très brune, le teint de son visage l'indique clairement.

Contrastant étrangement avec sa vieillesse évidente, sa grossesse est déjà très apparente, malgré l'ampleur de ses vêtements. Elle regarde en faisant signe de la main. Elle a reconnu Marie. Elle lève les bras au ciel avec un : "Oh !" étonné et joyeux et se hâte, autant qu'il lui est possible, à la rencontre de Marie.

Marie aussi toujours réservée dans sa démarche se met à courir agile comme un faon et elle arrive au pied de l'escalier en même temps qu'Élisabeth. Marie reçoit sur son cœur avec une vive allégresse sa cousine qui pleure de joie en la voyant.

Elles restent embrassées un instant et puis Élisabeth se détache de l'étreinte avec un : "Ah !" où se mêlent la douleur et la joie et elle porte la main sur son ventre grossi. Elle penche son visage, pâlissant et rougissant alternativement. Marie et le serviteur tendent les mains pour la soutenir parce qu'elle vacille comme si elle se sentait mal.

Mais Élisabeth, après être restée une minute comme recueillie en elle-même, lève un visage tellement radieux qu'il semble rajeuni. Elle regarde Marie avec vénération en souriant comme si elle voyait un ange et puis elle s'incline en un profond salut en disant : "Bénie es-tu parmi toutes les femmes ! Béni le Fruit de ton sein ! (elle prononce ainsi deux phrases bien détachées).

Comment ai-je mérité que vienne à moi, ta servante, la Mère de mon Seigneur ? Voilà qu'au son de ta voix l'enfant a bondi de joie dans mon sein, et lorsque je t'ai embrassée, l'Esprit du Seigneur m'a dit les très hautes vérités dans les profondeurs de mon cœur. Bienheureuse es-tu d'avoir cru qu'à Dieu serait possible même ce qui ne semble pas possible à l'esprit humain !

Bénie es-tu parce que, grâce à ta foi, tu feras accomplir les choses qui t'ont été prédites par le Seigneur et les prophéties des Prophètes pour ce temps-ci ! Bénie es-tu pour le Salut que tu as engendré pour la descendance de Jacob ! Bénie est-tu pour avoir apporté la Sainteté à mon fils qui, je le sens, bondit comme une jeune chevrette pour la joie qu'il éprouve, en mon sein ! C'est qu'il se sent délivré du poids de la faute, appelé à être le Précurseur, sanctifié avant la Rédemption par le Saint qui croît en toi !"


Marie, avec deux larmes, qui comme des perles descendent de ses yeux qui rient vers sa bouche qui sourit, le visage levé vers le ciel et les bras levés aussi, dans la pose que plus tard, tant de fois aura son Jésus, s'écrie : "Mon âme magnifie son Seigneur et elle continue le cantique comme il nous a été transmis .À la fin, au verset : "Il a secouru Israël son serviteur... etc..." elle croise les mains sur sa poitrine, s'agenouille, prosternée jusqu'à terre en adorant Dieu.

Le serviteur s'était respectueusement éclipsé quand il avait vu qu'Élisabeth ne se sentait plus mal et qu'elle confiait ses pensées à Marie. Il revient du verger avec un vieillard imposant aux cheveux blancs et à la barbe blanche, qui de loin, avec de grands gestes et des sons gutturaux, salue Marie.

"Zacharie arrive" dit Élisabeth en touchant à l'épaule la Vierge absorbée dans sa prière. "Mon Zacharie est muet. Dieu l'a puni de n'avoir pas cruJe t'en parlerai plus tard, mais maintenant, j’espère le pardon de Dieu puisque tu es venue, toi la Pleine de Grâce."


Marie se lève et va à la rencontre de Zacharie et s'incline devant lui jusqu'à terre. Elle embrasse le bord du vêtement blanc qui le couvre jusqu'à terre. Il est très ample ce vêtement et attaché à la taille par un large galon brodé.

Zacharie par gestes souhaite la bienvenue, et ensemble ils rejoignent Élisabeth. Ils entrent tous dans une vaste pièce très bien disposée. Ils y font asseoir Marie et lui font servir une tasse de lait qu'on vient de traire - il écume encore - avec des petites galettes.

Élisabeth donne des ordres à la servante, finalement apparue avec les mains enfarinées et des cheveux encore plus blancs, qu'ils ne le sont en réalité à cause de la farine dont ils sont saupoudrés. Peut-être était-elle en train de faire le pain. Elle donne aussi à un serviteur, que j'entends appeler Samuel, l'ordre de porter le coffre de Marie dans une chambre qu'elle lui indique. Tous les devoirs d'une maîtresse de maison à l'égard de son hôte.

Marie répond entre temps aux questions que lui fait Zacharie en écrivant avec un stylet sur une tablette enduite de cire. Je comprends, par les réponses, qu'il lui parle de Joseph, et qu'il lui demande comment elle se trouve épousée. Mais je comprends aussi que Zacharie n'a eu aucune lumière surnaturelle sur l'état de Marie et sa condition de Mère du Messie.


C'est Élisabeth qui, approchant de son mari et lui mettant affectueusement une main sur l'épaule comme pour une chaste caresse, lui dit : "Marie est mère, elle aussi. Réjouis-toi de son bonheur." Mais elle n'ajoute rien. Elle regarde Marie et Marie la regarde mais ne l'invite pas à en dire plus, et elle se tait.


Douce, très douce vision ! Elle m'enlève l'horreur que j'avais ressentie à la vue du suicide de Judas

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Message par Maud le Ven 28 Sep 2012 - 6:38

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_24

Marie révèle le nom à Élisabeth

Vision du dimanche 2 avril 1944

Je vois, il me semble que c'est le matin, Marie qui coud dans le vestibule. Élisabeth va et vient, s'occupant de la maison. Quand elle entre, elle ne manque jamais d'aller faire une caresse sur la tête blonde de Marie, encore plus blonde sur les murs plutôt sombres et sous un beau rayon de soleil qui entre par la porte ouverte sur le jardin.

Élisabeth se penche pour regarder le travail de Marie - c'est la broderie qu'elle avait à Nazareth - et elle en loue la beauté.

"J'ai encore du lin à filer" dit Marie.

"Pour ton Enfant ?"

"Non, je l'avais déjà quand je ne pensais pas..." Marie n'achève pas, mais je comprends : "quand je ne pensais pas devoir être la Mère de Dieu
."


"Mais maintenant tu devras t'en servir pour Lui. Est-il beau ? Fin ? Les enfants, tu sais, ont besoin de linge très délicat."

"Je le sais."


"Moi, j'avais commencé... Tard, parce que j'ai voulu être sûre que ce n'était pas une tromperie du Malin. Malgré... j'avais ressenti une telle joie que cela ne pouvait venir de Satan, Puis... j'ai souffert tellement. Je suis vieille, Marie, pour être dans cet état. J’ai beaucoup souffert. Toi, tu ne souffres pas ? ..."

"Moi, non. Je ne me suis jamais sentie si bien."

"Eh ! oui ! Toi... en Toi il n'y a pas de tache si Dieu t'a choisie pour être sa Mère. Alors tu n'es pas sujette aux souffrances d'Ève. Celui que tu portes est saint."

"Il me semble avoir des ailes au cœur, et non un poids. Il me semble avoir en moi toutes les fleurs, et tous les oiseaux qui chantent au printemps, la douceur du miel et tout le soleil... Oh ! je suis heureuse !"

"Bénie ! Moi aussi, dès l'instant où je t'ai vue, je n'ai plus senti de poids, de fatigue et de douleur. Il me semble être neuve, jeune, délivrée des misères de ma chair de femme. Mon enfant, après avoir bondi de joie au son de ta voix, s'est installé tranquille dans sa joie. Il me semble l'avoir en moi comme en un berceau vivant et le voir dormir rassasié et heureux, respirer comme un oiseau qui repose tranquille sous l'aile de sa maman… Maintenant, je vais me mettre au travail, il ne me pèsera plus. Je ne vois pas bien clair, mais…"

"Laisse, Élisabeth ! J'y penserai, moi à filer et à tisser pour toi et pour ton enfant. Je suis svelte et j'y vois clair."

"Mais tu devras penser au tien..."

"Oh ! J'aurai bien le temps !... Je pense d'abord à toi et à ton petit, et puis, je penserai à mon Jésus."
Dire comme elle est douce l'expression et la voix de Marie et comme elle s'épanouit, en le disant, ce Nom, comme ses yeux s'emperlent de douces larmes de joie, pendant qu'elle regarde le ciel lumineux et azuré, cela dépasse les possibilités humaines. Il semble que l'extase s'empare d'elle rien qu'à dire : "Jésus."

Élisabeth dit : "Quel beau nom ! Le Nom du Fils de Dieu, notre Sauveur !"

"Oh ! Élisabeth !" Marie devient triste, triste et elle saisit les mains que sa parente tient croisées sur son sein gonflé. "Dis-moi, toi, qui à mon arrivée as été remplie de l'Esprit du Seigneur et qui as prophétisé ce que le monde ignore. Dis-moi : que devra faire pour sauver le monde, ma Créature ? Les Prophètes... Oh ! les Prophètes qui parlent du Sauveur ! Isaïe... tu te rappelles Isaïe ? "C'est l'Homme des douleurs. C'est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Il a été percé et blessé à cause de nos crimes... Le Seigneur veut le consumer dans les souffrances...

Après la condamnation on l'a élevé..." De quelle élévation parle-t-il ? On l'appelle Agneau et moi, je pense... à l'agneau pascal, à l'agneau de Moïse et je le rapproche du serpent que Moïse éleva sur une croix, Élisabeth !... Élisabeth !... Que feront-ils à ma Créature ? Que devra-t-il souffrir pour sauver le monde ?" Marie pleure.

Élisabeth la console. "Marie ne pleure pas. C'est ton Fils, mais c'est aussi le Fils de Dieu. Dieu pensera à son Fils et à toi qui es sa Mère. Et s'il y en a tant qui se montreront cruels envers Lui, il yen aura tant qui l'aimeront. Tant !... Pendant des siècles et des siècles. Le monde regardera vers ton Enfant et te bénira avec Lui. Toi: Source d'où jaillit la rédemption. Le sort de ton Fils ! Élevé à la royauté sur toute la création, Penses-y Marie. Roi: parce qu'il aura racheté tout ce qui a été créé, et comme tel, il en sera le Roi universel.

Et aussi sur la terre, au cours des temps, il sera aimé. Mon fils précédera le tien et l'aimera. L'ange l'a dit à Zacharie] et lui me l'a écrit... Ah ! quelle douleur que de le voir muet mon Zacharie ! Mais j'espère que, quand l'enfant sera né; le père aussi sera libéré du, châtiment qui l'a frappé. Prie, toi qui es le Siège de la Puissance de Dieu et la Cause de la joie du monde. Pour l'obtenir, j'offre, comme je puis, ma créature au Seigneur. Elle est à Lui, en effet, Il l'a prêtée à sa servante pour lui donner la joie de s'entendre appeler "mère". C'est le témoignage de ce que Dieu a fait pour moi. Je veux qu'on l'appelle "JeanEst-ce que par hasard ce n'est pas une grâce, mon petit ? Et n'est-ce pas Dieu qui me l'a faite ?"

"Et Dieu, j'en suis bien convaincue, te fera cette grâce. Je prierai avec toi."

"J'ai tant de peine de le voir muet !..." Élisabeth pleure. "Quand il écrit, puisqu'il ne peut plus parler, il me semble qu'il y ait des monts et mers entre moi et mon Zacharie. Après tant d'années de douces paroles, maintenant sa bouche reste silencieuse. Et maintenant spécialement, où il serait si beau de parler de ce qui va arriver. Je me retiens même de parler pour ne pas le voir se fatiguer. à faire des gestes pour me répondre.

J'ai tant pleuré ! Je t'ai tant attendue ! Le pays regarde, bavarde et critique. Le monde est fait ainsi. Et quand on a une peine ou une joie, on a besoin de compréhension et pas de critique. Maintenant, il me semble que la vie soit toute à fait meilleure. Je sens la joie en moi depuis que tu es avec moi. Je sens que mon épreuve va passer et que je serai bientôt tout à fait heureuse. Il en sera ainsi, n'est-ce pas ? Je me résigne à tout. Mais, si Dieu pardonnait à mon époux ! Pouvoir l'entendre prier comme avant !"

Marie la caresse, la réconforte et pour la distraire, l'invite à faire un tour dans le jardin ensoleillé.

Elles se rendent sous une tonnelle bien entretenue jusqu'à une petite tour rustique dans les trous de laquelle les colombes font leurs nids.

Marie répand des graines, en riant. Les colombes se précipitent sur elle avec des roucoulements en des vols qui décrivent tout autour des cercles iridescents. Sur la tête, sur les épaules, sur les bras et sur les mains, elles se posent, allongeant leurs becs roses pour saisir les graines dans le creux des mains, becquetant gracieusement les lèvres roses de la Vierge et ses dents qui brillent au soleil. Marie tire d'un sac les graines blondes et rit au milieu de cette joute d'avidité envahissante.

"Comme elles t'aiment !" dit Élisabeth. "Il n'y a que quelques jours que tu es avec nous et elles t'aiment plus que moi qui les ai toujours soignées."

La promenade se poursuit jusqu'à un enclos fermé, au fond du verger, où se trouvent une vingtaine de chèvres avec leurs chevreaux.

"Tu es revenu du pâturage ?" dit Marie à un jeune berger qu'elle caresse.

"Oui, car mon père m'a dit: "Va à la maison parce que bientôt il va pleuvoir et il y a des bêtes qui vont avoir les petits. Aie soin qu'elles aient de l'herbe sèche et une litière toute prête". Le voilà qui vient." Et il fait signe au-delà du bois d'où vient un. bêlement tremblotant.

Marie caresse un chevreau blond comme un enfant, qui la frôle et avec Élisabeth boit du lait tout frais tiré que le petit berger lui offre.

Le troupeau arrive avec un berger hirsute comme un ours. Mais ce doit être un brave homme car il porte sur ses épaules une brebis toute plaintive. Il la pose doucement par terre et il explique : "Elle va avoir un agneau et elle ne pouvait plus marcher que difficilement. Je l'ai chargée sur mes épaules et j'ai fait très vite pour arriver à temps" La brebis, qui boite douloureusement, est conduite au bercail par l'enfant.


Marie s'est assise sur un rocher et joue avec les chevreaux et les agneaux, présentant des fleurs de trèfle à leurs museaux roses. Un chevreau blanc et noir lui met les pattes sur les épaules et flaire ses cheveux. "Ce n'est pas du pain" dit Marie en riant-. "Demain je t'en apporterai une croûte. Sois tranquille, maintenant."

Élisabeth aussi, rassérénée, se met à rire.


♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_14
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Message par Emmanuel le Ven 28 Sep 2012 - 12:49

Ces visions donnent vraiment l'impression d'y être.

Je suis heureux aussi que beaucoup d'âmes puissent faire la lecture de ce beau fil. Déjà plus de 1000 visites, en si peu de temps.

Smile

Union de prières,

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Message par Maud le Ven 28 Sep 2012 - 13:14

Oui , Emmanuel Very Happy

1136 ,à cet instant , je viens de vérifier , je suis moi aussi très heureuse
Preuve en est que cette oeuvre témoignant des visions de Maria Valtorta sont vraiment d'origine divines

Je suis aussi très fière de le témoigner sur le Forum

En union de Prières
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Message par Maud le Sam 29 Sep 2012 - 7:07

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_25

Marie parle de son enfant

Vision du dimanche 2 avril 1944

Je vois Marie qui file, vite, vite, sous la tonnelle où le raisin grossit. Il a dû passer un certain temps parce que les pommes commencent à rougir sur les arbres et les abeilles ronronnent près des fleurs du figuier déjà mûres.

Élisabeth est tout à fait grosse et marche lourdement. Marie la regarde avec une attention affectueuse. Marie, elle-même quand elle se lève pour ramasser le fuseau tombé trop loin, paraît s'arrondir sur les côtés et l'expression du visage est changée. Elle est plus mûre. C'était une jeune fille. Maintenant c'est une femme.

Les femmes entrent dans la maison parce que le jour baisse et à l'intérieur on allume les lampes. En attendant le souper, Marie tisse.

"Mais ne te fatigue-t-il pas réellement ?" demande Élisabeth en montrant du doigt le métier à tisser.

"Non, sois tranquille."

"Pour moi, cette chaleur me fatigue. J'ai été sans souffrir, mais maintenant le poids est lourd pour mes reins vieillis."

"Prends courage, tu seras bientôt libérée. Comme tu seras heureuse, alors ! Pour moi, je ne vois pas l'heure de ma maternité. Mon Enfant ! Mon Jésus ! Comment sera-t-il ?"

"Beau, comme toi, Marie."



"Oh ! non ! Plus beau ! Lui est Dieu, je suis sa servante. Mais j'ai voulu dire: sera-t-il blond ou brun ? Aura-t-il les yeux comme un ciel tranquille ou comme les cerfs de montagnes ? Moi, je me le représente plus beau qu'un chérubin, avec une chevelure couleur d'or avec les yeux de la couleur de notre mer de Galilée quand les étoiles commencent à se lever sur l'horizon du ciel, une bouche petite et rouge comme une tranche de grenade quand elle s'ouvre à maturité, et les joues, et bien voilà comme le teint rosé de cette rose pâle, et deux petites mains qui tiendraient dans le calice d'un lys, tant elles sont petites et belles, et deux pieds petits au point de remplir le creux de la main et gracieux et veloutés plus qu'un pétale de fleur. Vois. J'emprunte l'idée que je me fais de Lui à toutes les beautés que me suggère la terre.

Et j'entends sa voix.

En pleurant - il pleurera un peu, de faim ou de lassitude, mon Petit et ce sera toujours grande douleur pour sa Maman qui ne pourra... oh ! non, elle ne pourra le voir pleurer sans avoir le cœur transpercé - son cri sera comme le bêlement qui nous arrive de ce petit agneau qui vient de naître et qui cherche la mamelle de sa mère et pour dormir la chaleur de sa toison. Son rire emplira de ciel mon cœur épris de ma Créature. Je puis être énamourée de Lui, parce qu'il est mon Dieu et mon amour d'amante ne s'oppose pas à ma consécration virginale.

Son rire sera comme le roucoulement joyeux d'une petite colombe rassasiée et satisfaite dans la tiédeur de son nid. Je pense à ses premiers pas... un oiseau sautillant sur un pré fleuri. Le pré sera le cœur de sa Maman qui soutiendra ses petits pieds roses avec tout son amour pour qu'il ne rencontre rien qui le fasse souffrir. Comme je l'aimerai mon Enfant ! Mon Fils ! Joseph aussi l'aimera !"

"Mais tu devras le lui dire à Joseph !"

Marie s'assombrit et soupire, "Je devrais pourtant le lui dire... J'aurais voulu que le Ciel le lui fasse savoir car c'est très difficile d'en parler."

"Veux-tu que je lui en parle ? Que je le fasse venir pour la circoncision de Jean ? ..."

"Non. J'ai remis à Dieu le soin de l'instruire de son heureux sort de nourricier du Fils de Dieu. Il s'en chargera. L'Esprit m'a dit ce soir : "Tais-toi, laisse-Moi le soin, je te justifierai". Et Il le fera. Dieu ne ment jamais.

C'est une grande épreuve, mais avec l'aide de l'Éternel elle sera surmontée. En dehors de toi à qui l'Esprit l'a révélé, personne ne doit connaître par ma bouche la bienveillance du Seigneur à l'égard de sa servante."



"J'ai toujours gardé le silence, moi aussi avec Zacharie qui en aurait éprouvé une grande joie. Il croit à ta maternité naturelle."

"Je le sais et je l'ai aussi voulu par prudence. Les secrets de Dieu sont saints. L'ange du Seigneur n'avait pas révélé à Zacharie ma maternité divine. Il aurait pu le faire, si Dieu l'avait voulu car Dieu savait qu'était imminente l'époque de l'Incarnation de son Verbe en moi.

Mais Dieu a tenu cachée cette joie lumineuse à Zacharie qui refusait comme impossible votre fécondité tardive. Je me suis conformée à la volonté de Dieu. Et, tu le vois, tu as su ce secret vivant en moi... Lui, n'a rien remarqué. Tant que ne tombera pas le voile de son incrédulité à l'égard de la puissance de Dieu, il vivra à l'écart de la lumière surnaturelle."

Élisabeth soupire et garde le silence. Zacharie entre. Il présente des rouleaux à Marie. C'est l'heure de la prière avant le souper. C'est Marie qui prie à haute voix à la place de Zacharie. Puis ils prennent place à table.

"Quand tu ne seras plus ici, comme nous pleurerons de n'avoir personne qui nous dise les prières." dit Élisabeth en regardant son mari muet.

"Tu prieras alors, Zacharie" dit Marie.

Il secoue la tête et écrit : "Je ne pourrai plus jamais prier pour les autres. J'en suis devenu indigne, du moment où j’ai douté de Dieu."

"Zacharie: tu prieras. Dieu pardonne." Le vieillard essuie une larme et soupire.

Après le repas, Marie retourne au métier à tisser. "C'est assez !" dit Élisabeth. "Tu te fatigues trop."

"Le temps est très proche, Élisabeth. Je veux faire à ton enfant un trousseau digne de celui qui précède le Roi de la race de David."

Zacharie écrit : "De qui naîtra-t-il ? Et où ?"

Marie répond : "Là où les Prophètes l'ont dit et de qui l'Éternel fera choix. Tout est bien fait de ce que fait notre Seigneur, le Très-Haut."


Zacharie écrit : "À Bethléem, donc ! En Judée. Nous irons le vénérer, femme. Toi aussi, tu viendras à Bethléem avec Joseph."

Et Marie baissant la tête sur son métier : "Je viendrai."

C'est la fin de la vision.


♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_15
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Message par Maud le Dim 30 Sep 2012 - 7:45

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_26

Le don de Dieu doit toujours rendre meilleur

Catéchèse du dimanche 2 avril 1944

Marie dit :

"La première manifestation de l'amour du prochain s'exerce envers le prochain. Que cela ne te semble pas un jeu de mots.

La charité a un double objet : Dieu et le prochain. Dans la charité à l'égard du prochain est comprise celle qui s'exerce envers nous mêmes. Mais si nous nous aimons plus que les autres, nous ne sommes plus charitables, nous sommes égoïstes.

Et même, dans les choses permises, il faut être assez saint pour faire passer en premier lieu les besoins du prochain. Soyez tranquilles, mes enfants : Dieu, pour les âmes généreuses supplée avec les moyens de sa toute puissante Bonté. Cette certitude m'a fait venir à Hébron pour aider ma parente dans la situation où elle se trouvait. Et à mon dessein de secours humain, en donnant au-delà de toute mesure, comme c'est son habitude, Dieu a ajouté le don d'un secours surnaturel auquel je ne pensais pas.

Je vais pour porter un secours matériel, et Dieu sanctifie la droiture de ma démarche opérant la sanctification du fruit du sein d'Élisabeth et, avec cette sanctification qui pré-sanctifia le Baptiste, soulage la souffrance physique d'une fille d'Ève âgée et concevant à un âge inhabituel.

Élisabeth, femme de foi intrépide et abandonnée avec confiance à la volonté de Dieu, mérita de comprendre le mystère renfermé en moi. L'Esprit lui parla par le bondissement de l'enfant en son sein. Le Baptiste a prononcé son premier discours d'Annonciateur du Verbe à travers les voiles des veines et de la chair qui à la fois le séparaient de sa sainte mère et en même temps l'unissaient à elle.

Et je ne refuse pas de dire, à elle qui en est digne et à qui la Lumière se révèle, ma qualité de Mère du Seigneur. Le refus de ma part aurait eu pour effet de refuser à Dieu la louange qui Lui était due, la louange que je portais en moi et que ne pouvant dire à personne, je confiais aux plantes, aux fleurs, aux étoiles, au soleil, au chant mélodieux des oiseaux, aux brebis patientes et à la lumière d'or qui me donnait un baiser en descendant du ciel et au murmure des ruisseaux.

Mais prier à deux est plus doux que de dire seules notre prière. J'aurais voulu que le monde entier connaisse ma destinée, pas pour moi, mais pour qu'il s'unisse à moi pour la louange de mon Seigneur.

La prudence m'a défendu de révéler à Zacharie la vérité. Çela aurait été outrepasser l’œuvre de Dieu. Si j'étais pour Lui Épouse et Mère, je serai toujours sa servante et je ne devais pas, à cause de son grand amour pour moi, me permettre de me substituer à Lui et de prendre une décision qui m'aurait mise au-dessus de Lui. Élisabeth, en sa sainteté se rend compte et se tait, car qui est saint est toujours soumis et humble.

Un don de Dieu doit toujours nous rendre meilleur. Plus nous recevons de Lui, et plus nous devons donner, car plus nous recevons et plus Il est en nous et avec nous, et plus nous devons nous efforcer de nous rapprocher de sa perfection, Voilà pourquoi en faisant passer au second plan mon travail personnel, je travaille pour Élisabeth.

Je ne me laisse pas dominer par la crainte de n'avoir pas le temps. Dieu est le Maître du temps. Quand on espère en Lui, on profite de sa providence même pour les choses matérielles. L'égoïsme n'avance à rien: il retarde tout. La charité ne retarde rien : elle avance les réalisations. Retenez bien toujours cela.

Quelle paix dans la maison d'Élisabeth ! Si je n'avais pas eu la pensée de Joseph et celle, celle, celle de mon Enfant qui devait racheter le monde, j'aurais été heureuse. Mais déjà la croix projetait son ombre sur ma vie et comme une sonnerie funèbre, j'entendais la voix des Prophètes... Je m'appelais Marie, L'amertume se mélangeait toujours aux douceurs que Dieu versait en mon cœur. Et elle. a toujours été, en augmentant jusqu'à la mort de mon Fils.

Mais quand Dieu nous appelle, Marie, à la destinée de victimes pour son honneur, oh ! il est doux d'être moulues comme le grain sous la meule pour faire de notre douleur le pain qui fortifie les faibles et les rend capables de gagner le Ciel !


Maintenant c'est assez. Tu es fatiguée et heureuse. Repose avec ma bénédiction ".

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Marie_17
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Message par Emmanuel le Dim 30 Sep 2012 - 7:56

Un don de Dieu doit toujours nous rendre meilleur. Plus nous recevons de Lui, et plus nous devons donner, car plus nous recevons et plus Il est en nous et avec nous, et plus nous devons nous efforcer de nous rapprocher de sa perfection, Voilà pourquoi en faisant passer au second plan mon travail personnel, je travaille pour Élisabeth.

Je ne me laisse pas dominer par la crainte de n'avoir pas le temps. Dieu est le Maître du temps. Quand on espère en Lui, on profite de sa providence même pour les choses matérielles. L'égoïsme n'avance à rien: il retarde tout. La charité ne retarde rien : elle avance les réalisations. Retenez bien toujours cela.
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Message par Maud le Lun 1 Oct 2012 - 7:39

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Maria_27

La naissance du Baptiste

Vision du lundi 3 avril 1944

Au milieu des choses repoussantes que nous offre à cette heure le monde, voilà que descend du Ciel - et je ne sais pas comment cela peut-il arriver, puisque je suis comme un fétu de paille que le vent soulève, dans ces heurts continuels avec la méchanceté humaine, si opposée à tout ce qui vit en moi - descend du Ciel cette vision de paix.

C'est encore et toujours la maison d'Élisabeth. Par une belle soirée d'été [1][1] encore éclairée par le soleil couchant et où déjà l'arc de la lune semble une virgule d'argent posée sur une immense draperie d'azur foncé.

Les rosiers répandent leur forte odeur et les abeilles font leurs derniers vols, gouttes d'or bourdonnantes dans l'air tranquille et chaud du soir. Des prés il arrive une forte odeur de foin séché au soleil, une odeur de pain, dirait-on, de pain chaud sorti du four, Peut-être vient-elle aussi des nombreux linges étendus à sécher un peu partout et que Sara est en train de plier.

Marie se promène lentement, donnant le bras à sa cousine. Tout doucement elles montent et descendent sous la tonnelle à demi éclairée.

Marie a l’œil à tout, et tout en s'occupant d'Élisabeth, elle voit que Sara s'emploie à replier une longue pièce de toile qu'elle a enlevée de dessus une haie. "Attends-moi, assieds-toi là" dit-elle à sa parente et elle s'en va aider la vieille servante en tirant sur la toile pour défaire les plis et en la pliant avec soin. "Elle se ressent encore du soleil, elle est chaude dit-elle avec un sourire. Et pour faire plaisir à la femme, elle ajoute : "Cette toile, depuis ton blanchissage est devenue belle comme elle ne l'a jamais été. Il n'y a que toi pour faire si bien les choses."

Sara s'en va toute fière avec sa charge de toile parfumée.

Marie retourne vers Élisabeth et lui dit : "Encore quelques pas. Ça te fera du bien." Mais, puisque Élisabeth ne voudrait pas bouger, elle lui dit : "Allons seulement voir si les colombes sont toutes dans leurs nids et si l'eau de leur baignoire est propre, puis, nous revenons à la maison."

Les colombes doivent être les préférées d'Élisabeth. Quand elles sont devant la petite tour rustique, les colombes sont déjà toutes rassemblées : les femelles sur les nids, les mâles immobiles devant elles, mais en voyant les deux femmes, ils roucoulent encore pour les saluer, Élisabeth en est toute émue.

La faiblesse due à son état la domine et lui inspire des craintes qui la font pleurer. Elle s'appuie sur sa cousine : "Si j'allais mourir... mes pauvres colombes ! Toi tu ne restes pas. Si tu restais à la maison, il ne m'importerait pas de mourir. J'ai eu la plus grande joie qu'une femme puisse avoir, une joie que je ne m'étais résignée à ne jamais connaître.

Et même de la mort je ne pourrai me plaindre au Seigneur. Lui, qu'Il en soit béni, m'a comblée de ses bontés. Mais il y a Zacharie... et il y aura l'enfant. L'un vieux et qui se trouverait comme perdu dans un désert, sans sa femme. L'autre pauvre petit et qui serait comme une fleur destinée à mourir de froid parce qu'il n'aurait pas sa maman. Pauvre bébé sans les caresses de sa mère !..."

"Mais pourquoi cette tristesse ? Dieu t'a donné la joie d'être mère et Il ne te l'enlèvera pas quand elle est à son comble. Le petit Jean aura tous les baisers de sa maman et Zacharie tous les soins de son épouse fidèle, jusqu'à la vieillesse la plus avancée. Vous êtes deux branches du même arbre. L'une ne mourra pas en laissant l'autre à sa solitude."

"Tu es bonne et tu me réconfortes. Mais moi, je suis tellement vieille pour avoir un fils. Et maintenant que le moment de le mettre au monde est venu, j'ai peur."

"Oh ! non, Jésus est ici ! Il ne faut pas avoir peur là où Jésus se trouve. Mon Enfant a allégé ta souffrance, tu l'as dit, quand il était comme un bouton, tout juste formé. Maintenant qu'il se développe de plus en plus et qu'il est déjà en moi comme un être bien vivant - je sens battre son petit cœur tout près de ma poitrine et j'ai l'impression d'avoir un petit oiseau au nid par le battement léger de son petit cœur - maintenant il t'épargnera tout danger. Tu dois avoir foi."

"Oui, j'ai foi, mais si je venais à mourir ...n'abandonne pas tout de suite Zacharie. Je sais que tu penses à ta maison, mais reste encore un peu pour aider mon homme dans les premiers jours de deuil."

"Je resterai pour jouir de ta joie et de la sienne et je ne partirai que lorsque tu seras forte et joyeuse. Mais, tiens-toi tranquille, Élisabeth, tout ira bien. Ta maison ne manquera de rien à l'heure de ta souffrance.

Zacharie sera servi par la plus affectueuse servante, tes fleurs seront soignées et tes colombes aussi, et tu retrouveras les unes et les autres joyeuses et belles pour fêter le joyeux retour de leur maîtresse. Rentrons maintenant, je te vois pâlir ..."

"Oui, il me semble que ma souffrance redouble. Peut-être l'heure est-elle venue. Marie, prie pour moi."

"Je t'aiderai par ma prière, jusqu'au moment où ta peine s'épanouira en joie."



Les deux femmes rentrent lentement à la maison.

Élisabeth se retire dans son appartement. Marie, adroite et prévoyante, donne des ordres, prépare tout ce qu'il est possible de prévoir et réconforte Zacharie inquiet.

Dans la maison où on veille cette nuit et où on entend les voix étrangères des femmes qu'on a appelées à l'aide, Marie reste vigilante, comme un phare dans une nuit de tempête. Toute la maison gravite autour d'elle. Et elle, douce et souriante, veille à tout.

Elle prie, quand elle n'est pas appelée par une chose ou une autre, elle se recueille dans la prière. Elle est dans la pièce où on se rassemble toujours pour le repas et pour le travail. Et, avec elle, se trouve Zacharie qui pousse des soupirs et circule, inquiet.

Ils ont déjà prié ensemble, puis Marie a continué de prier. Même à présent que le vieillard, fatigué a pris un siège et s'est assis près de la table et se tait tout songeur, elle prie. Et, quand elle le voit dormir pour de bon, la tête sur les bras croisés qui s'appuient sur le table, elle délace ses sandales pour faire moins de bruit et chemine les pieds nus, Elle fait moins de bruit qu'un papillon tournoyant dans une pièce.

Elle prend le manteau de Zacharie et le pose sur lui si délicatement qu'il continue à dormir dans la tiédeur de la laine qui le défend de la fraîcheur de la nuit, entrant par bouffées par la porte souvent ouverte. Puis elle revient prier. Et toujours avec plus d'âme, elle prie à genoux, les bras étendus, lorsque les cris de la malade se font plus perçants.

Sara entre et lui fait signe de sortir. Marie sort déchaussée dans le jardin. "La maîtresse vous désire" dit-elle.

"Je viens" et Marie longe la maison, monte l'escalier ...On dirait un ange blanc qui tourne dans la nuit tranquille et constellée d'étoiles. Elle entre chez Élisabeth.

"Oh ! Marie ! Marie ! Quelle douleur ! Je n'en puis plus. Marie ! Quelle souffrance il faut endurer pour être mère !"

Marie la caresse affectueusement et lui donne un baiser.

"Marie ! Marie ! Laisse-moi mettre la main sur ton sein !"

Marie prend les deux mains ridées et gonflées et se les pose sur l'abdomen arrondi en les tenant pressées de ses mains lisses et légères. Et elle parle doucement, maintenant qu'elles sont seules : "Jésus est là qui se rend compte et voit. Confiance, Élisabeth. Son cœur saint bat plus fort parce qu'il travaille en ce moment pour ton bien. Je le sens palpiter comme si je le tenais entre mes mains.

Je comprends les paroles que par ses battements l'Enfant me dit. Il me dit en ce moment : "Dis à la femme qu'elle ne craigne pas. Encore un peu de douleur. Et puis, au lever du soleil, au milieu de tant de roses qui attendent pour s'ouvrir sur leur tige ce rayon matinal, sa maison aura sa rose la plus belle et ce sera Jean mon Précurseur".

Élisabeth pose aussi son visage sur le sein de Marie et pleure doucement.

Marie reste ainsi quelque temps parce qu'il lui semble que la douleur s'endort
, se relâche et se calme. Elle fait signe à tous de rester tranquilles. Elle reste debout, blanche et toute belle dans le faible rayonnement de la lampe à huile, comme un ange qui veille sur la souffrance. Elle prie. Je la vois remuer les lèvres, Mais, même si je ne les voyais pas remuer, je comprendrais qu'elle prie par l'expression extasiée de son visage.

Le temps passe et la douleur reprend Élisabeth. Marie l'embrasse de nouveau. Elle descend, rapide, dans le rayon de lune et court voir si le vieillard dort encore. Il dort et gémit tout en rêvant. Marie a un geste de pitié. Elle se remet à prier.

Le temps passe, le vieillard se réveille et jette un regard étonné comme s'il se souvenait mal pourquoi il se trouve là. Puis, il se rappelle, il a un geste et une exclamation gutturale. Puis il écrit : "N'est-il encore pas né ?" Marie fait signe que non. Zacharie écrit : "Quelle douleur ! Ma pauvre femme ! En sortira-t-elle sans mourir ?"

Marie prend la main du vieil homme et le rassure : "À l'aube, sous peu, le bambin sera né. Tout ira bien. Élisabeth est forte. Comme il va être beau, ce jour - puisqu'il va bientôt faire jour - où ton enfant verra la lumière ! Le plus beau jour de ta vie ! Ce sont de grandes grâces que le Seigneur te réserve pour toi, et ton enfant en est l'annonciateur."

Zacharie secoue la tête tristement et montre sa bouche muette. Il voudrait dire tant de choses et ne le peut.

Marie comprend et répond : "Le Seigneur te donnera une joie complète. Crois en Lui complètement, espère infiniment, aime totalement. Le Très-Haut t'exaucera au-delà de ce que tu espères. Il veut cette foi totale pour laver ta défiance passée. Dis en ton cœur, avec moi : "Je crois" .Dis-le à chaque battement de ton cœur. Les trésors de Dieu s’ouvrent pour qui croit en Lui et en sa puissante bonté.

La lumière commence à pénétrer par la porte entr'ouverte. Marie l'ouvre. L'aube répand une lumière blanche sur la terre humide. Il y a une forte odeur de terre et de verdure humides. On entend les premiers pépiements des oiseaux qui s'appellent d'une branche à l'autre.

Le vieil homme et Marie vont sur le seuil de la porte. Ils sont pâles après une nuit sans sommeil et la lumière de l'aube les fait encore plus pâles. Marie remet ses sandales, va au pied de l'escalier et écoute. Quand une femme se montre, elle fait un signe et revient. Rien encore.

Marie va dans une pièce et revient avec du lait chaud qu'elle donne à boire au vieillard. Elle va voir aux colombes. Elle revient pour disparaître dans cette pièce. Peut-être est-ce la cuisine, Elle fait un tour, surveille. Elle semble avoir eu un sommeil merveilleux tant elle est vive et tranquille.

Zacharie fait les cent pas, nerveux, monte et descend à travers le jardin. Marie le regarde avec pitié. Puis elle entre de nouveau dans la même pièce, et agenouillée près de son métier, elle prie de toute son âme, parce que les plaintes de la malade se font plus déchirantes.

Elle se courbe jusqu'à terre pour prier l'Éternel. Zacharie rentre et la voit prosternée ainsi et il pleure, le pauvre vieux. Marie se relève et le prend par la main. Elle semble être la mère de cette vieillesse désolée et verse sur elle le réconfort.

Ils se tiennent ainsi, l'un près de l'autre dans le soleil qui rosit l'air du matin et c'est ainsi que les rejoint la nouvelle joyeuse : "Il est né ! Il est né ! Un garçon ! Heureux père ! Un garçon, frais comme une rose, beau comme le soleil, fort et vigoureux et bon comme sa mère.

Joie à toi, père béni par le Seigneur qu'un fils t'a été donné pour que tu l'offres à son Temple. Gloire à Dieu qui a accordé une postérité à cette maison ! Bénédiction à toi et au fils qui est né de toi ! Puisse sa descendance perpétuer ton nom dans les siècles des siècles à travers les générations et les générations et qu'elle conserve toujours l'alliance du Seigneur Éternel."

Marie, avec des larmes de joie, bénit le Seigneur. Et puis les deux reçoivent le petit, apporté au père pour qu'il le bénisse. Zacharie ne va pas trouver Élisabeth. Il reçoit le bambin qui crie comme un perdu, mais ne va pas trouver sa femme.

C'est Marie qui y va, portant affectueusement le bébé qui se tait tout à coup, à peine Marie l'a-t-elle pris dans ses bras. La commère qui la suit remarque le fait. "Femme" dit-elle à Élisabeth, "ton enfant s'est tu tout d'un coup quand Elle l'a pris. Regarde comme il dort tranquille. Et Dieu sait s'il est remuant et fort. Maintenant, regarde, on dirait une petite colombe."

Marie met la créature près de la mère et la caresse en remettant en ordre ses cheveux gris. "La rose est née" lui dit-elle doucement. "Et tu es en vie. Zacharie est heureux."


"Il parle?"

"Pas encore, mais espère dans le Seigneur. Repose-toi, maintenant. Je resterai avec toi."

♥ Découverte quotidienne de l'Oeuvre de Maria Valtorta ♥ - Page 2 Naissa11
Naissance de Jean le baptiste
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