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Saint Césaire d'Arles-Sermons Bannie10

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Saint Césaire d'Arles-Sermons

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Message par sga le Mar 14 Juil 2020 - 9:14

saint Césaire d’Arles


Sermons de saint Césaire d’Arles


SERMON 1 1
Sur Abraham


1. Nous venons d'écouter une lecture du Livre saint, et nous avons entendu le Seigneur
s'adresser à Abraham en ces termes : «Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père» (Gn
12,1). Il est certain, mes très chers frères, que tout ce qui est écrit dans l'Ancien Testament
préfigure sous forme d'exemple et d'allégorie le Nouveau Testament; cela nous est confirmé par
l'Apôtre, lorsqu'il dit : «Cela leur arrivait pour servir d'exemple; or cela a été écrit pour notre
instruction, à nous qui touchons à la fin des temps» (1 Cor 10,11). Par conséquent, si ces écrits
nous sont destinés, il faut nous attendre à ce que s'accomplissent spirituellement en nous les
événements qu'Abraham a vécus réellement, dans la mesure où nous vivons religieusement et
dans le respect de la justice.
«Quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père», dit le Seigneur. Tout cela, mes frères,
se trouve réalisé en nous par le sacrement du baptême : nous le croyons et nous le ressentons
ainsi. Notre pays, c'est notre chair; nous parvenons à quitter notre pays quand nous nous
détournons des habitudes charnelles pour suivre les traces du Christ. D'ailleurs, cela ne vous
réjouit-il pas de le voir quitter son pays, c'est-à-dire sortir de lui-même l'orgueilleux qui se fait
humble, le coléreux qui se fait pacifique, le débauché qui se fait chaste, l'avare qui se fait
généreux, l'envieux qui se fait bienveillant, le cruel qui se fait doux ? Et précisément, mes frères,
celui pour qui quitter son pays est une réussite est celui en qui une telle transformation s'opère
pour l'amour de Dieu. J'ajouterai enfin que nous avons coutume de dire, entre nous, à propos de
quelqu'un de mauvais qui se mettrait subitement à faire de bonnes actions : «Cet homme-là est
sorti de lui-même.» L'expression «sortir de soi-même» convient tout à fait à celui qui se complaît
désormais dans la vertu après s'être débarrassé de ses vices. «Quitte ton pays», dit le Seigneur.
Notre pays, c'est-à-dire notre chair, qui, avant le baptême, portait la mort en elle, et qui devient
terre de vie par le baptême. C'est cette même terre que le psalmiste évoque lorsqu'il dit : «Je le
crois, je verrai la bonté de Yahvé sur la terre des vivants» (Ps 26,13). Par le baptême, nous
sommes donc devenus terre des vivants et non des mourants, autrement dit des vertus et non
des vices, à la condition toutefois que nous ne regagnions pas le bourbier du vice une fois
baptisés et que, devenus terre des vivants, nous ne commettions pas d'actes funestes et
coupables.
«Et viens vers le pays que je t'indiquerai», dit encore le Seigneur (Gn 12,1). Il est évident
que nous nous rendrons avec joie dans le pays que Dieu nous a montré, dès lors que nous aurons
chassé vices et péchés de notre terre, c'est-à-dire de notre chair, par notre propre effort.

2. «Quitte ta famille», dit le Seigneur. Il faut interpréter cette parenté comme l'ensemble
des vices et péchés qui nous sont pour ainsi dire inhérents et qui ne cessent de se cumuler et de
s'entretenir depuis l'enfance. Nous quittons donc notre famille quand, par la grâce du baptême,
nous faisons le vide en nous de tous nos vices et nos péchés; cela suppose néanmoins
qu'ensuite nous conjuguions tous nos efforts, avec l'aide de Dieu, pour nous couvrir de vertus,
une fois nos vices expulsés. En effet, si nous espérons être lavés de tous les maux par le
baptême tout en restant paresseux et indolents, je crains que ce qui est annoncé dans l'Évangile
ne s'accomplisse en nous : «Lorsque l'esprit impur est sorti de l'homme, il erre par des lieux
arides en quête de repos, et il n'en trouve pas. Si par la suite il revient dans sa demeure et qu'il la
trouve vide, il prend alors avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, et l'état final de cet
homme devient pire que le premier» (Mt 12,43-45). Il s'agit donc de quitter notre famille, c'est-àdire
nos vices et nos péchés, de telle sorte que nous n'ayons jamais plus envie de revenir à ces
maux comme un chien à son vomi.

3. «Quitte la maison de ton père», dit le Seigneur. Cela aussi, nous devons le prendre au
sens spirituel. Notre père était le diable avant que nous recevions la grâce du Christ : c'est ce
dont le Seigneur accuse les Juifs dans l'Évangile en disant : «Vous êtes du diable, votre père, et
ce sont les désirs de votre père que vous voulez accomplir» (Jn 8,44). Or, s'il dit que le diable est
le père des hommes, ce n'est pas pour exprimer qu'ils sont nés de lui, mais qu'ils ont épousé ses
défauts; l'idée n'est pas qu'ils ont pu naître de lui, mais qu'ils ont voulu l'imiter. Il est vrai que le
psalmiste nous rappelle aussi que notre père a été tout d'abord le diable, lorsqu'il prête ces
paroles à Dieu s'adressant à l’Église : «Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille, oublie ton peuple
et la maison de ton père» (Ps 44,11). «Écoute, ma fille», dit-il; celui qui prononce ces paroles ne
peut être que le père, et quand il dit «oublie ton peuple et la maison de ton père», il l'engage sans
aucun doute à quitter son père. Dieu le Père nous enjoint donc de
quitter le diable notre père en opérant en nous un changement
heureux et bénéfique. C'est bien le diable notre père que nous
quittons dans la mesure où nous nous appliquons, avec l'aide de
Dieu, à toujours esquiver et à fuir ses ruses et ses fourberies.
4. Mais toutes ces facultés que nous avons, mes frères, que
ce soit de quitter notre pays, c'est-à-dire nos habitudes charnelles,
de rompre avec notre famille, c'est-à-dire nos vices et nos péchés,
ou de nous enfuir de la maison du diable notre père, nous ne les
devons pas à nos propres forces, mais à la grâce que le Christ
nous a accordée. Aussi devons-nous nous efforcer, dans la mesure
de nos capacités et avec l'aide de Dieu, d'éviter tout retour à un
compromis ou à des sympathies avec le diable, tout retour aux
vices ou aux appétits charnels, à l'instar de ce qui est écrit : «Te
voilà guéri; ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive pire encore» (Jn
5,14). D'autant plus qu'il nous est permis non seulement d'accéder
à la grâce de Dieu, mais encore de pactiser ou de nous lier d'amitié
avec Lui pourvu que nous nous inspirions de la foi d'Abraham et
que nous persistions dans nos bonnes actions. C'est bien dans cet
esprit d'ailleurs que le Seigneur adresse à Moïse ces propos qu'il
nous faut considérer avec la plus grande crainte: lorsque le
Seigneur vous aura livré la terre des Cananéens, «gardez-vous de
faire alliance avec les habitants du pays où vous allez entrer, de
peur qu'ils ne constituent un piège au milieu de vous» (Ex 34,12).
Quand bien même nous croyons que la grâce du baptême a
chassé de nous nos fautes et nos péchés, il ne fait pourtant aucun
doute que si, par la suite, nous renouons des liens avec ces vices
et ces péchés, au point de faire corps avec eux et de sombrer dans
la luxure et la cupidité, cette amitié nous entraînera à notre ruine.
Aussi devons-nous conjuguer tous nos efforts, avec l'aide de Dieu,
pour obtenir le salut de notre âme; faisons en sorte que la vertu
s'incruste au plus profond de notre coeur, dont le mal s'était
emparé, afin que s'accomplisse en nous ce que le bienheureux
Isaac, prêtant ses traits au Christ, dit à son fils en le bénissant:
«Oui, l'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ fertile que
Yahvé a béni» (Gn 27,27). Puisse-t-il daigner le réaliser, lui en qui
règnent l'honneur et la gloire, avec le Père et le Fils, pour les
siècles des siècles. Amen.


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Message par sga le Sam 1 Aoû 2020 - 15:13

SERMON 2 2
Le songe d’Abraham


Vous avez entendu, mes très chers frères, dans la lecture de l'Ecriture Sainte que l'on vient de nous faire, que le Seigneur parlant à Abram, lui dit, prenez une vache de trois ans, une chèvrede trois ans, et un bélier qui fait aussi de trois ans, une tourterelle et une colombe. Abram prenant
donc tous ces animaux, les divisa par la moitié (en les fendant depuis la tête jusqu’à la queue) et mit les deux parties qu’il avait coupées vis-a-vis l’une, de l’autre, (Gen 15) (laissant un espace pour passer entre deux) mais il ne divisa pas les oiseaux. Or les oiseaux (de proie) venaient fondre sur
ces bêtes mortes, et Abram les en chassait. Mais lorsque le soleil se couchait, Abram fut surpris d'un profond sommeil, et il tomba dans un horrible effroi, se trouvant comme tout enveloppé de ténèbres, lors donc que le soleil fut couché (et qu’Abram fut endormi) il se forma une obscurité
ténébreuse; il parut un four d’où sortait une grande fumée (signes sensibles des maux que sa postérité devait souffrir), il vis Dieu sous la figure d'une lampe ardente, qui passait au travers de ces bêtes divisées, (pour confirmer l'alliance qu'il contractait avec lui). Je désire, mes très chers frères, d’expliquer en peu de mots à votre charité, autant que Dieu m'en fera la grâce, ce que tout cela signifie. Le Seigneur avait dit à Abraham qu'il serait le père de plusieurs nations; aussi toutes
les nations que croient et qui croiront jamais en Jésus Christ, quoiqu'elles ne soient pas nées d'Abraham selon la chair, ne laissent pas d'être ses enfants, par l'imitation de sa foi. Les Juifs ayant dégénéré de la foi de leur origine, leur infidélité en a fait, d'enfants d'Abraham qu'ils sont selon la chair, des enfants du démon selon l'esprit, ce qui les a fait appeler race de vipères dans L'Evangile; au contraire tous les gentils, par la sincérité de leur foi en Jésus Christ, ont mérité d'être appelles les Ecriture enfants d'Abraham. Ces nations nous sont ici représentées par cette vache, ce bélier et cette chèvre de trois ans; par cette tourterelle et cette colombe; leur âge commun de trois ans signifie que les nations dévoient croire le mystère de la sainte Trinité : mais quoique tous ceux qui sont dans l'église catholique disent, qu’ils croient en la sainte Trinité, ils ne sont pas tous pour cela des chrétiens spirituels; il y en a aussi de charnels, qui ne craignent pas de commettre des péchés et même des crimes; comme donc ces deux espèces de chrétiens font mêlés ensemble, c'est pour les représenter, qu’Abraham eut ordre d'ajouter une tourterelle et une
colombe aux trois autres animaux; car la tourterelle et la colombe représentent les spirituels, et les trois autres animaux, les charnels.

2. L'Ecriture nous dit, qu’Abraham divisa ces trois animaux en deux, et en plaça les parties ainsi divisées, vis-à-vis l'une de l'autre; mais qu'il ne divisa pas les oiseaux, ce qu'il faut bien remarquer. Pourquoi cette différence, mes frères, ceci sans doute, n'est pas sans mystère dans l'Église catholique, les spirituels ne sont pas divisés, les charnels le sont; ils font opposés les uns aux autres, dit ailleurs l'Ecriture : or ils sont divisés, opposés les uns aux autres, parce que les sensuels et les mondains, quoiqu'animés des mêmes passions, ont des intérêts différents, et
cherchent sans cesse à se supplanter les uns les autres; ainsi ils sont divisés, séparés les uns des autres, opposés les uns aux autres. Pour les spirituels, comme ils n'ont qu'un coeur et qu'une âme pour Dieu, qu'ils n'ont tous qu'une même volonté, ils ne sont point divisés, ils ne sont point
opposés les uns aux autres; semblables à ces oiseaux qui les représentent, comme nous l’avons dit, ce sont des tourterelles en chasteté, des colombes en simplicité. Car tous ceux qui, dans l'Église catholique, sont animés de la crainte du Seigneur, sont désignés sous ces beaux noms d’amateurs; de la chasteté et de la simplicité, et peuvent tous dire avec le psalmiste : Qui me
donnera des ailes comme à la colombe, je volerai et me reposerai (Ps 54,7) : et encore, la tourterelle a trouve un nid pour y mettre ses petits en sureté (cf. Ps 83,4) : et pendant que les charnels, divisés entr'eux, et en eux-mêmes sont accablés dans ce monde sous le poids des chaînes de leurs passions, les spirituels, au contraire, s'élèvent déjà au-dessus de la terre, par la pratique et l'amour des vertus : l’amour de Dieu, et l'amour du prochain, comme deux ailes, les élèvent vers le ciel, et leur font dire avec l’Apôtre : pour nous, nous vivons déjà dans le ciel, comme en étant citoyens; (Phil 3,20) et répondre, avec autant d'assurance que de foi, au prêtre, lorsqu'il dit : Elevez vos coeurs; nous les avons élevés vers Dieu, ce qu’assurément très peu de chrétiens, dans l’Eglise peuvent dire avec sincérité et vérité. Abraham, donc, ne divisa pas les oiseaux parce que les spirituels, qui n’ont qu'un coeur et qu'une âme, comme je l’ai déjà dit, ne
peuvent être séparés du double amour de Dieu et du prochain, mais défient avec assurance  toutes les créatures avec l'apôtre : Qui nous séparera de l'amour de Jésus Christ, (Rom Cool disent-ils, sera-ce l'affliction, ou les angoisses, ou la persécution, etc. ? ce qu’il termine par assurer qu'aucune autre créature ne pourra jamais nous séparer de l’amour de Dieu en Jésus Christ notre Seigneur. Voilà la différence qu'il y a entre ces deux espèces de chrétiens : les tourments même ne peuvent séparer les spirituels de Jésus Christ; et il ne faut quelquefois que des discours oisifs, des conversations inutiles pour en séparer les charnels. L’épée, la mort n'en sépare pas les premiers; les seules inclinations sensuelles en séparent les autres; les plus fâcheuses adversités n'intimident pas les spirituels, les délices de la prospérité amollissent les charnels : Voilà ce que
représentait Abraham en partageant en deux ces trois animaux et ne divisant pas les oiseaux.
3. Mais lorsque le soleil fut couché, Abram tomba dans un horrible effroi et une obscurité ténébreuse : il parut un four enflammé d'où sortait une grande fumée et une lampe ardente qui passait au travers de ces bêtes qu'il avait divisées. (Gen 15,17) Il était tard; cela signifie la fin du
monde. Mais pourquoi l'écriture marque-t-elle si expressément que cette lampe ardente passait entre les divisions de ces bêtes immolées, et qu'il n'est point dit qu’elle toucha les oiseaux ? d'où vient cette différence ? Je viens de vous le dire, mes frères, ces animaux figuraient toutes les
nations, qui dévoient croire en Jésus Christ; dans ces nations, qui font profession de la foi, il y a des charnels et des spirituels ; c’est-à-dire, non seulement des bons, mais aussi des méchants :
c'est donc pour représenter d'avance ces deux espèces de chrétiens, que ces animaux sont divisés; et cette lampe de feu qui passe entre ces divisions, signifie ce que dit l’apôtre, que le jour du Seigneur fera connaître (cette distinction), (cf. I Cor 3,13) parce qu'il sera découvert par le feu,
et que le feu mettra à l'épreuve l'ouvrage de chacun. Ce four enflammé, d'où sortait une grande fumée, et cette lampe ardente représentaient donc le jour du jugement. Il n’est donc pas étonnant de voir Abraham, à la vue de ce grand jour, saisi de crainte, d'effroi et d'une obscurité ténébreuse;
car, enfin, vous le savez, mes frères, et ce saint homme ne l'ignorait pas, qu'en ce jour terrible à peine le juste sera sauvé; comment donc l'impie et le pécheur paraîtront-ils devant le Seigneur ?
En ce jour terrible, où nous sommes avertis qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents,des lamentations, des hurlements, des regrets inutiles et une repentance tardive et infructueuse;jour auquel les fondements des montagnes seront ébranlés, et toute la terre dévorée par un feu qui la consumera jusques dans ses abîmes; jour auquel, selon saint Pierre, l'ardeur du feu dissoudra les cieux, et fera fondre tous les éléments; jour auquel Jésus Christ dit que les vertus des cieux seront ébranlées, que le soleil s’obscurcira, que la lune ne donnera plus sa lumière, et que les étoiles tomberont du ciel : alors, mes frères, alors que deviendront les impies ? Que deviendront les ivrognes, les adultères, les médisants et les calomniateurs; les ravisseurs du bien d'autrui, les envieux, les superbes et les arrogants ? Que diront-ils pour excuse ? Tant de fois avertis, et surpris néanmoins, par ce jour épouvantable, sans être préparés ? Au son éclatant de la trompette; à la voix de l'archange, encore plus éclatante, le monde entier fera retentir ses mugissements; le Seigneur viendra dépeupler la terre, dit le prophète, la réduire comme un désert, en exterminer les impies; les criminels, les pécheurs seront précipités dans un étang de
feu, la fumée de leurs tourments, dit l'Écriture, s'élèvera dans les siècles des siècles; quelle pensez-vous que sera alors la frayeur et le frémissement, l'obscurité et les ténèbres qui saisiront les criminels, les tièdes, les paresseux ? Réveillons-nous donc enfin de notre assoupissement, mes frères, pendant qu'il en est encore temps; et, pour n’être pas surpris par ce jour épouvantable, pour n'être pas condamnés à ces supplices éternels, étudions, accomplissons,comme de bons et fidèles serviteurs, la volonté de notre maître, afin de n’être pas tourmentés en
enfer par ces flammes vengeresses, qui traverseront les charnels, figurés par ces animaux divisés, parce qu'eux mêmes auront été partagés et divisés par les attraits et les intérêts opposés de différentes passions; mais qu'en ce jour terrible, figuré par ce jour ardent et fumant, jour redoutable aux bons même, rassurés par l’amour et la pratique de la simplicité de la colombe et de la chasteté de la tourterelle, nous soyons élevés vers le ciel, par les ailes spirituelles de ces deux vertus, et que nous soyons emportés sur les nuées, comme le dit l’apôtre, pour aller dans les airs au-devant de Jésus Christ (I Th 4,7) et demeurer toujours avec lui, par le secours de la
grâce du même Jésus Christ à qui appartient, avec le Père et le saint Esprit, tour honneur et gloire dans les siècles de siècles. Amen.
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