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✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 17 Fév 2018 - 7:09

Samedi 17 Février 2018

Fête de Saint Alexis Falconieri (1200 - 1310). Fête des 7 Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie.


Les SEPT SAINTS FONDATEURS des FRÈRES SERVITES

Le 15 Août 1233, sept nobles Florentins, célébrant pieusement la grande Fête de l'Assomption, eurent chacun une vision de la Très Sainte Vierge, les invitant à une vie plus parfaite.

Leurs noms étaient Bonfils Monaldi, Buonagiunta Manetti, Manetto de l'Antella, Amédée des Amidei, Uguccione des Uguccioni, Sostène des Sostegni et Alexis Falconieri.

S'étant convertis, ils renoncèrent à leurs richesses, se couvrirent de vêtements pauvres et se retirèrent, le 8 septembre suivant, dans une humble maison, pour célébrer ensemble la Nativité de Marie.

Leur commun dessein de vie religieuse reçut la sanction d'un miracle.

Pendant qu'ils mendiaient leur pain de porte en porte, tout à coup, en les voyants, un petit enfant de cinq mois à peine les acclama sous le nom de Serviteurs de Marie.


Ils gardèrent ce nom, évidemment venu du Ciel, et commencèrent, sur une montagne voisine, une vie toute céleste, reposant sur une grande pauvreté, une austère mortification, la méditation de la Passion de Jésus-Christ et de la douloureuse Compassion de la Sainte Mère de Dieu.

Cet institut nouveau fut approuvé par le Pape Innocent IV, et se développa rapidement en Italie, en France, en Allemagne et en Pologne.

Les Sept Fondateurs, après un laborieux apostolat, fécondé par de nombreux miracles, moururent entourés de la vénération des peuples et furent ensevelis à leur tour dans le même tombeau, en sorte que la mort ne sépara pas ceux que la vertu avait unis dans un tendre amour pour Jésus et Marie.

Honorés depuis longtemps comme Bienheureux, ils furent Canonisés par le Pape Léon XIII pendant les Fêtes du Cinquantenaire de son Sacerdoce.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 18 Fév 2018 - 7:04

Dimanche 18 Février 2018

Fête de Sainte Bernadette Soubirous (Sœur Marie-Bernard), voyante de Lourdes, vierge, Religieuse des Sœurs de la Charité de Nevers (1844-1879).


Portrait authentique de Sainte Bernadette Soubirous.

Sainte Bernadette Soubirous
Vierge
(1844-1879)

Cette date a été choisie car c'est un 18 Février que la Vierge Marie lui dit :

« Je ne vous promets pas de vous rendre heureuse en ce monde, mais dans l'autre ».


Cette date a été retenue pour la commémoration en France.
Par contre, le Martyrologe Romain et d’autres pays la commémorent le 16 Avril (dies natalis).

Bernadette avait quatorze ans lorsqu'elle vit pour la première fois la Vierge.

Fille aînée d'une famille de meuniers que l'arrivée des moulins à vapeur jettera dans une extrême pauvreté, Bernadette Soubirous est accueillie en janvier 1858 à l'Hospice de Lourdes dirigé par les Sœurs de la Charité de Nevers, pour y apprendre à lire et à écrire afin de préparer sa première Communion.

En Février 1858, alors qu'elle ramassait du bois avec deux autres petites filles, la Vierge Marie lui apparaît au creux du rocher de Massabielle, près de Lourdes.

Dix-huit apparitions auront ainsi lieu entre Février et Juillet 1858.

Chargée de transmettre le message de la Vierge Marie, et non de le faire croire, Bernadette résistera aux accusations multiples de ses contemporains.

En Juillet 1866, voulant réaliser son désir de Vie Religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation.

Elle y mène une vie humble et cachée.

Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 Avril 1879 à trente-cinq ans.

Elle est Béatifiée le 14 Juin 1925 puis Canonisée le 8 Décembre 1933, par le Pape Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939).



Source


Pour un approfondissement

Sainte-BernadetteCliquer

Bernadette Soubirous | LourdesCliquer


Jeune fille à laquelle la Vierge Marie apparut (✝ 1879)

- Sainte Bernadette Soubirous (1844-1879) De santé fragile, mais entourée de l'amour des siens et d'une Foi solide, cette adolescente de quatorze ans rencontra la Vierge à dix-huit reprises à la grotte de Massabielle.

Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en FranceCliquer


- "Bernadette Soubirous naquit au moulin de Boly, au pied du château fort de Lourdes le 7 janvier 1844, de François Soubirous, meunier, et de Louise Castérot.


Elle avait 14 ans quand l’Immaculée l’appellera à être sa confidente et sa messagère, en février 1858.

Elle rentrait alors de Bartrès, où elle avait passé quatre mois chez sa nourrice.

Elle habitait alors avec ses parents, ses frères et sœur dans une profonde misère au Cachot.






Elle était simple et de santé fragile, mais pleine de bon sens et de joie de vivre.

Elle désirait plus que tout faire sa première Communion.

Le 11 Février 1858, alors qu’elle était partie chercher du bois avec sa sœur et une voisine près du rocher de Massabielle, dans la partie supérieure de la grotte, lui apparaît une belle Dame vêtue de blanc.

Jusqu’au 16 Juillet, 18 apparitions.

Le sommet de toutes: le jeudi 25 Mars, Fête de l’AnnonciationIci où la Vierge Marie se présenta à elle comme étant 'l’Immaculée Conception'.

Sainte Bernadette devint célèbre, on parla de miracles... Mais la petite bigourdane choisit de se retirer du monde.

Elle partit pour Nevers où elle vivra avec ses Sœurs dans l’humilité et la prière, la souffrance aussi, loin de Lourdes et de la grotte de Massabielle.

Elle mourut le 16 Avril 1879 et fut Canonisée en 1933." (diocèse de Tarbes et Lourdes - les saints du diocèse)Cliquer

Sainte Bernadette (Lourdes 1844 - Nevers 1879) ... En Juillet 1866, voulant réaliser son désir de Vie Religieuse, elle entre chez les Sœurs de la Charité de Nevers à Saint-Gildard, Maison-Mère de la Congrégation.

Elle y mène une vie humble et cachée.

Bien que de plus en plus malade, elle remplit avec amour les tâches qui lui sont confiées.

Elle meurt le 16 Avril 1879.

(diocèse de Nevers)Cliquer


À Nevers, en 1879, Sainte Bernadette Soubirous, vierge. Née à Lourdes d’une famille très pauvre, elle ressentit, toute jeune fille, la présence de la Vierge Marie immaculée dans la grotte de Massabielle, et par la suite, ayant pris l’habit de Religieuse, elle mena à Nevers une vie humble et cachée.


Martyrologe romain.




Vidéo


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Ô Jésus et Marie, faites que toute ma consolation  en ce monde soit de vous aimer et de souffrir pour les pécheurs.

Divine Mère, offrez-moi à Jésus. Prenez mon cœur et enfoncez-le dans le Cœur de Jésus.

O Marie, ma tendre Mère, voici votre enfant qui n'en peut plus ; faites qu'à votre exemple je sois généreuse dans tous les sacrifices que Notre Seigneur pourra me demander dans le cours de ma vie.


Ma Mère, venez à mon aide.

Accordez-moi la grâce de mourir à moi-même pour ne plus vivre que de mon doux Jésus et pour mon Jésus.

Union, union intime avec Lui, comme saint Jean, dans la Pureté et dans l'Amour. Ainsi toute à Jésus, qu'il me sera doux de mourir avec Jésus.

Mon âme, réjouissez-vous d'avoir un trait de ressemblance avec Jésus : rester cachée dans l'impuissance.

Porter la Croix cachée dans mon cœur à l'exemple de Marie ; oui, j'irai au parloir avec joie quoique mon âme soit dans la tristesse.

Je dirai : mon Dieu, j'y vais, mais à condition qu'une âme sortira du Purgatoire ou que vous convertirez un pécheur.

Prière à Sainte Bernadette

Ô Sainte Bernadette, qui simple et pure enfant, avez dix-huit fois, à Lourdes, contemplé la beauté et reçu les confidences de l'Immaculée et qui avez voulu ensuite vous cacher dans le Cloître de Nevers et vous y consumer en hostie pour les pécheurs, obtenez-nous cet esprit de Pureté, de simplicité et de mortification qui nous conduira nous aussi à la vision de Dieu et de Marie au Ciel.

Ainsi soit-il.





Chasse de Bernadette - Cliquer

Son corps retrouvé intact, repose depuis 1925, dans une châsse en verre dans la chapelle.

Chaque année, venant du monde entier, des milliers de pèlerins et de visiteurs, se rendent à Nevers pour accueillir le message de Bernadette.



La châsse de verre et de bronze de Sainte Bernadette de Lourdes, à Nevers.


Depuis le 3 août 1925, le corps de Bernadette repose dans une châsse de verre située dans la chapelle de l'ancien Couvent Saint-Gildard, à Nevers.

Le site est celui de la maison-mère des Sœurs de la Charité, appelée maintenant "Espace-Bernadette-Soubirous-Nevers".

Sur le visage et sur les mains de Bernadette ont été déposés de très fins masques de cire.

«Les pèlerins qui défilent à Nevers devant la châsse où demeure ce corps en attente de la résurrection perçoivent là un témoignage de cette destinée : la lumière y a jailli de la nuit, et le bonheur, du malheur, comme la Gloire de la Croix du Christ».

Père René Laurentin

Une petite châsse dans les Sanctuaires de Lourdes.

Il existe dans les Sanctuaires de Lourdes une petite châsse contenant des reliques de Bernadette : elle est située, à l'année, dans une petite chapelle située à l'entrée de la crypte, sous la Basilique de l'Immaculée Conception.

Chaque année, le 18 Février, la châsse est portée en procession dans les rues de la Cité Mariale.





Vidéo

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 19 Fév 2018 - 6:57

Lundi 19 Février 2018

Fête de Saint Conrad de Plaisance, Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile (1290 -✝ 1351).


Conrad Confalonieri ou Conrad de Piacenza ou Conrad de Plaisance (1290-1351) est un Religieux Franciscain italien du XIVème siècle et un Ermite.Lire

Canonisé par l’Église Catholique Romaine. Il est fêté le 19 Février.




Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile (✝ 1351)


Moine et confesseur.
C'est une partie de chasse qui changea la destinée de Conrad, le seigneur de Plaisance en Italie.

Un sanglier s'était réfugié dans un fourré, Conrad y fit mettre le feu pour le débusquer, mais un vent violent se leva qui, gagnant de proche en proche, fit de grands ravages.

On chercha un coupable et ce fut un pauvre diable qui fut arrêté alors qu'il ramassait du bois mort.

Conrad le laissa condamner à mort.

Mais sa conscience condamna Conrad qui vint témoigner au procès et obtint le non-lieu.

Il lui fallut sacrifier toute sa fortune pour réparer les dégâts.

Devenus pauvres, lui et sa femme, décidèrent d'embrasser la Vie Religieuse, elle chez les Carmélites de Plaisance, lui Ermite Tertiaire Franciscain en Sicile, passant les trente-six dernières années de sa vie comme infirmer à l'hôpital de Noto.

À Noto en Sicile, l’an 1351, le Bienheureux Conrad Confalonieri de Plaisance, Ermite du Tiers-Ordre de Saint François, qui, après avoir délaissé les jeux du monde, poursuivit durant près de quarante ans une forme de vie très dure, dans la Prière et la Pénitence continuelles.

Martyrologe romain.



Source


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 20 Fév 2018 - 7:56

Mardi 20 Février 2018

Fête de Sainte Jacinthe (Hyacinthe) Marto et de Saint Francisco Marto, son frère, deux des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima (✝ 1920).

Fête de Francisco Marto, frère de Jacinthe, le 04 Avril (Dies natalis), mais le Pape Saint Jean-Paul II a fixé la Célébration commune de leur Fête au 20 Février, jour du décès de Jacinthe (Martyrologe romain).
Ils ont été Canonisés le 13 Mai 2017 par le Pape François.


Sainte Jacinthe (Hyacinthe) Marto
Une des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima. (✝ 1920)

Une des enfants auxquels la Sainte Vierge apparut à Fatima. Cliquer

Elle mourut à dix ans d'une maladie qu'elle supporta avec patience et dévotion à la Vierge Marie.

- François à Fatima le 13 Mai 2017: les petits bergers, exemples de sainteté pour «surmonter les souffrances» de la vie (radio Vatican)Cliquer


- Pèlerinage du pape François au sanctuaire de Notre Dame de Fatima à l'occasion du centenaire des Apparitions de la Bienheureuse Vierge Marie à la Cova da Iria,Cliquer 12-13 Mai 2017, homélie du Saint Père.Cliquer

- les deux petits bergers de Fatima, témoins des apparitions de la Vierge, vont être canonisés le 13 mai prochain par le Pape François lors de son voyage au sanctuaire marial portugais.

Vidéo du Vatican sur la webTV de la CEF





- Consistoire pour la canonisation de bienheureux, dont les voyants de Fatima le 20 Avril 2017.Cliquer

- Les petits voyants de Fatima sur la voie de la sainteté.

- décret du 23 mars 2017 reconnaissant un miracle attribué au Bienheureux Francesco Marto, né le 11 Juin 1908 et mort le 4 Avril 1919, et à la Bienheureuse Giacinta Marto, née le 11 Mars 1910 et morte le 20 Février 1920.Cliquer

- Homélie de sa sainteté le pape Jean-Paul II pour la béatification des vénérables Jacinthe et François, pastoureaux de Fátima, au sanctuaire de Notre-Dame du Rosaire de Fátima, Samedi 13 mai 2000.Cliquer

"Je te bénis, Père, d'avoir caché cela aux sages et aux intelligents et de l'avoir révélé aux tout-petits.
Je te bénis, ô Père, pour tous tes tout-petits, à commencer par la Vierge Marie, ton humble Servante, jusqu'aux pastoureaux François et Jacinthe.

Que le message de leur vie reste toujours ardent pour illuminer le chemin de l'humanité!"

"Comme à Lourdes, à Fatima également la Vierge a choisi des enfants, François, Jacinthe et Lucie, comme destinataires de son message.

Ils l'ont accueillie si fidèlement qu'ils méritent non seulement d'être reconnus comme témoins crédibles des apparitions, mais de devenir eux-mêmes un exemple de vie évangélique.

Lucie, leur cousine à peine plus âgée encore vivante, a tracé des portraits significatifs des deux nouveaux Bienheureux. François était un enfant bon, réfléchi, à l'âme Contemplative ; alors que Jacinthe était vive, plutôt susceptible, mais très douce et aimable."


(Source: Il y aura des saints parmi les enfants - Jean-Paul II, Audience Générale du Mercredi 17 Mai 2000 - site du Vatican).Cliquer

À Aljustrel près de Fatima, au Portugal, en 1920, la Bienheureuse Hyacinthe Marto.

Encore toute jeune enfant, elle supporta avec patience la maladie dont elle était affectée et témoigna de toutes ses forces de sa piété envers la Vierge Marie.

Martyrologe romain

"Ne croyez pas que le jeune âge soit un obstacle au chemin vers la perfection consommée, autrement dit la sainteté", avait dit le Pape Pie XII, et bien des années auparavant son prédécesseur Pie X, avait affirmé : "Il y aura des Saints parmi les enfants".





Lire


Pour un approfondissement :

Notre Dame de FatimaCliquer


Pour des approfondissements :

Les petits pastoureauxCliquer

Vie de JacintheCliquer

Vie de FrançoisCliquer

Vie de LucieCliquer

Les pastoureaux Francisco et Jacinthe MartoCliquer







PENSÉES DE SAINTE JACINTA MARTO

L'héroïcité des vertus de Jacinthe est une preuve évidente des merveilles de la grâce que Dieu nous donne si on prie le Cœur Immaculé de Marie.

Les paroles que Jacinthe confiait à sa marraine ne peuvent s'expliquer sans une sagesse infuse.

Une enfant de dix ans, sans aucune instruction, n'ayant que des connaissances religieuses rudimentaires, ne pouvait certainement inventer des sentences comme celles-ci, que Mère Godinho a eu soin de noter.

Sur le péché, par exemple


— « Les péchés qui conduisent le plus d'âmes en Enfer, ce sont les péchés de la chair ».

— « Il viendra des modes qui offenseront beaucoup Notre Seigneur. Les personnes qui servent Dieu ne doivent pas suivre la mode. L'Église n'a pas de modes. Notre Seigneur est toujours le même. »

— « Les péchés du monde sont bien grands. »

— « Si les hommes savaient ce qu'est l'éternité, ils feraient tout pour changer de vie. »

— « Les hommes se perdent, parce qu'ils ne pensent pas à la mort de Notre Seigneur, et ne font pas pénitence. »

— « Beaucoup de mariages ne sont pas bons ; ils ne plaisent pas à Notre Seigneur, et ne sont pas de Dieu ».

Au sujet des guerres

— « Notre Dame a dit que, dans le monde, il y a trop de guerres et de discordes. Les guerres ne sont que le châtiment des péchés du monde. »

— « Notre Dame ne peut plus retenir le bras de son Fils bien-aimé sur le monde. »

— « Il faut faire pénitence. Si les gens se corrigent, Notre Seigneur viendra encore secourir le monde ; mais s'ils ne se corrigent pas, le châtiment viendra ».

— « Pauvre Notre Dame! Ah ! j'ai tant de peine de Notre Dame ! tant de peine ! »

Au sujet des Prêtres et des gouvernants


— « Marraine, priez beaucoup pour les pécheurs ! Priez beaucoup pour les Prêtres !

Priez beaucoup pour les Religieux !

Les Prêtres devraient s'occuper seulement des choses de l'Église.

Les Prêtres doivent être purs, très purs.


La désobéissance des Prêtres et des Religieux à leurs Supérieurs et au Saint-Père offense beaucoup Notre Seigneur. »

— « Marraine, priez beaucoup pour les gouvernements !

Malheur à ceux qui persécutent la Religion de Notre Seigneur !

Si le gouvernement laissait en paix l'Église, et s'il donnait la liberté à la sainte Religion, il serait Béni de Dieu. »

Sur les vertus Chrétiennes


— « Marraine, n'allez pas au milieu du luxe ! Fuyez les richesses !

Soyez amie de la sainte pauvreté et du silence. Ayez beaucoup de charité, même avec ceux qui sont mauvais. Ne dites du mal de personne, et fuyez ceux qui en disent.

— « Ayez beaucoup de patience, parce que la patience nous conduit au Ciel. » — « La Confession est un Sacrement de Miséricorde. Aussi faut-il s'approcher du confessionnal avec confiance et joie.

Sans Confession il n'y a pas de Salut. »

— « La Mère de Dieu voudrait qu'il y ait plus de vierges qui s'attachent à elle par le vœu de chasteté. »

— « J'aimerais bien, moi, aller au Couvent ; mais j'aime encore mieux aller au Ciel. »

— « Ceux qui n'accomplissent pas les promesses faites à Notre-Dame ne seront jamais heureux dans leur vie. »
— « Pour être Religieuse, il faut être très pure d'âme et de corps. »

A cette dernière réflexion, Mère Godinho interrogea Jacinthe


— « Et sais-tu ce que veut dire être pure ? », lui demanda t’elle.

— « Je le sais, je le sais. Être pure de corps, c'est garder la chasteté ; être pure d'âme, c'est ne pas faire de péchés : ne pas regarder ce qu'il ne faut pas voir, ne pas voler, ne jamais mentir, dire toujours la vérité, même si cela coûte. »

— « Mais qui donc t'a appris tant de choses ? », lui demandait encore Mère Godinho.

— « C'est Notre-Dame. Mais il y en a aussi que je pense toute seule. J'aime beaucoup penser. »

La Très Sainte Vierge ne se contentait pas d'inspirer à Jacinthe ces profondes pensées. Quelquefois elle lui découvrait l'avenir.

Mère Godinho, un jour, posa cette question à Mme Olimpia, qui se trouvait auprès de sa fille :

« N'aimeriez-vous pas que vos filles Florinda et Teresa, entrent dans la Vie Religieuse ? ».


— « Dieu m'en garde ! » répondit la bonne dame.

Quelques instants après, Jacinthe, qui avait suivi la conversation, disait, avec gravité, à la Supérieure de l'orphelinat :

« Notre Seigneur aimerait beaucoup que mes sœurs se fassent Religieuses.

Maman ne veut pas ; mais, pour cela, Notre-Dame ne tardera pas à les emmener au Ciel. ».

C'est ce qui arriva. Peu de temps après la mort de Jacinthe, ses deux sœurs, Florinda et Teresa, moururent, l'une à 17 ans, l'autre à 16 ans.

Citons un autre fait

Mère Godinho désirait depuis longtemps aller à la Cova da Iria ; mais elle n'avait jamais pu en trouver l'occasion.

« Soyez tranquille, Marraine !, lui assura un jour Jacinthe. Après ma mort vous irez là-bas ».

C'est ce qui arriva en effet.

A cause de circonstances imprévues, il ne fut pas possible d'ensevelir le corps de Jacinthe dans le caveau offert par Mme Angelina da Conceiçâo Lopes, à Lisbonne, au cimetière dos Prazeres.

Au dernier moment, le Baron de Alvaiâzere offrit son caveau de famille, à Vila Nova de Ourém, pour la sépulture de l'enfant.

Mère Godinho accompagna jusque là le corps de sa petite protégée. Le même jour, elle se rendit à Fatima, où elle eut le bonheur de faire la connaissance de Lucie, qui l'accompagna jusqu'à la Cova da Iria.

Dans une autre occasion, un des deux médecins qui la soignaient lui demanda de prier pour lui lorsqu'elle serait au Ciel.

La petite lui répondit qu'elle le ferait ; mais, aussitôt après, le fixant de son regard qui paraissait découvrir l'avenir, elle ajouta : « Écoutez, vous irez bientôt là-haut, vous aussi ; cela ne tardera pas ! »

Une scène analogue eut lieu avec un autre médecin, à qui elle prédit aussi son rappel à Dieu et celui de sa fille.

Au sujet d'un Prêtre, dont elle avait entendu un beau sermon, et qui était, jusqu'alors, considéré comme un homme exemplaire, la petite exprimait avec décision un jugement défavorable :


— « Marraine, quand on y pensera le moins, vous verrez comme ce Prêtre est mauvais ! »
Jacinthe avait raison.


Peu après, le malheureux abandonna complètement ses devoirs de Prêtre, et se mit à vivre d'une manière ouvertement scandaleuse.

A propos de l'opération qu'on voulait lui faire, et qui eut lieu en effet, Jacinthe faisait remarquer :

— « Tout cela est inutile. Notre-Dame est venue me dire que j'allais mourir bientôt. »
Elle fit même écrire à Lucie pour lui dire que la Vierge lui était apparue, et lui avait fait savoir le jour et l'heure de sa mort.



CHRONOLOGIE DE LA VIE DE SAINTE JACINTA MARTO

1910

●    Le jeudi 10 mars naît à Aljustrel; de Manuel Pedro MARTO et Olympia de       Jesus.
●    19 mars : baptême à l'église paroissiale de Fátima.

1915./.16

●    Bergerette

1916

●    Printemps / Été / Automne : témoin des apparitions de l'Ange.

1917

●    Les 13 mai, juin, juillet, septembre, octobre : Apparitions de la Vierge à la Cova       da Iria.
●    Les 13, 14, 15 août : séquestrée à la prison de Vila Nova de Ourém.
●    Le dimanche 19 août : Apparition de la Vierge aux Valinhos.
●    Du 13 octobre au 6 août 1918, apparitions de la Vierge :
      — à l'Ascension 1918 : dans l'église paroissiale (Comment réciter le       chapelet) ;
      — chez elle, nuitamment, à la porte de la cave ;
      — dans la maison, au dessus d'une table (déposition du curé Ferreira, le 6       août 1918).
●    Visions prophétiques illustrant le grand Secret :
      — vision du Saint-Père insulté et persécuté ;
      — vision de la guerre et du Saint-Père en prière.
●    Autres visites de la Vierge :
      — au lit, peu avant la mort de Francisco ;
      — seule à la maison avant son départ pour Lisbonne ;
      — à l'orphelinat N-D. des-Miracles de Lisbonne (où elle apprend le jour et       l'heure de sa mort).

1918

●    Printemps : première communion.
●    Du 1er juillet au 31 août : à l'hôpital Saint-Augustin de Vila Nova de Ourém.
●    Octobre : victime d'une pneumonie (grippe espagnole).

1919

●    Décembre : La Vierge lui annonce qu'elle mourra toute seule à Lisbonne.

1920

●    21 janvier : départ pour l'Orphelinat N-D. des-Miracles de Lisbonne. Visites de       Notre-Dame.
●    2 février : transfert à l'hôpital de Dona Estefãnia.
●    10 février : subit une opération. Visite de la Vierge.
●    20 février : confession peu avant sa mort ; décéde à l'hôpital vers 22 h 30 dans       la solitude et sans avoir pu communier.
●    21 février : son corps est transporté à la sacristie de l'église des Anges à       Lisbonne.
●    24 février : son corps est enseveli à Vila Nova de Ourém dans le caveau de       famille du baron de Alvaiazere, où il demeurera 15 ans.

1935

●    12 septembre : Ouverture du cercueil. Le corps apparaît intact. Translation au       cimetière de Fátima où il demeurera 15 ans.

1949

●    21 décembre : Ouverture du Procès infirmatif diocésain.

1951

●    30 août : Ouverture officielle du cercueil. Le corps est moins bien conservé       qu'à l'ouverture de 1935.
●    1er mai : Translation des restes au transept gauche de la basilique.

1989

●    13 mai : Jean-Paul II la déclare Vénérable avec son frère Francisco, à Fatima.

2000

●    13 mai : Jean-Paul II la béatifie avec son frère Francisco, à Fatima.



Ô toi, Jacinthe très chérie,
qui sur la terre es passée d'un seul vol,
Dans une douleur intense, tu aimais ton Jésus.
N'oublie pas la prière que jadis je te fis :
« Sois mon amie, auprès du trône de la Vierge Marie !
Ô lis de candeur, perle brillante.
Là-haut dans le Ciel, où tu vis triomphante,
Ô séraphin d'amour, avec ton petit frère
Prie pour moi aux pieds du Seigneur ! »

Sœur Lucie





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par lacolombe le Mar 20 Fév 2018 - 19:26

Merci Marie.
Une pensée pour eux qui ont tant souffert pour nous.
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 20 Fév 2018 - 19:35

@lacolombe a écrit:Merci Marie.
Une pensée pour eux qui ont tant souffert pour nous.
Affectueusement

Avec Joie!
Oh que oui, j'ai une grande admiration pour ces petits bergers!
Et vous M. vous savez ce dont vous parlez!
En UDP
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 21 Fév 2018 - 8:21

Mercredi 21 Février 2018

Fête de Saint Pierre Damien, Cardinal-Évêque d'Ostie, Légat du Pape, Docteur de l'Église (1007-✝ 1072).


Évêque d'Ostie, Docteur de l'Église (✝ 1072)

Confesseur et Docteur de l'Église.

Il est originaire de Ravenne. Dernier enfant d'une famille pauvre, orphelin très jeune, souvent maltraité, il connut la faim dans son enfance.

Tout en gardant les porcs, il étudie et cet écrivain-né est aidé par son frère Damien qui lui donne la possibilité de faire de brillantes études, ce pourquoi il prendra son nom.

Très doué, il est d'abord enseignant, rhéteur riche et prestigieux.

La rencontre de deux ermites l'amène dans un petit ermitage fondé selon l'idéal de saint Romuald.
Cliquer
Il s'y voue à la Prière, à l'ascèse, à l'étude des Saintes Écritures, à la Contemplation, à la prédication aussi.

Son Monastère lui demande d'être un maître en exégèse en même temps qu'il est un maître de la vie spirituelle.

Nommé Prieur à Font-Avellane, il est en relation avec les grands Monastères de son époque, comme Cluny ou le Mont-Cassin.

L'Église connaît une période difficile où bien des clercs, Prêtres et Moines, mènent une vie débauchée, en tous cas relâchée.

En 1057, il est nommé Cardinal-Évêque d'Ostie et chargé de mission à Milan, Cluny, Francfort, etc ...

Il soutient les Papes dans leur action réformatrice, mais Léon IX est obligé de le tenir à l'écart à cause de bien des Évêques.

Plus tard, les Papes suivants lui donneront d'importantes missions officielles de conciliation et de réforme. Ses écrits spirituels, ouvrages, lettres et sermons ont fait de lui un Docteur de l'Église.



Héritiers de Pierre Damien

Le Saint-Père a reçu le 1 Décembre 2008 le recteur, les professeurs, les étudiants et le personnel de l'Université de Parme (Italie).

Dans son discours, il a parlé de la leçon que nous a laissée saint Pierre Damien (1007-1072) qui a fait une partie de ses études à Parme et qui fut un réformateur de son temps.

Il a dit aussi que ceux qui font des études universitaires "doivent être sensibles au patrimoine spirituel de saint Pierre Damien..., de son heureuse synthèse entre la vie d'ermite et l'activité ecclésiale, du rapport harmonieux entre les deux aspects fondamentaux de l'existence humaine que sont la solitude et la communion...

Les nouvelles générations -a-t-il ajouté- sont aujourd'hui fortement exposées à un double risque dû principalement à la diffusion des nouvelles technologies informatiques: d'une part, le danger de voir de plus en plus se réduire sa capacité de concentration et d'application mentale sur le plan personnel, d'autre part, celui de s'isoler individuellement dans une réalité toujours plus virtuelle.

C'est ainsi que la dimension sociale éclate en mille morceaux, pendant que la dimension personnelle se replie sur elle-même et tend à se fermer à toute relation constructive avec les autres".

Après avoir rappelé que le Cardinal Pierre Damien "fut un des grands réformateurs de l'Église d'après l'an 1000", le Pape a souligné que "toute véritable réforme doit surtout être spirituelle et morale, et doit venir de notre conscience...

Si nous voulons d'un meilleur environnement humain en qualité et efficacité, il faut, avant tout, que chacun commence par se réformer lui-même, en corrigeant ce qui peut nuire au bien commun ou, en quelque sorte, lui faire barrage...

L'objectif de l'œuvre réformatrice de Saint Pierre Damien et de ses contemporains était de faire en sorte que l'Église devienne plus libre, avant tout sur le plan spirituel, mais aussi sur le plan historique.

De la même façon, une réforme universitaire n'est valable que si elle se confronte à la liberté : la liberté d'enseignement, la liberté de recherche, la liberté de l'institution académique au regard des pouvoirs économiques et politiques.

Cela ne signifie pas l'isolement de l'université par rapport à la société, ni qu'elle doive être sa propre référence, ni, non plus, la poursuite d'intérêts privés en profitant des ressources publiques...

Selon l'Évangile et la tradition de l'Église, est vraiment libre toute personne, communauté ou institution qui répond pleinement à sa nature et à sa vocation". (source: VIS 081201)

A lire aussi André Cantin, Saint Pierre Damien (1007-1072) Autrefois - aujourd’hui, Éditions du Cerf, 2006.Cliquer

Benoît XVI a évoqué le 9 Septembre 2009 Saint Pierre Damien (Ravenne 1007- Faenza 1072), un Moine qui soutint ardemment la réforme de l'Eglise engagée au XIe siècle par la papauté.Cliquer

Saint Pierre Damien fut en tout un "Moine", vivant selon des principes d'austérité que l'on pourrait considérer de nos jours comme excessifs.

"Il œuvra afin que la vie religieuse propose une témoignage vivant du primat de Dieu et un appel à la sanctification de tous, loin de tout compromis mondain.


Il s'investit totalement, avec grande cohérence et grande sévérité, dans la réforme grégorienne, plaçant toutes ses forces, physiques comme spirituelles, au service du Christ et de l'Église".

Mémoire de Saint Pierre Damien, Évêque d’Ostie et Docteur de l’Église. Entré dans le 'désert' de Font-Avellane, il se fit le promoteur ardent de la vie religieuse et, à une époque difficile de réforme de l’Église, il rappela avec force les Moines à la sainteté de la Contemplation, les clercs à une vie sans reproche, le peuple à la communion avec le Siège apostolique.

Il mourut à Faenza, en Romagne, le 22 Février 1072.

Martyrologe romain.



Source


Lire


Lire

Lecture

Qui donnera à mes yeux une source pour pleurer ?

Couvrez-vous d’un voile de larmes, ô mes pupilles : malheur à moi, je suis tombé !

Les gouttes de la mer, le sable du lido, n’ont d’égal que la multitude de mes péchés : plus nombreux que les étoiles et que les gouttes de pluie, ils pèsent plus que les montagnes.

Je suis indigne de voir de mes yeux le ciel, je ne mérite pas de prononcer de mes lèvres le nom de Dieu.

Je m’efforce à pleurer mais mon cœur reste de pierre.

Je persiste dans la prière, mais mon esprit se perd n’importe où.

Je cherche la lumière et voici que les ténèbres de mon esprit pervers me rejoignent.

Je pleure ma pauvre âme blessée à mort : toi, qui par ta mort as réduit à néant l’empire de la mort, ressuscite-la !

Par tes entrailles de miséricorde je te supplie : libère-moi des rêts du péché.

Je mérite le mépris : prodigue-moi ton pardon, ô source de piété.


Rends-moi toujours obéissant à tes commandements, et conduis-moi vers la vie du Ciel, toi qui, avec Le Père et L’Esprit-Saint dispose toute chose dans nos vies.

(Pierre Damien, Poèmes)


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 22 Fév 2018 - 7:02

Jeudi 22 Février 2018

Fête de la Chaire de Saint Pierre, Apôtre.


Chaire de Saint Pierre

Cette Fête désigne la charge apostolique de l'Apôtre et sa mission dans l'Église. Le Siège apostolique était ainsi célébré jadis le 18 janvier à Rome et le 22 février à Antioche où les disciples du Christ reçurent le nom de Chrétiens.

La liturgie de Vatican II a regroupé ces deux dates.

Fête de la Chaire de Saint Pierre, Apôtre, à qui le Seigneur a dit

“Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église”

Au jour où les Romains avaient coutume de faire mémoire de leurs défunts, l’Église célèbre la naissance du siège de cet Apôtre, qui est glorifié par son monument au Vatican et qui est appelé à présider à la Charité dans l’ensemble des Églises.

Martyrologe romain.



Source


Le sens de la Fête de la Chaire de Saint Pierre

Texte intégral de la catéchèse de Benoît XVI

Cliquer

BENOÎT XVI
Audience Générale
(22 février 2006)
Cliquer


Cliquer


Cliquer

La Fête de la Chaire de Saint Pierre est très ancienne.

Elle est marquée en ce jour du 22 Février dans le calendrier qui fut dressé sous le Pape Libère en 354.


Dans la primitive Église, les Chrétiens, et surtout ceux d’Orient, célébraient l’anniversaire de leur Baptême ; ils renouvelaient en ce jour les vœux qu’ils avaient faits à Dieu et le remerciaient de ce que, par un effet de sa Miséricorde, il les avait reçus au nombre de ses enfants : c’est ce qu’ils appelaient le jour de leur naissance spirituelle.

Les Évêques, conformément à cette pratique, célébraient aussi l’anniversaire de leur Ordination.

Le peuple continua souvent, après la mort des Évêques, de fêter le jour de leur Ordination. Telle fut l’origine de la Fête de la Chaire de Saint Pierre.

« Nous devons la célébrer, disait Saint Léon, avec autant de Joie que nous ferions pour celle du martyre du prince des apôtres (le 29 juin) ; par là, nous nous rappelons tout à la fois, et son entrée glorieuse dans le Ciel, et son élévation à la dignité de premier pasteur de l’Église militante. »

Notre devoir en ce jour est de remercier Dieu de l’établissement de son Église, et de lui en demander l’exaltation par des prières ferventes.

L’Église est ce Royaume spirituel que Jésus-Christ est venu fonder sur la Terre, et qu’il ne cesse de gouverner du haut des Cieux en la personne de ceux qu’il en a établis les chefs visibles.

Or, si nous aimons véritablement Jésus-Christ, si nous désirons qu’il soit de plus en plus glorifié, si nous nous intéressons vivement au Salut de nos frères, pourrons-nous ne pas demander leur conversion avec toute l’ardeur dont nous sommes capables ?

Mais notre piété doit encore aller plus loin. Combien dans l’Église de membres morts, qui, destitués de la Divine Charité, ne tiennent plus au Corps Mystique de Jésus-Christ que par les liens d’une Foi stérile, et qui ne servira de rien sans les œuvres ?

Prions Le Seigneur Jésus de les ressusciter à la Grâce, et d’établir invariablement dans tous les cœurs le règne de son saint Amour.

Supplions-le de faire par sa Miséricorde, que le péché ne nous sépare jamais de Lui, et que nous nous fortifiions de plus en plus dans cette Charité qui donne la vie à toutes les autres vertus.

Adapté d’un texte anglais d’Alban Butler (1711-1773).


Cliquer


Homélie de Saint Léon le Grand

Dans tout l'univers, Pierre seul est choisi pour présider à la vocation de tous les peuples, à la direction de tous les Apôtres et de tous les Pères de l'Eglise.

Ainsi, bien qu’il y ait dans le peuple de Dieu beaucoup de prêtres et beaucoup de pasteurs, Pierre en personne les gouvernerait tous, alors que Le Christ les gouverne aussi à titre de chef.

Dieu a daigné remettre à cet homme une grande et admirable participation à sa puissance.

Et s'il a voulu que les autres chefs aient quelque chose de commun avec lui, tout ce qu'il n'a pas refusé aux autres, c'est toujours par lui qu'il le leur a donné.

Le Seigneur demande à tous les Apôtres quelle est l'opinion des hommes à son sujet.

Et ils disent tous la même chose aussi longtemps qu'ils exposent les doutes venus de l'ignorance humaine.

Mais lorsque le Seigneur exige de connaître le sentiment des disciples eux-mêmes, le premier à confesser le Seigneur est celui qui est le premier dans la dignité d'Apôtre.

Comme il avait dit :

« Vous êtes le Messie, le Fils du Dieu vivant », Jésus lui répondit :

« Heureux es-tu, Simon, fils de Yonas, car ce n'est pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais Mon Père qui est aux Cieux. »

C'est-à-dire : Heureux es-tu parce que c'est Mon Père qui t'a enseigné ; l'opinion de la terre ne t'a pas égaré, mais c'est une inspiration Céleste qui t'a instruit ; et ce n'est pas la chair et le sang, mais celui dont je suis le Fils unique qui t'a permis de me découvrir.

« Et moi, dit-il, je te le déclare », c'est-à-dire : de même que Mon Père t'a manifesté ma Divinité, de même moi, je te fais connaître ta supériorité.


« Tu es Pierre », c'est-à-dire : moi, je suis le rocher inébranlable, la pierre d'angle, qui fais l'unité de deux réalités séparées, le fondement tel que nul ne peut en poser un autre ; mais toi aussi, tu es pierre, car tu es solide par ma force, et ce que j'ai en propre par ma puissance, tu l'as en commun avec Moi du fait que tu y participes.

« Et sur cette pierre je bâtirai mon Église, et la puissance de la mort ne l'emportera pas sur elle. »

Sur cette solidité j'érigerai un temple éternel, et la hauteur de mon Église, qui doit la faire pénétrer dans le Ciel, s'élèvera sur la fermeté de cette Foi.

Les puissances de l'enfer n'arrêteront pas cette confession, les liens de la mort ne l'enchaîneront pas : car cette parole est une parole de vie.

Et de même qu'elle porte jusqu'au Ciel ceux qui la confessent, de même plonge-t-elle dans les enfers ceux qui la refusent.

C'est pourquoi il est dit à saint Pierre :

« Je te donnerai les clefs du Royaume des Cieux ; tout ce que tu auras lié sur la terre sera lié dans les Cieux, et tout ce que tu auras délié sur la terre sera délié dans les Cieux. »


Sans doute, la possession de ce pouvoir a passé encore aux autres Apôtres et l'institution née de ce décret s'est étendue à tous les chefs de l'Eglise.


Mais ce n'est pas en vain que ce qui doit être signifié à tous est confié à un seul.

En effet, ce pouvoir est remis à Pierre personnellement, parce que Pierre est donné en modèle à tous ceux qui gouvernent l'Église.

Saint Léon le Grand



Source

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 23 Fév 2018 - 6:56

Vendredi 23 Février 2018

Fête de la Bse Giovannina Franchi, Religieuse et Fondatrice des “Suore infermiere dell’Addolorata” (Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs) (1807-1872).


Fondatrice des Sœurs infirmières de l'Addolorata (✝ 1872)


Giovannina Franchi (1807 - 1872), Fondatrice italienne des Sœurs infirmières de l'Addolorata - déclarée vénérable le 20 décembre 2012 - reconnaissance du miracle, décret du 9 décembre 2013.

Giovannina Franchi a été proclamé Bienheureuse le 20 Septembre 2014 dans le Dôme de Côme, sa ville natale.

Giovannina est née le 24 Juin 1807. A l'âge de 18 ans, elle se consacre à l'enseignement du catéchisme et aux œuvres de charité.


Elle montre toujours une grande attention aux autres et c'est en 1853 qu'elle décide avec trois compagnes de se dévouer entièrement à ceux qui souffrent.

Elle met sa fortune au service des nécessiteux, donne des soins à domicile à ceux qui ne peuvent être acceptés à l'hôpital.

Elle va dans les quartiers défavorisés de Côme pour venir en aide aux malades pauvres chez eux...

Elle endosse l'habit Religieux sous la protection de Notre Dame des douleurs et fonde la Congrégation qui regroupe des infirmières prenant en charge l'état physique et moral des malades.


Pour aider les souffrants, les pauvres, les personnes âgées, les personnes seules ou sans abri, la maison doit être une famille heureuse et accueillante.

Pendant la période où la ville de Côme est affectée par le choléra et la variole, les Sœurs montrent un exemple de l'Amour et de la piété évangélique.

Elle meurt de la variole contractée auprès des malades le 23 Février 1872.

En italien:


- site des 'Suore Infermiere dell'AddolorataCliquer

- Madre Giovannina Franchi, La fondatrice - Congregazione Suore Infermiere dell'Addolorata.Cliquer

- Biografia di Madre Giovannina Franchi (en pdf)Cliquer

- Verso la beatificazione di madre Giovannina Franchi, diocèse de CômeCliquer

- Communiqué de presse commun de la congrégation des sœurs infirmières et du diocèse (fichier en .docx).



Source


Bse Giovannina Franchi


Religieuse et fondatrice :

“Suore infermiere dell’Addolorata”
(Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs)

Giovannina Franchi naît le 24 juin 1807 à Côme, en Italie.

Son père Giuseppe Franchi, était un magistrat réputé du tribunal de la cité et sa mère, Giuseppina Mazza, était de noble famille.

Après sa scolarité chez les Sœurs de la Visitation, elle se consacre, dès ses 18 ans, à l'enseignement du catéchisme et à des œuvres de charité. Dès 1853, sur l'encouragement de son directeur spirituel, elle développe ses activités charitables.

Elle s'occupe des plus pauvres, des enfants, des malades et loge même les indigents à son domicile.

Toujours à l'écoute des pauvres et des besogneux, elle décide de leur consacrer sa vie et ses ressources financières et ouvre une première maison d'accueil pour malades et convalescents à Côme.

De nombreuses femmes se joignent à elle et c'est ainsi que la congrégation des Sœurs Hospitalières de Notre-Dame-des-Douleurs voit le jour.

Giovannina devient la Supérieure de sa fondation et sa congrégation se répand un peu partout en Europe.

Elle n'a cesse d'assister les sans abri, les malades, les vieillards et les miséreux, à une époque où sa ville natale est frappée par le choléra et la vérole noire qui déciment la population.


La leçon de vie de Mère Giovannina se base sur “l'amour universel que le Seigneur dispense à tout un chacun, sans aucune exclusion.”
Frappée à son tour par la vérole, elle meurt le 23 février 1872, quatre mois avant ses 65 ans.

Le 20 décembre 2012, le pape Benoît XVI (Joseph Ratzinger, 2005-2013) reconnaît les vertus héroïques de Giovannina Franchi, la déclarant ainsi vénérable.

Le 9 décembre 2013, le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) signe le décret de reconnaissance d'un miracle obtenu par l'intercession de Mère Giovannina.

Giovannina Franchi a été proclamé bienheureuse le 20 septembre 2014 dans le Dôme de Côme, sa ville natale.

La cérémonie de béatification a été présidée par le préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, Cardinal Angelo Amato s.d.b., qui représentait le Pape François (Jorge Mario Bergoglio) ; ont concélébré l'évêque Mgr Diego Coletti, ainsi que 6 autres Prélats et 100 Prêtres.



Source

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 24 Fév 2018 - 7:34

Samedi 24 Février 2018

Fête de la Bse Ascensión del Corazón de Jesús (Florentina Nicol Goñi), Vierge et Co-Fondatrice des « Missionnaires Dominicaines du Très Saint Rosaire » (1868-1940).


Ascensión del Corazón de Jesús, espagnole, Co-Fondatrice et première supérieure générale des Missionnaires Dominicaines du Rosaire.

Béatification, 14 mai 2005

"La Bienheureuse Ascensión du Coeur de Jésus est l'une des grandes missionnaires du siècle dernier...

Son premier domaine d'apostolat fut l'enseignement dans le collège jouxtant le Monastère.

Les sources des témoins s'en souviennent comme d'une excellente éducatrice, gentille et forte, compréhensive et exigeante...

Mais Le Seigneur avait des projets différents pour elle.

A l'âge de quarante-cinq ans il l'appela à devenir missionnaire au Pérou.

Avec un enthousiasme juvénile et une totale confiance dans la Providence, elle quitta sa patrie et se consacra à l'évangélisation du monde, commençant par le continent américain...

Soutenue par une Foi vive et une fervente dévotion au Sacré-Cœur de Jésus et à la Madone du Rosaire, elle se consacra au Salut des âmes jusqu'à se sacrifier elle-même.

Elle exhortait souvent ses filles à en faire tout autant, leur disant que l'on ne sauve pas les âmes sans se sacrifier soi-même..."
Homélie du cardinal José Saraiva MartinsIci

Ascensión del Corazón de Jesús (1868-1940) - Biographie - site du Vatican.
Ici

- 100 ans de l’arrivée à Maldonado au Pérou.

Missionnaires Dominicaines du Rosaire, vidéo sous-titrée en français.





Source



Lire



Mère Ascension Nicol Goñi
Co-Fondatrice des Dominicaines Missionnaires du Rosaire

Mère Ascension est née à Tafalla, Navarre (Espagne) le 14 mars 1868. Au Baptême elle reçut le prénom de Florentina.

Sa première éducation fut celle des familles Chrétiennes de l’époque.

Elle était la dernière de quatre frères.

A 14 ans, elle alla au Collège – Internat de Sainte Rose de Lima, dans la ville de Huesca. Son premier contact avec la vie religieuse Dominicaine éveilla en elle un grand point d’interrogation sur sa vocation.

Quand elle prit la décision de se faire religieuse, après avoir fini ses études, elle décida de revenir une année à la maison familiale, pour mieux clarifier son option.

Après ce temps de réflexion elle retourna au Collège, en 1885, pour commencer son noviciat.

Une année plus tard elle fera ses premiers vœux et y resta travailler comme professeur, tâche à laquelle elle se donna pendant vingt huit ans.

Avec ses Sœurs, elle partageait le grand désir d’aller vers les personnes les plus pauvres, même dans les pays lointains dont elle avait des nouvelles par les revues missionnaires de l’époque.

Le Royaume devient son souci

L’Etat dépouilla la communauté de Huesca de l’École Normale et de celle de Gradué que les Sœurs dirigeaient, toutes deux passèrent au gouvernement de la Province.

Ainsi les Sœurs furent privées d’une grande partie de leur travail et de leur apostolat.

Depuis longtemps, toutes souhaitaient collaborer avec les missions et ceci en fut l’occasion: elles écrivirent en Amérique et aux Philippines pour offrir leurs services.


En 1913, arriva à Huesca le Serviteur de Dieu Ramón Zubieta O.P., venant du Vicariat Apostolique de Puerto Maldonado, qui se trouve dans la zone forestière, au Pérou.

Il tenait en mains la lettre que les Sœurs avaient écrite elles-mêmes, proposant leur collaboration.

Mère Ascension, qui souhaitait vivement s’offrir à Dieu «pour tout sacrifice», donna son Nom et fut acceptée.


En novembre 1913 partit la première expédition. Le groupe était formé de 5 Sœurs et 3 Missionnaires, ils arrivèrent au Pérou le 30 décembre.

Ils étaient accompagnés par Monseigner Zubieta, expert en voyage et expéditions difficiles. Les religieuses s’installèrent au Couvent-Beaterio des Dominicaines du Patrocinio, à Lima.

Ce logement était provisoire pour attendre de partir au Vicariat Apostolique qui venait d’être fondé.

Évangéliser á partir des pauvres

Mère Ascension, avec deux autres religieuses, partit dans la montagne pour sa première expédition.

Cette nouvelle suscita une grande admiration à Lima. Jusqu’alors, personne n’avait osé réaliser un voyage aussi long et dangereux.

Elles devaient traverser la chaîne de montagnes des Andes et ensuite naviguer sur de grandes rivières.

Il leur a fallu 24 jours de voyage avant d’arriver à leur première mission et elles ont compris ce qu’était être religieuse missionnaire.

En 1915, elles arrivèrent à Puerto Maldonado, petit village entre deux grandes rivières la Madre de Dios et le Tambopata, Toute la communication, avec la population se faisait á travers ces rivières.

Les Sœurs furent reçues avec grande joie et sympathie. Elles vont aider à l’éducation de la femme et des enfants, jusque là, peu habituelle dans cette zone forestière.

Mère Ascension a fait l’expérience de la présence de Dieu au milieu de la forêt et des pauvres. Les grands sacrifices de sa nouvelle vie n’avaient pour elle aucune importance, comparés à la grande joie qu’elle ressentait dans sa vie missionnaire.

Les pauvres...critères de confrontation

Elle se sentait heureuse dans la mission, sa «préférence pour les humbles» et petits, la comblait de joie.

Quelques jours après son arrivée á Maldonado, elle ouvrit un collège pour les filles et peu après un internat pour les plus nécessiteuses, dispersées dans la forêt.

Arrivèrent les premières filles de la tribu Baraya qui restèrent à l’internat.

Celui-ci fut vite rempli et rapidement la situation sociale qui se vivait dans la forêt fit resurgit l’affrontement entre natives et étrangères.

Les Sœurs optèrent pour les natives et décidèrent qu’il y aurait un lieu pour accueillir toutes celles qui voulaient venir, mais en donnant la priorité aux natives.

Tout de suite, des malades graves vinrent demander de l’aide. Les Sœurs, sans moyens adéquats, les reçurent dans leur maison, en attendant de trouver une autre solution.

Elles-mêmes les visitaient et leur donnaient quelques remèdes. Interpellées par les besoins de cette nouvelle situation, elles commencèrent d’autres formes d’apostolat.

Mère Ascension vivait d’une Foi profonde et était très fidèle á la Prière. Elle a compris que Le Seigneur était avec elle sur son «chemin».

Elle sentait sa présence en elle et dialoguait avec Lui.

Elle Le trouvait dans ses jours de voyages en bateau, sur le cheval, sur la pirogue et quand elle découvrait la beauté de la nature

. Elle sentait sa présence surtout lorsqu’elle était avec les jeunes filles, les malades qu’elle devait soigner, les femmes qui vivaient autrement que ce qu’elle avait connu.


L’expérience de Dieu était si forte qu’elle disait «Il m’est très difficile d’expliquer ce que mon âme expérimente.

Jamais je me suis sentie si près de Dieu comme dans ces mois passés sur la montagne».






Remarque

Mère Ascension Nicol Goni est Béatifiée avec Mère Marianne Cope le Samedi soir 14 Mai 2005, veille de la Pentecôte, au cours d’une Eucharistie présidée par le Cardinal José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour le Culte des Saints.

C’est la première Béatification de Benoît XVI, qui reprend la tradition de déléguer un Cardinal pour la cérémonie, au début de laquelle celui-ci lit le décret du Pape. (Mais le Saint-Père continuera à présider personnellement les cérémonies de Canonisations.)

En effet Paul VI, en 1971 avait décidé de Béatifier lui-même le Prêtre Polonais Maximilien Kolbe.

Et Jean-Paul II avait continué dans cette ligne en présidant toutes les Béatifications.

Cette décision de Benoît XVI permet de mieux mettre en valeur les Canonisations qui offrent un Saint pour le culte de l’Église universelle, tandis qu’une Béatification n’ouvre le culte, en principe, que pour l’Église locale.


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 25 Fév 2018 - 7:30

Dimanche 25 Février 2018

Fête de la Bienheureuse Maria Ludovica De Angelis, Sœur de la Congrégation des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde (✝ 1962).


Sœur de la Congrégation des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde (✝ 1962)
Maria Ludovica De Angelis

Née Antonina De Angelis, Sœur professe de la Congrégation des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde.

Béatification, 3 Octobre 2004

"...De sa figure se détachent son cœur de mère, ses qualités de guide et le courage qui est le propre des saints.

Elle éprouva à l'égard des enfants malades un amour concret et généreux, en faisant face à des sacrifices pour les réconforter; pour ses collaborateurs à l'Hôpital de La Plata*, elle fut un modèle de joie et de responsabilité, en créant une atmosphère familiale; pour ses consœurs, elle fut un authentique exemple en tant que Fille de Notre-Dame de la Miséricorde.

En toute chose, elle fut soutenue par la Prière, en faisant de sa vie un dialogue permanent avec le Seigneur..." Homélie de Jean-Paul II .
* en Argentine.Cliquer

Illustration

Portal de la Beata María Ludovica - biographie en français

"...Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans.

Elle mourut le 25 Février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l'Hôpital des Enfants, qui a aujourd'hui pris le nom d'Hôpital 'Supérieure Ludovica'."
Maria Ludovica De Angelis (1880-1962) - Biographie - site du VaticanCliquer



Source


Maria Ludovica De Angelis naquit le 24 Octobre 1880 en Italie, à San Gregorio, petit village des Abruzzes.

Elle fut l'aînée de huit enfants et ses parents la Baptisèrent du prénom d'Antonina.

Elle vécut toute son enfance à la campagne, et dut travailler durement dès son plus jeune âge, mais elle manifesta toujours une profonde sensibilité.

Le 7 Décembre de l'année de sa naissance, devait s'éteindre à Savone une femme exceptionnelle qui avait choisi de donner un sens à sa vie en suivant les traces de Celui qui avait dit :

« Soyez miséricordieux... » et « tout ce que vous ferez à un seul parmi mes frères, c'est à moi que vous le ferez...».


Il s'agissait de Sœur Maria Giuseppa Rossello (Canonisée le 12 Juin 1949), qui avait fondé en 1837, à Savone, l'Institut des Filles de Notre-Dame de la Miséricorde, dont le charisme agissait dans le monde.

Les propositions de vie de la Mère Rossello trouvèrent un écho dans le cœur d'Antonina qui entra chez les Filles de la Miséricorde le 14 Novembre 1904, et prit le nom de Sœur Maria Ludovica.

Trois ans après son entrée, le 14 Novembre 1907, elle fut envoyée à Buenos Aires, où elle arriva le 4 Décembre suivant.

A partir de ce moment, sa vie fut une floraison continue d'humbles gestes silencieux, d'actes discrets et généreux.

Sœur Ludovica ne possédait pas une grande culture, toutefois, elle arriva à réaliser de grandes choses sous les yeux émerveillés de ceux qui l'entouraient.

Elle ne formulait pas de programmes ou de stratégies, mais elle se donnait de toute son âme.

Elle fut affectée à l'hôpital des enfants, qu'elle adopta comme sa famille. Elle y occupa tout d'abord la fonction de cuisinière ; puis, elle devint l'administratrice et enfin, responsable de la Communauté.


Elle réussit à faire en sorte que le personnel de l'hôpital se transforme progressivement en une grande famille unie par un seul but : le bien des enfants.

Sereine, active, décidée, courageuse dans les initiatives, forte dans les épreuves et dans la maladie, son inséparable chapelet entre les mains, le regard et le cœur tournés vers Dieu, toujours souriante, Sœur Ludovica devint à son insu, par sa bonté sans limite, un inlassable instrument de Miséricorde, œuvrant pour que le message de l'Amour de Dieu parvienne à chacun de ses fils.

Son seul programme était une phrase qui revenait sans cesse :

« Faire du bien à tous, à n'importe qui ».

Réussissant à obtenir des aides financières avec l'assistance de Dieu, Sœur Ludovica fit réaliser des salles d'opérations, des chambres pour les malades ; elle acheta de nouveaux équipements et fit construire un bâtiment neuf à Mar del Plata pour la convalescence des enfants, ainsi qu'une Chapelle, aujourd'hui devenue paroisse.

Pour finir, elle créa une ferme à City Bell, afin que les enfants malades aient toujours une nourriture saine.

Sœur Maria Ludovica fut une amie et une confidente, une conseillère et une mère, un guide et un réconfort pour des centaines et des centaines de personnes de toutes les conditions sociales, pendant 54 ans.

Elle mourut le 25 Février 1962, mais son souvenir resta bien vivant, en particulier au sein de tout le personnel médical de l'Hôpital des Enfants, qui a aujourd'hui pris le nom d'Hôpital « Supérieure Ludovica ».

Maria Ludovica De Angelis a été Béatifiée le 3 Octobre 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec quatre autres serviteurs de Dieu (Pierre Vigne,Ici Joseph-Marie Cassant,Ici Anna Katharina Emmerick, IciCharles d'Autriche),Ici par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 26 Fév 2018 - 7:29

Lundi 26 Février 2018

Fête de la Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real, vierge et Fondatrice des Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus (1842-1916).



Bienheureuse Piedad de la Cruz Ortíz Real

Fondatrice des Salésiennes du Sacré-Cœur à Alcantarilla (Murcia) (✝ 1916)

Née à Bocairente (Valence, Espagne) le 12 Novembre 1842.
Béatifiée le 21 Mars 2004.

"Le 8 Septembre 1890, naissait la Congrégation des Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus, à travers laquelle Piedad de la Cruz servit son prochain avec ferveur, jusqu'à sa mort, le 26 Février 1916, considérée comme une Sainte par la population."Cliquer

Piedad de la Cruz Ortiz Real (1842-1916)

"La Mère Piedad de la Cruz Ortíz Real est un merveilleux exemple de la réconciliation que nous propose saint Paul dans la deuxième lecture:


"Car c'était Dieu qui dans Le Christ se réconciliait le monde" (2 Co 5, 19).

Mais Dieu demande la collaboration des hommes pour mener à bien son œuvre de réconciliation (cf. vv. 19-20).

La Mère Piedad réunit plusieurs jeunes filles désireuses de montrer aux humbles et aux pauvres l'Amour du Père providentiel manifesté dans le Cœur de Jésus, donnant ainsi vie à une nouvelle famille Religieuse.

Modèle de vertus Chrétiennes et religieuses, pleine d'Amour pour Le Christ, la Vierge Marie et les pauvres, elle nous laisse un exemple d'austérité, de Prière et de Charité envers tous les indigents."

Homélie du Pape Jean-Paul IICliquer



Source


Piedad de la Cruz (dans le siècle Tomasa Ortíz Real), naquit à Bocairente (Valence, Espagne) le 12 Novembre 1842 et fut Baptisée le jour suivant.

Elle était la cinquième de huit enfants.

Elle se distingua à l'école par sa grande piété.

A dix ans, elle fit sa première Communion et cette rencontre avec Jésus Eucharistie la marqua pour toujours.

Elle compléta sa formation au Collège des Religieuses de la Sainte Famille de Burdeos, à Valence.

Lorsqu'elle demanda à entrer au noviciat de cette maison, son père, considérant la situation politique de l'époque, l'obligea à revenir à Bocairente.

Cette période de sa vie fut caractérisée par l'esprit de piété et de Prière, son dévouement pour les enfants pauvres, les malades et les personnes âgées.

Elle pensa alors réaliser le rêve de sa vie en entrant dans un Couvent de Carmélites de clôture à Valence.

Mais une maladie l'obligea à quitter le noviciat à plusieurs reprises.

Elle comprit que Dieu ne voulait pas qu'elle emprunte cette voie.

Elle se rendit alors à Barcelone, où elle vécut une profonde expérience mystique, le Cœur de Jésus lui montrant son côté ensanglanté et lui suggérant de donner vie à sa propre Congrégation.

A partir de ce moment, elle comprit le dessein de Dieu à son égard.

L'Évêque, Mgr Jaime Catalá, lui suggéra d'ouvrir son cœur à son confesseur et de faire ce qu'il lui indiquait.

Elle orienta alors son choix vers la Murcia, où les inondations de 1884 avaient tout détruit et chassé les quelques Congrégations Religieuses présentes.

Avec trois postulantes, elle se rendit à Puebla de Soto, à un kilomètre d'Alcantarilla, où elle fonda avec l'autorisation de l'Évêque de Cartagena-Murcia, la première Communauté des Tertiaires de la Vierge du Carmel.

La zone étant encore sinistrée, elle fonda un petit hôpital où elle assista les malades et les orphelins.

La Communauté se développa, et elle dut acheter une maison à Alcantarilla, puis ouvrit une Communauté à Caudete.

Mais des conflits eurent lieu au sein des Communautés et elle se retrouva seule.

Après cette épreuve, l'Évêque Bryan y Livermore l'envoya au Couvent de la Visitation des Salésiennes royales à Orihuela pour projeter une nouvelle Fondation, sous la protection de saint François de Sales.

Le 8 Septembre 1890, naissait la Congrégation des « Sœurs Salésiennes du Sacré-Cœur de Jésus », à travers laquelle Piedad de la Cruz servit son prochain avec ferveur, jusqu'à sa mort, le 26 Février 1916, considérée comme une Sainte par la population.

Le 6 Février 1982 fut ouvert le procès en Béatification ; le 1 Juillet 2000 fut promulgué le Décret sur ses vertus héroïques et le 12 Avril 2003, le Décret sur un miracle.

Piedad de la Cruz Ortíz Real a été Béatifiée le 21 Mars 2004, dans la Chapelle Papale à Rome, avec trois autres serviteurs de Dieu (Luigi Talamoni,Ici Matilde del Sagrado Corazón IciTélles Robles et Maria Candida dell’Eucaristia),Ici par le Pape Saint Jean Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005)

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 27 Fév 2018 - 8:14

Mardi 27 Février 2018

Fête de Saint Gabriel de l'Addolorata, Passioniste italien (1838-1862).





Lire


Gabriel de l'Addolorata (dans le siècle Francesco Possenti), onzième de treize enfants, naît le 1er Mars 1838 à Assise, en Ombrie, alors États pontificaux.

Son père, Sante, était gouverneur des États pontificaux.

Lorsque ce dernier fut nommé assesseur à Spolète, le jeune Francesco y fit ses études chez les Frères des écoles Chrétiennes puis au collège des Jésuites.

Il entre à dix-huit ans au noviciat des Passionistes où il reçoit le nom de Frère Gabriel de l'Addolorata (en français « Notre-Dame-des-Sept-Douleurs ») pour laquelle il avait une dévotion particulière.


De constitution fragile il développa une attention fidèle à la Règle et un amour joyeux envers Jésus crucifié.

Il eut comme compagnon de noviciat Bernardo Maria di Gesù (Cesare) Silvestrelli (Béatifié le 16 Octobre 1988).

Il fit ses études de philosophie en 1858 à Pieve Torina (Macerata) auprès du Vénérable Norberto Cassinelli qui le suivit toute sa vie.


En 1859 il poursuivit ses études de théologie à Isola del Gran Sasso.
En 1861 il reçut les ordres Mineurs à la Cathédrale de Penne (Pescara).

Il mourut de tuberculose le 27 Février 1862 demandant à la Vierge de la rejoindre vite.

Gabriele dell’Addolorata a été Béatifié le 30 Mai 1908 par Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914) et Canonisé par le Pape Benoît XV (Giacomo della Chiesa, 1914-1922) le 13 Mai 1920.

Il est le Co-patron de l'Action Catholique et des Abruzzes.

Son Sanctuaire à Isola del Gran Sasso est visité chaque année par un million de pèlerins.

Source


27 février

Saint Gabriel de l'Addolorata, patron des Abruzzes, des séminaristes et novices, et un des Saints de la jeunesse !Cliquer

Frère Gabriel de L'Addolorata (1838-1862) - (c'est-à-dire Notre-Dame des Sept-Douleurs) - est le nom de religion que reçut François Possenti lorsqu'il fut entré chez les Passionnistes…


Saint Gabriel de l'Addolorata est né le 1er Mars 1838 à Assise dans une famille de 13 enfants.

Dès son enfance, le jeune Saint professait une dévotion ardente envers la Sainte Vierge, dévotion qui lui avait été inspirée par les soins attentifs de sa mère qui est morte lorsqu'il avait 4 ans.

Pendant le temps de sa scolarité, cette dévotion s'intensifia sous l'influence de ses maîtres religieux, les Frères des Écoles Chrétiennes et les Pères Jésuites.

Aussi la divine Mère avait-Elle pour lui des attentions toutes particulières. Et on ne s'étonnera pas qu'Elle soit intervenue Elle-même dans l'appel du jeune homme à la vie Religieuse.

En 1856, François Possenti se trouvait au milieu d’une procession à la Vierge Marie et, dès qu'il eut porté les yeux sur l'image de la Vierge, il se sentit profondément ému.

Il avait aperçu la Sainte Vierge le regarder avec une maternelle tendresse. Il L'avait entendue lui dire: « François, le monde n'est plus pour toi; il te faut entrer en religion. »

Il entra donc à 18 ans chez les Passionnistes,Cliquer Congrégation fondée par Saint Paul de la Croix.Cliquer




Par amour pour la Sainte Vierge, il voulut s'appeler Frère Gabriel de Notre-Dame des Sept-Douleurs.

Il y vécut saintement, puis y mourut en prédestiné le 27 Février 1862 à Isola del Gran SassoCliquer, âgé de 24 ans, après six ans seulement de vie religieuse.

La tendresse que Saint Gabriel avait pour la Sainte Vierge atteignait à une véhémence qu'on ne saurait exprimer.

Son cœur était comme un brasier brûlant d'amour pour sa tendre Mère. Et si vive que fût sa dévotion mariale pendant qu'il vivait encore dans le monde, elle n'était, pourtant, que l'ombre, pour ainsi dire, de celle qu'il manifesta une fois devenu Religieux.

Dès son noviciat, il s'appliqua constamment à une union intime avec sa Mère du Ciel dans ses pensées, ses affections, ses paroles, ses actions.

Il en était venu à ne plus perdre le souvenir de Marie, souvenir qui ne le quittait pas même pendant le sommeil, car ses rêves les plus fréquents avaient la Mère de Dieu pour objet.

La Sainte Vierge était le sujet le plus ordinaire de ses conversations. En esprit de pénitence et comme moyen d'écarter de lui tout ce qui aurait pu le détourner du souvenir constant de la Divine Vierge, Frère Gabriel pratiquait strictement la modestie des yeux.

Après cinq ans de cette pratique, il en était arrivé à ne plus avoir de distractions pendant ses Prières.

Le jeune Saint s'était imposé un grand nombre de pratiques pieuses en l'honneur de Marie.

L'une de ses plus chères dévotions était sa coutume d'offrir chaque jour à la bonne Mère un bouquet de petites mortifications, qu'il multipliait de façon étonnante.

Il était également plein d'ardeur pour faire partager à tous sa dévotion envers Marie. Il voulait s'engager par vœu particulier à étendre le règne de Marie.

À la grande joie de son cœur, ses Supérieurs lui permirent de faire ce vœu apostolique. Son agonie ne fut qu'une douce extase.

Quelques instants avant de rendre le dernier soupir, il demanda l'image de Notre-Dame des Sept-Douleurs.Cliquer







L'ayant reçue, il la couvrit d'abord de baisers, puis la plaça sur son cœur, où il la pressa fortement de ses deux mains jointes. Soudain, un céleste sourire épanouit son visage, et c'est dans cette attitude qu'il rendit son âme.

Le Pape Benoît XV le Canonisa
en 1920. Son sanctuaire à Isola del Gran Sasso est visité chaque année par deux millions de pèlerins.
Pie XI étendit sa Fête en 1932 à toute l'Église universelle.



Source


Sainte Gemma Galgani (Fête le 11 Avril) et Saint Gabriel de l’Addolorata.

Une enfant


Jusqu’à sa mort (à 25 ans !), Gemma est demeurée une enfant ; une enfant avide d’affection, franche et spontanée.


De l’enfant, elle avait tous les petits défauts : un peu capricieuse, un peu coléreuse, un peu bavarde …

Coquette aussi, et enjôleuse (avec son père, il lui suffisait de pleurer pour obtenir ce qu’elle désirait ; car toute petite déjà elle avait compris qu’il ne résistait pas à l’appel de ses grands yeux clairs pleins de larmes

Tout au long de sa vie, elle a eu le langage d’une enfant.

" Je suis sans papa, sans maman, et sans aucun soutien … ", écrivait-elle à son confesseur, ajoutant : " Jésus m’a laissée seule ".

Elle appelait son directeur spirituel " papa " ; et la Vierge Marie était " sa maman ".


Gemma eut une relation tout à fait privilégiée, et hors du commun, avec son ange gardien

Il lui apparaissait " vraiment ", sous une forme corporelle ; mais elle ne le percevait pas comme un homme.

Il arrivait toujours au bon moment pour la protéger, la consoler, parfois aussi pour la réprimander.

Elle le craignait :

" il me grondait et me criait dessus " écrivait-elle.

Phénomène sans doute unique, empruntant la forme d’un oiseau, l’ange prenait le courrier de Gemma (dans une boîte fermée à clé) et déposait les lettres sur le rebord de la fenêtre du lieu où résidait le P. Germano.


Lors des extases de Gemma durant la Messe du matin, l’ange agissait sur les gens autour de la jeune fille, afin de détourner d’elle leur attention et d’éviter ainsi les commentaires des curieux.

Ainsi Gemma eut-elle tout loisir, avec son ange gardien, de rester une petite fille …

Un autre " jeune homme " est venu durant plusieurs années, et jusqu’à sa mort, habiter la vie de Gemma :

Saint Gabriel de l’Addolorata (Saint Passioniste, patron de la jeunesse Catholique italienne, mort très jeune, à 24 ans, en 1862).

Mais là, avec Saint Gabriel, tout comme avec Jésus, l’enfant Gemma devient femme !

Devant Gabriel, Gemma était " béate " ; elle l’admirait et elle l’aimait.

Il y avait entre eux une relation très forte : Gabriel était en quelque sorte " le jeune homme de ses rêves ".


Et lorsqu’il ne pouvait pas venir lui rendre visite (parce qu’elle n’avait pas été sage !), il lui en coûtait beaucoup.

Mais comme toujours, elle offrait à Jésus ce sacrifice de son cœur.

Avec Jésus, le grand amour de toute sa vie, elle avait les gestes d’une femme et d’une amoureuse.

Elle aimait par-dessus tout être embrassée et caressée par le Christ ; elle voulait " lui ressembler ".
C’était comme une séduction réciproque.

Jésus, Lui, apprenait à Gemma à Le consoler. Il se montrait aussi tendre que parfois sévère, l’Époux Divin formant l’épouse !

Peu à peu, Jésus dompte le cœur de Gemma, et le façonne jusqu’à en faire une création nouvelle.
Et Gemma devient une femme offerte et abandonnée à Jésus son Époux Céleste.

Au fil des ans, l’enfant et la femme entrent dans la pauvreté :

Pauvreté matérielle : la famille perd toute sa fortune ; Gemma devient une " sans logis "

Pauvreté affective : sa mère meurt lorsqu’elle est une enfant ; puis Gino, son frère chéri, et enfin son père, lorsqu’elle a 18 ans

Pauvreté " choisie " : Gemma renonce à tout ce qui fait sa féminité ; elle revêt un habit de pauvreté extrême (v. chapitre suivant), qu’elle exhibe avec ostentation.


Symbole de Marie par Saint Gabriel de l'AddolorataCliquer


Lire

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 28 Fév 2018 - 6:58

Mercredi 28 Février 2018

Fête du Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, Missionnaire Spiritain, « Père des Apprentis d'Auteuil » (1876- ✝ 1936).


Il rêvait de donner sa vie pour l'évangélisation de l'Afrique.

Il ne put rester à Saint Louis du Sénégal où il venait d'être nommé, car sa santé était trop fragile.


Il se consacrera à la construction d'une Cathédrale du "Souvenir Africain", à Dakar, demandant à tous ceux qui ont été en Afrique de lui payer une ou plusieurs pierres.

Quand arrive la guerre de 1914-1918, il est aumônier militaire, risquant sa vie sur le front et dans les tranchées, mais toujours mystérieusement protégé.

Après la guerre, l'Évêque de Dakar lui révèlera qu'il l'avait mis sous la protection de sainte Thérèse de Lisieux.Cliquer

Aussi, quand, en 1923, il se voit confier l'Oeuvre des Orphelins Apprentis d'Auteuil (fondée le 19 Mars 1866 par l'Abbé Louis Roussel), il confie l'œuvre à Sainte Thérèse.Cliquer

La chapelle est la première dédiée à la petite sainte qui vient d'être Canonisée. L'œuvre prend une expansion extraordinaire.

Il meurt d'épuisement l'année où est consacrée la Cathédrale du "Souvenir Africain".


Béatifié le 25 Novembre 1984.






Voir aussi

Message du pape Jean-Paul II au supérieur général de la Congrégation du Saint-Esprit et le Bienheureux Daniel Brottier - diocèse de ParisCliquer


Cliquer


Un internaute nous écrit

"Daniel Brottier, Prêtre Missionnaire de la Congrégation des Pères du Saint-Esprit, devenu directeur des orphelins apprentis d'Auteuil en 1923 jusqu'à sa mort en 1936 et ayant, à son arrivée, édifié une chapelle dédiée à la Bienheureuse Thérèse de l'Enfant-Jésus qui sera Canonisée en 1925 et mettant l'œuvre et les enfants sous sa protection."

À Paris, en 1930, le Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre de la Congrégation du Saint-Esprit, qui se dépensa dans la Fondation de l’Œuvre des orphelins d’Auteuil.


Martyrologe romain.




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 1 Mar 2018 - 7:23

Jeudi 1er Mars 2018

Fête de Saint Aubin, Évêque d'Angers (469-549).


Saint Aubin d'Angers
Abbé de Tincillac puis Évêque (✝ 550)
ou Albin.

Évêque et confesseur. Originaire de Bretagne*, il fut d'abord abbé de Nantilly, près de Saumur.

Il devint Évêque d'Angers dont il est le patron Céleste. Rayonnant de Charité dans un monde barbare et cruel, il fut l'un des principaux promoteurs du troisième Concile d'Orléans, qui réforma l'Église franque avec une grande fermeté.

Il sut se dresser devant l'injustice pour adoucir le sort des prisonniers et des malheureux. Il sut imposer le respect du mariage aux grands seigneurs qui, à l'époque mérovingienne, n'hésitaient pas à épouser leur sœur ou leur fille.

Beaucoup d'Évêques se taisaient par crainte. Il protesta et obtint gain de cause au Concile d'Orléans.

*un internaute nous signale que Saint Aubin est originaire de la commune de Languidic, plus proche de Lorient que de Vannes.


..."S'il était possible de connaître, parmi tant de vertus qu'il pratiqua dans sa vie nouvelle, quelle était sa vertu dominante, on dirait que ce fut la Charité.

Elle était, en effet, sans bornes pour les malheureux, pour les prisonniers, pour les malades, pour les pauvres, et souvent Dieu la récompensa par les plus frappants miracles.

En voici un exemple:

Le charitable pasteur se rendit un jour aux prisons de la ville pour en retirer une pauvre dame, poursuivie par ses créanciers.


Devant le Saint, les gardiens s'écartent pour lui laisser passage; un seul veut lui refuser obstinément l'entrée; mais le Pontife souffle sur le visage de cet insolent, qui tombe mort à ses pieds; puis il va délivrer la prisonnière et payer ses dettes. (diocèse de Soissons, Laon et Saint-Quentin)Cliquer

Un internaute nous signale:

La collégiale de Guérande lui est dédiée, suite à l'apparition de saint Aubin, en cavalier blanc, qui mit en fuite les Normands.Cliquer

...Notre ville garde une mémoire vivante de St Aubin avec l’épisode de l’invasion normande au Xe s.

Prêts à capituler les guérandais invoquent St Aubin comme dernier secours.

C’est ce que relate un des vitraux du XVIe... ici même, où St Aubin enverra un jeune cavalier blanc qui prendra la tête des troupes guérandaises, et mettra les normands en déroute.

À Angers, vers 550, Saint Aubin, Évêque.

D’une grande austérité, il stigmatisa avec énergie les mariages incestueux, fréquents chez les nobles, et promut le troisième Concile d’Orléans pour la rénovation de l’Église en Gaule.

Martyrologe romain.




Lire

Lire


Son culte s'est propagé hors de France, en Italie, en Espagne et en Allemagne et jusqu'en Pologne.

En Belgique, il est notamment le patron de l'église de Bellevaux près de Malmedy et de Honsfeld; une église lui est également dédiée à Namur.

Aujourd'hui Saint Aubin est toujours invoqué lors des maladies d'enfants.

Il est devenu le patron des boulangers et des pâtissiers.

Il y a aussi un dicton intéressant que tous les vignerons devraient connaître:

"Taille au jour de Saint Aubin, Pour avoir de gros raisins".


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 2 Mar 2018 - 8:44

Vendredi 02 Mars 2018

Fête de Sainte Angèle de la Croix, Religieuse, Fondatrice de l'Institut des Sœurs de la Compagnie de la Croix (1846-1932).


Sainte Angèle de la Croix

Fondatrice de l'Institut des Sœurs de la Compagnie de la Croix (✝ 1932)

"Admirée de tous et appelée par la population la 'mère des pauvres', elle méprisa toujours toute gloire humaine et rechercha l'humiliation la plus complète."

Elle mourut à Séville à l'âge de 86 ans, le 2 Mars 1932.

María de los Ángeles Guerrero González (1846-1932)Cliquer

Béatifiée à Séville par Saint Jean-Paul II le 5 Novembre 1982, Canonisée le 4 Mai 2003 à Madrid par Saint Jean-Paul II lors de son voyage apostolique en Espagne.

"Le même amour et la même sensibilité envers les pauvres amena Sainte Angela de la Cruz à fonder sa "Compagnie de la Croix", avec une dimension caritative et sociale en faveur des plus démunis, et qui eut un très fort impact sur l'Église et sur la société sévillane de son époque.


Elle se distinguait par son naturel et sa simplicité, en recherchant la sainteté avec un esprit de mortification, au service de Dieu à travers ses frères."
(Source: homélie de Jean-Paul II)Cliquer

À Séville en Espagne, l’an 1932, Sainte Angèle de la Croix (Marie-Ange Guerrero y Gonzalez), vierge, Née pauvre, elle estimait qu’elle n’avait aucun droit, sinon de servir les pauvres et elle fonda l’institut des Sœurs de la Compagnie de la Croix.

Martyrologe romain


"Se faire pauvre avec le pauvre pour l'amener au Christ".





Source


Lire


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La Prière d’Angèle

« J'ai dépensé pour les pécheurs mon Sang et ma Vie, je n'ai rien gardé pour moi » :

« Ma fille, ne crains ni ne désespère.

Quand tu serais morte de toutes les morts, je suis Puissant pour te guérir...

Tu m'as longuement détaillé tes infirmités spirituelles.

Les attentats que tu as commis dans tes parures, toute ta fierté honteuse, tout ton orgueil, toute la vaine gloire avec laquelle tu t'es montrée devant les hommes et contre Dieu, toutes ces misères pour lesquelles il te semble qu'une honte éternelle t'attende en enfer dans le plus profond abime, tout cela est expié.

J'ai satisfait, j'ai porté ta pénitence, j'ai souffert horriblement.

C'est à cause de ces attentats dont ta tête a été coupable que la Mienne fut tirée, dépouillée de Ses cheveux, percée d'épines, frappée à coups de roseau, ensanglantée, moquée, méprisée, oui, méprisée jusqu'au couronnement !

Tu te peignais la face pour la montrer à des malheureux et mendier leur admiration : sois tranquille ; ma Face a été couverte par les crachats de ces misérables ; elle a été déformée et gonflée par leurs soufflets : elle a été cachée sous un voile honteux.

Tu t'es servi de tes yeux pour regarder en vain, pour regarder ce qui nuit, pour te réjouir contre Dieu ; mais les Miens ont été voilés, ils ont été noyés dans mes Larmes d'abord, et dans mon Sang ensuite. Le Sang qui coulait de ma Tête les aveuglait.

Pour les crimes de tes oreilles, qui ont entendu l'inutile et le mauvais, et qui ont pris plaisir aux paroles nuisibles, j’ai subi la plus cruelle peut-être des pénitences.

J'ai entendu les fausses accusations, les paroles dénigrantes, les insultes, les malédictions, les moqueries, les rires, les blasphèmes, la sentence de mort portée par le juge inique.

J'ai entendu les pleurs de ma Mère, j'ai entendu Sa compassion !

Tu as connu les plaisirs de la gourmandise : j'ai eu, à cause de ces péchés de ta bouche, la Bouche desséchée par la faim et la soif, et l'on m'a présenté le fiel et le vinaigre.

Tu as médit, tu as calomnié, tu t'es moqué, tu as blasphémé, tu as menti et menti jusqu'au parjure.

J'ai, à cause de ces péchés de ta langue, gardé le Silence devant les juges et les faux témoins, et mes Lèvres closes ne m'ont pas excusé.

J'ai toujours annoncé la Vérité et prié Dieu de tout mon Cœur pour mes bourreaux.

Pour les péchés de tes mains et de tes bras, mes Mains ont été percées de gros clous fixés au bois : et j'étais suspendu par elles, et elles supportaient mon Corps.

Pour les péchés de tes pieds, pour les danses et les marches inutiles ou mauvaises, les Miens, qu'on aurait pu attacher seulement, ont été percés et cloués à la Croix, ils ont été couverts de Sang.

Le Sang sortait de leurs blessures, le Sang de tout mon corps tombait sur eux.

Pour les péchés de tout ton corps, j'ai été cloué à la Croix, frappé horriblement, effroyablement étendu.

J'ai été mouillé, des Pieds jusqu'à la Tête, par une Sueur de Sang qui a coulé jusqu'à terre ; j'ai été serré très fortement contre le bois très dur, souffrant d'atroces tortures, criant, soupirant, pleurant, gémissant.

Et je suis mort dans mon Gémissement...

J'ai dépensé pour les pécheurs mon Sang et ma Vie ; je n'ai rien gardé pour moi.

La pauvreté m'a tenu compagnie dans la vie et dans la mort.

Tu ne trouveras, ô ma fille, ni péché, ni maladie dont je n'aie porté la peine et offert le remède ».

Ainsi soit-il.


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 3 Mar 2018 - 7:00

Samedi 03 Mars 2018

Fête de Sainte Catherine Marie Drexel, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement (✝ 1955).








Sainte Catherine Marie Drexel
A Philadelphie aux Etats-Unis, Fondatrice de la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement (✝ 1955)

Elle naquit à Philadelphie aux États-Unis, dans une famille très riche et donna toute sa fortune pour soutenir la population noire qui vivait dans un état misérable après l'émancipation des esclaves.

Elle combattit les préjugés raciaux et, pour cela, fonda les Sœurs du Saint-Sacrement pour les Indiens et les gens de couleur.

A leur intention, elle ouvrit de nombreuses écoles dont la "Xavier University" ouverte aux Afro-américains à La Nouvelle-Orléans en Louisiane.

Elle dut affronter courageusement les difficultés et les obstacles que lui valaient ses initiatives audacieuses.

Canonisée le 1er Octobre 2000 par Jean-Paul II

- Xavier university of Louisiana - les Sœurs du Saint-Sacrement, Congrégation fondée en 1891 - en anglais.Cliquer

- Katharine Drexel - Sisters of the Blessed Sacrament - en anglais.Cliquer

À Philadelphie, en Pennsylvanie aux États-Unis, en 1955, Sainte Catherine Drexel, vierge, qui fonda la Congrégation des Sœurs du Saint-Sacrement et dépensa non seulement les biens qu’elle avait reçus en héritage, mais encore toutes ses forces, pour éduquer et aider les Indiens et les Noirs d’Amérique.


Martyrologe romain.



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Fondation religieuse

Le 12 Février 1891 Catherine Drexel fait Profession Religieuse en tant que première « Sœur du Saint-Sacrement pour les Indiens et les Noirs. »

L'année suivante, les Sœurs achèvent de s'installer dans le couvent Sainte-Elizabeth à Cornwells Heights (Pennsylvanie).Cliquer

Sœur Catherine rédige une règle de vie pour les Sœurs du Saint-Sacrement.

En juillet 1907, elle reçoit à Rome une première approbation de Pie X et, peu de temps après, est élue Supérieure générale de l'Institut des « Sœurs du Saint-Sacrement pour les Indiens et Gens de Couleur ».

Elle le restera jusqu'en 1937.

Le couvent de son nouvel institut n'étant pas encore achevé, elle ouvre son noviciat à Torresdale, dans une propriété appartenant à sa famille.

Dix novices et trois postulantes la rejoignent bientôt. Un an après, la communauté compte 21 membres.

Trois ans plus tard, la Congrégation ouvre un premier pensionnat à la Mission Sainte-Catherine de Santa Fe (Nouveau-Mexique).Cliquer

Durant toute sa vie, Catherine Drexel et sa Congrégation ont ouvert 60 écoles, dont la plus célèbre, en 1915, est la Xavier University, à La Nouvelle-Orléans, premier institut Catholique d'études supérieures pour les Noirs aux États-Unis, situé au 1 Drexel Drive.Cliquer

En 1935, déjà malade, une crise cardiaque l'affaiblit encore plus. Les 18 dernières années de sa vie, devenue presque totalement grabataire, elle consacre son temps à la Prière.

Elle meurt le 3 Mars 1955 à Cornwells Heights (Pennsylvanie) à l'âge de 96 ans.




Citations

« Il est très convenable pour nous que les gens de cette ville n'aient pas de place pour nous et notre œuvre.
Comme il est vrai que la grotte de Bethléem est la grande éducatrice du monde...

Ne manquez pas de penser à Celui de qui je fais profession d'être amoureuse ! Soyez amoureux de ses humiliations. »

« Chaque épreuve que nous subissons, est un acte de la miséricorde de Dieu, afin de nous détacher de la terre et de nous rapprocher de Dieu. »

« Si vous êtes détachée des choses de la terre, vous aurez le royaume de Dieu en vous.

Si vous n'êtes pas détachée, vous vous persuaderez que beaucoup de choses sont nécessaires, et vous en arriverez à mener une vie de facilité. Dieu comble ce qui est vide. »

« La Religieuse a besoin de force. Proche du tabernacle, l'âme trouve la force, la consolation et la résignation. La Religieuse a besoin de vertus.

Jésus dans le Saint-Sacrement est le modèle des vertus. La Religieuse a besoin d'espérance.

Dans le Saint-Sacrement nous possédons le gage le plus précieux de notre espérance. L'Hostie contient le germe de la vie future. »

Ses dernières paroles sont : « Ô Esprit Saint, je voudrais être une plume, afin que votre souffle m'emporte où bon vous semble. »



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 4 Mar 2018 - 6:55

Dimanche 04 Mars 2018

Fête de la Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon, veuve Molé de Champlâtreux (en Religion Mère Saint-Louis), Fondatrice de la Congrégation des « Sœurs de la Charité de Saint-Louis » (1763-1825).


Mère Saint-Louis, Fondatrice des Sœurs de la Charité de Saint-Louis (✝ 1825).

Elle a été déclarée Vénérable le 16 Janvier 1986 par Saint Jean-Paul II et proclamée Bienheureuse le 27 Mai 2012, sur l’Esplanade du port de Vannes (Morbihan)

Louise-Élisabeth de Lamoignon, née à Paris le 3 Octobre 1763, épouse François-Edouard Molé, comte de Champlâtreux en 1779.

Cinq enfants naissent dans ce foyer, trois mourront en bas âge.

La Révolution française n’épargne pas la famille: François-Edouard est guillotiné le 20 Avril 1794.

Madame Molé se retrouve veuve avec de jeunes enfants. En 1803, ses enfants établis, elle quitte Paris.

Répondant à la demande de Monseigneur de Pancemont, elle fonde à Vannes une maison de Charité, qu’elle place sous la protection de Saint Louis,Lire modèle de Foi, artisan de Justice et de Paix.

Pour les fillettes pauvres et désœuvrées errant sur les bords du port, elle ouvre des ateliers de tissage et de coton, une fabrique de dentelle et une école.



"Louise-Elisabeth a vécu intensément les exigences de l’Amour évangélique, tant dans l’état du mariage que dans la Vie Religieuse.

- Sa vie témoigne qu’à l’origine de cette union à Dieu, il y a d’abord l’accueil de la grâce donnée par 'Dieu Lui-même qui nous a aimés le premier'.

La jeune demoiselle de Lamoignon reçut Dieu, intimement, le jour de sa première Communion:

'je reçus, quoique bien jeune alors, de grandes grâces de Dieu. Je ne les oublierai jamais'.

Depuis ce jour, Louise-Élisabeth vécut sous le signe de l’union à Dieu chaque instant de sa vie, désirant 'lui rendre Amour pour Amour'.

L’Eucharistie était devenue le centre et le moteur de sa vie car, disait-elle, 'en participant au Corps de Jésus-Christ, dans la Communion on pense, on parle et on agit comme Jésus-Christ'.

- Par ailleurs, Louise-Élisabeth communia intensément à la Passion du Christ-Rédempteur, réalisant même, dans les belles années de son mariage, un 'pacte avec la Croix'.

La jeune femme décidait de s’abandonner intégralement dans les bras de son Sauveur.

C’est ainsi qu’elle surmonta courageusement la misère, la perte de trois de ses cinq enfants et de son mari Édouard Molé, guillotiné pendant la Révolution, avec le soutien de son 'Bien Aimé' Seigneur.


Sensible à la misère des autres, elle voyait Le Christ souffrant à travers le pauvre souffrant.

Après des années à leur service, à Paris, celle que les pauvres appelaient 'l’ange des mansardes' acceptait, à quarante ans, de bouleverser sa vie pour la consacrer entièrement aux déshérités, à Vannes, en réponse à l’appel de Dieu et de l’Évêque, Mgr de Pancemont.

-  Enfin, Louise-Elisabeth communia profondément à la Résurrection du Christ pendant toute son existence.

Son mariage heureux fut une des plus belles grâces de sa vie.
Elle disait de son mari qu’il était 'l’homme le plus vertueux et le meilleur'.

Par ailleurs, le développement de son œuvre, au décès de la Fondatrice, le 4 Mars 1825, témoigne de la fécondité de sa vie unie au Christ.

La Congrégation compte alors une cinquantaine de Religieuses désirant vivre selon son esprit et porter aux déshérités, dans les ateliers et écoles de la Fondation, l’Amour de Dieu qui les habite.


Aujourd’hui, la Congrégation compte près de 620 Sœurs professes réparties en 10 pays, sur 3 continents."

+ Raymond Centène, évêque de VannesIci
- Site des Sœurs de la Charité de Saint-Louis (SCSL)Ici
- Abbaye de Rhuys - historique de la congrégationIci





Source


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La vidéo de la Béatification :
Mère Saint-Louis



Pour des compléments biographiques.

Bienheureuse Marie-Louise-Élisabeth de LamoignonCliquer

La FondatriceCliquer







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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 5 Mar 2018 - 7:17

Lundi 05 Mars 2018

Fête de Saint Jean-Joseph de la Croix, Prêtre o.f.m. (1654-1734).




Frère Franciscain à Naples (✝ 1734)

Né dans l'île d'Ischia en Italie, il est Frère mineur à seize ans. Pendant une trentaine d'années il s'efforcera de répandre la réforme de son Ordre selon les règles rétablies par saint Pierre d'Alcantara, puis il se retira à Naples dans la prière et l'effacement.

Il est resté célèbre par ses extases et ses lévitations publiques et même son don de bilocation.

Il fut surtout un père spirituel voué à la direction des âmes. Il mourut à Naples où il est grandement vénéré.

Jean-Joseph de la Croix (1654 – 1734): A Naples, Charles Gaëtan Calosinto naît dans une famille dont 5 enfants se consacreront à Dieu.

A 17 ans, il entre dans l’Ordre des Frères Mineurs et prend le nom de Jean-Joseph de la Croix.

Modèle de piété et de compassion, il sait aussi gérer les affaires, en étant gardien du couvent puis provincial.


Pauvre selon saint François, il porte une tunique toute rapiécée, qui le fait surnommer 'le Père Cent-Pièces'.

Il meurt octogénaire, calme et joyeux, en admirant une dernière fois un portrait de la Sainte Vierge. (Source: diocèse de Sion)Cliquer

À Naples, l’an 1734, Saint Jean-Joseph de la Croix (Charles-Gaétan Calosinto), Prêtre de l’Ordre des Mineurs, qui suivit les traces de saint Pierre d’Alcantara et rétablit la discipline régulière dans beaucoup de couvents de la province de Naples.

Martyrologe romain.



Source


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Pour un complément biographique.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 6 Mar 2018 - 7:01

Mardi 06 Mars 2018

Fête de Sainte Colette de Corbie, Réformatrice des Clarisses (1380-1447).


Sainte Colette de Corbie
Réformatrice des Clarisses (✝ 1447)

Elle est née à Corbie, en Picardie. Ses parents se désolaient de ne pas avoir d'enfants. Ils prièrent Saint Nicolas.

Lorsqu'ils reçurent cette petite fille, ils lui donnèrent le nom du saint protecteur:

Nicole (ou Nicollette), devenu aussi, en diminutif familier Colette.

Orpheline à 18 ans, elle obtint du Père Abbé d'un Monastère voisin, la possibilité d'entrer chez les Béguines d'Amiens malgré son âge.

Elle n'y reste qu'un an jugeant leur vie trop douce. Même déception chez les Bénédictines, puis chez les Clarisses.

Son Père spirituel est Franciscain et comprend son désir d'austérité.

Il la fait entrer dans le Tiers-Ordre de Saint François comme recluse à Corbie.Lire

Mais elle se sent appelée à plus de pauvreté encore et, pour cela, elle veut réformer le Second Ordre de Saint François, les Clarisses.

C'est pourquoi elle obtient de rencontrer le Pape Benoît XIII qui réside alors en Avignon (note d'un internaute: "C'est à Nice que Colette rencontra le Pape Benoît XIII. Le Monastère de Cimiez en garde le souvenir").

Ce Pape n'était qu'un anti-pape du Grand Schisme qui déchirait alors l'Occident. Mais son sens spirituel était réel et profond.

Il reçoit la Profession Religieuse de Sainte Colette dans la règle de Sainte Claire et la nomme Abbesse de tous les Monastères qu'elle sera amenée à fonder ou réformer.Lire

Si Colette s'adressa à Benoît XIII, c'est que, dans l'incertitude sur l'obédience à laquelle il fallait se rattacher, elle suivit la France entière, qui avait reconnu le Pape d'Avignon ; mais dès les décisions connues du Concile de Pise, elle fit ratifier par Alexandre V, l'élu du Concile, les faveurs reçues précédemment de Benoît XIII.

Cette décision sera effectivement confirmée par Alexandre V, le Pape de Rome.

Colette vient alors en Franche-Comté et réforme en premier lieu le Monastère de Besançon puis bien d'autres en Savoie, Artois, Allemagne et Belgique.

Elle mourra à Gand et son corps sera, par la suite, transporté à Poligny dans le Jura.

...En 1432 Colette fonde au Puy le Monastère de l’Ave Maria. 14 Religieuses participent à cette aventure.

Elle reste deux ans au Puy... (Saints du diocèse du Puy-en-Velay)Lire
...Voyageuse et Mystique, énergique et pauvre, la "petite ancelle de Notre Seigneur", dans un temps troublé (guerre de Cent ans, Grand schisme) rayonne sur les grands, les Religieux et les humbles... (Propre du diocèse de Saint-Claude)Lire

Voir aussi: Les amis de Sainte Colette de CorbieCliquer


Vidéo


À Gand en Flandre, l’an 1449, Sainte Colette Boylet, vierge, qui mena pendant trois ans une vie très austère, recluse dans une maisonnette attenant à l’église de Corbie, puis, admise à la profession de la Règle de Sainte Claire, elle réforma un grand nombre de Monastères de Clarisses selon la manière de vivre primitive, en y introduisant surtout l’esprit de pauvreté et de pénitence.

Martyrologe romain



Je vous recommande toujours la sainte Règle, que vous preniez bien garde que tout soit bien fait et bien gardé, afin que, de la charge qui vous est commise, vous puissiez rendre bon compte à Dieu.
Le labeur est bref mais le repos est long.

Sainte Colette à ses Sœurs - 18 Juillet 1446




Source


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Vision et mission de Colette

Dans son reclusoir, elle eut des visions de Saint François d'Assise qui la présentait à Dieu comme la réformatrice de son Ordre.

Une autre fois, c'était un arbre mystérieux qui croissait et poussait ses rejetons jusque dans sa cellule.

Refusant de croire à ces visions, elle fut frappée de cécité et de mutisme. Acceptant enfin sa mission, elle guérit et se mit à écrire ce qui lui avait été révélé.

En 1406, une bulle pontificale délia Colette de son vœu de réclusion et l'autorisa à fonder un Couvent réformé dans les diocèses d'Amiens, de Noyon ou de Paris.

Colette put s'appuyer, pour son œuvre, sur le Père Henri de Baume, Franciscain, fervent partisan d'une réforme de l'ordre.

Il gagna à la cause de Colette, la comtesse Blanche de Genève, puis Isabeau de Rochechouart, baronne de Brissay.

Colette, le Père de Baume et la baronne de Brissay rencontrèrent à Cimiez près de Nice le Pape Benoît XIII qui nomma Colette, Abbesse, dame et mère de toutes les personnes qui se rangeraient sous sa réforme.

Il l'autorisa à accueillir dans le Couvent qu'elle allait fonder des Religieuses venues de Couvents étrangers ou du Tiers-Ordre Franciscain.

Elle retourna à Corbie voulant faire de sa ville natale le berceau de la renaissance Franciscaine.

Cependant elle n’y trouva qu’hostilité et dut quitter la Picardie après un nouvel échec à Noyon.

Elle trouva refuge en Franche-Comté dans le manoir d'Alard de Baume frère du Père Henri à Baume-le-Frontenay.

Trois Corbéennes l'accompagnèrent: Guillemette Chrétien, Marie Sénéchal et Jacquette Legrand.

Elles furent les premières Moniales de l'Ordre Réformé. En 1410 ayant reçu confirmation du Pape Alexandre V, elles s’établirent à Besançon où Colette fonda son premier Monastère.

Au total dix-sept Couvents furent fondés de 1410 à 1447 et d'autres réformés :

Besançon (1410)
Auxonne (1412)
Poligny (1415-1417)
Seurre (1421-1423)
Decize (1419)
Moulins (14221-1425)
Aigueperse (1422-1425)
Le Puy-en-Velay (1425-1432)
Vevey (1422-1425)
Orbe (1426-1427)
Montbéliard (1430)
Lézignan-Corbières (avant 1431)
Castres (avant 1443)
Béziers (avant 1443)
Heidelberg (1438)
Pont-à-Mousson (1431-1447)
Hesdin (1437-1440)
Amiens (1442-1444)
Gand (1437-1442)

Elle échoua, une fois encore, à créer un Couvent à Corbie, en 1445.

La Réforme Colettine s'infiltra aussi dans l'Ordre masculin.

Les Couvents de :

Dole,
Chariez,
Sellières,
Saint-Léger-sous-Beuvray,
Murat,
Castres et
Azille l'adoptèrent.

Une mystique thaumaturge

Il serait vain de comptabiliser les nombreux miracles et guérisons accomplis par ou grâce à Colette de Corbie.

Colette connut des extases, la lévitation, des effluves odoriférantes émanant de sa personne et de ce qu'elle touchait.

Elle eut connaissance de l'état des âmes du purgatoire, des dons de clairvoyance et de prophétie.

Elle avait le goût de la Pénitence, des mortifications, des jeûnes, de la pauvreté totale…

Une femme politique

Colette de Corbie œuvra pour l'extinction du schisme qui déchirait la Chrétienté occidentale.

Elle obtint des Papes et antipape la confirmation de ses pouvoirs.

Elle rencontra Vincent Ferrier à Auxonne puis à Poligny en avril 1417. Colette agit auprès de l'antipape Félix V pour qu'il abdique sans succès de son vivant.

Colette réussit à passer outre les divisions politiques de la France, s'attirant la bienveillance de la Maison de Bourgogne et de la Maison de Bourbon pourtant ennemies.

Elle réussit également à se concilier les Maisons rivales de Savoie et de Genève.

Elle mourut à Gand dans le Couvent de Bethléem où elle fut inhumée.

Puis ses ossements furent transportés à Poligny, son Couvent de prédilection, en 1783.




La réforme Colettine

À Orbe en 1430, Colette fixa dans un texte, Sentiments de Sainte-Colette, remanié en 1432 à Besançon, sa réforme de l'Ordre des Clarisses. Ce texte fut approuvé, en 1434, par Guillaume de Casal, ministre général de l'Ordre Franciscain.

Colette a fixé en quinze chapitres les détails de sa réforme.

Parmi les points essentiels on peut relever:

Ne sont admises au Couvent que les Sœurs capables de soutenir l'austérité de la règle (les infirmes et malades ne peuvent donc y entrer).

On peut entrer au Couvent à 12 ans mais on ne peut prononcer les vœux avant 18 ans. Le noviciat dure jusque l'âge de 30 ans.

Les Sœurs vivent en clôture perpétuelle.

Les Sœurs vivent continuellement dans le silence. Elles ont accès au parloir avec l'autorisation de l'Abbesse à certaines périodes de l'année.

Les Sœurs portent le voile qui doit couvrir une partie du visage qui ne peut être vu en entier.

Les Sœurs ne dorment jamais sans leur habit extérieur.

Les Sœurs ne portent pas de bas, ni chaussures, les pieds sont nus.


Les Sœurs ne peuvent posséder ni biens meubles, ni terres, ni immeubles, ni somme d'argent.

Les Sœurs font abstinence perpétuelle de viande même à Noël.

Les Sœurs jeûnent perpétuellement sauf le Dimanche et à Noël.

Les Sœurs doivent assister obligatoirement et avec exactitude à l'Office Divin.

Les Sœurs doivent Communier tous les Dimanches.

Les Sœurs ne peuvent avoir d'autre Confesseur que celui du Couvent.


Les Sœurs n'auront aucune distraction.

Le courrier envoyé ou reçu est lu par l'Abbesse.
etc.

Le Pape Pie II approuva ses constitutions en 1458.

La réforme Colettine d'abord introduite en France et en Belgique, s’étendit ensuite en Espagne et dans toutes les colonies espagnoles du Nouveau Monde.

L’action de Colette sur l'Ordre des Clarisses a été considérable et perdure jusqu'à nos jours.




Pour un approfondissement
Les amis de Ste Colette de Corbie

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 7 Mar 2018 - 6:48

Mercredi 07 Mars 2018

Fête de Saint Thomas d'Aquin, Prêtre Dominicain, Docteur de l'Église (1225-1274).


Saint Thomas d'Aquin

Frère Prêcheur, Docteur de l'Église (+ 1274)

Né dans une noble famille napolitaine, élevé à l'Abbaye Bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit cependant, à 19 ans, d'entrer chez les Frères Prêcheurs.

Ce n'est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer.

L'Ordre Dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse dans l'aristocratie.

Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation.

On l'envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université.

Il a comme professeur saint Albert le Grand.Lire

Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu.

Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote.

Saint Thomas retient la leçon. Devenu professeur, il s'attelle à un gigantesque travail pour la mettre en œuvre.

Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique Chrétienne, il élabore une pensée originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la "Somme Théologique".

Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des Papes.

Mais c'est l'étude qui a toute sa faveur : à la possession de "Paris la grande ville", il dit préférer "le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l'évangile de saint Matthieu".Lire

Il meurt sur la route, en chemin vers Lyon où il devait participer au grand Concile de 1274.

Le 23 Juillet 2010 - catéchèse sur Saint Thomas d'Aquin consacrée à la Summa Theologiae, l'apogée de son œuvre en 512 questions et 2.669 articles.

Le Docteur Angélique y expose avec précision et pertinence les vérités de la Foi découlant de l'Écriture et des Pères, principalement de saint Augustin.Lire

"Comme la vie entière, rappelle Thomas, l'esprit humain doit être sans cesse éclairé par la Prière et par la Lumière qui vient du Ciel".

Dans la Somme, a dit Benoît XVI, Saint Thomas décrit les trois modes d'existence de Dieu:

Dieu existe en Lui même, il est principe et fin de toute chose, tout vient de lui et en dépend.

Ensuite, Dieu se manifeste par la grâce dans la vie et l'action du Chrétien et des Saints. Enfin il est tout particulièrement présent en la personne du Christ et dans les Sacrements découlant de sa mission Rédemptrice".

Puis le Pape a rappelé que saint Thomas s'est tout spécialement intéressé au mystère Eucharistique, pour lequel il avait une grande dévotion...

A la suite des saints, attachons-nous à ce Sacrement. Participons avec ferveur à la messe afin d'en retirer des fruits spirituels.


Nourrissons-nous du Corps et du Sang du Seigneur afin de recevoir continuellement la grâce divine. Arrêtons-nous souvent devant Le Saint Sacrement!

Ce que Thomas d'Aquin a exposé avec rigueur dans son œuvre, et en particulier dans la Somme, il l'a également transmis dans sa prédication.

Son contenu...correspond pratiquement entièrement à la structure du Catéchisme de l'Église Catholique...

Dans une époque marquée par un fort souci de reévangélisation, ces thèmes fondamentaux ne doivent pas manquer car ils sont ce en quoi nous croyons, le symbole de la foi, ce que nous récitons comme le Pater et l'Ave Maria, ce que nous vivons en vertu de la révélation biblique, ainsi que la loi de l'amour...de Dieu et du prochain".

Dans son "opuscule sur le Symbole des Apôtres", Thomas explique la valeur de la Foi.

Grâce à elle les âmes s'unissent à Dieu..., la vie trouve sa juste voie et nous le moyen d'éviter les tentations.

A qui pense que la Foi est obtuse car on ne peut la prouver par nos sens, il offre une réponse complète.

Ce doute est sans consistance car l'intelligence est limité et ne saurait tout connaître.

Seulement si nous pouvions tout connaître du visible comme de l'invisible, ce serait une véritable faute d'accepter des vérités sur la simple base de la Foi.

Il est d'ailleurs impossible de vivre sans l'expérience de l'autre, là où la connaissance personnelle n'arrive pas.

Il est donc raisonnable de croire en un Dieu qui se révèle, et dans le témoignage des apôtres".

Revenant sur l'article de la Somme consacré à l'incarnation du Verbe de Dieu, le Saint-Père a rappelé que pour saint Thomas la Foi Chrétienne doit être renforcée par le mystère de l'incarnation.


L'espérance s'accroît et se renforce en pensant que Le Fils de Dieu est venu parmi nous, comme un de nous, pour communiquer sa Divinité aux hommes.

La Charité est renforcée car il n'y a pas de signe plus évident de l'Amour que nous porte Dieu, ni de voir le Créateur se faire créature".

Saint Thomas d'Aquin, a conclu Benoît XVI, "fut comme tous les saints un grand dévot de Marie, qu'il a magnifiquement baptisée trône de la Trinité, lieu où elle trouve son repos.

Par l'incarnation, dans aucune créature autre qu'elle les trois personnes Divines ne séjournent en plénitude de grâce et n'accordent d'aide par l'intercession de la Prière". (source: VIS 20100623 610)

- Audiences générales du pape Benoît XVI, catéchèse sur la méditation de certains grands penseurs du Moyen-Age - Saint Thomas d'Aquin.

le 2 juin 2010 -Ici le 16 juin 2010 -Ici le 23 juin 2010Ici
- Site officiel de l'Académie pontificale de Saint Thomas d'Aquin (en anglais)Cliquer





- Les œuvres de Thomas d'Aquin disponibles en ligne à la Bibliothèque des Éditions du Cerf (Dominicains)Cliquer

Mémoire de saint Thomas d’Aquin, Prêtre de l’Ordre des Prêcheurs et Docteur de l’Église.

Doué des plus hautes qualités intellectuelles, il transmit aux autres, par ses Prières et ses écrits, sa sagesse éminente.

Appelé par le Pape lui-même, le bienheureux Grégoire XLire, au deuxième Concile général de Lyon, il s’y rendait, quand il mourut au monastère de Fossanova dans le Latium, le 7 mars 1274 et, bien des années après, en 1369, son corps fut transféré à Toulouse en ce jour.

Martyrologe romain

La paix entre les hommes est mieux garantie si chacun se trouve satisfait de ce qui lui appartient.

Ce qui convient le mieux à l’homme par rapport aux biens extérieurs, c’est de s’en servir.

Sous cet angle, toutefois, l’homme ne doit pas posséder ces biens comme s’ils lui étaient propres, mais comme étant à tous.

Il doit donc être disposé à en faire part aux plus pauvres, suivant le conseil de saint Paul.

Saint Thomas – Somme théologique.



Source


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 8 Mar 2018 - 6:45

Jeudi 08 Mars 2018

Fête de Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité (Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).



Saint Jean de Dieu

Fondateur des Frères de la Charité (✝ 1550)

A huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes.

Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance: enfant-volé puis abandonné par un Prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire...

Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar.

Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit.Lire

Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous.

Puis son dévouement éclot en œuvres caritatives.

Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et Miséricordieux pour les misérables.

Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitaliers de Saint Jean de Dieu.

Au moment de mourir, il dira:

"Il reste en moi trois sujets d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."


Voir aussi sa biographie sur le site internet de l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu - Province de France.Lire


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Vidéo







Mémoire de Saint Jean de Dieu, Religieux

Né au Portugal, après une vie pleine d’aventures et de périls, où il fut tour à tour en Espagne berger, régisseur, soldat, pèlerin et marchand d’images, mais avec le désir d’une vie meilleure, il construisit à Grenade un hôpital où il servit et soigna avec une constante charité les pauvres et les malades, et s’adjoignit des compagnons qui constituèrent plus tard l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu.

Il s’en alla vers le repos éternel en 1550.

Martyrologe romain.




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Lecture

Pour vaincre, le diable et la chair, il est essentiel de ne pas se fier à soi-même, car on tombera mille fois dans le péché ; il faut et il suffit de ne s’en remettre qu’à Jésus Christ et ne pas pécher uniquement par amour pour Lui et pour sa Bonté ; il ne faut pas davantage murmurer, ni faire du mal ou provoquer du danger pour son prochain : désirer pour le prochain ce que nous voudrions qu’on fasse pour nous ; et désirer que tous soient sauvés ; aimer aussi et servir Jésus Christ seul pour ce qu’il est Lui, et non par peur de l’enfer.

Jean de Dieu, Lettre à la Duchesse de Sesse.


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par jacques58fan le Jeu 8 Mar 2018 - 14:09

Marie du 65 a écrit:
Jeudi 08 Mars 2018

Fête de Saint Jean de Dieu, Fondateur des Frères de la Charité (Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu) (1495-1550).



Saint Jean de Dieu

Fondateur des Frères de la Charité (✝ 1550)

A huit ans, pour des raisons que l'on ignore, le petit portugais Joao Ciudad fait une fugue et se retrouve, vagabond, sur les routes.

Pendant 33 ans, il va mener une vie d'errance: enfant-volé puis abandonné par un Prêtre-escroc, il parcourt l'Espagne.

Tour à tour berger, soldat, valet, mendiant, journalier, infirmier, libraire...

Le vagabond, un moment occupé à guerroyer contre les Turcs en Hongrie, se retrouve à Gibraltar.

Et c'est là qu'un sermon de saint Jean d'Avila le convertit.Lire

Il en est si exalté qu'on l'enferme avec les fous.

Puis son dévouement éclot en œuvres caritatives.

Tout ce qu'il a découvert et souffert, va le faire devenir bon et Miséricordieux pour les misérables.

Il collecte pour eux, ouvre un hôpital, crée un Ordre de religieux, l'Ordre de la Charité.

L'hôpital qu'il a fondé à Grenade donnera naissance aux Frères Hospitaliers de Saint Jean de Dieu.

Au moment de mourir, il dira:

"Il reste en moi trois sujets d'affliction : mon ingratitude envers Dieu, le dénuement où je laisse les pauvres, les dettes que j'ai contractées pour les soutenir."


Voir aussi sa biographie sur le site internet de l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu - Province de France.Lire


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Vidéo







Mémoire de Saint Jean de Dieu, Religieux

Né au Portugal, après une vie pleine d’aventures et de périls, où il fut tour à tour en Espagne berger, régisseur, soldat, pèlerin et marchand d’images, mais avec le désir d’une vie meilleure, il construisit à Grenade un hôpital où il servit et soigna avec une constante charité les pauvres et les malades, et s’adjoignit des compagnons qui constituèrent plus tard l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Dieu.

Il s’en alla vers le repos éternel en 1550.

Martyrologe romain.




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Pour vaincre, le diable et la chair, il est essentiel de ne pas se fier à soi-même, car on tombera mille fois dans le péché ; il faut et il suffit de ne s’en remettre qu’à Jésus Christ et ne pas pécher uniquement par amour pour Lui et pour sa Bonté ; il ne faut pas davantage murmurer, ni faire du mal ou provoquer du danger pour son prochain : désirer pour le prochain ce que nous voudrions qu’on fasse pour nous ; et désirer que tous soient sauvés ; aimer aussi et servir Jésus Christ seul pour ce qu’il est Lui, et non par peur de l’enfer.

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Merci Marie pour cet exposé sur ce Saint!
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par lacolombe le Jeu 8 Mar 2018 - 15:42

Je confirme, merci pour le rappel de Grand Saint.
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 9 Mar 2018 - 7:29

Bonjour Jacques et M,
C'est avec plaisir!!
Un Grand Saint que j'aime beaucoup, un modèle à suivre!!
Amitiés


Vendredi 09 Mars 2018

Fête de Saint Dominique Savio, Disciple de Saint Jean Bosco (1842-1857).




Saint Dominique Savio.
Disciple de Saint Jean Bosco (✝ 1857).

Le pupille de Saint Jean Bosco était d'une famille humble, paysan-forgeron dans le Piémont.Lire

Grande fut sa vertu tout autant que sa joie lumineuse et sa bonne humeur.
Il mourut alors qu'il n'avait pas quinze ans et son biographe n'est autre que Saint Jean Bosco.

Il fut Canonisé en 1954 et a été proclamé patron des "Pueri Cantores", des petits chanteurs et des jeunes délinquants parce qu'il aidait ses camarades à retrouver le chemin de l'Évangile.


Canonisé par Pie XII en 1954.

A lire aussi


Don Bosco et Dominique Savio sur le site des Salésiens.Lire

«Veux-tu devenir Saint, comme le demande l'apôtre Paul (cf. 1 Th 4, 3)?

Par la grâce du Seigneur, dit don Bosco, tu en as l'étoffe!

- Oui, je le désire vivement et je souhaite que cette étoffe devienne un bel habit pour le Seigneur, répond Dominique; mais il me faut pour cela un bon tailleur. Acceptez-vous de le devenir pour moi?»

À Mondonio dans le Piémont, en 1857, Saint Dominique Savio.

D’un caractère doux et joyeux depuis son enfance, il parcourut à grands pas, sous la direction de Saint Jean Bosco, le chemin de la perfection, qu’il acheva à l’âge de quinze ans.

Martyrologe romain

«Pour nous, nous faisons consister la sainteté à être toujours joyeux» (Cf. Ga 5, 22).



Source


Don Bosco et Dominique Savio

Dominique Savio, 12 ans et demi, issu d'une famille très Chrétienne, et remarqué pour ses qualités humaines et spirituelles exceptionnelles, est élève du premier collège des Salésiens, au Valdocco à Turin.

Confiance et sanctification

A cette époque, Don Bosco a 39 ans.

Il met au point sa méthode pédagogique, appelée « système préventif », basée sur la raison, la religion et l'affection.

Il lui est alors donné de parler à Dominique pour la première fois. «

Nous sommes tout de suite entrés dans une relation de pleine confiance mutuelle », écrira-t-il plus tard, soulignant ainsi que la confiance, jointe à la lucidité, constitue le socle par excellence de toute relation d'accompagnement.

Écoutons à ce propos le dialogue d'Octobre 1854 :

« Veux-tu devenir Saint, comme le demande l'apôtre Paul (cf. 1 Th 4, 3) ?

Par la grâce du Seigneur, dit don Bosco, tu en as l'étoffe !

- Oui, je le désire vivement et je souhaite que cette étoffe devienne un bel habit pour le Seigneur, répond Dominique ; mais il me faut pour cela un bon tailleur.

Acceptez-vous de le devenir pour moi ? »

Ce court échange montre bien le but de tout travail de discernement spirituel selon Don Bosco : dans une relation suivie avec un guide expérimenté, accueillir la sanctification qui vient de Dieu.

Une affection lucide

Entre l'éducateur et son élève s'instaure désormais une alliance profonde.

Tous deux vont se mettre à l'écoute de L'Esprit.


Mais cela, ils le vivent dans une relation d'affection (amorevolezza) qui sait garder une juste distance.

Dominique se sent aimé et respecté. Il admire Don Bosco, s'attachant et s'en remettant totalement à lui, comme à un père.


Attitudes classiques chez un adolescent, qui peuvent se révéler constructives dans l'accompagnement spirituel ; à la condition cependant que l'éducateur ne se laisse point « piéger » ou manipuler par ce qu'elles peuvent avoir d'excessif.  

Don Bosco l'avait bien compris. Tout en exprimant de l'amitié vis-à-vis de Dominique, il veillait à le renvoyer à d'autres personnes.
Il le référait au règlement de la maison qui faisait loi pour les rencontres entre éducateurs et éduqués.

Il l'encourageait à constituer des groupes d'approfondissement de la Foi, « les Compagnies », dont Dominique avait eu d'ailleurs lui-même l'idée. Enfin et surtout, il ne l'enfermait pas dans la relation chaleureuse avec lui, mais veillait à l'ouvrir sans cesse à cet Autre qu'est Jésus-Christ Vivant.

Découvrir la gratuité

Dans ce but, Don Bosco encourageait Dominique à développer sa vie sacramentelle.

A une époque où cela était peu admis, il n'hésitait pas à l'inviter à la Communion fréquente et à vivre avec intensité tous les exercices spirituels proposés par la maison Salésienne :

Confessions souvent renouvelées, Prières personnelles et communautaires régulières, récollections mensuelles, etc.

Il cherchait ainsi à ce que Dominique puisse faire un jour l'expérience la plus centrale de la vie Chrétienne : celle de la gratuité de Dieu.

Avoir les pieds sur terre

En effet, comme tout adolescent épris d'absolu, le jeune Savio ne connaissait pas de mesure dans le don qu'il voulait faire de lui-même à Dieu.

Il fut ainsi conduit à des pratiques de mortifications nuisibles à sa santé et à son équilibre. Don Bosco en prit vite conscience.

En bon accompagnateur, il lui rappela à plusieurs reprises que Dieu et la sainteté ne se conquièrent pas à la force des poignets, par accumulation de mérites.

Le Royaume de Dieu est un royaume de surabondance et de gratuité ; telle est la découverte quelque peu bouleversante que doit faire un jour ou l'autre tout chrétien.

Rencontrer Dieu dans le quotidien

Mais une telle découverte nécessite préalablement un itinéraire où se succèdent des sentiers faciles à parcourir, des sommets difficiles à gravir, des chemins de crête qui donnent parfois le vertige, de mornes plaines qui paraissent interminables,...

Dans tous les cas, il s'agit de se confronter au concret, non seulement dans ses aspects exceptionnels, mais surtout dans ce qu'il a de plus quotidien et de plus banal.

C'est ce concret qui est la glaise avec laquelle la sainteté se pétrit.

Aussi ne s'étonnera-t-on pas de constater que le souci majeur de don Bosco envers Dominique fut de le renvoyer à son expérience quotidienne d'élève vivant en internat.


« Tu es élève..., élève-toi donc, grâce à L'Esprit, jusqu'à la connaissance du Christ Ressuscité, et vis pleinement ta condition de fils de Dieu. »

Telle fut en définitive la consigne qui structura toute la démarche proposée à Dominique Savio.

Être élève, cela veut dire d'abord assumer le mieux possible le travail scolaire.

C'est aussi savoir trouver sa juste place à l'intérieur de la classe et parfois de l'internat dans lequel on vit.

C'est encore se faire inventif pour ménager des espaces de loisirs où l'on fait l'expérience, jusque dans son corps, qu'il est bon de vivre.

Témoigner de Dieu

C'est pourquoi, Don Bosco, inlassablement, invita Dominique à se tourner vers le concret et en faire le lieu de la rencontre de Dieu.

Et Dominique joua pleinement le jeu ! Le travail scolaire, il l'assuma avec beaucoup de sérieux.

Quant à sa place dans l'internat, il ne se contenta pas de la trouver et de s'y réfugier.

Encouragé par Don Bosco, il en fit un lieu apostolique tout à fait essentiel.

Par exemple, il chercha à être témoin du Dieu riche en Miséricorde (Ep 2, 4) et porteur de réconciliation.

En prenant parfois des risques importants, il intervint positivement pour mettre fin à de sévères conflits existant entre certains de ses camarades.

De même, le jeune Savio ne se contenta pas de vivre les activités scolaires, suivant la logique de l'Évangile.

Encouragé par son accompagnateur, il chercha à faire connaître la joie profonde qu'apporte toute fidélité à Dieu vécue dans  L'Esprit.

Il anima « les compagnies » de façon telle que chacun de leurs membres puisse dire à la suite de Don Bosco :

« Pour   nous, nous faisons consister la sainteté à être toujours joyeux » (Cf. Ga 5, 22)

Respecter les chemins de l'Esprit

Mais le Prêtre de Turin avait compris que le jeune Savio possédait une personnalité hors du commun, qu'il fallait savoir prendre en compte.

L'Esprit en effet développe toujours de façon unique les richesses enfouies de la personne ; richesses qui apparaissent rarement aux yeux de qui n'a pas le regard aiguisé par l'Évangile.

Ainsi, le 8 Décembre 1854, le Pape proclame le dogme de l'Immaculée Conception, affirmant que la Mère de Jésus a été « préservée intacte de toute souillure du péché originel ».

Belle occasion de développer la dimension Mariale de la Foi, d'autant plus que la maison Salésienne a été totalement épargnée - grâce à Marie, pense-t-on - par l'épidémie de choléra qui a fait 1400 morts à Turin !

La Vierge prend dès lors une place essentielle dans la Foi de Dominique au point qu'il éprouve le désir de se consacrer à Elle, sur le conseil de don Bosco.

De même, Dominique fut encouragé à développer sa vie d'intimité avec Dieu par de longs temps de Prière devant le Saint Sacrement.

Il fut ainsi conduit à connaître des expériences que certains qualifieraient volontiers de mystiques.

Dans sa prière, le temps semblait s'abolir. Dominique était comme plongé dans les profondeurs de Dieu.

Il savourait ainsi par avance quelque chose du Royaume à venir.

Don Bosco, toujours attentif aux inspirations de l'Esprit, respecta l'originalité de telles rencontres avec Le Seigneur.

Loin de les soupçonner ou d'en rire ou encore de les majorer, il sut les intégrer dans l'expérience spirituelle de Dominique.

Pour cela, il l'invita à rattacher à sa vie quotidienne ces temps forts de perception de la paternité Divine.

Il restait ainsi dans la logique du mouvement même de l'amour de Dieu ; de ce Dieu qui, en son Verbe, « a planté sa tente parmi les hommes » (Jn 1, 14), et qui « de riche, s'est fait pauvre pour eux, afin de les enrichir... de sa pauvreté » (cf. 2 Co 8, 9) !

Voilà bien le signe par excellence de la qualité de l'accompagnement de Don Bosco




Lire


Pour un approfondissement biographique :
Biographie de Dominique Savio

Cliquer


Les Amis de Dominique Savio (A.D.S.)

Cliquer


Quatre miracles de Dominique

Pour sa Béatification, il guérit deux enfants


Le 22 mars 1927, Au village de Siano, près de Naples, le Albano Sabatino, âgé de sept ans est mourant.

Le médecin diagnostique une septicémie avec début de méningite (septicémie, bronchopneumonie, néphrite aiguë, hémorragie, méningite) .

Après son départ, une relique de Dominique est placée sous l’oreiller du jeune garçon.

Aussitôt, Albano se calme et semble plongé dans un profond sommeil. Il se réveille dans la matinée en pleine connaissance et demande ses jouets.

Le médecin constate la stupéfiante nouvelle.

Enquête et radios aboutissent au même résultat :

Albano est guéri.

En 1935, à Barcelone, une fille du Patronage des Filles de Marie-Auxiliatrice, Maria Consuelo Adelantado, âgée de 16 ans, fit une chute malencontreuse : double fracture du coude gauche avec dislocation des fragments osseux.

Dans un songe, le Cardinal Cagliero l'invite à faire avec Foi une neuvaine à Dominique Savio et lui promet par ce moyen sa guérison pour un jour tout proche.

Elle fit la neuvaine et le jour indiqué, elle était guérie.

Pour sa Canonisation, il guérit deux mamans


Maria Parcelli, mère de six enfants consulte un médecin et un chirurgien le 23 Mars 1950.

Troubles cardiaques avec hémorragie interne déclarent les docteurs. Une intervention chirurgicale s’impose.

La famille jugeant le cas désespéré s’y oppose et appelle un Prêtre.

Le médecin traitant, qui a lu la veille une Vie de Dominique, propose aux assistants de lui demander un miracle pour que les six enfants gardent leur mère.

Le lendemain, la malade est guérie.

Une visite à l’hôpital confirme le prodige.

Dans le sud de l’Italie, à Lecce, en 1950, Antoinette Nicelli, a des douleurs à la mâchoire supérieure.

Un traitement à la pénicilline la calme momentanément mais le mal reparaît sous forme de sinusite aiguë. Tous les traitements sont inefficaces.

Le 8 Mars 1950, le mari de la malade lui apporte un journal illustré. Antoinette l’ouvre et voit une image de Dominique dont la Fête est le lendemain.

Elle lui demande aussitôt de ne pas faire de ses quatre enfants des orphelins. Le lendemain,




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 10 Mar 2018 - 7:49

Samedi 10 Mars 2018

Fête de Sainte Marie-Eugénie Milleret, Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (1817-1898).


Fondatrice des Religieuses de l'Assomption (✝ 1898)
Née à Metz le 25 août 1817, elle partagea son enfance entre l'hôtel particulier des Milleret de Brou et la vaste propriété de Preisch, aux frontières du Luxembourg, de l'Allemagne et de la France.

Comblée dans une famille incrédule dont le père voltairien est un haut-fonctionnaire et la mère, excellente éducatrice, ne pratique que le formalisme religieux, elle connaîtra une véritable rencontre mystique avec Jésus-Christ au jour de sa première communion:

«Je ne l'ai jamais oublié.»


En 1830, son père ruiné doit vendre la manoir de Preisch puis l'hôtel de Metz.

Ses parents se séparent en 1831 et elle vient à Paris avec sa mère qui sera emportée brutalement par le choléra en 1832.

Elle est recueillie dans une riche famille amie, à Châlons.

L'adolescente de 17 ans connaît alors le désarroi et la solitude dans les mondanités qui l'entourent:

«Je passai quelques années à me questionner sur la base et l'effet des croyances que je n'avais pas comprises...

Mon ignorance de l'enseignement de l'Eglise était inconcevable et pourtant j'avais reçu les instructions communes du catéchisme.» (Lettre à Lacordaire - 1841)


Son père la fait revenir à Paris. Durant le carême 1835, elle retrouve la lumière en entendant l'abbé Lacordaire prêcher à Notre-Dame.

«Votre parole me donnait une foi que rien ne devait plus faire vaciller.»

«Ma vocation date de Notre-Dame» dira-t-elle plus tard.

Elle se passionne alors pour le renouveau du christianisme de Lamennais,Cliquer de Montalembert et de ses amis.

Marie-Eugénie MilleretParmi eux, l'abbé Combalot dont elle entend les prédications à Saint-Eustache en mars 1837. Il rêvait de fonder une congrégation dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, pour former les jeunes filles des milieux dirigeants, irréligieux pour la plupart.

Elle rêvait de réaliser une vocation religieuse.

Elle hésite d'abord à le suivre, puis elle acquiesce.En avril 1839, elles sont deux à se réunir pour cela
rue Férou dont le changement de numérotation rend difficile la localisation et se retrouvent bientôt quatre dans un appartement, 104 rue de Vaugirard, étudiant la la théologie, l'Ecriture Sainte et les sciences profanes.


Kat O'Neill, une irlandaise, est déjà là qui prendra le nom religieuse de Thérèse-Emmanuel et dont la forte personnalité l'accompagnera toute sa vie de son amitié.

Et c'est la rencontre avec l'abbé d'Alzon qui fondera les Pères de l'Assomption en 1845.Cliquer

Cette grande amitié durera 40 ans. Pétri des idées de Lamennais, force de Jésus-Christ, attaché à l'Eglise, il l'entraîne; elle le modère. Il est combatif; elle le nuance. Les fondations ne se comptent plus à travers le monde.

Religieuses de l'AssomptionRome reconnaît cette nouvelle congrégation en 1867.

Les «Constitutions» de la Congrégation de l'Assomption seront définitivement approuvées le 11 avril 1888.

Quand elle découvre l'impuissance de la vieillesse, «un état où ne reste plus que l'amour», elle s'efface peu à peu.

«Je n'ai plus qu'à être bonne.»

Sa santé s'altère. Vaincue par la paralysie en 1897, elle n'aura plus que son regard pour le dire.

Le 10 mars 1898, à Paris, elle rejoint le Christ ressuscité, qui, sur terre, était son unique passion.

Le 9 février 1975, le pape Paul VI béatifie celle qui, venue de l'incrédulité, a découvert la foi dans un amour passionné du Christ et s'est retrouvée fondatrice au cœur de l'Eglise. Cliquer

- A Rome, le samedi 16 décembre 2006, le Pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le Décret relatif au miracle attribué par l’intercession de la Bienheureuse Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) fondatrice des Religieuses de l’Assomption.Cliquer


A Rome, le dimanche 3 juin 2007, le Pape Benoît XVI a canonisé Sainte Marie-Eugénie de Jésus. Cliquer

Biographie sur le site du Vatican.Cliquer

- Sainte Marie-Eugénie Milleret (1817-1898) Fondatrice des Religieuses de l'Assomption à 21 ans, cette pédagogue engagée dans l'éducation des jeunes filles a été canonisée par Benoît XVI le 3 juin 2007.

Figures de sainteté - site de l'Eglise catholique en FranceCliquer






- 12mn pour découvrir Sainte Marie-Eugénie, vidéo des religieuses de l'Assomption, webTV de la CEFVidéo

- Anne-Eugénie Milleret est née à Metz, le 25 août 1817, de Jacques Milleret et d’Eugénie de Brou.

Elle fut baptisée dans la chapelle du château de Preisch (paroisse de Basse-Rentgen). Après la mort de ses parents, elle se rendit à Paris.

Le 30 avril 1839, elle fonda la première communauté de l’Assomption et, au printemps 1842, le premier pensionnat.

Elle devint alors Mère Marie-Eugénie de Jésus. (Dossier de presse - Canonisation de Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou) - Fondatrice des Religieuses de l'Assomption - 1817 (Metz) – 1898 (Paris) - 3 juin 2007 à Rome - diocèse de Metz)Cliquer

- Sainte Marie-Eugénie Milleret - diocèse de ParisCliquer

À Paris, en 1898, sainte Marie-Eugénie de Jésus (Anne-Eugénie Milleret de Brou), vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption, pour l’éducation chrétienne des jeunes filles.

Martyrologe romain

La vieillesse, un état où il ne reste plus que l’amour.

Je n’ai plus qu’à être bonne.


Sainte Marie Eugénie Milleret

Source



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 11 Mar 2018 - 6:41

Dimanche 11 Mars 2018

Fête de Saint Sophrone, Évêque de Jérusalem († 639).


Saint Sophrone de Jérusalem

Patriarche (✝ 639)

Originaire de Damas, rhéteur distingué, Sophrone ne tarde pas à abandonner le monde pour vivre le monachisme.

Il eut tout de même la passion du voyage notamment en Égypte et en Palestine.

C’est en Palestine, en 634, qu’il fut élu, tout laïc qu’il était, patriarche de Jérusalem, siège qu’il occupa peu de temps, obligé de céder devant l’envahisseur et livrer sa ville sainte au calife Omar en 637.

Dès son intronisation comme patriarche, ce juge de la Foi rassemble autour de lui un Concile appelé à se pencher sur l’unité de la personne dans Le Christ.

Au cours de sa longue carrière, Sophrone écrit des vies de Saints, des poèmes et prononce quelques homélies.


Centre dominicain de spiritualité onlineCliquer

A lire aussi

'Saint Sophronius, la prise de Jérusalem par les Perses en 614'Cliquer

À Jérusalem, en 639, saint Sophrone, Évêque, qui eut Jean Moschus pour maître et pour ami, avec qui il visita les lieux où vivaient les Moines.

Élu Évêque de ce siège, après saint Modeste, lorsque la ville sainte tomba aux mains des Sarrasins, il défendit vigoureusement la Foi et la sécurité de son peuple.

Martyrologe romain



Ô mon peuple, que t’ai-je fait ou en quoi t’ai-je contristé?

J’ai rendu la lumière aux aveugles, j’ai purifié les lépreux, j’ai relevé l’homme qui était sur sa couche.


Ô mon peuple, en quoi t’ai-je attristé et que m’as-tu accordé en retour?

Pour la manne, tu m’as donné du fiel, pour l’eau, du vinaigre. Pour mon amour, tu m’as cloué à la Croix.

Saint Sophrone - Tropaire des heures du Vendredi Saint.




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 12 Mar 2018 - 6:54

Lundi 12 Mars 2018

Fête de Saint Louis Orione, Prêtre et Fondateur de nombreuses Congrégations Religieuses (1872-1940).

Sa Congrégation célèbre sa Fête Liturgique le 16 Mai, jour de sa Canonisation, contrairement au martyrologe romain qui célèbre sa Fête Liturgique le 12 Mars, jour de sa naissance au Ciel (Dies natalis).


Prêtre italien (✝ 1940)

Disciple de saint Jean Bosco,Cliquer il est le fondateur de plusieurs instituts religieux dont les vocations sont fort différentes: les Fils de la Divine Providence, les Petites Sœurs missionnaires de la Charité, les Sœurs aveugles du Saint-Sacrement et les Ermites de saint Albert.

Cet apôtre de la miséricorde voua sa vie aux malchanceux et aux souffrants. Il mourut à San Remo en Italie.

- Biographie, site du Vatican.Cliquer

Luigi OrioneFondateur de la Petite Œuvre de la Divine Providence (approuvée en 1903), il passa trois ans à secourir les victimes du séisme de 1908 qui ravagea Messine et Reggio Calabria.

Le développement de la congrégation coïncide avec la fin de la première Guerre Mondiale, avec la création de nombreux collèges et centres de formation et d'assistance.

L'activité missionnaire débuta au Brésil en 1913."Don Orione" a été béatifié par Jean-Paul II le 26 octobre 1980, puis canonisé le 16 mai 2004.

Source: VIS 080625 (210) le 25 juin 2008, Pape a béni la statue du saint italien Luigi Orione (1872-1940), placée dans une niche extérieure de la Basilique vaticane.

Le 27 mai 2016, le Pape encourage la Communauté Don Orione.
À San Remo en Ligurie, l’an 1940, saint Louis Orione, prêtre, qui fonda la Petite Œuvre de la divine Providence, pour le bien des jeunes et de tous les abandonnés.Cliquer

Martyrologe romain

Le Pape a exhorté les membres de la Communauté de Don Orione à veiller à ce que "la foi ne devienne jamais une idéologie, que la charité ne se réduise pas à de la philanthropie, et à ce que l’Eglise ne finisse pas être une ONG".

François, le 27 mai 2016

Source


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Pour un approfondissement


Petite Œuvre de la Divine Providence (Don Orione)





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 13 Mar 2018 - 7:00

Mardi 13 Mars 2018

Fête des Saints Rodrigue et Salomon, Martyrs à Cordoue († 857).


Saints Rodrigue et Salomon de Cordoue

Martyrs de Cordoue (✝ 857)

Ils étaient trois frères vivant à Cordoue sous la domination arabe.

Deux étaient Chrétiens et le troisième était Musulman.


L'un des deux se prit de querelle avec le Musulman. Rodrigue qui est Prêtre, cherche à les réconcilier, mais les deux, à leur tour, le prennent à partie et le laissent sans connaissance.

Le Musulman répand alors le bruit de la conversion de Rodrigue.

Revenu à lui, Rodrigue va cacher sa honte dans la montagne.


Mais les difficultés familiales ne sont pas pour autant terminées. Un jour qu'il descend en ville, son frère Musulman le reconnaît et cherche à le convertir à l'Islam.


Devant son refus, il l'accuse devant les tribunaux d'être un apostat. Ce qui lui vaut d'être condamné à mort.

En prison, Rodrigue fait connaissance d'un autre Chrétien, Salomon, lui aussi condamné à mort. Ils sont tous deux décapités le même jour.

A lire aussi: Santos Rodrigo y Salomón - diocèse de Cordoue (en espagnol)Cliquer

À Cordoue en Andalousie, l’an 857, la passion des Saints martyrs Rodrigue et Salomon.

Le premier, qui était Prêtre, refusa de croire que Mahomet était vraiment un prophète envoyé par le Tout-puissant et fut jeté en prison, où il tomba sur Salomon, qui avait adhéré un moment à l’islam.

Tous deux donnèrent une fin glorieuse, par la décapitation, au parcours de leur combat.

Martyrologe romain.



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 14 Mar 2018 - 6:46

Mercredi 14 Mars 2018

Fête de Chiara Lubich, italienne, Fondatrice des Focolari (1920-2008).
Elle n’est ni Canonisée, ni Béatifiée car morte trop récemment, mais une vie à découvrir).


Chiara Lubich (1920-2008)

Née à Trente, au nord-est de l'Italie, c'est sous les bombardements en 1943, au cœur des affrontements entre Allemands et Alliés, que la jeune fille comprend sa vocation.

« J'ai eu alors cette découverte fulgurante d'un Dieu qui m'aimait intensément. Cet Amour était plus fort que les bombardements qui détruisaient Trente.

À tel point que cela changé radicalement ma vie ».

À cette date, elle décide de consacrer sa Vie à Dieu avec un premier groupe de jeunes filles.

Chiara Lubich est jetée dans le siècle et ne le quittera plus, tout en développant une spiritualité de la communion originale aux racines profondément mariale.

Le mot d'ordre : « faire de l'unité entre nous le tremplin pour courir là où l'unité n'existe pas, et la réaliser », écrit-elle alors.

Elle crée le mouvement des « Focolari », en collaboration avec Igino Giordani


Aujourd'hui, les Focolari sont présents dans 182 pays, et comptent plus de 2 millions de membres.

Statutairement, leur dirigeante doit être une femme. Ils ont développé leur action en direction du dialogue interreligieux, certains membres sont d'ailleurs Protestants, Orthodoxes, Bouddhistes et Musulmans.


Chiara Lubich a pu parler devant des Moines en Thaïlande, des Musulmans de Harlem aux États-Unis, ou des Juifs de Buenos Aires…

Autre domaine de mission, le champ de l'économique et du politique, à partir du concept de l'économie de communion.

Mais l'une des intuitions les plus importantes de Chiara Lubich pour son mouvement et l'Église, c'est l'œcuménisme de spiritualité, comme la Communauté de Taizé, dont elle était proche.

L'une des dernières personnes à l'avoir vue, est le Patriarche œcuménique Bartholomeos Ier, qui était à Rome la semaine du 14 Mars, et a souhaité lui-même lui rendre visite.

La Fondatrice des Focolari était persuadée que la voie de l'unité entre Chrétiens passait par la Prière:

« Jésus abandonné a vaincu toutes les batailles. C'est Lui la réponse à la Prière que je lui avais adressée, avec mes premières compagnes, quand, fascinée par son testament, je lui avais demandé comment réaliser l'unité ».




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