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En quoi la Magie est elle un mal ?

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Message par adelinec le Jeu 13 Nov 2014 - 17:03

Oui, je suis tout à fait d'accord que la possession Lévite nous fait voir un paquet d'affaires biscornues, et certaines sont vraies mais il est mieux d,attendre d'être guérie pour savoir vraiment lesquelles ... Ange aureole

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Message par sga le Jeu 13 Nov 2014 - 17:31

Le site SOS paranormal, site chrétien catholique aborde toutes ces thématiques, avec une documentation, des témoignages et des prières de délivrance notamment


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En quoi la Magie est elle un mal ? - Page 2 Empty Re: En quoi la Magie est elle un mal ?

Message par vévette le Jeu 13 Nov 2014 - 17:43

Il me semble que par la magie et ses rites, c'est une porte ouverte à satan. Je ne crois pas à la magie blanche car elle est le miroir de la magie noire.
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Message par adelinec le Jeu 13 Nov 2014 - 18:00

La tradition nous dit que les Rois Mages sont venus se prosterner devant l'Enfant.  Les maîtres du monde paien sont venus reconnaître Celui qui est au-dessus d'eux, de toutes les puissances, etc.

Ils savaient que le temps était venu, que tout allait changer.  Je te conseillerais quand même de faire tourner à l'arrière du mental une prière continuelle, qui coupera les liens éventuels et t'assurera que c'est bien toi qui prend la décision et non un Autre (Adverse).

Je peux t'assurer que la piqûre de ce genre d'insecte est parfaitement indolore et très toxique.  Il endort avant de pomper sa victime sous hypnose qui croit que ses idées viennent d'elle mais lesquelles ???
Quand on s'en aperçoit, il est bien (trop) tard.  Tout ce qu'il nous reste alors c'est l'espoir de prévenir les autres du danger et comme moi, on tape avec des doigts qui deviennent insensibles et des pieds qui paralysent nous rappelant la fin inéluctable de ce genre de bébelle.

S.O.S. Adeline qui vous supplie de tenter la prière pour faire descendre le Saint Esprit sur la France  Blowing nose avant qu'il ne soit trop tard.  En clair, si cela devait être vrai qu'il y ait un anté-christ , plus personne n'aurait le véritable Esprit Saint et alors, seules les personnes l'ayant obtenu par elle-même sans intermédiaire seraient sauvées. Arche de Noé vraiment très peu de monde.

Je vous donne un extrait de Saint François d'assise qui est mon préféré ...

"Des hommes ont faim. MAIS L,HOMME NE VIT PAS SEULEMENT DE PAIN, il doit encore être nourri de la parole divine.  Il ne faut pas faire aux pauvres l,injure de les traiter comme des corps sans âme ...

...LA CHARITÉ FRANCISCAINE SUSCITERA-T-ELLE DEMAIN DE NOUVELLES FORMES DE SAINTETÉ CAPABLES D'IMPLANTER LA PRÉSENCE DU CHRIST PARMI SES FRÈRES MALHEUREUX ??  

(Note perso : voir sermon sur la MOntagne = programme du Christ pour installer et nourrir l'Esprit saint chez les paiens ou toute personne qui l'a perdu par sa faute ou non. ) pour ne pas qu'elle tombe sOus la LOI  Arche de Noé  mais que SA FOI LUI SOIT IMPUTÉE À JUSTICE = demander la justice qui vient de DIEU "Heureux les pauvres en esprit car le Royaume des cieux est à eux"  JE GRAVERAI MES LOIS DANS LEUR COEUR ET DE LEUR PÉCHÉ ET INIQUITÉS JE NE ME SOUVIENDRAI PLUS.  S.O.S. Dove  Jesus fish  Call cadeau de Dieu car Dans  toute nation, toute personne qui pratique la justice lui est agréable et il ne fait acception de personne ....  NT

PAR CONTRE, au contraire, Cooking le malin dénoyaute,  C\\'est louche  RENOYAUTEZ SVP avant qu'il ne soit trop tard Tête frappe mur  Tête frappe mur  Tête frappe mur

(lu sur le net au hasard : je me glisserai dans le coeur de chacun ;  Réfléchit
remarquez bien le terme glisser ... moi cela ne me dit rien qui vaille  Reading   )

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Message par Sofoyal le Jeu 13 Nov 2014 - 18:24

Poursuis ton chemin ardu vers la Sainteté Adelinec!
Aimes en tous temps car L'Esprit est Amour!
Bonne soirée!
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Message par Liza2028 le Jeu 13 Nov 2014 - 23:57

@Akuro-Akuma a écrit:Elle est interdite par l'Église catholique, mais pas par Dieu

Elle est bien interdite par Dieu, c'est écrit noir sur blanc dans la bible.
Ce n'est pas une invention de l'Eglise catholique.

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Message par Liza2028 le Jeu 13 Nov 2014 - 23:58

Et j'ajoute que si Dieu l'interdit, ce n'est pas pour vous embêtez ou autre mais simplement pour votre bien, pour vous protéger.

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Message par Akuro-Akuma le Mar 18 Nov 2014 - 9:37

La bible a ete modifié par les moines scribes au Moyen âge dans le but de contrôler les pauvres gens, la bible n'est donc pas la parole de Dieu. Exemple: Vous mangez du porc ? Et bien pourtant dans la bible c'est interdit car le porc est un animal impur. Les femmes êtes vous encore soumises a vos maris ? Pourtant c'est écrit dans la "Bible". Avant le moyen âge ce qui composait la bible était la parole de Dieu, les modifications de l'Église du moyen âge l'a corrompue.

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Message par Elmalina le Mar 18 Nov 2014 - 9:38

@Akuro-Akuma a écrit:. Exemple: Vous mangez du porc ? Et bien pourtant dans la bible c'est interdit car le porc est un animal impur.

Jésus a dit " ce n'est pas ce qui rentre dans la bouche de l"homme qui le rend impur mais ce qui en sort"
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Message par vévette le Mar 18 Nov 2014 - 9:57

@Akuro-Akuma a écrit:La bible a ete modifié par les moines scribes au Moyen âge dans le but de contrôler les pauvres gens, la bible n'est donc pas la parole de Dieu. Exemple: Vous mangez du porc ? Et bien pourtant dans la bible c'est interdit car le porc est un animal impur. Les femmes êtes vous encore soumises a vos maris ? Pourtant c'est écrit dans la "Bible". Avant le moyen âge ce qui composait la bible était la parole de Dieu, les modifications de l'Église du moyen âge l'a corrompue.

Nous avons l'Eglise qui nous enseigne et il n'a jamais été question d'interdire le porc.
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Message par sga le Mar 18 Nov 2014 - 11:02

1 ere partie reponse
Copie colle depuis site SOS paranormal
Source
Lettre pastorale de la Conférence des évêques de Toscane (*)Texte italien dans Il Regno-Documenti, 1er octobre. Traduction de la DC. La Conférence épiscopale de Toscane (métropoles de Florence, Pise et Sienne) comprend dix-huit circonscriptions ecclésiastiques.

MAGIE ET DEMONOLOGIE

      « Lorsque tu seras entré dans le pays que Yahvé ton Dieu te donne, tu n'apprendras pas à commettre les même aberrations que ces nations-là. On ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu » (Dt 18, 9-12).


1. « Quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur »
2. La diffusion actuelle de la magie
3. Les raisons du phénomène
4. Gravité du phénomène
5. Le sens de cette Note

I. La magie et ses formes

6. Distinction objective entre religion et magie
7. Possibilités d'influence de la pensée magique sur le comportement religieux
8. Magie « blanche » et magie « noire »
9. Divination et spiritisme

II. Jugement doctrinal de l'Église

10. « Je suis le Seigneur, votre Dieu »
11. L'incompatibilité entre la magie et la foi
12. La magie comme acte moralement illicite

III. Maléfices, possessions diaboliques et interventions de l'Église

13. Le maléfice et son caractère inacceptable
14. Action de Satan et possession
15. La liberté du chrétien et la victoire du Christ
16. Discernement et niveaux d'intervention de l'Église
17. Les exorcismes
18. Les bénédictions

Conclusion: l'urgence d'une nouvelle évangélisation

19. Magie et nouvelle évangélisation
20. Nouvelle évangélisation et démonologie
21. Ouvriers pastoraux et nouvelle évangélisation
22. L'absolue et irremplaçable seigneurie du Christ


1. « Quiconque fait ces choses est en abomination au Seigneur »


      L'avertissement biblique est aujourd'hui plus actuel que jamais. En tant qu'évêques de Toscane, nous ressentons le devoir de le rappeler, avec clarté à nos fidèles. Nous assistons en effet à un retour impressionnant des pratiques magiques. Le phénomène tend à s'imposer dans la vie collective et personnelle de milliers d'individus, y compris les fidèles eux-mêmes. Selon les données les plus récentes, les « utilisateurs de la magie » en Italie seraient presque 12 millions de personnes. Le phénomène nous préoccupe comme indice d'une grave situation de désarroi existentiel, comme pour les présupposés de pensée et les comportements pratiques qu'il suppose.


2. La diffusion actuelle de la magie


      À la magie d'origine agricole et pré-industrielle enracinée dans l'histoire de nos populations, se superposent aujourd'hui des formes de divination qui se revêtent d'hybrides de culture, de « psychologie sauvage » et de références ésotériques. Des magiciens et des mystificateurs, des faux prophètes et des soi-disant illuminés envoûtent des adeptes, extorquent leur argent, présentant comme des « révélations » et des « vérités secrètes » des conceptions de vie d'une pauvreté ahurissante et - ce qui est pire - qui s'écartent de la vérité de la foi. Les adeptes de la magie qui s'attribuent le pouvoir de résoudre des problèmes d'amour, de santé et de richesse, ou prétendent enlever ce que l'on appelle « le mauvais oeil » ou les « sorts » sont des individus qui se font eux-mêmes de la publicité par des insertions payantes dans les journaux, exhibent des attestations universitaires et se font de la publicité sur les écrans de la télévision. Il n'est pas exagéré de parler d'une « industrie de la magie ».


3. Les raisons du phénomène


      Comment peut-on s'expliquer qu'à une époque qui se caractérise par un développement si riche de la pensée scientifique et rationnelle, on constate une diffusion aussi large d'activités de type magico-occultiste? L'augmentation du phénomène, au moins en termes généraux, peut être liée à des requêtes existentielles comme le besoin de conceptions totalisantes de la vie, en mesure de rendre raison du mystère qui l'entoure, la demande de libération de la douleur, du mal et de la peur de la mort, la recherche d'assurances qui permettent de surmonter des situations d'angoisse et de peur, les incertitudes du lendemain et le besoin de points de référence, spécialement après la chute du mythe (des Lumières) du progrès et l'écroulement des idéologies populistes et bourgeoises. Des requêtes réelles et dramatiques qui conduisent certains à choisir le biais de s'adresser à des structures ou des personnes qui se présentent sous l'apparence du « surnaturel », attendant d'elles la solution aux interrogations et aux difficultés du moment présent. C'est également dans cette direction que va la recherche confuse de « faits extraordinaires et miraculeux » que l'on trouve même dans les milieux chrétiens: une recherche qui parfois en appelle à un faux mysticisme ou à des phénomènes de « révélations privées », et qui parfois en arrive même à se tourner vers des références démonologiques, sans aucune vérification du raisonnable et en-dehors d'une authentique maturité de la foi. Parmi les causes de la diffusion de la magie, il faut en effet compter un grave manque d'évangélisation qui ne permet pas aux fidèles d'assumer une attitude critique devant des propositions qui ne représentent qu'un succédané du sens religieux véritable et une triste mystification du contenu authentique de la foi.


4. Gravité du phénomène


      Par ailleurs, le phénomène de la magie se présente sous des aspects notablement diversifiés et complexes. Cela va de formes générales de superstition à des pratiques magiques de divers niveaux, de la divination au spiritisme et même à des groupes et des sectes sataniques qui organisent des réunions et des messes noires. Comme l'a justement observé le cardinal J. Ratzinger: « La culture athée de l'Occident moderne vit encore grâce à la liberté de la peur des démons apportée par le christianisme. Mais si cette lumière rédemptrice du Christ devait s'éteindre, malgré toute sa sagesse et sa technologie, le monde tomberait dans la terreur et le désespoir. Il y a déjà des signes de retour de forces obscures, tandis qu'augmentent dans le monde sécularisé les cultes sataniques » (J. Ratzinger, Rapport sur la foi, 1985.)


5. Le sens de cette Note


      En tant qu'évêques à qui est confiée la responsabilité des Églises particulières de la Toscane, nous ressentons le devoir d'intervenir en cette manière pour mettre en garde les fidèles et nos communautés contre l'invasion d'orientations de pensée et de comportements qui minent les racines mêmes de la foi et sa signification authentique. Dans cette note, nous nous occupons des phénomènes qui concernent la science, de la médecine à la psychiatrie, la parapsychologie, certaines recherches scientifiques sur l'astrologie ou des faits de guérison de nature diverse, ou des rapports entre le paranormal et la religion. Notre intervention est exclusivement de nature théologique et pastorale. Nous analysons le phénomène de la magie et ses diverses formes (première partie); nous rappelons le jugement doctrinal de l'Église (deuxième partie); nous nous arrêtons sur les problèmes spécifiques du « maléfice » et de la « possession diabolique », en indiquant le sens et les conditions d'intervention de l'Église (troisième partie). La conclusion insiste sur la nécessité d'une nouvelle évangélisation, visant à prévenir les phénomènes dénoncés et à proposer de manière positive un christianisme adulte, capable de discernement effectué dans la sagesse et d'une annonce de l'authentique « Évangile du salut », de charité et de prière à l'égard de situations de souffrance. La conscience qui fonde notre intervention découle de la foi en la victoire du Seigneur ressuscité, sur le mal et le Malin: une victoire qui oriente les chrétiens à comprendre leur existence en termes de vie nouvelle dans le Christ, de lumière et de grâce.


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I. La magie et ses formes


6. Distinction objective entre religion et magie


      Le problème d'une définition de la magie est de soi difficile étant donné la diversité des phénomènes. Cependant, une donnée fondamentale semble acquise parmi les savants: la distinction objective que l'on doit mettre, sur le plan anthropologique et culturel, entre « religion » et « magie ». La distinction découle de la manière diverse dont les deux expériences se rapportent à ce qui est transcendant:

      - La religion fait une référence directe à Dieu et à son action, de sorte qu'il n'existe pas et ne peut pas exister d'expérience religieuse sans cette référence;

      - La magie implique une vision du monde qui croit à l'existence de forces occultes qui exercent une influence sur la vie de l'homme et sur lesquelles celui qui exerce la magie (ou l'usager) pense pouvoir exercer un contrôle par l'intermédiaire de pratiques rituelles capables de produire automatiquement des effets; le recours à la divinité - quand il existe - est purement fonctionnel, subordonné à ces forces et aux effets voulus.

      En effet, la magie n'admet aucun pouvoir supérieur à elle-même; elle affirme qu'elle peut contraindre les « esprits » eux-mêmes ou les « démons » évoqués à se manifester et à accomplir ce qu'elle demande. Aujourd'hui encore, celui qui recourt à la magie ne pense pas d'abord s'adresser à Dieu - au Dieu personnel de la foi et à sa Providence sur le monde - mais plutôt à des forces occultes impersonnelles, supra-humaines et au-dessus du monde, régnant sur la vie du cosmos et de l'homme. Il pense qu'il doit se défendre contre ces forces en ayant recours à des gestes pour les conjurer et à des amulettes, ou il présume qu'il peut en retirer quelque bénéfice par des formules d'incantation, des philtres ou des actions liées aux astres, à la création ou à la vie humaine. C'est dans ce contexte qu'entre le caractère producteur de l'acte magique, qui n'admet - une fois mis en acte selon les modalités requises - aucune possibilité d'échec. Cela se passe sous des formes variées. Il y a magie imitative, selon laquelle le semblable produit le semblable: verser de l'eau par terre amènera la pluie, transpercer les yeux d'une poupée rendra aveugle ou fera mourir la personne qu'elle représente. Il y a la magie contagieuse, pour laquelle ce qui est contigu agit sur le contigu ou une partie sur le tout, au point qu'il suffit de mettre en contact deux réalités, animées ou inanimées, pour qu'une force bénéfique ou maléfique se transmette de l'une à l'autre: ainsi, « toucher du fer » ou « jeter du sel » éloignera les influences négatives ou les sorts à cause de vertus spéciales que renferment ces éléments. Enfin, il y a une magie incantatoire, qui attribue un pouvoir particulier à des formules ou des actions symboliques, que l'on croit capables de produire les effets évoqués ou indiqués par ces formules.

      Sous quelque forme qu'elle s'exprime, la magie représente un phénomène qui n'a rien à voir - sur le plan objectif, - avec le sens authentique de la religion et le culte de Dieu. Au contraire, elle est son ennemie et son antagoniste. A juste titre, la raison scientifique contemporaine (ou simplement la raison élémentaire) considère la magie comme une forme d'irrationalité, que ce soit par rapport aux conceptions pré-logiques dont elle se réclame, ou par rapport aux moyens qu'elle met en oeuvre ou aux fins qu'elle poursuit. Il existe chez les savants des opinions diverses sur l'origine de la magie. Certains en identifient la source dans une autosuggestion ou une « névrose obsessionnelle » de l'individu ou de la société. D'autres l'expliquent comme une réaction de défense contre - ou une détérioration de - l'idée de Providence divine. Certains, allant au-delà, voient dans la magie l'expression d'une volonté de puissance de l'homme, orientée vers la réalisation de son rêve archétype: être Dieu. De fait, quelle que soit l'explication dont on part, par la croyance magique se manifeste une sorte de réédition de cette tentation des origines qui a été à la racine du premier péché, présent au coeur de l'homme comme tendance et suggestion sournoise du Tentateur.


7. Possibilités d'influence de la pensée magique sur le comportement religieux


      On doit par ailleurs observer que si religion et magie représentent objectivement deux phénomènes distincts, ils peuvent parfois subjectivement converger sous certains aspects, et ceci peut se produire dans la vie même des chrétiens.

      La pensée magique se caractérise par deux attitudes essentielles: le sentiment du désir d'obtenir quelque chose que l'on ne possède pas ou le sentiment de la peur qui amène à penser que l'on peut mettre des pouvoirs occultes à son propre service, et la nette séparation entre le rite et la vie. Pour pouvoir répondre à ces demandes, la magie, se basant sur la croyance en des forces mystérieuses en mesure de parvenir au-delà des simples causes physiques naturelles, met en oeuvre des rituels auxquels elle attribue une efficacité directe, indépendamment de Dieu et de son action, pour atteindre l'effet attendu ou souhaité par le désir. Le caractère opératoire de ces rituels n'a aucun rapport, dans la perception du sujet, avec son attitude éthique et ses opinions existentielles. En effet, à cause de sa structure fondamentale, la magie n'implique pas de soi de lien quelconque avec les choix moraux de la personne et avec ses devoirs: un individu peut avoir un comportement répréhensible ou vivre dans des situations de faute, d'égoïsme et de haine, mais rien de tout cela, au moins en principe, ne pourra être un empêchement puisque le rituel magique exactement observé ou répété infatigablement produit les effets qui lui sont attribués.

      Il est évident que la signification authentique de la religion et, surtout, la notion chrétienne de liturgie n'ont rien à voir avec composantes de la pensée magique. Malgré cela, subjectivement, on peut créer des superpositions et même des collusions. Précisément parce que l'origine de la magie ne se trouve pas dans la raison mais dans le sentiment, on peut rencontrer chez le croyant aussi une dissociation du même type: par la raison, il est conscient de poser des actes chrétiens dans lesquels il sait que Dieu et sa grâce sont présents, mais, sur le plan du sentiment, ce qui fonctionne en lui peut être une attitude de type magique, liée seulement au désir d'obtenir quelque chose ou d'échapper à une force impersonnelle dont il a peur. Des considérations analogues valent aussi pour la conception correcte de Dieu et du sacrement lui-même, ou quand il est séparé des dispositions de foi et de la réponse de vie qu'il exige. Le rite sacramentel, où la grâce du Christ est à l'oeuvre, exige l'implication personnelle du croyant et l'adéquation de la vie à ce que l'on proclame par l'acte de célébration et que l'on reçoit comme un don de Dieu. Nous voulons mettre en garde nos fidèles contre les dangers, les inviter à une redécouverte permanente du sens authentique du « rite » de l'Église par rapport à une véritable maturité de la foi et une correspondance réelle entre ce que l'on croit, ce que l'on célèbre et ce que l'on vit. En effet, il y a un rapport inséparable entre la foi, le culte et l'existence chrétienne.

      Le but de cette Note, cependant, n'est pas d'abord d'examiner le danger d'une interférence de la pensée magique avec le comportement des chrétiens, mais plutôt de dénoncer le phénomène de la magie en elle-même et sous ses diverses formes, même si on ne doit jamais oublier les reflets qu'elle peut avoir sur la vie et la pratique liturgique des fidèles.


8. Magie « blanche » et magie « noire »


      On distingue traditionnellement la magie « blanche » et la magie « noire ». cette distinction a un sens, spécialement quant au niveau différent de responsabilité morale auquel elle renvoie.

      L'expression magie « blanche » peut être rapportée à deux pratiques très diverses. On peut entendre par là l'art de réaliser des prodiges par des moyens naturels; en ce sens, elle équivaut aux jeux de prestige ou aux phénomènes d'illusionnisme. Il est évident qu'un tel art, pourvu qu'il n'emploie pas des moyens illicites et ne vise pas des fins malhonnêtes, est de soi inoffensif et légitime. Ce n'est pas à lui que nous faisons allusion dans cette Note. Mais il en va tout autrement si, par magie « blanche », on entend des formes d'intervention qui prétendent viser des buts, soit bénéfiques comme le rétablissement d'un rapport d'amour, la guérison d'une maladie, la résolution de problèmes économiques, etc., mais en recourant à l'usage de moyens inadéquats comme des talismans et des amulettes, des porte-bonheur et des philtres, des croyances en des liens existant entre le tirage des cartes, et des personnes ou des événements, ou bien par le recours à des pratiques médicales centrées sur les arts occultes ou des pouvoirs « supra-humains ». Il est clair qu'en ce cas entrent en jeu aussi bien des formes de superstition que des escroqueries et des comportements trompeurs, contraires à la nature même de la foi et donc illicites et inacceptables, quand ils ne sont pas également dangereux pour l'intégrité psycho-physique elle-même et la vie morale de ceux qui en sont les victimes.

      Encore plus grave est la magie « noire ». D'une manière directe ou indirecte, elle en appelle à des pouvoirs diaboliques, ou, de toute façon, elle prétend agir sous leur influence. En règle générale, la magie « noire » poursuit des buts maléfiques (procurer des maladies, des malheurs, la mort) ou influencer le cours des événements dans son intérêt propre, spécialement pour en tirer des avantages personnels comme des honneurs, des richesses ou des choses semblables. On l'appelle magie « noire » à cause des méthodes auxquelles elle recourt et des fins qu'elle poursuit. Cette forme de magie est une véritable expression d'anti-culte, qui vise à ce que ses adeptes deviennent des « serviteurs de Satan ». Elle comprend tous ces rites ésotériques, sur fond satanique, qui ont leur point d'orgue avec ce que l'on appelle les messes noires. De fait, une telle forme de magie ne s'explique pas sans une « influence du père du mensonge » (Jn 8, 44) qui, comme l'enseigne l'Écriture, tente de toutes les manières de faire dévier l'homme de la vérité et de le conduire à l'erreur et au mal (cf. 1 P 5, Cool, malgré la défaite qu'il a subie avec la venue en ce monde du Fils de Dieu (cf. Lc 10, 18) et le triomphe glorieux de sa résurrection (cf. Ph 2, 9).

9. Divination et spiritisme


      À la magie, sous ses deux formes, est liée la divination: une pratique qui, au sens strict, constitue une tentative de vouloir prédire l'avenir à partir de signes tirés du monde de la nature, ou en se servant de l'interprétation de présages ou de sorts d'origine diverse; en un sens plus large, souvent parmi les gens les plus simples, elle représente un mélange de crédulité et d'intentions ingénues visant à connaître par avance, à l'aide de moyens ou arts particuliers, quelque fait qui surviendra. Font partie de la divination, l'astrologie (prétendre cerner l'avenir libre des hommes dans les astres ou l'ordonnancement des étoiles), la cartomancie (se faire prédire l'avenir par les cartes, les « tarots »), la chiromancie (déchiffrement des lignes de la main), et des formes semblables. La pire expression de la divination, et la plus grave, est la nécromancie ou spiritisme, c'est-à-dire le recours aux esprits des morts pour entrer en contact avec eux et dévoiler l'avenir ou un de ses aspects. Les séances de spiritisme appartiennent à ce genre de magie. Au cours de ces séances, les participants et les médiums (édition moderne des anciens nécromanciens) s'efforcent d'invoquer les âmes de défunts (par exemple, de soi-disant enregistrements de voix d'outre-tombe): en réalité ils introduisent une forme d'aliénation par rapport au présent et font une mystification de la foi dans l'au-delà, généralement par des truquages, agissant de fait comme des instruments de forces du mal qui s'en servent souvent à des fins destructrices, destinées à confondre l'homme et à l'éloigner de Dieu.

      En interaction avec ces différents types de divination, nous trouvons des groupes ésotériques et occultistes d'origine ancienne ou nés récemment (de la théosophie à l'anthroposophie, jusqu'au Nouvel Âge), qui prétendent « ouvrir une porte » pour faire entrer dans la connaissance de vérités cachées et acquérir des pouvoirs spirituels spéciaux. De tels groupes engendrent un grand désarroi dans l'esprit des gens, spécialement des jeunes, et conduisent à des comportements extrêmement discutables et graves du point de vue chrétien. On ne peut pas non plus oublier ce grand mouvement à la fois initiatique et magique qu'est la maçonnerie, au moins chez certains de ses groupes et dans des formes qui en découlent. Dans la plus grande partie des cas, il s'agit d'une réédition des cultes gnostiques qui proposent à nouveau l'ancienne idée de magie comme volonté de puissance visant à mettre les forces occultes (bonnes ou mauvaises), que l'on pense être à l'oeuvre dans le monde, à son propre service. Ces groupes se présentent comme des « chemins de salut » (d'où leur caractère secret, les rituels mis en actes et le recours à la figure d'un leader doté de pouvoirs exceptionnels), parfois en employant le nom même de Jésus-Christ ou en recourant à des rites qui se voudraient « sacramentels ».

      Il est évident que l'on ne peut accepter ces groupes et leurs pratiques. À la place du sentiment religieux, de la recherche de Dieu et de la vie sacramentelle, ils introduisent des pratiques magiques, des systèmes de pensée et de vie qui sont totalement incompatibles avec la vérité de la foi.

      On rencontre même des groupes où ont lieu des abus de caractère sexuel, avec des conséquences préoccupantes pour les personnes impliquées, que ce soit au niveau moral ou psychique. Nous ne cesserons jamais de mettre en garde les fidèles contre le danger de ces sectes et de leurs erreurs, en redisant l'invitation de Paul à Timothée: « Un temps viendra où l'on ne supportera plus l'enseignement solide; mais, au gré de leur caprice, les gens iront chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d'entendre du nouveau » (2 Tm 4, 3-4), ou le rappel de Jean: « Ne croyez pas n'importe quel inspiré, mais examinez les inspirations pour voir si elles viennent de Dieu, car beaucoup de faux prophètes se sont répandus dans le monde » (1 Jn 4, 1). La connaissance intégrale de l'Évangile et la rencontre vécue avec le Christ dans l'Église, sont Épouse, représentent le meilleur antidote à ces formes de néo-paganisme. Il faut cependant que les croyants soient convenablement évangélisés quant aux fondements de la foi dans le Seigneur ressuscité, l'accueil de sa Parole et de ses sacrements, l'expérience authentique de la prière et de la vie ecclésiale.
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En quoi la Magie est elle un mal ? - Page 2 Empty Re: En quoi la Magie est elle un mal ?

Message par tous artisans de paix le Mar 18 Nov 2014 - 11:03

@Akuro-Akuma a écrit:La bible a ete modifié par les moines scribes au Moyen âge dans le but de contrôler les pauvres gens, la bible n'est donc pas la parole de Dieu. Exemple: Vous mangez du porc ? Et bien pourtant dans la bible c'est interdit car le porc est un animal impur. Les femmes êtes vous encore soumises a vos maris ? Pourtant c'est écrit dans la "Bible". Avant le moyen âge ce qui composait la bible était la parole de Dieu, les modifications de l'Église du moyen âge l'a corrompue.



Si vous prenez une Bible et que vous lisez l'ancien testament, vous verrez que la liste des animaux qui étaient considérés comme étant impurs par les juifs y figure toujours: les moines du moyen âge n'ont rien enlevé du tout, c'est toujours visible dans toutes les Bibles.



Sans oublier que l'Ancien Testament est commun aux juifs et aux chrétiens, en plus! (et l'interdiction de la magie est commune aux juifs et aux chrétiens)



Vous devriez peut-être lire la Bible, avant de critiquer son contenu, que vous ne connaissez apparemment pas.




Voici à présent ce que nous apprend le Nouveau Testament:


Saint Pierre a eu une vision, dans laquelle Dieu lui demande de tuer des animaux jusqu'alors considérés comme impurs et de les manger.


Pierre proteste, alors Dieu lui dit: "Ce que Dieu a déclaré pur, toi ne le considère pas comme impur".


actes des apôtres 10

9 Le lendemain, comme ils étaient en route et approchaient de la ville, Pierre monta sur la terrasse vers la sixième heure, pour prier.
10 Or, il se trouva avoir faim et il voulut manger. Pendant qu'on préparait (son repas), il lui survint une extase:
11 il voit le ciel ouvert, et quelque chose (en) descendre comme une grande nappe, tenu par quatre bouts, et s'abaissant vers la terre;
12 au dedans se trouvaient tous les quadrupèdes et les reptiles de la terre, et les oiseaux du ciel.
13 Et il vint une voix vers lui: " Debout, Pierre! tue et mange. "
14 Mais Pierre dit: " Oh! non, Seigneur, car jamais je n'ai rien mangé de souillé ni d'impur. "
15 Et une voix de nouveau, pour la seconde fois, (vint) vers lui: " Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne l'appelle pas souillé. "
16 Et cela se fit par trois fois, et aussitôt la chose fut enlevée dans le ciel.




Les apôtres se sont, plus tard, demandé s'il fallait imposer aux païens (appelés "gentils) qui se convertissaient au christianisme de respecter la loi juive de Moïse et de se faire circoncire.


Ils ont décidé que ce n'était pas nécessaire.


Mais pour que cela ne crée pas trop de clivage avec les chrétiens d'origine juive et avec les juifs, ils ont instauré une espèce de loi de transition:


Actes des apôtres 15

19 C'est pourquoi je suis d'avis qu'on n'inquiète pas ceux d'entre les Gentils qui se convertissent à Dieu,
20 mais qu'on leur mande de s'abstenir des souillures des idoles, de la fornication, des viandes étouffées et du sang.
21 Car, depuis les générations anciennes, Moïse a dans chaque ville des hommes qui le prêchent, puisqu'on le lit chaque sabbat dans les synagogues. "




Saint Paul, dans ses lettres, essayait de rassurer les chrétiens d'origine païenne qui ne savaient pas trop s'ils devaient manger de tout ou pas: il disait qu'il était certain que les chrétiens d'origine païenne pouvaient manger de tout, mais que si quelqu'un avait peur de commettre un péché en mangeant de tout, il ne fallait pas le forcer. Il fallait le respecter et vivre en paix.


Si quelqu'un croit qu'il commet un péché et fait quand même ce qu'il croit être un péché, c'est moralement répréhensible.


On ne peut pas dire: "je crois que je vais commettre un péché, mais je m'en fiche, je le fais quand même".


Même si ce n'est pas vraiment un péché, il y a quelque chose de moralement répréhensible: ça veut dire qu'on aurait été d'accord pour pécher.


C'est pourquoi St Paul pensait qu'il ne fallait pas forcer les gens à manger de tout s'ils n'en avaient pas envie.


Romains 14


1 Quant à celui qui est faible dans la foi, accueillez-le sans discuter ses opinions.
2 Tel croit pouvoir manger de tout; tel autre, qui est faible, se nourrit des légumes.
3 Que celui qui mange ne méprise point celui qui ne mange pas, et que celui qui ne mange pas ne juge point celui qui mange, car Dieu l'a accueilli parmi les siens

4 Qui es-tu, toi qui juges le serviteur d'autrui? S'il se tient debout, ou s'il tombe, cela regarde son maître. Mais il se tiendra debout car Dieu a le pouvoir de le soutenir.
5 Tel met de la différence entre les jours; tel autre les estime tous pareils: que chacun ait dans son esprit une pleine conviction.
6 Celui qui observe tel ou tel jour, l'observe en vue du Seigneur; et celui qui mange, mange en vue du Seigneur, car il rend grâces à Dieu; et celui qui ne mange pas, c'est en vue du Seigneur qu'il ne mange pas, et il rend aussi grâces à Dieu.
7 En effet, nul de nous ne vit pour soi-même, et nul ne meurt pour soi-même.
8 Car, soit que nous vivions, nous vivons pour le Seigneur; soit que nous mourrions, nous mourons pour le Seigneur. Soit donc que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur.
9 Car le Christ est mort et a vécu afin d'être le Seigneur et des morts et des vivants.
10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère? Toi, aussi, pourquoi méprises-tu ton frère? puisque nous paraîtrons tous devant le tribunal du Christ;
11 car il est écrit: " Je suis vivant, dit le Seigneur; tout genou fléchira devant moi, et toute langue donnera gloire à Dieu. "
12 Ainsi chacun de nous rendra compte à Dieu pour soi-même.
13 Ne nous jugeons donc plus les uns les autres; mais jugez plutôt qu'il ne faut rien faire qui soit pour votre frère une pierre d'achoppement ou une occasion de chute.
14 Je sais et je suis persuadé dans le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi; néanmoins, si quelqu'un estime qu'une chose est impure, elle est impure pour lui.
15 Or, si pour un aliment, tu contristes ton frère, tu ne marches plus selon la charité; n'entraîne pas à la perdition, par ton aliment, un homme pour lequel le Christ est mort.
16 Que votre bien ne soit pas un sujet de blasphème!
17 Car le royaume de Dieu ce n'est pas le manger et le boire; mais la justice et la paix et la joie dans l'Esprit-Saint .
18 Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
19 Recherchons donc ce qui contribue à la paix et à l'édification mutuelle.
20 Garde-toi, pour un aliment, de détruire l'oeuvre de Dieu. Il est vrai que toutes choses sont pures, mais il est mal à un homme de devenir, en mangeant, une pierre d'achoppement.
21 Ce qui est bien, c'est de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, de ne rien faire qui soit pour ton frère une occasion de chute, [de scandale ou de faiblesse].
22 As-tu une conviction? Garde-la pour toi-même devant Dieu. Heureux celui qui ne se condamne pas dans l'acte qu'il approuve.
23 Mais celui qui a des doutes, s'il mange, il est condamné, parce qu'il n'agit pas par conviction; tout ce qui ne procède pas d'une conviction est péché.



Mais, à l'inverse, St Paul ne supportait pas qu'on interdise aux chrétiens d'origine païenne de manger de tout et qu'on essaie de les forcer à respecter les prescriptions alimentaires de la loi de Moïse et qu'on les force à être circoncis: on ne doit pas forcer quelqu'un à manger de tout, mais on ne doit pas non plus interdire à quelqu'un de manger de tout s'il en a envie.


Paul a même adressé un reproche à Pierre (Cephas, en hébreux) qui mangeait sans problème avec les païens et qui, par peur d'être jugé, n'a plus osé le faire quand des chrétiens d'origine juive sont arrivés dans la ville où il était:


Galates 2

11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était digne de blâme.
12 En effet, avant l'arrivée de certaines gens de l'entourage de Jacques, il mangeait avec les païens; mais après leur arrivée, il s'esquiva, et se tint à l'écart, par crainte des partisans de la circoncision.
13 Avec lui, les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabé lui-même s'y laissa entraîner.
14 Pour moi, voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Evangile, je dis à Céphas en présence de tous: " Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des Gentils et non à la manière des Juifs, comment peux-tu forcer les Gentils à judaïser? "




Et il conclura, dans le chapitre suivant, que tout le monde a été racheté par Jésus, juifs comme païens: il n'y a plus lieu d'éviter de se mélanger: la loi de Moïse a valu un temps; maintenant, c'est un régime différent.


Les hommes sont réconciliés avec Dieu et sont tous rachetés; il n'y a plus lieu d'éviter de se mélanger. Comment s'aimer les uns les autres, si on évite le plus possible de se fréquenter?


(la loi de Moïse empêchait un peu aux juifs de trop fréquenter les païens; par exemple, un juif ne pouvait pas être invité à manger à la table d'un païen; juifs et païens ne pouvaient pas trop se mélanger)



Galates 3

26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi dans le Christ Jésus.
27 Vous tous, en effet, qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ.
28 Il n'y a plus ni Juif ni Grec; il n'y a plus ni esclave ni homme libre; il n'y a plus ni homme ni femme: car vous n'êtes tous qu'une personne dans le Christ Jésus.
29 Et si vous êtes au Christ, vous êtes donc " descendance " d'Abraham, héritiers selon la promesse.




Par contre, les chrétiens devaient quand même éviter de manger les viandes qui avaient été offertes en sacrifices aux idoles. ça aurait pu créer de la confusion dans l'esprit des gens et laisser croire que les chrétiens adoraient les idoles.





Enfin, pour ce qui est de la prétendue falsification de la Bible, sachez qu'on a retrouvé, d'après ce que j'ai lu quelque part, environ 5000 manuscrits du nouveau testament en langue grecque et 8000 dans d'autres langues comme l'araméen, soit 13 000. (peut-être d'avantage aujourd'hui, je ne sais pas de quand datent ces chiffres)



Sans compter que l'ancien et le nouveau testament ont été abondamment cités et commentés par les pères de l'Eglise - les chrétiens des premiers siècles du christianisme - bien avant le moyen âge. Il n'y a donc pas de falsification possible des textes par des moines.


Enfin, Dieu n'aurait pas laissé la parole de son Fils se perdre aussi facilement: est-ce que Dieu va envoyer son Fils pour que, 5 minutes après, plus personne ne sache ce qu'il a dit et ce qu'il a fait et que sa parole se perde complètement?


Non.


Il y a, de nos jours, des tentatives de "trucage" des textes (ex: bible des témoins de Jéhovah). Comme il y a toujours eu des doctrines hérétiques, d'ailleurs. Mais il y a assez de preuves historiques pour savoir à quoi se fier: renseignez-vous.





Mais de toute façon, je pense que vous ne cherchez pas vraiment à connaître la vérité: vous avez des préjugés et vous ne souhaitez pas vous renseigner sérieusement.



Pourquoi être venue sur un forum catholique, si ce n'est pas pour chercher à découvrir des choses mais juste pour critiquer l'Eglise et l'accuser de falsification? scratch



C'est dommage.  Désolé



Vous pourriez découvrir tellement de choses merveilleuses - à commencer par Dieu! - en vous renseignant un peu et en laissant de côté vos préjugés, qui proviennent des mensonges que font circuler les détracteurs de l'Eglise et du christianisme. Very Happy



Pensez-y!



Amitiés Coucou


Dernière édition par tous artisans de paix le Mar 18 Nov 2014 - 11:29, édité 4 fois
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En quoi la Magie est elle un mal ? - Page 2 Empty Re: En quoi la Magie est elle un mal ?

Message par sga le Mar 18 Nov 2014 - 11:05

2 eme partie

II. Jugement doctrinal de l'Église


10. « Je suis le Seigneur, votre Dieu »


      En général, l'Église ne s'est pas beaucoup préoccupée d'entrer d'une manière analytique dans les détails du phénomène de la magie: cependant, la condamnation de celle-ci a été constante et sans équivoque, en accord avec ce qu'enseigne l'Écriture Sainte. On connaît l'extrême dureté de l'Ancien Testament contre qui pratique la magie (cf. Ex 22, 17; Lv 20, 27). La raison de tant de sévérité réside dans le fait que la magie est un refus du Dieu unique et vrai: « Ne vous tournez pas vers les spectres et ne recherchez pas les devis; ils vous souilleraient. Je suis le Seigneur, votre Dieu » (Lv 19, 31). « Celui qui s'adressera aux spectres et aux devins pour se prostituer à leur suite, je me tournerai contre cet homme-là et je le retrancherai du milieu de mon peuple... car je suis le Seigneur, votre Dieu » (Lv 20, 6-7). Dans la vision biblique, la magie représente un acte d'apostasie du Seigneur, unique sauveur de son peuple (cf. Dt 13, 6) et équivaut à un geste de rébellion à l'égard de Dieu et de sa Parole (cf. 1 Sm 15, 23). « Moi, je suis le Seigneur, et en dehors de moi il n'y a pas de sauveur. C'est moi qui ai révélé, sauvé et fait entendre » (Is 43, 11-12). Une chose est la prophétie, annonciatrice du salut du Seigneur, autre chose sont les présages des devins et des magiciens, porteurs de fausseté et de tromperie (cf. Jr 27, 9; 29, 8; Is 44, 25; 47, 12-15). S'adonner à la magie, c'est comme s'adonner à la prostitution. « Mon peuple consulte son morceau de bois, c'est son bâton qui le renseigne; car un esprit de prostitution les égare, et ils se prostituent, s'éloignant de leur Dieu » (Os 4, 12; Is 2, 6; 3, 2-3). Le Livre de la Sagesse souligne ironiquement combien les rites magiques, au lieu de sauver, conduisent à une situation encore pire. « Les artifices de l'art magique demeurent impuissants et sa prétention à l'intelligence est honteusement confondue, car ceux qui promettaient de bannir de l'âme malade des terreurs et les troubles sont eux-mêmes malades d'une peur ridicule » (Sg 17, 7-Cool

      Le Nouveau Testament se situe dans la même ligne quand, lorsqu'il demande la foi en l'unique Seigneur Jésus et le baptême en son nom, il exige le refus de toute mentalité et de tout comportement magiques (cf. Ac 8, 9-13; 19, 18-20). Il existe, en effet, une nette opposition, entre l'annonce de la foi et la magie (cf. Ac 13, 6-12; 16, 16-24). Les vrais croyants sont appelés à s'en remettre à l'unique prophète, le Seigneur Jésus, le Fils bien-aimé du Père (cf. Mc 1, 11) et aux saintes Écritures données par l'Esprit à son Église (cf. 2 P 1, 16-21). La « sorcellerie » sous quelque forme qu'elle se manifeste, fait partie des oeuvres qui écartent de l'héritage du Royaume de Dieu (cf. Ga 5, 20), si bien que l'Apocalypse exclut de la Jérusalem céleste les « menteurs » et les « sorciers » de tout genre (Ap 9, 21; 18, 23; 21, 8; 22, 15). En effet, la magie remplace Dieu par des créatures et représente une reprise de cette tentation diabolique à laquelle Jésus lui-même a voulu se soumettre, en remportant la victoire: « Le démon lui dit: ''Je te donnerai tout ce pouvoir, et la gloire de ces royaumes... Si tu te prosternes devant moi, tu auras tout cela''. Jésus lui répondit: ''Il est écrit: tu te prosterneras devant le Seigneur ton Dieu, car c'est lui seul que tu adoreras''  » (Lc 4, 6-Cool.


11. L'incompatibilité entre la magie et la foi


      Tel est l'enseignement constant de la foi chrétienne. Déjà la Didaché, parmi les voies qui conduisent à la mort, met, à côté de l'idôlâtrie, la magie et les incantations (Dicaché, 1 , 5). Tatien, vers la fin du IIe siècle, entame une dure polémique contre le fatalisme astral dans lequel il voit une forme de pouvoir du démon sur l'humanité (Tatien, Oratio ad graeco, 8-11 et 16-19). Hippolite, dans la Tradition apostolique, exclut du baptême les magiciens, les astrologues et les devins (S. Hippolite, Traditio apostolica, 41). Tertullien prononce des paroles très sévères à l'égard de tous ceux qui pratiquent la magie: « Des astrologues, des sorciers, des charlatans de tout acabit, on ne devrait pas même en parler. Pourtant, récemment, un astrologue qui se déclare chrétien a eu l'imprudence de faire l'apologie de son métier! Il est donc nécessaire de rappeler, même brièvement, à cet homme et à ses semblables, qu'ils offensent Dieu en mettant les astres sous la protection des idoles et en faisant dépendre d'eux le sort des humains. L'astrologie et la magie sont des inventions abjectes des démons » (Tertullien, De idolatria, IX, 1).

      C'est là un jugement qui est partagé par la majorité des Pères de l'Église. Selon Augustin, la magie est démoniaque; à l'opposé, la religion chrétienne est victoire sur le pouvoir du démon et en rupture complète avec un tel monde (S. Augustin, De doctrina christiana, II, 35-36).

      Devant les difficultés des nouveaux convertis à abandonner les anciennes pratiques magiques, la condamnation se fait si forte et massive qu'elle finit par attribuer au démon toute la magie, sous toutes ses formes, identifiée qu'elle est avec la possession diabolique. Si la position de saint Thomas demeure extrêmement équilibrée (S. Thomas, Somme théologique, II-II, a. 1-Cool, de nombreux textes, spécialement au Moyen Âge tardif, en viennent à des accentuations excessives, arrivant à développer l'idée du « maléfice » comme un pouvoir que des êtres humains, spécialement des femmes, peuvent exercer sur les autres, après avoir négocié avec le démon la cession de leur âme en échange de pouvoirs préternaturels qu'ils pourraient exercer à vie. Une idée qui a mené, du XVè au XVIIIè siècles, à la triste histoire des persécutions exercées contre les sorciers et les magiciens. Ces événements, tout en tenant compte du contexte de la difficulté d'un jugement historique à posteriori, restent humiliants pour la chrétienté occidentale. Nous ne devons pas oublier par ailleurs que, même en ces circonstances, il y a eu des hommes courageux comme Cornelius Loos et je jésuite F. von Spes en Allemagne, qui, au nom de la foi, se sont opposés à de tels excès.

      En tout cas, les événements qui se déroulèrent au cours de ces siècles doivent rendre les chrétiens prudents pour juger que la magie est un effet direct - toujours et en toute circonstance - du démon. Par ailleurs, du point de vue théologique, on ne peut raisonnablement réduire la réalité des pratiques magiques, spécialement celles de la magie noire, seulement à un phénomène psychique déviant ou à un simple acte peccamineux de l'homme. On ne peut exclure qu'il y ait dans ces pratiques une action ou une dépendance de Satan, l'adversaire juré du Seigneur Jésus et de son salut. Le diable - comme nous l'enseigne l'Apocalypse - emploiera jusqu'à la fin des temps tout ses pouvoirs et sa sagacité pour tromper les baptisés et s'opposer à la pleine réalisation du projet salvifique de Dieu sur la monde. « Un dur combat entre les puissances des ténèbres - affirme le Concile Vatican II - passe à travers toute l'histoire des hommes; commencé dès les origines, il durera, le Seigneur nous l'a dit, jusqu'au dernier jour. Engagé dans cette bataille, l'homme doit sans cesse combattre pour s'attacher au bien; et ce n'est qu'au prix de grands efforts, avec la grâce de Dieu, qu'il parvient à réaliser son unité intérieure » (Gaudium et spes, 37).


12. La magie comme acte moralement illicite


      Le chrétien ne peut accepter la magie car il ne peut accepter de faire passer Dieu après de fausses croyances. Il ne peut non plus accepter de penser que sa vie est dominée par des forces occultes manipulables à volonté par des rites magiques ou que son avenir est écrit à l'avance dans les mouvements stellaires ou d'autres formes de présage. « Dieu - dit le Catéchisme de l'Église catholique - peut révéler l'avenir à ses prophètes ou à d'autres saints. Cependant, l'attitude chrétienne juste consiste à s'en remettre avec confiance entre les mains de la Providence pour ce qui concerne le futur et à abandonner toute curiosité malsaine à ce propos. L'imprévoyance peut constituer un manque de responsabilité » (CEC, n. 2115)

      La magie « noire », plus particulièrement, représente une faute très grave pour le croyant. Cela vaut - selon une manière diverse - pour la divination et le spiritisme. « Toutes les formes de divination - explique le Catéchisme de l'Église catholique - sont à rejeter: recours à Satan ou aux démons, évocation des morts ou autres pratiques supposées à tort « dévoiler » l'avenir. La consultation des horoscopes, l'astrologie, la chiromancie, l'interprétation des présages et des sorts, les phénomènes de voyance, le recours aux médiums recèlent une volonté de puissance sur le temps, sur l'histoire et finalement sur les hommes, en même temps qu'un désir de se concilier les puissances cachées. Elles sont en contradiction avec l'honneur et le respect, mêlé de crainte aimante, que nous devons à Dieu seul » (CEC, n. 2116).

      En se reconnaissant appelé par Dieu à vivre sa propre existence comme une réponse libre à son projet d'amour par l'accueil de la grâce, le baptisé refuse toute forme de pratiques magiques dans la mesure même où elles constituent une déviation de la vérité révélée, où elles sont contraires à la foi en Dieu Créateur et au culte exclusif qui lui est dû, opposées à la reconnaissance de Jésus-Christ comme unique Rédempteur de l'homme et du monde, et au don de son Esprit et, donc, sont en contradiction avec l'intégrité de la profession de la foi et dangereuses pour le salut. « Toutes les pratiques de magie et de sorcellerie, par lesquelles on prétend domestiquer les puissances occultes pour les mettre à son service et obtenir un pouvoir surnaturel sur le prochain - fût-ce pour lui procurer la santé - sont gravement contraires à la vertu de la religion. Ces pratiques sont plus condamnables encore quand elles s'accompagnent d'une intention de nuire à autrui ou qu'elles recourent à l'intervention des démons. Le port des amulettes est lui aussi répréhensible. Le spiritisme implique souvent des pratiques divinatoires ou magiques. Aussi l'Église avertit-elle les fidèles de s'en garder. Le recours aux médecines dites traditionnelles ne légitime ni l'invocation des puissances mauvaises, ni l'exploitation de la crédulité d'autrui » (S. Thomas, Somme, II-II, q. 76, a. 3).

      La recherche de phénomènes paranormaux ou de pouvoirs « exceptionnels », comme les visions à distance, les « voyages » dans l'au-delà ou la production de « fluide », peut elle aussi être un égarement et dangereuse pour le juste équilibre humain et pour le vécu authentique de la foi du baptême. Beaucoup de ces phénomènes appartiennent au domaine de la parapsychologie et donc au domaine de la science, même si leur explication demeure difficile. Ils présentent parfois une marge de mystère qui peut engendrer des interrogations sur le sens de la vie et de la mort. Mais en général, ils sont utilisés à des fins ambiguës et faussement religieuses, ou même dans un but lucratif, comme cela s'est produit en certains cas dans notre région même. Nous mettons en garde les fidèles pour qu'ils ne tombent pas dans des formes semblables d'exploitation et dans les dangers qui y sont liés. Le sens authentique de la foi n'a pas besoin de telles références. Être disciple du Christ, selon ce que nous décrit l'Évangile, requiert une rencontre simple et authentique avec Jésus Seigneur et Maître, et a en horreur des formes de recherche de l' « extraordinaire ». Croire en Jésus, se convertir à sa Parole et se mettre à sa suite, en communion avec toute l'Église, est le paradigme de référence essentiel à chercher et à poursuivre, comme l'ont fait des millions et des millions de croyants depuis les origines jusqu'à aujourd'hui, sans se laisser dévier par de fausses conceptions et de vains comportements à la recherche du miracle.


III. Maléfices, possessions diaboliques et interventions de l'Église


13. Le maléfice et son caractère inacceptable


      Une forme particulière de magie, qui vise à nuire au prochain, est représentée par ce que l'on appelle le maleficium. Thomas d'Aquin le compte parmi les péchés mortels (S. Thomas, Somme, II-II, q. 76, a. 3).

      On l'appelle vulgairement le « mauvais oeil » (mal fait avec le regard) ou « mauvais sort » (faire quelque chose de symbolique avec l'intention de souhaiter du mal ou de nuire). Il s'agit de formes grossières et populaires de magie, parfois mises en acte par ignorance ou par ingénuité, d'autres fois avec une intention véritable de faire du mal. Celui qui en fait profession doit don nom, sortiarius, à une pratique très répandue au Moyen Âge, consistant à prévoir et diriger le destin (sort) par ses sortilèges. A son tour, le sortiarius n'est rien d'autre que l'héritier occidental des magiciens de l'ancienne Perse et de l'Assyrie, qui avaient commencé par l'étude officielle des astres et avaient fini par recourir à des méthodes occultes visant à assurer des vengeances particulières: il eut pour continuateurs divers groupes, au bas Moyen Âge, jusqu'aux modernes « sorciers » de type populaire ou au profil « professionnel » plus élevé.

      L'idée est très répandue parmi nos gens du « mauvais sort » exécuté aux dépens de quelqu'un. Il est généralement compris comme un acte de malédiction, un geste de condamnation ou un phénomène de suggestion en mesure de faire du mal à ceux auxquels il est adressé, sans que l'on pense - au moins d'une manière directe ou explicite - à un acte de nature démoniaque. Malgré son caractère d'ingénuité, cet acte doit être considéré comme inacceptable du point de vue chrétien, dans la mesure même où il se pose comme une action contraire à la vertu de religion, à la justice et à la charité. On ne peut accepter que quelqu'un désire et s'efforce de faire du mal à quelqu'un d'autre. Bien plus grave est le « maléfice » de celui qui a la présomption de soumettre qui en est l'objet (éléments inanimés, animaux et surtout personnes) au pouvoir ou au moins à l'influence du démon. Dans de tels cas, en tant qu'il est réalisé avec cette présomption spécifique, il revêt la forme de la magie « noire » et constitue un acte gravement peccamineux. Certains fidèles se demandent: le « mauvais sort » existe-t-il? A-t-il des effets réels? Le démon peut-il se servir de personnes mauvaises et donc de gestes comme le « mauvais sort » ou le « mauvais oeil » pour faire du mal à quelqu'un? La réponse est certainement difficile pour juger des cas particuliers, mais l'on ne peut exclure, dans des pratiques de ce genre, une certaine participation du geste maléfique au monde démoniaque, et inversement. Pour cette raison, l'Église a toujours fermement refusé et refuse le « maleficium » et toute action qui lui est proche.


14. Action de Satan et possession


      La possibilité que quelqu'un soit soumis aux forces du mal et même à Satan est une donnée attestée, de diverses manières, dans l'expérience et la conscience de foi de l'Église. Il faut rappeler que Satan est en mesure d'interférer dans la vie d'un homme à un double niveau: par une action ordinaire, en tentant l'homme pour qu'il commette le mal (Jésus lui-même a accepté d'être tenté), et cela concerne tous les fidèles; et par une action extraordinaire, permise par Dieu en certains cas pour des raisons que lui seul connaît. Ce second niveau d'action se manifeste sous des formes variées.

- comme des troubles physiques ou externes, comme on peut le constater dans certains phénomènes qui se sont produites dans la vie des saints, ou des nuisances locales causées à des maisons, des objets ou des animaux;

- comme des obsessions personnelles, c'est-à-dire des pensées ou des impulsions qui projettent dans un état de prostration, de désespoir ou de tentation de suicide;

- comme comme des vexations diaboliques, correspondant à des troubles et des maladies qui arrivent à faire perdre la connaissance, à accomplir des actions ou à prononcer des paroles de haine envers Dieu, Jésus, son Évangile, Marie et les saints;

- comme une possession diabolique, c'est-à-dire comme une prise de possession du corps d'un individu par le démon, qui le fait parler ou agir comme il le veut, sans que la victime puisse résister; c'est clairement la situation la plus grave.

      L'Évangile parle de la possibilité d'une présence diabolique dans l'homme: le sujet qui en est victime devient comme une « maison » dont l'ennemi a pris possession (cf. Mc 3, 22-27); et il décrit des interventions de libération de situations de ce genre opérées par Jésus. Bien qu'il soit difficile de les interpréter, on ne peut pas penser que des interventions semblables doivent être comprises, toutes et toujours, comme une réponse à des situations de dissociation psychologique ou d'hystérie. A moins de penser que Jésus ait été victime d'une superstition primitive, il ne semble pas que l'on puisse accepter que le « tu » qu'il emploie dans ses exorcismes (par exemple en Lc 4, 35; 8, 30-33) soit une expression purement abstraite, ne désignant « rien ». Par ailleurs, on doit toujours prendre en considération que Jésus intervient non seulement sur la possession d'ordre physique, mais aussi sur celle d'ordre moral.

      Les formes d'influence démoniaque, bien que mystérieuses, ne peuvent être interprétées seulement comme des situations de fondement pathologique: elles doivent recevoir une évaluation théologique dans la mesure même où elles se présentent comme des antithèses au projet de salut de Dieu pour ses créatures. La personne humaine, créée à l'image et à la ressemblance du Créateur et rachetée par le Christ, est appelée à la communion avec Dieu et à la participation à sa vie trinitaire. Tel est l'événement de la grâce du baptême et le don de l'Esprit Saint répandu dans nos coeurs. L'action de Satan, en ses diverses expressions, s'oppose objectivement à la vocation salvifique de l'homme et à son appel à la vie de Dieu. Aussi l'Église ne peut-elle rester indifférente devant de tels cas; elle se sent autorisée à intervenir. En tant que sacrement du salut du Christ, elle sait qu'elle a reçu mandat de discerner et de s'efforcer de s'opposer à toute forme de mal ou de force mauvaise qui essaye de conduire l'homme à l'erreur et qui s'oppose à la réalisation de la Rédemption du Christ dans la vie des croyants. Bien qu'il soit difficile de discerner les limites entre des situations psychotiques et des situations d'influence démoniaque effective, elle ne peut pas - en aucun cas - sous-évaluer la gravité de la souffrance des fidèles qui se sentent victimes de tels faits. Elle ne peut pas non plus se limiter à des condamnations générales ou expéditives. L'Église comprend la souffrance de ces frères et de ces soeurs, et elle s'efforce de prendre - en la personne de ses ministres - une attitude de compréhension humaine et d'aide, en évitant aussi bien tout excès de rationalisme et de froid détachement que toute forme de fidéisme ou d'ingénue crédulité.


15. La liberté du chrétien et la victoire du Christ


      Il faut préciser que l'action de Satan, même dans la forme la plus grave qu'est la possession, ne peut pas concerner la domination sur l'âme, mais uniquement l'usage du corps, comme le rappelle saint Thomas, exprimant à cet égard la position traditionnelle de la réflexion théologique: À cause de leur subtilité ou spiritualité, les démons peuvent pénétrer dans les corps et y résider; à cause de leur puissance, ils peuvent les mouvoir et les troubler. Donc les démons peuvent, en vertu de leur subtilité et de leur puissance, s'introduire dans le corps de l'homme et le tourmenter, à moins qu'ils n'en soient empêchés par un pouvoir supérieur. C'est ce que l'on appelle posséder, assiéger... Mais pénétrer dans l'intime de l'âme est réservé à la substance divine » (S. Thomas, In IIm. Sent., dist. VIII, part. II, a. 1, q. 1 et 2).

      Quant aux motifs pour lesquels Dieu peut permettre la possession, on peut en nommer certains, sans prétendre dévoiler le mystère des justes délibérations divines: 1) Pour manifester sa gloire (en contraignant le démon, par la bouche du possédé, à confesser la divinité du Christ ou la gloire de Dieu). 2) Pour punir le péché ou corriger le pécheur. 3) Pour nous instruire et nous rappeler la lutte contre Satan, la nécessité de la prière et de la conversion.

      Ajoutons que, ne pouvant exercer de domination sur l'âme, le démon ne peut pas se servir de la liberté humaine, comme il se sert des organes corporels pour les faire agir selon sa volonté (S. Augustin, De Spiritius et anima, 27; De ecclesiasticis dogmatibus, 50; S. Thomas, In IVm Sent. 1, II, dist. VIII, q. 1, a. 5, ad 6m; Somme théol., Ia, q. 114, a. 1-3). Tous les moyens qu'il est capable de mettre en oeuvre pour induire l'homme à vouloir ce qu'il veut, sont la peur, la terreur et la fascination de l'esprit devant la puissance extraordinaire qui se manifeste par les effets produits sur le corps. En conséquence, la perte de la liberté chez l'homme ne peut découler que d'un refus volontaire de sa part. Le chrétien sait qu'il conserve en lui la capacité de résister aux influences du démon: en lui, en effet, la vérité de la foi est le principe d'une liberté nouvelle (cf. Jn 8, 32-36; Ga 5, 1.13). La victoire de Jésus sur la Croix et sa Résurrection, comporte la défaite définitive de Satan (cf. Jn 12, 31-32). Le chrétien est conscient qu'il a été rendu participant de cette victoire (cf. Jn 16, 33). Sa confiance devant les attaques du diable se fonde sur la grâce de Dieu qui confère à la libre volonté de l'homme le pouvoir de participer de manière efficace à la lutte victorieuse du Christ: « Le Seigneur est fidèle, il vous protégera du Mal » (2 Th 3, 3; Ac 20, 32). « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous? », s'exclame saint Paul. Et il conclut: « J'en ai la certitude: ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus-Christ, notre Seigneur » (Rm 8, 31. 38-39). C'est là la certitude indestructible du chrétien. Il est conscient d'une action de Satan dans le monde et du danger qu'il représente (cf. Ep 6, 11-12) mais il ne vit aucunement dans la peur parce qu'il est certain que dans le Christ, son Seigneur et Maître, cette action a été définitivement vaincue. Il professe son espérance, pleine de joie et de confiance, en la pleine manifestation de la gloire de Dieu et de ceux qui ont été rachetés dans la Jérusalem céleste. Dans l'attente, il s'efforce d'être vigilant comme le maître de maison ou la jeune fille de la parabole qui attend l'Époux (cf. Mt 24, 37-44; 25, 1-13), et de multiplier les talents qu'il a reçus en don, afin qu'il soit reconnu comme « un bon et fidèle serviteur », quand le Seigneur reviendra pour achever son oeuvre (cf. Mt 25, 14-30).


16. Discernement et niveaux d'intervention de l'Église


      Le temps de l'Église est un temps de crisis, de choix et de combat contre les puissances du mal, les « principautés » et les « puissances » (Ep 3, 10). Malgré sa défaite, le Tentateur continue à faire obstacle à la pleine réalisation du projet salvifique de Dieu dans l'histoire. L'Église est impliquée « en première ligne », au nom du Christ et par la puissance du Saint-Esprit, dans ce « Théodrame », selon l'heureuse expression d'un théologien contemporain (H. Urs von Balthasar, Théodramatique, 5 vol.).

      La mission fondamentale de l'église, en cet « entre-temps », est de discerner la réalité de l'action de Satan des phénomènes d'un autre genre, et de reconnaître cas par cas cette action satanique. Il peut en effet arriver, spécialement dans un milieu si fortement marqué par la prévalence de formes de pensées magique, occultiste et superstitieuse, qu'une personne qui souffre de psychopathologie plus ou moins grave pense qu'elle est victime d'influences ou même de possession sataniques, sans qu'il y ait de motif réel, mais uniquement suggestion.

      Le Rituel des exorcismes invite les pasteurs à la plus grande prudence pour distinguer « de manière juste les cas d'assauts diaboliques et une certaine crédulité qui amène même des fidèles à penser qu'ils sont l'objet de maléfices, de mauvais sorts ou de malédiction, qui leur seraient infligées par d'autres. Il ne faut pas leur refuser l'aide spirituelle mais il ne faut, en aucune manière, procéder à des exorcismes. Il faut plutôt dire quelques prières avec eux et pour eux, afin qu'ils trouvent la paix de Dieu » (Rituel des exorcismes (RE), n. 14). Le même Rituel, au n. 67, fournit de précieuses indications à cet égard. Il est évident que de telles situations demandent une grande attention et une grande sagesse pastorale. Toute demande d'intervention ne veut pas dire que l'on se trouve devant un cas d'influence démoniaque. Il faut de plus se rappeler que, tout comme il existe de multiples formes d'intervention de Satan sur l'homme, de même il existe des niveaux divers d'intervention de l'Église. L'exorcisme est de soi réservé seulement aux cas de possession diabolique suffisamment attestés; ces cas sont les plus graves mais aussi les plus rares. Dans toutes les autres situations, de la manifestation locale à l'obsession et aux vexations diaboliques, il sera opportun de recourir d'abord à d'autres formes d'intervention comme:

- l'écoute de la Parole de Dieu et l'esprit de pénitence et de conversion;

- la prière personnelle prolongée par le jeûne, comme l'Évangile nous invite à le faire (cf. Mc 9, 29);

- des prières spéciales de libération, selon les formes prévues par l'Ordinaire, faites en groupe ou par des personnes qui en sont chargées;

- la célébration des sacrements et des sacramentaux, mis en valeur selon toute leur signification.

      Ces diverses formes d'intervention sont autant de formes d'action de l'Église qui intercède pour ses enfants et répand la grâce salvifique du Ressuscité dans le monde. « Cela doit être dit en particulier dans les cas de vexation de la part du diable exercés contre des baptisés, chez lesquels le mystère de la miséricorde semble d'une certaine manière s'obscurcir. Quand on rencontre des situations de ce genre, l'Église implore le Christ et, confiante en sa puissance, elle apporte des aides particulières aux fidèles afin qu'ils soient libérés de ces vexations » (RE, 10). Le fidèle en proie à des vexations doit être exhorté, au moins quand cela est possible, à prier Dieu, à accomplir des actes de mortification, à renouveler fréquemment sa foi baptismale, à célébrer le sacrement de la Réconciliation et à se fortifier par la sainte Eucharistie (RE, 18). Ces mêmes exhortations doivent être faites en même temps à ses parents et à ses amis, ainsi qu'à la communauté elle-même des croyants, de sorte que la prière et la vie de grâce de nombreuses personnes l'aident et lui servent d'exemple.


17. Les exorcismes


      C'est seulement après avoir employé tous les moyens que l'Église nous offre, que l'on peut penser à recourir aux exorcismes. Il s'agit, en ce cas, d'un véritable sacramental. « L'Église a toujours été soucieuse de le réglementer, spécialement s'il est accompli sous forme liturgique. Dans les exorcismes, en effet, s'exerce le pouvoir et l'autorité de l'Église sur les démons » (RE, 11). Ce ministère - en sa forme publique - est réservé exclusivement aux évêques et aux prêtres auxquels il a été délégué par leur Ordinaire (Cf. Code de droit canonique, can. 1172; Lettre de la Congrégation pour la Doctrine de la foi aux évêques, 29 septembre 1985; RE, 12; CEC, n. 1673).

      « L'exorcisme consiste à chasser les démons et à libérer de l'influence démoniaque, et cela par l'autorité spirituelle que Jésus a confiée à son Église. Très différent est le cas des maladies, surtout psychiques, dont le traitement est du domaine de la science médicale. Il est donc important de s'assurer, avant de célébrer l'exorcisme, qu'il s'agit d'une présence du Malin, et non pas d'une maladie » (CEC, n. 1673).

      Cette oeuvre de discernement doit être faite préalablement avec soin, mais l'exorcisme lui-même accomplit en partie cette fonction par rapport aux signes qui le précèdent, qui l'accompagnent et qui le suivent. « Selon la pratique reconnue, on considère comme signes spécifiques: proférer de nombreuses paroles dans une langue inconnue ou comprendre celui qui la parle; rendre manifestes des choses lointaines ou cachées; montrer des forces supérieures à la nature de l'âge ou de la condition » (RE, 15). Par ailleurs, ces signes ne constituent que des premiers indices. Ils doivent être reliés aux signes de caractère moral, comme l'aversion pour les réalités religieuses, le rapport entre le comportement du sujet en ce qui concerne la foi et la vie chrétienne, et l'échec de toutes les autres pratiques. De plus, les signes doivent être interprétés cas par cas. Sur le plan de la catéchèse, on devra travailler à ce que les croyants ne cherchent pas dans l'exorcisme une sorte de magie qui « réussit »: il faudra les éduquer le plus correctement possible. Sur le plan liturgique, nous faisons nôtre la recommandation du Rituel que « l'exorcisme soit accompli d'une manière qui manifeste la foi de l'Église et que personne ne puisse raisonnablement y voir une action magique ou superstitieuse. Il faut de plus éviter qu'il devienne un spectacle pour les personnes présentes ou qu'il soit divulgué par les moyens de communication sociale ». (RE, 20).


18. Les bénédictions


      Dans le cadre de l'action sacramentelle de l'Église, les bénédictions ont une signification bien particulière. Si les exorcismes expriment la lutte de l'Église contre les puissances du mal, les bénédictions manifestent la splendeur du salut du Ressuscité, désormais présent dans l'histoire comme un principe nouveau de transfiguration de la vie de l'homme et du cosmos. « Bénir » est en effet un acte sacramental de l'Église dans lequel se manifeste la foi en la présence active de Dieu dans le monde et la victoire pascale du Seigneur Jésus. C'est en ce sens que doit être mis en valeur le nouveau Livre des bénédictions, maintenant édité en italien, qui donne une riche série de formulaires de bénédiction des personnes, des groupes familiaux, des demeures et des activités de l'homme, pour les diverses circonstances et situations de la vie. Il importe seulement que le concept de bénédiction et le recours à celle-ci soient compris de manière adéquate, en évitant la superposition ou la collusion entre la pensée de l'Église et une mentalité marquée par la superstition, qui peut en arriver à réduire la prière de bénédiction à un acte plus ou moins magique (Livre des bénédictions (LB), prémisses, 8-14).

      Selon la conception biblique, reprise et rappelée dans l'introduction du Livre des bénédictions, l'acte de bénédiction s'articule en un double mouvement: ascendant et descendant. Dieu est celui que l'on bénit et celui qui bénit. Le premier mouvement est celui de la louange de Dieu, une louange pleine de reconnaissance et d'action de grâce pour les oeuvres admirables qu'il a accomplies en notre faveur dans l'ordre de la création comme dans celui de la rédemption; c'est lui, en effet, qui le premier, de toute éternité, « nous a bénis de toute bénédiction spirituelle aux cieux, dans le Christ » (Ep 1, 3). C'est de cette conscience que découle le second mouvement de la bénédiction, le mouvement descendant: Dieu est celui qui bénit, celui qui est invoqué pour qu'il nous donne sa grâce et sa protection dans les multiples situations personnelles, familiales et sociales de la vie.

      Comme l'écrit le Livre des bénédictions: « Dieu bénit en effet en communiquant et en annonçant sa bonté. Les hommes bénissent Dieu en proclamant ses louanges, en rendant grâce, en lui rendant le culte et le respect de leur dévotion. Quant on bénit les autres, on invoque l'aide de Dieu sur chacun et sur tous ceux qui sont réunis en assemblée » (LB, 5). En tant que sacramental, la bénédiction suppose une attitude fondamentale de foi pour opérer ce qu'elle signifie, et exige une réponse de vie en rapport à ce que l'on célèbre par elle (Plus en détail: CEC, n. 1667-1770 pour les sacramentaux, et 1671-1672 pour les bénédictions). « Bénir: Bien-dire » (bene-dicere), comme l'évoque le nom, aussi bien en hébreux (barak) qu'en grec (eu-lo-gein), signifie « dire du bien » de Dieu afin que, en le reconnaissant et en implorant son aide et l'intercession de Marie et de tous les saints, il puisse nous donner ses dons, dans le vécu concret de notre existence chrétienne. Que les prêtres, donc, accueillent volontiers ceux qui demandent des bénédictions particulières sur les personnes et les choses, mais qu'ils aient la préoccupation à chaque fois d'expliquer, soigneusement et clairement qu'aucune bénédiction n'a d'efficacité sans les dispositions requises chez celui qui la reçoit, à commencer par le renoncement au péché. Dans le cas contraire, la bénédiction risque d'être vidée de son sens authentique, et même il y a danger qu'elle soit assimilée à une amulette ou autres objets semblables, ou qu'elle soit réduite à un geste contraire à la foi et à la cohérence de vie demandée par l'Évangile (LB, 15).


Conclusion: l'urgence d'une nouvelle évangélisation


19. Magie et nouvelle évangélisation


      La problématique traitée dans ce document est liée en dernière analyse à l'exigence de cette « nouvelle évangélisation » dont le Saint-Père s'est fait, en ces dernières années, le témoin et le porte-parole infatigable. La recherche du « magique », sous ses diverses formes, découle d'un besoin de sens et de réponses que la société d'aujourd'hui n'est pas en mesure de donner, spécialement dans le cadre d'une situation d'insécurité et de fragilité croissantes. Le recours à la magie et aux pratiques de divination, devient par conséquent une compensation du vide existentiel qui caractérise la précarité de notre époque. C'est dans ce vide - qui concerne même des chrétiens qui n'ont pas grandi dans une foi adulte - que se pose l'urgence d'une annonce authentique et enthousiaste de l'Évangile et de la grâce du Christ. Seule une redécouverte capillaire et étendue du sens véritable de la religion et de la foi en Dieu, Père, Fils et Esprit, permet de répondre de la manière la plus adéquate à l'expansion de la magie, sous ses multiples formes anciennes ou récentes, et de faire la lumière sur les questions concernant le discernement de l'action de Satan dans le monde. Il faut à nouveau proclamer, avec une vigueur renouvelée, comme à l'aube de l'Église, que seul Jésus, le Ressuscité vivant pour l'éternité, est le Sauveur et que « en dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver » (Ac 4, 12).

      Les « auteurs d'actes d'occultisme » ne trouvent un terrain fertile que là ou il y a absence, vide, de l'évangélisation. Nous devons leur rappeler, ainsi qu'à leurs victimes, comme nous l'avons affirmé à plusieurs reprises dans cette Note, que leurs actions sont dévoyées et en contradiction absolue avec la vérité et la consistance de la foi. En proposant la plénitude de l'existence chrétienne, la nouvelle évangélisation ne doit pas omettre de se faire conscience critique et dénonciation de ces formes de magie qui - à des titres divers, selon qu'il s'agit de magie blanche ou de magie noire - s'opposent au contenu de la foi et à une vision de la vie qui corresponde à la révélation de Dieu confiée à l'Église. Il faut en ce domaine une grande attention pastorale et une absolue clarté des principes. De manière positive, il faut redonner la place qui leur reviennent à l'écoute de la Parole de Dieu, à la célébration des sacrements en tant qu'actes du Christ et de l'Église, et signes efficaces de la grâce pascale, surtout à l'Eucharistie, source et sommet de toute la vie des chrétiens. « La sainte Eucharistie contient tout le trésor spirituel de l'Église, c'est-à-dire le Christ lui-même, lui notre Pâque, lui le Pain vivant, lui dont la chair, vivifiée par l'Esprit Saint et vivifiante, donne la vie aux hommes, les invitant et les conduisant à offrir, en union avec lui, leur propre vie, leur travail, toute la création (Presbyterorum ordinis, 5).


20. Nouvelle évangélisation et démonologie


      Dans le domaine de l'évangélisation, on ne doit absolument pas sous-évaluer le primat du mystère du Christ, de sa mort et de sa résurrection. La démonologie et les problèmes qu'elle pose, bien qu'ils soient graves, comme nous l'avons souligné, ne représentent pas un « primum » dans une vision adulte et intégrale de la foi, et à l'intérieur d'un concept correct de la hiérarchie chrétienne des vérités. Le primat appartient à Dieu, à la confiance inconditionnelle qui lui est due, à son Fils Jésus et au Saint Esprit qu'il répand dans la vie de l'Église, que ce soit par l'écoute de la Parole de Dieu ou la célébration des gestes sacramentels. Le primat appartient à Dieu et à sa révélation salvifique. Satan et les démons ne sont que des créatures, non un principe équivalent à Dieu, ou parallèle à lui, ou contraire à lui. En tant qu'êtres créés, ils sont absolument des sujets du Créateur, soumis à sa puissance, et ils ne peuvent en aucune manière dominer l'âme de l'homme et effacer sa liberté.

      Le phénomène de l'action de Satan sur l'homme, jusqu'à la grave situation de possession, demeure un fait complexe et toujours difficile à interpréter, spécialement en ce qui concerne son identification réelle. À cet égard, nous pensons qu'il est utile de donner quelques indications par rapport à l'action de l'Église et à la charité pastorale des prêtres:

- que les prêtres s'occupent avec bienveillance des personnes qui se déclarent « possédées » et cherchent à discerner les diverses situations qui se présentent à eux avec une grande prudence et un esprit de sagesse, dans la prière et l'invocation de la lumière de l'Esprit Saint sur leur ministère et pour ces fidèles;

- dans les cas les plus graves ou difficilement compréhensibles, qu'ils s'adressent à l'évêque, qui nommera un délégué, particulièrement compétent pour discerner les signes de la vraie possession et en mesure de célébrer l'éventuelle intervention de l'exorcisme.

      Comme le suggère le Rituel des exorcismes, dans les cas où l'on n'est pas suffisamment sûr que l'on se trouve devant une situation réelle de possession, que l'on ne fasse pas l'exorcisme, en se limitant à d'autres formes d'intervention, comme nous l'avons dit précédemment. Dans tous les cas, que l'on se fasse aider par des experts en médecine ou en psychiatrie, préparés scientifiquement et estimés professionnellement (RE, 16-17). À cet égard, il serait opportun de penser à instituer dans chaque diocèse - s'il n'existe pas encore - un groupe interdisciplinaire d'experts qui collabore, d'une manière stable, avec l'évêque et les prêtres en charge, comme un groupe de compétence, de conseil, d'aide dans le discernement de chaque cas.


21. Ouvriers pastoraux et nouvelle évangélisation


      La problématique étudiée dans cette Note ne concerne pas seulement certains cas ou certaines personnes en charge; elle concerne tous les fidèles et tous les ouvriers pastoraux. Comme nous avons eu l'occasion de le montrer, le phénomène de la magie est plus large que le seul fait de la possession diabolique et met en discussion l'identité même du christianisme et de son annonce aux hommes d'aujourd'hui. En tenant compte de l'expansion de ces pratiques magiques, soit sous l'aspect de l'occultisme et de l'ésotérisme, soit sous celui du syncrétisme religieux et des nouveaux groupes sectaires, on demande aux ouvriers pastoraux d'avoir une réelle conscience de la magie, des tendances de pensée et des pratiques qui en sont issues, et des déformations mentales qu'elle induit dans les sujets mêmes à évangéliser.

      À cet égard, nous souhaitons:

- que les ouvriers pastoraux, convenablement formés, fassent aux divers niveaux une oeuvre intelligente d'évangélisation qui prévienne les fidèles et les éclaire devant les dangers d'un concept erroné du christianisme, en développant au maximum la dimension positive et la richesse de l'annonce évangélique par rapport aux aspirations et aux questions des hommes d'aujourd'hui.

- que les prêtres, particulièrement, aussi bien dans l'homélie dominicale que dans l'exercice de leur ministère de confession et de direction spirituelle, mettent en garde les fidèles contre le danger d'une recherche immodérée de ce qui est « extraordinaire » dans la foi, et contre une compréhension infantile de la démonologie dans l'ensemble hiérarchique des vérités de la foi;

- qu'une attention particulière soit accordée à la tendance de certains de se laisser attirer par des « apparitions privées » et des phénomènes charismatiques de provenance douteuse: que l'on se rappelle que d'éventuelles « manifestations » du Seigneur, de la Vierge Marie et des saints, ne rentrent pas dans les vérités « fondamentales » de la foi et que, de toute façon, elles doivent être évaluées avec une extrême prudence: ces expériences conservent un caractère privé et il n'est jamais permis de les porter au pinacle ou de les substituer au contenu authentique du Credo.


22. L'absolue et irremplaçable seigneurie du Christ


      Au moment de terminer cette Note, nous voulons réaffirmer l'absolue et irremplaçable seigneurie de Jésus-Christ, non seulement dans la vie de l'Église mais dans l'histoire même du cosmos et de l'humanité: « Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né avant toute créature; en lui tout fut créé dans le ciel et sur la terre, les êtres visibles et invisibles... Tout fut créé par lui et pour lui. Il est avant toute chose et tout subsiste en lui » (Col 1, 15-17). Seul, le Seigneur Jésus est l'Alpha et l'Omega, le commencement et la fin (cf. Ap 1, Cool. Il a, et lui seul, le pouvoir et la gloire dans les siècles des siècles (cf. Ap 11, 15-18), il a fait tomber l'Accusateur des hommes et il a rendu victorieux ses frères (cf. Ap 12, 10-12). Lui, et lui seul, a proclamé le don gratuit de l'eau de la vie à ceux qui seront victorieux du mal et de toute forme de « sorcellerie » (cf. Ap 21, 6-Cool. Celui qui a découvert Jésus-Christ n'a pas besoin d'aller chercher le salut ailleurs. Il est l'unique et authentique Rédempteur de l'homme et du monde. De cette certitude jaillit la joie de notre foi. Comme Jean, tout au long du chemin de la vie, nous pouvons proclamer la doxologie du peuple des rachetés, dans l'attente de l'entrée définitive dans la patrie glorieuse: « À lui qui nous aime, qui nous a délivrés de nos péchés par son sang, qui a fait de nous un royaume et des prêtres pour Dieu son Père, à lui gloire et puissance pour les siècles des siècles. Amen » (Ap 1, 5-6).


      le 15 avril 1994,

LES ÉVÊQUES DE TOSCANE.      


(La Documentation catholique, 20 novembre 1994 - N°2104)
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En quoi la Magie est elle un mal ? - Page 2 Empty Re: En quoi la Magie est elle un mal ?

Message par tous artisans de paix le Mar 18 Nov 2014 - 12:00

Voici ce que vous disiez dans votre présentation:


Akuro Akuma a écrit:Bonjour, je suis une jeune étudiante, je suis venue sur les conseils de ma copine afin de pouvoir me rapprocher du Seigneur et faire grandir ma foi.


https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t29338-presentation-de-akuma


Et voici ce que vous avez déclaré sur le présent fil:


Akuro Akuma a écrit:Je fais ce que j'ai envie, le but d'un forum est de parler en partageant ses points de vue calmement, il n'est pas question de changer ce que je pense et je suis clair la dessus, je suis ici pour partager mon point de vu, pas pour le changer, j'ai ma propre conception de la religion et il est hors de question que je la change.


Quelle différence de discours!


Il faudrait savoir: vous cherchez à "grandir dans la foi" et à vous rapprocher du Seigneur ou pas? Quel est votre but, exactement?


Vous ne risquez pas de grandir dans la Foi si:


- vous rejetez la Bible, qui contient la parole de Dieu
- vous rejetez l'Eglise et son enseignement
- vous décidez de continuer à pratiquer ce qui est mal aux yeux de Dieu: la magie


Pour vous rapprocher de Dieu, il faut essayer de voir ce qu'il a dit et lui faire confiance: s'il dit que la magie, c'est mal, ce n'est pas pour rien. C'est que c'est dangereux et que ça vous éloigne de Lui.


Et si nous vous le disons, ce n'est pas pour vous frustrer, mais pour vous aider.


Vous êtes venue chez nous pour savoir ce que nous pensions, nous vous l'avons dit. C'est notre foi, c'est la foi chrétienne en général, et chrétienne catholique en particulier.


Pourquoi ne pas déjà commencer par lire la Bible? (car vous ne semblez vraiment pas l'avoir lue).


C'est mon conseil. On se rapproche de Dieu, entre autres, par la prière et en apprenant à la connaître un peu, par la lecture de sa parole.



Paix  Coucou
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Message par adelinec le Mar 18 Nov 2014 - 13:17

Laissez, vous ne le voyez pas, c'est l'antéchrist qui  est installé à la place du christ qui nous niaise et qui provoque la confrontation, en fait, il est des deux côtés à la fois, un peu comme un enfant (le démon de l'Ego a 7 ans de maturité au plan humain )qui s'ennuie, et qui joue tout seul aux échecs.  Il signe en mettant sous le titre  Cool L'absolue et irremplaçable seigneurie du Christ Cool il nous niaise et les bonshommes a lunettes qui cachent "des yeux miroir qui renvoient mon regard...   "comme le dit la chanson   : le miroir symbole de l'Ego, Satan en termes chrétiens.  tout fier de son mauvais coup, il met des aberrations sur le site mais vous ne les voyez pas.  Moi je l'ai attiré ici non pour nuire, mais pour mettre au jour son existence. OUVREZ LES YEUX.  Reprenez le site au moment de mon arrivée, et même un peu avant et REGARDEZ ...  

Personne n'y est pour rien , une entité s'est servie de 3 (au moins) personnes différentes comme costume, pour jouer un seul rôle, l' homme en baskets (Doug non-incarné) ce n'est pas inhabituel , c,est Satan qui est en nous tous, sans exception, et il fait sa job. Je voulais vous montrer comment il procède.  À vous d'être attentifs.

Les porteurs ne savent pas ce qu'ils font. " Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ..."
La technique utilisée c'est que chaque personne porte une pièce du puzzle donc ne s’aperçoit de rien, mais en les mettant ensemble,on voit apparaître un personnage.
Travailler le texte "du roi dans le coeur" et les autres avec des calques pour mettre en lumière les différents niveaux. Faites attention que sous prétexte d'en rire, nous avons vu pas mal de matière.  Si cela tourne mal, vous allez en avoir besoin pour comprendre.
Bien sûr, il y a des erreurs, peut-être même trop au goût de certains initiés, mais c'est un essai de vulgarisation. Et la phrase principale "demandez la justice : Heureux les pauvres en esprits ..."  c,est Dieu qui aura le dernier mot et c,est ça qui lui plait pas.

Qu'est-ce qui se passe ? en gros, c'est une mutinerie.  Dans le passé, il y en déjà eu, ça à donné le moyen âge. Les esprits chargés par Dieu de faire fonctionner la planète se sont rebellés sous la conduite de l'antéchrist ou des antéchrist.  

Ça devient trop dangereux pour vous autres, je quitte le site mais vous pouvez m'écrire ... c'est avec joie.  Je suis venue sur ce site pour conscientiser, vous dire ce qu'on ne vous dit pas, et vous rappeler que je n'ai jamais nié la vérité : je suis un démon.
Je suis ouverte au dialogue, je ne suis pas tous les jours en forme mais je vous rappelle que je risque ma vie en me dévoilant et en vous disant la vérité(comme je peux).
Mireille (Ombre) Adeline (Christ= partie incarnée) Robin (Olivier = le vieux Lévi FM fondateur )  Flower white (et un templier mais on ne sait pas d'où il sort ...   Cavalier    on ferait peut-être mieux de décamper ... ah....ah.... non, on va lui demander de l'aide (le démon dit : tas de ferraille va ...., je vais te l'ouvrir, ta boite de conserve )
IL VOUS TRANSMET UN MESSAGE ; NE CHERCHEZ PAS PARMI LES MORTS (LES TOMBES) CELUI QUI EST VIVANT, IL EST DANS VOS COEURS et je crois que ce message s'adresse d'abord à moi. Dove Jesus fish

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Message par tous artisans de paix le Mar 18 Nov 2014 - 14:01

Bonjour Adelinec,




En tant que chrétiens, nous sommes amenés à répondre à ceux qui nous demandent des comptes au sujet de notre Foi ou qui nous accusent de toutes sortes de choses (falsification de la Bible, etc...).


Souvenez-vous des paroles de Pierre:


1 Pierre 3

13 Et qui pourra vous faire du mai, si vous êtes appliqués à faire le bien?
14 Que si pourtant vous souffrez pour la justice, heureux êtes-vous! " Ne craignez point leurs menaces et ne vous laissez point troubler;
15 mais sanctifiez dans vos coeurs le Seigneur, le Christ, étant toujours prêts à répondre mais avec douceur et respect, à quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous;
16 ayant une bonne conscience, afin que, sur le point même où l'on vous calomnie, vous couvriez de confusion ceux qui diffament votre bonne conduite dans le Christ.
17 En effet, il vaut mieux souffrir, si Dieu le veut ainsi, en faisant le bien, qu'en faisant le mal.




Et nous nous efforçons de le faire avec patience, même si nous sommes bien conscients que nos réponses sont la plupart du temps - hélas! - complètement ignorées.



Comme sur cet autre fil, également lancé par Akuro Akuma, où cette dernière remettait également en cause la Bible:


https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t29346p60-je-suis-lesbienne-est-ce-un-mal


Et pourtant, l'histoire nous prouve bien qu'il n'y a pas eu de falsification.



Au moins, nous sommes en règle avec Dieu: nous aurons essayé.  Désolé



La Bible nous livre la parole de Dieu: soit on fait confiance à Dieu, qui nous aime infiniment, et on écoute ce qu'il a à nous dire, même si ce qu'il nous demande exige des efforts; soit on refuse.


C'est ce que l'on appelle avoir ou non la foi chrétienne.


Et un Dieu qui ne nous demanderait jamais de fournir le moindre effort ou ne nous donnerait jamais aucun interdit, ce serait franchement louche!


Dieu est un père. Quel père laisse ses enfants faire tout ce qu'ils veulent, même si c'est mauvais ou dangereux pour eux?




Amitiés Coucou
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Message par adelinec le Mar 18 Nov 2014 - 18:08

Oui, vous avez raison.  Hier, j'étais fatiguée, et je me suis laisser porter.  Aujourd'hui, j'ai décidé de nourrir ma foi chrétienne avec de bonnes choses... et relire tous les articles qui ont été postés.  Je me plains trop vite .

pour AKURO AKUMA si tu t'obstines dans la magie, regarde dans QUEL ÉTAT JE SUIS Embarassed Exclamation Question
Es-tu certaine que c'est bien cela que tu veux devenir ?  une épave ...  en sursis pour le dépotoir.

Rendue la, si Jésus n'intervient pas personnellement par l'envoi de son Dove on est fichue.

Alors bon, on est loin de la sainteté.
On a de la chance que NSJC aime les meubles antiques Kisses

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Message par Liza2028 le Mar 18 Nov 2014 - 20:03

@Akuro-Akuma a écrit:La bible a ete modifié par les moines scribes au Moyen âge dans le but de contrôler les pauvres gens, la bible n'est donc pas la parole de Dieu. Exemple: Vous mangez du porc ? Et bien pourtant dans la bible c'est interdit car le porc est un animal impur. Les femmes êtes vous encore soumises a vos maris ? Pourtant c'est écrit dans la "Bible". Avant le moyen âge ce qui composait la bible était la parole de Dieu, les modifications de l'Église du moyen âge l'a corrompue.

Ah donc, Dieu autorise la magie ?? Rigole Rigole Rigole
C'est une idéologie qui modifie la vérité de bible, pour introduire la magie plûtot....

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Message par Liza2028 le Mar 18 Nov 2014 - 20:18

@adelinec a écrit:Oui, vous avez raison.  Hier, j'étais fatiguée, et je me suis laisser porter.  Aujourd'hui, j'ai décidé de nourrir ma foi chrétienne avec de bonnes choses... et relire tous les articles qui ont été postés.  Je me plains trop vite .

pour AKURO AKUMA si tu t'obstines dans la magie, regarde dans QUEL ÉTAT JE SUIS Embarassed Exclamation Question
Es-tu certaine que c'est bien cela que tu veux devenir ?  une épave ...  en sursis pour le dépotoir.

Rendue la, si Jésus n'intervient pas personnellement par l'envoi de son Dove on est fichue.

Alors bon, on est loin de la sainteté.
On a de la chance que NSJC aime les meubles antiques Kisses

Coucou Adelinec, j'espère que tu t'en sortiras.
Pourquoi ne pas réciter le rosaire sur un chapelet ? As-tu essayé déjà ?

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Message par adelinec le Mar 18 Nov 2014 - 21:00

Non, je ne pense pas que la bible ait été modifiée.       (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y ait pas eu d'ajouts personnels ...+ changement de contexte, ma méfiance, qui n'est pas une défiance, va dans ce sens.)

Cela n'a pas été nécessaire pour tenir les masses dans l'acculture religieuse car jusqu'à presque nos jours(nos parents) les messes étaient en latin. C'étaient les curés qui tenaient les gens qui ne savaient pas bien lire pour la plupart.  Les missels étaient aussi en latin.

Jusque bien tard, les marionnettistes ont été admis dans les églises, il y a un croisé qui est revenu de voyage avec des poupées représentant la naissance du Christ (1200)  et il est entré dans l'église , il pouvait, et racontait la bible, les mystères,  la naissance du Christ en langue du peuple pour le peuple.   Plus tard, jusque 1500 au moins, les marionnettistes continuaient sur les parvis de l'église et c'est la révolution française qui les a tués. jocolor

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Message par adelinec le Mar 18 Nov 2014 - 21:10

Liza, c'est gentil, je respecte beaucoup mais il m'a été demandé de faire ceci : à cause des temps à venir :

"Jésus, étant entré dans le temple,(dans notre cœur) se mit à chasser ceux qui y vendaient et qui y achetaient (esprits et entités utilisées pour les initiations ésotériques); IL RENVERSA LES TABLES (les égrégores FM et autres ) des changeurs (gourous) et les bancs des vendeurs de pigeons (faux esprits saints, faux saint ange ) ..." NT év. st Marc 11

HEUREUX LES PAUVRES EN ESPRITS CAR LE ROYAUME DES CIEUX EST À EUX pour faire partir ce qu'on ne veut plus et faire venir Celui qui comblerait le désir de notre cœur. Jesus fish

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Message par Stef54 le Mar 18 Nov 2014 - 22:02

Bonsoir,

Plus je lis et plus je me dis que l'Homme est vraiment un enfant capricieux !
La Vérité....personne (Hommes) ne la sait !
La compréhension, cela dépend des personnes et de leurs interprétations !

Tout n'est que vent....Et le vent tourne ! Tant mieux. Car dans mes moments de désespoir, je me dis que Notre Père, si Sa Volonté est faite comme il se doit dans les Textes, alors ce sera la Fin et tant mieux ! Au moins nous aurons l'aboutissement et nous saurons où nous serons !!
Fini les tergiversations, les prises de paroles pour tenter de faire comprendre à qui ne veut rien entendre....

Puisque de toute façon, les uns sont dans l'interdit, dans les extrêmes, et bien qu'ils y aillent et qu'ils fassent leurs expériences. Qu'ils y restent aussi et ne viennent plus pleurer après pour dire "si j'avais su"...tel l'enfant à qui l'on donne une prévention et qui n'écoute rien !

Puisqu'il est dit aussi que les Temps arrivent à une Fin, alors que cela soit le plus près possible. Tant pis pour les Hommes. Nous n'avions qu'à réagir avant.
Que la Tempête se lève et qu'Elle emporte tout.

La vue de cette Terre manquera tout de même à mon âme car les couleurs, les chants des oiseaux, la nature.....la vie....bref; Que tout disparaisse. Telle est mon idée du soir !

Extrêmes, anarchies, irrespects, non-sens etc.....soyez forts et là pour que tout soit au RDV afin de connaître le Jugement Dernier. Que chacun puisse passer sur la Balance et être juger comme il se doit. A nous de nous défiler ou pas....Libre arbitre de notre conscience ! Mais aucune exception et aucun compromis.
La Vérité à cœur ouvert (aucun tour de passe-passe magique ) : ça passe ou ça casse pour certains ou d'autres....

Bon courage & bonne soirée.
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Message par Lotfi le Mer 19 Nov 2014 - 0:50

La Magie c'est la Sorcellerie

La sorcellerie

Ces dernières quarante années, il y a eu un intérêt renaissant pour la sorcellerie dans toutes ses formes. La plus importante a été la présentation de la sorcellerie comme un sujet innocent et intéressant dans la littérature et les films.
Comme d ‘habitude, 95% des chrétiens n’utilisent pas leur discernement, se laissant manipuler par les médias, et accueillant à bras ouverts cette séduction « embellie » de la sorcellerie avec la masse trompée de la population, en faisant à peine attention aux nombreux avertissements de la Bible nous prévenant de ne pas ouvrir la porte à Satan qui vient dévorer comme un lion rugissant. Jésus dit à Pierre, « Simon, Simon, Satan vous a réclamés, pour vous cribler comme le froment, et c’est exactement, ce que Satan fera si nous ne posons pas la question « que ferait Jésus ? » avant de lire un livre, de regarder un film, de s’engager dans une relation ou de poursuivre certaines choses .

La sorcellerie inclut la manipulation de la horde démoniaque, par des incantations et le lancement de sorts. La sorcellerie peut aussi impliquer une communication avec des esprits démoniaques se faisant passer pour des morts,“esprits familiers”. La Bible enseigne clairement que les morts ne peuvent pas communiquer avec les vivants à cause du gouffre qui sépare les morts des vivants (Luc 16 :26). Ces démons, des entités spirituelles désincarnées, ont une connaissance des activités des humains et une capacité limitée pour prédire le futur.

Voici quelques écritures sur la sorcellerie :

L’Ancien et le nouveau Testament définissent la sorcellerie comme une pratique mauvaise, rebelle et détestable. Ceux qui la pratiquaient n’étaient pas tolérés. « Tu ne laisseras point vivre la magicienne » (Exode 22 :18).

Moise avertit les enfants d’Israël : « Lorsque tu seras entré dans le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne, tu n’apprendras point à imiter les abominations de ces nations-là. Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le métier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui évoquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Eternel ; et c’est à cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entièrement à l’Eternel, ton Dieu. Car ses nations que tu chasseras écoutent les astrologues et les devins ; mais à toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permet pas. » (Deutéronome 18 :9-14).

La Bible dit du roi mauvais Manassé qui régna à Jérusalem cinquante-cinq ans : « Il fit ce qui est mal aux yeux de l ‘Eternel, selon les abominations des nations que l’Eternel avait chassées devant les enfants d’Israël « (2 Chroniques 33 :2). « Il fit passer par le feu ses fils par le feu dans la vallée des fils de Hinnom ; il pratiqua la sorcellerie, la divination et la magie et consulta des médiums et des gens qui évoquaient les esprits. Il fit de plus en plus ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, afin de l’irriter » (2 Chroniques 33 : 6). Quand Samuel reprit Saul, il compara le péché de divination et de la résistance au mal de l’idolâtrie.
La sorcellerie comprend à la fois la divination et l’idolâtrie. « Car la désobéissance est aussi coupable que la divination, et la résistance ne l’est pas moins que l’idolâtrie. Puisque tu as rejeté la parole de l’Eternel, il te rejette aussi comme roi. » (1 Samuel 15 :23). Si Saul fut rejeté par Dieu à cause de sa rébellion et sa résistance, alors il en sera de même pour la personne de nos jours qui pratique la sorcellerie et l’idolâtrie, ou qui se laissent divertir par celles-ci).

La Bible énonce clairement le sort de ceux qui aiment creuser dans l'occulte, ou comme le définit C.S Lewis ceux qui, "s'en passionnent": "Car tu as abandonné ton peuple, la maison de Jacob, parce qu'ils sont pleins de l'Orient, et adonnés à la magie comme les Philistins" (Esaïe 2:6). "Entre dans les cavernes des rochers, et cache-toi dans la poussière, pour éviter la terreur de l'Eternel et l'éclat de sa majesté. L'homme au regard hautain sera abaissé, et l'orgueilleux sera humilié: l'Eternel seul sera élevé ce jour-là. Car il y a un jour pour l'Eternel des armées contre tout homme orgueilleux et hautain, contre quiconque s'élève, afin qu'il soit abaissé...Toutes les idoles disparaîtront". (Esaïe 2:10-18).

Paul dans Galates 5:19-21 associe la sorcellerie (ou la magie) aux oeuvres de la chair. "Or, les oeuvres de la chair sont évidentes; ce sont la débauche, l'impureté, le dérèglement, l'idolâtrie, la magie, les rivalités, les querelles, les jalousies, les animosités, les disputes, les divisions, les sectes, l'envie, l'ivrognerie, les excès de table, et les choses semblables. Je vous dis d'avance, comme je l'ai déjà dit, que ceux qui commettent de telles choses n'hériteront point le royaume de Dieu." Il est intéressant de voir que l'avertissement de Paul s'adressait aux Eglises de Galates dont les membres étaient déjà chrétiens: en commettant des actions pécheresses, ils n'hériteraient pas du royaume de Dieu. Cet avertissement était pour ceux qui avaient accepté Christ. Le chrétien d'aujourd'hui qui se laisse divertir, lui ou ses enfants, par les oeuvres de la chair ( y compris la sorcellerie) ou participant à celles-ci devrait sérieusement faire attention à cet avertissement.

La magie blanche et la magie noire ne sont pas tolérées dans le christianisme et la grâce ne peut être prise en vain. Christ est mort sur la croix pour nous pardonner de nos péchés, mais nous n'avons aucune excuse pour prendre le péché à la légère. Commettre toute sorte de péchés, y compris la sorcellerie ouvre la porte à l'oppression démoniaque et la possession par un péché persistent.

On ne peut pas affirmer ne pas être impliqué dans la sorcellerie, mais à côté se laisser divertir par des livres ou des films dont les caractères le sont, même s'ils sont de ''bons'' sorciers.

Le personnage Harry Potter, de la série best-seller Harry Potter (livres et film) va à l'Ecole Hogwarts de Sorcellerie et de Magie pour devenir magicien. Harris et ses copains prennent des cours pour jeter des sorts, des cours de brouillons et de potions magiques, de transfiguration, d'histoire de la magie, de théorie magique etc...Ils apprennent à devenir de "bons" magiciens et sorciers. Le mal est représenté par le "Côté Noir", nous rappelant le "Côté Noir" de la Force dans "La guerre des Etoiles", et incarné (ou désincarné puis cherchant à se réincarner) en Voldemort, le méchant magicien qui a tué les parents de Harry.


Harry est dépeint comme un garçon ordinaire, opprimé pas ses tantes, oncles et cousin, des gens ordinaires, ce qui nous rappelle l'oppression de Cendrillon chez elle. Les membres d'une famille très ordinaire nous sont présentés excessivement oppressifs.

Pour le modèle chrétien, le problème chez Harry, c'est la façon dont il va s'échapper de sa situation : en partant de chez lui pour apprendre la sorcellerie, une pratique condamnée. Les enfants sont en contact avec des fantômes comme le Moine et le professeur Binns, un fantôme qui enseigne l'histoire de la magie. Le professeur Binns est un très vieux professeur qui s'endormit près du feu de la salle des profs et alla enseigner le lendemain, hors de son corps.

Le christianisme enseigne que la sorcellerie, derrière une apparence séduisante et innocente, est un mal et que la rédemption ne vient que par Jésus Christ, et certainement pas de l'occulte. Communiquer avec les morts, c'est en réalité communiquer avec des démons ou des "anges déchus". Jeter des sorts n'est pas permis.

Dans le christianisme, le salut ne vient pas de la sorcellerie, mais en acceptant le Fils de Dieu. Ce qui est bon est de Dieu, et vient de son adoration. La sorcellerie "innocente" ou "mécanique" reste de la sorcellerie et donc néfaste. Exposer ses enfants à une forte dose de surnaturel, mais s'il est présenté par les activités de personnages sympathiques, n'est pas acceptable. L'appel séducteur de l'occulte dans les films et dessins animés pour enfants peut être attrayant. Les esprits frappeurs, les fantômes, les balais volants, les loups-garous, les vampires, les sorcières, les géants, les chauves-souris, les lutins, les couloirs hantés peuvent être captivants, mais peuvent introduire un esprit de peur. Ils peuvent être certainement "sombres et lourds" et s'y exposer peut créer une dépendance. Ce fut le cas pour l'auteur lui-même. Il était impliqué dans des séances de spiritisme, dans la chiromancie, dans l'astrologie et la méditation orientale avant d'accepter Jésus Christ. L'intérêt pour l'occulte a commencé en regardant des films d'horreur tard la nuit et en lisant des BD sur le surnaturel.
Outre la dimension noire du surnaturel, il y a aussi la dimension "bonne" représentée par le royaume céleste (Dieu, Ses chérubin et multitude d'anges). En général, cette dimension-là est rarement présentée dans les dessins animés pour enfants ou dans les dernières oeuvres littéraires. Quand a-t-on vu pour la dernière fois des anges dans les dessins animés du samedi? Les lutins dans "le Seigneur des Anneaux" sont des créatures angéliques plutôt épouvantables, effrayant les Cavaliers Noirs de Sauron en poursuite de Frodo.

C'est la responsabilité des parents de surveiller les programmes que regardent leurs enfants. Des études ont montré que les enfants et adultes qui regardent régulièrement des scènes violentes sur l'écran en deviennent insensibles. Il en est de même pour une exposition intense à l'occulte. Jésus dit, "Il est impossible qu'il n'arrive pas des scandales; mais malheur à celui par qui ils arrivent! Il vaudrait mieux pour lui qu'on mette à son cou une pierre de moulin et qu'on le jette dans la mer, que s'il scandalisait un de ces petits" (Luc 17:1-2).

Donc, que dira-t-on du chrétien qui se divertit avec l'occulte? Une analogie peut être faite avec une personne qui, sans être impliquée dans des relations sexuelles immorales, se divertit par des livres et des magazines pornographiques. On ne peut être chrétien et "voyeur". Ce qui est considéré être un péché chez un enfant, l'est aussi chez un adulte. Christ n'a aucun respect pour la bibliothèque "adulte", ni pour le voyeur "adulte". Ceux qui agissent dans les ténèbres y sombreront. Le poison reste du poison. Un peu de poison pour s'amuser peut être aussi fatal qu'une grande dose dans la main d'un assassin. Une séance de spiritisme n'est pas un divertissement (séance de channeling).

Pour tous ceux qui se sont livrés à des conduites pécheresses, y compris l'occulte ou le voyeurisme sexuel, il n'existe qu'un seul moyen de purification, rien d'autre que le sang expiatoire de Jésus Christ. Les non-chrétiens comme les chrétiens doivent se repentir de leurs péchés en demandant à Dieu de les pardonner. Ceux qui ne sont pas chrétiens doivent inviter Jésus par une simple prière afin qu'il vienne prendre le contrôle de leur vie ("Jésus, j'accepte ton sacrifice pour moi sur la croix. Pardonne-moi de mes péchés. Viens s'il te plait dans ma vie, et prends le contrôle. Aide-moi à marcher dans ta lumière").

Prenez l'exemple des sorciers et sorcières qui parvinrent à la connaissance salvatrice de Christ dans Actes 19:19, "Et un certain nombre de ceux qui avaient exercé les arts magiques, ayant apporté leurs livres, les brûlèrent devant tout le monde: on en estima la valeur à cinquante mille pièces d'argent." Tous les objets occultes devraient être détruits car ils sont des véhicules ou des "portes" pour l'activité et l'oppression démoniaques. Ils sont en fait comme des aimants qui attirent les démons.

Dieu n'est pas un dieu mauvais. Il n'est pas vengeur, mais nous a donné dans la Bible, un manuel de mécanicien pour notre bien-être. Si nous persistons à mettre de la limonade dans notre moteur au lieu de mettre de l'huile, nous l'abîmerons. Si nous n'obéissons pas les avertissements de Dieu au sujet de la sorcellerie, les comportements et promiscuité sexuels, la colère, l'envie, et l'abus de substances toxiques, nous détruirons nos corps et condamnerons notre âme pour l'éternité. Vous ne croyez peut-être pas en Dieu, mais la violation de ses principes provoquera néanmoins la destruction. La sorcellerie vous attire et vous rassure peut-être. Elle vous procure peut-être le succès et de la puissance, ainsi qu'une sensation de "bien-être". Mais néanmoins, c'est mauvais et dangereux, comme l'était le serpent pour Adam et Eve dans le jardin.

Pour ceux qui se sont allés assez loin dans l'occulte, jusqu'à la pratique même de la sorcellerie, il faudrait qu'ils cherchent l'aide d'un pasteur d'une église remplie de l'Esprit et centré sur Christ, ayant un ministère de délivrance. Souvenez-vous que vous avez autorité sur toutes les principautés démoniaques dans le nom de Jésus une fois que vous l'avez accepté comme votre sauveur personnel et que vous êtes couvert de Son sang ("Seigneur, les démons même nous sont soumis en ton nom" Luc 10:17).

Vers les années 50, la Science a remplacé Dieu. Une faim spirituelle s'ensuivit qui chercha à s'exprimer dans la contre-culture des années 60 et 70 dans la drogue, les religions orientales, la promiscuité sexuelle. Ceci nous amena au matérialisme et le culte de soi dans les années 80 et 90. Aucun de ces substituts ne peut remplacer la faim spirituelle profonde de l'homme. L'absence de Dieu ne peut être remplacée que par la présence de Dieu, et certainement pas par des contrefaçons, tel que la sorcellerie. La sorcellerie, comme le sexe illicite, peut pour un moment apporter de l'excitation et du plaisir, mais seule une relation personnelle avec le Dieu de l'Univers, par son Fils Jésus Christ, donnera de la satisfaction, de la joie et la vie éternelle.

http://www.earthharvest.org/fr/apologetics_chretien_de_bible/qui_es_dieu/3Christianisme_Mysticisme_Nouvel-Age_Sorcellerie_Occulte_Yoga_du-Salut.htm#Le-mysticisme-du-Nouvel-Age-dans-le-Christianisme
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Message par Lotfi le Mer 19 Nov 2014 - 1:03

Les sorciers connaissent toujours une mort très douleureuse
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Message par maxkolbe le Mer 19 Nov 2014 - 1:15

@Lotfi a écrit:
Les sorciers connaissent toujours une mort très douleureuse

Merci de ce rappel Lotfi.
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Message par Lotfi le Mer 19 Nov 2014 - 1:22

@Maxkolbe

Que le Seigneur soit toujours votre guide.

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Message par maxkolbe le Mer 19 Nov 2014 - 1:35

Merci, vous aussi! Smile
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Message par adelinec le Jeu 20 Nov 2014 - 11:52

Je fais remarquer à tous que je n'ai jamais fait de sorcellerie. J'ai été victime d'un sort (notamment) après avoir tenté de dénoncer le tournage d'un film porno ou se mêlait les pratique de magie noire . C'est là que j'ai reçu des menaces de mort par pratique occultes. Après, j'ai compris qu,il tuait l'âme directement et se ventait de ne pas laisser de traces.

C'est au moyen âge, que j'aurais été sorcière. Mais après, j'ai été religieuse, not. sous la révolution française, j'ai été décapitée avec les autres soeurs.
Mais si vous ne croyez pas en la réincarnation, alors je suis tout à fait innocente. Je n'ai jamais pratiqué, ni eu chez moi rien de magic, mais je pratiquais seulement l'écriture automatique, croyant que cela venait de mon propre subconscient, on me l'a recommandé pour une thérapie par rapport à une enfance douloureuse. Dove non, je ne mens pas, je dit toute la vérité. J'écrivais des poèmes.

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En quoi la Magie est elle un mal ? - Page 2 Empty Re: En quoi la Magie est elle un mal ?

Message par adelinec le Jeu 20 Nov 2014 - 11:58

Lofti, je crois que tu t'imagines des choses sur mon compte. Je suis simplement une ménagère, dans sa cuisine, qui s'est trouvée face à un démon et est tombée gravement malade. Je n'ai jamais été pour l'occulte et je n'ai pas pratiqué beaucoup en R+C. Comme beaucoup de monde, j'allais à une réunion de temps en temps, comme certains vont à la messe.
Mais ma belle-famille était dedans jusqu'au ou et alors je m'y suis mise pour m'intégrer.

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Message par vévette le Jeu 20 Nov 2014 - 12:04

Bonjour adelinec

Il faut vous en sortir et pour cela, vous pouvez demander l'aide d'un prêtre exorciste. Il y en a dans chaque diocèse.

Sinon, avec le chapelet, vous pouvez aussi faire fuir le diable, mettez aussi des médailles miraculeuse un peu partout dans votre maison et sur vous.

J'ai mis de l'eau bénite un jour sur le seuil de ma maison pour que certaines personnes n'y entrent plus...

Mais pour les médailles comme pour l'eau bénite, il faut y croire.

Je vais prier pour vous, pour que vous retrouviez la sérénité.
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