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Rien ne sera jamais plus comme avant… Bannie10

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Rien ne sera jamais plus comme avant…

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Message par Gilles le Mer 25 Mar 2020 - 21:37

Rien ne sera jamais plus comme avant… 21067365

Il y aura un avant et un après Coronavirus

Quel moment étrange sommes-nous en train de vivre ? Une brève page d’humanité que nous vivons individuellement, confinés, et à l’échelle de la planète, connectés.

Depuis quelques jours, nous ne sortons plus de chez nous sauf pour prendre l’air, nous balader tout en saluant les passants du plus loin que nous puissions. Nous restons à la maison. Plus de réunion, plus de rendez-vous. Les enfants ne vont plus à l’école. Un week-end comme un autre. Mais un week-end qui va durer des semaines, un mois, peut-être plus.

Plus question d’aller au restaurant. Plus question de caser les enfants chez les grands-parents, plus question de regarder les résultats des courses cyclistes après une journée de boulot. Le temps semble s’être arrêté.

Difficile de penser à autre chose qu’à l’épidémie. Difficile de faire autre chose que de tenter de convaincre ceux qui pensent qu’on en fait trop, de s’inquiéter pour nos parents et, même si les statistiques sont en leur faveur, pour nos enfants. Difficile de ne pas penser à comment gérer les enfants si nous tombons tous les deux malades sans pouvoir faire appel aux grands-parents et si les provisions viennent à manquer.

Mais difficile également de ne pas réaliser que, dans notre position privilégiée, cette situation est un prix bien léger à payer si cela permet de sauver des vies.

À ceux qui parlent de catastrophisme, de paranoïa, je ne peux répondre que « quel est le coût d’avoir tort ? ». Est-il préférable de prendre trop de mesures pour une maladie bénigne ou, au contraire, de sous-estimer un fléau mortel ? Nous ne saurons jamais si nous en avons fait trop, mais nous pourrions regretter toute notre vie de ne pas en avoir fait assez.

Quoi qu’il en soit, la rapidité de réaction de l’humanité me convainc que rien ne sera plus jamais comme avant.

En quelques jours, porter un masque en public, habitude typiquement asiatique, est devenue une norme presque mondiale. Faire du télétravail et des téléconférences se révèle soudainement possible même chez les plus réfractaires. Quelques vieillards cacochymes qui toussent ont enfin réussi là où 20 années de réunions mondiales au sommet ont échoué : réduire la production mondiale de CO2 et de NO2.

Soudainement, les milliers d’avions en permanence dans le ciel ne se révèlent pas si indispensables que ça. Soudainement, les millions de tonnes de gadgets en plastique peuvent rester dans leurs conteneurs quelques mois de plus. Soudainement, nous pouvons vivre sans le nouvel iPhone.

La diminution de la pollution liée à cette quarantaine bientôt mondiale sauvera probablement plus de vies qu’elle ne protégera du Coronavirus.

Lorsque la menace s’éloignera, il faudra tout d’abord se battre avec des gouvernements qui auront du mal à rendre le pouvoir extrême qu’ils auront acquis en quelques semaines. Les luttes pour nos vies privées et pour nos libertés devront, pendant des décennies, affronter l’argument de la pandémie. Les abus seront nombreux, des régimes totalitaires se mettront en place insidieusement, profitant de l’aubaine, se camouflant sous des mesures de santé publique.

Mais même sans cela, nous ne reviendrons jamais à « la normale ».

Pour beaucoup, le télétravail sera désormais démontré comme efficace et faire chaque jour 2h de trajet ne se justifiera plus. Pour d’autres, il sera désormais impossible de camoufler que le monde se porte mieux sans leur creusage de trou, leur bullshit job. Certains métiers trop souvent oubliés seront enfin remis à l’honneur: personnel soignant, éboueurs, livreurs, postiers … On découvrira à quel point se passer d’enseignants, de restaurateurs et de personnel d’entretien est éprouvant. Peut-être aurons-nous appris, contraints et forcés, à vivre avec notre famille, à adopter un horaire et un mode de vie imposé par nos proches plutôt que par un patron obsédé de la pointeuse.

Nous commencerons à réfléchir sérieusement à l’idée de payer les gens un revenu de base pour rester à la maison, nous rendant compte que cela ne va pas détruire le monde, mais au contraire le sauver. Nous réaliserons que lorsque nos enfants nous accuseront de n’avoir rien fait pour le réchauffement climatique et que nous leur répondrons que c’était impossible, ils nous pointeront du doigt en disant : « Pourtant, en 2020, vous l’avez fait pour le Coronavirus ! ».

Nous attendons tous, avachis dans nos salons, le retour à la vie normale. Une vie normale qui ne reviendra plus, qui sera à jamais différente.

Oserons-nous encore un jour nous faire un bisou en nous croisant dans la rue, cette coutume qui parait tellement étrange, voire répugnante, pour certains Asiatiques ? Nous moquerons-nous encore de cette personne qui porte un masque dans la rue ? Serons-nous enfin convaincus que la santé n’est pas un bien et que le secteur ne doit pas être « rentable » ? Pourrons-nous enfin ne plus entendre ces abrutis criminels qui refusent tout vaccin et qui sont les bombes à retardement des prochaines épidémies ?

Car, oui, il y’en aura d’autres. Que ce soit dans un an, deux ans, dix ans ou cent ans. Une épidémie future que nous ne pourrons désormais plus nous empêcher d’attendre. De guetter. En prévision de laquelle nous garderons toujours un stock raisonnable de papier toilette, de masques et de gel désinfectant.

Nous ne pourrons également plus nous empêcher de réaliser que nous vivons avec nos proches, que nous les aimons et que, l’immense majorité du temps de notre vie, nous ne faisons que les croiser dans la cuisine et la salle de bain. Nous réaliserons enfin que ceux à qui nous tenons ne sont pas éternels, que nous les avons appelés plusieurs fois pendant la quarantaine alors que cela faisait peut-être 3 semaines, 6 mois ou 1 an que nous n’avions plus le temps de leur parler.

Ce tableur à compléter pour un client, ce rapport à terminer, cette réunion à organiser. Ces embouteillages journaliers pour s’asseoir face à un écran, cet ulcère évité de justesse. Ce match de foot au sommet à la télé. Ils étaient indispensables et, pourtant, nous avons pu soudainement nous en passer pendant plusieurs semaines. À quelles futilités consacrons-nous notre énergie, notre temps, notre vie ? Il sera désormais impossible de ne plus se poser la question.

Rien ne sera jamais plus comme avant.


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Mon nom est Lionel Dricot mais la webosphère me connait mieux sous le pseudonyme de Ploum, blogueur, futurologue, pirate et écrivain électronique. Depuis 10 ans, j'écris sur Ploum.net : des opinions, des analyses de la socitété et des technologies, des réflexions mais également des fictions et des prospectives.

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Message par Gilles le Mer 25 Mar 2020 - 21:38

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Nos vies ont déraillé

Plus le confinement dure et plus nous vacillons sur nous-mêmes comme si nous avions perdu le mode d'emploi de nos vies.

C'est comme si brusquement nous avions changé d'ère. Nous avons perdu nos repères, la trame même de nos existences et nous restons là, désemparés, hagards, quelque peu confus, comme si nous avions perdu le mode d'emploi de nos vies. Tout s'est ralenti, notre sang s'est peu à peu figé, notre rapport au temps aussi, et nous allons dans nos appartements avec le pas hésitant du convalescent qui ignore encore le nombre de jours nécessaires à son rétablissement, celui où il s'en ira retrouver les clameurs et les sortilèges de la ville.

Nous n'avons plus aucune certitudes: nos vies ont déraillé. D'un jour à l'autre, il nous a fallu réapprendre à vivre, reconsidérer notre rapport au temps, s'inventer de nouvelles distractions, un changement de paradigme complet qui nous laisse un brin perplexe, orphelin d'un monde dont nous ignorions jusqu'alors à quel point il nous avait rendu corvéable à merci.

Nous vivions des temps hypnotiques: nous allions d'un point à l'autre, de son domicile au travail, du travail à son domicile, comme de parfaits automates, rompus à une routine qui si elle pouvait parfois se montrer pesante avait l'avantage de nous occuper l'esprit. Nous n'étions pas vraiment au monde, nous nous contentions d'occuper l'espace que la société nous avait réservé et jour après jour, semaine après semaine, dans ce long continuum d'années qui finissait par former une vie, nous allions sans prendre soin de nous interroger sur le sens même de nos existences.

Tout cela a volé en éclat

Nous voilà soudain nus face à nous mêmes. Chaque nouvelle journée est comme un long voyage dont nous ignorons les différentes étapes. Nous n'avons plus de structures, aucun objectif à atteindre, et cernés par l'ennui qui menace à tout moment de nous engloutir, nous cherchons un moyen de ne pas sombrer tout à fait. Nous chancelons sur nous-mêmes et pris dans les rets de ce vertige immobile, nous cherchons désespérément une branche à laquelle se raccrocher.Nous ne sommes pas malades, nous ne sommes pas vraiment en vacances mais tout ce qui hier était encore source de plaisirs, les amis, les sorties, les ivresses légères des terrasses de cafés, les promenades au large, les nuits étoilées quand les cœurs robinsonnent –la frivolité comme projet de vie– tout cela nous est désormais interdit.

Voilà même, chose extraordinaire, que nous nous écoutons penser. Des années que pareille aventure ne nous était pas arrivée. Nous ne pouvons plus nous échapper, le monde s'est rétréci à nous-mêmes. Nous sommes prisonniers à l'intérieur de nos pensées et comme l'avenir se dérobe à nous, nous percevons avec effroi la fragilité de nos existences, quand la mort au-dehors nous courtise et que la planète tout entière dessaoule, dans ce silence d'outre-tombe qui nous chante la fin de nos illusions perdues.

Collectivement nous sentons bien que nous sommes à un point de bascule. Que quelque chose qui est de l'ordre de l'histoire, du changement d'époque, de civilisation peut-être, est en train de se produire. Une ère nouvelle où, à l'aune de ce confinement, nous reconsidèrerons nos priorités, nos échelles de valeur, un autre humanisme qui sera le contraire même du gigantisme qui présidait à nos vies passées.

Comme si nous avions trop abusé des plaisirs de ce monde, de cette Terre et que désormais, sous peine de disparaître tout à fait, il nous fallait rebâtir de nouvelles espérances, un nouvel art de vivre où il nous faudrait rechercher à l'intérieur de nous-mêmes, au plus proche de notre cœur, les vraies valeurs de nos existences terrestres. Non plus la fuite en avant, les voyages au long cours et les expéditions lointaines –toute notre folie consumériste– mais quelque chose de plus doux, de plus tendre, de plus modeste qui nous verrait prendre soin de notre environnement le plus immédiat, nos aînés comme nos voisins, nos jardins autant que nos forêts.

En fait, nous sommes comme l'alcoolique à qui le corps médical vient d'annoncer que sans changement radical de sa part, il ne passera pas l'année. Il lui faut dire adieu aux mirages de l'alcool, aux vapeurs de l'ivresse, à tous ces efforts entrepris pour échapper aux morsures de la vie. Le voilà sans béquille, prêt à trébucher au premier obstacle rencontré. Pour lui, les lendemains sont incertains et les chausse-trappes nombreuses, mais si jamais il sort vainqueur de cette bataille de géants, alors le monde lui appartiendra.

Le monde comme au premier jour.

Voilà où nous en sommes.

À nous de (bien) jouer.


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Message par Maurice d'Elbée le Jeu 26 Mar 2020 - 7:23

ordo ab chao
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