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Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu Bannie10

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Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu

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Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu Empty Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu

Message par Isabelle-Marie le Mer 13 Déc 2017 - 0:40

C'est de lui que vient la phrase : "Il n'y a qu'une seule tristesse, c'est de ne pas être des saints" 

"Léon Bloy (1846-1917), un auteur majeur injustement méconnu. Catholique fervent, auteur de deux romans, de plusieurs essais et d´un Journal s´étalant sur près de vingt ans, Léon Bloy, semble faire partie de ce 19eme siècle qui n´a pas survécu a la modernité? Et pourtant, ce polémiste et pamphlétaire hors pair, qui aura influence des écrivains comme Celine ou Bernanos, parle a notre époque et de notre époque. Parmi les sujets de prédilection de Bloy, on trouve l´insulte inlassable des riches et des bourgeois, la caricature des auteurs a succès et sans talent du moment, la dénonciation des fausses valeurs et des vraies compromissions, la critique du règne de la bonne conscience et de l´hypocrisie, le refus radical du confort matériel et mental - autant de sujets qui demeurent actuels. UNE COPRODUCTION KTO/CERIGO FILMS 2017 - Réalisé par Jean-Yves Fischbach"

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Message par Isabelle-Marie le Jeu 14 Déc 2017 - 12:27

Désolée, je ne m'étais pas aperçue que la vidéo n'était pas disponible (elle sera rediffusée sur KTO pendant une semaine environ)

En voici une autre qui  a le même titre, mais c'est un documentaire plus ancien, de 1970 :

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Message par Isabelle-Marie le Mar 19 Déc 2017 - 15:15

Pour Léon Bloy, la figure de la sainteté par excellence est celle du pauvre.

"Le Verbe de Dieu est venu dans une étable, en haine du Monde, les enfants le savent, et tous les sophismes des démons ne changeront rien à ce mystère que la joie du riche a pour SUBSTANCE la Douleur du pauvre. Quand on ne comprend pas cela, on est un sot pour le temps et pour l'éternité -un sot pour l'éternité !"

Extrait de : "Exégèse des lieux communs"


Léon Bloy, le pèlerin de l'absolu Iuon1o10








Deux extraits de La femme pauvre :
 
« Les femmes sont universellement persuadées que tout leur est dû. Cette croyance est dans leur nature comme le triangle est inscrit dans la circonférence qu’il détermine. Belle ou laide, esclave ou impératrice, chacune ayant le droit de se supposer la FEMME, nulle n’échappe à cet instinct merveilleux de conservation du sceptre dont la Titulaire est toujours attendue par le genre humain.

« L’affreux cuistre Schopenhauer, qui passa sa vie à observer l’horizon du fond d’un puits, était certes bien incapable de soupçonner l’origine surnaturelle du sentiment dominateur qui précipite les hommes les plus forts sous les pieds des femmes, et la chiennerie contemporaine a glorifié sans hésitation ce blasphémateur de l’Amour.

« De l’Amour, assurément, car la femme ne peut pas être ni se croire autre chose que l’Amour lui-même, et le Paradis terrestre, cherché depuis tant de siècles, par les dons Juans de tous les niveaux, est sa prodigieuse Image.

« Il n’y a donc pour la femme, créature temporairement, provisoirement inférieure, que deux aspects, deux modalités essentielles dont il est indispensable que l’Infini s’accommode : la Béatitude ou la Volupté. Entre les deux, il n’y a que l’Honnête Femme, c’est-à-dire la femelle du Bourgeois, réprouvé absolu qu’aucun holocauste ne rédime.

« Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l’une ni l’autre ne pourra devenir une honnête femme, – parce que l’effrayante vache aride qu’on appelle une honnête femme, et qui refusa naguère l’hospitalité de Bethléem à l’Enfant Dieu, est dans une impuissance éternelle de s’évader de son néant par la chute ou par l’ascension.

« Mais toutes ont un point commun, c’est la préconception assurée de leur dignité de dispensatrices de la Joie. Causa nostræ lætitiæ ! Janua coeli ! Dieu seul peut savoir de quelle façon, parfois, ces formes sacrées s’amalgament à la méditation des plus pures et ce que leur mystérieuse physiologie leur suggère !…

« Toutes – qu’elles le sachent ou qu’elles l’ignorent, – sont persuadées que leur corps est le Paradis. Plantaverat autem Dominus Deus paradisum voluptatis a principio : in quo posuit hominem quem formaverat. Par conséquent, nulle prière, nulle pénitence, nul martyre n’ont une suffisante efficacité d’impétration pour obtenir cet inestimable joyau que le poids en diamants des nébuleuses ne pourrait payer.

« Jugez de ce qu’elles donnent quand elles se donnent et mesurez leur sacrilège quand elles se vendent !
« Or voici la conclusion tirée des Prophètes. La femme a RAISON de croire tout cela et de prétendre tout cela. Elle a infiniment raison, puisque son corps, – cette partie de son corps ! – fut le tabernacle du Dieu vivant et que nul, pas même un archange, ne peut assigner des bornes à la solidarité de ce confondant mystère !

(partie I, chapitre 20)

 
 
– Laissez-moi donc tranquille ! criait-il à Clotilde qui ne le tourmentait guère pourtant, il n’y a que deux philosophies, si on tient absolument à ce mot ignoble la spéculative chrétienne, c’est-à-dire la théologie du Pape, et la torcheculative. L’une pour le midi, l’autre pour le nord. Voulez-vous que je vous fasse en deux mots cette histoire de dégoûtation ? Avant votre Luther, on n’était pas déjà trop brillant dans le monde germanique. Quand je dis votre, j’entends le Luther de cette nation crapuleuse. C’était une ingouvernable pétaudière de cinq ou six cents États dont chacun représentait un grouillis de caboches obscures, imperméables à la lumière, dont les descendants ne peuvent être orientés ou disciplinés qu’à coups de trique. L’autorité spirituelle était là-dessus comme l’abeille sur le fumier. Luther eut cet avantage suprême d’être le Salaud attendu par les patriarches de la gueuserie septentrionale. Il incarnait à ravir la bestialité, l’inintelligence des choses profondes et le croupissant orgueil de tous les buveurs de pissat de vache. Il fut adoré, naturellement, et tout le nord de l’Europe s’empressa d’oublier la Mère Église pour aller dans les fientes de ce marcassin. Le mouvement continue depuis bientôt quatre siècles et la philosophie allemande, exactement qualifiée par moi tout à l’heure, est la plus copieuse ordure tombée du protestantisme. Ça se nomme l’esprit d’examen, ça s’attrape avant de naître, aussi bien que la syphilis, et il se trouve de petits français assez engendrés au-dessous des dépotoirs pour écrire que c’est tout à fait supérieur à l’intuition de notre génie national.


(partie I, chapitre 22)
 

http://lectures49.over-blog.com/2017/03/la-femme-pauvre-de-leon-bloy.html
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Message par Isabelle-Marie le Jeu 21 Déc 2017 - 14:21

Léon Bloy prophète du Meshom et du retour du Roi ?

"J'ai la sensation nette que tout le monde se trompe, que tout le monde est trompé, que l'esprit humain est tombé dans les plus épaisses ténèbres."

Quelques citations de Bloy dans cette courte vidéo, dont certaines donnent l'impression en effet qu'il parlait avant l'heure du Meshom.





Et sur le retour du Roi, quelques citations également de Léon Bloy extraites d'un blog :

Un siècle avant les voyants PSI, plusieurs mystiques chrétiens annonçaient les calamités qui allaient s'abattre sur un monde moderne en phase terminale. Une bonne partie de ces prédictions se rapportent à un personnage mythique surgi de nulle part qui sauverait la France de l'anéantissement dans les derniers jours de l'Apocalypse. Ce personnage est un thème récurrent de l'oeuvre de l'écrivain mystique Léon Bloy .

Si ce dernier l'a attendu en vain toute sa vie, on peut parier que dans un proche avenir, on commencera à entendre parler de lui.


Extraits :

J’ai souvent parlé de Quelqu’un qui doit venir…

J’ai souvent parlé de Quelqu’un qui doit venir sans être attendu, de l’Etranger parmi tous les étrangers imaginables. Jamais un homme n’aura été si inconnu, si imprévu, si soudain … Il sera l’étonnement même… Tout ce que je peux dire, c’est que l’Etranger qu’il faut attendre sera certainement un vagabond, étant envoyé par Celui dont il est écrit que nul ne sait d’où il va. Un vagabond de l’Absolu, de la Douleur, de l’Insomnie, si prodigieux que tout ce qui est stable et délimité reculera devant lui et que ses proches en auront peur… Il ne sera probablement pas autre chose qu’un reflet de la Gloire dans un cloaque, mais un reflet si redoutable que les montagnes craindront[1]…



Mais pourquoi est-il si Inconnu des Hommes, et Miroir de l’Esprit Saint ? L’Esprit du Père et du Fils, quant à Lui, est totalement ignoré, Inconnu des Hommes. Les Hommes, avec Satan, ont chassé Dieu de Sa Création. L’Esprit de Dieu est ce Grand Inconnu, le Grand Oublié des Chrétiens, le Grand Méconnu. Église qui devient la Prostituée mais qui pleura au pied de Jésus, mouillant de ses larmes, essuyant par ses cheveux les pieds sublimes de Jésus. L’Église devient cette Marie de Magadala. Mais, et deviendra la Grande Repentante, l’Église Finitive. Les cheveux de celle-ci, représentent sa pudeur, son Amour Humilié, sa repentance. Car les cheveux est la Gloire des Hommes. La coiffe en devenir surnaturelle, la Gloire des Hommes. Cette Insomnie, Douleur de cet Homme, est l’adoration folle du Cœur de Jésus, la Hantise de Sa Mort qui coïncide d’avec la Mort de l’AntiChrist. Angoisse de sang dans le Sang de Jésus, l’Agonie de l’Épée Divine et son enfant avec la Passion de Jésus.

Encore une fois, je suis seul…


— Alors, me demandera-t-on, que reste-t-il ? — Absolument rien que l’eucharistie dans les Catacombes et l’attente du Libérateur inconnu que le Paraclet doit envoyer, lorsque le sang des suppliciés innombrables et les larmes de quelques élus auront suffisamment nettoyé la terre. Il est évident pour moi que Dieu se prépare à renouveler toutes choses et que l’accomplissement est proche de cette prophétie apocalyptique.

« Quand la France aura été purifié par les fléaux de la justice divine », écrivait Mélanie en 1882, « lorsqu’elle sera presque anéantie, quasi morte, alors Dieu lui donnera un Homme. » C’est celui-là, et non pas un autre, que j’attends depuis quarante ans, dans ma solitude.

Dans les ténèbres

Et pourtant, Quelqu’un doit venir, quelqu’un d’inouï que j’entend galoper au fond des abîmes. La France de Dieu, le Royaume de Marie ne pouvant pas périr, il faut bien qu’Il vienne. Quand Il paraîtra enfin, quand il frappera à la porte des cœurs avec le pommeau de l’Épée divine, le réveil de tous les aveugles sera prodigieux…

Ce Titre du Pommeau de l’Épée Divine, est le vagabond de l’Esprit Saint véritable Épée Divine de Dieu. Cette Épée Divine va transpercer le Cœur de l’AntiChtist et à travers lui, le Cœur de Satan. Le seul Ennemi de Dieu est le Péché des Anges et des Hommes. Tous sont Ses Enfants. Après l’Assomption d’Énok et d’Élie, cet Épée tranchante combattra à la tête de l’Église Finitive avec ses Mille Guerriers. pendant les 45 derniers jours.

Le Miracle

Je viens de parler du Miracle, disant que Dieu le tient en réserve pour celui qu’il doit envoyer. Je sais bien que ce mot n’a aucun sens, qu’il ne signifie absolument rien aujourd’hui. Cependant je n’en ai pas d’autre…Celui qu’il faut attendre, l’Étranger qui seul pourra mettre fin à l’incommensurable Tribulation sera certainement un homme d’éternité, en ce sens qu’il aura la permission de puiser au Réservoir du redoutable Jardin, non loin du très vieil Arbre de la Science, juste à d’endroit où tombait le Sang de la Main droite de Jésus, après qu’il eu été cloué à la Croix, face à l’Occident.
Que fera ce personnage effrayant à qui Dieu aura délégué sa puissance …

Un Homme sans aveu

Je sais qu’un jour, on verra paraître un Inconnu prodigieux, un Vagabond omnipotent, semblable au vent qui souffle où il veut, qu’on entend sans savoir d’où il vient ni où il va, et je tremble de penser qu tu pourrais être Celui-là, homme sans aveu et probablement va-nu-pieds, sous la grande voie lactée du firmament !…

Un prophète qui fut le Roi des Éblouissements annonçait, il y a trois mille ans, qu’Elle rira au dernier jour et je vous donne rendez-vous pour être les spectateurs, auprès d’Elle, de l’écartellement du Monde tiré aux quatre chevaux de l’Apocalypse… Quand le moment sera venu et que les hommes agoniseront de terreur au fond d’un gouffre de silence, on entendra soudain l’éclat de son rire, rire colossal de l’Immaculée Conception !


Le Fils de saint louis

Et, maintenant, quand viendra l’Autre ? « Il m’est impossible, écrivais-je en 1894, de penser à cet homme de rêve et de prodige, sans être atteint dans l’intime de mon âme. La figure de Louis XVII, errant et renié par toute la terre, n’est-elle pas la plus étonnante prophétie ?

« Je songe qu’il y a certainement QUELQU’UN de très-pauvre, de très-inconnu et de très-grand, qui souffre de la même manière, en ce moment, et qu’il faut avoir peur de méconnaître, quand on LE rencontrera. »

Ceux qui pensent avec moi que ce Consolateur des désespérés ne peut apparaître que lorsque le monde sera en agonie, doivent, aujourd’hui, l’attendre d’heure en heure.

Il est le Néantissement absolue. L’Abîme de Tout, Amour Abyssale qui comble son Bien Aimé, l’Abîme de RIEN. Si, Il existe c’est que Dieu Le Veut. Pauvre absolument, attendant la Bonté même de Dieu, L’Esprit Saint qui donne Vie à Son Âme morte à Elle-même. L’Un Est vie Éternelle et l’Autre est Mort à Lui-même. Il vivra au côté de l’Esprit Saint vivant son Agonie.

La France n’a jamais été si près de mourir…

Il est temps que se montre un sauveur pauvre, un sauveur conspué, un sauveur infiniment méconnu, un Sauveur qui sauve et qui règne.

Il n’est que temps, Ô Seigneur !


La Vigne Abandonnée

Autrefois, Rédempteur souffrant, vous étiez le Père des pauvres. Vous vous appeliez leur Tête, et ils s’appelaient vos membres, parce qu’ils espéraient votre Gloire.

Mais cela, vraiment, c’est trop, et si vous continuez à languir, seulement un siècle de plus (mars 1894), il faudra bien qu’on vous nommes le Père des Morts.

Quelqu’un paraît cependant. Quelqu’un qui est tout en pleurs.

Ce n’est pas la Mère. Ce n’est l’Évangéliste. Ce n’est pas non plus l’Amoureuse d’or, la Fiancée magnifique, cette Madeleine des incendies, dont les larmes sont aussi « dures » que les cristaux de l’Enfer.

Ce n’est ni un martyr, ni une Vierge, ni un Confesseur. Et c’est encore moins, à coup sûr, un de ces Innocents trucidés qui jouent, depuis deux mille ans, avec leur palmes et leurs couronnes, sous l’Autel des Cieux.

Celui-là, c’est un Etranger, parmi tous les étrangers. C’est un Inconnu solitaire qui n’attend personne et que personne n’attend.

Serait-ce Lui que Jésus a tant appelé dans sa Langueur ? le Libérateur mystérieux qui doit le décrucifier ?

Mais alors, bon Dieu ! qu’il a mis de temps à venir[4] !…

Mais, encore une fois, qu’il est tard ! Et qu’il paraît misérable, ce Libérateur supposé, cet Élie des éclaboussures et de la racaille, qui se manifeste en pleurs, à l’instant lugubre de la Fin des fins.

Si c’est là le Consolateur on le voit tellement au-dessous du malheur même, que la Misère épouvantable du Christ ressemble aussitôt par comparaison, à de la Magnificence.

L’autre, n’a rien, absolument rien. Pas mêmes le regard d’un désespéré, pas même l’attention des bêtes venimeuses qui grouillent, désormais, sur le Golgotha.

Et bien ! tant mieux ! SURGE, ILLUMINARE, JÉRUSALEM ! Pour délivrer le Roi des pauvres, il fallait, peut-être, Quelqu’un qui fût plus pauvre que lui, et qui arrivât… trop tard.

C’est l’Ouvrier de la dernière seconde de la dernière heure.

C’est celui qui crut que le Jour ne pouvait jamais finir et qui vient, même après cette abominable vermine qui craignait arriver trop tôt.

Si le Maître de la Vigne rémunère autant les ouvriers de la « onzième heure » que les travailleurs qui ont porté le poids du jour, que sera-ce de cet impossible compagnon, qui se présente lorsqu’on a cessé de payer les mercenaires, lorsque tout le monde est parti et que les puits de la Nuit se sont ouverts.…

Il faudra bien lui donner la Vigne elle-même, la Vigne pâle et abandonnée, la pauvre VIGNE du Seigneur qui meurt.

Le Fils du Père ne peut que se faire décrucifier que par un Autre Roi, le Roi de la Misère. Car, par la Vertu divine de Dieu, identifier au Fils Crucifié, Serviteur Souffrant ultime au Verbe fait Chair. Ce Mendiant sera confondu comme l’AntiChrist. L’Esprit de Dieu souffre à travers son Épouse magnifique, la Regina Angelorum. Les Anges Serviteurs contemple leur Reine Souffrante qui voit Ses Petits. L’Immaculée sent l’Odeur de la Mort qui sort du Corps de l’Aimée de Son Fils.

Ce Vagabond de Dieu vient consommé le Dernier Râle de Dieu sur la Terre, le dernier Soupir Divin, Soupir de l’Esprit de Dieu qui sort des Narines de Dieu, pour donner Souffle à Toute Créature spirituelle. Ce Vagabond des Limbes, porte en Lui, les Larmes de l’Esprit Saint. Et son Désir Fou, est qu’après leur Mort, l’AntiChrist devienne Enohim Elohim, Victoire de Dieu. L'Église essuyera toutes les Larmes de Marie, Celle qui pleurs des Larmes de Sang de Son Fils. Larmes De l’Esprit Saint, Son Divin Époux.

Les Anges Bien-Heureux enchaînés aux Hommes, portent sur leurs chevilles célestes Ses Chaînes, Chaînes de la Liberté faillible, Amour Fou des Anges pour leurs Petits Frères. Ce Clochard de Dieu, Guenilleux rempli de Poussière, va détacher Son Frère Aîné, Son Ange Protecteur. Et ce Dernier va voir et sentir ces Chaînes tombées. Et Il lui Sourira comme jamais un Ange aura souri à Son Bien Aimé. Et Tous les Hommes enlèveront les Chaînes de tous leurs Frères Anges, l’entière Cour Céleste.


Au seuil de l’Apocalypse

Mais la France, toujours nécessaire à Dieu, sera la première à se relever du milieu des agonisants pour accomplir tout son destin. Sans doute, elle a perdu sa fleur, ses plus nobles fils ayant donné leur vie pour sa rançon. Mais ce sacrifice énorme, lui sera compté par celui qui pèse les sphères et les atomes et il se pourrait bien que, pour finir, une virginité mystérieuse et immarcessible devînt son, partage.

Aujourd’hui, quels que puissent être les événements de cette guerre inouïe dont tous les peuples resteront meurtris, j’attends un Homme infiniment inconnu, auprès de qui les plus étrangers paraîtront des cousins-germains, un guenilleux, je suppose, un va-nu-pieds, je l’espère bien, mais envoyé et missionné pour tout accomplir. Il est près de nous, peut-être, attendant son heure… Restent les prédictions de la Salette et ma certitude que Dieu veut agir bientôt en se manifestant Lui-même d’une manière inouïe que nul ne peut prévoir. Cette guerre n’est donc pas et ne peut pas être la Fin. Tant qu’il n’y aura pas de Surnaturel évident, rien ne sera fait…

Alors, sans doute, il suscitera Quelqu’un. Il n’est pas possible que ce que j’ai vu et entendu, il y trente-cinq ans, ne se réalise pas de manière ou d’autre…

http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2013/01/leon-bloy-et-le-retour-du-roi.html
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Message par Desiderius Ulixes le Lun 3 Fév 2020 - 9:08



Voici les deux premiers chapitres du "Symbolisme de l'Apparition', un ouvrage de 1880 de Léon Bloy consacré au décryptage symbolique de l'Apparition de la Vierge à la Salette le 19 septembre 1846.
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Message par Monastère de Domrémy le Mer 5 Fév 2020 - 23:30

Encore de très belles choses sur le forum...
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