la tolérance chrétienne
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la tolérance chrétienne
Par l' abbé de Tanouarn
Tolérance ? C'est dans l'Evangile
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés". On connaît cette formule catégorique de l'Evangile. C'est le moment de s'en souvenir, alors que l'évangile d'hier dimanche nous remettait devant la parabole du Bon grain et de l'ivraie, avec cet ordre du Seigneur : "Laissez les pousser ensemble jusqu'à la moisson" déclare le Christ. La moisson, c'est la Fin du monde, lorsque le Christ reviendra comme Juge, pour rendre à chacun son dû : à l'ivraie le feu, au bon grain, les greniers du Maître. Le Christ nous interdit formellement d'être des jugeurs, jusqu'à la fin du monde où Lui, parce qu'il sonde seul les reins et les coeurs, pourra juger chacun sans risque de se tromper.
Il s'agit bien de la tolérance chrétienne. D'où vient-elle ? Non pas d'un penchant irrépressible à la transigeance, comme le tolérantisme actuel, mais d'un aveux d'ignorance. A juger les autres, on risque de confondre le bon grain et l'ivraie. Il faut donc s'en abstenir, ne pas se prendre pour des justes, ne pas croire que, simples humains, nous pouvons faire ou rendre la justice, mais seulement avoir faim et avoir soif de cette justice, en acceptant de considérer que seul le Christ peut nous désaltérer.
En face de la tolérance évangélique, la tolérance telle qu'on l'invoque aujourd'hui n'est qu'une de ces nombreuses idées chrétiennes devenues folles. Elle conduit à ne plus dire le vrai et le faux, le bien et le mal et à égaliser tous les comportements. Prétendre que l'un vaudrait mieux que l'autre, ce serait justement "manquer de tolérance". Ce refus de penser les différences, cette non-pensée est un piège, qui mène droit au nihilisme. Si tout vaut tout rien ne vaut rien et seul vaut... le rien. Il y a aujourd'hui, ici et là, une véritable ivresse du Rien, un culte enthousiaste et expérimentateur.
A ce sujet, je ne peux que vous recommander l'excellente revue Monde et Vie qui, dans son dernier numéro, aborde, "ces idées chrétiennes devenues folles". Des exemples ? Le (prétendu) mariage homosexuel qui devient un droit au nom de l'égalité. Quelle égalité ? Encore une idée chrétienne au départ, mais qui est méconnaissable. Pour appliquer les idées chrétiennes de liberté d'égalité et de fraternité (et celle de laïcité aussi) il faut toujours se souvenir que le Christ affirme : "Mon Royaume n'est pas d'ici". Il y a une dualité chrétienne, entre nature et grâce, entre temporel et spirituel. Ceux qui confondent ces deux dimensions de l'être, ceux qui veulent établir le paradis sur la terre font du christianisme une idéologie...
La tolérance chrétienne n'a pas d'autre limite que le jugement dernier (la moisson) : même un criminel ne doit pas être jugé sur le fond car Dieu seul est son juge. Il est puni (dimension afflictive et exemplaire de la peine) et mis hors d'état de nuire par la société (dimension médicinale) qui a droit de se protéger (violeurs récidivistes, tueurs en série ou simples voleurs à la tire), mais il n'est pas jugé sur le fond. Seul Dieu est son juge et jusqu'au dernier moment il peut se convertir. Le Christ a volu le Bon larron sur une croix à côté de la sienne. Et il lui a dit : "Ce soir, tu seras avec moi en paradis".
Il n'était pas question pour le larron crucifié de remettre en question la peine à laquelle il était soumis. Ce malfrat d'ailleurs en reconnaît lui-même le bien fondé du point de vue des royaumes de la terre : "Nous sommes là [sur la croix], c'est justice..." Et le Christ lui-même lui montre que le Royaume des Cieux est construit sur d'autres critères. Sa justice est différente.
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http://garabandalvoiedusalut.unblog.fr/
Tolérance ? C'est dans l'Evangile
"Ne jugez pas et vous ne serez pas jugés". On connaît cette formule catégorique de l'Evangile. C'est le moment de s'en souvenir, alors que l'évangile d'hier dimanche nous remettait devant la parabole du Bon grain et de l'ivraie, avec cet ordre du Seigneur : "Laissez les pousser ensemble jusqu'à la moisson" déclare le Christ. La moisson, c'est la Fin du monde, lorsque le Christ reviendra comme Juge, pour rendre à chacun son dû : à l'ivraie le feu, au bon grain, les greniers du Maître. Le Christ nous interdit formellement d'être des jugeurs, jusqu'à la fin du monde où Lui, parce qu'il sonde seul les reins et les coeurs, pourra juger chacun sans risque de se tromper.
Il s'agit bien de la tolérance chrétienne. D'où vient-elle ? Non pas d'un penchant irrépressible à la transigeance, comme le tolérantisme actuel, mais d'un aveux d'ignorance. A juger les autres, on risque de confondre le bon grain et l'ivraie. Il faut donc s'en abstenir, ne pas se prendre pour des justes, ne pas croire que, simples humains, nous pouvons faire ou rendre la justice, mais seulement avoir faim et avoir soif de cette justice, en acceptant de considérer que seul le Christ peut nous désaltérer.
En face de la tolérance évangélique, la tolérance telle qu'on l'invoque aujourd'hui n'est qu'une de ces nombreuses idées chrétiennes devenues folles. Elle conduit à ne plus dire le vrai et le faux, le bien et le mal et à égaliser tous les comportements. Prétendre que l'un vaudrait mieux que l'autre, ce serait justement "manquer de tolérance". Ce refus de penser les différences, cette non-pensée est un piège, qui mène droit au nihilisme. Si tout vaut tout rien ne vaut rien et seul vaut... le rien. Il y a aujourd'hui, ici et là, une véritable ivresse du Rien, un culte enthousiaste et expérimentateur.
A ce sujet, je ne peux que vous recommander l'excellente revue Monde et Vie qui, dans son dernier numéro, aborde, "ces idées chrétiennes devenues folles". Des exemples ? Le (prétendu) mariage homosexuel qui devient un droit au nom de l'égalité. Quelle égalité ? Encore une idée chrétienne au départ, mais qui est méconnaissable. Pour appliquer les idées chrétiennes de liberté d'égalité et de fraternité (et celle de laïcité aussi) il faut toujours se souvenir que le Christ affirme : "Mon Royaume n'est pas d'ici". Il y a une dualité chrétienne, entre nature et grâce, entre temporel et spirituel. Ceux qui confondent ces deux dimensions de l'être, ceux qui veulent établir le paradis sur la terre font du christianisme une idéologie...
La tolérance chrétienne n'a pas d'autre limite que le jugement dernier (la moisson) : même un criminel ne doit pas être jugé sur le fond car Dieu seul est son juge. Il est puni (dimension afflictive et exemplaire de la peine) et mis hors d'état de nuire par la société (dimension médicinale) qui a droit de se protéger (violeurs récidivistes, tueurs en série ou simples voleurs à la tire), mais il n'est pas jugé sur le fond. Seul Dieu est son juge et jusqu'au dernier moment il peut se convertir. Le Christ a volu le Bon larron sur une croix à côté de la sienne. Et il lui a dit : "Ce soir, tu seras avec moi en paradis".
Il n'était pas question pour le larron crucifié de remettre en question la peine à laquelle il était soumis. Ce malfrat d'ailleurs en reconnaît lui-même le bien fondé du point de vue des royaumes de la terre : "Nous sommes là [sur la croix], c'est justice..." Et le Christ lui-même lui montre que le Royaume des Cieux est construit sur d'autres critères. Sa justice est différente.
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