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La Blessure du Coeur

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La Blessure du Coeur

Message par BéatriceMR le Lun 17 Avr 2017 - 20:00

La blessure du coeur a une importance toute particulière. L'Eglise dit que c'est d'elle que découlent les sacrements.
Pourquoi cette importance, au-delà de l'aspect symbolique?

J'ai entendu comme explication que c'est parce qu'alors, Jésus était mort, mais le Verbe était uni , seul le corps de Jésus  [est mort].

Si cette explication est la bonne, j'ai des questions:
  1/ Le Verbe était aussi uni au corps de Jésus pour les autres blessures. Quelle différence donc?
 
  2/ Comment la nature humaine et divine peuvent -elles être séparées ?
 
    3/ Cela vous semble-t-il juste que le corps de Jésus soit uni au Verbe après sa mort?

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Re: La Blessure du Coeur

Message par BéatriceMR le Lun 17 Avr 2017 - 22:14

Désolée, voici la bonne version :

La blessure du coeur a une importance toute particulière. L'Eglise dit que c'est d'elle que découlent les sacrements.
Pourquoi cette importance, au-delà de l'aspect symbolique?

J'ai entendu comme explication que c'est parce qu'alors, Jésus était mort, mais le Verbe demeurait uni au corps de Jésus mort.

Si cette explication est la bonne, j'ai des questions:
1/ Le Verbe était aussi uni au corps de Jésus pour les autres blessures. Quelle différence donc?

2/ Comment la nature humaine et divine peuvent -elles être séparées ?

3/ Cela vous semble-t-il juste que le corps de Jésus soit uni au Verbe après sa mort?

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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Lun 17 Avr 2017 - 22:52

Je ne suis pas théologien spécialiste ...mais, Béatrice , la question reste étrange pour moi et c'est difficile de répondre en l'état ..Il manque des précisions ... pour mieux comprendre les questions:

D'abor dans "l'explication " :
"Une fois Jésus mort" : ce qui veut dire l'ame humaine de Jésus (donc du Verbe incarné) est séparée réellement du corps (C'est pourquoi le PN parle me semble-t-il du Coeur Hypostatique déchiré
du Verbe ) .
"Le Verbe demeure uni au Corps de Jésus" : celui qui dit ça parle probablement pour que ce soit vrai de l'ame divine de Jésus , qui était pleinement homme - donc il mourra vraiment comme tout homme - et pleinement Dieu (autrement dit le Verbe éternel, demeure en Jésus , fut il humainement mort ), sinon Jésus ne serait pas vraiment mort

Venons en aux questions , une fois posées ces préalables
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Lun 17 Avr 2017 - 23:34

@BéatriceMR a écrit:
La blessure du coeur a une importance toute particulière. L'Eglise dit que c'est d'elle que découlent les sacrements. Pourquoi cette importance, au-delà de l'aspect symbolique?
(...)j'ai des questions:
1/ Le Verbe était aussi uni au corps de Jésus pour les autres blessures. Quelle différence donc?

2/ Comment la nature humaine et divine peuvent -elles être séparées ?

3/ Cela vous semble-t-il juste que le corps de Jésus soit uni au Verbe après sa mort?

pour la question 1/ , le Coeur revêt une importance spéciale car c'est  au coup de lance  , et alors que Jésus est déjà mort , qu'est donné selon St Jean et son évangile : "l'eau, le sang, et l'Esprit " qui ne viennent pas des blessures de la passion, la flagellation , la crucifixion
Quand Jésus rend l'Esprit , c'est avant de mourir (IL donne sa vie et personne ne la lui prend pas même la mort) et le souffle il le donne ..à Son Père (et L'Esprit c'est Son Souffle il me semble inséparablement); La Source de toutes les Graces  données à l'Eglise viennent après la mort ... peut être peut on dire que Dieu saisit ce DON, cette Oblation parfaite, Cette Offrande absolue, en permettant l'événement fondateur de tous les sacrements qu'est le coup de lance, en fait à travers lui le  Don  Eternel de l'eau qui purifie de tout péché les coeurs repentants, le Sang qui vivifie tous ceux qui s'ouvrent à la Foi dans ce Coeur Ocean d'amour ouvert pour moi, l'Esprit  qui sanctifie  tous ceux qui vont à la suite de Jésus passés dans la Vertu de Charite, l'Amour vivant de  Dieu.

pour la question 2/    la nature humaine et divine ne sont pas séparées selon moi .  Et ce serait contradictoire avec "l'explication" qui a été donnée en préalable. Seulement, dans sa nature humaine , le corps et l'ame humaine eux sont séparés. Quant à l'Ame Divine, je crois que mystiquement il faudrait que la théologie mystique vienne nous aider: je crois qu'on parle de Passivité du Verbe et de l'Esprit, de là pourra jaillir la résurrection mais après le Coeur Ouvert de Jésus. Il y a donc et la Passivité dans l'anéantissement du Verbe et ultimement dans Sa déchirure hypostatique, et celle du l'Esprit Saint, substantiellement uni dans celle du Fils, dans cette Mort de la Croix. La Puissance de la résurrection vient d'abord de la blessure du Coeur transpercé qui sont la source de tous les sacrements, autrement dit de tout ce qui nous libère, arrache et sauve de la Plaie du Péché (Originel et de ses conséquences, inclus nos péchés personnels et collectifs) qui nous sépare de Dieu

pour la question 3/ Le corps de Jésus est uni à la passivité du Fils (et de l'Esprit) jusqu'à ce que le Père donne la vie. Là où je ne sais pas répondre, c'est quand ? A la blessure du Coeur transpercé ? A la Résurrection ?
Je pense que c'est à la blessure du Coeur transpercé, parce que le Verbe "descend aux enfers "et là il vient désenchainer ceux qui sont dans les limbes : Adam, les patriarches  et tous les hommes ( et femmes ) morts avant lui (et surtout St Joseph, Il est la figure du Père, ne l'oublions pas !) qui l'attendent dans l'espérance de la Venue du Messie. ET il fallait bien qu'il les retrouve dans le même état qu'eux : une âme humaine séparée de son corps cadavérique mais non corrompu (puisque  toutes les cellules de son corps étaient restées immaculées)
Ensuite, la résurrection de Jésus va être source de la Foi, puis de l'Eglise (la communion ,parce que la Foi allume  obligatoirement le brasier de la Charité ... il faudrait regarder Anne Catherine Emmerich si les apôtres réunis au cénacle célébraient déjà ou  non la Sainte Cène avec Marie avant la Pentecôte , je crois que oui), au Cénacle par le Don de l'Esprit Saint . Il y a comme un ensemencement dans la terre (l'Ensevelissement) qui va germer , et grandir ... après la Résurrection.

Bon ça c'est ma réponse  spontanée . Je me trompe surement  quelque part, parceque je ne prétends pas dire ici  la vérité mais ce que ces questions me suggèrent de répondre avec ce que je crois et pense juste   de dire  . il y a surement aussi beaucoup de choses  à dire . Et en plus il y a surtout  plus de Mystères et de Lumières qu'on peut découvrir dans ces questions qui n'ouvrent pas les clefs de l'abime, mais d'une source incomparable  qu'on aura pas fini de contempler d'adorer et de magnifier dans l'action de graces .


Dernière édition par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 18:14, édité 1 fois (Raison : correction de sens : le Père reste toujours actif dans son Amour éternel qui engendre le Verbe)
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Re: La Blessure du Coeur

Message par BéatriceMR le Mar 18 Avr 2017 - 5:58

Merci azais pour votre réponse.
Je dois prendre plus de temps pour bien m'y pencher. Mais je vais le faire ces jours-ci car cela est important.

Sinon, j'ai entendu récemment un cardiologue chrétien dire que l'on a découvert il y a une vingtaine d'années le syndrome du nom japonais de celui qui l'a trouvé (je ne me souviens pas, mais je demanderai), que l'on pouvait mourir d'un choc émotionnel intense. Le coeur s'entoure alors d'eau.

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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Mer 19 Avr 2017 - 10:57

@BéatriceMR a écrit:
La blessure du coeur a une importance toute particulière. L'Eglise dit que c'est d'elle que découlent les sacrements.
(...)
@azais a écrit:
Ensuite, la résurrection de Jésus va être source de la Foi , puis de l'Eglise ( la communion, parce que la Foi allume  obligatoirement le brasier de la Charité ... il faudrait regarder Anne Catherine Emmerich si les apôtres réunis au cénacle célébraient déjà ou  non la Sainte Cène avec Marie avant la Pentecôte, je crois que oui ), au Cénacle par le Don de l'Esprit Saint . Il y a comme un ensemencement dans la terre (l'Ensevelissement) qui va germer , et grandir ... après la Résurrection.

Je viens de parcourir les révélations de Bienheureuse Anne Catherine Emmerich (tome 3, de la résurrection la pentecôte)
on y voit Pierre dès le lundi de Pâques , célébrer l'eucharistie avec les apôtres et la ste Vierge Marie , mais en prenant dans la réserve  le pain consacré par Jésus pendant la Cène du Jeudi saint. On retrouve plusieurs passages semblables dans la période de la Résurrection à la Pentecôte ... on peut dire que l'Eglise a vécu et s'est nourrie du saint Sacrement pendant cette période (Le premier récit ou Bienheureuse Anne Catherine Emmerich parle de Pierre qui célèbre et consacre le pain et le vin , "de la même manière" qu'elle l'avait vu le faire pendant la Sainte Cène, donc avec les Paroles  m^me de Jésus pour la consécration  du pain et du vin , se trouve après la Pentecôte)

Ainsi on peut dire que le Corps (et le Coeur) de Jésus est resté présent, vivant et uni à son âme divine et humaine, dans le Saint Sacrement conservé au Cénacle, là où la Ste Vierge Marie et les Apôtres souvient l'adorer... et le célébrer, y compris en y communiant réellement.
La nuit du tombeau près de Marie n'a jamais été totale, pour ceux qui restaient près de la Ste Vierge, et des apôtres.[/quote]
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Re: La Blessure du Coeur

Message par BéatriceMR le Mer 19 Avr 2017 - 15:39

Je ne comprends pas :
"Le corps de Jésus est uni à la passivité du Fils ( et de l'Esprit Saint qui reste caché aussi dans la Croix) "

Pour moi, à la mort de Jésus , le corps de Jésus se sépare de l'âme humaine et de la divinité .

Je ne comprends pas pourquoi les sacrements découlent e la blessure du coeur.

Béatrice MR

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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 1:45

@BéatriceMR a écrit:Je ne comprends pas :
"Le corps de Jésus est uni à la passivité du Fils ( et du Père ) "
la Passivité du Christ : Jésus s'offre totalement comme l'Epouse à l'Epoux, dans le Don et l'accueil du Don . Dans  cette Union Sponsale Divine, l'Epoux et l'Epouse, sont totalement donnés et se reçoivent l'UN l'AUTRE . En quelque sorte le Fruit  c'est ce qui va redonner la vie: la Résurrection

A la Croix l'Esprit Saint et le Fils sont donnés complètement, dans le DON Total figuré par la CROIX : Jésus meurt et ne garde rien de Lui mais donne TOUT  , et comme IL a tout reçu du PERE, le PERE le retrouvera dans cet Anéantissement ... pour notre Salut . Par amour pour nous  et dans l'Amour Divin des deux Unis  par Amour pour nous

Je ne sais pas si je me fais comprendre mais c'est ça que je dois contempler  et le Saint Esprit nous le fera contempler  et voir avec les yeux de la foi la Lumière du Saint Esprit , le Don de Science et le Don d'Intelligence

(J'espère que le PS  saura nous corriger par MP si besoin , et s'il nous lit)


Dernière édition par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 18:19, édité 1 fois (Raison : idem)
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 1:58

@BéatriceMR a écrit:
Pour moi, à la mort de Jésus , le corps de Jésus se sépare de l'âme humaine et de la divinité .
Béatrice MR

Je ne suis pas sur qu'on puisse dire ça
oui le corps et l'ame humaine sont séparés : il y a mort humaine pleinement accomplie

Mais tu l'avais d'ailleurs déjà relevé le Verbe reste présent , bien que dans la Passivité* Divine du Verbe qui se donne  humainement et divinement UN à la croix  (*comme il a été dit plus haut)
D'ailleurs  comme je le disais en plus le St Sacrement est toujours  au milieu des Apôtres et de Marie   sous les espèces consacrées par Jésus à la Ste Cène et conservés au cénacle du jeudi Saint  à la Pentecôte . Il y a bien un lieu de Présence transubstancié sous le voile du Pain consacré qui signifie que  le corps quelque part réellement présent reste uni dans le Sacrement eucharistique toujours présent

Ce qui fait ce Sacrement je pense c'est ce que déclare St Jean à propos de la blessure du Coeur par la lance : "Il en sortit du Sang , de l'eau et l'Esprit ": pas de consécration eucharistique sans l'Esprit
Saint ... il faut la Parole de Jésus qui dit "ceci est mon corps " et il faut le don de l'Esprit " qui réalise " ou "actue " cette parole

Cela peut répondre a ton interrogation première : c'est du Coeur transpercé qu'est la source  du Sacrement  de l'Eucharistie (et donc de là de tous les Sacrements , puisque le 1er Sacrement présent c'est celui  qui est là dans le St Sacrement encore une fois  conservé au Cénacle par les Apôtres et Marie) . Les premiers baptêmes viendront après ...

je ne prétends pas dire tout sur laquestion , j'essaie de progresser dans cette vérité mystérieuse  qui reste à contempler dans la Foi, l'Adoration  et la Reconnaissance
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:21

pour approfondir ce Mystère , et c'en est un tres important pour notre vie de Foi et notre sanctification,   voici une Méditation du 5ème Mystère douloureux

http://catholiquedu.free.fr/MEDITATION/CRUCIFIXION.htm

extraits :
au moment où Jésus, par la puissance de son amour pour nous et pour le Père, arrache son âme humaine hors de son corps, Il arrache cette source de vie qui l’imprègne, le vivifie et l’irrigue, Il emporte avec Lui tous ces torrents de grâce capitale en son âme, et son corps reste seul : sans vie humaine, et sans cette plénitude de grâce capitale s’écoulant partout.
Ce mystère est vraiment un mystère du Rosaire, et nous sentons bien que l’Immaculée va jouer là un rôle qu’elle a été seule à pouvoir jouer : elle a été la seule à pouvoir récapituler en elle cette source plénière de grâce rédemptrice.
Quand la blessure mortelle a été donnée au corps mort de Jésus ( même s’il était vidé de sa vie lumineuse, simple et humaine, de ses actes d’amour humain, de ses actes de contemplation humaine, de ses actes de liberté humaine : tout cela était sorti de Lui, descendu dans les lieux de la mort), ce corps pourtant mort de Jésus gardait encore l’unité d’une assomption : Dieu assumait toujours ce corps pour unifier ce corps, pour faire Vivre ce corps. De sorte que le corps de Jésus était Vivant, même s’il était mort. Le corps de Jésus était vivant, non pas de la vie humaine de Jésus, ni de la vie divine de la grâce capitale, mais de la Vie éternelle d’avant la création du monde, du Dieu vivant, puisqu’Il est le Dieu vivant.
Ainsi la vie intime et vivante de Dieu fait vivre son corps cadavérique : c’est pour cela que le corps de Jésus est incorruptible.
Ces trente-six heures-là sont très impressionnantes !
Si quelqu’un meurt, son corps ne vit plus. Si l’âme, c’est-à-dire son principe d’unité vivante, se sépare de son corps, son corps se corrompt, se décompose : toutes les cellules se détachent les unes après les autres dans la corruption. Il n’en est pas ainsi pour Jésus : Il est Dieu, donc la vie divine du Verbe de Dieu vivant continue à faire exister ce corps, lui donnant son unité métaphysique et biologique.
Si bien que quand le coup de lance va frapper Jésus, c’est la vie intime et éternelle de Dieu, directement, qui est atteinte : il sortit l’eau, le sang et l’Esprit Saint.
La grâce capitale de Jésus, toute sa vie, a poussé Jésus jusqu’à cet état d’impassibilité absolue substantielle.
Saint Jean dit que les trois qui témoignent sont l’eau, le sang et l’Esprit Saint :
- l’eau : traduisez la mort absolue de Jésus.
- le sang : traduisez la plénitude de vie palpitante d’amour de Jésus inscrite désormais dans ses membres vivants, et en premier dans Marie ( le sang exprime la vie vraiment palpitante de Jésus, divine, et glorieuse, dans la plénitude de sa grâce en nous ).
- le Saint Esprit, troisième Personne de la très sainte Trinité.


Dernière édition par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:22, édité 1 fois
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:22

( suite )
Le Saint Esprit.
Nous entendons Jésus dire, de son vivant :
« Le Père est vivant au dedans de Moi. Qui me voit, voit le Père. Et Moi (Dieu le Fils), je suis vivant au dedans de Dieu le Père, tel que vous me voyez. »
Entre le Dieu vivant ( Intimité vivante de Dieu qu’est Dieu le Fils, qui est Jésus ), et Dieu le Père ( qui donne Vie à Dieu sans arrêt ), il y a une union intime (ils ne se quittent pas de l’intérieur dans le don mutuel et dans l’accueil du don), une espèce de tornade sans limite d’amour dans le don mutuel.
Comme le disent les Pères de l’Eglise, les Conciles et les Apôtres, il y a une a-spiration intime de l’un dans l’autre, une ex-spiration intime de l’un dans l’autre, une re-spiration intime, une con-spiration aspirée, que nous appelons : spiration. Tout va faire qu’aucune de ces Personnes divines ne regarde jamais ce qu’elle vit en son intime, puisqu’elle est toute en fonction de l’autre. Chacune des Personnes de la très sainte Trinité, de l’intérieur et de l’intime d’Elle-même, est en extase à l’intérieur de l’autre Personne.
[Jamais aucune des Personnes de la très sainte Trinité ne se prend le pouls pour s’analyser ! Aucune analyse, c’est extraordinaire, c’est beau ! Il faudrait donner cela à tous les psychiatres.]
Ils viennent expirer l’un dans l’autre (l’amour et la mort, en Dieu, c’est la même chose : je donne ma vie) et c’est ce qui fait vivre Dieu : l’amour, Son mode d’expiration, Son mode de mort d’amour, son extase, son ravissement intime et profond faisant disparaître véritablement chaque Personne l’une dans l’autre dans l’unité des deux.
Cette unité profonde des deux fait qu’apparaît une nouvelle intimité, appelée Esprit Saint.
L’Esprit Saint ne se regarde pas non plus : Il est tout relatif au Père et au Fils.
A l’intime de lui-même, l’Esprit Saint est dans l’Unité du Père et du Fils, et Il ne regarde que cela. Lui ne peut pas se livrer à aimer les autres Personnes, puisqu’Il est cet Amour reçu.
Quand nous aimons trop (cela ne doit pas arriver souvent… nous voudrions que cela arrive plus souvent tant nous avons besoin d’amour : c’est vrai), lorsque nous sommes vraiment trop aimés, une tellement immense commotion dans la fruition, nous pâtissons si fortement l’amour que nous ne pouvons plus donner la réciproque.
Le Saint Esprit est ainsi : l’amour est tellement fort, tellement indépassable, qu’Il est dans une impassibilité absolue d’amour. La passivité substantielle d’amour s’appelle l’Esprit Saint en Dieu ; en Dieu, l’amour qui vient de l’unité du Père et du Fils est l’Esprit Saint : Il pâtit l’amour, Il est dans un état de passivité.
Le Saint Esprit est à l’intérieur de Jésus crucifié. Or Jésus vit cette Croix depuis sa naissance : une des choses les plus méconnues, et pourtant les plus inscrites dans la Révélation, à propos de la croix et des tortures infligées à Jésus à cause de nos fautes, est la perpétuité, la continuité de cette croix dans l’âme de Jésus.
Le Verbe de Dieu, Intimité vivante de Dieu, est au dedans, tout à l’intérieur de l’intimité vivante de Dieu le Père ; réciproquement, cette unité profonde intime entre Jésus (le Verbe) et le Père fulgurant l’Esprit Saint comme une fournaise ardente qui dépasse tous les lieux et tous les temps à travers Lui, L’entraîne, en plus des tendances naturelles de sa grâce capitale, vers cette impassibilité, cette passivité, ce poids du Saint Esprit.
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:24

Les six choses qui vivent continuellement en Jésus sont :
- son humanité,
- sa grâce capitale,
- sa divinité,
- le Père,
- le Saint Esprit qui spire et qui le pousse ( sans qui cela aurait été impossible à Jésus de vivre la croix, la mort, en raison de la trop grande force impliquée par sa vision béatifique ),
- et le sixième effet qui vit continuellement à l’intérieur de Jésus en cette mort continuelle : notre présence de rejet de Lui et de Dieu, c’est-à-dire le péché, qui applique tous les effets extérieurs des tortures qu’Il doit en éprouver librement.
- la septième chose, le grand Sabbat, mystère que nous méditons aujourd’hui : que s’y passe-t-il donc, dans ce septième jour du Messie ?
Il est trop beau de voir qu’il fallait que le Saint Esprit, la grâce capitale du Christ, et nos péchés, les trois ensemble, amènent Jésus jusqu’à cette puissance d’amour put arracher (voilà ce que signifiait symboliquement le déchirement du voile du Saints des Saints, pour passer du Saint au Saint des Saints) l’âme humaine de Jésus hors de son corps pour qu’Il pénètre l’Hadès, c’est-à-dire dans l’âme déjà décédée, déjà morte, déjà séparée de son père : Joseph.
Ici, pour la première fois, le Dieu vivant, Intimité vivante de Dieu (que nous appelons Dieu le Fils), se trouve dans un état, si je puis dire, de mort, donc de passivité puisque le corps de Jésus est mort.
Or il est totalement inhabituel, pour l’Intimité vivante de Dieu, d’être dans un état de passivité, puisqu’Il se donne éternellement en un ravissement intime : l’amour du Dieu vivant est toujours actif, il n’est jamais passif en Dieu le Fils.
Saint Thomas d’Aquin dit que première et deuxième Personnes de la très sainte Trinité sont Spiration active. Cela veut dire tout simplement que les deux premières Personnes en Dieu ne cessent d’aimer d’une manière active en se surpassant toujours en l’Autre, en se donnant.
Mais là, notre seconde Personne vit en un corps mort, à travers une blessure mortelle en Jésus corporellement mort ; Il se trouve, en tant que Personne divine, dans un état de passivité substantielle d’amour. Voilà jusqu’où le Saint Esprit L’a poussé : à se trouver dans le même état que Lui, Esprit Saint.

Tel est le mystère du grand Sabbat :
A travers la blessure du cœur, la seconde Personne de la très sainte Trinité s’est trouvée dans un amour de similitude avec la troisième Personne de la très sainte Trinité…

C’est à travers ces deux mains de passivité substantielle des deux Personnes divines que sont le Verbe de Dieu (à travers le corps mort de Jésus) et l’Esprit Saint, que le Père va faire son travail.
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:42

Marie est source de la grâce adoptante de vie divine qui fait de nous des fils.
Ainsi c’est dans cet instant-là que Marie va être source corédemptrice, médiatrice du monde, de Dieu en tous temps et en tous lieux.
Ce qui s’est passé est difficile à décrire, mais facile à recevoir.
Marie au pied de la croix a vécu en toute simplicité une souffrance proportionnée à ce dont elle devait être la source.
C’est que la grâce chrétienne, par définition, est une grâce qui va vers la mort…elle a été dans la participation à la rédemption du monde dans la croix qu’elle a vécu en sa chair et son âme en ces instants-là.... Lorsque Jésus est mort, cette source divine de grâce adoptante s’est retrouvée seule.

Jusqu’alors, c’était le Dieu vivant à travers Jésus qui offrait tous les péchés du monde en les effaçant dans son sang précieux et dans ses croix ; toutes ses plaies étaient offertes par Jésus Lui-même ; Il s’offrait Lui-même tout entier.
Une fois mort, Son âme humaine remplie de grâce divine ne pouvait plus offrir sa mort, ni l’eau, ni le sang, ni cette blessure mortelle infligée en Dieu-même à l’intérieur du corps de Jésus.
Cette œuvre-là a été réalisée pour Dieu le Père à travers l’Immaculée Conception au pied de la croix, et à travers nous.

Telle est la dignité de la foi, de la corédemption des corédempteurs du monde : pouvoir offrir dans le sacrifice divin de Jésus crucifié ce qu’il y a de plus grand dans son sacrifice.
Telle est la signification de la messe : l’eau, le sang, la blessure du cœur, Jésus ne peut plus les offrir (Il est mort)…

Cette œuvre est réservée au Fils de Dieu dans ses membres vivants en plénitude de grâce de corédemption.
Et Marie a offert ces dernières gouttes d’eau et de sang ; il y a une complémentarité rédemptrice au sommet.

Toutes les blessures de la passion que nous les avons méditées, comme la flagellation, sont extraordinairement terribles. Marie les a offertes, et nous aussi nous les offrons, soudés dans l’amour, la lumière et la chair et le sang avec Jésus crucifié, c’est certain. Mais que nous le voulions ou non, toutes ces croix ont été portées par l’âme humaine de Jésus, par le Saint des Saints du Dieu de l’univers.

Une fois qu’Il est mort, son âme humaine ne peut plus offrir, premièrement ; et deuxièmement, ce n’est plus son âme humaine mais sa propre Personne en Dieu qui reçoit le coup mortel, l’injure définitive. Et c’est là où Dieu nous a sauvés.

Or Il attend de nous non seulement que nous recevions cela, mais que nous le remettions en Dieu le Père, que nous donnions toute sa fécondité au ‘travail du Père’ pour le grand Sabbat.
Le remettre en Dieu comme une offrande de gratitude, d’efficacité et de fécondité éternelle. Ce rôle nous est réservé. Le sacerdoce du Christ n’est efficace dans l’incréé et fécond dans le créé que par ceux qui sont dans la vie divine créée par la foi :
« Il est grand, le mystère de la foi ».

Pendant que la croix est toute sanglante, avec l’eau, le sang, et l’Esprit Saint, Jésus séparé est tout jubilant de Lui-même dans l’Esprit Saint dans son âme déchirée par la Croix .... cette déchirure profonde, radicale, fut aussitôt comblée par de la gloire (transformation de la grâce capitale en gloire !).
Jésus crucifié dans son âme est glorieux, et c’est pour cela que nous appelons cela : Croix Glorieuse... victoire de l’Amour sur tout. L’âme glorifiée de Jésus va descendre dans l’âme de Joseph : l’âme humaine toute glorifiée du Fils va se conjoindre à l’âme humaine de son père
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:50

Pendant que la croix est toute sanglante, avec l’eau, le sang, et l’Esprit Saint, Jésus séparé est tout jubilant de Lui-même dans l’Esprit Saint dans son âme déchirée par la Croix .... cette déchirure profonde, radicale, fut aussitôt comblée par de la gloire (transformation de la grâce capitale en gloire !).
Jésus crucifié dans son âme est glorieux, et c’est pour cela que nous appelons cela : Croix Glorieuse... victoire de l’Amour sur tout. L’âme glorifiée de Jésus va descendre dans l’âme de Joseph : l’âme humaine toute glorifiée du Fils va se conjoindre à l’âme humaine de son pèreDans le corps cadavérique de Jésus, le Verbe éternel et intime de Dieu est venu rejoindre, dans une unité totale d’assimilation, la passivité substantielle d’amour du Saint Esprit.
Et dans le sein de Joseph son père, Il est venu rejoindre une certaine impassibilité substantielle de Dieu le Père dans la mort de Joseph, mais de manière active cette fois-ci (parce que le Père reste toujours donné dans le don actif de son Amour et de toute sa Personne pour produire Dieu le Fils).
Cette rencontre prodigieuse dans les limbes a permis au Père et au Fils de se conjoindre ensemble, de disparaître encore l’un dans l’autre à l’intime de leur divinité intime, personnelle, profonde, mais cette fois au cœur de la mort du père de Jésus et de l’âme séparée et glorifiée de Jésus, deux morts conjointes de deux âmes humaines crucifiées à cause du péché, à travers lesquelles l’Amour actif et la Spiration active du Père s’est perdue dans la Spiration active du Fils et réciproquement.

Or Joseph était par grâce, par ajustement substantiel, par fruit du sacrement de mariage, par plénitude d’efficacité de sa justice jusque dans les fonds de son être, par application enfin de complémentarité et de plénitude de l’introduction de la croix glorieuse de Jésus en lui dans cette visitation de l’âme glorifiée de Jésus, en affinité absolue avec la chair vivante de son épouse.
Et son épouse est au pied de la croix.

Cet Esprit Saint nouveau, cette procession nouvelle de l’Esprit Saint (à travers la croix glorieuse de Jésus et dans l’âme de son père, les deux y disparaissant), a été projeté (si je puis dire) dans cette super-venue dans la vie incarnée de Marie, par le fruit du sacrement de mariage.
Voilà le grand Sabbat, le travail de Dieu le Père.

Cette super-venue du Saint Esprit, enveloppée de la Paternité incréée de Dieu, spirant la croix glorieuse de Jésus en elle, a produit en elle (je m’excuse auprès de ceux qui trouvent cela compliqué) la fameuse …. Transverbération !
C’est-à-dire que Marie a connu cette blessure du cœur et de l’âme de Jésus jusque dans sa chair, qui l’a traversée de part et part ; le cœur de Marie s’est arrêté de battre par lui-même ( mais il a été vivifié dans le Verbe vivifiant de Dieu : ) ; c’est le Verbe de Dieu dans sa croix glorieuse qui permit à son cœur humain vivant de continuer à battre dans sa poitrine (elle n’est pas morte à cause de cela), réalisant ainsi la grande vocation chrétienne qui consiste à accepter tous les jours la mort sur la terre pour pouvoir être transplanté et subsister dans le Verbe éternel de Dieu ; que le Verbe éternel de Dieu puisse se servir de toutes nos morts pour glorifier le Père sur la terre comme dans le ciel.

Un très grand moment prophétisé au quatrième mystère joyeux : « un glaive te transpercera, pertransibit, de part en part et substantiellement, en ton corps, ton âme et ton esprit, ta chair et ton sang ».

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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:53

Dieu a inventé cette chose prodigieuse de pouvoir nous recréer dans ce grand Sabbat.
C’est pour cela que les sacrements existent.
Dès que la mort de Jésus est présente sur l’autel, avec la séparation du corps et du sang du Christ (ils sont effectivement séparés, ils sont substantiellement et réellement séparés sur l’autel) par voie sacramentelle, par quelque chose de prodigieusement miraculeux, nous avons cette possibilité de toucher les espèces eucharistiques dans la transsubstantiation ; en touchant de nos lèvres ces espèces eucharistiques, nous touchons la substance même de sa mort, et nous sommes aspirés dans ce grand Sabbat qui eut lieu il y a deux mille ans.
Dans ce grand Sabbat qui eut lieu il y a deux mille ans en ces trente-six heures, le corps de Jésus emporté par le Verbe éternel de Dieu est venu habiter tous les instants qu’Il créait, et en particulier les instants eucharistiques.
Voilà pourquoi saint Jean (dans l’Apocalypse, l’Evangile selon saint Jean et l’Epître de saint Jean), et les disciples de saint Jean (c’est-à-dire l’Eglise catholique) disent : « dans la blessure du cœur, sont sortis les sacrements ».

Les sacrements étaient institués, quant à leur forme liturgique, quant à leur intentionnalité divine, par Jésus, expliqués par Lui après la résurrection aux Apôtres, mais, entre les deux nous avons la blessure du cœur de Jésus qui est source des sacrements.

Par exemple, prenons le sacrement de mariage : si je rentre dans l’unité sponsale avec ma moitié sponsale en actuant le sacrement de mariage, c’est-à-dire en réalisant de manière sacerdotale, miraculeuse et divine, la présence réelle de ce sacrement, et que j’embrasse cette présence réelle, à ce moment-là j’embrasse la blessure du cœur … directement !

Quand je communie et que je reçois Jésus Hostie, j’embrasse la blessure du cœur directement, et je peux m’abreuver à l’eau, au sang et à l’Esprit Saint.

Cette blessure du cœur qui palpite de manière vivante dans le cœur de Marie au pied de la croix… est en même temps invisiblement ouverte à la mort dans le Verbe vivant de Dieu, et tout à la fois vivante de la vie humaine de Marie… Le cœur de Jésus bat dans la poitrine de la Mère à travers cette Blessure communiquée du Glaive à deux tranchants du Verbe de Dieu.
C’est comme si une espèce de trou noir s’était faite là : toute la création de la fin du monde jusqu’au début de la création, vient embrasser Jésus.


Je préfère ‘embrasser Jésus’ de mes lèvres que de le palper de mes mains : il s’agit d’un baiser Voilà pourquoi le Cantique des Cantiques dit cette phrase extraordinaire, en la mettant dans la bouche de l’épouse :
« Qu’il m’embrasse, qu’il me baise d’un baiser de sa bouche » (1, 2),
Telle Marie au pied de la croix, tels nous sommes nous-mêmes aujourd’hui avec elle :
« Je te tiens, je ne te lâcherai plus que je ne t’aie fait entrer dans la maison de ma mère, dans la chambre de celle qui m’a conçue » (3, 4).
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Re: La Blessure du Coeur

Message par azais le Jeu 20 Avr 2017 - 12:55

Nous retrouvons ici l’acte de foi, à la manière de saint Augustin, à la manière des successeurs des Apôtres : je suis au pied de la croix, je m’engloutis dans la blessure du cœur, je m’enfonce au centre même de cette blessure du cœur où le Verbe de Dieu crée tout ce qui existe et me crée, et crée mon corps spirituel de résurrection dans l’Immaculée Conception.
« Je te tiens, et je ne te lâcherai plus que je ne t’aie fait entrer dans la chambre de ma mère ».
Et réciproquement, je fais rentrer la blessure du cœur dans toutes mes blessures, dans toutes mes limites, dans toutes mes simplicités, dans tous mes actes, bons ou mauvais (ils sont tous mauvais, de toutes façons ; il n’y a que ce qui vient de Dieu qui soit bon ; par exemple, dans nos pensées, la Doctrine infaillible de l’Eglise est bonne, mais nos petites pensées théologiques sont forcément mauvaises ; certes un peu de mystico-dingo de temps en temps peut faire plaisir pour faire bouée d’oxygène, ou plutôt boule d’éther… mais enfin c’est une autre question ).
Réciproquement, donc, je fais descendre, entrer, pénétrer, et j’assimile cette blessure du cœur au dedans de moi (c’est cela, la communion), jusqu’à ce que je l’aie faite pénétrer dans la chambre de ma mère.
‘Dans la chambre de ma mère’, c’est Marie,
‘Dans la chambre de ma mère’, c’est la Jérusalem glorieuse.
‘Dans la chambre de celle qui m’a conçu’, mais oui c’est vrai, je réalise que c’est là que j’ai dit « oui » et que je dis « oui » continuellement, et je l’avais oublié.

Nous allons demander au Père, à Dieu qui est toujours donné (Il n’est jamais envoyé), d’envoyer le Fils au dedans de nous à partir de cette blessure du cœur, d’envoyer l’Esprit Saint à partir de nous…
Ces missions invisibles des Personnes divines vont faire notre vie.
Le fruit de ce cinquième mystère douloureux consistera à vivre du dedans de nous des missions incréées divines des Personnes divines.
Trans-Verbération.
Trans-Spiration passive et incréée glorieuse d’Amour.
Et s’ils ne comprennent pas ce qui vous arrive, dites : « je trans-Spire » (d’Amour glorieux).
Trans-Verbération : le Verbe me traverse, m’habite, me bouleverse tout entier, me transfigure, change toute la signification de tout ce que je vis, tout ce que je suis, tout ce que j’incarne, et réalise sa propre fécondité sans limite à travers moi ; je l’accepte et je me laisse faire.
« Tu respecteras le jour du Sabbat, tu sanctifieras le jour du Seigneur ».
Trans-Spiration glorieuse d’Amour : l’Esprit Saint spire ; c’est l’Esprit Saint dans Sa fruition incréée au-dedans de mon âme ; il n’y a rien à rajouter, tellement Il fruit d’Amour, et cela nous traverse et rayonne à l’infini.
C’est comme cela que nous allons glorifier le Père.
La vocation de l’homme est de glorifier le Père.

Voilà un petit catéchisme tout simple du cinquième mystère douloureux du Rosaire.
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Re: La Blessure du Coeur

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