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Dépendance affective de l'homme qui se confie dans l'homme Bannie10

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Dépendance affective de l'homme qui se confie dans l'homme

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Dépendance affective de l'homme qui se confie dans l'homme Empty Dépendance affective de l'homme qui se confie dans l'homme

Message par guy frechette le Dim 18 Oct 2020 - 18:54

Dépendance affective de l'homme qui se confie dans l'homme


Ainsi parle l'Éternel :
« Maudit soit l'homme qui se confie dans l'homme,
qui prend la chair pour son appui, et qui détourne
son coeur de l'Éternel ! » Jérémie 17 : 5

Avant ma faillite financière, je m'étais fait une idole
de moi-même, bien taillée, sculptée, fabriquée avec des
richesses et une réussite matérielle, un standing hautain,
une gloire éphémère, et qui, en réalité, couvrait mon insécurité,
ma dépendance affective vis-à-vis les autres, et
mon désir d'être aimé par tous, mais non par la bonne
personne, c’est-à-dire, Jésus-Christ. Je me suis prosterné
devant cette idole pendant des années.
Nous soignons notre image, nous la vénérons, nous la
recouvrons d'or : par la réussite financière, sportive, familiale,
par notre habillement, notre éducation, notre profession,
nos dons naturels ou spirituels, nos ministères dans
l’église, les bonnes oeuvres (bénévolat) y compris, tout ce
qui peut nous rehausser et nous mettre en valeur au-dessus
des autres et qui peut faire partie de cette belle image.
Quoique ce ne soit pas mal en soi, cela le devient lorsque
c’est la base de notre sécurité et que cela prend la place
qui revient à Dieu.
Lorsque je retournai sur le marché du travail, ce fut
très difficile. J'avais 64 ans et je me devais de trouver un
emploi. Pour commencer, je trouvai un emploi à quelques
kilomètres de l’endroit où je demeurais, dans une usine de
récupération qui engageait surtout des handicapés mentaux
ou physiques. Nos intentions peuvent être bonnes, à
première vue, mais on découvre leur véritable origine que
par la suite. Comme il est écrit :
« Les péchés de certains hommes sont manifestes,
même avant qu'on les juge, tandis que chez
d'autres, ils ne se découvrent que dans la suite. »
1 Timothée 5 : 24
Ce travail ne générait pas de stress car cet emploi était
subventionné. En ayant une ordonnance du médecin prouvant
mon handicap et le fait que j’étais considéré handicapé,
je n’avais à subir aucune pression. Deux choses
m'attiraient vers cet emploi. Éviter toute forme de stress,
ce qui faisait grandement mon affaire, et pour moi, j'agissais
avec humilité, en me mettant au même niveau que
les autres handicapés, qu’ils soient mentaux ou physiques.
J’en retirais une certaine gloire d'humilité, tout en espérant
en convertir quelques-uns à Christ. Mais rien ne fonctionna.
Aussi, je dus retourner à la maison car le salaire n'était
pas suffisant pour me payer un logis à l'extérieur.
Peu de temps après, je commençai à travailler dans
une usine de plancher de bois franc, là-même où je travaille
présentement comme gardien. Je croyais que je
n'aurais plus à retourner sur le marché du travail, surtout
à mon âge. Ainsi, je m'étais dit, après ma faillite, que je
ne ferais plus jamais un travail que je n'aimerais pas. Mais
il n'en fut pas ainsi. C'était très difficile à accepter, mais
j'ai compris que pour servir Dieu, nous devons Lui obéir
même si on n'a pas la passion et que notre joie se trouve
premièrement, non pas dans ce que l'on voudrait faire,
mais plutôt, dans la joie de Lui obéir.
Naturellement, c'est difficile à comprendre et à accepter,
mais ça prend la grâce de Dieu car :
« […] l'homme livré à lui-même ne reçoit pas ce
qui vient de l'Esprit de Dieu ; à ses yeux, c'est
pure folie et il est incapable de le comprendre,
car seul l'Esprit de Dieu permet d'en juger. Celui
qui a cet Esprit peut, lui, juger de tout. »
1 Corinthiens 2 : 14,15

Avant de trouver ce nouveau travail, nous avions ma
femme et moi, une petite boutique artisanale dans laquelle
nous fabriquions des meubles antiques avec du vieux bois
récupéré. Voici, d’ailleurs, un poème que j'ai composé à
cet effet :

Convertir le vieux bois pour un usage noble

Travailler le vieux bois, n'est pas chose facile.
C'est un travail dur, délicat et difficile.
Il faut le travailler avec douceur
Car vite on réalise qu'il est fragile et se fendille.
Compte tenu de l'absence de sève, il est dur à scier,
ardu à sabler.
Il est sans pardon pour les outils,
Lorsque l'on rencontre un de ces clous enfouis.
Lorsqu'il est plané, il devient comme un bois
fraichement coupé.
La teinture, difficile à pénétrer, il perd son authenticité.
Mieux vaut être patient car il peut vous lâcher
rapidement.
Il y a des lois et un ordre à respecter pour le
sauvegarder.
Mais quel profit et avantage on peut en tirer !
Le vieux bois a du caractère grâce aux intempéries
qu'il a dû confronter.
Souvent, mis au rancart pour être enfoui ou même
être brûlé.
Mais celui qui l'aime saisit vite sa destinée.
Il le ramasse, le transporte avec joie, et a hâte de le
travailler dans son atelier.
Abandonné par plusieurs, rejeté, mais récupéré par
celui qui est passionné.
Plein d'encoches et de dommages, plus de caractère
et de passion il dégage.
Du papier sablé le plus rigoureux,
Il passera au moyen pour finir au plus fin.
Il sera huilé, ciré et finira par être poli par une main
délicate et affermie.
Mais il gardera du début à la fin son entité puisqu'on
respecte son passé.
Étant repris avec soin et douceur, il sera finalement
assemblé.
Il servira de meuble, de décoration, d'article ménager.
Et peu importe son utilité,
Il attirera notre attention puisqu'il a été récupéré.
— Guy Fréchette

« Merci Seigneur de ta passion pour moi. Merci
de m'avoir repris avec douceur et habileté, de
m'avoir récupéré, restauré, transformé et d'avoir
fait de moi un usage noble et utile quand je croyais
être rejeté. »

Je pensais que je fabriquerais des meubles, en travaillant
paisiblement de mes propres mains, dans mon petit
atelier, jusqu'à ce que je n’en sois plus capable. Mais il en
fut autrement. Il n'y avait pratiquement plus de demandes
pour ce type de meubles. Alors, j’ai dû chercher un nouvel
emploi. Je dois dire que ce fut une décision très difficile
à prendre. Pour chaque transition dans le domaine
de notre vie qui impose un changement radical, il y a un
bouleversement intérieur et cela nous amène dans un état
d'insécurité, d'angoisse face à l’inconnu auquel nous devons
faire face.
« Quiconque parmi vous craint l’Éternel,
Qu'il écoute la voix de son serviteur [Jésus-Christ] !
Quiconque marche dans l'obscurité et manque de
lumière,
Qu'il se confie dans le nom de l’Éternel et qu'il
s'appuie sur son Dieu ! »
« Voici, vous tous qui allumez un feu, et qui êtes
armés de torches, allez au milieu de votre feu et de
vos torches enflammées ! […] vous vous coucherez
dans la douleur. » Ésaïe 50 : 11
Autrement dit, si tu ne sais où tu vas, avance quand
même et confie-toi en Dieu qui dirigera tes pas. Mais
n’allume pas de feu inutile à cause de ton insécurité en
prenant de mauvaises décisions dans le but de t’éclairer
et de te rassurer. Si tu agis ainsi, tu en subiras les conséquences
et tu seras obligé d'éteindre le feu que tu auras
allumé. Soyons sages dans nos décisions. Ne prenons pas
de décisions irréfléchies sur le coup de l’émotion, poussés
par notre insécurité.
Donc, je ne savais trop quoi faire. Je devais me confier
en Dieu et marcher dans l’obscurité sans savoir vraiment
où j'allais. Mais aussi, je voulais être sûr que mes démarches
ne soient pas basées sur une insécurité injustifiée
mais basée sur une oeuvre que Dieu avait préparée
d'avance pour moi.
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés
en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a
préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. »
Éphésiens 2 : 10
Alors, à 64 ans, à l’âge où les gens prennent généralement
leur retraite, j'ai commencé ce nouvel emploi. Je
dois avouer que j'aurais aimé être partout ailleurs que dans
cette situation. Je devais aller travailler à cet endroit. Je
n’exerçais aucun des talents que Dieu m'a donnés puisque
c'est un travail à la chaîne et répétitif. Je me souviens que
la première journée, lorsque je suis entré au travail à 6 h 15
du matin, avec ma boite à lunch, je me sentais très humilié.
Après avoir été propriétaire d'une usine de maisons
pré-usinées avec près de soixante et quinze employés, je
me retrouvais à travailler dans une usine au salaire le plus
bas, et à la position la plus basse.
Mais quelques semaines plus tard, je me suis posé la
question :
« Pourquoi je me sens si humilié ? »
Je m'étais fait une image de moi-même et elle n'avait
pas complètement disparue malgré ma faillite financière.
J'avais toujours en moi l'image de celui qui avait été propriétaire
d'une usine, avec des employés, et je me voyais
au-dessus de tous ces gens.
Inconsciemment, cette fausse image me rendait acceptable
pour les autres et faisait de moi quelqu'un de bien
que l'on pouvait considérer. Mais cette image se fragmenta.
Je devais revenir dans la réalité, et la réalité est que
je n'étais plus cet homme. Je n'avais rien de plus que les
autres, et quand bien même j'avais eu quelque chose de
plus, rien de ce je pouvais avoir ne venait de moi-même
car :
« Qu'est-ce qui te distingue ? Qu'as-tu que tu n'aies
reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu,
comme si tu ne l'avais pas reçu ? » 1 Corinthiens 4 : 7
Et souvent, c’est la base de tout trouble mental ou
spirituel. Lorsque l'on se prend pour quelqu'un que l'on
n’est pas, nous ne sommes plus dans la réalité. Et c'est la
raison pour laquelle je dis que la racine de ces maux est
l’orgueil, qui est le produit de notre insécurité, et qui nous
fait vivre dans le mensonge.
Selon le dictionnaire libre, Wiktionnaire, voici la définition
de l’orgueil : « Vanité qui porte à se mettre au-dessus
des autres. Opinion très avantageuse, le plus souvent
exagérée, qu'une personne a de sa valeur personnelle aux
dépens de la considération due à autrui. »
Donc, en raison de la coupure de nos premiers parents
dans leur relation avec leur Créateur, c’est l'insécurité qui
prit racine. Au lieu de rétablir notre relation avec Dieu,
nous recherchons, dans les autres, à se faire aimer et respecter.
Alors, pour éviter le rejet, nous voulons présenter
une image que les gens vont accepter pour ainsi retrouver
une certaine forme de sécurité qui, en soit, est fictive et
non réelle, car ce n'est que dans la communion avec
Christ que nous retrouverons notre véritable identité et
sécurité. Dans cette communion avec Lui, plus besoin
de performer et plus besoin de s'élever car « il n'y a plus
de condamnation pour celui qui est en Jésus-Christ »
(Romain 8 : 1).
« Si quelqu'un pense être quelque chose, quoiqu'il
ne soit rien, il s’illusionne lui-même. » Galates 6 : 3
Le mot grec pour « illusionner » est « phrenapatao » et
veut dire aussi « abuser l’esprit, tromper, séduire. »
Alors, ne nous laissons pas séduire par de faux raisonnements.
Tout trouble psychologique est guérissable
dans la mesure que nous discernions cette fausse image
de nous-même, que nous la confessions, et que nous acceptions
d'être pardonné dans le Sang de Christ. Alors,
cette image sera fragmentée, démystifiée et disparaitra
avec l'aide de l'Esprit Saint. Mais l'acceptation de la voir
disparaitre n'est pas toujours évidente.
« Le coeur est tortueux par-dessus tout, qui peut le
connaitre ? » Jérémie 17 : 9
Nous nous faisons une conception de nous-même qui
est hors de la réalité et quand vient le temps de la détruire,
il y a souvent une longue agonie afin de s'en débarrasser
et finir par mourir à cette image. C'est ce que l'on appelle,
de l’idolâtrie à la sanctification, et où la souffrance fait
son oeuvre en silence.
« […] je dis à chacun de vous de n'avoir pas de luimême
une trop haute opinion, mais de revêtir des
sentiments modestes, selon la mesure de foi que
Dieu a départie à chacun. » Romains 12 : 3
Je tiens à préciser que nous ne pouvons nous débarrasser
de cette image sans le Sang de Christ « car on est esclave de
tout ce qui a triomphé de nous » (2 Pierre 2 : 19).
Nous pouvons substituer cette image en la remplaçant
par une autre, mais nous vivons toujours dans le mensonge
jusqu’à ce que l’on retrouve notre véritable identité,
comme enfant de Dieu en Christ Jésus, lorsque nous
l'avons accepté comme Sauveur et Seigneur.
Si quelqu'un saisit ce qui vient d'être dit, soyez sûr que
dans la mesure où vous reconnaitrez votre péché, dans la
même mesure, il y aura une libération car, effectivement,
l’idolâtrie — se faire une fausse image de qui l’on est en
réalité — est un péché (Galates 5 : 19, 20). Pour ceci nous
devons nous humilier.

Extrait du livre;

Psychose; mensonge ou réalité

Comprend 294 pages disponible à l'adresse email

guyfrechette12@gmail.com


guy frechette
Avec les chérubins

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Localisation : Québec
Inscription : 22/10/2016

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