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Vœu de Louis XIII Consécration de la France à la Vierge Marie

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Message par Zamie le Sam 13 Aoû 2016 - 18:55

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Le contexte

Louis XIII et Anne d’Autriche se marient en 1615 mais vingt-deux ans plus tard, au désespoir de tout le peuple de France, leur union demeure stérile.
Enfin en 1638, après bien des pèlerinages, bien des prières à cette intention, le couple royal attend un enfant, il sera nommé Louis-Dieudonné,c’est le futur Louis XIV.
Celui-ci n’est pas encore né que le très pieux Louis XIII prononce la consécration de sa personne et de son royaume à la Vierge Marie en action de grâce pour cet heureux événement et pour le secours constant de la Providence qui s’est manifesté dans plusieurs situations désespérées au cours de son règne.
Il ordonne que tous les ans il se fasse une procession solennelle à Notre Dame de Paris pour renouveler cette consécration.
Telle est l’origine de la procession qui se fait annuellement dans les églises le jour de l’Assomption.

Le vœu de Louis XIII


Louis, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre.

À tous ceux qui ces présentes lettres verront, Salut.
Dieu qui élève les rois au trône de leur grandeur, non content de nous avoir donné l’esprit qu’il départ à tous les princes de la terre pour la conduite de leurs peuples, a voulu prendre un soin si spécial et de notre personne et de notre état, que nous ne pouvons considérer le bonheur du cours de notre règne, sans y voir autant d’effets merveilleux de sa bonté, que d’accidents qui nous pouvaient perdre.
Lorsque nous sommes entré au gouvernement de cette couronne, la faiblesse de notre âge donna sujet à quelques mauvais esprits d’en troubler la tranquillité ; mais cette main divine soutint avec tant de force la justice de notre cause que l’on vit en même temps la naissance et la fin de ces pernicieux desseins. En divers autres temps, l’artifice des hommes et la malice du diable ayant suscité et fomenté des divisions non moins dangereuses pour notre couronne que préjudiciables au repos de notre maison, il lui a plu en détourner le mal avec autant de douceur que de justice.
La rébellion de l’hérésie ayant aussi formé un parti dans l’État, qui n’avait d’autre but que de partager notre autorité, il s’est servi de nous pour en abattre l’orgueil, et a permis que nous ayons relevé ses saints autels en tous les lieux où la violence de cet injuste parti en avait ôté les marques.
Quand nous avons entrepris la protection de nos alliés, il a donné des succès si heureux à nos armes, qu’à la vue de toute l’Europe, contre l’espérance de tout le monde, nous les avons rétablis en la possession de leurs états dont ils avaient été dépouillés.
Si les plus grandes forces des ennemis de cette couronne, se sont ralliées pour conspirer sa ruine, il a confondu leurs ambitieux desseins pour faire voir à toutes les nations que, comme sa providence a fondé cet État, sa bonté le conserve et sa puissance le défend.
Tant de grâces si évidentes font que pour n’en différer pas la reconnaissance, sans attendre la paix, qui nous viendra sans doute de la même main dont nous les avons reçues, et que nous désirons avec ardeur pour en faire sentir les fruits aux peuples qui nous sont commis, nous avons cru être obligés, nous prosternant aux pieds de sa majesté divine que nous adorons en trois personnes, à ceux de la Sainte Vierge et de la sacrée croix, où nous vénérons l’accomplissement des mystères de notre Rédemption par la vie et la mort du fils de Dieu en notre chair, de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce fils par sa mère élevée jusqu’à lui ; en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets pour obtenir par ce moyen celle de la Sainte-Trinité, par son intercession et de toute la cour céleste par son autorité et exemple, nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de le porter, les rendront hosties agréables et c’est chose bien raisonnable qu’ayant été médiatrice de ces bienfaits, elle le soit de nos actions de grâces.
À ces causes, nous avons déclaré et déclarons que prenant la très sainte et très glorieuse Vierge pour protectrice spéciale de notre royaume, nous lui consacrons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et nos sujets, la suppliant de nous vouloir inspirer une sainte conduite et de défendre avec tant de soin ce royaume contre l’effort de tous ses ennemis, que, soit qu’il souffre du fléau de la guerre ou jouisse de la douceur de la paix que nous demandons à Dieu de tout notre cœur, il ne sorte point des voies de la grâce qui conduisent à celles de la gloire. Et afin que la postérité ne puisse manquer à suivre nos volontés en ce sujet, pour monument et marque immortelle de la consécration présente que nous faisons, nous ferons construire de nouveau le grand autel de la cathédrale de Paris avec une image de la Vierge qui tienne dans ses bras celle de son précieux Fils descendu de la Croix , et où nous serons représenté aux pieds du Fils et de la Mère comme leur offrant notre couronne et notre sceptre.
Nous admonestons le sieur Archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son église cathédrale, et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite église à laquelle assisteront toutes les compagnies souveraines et le corps de ville, avec pareille cérémonie que celle qui s’observe aux processions générales les plus solennelles ; ce que nous voulons aussi être fait en toutes les églises tant paroissiales que celles des monastères de la dite ville et faubourg, et en toutes les villes, bourgs et villages du dit diocèse de Paris.
Exhortons pareillement tous les archevêques et évêques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse ; entendant qu’à la dite cérémonie les cours de Parlement et autres compagnies souveraines et les principaux officiers de la ville y soient présents ; et d’autant qu’il y a plusieurs épiscopales qui ne sont pas dédiées à la Vierge, nous exhortons les dits archevêques et évêques en ce cas de lui dédier la principale chapelle des dites églises pour y être fait la dite cérémonie et d’y élever un autel avec un ornement convenable à une action si célèbre et d’admonester tous nos peuples d’avoir une dévotion particulière à la Vierge, d’implorer en ce jour sa protection afin que sous une si puissante patronne notre royaume soit à couvert de toutes les entreprises de ses ennemis, qu’il jouisse largement d’une bonne paix ; que Dieu y soit servi et révéré si saintement à la dernière fin pour laquelle nous avons été créés ; car tel est notre bon plaisir.
Donné à Saint-Germain-en-Laye, le dixième jour de février, l’an de grâce mil six cent trente-huit, et de notre règne le vingt-huit.
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Message par Zamie le Dim 14 Aoû 2016 - 22:11

Vœu de Louis XIII Consécration de la France à la Vierge Marie  Image84






Il est midi. Je vois l'église ouverte. Il faut entrer.
Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier.
Je n'ai rien à offrir et rien à demander.
Je viens seulement, Mère, pour vous regarder.
Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela
Que je suis votre fils et que vous êtes là.
Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête.
Midi !
Être avec vous, Marie, en ce lieu où vous êtes.
Ne rien dire, regarder votre visage,
Laisser le cœur chanter dans son propre langage.
Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein,
Comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains.
Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée,
La femme dans la Grâce enfin restituée,
La créature dans son honneur premier et dans son épanouissement final,
Telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale.
Intacte ineffablement parce que vous êtes la Mère de Jésus-Christ,
Qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit.
Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée,
Dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées,
Parce que vous m'avez sauvé, parce que vous avez sauvé la France,
Parce qu'elle aussi, comme moi, pour vous fut cette chose à laquelle on pense,
Parce qu'à l'heure où tout craquait, c'est alors que vous êtes intervenue,
Parce que vous avez sauvé la France une fois de plus,
Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui,
parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez,
Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée !

Paul Claudel
(extrait de "La Vierge à midi", Poèmes de Guerre, N.R.F., 1914-1915)
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Message par M1234 le Dim 14 Aoû 2016 - 22:37

Merci zamie c'est magnifique je me permet d'inclure la vidéo
Merci par avance
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Message par Zamie le Dim 14 Aoû 2016 - 22:42

Merci @ Marie du 65
C'est émouvant de l'écouter ,dommage toutefois que le lecteur saute quelques passages .
Bonne fête à vous demain .
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Message par M1234 le Dim 14 Aoû 2016 - 22:44

Oui je trouve que c'est très prenant une petite larme à l'oeil!
Bonne Fête à vous également!!
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Message par Zamie le Lun 15 Aoû 2016 - 20:57

Sermon pour l’Assomption de la Vierge Marie

Par l'abbé Pagès



« Marie, l’Immaculée Mère de Dieu toujours vierge, à la fin du cours de sa vie terrestre, a été élevée en âme et en corps à la gloire céleste . » C’est en ces termes que le pape Pie XII a défini en 1950 la foi catholique relative à l’Assomption de la Vierge Marie.

Marie est élevée aujourd’hui avec son corps et son âme à la gloire du Ciel, où l’attendent son Fils et Dieu, et toutes les âmes des justes des temps précédant l’Incarnation du Rédempteur, pour lesquels Jésus est aussi mort et ressuscité. Mais, à leur différence et à celle de tous les autres sauvés jusqu’au dernier jour, et à la seule ressemblance de son Fils et Dieu, Marie entre dans la Gloire céleste, but ultime de notre destinée, non seulement en son âme, mais aussi avec son corps. Pourquoi en est-il ainsi ? Que cela signifie-t-il pour nous ? Et quelle lumière cette fête du 15 août projette-t-elle sur notre pays en ces jours de plus en plus sombres ?

I. Marie entre dans la gloire céleste, but ultime de notre destinée,
pour trois raisons :

a) La première est que la mort étant la conséquence du péché, n’ayant jamais péché, Marie ne pouvait pas non plus connaître la mort et la corruption du tombeau… Marie a été voulue dans le plan providentiel de Dieu pour être la Mère du Rédempteur qu’Il Se réservait d’envoyer, pour réparer la faute possible de l’humanité. Elle a donc été voulue « dès avant la création du monde (Ep1 4) », avant même l’apparition du premier péché, et en conséquence a été créée sans le péché originel, d’où son nom d’« Immaculée Conception ». Et non seulement Marie a reçu ce privilège que seuls Adam et Ève avaient reçu, mais encore, en se gardant tout au long de sa vie pure de toute faute, si petite soit-elle, elle a encore mérité de porter le nom d’Immaculée Conception, et donc d’échapper à la mort qui est la conséquence ultime et définitive du péché…

Mais dira-t-on peut-être : si son Fils, qui est Dieu, a connu la mort, à combien plus forte raison, elle, qui n’est qu’une créature, ne devait-elle pas mourir ? Le problème se résout en considérant que la mort du Christ n’est pas une mort comme les autres morts. En effet, le Christ, étant sans péché, ne pouvait pas mourir. IL EST MORT PARCE QU’IL L’A BIEN VOULU ! Et Il l’a voulu pour tuer la mort… par Sa Résurrection ! La mort en Jésus n’est plus la mort ! Jésus en a fait le passage vers la Vie éternelle… La mort, en Lui, n’est plus la conséquence ultime et définitive du péché, mais la libération de la vie misérable que nous menons en ce monde actuel et mauvais. Associée jusque dans la Mort à son Fils, Marie a pu connaître Sa mort à Lui, qui n’est donc la conséquence du péché, mais le passage de cette vie à la vie divine. Évidemment, pour les hommes qui restent de ce côté-ci et ne voient pas ce qui suit la mort, toutes les morts se ressemblent. Mais la foi, qui est la « preuve des réalités que l’on ne voit pas (He 11 1) », nous donne de voir au-delà des apparences…

b) Si l’Immaculée Conception est le premier titre de Marie à la gloire de son Assomption, sa maternité divine en est le second. Comment en effet imaginer Jésus jouissant dans Son Corps de la Béatitude céleste, abandonner à la corruption du tombeau celui de Sa Mère, sans lequel Il n’aurait pas le Sien ? De plus, puisque Marie s’était engagée de tout son amour à coopérer à l’Œuvre de son Fils, et qu’elle le fit sans aucune défaillance jusqu’au bout, était-il juste qu’elle soit aussi associée sans restriction au triomphe de Celui dont elle avait partagé glorieusement tous les combats.

c) Enfin la troisième raison tient à ce que Marie ayant reçu la grâce de voir consacrée sa virginité par la maternité divine, son corps se trouvait, à ce nouveau titre, élevé au-delà de l’ordre terrestre…

II. Que signifie pour nous l’Assomption de la Vierge Marie ?

Ce que Dieu a fait pour la Mère, comment ne le ferait-Il pas pour ses enfants, ceux qui se consacrent, qui se donnent à elle, comme elle est venue à Fatima, de la part de son Fils, nous demander de le faire ? La consécration au Cœur immaculé de Marie est le dernier refuge, a-t-elle dit, que Jésus nous donne… L’Assomption de la Vierge Marie non seulement ravive la conscience de notre destinée, mais fortifie notre confiance en Marie puisque sans cesser d’être notre Mère, à nous donnée par Jésus du haut de la Croix (Jn 19.27), elle partage désormais avec Lui « tout pouvoir au Ciel et sur la terre (Mt 28.20) »…

L’Assomption de la Vierge Marie nous invite donc à sanctifier avec un amour renouvelé le « Temple de l’Esprit-Saint (1 Co 6 19) » qu’est notre propre corps, et ce dans une société où l’être humain, ne sachant plus ni d’où il vient ni où il va, ignore en conséquence quelle est sa propre dignité. Ne voit-on pas des êtres humains revendiquer pour les animaux le droit d’être traités à l’égal des hommes ? Lorsque le corps humain n’est plus le « Temple de l’Esprit-Saint », l’âme ne peut plus communier avec Dieu au dedans d’elle-même, dans l’unité inviolable de la personne qu’elle forme avec le corps. Privé de l’habitation divine, le corps humain n’est plus qu’un appendice vide de signification, dont chacun peut faire ce qu’il veut. Il devient alors un objet de plaisir, d’expérimentation, une marchandise, une force de travail à exploiter, un poids mort à éliminer, bref, une chose extérieure au moi humain qui perd du même coup son unité, et donc aussi sa valeur et son sens. C’est ainsi que l’on fabrique aujourd’hui des bébés sur catalogue… Pourtant, depuis que Dieu, qui est Esprit (Cf. Jn 4 24), S’est incarné, l’homme, s’est retrouvé lui-même, esprit incarné, corps animé d’un esprit immortel, réconcilié avec lui-même dans l’unité et l’originalité de son être composé d’esprit et de matière. Ce qui n’est pas connu de certaines religions pour qui le corps est une malédiction dont l’âme doit s’échapper au prix d’une série de réincarnations successives et purificatrices. Pour ces religions ne connaissant pas l’unité de l’âme et du corps, il n’y a pas non plus d’unicité de la personne, comme le montre la croyance en la réincarnation, théorie qui postule que mon âme peut être celle de Louis XI, de ma grand-mère, ou même d’animaux, ou de Marie sur la luneplantes… On peut encore citer l’islam, qui rejette si bien la dignité de la personne et du corps humain, qu’il se fait un devoir de haïr tout non-musulman (Coran 60.4), de légitimer l’esclavage (Coran 4.3,24,25,36,92 ; 16.71,75,76 ; 30.28), la pédocriminalité (Coran 65.4), l’humiliation ou le meurtre d’autrui (Coran 9.4,5,29).

Mais revenons au « Temple de l’Esprit-Saint (1 Co 6 19) » qu’est notre corps. Est-il bien le lieu saint et le moyen sacré de notre communion avec Dieu, ou bien est-il l’instrument de nos péchés ? La Vierge Marie se plaignait à La Salette de modes vestimentaires qui allaient venir et offenser beaucoup Notre Seigneur, Lui qui est la Pureté en personne. Elle ne s’était pas trompée… Il est des modes en effet qui ne témoignent pas du respect dû à notre corps, et donc à notre être tout entier, mais l’exposent au regard de quiconque, méprisant ainsi sa vocation à l’intimité nuptiale (naturelle et surnaturelle), où la personne s’accomplit dans le don de soi, nécessairement unique et irrévocable.

III. Pourquoi fête-t-on l’Assomption de la Vierge Marie le 15 août ?

Si la fête de l’Assomption a été fixée au 15 août par l’empereur Maurice Ier en 602, c’est Louis XIII, en 1638, qui choisit cette fête pour en faire notre fête nationale. Je rappelle que Louis XIII était devenu roi à huit ans, d’une France à la situation économique, politique et religieuse, calamiteuse. Conscient de ses faiblesses, personnelles et politiques, il avait surtout un grand amour pour la Mère de Dieu, et avait compris le secret de la vraie dévotion à la Vierge Marie. Aussi lui consacra-t-il sa personne et son royaume par une loi constitutionnelle, irréversible, qui faisait obligation à toutes les paroisses de France de renouveler à l’avenir ce don par une procession en l’honneur de la Vierge Marie. Et comme Louis XIII l’avait espéré, et comme il était certain, Marie ne se laissa pas vaincre en générosité : Louis XIII laissa à sa mort une France forte, et en paix, tandis que lui-même, de petit roi qu’il fut, était devenu l’un des plus grands monarques…

Si certains pensent que nous tombons dans la mariolâtrie ou un mysticisme révolu, qu’ils veuillent bien considérer qu’en notre siècle, en 1917, la Vierge Marie est apparue à Fatima, pour, précisément, demander la consécration de la Russie à son Cœur immaculé, avertissant que si l’on n’accomplissait pas ses demandes, la Russie répandrait ses erreurs dans le monde entier, provoquant guerres et persécutions contre l’Église. « Les bons seront martyrisés, le pape aura beaucoup à souffrir, et plusieurs nations seront anéanties. » Plus de 100 millions de morts, dont 60 millions de croyants parce que croyants, des malheurs et des méfaits innombrables, accomplis, bien sûr, pour le bien de l’humanité ! Et dire que nous aurions pu éviter tous ces malheurs si nous avions accompli ce que notre Mère avait eu la bonté de nous demander, à savoir : la consécration de la Russie à son Cœur immaculé par le Pape et les évêques réunis, la consécration personnelle à son Cœur immaculé, la communion réparatrice des premiers samedis, et la récitation quotidienne du chapelet… Si la consécration à la Vierge Marie a le pouvoir de changer le cours de l’histoire, elle est donc tout sauf une historiette futile ! A qui embrassera cette dévotion, la Vierge a promis le salut… tant il est vrai que nous ne saurions avoir Dieu pour Père si nous n’avons pas Marie pour Mère…

Louis XIII savait bien que l’on ne se consacre pas à une créature, fut-elle la Mère de Dieu, mais à Dieu seul. Pour autant, comment mieux le faire que par les mains de celle qu’Il a choisie pour Se donner Lui-même à nous ? Comment nous donner en retour à Lui sans prendre le chemin que Lui-même a pris ? Louis XIII donc, prit soin de consacrer la France, non à la Vierge, mais, je cite, « à la grandeur de Dieu par Son Fils rabaissé jusqu’à nous, et à ce Fils par Sa Mère élevée jusqu’à Lui »…

Comme le Fils de Dieu S’est livré totalement à cette femme pour qu’elle fasse de Lui un homme, Louis XIII s’est totalement livré à Marie, lui offrant non seulement sa personne, mais aussi son royaume, en sorte que nous avons tous été offerts à Marie, puisqu’une nation est une communauté d’hommes unis à travers l’histoire, par une même culture, une même langue, une même religion et une même vocation. La « nation », du latin natus, exprime l’idée de « naissance », de filiation, de descendance. Une nation est engendrée par la conscience d’un « nous commun » au-delà du cadre familial. Nous sommes les maillons d’une solidarité impossible à nier. Jean-Paul II enseignait que l’« on ne peut comprendre l’homme en dehors de cette communauté qu’est la nation. […] Elle est une communauté particulière, peut-être la plus intimement liée à la famille, la plus importante pour l’histoire spirituelle de l’homme », en sorte, qu’ « Il a plu à Dieu qu’il y ait des nations. […] ». Et du Ciel où il est allé rejoindre celle à qui il s’était consacré, saint Jean-Paul II nous exhorte ainsi : « Que la génération qui entre dans le troisième millénaire cultive le sens de son identité nationale, que restent vifs le respect de la richesse de la tradition culturelle dans laquelle chacun est né et celui de ses valeurs éternelles ! . »

Louis-Philippe, fils de la Révolution, a eu beau abolir en 1831 la consécration de la France et son renouvellement annuel et solennel, pourra-t-il nous empêcher de rester fidèles à la consécration de la France à la Vierge Marie, et de la renouveler aujourd’hui pour le bien de notre pays, qui n’est pas sans souffrir toujours plus de ce reniement officiel ? De qui d’autre, en effet, pourrions-nous aujourd’hui attendre du secours ?


Vœu de Louis XIII Consécration de la France à la Vierge Marie  Image90

Je vous choisis, aujourd’hui ô Marie,
en présence de toute la cour céleste,
pour ma Mère et ma Reine.
Je vous livre et consacre,
en toute soumission et amour,
mon corps et mon âme,
mes biens intérieurs et extérieurs,
et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures,
vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi,
et de tout ce qui m’appartient,
sans exception,
selon votre bon plaisir,
à la plus grande Gloire de Dieu,
dans le temps et l’éternité.
Ainsi soit-il !

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Message par Zamie le Mar 16 Aoû 2016 - 20:16

Sermon du père Alain Hocquemiller, prieur de la Saint Croix de Riaumont, prononcé hier à l'Assomption en la chapelle au Village de Riaumont :

"En cette fête de l’Assomption de Notre-Dame nous avons un exemple remarquable, à la fois admirable et douloureux, de la leçon de l’Évangile des dix lépreux purifiés par Jésus que nous avons entendue hier. L’Évangile nous disait hier que l’un d’entre eux, un seul, revint à Jésus pour rendre grâces à Dieu.
Le vœu de Louis XIII, qui établit l’Assomption de Notre-Dame comme fête nationale de notre patrie, est un exemple admirable  de cette gratitude que célèbre Évangile d’ hier : Rendre grâce, remercier Dieu.

Exemple admirable … exemple douloureux aussi ; parce que tous les successeurs de Louis XIII ne l’ont pas tous imité, loin s’en faut. La gratitude : c’est le sens profond de ce magnifique texte du vœu de Louis XIII que nous lirons tout à l’heure au cours de la procession.
J’y pensais récemment en voyant tous nos anciens présidents de la république, dans la cathédrale Notre-Dame de Paris. Ils assistaient poliment, mais sans dévotion particulière, à la messe célébrée aux intentions des victimes des attentats ; qui sont - on a bien le droit de le penser- les victimes de leur politique.
Trois ou quatre présidents de la république réunis debout devant le magnifique autel de Louis XIII, regardant sans comprendre, sans vouloir comprendre la leçon ; regardant sans comprendre le Grand autel de la cathédrale de Paris : « avec une image de la vierge qui tient dans ses bras celle de son précieux fils descendu de la croix » – ce sont les termes mêmes du vœu de Louis XIII – et où Louis XIII lui-même est représenté agenouillé « au pied du fils et de la mère comme leur offrant sa couronne et son sceptre ».
Les présidents sont debout. Le roi Louis XIII est à genoux.

Louis XIII, roi de France, est dans la position de ce lépreux, de ce lépreux samaritain qui vient remercier Dieu des grâces qu’il a reçues de lui.
Louis XIII, glorieusement régnant sur le pays le plus prospère du monde à l’époque, Louis XIII a choisi, il veut être ce lépreux. Il est, à l’époque, l’homme le plus riche et le plus puissant de l’univers et il pourrait plastronner, profiter orgueilleusement de cette puissance, de cette richesse.
Non, au contraire, il veut imiter le lépreux qui revient pour rendre grâce à Dieu : Il dépose les insignes de son pouvoir, de sa puissance, de sa prospérité et il les offre au Christ et à sa mère ou plutôt : il les leur rend, parce qu’il reconnaît que toute prospérité, toute puissance, tout pouvoir viennent de Dieu.
Les présidents, debout. Le roi Louis XIII à genoux.


Les présidents d’une république qui ne subventionne et ne reconnait aucun culte.
Le roi Louis XIII, favorisant, développant, mais surtout pratiquant, donnant le premier l’exemple de la pratique du culte. Les présidents, très fiers d’exercer un pouvoir « reçu du peuple ». Le roi reconnaissant humblement qu’il n’aurait « aucun pouvoir s’il ne lui avait été donné d’en haut ».
Le roi, donnant l’ordre de faire la procession pour remercier Dieu de garantir en France la paix et la concorde publique.
Le président, réduit cette année à interdire les processions, par crainte de troubles à l’ordre public

Rassurez-vous mes frères, ma méditation de ce jour ne veut pas vous égarer sur les chemins controversés de la politique. Il ne s’agit pas pour moi d’utiliser mon sacerdoce à faux pour enseigner que le régime monarchique serait supérieur au régime républicain, ce qui n’est pas écrit dans l’Evangile… ni dans l’histoire.
Il y a eu dans notre histoire des monarques orgueilleux qui n’ont pas sincèrement offert leur couronne ni leur sceptre au fils de Dieu.
Et il pourrait y avoir un jour des présidents …
Il y a actuellement de par le monde des républiques qui reconnaissent les droits de Dieu, qui prient Dieu dans le besoin et lui rendent grâces dans la prospérité.
On a tout-à-fait tort en France, au nom de la laïcité la plus sectaire du monde, de croire qu’une république est forcément fondée sur la froide négation des droits de Dieu.
L’Évangile n’est pas le coran : il ne nous soumet pas sur la terre à un régime politique plutôt qu’à un autre. L’Évangile exige de nous une soumission loyale à César, fût-il païen ; au régime politique légitime, fût-il républicain.
Mais l’Évangile rappelle que : au-dessus de César il y a Dieu ; au-dessus de la puissance des hommes, légitime, nécessaire mais toujours limitée et faillible, au-dessus de tout régime politique  il y a la toute-puissance de Dieu ; au-dessus de la terre il y a le ciel ; et la fête de l’Assomption, est précisément l’annonce splendide que tout être humain, après avoir vécu sur la terre, le plus souvent dans les douleurs, dans l’humilité et l’anonymat, trop souvent victime des abus du pouvoir humain … Comme le Fils de Dieu lui-même ! Comme sa sainte mère !

Tout être humain baptisé est appelé à une vie éternelle dans la gloire du ciel.
Pourquoi le pape Pie XII, en 1950, -c’est-à-dire hier- pourquoi le pape Pie XII a-t-il voulu engager son infaillibilité pontificale, et faire de l’Assomption de Marie un dogme catholique ?
Pourquoi fallait-il, en 1950, à l’heure de la bombe atomique, établir comme une vérité de foi un enseignement qui, aux yeux des hommes « modernes », ressemble fortement à une pieuse légende du Moyen Âge ?
Pourquoi ressasser cette image poétique de la Femme revêtue du soleil, la lune sous ses pieds, à l’heure où par sa technique triomphante, l’homme mesurait la température du soleil et allait bientôt parvenir à marcher sur la lune ?
Pourquoi est-ce si important d’affirmer aux hommes du monde moderne que :

été préservée de la corruption et emmenée dans la gloire du ciel ?

Tout ce qui concerne la vierge Marie concerne directement le cœur de notre foi en Dieu.
Il n’y a pas de plus profonde erreur de perspective que celle qui prétend que la dévotion à Marie nous distrait, nous écarte de l’adoration due à Dieu.
Le cœur de notre relation à Dieu, le centre de notre religion, c’est que Dieu a tant aimé le monde qu’il s’est fait homme en la personne de son fils éternel.
Jésus-Christ est Dieu, né de Dieu, Lumière née de la lumière, Il s’est fait homme pour nous les hommes et pour notre salut. Notre salut est dans le ciel ! Jésus-Christ est descendu du ciel et il a pris chair de la vierge Marie.
Et les premières générations chrétiennes, éblouies par ce mystère de l’amour de Dieu, immédiatement, ont rendu un culte d’affection, d’admiration, de vénération à celle en qui le verbe de Dieu s’est fait chair.
Car on ne peut rien comprendre à Jésus si on ne regarde pas Marie.
On ne peut comprendre que Jésus est à la fois vrai homme sur la terre et vrai Dieu dans le ciel; si on ne comprend pas que Marie est vraiment la mère de Dieu ; si on ne comprend pas que Dieu a voulu avoir une mère sur la terre.
S’incarner, c’est cela d’abord : être chair faible, fragile et dépendante, avoir besoin d’une mère. Mystère de la crèche. Le mystère de Jésus, c’est qu’il s’est fait en tout semblable à nous, à l’exception du péché.
Donc, le mystère de Jésus, Dieu fait homme, c’est le mystère de l’amour de Dieu pour les hommes, c’est pour nous les hommes et pour notre salut, que Dieu s’est incarné en Marie, préservée du péché.Et l’affirmation de la foi, l’affirmation du dogme de l’Assomption, c’est que Marie a été la première à profiter de cet amour rédempteur du fils de Dieu.

En prévision des mérites de son fils Marie est préservée de la tache du péché originel :c’est le dogme de l’Immaculée Conception.
En conséquence des mérites de son fils Marie, la première, fait l’expérience de la résurrection de la chair ; « je crois à la résurrection de la chair » : C’est un des articles de la foi des premiers temps de l’église.
La mort, la corruption du tombeau qui défigure la chair humaine, est la punition du péché. Alors la chair de Marie est préservée de la corruption qui est la punition d’un péché qu’elle n’a pas commis.
C’est le dogme de l’Assomption. Alors, non, l’Assomption n’est pas un dogme tardif ou plutôt, distinguons entre le dogme qui est récent :1950, c’était hier ! et la foi en l’Assomption, qui a toujours été crue dans l’église, et dont la célébration en la date du 15 août est attestée depuis le troisième siècle ! Elle est une conséquence nécessaire et indubitable de la foi en la résurrection de la chair.
Tout chrétien, animé de la foi, espère que son propre corps, châtié de ses péchés par la corruption du tombeau, ressuscitera intégralement pour profiter de la gloire du ciel dans l’éternité.
Tout chrétien, animé de la foi, sait que Marie, conçue sans péché, mère admirable de Jésus Sauveur, fidèle en tout à son fils jusqu’à son dernier souffle, a vécu cette entrée dans la gloire du ciel dès la fin de sa vie terrestre.
Alors, non, cette vérité n’est pas une légende médiévale, un dogme tardif, une excroissance, un rajout aventureux à la foi chrétienne ; c’est le cœur même de notre foi et de notre espérance, mis en danger par l’orgueil des temps modernes, et c’est l’honneur du pape Pie XII que d’avoir consacré son autorité pontificale à préserver du doute le cœur de la foi chrétienne.

« Pierre, j’ai prié pour toi, afin que ta foi défaille pas »

« Pierre, tu es Pierre et sur celle de Pierre je bâtirai mon église. »

« Pierre, m’aimes-tu ? »

« Donne à manger à mes brebis, donne à manger à mon troupeau, affermis tes frères »

La tentation du XXe et du XXIe siècle contre laquelle s’élève le dogme de l’Assomption, c'est la tentation orgueilleusement des hommes qui ont cru conquérir l’univers, étendre leur pouvoir sur toute la terre, sans référence aucune  envers le Créateur.
Un pouvoir fou, qui va jusqu’à menacer de détruire cette terre.
Un pouvoir fou , qui va jusqu’à oublier que les hommes sont faits pour le ciel.
Un pouvoir fou , qui va jusqu’à prétendre faire régner la paix sur la terre et dans la société sans rendre gloire à Dieu, au plus haut des cieux, d’un culte à la fois personnel et social.

Alors, dans notre petit royaume libre de Riaumont dans ce village d’enfants ou le Christ est roi, où l’interdiction de faire des processions ne s’applique pas, chantons de tout notre cœur les louanges de la mère de Dieu !
Oui, le Christ est mort pour nous sur la croix pour nous et pour notre salut pour nous mériter d’entrer un jour corps et âme dans la gloire du ciel à la suite de sa très Sainte mère.
Comme le Roi Louis XIII jadis, consacra le Royaume de France, la terre de France à la Reine des cieux, Consacrons à notre tour à Marie qui règne aux cieux ces petits royaumes de la terre que sont nos familles, nos cités, nos entreprises, nos écoles, tout ce sur quoi s’exerce notre activité d’artisans de l’Evangile.
Zamie
Zamie
Enfant de Dieu

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