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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:14

Suivre pas à pas la Sainte Messe avec saint Padre Pio

« L’Eucharistie est un don nouveau et absolument unique de l’amour immense de Jésus pour nous. Parce qu’en se donnant en nourriture et en boisson pour l’homme, il s’unit à lui de la manière la plus parfaite qui puisse exister entre le Créateur et la créature. » (Lettre à Giusseppina Morgera, 5 mai 1916) Padre Pio

La préparation à la messe

« L’Eucharistie était le centre d’attraction vers lequel convergeaient tous les moments de la journée de Padre Pio. Chaque heure du jour était une préparation ininterrompue et une action de grâce continuelle à Jésus dans le Saint Sacrement. » (Père Tarcisio, "La messe de Padre Pio")
Un autre frère capucin a témoigné avoir dû, à plusieurs reprises, "arrêter" Padre Pio en pleine nuit, alors qu'il se levait déjà et s'en allait à l'église : la faim du Corps, la soif du Sang du Christ le tenaillaient au point qu'il ne pouvait attendre plus longtemps... ni l'heure, ni la fatigue, ni un état de santé bien souvent délabré, rien ne semblait être un obstacle valable.
Padre Pio l'écrivit (et le dit) à de très nombreuses reprises ; voici, par exemple, ce qu'il décrivait à son Père spirituel, Padre Benedetto, le 29 mars 1911 :
« Mon cœur se sent comme attiré par une force supérieure avant de s’unir à lui le matin dans le sacrement de l’Eucharistie. J’en ai une telle faim et une telle soif, avant de le recevoir, que peu s’en faut que je ne meure d’inanition. Et c’est justement parce que je ne peux pas ne pas m’unir à lui que je suis obligé d’aller me nourrir de sa chair, parfois même malgré ma fièvre. »

Padre Pio est alors à Pietrelcina, dans sa famille, depuis une année, pour des raisons de santé, et il a été ordonné prêtre quelques mois auparavant le 10 août 1910.
Il connaît à cette époque une nuit mystique, état spirituel dans lequel il ne sent souvent plus rien de Dieu. Le dernière phrase de la citation prend alors toute sa force : sa faim de l'Eucharistie est d'autant plus forte que Jésus lui semble absent ; il désire le Corps du Christ ; il le veut ainsi, car il en a fait l'expérience, et surtout parce que la Foi de l'Église l'affirme : Jésus est réellement présent dans le Sacrement de l'autel. Il y a donc toujours un lieu et un temps où le trouver : la messe.

Quand, finalement, Padre Pio n'était pas arrêté (par sa santé, par un frère bienveillant pour Padre Pio, et fatigué pour lui-même), il commençait une longue préparation à la célébration de la messe. On pourrait ici reprendre la remarque du Curé d'Ars, répondant à quelqu'un qui s'étonnait de l'heure qu'il passsait en prière devant le Saint-Sacrement avant de célébrer : « Je vais toucher le Bon Dieu et je vais lui commander, et vous ne voulez pas que je me prépare ! »


Voilà qui nous interroge sur notre propre faim du Corps du Christ, sur notre soif de son Sang, sur ces autres réalités que nous désirons plus que le Seigneur.

 Un autre texte de Padre Pio peut être lu ici. Padre Pio rapporte ici des paroles de Jésus qui lui est apparu dans un vision mentale :
« Ils me laissent seul de jour comme de nuit dans les églises. Ils ne se soucient plus du sacrement de l’autel ; on ne parle plus de ce sacrement d’amour ; et même ceux qui en parlent, hélas, avec quelle indifférence, avec quelle froideur ils le font !
Mon Cœur est oublié. Personne n’a plus souci de mon amour. Je suis toujours dans la tristesse. Pour beaucoup, ma maison est devenue un théâtre ; il en est ainsi de mes ministres eux-mêmes, que j’ai toujours regardé avec prédilection, que j’ai aimés comme la pupille de l’œil. Eux, ils devraient réconforter mon cœur plein d’amertume, ils devraient m’aider à sauver des âmes. Or, qui le croirait, je reçois de leur part beaucoup d’ingratitude. Je vois, mon fils, beaucoup de ceux-là qui… (ici, il se tut, la gorge serrée, et il pleura en silence) me trahissent avec des airs hypocrites par des communions sacrilèges, foulant aux pieds les lumières et les forces que je ne cesse de leur donner. »
 (Lettre au Père Agostino, 12 mars 1913)

Ce texte nous interroge sur ces petits détours que nous ne faisons pas pour passer, ne serait-ce qu'un moment dans l'église devant laquelle on passe. N'est-ce pas là une préparation lointaine à la messe ? N'est-ce pas là un inidice de notre faim (ou non-faim) de l'Eucharistie, et un moyen de la raviver, de l'entretenir ?
Ce texte nous renvoie aussi à une désinvolture que l'on rencontre parfois au début de certaines célébrations, où le bruit et les distractions font que nous n’attendons pas Jésus en vérité et dans le recueillement : bruits dans l’assemblée, distractions de notre esprit.


Dernière édition par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:43, édité 2 fois

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:16

Les rites de pénitence - Eucharistie et pardon

Padre Pio a été un fervent apôtre de la communion fréquente et, si possible, quotidienne. (La communion fréquente est une raison pour laquelle Padre Pio avait une vénération immense pour le pape Pie X qui l'avait promue, et qu'il le considérait comme le plus grand pape des temps modernes.)
Rien, déclarait Padre Pio - rien, excepté la certitude d'un péché mortel, ne doit écarter un chrétien du Corps du Christ. Plus encore, en ces temps (ceux du Padre Pio… et les nôtres) d’indifférence, voire «d’apostasie silencieuse» (selon l’expression de Jean-Paul II), la communion est une nécessité vitale :
« En ces temps si tristes où tant d’âmes sont apostates, je ne peux pas m'imaginer que l'on puisse vivre de la vraie vie sans la nourriture des forts. (…) Le moyen le plus sûr pour échapper à la corruption est de nous fortifier avec l'Eucharistie. Celui qui vit sans se rassasier de la chair immaculée de l'Agneau Divin, ne pourra ni éviter le péché, ni progresser dans la voie de la perfection. » (Lettre de Padre Pio à Raffaelina Cerase, 15 mai 1914)

Seul, donc, le péché mortel est un obstacle à la communion fréquente ; cependant nul n’est, par lui-même, digne de communier, de recevoir Dieu en son corps et en son âme.
Le court dialogue qui suit, le déclare d'une manière radicale :
« - Père, je me sens tellement indigne de communier ! Vraiment, j'en suis indigne !
- C'est vrai, nous ne sommes pas dignes d'un tel don ; mais une chose est d'y prendre part indignement en état de faute grave, une autre est de ne pas en être dignes. Tous, nous en sommes indignes ; mais c'est Jésus qui nous invite, c'est lui qui le désire. Soyons donc humbles et recevons-le d'un coeur rempli d'amour.» (Propos recueillis par Giorgio Festa)

Les rites de pénitence du début de la messe, comme ceux qui précèdent la communion (Agneau de Dieu… Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…), sont spécialement dédiés à cette conscience que nous avons besoin de la communion tout en en étant indignes ; puis à une prière demandant la vraie humilité.
Selon Padre Pio, il ne faut jamais oublier deux dimensions fondamentales de la messe : la première est que c’est le Seigneur qui nous invite, et non pas nous qui décidons ceci ou cela ; la seconde est la dimension sacrificielle de l’Eucharistie : pendant la messe, en la personne du prêtre, le Christ accomplit l’œuvre de salut et de miséricorde qui nous libère de nos péchés. La communion au Corps du Christ est pardon des péchés, selon la parole de saint Jean : « Le sang de Jésus nous purifie de tout péché ».
Cela, bien évidemment, toujours selon Padre Pio, doit être accompagné de la réception régulière du pardon dans la confession.



Dernière édition par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:23, édité 2 fois

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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:17

Le Gloria

Le Gloria de la Messe nous renvoie aux deux moments principaux de la manifestation de la Gloire divine dans l’Evangile : Noël et Pâques. (Rappelons qu’il est omis durant l’Avent et le Carême, périodes préparatoires à ces deux fêtes.)
Rien n’est dit de cette partie de la messe, en relation directe avec Padre Pio. Prenons alors appui sur "sa" conception de la gloire, en rapport avec ses deux fêtes, comme avec la Transfiguration.

Noël, d’abord. Nous savons tous l’émerveillement de Padre Pio lors de cette fête qui célèbre la naissance du Dieu-Homme. Jésus est la Lumière qui éclaire le monde désormais ; il est, ainsi qe Padre Pio l’écrit dans une méditation sur l’Epiphanie, la véritable étoile qui guidait les mages, qui nous guide au milieu des ténèbres. Or, quelles sont les ténèbres les plus profondes, sinon celles du péché ?
Justement, le Gloria est proclamé après la prière pénitentielle, où la miséricorde divine a été affirmée et donnée. Comment ne pas nous en réjouir, nous en émerveiller ? Gloire à Dieu… Vrai chant des anges, comme un nouveau Noël, ainsi que le dit Jésus : « Il y a de la joie chez les anges du ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,10).

La gloire de Noël n’est cependant pas définitive et totale. L’histoire du monde se poursuit, et avec elle l’histoire de chaque homme, heureuse et dramatique. La gloire est en avant de nous. Il s’agit alors de ne pas s’arrêter à ce qui est certes donné par Dieu, mais n’est que transitoire. Ce qui est fondamental, c’est d’être avec Jésus, c’est qu’Il soit avec nous. Ainsi Padre Pio écrivait-il à ses filles spirituelles :
« Dites-moi, mes chères filles, vous savez bien qu’à la naissance de notre Seigneur, les bergers ont entendu les chants angéliques et divins des esprits célestes. L’Ecriture nous le dit, mais elle ne dit pas que la Vierge sa Mère et saint Joseph, qui étaient les plus proches de l’Enfant, entendirent la voix des Anges et virent ces splendeurs miraculeuses. Au contraire, au lieu d’entendre les angelots chanter, ils entendaient l’Enfant pleurer et ils voyaient, dans la lumière émise par une pauvre lampe, les yeux de ce divin Enfant tout baignés de larmes, tremblant de froid.
Alors, je vous le demande : N’auriez-vous pas choisi d’être dans l’étable obscure et pleine des cris du petit Enfant, plutôt que d’être avec les bergers, tout entiers pris par la jubilation de la douce mélodie céleste et la beauté de cette splendeur admirable
? Si, très certainement. Vous vous seriez exclamé, vous aussi, comme saint Pierre : Il est bon que nous soyons ici
C’est bien là que vous vous trouvez, auprès de l’Enfant Jésus, tremblant de froid dans la grotte de Bethléem ; et plus encore : vous n’êtes pas sur le Thabor avec saint Pierre, mais sur le Calvaire avec les Marie, où vous ne voyez que mort, clous, épines, impuissance, ténèbres extraordinaires, abandon et déréclition. Aussi, je vous invite à aimer la crèche de l’Enfant de Bethléem, à aimer le Calvaire du Dieu crucifié dans les ténèbres. Tenez-vous auprès de lui et soyez certaines que Jésus demeure en vos cœurs plus que vous ne pouvez le croire et l’imaginer. »
(Lettre aux sœurs Ventrella, 1er octobre 1917)

Le Thabor est le lieu de la Transfiguration, le Calvaire le lieu de la Crucifixion. Pour Padre Pio, il s’agit de la même montagne, celle où la Gloire et la Croix, la Lumière et les ténèbres, sont mêlées.
Mais il ne s’agit pas là d’une réalité floue, indécise ou abstraite : la contemplation de Jésus nous fait entrer réellement dans ce mystère – en entendant ici le mot "mystère" non pas d’abord comme ce qui est caché, mais à la suite de saint Paul comme ce qui se révèle inépuisablement, sans fin.
Que la contemplation de Jésus nous fasse entrer dans le mystère de la Croix et de la Gloire, deux textes de Padre Pio parmi tant d’autres, l’affirment clairement :
- « Jésus glorifié est beau, mais pour autant qu’Il le soit, je crois qu’Il l’est plus encore, crucifié. »
- « Regarde combien le visage de notre très doux Jésus est beau ! Combien ses yeux sont doux ! Quel bonheur nous avons d’être près de lui sur la montagne de sa gloire ! Dès maintenant et sans mérite de notre part, la divine miséricorde nous donne le bonheur de monter au Calvaire ; dès maintenant, nous avons été rendus dignes de suivre le Maître céleste. »


Le Thabor ouvre sur le Calvaire, puis le Calvaire sur le Thabor éternel, c’est-à-dire la résurrection, la vie éternelle avec Dieu, la plénitude de la gloire. La présence constante de la gloire divine à Noël, à la transfiguration, à la Croix, dans la résurrection et la vie éternelle, présence parfois obscure, parfois manifeste, parcourt le Nouveau Testament, en particulier l’Evangile selon saint Jean. A partir de cet Evangile notamment, on pourrait développer le lien entre la gloire et la Trinité, ce qui apparaît très explicitement dans le texte liturgique du Gloria. Notons que cette dimension trinitaire apparaît moins dans les textes de Padre Pio. Mais elle fut présente en son existence, n’en doutons pas. Le témoignage du Père Carré, célèbre dominicain français, le dit bien :
« Padre Pio vivait un long calvaire. Jamais personne ne m’a laissé une telle impression de force contenue, de bon sens, de joie teintée d’humour et de paix. Je n’attardais pas mon regard sur les stigmates de ses mains, que j’ai vus nettement. Il était habité par l’Esprit : aussi, sans paradoxe, était-ce plutôt à tous les disciples de Jésus que je pensais, y compris les plus ordinaires. Le lien entre la croix du Christ et la présence de l’Esprit était éclatant à San Giovanni Rotondo. C’est pourquoi j’évoquais tant de personnes que je connais, parmi les riches et parmi les pauvres, qui sont accablées dans leur corps et dans leur cœur. Ils ignorent encore qu’ils peuvent livrer ce dont ils souffrent au Saint-Esprit de Dieu. En donnant un sens à leur croix, l’Esprit ferait d’eux, déjà – comme du Padre Pio -, les fils de la Résurrection. »
(Chaque jour je commence, p.132)

C’est tout cela que nous chantons dans le Gloria de la messe, tout cela qu’il nous est donné de contempler lorsque l’Hostie consacrée et le calice sont élevés après la consécration, lorsque le Saint-Sacrement est exposé pour l’adoration. Cette contemplation, cette adoration est aussi une prière, ainsi que le recommande Padre Pio :
« Tournez votre pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre vos bras, et dites : Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m’attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m’aies mis en sûreté. »
Comme la nuée guidait Moïse et le Peuple dans le désert, la Gloire miséricordieuse de Jésus, notamment telle qu’elle resplendit dans l’Eucharistie, accompagne l’Eglise, chaque baptisé, en ce monde.

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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:25

La liturgie de la Parole

Padre Pio était souvent ému jusqu’aux larmes en entendant ou en proclamant l’Ecriture Sainte au cours de la messe. Un jour qu’on lui en demandait la raison, il déclara : « Les dons de Dieu n’ont donc pas de valeur pour toi ! Cela est-il de peu d’intérêt que Dieu dialogue avec ses créatures ? »[/size]

Dans la lecture et la méditation de l’Ecriture, il y a un dialogue réel entre Dieu et l’homme. Entendre la voix du Seigneur : quelle grâce, quelle émotion !
Cette émotion, comme celle qui est vécue dans l’expérience de la miséricorde, n’est pas un sentiment occasionnel, un échauffement des sens, forcément ambigu. Elle est un mouvement profond de l’âme qui naît d’une familiarité avec la Parole de Dieu, en premier lieu l’Evangile. Cette familiarité se construit et se vit dans la prière.
Dans ses lettres d’accompagnement spirituel, Padre Pio insiste beaucoup sur cet aspect : la méditation de la vie de Jésus prime sur toute autre méditation. Ainsi écrit-il à l’une de ses filles spirituelles, Annita Rodote : « Je désire de votre part une chose plus que toute autre : que votre méditation ordinaire se porte autant que possible sur la vie, la passion et la mort, sans oublier la résurrection et l’ascension de notre Seigneur Jésus Christ. » (8 mars 1915)
Il va jusqu’à se faire le directeur de son directeur spirituel, le Père Agostino, afin que ce point soit clair dans l’esprit de ce dernier : « Ayez toujours le ferme propos, mon bon Père, de répondre généreusement à Jésus et de vous rendre digne de lui, c’est-à-dire semblable à lui et orné des adorables perfections révélées par l’Ecriture et l’Evangile. Mais pour que cette imitation soit possible, il y faut une réflexion quotidienne sur la vie de celui qui se propose comme modèle. De cette réflexion naît l’estime de ses actes, et de cette estime le désir et le réconfort de l’imitation. » (27 février 1918)


On pourrait presque dire que pour quelqu’un de familier avec l’Ecriture (et quel chrétien ne devrait pas l’être), l’oraison doit se concentrer en priorité sur les mystères de Jésus, c’est-à-dire les événements de sa vie qui révèlent une dimension fondamentale de sa personne. Les "mystères de Jésus" sont comme des points de concentration de la personne de Jésus, de son existence.

Ces mystères sont toujours envisagés dans la prière. A partir d’ici, on pourrait développer la prière du rosaire chez Padre Pio : prière évangélique (les mots viennent de l’Evangile) ; méditation sur les mystères de la vie de Jésus et de Marie, qui nous renvoient au mystère fondamental qu’est Jésus ; prière qui permet de parcourir, dans le silence du cœur et le temps de la prière, l’ensemble du chemin que nous avons à parcourir peu à peu dans notre existence à la suite de Jésus.
Le temps de la prière revêt alors une dimension salutaire, quasi sacramentelle, ainsi que Jean-Paul II l’écrit dans sa lettre apostolique sur le rosaire, en établissant un parallèle entre le rosaire et l’Eucharistie : « Si la liturgie, action du Christ et de l'Église, est l'action salvifique par excellence, le Rosaire, en tant que méditation sur le Christ avec Marie, est une contemplation salutaire. Nous plonger en effet, de mystère en mystère, dans la vie du Rédempteur, fait en sorte que ce que le Christ a réalisé et ce que la liturgie actualise soient profondément assimilés et modèlent notre existence. » (Lettre apostolique sur le Rosaire, 16 octobre 2002, n°13)


La Parole de Dieu (dans la messe, la Liturgie de la Parole) est le pont entre rosaire et Eucharistie. L’Eucharistie et le rosaire étant si importants, si fondamentaux dans la vie et l’expérience de Padre Pio, comment la Parole de Dieu ne le serait-elle pas également ?


Dernière édition par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:30, édité 1 fois

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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:29

L'offertoire

L’offertoire était l’un des moments les plus marquants de la ‘‘messe de Padre Pio’’. Padre Pio restait immobile de longues minutes, parfois jusqu’à une demi-heure, l’hostie puis le calice levés devant ses yeux où, souvent, des larmes venaient. C’est comme s’il était pris par une force mystérieuse. On lui demanda un jour : « Pourquoi pleurez-vous pendant l’offertoire ? » Padre Pio répondit : « C’est parce qu’à ce moment, l’âme est séparée du profane. »

Plus qu’auparavant encore, le Seigneur séparait son serviteur de toute réalité secondaire, le rendait parfaitement indifférent à ce qui se passait autour de lui.
Si Padre Pio vivait l'ensemble de la Messe comme le sacrifice et la passion de Jésus, et le moment de la consécration comme la crucifixion de Jésus (il s’accordait en cela avec l’enseignement de l’Eglise, réaffirmé récemment dans l’encyclique de Jean-Paul II « L’Eglise vit de l’Eucharistie »), on peut considérer que l’offertoire le renvoyait au temps précédent cette crucifixion. Un passage de sa correspondance fait un parallèle entre le dépouillement que Jésus subit avant la crucifixion et la séparation des choses profanes, que nous venons d’évoquer pour l’offertoire :
« Sur le mont Calvaire, habitent les cœurs que l’Epoux céleste favorise de son amour divin… Mais fais attention à ce que je vais dire : Les habitants de cette colline doivent être dépouillés de toutes habitudes et affections terrestres, de même que leur roi fut dépouillé des vêtements qu’il avait lorsqu’il y arriva. Remarque, ma bonne petite fille, les vêtements de Jésus étaient saints, n’ayant pas été profanés quand ses bourreaux les lui enlevèrent chez Pilate. Il était cependant juste que notre divin maître s’en dépouille pour nous montrer que rien de profane ne doit être porté sur cette colline.
Prends donc garde, ma bonne petite fille, d’entrer au festin de la Croix, qui est mille fois plus délicieux que les noces mondaines, sans le vêtement blanc, nettoyé de toute autre intention que de celle de plaire au Divin Agneau. »
(Lettre à Ermina Gargani, 28 décembre 1917)



Séparé de toutes choses profanes, Padre Pio n’en restait pas moins uni aux hommes : son union intime et totale avec Dieu, par cette séparation du profane, le rendait dans le même temps plus capable d’être surnaturellement attentif à chacun, particulièrement ceux qui étaient autour de l’autel, à ceux qui s’étaient confiés à ses prières. Ainsi, pendant ces longues minutes de l’offertoire, les présentait-il au Seigneur, avec le pain et le vin.
De plus, il se présentait lui-même, s’offrant pour être associé au Sacrifice du Christ. Acte de charité qui le poussait à vouloir prendre sur lui les souffrances des autres pour qu’ils en soient soulagés, ainsi qu’il l’écrit un jour à son père spirituel :
« Si j’apprends que quelqu’un est affligé dans son corps ou dans son âme, que ne ferais-je pas auprès du Seigneur pour le voir délivré de ses malheurs ? C’est bien volontiers que je prendrais sur moi tous ses tourments pour le voir sauvé, en rétrocédant en sa faveur les fruits de ces souffrances, si le Seigneur m’y autorisait. » (Lettre au Père Benedetto, 26 mars 1914)
Ce qui était son attitude ordinaire atteignait dans la messe (« source et sommet » de la vie chrétienne) son point culminant.

Peut-être, en ce moment de l’offertoire, Padre Pio se répétait-il la prière qu’il avait composée pour son ordination sacerdotale :
« Jésus, mon souffle et ma vie,
aujourd'hui, en tremblant,
je vous élève dans un mystère d'amour.
Qu'avec vous, je sois, pour le monde,
Voie, Vérité et Vie
et par vous (pour vous)
prêtre saint, victime parfaite. »

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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:33

La prière eucharistique

Le texte qui suit, est le compte-rendu que le père Hamel, sulpicien français, professeur de séminaire, fit après avoir assisté à la messe de Padre Pio, quand il se rendit à San Giovanni Rotondo en 1950. Par la sobriété des mots et la justesse de son regard, ce texte nous aide à ‘‘entrer’’ dans la célébration de Padre Pio.


Décrire cette messe est difficile, pour la raison très simple qu’elle n’offre rien de spectaculaire et que vous êtes pris dans l’action liturgique. Cet homme a le don de faire prier. Dans ces conditions, observer est quasi impossible. Il reste qu’après coup, vous pouvez revivre la scène et en décrire la particularité.
À voir les choses du dehors, le premier détail qui frappe est évidemment la durée, mais une fois encore après coup seulement. Car pendant la cérémonie, vous ne sentez pas le temps. La messe du Padre Pio dure une heure et quart…
De l’offertoire, nous n’avons retenu qu’une chose, le geste soutenu de l’oblation, près de cinq minutes. Les paroles sont dites lentement, une à une, séparées ; les yeux ne quittent pas la croix ; le corps immobile ; une oraison muette prolonge l’offrande. Relisez cette offrande, vous devineriez tout ce que le Padre peut y mettre.
Toute la portion qui jusqu’à la Consécration et qui durera vingt minutes est en effet marquée par une détresse physique et morale, singulièrement émouvante.
On a l’impression que le Padre essaye de retarder le plus possible le dénouement du sacrifice, comme si, à mesure qu’approche la consécration, une panique se développait en lui.
Tout son comportement l’indique : ses plaies peut-être s’ouvrent, ou du moins le font souffrir, si l’on en juge par les crispations des mains, la sueur, le déplacement incessant des pieds, sur lesquels il n’ose s’appuyer, le masque parfois convulsé des traits du visage. On ne peut s’empêcher d’évoquer l’Agonie…
On est en effet obligé de reconnaître que son comportement extérieur exprime des sentiments très différents selon les moments de la messe. Sur la toile de fond de la Passion, il est facile de voir que le Padre Pio suit le parcours de Notre Seigneur, du Cénacle au Calvaire…
L’anxiété atteint son paroxysme avec la Consécration où le Padre semble vivre la mise en Croix. Les paroles sont hachées, dans une sorte de hoquet.
C’est la Croix plus que la Cène : ce n’est pas le « Prenez et mangez » qui passe au premier plan, mais « mon corps livré pour vous… mon sang répandu pour vous et pour la multitude, en rédemption des péchés ».
La vision est bouleversante comme une véritable agonie. Vous avez vraiment devant les yeux un homme qui se débat contre la mort.
En disant le pro vobis, « pour vous », de la consécration du calice, le prêtre semble être penché vers la foule, des deux côtés de l’autel.
Adoration profonde de l’hostie. Nous sommes au sommet du sacrifice ; il est cinq heures quarante-cinq. À partir de ce moment, le Père semble évoquer devant nous la sérénité du Calvaire… Cette étape de la présence au pied de la Croix n’est pas exempte de souffrances. De temps à autre, le Padre Pio secoue nerveusement ses mains, d’un geste crispé et brusque; les traits se figent tout d’un coup pour retenir un cri de douleur.
La manière dont le Padre communie évoque irrésistiblement la descente de croix. Il semble prendre respectueusement le corps du Sauveur, appliquer ses lèvres sur les plaies, sur la fontaine d’eau vive jaillissant en vie éternelle. Il reste penché sur l’autel pendant quelques minutes. Puis il se relève. Son visage n’exprime plus la souffrance. Il semble hors du temps, absent du monde, perdu dans la contemplation.
Nous ne pensons pas avoir forcé la note dans cette description. Ceux qui ont assisté à la messe du Padre penseront plutôt que nous sommes restés en-deçà de la réalité. Ce que nous avons dit laisse deviner le fruit d’une telle expérience chez ceux qui en sont les témoins. Il ne s’agit pas de sensiblerie. C’est vraiment un témoignage.

Père Hamel (1950)

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Message par Charles-Edouard le Mar 28 Juil 2015 - 23:42

La communion

Le texte précédent évoquait déjà la manière dont Padre Pio communiait. Ce texte est, dans la suite, plutôt de l’ordre de la réflexion. On pourra relire également le second article de cette série, qui rappelait l’insistance de Padre Pio pour la communion fréquente.

Une force nouvelle d’union

L’Eucharistie est une force qui ouvre au don et à l’accueil, ainsi qu’à l’unité qui en découle. Cette unité, cette cohésion dépasse les limites du temps et de l’espace, car elle est la « force » même de la communion trinitaire : elle est l’amour. Padre Pio l’exprime bien quand il affirme : « L’Eucharistie est un don nouveau et absolument unique de l’amour immense de Jésus pour nous. Parce qu’en se donnant en nourriture et en boisson pour l’homme, il s’unit à lui de la manière la plus parfaite qui puisse exister entre le Créateur et la créature. » (Lettre à Giusseppina Morgera, 5 mai 1916)
Dans son Encyclique sur l’Eucharistie, Mystici Corporis, le pape Pie XII écrivait dans le même sens : « Le divin Rédempteur s’est uni très étroitement, non pas seulement avec l’Eglise, son épouse aimée, mais aussi, en Elle, avec l’âme de chaque fidèle, avec lequel il désire ardemment s’entretenir dans des colloques intimes, spécialement après qu’il s’est approché de la table eucharistique. » (n°88)

L’expérience d’union de Padre Pio
Cette expérience mystique, Padre Pio l’a vécue d’une manière particulière, ce qu'il raconte au Père Agostino, le 18 avril 1912 :
« C’est à peine si j’ai pu me rendre auprès du divin Prisonnier pour célébrer la messe. Une fois celle-ci finie, je suis resté avec Jésus pour faire mon action de grâce. Oh, comme elle fut suave, la conversation que j’eus avec le paradis ce matin-là, à tel point que, même si je le voulais, il me serait impossible de tout vous dire. Il y a des choses que l’on ne peut traduire dans un langage humain sans qu’elles perdent leur profond sens céleste. Si vous me passez l’expression, mon cœur et celui de Jésus ont fusionné. Il n’y avait plus deux cœurs qui battaient, mais un seul. Le mien avait disparu comme une goutte d’eau dans la mer. Jésus était son paradis, son roi. La joie était en moi si intense, si profonde, que je n’ai pu me contenir : mon visage était inondé des larmes les plus délicieuses. »
Cette communion des cœurs, que Padre Pio décrit comme une fusion, est l’une des premières manifestations de son union avec Jésus Crucifié. Assez rapidement, la dimension de la croix apparaîtra dans ce phénomène, sous la forme d’une blessure ; ainsi, le 26 août de cette même année, il écrit, toujours au Père Agostino :
« Ecoutez ce qui m’est arrivé vendredi dernier. J’étais à l’église en train de faire mon action de grâce après la messe, quand je me sentis tout à coup le cœur transpercé par un javelot de feu si vif et si ardent que je crus en mourir. Les mots me manquent pour vous faire comprendre l’intensité de cette flamme : il m’est réellement impossible de le décrire. Me croirez-vous ? L’âme victime de ces consolations devient muette. J’avais l’impression qu’une force invisible me plongeait tout entier dans le feu… Mon Dieu, quel feu ! Quelle douceur ! »
Le 5 août 1918, ce sera la transverbération du cœur, et le 20 septembre Padre Pio recevra les stigmates.

C’est le Christ qui vit en moi

Revenons à la communion eucharistique. Cette communion met en l’âme tous les éléments de la vie spirituelle, elle la rend capable de posséder Dieu. Et posséder Dieu, cela signifie, comme l’explique saint Paul dans la Lettre aux Philippiens (2,5 et ss), vivre avec lui et par lui, ressentir les désirs, les angoisses, l’amour de Jésus pour l’humanité, partager ses sentiments, éprouver son zèle pour l’expansion du Règne de Dieu. En résumé, c’est se trouver dans la condition du saint du Gargano quand il s’exclame : « Tout se résume en ceci : Je suis dévoré par l’amour de Dieu et l’amour du prochain. » (Lettre au Père Benedetto, 20 novembre 1920)

Cette union au Christ est le résultat de l’action toute mystique qui, parallèlement à l’action liturgique, se produit dans notre âme quand nous nous approchons de l’Hostie consacrée. De même que le Pain eucharistique est assimilé par notre corps, notre âme est absorbée par la divinité de Jésus : « La communion au Corps et au Sang du Christ nous fait devenir ce que nous recevons. » (Concile Vatican II, const. Lumen Gentium, n°26)
Dans le cadre de cette vérité, le phénomène des stigmates trouve son explication. En Padre Pio, comme en saint François et en d’autres saints, la communion spirituelle avec le Christ s’est manifestée, de par la volonté divine, à l’extérieur, dans le corps: alors, la conformité de l’Amant et de l’Aimé est rendue parfaite.
Plus nous aurons le désir de nous unir fréquemment à Jésus-Eucharistie, plus nous serons identifiés au Christ, jusqu’à ce que nous puissions dire : « Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi. »
(Ga 2,20)

Eucharistie et Pénitence

Pour que nous puissions reprendre ces paroles de saint Paul aux Galates, nous devons vivre dans la grâce, nous abstenir, autant que cela nous est possible, du péché : « En effet, si nous aspirons à la communion avec Lui, nous devons contempler sa vie toute divine dans la chair et, l’imitant dans sa pureté sans péché et sainte, nous élever à un état divin et immaculé. Ainsi, nous recevrons la communion et la ressemblance avec Lui, comme Il nous l’a promis. » (Pseudo-Denys, V° siècle)
Le sacrement de la Pénitence, joint à celui de l’Eucharistie, nous aide à nous fortifier contre nos faiblesses humaines et contre les tentations de l’ennemi.

L’enseignement de Jean-Paul II

Ce qui précède est confirmé par l’enseignement du Magistère de l’Eglise et en particulier de Jean-Paul II, notamment dans son encyclique Ecclesia de Eucharistia. En voici quelques extraits :
- « L'Eucharistie apparaît donc comme le sommet de tous les Sacrements car elle porte à sa perfection la communion avec Dieu le Père, grâce à l'identification au Fils unique par l'action du Saint-Esprit. » (n°34)
- « Le Sacrement exprime ce lien de communion d'une part dans sa dimension invisible qui, dans le Christ, par l'action de l'Esprit Saint, nous lie au Père et entre nous, d'autre part dans sa dimension visible qui implique la communion dans la doctrine des Apôtres, dans les sacrements et dans l'ordre hiérarchique. » (n°35)
- « La communion invisible, tout en étant par nature toujours en croissance, suppose la vie de la grâce, par laquelle nous sommes rendus ‘‘participants de la nature divine’’ (2 P 1,4), et la pratique des vertus de foi, d'espérance et de charité. » (n°36)
- « L'Eucharistie étant la plus haute manifestation sacramentelle de la communion dans l'Église, elle exige d'être célébrée aussi dans un contexte de respect des liens extérieurs de communion. De manière spéciale, parce qu'elle est ‘‘comme la consommation de la vie spirituelle et la fin de tous les sacrements’’, elle exige que soient réels les liens de la communion dans les sacrements, particulièrement le Baptême et l'Ordre sacerdotal. » (n°38)


Un autre extrait peut être cité, tiré lui de la Lettre Apostolique Mane nobiscum Domine, qui ouvrait l’Année de l’Eucharistie :
« Lors de chaque Messe, nous sommes appelés à nous confronter avec l'idéal de communion que le Livre des Actes des Apôtres donne comme modèle pour l'Église de toujours. C'est l'Église rassemblée autour des Apôtres, convoquée par la Parole de Dieu, capable d'un partage qui ne concerne pas uniquement les biens spirituels, mais aussi les biens matériels (cf. Ac 2,42-47; 4,32-35). En cette Année de l'Eucharistie, le Seigneur nous invite à nous rapprocher le plus possible de cet idéal. Que soient vécus avec un engagement particulier les moments déjà suggérés par la Liturgie pour la ‘‘Messe stationale’’, où l'Évêque célèbre dans sa cathédrale, avec ses prêtres et ses diacres, avec la participation du peuple de Dieu dans toutes ses composantes. Là réside la principale ‘‘manifestation’’ de l'Église. Mais il sera louable de déterminer d'autres occasions significatives, même au niveau des paroisses, pour que le sens de la communion grandisse, en puisant dans la Célébration eucharistique une ferveur renouvelée. » (n°22)

Les groupes de prière

Puiser dans l’Eucharistie, comme à une source d’où jaillit en permanence une eau pure et fraîche, la capacité de se sanctifier, dans la communion avec Dieu et avec les autres : telle est la tâche, à la suite de Padre Pio et selon son enseignement, de ses Groupes de Prière. Padre Pio, le regard tourné vers la première communauté chrétienne, voulait qu’ils soient des groupes saints avec « un seul cœur et une seule âme » (Ac 4,23), sur lesquels l’Esprit Saint descende comme au jour de la Pentecôte.

Jean-Paul II a bien mis cela en évidence lors de l’audience qu’il accorda aux Groupes de Prière, le 1er octobre 1983 :
« A l’imitation de la première communauté chrétienne de Jérusalem, qui d’un seul cœur et d’une seule âme était assidue à la prière, vous devez mettre la prière au fondement de votre vie chrétienne : prière d’ado-ration, prière de louange, prière de demande, prière – comme l’affirment avec force vos statuts – ‘‘avec l’Eglise, pour l’Eglise et dans l’Eglise’’. D’individuelle, cette prière devient communautaire, elle s’exprime dans la connaissance et la participation active à la liturgie, elle trouve sa force dans les sacrements, en particulier l’Eucharistie et la Réconciliation ; elle devient une exigence de communion et d’obéissance au Magistère de l’Eglise, au Vicaire du Christ, aux Evêques. »

Combien de fois Padre Pio n’a-t-il pas recommandé aux responsables des groupes de prière : « Soyons unis, ne soyons jamais fatigués de faire le bien, soyons obéissants et respectueux de toute la hiérarchie de l’Eglise, constants et persévérants. »
D’une manière encore plus lapidaire, Padre Pio disait : « De mes fils spirituels, je veux la Messe, la Communion et le Rosaire chaque jour. »
La quotidienneté de la Célébration Eucharistique et du Rosaire, prière mariale par excellence, voulue avec insistance par le Saint stigmatisé, assurent cette assiduité et cette persévérance qui furent les caractéristiques des premiers Chrétiens à la ‘‘fraction du pain’’ et à la ‘‘communion fraternelle’’ autour de la Mère. Jésus et Marie, les amours les plus grands de Padre Pio, deviendront ainsi le centre de la spiritualité des Groupes de Prière, comme ils le furent de la première communauté des disciples du Christ.
Traduction d’un texte de la revue
‘‘Casa Sollievo della Sofferanza’’ par
http://saint.padre.pio.free.fr/messe7.htm

Charles-Edouard
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Message par Bretagne le Mer 29 Juil 2015 - 10:19

@"Charles Edouard" bonjour et merci beaucoup pour ces textes sur le Padre Pio !!
Cela fait beaucoup de bien de nous rappeler ces Vérités!
Existe-t-il un ou des livres qui reprennent ces textes ? Ce serait bon de les avoir ....
Bonne journée à vous et à tous
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Message par Charles-Edouard le Ven 25 Sep 2015 - 9:31

Bonjour @Bretagne

Oui certainement, je vous mets ici un passage d'un livre « Padre Pio Teaches Us », par Don Nello Castello:

Qu’est-ce que la messe ? – Padre Pio et le Saint Sacrifice de la messe
https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t33197-quest-ce-que-la-messe-padre-pio-et-le-saint-sacrifice-de-la-messe#322082

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Message par meless eric hugues le Mar 20 Déc 2016 - 19:26

merci pour cet enseignement sur la messe

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