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Que disent les Saints du petit nombre qui trouvent le Salut?

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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:46

Que disent les saints du petit nombre de ceux qui trouvent le Salut?

p. 1-12 état de la question

p. 13-26
Chapitre II Bien que le nombre des élus soit connu de Dieu seul, toutefois la pensée de l’église penche en faveur du petit nombre de ceux-ci

1 L’église approuvent les écrits qui enseignent que même parmi les catholiques bien peu sont sauvés

2 Et à l’inverse, en 1772, l’église a condamné complètement l’affirmation du père Gravina S.J., « il est vraisemblable que les élus sont de loin plus nombreux que les réprouvés. »

3 Déjà une décennie avant l’église a condamnée d’autres thèses tirées du même auteur relâché.

4 De la même manière, en 1761, Gravina a édité l’œuvre de Plazza Du Paradis dans le chapitre V duquel il s’efforce de rendre vraisemblable à ceux qui font des conjectures, l’opinion du plus grand nombre de ceux qui seront sauvés.

5 Il affirme que cette opinion déplait aux hérétiques et pourtant à l’aide d’arguments tirés des livres des hérétiques.

6 Trois arguments faux qui sont également produits par le père Castelein, etc.

7 Que « tous les païens et tous les infidèles obtiennent en masse le salut », Gravina qualifie cette proposition de scandaleuse pour les ignorants mais pas vraiment pour les théologiens

8 Il édite de manière séparée ce 5ème chapitre condamné, cette édition séparée a été condamnée.

9 Gravina a été réfuté immédiatement

10 Cette condamnation ne dérange pas du tout le Père Castelein qui, bien qu’il enseigne une doctrine pire, examine les motifs de la condamnation et trouve qu’ils n’ont pas été de mauvaise doctrine mais d’une foi informée [nourrie, animée] par des révélations privées ;

11 cependant ce sont des révélations de sainte Brigitte et des autres saints.

12 Les bons mots creux que dans le journal Le Patriote le [junior E.T. S.J.] alors qu’il entend défendre son maître le père Castelein.

13 Les deux citent faussement le père Monsabré en faveur de leur opinion.

14 L’église approuve l’opinion commune [du petit nombre ] de ceux qui seront finalement sauvés.

15 Quelques théologiens enseignent de manière libérale que la majorité des catholiques est sauvée, ce que cependant aucun saint n’enseigne.

16 Nos adversaires citent à l’appui de leur opinion les deux derniers docteurs de l’église et méprisent les autres
[Saint Alphonse de Liguori fut proclamé docteur de l’église catholique en 1871 et Saint François de Sales fut proclamé docteur de l’église catholique en 1877]

17 Mais saint Alphonse est cité faussement lui qui a écrit le contraire de leur opinion huit fois

18 Même saint François de sales est cité faussement
p. 44 saint François de Sales
"les hommes sont tellement pervertis, que dès leur adolescence ils ont quitté la voie du salut et ont pris le chemin de perdition. Estant parvenus à l'aage de raison ils prennent leur route à main gauche"

Sermon pour la présentation édition 1839 T. II. p. 381 col 2.

19 Nous pourtant nous invoquons l’autorité authentique des saints pour cette question et pourquoi le faisons-nous ?

20 ainsi en le faisant, nous obéissons à Léon XIII

21 Et nous suivons le conseil de saint Ignace de Loyola

p.27-48

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:47

Chapitre 1

Chapitre I Le problème du petit nombre de ceux qui doivent être sauvés n’est absolument pas purement spéculatif mais elle est riche en conclusions pratiques

1 La bonne semence est la doctrine du petit nombre de ceux qui doivent être sauvés. La doctrine contraire est la zizanie moderniste

2 Afin de tromper leur lecteurs inattentifs, les modernistes combattent le célèbre discours de Massillon Du petit nombre des élus

3 Mais ils passent sous silence le discours que saint Léonard de Port Maurice a tenu à Rome au sujet de cette même matière et que l’église a examiné et a approuvé indirectement.

4 Les écrits mêmes lorsqu’ils ont été approuvés par des supérieurs religieux ne livrent pas toujours une doctrine saine.

5 Les théologiens l’utilité de notre question et l’expérience du confessionnal prouve cette utilité : ceux qui vont se confesser motivés par l’attrition.

6 Les méditations judicieuses du très célèbre père Bourdaloue, S.J., dans sa prédication sur le petit nombre de ceux qui seront sauvés.

p. 49-77
Chapitre III
Sentences des Saints et des Pères de l’Eglise

§ 1 Saints postérieurs aux pères de l’église

1 Saint Alphonse de Liguori
2 Saint Léonard de Port Maurice
3 Vénérable XXX C.S.S.R.p.54
4 Saint Claude de la Colombière S.J.
5 Saint Vincent de Paul
6 V. Ludovic de Ponte, S.J.
7 Saint Robert Bellarmin, cardinal, docteur de l’église
8 Saint Pierre Canisius
9 Saint Thomas de Villeneuve
10 Vénérable Dionysius Carthus
11 Saint Antoine ou Antonin
12 Saint Laurent Justinien Justinianus
13 Saint Bernardin de Sienne Senensis
14 Saint Vincent Ferrier
15 Saint Albert le Grand
16 Saint Thomas d’ Aquin
17 Pseudo Thomas d’ Aquin probablement Thomas Anglus
18 Saint Bonaventure
19 Saint Antoine de Padoue
20 Innocent III


p. 78-124

§ 2 les Pères de l’église p.79

Commence une série de témoignages des saints pères de l’église. C’est pourquoi il est utile au départ de rappeler ce que le saint père Léon XIII de très sainte mémoire a affirmé récemment au sujet de l’autorité des pères de l’église :

« l’autorité des saints pères, « par lesquels après les apôtres la Sainte Eglise a grandi par les pasteurs qui l’ont plantée, irriguée, construite et nourrie (Saint Augustin, Contre Julien, II, 17, 37.) » est très grande, à chaque fois [dans la mesure où] qu’ils expliquent [développent, exposent, interprètent] tous ensemble et de la même manière quelque témoignage biblique [passage de la Bible] se rapportant à la doctrine de la foi et des mœurs : car à partir de leur convergence [de leur accord] il apparaît clairement qu’ainsi cela a été transmis selon la foi catholique par les apôtres.
L’opinion de ces mêmes pères en vérité doit être ainsi grandement estimée alors que les pères s’acquittent de cette fonction d’enseignement de la foi à propos de ces choses de manière presque privée : puisque ceux que recommandent fortement non seulement leur science de la doctrine révélée mais aussi leur connaissance d’une multitude de choses qui sont utiles à la connaissance des livres apostoliques, Dieu lui même en vérité a aidé ces hommes illustres par la sainteté de leur vie et leurs efforts vers la vérité des secours très grands de sa lumière.
C’est pourquoi l’interprète sait qu’il lui appartient de poursuivre jusqu’à leurs traces avec un très grand respect et de profiter de leurs travaux par un choix intelligent. » ( Encyclique Providissimus Deus. De Studiis scrip. Sacr. 18 nov. 1893).
Comme cela apparaîtra de manière surabondante au lecteur attentif, un sorte de concile des anciens pères de l’église s’est constitué dans lequel c’est par un consensus unanime que l’on décide : qu’il y a un plus grand nombre dans le genre humain qui est condamné aux supplices éternels que d’hommes qui obtiennent le salut éternel ; chose terrible à dire, mais utile à savoir, afin que personne ne s’égare et que cette chose puisse aussi être d’une très grande consolation au petit nombre de ceux qui luttent pour vivre avec peu de biens ; c’est une marque de prédestination insigne de conformer sa vie à une vie comportant peu de biens.
Qu’il soit permis parfois pour avertir les prêtres et les séminaristes de conclure ainsi par les paroles d’une lettre synodale des évêques de Gaule et de Germanie aux évêques d’Espagne :
« Maintenez vous à l’intérieur des bornes des saints pères et n’agitez pas de nouvelles questions mineures, elles ne servent à rien, si ce n’est à bouleverser les auditeurs. Qu’il vous suffise de suivre les traces des saints pères et de vous en tenir avec une foi ferme à leurs paroles. Ceux-ci furent dans le Seigneur nos docteurs dans la foi et nos guides vers la vie. » (Harduin. Tome IV. Coll. 895. Ed. Paris)

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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:48

Saint Bernard D.E. (+ 1153)

Celui-ci suppose que cette opinion commune et très connue dans son troisième sermon de la vigile de la Nativité du Seigneur : « Quel fidèle, qui n’est chrétien que de nom, ignore que le Seigneur viendra, qu’il va venir juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres ? [ Même ceux qui ne sont fidèles que de nom le savent] Cette connaissance n’est pas partagée par tous, mes frères, mais elle est partagée par un petit nombre : un petit nombre en effet, -parce qu’en vérité il y en peu qui se sauvent. »

Honorius Augustodunus (+1152)

Evêque de Reicherspens

« Tous dans le désert sont accablés et deux seulement sont entrés avec la multitude des fils d’Israël…Ceux qui sont accablés dans le désert sont la multitude de ceux qui étant appelés n’ont pas voulus venir ; les deux qui sont entrés sont actifs et contemplatifs, qui animés d’un amour égal entreront dans le repos du Seigneur. »

Rupert xxxxx (+1135)

« Il y en a beaucoup qui sont appelés et peu qui sont élus, c’est à dire beaucoup sont dans l’église présente, donnant leurs noms, sont inscrits dans le livre de la confession de la foi, mais peu, cela est fortement à craindre, vont échapper au déluge du Jugement. »

Cardinal (+1132)

« Après Sa résurrection seuls les bons qui sont peu nombreux virent le Christ peu de temps. De la même manière seuls les bons auront la gloire de la résurrection future…Et ils seront peu nombreux en comparaison du nombre des mauvais. Car, comme Il le dit lui même dans l’Evangile : « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

25 Vene (+1130)

Ce pieux archevêque dans son sermon pendant la septuagésime commente ainsi les paroles célèbres de saint Paul : « Ne savez-vous pas que tous ceux qui courent dans le stade concourent, mais un seul reçoit la récompense ; ainsi concourez afin de remporter la palme. »-« En effet la disposition du stade qui a été mesuré pour ceux qui concourent signifie le terme de la vie présente qui nous a été donnée pour la course de notre salut comme le Seigneur nous le dit et nous en avertit : « Cours, malheureux, hâte toi, pendant que tu en as le temps, afin que tu ne périsses pas dans la mort…
« Parce que dans la grande multitude d’athlètes qui concourent, un seul obtient la récompense, pour les autres qui ont concouru en vain, en ce qui nous concerne, frères très chers, il est fort à craindre que nous ne soyons tous dépassés par un seul alors que nous nous sommes disposés à courir pour la couronne. D’où l’Apôtre nous avertit : « Ainsi concourez afin de remporter la palme. »

26 (+1126)

Werner qui par une érudition absolument excellente a brillé par l’intégrité de sa vie au XIIème siècle : « Beaucoup sont appelés, etc. « -« Ceci dit-il ne concerne pas les saints supérieurs, mais le peuple, parce que nombreux sont ceux qui vont à la foi, nombreux sont ceux qui remplissent l’église, mais peu sont ceux qui parviennent au Royaume…Parce que beaucoup tant parmi les derniers que les premiers sont réprouvés, on est soumis à la terrible sentence : « Beaucoup sont appelés » à la foi, « peu sont élus « au Royaume ». Werner dispose ces affirmations dans son livre 1 Du butinage du miel des oeuvres des différents pères et de la doctrine des autres docteurs orthodoxes ; dans ce livre on entend l’intégralité de la vénérable tradition des douze premiers siècles.

27 Saint Bruno

L’abbé et évêque du Mont Cassin dit les choses suivantes dans son commentaire sur saint Matthieu P.2 C.7 : « si quelqu’un dit : cette route est étroite, ces commandements sont d’observation très difficiles, il le soumet en disant : « efforcez vous d’entrer… » et la voie, dit-il, est resserrée et la porte étroite ; c’est pourquoi elle est trouvée par un petit nombre d’hommes : cependant c’est cette voie et cette porte par laquelle on parvient à la vie éternelle. « peu sont ceux qui se sauvent, en comparaison de ceux qui se damnent. »D’où le Seigneur dit ailleurs : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus ». Ce chemin et cette porte qui conduisent à la perdition est très ouvert et très large et pour cela beaucoup d’hommes s’y engagent.
« Jeûner, veiller, s’abstenir des désirs de la chair et de toutes les voluptés, ne pas accomplir sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas étroit et resserré ?
« Et vraiment, manger et boire en abondance, et de manière raffinée, obéir à tous les désirs de la chair et à toutes les voluptés ne s’opposer en rien à sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas large et grand ?
« Beaucoup marchent sur ce chemin, beaucoup entrent par cette porte. Mais où pénètrent-ils ? – Dans la cité de la perdition complète, la société de la mort, la prison des angoisses et le lac de toutes les misères. »
Et au sujet de Matthieu chapitre XX : « ce qui suit : « beaucoup sont appelés, peu sont élus, »- il montre qu’il y en a très peu qui se sauvent, en comparaison de ceux qui à chaque heure sont appelés. »
Egalement à propos de Matthieu XXII : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus : »- dit il « Beaucoup sont appelés aux noces, peu sont introduits dans la chambre nuptiale et dans la gloire. »
Dans le premier livre des sentences, chapitre II, de l’arche de Noé : « cet arche est la Sainte Eglise en dehors de laquelle personne n’est sauvé ; celui qui y aura été trouvé au jour de la vengeance ne périra pas. Maintenant il semble qu’il y en ait beaucoup qui se trouveront alors en dehors d’elle…Les méchants sont beaucoup plus nombreux que les bons ; ils sont plus nombreux ceux qui recherchent les biens terrestres que ceux qui recherchent les biens célestes. Etroit est le chemin qui conduit à la vie ; large est celui qui conduit à la perdition. »

28 (+1122)

Dans son chapitre 42, du salaire des ouvriers de la vigne, il applique la parabole à l’humanité entière et ne la restreint pas aux juifs et aux chrétiens. Et finalement, il s’exprime ainsi : « beaucoup sont appelés à la foi, peu acquiescent. »
Ici il s’agit de la foi vivante qui s’accompagne de l’observation des commandements jusqu’à la fin et du respect de la robe nuptiale c’est à dire baptismale jusqu’au jour du jugement.
« Faisons attention dit il et redoutons, qu’après l’absolution du divin baptême ayant perdu la vie de la grâce, nous ne souillions notre âme ce qui non seulement nous fera exclure des noces, mais aussi être précipité dans un supplice épouvantable. Nous devons prendre soin de notre robe intérieure et non de notre robe extérieure. Beaucoup sont en effet appelés, peu sont élus. Le Christ a dit aussi cela à la fin de la parabole du salaire des ouvriers de la vigne. »

29 Saint Anselme de Canterbury (+1109)

Dans sa lettre à Odon et Lanzon : « Nous pouvons tous être certains que parmi les nombreux appelés il y en a peu qui sont élus, puisque c’est la Vérité elle même qui a parlé. Mais nous sommes tous dans l’incertitude du nombre exact des élus, puisque la Vérité s’est tue. C’est pourquoi quiconque ne vit pas encore comme le petit nombre ou ne corrige pas sa vie, qu’il se place tout de suite lui même parmi le petit nombre des élus ou qu’il craigne avec certitude sa réprobation. Celui qui s’estime faire déjà partie du petit nombre des élus, qu’il ne soit pas assuré à 100% de la sécurité de son élection. Puisque, comme nul d’entre nous ne sait à quelle petitesse se réduit le nombre des élus, personne ne sait parfaitement s’il en fait déjà partie, il est déjà permis d’être semblable au petit nombre, parmi les nombreux appelés. »
Cette idée fut tellement familière au saint docteur qu’il la répète souvent, fermement et dans les mêmes termes. Ainsi à quelques moines : [latin Monachos Beccenses] « Nous pouvons tous être certains que parmi les nombreux appelés il y en a peu qui sont élus, puisque c’est la Vérité elle même qui a parlé… », etc.
Et à sa consœur en religion, Ida : « Amie très chère en Dieu ! Le Seigneur dit : « beaucoup sont appelés, peu sont élus. » Ne soit donc jamais certaine de devoir être comptée parmi les élus tant que tu vivras, bien qu’ il y en ait peu à qui une vie comme la tienne puisse être comparée :

72 Origène (+294)

Dans son commentaire sur saint Matthieu,
Les invités aux noces : «parce que plusieurs [de nombreux] sont invités, absolument aucun n’est trouvé digne (c’est à dire au banquet céleste), il ajoute ceci à la parabole : « beaucoup en effet sont appelés. » - et à cause de ceux qui, entrés à la salle des noces, comme leur nombre est petit ce sont allongés pour manger, il dit cela : « peu en vérité sont élus. »

« Parce que si quelqu’un considère les assemblées nombreuses dans les églises et combien mènent une vie et droite et pieuse et se sont convertis à la nouvelle loi et à l’inverse combien vivent mollement et vivent comme la plupart des gens [se conforment à ce siècle] , alors seulement il verra l’utilité de cette parole prononcée par le Sauveur : « Beaucoup en effet sont appelés, mais peu sont élus.»
« Ailleurs il a été dit : « Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas ; » et : « efforcez-vous de rentrer par la porte étroite, parce qu’il y en a peu qui la trouveront. »
Et la IVème homélie sur Jérémie : « En prenant le critère de la foi et de la vérité, nous considérons, non la multitude mais la volonté des hommes. Nous ne voyons pas l’assemblée elle-même mais nous découvrons qu’il est difficile de trouver la véritable foi dans une telle masse de gens dans les églises. Alors il y avait vraiment des fidèles quand les martyrs étaient frappés à mort, qu’ils subissaient une mort cruelle, les repentants revenaient à l’église ; il y avait la multitude des gens qui se lamentaient quand les catéchumènes qui venaient de recevoir la foi étaient conduits immédiatement au martyre pour être frappés à mort : quand les femmelettes et le sexe faible demeuraient intrépides jusqu’à la mort.
Alors en vérité se produisaient des signes dans les cieux, et des prodiges sur la terre, alors les chrétiens étaient peu nombreux mais ils étaient vraiment fidèles, lorsqu’ils passaient par la porte étroite et resserrée qui conduit à la vie. Maintenant que nous sommes devenus plus nombreux, comme il est difficile que beaucoup soient vraiment bons et que Jésus ne ment pas en disant : Beaucoup sont appelés, peu sont élus. De tant de personnes qui professent la foi chrétienne, on en trouve peu qui aient la foi véritable, et qui soient dignes de la béatitude. »

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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:48

§ 2 les Pères de l’église


21 Saint Bernard D.E. (+ 1153)

22 Honorius Augustodunus (+1152)


23 Rupert Tuitiensis (+1135)


24 Cardinal (+1132)


25 Venerable Hildebertus (+1130)


26 Wernerus Abbas(+1126)


27 Saint Bruno Astensis


28 Euthymius


29 Saint Anselme


30 Pseudo Anselme


Honorius Augustodunus (+1152)

Evêque de Reicherspens

« Tous dans le désert sont accablés et deux seulement sont entrés avec la multitude des fils d’Israël…Ceux qui sont accablés dans le désert sont la multitude de ceux qui étant appelés n’ont pas voulus venir ; les deux qui sont entrés sont actifs et contemplatifs, qui animés d’un amour égal entreront dans le repos du Seigneur. »

Rupert xxxxx (+1135)

« Il y en a beaucoup qui sont appelés et peu qui sont élus, c’est à dire beaucoup sont dans l’église présente, donnant leurs noms, sont inscrits dans le livre de la confession de la foi, mais peu, cela est fortement à craindre, vont échapper au déluge du Jugement. »

Cardinal (+1132)

« Après Sa résurrection seuls les bons qui sont peu nombreux virent le Christ peu de temps. De la même manière seuls les bons auront la gloire de la résurrection future…Et ils seront peu nombreux en comparaison du nombre des mauvais. Car, comme Il le dit lui même dans l’Evangile : « beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »

25 Vene (+1130)

Ce pieux archevêque dans son sermon pendant la septuagésime commente ainsi les paroles célèbres de saint Paul : « Ne savez-vous pas que tous ceux qui courent dans le stade concourent, mais un seul reçoit la récompense ; ainsi concourez afin de remporter la palme. »-« En effet la disposition du stade qui a été mesuré pour ceux qui concourent signifie le terme de la vie présente qui nous a été donnée pour la course de notre salut comme le Seigneur nous le dit et nous en avertit : « Cours, malheureux, hâte toi, pendant que tu en as le temps, afin que tu ne périsses pas dans la mort…
« Parce que dans la grande multitude d’athlètes qui concourent, un seul obtient la récompense, pour les autres qui ont concouru en vain, en ce qui nous concerne, frères très chers, il est fort à craindre que nous ne soyons tous dépassés par un seul alors que nous nous sommes disposés à courir pour la couronne. D’où l’Apôtre nous avertit : « Ainsi concourez afin de remporter la palme. »

26 (+1126)

Werner qui par une érudition absolument excellente a brillé par l’intégrité de sa vie au XIIème siècle : « Beaucoup sont appelés, etc. « -« Ceci dit-il ne concerne pas les saints supérieurs, mais le peuple, parce que nombreux sont ceux qui vont à la foi, nombreux sont ceux qui remplissent l’église, mais peu sont ceux qui parviennent au Royaume…Parce que beaucoup tant parmi les derniers que les premiers sont réprouvés, on est soumis à la terrible sentence : « Beaucoup sont appelés » à la foi, « peu sont élus « au Royaume ». Werner dispose ces affirmations dans son livre 1 Du butinage du miel des oeuvres des différents pères et de la doctrine des autres docteurs orthodoxes ; dans ce livre on entend l’intégralité de la vénérable tradition des douze premiers siècles.

27 Saint Bruno

L’abbé et évêque du Mont Cassin dit les choses suivantes dans son commentaire sur saint Matthieu P.2 C.7 : « si quelqu’un dit : cette route est étroite, ces commandements sont d’observation très difficiles, il le soumet en disant : « efforcez vous d’entrer… » et la voie, dit-il, est resserrée et la porte étroite ; c’est pourquoi elle est trouvée par un petit nombre d’hommes : cependant c’est cette voie et cette porte par laquelle on parvient à la vie éternelle. « peu sont ceux qui se sauvent, en comparaison de ceux qui se damnent. »D’où le Seigneur dit ailleurs : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus ». Ce chemin et cette porte qui conduisent à la perdition est très ouvert et très large et pour cela beaucoup d’hommes s’y engagent.
« Jeûner, veiller, s’abstenir des désirs de la chair et de toutes les voluptés, ne pas accomplir sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas étroit et resserré ?
« Et vraiment, manger et boire en abondance, et de manière raffinée, obéir à tous les désirs de la chair et à toutes les voluptés ne s’opposer en rien à sa propre volonté, à qui cela ne semble t il pas large et grand ?
« Beaucoup marchent sur ce chemin, beaucoup entrent par cette porte. Mais où pénètrent-ils ? – Dans la cité de la perdition complète, la société de la mort, la prison des angoisses et le lac de toutes les misères. »
Et au sujet de Matthieu chapitre XX : « ce qui suit : « beaucoup sont appelés, peu sont élus, »- il montre qu’il y en a très peu qui se sauvent, en comparaison de ceux qui à chaque heure sont appelés. »
Egalement à propos de Matthieu XXII : « Beaucoup sont appelés, peu sont élus : »- dit il « Beaucoup sont appelés aux noces, peu sont introduits dans la chambre nuptiale et dans la gloire. »
Dans le premier livre des sentences, chapitre II, de l’arche de Noé : « cet arche est la Sainte Eglise en dehors de laquelle personne n’est sauvé ; celui qui y aura été trouvé au jour de la vengeance ne périra pas. Maintenant il semble qu’il y en ait beaucoup qui se trouveront alors en dehors d’elle…Les méchants sont beaucoup plus nombreux que les bons ; ils sont plus nombreux ceux qui recherchent les biens terrestres que ceux qui recherchent les biens célestes. Etroit est le chemin qui conduit à la vie ; large est celui qui conduit à la perdition. »

28 (+1122)

Dans son chapitre 42, du salaire des ouvriers de la vigne, il applique la parabole à l’humanité entière et ne la restreint pas aux juifs et aux chrétiens. Et finalement, il s’exprime ainsi : « beaucoup sont appelés à la foi, peu acquiescent. »
Ici il s’agit de la foi vivante qui s’accompagne de l’observation des commandements jusqu’à la fin et du respect de la robe nuptiale c’est à dire baptismale jusqu’au jour du jugement.
« Faisons attention dit il et redoutons, qu’après l’absolution du divin baptême ayant perdu la vie de la grâce, nous ne souillions notre âme ce qui non seulement nous fera exclure des noces, mais aussi être précipité dans un supplice épouvantable. Nous devons prendre soin de notre robe intérieure et non de notre robe extérieure. Beaucoup sont en effet appelés, peu sont élus. Le Christ a dit aussi cela à la fin de la parabole du salaire des ouvriers de la vigne. »

29 Saint Anselme de Canterbury (+1109)

Dans sa lettre à Odon et Lanzon : « Nous pouvons tous être certains que parmi les nombreux appelés il y en a peu qui sont élus, puisque c’est la Vérité elle même qui a parlé. Mais nous sommes tous dans l’incertitude du nombre exact des élus, puisque la Vérité s’est tue. C’est pourquoi quiconque ne vit pas encore comme le petit nombre ou ne corrige pas sa vie, qu’il se place tout de suite lui même parmi le petit nombre des élus ou qu’il craigne avec certitude sa réprobation. Celui qui s’estime faire déjà partie du petit nombre des élus, qu’il ne soit pas assuré à 100% de la sécurité de son élection. Puisque, comme nul d’entre nous ne sait à quelle petitesse se réduit le nombre des élus, personne ne sait parfaitement s’il en fait déjà partie, il est déjà permis d’être semblable au petit nombre, parmi les nombreux appelés. »
Cette idée fut tellement familière au saint docteur qu’il la répète souvent, fermement et dans les mêmes termes. Ainsi à quelques moines : [latin Monachos Beccenses] « Nous pouvons tous être certains que parmi les nombreux appelés il y en a peu qui sont élus, puisque c’est la Vérité elle même qui a parlé… », etc.
Et à sa consœur en religion, Ida : « Amie très chère en Dieu ! Le Seigneur dit : « beaucoup sont appelés, peu sont élus. » Ne soit donc jamais certaine de devoir être comptée parmi les élus tant que tu vivras, bien qu’ il y en ait peu à qui une vie comme la tienne puisse être comparée :

72 Origène (+294)

Dans son commentaire sur saint Matthieu,
Les invités aux noces : «parce que plusieurs [de nombreux] sont invités, absolument aucun n’est trouvé digne (c’est à dire au banquet céleste), il ajoute ceci à la parabole : « beaucoup en effet sont appelés. » - et à cause de ceux qui, entrés à la salle des noces, comme leur nombre est petit ce sont allongés pour manger, il dit cela : « peu en vérité sont élus. »

« Parce que si quelqu’un considère les assemblées nombreuses dans les églises et combien mènent une vie et droite et pieuse et se sont convertis à la nouvelle loi et à l’inverse combien vivent mollement et vivent comme la plupart des gens [se conforment à ce siècle] , alors seulement il verra l’utilité de cette parole prononcée par le Sauveur : « Beaucoup en effet sont appelés, mais peu sont élus.»
« Ailleurs il a été dit : « Beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas ; » et : « efforcez-vous de rentrer par la porte étroite, parce qu’il y en a peu qui la trouveront. »
Et la IVème homélie sur Jérémie : « En prenant le critère de la foi et de la vérité, nous considérons, non la multitude mais la volonté des hommes. Nous ne voyons pas l’assemblée elle-même mais nous découvrons qu’il est difficile de trouver la véritable foi dans une telle masse de gens dans les églises. Alors il y avait vraiment des fidèles quand les martyrs étaient frappés à mort, qu’ils subissaient une mort cruelle, les repentants revenaient à l’église ; il y avait la multitude des gens qui se lamentaient quand les catéchumènes qui venaient de recevoir la foi étaient conduits immédiatement au martyre pour être frappés à mort : quand les femmelettes et le sexe faible demeuraient intrépides jusqu’à la mort.
Alors en vérité se produisaient des signes dans les cieux, et des prodiges sur la terre, alors les chrétiens étaient peu nombreux mais ils étaient vraiment fidèles, lorsqu’ils passaient par la porte étroite et resserrée qui conduit à la vie. Maintenant que nous sommes devenus plus nombreux, comme il est difficile que beaucoup soient vraiment bons et que Jésus ne ment pas en disant : Beaucoup sont appelés, peu sont élus. De tant de personnes qui professent la foi chrétienne, on en trouve peu qui aient la foi véritable, et qui soient dignes de la béatitude. »

Saint Ambroise

A la question du psaume : « qui donc habitera, Seigneur, en votre tabernacle


p.125-209
Chapitre IV
Cette doctrine des saints est
approuvée par les théologiens et les auteurs ascétiques comme commune et vraie ;
cependant par quelques uns elle est affirmée comme étant de foi.

p.210-229

p.231-267
Chapitre 5 La doctrine des saints est vraie et commune au témoignage des interprètes de la sainte écriture

p.269-346
Chapitre 6

p.347-474

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:49

Chapitre VII les autres sophismes des modernistes Godts

§I Sophismes généraux

N°1 L’opinion selon laquelle le plus grand nombre des hommes doit être sauvé est en libre discussion dans l’église

1 - Les autorités innombrables des pères des saints et des théologiens, d’une part, ayant été mesurées et de l’autre côté les sophismes insensés contre l’opinion commune et en fait unanime des saints ayant été considérés, si nous rapportons la question aux règles de la saine théologie, nous ne pouvons concéder en aucune manière que l’opinion de l’incomparablement supérieur nombre des élus soit totalement libre parmi les fidèles catholiques.

Il se trompe donc gravement et ils induisent leurs lecteurs dans l’erreur le père C
et les autres, qui affirment que la doctrine selon laquelle le plus grand nombre des hommes doit être sauvé soit libre sous prétexte que la doctrine contraire n’a jamais fait l’objet de définition dogmatique de la part de l’église ; tout comme si l’obligation d’admettre quelque chose découlait seulement pour les fidèles de la décision du magistère infaillible (reste en français p.348)

Bougaud tombe dans la même erreur : « français

p.349 De la même manière Mauran : « fran

Notons le conseil très sage de saint Ignace qui dans de nombreux passages de ses constitutions a décidé qu’ « il fallait suivre une doctrine solide et sure et même plus sure et plus approuvée. »
Sa sainteté Léon XIII a rappelé ce conseil aux jésuites dans sa lettre de doctrina sancti thomae profitenda ; et il leur a indiqué en même temps l’écueil à éviter : le désir des choses nouvelles sous l’apparence des progrès de la doctrine.

2 – Mais cela vaut la peine de rapporter la discussion aux règles d’après lesquelles l’église organise la saine théologie et pense que telle doctrine doit être donnée au peuple fidèle.
Nous nous demandons par conséquent sur quelles règles le père C a pu s’appuyer pour juger que sa doctrine était en libre discussion.

D’après les principes universellement admis on peut dire qu’une proposition est libre si
1 elle n’est pas de foi ni contraire à la foi
2 elle n’est pas opposée aux bonnes mœurs
3 elle est enseignée ouvertement en théologie sans danger par de nombreux professeurs
- les exemples de doctrine libre sont : les divers décrets de prédestination, avant et après les mérites connus [prévus], au sujet de la science moyenne ; de l’incarnation a priori [Jésus se serait-il incarné si Adam et Eve n’avaient pas commis le péché originel ] ; des modalités de la grâce efficace etc…


Ces points étant acquis, j’affirme que la doctrine du petit nombre des élus dans tout le genre humain n’est absolument pas en libre discussion.

Quant au premier point :

A/ selon quelques théologiens comme Laselve, Smising et Bosco elle est de foi ; - selon Suarez, Estium, Gonet et de nombreux autres elle est vraie, extrêmement vraie et extrêmement certaine et on ne peut rien trouver chez les pères qui la contredise.

B/ J’admets qu’elle ne soit pas de foi de manière évidente,
(parce que cette doctrine n’apparaît pas de manière complètement évidente dans la révélation divine, il est autorisé de penser que le sens de la sainte écriture est suffisamment
certain cependant l’église n’a pas déclaré infailliblement que le sens de la sainte écriture était évident.)

Ne peut on pas dire que cette doctrine est contraire à l’intégrité de la foi
Doctrine qui expose l’accord des pères et des théologiens à un grand péril ? N’est-il pas téméraire de devoir affirmer cette proposition qui en matière théologique ou dans une autre matière connexe, de manière arbitraire, imprudente téméraire et contre la règle de la raison est présentée comme nouvelle surtout parce qu’elle est nouvelle ? L’opinion dis-je qu’elle a contre elle, comme j e l’ai dit plus haut, et la doctrine commune des saints des pères et des docteurs,
Et aussi la censure de la faculté de théologie de la Sorbonne contre le livre de Marmontel Bèlisaire ; en outre l’opinion constante du plus grand nombre de théologiens et d’interprètes de la parole de Dieu ; enfin les raisons très graves qu’elle contredit, cette doctrine, sans aucun fondement d’autorité ou de raison ?

Quant au second point :

Bien que comme doctrine spéculative, l’opinion de nos adversaires, de nos adversaires n’est rien de directement contraire aux bonnes mœurs, de tels arguments ne peuvent être proposés, sans que l’on craigne une atteinte à la morale et même le scandale. N’est-elle pas de fait et comme elle est exposée contraire aux mœurs chrétiennes la doctrine qui
a) fait tomber l’amour et le respect envers la foi et l’église catholique en enseignant que même en dehors de l’église, le salut est facile,
b) qui ne distingue pas avant tout l’ordre surnaturel et l’ordre naturel, disant qu’il suffirait presque au salut éternel à présent d’observer la religion naturelle
c) qui diminue le respect et l’obéissance envers les docteurs et les pasteurs, leur enseignant que pendant tous ces siècles ils se sont trompés en exposant la doctrine catholique relative aux choses nécessaires au salut
d) qui diminue l’horreur du péché en ayant simplement l’horreur des crimes les plus énormes, négligeant presque les péchés mortels ordinaires, et en atténuant surtout la malice des péchés sexuels
e) qui diminue la vigilance des chrétiens dans le domaine touchant à leur salut en considérant comme mineur le danger qui découle de la triple concupiscence et en insistant à peine sur le danger du monde et du mauvais exemple
f) qui diminue la ferveur des fidèles en opérant le salut par les bonnes œuvres, la prière, et la fréquentation des sacrements, en enseignant qu’il suffit d’en faire le moins possible pour être sauvé ?
g) Et tout cela précisément n’induit facilement les fidèles à une présomptueuse sécurité ?

Quant au 3ème point :

Est-ce que l’opinion du père C peut être enseignée par de nombreux professeurs publiquement sans danger par la théologie catholique ? Il a pu citer l’un ou l’autre des apologistes, qui luttant contre les incrédules, les esprits inquiets, et les ennemis de la religion a concédé que le plus grand nombre ou le plus petit nombre des élus n’était pas un dogme de l’église catholique ; mais on ne trouvera aucun théologien qui enseigne la doctrine du père Castelein aux fidèles ou qui l’enseigne en théologie aux séminaristes. C’est pourquoi, il n’est pas du tout permis de dire qu’elle est en libre discussion.

3 – Que veulent dire ces paroles : l’église laisse libre ? L’église laisse-t-elle au libre arbitre de chacun de mépriser ses propres décisions émanant des sacrées congrégations et de violer les lois par lesquelles la sainte théologie distingue les doctrines catholiques ? Et maintenant j’ajoute :
1) il existe une déclaration de la sainte congrégation de l’index qui requiert une pieuse et filiale soumission des fidèles catholiques.
Voici les paroles de Pie IX qui sont absolument conformes à ces décisions et aux vérités théologiques.
« Si quand il s’agit de cette soumission à laquelle en conscience tous les catholiques qui s’adonnent sont tenus

p. 352 à suivre

p.352
3 – Que veulent dire ces paroles : l’église laisse libre ? L’église laisse-t-elle au libre arbitre de chacun de mépriser ses propres décisions émanant des sacrées congrégations et de violer les lois par lesquelles la sainte théologie distingue les doctrines catholiques ? Et maintenant j’ajoute :
2) il existe une déclaration de la sainte congrégation de l’index qui requiert une pieuse et filiale soumission des fidèles catholiques.
Voici les paroles de Pie IX qui sont absolument conformes à ces décisions et aux vérités théologiques.
« Si quand il s’agit de cette soumission, à laquelle en conscience tous les catholiques qui enseignent la théologie afin d’offrir à l’église de nouveaux services, ces mêmes hommes doivent savoir qu’il ne suffit pas aux savants catholiques de recevoir les dogmes enseignés par l’église et de les vénérer, mais qu’ils doivent aussi se soumettre tant aux décisions doctrinales qui sont prises par les congrégations romaines qu’aux points de doctrine qui sont fondés sur le consentement commun et constant des catholiques, vérités et conclusions tellement certaines que les opinions contraires à ces points de doctrine, bien qu’on ne puisse pas les dire hérétiques, doivent être frappées cependant d’une autre censure théologique. »
Epist. : Tuas libenter accepimus, Ad Archiep. Monac.

3) Il existe des règles qui doivent être observées dans la théologie catholique. Est-ce que l’église a laissé chacun libre de violer ou d’observer ces règles à son gré ?

Déjà à côté de l’écriture sainte et de la tradition des pères dont le sens [interprétatif] des sources même là où il n’est pas évident mais suffisamment certain doit gouverner notre mode de réflexion, à côté de l’écriture sainte et de la tradition dis-je, existe le sens catholique qu’il est presque impie de contredire sans une grande témérité.
Voiçi les paroles de Scheeben : « On ne peut concevoir aussi, même pour le présent immédiat, une espèce de règle de foi, et même de règle vivante, fournissant une direction à l'égard des décisions juridiques. Nous voulons parler du sentiment unanime des fidèles et des docteurs, en tant qu’il est l’écho d’une prédication ecclésiastique antérieure, ou le témoignage de l’Esprit Saint agissant dans toute l’Eglise. »
Dogm. T. I. p.287, N°114

3) Il existe des règles proprement théologiques selon lesquelles l’église inflige des censures théologiques et veut que la doctrine qui doit être transmise aux fidèles soit élaborée : « Il y a en dehors de la vérité rigoureusement catholique, une autre vérité catholique, une doctrine ecclésiastique, une théologie dans le sens large, qu’un vrai catholique doit accepter avec une respectueuse confiance, qu’il ne peut nier sans offusquer le sens catholique, et qui restreint encore le terrain des libres opinions. »
Dogm. T. I. p.295 N°127

Içi nous devons citer les paroles de Melchior Cano : « Le consentement unanime de tous les saints et de tous les pères fournit au théologien un argument très assuré pour confirmer leurs affirmations parce qu’un tel sens est le sens même du Saint Esprit ; - ou bien comme le dit Duplessis d’Argentré – c’est le sens des apôtres. – Estius atteste que ce consentement unanime des pères en faveur de notre opinion existe en disant : « On ne trouvera aucun père qui ait écrit différemment. » Vide supra pag. 79

Comme Vacant l’écrit à juste titre: « Il y a obligation de respecter, ou même d’admettre, sous peine de témérité, un enseignement des saints Pères ou des théologiens, qui se rapproche sensiblement de l’accord unanime. » Vacant, Prof au grand séminaire de Nancy. – Etude sur le Magistère ordinaire de l’Eglise. – Science cathol. – 1886-87 ; p.425.

C’est donc à tort que le père Castelein proclame que la question du plus petit ou du plus grand nombre des hommes qui doivent être sauvés est en libre discussion dans l’église de Dieu.

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:49

§ II. Sophismes particuliers relatifs à l’honneur de Dieu

2.
« La doctrine de la petitesse du nombre de ceux qui doivent être sauvés ne peut se concilier avec la doctrine de l’universalité de la Rédemption »

« La théorie de petit nombre des élus est inconciliable avec la doctrine de la rédemption, étudiée dans ses causes divines, ses caractères surnaturels et sa portée universelle. » (301)
Aucun parmi les pères, les saints, les docteurs de l’église, personne, ni Augustin, ni Thomas, ni Anselme, ni Alphonse jusqu’içi n’a compris la doctrine fondamentale de toute la Religion chrétienne ! Ils ont ignoré les causes de la Rédemption, ses caractères surnaturels, son étendue universelle.
O heureux siècle que le notre qui nous a libéré finalement d’une telle ignorance !
Et pourquoi Castelein affirme-t-il cela gratuitement ? Il n’apporte aucun argument, aucune autorité.
Est-ce que la Rédemption devrait contraindre ceux qui ne le veulent pas à rentrer dans le ciel et les contraindre malgré eux à observer les commandements de Dieu ? Est-ce que la grâce de la Rédemption devrait avoir une telle efficacité qu’elle détruise le libre arbitre de l’homme ?
En outre un autre argument est donné. L’opinion est commune chez les théologiens, il est conforme à la tradition et à l’écriture, que le Christ ait offert le prix de la rédemption même pour les petits enfants morts sans baptême. C’est pourquoi est-ce que l’on peut dire que la rédemption est moins universelle parce que ces petits enfants n’en reçoivent pas le fruit ? Pas du tout ! Ainsi cela ne fait pas obstacle à l’universalité de la rédemption parce que selon l’opinion commune des théologiens, de la tradition et de l’écriture, la plus grande partie des hommes et la plus grande partie des catholiques sont damnés.

Mauran, qui , pour augmenter le nombre des élus recourent aux salut éternel des habitants des autres planètes, ainsi expose-t-il son argument au sujet de l’universalité de la rédemption d’une manière, qui si elle n’est pas complètement théologique est au moins pathétique :
« Le Sauveur ne cesse de dire qu’il est le Fils de l’homme. Ainsi

passage en francais à compléter
« Quelle ironie ! »p.159

N’est-ce pas faire preuve d’une ironie facétieuse que de proposer avec sérieux de tels arguments ?

3.
« Si le nombre des hommes qui doivent être sauvés ne dépasse pas le nombre de ceux qui doivent être damnés, alors le Christ ne triompherait pas du démon, mais le démon du Rédempteur »



« Le Christ doit remporter sur Satan un triomphe éclatant…et il ne parviendrait pas à conquérir la moitié des âmes que Satan a enlevées au Père céleste !

« Mais alors la conquête de Satan serait, dans son ordre, plus belle que celle de son vainqueur !
« Si le Christ ne sauve pas effectivement la grande majorité des âmes…je ne saurais comprendre que son triomphe soit digne de lui. » p.189

« Il n’aboutirait pas dans ses efforts persévérants pour sauver les âmes qu’il a créées, à en sauver la moitié. Est-ce vraisemblable ?
« Encore une fois, ne serait-ce pas Satan qui serait le vainqueur et le conquérant ?
« Arrière cette affreuse image et cette odieuse hypothèse. p.190
« …je ne saurais le croire . Je suis persuadé, tout au contraire, que le Christ emportera entre ses bras sanglants au trône de son Père incomparablement plus d’âmes qu’il ne s’en laissera ravir. Ce n’est pas seulement l’amour du Christ pour l’homme, mais son honneur qui l’exige

Bougaud propose un même argument ainsi :

Cet argument que produisent tant de modernistes dans le pamphlet hérétique : De la Grandeur du Règne Bienheureux de Dieu De amplitu loué par Gravina est considéré comme digne de louanges et cet argument est opposé par les incrédules contre la providence divine comme nous le verrons plus loin.

2. – Toutefois cet argument est absurde.
Les auteurs cités parlent du Christ et de Lucifer comme s’ils fussent deux dieux égaux presque comme dans l’hérésie manichéenne étaient admis deux principes suprêmes égaux : l’un bon, l’autre mauvais.
« Si le Christ ne vainc pas Lucifer, il sera vaincu lui-même par son adversaire ! »
- Je sais que saint Ignace dans sa méditation des deux étendards compare Satan à un chef de guerre : mais il ne lui attribue aucune égalité avec le Fils de Dieu.
Je répond donc :
1° Toujours et dans tous les cas le Christ est vainqueur, il vainc et vaincra toujours le diable il faut qu’il règne dans l’éternité ; ses ennemis sont l’escabeau de ses pieds. Par conséquent, même ceux qui suivent Lucifer sont les sujets du Christ triomphant, ensemble avec leur chef et ses anges.

Bergier a écrit judicieusement il y a quelque temps : « Fr


Je répond 2°, la Justice est un attribut divin autant que la miséricorde ; l’une comme l’autre doivent être glorifiée. Tandis que les bienheureux dans le Ciel glorifie le Dieu miséricordieux dans les siècles éternels, les damnés glorifieront quoique malgré eux, la justice infinie de Dieu, afin qu’au nom de Jésus tout genoux fléchisse au ciel et aux enfers. La gloire de Dieu ne peut pas du tout être diminué même si le nombre des damnés est le plus grand. Le pieux et savant Lessius s.j. expose savamment cette vérité :
« Dieu a permis qu’une multitude infinie d’hommes se précipitent dans la perdition éternelle. Même s’Il n’avait pas prévu qu’un tel mal suivrait s’il retirait cette première justice originelle et cette providence [dans le paradis terrestre] [c’est une façon de parler Dieu sait tout de toute éternité, mais il agit comme s’il ignorait les conséquences de nos actes libres] cependant Dieu a permis comme s’il se vengeait du péché originel qu’une grand nombre se perdît. Comme si le prince de quelque souverain désirant venger la désobéissance de ses sujets ne voulait rien remettre de leur peine, même s’il réalisait qu’il en résulterait la dévastation de tout son royaume et que la plus grande partie de ses sujets devraient être exterminés par l’épée. » De perfect. Moribusque divinis. – De justitia et ira Dei. Cap. V. – De secundo opere

Et il s’adresse ainsi à Dieu lui-même :
« Vous avez montré de nouveau la même justice ; quand vous avez privé tout le genre humain en raison du péché d’Adam et Eve de l’état de grâce originelle et de la béatitude du jardin d’Eden, et que vous nous avez assigné d’innombrables misères et la mort en même temps. En nous punissant de quel péché antérieur aviez vous prévu que une infinité d’hommes serait damnée et à peine un centième obtiendrait le salut. » – De justitia et ira Dei. Cap. 31. Recoll. Praec. De justitia.

Ecoutons l’illustre Monsabré :
«
épargner les sujets et combattre les orgueilleux » Conférence de Notre Dame, 1889 : le nombre des élus. p.266.

4.- Je réponds 3° avec Paquet :
« Le bien ne doit pas être quantifié mais pesé, parce que se produit surtout le bien de la grâce », - de même pour la gloire. Ainsi la Mère de Dieu immaculée, elle-même glorifie davantage en adorant la Trinité que ne feraient tous les damnés s’ils étaient parmi les élus. C’est ce qu’enseigne B. Clemens Hofbauer [« N’y eut-il qu’un seul homme qui profitât des mérites du sauveur, le démon en sécherait de dépît pendant toute l’éternité. » Vie, par Haringer. Ed. Tournai 1887. pag. 212.]

Et Monsabré illustre de manière excellente cette réponse :
« FR

5. – Cet argument des adversaires ayant déjà été réfuté, profitons-en pour observer comment raisonnent les modernistes. Et l’on trouve très souvent dans cette discussion, à la place d’un argument solide cette phrase : «moi je ne comprends pas. » Et la conclusion semble être : « parce que je ne comprends pas, cela ne peut pas être ; donc cela n’est pas. »
Que le lecteur passe en revue les passages cités au début de ce titre.
Que dirons-nous contre de tous ces arguments ? Il y a beaucoup de choses qui , bien que nous ne les comprenions pas sont à croire malgré tout. Mêmes les incrédules relativement aux mystères raisonnent ainsi :
« Je ne comprends pas la transmission du péché d’Adam ou la damnation éternelle à cause d’une délectation sexuelle pendant un très court moment, donc je n’y crois pas. Donc elles n’existent pas. »

6. –
La doctrine désespérante du petit nombre des élus est incompatible avec la plus grande Gloire de Dieu

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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:50

Citation français

Ces éloges décernés parle Père Castelein à sa propre doctrine démontrent sa bonne foi.
Mais que dirais-je de ces modernistes qui tandis qu’ils reconnaissent ouvertement que leur propre doctrine pèche et est plus encore probablement erronée la préfèrent cependant à la doctrine commune et certaine

368
Bougaud écrit :

- le même Faber l’avoue : « Ce sont là … séparément » Progrès de l’âme

La palme revient à Mauran :
« je vais dire une chose impossible. Je m’imagine que si Dieu avait consulté

montrer etc. »
note 3 comme Gay écrit non sans une grande légèreté : « en tout cas nous ne savons

reprise page 368
Mais l’attachement de nos adversaires à leurs opinions personnelles est telle qu’il la trouve bonne et utile quand bien même elle serait fausse ! « Et quand même nous serions dans l’erreur

369
Et Mauran : « Et pourtant qui sait !

A cela nous avons trois réponses :
1°) Cette intention est en effet excellente mais elle est vaine ! Et quel peut être l’effet salutaire de sa doctrine qui montre un Dieu non seulement bon et miséricordieux, mais tellement oublieux de son honneur et de sa justice qu’elle jette des perles de grâce et de gloire aux porcs et qui permet d’espérer et d’affirmer le salut même de ceux qui s’éloignent du seul chemin de la Vérité, ou qui mènent leur vie entière plongés dans la luxure ? Quelqu’un ne conclura-t-il pas tout de suite : donc les moyens de salut, la fréquentation des sacrements, la fuite des occasions de pécher, la haine du monde, les macérations corporelles, l’observance et les prières, font l’objet d’une recommandation exagérée des Pères de l’église et de l’Eglise. A quoi bon toutes ces pénitences et tous ces efforts ? On peut se sanctifier sans cela ! Dieu pardonne si facilement le péché de luxure. « Venez donc et jouissons des biens présents, usons des créatures avec l'ardeur de la jeunesse. Sg 2:7- Enivrons-nous de vins de prix et de parfums, ne laissons point passer la fleur du printemps, Sg 2:8- couronnons-nous de boutons de roses, avant qu'ils ne se fanent, Sg 2:9- qu'aucune prairie ne soit exclue de notre orgie, laissons partout des signes de notre liesse, car telle est notre part, tel est notre lot! » Livre de la Sagesse Chapitre 2 versets 6 à 9.
Dans son œuvre absolument excellente : la question de l’évangile, etc… : Nos conclusions, P.Coppin, comme nous l’avons déjà vu plus haut démontre excellemment que le livre du Père Castelein est pernicieux. – I. « Son premier fruit naturel …Coppin p.308 et seq.- voir même supra page 15. L’auteur expose chacune de ses choses brillamment et éloquemment ; les passages sont plus longs que ceux que nous avons rapportés ici, mais nous les recommandons ardemment.
Bien plus encore qui pourra nier que ces principes [énoncés par Coppin] se déduisent assez logiquement ? Et si ce raisonnement était moins logique personne ne pourrait nier que le plus grand nombre en tirerait de telles conclusions. Ou bien cela va engendrer le mal ou bien cela va engendrer des aveugles.
Les modernistes veulent répandre l’amour de Dieu dans le peuple. Mais quel est cet amour qui peut coexister avec l’esprit de ce monde vain, orgueilleux et sensuel ? Qui ne sera pas horrifier si ce n’est par les péchés monstrueux et voulus avec obstination ? Comment les choses qui diminuent l’horreur du péché peuvent elles augmenter l’amour de Dieu ?
Ils veulent édifier l’espérance des fidèles ; mais ils engendrent la présomption. « Quel appoint les âmes inclinées à la funeste présomption ne trouveront-elles pas dans le livre du père Castelein dans ses enquêtes bénignes sur les quartiers moyens de Bruxelles, dans ses considérants
Cette doctrine est-elle exempte de scandale, elle qui pour beaucoup constitue de plus en plus une pierre d’achoppement et cela l’expérience nous le montre tous les jours ?

2°) On affirme de manière parfaitement gratuite et insolente que la doctrine des saints pères de l’église est un empêchement à l’amour de Dieu et à l’espérance chrétienne. C’est une grave accusation contre tous les docteurs catholiques qui tiennent et prêchent cette doctrine et contre l’autorité ecclésiastique qui a toléré une doctrine de ce genre jusqu’à ce jour : car être un obstacle à l’espérance et à l’amour de Dieu et empêcher le salut éternel c’est ce qui est opposé à la fin de l’ Eglise. Mais cette accusation trahit aussi la témérité des auteurs de cette doctrine. Les saints ont toujours prêché le véritable amour de Dieu, qui abhorre tout péché et le risque de la damnation éternelle que le péché fait courir, et c’est pourquoi cet amour de Dieu requiert un grand renoncement et un effort continuel dirigé contre la triple concupiscence : le peuple ne se soucie pas d’un tel renoncement et c’est pourquoi l’amour de Dieu n’est pas répandu. Nous savons que les modernistes rendent facile un tel renoncement en l’atténuant ; mais ce renoncement n’est pas celui qui est requis dans l’évangile et sans lequel un amour de Dieu véritable ne peut exister. Les saints ont toujours prêché l’espérance chrétienne, les promesses de Dieu et la puissance de sa miséricorde : mais ils ont toujours combattu la présomption et la témérité. Ont-ils jamais prêché que les moyens nécessaires au salut manqueraient à quiconque ? Si quelqu’un donc s’est jamais abandonné au désespoir est-ce qu’il a été cherché la cause ou l’occasion de ce péché dans la doctrine bien comprise des saints ?

3°) « Et quand bien même nous serions tous dans l’erreur ! »
- Il n’est pas permis de prêcher l’erreur au peuple, même si de cela par accident, devait résulter un bien ; on ne doit pas faire le mal pour qu’arrive le bien. – « la Vérité vous rendra libre » - pas l’erreur, qui alors même qu’elle nous paraît suave et utile, est toujours une tromperie nocive.
Et comme est meilleur et plus conforme à l’esprit du Divin Sauveur des âmes ce qu’a écrit le zélé apôtre de l’Italie le père Segneri, jésuite !
« Si j’appartenais à cette catégorie de médecin qui préfère voir leur malade mort qu’affecté par la tristesse j’interromprais ici mon discours : je sais que ces paroles que je vais prononcer auront un goût amer pour beaucoup. Mais à quoi servirait de se taire ! Si je me taisais, je prêterai mon concours au démon, qui au témoignage d’Eusèbe nous introduit dans la sécurité pour nous introduire dans la perdition. Il faut donc être vigilant.

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:50

369 ? 370 ?

page 3793. – français La foi du Charbonnier… instruites


Les laïcs, même savants, n’ont absolument pas besoin sur le rigorisme et le petit nombre des élus d’avoir une solution théologique.
Le Père Castelein étudie de manière louable les besoins sociaux de notre temps : et sans doute il se trompe, quand il pense que
les laïcs d’aujourd’hui s’inquiètent du nombre des élus.
Et si il y en a qui cherchent véritablement une solution
On ne peut pas suivre un chemin plus vrai et ferme que celui de Bourdaloue quand il affirme le petit nombre des élus dans la sainte écriture et chez les pères
Et quand il explique la cause de ce petit nombre d’élus afin que les fidèles redoutent ses causes et œuvrent avec de grands efforts en vue de leurs salut ;

Même cette solution est suffisante pour les savants; car à l’époque où a vécu Bourdaloue les laïcs connaissaient bien mieux leur religion que les laïcs d’aujourd’hui même ceux qui sont fort versés dans les sciences profanes. Combien y a-t-il de docteurs laïcs qui connaissent bien tous les articles de la foi et saisissent leur sens théologique ? Leur ignorance des choses nécessaires au salut se dissiperait mieux que par l’étalage de disputes théologiques sur des points secondaires devant eux qui ne nourrissent que vanité et présomption.

8. « Le peuple chrétien en général a une fois vivante »

La plus grande partie du peuple doit nécessairement être sauvée :
Car « La foi simple FR ces bonnes morts ? » (p.62)

I. Quelle est cette foi vivante qui presque jamais n’opère par la charité ?
N’est-ce pas que la foi sans les œuvres est morte et ne mérité nullement le nom de foi vivante ? – N’est-ce pas que la plus grande partie du peuple, en général, vit et ce de manière habituelle en état de péché mortel ? « Quand nous arrivons en quelques lieu, - écrit saint Alphonse de Liguori à ses missionnaires, - nous y trouvons le plus grand nombre des habitants dans la disgrâce du Seigneur, où les tient enchaînés le péché. » Circulaire 29 juin 1774. Et il parlait de villageois aussi catholiques et aussi pieux du royaume de Naples au XVIIIème siècle. Que dirait-il de nos Sodome et Gomorrhe actuels ?
Le Père Hoppenot, s.j., remarque de manière excellente : « Les chrétiens fantaisistes FR … pratiquants »

2. Dans l’ œuvre excellente « Sagesse Chrétienne » écrite par Claude Arvisenet,
l’âme fidèle s’adresse ainsi au Christ qui enseigne le petit nombre des élus : « Seigneur, c’est vrai cela a été écrit ainsi.
Mais il a été écrit aussi que celui qui croira et sera baptisé sera sauvé. Voici que beaucoup croient et sont baptisés. »
Le Divin Maître répond : « oui mon fils, mais cette foi à propos de laquelle on t’a appris que le salut s’opère par le baptême n’est pas une simple connaissance des mystères ou l’adhésion à leur vérité. Puisque les démons croient simplement et cependant ils continuent à être damnés et à être tourmentés.
« La seule foi qui sauve est celle qui accomplit avec soin des œuvres enseignées par la doctrine à laquelle on croit. Je n’ai promis la béatitude céleste qu’à ceux qui accomplissent ce qui leur a été ordonné. A celui-là seul qui aura accompli mes commandements il a été dit : tu vivras. »
Comme nous le lisons dans le bréviaire romain : « que personne ne se croit sauvé avec une foi qui sans les œuvres est morte…Il y aura donc pour lui une éternelle combustion par le feu : et la Vérité [Jésus] dit qu’iront au feu éternel ceux à propos desquels elle a déclaré [la Vérité] que ce n’était pas la foi mais les bonnes œuvres qui leur manquaient. » Feria II post Dom I Quad 2ème nocturne. Ex Hom S Aug de fide et operibus chap 15.

- « Ce serait un plus grand miracle, - comme l’a prêché saint Vincent Ferrier, - ce serait un plus grand miracle, de voir ceux qui vivent mal finir au Ciel que de voir les morts ressusciter. » Sermon N°1 sur la Nativité de la Vierge. Et saint Alphonse dans son œuvre si salutaire « Préparation à la mort » enseigne constamment que le pécheur espère témérairement une bonne mort après une vie de péchés quand bien même il aurait la foi. Qu’il lise en autres la considération N°6 de « la mort du pécheur » dans son livre « Préparation à la mort » où le saint docteur expose cette doctrine : « le pécheur dans sa mort cherchera Dieu et ne le trouvera pas. » - et comme nous le lisons encore dans le bréviaire romain : « est-ce que la mort du Christ libère de la mort éternelle ceux qui vivent mal jusqu’à leur mort ? »
3. – Ce que l’on doit penser de ceux qui reportent la pénitence à plus tard, et même de la fructueuse réception des sacrements à l’article de la mort, l’illustre orateur jésuite Bourdaloue l’exprime excellemment : « Si l’on se retranchait et peu d’élus. » Pensées sur le Salut, Migne Orateurs Sacrés, Tome 16 colonne 622.

§ 9

L’église visible n’est qu’un moyen plus utile et plus certain pour sauver les âmes, dont un nombre énorme est sauvé en faisant partie de l’église invisible


1 – Le père Castelein ayant bien compris que la plus grande part de l’humanité ne parviendrait pas au salut éternel à moins que la plus grande part non seulement des non catholiques et des mahométans mais aussi des juifs et des païens fût aussi sauvée

il pense que parmi ces infidèles il s’en trouve un grand nombre qui soient de bonne foi et qui appartiennent ainsi à l’église invisible ce que Gravina a autrefois a enseigné.

Ici il est permis de lire tout ce que cet auteur s’efforce d’apporter pour augmenter la pureté de la religion de nombreux païens qui vivent dans le paganisme.

Que le lecteur se souvienne ici de la manière dont notre auteur insiste sur l’utilité de la révélation chrétienne pour sauver les individus et comment il insiste sur la nécessité sociale que tous les peuples et les nations atteignent le sommet de la civilisation.
Français :
« N’est ce rien que de … progrès humain »

p385
Que le lecteur se souvienne de nouveau comment le père Castelein appelle l’église visible l’institution catholique plus assurée et plus facile pour le salut : « Fr

Eglise visible »
Voici même ses autres idées du même ordre :
Fr
Théorie catholique »

Mais voici une parole prodigieuse du père Castelein que je soumets au jugement de tous les théologiens : fr
Connue »
Que l’on remarque que le PC n’exige ni la grâce sanctifiante ni la charité ni même un degré de foi surnaturelle pour appartenir à l’église invisible !

Mauran
1 tombe dans la même erreur : fr
A l’impossible »


2 ensuite il magnifie ainsi l’église invisible :
fr
des élus »

Et Bougaud écrit : fr
Justice de Dieu »

2 – Pour réfuter ces sophistes latitudinaristes des modernistes distinguons
le corps et l’âme de l’église.
Le corps de l’église est la société visible des baptisés qui professent la vraie foi et vivent en communion et en obéissance au pontife romain.
On entre dans cette société par le baptême.
De cette société on se sépare
par un délit contre la foi c’est à dire par une hérésie :
par un délit contre l’obéissance c’est à dire par un schisme :
et aussi par une sentence de l’autorité qui a le pouvoir d’excommunier.

Par conséquent, au corps de l’église n’appartiennent pas les infidèles, les hérétiques publics, les schismatiques et les excommuniés.
Dans cette société visible le Christ a fondé des moyens ordinaires de salut ;
dans cette société se trouvent les voies ordinaires par lesquelles la grâce est communiquée aux hommes selon l’ordre présent de la providence, c’est à dire la parole de Dieu et les sacrements.

En ce qui concerne l’âme de l’église, on doit remarquer que
1) cette âme de l’église ne se distingue pas de la vie spirituelle, intérieure, surnaturelle ;
2) Cette âme de l’église commence, se développe et est conduite à la grâce par tous les moyens par lesquels la vie surnaturelle intérieure est commencée, se développe et conduit à l’état de grâce. Cette vie surnaturelle est commencée par tous les moyens qui disposent et préparent à la justification.
Quant à l’obtention de la grâce elle s’accomplit par cette même justification et la grâce augmente par de multiples degrés jusqu’à la béatitude éternelle. Donc les justes qui vivent déjà de cette vie surnaturelle appartiennent immédiatement eux-mêmes et formellement à l’âme de l’Eglise : tous ceux qui à un second degré et pour commencer ont obtenu le don de la grâce intérieure par lequel ils sont disposés à la vie habituelle de la grâce. » Hurter, Théologie Dogmatique Tr III Thèse 37 N°230 T.I. p.207.
L’âme totale et parfaite de l’Eglise est donc la société invisible des justes qui jouissent de la grâce sanctifiante et des autres dons surnaturels. Beaucoup peuvent jouir de ces dons sans cependant appartenir au corps visible de l’église. Toutefois il faut avouer – et les modernistes oublient ce point, - que dans le présent ordre de la providence ces grâces concédées hors de l’église tendent d’autant plus généralement à conduire les infidèles dans l’église catholique et beaucoup plus rarement à les justifier hors de l’église. Cela cependant peut se produire : car la grâce de Dieu bien qu’elle soit communiquée régulièrement et ordinairement par les moyens institués par le Christ, peut être dispensée également autrement ; mais il est absurde de dire que ce moyen extraordinaire est tellement commun que de loin la majeure partie des hommes qui se sauvent le sont autrement que par les moyens publics, divinement institués ; ce serait changer une exception en règle générale, ce qui répugne à la sagesse et à la providence divine qui a institué l’église visible.
Pour que quelqu’un se sauve donc en dehors du corps visible de l’église il doit appartenir à son âme, c’est à dire être justifier par le grâce sanctifiante.
Sans le vêtement de noce personne n’est admis au banquet.
Il faut traiter maintenant des conditions du salut de ceux qui sont en dehors du corps de l’église.

Et tout d’abord :
3. – Du salut des infidèles. – Page 389

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mar 13 Nov 2007 - 10:51

p.454
V / Les sophismes qui conduisent par le péché de luxure selon la nature à la condamnation à la peine éternelle

Le père Castelein s’attaque ainsi à cette matière :
Déjà dans ce prologue, cette affirmation est contraire à l’opinion commune des théologiens et à l’expérience des pasteurs d’âmes que précise ainsi saint Alphonse de Liguori : « A cause de la luxure, le plus grand nombre des âmes tombent en enfer ; de plus je n’hésite pas à affirmer qu’en raison de ce seul péché sexuel [d’impudicité] ou au moins pas sans lui, que tous ceux qui se damnent sont réprouvés. »
Theol. Mor. Lib. III. N°413

Et le docteur angélique indique la meilleure raison de cette opinion : « on dit que le diable se réjouit immensément du péché de luxure parce qu’il induit la plus grande dépendance et que l’homme peut difficilement s’y arracher. L’appétit délectable est en effet insatiable. » Summa. I. 2q. 73. Art.4 ; ad. 2m

« Il cite aussi une raison fournie par saint Isidore de Séville : que le genre humain est plus soumis par la luxure sexuelle au diable que par n’importe quel autre péché. » Summa. II. 2q. 154. a.3, ad. Im.

Avant que nous n’examinions ces points particuliers, nous mettons içi l’observation générale d’un docte professeur de philosophie que déjà nous avons loué à plusieurs reprises.
« A propos …suite en français…Triste ! Triste ! »


18 « le péché de luxure selon la nature, est seulement interdit parce qu’il conduit au péché contre nature »
texte français

Selon le Révérend Père la raison pour laquelle la fornication est interdite est seulement parce que d’elle même elle conduirait au péché contraire à la fécondité [contre nature] : « il n’est même prohibée d’une manière absolue que parce que sans cette prohibition, il mènerait d’instinct au second. »

2. - Je nie complètement que des actes sexuels selon la nature fassent dévier et conduisent instinctivement aux actes sexuels contre nature ; il faudrait dire cependant que l’union conjugale créé naturellement un danger grave de péché contre nature pour les époux, parce qu’il est absurde et même injurieux envers la divine providence et contraire à l’expérience.
« La fornication simple [faire l’amour entre adultes non mariés] est intrinsèquement un péché mortel ; et donc non seulement elle est mauvaise parce qu’elle est interdite mais elle est interdite parce qu’elle est mauvaise. »

Et enfin la transmission de la vie est ordonnée non seulement à la génération [procréation] mais aussi à l’entretien, à l’éducation et à l’instruction des enfants.
La transmission de la vie est vaine si ne suit pas l’entretien qui est dû aux enfants, entretien par lequel le don de la vie est conservé. Le but de l’instruction est de permettre aux enfants de vivre selon la raison.
Cette éducation et instruction requiert naturellement le concours de l’homme est de la femme et donc de leur vie commune constante. Il est évident que non seulement est exigé pour l’éducation de l’homme le soin de la mère par laquelle il est nourrie pendant un temps mais d’avantage le soin paternel par lequel il doit être instruit, défendu, corrigé et incité aux bonnes œuvres tant intérieures qu’extérieures ; et donc il faut qu’entre les parents il y ait un lien naturel d’un homme avec une femme déterminée ; et pas pour un temps limité, pas pour longtemps, mais pour toute la vie . Ainsi l’éducation des enfants a de telles exigences par elle même. Nous appelons cette communauté de vie instituée et voulue par le Créateur, le mariage. Et sur l’ordre du Créateur la seule relation sexuelle possible se situe dans la mariage. – La fornication c’est à dire l’union sexuelle libre de tout engagement dans le mariage exclut par elle même cette communauté de vie ; donc la fornication comporte par elle même un grave désordre, qui tend vers un grave préjudice non seulement pour celui qui va naître d’un tel concubinage mais aussi au bien commun et à la société humaine dans laquelle des maux très nombreux et très graves résultes de la génération d’enfants en dehors du mariage et de leur mauvaise éducation. Donc la fornication est un péché mortel par elle même et pas parce qu’elle conduit à l’impudicité contre nature.

3- Ceci est la véritable doctrine catholique qui est transmise par saint Thomas d’Aquin : « Evidemment dit-il, il faut considérer qu’est mortel tout péché qui est commis directement contre la vie de l’homme. La fornication simple comporte un désordre qui tend vers un dommage apporté à la vie de celui qui va naître d’un tel concubinage. »
Summa 2. 2ae q. 154 art. 2. in corp.

Et de manière plus belle, il montre dans sa lettre première Epist. I ad Corinth. Lect.3 que saint Paul « réprouve la fornication par quatre raisons dont la première est tirée de l’ordre divin ; la seconde de l’union au Christ ; la troisième de la souillure du corps ; la quatrième de la dignité de la grâce. »

4- Ensuite je demande à tous les confesseurs sérieux : les impudiques [ceux qui commettent des péchés sexuels en dehors du mariage] qui embrassent la doctrine du père Castelein relative à la fornication, comment concilieront-ils la foi avec la proposition damnable suivante : « est seulement véniel le baiser pour le simple plaisir érotique que donne le plaisir [que l’on donne par la délectation charnelle et sensible qui résulte du baiser lui même] ».
Que sera pour ces confesseurs un tel baiser ? et Comment une telle doctrine pourrait accroître le nombre des élus ?


19

Quand cette passion n’est pas poussée aux extrêmes désordres de la chair, elle incline Dieu à une immense miséricorde à l’égard du pécheur.


« Quand cette passion n’est pas poussée aux extrêmes désordres par la malice réfléchie et persistante de la volonté, elle incline Dieu à une immense pitié. » p.255.

Je réponds :

1° - il n’est pas permis au luxurieux, même si il a péché seulement selon la nature, de présumer aussi facilement de la miséricorde divine. Comme l’écrit un rédemptoriste : il est certain que Dieu abomine autant n’importe lequel péché mortel autant qu’il s’aime lui-même, c’est à dire de manière infinie. En vérité dans aucun genre de péché, Dieu ne montre une abomination plus grande qu’à l’égard des péchés sexuels ; puisque Dieu n’a châtié rien d’autre par un supplice aussi horrible, aussi inhabituel et aussi universel, que lorsque le déluge a effacé tout le genre humain, parce que, « toute chair avait corrompu sa voie .» - Ce péché a fait en sorte que Dieu s’est repenti d’avoir jamais créé l’homme : « Dieu s’est repenti d’avoir créé l’homme sur la Terre » ; - le cœur de Dieu s’est affligé de douleur : « Affligé au plus profond de mon cœur, J’effacerai, dit-il , l’homme que j’ai créé de la surface de la terre ; » - Dieu se plaint de l’homme : « Mon esprit ne demeurera pas dans l’homme éternellement parce qu’il n’est que chair » , - quand il vit, « que toutes les pensées de son cœur inclinaient toujours vers le mal. »

2° - Tous les pécheurs comprennent bien que Dieu pour pardonner les péchés sexuels même selon la nature, exige une contrition vraie, sérieuse, c’est à dire la détestation du péché commis avec la ferme propos de ne plus pécher.
- Or une telle contrition est difficile au malheureux pécheur sexuel dont le péché entraîne une très grande dépendance,
1°/ en raison de la violence de la passion et de la délectation, et en raison de l’habitude qui naît très facilement et qui affaiblit énormément la volonté de résister.
2°/ parce que ses effets sont ces horribles filles de la luxure : l’aveuglement de l’esprit, l’irréflexion, la précipitation, l’inconstance, l’amour propre, la haine de Dieu, l’attachement aux biens de ce monde, l’horreur ou le désespoir des biens futurs !
Somme théologique 2 2ae q 153 art 5 in corp

- quant au premier point : « il n’est pas d’affection vicieuse, observe le Père Aertnys, qui lie plus fortement la volonté de l’homme que le péché sexuel ; soit parce que ces actes sont plus fréquents, soit parce qu’ils sont plus intenses ; d’où dans cette espèce de péché est engendrée plus rapidement une mauvaise habitude et l’homme impliqué dans ces liens ne peut s’en dégager qu’avec de grandes difficultés. L’esprit jour après jour est aveuglé ; la volonté s’affaiblit chaque jour ; c’est pourquoi le salut est rendu plus difficile à obtenir et à la fin on reconnaît que ce vice est véritablement le « puits étroit » ; car plus il est facile de tomber dans celui-ci plus il est difficile d’en sortir… » Père Aertnys L c 4.

- quant au deuxième point, comme l’écrit le professeur de philosophie :

français

Donc pour le luxurieux, il est difficile de revenir aux bons fruits et d’opérer son salut sincèrement fermement et efficacement.


N°20
Dieu peut punir de pareils péchés suffisamment par une expiation temporelle, dans cette vie ou dans l’autre, sans qu’il recoure aux peines éternelles.


« Dieu sait punir de pareilles fautes par une expiation temporelle, suffisamment efficace, dans cette vie ou dans l’autre, sans devoir recourir aux peines éternelles. « (p.255)
Il semble que le P. Castelein ait bien mesuré son affirmation : car le texte édité d’abord dans la Revue Générale, mai 1898, p. 651, ne porte pas les paroles : dans cette vie, ou dans l’autre.
En revanche cette affirmation n’est pas exempte d’erreur ni de scandale.
Et en effet tout péché de luxure est mortel par lui-même, c’est-à-dire qui dit luxure dit péché mortel ; la saine théologie ne permet pas d’en douter.

Or le péché mortel qui est une aversion volontaire par rapport à Dieu mérite par son indignité la peine éternelle de dam. En d’autres termes, affirmer que la culpabilité intrinsèque au péché mortel soit expiée par une peine temporelle dans cette vie ou dans l’autre est complètement étranger à la doctrine catholique.

C’est un scandale car quelle dissolution des mœurs en découlera, si la fornication et les autres péchés sexuels perpétrés selon la nature devaient conduire seulement au Purgatoire et non dans l’Enfer du Feu Eternel !

p.464

§6 sophismes quelconques qui n’ont pas de rapport direct avec la matière

N°21 Salut promis à leurs religieux par les saints fondateurs des ordres


p.469
N°22 Facilité de la canonisation dans l’Eglise primitive

N°23 Si le nombre des élus n’était pas plus grand, il faudrait souhaiter que les enfants baptisés meurent avant l’âge de raison

N°24 la multiplication du genre humain et la durée du monde pendant encore au moins vingt siècles

Conclusion




p.480
Chapitre VIII Quelques points particuliers tirés de la doctrine du père Castelein


p.480
N°1 du titre et du but de l’œuvre

N°2 La raison par laquelle le père Castelein s’efforce d’éviter pour lui même la condamnation de la 17ème proposition du syllabus n’est pas très édifiante p.484

N°3 le père Castelein qui est partisan d’en demander le moins possible aux catholiques [minimisme] n’est pas édifiant

N°4 p.498
Le père Castelein
négligeant la méthode de saint Ignace dans ses Exercices Spirituels
et méprisant la pratique des saints prédicateurs
affirme que la crainte servile de Dieu est un obstacle à la charité
et ose appeler la prédication de cette crainte « le forfait » ;
le père Castelein par cette doctrine n’édifie pas du tout

N°5 p.503
Il est peu édifiant d’assimiler la doctrine catholique de l’enfer à la doctrine mahométane et d’atténuer la description traditionnelle des peines de l’enfer afin de ne pas offenser notre siècle sceptique

Charles-Edouard
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