Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures!
3 participants
Page 1 sur 1
Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures!
La Corée du Nord est sortie des radars... (Reuters)
Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures !
Il y a à peine trois semaines, nous étions au seuil d’un holocauste nucléaire, vous vous rappelez? La Corée du Nord menaçait de déclencher une guerre atomique contre les États-Unis et leurs alliés de son voisinage.
Il ne se passait pas un jour sans que les médias nous rapportent de nouvelles menaces de son petit dictateur grassouillet Kim Jong-un. Infos recyclées aux 20 minutes par les chaines d’information continues et analysées «ad nauséam» par des commentateurs, patentés ou pas.
Le scénario catastrophe a été amplifié dans une bonne mesure par le besoin des médias, particulièrement électroniques et numériques, de «donner une couverture complète et instantanée» de l’actualité.
Tous les membres du cirque médiatique, et j’en étais, croyait imminente, une provocation militaire, au moins mineure, de Kim pour sauver la face. Un incident qui pourrait engendrer des ripostes et des erreurs de calcul. Donc une escalade qui précipiterait la péninsule coréenne et l’Extrême-Orient dans une grande guerre, avec échange nucléaire possible.
Et pourtant. Quelques informations détonnaient dans l’accumulation des faits alarmants. Mais elles n’étaient signalées qu’accessoirement dans la couverture «raz-de-marée» qui submergeait le public: ceux qui étaient directement menacés, les Sud-Coréens et en particulier les habitants de Séoul, étaient parmi les rares terriens qui ne semblaient pas angoissés par l’imminence d’un conflit nucléaire.
Même constatation pour les citadins de Pyongyang qui participaient joyeusement et en grand nombre à un festival de danse traditionnelle au centre de la ville qui aurait été la première cible de représailles de l’aviation américaine. Les deux populations ne prenaient pas au sérieux les rodomontades du dirigeant nord-coréen qui faisait frémir le reste de la planète.
La police de Boston a arrêté le second suspect en lien avec l'attentat de Boston.
Puis, tout à coup, la Corée a disparu de notre réalité. Que s’est-il passé? La menace nucléaire nord-coréenne a été totalement éclipsée par l’attentat de Boston qui a monopolisé l’attention des médias pour les deux semaines suivantes avec le même sensationnalisme et la même couverture «tout azimut» qui étaient jusque-là consacrées à la Corée du Nord et à ses ogives nucléaires.
Un événement dramatique et inquiétant plus centré sur l’Occident et sur son obsession terroriste en remplaçait un autre plus lointain ressassé, jour après jour, pendant des semaines. Deux jeunes Tchétchènes athlétiques avaient remplacé le Nord-Coréen joufflu comme ennemis publics numéro un. La Corée, tout le monde en avait marre. Boston était plus intéressant. Plein de victimes, de parents de victimes et de témoins oculaires à interviewer. Du pathos. Des larmes et des grincements de dents.
La recette imbattable des médias en concurrence féroce pour les cotes d’écoute, les clics et les tirages est de faire peur au monde et, si possible, mettre du sang à la une. Tout en prévenant l’auditoire: «attention les images que vous allez voir sont insoutenables!» Mais les gens se lassent d’entendre toujours la même histoire d’épouvante. Il faut sans cesse renouveler l’offre: guerre nucléaire, terrorisme, virus mortels, pandémies, comètes ou astéroïdes en trajectoire de collision avec la Terre, etc.
Combien de fois au cours des dernières années les médias ont-ils sonné l’alerte générale et effrayé la terre entière avant de passer à un autre sujet sans crier gare?
C’est le processus même de la mise en marché des informations d’actualité qui rend inévitable le phénomène. Il faut faire mieux que les concurrents pour attirer le lecteur et le spectateur et lui fournir une information 3-D mise à jour à la seconde près. Nous sommes à l’âge de l’information et du village global.
La fin du monde n’est plus seulement à 7 heures tous les soirs, mais en direct sur votre chaîne préférée d’information continue 24/7.
Par Normand Lester - Chroniqueur national et international - 6 mai 2013
Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures !
Il y a à peine trois semaines, nous étions au seuil d’un holocauste nucléaire, vous vous rappelez? La Corée du Nord menaçait de déclencher une guerre atomique contre les États-Unis et leurs alliés de son voisinage.
Il ne se passait pas un jour sans que les médias nous rapportent de nouvelles menaces de son petit dictateur grassouillet Kim Jong-un. Infos recyclées aux 20 minutes par les chaines d’information continues et analysées «ad nauséam» par des commentateurs, patentés ou pas.
Le scénario catastrophe a été amplifié dans une bonne mesure par le besoin des médias, particulièrement électroniques et numériques, de «donner une couverture complète et instantanée» de l’actualité.
Tous les membres du cirque médiatique, et j’en étais, croyait imminente, une provocation militaire, au moins mineure, de Kim pour sauver la face. Un incident qui pourrait engendrer des ripostes et des erreurs de calcul. Donc une escalade qui précipiterait la péninsule coréenne et l’Extrême-Orient dans une grande guerre, avec échange nucléaire possible.
Et pourtant. Quelques informations détonnaient dans l’accumulation des faits alarmants. Mais elles n’étaient signalées qu’accessoirement dans la couverture «raz-de-marée» qui submergeait le public: ceux qui étaient directement menacés, les Sud-Coréens et en particulier les habitants de Séoul, étaient parmi les rares terriens qui ne semblaient pas angoissés par l’imminence d’un conflit nucléaire.
Même constatation pour les citadins de Pyongyang qui participaient joyeusement et en grand nombre à un festival de danse traditionnelle au centre de la ville qui aurait été la première cible de représailles de l’aviation américaine. Les deux populations ne prenaient pas au sérieux les rodomontades du dirigeant nord-coréen qui faisait frémir le reste de la planète.
La police de Boston a arrêté le second suspect en lien avec l'attentat de Boston.
Puis, tout à coup, la Corée a disparu de notre réalité. Que s’est-il passé? La menace nucléaire nord-coréenne a été totalement éclipsée par l’attentat de Boston qui a monopolisé l’attention des médias pour les deux semaines suivantes avec le même sensationnalisme et la même couverture «tout azimut» qui étaient jusque-là consacrées à la Corée du Nord et à ses ogives nucléaires.
Un événement dramatique et inquiétant plus centré sur l’Occident et sur son obsession terroriste en remplaçait un autre plus lointain ressassé, jour après jour, pendant des semaines. Deux jeunes Tchétchènes athlétiques avaient remplacé le Nord-Coréen joufflu comme ennemis publics numéro un. La Corée, tout le monde en avait marre. Boston était plus intéressant. Plein de victimes, de parents de victimes et de témoins oculaires à interviewer. Du pathos. Des larmes et des grincements de dents.
La recette imbattable des médias en concurrence féroce pour les cotes d’écoute, les clics et les tirages est de faire peur au monde et, si possible, mettre du sang à la une. Tout en prévenant l’auditoire: «attention les images que vous allez voir sont insoutenables!» Mais les gens se lassent d’entendre toujours la même histoire d’épouvante. Il faut sans cesse renouveler l’offre: guerre nucléaire, terrorisme, virus mortels, pandémies, comètes ou astéroïdes en trajectoire de collision avec la Terre, etc.
Combien de fois au cours des dernières années les médias ont-ils sonné l’alerte générale et effrayé la terre entière avant de passer à un autre sujet sans crier gare?
C’est le processus même de la mise en marché des informations d’actualité qui rend inévitable le phénomène. Il faut faire mieux que les concurrents pour attirer le lecteur et le spectateur et lui fournir une information 3-D mise à jour à la seconde près. Nous sommes à l’âge de l’information et du village global.
La fin du monde n’est plus seulement à 7 heures tous les soirs, mais en direct sur votre chaîne préférée d’information continue 24/7.
Par Normand Lester - Chroniqueur national et international - 6 mai 2013
Gilles- Hiérophante contre le nouvel ordre mondial
- Messages : 25748
Localisation : Québec -Canada
Inscription : 25/03/2008
Re: Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures!
Merci Gilles pour ce sujet, mais seul Dieu connait la date de la nouvelle terre et de la fin du monde.
Patientons pendant ce temps par la prière et l'amour de Dieu.
Fraternellement
Patientons pendant ce temps par la prière et l'amour de Dieu.
Fraternellement
mariejesus- En adoration
- Messages : 2642
Age : 37
Inscription : 09/07/2012
Re: Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures!
Une frappe nucléaire sur son voisin à 300 ou 400km c'est risquer gros de tout se reprendre dans la figure lorsque le vent tourne
Par contre financièrement, ni l'Europe, ni l'Amérique ne sont plus en mesure de soutenir des dépenses de guerre pour le moment.
Ce pourrait être le coup final pour nous mettre à genoux financièrement.
Un peu comme c'est arrivé pour l'URSS fin des années 80.
Par contre financièrement, ni l'Europe, ni l'Amérique ne sont plus en mesure de soutenir des dépenses de guerre pour le moment.
Ce pourrait être le coup final pour nous mettre à genoux financièrement.
Un peu comme c'est arrivé pour l'URSS fin des années 80.
Jean21- Pour la Paix
- Messages : 3789
Inscription : 21/10/2012
Re: Alerte: la fin du monde est à 7 heures... et à 8 heures et à 9 heures!
Comment faire peur au monde avec la complicité des médias...
Dans le passé, les grands médias se sont fait les complices (quelques fois sciemment) de l’administration pour faire peur aux Américains et ainsi l’aider à déclencher des guerres. On pense, bien sûr, aux bobards au sujet des armes de destruction massive de Saddam Hussein et de sa complicité avec Al-Qaeda qui ont servi à George Bush pour justifier son attaque contre l’Irak.
La semaine dernière, une opération de désinformation semblable a été menée par un républicain d’extrême droite pour augmenter encore plus le niveau d’anxiété aux États-Unis en ce qui a trait à la Corée du Nord.
Le représentant Doug Lamborn du Colorado, un ardent défenseur du complexe militaro-industriel au Congrès, a rendu public un segment non classifié d’un document de 8 pages produit en mars par la Defence intelligence Agency. Le service de renseignement du Pentagone y disait avec une «confiance modérée» que la Corée du Nord disposait d’ogives nucléaires pouvant être lancées par des missiles balistiques dont la «fiabilité était faible.»
Les grands médias, CNN en tête, se sont immédiatement précipités pour en faire la grande nouvelle d’information internationale de la journée de jeudi. La Corée du Nord est au centre de l’actualité et les médias (particulièrement les chaînes d’information continue) ont constamment besoin d’infos pour alimenter leur cycle infernal de 20 minutes. Comme il y avait peu d’autres grosses nouvelles jeudi, Lamborn a pu répandre ses sornettes sans que personne ne mette en évidence leur vacuité.
Pensez-y. Avoir une «confiance modérée» en quelque chose, ça revient à dire qu’on n’en est pas du tout sûr. Donc, ça ne veut rien dire. Peut-être que oui, peut-être que non. Seriez-vous prête à miser votre avenir, votre vie sur une éventualité dont on vous dit qu’on a une «confiance modérée» qu’elle se réalise vraiment? Surtout si on ajoute que si elle se produit, on estime que sa fiabilité de réussite est faible?
Tout cela n’est que du vent. De la propagande vide du lobby militaro-industriel qui a compris qu’il avait intérêt à se servir de la crise actuelle en Corée pour augmenter les budgets consacrés aux systèmes antimissiles et limiter les coupures draconiennes qu’Obama envisage au Pentagone. Le républicain Lamborn est un adversaire déterminé du président sur cette question.
Chuck Hagel, secrétaire à la Défense. (Reuters)
L’opération était manifestement chorégraphiée par le Pentagone. Lors de l'audience du comité des forces armées de la chambre, Lamborn a demandé au général Martin Dempsey chef de l’État-major interarmées ce qu’il en pensait. Il a répondu que comme le rapport était secret, il ne voulait pas le commenter. Mais des sources militaires ont confirmé le segment publié du rapport. Le Pentagone a refusé de le rendre public au complet. Probablement parce que cela aurait démontré son peu de substance.
La DIA est l’agence qui c’est totalement fourvoyée au début de 2003 alors que Bush cherchait des raisons d’envahir l’Irak, en affirmant «avec certitude» que Saddam Hussein avait des armes des destructions massives. Après l’invasion, les Américains ont découvert qu’il n’en avait plus depuis au moins dix ans.
Lors de la même audience où Lamborn a fait ses pseudo-révélations, on a demandé au
secrétaire à la Défense, Chuck Hagel, si la Corée du Nord avait la capacité de frapper les États-Unis avec une arme nucléaire. Hagel a répondu non. Cela n’a pas empêché les médias de répercuter à satiété les propos alarmistes de Lamborn.
Faire peur au monde c’est toujours bon pour les cotes d’écoute !
Par Normand Lester - Chroniqueur national et international
Gilles- Hiérophante contre le nouvel ordre mondial
- Messages : 25748
Localisation : Québec -Canada
Inscription : 25/03/2008
Sujets similaires
» ALERTE MONDE: UN IMMENSE O.V.N.I. S'ÉCRASE EN RUSSIE : 2 CORPS À L'INTÉRIEUR !
» VIVRE DANS LE MONDE SANS ËTRE DU MONDE
» Liturgie des heures
» Liturgie des Heures
» Liturgie des heures
» VIVRE DANS LE MONDE SANS ËTRE DU MONDE
» Liturgie des heures
» Liturgie des Heures
» Liturgie des heures
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum