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Face à la Théorie du Genre

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Message par Lotfi le Jeu 22 Mar 2012 - 2:26

La problématique du «genre»


DOC PUBLIÉ PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

En Novembre 2005, l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques a créé trois
groupes de travail sur la proposition du comité Études et Projets. Le premier d’entre
eux portait sur «Trois différences structurantes de la vie sociale :homme/femme, père/mère, frère/soeur». Il a été présidé par Mgr Bruguès, évêque d’Angers.
Le groupe de travail a rassemblé des experts, dans une approche pluridisciplinaire (psychanalytique, philosophique,théologique, historique, juridique…) et a proposé
aux évêques des fiches de réflexion permettant un travail
en carrefours lors de l’Assemblée de novembre 2006.
Pour introduire cette réflexion, il avait été demandé à M. Jacques ARÈNES de faire un exposé sur la « théorie du gender». En effet, cette théorie, d’origine anglo-saxonne,constitue la matrice idéologique de laquelle sont issues la plupart des remises en cause portant sur les différences entre les sexes.

Cette conférence, prononcée le samedi 4 novembre 2006, à Lourdes, est maintenant proposée aux lecteurs de Documents Épiscopat.

I. LES ENJEUX ET LES QUESTIONS USUELLES POSÉES PAR CE THÈME:

La gender theory se diffuse de plus en plus dans les médias, et dans le débat public, en raison de sa vision politique de la sexualité, en relation avec l’activisme gay. Dans cette dimension militante, l’Église, mais aussi certaines approches anthropologiques, comme celles de la psychanalyse ou du structuralisme, apparaissent comme "l’ennemi ", gardiennes de traditions enfermantes. La plupart des théoriciens actuels de la gender theory se situent dans
la mouvance gay ou lesbienne
. Mais cette question est, bien entendu, plus complexe, et l’histoire du gender se déploie dans le sillage des mouvements féministes et de la défense des minorités.
La théorie du genre ne se résume pas à des idées agitées dans des cénacles intellectuels.
Elle constitue le corpus idéologique utilisé par les lobbies gays pour défendre leurs idées soumises au législatif, concernant notamment le mariage dit « homosexuel ».
Plus largement, l’intérêt d’examiner de telles théories est lié à la diffusion, dans le grand public et dans le monde politico-médiatique, de certaines notions comme le refus de l’hétérocentrisme (l’hétérosexualité comme modèle social) et comme le désir d’instituer une politique des sexualités. Par ailleurs, ces théories se déploient dans un panorama général de redéfinition du possible et de l’impossible. La théorie du genre est donc un des derniers avatars du redéploiement du politique:
La sexualité devient un domaine politique où sont explorés tous les possibles. La sexualité devient politique – et donc objet de décisions politiques –dans la mesure où elle paraît le dernier espace où semble pouvoir exister le jeu des possibles :
beaucoup ont une vision dépressive du politique, pour ce qui concerne la vie économique et le remodelage de l’histoire commune. C’est donc l’histoire privée du
sujet sexué, et même du corps sexué qu’il s’agit de redéfinir.

Les revendications issues des "genders studies" se réclament d’une justice qui lutte contre l’inégalité. Le but de la justice dite «corrective» est, depuis Aristote, de rétablir l’égalité dans une donne où certains se seraient abusivement octroyés des parts excessives. L’inégalité de fait – la stérilité des couples homosexuels par exemple –devient, dans le système théorique des genders studies, l’émanation de structures de pouvoirs, et donc d’une injustice. Les lois sont considérées comme injustes, car expression de pouvoirs oppressifs, qu’il s’agisse des lois du droit positif, ou même de la Loi symbolique. Le juste s’ordonne à la revendication de l’autodéfinition d’une subjectivité déterminant son propre espace.
Les institutions, identifiées comme gardiennes institutionnelles de la Loi symbolique sont perçues comme l’émanation d’effets de normes, tendant à reproduire les hiérarchies traditionnelles.


II. QU’EST-CE QUE LA GENDER THEORY ?
On parle aussi de gender studies ou gender approach.
Les gender studies, comme discipline à part entière, sont nées aux États-Unis au
début des années soixante-dix
, dans le but de mettre en accusation les théories soutenant comme « naturelles » des inégalités ou des différences purement sociales. Les études autour du genre sexuel se sont développées, dans le monde anglo-saxon,dans la mouvance du féminisme et de la militance des groupes gays. Le socle des gender studies, tout à fait acceptées dans le panorama académique anglo-saxon, est issu des women studies des années soixante. Il s’agit de dénoncer les aspects sociaux de la distinction sexuée, en tant que porteurs d’oppression. La phrase clé est celle de Simone de Beauvoir : «On ne naît pas femme, on le devient». D’où la mise en évidence que la différence masculin-féminin ne coïncide pas avec la différence mâle-femelle. Ce que l’on appelle les "caractéristiques de genre " – on évoque aussi les stéréotypies de genre – comporte
un part de construction culturelle.


III. LA NOTION DE GENRE
Il est admis de distinguer l’identité sexuelle– faisant référence au sexe biologique
– de l’identité de genre (gender en anglais), qui désigne le versant social de la
différence sexuelle.

Mais, la notion est plus complexe. Les travaux du psychanalyste américain Robert Stoller, qui a beaucoup étudié la transsexualité, ont été aussi, dans les années soixante, un élément important dans l’élaboration de cette notion. Avec le «genre», Stoller distingue le biologique du psychologique dans la définition des identités masculines et féminines. Pour lui, le genre représente le degré de masculinité et de féminité présent chez chacun d’une manière à chaque fois particulière, en relation avec le sexe biologique. Mais, cette relation n’est pas univoque. Si la masculinité « cadre bien» avec l’état de mâle, et la féminité cadre bien, de même, avec l’état de femelle, le vécu du genre varie d’un sujet à l’autre. L’étude du phénomène très marginal de la transsexualité, fait office, comme plus tard dans les gender studies, d’outil pour interroger la norme, qui devient, d’une certaine manière, instable.
Le concept freudien de bisexualité psychique se trouve en toile de fond, mais le genre problématise, chez Stoller, la manière dont chacun s’approprie plus ou moins les éléments de la masculinité et de la féminité . Le noyau de l’identité de genre se construit selon lui, autour d’une « force » biologique, de l’assignation du sexe à la naissance , et les relations avec les adultes proches et notamment la mère.
En s’éloignant du point de vue clinique, le féminisme américain s’est approprié la notion de « genre ». Il désigne, dans ce contexte, plus que l’aspect psychologique
de l’appropriation de la sexuation, la dimension fondamentalement sociale des
distinctions sexuelles
. L’objectif, militant et politique, est de rejeter le déterminisme biologique de la notion de « sexe », ou de différence sexuelle. Le concept de «genre» se situe alors dans le prolongement de celui de « rôle sexuel» élaboré par l’anthropologie.
Il s’agit alors de s’attaquer au côté fixiste de la notion de « rôle ». Cette construction culturelle très ancienne et profonde du genre engendre ce que les anglo-saxons appellent la gender-blindness (cécité au genre) où seraient réifiés et naturalisés des faits relevant de la culture.
Le catalogue des spécificités masculines ou féminines, d’origine culturelle ou non,
est immense. Il couvre d’abord une différence (ou inégalité selon le point de vue)
de fait qui concerne le physique, en terme de taille, de masse musculaire, de force,
et, évidemment, de spécificité des organes sexuels externes et internes. Certains attribuent la cause essentielle du patriarcat à ces différences anatomiques fondamentales.

L’hypothèse de l’anthropologue Françoise Héritier est que les hommes ont tenu à s’approprier la fécondité des femmes, et à réguler sa répartition entre eux . Le pouvoir des femmes de produire «le même» (engendrer des filles, et, évidemment des garçons) n’est pas accessible aux hommes, qui vont donc tout faire pour le contrôler, afin de s’assurer la « reproduction» c'est-à-dire la descendance masculine. D’où les invariants anthropologiques, mis en évidence par Lévi-Strauss, comme l’exogamie, « gérée » par les hommes pour réguler la circulation des femmes, et l’interdit de l’inceste, obligeant l’alliance en dehors du clan. L’imaginaire et la pratique de la sexualité elle-même sont souvent abordés différemment par les hommes et les femmes, ce qui a influencé la perception culturelle du masculin et du féminin, comme la notion piégée d’activité du côté du masculin, et de passivité du côté du féminin.Françoise Héritier le souligne judicieusement, le socle « dur et primordial » des observations faites par nos ancêtres, a été repris d’une manière systématique, au cours des siècles,en un sens plus ou moins dépréciateur du féminin.
Je la cite : « La vie s’accompagne de la mort ; la chaleur du sang connote la vie et le sang perdu par les femmes signale leur moindre chaleur par rapport aux hommes ;
la copulation est nécessaire pour qu’il y ait naissance ; tous les actes sexuels ne sont
pas nécessairement féconds ; les parents précèdent les enfants et les aînés les
cadets ; les femmes se reproduisent à l’identique mais elles ont aussi la capacité
exorbitante de reproduire des corps différents d’elles». Ces constations évidentes
furent reprises, dans le « système patriarcal» : la passivité des pertes de sang dénote
la passivité du féminin, et la possibilité pour l’homme de se faire saigner ou de faire
saigner l’autre, indique son côté actif. Les oppositions ordinaires, et traditionnelles
dans les mythes et la littérature, du masculin et du féminin (chaud/froid, dur/mou,
sain/malsain, rapide/lent, fort/faible, sec/- humide…) vont être autant de lieux où, plus que la reconnaissance de l’altérité s’est mis en place une hiérarchie.
L’enjeu des études du genre – dans leurs prémisses – fut ainsi de traquer la hiérarchie
dans la pensée de la différence.
Dès le début, la notion de «genre» a intégré l’idée d’un mouvement possible, d’une éventualité de changement. Ce concept fait référence à une mobilité dialectique : la culture détermine les effets de genre, mais les effets de genre peuvent être redéfinis par la culture. Se trouvent ici nouées toutes les questions futures débattues par la notion du genre, entre inné et acquis, nature et culture, psychique et social. Tout se joue donc dans l’articulation du donné biologique, du psychique et du social, avec, selon les époques, une insistance sur un des aspects. Les théoriciens actuels du genre insistent sur la violence d’une idéologie de type « essentialiste », qui aurait présidé à la politique du genre jusqu’ici, où le roc biologique servirait de caution à une idéologie de hiérarchisation des genres, résultat de l’oppression masculine.
Dans le mouvement féministe lui-même, on décèle une évolution d’un essentialisme vers un constructivisme de plus en plus marqué. Une partie des militantes des premiers temps, dites différentialistes, insistent sur la différence féminine. Cette dernière serait à défendre dans la valorisation d’une culture féminine. Les «essentialistes» considéraient que, même si de nombreux faits autour du genre sont socialement construits, il demeure des différences biologiques ou psychologiques fondamentales définissant des essences masculines et féminines.Dans l’extrême de ces positions essentialistes les différences biologiques entre hommes et femmes et l’oppression patriarcales sont considérées telles qu’il faut sortir de l’hétérosexualité et définir des espaces réservées aux femmes .Les anti-essentialistes, d’inspiration postmoderne et poststructuraliste, forment
aujourd’hui l’essentiel des théoriciens du genre. Selon eux, si le genre est un construit
social de type oppressif, il s’agit de l’utiliser d’une manière militante pour fonder sa reconstruction. À l’extrême, le sexe lui-même peut être remodelé dans cette impulsion de redéfinition du genre.Le sexe n’est alors pas plus une catégorie naturelle que le genre, et la représentation du corps sexué est aussi à déconstruire
.


Plus le temps avance, plus les études sur le genre insistent sur le relativisme culturel de toute approche concernant le genre, pour aller jusqu’à nier l’importance structurale de la différence des sexes comme fondement de la culture.
L'idée initiale des gender studies, de ne plus sous-estimer la dimension sociale d'accès à l'identité sexuelle, s'est donc déplacée progressivement dans une direction qui a tenté de réduire la dimension symbolique de la sexuation à un pur jeu normatif.

.........A suivre
A très bientôt LOTFI









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Message par Lotfi le Jeu 29 Mar 2012 - 3:21

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La problématique du «genre»

DOC PUBLIÉ PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

IV. AXES THÉORIQUES DES GENDER STUDIES
DANS LEUR ÉVOLUTION


1-LE GENRE AU SERVICE DE L’OPPRESSION :
UNE VISION POLITIQUE DE LA SEXUALITÉ


Il s’agit de rejeter une optique fonctionnaliste de la sexuation, où chacun des sexes pourrait y trouver son compte. Partout le « masculin » est supérieur au « féminin ». Ce que Françoise Héritier appelle « la valence différentielle des sexes ». Le féminisme rejoint alors le marxisme. Les théoriciens du gender ont d’ailleurs tendance à faire cause commune avec les études sur les questions de race et de néo-colonialisme, que l’on appelle aux États-Unis, les postcolonial and race studies. On glisse ainsi d’une analogie–en termes de minorités opprimées–à un paradigme méthodologique où les différences masculin/féminin paraissent tout autant « construites », et détestables, que les différences raciales–et les ségrégations du même nom – portées par des idéologies haïssables. Judith Butler va jusqu’à évoquer les « codes de pureté raciale » et les «tabous sur le métissage» qui régiraient, pour partie, aujourd’hui la vision hétérosexuée de la vie affective [8]. Cette affirmation ahurissante assimile des effets de l’imaginaire, liés à la pratique et à la symbolique de l’hétérosexualité – comme le fait qu’un hétérosexuel puisse se considérer comme gêné, voire choqué, pour lui-même par l’idée d’une éventuelle pratique homosexuelle– à l’angoisse du mélange racial justifiant l’apartheid. Les rapports antérieurs entre les sexes sont considérés quasi uniquement comme affaire de pouvoir. Et la dénonciation du pouvoir masculin s’est progressivement déplacé vers une politique de transformation du genre, de la distinction même des sexes. «Le but définitif de la révolution féministe doit être non simplement d’en finir avec le privilège masculin, mais encore avec la distinction même des sexes».

2-DU GENRE AU SEXE :LE «SEXE»
COMME CONSTRUCTION CULTURELLE


Toute représentation de la sexualité passe par la culture : ce truisme méthodologique amène insensiblement à nier toute réalité à la différence sexuée en dehors d’une construction culturelle. Le même tour de passe-passe méthodologique se déploie dans le glissement de l’affirmation « tout passe par le langage» à l'assertion : «tout est langage».
Selon l’historien Thomas Laqueur, l’anatomie n’est pas seulement un destin, selon la formule de Freud, mais aussi une histoire . On serait passé, au XVIIIe, du modèle «unisexué », hérité de l’Antiquité, à un modèle «dimorphique», où la dualité est accentuée. Pour le modèle «unisexué», d’origine aristotélicienne, mâle et femelle sont des variantes d’un sexe unique. À partir du XVIIIe siècle, la représentation « classique » du corps s’impose, accentuant les différences fondées sur l’anatomie, sur fond de pensée naturaliste.
Dans ce passage entre le modèle unisexe et le «modèle des deux sexes», s’effondre une vision du monde dans laquelle le corps est en correspondance avec les continuités de l’univers. La notion de corps s’établit en tant que réalité anatomique indépendante. Le rejet du modèle ancien du corps et du sexe, considéré comme pris dans les rets de la métaphysique, était le projet des Lumières. Laqueur sous-entend au passage que la culture hellénique et judéo-chrétienne tant qu’elle occupait le devant de la scène, insistait plus sur les continuités des sexes que sur le roc de la différence anatomique. Le sexe était alors au service du genre qui était premier. La dichotomie issue des Lumières, fait entrer une politique du masculin (et de sa domination) dans l’utilisation de la différence anatomique considérée comme essentielle.

L’idée principale de l’ouvrage est que le motif déterminant de ce passage n’est pas l’avancée scientifique – en physiologie – mais un changement d’ordre politique. La référence est foucaldienne. Le corps fermé et autonome d’après le XVIIIe siècle est au service de frontières politiques. L’effondrement de l’ordre ancien concourt à la mise en place d’une nouvelle sphère publique exclusivement masculine. Le sexe et la sexualité sont une création discursive connectée à un bio-pouvoir, les techniciens du pouvoir sur la vie, ayant remplacé les spécialistes du pouvoir sur la mort des temps religieux. « La vieille puissance de la mort où se symbolisait le pouvoir souverain est maintenant recouverte soigneusement par l’administration des corps et la gestion calculatrice de la vie».
Laqueur développe une démonstration très fine et construite où les notions de sexe et de genre sont prises toutes deux dans la même dynamique politique. Tout discours sur la sexualité porte sur l’ordre social, qu’il représente et légitime à la fois. Et ce que l’on dit sur le sexe est aussi, en même temps, affirmation sur le genre. Le sexe comme le fait d’être humain est un phénomène contextuel.

3-LA QUEER THEORY COMME ESPACE RADICAL

Le mouvement queer est l’extrême de la contestation issue des gender studies. Le terme de queer signifie « étrange », « louche ». Le queer c'est le « tordu » qui s'oppose au normé, au straight, à l'hétérosexualité.
Le discours queer s'en prend directement aux « contraintes » de la normalité. En tant que minorité, le mouvement queer n’a pas le projet de « s’assimiler» à la culture majoritaire mais plutôt d’attaquer le centre de celle-ci.

La doctrine queer dénonce le présupposé « hétérosexiste » des discours sur la différence.
L’ouvrage clé est celui de Judith Butler, Trouble dans le genre , ouvrage largement répercuté par les médias. Une référence de fond en est Michel Foucault : nous sommes assujettis, c’est-à-dire constitués en tant que sujets par le pouvoir. La notion de «genre» a été construite selon les présupposés «hétéro-sexistes» dominants. Il s'agirait de créer un nouveau paradigme anthropologique qui ne serait plus assujetti à « l'hétérosexualité obligatoire», et de « déterrer les présupposés les plus tenaces concernant le caractère naturel ou évident de l'hétérosexualité » .
Judith Butler relate sa traque de la « présomption d’hétérosexualité » dans la littérature féministe comme dans la culture dans son ensemble.
Apporter du trouble dans le genre, c’est prendre appui sur l’exception pour penser
la règle. « Le travesti est notre vérité à tous. Il révèle la structure imitative du genre lui même. Tous, nous ne faisons que nous travestir, et c’est le jeu du travesti qui nous le fait comprendre.»
La méthodologie queer ne se réclame pas d’une identité particulière, mais d’un
mouvement de remise en cause des identités, considérées comme normatives
. «Dès lors, rien ne nous autorise à penser que les genres devraient s’en tenir à deux.» Dans des positions extrêmes, il ne s’agit même plus d’utiliser cinq genres ou plus, mais de sortir de toute catégorie « genrée » socialement instituée. « Le genre lui-même est un artifice libre d’attaches, en conséquence homme et masculin pourraient désigner aussi bien un corps féminin qu’un corps masculin ; femme et féminin autant un corps masculin qu’un corps féminin.»

Butler analyse la dialectique entre sexe et genre dans une visée où ces deux domaines font également jouer des effets de norme et d’influence réciproque. Le genre n’est pas choisi. Il s’impose comme une essence intérieure, comme une attente « qui finit précisément par produire le phénomène tant attendu » L’attente d’une essence genrée produit du genre. Et la remise en cause de cette attente ne peut que troubler le genre. Le genre est performatif, parce qu’il crée par le discours, et se soutient de la répétition de rituels qui concernent le corps lui-même. Ce qui est perçu comme «interne » est en fait produit par certains actes corporels. La sexualité dans sa pratique devient un espace essentiel de transformation du genre. D’où une théorie du psychisme où l’intériorité devient une pure métaphore,et où l’acte– que ce soit l’acte de langage ou le rituel– est fondateur.
Le corps lui-même n’est pas une réalité donnée. Qu’est le corps, au-delà de l’aspect « genré » des vêtements qui le recouvrent ?
Qu’en est-il du corps perçu d’un transsexuel :homme ? femme ? homme devenu
femme ? « Au moment où nos perceptions ancrées au quotidien échouent, lorsqu’on n’arrive pas à lire avec certitude le corps que l’on voit, c’est précisément que l’on n’est pas sûr de savoir si le corps perçu est celui d’un homme ou d’une femme ».
Certains adeptes du «transgenre» refusent même le substantif de «transsexuels» qui réduirait leur problème intime à une question médicale ou psychique.
Ces aspects marginaux des gender studies indiquent le refus des limites du roc biologique énoncé par Freud. La référence aux situations limites – le transsexualisme – permet de présenter comme virtuels les cadres anatomiques.
«Troubler » le genre, c’est donner un caractère de réalité à des corps considérés jusqu’ici comme virtuels, et conférer en même temps un caractère d’irréalité à ce qui fut naturel.

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Message par Lotfi le Mer 4 Avr 2012 - 11:05

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La problématique du «genre»

DOC PUBLIÉ PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE

V. RÉFLÉCHIR SUR LES OPTIONS PHILOSOPHIQUES FONDAMENTALES DE LA GENDER THEORY

CONSTRUCTIVISME ET IDÉALISME
Tout est culturel, tout est construit. Le réel n’a pas de portée en dehors de sa représentation. L’idée et la puissance de la représentation sont au premier plan, faisant fi du corps comme donné. Certains outils de la philosophie analytique sont utilisés : les problèmes philosophiques y sont essentiellement des questions linguistiques,dans une opposition avec toute ontologie. On portera l’accent sur la « performativité » du genre, au sens où Austin conceptualisa les « actes de langage» : le genre est créé par le langage ; c’est donc au langage de le déconstruire. Si les féministes américaines se sont emparées de cette notion de gender comme d’un cheval de bataille, c’est qu’il leur fallait faire exploser la notion de sex, qui semblait massive dans la langue anglaise (beaucoup plus vaste que dans la langue française).
En français, le terme de «genre» est entaché d’ambiguïté car il renvoie avant tout au genre grammatical, mais cette ambiguïté souligne le rapport particulier au langage des théoriciens du genre, qui font de la langue une arme politique.

UN DUALISME ANTI-NATUREL
La seule relation qui soit concevable entre nature et culture est d’opposition, dualité. « C’est par la séparation de l’esprit et du corps que s’engage au même instant la dynamique de l’égalité des sexes».
Les théoriciens du «genre» choisissent, dans un «postulat méthodologique», de ne pas s’intéresser au corps comme donné, comme une «réalité préalable», mais comme effet réel «des assignations normatives». Le sexe n’est pas moins que le genre un produit social. Le concept de nature n’est pas nié, mais ignoré comme non opérant. Il est quasi forclos. Il est l’ultime aboutissement de l’aphorisme de Descartes parlant des hommes «maîtres et possesseurs de la nature».Il s’agit de soumettre une nature
dont l’homme lui-même, son corps en particulier, est un élément en tant que partie soumise. Laqueur identifie l’émergence de la question de la nature avec le mouvement des Lumières. Chez Rousseau, comme d’autres, ce concept fonctionne comme concept limite permettant de penser l’ici et maintenant du social. Le naturel est, dans les théories du genre, au contraire, une notion repoussoir. Il est ce point originaire sur lequel le sujet détient quelque pouvoir, et qu’il s’agit de dénoncer comme instrument de politique adverse, sans se laisser atteindre par lui.

UN ÉLOGE DU NEUTRE
« La catégorie même de sexe disparaîtrait, voire s’évanouirait, si l’hégémonie hétérosexuelle était perturbée et renversée». Le modèle foucaldien – et deleuzien – prévaut sur le modèle psychanalytique.
Certains auteurs de la gender theory repoussent violemment la psychanalyse, à qui ils reprochent sa volonté de promulguer une «distinction très nette entre différentes formes d’amour en fonction du sexe des partenaires » . La causalité psychanalytique est perçue comme une violence faisant entrer le sujet dans le moule hétérosexué.
Le sujet désirant n’est alors pas structuré par la sexuation. Il est mené par les pulsions et les désirs partiels. Les structures anhistoriques de sexuation sont considérées comme un impératif symbolique à rejeter, afin de prôner la prééminence de l’expérience et du vécu, comme «dépassement des structures sociales incorporées ». De fait, le monde psychanalytique est aujourd’hui divisé : beaucoup de collègues évitent d’aborder la question «piégée» de l’homosexualité, où ils risquent d’être accusés d’homophobie. Il est difficile aujourd’hui d’évoquer, même d’une manière nuancée, la part de difficulté ou de souffrance psychique en relation avec l’orientation homosexuelle.

UNE GÉNÉALOGIE DES POUVOIRS
La déconstruction du genre s’appuie sur une enquête généalogique, de type nietzschéen, remise au goût du jour par Michel Foucault, où sont dénoncées les racines de « l’hétérocentrisme » comme système de pouvoir.
Les religions, ainsi que certaines approches anthropologiques comme celle de la psychanalyse, sont stigmatisées par les gender studies comme soutenant l’ordre ancien de domination. La pensée structuraliste, notamment lacanienne, est perçue comme un avatar du naturalisme. En effet, si le structuralisme accorde une importance essentielle au langage, comme dans les gender studies, c’est pour en déduire des invariants anthropologiques, ce que les théoriciens du genre ne sauraient accepter.
La haine de la psychanalyse de certains fait place chez d’autres à un dialogue
critique, chez Butler par exemple
. Cette dernière s’évertue à dénouer la psychanalyse de ses attaches structuralistes, en dénonçant ses présupposés patriarcaux et hétérosexistes. Les structures élémentaires de la parenté, livre de Lévi-Strauss, est particulièrement visé, car pris comme « une bible par des auteurs hostiles aux revendications gays».
La dynamique de l’altérité en tant que productrice de sens est considérée comme
aliénante. Le sociologue Luc Boltanski définit la distinction entre " les aliénations génériques" inévitables, liées à la condition humaine (la différence des sexes, la vieillesse, la mort), et « les aliénations spécifiques », liées à la classe sociale et aux injustices historiques .
Les aliénations génériques d’autrefois deviennent, dans la gender theory, des aliénations spécifiques contre lesquelles il convient de se révolter.

La généalogie des pouvoirs engendre prospective de l’évolution des genres, dans un modèle de darwinisme social. Les formes les plus viables et les plus adaptées de relations affectives et sexuelles sont considérées comme celles qui devront s’imposer. «L'hétérocentrisme» est considéré comme un moment de l'histoire inadapté, destiné à être dépassé dans une forme
d'évolutionnisme social.


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Message par Lotfi le Mar 10 Avr 2012 - 14:45

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La problématique du «genre»


DOC PUBLIÉ PAR LE SECRÉTARIAT GÉNÉRAL DE LA CONFÉRENCE DES ÉVÊQUES DE FRANCE


VI. CONCLUSION : RÉPONDRE À LA GENDER THEORY

L’essentiel n’est pas de débattre subtilement des théories du genre, mais de percevoir leur influence déstabilisante sur la culture postmoderne.
Il faut d’abord souligner qu’elle est élaborée par des penseurs de qualité qu’il faut écouter, dans leurs réflexions, pour une part, mais une part seulement, pertinentes, sur le côté non évident des affirmations concernant le genre, justifiant souvent, mais pas toujours, des systèmes de domination.
Je vais tenter de reprendre deux aspects de la théorie du genre qui appellent une réponse du monde chrétien.

LA QUESTION DU POUVOIR ET DE LA VOLONTÉ DE PUISSANCE

Dans la vision de la gender theory, tout est pouvoir. Si les relations entre hommes et femmes ne sont que rapports de force, le pouvoir se déploie même au coeur du psychisme. La théorie butlerienne est celle d’un sujet formé par le pouvoir, assujetti disait Foucault, et dépendant du pouvoir dans sa trajectoire. Il est même «la modalité du pouvoir qui se retourne contre elle même Le sujet, formé par le pouvoir, est aussi, essentiellement, exercice du pouvoir, qui permet de lutter contre le pouvoir qui l’a formé. La matrice libidinale du sujet, fortement sexuée de la psychanalyse, fait place au fluide du pouvoir, en soi neutre. Le pouvoir n’est pas marqué par le manque. Il est pure force. Le sujet du gender est un sujet de l’immanence et de l’autoproduction. Ce n’est pas un sujet herméneutique qui se penche sur ses déterminations passées, produisant des possibilités en avant de lui-même dans un telos autarcique.
Le fond nietzchéen de ces discours, exclue, comme l’exprime Judith Butler, toute philosophie du sujet. L’identité, sans cesse mouvante, est référencée au langage. « Autrement dit, ce qui est signifié en tant qu’identité ne l’est pas à un moment précis après lequel cette identité serait simplement là,telle une pièce inerte du langage substantiel ». Elle se refuse cependant à un point de vue existentialiste de la constitution de soi, qui renouerait avec une structure prédiscursive de soi.
L’identité se détermine dans une pratique signifiante : le sujet se construit comme les effets d’un discours comportant des règles et qui s’insère dans les actes signifiants, courants et ordinaires, de la vie linguistique.
Les règles qui gouvernent l’identité s’appliquent dans la répétition de l’agir, et les conditions du" je" sont structurées par la matrice de l’hétérosexualité obligatoire.
« Toute signification se fait dans l’orbite d’une compulsion à la répétition. » Les rituels de la vie sont les enfermements du genre. Mais, les rituels de la sexualité peuvent devenir une libération de l’emprise du genre. Dans cette référence constante à l’agir, le discours est donc explicitement et uniquement sur le registre militant, qui vise à faire bouger une ligne de front plus qu’à dire un « vrai».

Quelle alternative à cette pensée du pouvoir ?

S’il ne s’agit pas de nier les effets de pouvoir dans les relations intersubjectives, ou dans le monde social, il faut réaffirmer l’essentielle complexité de ces relations : le désir humain n’est pas seulement lieu de pouvoir, mais est aussi marqué par l’appel à l’autre qui est désir de reconnaissance.
La dimension intersubjective est tout autant créatrice du sujet, que les effets de pouvoir. Et le sujet est pris, dès l’origine, dans une matrice d’altérité.
Les effets de genre eux-mêmes, que nous n’avons pas à nier, s’ils sont infiltrés par le pouvoir, la rivalité et l’envie, sont aussi le siège d’une praxis vivante de la différence qui ne s’ordonne pas seulement à des hiérarchies patriarcales, mais à une dynamique de l’ouverture à l’autre.
Il est essentiel de souligner combien le temps passé n’était pas seulement constitué par l’horreur de l’emprise patriarcale, mais combien il était aussi siège d’une histoire qui n’était pas figée, où hommes et femmes ont construit ensemble des relations amoureuses, parentales, éducatives qui avaient du sens et de la saveur, malgré leurs limites.
Par ailleurs, la dénonciation sans nuance des pouvoirs anciens introduit la mise en place de pouvoirs nouveaux. Ces théories valident en réalité, au niveau individuel, des stratégies de pouvoir et d’emprise dans la vie affective et sexuelle. Si les anciens pouvoirs sont à renverser, de nouveaux pouvoirs sont émergeants . Dans ce qui deviendrait le gigantesque marché de l’auto fondation sexuelle, les plus intelligents, les plus malins, ou les plus séducteurs auront les coudées franches.
La compétition narcissique est à l’ordre du jour dans la sexualité, et dans la politique de la sexualité.
Nous avons à mettre en valeur, avec un vocabulaire issu de l’anthropologie, et des sciences humaines, plus audible aujourd’hui, un discours sur les différences comme lieu d’humanisation et de réalisation du sujet. Comme le souligne Sylviane Agacinski, nous avons à penser une différence qui ne soit pas inégalité. Elle propose une philosophie de la mixité qui rompt à la fois avec les modèles masculins et certains aspects du féminisme.
Critiquant Simone de Beauvoir, Sylviane Agacinski affirme l’urgence, pour les femmes, d’abandonner l’opposition entre «destin biologique» et« liberté ». La maternité devient ici une expérience privilégiée de la responsabilité et un modèle universel d'ouverture à l’autre .
L’Église détient dans sa tradition bien des aspects d’une défense de ce qui unit hommes et femmes, dans une perspective où la différence n’est pas ce qui prime mais qui se configure à une recherche d’unité.

LE REFUS DE L’HÉTÉROCENTRISME

Plus loin que la remise en cause du patriarcat, une des dérives de ce type de théorie est bien celle de la remise en cause de l’hétérocentrisme, comme système supposé d’oppression. La question de fond est la guerre des sexes, assez présente aux USA, un peu moins en Europe. Le «modèle» hétérosexuel apparaît trop marqué, trop vecteur de discrimination. Le rejet de l’hétérocentrisme est lié, plus ou moins consciemment, à la remise en cause profonde du sujet hétérosexuel masculin.
La culture moderne, en tout cas dans le monde intellectuel-médiatique, n’arrive plus à montrer, ou à penser, des manifestations de masculinité qui ne soient emprunts de machisme.

Un autre enjeu très concret de la gender theory est bien de se débarrasser de la différence comme moteur d’appel à l’altérité, par des systèmes d’autoproduction du sens. L’autocréation continuelle fuit ainsi le drame existentiel qu’est l’homosexualité, qui est retourné, récupéré en drame bien plat de l’homophobie et de l’imposition de normes insupportables. Le sujet de la fuite en avant est un sujet sans passé. Il n’est plus assujetti à une herméneutique étouffante, et se voit structuré par le corps, par « les désirs, les plaisirs », qui ne sont pas des « éléments isolés de la personnalité mais la structure même – ou l’une des structures – du rapport au monde».

Certains aspects de la théorie du genre, sont en écho avec notre modernité qui met à distance tout code interprétatif pour coller à une psychologie sans profondeur où l’on se méfie de la mémoire. Le but est d’effacer l’universel, de subvertir l’arrogance du concept, pour faire l’éloge de la singularité et de la multiplicité, de mettre en valeur une posture esthétique de sa propre existence, et des plaisirs du corps, contre les dispositifs de la sexualité perçus comme d’abominables normes.

Quelle alternative opposer à ce refus ?

L’urgence est donc, pour le monde chrétien, mais surtout pour ceux qui considèrent la différence comme vecteur de sens et d’humanisation, de soutenir une réflexion sur une approche du masculin et du féminin décantée des hiérarchies anciennes.
Nous devons dénoncer le déploiement de ce qui se présente comme une positivité, supposée innocente, souvent énoncée comme pur jeu de la singularité subjectale, s’opposant aux normes soit-disant violentes.
La «norme» hétérosexuelle n’est pas seulement statistique ou engendrée par l’oppression. Elle est l’expression collective de singularités qui se réalisent dans l’altérité qui leur est donnée.

Nous avons à redire l’homosexualité comme drame, drame qui n’est pas simplement le résultat de l’homophobie ambiante, mais une difficulté et une souffrance existentielle et psychique. Nous avons à exprimer le fond de blessure de bien des trajectoires homosexuelles, sans, bien entendu, identifier le sujet homosexuel à cette blessure. Il s’agit de combattre l’innocence affichée de la création performative du genre, pour en montrer les aspects cachés qui sont la mise en place de nouveaux réseaux de pouvoir, d’autant plus difficiles à saisir qu’ils ne sont pas institutionnels, et se réclament de la rhétorique de la position victimaire. Nous pouvons ainsi défendre l’idée que la fuite en avant n’est que l’envers de l’attachement trop rigide aux traditions. Pour ce faire, nous avons à réhabiliter une forme de mémoire, où des données issues du monde où la différence des sexes avait, et a encore, un sens, en les détachant d’une hiérarchie qui les motiverait.

La réflexion sur la masculinité est,en ce sens, essentielle La déconstruction actuelle du masculin en est un symptôme majeur : dans une culture patriarcale où tout se référait au masculin, celui-ci n’était pas l’objet d’une réflexion particulière, dans la mesure où il demeurait dans une position de référence, comme axiomatique.

Dans notre culture où le masculin est déconstruit, nous avons à le penser
enfin. Qu’est le sujet masculin dans son rapport au temps, aux femmes, aux autres hommes, à la transmission, à la transcendance?
Qu’en est-il d’un sujet masculin dans une culture où l’égalité entre hommes
et femmes n’est plus à remettre en question? Peut-il s’ancrer dans l’existence autrement que dans un pacte d’arrachement au féminin, ou dans une posture dépressive face à l’évidence du féminin ?
Sans doute, comme je l’ai déjà évoqué, le langage et le vocabulaire sont ici essentiels : le terme de loi symbolique – s’il rend compte d’une réalité à laquelle j’adhère pleinement – ne peut plus, par exemple, être entendu par nos contemporains. Nous avons à énoncer, d’une manière nuancée, ces polarités, plus que ces différences binaires, du masculin et du féminin, dans une dialectique ou les deux s’appellent sans s’exclure, sous le régime d’une altérité qui n’est pas écrasante mais appelante.

L’écoute, l’accueil, la valorisation de la mise en forme relationnelle du côté du féminin ne sont pas nécessairement passivité ou soumission. La tension hors de soi, l’appétit d’espace, l’amour du langage social du côté du masculin, ne sont pas seulement l’expression d’une verticalité écrasante et ne sont pas incompatibles avec une forme d’accueil de l’autre et d’écoute. Ces polarités, masculines et féminines, n’excluent pas les rapprochements et même les incursions dans le territoire de l’autre. Elles sont souples, et génèrent des différenciations non enfermantes et réductrices. Elles sont sources de vie.

L’enjeu est primordial : si nous basculons dans un monde où n’existeraient que l’autodéfinition pour chacun de trajectoires singulières du genre, qu’en sera-t-il du rapport à la sexuation ? D’un côté peut se développer, de plus en plus, la recherche éperdue des plaisirs, dans une perte irrémédiable de la rencontre ; d’un autre côté, le désarrimage vis-à-vis du modèle hétérosexuel peut amener une exacerbation de ce que l’on a appelé la guerre des sexes. Dans ce dernier cas, c’est souvent vrai dans les séparations, le monde de l’autre sexe devient globalement objet de haine ou de dérision.
Une autre possibilité, que je garde bien sûr pour la fin, est celle de réinventer un jeu vivant de la différence, tenant compte de la liberté actuelle, différence qui ne serait plus perçue comme imposée par une
verticalité institutionnelle, mais renouvelée comme objet à recréer par les femmes et les hommes
. Ce jeu dynamique de la différence permettra sans doute de retrouver ce qui est aujourd’hui, pour partie, perdu :
c’est dans cet appel d’air que l’avenir pourra se creuser de nouveau, qu’un désir de transmission pourra se réinitier
.


Fin du Document

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Message par Lotfi le Dim 9 Sep 2012 - 1:10



L'enseignement des théories du genre : une dérive dangereuse", par Mgr Ginoux

C'est par l'introduction de cours sur les théories du genre (gender), à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po) que l'on voit le développement de ces idées. Mais plus surprenant est leur introduction dans les programmes scolaires des classes de première en SVT (Sciences de la vie et de la terre). La réflexion qui suit s'efforce de situer les enjeux de ces théories


Lorsque, en 1949, Simone de Beauvoir, publie Le deuxième sexe, le lecteur peut lire cette phrase aujourd'hui bien connue : « On ne naît pas femme, on le devient ». A cette époque elle n'eut pas grande portée sinon chez les intellectuels « branchés » et dans le courant féministe. Depuis, essentiellement aux Etats-Unis, ce courant féministe s'est considérablement développé et un nouveau féminisme est allé plus loin à la fin du XXè siècle. Ces analyses affirment que le combat pour l'égalité des sexes ne s'est pas affranchi de l'identité sexuelle et reste donc dans un concept de domination de l'homme, elles expliquent que c'est le milieu, la culture qui vont déterminer le « genre ». Ce mot « genre » permet de ne pas lier le « sexe » et le rôle que la société imposerait au « féminin » ou au « masculin ».

En très bref résumé cela voudrait dire que chacun, selon sa volonté, se construit, chacun s'invente et peut avoir des choix alternatifs de sexualité. Ces théories s'inscrivent dans la pensée que la nature, le donné sexué serait une contrainte dont la société post-moderne doit se libérer. L'une des grandes théoriciennes de ces études sur le genre ( « gender studies ») est Judith Butler dont le livre(1) paru aux USA en 1990 a été traduit en français en 2005. Une interview de l'Express du 6 juin 2005 donne la pensée de l'auteur : la masculinité et la féminité sont une construction sociale, nous apprenons dès l'enfance à jouer un rôle, à assumer la fonction « homme » ou la fonction « femme ». Cette analyse conduit donc à reformuler sa propre identité et à la remettre en question.


Les conséquences de ces approches de l'identité sexuelle

Il faut d'abord reconnaître que, effectivement, la culture, ce qui est acquis, participe à la construction de notre sexualité mais le refus de l'inné est un radicalisme de la pensée qui affirme que s'il n'y avait pas « un concept de femme, les femmes ne seraient pas opprimées ». Il est bien vrai que la condition féminine a subi et subit encore beaucoup trop des dominations mais peut-on en voir la cause dans le concept de femme? Nous sommes là dans l'idée, dans l'abstraction. Pour nos théoriciennes il faut déconstruire ces principes.

Il y a là une grave question pour la société. Le refus de la différence homme/femme laisse chaque personne décider de ce qu'elle est : il n'y a plus un donné avec lequel nous apprenons à vivre, il n'y a donc plus de création : je me crée selon mon inspiration pour prendre la fonction, le rôle social que je veux. Il y aurait donc toute possibilité de couple, toute forme d'union, tout mariage possible


Comment une société peut-elle se fonder sans cette distinction homme/femme ?

De nombreux psychologues, philosophes, sociologues ont répondu que c'était une vue de l'esprit. Mais il y a encore à expliciter davantage la place du créé dans notre humanité.
De ces théories vient aussi l'affirmation d'un « droit à l'enfant » reconnu pour toutes les personnes qui le souhaitent. Cette revendication favorise évidemment la libéralisation de la gestation pour autrui (ou mères-porteuses) de toutes les techniques de procréation médicalement assistée et des adaptations nécessaires des lois.
Il est facile de voir qu'une autre de ces conséquences est la déconstruction de la famille puisqu'elle n'est plus fondée sur la relation entre un homme et une femme et la procréation. Dans cette pensée la famille est à construire selon la situation de chacun. Bien entendu le rôle maternel est indifféremment porté par un homme ou une femme. Toute la question de la filiation est donc en jeu et l'on peut se demander comment structurer la psychologie des enfants dans un tel contexte. Il faut simplement souligner que, précisément, la volonté exprimée est de ne pas construire la personnalité de l'enfant.


Le questionnement
Ce sujet est grave et pose les principes d'une société qui, refusant la nature et donc la création, fait de l'être humain son propre créateur, se choisissant sa sexualité et organisant son mode de vie à partir de ce choix. Il est abusif de le lier à la dignité de la femme et à sa reconnaissance. C'est la dignité de toute personne humaine qui fonde une société. Lorsque les manuels scolaires conduisent les élèves vers des voies dangereuses nous avons à réagir : c'est aussi notre liberté et l'Enseignement catholique ne peut accepter d'être contraint dans ses choix éthiques.
Il est donc urgent de réfléchir à ces questions, d'autant que, par le biais de l'ONU, les Organisations non gouvernementales vont être obligées de les valider dans leur programme. Pour nos enfants, pour la santé de nos sociétés et pour le sens de nos vies nous avons à refuser cette nouvelle forme de dictature.


http://www.eglise.catholique.fr/eglise-et-societe/famille/l-enseignement-des-theories-du-genre-une-derive-dangereuse-par-mgr-ginoux-12095.html
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Message par Lotfi le Mer 29 Jan 2014 - 13:37

De l’aspect profondément religieux du Gender et des LBGT


Ces derniers temps, nous assistons – éberlués – à un déferlement d’orientations sociétales plus ahurissantes les unes que les autres pour tout individu un tant soit peu sain d’esprit :

- promotion de toutes les formes de sexualités déviantes (adultère, polygamie, homosexualité, transsexualité,…) dans les médias, dans l’éducation, dans les arts, dans le monde professionnel ou dans la publicité,

- autorisation du mariage civil des invertis,

- introduction à l’école de la théorie du « Gender » selon laquelle les enfants ne seraient pas sexués dès leur naissance et pourraient « choisir » la sexualité ou le sexe qui leur convient,

- omniprésence du lobby LGBT (Lesbiennes/Gays/Bi/Trans) auprès du Gouvernement pour influer sur les lois à faire évoluer.

Ce mouvement est à la fois mondial, apparemment subit, mais paradoxalement sûr de lui et déterminé : il ira jusqu’au bout de sa folie.

Il se trame donc quelque chose. Quelque chose d’anormal. De louche. D’occulte. Qui échappe au sens commun.

Mais tenter de l’expliquer rationnellement semble bien difficile. D’où cela vient-il ? Uniquement du sacro-saint principe « d’égalité » que proclame la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ? Il suffit de constater le fanatisme absolu des sinistres Peillon et Vallaud-Belkacem à appliquer ces dispositions pour en douter.

La raison profonde qui motive ces gens est en réalité religieuse. Le fond de l’Histoire est en effet toujours religieux, comme l’affirme Pierre Hillard avec sagesse. Elle s’explique par la recherche de l’Unité primordiale, propre à tout être humain. Mais elle a deux directions radicalement opposées. Voici quelques éléments de réflexions :

1) La recherche de l’Unité selon le Christianisme

Le grand penseur contre-révolutionnaire catholique aux inspirations teintées d’ésotérisme Joseph de Maistre va nous aider à comprendre (cf. sa biographie par Jean-Marc Vivenza) :

- Dieu n’est pas un Etre sexué. Il rassemble en Lui toutes les perfections de façon unie. Ainsi, Il est tout à la fois Juste (notion plutôt virile) et Miséricordieux (notion plutôt féminine).

- Au jardin d’Eden, Adam, le premier Homme, était parfaitement uni à Dieu et possédait donc ces qualités masculines et féminines en lui. La naissance d’Eve de sa côte a dissocié cette unité métaphysique en 2 personnes devant s’unir. Le péché originel brisera, à la fois spirituellement et physiquement, cette unité.

- Dieu s’est incarné en Jésus-Christ pour racheter la faute d’Adam et les péchés de tous ses descendants, afin de restaurer en Lui l’Unité primordiale perdue. Cf. Jean 17.22-23 : « Je leur ai donné la gloire que tu m’as donnée, afin qu’ils soient un comme nous sommes un – moi en eux, et toi en moi – afin qu’ils soient parfaitement un, et que le monde connaisse que tu m’as envoyé et que tu les as aimés comme tu m’as aimé. »

- Dans l’au-delà, les êtres ne seront plus sexués, puisque la reproduction ne sera plus nécessaire (cf. Luc 20 – 34, 36 : "Les enfants de ce siècle prennent des femmes et des maris ; mais ceux qui seront trouvés dignes d’avoir part au siècle à venir et à la résurrection des morts ne prendront ni femmes ni maris. Car ils ne pourront plus mourir, parce qu’ils seront semblables aux anges, et qu’ils seront fils de Dieu, étant fils de la résurrection.").

Ainsi donc, pour les chrétiens, le retour à l’Unité entre l’Homme et Dieu passe par l’Union avec le Rédempteur et Messie Jésus-Christ, qui seul peut réparer la blessure due au péché originel. Et sur Terre, l’homme – pleinement homme – doit s’unir à une femme – pleinement femme – dans une parfaite complémentarité (excepté l’ecclésiastique qui s’unit directement à Dieu), fusionnant physiquement à travers leurs enfants.

2) La recherche de l’Unité selon l’Humanisme athée

L’athée, lui, ne croit ni en Dieu, ni en l’au-delà. Il rejette les dogmes de toutes les religions, à commencer par celui du Péché originel. Ses pensées sont purement matérialistes. Se considérant sans faute, il n’a besoin de personne au-dessus de lui. Ni Dieu ni Maître. Ou plutôt : il est lui-même son propre Dieu et son propre Maître.

Il reste cependant un être humain, et recherche donc, consciemment ou non, l’Unité primordiale. Non pas au Ciel auquel il ne croit pas parce qu’il ne le voit pas, mais l’Unité sur Terre, autrement dit le Paradis sur Terre (conception communiste).

Cette recherche de l’Unité ne peut passer que par la fusion avec les autres humains qui l’entourent (appelée "solidarité" ou "vivre-ensemble"), et notamment :

- la fusion spirituelle, via les dogmes de la Tolérance et de la Démocratie : toute vérité est relative, chacun en possède une partie, les mettre en commun par le « dialogue » au sein d’un syncrétisme universel devient donc une nécessité vitale… tout comme écarter – violemment si besoin - ceux qui prétendent connaître une vérité supérieure ;

- la fusion spatio-temporelle, via la suppression de toutes les frontières et l’abolition de la propriété privée ;

- et très logiquement, la fusion sexuelle, aussi bien intellectuellement que physiquement.

Ainsi donc, les Lesbiennes / Gays / Bi / Trans deviennent un enjeu spirituel fondamental.

En effet :

- Une lesbienne est une femme qui fusionne en elle des désirs, des attitudes et des pensées purement masculins pour posséder une autre femme ;

- De même, un sodomite fusionne en lui des concepts purement féminins avant d’accepter de se faire dominer par un individu du même sexe ;

- Dans cette logique, le bisexuel est encore un cran au-dessus : il fusionne parfaitement dans son esprit des désirs tant masculins que féminins et les dispense autour de lui sans aucune forme de discrimination ;

- Mais la quintessence de la fusion sexuelle, c’est-à-dire l’Unité retrouvée, vit dans le transsexuel, non seulement spirituellement, mais encore physiquement. C’est un homme-femme parfait. Et c’est ce vers quoi doit tendre l’Humanité tout entière pour se régénérer. Pas étonnant qu’ils soient tant choyés aujourd’hui.

- Dans cette optique, l’orgie, très pratiquée chez nos "élites", est une autre forme de fusion sexuelle à caractère religieux sous-jacent.

Ainsi, la théorie du Gender n’est rien d’autre qu’une préparation scolaire mentale permettant de gravir progressivement les échelons LGBT vers l’Unité du genre humain.

On comprend dès lors que les « LGBT » ne sont pas un simple « lobby » comme un autre. Nichés au cœur du Système républicain, ils représentent l’aboutissement religieux ultime de la recherche de l’Unité athée sur Terre. Et le rôle de Caroline Fourest n’est par conséquent pas celui d’une simple journaliste militante : c’est au contraire celui d’une Grande Prêtresse de la religion humaniste – ses amies FEMEN en étant les apôtres.
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Message par Lotfi le Mer 29 Jan 2014 - 21:31

Les Misères de Caroline Fourest


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Caroline Fourest disait ceci : "Les Femen portent les espoirs déçus d'une génération"

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Message par Maud le Mer 29 Jan 2014 - 21:42

Les Femen portent les espoirs déçus d'une génération"

Elles osent dire cela pour se déculpabiliser de toutes les horreurs qu'elles font  diablo 
Et cette journaliste qui les défend !
 Shocked 

 Prends pitie 

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Message par Lotfi le Mer 29 Jan 2014 - 22:41

Tout à fait.
Parfois une excuse est pire que le péché
.
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Message par Stef54 le Sam 1 Fév 2014 - 0:45

Bonsoir,

Une petite note concernant cette théorie.....

J'ai deux enfants. L'un est un garçon, l'autre une fille.

Sans faire quoique ce soit, c'est à dire sans les inciter à être, je les laisse vivre leur vie, seulement les recadrer lorsqu'ils font des bêtises, et bien la dernière fois que je les ai vu jouer, j'ai bien vu la différence entre un "mâle et une femelle"....Excusez-moi le terme, mais si je considère que mes enfants sont naturellement bien conçus, alors il existe une différence notoire dans leur comportements !!!!

Maintenant, qu'un trait de caractère efféminé chez mon ptit gars ou un trait masculin chez ma ptite gonzesse, puisse apparaître, c'est pas méchant car c'est le caractère qui s'affirme et je pense que cela est normal.

Mais de là à dire qu'ils deviennent homme-femme ou femme-homme.....Je ne le pense pas. A moins que des personnes accentuent leur savoir sur eux.....Mais là, c'est influencer la nature et je ne saurais dire comment je réagirais face à cette violation de l'individu.

Bref, à se masturber le cerveau, on en vient à vivre dans la connerie pure !
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Message par Malou le Sam 1 Fév 2014 - 1:03

Théorie du genre: décrypter les éléments non scientifiques dans les manuels

Publication de la Fondation Lejeune à l'adresse des lycéens


Rome, 1 février 2014 (Zenit.org) Anita Bourdin

La Fondation Jérôme Lejeune publie un "Livret Théorie du genre" à destination des lycéens, pour, notamment, "décrypter les éléments non scientifiques dans les manuels" scolaires. Stéphanie Fleury, responsable bioéthique à la Fondation Jérôme Lejeune présente cet instrument de décryptage très efficace.


Zenit - Pourquoi un tel livret et pour qui ?

Stéphanie Fleury - A l’heure où la théorie du genre fait polémique à l’école, la Fondation Jérôme Lejeune informe les parents et les jeunes des lycées qu’un livret gratuit « Théorie du genre et SVT : décryptage des manuels de 1ère » est à leur disposition. Ce document a été publié de 2012. Il vise à décrypter les éléments non scientifiques dans les manuels de SVT en classe de Première.

Il s’adresse donc d’abord aux lycéens. Ceux qui l’ont lu ont apprécié le ton "ni trop ni pas assez technique", l'organisation simple des chapitres et la présentation pédagogique. De manière générale, ce livret s'adresse à toutes les personnes désirant promouvoir les valeurs de la vie et pouvant servir de relais de transmission, et donc tout spécialement aux parents et éducateurs.

Quels sont les points essentiels de ce décryptage ? Comment l'utiliser sans justement enseigner la théorie du genre ?

La Fondation Jérôme Lejeune propose une enquête argumentée et étayée sur le contenu et le sens du chapitre « Devenir femme ou homme » introduit dans certains manuels de SVT. L’éclairage est apporté par une analyse visant à faire la part des choses entre ce qui relève de la « science de la vie », légitime dans un manuel de SVT, et ce qui n’en relève pas. Le livret étudie les faits scientifiques et non-scientifiques évoqués dans les manuels, les met en parallèle avec les exercices et commentaires et s’intéresse aux illustrations et à leurs légendes.

Vous avez déjà publié des livrets, sur quel thème ? Quel bilan ?

La Fondation Jérôme Lejeune a publié différents documents pédagogiques :

Le Manuel de Bioéthique des Jeunes depuis 2006. Ce Manuel explique des enjeux bioéthiques : le diagnostic prénatal, l’assistance médicale à la procréation, le diagnostic préimplantatoire, l’avortement, la recherche sur l’embryon, l’euthanasie et le don d’organes. Il a été diffusé à plus de 300 000 exemplaires. Des traductions espagnole, portugaise et anglaise sont déjà en circulation. Les traductions suédoise, slovaque et hongroise sont sur le point d’être finalisées. Le Manuel de Bioéthique des Jeunes s’exporte également hors de l’Europe avec des traductions en chinois en cours.

Eléments d’information sur le Téléthon a été édité en décembre 2013 pour répondre aux personnes qui s’interrogent sur l’utilisation des fonds récoltés par l’Association française contre les myopathies alors qu’elle soutient la recherche sur l’embryon et la sélection avant la naissance. Ce livret permet un véritable éclairage.

D’autres livrets sont en préparation, chacun sur une thématique particulière. Le prochain sortira au printemps et concernera la fin de vie.

Comment se le procurer ?


Le livret « Théorie du genre : décryptage des manuels de 1ère » est téléchargeable sur le site de la Fondation Jérôme Lejeune, ici: http://www.fondationlejeune.org/images/pdf/manuel-gender-fondation-lejeune.pdf

La version imprimée peut être commandée à l’adresse suivante : lesgratuits@fondationlejeune.org.

( 1 février 2014) © Innovative Media Inc.

http://www.zenit.org/fr/articles/theorie-du-genre-decrypter-les-elements-non-scientifiques-dans-les-manuels?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+zenit%2Ffrench+%28ZENIT+French%29


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Message par pax et bonum le Sam 1 Fév 2014 - 18:10

Un théoricien du genre devrait renoncer à manger des fruits pendant toute son existence.
Il devrait dire au jeune arbre planté:
"Maintenant,à toi de choisir tes fleurs et tu peux faire qu'il n'y ait que des éléments femelles dans tes fleurs ou des éléments mâles"
Il est évident qu'un tel arbre n'aurait pas de fruit et que le théoricien ne pourrait manger que des racines!
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Message par P12345 le Mar 11 Fév 2014 - 14:12

Je pourrais témoigner des souffrances qui ont jalonné mon parcours (avant que je ne revienne vers l'Eglise en 1997) dans une famille "militante" (féministe et gay), dans les milieu "gays" que je fréquentais dans ma jeunesse et plus globalement en 15 années de séjour dans une culture "nordique", plus niveleuse de différences sexuelles que la nôtre.

Ca pose notamment beaucoup de problèmes par rapport à cette différence fondamentale de la femme : pouvoir porter des enfants.
C'est une chose qui entraine d'autres spécificités féminines (tendances, préférences, endocrinologie,sensibilité...)bizarrement considérées par la modernité négatrice de différences comme des signes d'aliénations, un résidu du passé "oppresseur" ou pire une pathologie dont il faudrait guérir.
La "domination" patriarcale respectait cette différence féminine et offrait aux femmes une protection en correspondance avec leurs besoins (d'amour, de monogamie, de protection).

Les nouvelles formes de domination (rendues possibles notamment par les changements amenés par les féminismes dans le sillage de l'individualisme) sont bien plus aliénantes, totalitaires même, car elles privent la femme de cette protection. Or la femme en a besoin, c'est une spécificité de son âme, c'est même pour elle plus important que tout le reste. La femme a besoin de sécurité, d'appui, et de s'occuper des autres (malades, enfants, etc)
A ce sujet, il y a un excellent essai du médecin Gina Lombroso : "L'âme de la femme".

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Message par Malou le Mar 11 Fév 2014 - 19:41

Merci pour votre partage intéressant Philon !
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