Situation de mariés civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église?
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Situation de mariés civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église?
Quelle est la situation des gens mariés uniquement civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église ?
Il faut d’abord préciser que le problème n’est pas le divorce, mais le remariage, considéré par l’Eglise comme un adultère.
Je suppose qu’il faut donc comprendre la question ainsi: quelle est la situation de divorcés remariés, dont les deux unions sont purement civiles, vis-à-vis de l’Eglise.
A cette question, il faut répondre en distinguant deux cas.
Si les conjoints ne sont pas baptisés lors de leur union civile, cette union « devient » une union sacramentelle lors de leur baptême.
Si l’un des deux conjoints est baptisé, une union purement civile est assimilable à ce qu’on appelait dans les « bons milieux » du début du XXe siècle, une « aventure » (éventuellement durable, la question n’est pas là). Autrement dit, cette union n’a pas de caractère sacramentel. Sa rupture et une nouvelle union, tout aussi civile, n’entraînent pas de complication dans la situation canonique des intéressés.
Je dois préciser tout de même que je parle ici simplement de l’aspect juridique des choses. Il va de soi que ce vagabondage sentimental et pseudo matrimonial constitue un péché. Le tribunal ecclésiastique n’a pas à en connaître, mais le confesseur, si!
Riposte-catholique
Il faut d’abord préciser que le problème n’est pas le divorce, mais le remariage, considéré par l’Eglise comme un adultère.
Je suppose qu’il faut donc comprendre la question ainsi: quelle est la situation de divorcés remariés, dont les deux unions sont purement civiles, vis-à-vis de l’Eglise.
A cette question, il faut répondre en distinguant deux cas.
Si les conjoints ne sont pas baptisés lors de leur union civile, cette union « devient » une union sacramentelle lors de leur baptême.
Si l’un des deux conjoints est baptisé, une union purement civile est assimilable à ce qu’on appelait dans les « bons milieux » du début du XXe siècle, une « aventure » (éventuellement durable, la question n’est pas là). Autrement dit, cette union n’a pas de caractère sacramentel. Sa rupture et une nouvelle union, tout aussi civile, n’entraînent pas de complication dans la situation canonique des intéressés.
Je dois préciser tout de même que je parle ici simplement de l’aspect juridique des choses. Il va de soi que ce vagabondage sentimental et pseudo matrimonial constitue un péché. Le tribunal ecclésiastique n’a pas à en connaître, mais le confesseur, si!
Riposte-catholique
sylvia- Avec les anges
- Messages : 6631
Inscription : 22/01/2011
Re: Situation de mariés civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église?
Je suis dans le cas divorcée-remariée. Mon mari et moi vivons dans la continence... et nous sommes très heureux! Je pense que la prière aide, car je n'en souffre pas. Nous nous aimons peut-être mieux qu'avant....
Une chose que je n'envisageais pas du tout il y a 9 ans quand on s'est connus
Une chose que je n'envisageais pas du tout il y a 9 ans quand on s'est connus
Lorena- Avec l'Archange Gabriel
- Messages : 591
Age : 70
Localisation : 77
Inscription : 29/09/2011
Re: Situation de mariés civilement, puis divorcés, vis-à-vis de l’Église?
Bonjour Lorena
DU moment qu'il y a abstinence, sans plaisir charnel car même le fait de désirer l'autre est un péché, sans pour cela le toucher. J'espère que je n'ai pas choqué.
DU moment qu'il y a abstinence, sans plaisir charnel car même le fait de désirer l'autre est un péché, sans pour cela le toucher. J'espère que je n'ai pas choqué.
anlise- Contemplatif
- Messages : 1753
Inscription : 04/12/2009
Benoît XVI parle du mariage, et contre la cohabitation, le divorce...
Benoît XVI parle du mariage, et contre la cohabitation, le divorce et leur immense coût humain…
9 mars 2012 | Enregistrer sous: Jeanne Smits,points non négociables,Riposte Catholique,Rome | Publié par: Jeanne Smits
Une fois n’est pas coutume, je reproduis ci-dessous une information déjà parue sur l’internet francophone : des extraits du discours de Benoît XVI aujourd’hui à un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis qu’il a invités à défendre toujours plus et mieux l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la chasteté. Ce texte d’une force voulue ne pouvait être absent de ce blog. J’y ai apporté quelques nécessaires rectifications de traduction.
Cité du Vatican, 9 mars (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d’Amérique, concluant leur visite Ad Limina, auxquels il a parlé de la crise du mariage et de la famille, « et plus généralement de la vision chrétienne de la sexualité humaine ».
« Il est de plus en plus évident que le mépris de l’indissolubilité de l’alliance matrimoniale et le refus diffus d’une éthique sexuelle fondée sur la chasteté ont créé de graves problèmes sociaux, ainsi qu’immense coût humain et économique… On doit citer à ce propos les puissants courants socio-politiques qui poussent à modifier la définition légale du mariage. Les efforts de l’Eglise pour résister à cette pression comprennent une défense raisonnée du mariage comme institution naturelle consistant en la communion de personnes enracinée dans la complémentarité des sexes et orientée à la procréation. La différence des sexes ne peut être considérée comme secondaire dans la définition du mariage, et la défense de cette institution de dimension sociale relève en dernière instance de la justice. Il s’agit de sauvegarder le bien de la communauté toute entière, les droits des parents comme des enfants. »
Rappelant que les évêques lui ont fait part de leur difficulté croissante à communiquer l’enseignement de l’Eglise sur le mariage comme sur la famille, le Saint-Père déplore la diminution du nombre de jeunes qui recourent à ce sacrement.
« Nous devons reconnaître la déficience de la catéchèse de ces dernières décades, qui n’est pas toujours parvenue à communiquer le riche patrimoine de la doctrine catholique en matière de mariage, institution naturelle élevée par le Christ au rang de sacrement, ni la vocation des époux chrétiens au sein de l’Eglise comme de la société, ni ce qu’est la chasteté conjugale ».
« La préparation au mariage doit être revue pour insister sur l’aspect catéchétique dans l’exposé des responsabilités, sociales et ecclésiales, du mariage chrétiens. On ne saurait oublier le grave problème pastoral que représente la pratique diffuse de la cohabitation, comme si on oubliait qu’il s’agit d’un péché grave, sans parler de ses effets négatifs sur la stabilité sociale. »
Puis Benoît XVI a encouragé ses hôtes a fixer des normes pastorales et liturgiques claires « pour une digne célébration du mariage, qui doit manifester objectivement la morale chrétienne tout en étant sensibles aux préoccupations des jeunes couples… Ce grand effort pastoral a besoin que la communauté chrétienne retrouve et apprécie la vertu de la chasteté… Il ne s’agit pas simplement de présenter des arguments hors de tout référence à une vision globale, cohérente et stimulante de la sexualité. La richesse de cette vision est plus solide et plus attractive que les idéologies permissives qui constituent chez les jeunes la force la plus destructrice de la catéchèse… Comme le dit le catéchisme, la chasteté, qui implique d’apprendre à se dominer, est une pédagogie de la liberté. Dans une société qui comprend de plus en plus mal, voir à ridiculiser, la dimension et l’essence de la doctrine chrétienne, les jeunes ont besoin d’être certains qu’on ne perd rien à faire rentrer le Christ dans sa vie. Absolument rien de ce qui rend l’existence grande, belle et libre ».
Puis il a évoqué le bien des enfants, « qui ont le droit à grandir dans une saine compréhension de la sexualité et de sa juste place dans les relations inter-personnelles. Les enfants étant l’avenir de la société, nous avons envers eux un devoir d’enseignement, de défense et de promotion des vertus morales qui sont la clef de la réalisation de la personne. J’espère donc que, malgré le malaise causé par des événements des dernières années, l’Eglise des Etats-Unis poursuive sa mission historique d’enseignement. En éduquant la jeunesse elle consolide la saine vie familiale, garantie de la solidarité entre les générations et de la santé de tout le corps social. »
9 mars 2012 | Enregistrer sous: Jeanne Smits,points non négociables,Riposte Catholique,Rome | Publié par: Jeanne Smits
Une fois n’est pas coutume, je reproduis ci-dessous une information déjà parue sur l’internet francophone : des extraits du discours de Benoît XVI aujourd’hui à un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis qu’il a invités à défendre toujours plus et mieux l’enseignement de l’Eglise sur le mariage et la chasteté. Ce texte d’une force voulue ne pouvait être absent de ce blog. J’y ai apporté quelques nécessaires rectifications de traduction.
Cité du Vatican, 9 mars (VIS). Benoît XVI a reçu ce matin un groupe de prélats de la Conférence épiscopale des Etats-Unis d’Amérique, concluant leur visite Ad Limina, auxquels il a parlé de la crise du mariage et de la famille, « et plus généralement de la vision chrétienne de la sexualité humaine ».
« Il est de plus en plus évident que le mépris de l’indissolubilité de l’alliance matrimoniale et le refus diffus d’une éthique sexuelle fondée sur la chasteté ont créé de graves problèmes sociaux, ainsi qu’immense coût humain et économique… On doit citer à ce propos les puissants courants socio-politiques qui poussent à modifier la définition légale du mariage. Les efforts de l’Eglise pour résister à cette pression comprennent une défense raisonnée du mariage comme institution naturelle consistant en la communion de personnes enracinée dans la complémentarité des sexes et orientée à la procréation. La différence des sexes ne peut être considérée comme secondaire dans la définition du mariage, et la défense de cette institution de dimension sociale relève en dernière instance de la justice. Il s’agit de sauvegarder le bien de la communauté toute entière, les droits des parents comme des enfants. »
Rappelant que les évêques lui ont fait part de leur difficulté croissante à communiquer l’enseignement de l’Eglise sur le mariage comme sur la famille, le Saint-Père déplore la diminution du nombre de jeunes qui recourent à ce sacrement.
« Nous devons reconnaître la déficience de la catéchèse de ces dernières décades, qui n’est pas toujours parvenue à communiquer le riche patrimoine de la doctrine catholique en matière de mariage, institution naturelle élevée par le Christ au rang de sacrement, ni la vocation des époux chrétiens au sein de l’Eglise comme de la société, ni ce qu’est la chasteté conjugale ».
« La préparation au mariage doit être revue pour insister sur l’aspect catéchétique dans l’exposé des responsabilités, sociales et ecclésiales, du mariage chrétiens. On ne saurait oublier le grave problème pastoral que représente la pratique diffuse de la cohabitation, comme si on oubliait qu’il s’agit d’un péché grave, sans parler de ses effets négatifs sur la stabilité sociale. »
Puis Benoît XVI a encouragé ses hôtes a fixer des normes pastorales et liturgiques claires « pour une digne célébration du mariage, qui doit manifester objectivement la morale chrétienne tout en étant sensibles aux préoccupations des jeunes couples… Ce grand effort pastoral a besoin que la communauté chrétienne retrouve et apprécie la vertu de la chasteté… Il ne s’agit pas simplement de présenter des arguments hors de tout référence à une vision globale, cohérente et stimulante de la sexualité. La richesse de cette vision est plus solide et plus attractive que les idéologies permissives qui constituent chez les jeunes la force la plus destructrice de la catéchèse… Comme le dit le catéchisme, la chasteté, qui implique d’apprendre à se dominer, est une pédagogie de la liberté. Dans une société qui comprend de plus en plus mal, voir à ridiculiser, la dimension et l’essence de la doctrine chrétienne, les jeunes ont besoin d’être certains qu’on ne perd rien à faire rentrer le Christ dans sa vie. Absolument rien de ce qui rend l’existence grande, belle et libre ».
Puis il a évoqué le bien des enfants, « qui ont le droit à grandir dans une saine compréhension de la sexualité et de sa juste place dans les relations inter-personnelles. Les enfants étant l’avenir de la société, nous avons envers eux un devoir d’enseignement, de défense et de promotion des vertus morales qui sont la clef de la réalisation de la personne. J’espère donc que, malgré le malaise causé par des événements des dernières années, l’Eglise des Etats-Unis poursuive sa mission historique d’enseignement. En éduquant la jeunesse elle consolide la saine vie familiale, garantie de la solidarité entre les générations et de la santé de tout le corps social. »
sylvia- Avec les anges
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