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Ces banques qui jouent avec la faim

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Message par sylvia le Jeu 26 Jan 2012 - 11:35

Ces banques qui jouent avec la faim

Les Amis de la Terre attaquent les opérateurs financiers qui aggravent la faim dans le monde. Car ceux-ci spéculent sur les denrées et investissent dans l’accaparement des terres.

Si la faim dans le monde n’est pas de leur seule responsabilité, les banques, compagnies d’assurance et autres fonds de pension européens ne sont pas pour autant étrangers à un fléau qui frappe près d’un milliard de personnes dans le monde. Car, en spéculant sur les denrées alimentaires et en finançant l’accaparement des terres dans les pays les plus pauvres, ils contribuent à aggraver la situation.

La branche européenne des Amis de la Terre cible ainsi, dans un rapport récent (*), Deutsche Bank, Barclays, BNP Paribas, Allianz et le fonds de pension néerlandais ABP parmi les acteurs de la finance qui spéculent sur les produits alimentaires et, partant, accroissent la volatilité des prix. L’ONG note également qu’Allianz, Deutsche Bank et une filiale de Generali financent directement ou indirectement l’accaparement de terres, ce qui réduit la capacité des populations locales à générer des revenus et à s’alimenter. Elle accuse également ABP, AXA et HSBC d’avoir financé des entreprises d’agrobusiness soupçonnées, dans ce cadre, de "violations des droits de l’homme", respectivement au Mozambique, en Inde et en Ouganda.

Dans son chapitre plus spécifiquement consacré à la Belgique, le rapport, qui a été élaboré avec le concours du Centre national de coopération au développement (CNCD), pointe aussi du doigt certaines activités de Dexia et de KBC - ce qui ne signifie "pas que les autres banques belges soient innocentes", remarque Antonio Gambini, spécialiste dans le financement du développement au CNCD; le fait est que la petite équipe de chercheurs n’a pu se pencher que sur 29 opérateurs européens.

Du rapport, il en ressort donc, d’une part, que Dexia est "active dans la spéculation alimentaire", selon les termes de M. Gambini, via le Dexia Fund Commodity, à 41 % constitué de produits dérivés agricoles. Une analyse que réfute la porte-parole de Dexia, Ulrike Pommée. Les fonds de Dexia Asset Management "offrent aux investisseurs une exposition à cette classe d’actifs sur du moyen, long terme". Et "il est important de noter que les rendements de cette classe d’actifs peuvent être positifs ou négatifs", explique-t-elle par e-mail. "D’ailleurs, en 2011, les fonds de matières premières ont perdu en moyenne 5 %, reflétant l’évolution boursière des matières premières sur la période."

Il ressort aussi, d’autre part, que le KBC Eco Fund Agri investit dans des compagnies "impliquées dans des cas d’accaparement de terres" en Europe centrale et orientale (Black Earth Farming Ltd., Landkom International PLC, Trigon Agri A/S et KTG Agrar AG BR), indiquent les Amis de la Terre. La banque belge réfute l’analyse. Certes, elle investit dans ces quatre entreprises "qui achètent activement des terres", mais "l’achat de terres n’est pas en soi une pratique controversée", rappelle son attaché de presse Stef Leunens. Tout dépend, ajoute-t-il, de leur "affectation spécifique" et, en l’occurrence, KBC Asset Management vérifie la finalité de l’achat - "s’il ne porte pas préjudice à l’agriculture à petite échelle locale" par exemple - et le bon respect des normes internationales liées aux droits de l’homme, au droit du travail, à la transparence ou à l’environnement. La valeur écologique des terres, la pression environnementale et l’usage des produits alimentaires cultivés sont également pris en compte, assure M. Leunens, pour lequel "il n’y a aucune raison pour KBC Asset Management d’exclure ces entreprises de son univers d’investissement durable".

Si les opérateurs financiers ont commencé à investir massivement le champ de la spéculation sur les denrées alimentaires, c’est pour différentes raisons, explique Antonio Gambini. Premièrement, on a assisté au "démantèlement progressif de la réglementation des marchés boursiers agricoles et agroalimentaires aux Etats-Unis". Deuxièmement, "le marché, précédemment réservé aux opérateurs spécialisés, s’est ouvert à l’ensemble des investisseurs".

Troisièmement, la baisse du marché des actions et obligations, ainsi que le manque de débouchés pour les liquidités ont conduit les opérateurs à se diversifier et à miser sur les matières premières agricoles et les produits dérivés. "Il est vrai qu’à très long terme, les prix devraient monter parce qu’il y a une diminution de l’offre et une augmentation de la demande. La diminution de l’offre est due à la diminution de la qualité et de la quantité des terres arables, notamment à cause de la surexploitation, des changements climatiques et de l’urbanisation massive. L’augmentation de la demande est due aux agrocarburants à base de produits alimentaires (comme le maïs) et la consommation croissante de viande en Inde et en Chine notamment. L’avantage de la production agricole est que la demande n’est pas très élastique : si les prix augmentent, ce n’est pas pour cela qu’on va arrêter de manger", explique M. Gambini. "L’avantage concurrentiel, quand on gratte vraiment, sur ce marché-là, c’est la faim."

Aussi est-il "temps d’agir", insiste le secrétaire général du CNCD-11.11.11 Arnaud Zacharie. "L’Union européenne doit au plus tôt réglementer strictement le rôle de la finance dans le secteur agricole, et les opérateurs financiers doivent cesser de spéculer sur les besoins alimentaires des populations."
(Lalibre)
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