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Informations sur les révélations a Maria valtorta

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Message par p13843 le Jeu 27 Mai 2010 - 2:57

Infos qui vient du sérieux site Wilkipedia:
L'œuvre de Maria Valtorta [modifier]
Selon ce que rapporte son éditeur, Maria Valtorta a rempli 122 cahiers, soit près de 15 000 pages manuscrites, sans aucune rature[6], avec la description des visions et révélations qu'elle dit avoir reçues de Dieu entre 1943 et 1951 essentiellement. De ces 122 cahiers a d'abord été tirée, en 1956, l'œuvre principale, Le Poème de L'Homme-Dieu (Il poema dell'Uomo-Dio). La traduction française, en 10 volumes, ne reprend que le sous-titre initial : L'Évangile tel qu'il m'a été révélé. Ce titre est dû à la volonté expresse de son premier traducteur[7].
Les autres écrits de Maria Valtorta se présentent comme des enseignements de Jésus. Ils ont été édités dans l'ordre chronologique de leur rédaction et publiés en trois volumes : Les cahiers de 1943, les cahiers de 1944 et les cahiers de 1945 à 1950. Son œuvre compte aussi une Autobiographie exécutée à la demande de son confesseur[8] , des Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains, et le Livre d'Azarias, commentaires des textes de la messe donnés, selon Maria Valtorta, par son ange gardien.
Maria Valtorta déclare qu'elle se sent vivre au milieu de ceux qui suivent Jésus dans les scènes qu'elle décrit, et assure rapporter ce qu'elle voit et entend. Selon l'éditeur, tout en gardant le lit et malgré ses souffrances[9], elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit[6]. « Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient la Bible et le Catéchisme de Pie X » note-t-il dans sa préface[10].
Maria Valtorta précise ce qu'elle appelle son « travail » : « écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. [...] Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre [...] je décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit »[11].
Publication et mise à l'index [modifier]


Le pape Pie XII a reçu en audience spéciale le père Migliorini, confesseur de Maria Valorta, et le père Berti, son confrère, accompagnés de leur prieur le père Andrea M. Cecchin. L'Osservatore Romano du 27 février 1948 mentionne cette audience, mais n'en révèle pas la teneur.
En 1949 l'ouvrage est examiné par la Congrégation pour la doctrine de la foi (appelée alors Saint-Office) en charge de ces questions. Loin de recevoir l'imprimatur, il est interdit de publication, comme l'indique l'article de L'Osservatore Romano en date du 6 janvier 1960 : « Il y a environ dix ans [donc environ 10 ans avant 1960] il circulait d'épaisses pages dactylographiées qui contenaient des prétendues visions et révélations. À ce moment-là l'Autorité Ecclésiastique compétente avait prohibé l'impression de ces pages dactylographiées et avait commandé qu'elles fussent retirées de la circulation[12]. »
Malgré cette opposition, un ouvrage comprenant Le Poème de Jésus et Le Poème de l'Homme-Dieu est publié à partir de 1956 par un imprimeur, Michele Pisani (C'est cet ensemble de textes qui sera publié en français sous le titre de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé). Dans sa postface, Pisani indique, d'après le témoignage du père Berti, que lors de l'audience de 1948, Pie XII aurait émis un avis bienveillant sur l'oeuvre, dont il aurait lu certaines parties, et conseillé de la publier en l'état, sans parler d'origine surnaturelle. Aucune autre source ne confirme ce témoignage.[non neutre]
Le quatrième tome paraît en 1959, sous le pontificat de Jean XXIII. L'ouvrage est mis à l'Index le 16 décembre 1959 (avec publication du décret le mardi 5 janvier 1960) par le Saint-Office. Le décret de mise à l'Index, signé par le notaire Massala est commenté en détail le lendemain 6 janvier 1960 par L'Osservatore Romano, l'organe de presse du Vatican[12].
Le commentaire de L'Osservatore Romano [modifier]


L'article de L'Osservatore Romano[13] explique les raisons de cette condamnation[14] , sous le titre « Une Vie de Jésus mal romancée »[15]. Le journaliste conteste la valeur littéraire des quelque 4000 pages de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, notamment en raison de la « longueur des discours attribués à Jésus et à la Très Sainte Vierge » et des « interminables dialogues que se tiennent les personnages multiples qui peuplent ces pages » , et s'étonne des propos des éditeurs, qui comparent Maria Valtorta à Dante en écrivant dans leur préface qu'elle « a donné une œuvre dans laquelle, au milieu de splendides descriptions des temps et des lieux, se présentent d'innombrables personnages qui nous adressent leur parole, soit douce, soit forte, comme admonition ».
Cependant la question de la valeur de l'ouvrage, toujours selon L'Osservatore Romano, concerne beaucoup plus les problèmes de fond, qui ont motivé la mise à l'Index. Ces problèmes tiennent notamment à la personnalité de Jésus tel que le décrit Maria Valtorta. L'article précise : « Les quatre Évangiles nous présentent un Jésus humble et réservé ; ses discours sont brefs et incisifs, mais tombent toujours juste. Par contre, dans cette espèce d'histoire romancée, Jésus est loquace au maximum, presque sur un ton publicitaire, toujours prêt à se proclamer Messie et Fils de Dieu, et à donner des leçons de théologie dans les mêmes termes que ceux qu'emploierait un professeur de nos jours. »
De même, le journaliste relève ce type de contradiction par rapport à l'Évangile à propos de la Vierge Marie. Il oppose « l'humilité et le silence de la Mère de Jésus » que l'on trouve dans le Nouveau Testament et l'ouvrage de Maria Valtorta, où « la Très Sainte Vierge a la faconde d'un propagandiste d'aujourd'hui » et où elle apparaît omniprésente, « toujours prête à donner des leçons de théologie mariale qui suivent les développements les plus récents des spécialistes actuels en la matière ».
Enfin, les développements théologiques de Maria Valtorta frôlent « l'hérésie avérée » au sens où elles comportent « certaines… perles qui certes ne brillent pas par leur orthodoxie catholique ». Par exemple, le journaliste relève que Marie est définie dans l'ouvrage comme « la seconde née du Père » à plusieurs reprises, sans d'ailleurs que cette formule soit explicitée. La vision de la Trinité s'exprime dans un « concept hermétique et [...] confus », et « l'impression reste qu'on veut construire une nouvelle mariologie ». Il semble que Maria Valtorta accorde à Marie une place assez éloignée du dogme catholique car il lui est dit : « Pendant le temps que tu resteras sur la Terre, c'est toi qui seconderas Pierre comme hiérarchie ecclésiastique. »
Dans les dernières pages du quatrième et dernier volume de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, l'auteur apparaît. Le journaliste remarque : « L'auteur se révèle... une femme et écrit qu'elle a été témoin de tout le temps messianique, et qu'elle s'appelle Marie (Valtorta). »
Depuis la mise à l'index [modifier]


Chronologie des faits [modifier]


Malgré la mise à l'Index par le Vatican, l'ouvrage est réédité peu après, cette fois en 10 volumes. L'Osservatore Romano publie alors un nouvel article à la une de son numéro du 1er décembre 1961 pour exposer une fois de plus les termes de la condamnation[16]
En 1966, l'Index est aboli[17]. À l'époque[18], le cardinal Alfredo Ottaviani, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, précise que si la dissolution de l'Index lève la prohibition sur les ouvrages concernés, l'Index n'en garde pas moins sa force morale[17].
En ce qui concerne les œuvres de Maria Valtorta, dans un courrier daté du 31 janvier 1985 adressé au cardinal Siri, archevêque de Gênes, le cardinal Joseph Ratzinger, successeur d'Alfredo Ottaviani à la tête de la Congrégation pour la doctrine de la foi, confirme que leur diffusion ne serait pas « opportune »[19]. Il écrit à ce propos : « L'Index conserve toute sa valeur morale, par laquelle il n'est pas opportun de diffuser ou de recommander une œuvre dont la condamnation n'a pas été décidée à la légère mais pour des raisons mûrement réfléchies, afin de neutraliser les dommages qu'une telle publication peut causer aux fidèles les plus naïfs[20] ».
Mgr Dionigi Tettamanzi, secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, demande en 1992 à l'éditeur de l'ouvrage qu'il ne soit pas fait mention d'une origine surnaturelle des visions et dictées[21].
En 1992 un évêque canadien de l'Église grecque-catholique ukrainienne de Toronto, Roman Danylak, évêque titulaire de Nevşehir (Turquie), théologien et docteur en droit canonique, après avoir étudié en profondeur « l'Evangile tel qu'il m'a été révélé » dans sa version originale italienne, avec ses introductions, notes, appendices, ainsi que le décret de mise à l'index et les articles du frère Philip Pavich [22] ...réfute les principales critiques et affirme la totale conformité de l'œuvre avec l'orthodoxie catholique romaine.[23] En 2001, "l'Evangile tel qu'il m'a été révélé" reçoit son imprimatur.[24] L'imprimatur ne concerne que le diocèse d'un évêque, en l'occurrence celui de Nevsehir en Turquie. Il ne concerne en rien l'ensemble du monde catholique.
L'année suivante, en avril 1993, l'Église catholique se prononce de nouveau à propos de Maria Valtorta, après l'interdiction de publier dès 1949, la mise à l'Index en 1960 et la lettre du cardinal Ratzinger en 1985. De nouveau, la Congrégation pour la doctrine de la foi répète que les « visions » et les « dictées » qu'aurait reçues Maria Valtorta « ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle ». À l'initiative du cardinal Ratzinger et de la Congrégation, la Conférence des évêques italiens demande à l'éditeur de Maria Valtorta de publier un démenti à l'intérieur des volumes « qui indique clairement, dès la toute première page, que les "visions" et les "dictées" auxquelles il est fait allusion sont simplement des formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter la vie de Jésus à sa manière. Elles ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[25].
En Alabama, à Birmingham, une société du nom de « Caritas[26] », qui n'a aucun rapport avec l'œuvre catholique Caritas[27], diffuse l'ouvrage de Maria Valtorta. La société « Caritas » est également présente à Medjugorje[28], où deux des « voyants » auraient reçu une apparition mariale leur conseillant d'acheter le livre de Maria Valtorta : selon Marija Pavlovic et Vicka Ivankovic les écrits et les conversations de Maria Valtorta avec Jésus sont véridiques. Selon Ivankovic, en 1981, la Vierge Marie lui aurait dit : « Si une personne veut connaitre Jésus elle devrait lire L'Évangile tel qu'il m'a été révélé de Maria Valtorta. Ce livre est la vérité. »[29] Dans un autre message à Marija Pavlovic, la Vierge Marie l'aurait confirmé : « Oui, vous pouvez lire le livre de Maria Valtorta »[30].
Non seulement l'Église catholique n'a jamais, en aucune façon, validé cette rumeur, mais, à la demande de Mgr Boland, évêque de Birmingham, le Saint-Siège a une fois de plus répété que les prétendues « dictées » et « visions » de Maria Valtorta « ne peuvent être considérées comme étant d'origine surnaturelle »[31].
Depuis lors, plusieurs théologiens catholiques, dont le prêtre jésuite Mitch Pacwa[14], ont réexpliqué pour quelles raisons l'Église catholique a clairement condamné, à plusieurs reprises, l'ouvrage de Maria Valtorta. Ils ont relevé de nombreuses et graves incohérences théologiques, incompatibles avec le dogme catholique : par exemple, le « péché originel » est décrit comme une scène d'attouchements sexuels ou encore Maria Valtorta désigne Jésus-Christ sous le nom de « l'Homme-Dieu » alors que pour le catholicisme il est « Dieu fait homme »[32]. Sur un plan plus anecdotique, l'ouvrage présente des anachronismes, par exemple l'usage de tournevis à l'époque christique[33]. Enfin, pour leur part, Mgr Lefebvre et la FSSPX ont également rejeté les prétendues « visions » de Maria Valtorta.
L'Église catholique n'est jamais revenue sur cette condamnation, prononcée au minimum sept fois : en 1949, 1959, 1960, 1961, 1985 et deux fois en 1993.
Selon l'éditeur [modifier]


En 1985, le fils de Michele Pisani, premier éditeur de Maria Valtorta, Emilio Pisani créé une société privée ad hoc, le Centro Editoriale Valtortiano (CEV). Les statuts du CEV indiquent que la société a pour "vocation spécifique et prioritaire de développer, documenter et diffuser la connaissance de Maria Valtorta, de sa personne, de ses écrits, de ses idéaux, au moyen de l'impression et de la vente de ses œuvres littéraires"[34].
Le CEV parle du soutien de plusieurs ecclésiastiques de haut rang qu'aurait reçus L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, avant et après sa mise à l'Index. Ces témoignages ont été exclusivement publiés par le CEV et n'ont été confirmés par aucune autre source.
Intéressant de noter que les sources pour défendre MV semblent innexistante...voir.......Informations sur les révélations a Maria valtorta Icon_santa

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Message par Emmanuel le Jeu 27 Mai 2010 - 4:05

Les sources en faveur de Maria Valtorta sont nombreuses. Elles comprennent entre autres des imprimaturs.

Par exemple, voici ce que dit la version anglaise de Wikipedia sur Maria Valtorta:

Imprimatur

Santissima Annunziata Basilica, Florence, the mother church of the Servite Order, where Maria Valtorta is buried.Over the years, support for Valtorta's work grew among the mid-levels of the Vatican. Her work has received the imprimature of Bishop Roman Danylak and Archbishop Soosa Pakiam[45][46][47]. But the official position of the Holy See with respect to the book is currently less than clear. Since 1993 the Vatican has decided to remain silent on the work[48].

Yet, support for her work continues to appear from unlikely corners of the Vatican, usually from biblical experts who are not at the Holy Office. One such expert was the respected scripture scholar the Venerable Gabriele Allegra, who spent 40 years translating the Bible to Chinese. Allegra wrote:

"I hold that the work of Valtorta demands a supernatural origin. I think that it is the product of one or more charisma and that it should be studied in the light of the doctrine of charisma."[49][50]
Another expert was the respected Servite Mariologist, Fr. Gabriel M. Roschini, professor at the Pontifical Faculty of Theology in Rome, advisor to the Holy Office and founder of the Marianum (which is both the name of the pontifical school and the prestigious journal of Marian theology[51]) who wrote of Valtorta:

"I must candidly admit that the Mariology found in Maria Valtorta's writings, whether published or not, has been for me a real discovery. No other Marian writing, not even the sum total of all the writings I have read and studied were able to give me as clear, as lively, as complete, as luminous, or as fascinating an image, both simple and sublime, of Mary, God's masterpiece."[52]

Father Roschini, who published over 900 works on Mariology, presided over the relocation of the remains of Maria Valtorta from Viareggio to the Grand Cloister of Santissima Annunziata Basilica in Florence (the mother church of the Servite Order) in 1973.

----

45. Bishop Danylak's Imprimatur http://www.bardstown.com/~brchrys/Imprmatur.htm
46. Archbishop Soosa Pakiam of Trivandrum http://mariavaltortawebring.com/Pages/001_Correspondence.htm
47. Heart of Jesus http://heartofjesus.ca/MariaValtorta/M%20A%20R%20I%20A.htm
48. Church letter Regarding Valtorta http://www.heandi.qc.ca/mariavaltorta.net/church_approval.htm
49. Gabriele Allegra on Valtorta http://www.bardstown.com/~brchrys/Gablegra/Allegra4.htm
50. Gabriele Allegra on the Poem of the Man God http://www.bardstown.com/~brchrys/Gablegra/Allegra1.htm
51. Mariology http://msa62.tripod.com/id8.html
52. Gabriel Roschini, O.S.M. (1989). The Virgin Mary in the Writings of Maria Valtorta (English Edition). Kolbe's Publication Inc. ISBN 8879870866

Si vous voulez être pris au sérieux, et paraître honnête, Pâtre blessé, il faut présenter les deux côtés de la médaille. Si vous essayez de cacher les nombreuses approbations et encouragements pour l'oeuvre dans l'Église, on verra que votre attitude n'est pas droite, on sera porté à croire que vous avez un agenda caché, et que vous n'êtes pas seulement à la recherche de la vérité.

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Message par Emmanuel le Jeu 27 Mai 2010 - 4:07

Pardon, j'ai oublié de donner la source de l'article Wikipédia ci-dessus:

http://en.wikipedia.org/wiki/Maria_Valtorta
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Message par Valtortiste91 le Jeu 27 Mai 2010 - 9:18

Merci Emmanuel,
On peut aussi consulter les autres versions de l'encyclopédie en ligne qui disent toutes la même chose que ne dit pas la source de Francesco/Patre Blessé :

http://it.wikipedia.org/wiki/Maria_Valtorta
http://es.wikipedia.org/wiki/Maria_Valtorta
http://de.wikipedia.org/wiki/Maria_Valtorta

Comme
quoi :errare humanum est, persevarare diabolicum !

L'encyclopédie anglaise se paye même le luxe de consacrer un article complet sur l'œuvre de Maria Valtorta en plus de sa biographie : http://en.wikipedia.org/wiki/Poem_of_the_Man_God

Ces articles sont en effet à lire pour ceux qui veulent entendre le pour et le contre pour se forger une opinion.
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http://www.maria-valtorta.org

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Message par Valtortiste91 le Jeu 27 Mai 2010 - 9:19

Voici l'avis de Mgr Laurentin consigné dans un livre à paraître (fin de l'année) sur les "vies révélées de Marie".

Dans un passage, il affiche son opinion de départ :

"Je voyais le problème d'un point de vue critique selon les critères objectifs requis en matière historique. Ma méfiance était stimulée par la radicale opposition que la tradition de l'Évangile met entre la Révélation, l'objet même de la foi, et les révélations privées, simples croyances "humaines" sans autorité divine" selon le futur Benoît XIV.
J'étais donc prêt à rejeter ces voyantes dans les ténèbres extérieurs comme le font la plupart des exégètes et théologiens, mais sans idéologie ni acrimonie."

Puis il évalue les différentes voyantes bénéficiaires des "vies révélées" :

-----------------------------

Maria Valtorta

Maria Valtorta se présente de manière privilégiée, à divers titres :

- la rédaction autographe, écrite de sa plume, a été conservée,
- à l'opposé de Marie d'Agréda elle est sobre quant au merveilleux,
- ses récits sont généralement vraisemblables. Ils concordent avec la géographie et l'archéologie de manière multiple et surprenante, bien qu'elle n'ait fait aucun voyage en Israël.
- si la plupart des 718 personnages (dans l'immense majorité inconnus de l'histoire) laissent perplexe, soixante-dix environ ont pu être identifiés historiquement, ce qui est surprenant.

Peut-on accorder historiquement crédit aux larges développements, inconnus de l'Évangile, qui foisonnent dans cette vie, de loin la plus longue ?
Voici les raisons "contre" et "pour" la vérité et l'authenticité historique de ses livres.

Contre

1 – Nombre de théologiens sont choqués par le sous-titre du livre : "L'Évangile tel qu'il M'a été RÉVÉLÉ". Il y a quatre Évangiles révélés (et il n'en font qu'un : "l'Évangile" dit couramment l'Église) après cela, il n'y a que des révélations privées qui sont des commentaires ou additifs mais ne sont pas "l'Évangile" canonique authentifié par l'Église comme parole de Dieu et n'appartiennent pas à la Révélation, close après les apôtres.

La Congrégation de la Foi n'a toléré la réédition de l'œuvre qu'avec une grave restriction et même contradiction de ce titre ambitieux. Sur demande privée de Mgr Dionigi Tettamanzi, secrétaire général de la CEI (Conférence épiscopale italienne) il a demandé "devant la recrudescence d'intérêt" pour l'œuvre de Maria Valtorta, que "toute future réédition" porte clairement la mention "que les "visions" et "dictées" qui y sont mentionnées sont tout simplement les formes littéraires utilisées par l'auteure pour raconter à sa manière la vie de Jésus. Ils ne peuvent pas être considérés comme d'origine surnaturelle" (au sens de merveilleux ou révélé) (1) .

2 – Le sous-titre ("L'Évangile tel qu'il m'a été révélé") fut la principale cause pour laquelle "L'Évangile" selon Maria Valtorta avait été mis à l'Index par le Saint-Office, en 1959.

3 – Que Maria Valtorta ait vu le film de l'Évangile se dérouler devant ses yeux (ci-dessus, page 9), pose de multiples problèmes dont on pourrait discuter à l'infini.

4 – Nombre d'épisodes propres à Maria Valtorta sont marginaux, surtout de longs dialogues du Christ et de Marie avec les apôtres et d’autres.

5 – On a reproché à cet "Évangile" des inexactitudes ou anachronismes. Mais ces griefs sont indiqués en forme générale et non précisée. Ils ne peuvent donc être retenus.

6 – Son "Évangile" a sans doute fait surseoir à l'introduction de sa cause de béatification. Le 3 octobre 2002, Mgr Ennio Antonelli, archevêque de Florence a répondu aux Servites de Santa Annunziata en cette ville (Chapelle où est enterrée Maria Valtorta) : les évêques toscans, sollicités sur ce sujet, avaient donné à la quasi-unanimité un avis négatif "du moins pour le moment". Rien n'a avancé depuis lors.

Pour

1 – Maria Valtorta a mené une vie sainte, un don total et victimal qui force l'estime.

2 – Parmi les "vies révélées", elle se recommande aux nombreux titres ci-dessous : Elle contient un minimum de merveilleux marginal en conformité avec la sobriété de l'Évangile et avec la ferme position de sainte Thérèse de Lisieux : la vie de Marie fut ordinaire et non extraordinaire (poème "Pourquoi je t'aime, Ô Marie !" mai 1897 et divers écrits ou paroles).

3 - Ce qu'elle dit est convergent ou en conformité constante avec l'Évangile. C'est d'autant plus frappant qu'elle raconte tant et tant d'épisodes marginaux ignorés par ailleurs. Adèle Plamondon, une lectrice canadienne, a pu établir une synopse précise (2) entre le récit de Maria Valtorta et les quatre évangiles (3), malgré les réticences de certains exégètes.

4 – Parmi les 718 personnages témoins de la vie du Christ figurant dans son "Évangile", majoritairement inconnus, soixante-dix ont été retrouvés dans des récits historiques de l'antiquité (4) .

5 - Elle est la mieux accordée avec les innombrables découvertes de l'exégèse actuelle.

6 - Elle ne manifeste pas de dépendance à l'égard des deux vies précédentes alors qu'on en perçoit chez Anne-Catherine Emmerich et chez Consuelo à l'égard de Marie d'Agréda.

7 - À cela s'ajoutent l'ampleur et l'importance des ralliements divers à cette vie :

Pie XII, aussi autorisé qu'exigeant dans sa foi, son discernement et sa prudence pontificale, avait grande estime pour cette vie qu'il avait lu et dont il suspendit, jusqu'au début du pontificat suivant (28 octobre 1958), la mise à l'Index par le Saint-Office (16 décembre 1959), un an après sa mort.
Pie XII n'a pas pris de position officielle, il a seulement confié son discernement privé : "Publiez l’œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront" conseilla-t-il (5).

Le P. Gabriel Roschini, fondateur de Marianum (6), milita pour Maria Valtorta avec le poids de son érudition et de son discernement spirituel.

Le Professeur François-Paul Dreyfus, un dominicain de l’École Biblique et Archéologique de Jérusalem, s'étonne de précisions ignorées dans son œuvre : "J’ai été très impressionné de trouver dans l’œuvre de Maria Valtorta le nom d’au moins six ou sept villes qui n’apparaissent ni dans l’Ancien ni dans le nouveau Testaments. Ces noms ne sont connus que par quelques rares spécialistes et grâce à des sources non-bibliques" (7).

Le polytechnicien Jean Aulagnier a justifié la conformité de Maria Valtorta aux Évangiles et à l'histoire du temps. Il allait jusqu'à penser que son "Évangile" était une vie "au jour le jour" des trois années et un tiers de la vie publique de Jésus (selon sa chronologie longue), mais sur ce point la reconstitution me semble aller bien au-delà de ce que peut établir la méthode historique, y compris assistée par le contrôle de la lune et des astres (8 ).

8 – Considérable est l'accueil des chrétiens à cette très longue vie qui totalise 1.500.000 volumes publiés dans les quatre langues principales durant les trente dernières années (1978-2008).

Ce ralliement représente un large éventail de personnalités, de cultures et tendances diverses, des plus simples fidèles à des professeurs d'université.

Vu son niveau d'études et d'informations élémentaires, d'où lui vient tant de scènes étonnantes et de discernements historiques ? En faire sa création de romancière, s'accorderait mal avec son humble soumission à la Tradition, à l'Église, comme à sa souffrance héroïque.

On est à court d'explications.

Faut-il donc considérer ces récits, sans sources historiques, comme issus d'une révélation d'en-haut ?

Maria Valtorta a "reçu" cette vie d'au-delà d'elle-même. Elle écrit spontanément, d'une seule traite et sans hésitation. Elle l'a reçu non par locution, mais comme un "film" qui se déroulait sous ses yeux, elle le relate et interprète sur le champ. La rédaction relève d'elle (9). C'est par ailleurs que Jésus lui a dicté des enseignements et commentaires publiés, pour la plupart, dans les "Cahiers" (10).

Que conclure ? Chacun y répondra selon ses présupposés, comme selon ses lumières. De toutes façons, il ne s'agit pas d'une révélation comparable à celle de la génération apostolique et des Écritures. Cela ne peut être qu'un dévoilement privé soumis aux limites de perceptions reçues intérieurement. C’est plus qu'un film, car sa participation n'est pas seulement d'ordre visuel : elle perçoit les odeurs, le froid, le chaud, mais aussi le sens et la portée spirituelle.

La question reste incontournable. Nous ne voyons pas de moyens d'y répondre de manière apodictique.

Il importe d'observer : les récits marginaux de Maria Valtorta sont généralement anecdotiques. Il ne s'agit jamais de doctrine, mais d'évènements ou de dialogues familiers (parfois, par exemple, entre la Vierge Marie et Judas). Ce n'est pas une révélation, mais une illustration complémentaire.

C'est dans le cadre de ces limites que l'Église a accepté la diffusion de cette vie qui émerge à tant de titres parmi les autres.
------------------------------------
1 - Lettre de la CEI à l'éditeur, en date du 6 mai 1992, "devant la recrudescence d'intérêt" pour l'œuvre de Maria Valtorta, le Cardinal Ratzinger, alors Préfet pour la Congrégation de la foi a demandé à Mgr Dionigi Tettamanzi, secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, de prendre contact avec l'éditeur afin que "toute future réédition" porte clairement la mention "que les "visions" et "dictées" qui y sont mentionnées sont tout simplement les formes littéraires utilisées par l'auteure pour raconter à sa manière la vie de Jésus. Ils ne peuvent pas être considérés comme d'origine surnaturelle" (au sens miraculeux ou révélé).

2 - À l'exception des généalogies de Jésus. Elles ne sont que partiellement mentionnées.

3 - Les travaux d'Adèle Plamondon sont téléchargeables sur http://www.maria-valtorta.org/Travaux/Experts.htm

4 – X (Valtortiste91) - "Les protagonistes de "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" - 718 personnages tirés de l'œuvre de Maria Valtorta – En cours d'édition

5 - Le 26 février 1948 le Pape Pie XII, qui avait reçu le manuscrit des mains de son confesseur le P. Agostino Bea (futur Cardinal), accorde une audience spéciale au Père Migliorini, confesseur de Maria Valtorta, à son confrère Berti, et à leur supérieur, le Père Andrea M. Cecchin, o.s.m. (Servites de Marie). L'audience est attestée par l'Osservatore Romano du lendemain. Les propos du Pape sont issus de la relation faite par les trois témoins.

6 - Le P. Gabriel Roschini a fondé, le 30 novembre 1950, la Faculté de Théologie "Marianum", devenue "pontificale" par décret du 8 décembre 1955. Il était un consultant en vue du Saint-Office où il fut un défenseur de Maria Valtorta.

7 - Lettre du P. Dreyfus au Centro Editoriale Valtortiano – 1986

8 - Jean Aulagnier "Avec Jésus au jour le jour" – Éditions Résiac – F 53150 MONTSURS - 1994 – ISBN 2-85268-253-2

9 - Maria Valtorta distingue très bien, dans ce qu'elle appelle son travail, ce qui lui est dicté et ce qu'elle voit : "écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi". Les auteurs attribués ne sont pas les mêmes dans chaque cas. (L'Évangile tel qu'il m'a été révélé - Tome 2, chapitre 21, page 102).

10 - Les "Cahiers" ont été publiés en trois volumes, voir la bibliographie
.
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Message par Valtortiste91 le Jeu 27 Mai 2010 - 9:20

A noter qu'il y a une étrange similitude entre la position de départ de Mgr Laurentin, théologien, exégète et mariologue connu :

"Je voyais le problème d'un point de vue critique selon les critères
objectifs requis en matière historique. Ma méfiance était stimulée par la radicale opposition que la tradition de l'Évangile met entre la Révélation, l'objet même de la foi, et les révélations privées, simples croyances "humaines" sans autorité divine" selon le futur Benoît XIV.
J'étais donc prêt à rejeter ces voyantes dans les ténèbres extérieurs comme le font la plupart des exégètes et théologiens, mais sans idéologie ni
acrimonie."

Avec la position de départ du P. Roschini, fondateur d'une université pontificale mariale, conseiller du Saint-Siège, expert lui aussi de Vatican II, et réputé être l'un des plus grand mariologue du XXème siècle :

Informations sur les révélations a Maria valtorta Roschini

"À la demande du Supérieur Général, j'ai examiné le premier volume de l'œuvre (qui pourrait s'intituler : "En marge de l'Évangile"), de la conception de la Très Sainte Marie jusqu'à la vie publique de Notre Seigneur Jésus-Christ, et je n'ai rien trouvé de contraire à la foi et la morale. J'y ai trouvé au contraire un souffle de grande spiritualité et une puissance de reconstruction de scènes évangéliques assez singulières. On doit donc autoriser son impression aux conditions suivantes :

1 – qu'il soit dit clairement qu'on ne doit accorder qu'une foi humaine à ce qui y est dit et que l'assemblage (la reconstitution) en est humain.

2 – qu'il soit supprimé tout ce qui, de manière explicite ou équivalente, fait référence à une origine divine de l'œuvre, origine qu'on ne constate pas, de même qu'il n'y a pas d'éléments qui militent contre cela.

3 – qu'il soit procédé à toutes les corrections indiquées, suggérées par la prudence, etc. "

27 août 1946

Cela tranche avec la façon qu'il a, quelques années plus tard, de présenter l'oeuvre de Maria Valtorta :

"Cela fait un demi-siècle que je m'occupe de mariologie : par l'étude, l'enseignement, la prédication et l'écriture.

J'ai du lire pour cela d'innombrables écrits mariaux, de toute sorte : une vraie Bibliothèque mariale.

Mais je me sens obligé d'avouer candidement que la mariologie qui se dégage des écrits publiés et inédits de Maria Valtorta a été pour moi une vraie découverte. Aucun autre écrit marial, pas même la somme de tous ceux que j'ai lus et étudiés, n'avait été en mesure de me donner sur Marie, chef-d'œuvre de Dieu, une idée aussi claire, aussi vive, aussi complète, aussi lumineuse et aussi fascinante, à la fois simple et sublime, que les écrits de Maria Valtorta
.........
Il est également bon de savoir que je n'étais pas un admirateur spontané de Valtorta. Moi aussi, en fait, j'ai été, un temps, parmi ceux qui, sans une connaissance exacte de ses écrits, avaient un rempart de défiance à leur égard. Mais après les avoir lus et examinés, j'ai dû - comme tant d'autres - loyalement reconnaître avoir été trop pressé, et j'ai dû conclure : Qui veut connaître la Sainte Vierge (Une sainte Vierge en parfaite harmonie avec le Magistère, le Concile Vatican II, les Saintes Écritures et la Tradition de l'Église), se doit de puiser à la mariologie valtortienne.

À qui veut voir, dans ma déclaration, un de ces slogans publicitaires emphatiques, je n'ai qu'une réponse à donner : lisez-la et puis jugez !

Rome - 1973
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Message par Joannes Maria le Jeu 27 Mai 2010 - 9:22

de 1944 à 1959
La première publication de l'œuvre, son accueil favorable malgré l'opposition larvée du Saint-Office
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1944 : L'œuvre de Maria Valtorta n'était pas encore achevée, que le P. Romualdo Migliorini, son confesseur, commence à la dactylographier et à en distribuer, contre l'avis de Maria Valtorta, des extraits en insistant sur la "révélation divine" à leur origine.

1946 : Ses supérieurs mutent le P. Migliorini de Viareggio à Rome. On lui demande, semble-t-il, de cesser ses diffusions prosélytes. À Rome, il rencontre un de ses confrères dans l’ordre des Servites de Marie (o.s.m.), le P. Corrado Berti, professeur de Dogmatique et de théologie sacramentelle à Marianum, faculté pontificale de théologie. Il lui partage sa conviction et ils se mettent en quête de la promotion de l'œuvre. Parallèlement les rapports du P. Migliorini avec Maria Valtorta se tendent. Ils cessent de correspondre. À cette époque, Mgr Alfonso Carinci, (9/11/1862 - 6/11/63 photo ci-contre) écrit "Il n’y a rien ici qui soit contraire aux Évangiles. Au contraire, cette œuvre, qui est un excellent complément à l’Évangile, contribue à une meilleure compréhension de sa signification." [1]. Ce Prélat, Secrétaire de la Congrégation pour les Rites sacrés (actuellement pour la cause des saints) du 15/12/1945 au 5/01/1960 sera un des réconforts de Maria Valtorta éprouvée par les évènements qui suivirent.

1947 : Sur les conseils de ce Prélat et du P. Agustin Bea [2], confesseur de Pie XII et futur Cardinal, les PP. Migliorini et Berti font passer au Pape les douze volumes dactylographiés de l'œuvre. Le Pape en prend personnellement connaissance.

1948 : Pie XII reçoit les religieux, en compagnie de leur Supérieur, le P. Andrew Cecchin, le 26 février 1948. Au cours de cette audience spéciale, attestée par l'Osservatore Romano, n° 48, daté du lendemain, le Pape fait part de son jugement favorable. Aussi conseille-t-il de publier l’œuvre sans rien enlever, pas même les déclarations explicites de rapporter des “visions” et des “dictées”; mais en même temps il n’approuve pas le texte d’une préface qui parlait d’un phénomène surnaturel. Selon le conseil du Pape, toute interprétation devait être laissée au lecteur : "Publiez l'œuvre tel quel. Il n’y a pas lieu de donner une opinion quant à son origine, qu’elle soit extraordinaire ou non. Ceux qui liront comprendront".

Une quarantaine d'années plus tard, le P. Cecchin confirmera ces termes de Pie XII, rapportés par les témoins, à un religieux de la région de Chicago, le P. Peter Mary Rookey. Il rajoutera que le Pape avait demandé aux religieux de se mettre en quête d'un évêque pour l'imprimatur d'usage. Toutes les dépositions écrites des témoins oculaires sont conservées par les Servites de Marie, à la chapelle Santa Annunziata de Florence, où est enterrée Maria Valtorta.

1949 : Rassurés par une telle réponse en haut lieu, les deux religieux se mirent en frais pour chercher un éditeur. Après quelques démarches sans résultat, leur enthousiasme les conduisit à l’imprimerie polyglotte vaticane. Ils y trouvèrent une bonne disposition à accepter le travail, qui, cependant, devait être soumis préalablement à l'imprimatur du Saint Office où deux commissaires, Mgr Giovanni Pepe et le P. Girolamo Berruti, dominicain s'en chargèrent. L’œuvre finit par être sévèrement et inexplicablement bloquée en 1949. Sans avoir le droit de parler, le P. Berti dû signer un décret du Saint-Office interdisant la publication et l'enjoignant de remettre les originaux de l'œuvre, mais il ne remit que des copies.

1950 : Avec crainte, mais confiante en les paroles de Pie XII, Maria Valtorta conclue un contrat avec la société éditrice Michel Pisani d'Isola del Liri. L'un de ses fils, Émile, actuel légataire des écrits de Maria Valtorta, s'impliquera personnellement, dès cette date, dans l'édition et la promotion de l'œuvre. L'évêque du lieu, Mgr Fontevecchia, familier des éditions Pisani, n'eut pas le courage de lire la masse dactylographiée en vue de l'imprimatur (4.000 feuillets). Il l'appréciait cependant et, devenant aveugle, il se la faisait lire.

1953 : Le P. Romualdo Migliorini meurt.

1956 : Le premier des quatre volumes du Poema del Uomo-Dio" (Poème de l'Homme-Dieu) est édité de façon anonyme, selon la volonté de Maria Valtorta.

1958 : Le 9 octobre, le Pape Pie XII meurt et le 28 octobre Jean XXIII est élu.


2
de 1959 à 1966
La mise à l'Index de l'œuvre et les tentatives de contre-offensive
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1959 : Le dernier des quatre tomes de l'œuvre de Maria Valtorta est publié. Le 16 décembre, le décret de mise à l'Index de l'œuvre de Maria Valtorta est signé.

1960 : Le 5 janvier, Mgr Alfonso Carinci, presque centenaire, termine ses fonctions. Le lendemain, l'Osservatore Romano publie le décret de mise à l'Index et le commente dans un article anonyme intitulé "Une vie de Jésus mal romancée".

1961 : Le 12 octobre, Maria Valtorta meurt. Le 1er décembre, l'Osservatore Romano publie un article étendant à la seconde édition (qui allait comporter dix volumes), la prohibition de la première. Le même mois P. Berti est convoqué par le Saint-Office (à l'origine de la mise à l'Index) où il trouve une atmosphère plus propice au dialogue. Il rapporte les propos de Pie XII en 1948 ainsi que les prises de positions favorables de trois conseillers du même Saint-Office : Mgr Ugo Lattanzi [3], et les PP. Bea et Roschini.

1962 : En janvier, le P. Berti revient par quatre fois au Saint-Office avec un rapport et quelques documents qu'on lui avait demandés. Il obtient du Vice-Commissaire du Saint-Office, le P. Marco Giraudo, dominicain, une autorisation modérée, mais verbale : "Vous avez notre entière approbation pour continuer la publication de cette deuxième édition de l’Évangile tel qu’il m’a été révélé de Maria Valtorta. Nous verrons bien comment l'œuvre sera accueillie".

1963 : le 3 juin, Jean XXIII meurt, le 21 juin, Paul VI est élu. Mgr Macchi, secrétaire du nouveau Pape, confirme dans un entretien au P. Berti que l'œuvre de Maria Valtorta n'est pas à l'Index.


3
de 1966 à 1992
La suppression de l'Index et la recherche d'une position officielle sur les révélations privées.
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1966 : Le 14 juin, l'Index est aboli : dans la suite de la lettre apostolique "Integrae Servandae" définissant le rôle de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi (anciennement Congrégation du Saint-Office), le Cardinal Alfredo Ottaviani (photo ci-dessus) précise le sort réservé aux livres interdits. Après avoir consulté le Pape (photo ci-contre), il promulgue la Notification sur l'abolition de l'Index des livres prohibés "Notificatio de Indicis librorum prohibitorum conditione" (Acta Apostolicæ Sedis - AAS 58), publié dans l'Osservatore Romano du mardi 15 juin 1966 : L'Index reste moralement engageant mais il n'a plus force de loi ecclésiastique avec la censure qui lui était jointe. L'Église affirme sa confiance dans la conscience des fidèles et confie aux différentes Conférences épiscopales (nationales), le soin d'examiner et d'empêcher d'éventuelles lectures nocives.

1974 : 17 janvier, la Secrétairerie du Pape transmets les félicitations de Paul VI au P. Gabrielle Roschini, professeur à l'Université du Latran et conseiller pontifical, pour son ouvrage ouvertement favorable à l'œuvre de Maria Valtorta. Le P. G. Roschini est le fondateur de "Marianum", faculté pontificale de théologie.

1975 : 19 mars, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi publie l'Acta Apostolicae Sedis 67 (AAS 67) sur la nouvelle réglementation "concernant la vigilance des pasteurs de l'Église au regard des livres" (Decretumde Ecclesiae pastorum vigilantia circa libros) : L'imprimatur, confié aux conférences nationales ou régionales (art. 1), se concentre désormais sur un périmètre restreint : Traductions de l'Écriture sainte (art. 2), livres liturgiques (art. 3), catéchismes et livres d'enseignement (art.4), le devoir de réserve des prêtres et des fidèles (art. 5), la constitution des corps compétents pour donner un avis motivé (art. 6). L'œuvre de Maria Valtorta échappe à ce périmètre, mais n'exclu pas la prudence pastorale compte-tenu de son sujet, ce que défendra ultérieurement le Cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

1978 : Le 8 décembre 1978, P. Corrado Berti signe sur papier à en-tête du "Collegio Internazionale - S. Alessio Falconieri – Dei Servi di Maria" une attestation certifiant la chronologie des évènements y compris la levée verbale de l'Index en 1961 et sa confirmation en 1963. On peut consulter un fac-similé de la dernière page portant sa signature.

1984 : Ouverture du procès en béatification de Gabrielle Allegra, o.f.m. (franciscain) missionnaire et exégète. Le "Bolletino Valtortiano" commence à publier ses notes, travaux et correspondance qu'il entretenait dès 1965 avec le P. Margiotti, un confrère, sur Maria Valtorta dont il était féru. G. Allegra sera déclaré Vénérable par Jean-Paul II le 7 août 1995.

1985 : Le 31 janvier, dans une lettre adressée au Cardinal Giuseppe Siri, archevêque de Gênes (voir le fac-similé), le cardinal Ratzinger (photo ci-contre), le charge de répondre à la demande d'un prêtre de son diocèse, en date du 18 mai 1984, désireux de connaître la position de l'Église sur les écrits de Maria Valtorta. Il lui communique l'ensemble des pièces officielles du dossier en le laissant juge de la conduite à tenir. Pour sa part, il ne juge pas opportune la diffusion des ces œuvres, non au regard d'erreurs intrinsèques, mais au regard de l'impact qu'elles pourraient avoir sur les esprits mal préparés (naïfs).


4
de 1992 à ce jour
La recherche d'un apaisement autour de la position désormais officielle de l'Église
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1992 : Devant la "recrudescence de l'intérêt" pour l'œuvre de Maria Valtorta, le Cardinal Ratzinger demande à Mgr Dionigi Tettamanzi, (photo ci-contre) secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, de prendre officiellement contact avec l'éditeur pour que "toute future réédition" porte clairement la mention "que les "visions" et "dictées" qui y sont mentionnées sont tout simplement les formes littéraires utilisées par l'auteur pour raconter à sa manière la vie de Jésus. Ils ne peuvent pas être considérés comme d'origine surnaturelle". À noter la précision des termes de la lettre officelle : "ne peuvent pas être" et non : "ne sont pas d'origine surnaturelle". Cela sépare la prudence de la condamnation.

Le 11 octobre le Catéchisme de l'Église catholique (Constitution Apostolique "Fidei Depositum") rédigé par une commission sous la présidence du Cardinal Ratzinger, est promulgué par Jean-Paul II. Il légifère dans ses articles 66 et 67 sur les révélations privées : même reconnues par l'Église, elles ne peuvent être considérées comme un complément ou une amélioration de l'unique Révélation, mais comme une aide : "Guidés par le Magistère de l'Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ".

1993 : 11 mai, Mgr Boland, évêque de Birmingham (Alabama) informe Mr Terry Colafrancesco de la réponse apportée par le Cardinal Ratzinger à sa demande du 21 juillet 1992 sur la position de l'Église concernant l'œuvre de Maria Valtorta. L'évêque, faisant référence à la lettre du Cardinal Ratzinger, confirme le mandement fait à la Conférence épiscopale italienne l'année précédente.

1994 : L'éditeur publie désormais le "Poème de l'Homme-Dieu" sous son titre original de "l'Évangile tel qu'il m'a été révélé" et sous seule mention de son auteure, Maria Valtorta, sans référence à une origine surnaturelle. Il a expliqué longuement dans les deux "Bollettino Valtortiano" de l'année 1994, les motifs de ce retour au titre original et les rapports normalisés avec l'autorité ecclésiastique. Cela n'empêche pas une certaine polémique de se poursuivre.
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