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Thérapeutique des maladies spirituelles

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Message par invité1 le Ven 14 Mai 2010 - 17:22

THERAPEUTIQUE DES MALADIES SPIRITUELLES


Vaste synthèse des enseignements patrisitques et ascétiques orientaux du 1er au XIVè siècle, cette étude présente une vision renouvelée de la doctrine chrétienne du salut et constitue un véritable traité à la fois théorique et pratique, de psychologie et de médecine spirituelles, en même temps qu'une somme sur la spiritualité orthodoxe dont il n'existait pas jusqu'à ce jour d'équivalent.

Jean-Claude Larchet, patrologue et théologien orthodoxe, est l'auteur de lnombreuses études consacrées à la théologie et à la spiritualité des Pères, et d'une quinzaine d'ouvrages, dont Théologie de la maladie, Thérapeutique des maladies mentales, Le chrétien devant la maladie, la souffrance et la mort et L'inconscient spirituel.

Commentaire de la Revue des sciences religieuses :
"On trouve ici des réponses à beaucoup de questions actuelles posées non seulement par les professionnels de la santé, mais par tout chrétien, et au-delà de nos Eglises, par tant d'hommes en quête d'équilibre de l'esprit et du corps."

Livre passionnant et je vous propose de mettre sur ce fil quelques extraits chaque jour....

A suivre..... Smile

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Message par invité1 le Ven 14 Mai 2010 - 17:26

Pathologie de l'homme déchu

1/ Pathologie de la connaissance

A/ la perversion et la déchéance de la connaissance et de ses organes

Les Pères constatent que, chez l'homme déchu, la connaissance et ses organes sont malades. « Comment serait-il question de santé pour l'âme raisonnable, lorsqu'elle est malade dans sa faculté de connaissance ? », demande saint Grégoire palamas.
Cette maladie consiste fondamentalement dans l'ignorance de Dieu. Adam, dit saint Masime, « fut malade de l'ignorance de sa propre cause ». En effet, fait-il remarquer, « ce que la santé et la maladie sont au corps vivant (…), la connaissance et l'ignorance le sont par rapport à l'esprit ». Evagre de même considère « l »ignorance » de Dieu comme « la maladie de l'âme » la plus fondamentale, alors qu'au contraire « la connaissance est la santé de l'âme ». En effet, l'intelligence de l'homme est faite par nature pour rechercher les choses divines eet pour tendre à la connaissance de Dieu ; c'est lorsqu'elle exerce cette activité qui convient à sa nature qu'elle est « saine ». En se détournant de Dieu, elle devient malade, car elle cesse d'avoir une activité conforme à sa finalité naturelle pour s'exercer contre nature. C'est pourquoi saint maxime précise « le mauvais usage de la faculté rationnelle est l'ignorance et démence ».
Alors que l'âme humaine « a été faite pour voir Dieu et pour être éclairée par Lui », par le péché elle s'est en effet pervertie, elle s'est détournée de Dieu et des réalités spirituelles pour se tourner vers les réalités sensibles et ne plus considérer qu'elles.
Le péché ne consiste cependant pas pour l'homme à considérer les réalités sensibles. Dieu lui a donné l'intelligence non seulement pour qu'il tende à Sa connaissance, mais encore pour qu'il connaisse les créatures sensibles et intelligibles. Adam avant sa chute les connaissait donc, seulement c'est d'un point de vue spirituel qu'il les connaissait. Il contemplait naturellement ce que les Pères appellent leurs « raison » spirituelles, autrement dit il les saisissait dans leurs relations à leur Créateur, il les connaissait comme ayant en Lui leur principe et leur fin, il les voyait tout entières en Dieu, comme tenant de Lui leur être et leurs qualités, et voyait en elles Dieu présent par Ses énergies. Car, comme le souligne saint Maxime, « le monde entier apparaît imprimé mystérieusement dans le sensible en des formes symboliques, pour ceux qui savent voir, et le monde sensible tout entier est de façon connaissable contenu dans l'intelligible et simplifié par l'intelligence.
(….)
Adam, dit saint Maxime, était même destiné, au terme de sa croissance spirituelle à considérer les créatures du point de vue de Dieu Lui-Même, à acquérir d'elles « une connaissance et une information semblables à celle de Dieu, car, grâce à la déification de son intelligence et à la transmutation de ses sens, l'homme n'aurait été alors un simple homme, mais un dieu ». L'homme aurait alors pu dire avec le sage Salomon l « C'est Lui qui m'a donné la science vraie de ce qui est, qui m'a fait connaître la structure du monde et les propriétés des éléments, le début, la fin et le milieu des temps, (…) la nature des animaux (…), le pouvoir des esprits et les pensées des hommes, les variétés des plantes et les vertus de leurs racines. Tout ce qui est caché, tout ce qui se voit, je l'ai appris ; car c'est l'ouvrière de toutes choses qui m'a instruit, la Sagesse ! » (Sg 6, 17-21)

Le péché et le mal, à ce niveau, ont consisté pour Adam et pour ceux qui sont devenus ses imitateurs, à ignorer Dieu et à considérer les êtres indépendamment de Lui, à les saisir non plus spirituellement dans la réalité intelligible qui s'y exprime selon les énergies divines qui s'y révèlent, mais charnellement, dans leur seule apparence sensible. L'arbre de la connaissance du bien et du mal, dont parle le livre de la Genèse, et auquel Dieu interdit à Adam de toucher sous peine de mort, représente, dit Saint Maxime, la création visible : « contemplé spirituellement, elle est l'arbre de la connaissance du bien : considérée sous son aspect matériel, celui de la connaissance du mal. Elle devient en effet un maître qui enseigne les passions et conduit à l'oubli de Dieu ceux qui n'ont avec elle que des rapports corporels ». Dieu en interdisant à l'homme de manger du fruit de l'arbre, lui avait signalé le danger qu'il y avait à entrer dans cette seconde forme de connaissance que jusqu'alors il ignorait : il devait d'abord croître dans la connaissance de son Créateur, après quoi seulement il pourrait jouir sans dommage de la création visible. Mais Adam a anticipé le processus et, en raison de son état d'enfance, s'est montré incapable de l'assumer spirituellement et est tombé dans le péché.

Par le péché, les yeux spirituels d'Adam se ferment, et s'ouvrent à leur place les yeux de la chair. (…) C'est en évoquant ces yeux charnels, c'est-à-dire cette façon charnelle de voir la réalité, que l'Ecriture dit : « Leurs yeux à tous deux s'ouvrirent » (Gn 3,7). Adam et Eve se virent alors nus, précise-t-elle ensuite, et St Athanase fait ce commentaire : « Ils connurent qu'ils étaient nus parce qu'ils avaient été dépouillés de la contemplation de Dieu et qu'ils avaient tourné leur pensée dans une direction opposée. » St Syméon également note ce détournement de la connaissance primordiale de l'homme et sa déchéance : « A la place de la conniassance divine eet spirituelle, (l'homme) reçut la connaissance charnelle. En effet, les yeux de son âme aveuglés, déchu de la vie impérissable, il se mit à regarder avec les yeux du corps. »
Remarquons que ce n'est pas l'ouverture des yeux de la chair qui provoque la fermeture des yeux spirituels, mais l'inverse : c'est par l'ignorance de Dieu que, la connaissance selon Dieu cessant alors d'exister, la connaissance selon la chair prend sa place : « Le mal », précise saint Maxime, « est l'ignorance de l'Auteur bienfaisant des créatures. C'est cette ignorance qui a, d'une part rétréci l'esprit, d'autre part ouvert largement la voie aux sens, éloignant complètement l'homme de la connaissance divine pour n'emplir son existence que de la connaissance passionnée des choses sensibles ».
(…)
« Toute intelligence humaine égarée et qui s'écarte de son mouvement naturel, n'a plus de mouvement que pour les passions, pour les sens et pour les sensibles, puisqu'aussi bien elle n'a plus où se porter ailleurs, une fois manqué le mouvement qui achemine naturellement vers Dieu. »

Alors que dans leur état originel les facultés cognitives de l'homme recevaient de l'Esprit leur lumière, et connaissaient ainsi selon leur nature et selon la nautre même des êtres, se détournant de Dieu, c'est aux sens qu'elles vont se subordonner désormais, et d'eux qu'elles vont recevoir toute information : « devenu transgresseur et ignorant de Dieu, l'homme accoupla toute sa puissance intellectuelle à la sensation », écrit St Syméon le Nouveau Théologien. L'intelligence de l'homme se trouve dès lors enchaînée à ce monde.
Ce n'est pas seulement par la sensation que l'intelligence se laisse conduire, mais également par tous les désirs passionnés qui apparaissent dans l'âme comme un effet de l'ignorance, laquelle est, dit saint Marc le Moine, « la cause de tous les vices », de pair avec l'oubli de Dieu et la négligence à Son égard. Ces trois attitudes négatives, qui sont indissociables et s'appuient mutuellement, sont cnosidérées par St Marc le Moine comme « les trois puissants géants du diable », les « passions les plus profondes et les plus intérieures à l'âme », grâce auxquelles « le reste des passions de malice agissent en s'insinuant, vivent et trouvent leur force dans les âmes ».

La connaissance humaine se trouve ainsi, dans l'état de péché, librée aux passions, déterminée par elles dans son principe et dans sa fin. Ces passions en effet, « captivent l'intelligence ». Du fait de l'ignorance, de la négligence et de l'oubli de Dieu et aussi de sa soumission à toutes les autres passions, celle-ci s'obscurcit, devient aveugle, s'égare, plonge l'âme dans l'obscurité, et meut l'homme tout entier dans un monde de ténèbres. Accaparée par la sensaiton, elle devient de surcroît lourde et épaisse. Elle devient de toute manière incapable d'un discernement juste et de connaissance vraie.

St Jean Chrysostome remarque : « De même que ceux qui sont dans les ténèbres ignorent la nature des choses, de même ceux qui vivent dans le péché ne distinguent pas les choses, ils courent vers des ombres comme à la réalité. »
St Isaac souligne quant à lui que les passions détruisent la santé naturelle de l'intelligence jusqu'à la rendre incapable de toute connaissance spirituelle : « De même que le sens corporel, lorsqu'il est mis à mal pour une raison ou pour une autre, est privé de la vision, de même si l'intelligence qui est dans la nature n'est pas saine, la connaissance n'agit pas en elle ».

(…)

L'ignorance de Dieu, on le voit, se révèle avoir pour l'homme une multitude d'effets pathologiques qui sont à la mesure de l'importance fondamentale que revêtait pour lui la connaissance de Dieu, si bien que St Marc le Moine la considère comme « la mère et la nourrice de tous les maux ».

« L'ignorance est une calamité et plus qu'une calamité. Elle est vraiment les ténèbres palpables. Elle obscurcit les âmes dans lesquelles elle se trouve. Elle divise profondément la pensée et elle empêche l'âme de s'unir à Dieu. Tout ce qui se oint à elle est désordre et déraison. Car elle rend l'homme tout entier déraisonnable et insensible. Quand elle se répand et s'épaissit, elle devientn pour l'âme qui lui est soumise un gouffre infernal où sont tous les tourments, toutes les douleurs, toutes les tristesses, tous les gémissements. »

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Message par invité1 le Sam 15 Mai 2010 - 16:18

PATHOLOGIE DE L'AGRESSIVITE

A côté de la puissance désirante prend place dans l'âme humaine la puissance agressive ou irascible. Cette faculté appartient à la nature même de l'homme, elle est une des composantes de l'âme humaine dès sa création.

A/ La première fonction de l'agressivité chez l'homme en son état de santé, est de s'opposer à tout ce qui peut le détouner de Dieu et de la voie de la déification à laquelle Dieu l'a destiné par nature. Cette faculté, disent les Pères, a été mise par Dieu dans l'lâme de l'homme pour lui permettre de lutter contre le mal, plus précisément de repousser les attaques des démons, de combattre les tentations, de refuser et de détruire les mauvaises pensées que ses ennemis spirituels lui suggèrent. Adam et Eve, au paradis étaient tentés par le diable. Ils se servaient de cette faculté pour garder le commandement que Dieu leur avait donné, autrement dit pour se maintenir dans la voie où Dieu les avait placés en les créant, pour rester unis à Dieu et croître en Lui spirituellement. C'est par cette faculté que dieu avait mis dans leur âme qu'ils pouvaient s'opposer à la tentation, repousser les suggestions du Malin et éviter ainsi de tomber dans le mal. (…) Si Eve s'en était servie contre le Serpent, ell n'aurait pas été dominée par le plaisir passionné.
St Grégoire de Nysse écrit plus précisément : « Quant à l'agressivité, à la colère, à la haine, il faut que ces puissances veillent à la porte comme des chiens de garde dans le seul but de résister au péché qu'elles usent de leur force naturelle contre le voleur, contre l'ennemi qui se glisse au-dedans pour la vertu du trésor divin et vient afin « de voler, tuer, détruire. »
« La nature de la puissance irascible de l'âme, c'est de combattre les démons ». (Evagre)
« l'agressivité bonne est une faculté de l'âme propre à détruire les mauvaises pensées ».
C'est par cette faculté utilisée conformément à sa nature originelle, que l'homme spirituel, écartant tous les obstacles, peut se maintenir sans dévier sur la voie de son union à dieu.
L'âme, dit St Maxime, « se sert de sa puissance irascible pour défendre amoureusement l'objet de ses recherches » ; c'est pourquoi il conseille : »que notre raison se mette en mouvement pour rechercher Dieu et que la puissance de l'agressivité lutte pour le garder ».

B/ Le second usage naturel et normal de la puissance agressive, c'est de permettre à l'homme de lutter pour obtenir les biens spirituels vers lesquels il tend par nature, pour atteindre le Royaume des cieux auquel il est destiné, car, selon les paroles du Christ : »Le Royaume des cieux est pris par violence, et ce sont les violents qui s'en emparent » (mt 11,12)
« L'âme raisonnable agit selon la nature quand sa partie irascible lutte pour la vertu ». (Evagre)
« Elle lui permet également de mobiliser vers Dieu toutes les forces de sa puissance désirante, de « conforter le désir », de « concentrer », comme le dit St Maxime, « le mouvement du désir vers l'amour divin ». Et elle lui permet de lutter pour la jouissance spirituelle vers laquelle il tend. C'est ainsi qu'Evagre affirme que « la nature de la puissance irascible, c'est de lutter en vue du plaisir », entendant par là « le plaisir spirituel et la béatitude qui le suit ». « Lutter pour le plaisir », c'est lutter pour l'acquérir, mais aussi pour le préserver, la seconde fonction de l'agressivité apparaissant ici étroitement liée à la première. C'est pourquoi Evagre écrit encore : « Les anges nous suggèrent le plaisir spirituel et la béatitude qui le suit, pour nous exhorter à tourner notre irascibilité contre les démons ».
(…)
La puissance agressive est en fait liée, quant à l'orientation qu'elle reçoit, à l'orientation que l'homme donne aux deux autres principales puissances de son âme : l'intelligence te le désir, dont elle contribue à réaliser les buts. C'est ce que montre bien st Nicétas Stéthatos. « La puissance agressive », écrit-il, « est intermédiaire entre le désir et la raison de l'âme. Elle est comme une arme en chacun dans son mouvement contre nature ou selon la nature. Quand le désir et la raison se meuvent selon la nature vers le divin, la puissance agressive est en chacun une arme de justice contre le seul serpent qui leur souffle et leur propose de prendre part aux plaisirs de la chair et de jouir de la gloire des hommes. Mais quand ils se détournent de leur mouvement naturel, quand ils dénaturent leur puissance, quand de la considération des choses divines ils se portent vers les choses humaines, la puissance agressive est une arme d'injustice qui sert le péché. Alors par elle le désir et la raison combattent et attaquent ceux qui cherchent à renverser leurs impulsions et leurs convoitises. »

Nous verrons que chez l'homme déchu c'est dans la passion de colère (au sens large que les Pères donnent à ce mot) que la puissance agressive malade s'investit principalement. C'est alors que nous examinerons ses nombreux effets pathologiques.

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