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Jésus avait de vrais amis

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Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Sam 17 Oct 2009 - 13:19

Marthe et Marie


Saint Luc 10, 38-42



Alors qu’il était en route avec ses disciples, Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Elle intervint et dit : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m’aider. » Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. »

Réflexion



1. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service. Jésus était souvent invité chez Marthe, Marie et Lazare. Nous savons par l’évangile de saint Jean combien Jésus aimait cette famille. Plus tard, Jésus donnera la preuve de l’intensité de son affection pour eux en faisant un de ses miracles les plus spectaculaires : la résurrection de Lazare.

Marthe est pleine d’énergie. Elle court d’un bout de la maison à l’autre, désireuse de s’assurer que tout soit comme il faut pour recevoir Jésus. C’est merveilleux de constater qu’elle ne s’est pas HABITUEE à la présence de Jésus chez elle. Sa présence n’est pas devenue pour elle quelque chose de normal. Au contraire, elle s’affaire, accaparée par de « multiples » occupations. Est-ce que je me suis habituée à la présence de Jésus dans ma vie ? Quelle est mon attitude pendant la messe ? Est-ce que je fais un effort pour lui montrer mon amour et mon affection en me recueillant et en gardant mon cœur tourné sur lui ?

2. Seigneur, cela ne te fait rien ? Bien que ce soit l’amour qui motive les actions de Marthe, elle ne peut pas s’empêcher de remarquer que sa sœur, Marie, est assise aux pieds de Jésus, à ne rien faire. « Pourquoi est-ce qu’elle ne m’aide pas ? » Est-ce que Marthe est jalouse ? Non, car Marthe pourrait tout aussi bien interrompre ses activités et s’asseoir auprès de Jésus ; elle sait qu’elle serait bien accueillie. Mais elle s’indigne de travailler alors que Marie ne fait rien.

Cette scène symbolise notre propre expérience : regarder les autres et leurs situations de vie au lieu de se concentrer sur notre relation avec le Seigneur. Si le Seigneur veut que je serve à table, ou que je reste assise à ses pieds, peu importe ! L’important n’est pas l’action en elle-même mais plutôt de faire ce que Jésus me demande. Est-ce que je veux obtenir la paix et la tranquillité d’âme propre aux disciples du Christ ? Alors, il faut renoncer à faire des comparaisons, et faire ce que le Seigneur ME demande. Il n’est pas nécessaire de s’inquiéter de savoir si les autres ont reçu « une meilleure part ».

3. Une seule chose est nécessaire. Gardons-nous de mal interpréter cette parole de Jésus. Il ne propose pas un choix entre l’activité de Marthe et la contemplation de Marie. En fait, « une seule chose est nécessaire » signifie précisément que toutes nos actions au service de Dieu et des autres doivent être enracinées dans la prière. Nous devons toujours être « connectés », Lui offrant continuellement notre cœur et notre intelligence, pour que tous nos efforts soient des vrais efforts d’amour.

Prière

Seigneur, souvent je suis débordé par mon travail et par mes soucis. Accorde-moi ton aide afin que tous mes efforts soient pour Toi seul. Ne me laisse pas tomber dans l’envie ou le ressentiment. Quelque soient mes occupations, que mon cœur reste rempli de ta présence.

Résolution

Aujourd’hui, au milieu de mes préoccupations, essayer de me remettre plusieurs fois en présence de Dieu.



Source: Marthe et Marie - 5. Les méditations - Catholique.org



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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par pax et bonum le Sam 17 Oct 2009 - 15:22

Je vous appelle:mes amis.

Qui sont mes frères,mes soeurs,ma mère?...ceux qui écoutent la Parole et qui la comprennent.

Si l'on regarde bien les textes,Jésus ne parle de ses amis qu'après"la Résurrection.
Car les disciples l'ont suivi sans comprendre entièrement ce qu'il était ni sa mission.Ils étaient les disciples,les suivants et parmi eux quelques apôtres:les envoyés.Mais pas d'amis,sinon peut-être St Jean qui avait tout compris avec l'intelligence du coeur,mais cela n'est pas dit directement mais implicitement dans l'expression:"le disciple que Jésus aimait".L'ami était St Jean.
C'est seulement à la Résurrection que les suivants et les envoyés sont devenus amis car ils ont tout compris du mystère du Fils de Dieu incarné et de sa mission rédemptrice.
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Dim 27 Nov 2011 - 13:18

Marthe de Béthanie :

Lire Luc 10 : 38-42 ; Jean 11 : 17-27, 32-34

Ce récit se passe à Béthanie mot qui signifie « Maison de l’affligé »; dans le Talmud ce nom signifie: « Maison des dattes non mûres ». Petite ville sur le mont des Oliviers à environ 3 km. de Jérusalem (Jn. 11.18), sur la route de Jéricho.
Notre Seigneur y logea souvent Mt 21.17; 26.6; Mr 11.1, 11, 12; 14.3 C’était la ville de Lazare, de Marthe, de Marie Jn 11.1; 12.1 et aussi de Simon le lépreux, où eut lieu l’une des onctions de Jésus Mt 26.6-13; Mr 14.3 Jésus était près de Béthanie quand il fut enlevé au ciel. Lc 24.50, 51. Cette bourgade a généralement été identifiée avec le village el-Aziriyeh (village de Lazare) sur le versant oriental du mont des Oliviers, au S.-E. de Jérusalem.
Béthanie n’est plus aujourd’hui, qu’un misérable petit village.
Olives, figues, grenades prospèrent à la place des luxuriants palmiers-dattiers d’autrefois.

On peut penser ici, à la visite que Jésus fit dans cette ville pour la fête de la Dédicace en décembre (Jn 10:22), et admettre que cette visite eut lieu pendant que les soixante-dix disciples accomplissaient leur mission (Lu 10:1 et suivants)
Signalons ici la seule mention dans la Bible de la fête de la Dédicace, en hébreu Hanukkah.
Il s’agissait d’une fête annuelle instituée par les Juifs, et non de l’une des fêtes instituées par l’Eternel (Le 23).
Cette fête, appelée en hébreu et en grec Rénovation, Inauguration, Dédicace, avait été instituée par Judas Maccabée, en souvenir de la restauration du temple et de l’autel, après qu’Antiochus Épiphane les eut profanés. On la célébrait durant huit jours, à dater du 25 du mois de Kisleu, qui correspond au mois de décembre. Cette fête étant d’institution humaine, il n’y avait point, pour les Juifs, la même obligation d’y assister qu’aux autres solennités religieuses. Mais Jésus se conformait volontiers à tout ce qu’il y avait de bon et de louable dans les mœurs de son peuple, et il saisit cette occasion pour adresser à celui-ci un dernier appel, avant la Pâque.

Marthe, en araméen signifie: dame, maîtresse. De ce que Marthe est désignée comme maîtresse de maison, on a conclu, avec assez de vraisemblance, qu’elle était veuve, ou du moins la sœur aînée de la famille.
Le Seigneur va maintenant centrer l’attention sur la Parole de Dieu et sur la prière comme étant deux grandes sources de bénédictions (10.38-11.13).

Lors d’un autre repas à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux, Lazare était présent, Marthe servait, Marie oignit les pieds de Jésus (Jn 13: 1-3). On déduit de ces faits que Marthe était l’épouse ou la veuve de Simon le lépreux.
Dans ce foyer heureux, uni, hospitalier au point de se laisser déranger à n’importe quelle heure, chacun se montre aimant Jésus, ses enseignements, et le reconnaissent comme le Messie.
Ils étaient non seulement d’une même famille selon la chair, mais aussi de la famille de Dieu.
Jésus demeura à Béthanie au cours de sa dernière semaine sur terre.
Dans nos foyers aussi, les visites de nos amis doivent être aménagées de façon à faire du bien à leurs âmes. Un bon sermon n’est pas plus mauvais lorsqu’il est prêché dans une maison; et les visites de nos amis doivent être aménagées de façon à faire du bien à leurs âmes.

Lire Marc 11 :11 Une fois entré dans Jérusalem, Jésus se rendit au Temple et y observa attentivement tout ce qui s’y passait. Ensuite, comme il se faisait déjà tard, il quitta la ville avec les Douze pour se rendre à Béthanie.
Mat.21 :17 : Puis il les laissa et quitta la ville pour se rendre à Béthanie, où il passa la nuit.
La ville de Jérusalem est pleine de pèlerins, le logement manquait mais, bien que tard Jésus n’hésita pas à se rendre à Béthanie tous les soirs de la semaine sainte, ce qui prouve la disponibilité de Marthe, quelques soit l’heure ou les circonstances…

Marthe est donc accueillante, voulant le bien de ses hôtes, ne reculant pas devant l’ouvrage, les dépenses et puis, elle est active, efficace, organisatrice.
Rom.12 :12 nous recommande à nous aussi « Prenez l’habitude d’être hospitalier, exercez vos devoirs d’hôtes avec empressement et de bonne grâce »

Cependant, Marthe, tout aussi heureuse que sa sœur de la visite de Jésus, n’en profitait pas autant… il y a quelque chose à régler dans son cœur.
En Marc 12 :12 nous la voyons toujours servir, ses qualités de disponibilités et d’hospitalité restent présentes. Sa foi, mise à l’épreuve par la mort de Lazare, n’a pas été ébranlée.
Femme de courage, elle demeura fidèle au Seigneur à une époque où la haine des juifs augmentait en virulence.
D’après la légende: Marthe et Lazare se seraient embarqués pour la Gaule avec aussi Marie-Madeleine.
Cette légende de Marthe, Marie-Madeleine et Lazare portant le christianisme à la région du Rhône, d’Aix à Tarascon semble avoir pour fond historique le fait que les premiers missionnaires de cette région venaient d’Orient.

Cependant il y a quelques dangers au trait de caractère de Marthe, par exemple :
De confondre l’essentiel avec le secondaire
De se laisser submerger par des choses de moindre importance
De s’énerver
De jalouser ceux qui prennent du temps pour rester en communion avec Jésus.
De vouloir entraîner les autres dans l’agitation
De s’inquiéter, de s’agiter à tord «le trouble en général vient de ce que l’on veut faire plus que ce que l’on peut, et aussi, de ce que l’on veut se distinguer des autres»
De s’apitoyer sur soi-même
D’être si pratique que la raison ne se prête pas aux miracles
De créer une atmosphère défavorable aux entretiens intimes et profonds.

Jésus dit que Marthe se fait trop de soucis. Les soins actifs ont dans la vie leur nécessité mais une seule chose est d’une importance absolue, cette chose, est de recevoir dans son cœur avec avidité les Paroles de vie qui tombent des lèvres du Seigneur, c'est-à-dire le salut de l’âme. Cette seule chose n’est pas explicitée, mais c’est ce qu’exprime l’attitude de Marie aux pieds de Jésus, qui écoute attentivement ses paroles. Marie à ses pieds est toute entière à l’écouter. Ce terme «à ses pieds» exprime la position humble et attentive du disciple à l’égard du maître.
Marie n’est pas inactive, v39, «s’étant assise» «ma sœur m’a laissé seule pour servir», elle a su interrompre son travail pour écouter Jésus. Voici là encore un danger possible : ne pas savoir s’arrêter pour écouter le Seigneur, l’important étant de toujours rester dépendant du Seigneur.

Marthe a donné la priorité aux choses secondaires. Au lieu de se mettre aux pieds de Jésus comme sa sœur, elle continua à s’occuper de divers soins domestiques, elle était persuadée d’agir justement puisqu’elle demanda au Seigneur de lui envoyer sa sœur pour travailler avec elle.
Les Paroles de Jésus étaient de toute importance, tout le reste était secondaire, et Marthe qui pourtant aime Jésus ne l’a pas encore réalisée.
L’empressement de Marthe a bien recevoir Jésus dénote son amour pour Lui, mais elle oublie que dans ce précieux moment de Sa présence, il y avait quelque chose de plus important à faire, qu’il était un autre moyen de l’accueillir, auquel lui-même tenait infiniment plus. En outre, sa réflexion sur sa sœur et la prière qu’elle adresse à Jésus trahit un blâme déplacé et une pointe de cette jalousie que les esprits actifs et énergiques éprouvent souvent à l’égard des âmes plus recueillies.
En toute situation, Eph.5: 17 «Comprenons ce que le Seigneur attend de nous».

Lire Jean 11 verset 3 « Les deux sœurs envoyèrent donc quelqu’un à Jésus pour lui faire dire : - Seigneur, ton ami est malade. »
Elles trouvent important de prévenir Jésus de la maladie de leur frère
- verset 22 «Mais je sais que maintenant encore, tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l’accordera. » Marthe affirme sa foi, sa confiance en Jésus en déclarant que Dieu exauce toute requête formulée par Jésus
- 24 «Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection des morts
Elle croit en la résurrection des morts, ce que Jésus confirme en disant qu’Il est la résurrection et la vie
- 27 «Oui, Seigneur, lui répondit elle, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde.» Elle confesse de sa bouche que Jésus est le Christ
- 39 «Enlevez la pierre, dit Jésus. Marthe, la sœur du mort, dit alors : - Seigneur, il doit déjà sentir. Cela fait quatre jours qu’il est là.» Avant le miracle elle manifeste un doute : « Seigneur, il sent déjà », à la pensée du cadavre qu’elle a embaumé et à l’œuvre de la mort, sa foi chancelle
- 40 Mais Jésus l’aide, la fortifie par sa Parole «Si tu crois tu verras la gloire de Dieu», ainsi fortifiée, elle croit et le miracle est possible.

Rappelons-nous que la foi est de nature spirituelle, elle consiste à recevoir ce que Dieu révèle. C’est une attitude de confiance totale en Jésus-Christ. Rm. 10: 17 « Elle vient de ce que l‘on entend »
Marthe a une foi qui se laisse édifier, fortifier et, en effet, au cours de ce chapitre nous voyons sa foi édifier, fortifier, augmenter avec la Parole de Christ
C’est une femme en marche qui va de progrès en progrès comme cela se doit dans une croissance normale, tout comme les Thessaloniciens à qui Paul dit: 2Thes.1: 3 «Votre foi fait de grand progrès».
Et, Paul nous recommande à tous : 1Tim. 4: 15 «Que tes progrès soient évident pour tous» 1 Thes. 4: 1 «faites de nouveaux progrès »

Avertissements:
Attention à ne pas s’inquiéter et à s’agiter plus qu’il ne le faudrait
Attention à écouter avant d’agir
Attention à ne pas entraîner les autres dans l’agitation.

Marthe accueille Jésus et ses disciples à quelques moments que ce soit. Elle s’empresse toujours pour servir et recevoir Jésus, ce qui démontre son amour et sa dévotion pour Lui.
C’est à Jésus lui-même qu’elle se plaint de sa sœur et non à d’autres personnes, et puis, elle écoute bien la réponse de Jésus. Peu à peu nous voyons sa foi progresser.

Jean 11 est très édifiant quant à la foi de Marthe. La base en étant la confession de ce qu’elle croyait, lorsqu’elle dit : v27: Je crois fermement que tu es le Christ. Ce qui est la base nécessaire pour toute foi, et puis, comme nous le fait remarquer Rm.10 : 9-13 «Si tu confesse de ta bouche le seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice et, c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut

La confession de la bouche est le premier indice de la réalité de la foi. Elle met un sceau sur notre foi et en fait bénéficier notre prochain. Bien sur, confession de la bouche et adhésion du cœur doivent aller de pair…
Parlons de nos doutes et nous détruisons notre foi - parlons de la puissance de notre Père et notre foi grandira.
Nous nous lions par nos propres paroles, Prov.6 :2b « Tu es enlacé par les paroles de ta bouche ». Nos paroles peuvent être remplie d’une foi qui remue le ciel et qui entraîne les hommes, en d’autres termes, nos paroles peuvent devenir ce que nous voulons qu’elles deviennent selon la parole de Dieu..
Apprenons à utiliser les mots afin qu’ils travaillent pour nous, apprenons que nos lèvres peuvent faire de nous un victorieux ou un captif.
Nous pouvons faire de nos paroles de la poésie, de la musique – nous pouvons aussi les remplir de haine et de poison ou nous pouvons par elle exhaler un parfum du ciel…
Notre foi ne surpassera jamais la confession de notre bouche.

Dans ce récit Jésus ne sous-entend pas qu’un caractère silencieux et contemplatif plais davantage au Seigneur qu’une nature active et dynamique, mais il veut montrer qu’à son entrée dans cette maison c’est Marie qui à agit de façon opportune. Marthe aurait du suivre d’abord l’exemple de Marie, pour pouvoir servir ensuite Jésus.

En conclusion
Il est important d’écouter avant d’agir - Etre assis aux pieds de Christ, signifie un empressement à recevoir sa parole, et une soumission à son conseil. C’était ici du respect envers notre Seigneur Jésus. Les affaires du monde sont pour nous un piège, si elles sont une entrave au service de Dieu, et si elles nous empêchent d’obtenir du bien pour nos âmes.

Entre les choses matérielles, aussi utiles et nécessaires qu'elles soient, et les choses spirituelles, la préséance doit être donnée aux dernières, même parfois au détriment des premières. Cela rappelle ce texte : "Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu ; et toutes ces choses vous seront données par-dessus." (Matt. 6.33)

Il est important de veiller sur nos paroles afin qu’elles exhalent un parfum du ciel plutôt que du poison, qu’elles proclament la victoire de Jésus et nous rendent victorieux par sa grâce !

Dans nos foyers, comme chez Marthe les visites de nos amis doivent être aménagées de façon à faire du bien à leurs âmes. Marthe pourvoyait à l’accueil de Christ, et de ceux qui étaient venus avec lui.


1 Thes. 4 : 1 «Enfin, frères, vous avez appris de nous comment vous devez vous conduire pour plaire à Dieu, et vous vous conduisez déjà ainsi. Mais, nous vous le demandons, et nous vous y invitons à cause de votre union avec le Seigneur Jésus : faites toujours plus de progrès dans ce domaine.» et 1Tim. 4: 15 «Que tes progrès soient évident pour tous».


Josette Risnes d’après « Eve et ses Filles » de Gina Karssen.

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Dim 15 Jan 2012 - 4:03



À Béthanie...






177> Le crépuscule rougit le ciel quand Jésus arrive à Béthanie. En nage, couverts de poussière, les siens le suivent. Et Jésus et les apôtres sont les seuls qui bravent la fournaise de la route à laquelle donnent peu d'ombre les arbres qui continuent du mont des Oliviers jusqu'aux pentes de Béthanie. L'été fait rage, mais plus encore fait rage la haine. Les champs sont dépouillés et brûlés, fournaises qui exhalent des souffles de feu. Mais les âmes des ennemis de Jésus sont encore plus dépouillées, je ne dis pas d'amour, mais d'honnêteté, de sens moral même humain, brûlées par la haine... Et il n'y a pour Jésus qu'une maison, qu'un refuge : Béthanie. Là, c'est l'amour, le soulagement, la protection, la fidélité... Le Pèlerin persécuté s'y dirige avec son habit blanc, son visage affligé, le pas fatigué de quelqu'un qui ne peut s'arrêter, parce que ses ennemis l'aiguillonnent par derrière, le regard résigné de quelqu’un qui déjà contemple la mort que chaque heure, chaque pas 178> rapproche et que déjà il accepte pour obéir à Dieu...

La maison, au milieu de son vaste jardin, est toute fermée et muette, dans l'attente des heures plus fraîches. Le jardin est vide et muet, et le soleil y règne seul en maître.

Thomas fait un appel de sa voix de baryton.

Un rideau se déplace, un visage risque un regard... Puis un cri : « Le Maître ! » et les serviteurs accourent dehors, suivis des maîtresses étonnées, qui n'attendaient certainement pas Jésus à cette heure de feu.

« Rabbouni ! » « Mon Seigneur ! » Marthe et Marie saluent de loin, déjà courbées, prêtes à se prosterner, ce qu'elles font dès l'ouverture du portail. Jésus n'est plus séparé d'elles.

« Marthe, Marie, la paix à vous et à votre maison. »

« La paix à Toi, Maître et Seigneur... Mais comment donc à cette heure ? » demandent les sœurs en congédiant, les serviteurs pour que Jésus puisse parler librement.

« Pour me reposer le corps et l'esprit là où il n'y a pas de haine... » dit tristement Jésus en tendant les mains comme pour dire : « Me voulez-vous » et il s'efforce de sourire, mais c'est un bien triste sourire que dément le regard des yeux douloureux.

« Ils t'ont fait du mal ? » demande Marie en s'enflammant.

« Que t'est-il arrivé ? » demande Marthe et, maternelle, elle ajoute : « Viens, je te donnerai de quoi te restaurer. Depuis quand marches-tu, pour être si fatigué ? »

« Depuis l'aube... et je peux dire continuellement, car le court arrêt dans la maison d'Elchias le synhédriste a été pire qu'un long chemin... »

« Ils t'ont tourmenté ?... »

« Oui... et d'abord au Temple... »

« Mais pourquoi es-tu allé chez ce serpent ? » demande Marie.

« Parce que le fait de ne pas y aller aurait servi à justifier sa haine qui m'aurait accusé de mépriser les membres du Sanhédrin. Mais désormais... que j'y aille ou n'y aille pas, la mesure de la haine pharisaïque est comble... et il n'y aura plus de trêve... »

« Nous en sommes là ? Reste avec nous, Maître. Ici, ils ne te feront pas de mal...»

« Je manquerais à ma mission... Beaucoup d'âmes attendent leur Sauveur. Je dois aller... »

« Mais ils t'empêcheront d'aller ! »

« Non. Ils me persécuteront en me faisant marcher pour étudier chacun de mes pas, en me faisant parler pour scruter chaque parole, 179> en me surveillant comme les limiers suivent leur proie pour avoir... quelque chose, qui puisse paraître une faute... et tout servira... »

Marthe, toujours si réservée, éprouve tant de pitié qu'elle lève la main comme pour une caresse sur la joue amaigrie, mais elle s'arrête en rougissant, et elle dit : « Pardon ! Tu m'as fait la même peine que me fait notre Lazare ! Pardonne-moi, Seigneur, de t'avoir aimé comme un frère souffrant ! »

« Je suis le frère souffrant... Aimez-moi d'un pur amour de sœurs... Mais Lazare que fait-il ? »

« Il languit, Seigneur... » répond Marie et elle donne libre cours aux larmes qui déjà lui piquent les yeux avec cet aveu qui se joint à la peine de voir son Maître ainsi affligé.

« Ne pleure pas, Marie, ni pour lui ni pour Moi. Nous faisons la divine volonté. On doit pleurer sur ceux qui ne savent pas faire cette volonté... »

Marie se penche pour prendre la main de Jésus et elle baise l'extrémité des doigts.

Pendant ce temps, ils sont arrivés à la maison et ils entrent en allant tout de suite trouver Lazare, pendant que les apôtres se reposent en se rafraîchissant avec ce que leur apportent les serviteurs.

Jésus se penche sur Lazare qui est émacié, de plus en plus émacié, et il l'embrasse en souriant pour soulager la tristesse de son ami.

« Maître, comme tu m'aimes ! Tu n'as même pas attendu le soir pour venir à moi, par cette chaleur... »

« Mon ami, Moi je jouis de toi, et toi de Moi. Le reste n'est rien. »

« C'est vrai, ce n'est rien. Même ma souffrance n'est rien pour moi... Maintenant je sais pourquoi je souffre, et ce que je puis avec ma souffrance » et Lazare sourit d'un sourire intime, spirituel.

« C'est ainsi, Maître. On dirait presque que notre Lazare voit avec plaisir la maladie et... » et un sanglot brise la voix de Marthe qui se tait.

« Mais oui, dis-le simplement: et la mort. Maître, dis-leur qu'elles doivent m'aider comme font les lévites auprès des prêtres. »

« A quoi, mon ami ? »

« A consommer le sacrifice... »

« Et pourtant la mort te faisait trembler, il y a peu de temps ! Tu ne nous aimes donc plus ? Tu n'aimes plus le Maître ? Tu ne veux pas le servir ?... » lui demande Marie avec plus de force, mais toute pâle de chagrin, et elle caresse la main jaunâtre de son frère.

180> « Et c'est toi qui le demandes, justement toi, âme ardente et généreuse ? Ne suis-je pas ton frère ? N'ai-je pas le même sang que toi et les mêmes amours que tu as : Jésus, les âmes, et vous. sœurs aimées ?... Mais depuis Pâque, mon âme a accueilli une grande parole. Et j'aime la mort. Seigneur, je te l'offre pour tes intentions mêmes. »[1]

« Tu ne me demandes donc plus la guérison ? »

« Non, Rabbouni. Je te demande ta bénédiction pour savoir souffrir et... mourir... et, si ce n'est pas trop demander, et racheter... C'est Toi qui l'as dit... »

« Je l'ai dit et je te bénis pour te donner toute force » et il lui impose les mains et puis l'embrasse.

« Nous resterons ensemble et tu m'instruiras... »

« Pas maintenant, Lazare. Je ne reste pas. Je suis venu pour quelques heures. Je partirai à la nuit. »

« Mais, pourquoi ? » demandent les trois, déçus.

« Parce que je ne puis rester... Je reviendrai en automne. Et alors... Je resterai longtemps et j'agirai beaucoup ici... et dans les alentours... »

Un silence triste. Puis Marthe le prie : « Alors, au moins, repose-toi, prends des forces... »

« Rien ne me réconforte plus que votre amour. Faites reposer mes apôtres et laissez-moi rester ici avec vous, ainsi, en paix... »

Marthe sort en pleurant pour revenir avec des tasses de lait froid et des fruits nouveaux...

« Les apôtres ont déjà mangé et, fatigués, ils dorment. Mon Maître, ne veux-tu vraiment pas te reposer ? »

« N'insiste pas, Marthe. L'aube ne sera pas encore arrivée qu'ils me chercheront ici, au Gethsémani, chez Jeanne, dans toute maison hospitalière. Mais. à l'aube, je serai déjà loin. »

« Où vas-tu, Maître ? » demande Lazare.

« Vers Jéricho, mais pas par le chemin ordinaire... Je fais un détour vers Tecua et puis je reviens vers Jéricho. »

« Route pénible en cette saison !... » murmure Marthe.

« C'est justement pour cela qu'elle est solitaire. Nous voyagerons de nuit. Les nuits sont claires même avant le lever de la lune... et l'aube vient si tôt... »

« Et ensuite ? » demande Marie.

« Et puis au-delà du Jourdain, et à la hauteur de la Samarie du nord, je passerai le fleuve pour venir de ce côté. »

« Va à Nazareth, vite. Tu es fatigué... » dit Lazare.

181> « Auparavant je dois aller aux rivages de la mer... Puis... j'irai en Galilée mais ils me persécuteront même là... »

« Tu auras toujours ta Mère pour te réconforter... » dit Marthe.

« Oui, pauvre Maman ! »

« Maître, Magdala est à Toi. Tu le sais » Lui rappelle Marie.

« Je le sais, Marie... Je connais tout le bien et tout le mal... »

« Ainsi séparés !... pour si longtemps ! Me retrouveras-tu vivant, Maître ? »

« N'en doute pas. Ne pleurez pas... Il faut s'habituer même aux séparations. Elles sont utiles pour éprouver la force des affections. On comprend mieux les cœurs, en les regardant d'un regard spirituel, de loin. Quand, n'étant plus séduit par le plaisir humain de la présence de l'aimé, on peut méditer sur son esprit et sur son amour... on comprend davantage le moi de celui qui est loin... Moi, je suis certain qu'en pensant à votre Maître vous le comprendrez mieux quand vous verrez et contemplerez en paix mes actions et mes affections. »

« Oh ! Maître ! Mais nous, nous n'avons pas de doutes sur Toi ! »

« Ni Moi sur vous. Je le sais, mais vous me connaîtrez davantage. Et je ne vous dis pas de m'aimer car je connais votre cœur. Je dis seulement : priez pour Moi. »

Les trois pleurent... Jésus est si triste !... Comment ne pas pleurer ?

« Que voulez-vous ? Dieu avait envoyé l'amour parmi les hommes. Mais les hommes y ont substitué la haine... Et la haine divise non seulement les ennemis entre eux, mais elle s'insinue pour séparer les amis. »

Un long silence.

Puis Lazare dit : « Maître, quitte la Palestine pour quelque temps... »

« Non. Ma place est ici pour vivre, évangéliser, mourir. »

« Mais pourtant tu as pourvu à la sécurité de Jean et de la grecque. Va avec eux. »

« Non. Eux, il fallait les sauver. Moi, je dois sauver. Et c'est la différence qui explique tout. L'autel est ici, et c'est ici qu'est la chaire. Je ne puis aller ailleurs. Et du reste !... Croyez-vous que cela changerait ce qui est décidé ? Non. Ni sur Terre ni au Ciel. Cela obscurcirait seulement la pureté spirituelle de la figure messianique. Je serais le "lâche" qui se sauve en fuyant. Je dois donner l'exemple à ceux de maintenant et à ceux qui viendront que, dans les choses de Dieu, dans les choses saintes, il ne faut pas être lâche... »

182> « Tu as raison, Maître » soupire Lazare...

Et Marthe, écartant le rideau, dit : « Tu as raison... Le soir s'avance. Il n'y a plus de soleil... »

Marie se met à pleurer avec angoisse, comme si cette parole avait eu le pouvoir de dissoudre sa force morale qui réduisait ses pleurs à des larmes silencieuses. Ce sont des pleurs plus déchirés que ceux dans la maison du Pharisien, quand elle implorait par ses larmes le pardon du Sauveur...

« Pourquoi pleures-tu ainsi ? » demande Marthe.

« Parce que tu as dit la vérité, ma sœur ! Il n'y a plus de soleil... Le Maître s'en va... Il n'y a plus de soleil pour moi... pour nous... »

« Soyez bons. Je vous bénis et que ma bénédiction reste sur vous. Et maintenant laissez-moi avec Lazare qui est fatigué et a besoin de silence. Je me reposerai en veillant mon ami. Occupez-vous des apôtres et veillez à ce qu'ils soient prêts pour l'heure des ombres... »

Les deux sœurs se retirent, et Jésus reste silencieux, recueilli en Lui-même, assis près de l'ami languissant qui, satisfait de cette présence, s'endort avec un léger sourire sur le visage.


Source: 06-104 - Maria Valtorta


Commentaire personnel...
Comme cela devait être reposant pour le Maître de se retrouver quelques jours chez ses amis Marthe, Marie et Lazarre à Béthanie...
Je vois déjà Marthe s'agitant sans cesse pour préparer le repas, servir Jésus et lui préparer un bon lit bien confortable !


N'oublions pas que Jésus était aussi humain comme nous tous quand il marchait sur cette terre, même s'Il était Dieu.


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Gilles
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Dim 15 Jan 2012 - 18:07


L’évangile de Marthe et Marie

Luc 10, 38-42
Comme ils faisaient route, il entra dans un village, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison. Celle-ci avait une soeur appelée Marie, qui, s’étant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe, elle, était absorbée par les multiples soins du service. Intervenant, elle dit : "Seigneur, cela ne te fait rien que ma soeur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider." Mais le Seigneur lui répondit : "Marthe, Marthe, tu te soucies et t’agites pour beaucoup de choses ; pourtant il en faut peu, une seule même. C’est Marie qui a choisi la meilleure part ; elle ne lui sera pas enlevée.
Avouons-le cet évangile n’est pas facile à recevoir, et nous comprenons facilement Marthe. Non seulement Marthe se donne la peine de préparer le repas sans être aidée de sa sœur (semblant ainsi se « sacrifier ») mais en plus, c’est elle qui reçoit la réprimande de Jésus.
Des questions surgissent : les évangiles nous disent que Jésus venait souvent à Béthanie dans la maison de Marthe, Marie et Lazare. Est-ce que cela ne signifirait pas que Jésus aimait s’y arrêter parce qu’il était bien accueilli, avec un bon repas, un service diligent et aimant ? Pourquoi cette réprimande à Marthe alors ?
Comment interpréter pour « nous » cet évangile ? Est-ce à dire que Jésus nous demande de lâcher enfants, fourneaux et travail pour nous enfermer dans une Eglise ?

L’enseignement de Jésus est autrement plus profond.
Jésus ne reproche pas à Marthe de se donner de la peine pour le recevoir et de préparer le repas... Au fond, Jésus voudrait simplement que Marthe arrête de s’agiter (dans sa tête !) et de loucher sur sa sœur. Il désire qu’elle découvre qu’elle aussi a la meilleure part. Si Marthe se met aux fourneaux, elle doit le « choisir » comme la meilleure part, et non le subir en s’érigeant victime de sa sœur. Ou alors, elle ne devrait pas se plonger dans ces multiples soins du service.
Choisissant son service comme la « meilleure part », celle qui peut le mieux honorer son hôte, elle le fera paisiblement, dans la joie d’avoir cet honneur de préparer un repas pour Jésus. Elle le fera toute occupée à la pensée de Jésus, et elle sera joyeuse de voir que son cher hôte ne reste pas tout seul à attendre pendant qu’elle s’affaire. Elle ne louchera plus sur sa sœur puisqu’elle aura choisi sa mission comme « la meilleure part », c’est-à-dire la part où Jésus l’attend, la part où elle peut donner le meilleur d’elle-même. Et une fois achevés ces « multiples besoins du service » elle pourra s’asseoir aux pieds de Jésus, et l’écouter le cœur en paix, heureuse de l’avoir servi.
Demandons au Seigneur la grâce d’aimer cette part qui est la nôtre (et ici, il faut parfois un peu de courage, quand le poids de nos vies semble écrasant). Demandons-lui de nous apprendre à choisir comme la meilleure part, tous ces lieux où il attend notre don. Donnons-nous sans nous soucier, ni nous agiter fébrilement, heureuses de cette « meilleure part » que nous avons choisie, et ensuite, le cœur paisible, arrêtons-nous quelques instants auprès du Seigneur.
Demandons au Seigneur de nous apprendre à ne pas loucher sur « les autres ». Chacune avons notre vocation propre, notre histoire propre, nos souffrances et nos joies, nos caractères, nos fragilités et nos talents bien personnels. C’est précisément ici que le Seigneur attend chacune, précisément ici que son appel est tellement unique pour chacune. Souvenons-nous de ce que Jésus ressuscité dit à Saint Pierre lorsque celui-ci lui demande ce qui adviendra de Saint Jean : « Que t’importe, Toi suis-moi » (Jn 21, 20).
Pour chacune le Seigneur donne une meilleure part. A nous de savoir la discerner afin de la recevoir du Christ et de la choisir de tout notre cœur.
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Manuela le Lun 16 Jan 2012 - 4:47

C`est trés beau à lire et intéressant sur la vie de Jésus. On s`imagine comment Il à vécu sa vie sur la terre et on peut vivre ce temps en pensée.
Merci cher Gilles.
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Mar 7 Jan 2014 - 16:10

Le Christ dans la maison de Marthe et Marie : Henryk Siemiradzkic (1886)

Dans l’ Évangile de Luc, Jésus oppose la contemplation de Marie à l’action de Marthe. Quel est le sens de cette scène qui a inspiré les grands peintres de la Renaissance ou le poète Claudel ?

Jésus entre dans le village de Béthanie qui se trouve près de Jérusalem.

C’est là qu’habitent ses amis Marthe, Marie (à ne pas confondre avec la mère de Jésus qui s’appelle aussi Marie) et leur frère Lazare.

Marthe l’invite à entrer chez eux et, en bonne maîtresse de maison, s’active pour lui préparer un repas réussi.
Dans le même temps, sa sœur Marie s’assoit pour écouter Jésus mais ne bouge pas le petit doigt pour aider sa sœur.
Soudain, Marthe se fâche en interpellant directement Jésus : « Seigneur, cela ne te fait rien que ma sœur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc de m’aider. »

Jésus lui répond : « Marthe, tu te soucies et tu te donnes du mal mais c’est Marie qui a trouvé la meilleure chose à faire : m’écouter. ».

Accéder au texte de la Bible : 1 (voir aussi les chapitres 16 à 23), 2

Source: www.chretiensaujourdhui.com

***********************************************************************

Commentaire personnel :  J'aime souvent m'imaginer la scène quand Jésus passait à Béthanie pour se reposer chez ses amis Marie, Marthe et Lazare.  Very Happy 

Je vois Marthe s'agitant dans la maison en préparant un bon repas au Maître, et pourquoi pas lui préparer aussi un bon bain chaud et un lit propre et confortable.  dance-man Ces moments passés avec Ses amis intimes devaient être pour le Seigneur de merveilleux moments de bonheur, Lui qui prenait si peu de temps pour se reposer !  Amen 

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Maud le Mar 7 Jan 2014 - 16:20

Merci Gilles pour ce beau partage  Smile 
Jésus lui répond : « Marthe, tu te soucies et tu te donnes du mal mais c’est Marie qui a trouvé la meilleure chose à faire : m’écouter. ».


Jésus nous demande de préférer écouter Sa parole que nous obliger prioritairement aux choses humaines

Notre première occupation doit être de plaire à Jésus , les obligations humaines qui suivront en seront enrichies
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Mer 8 Jan 2014 - 16:27



Nicodème : Ami de Jésus...

Plusieurs comportements de Jésus avaient irrité les pharisiens, spécialement quand il traitait avec respect et bonté, et même en les privilégiant parfois, ceux qu’ils jugeaient comme d’horribles pécheurs. Ils prenaient toutes les occasions possibles pour attaquer Jésus en public. Ils maudissaient comme des impurs tous les gens qui s’attachaient à lui et même ceux de leur groupe qui hésitaient à le condamner. Car certains pharisiens avaient du respect pour sa doctrine et croyaient que ses guérisons le confirmaient peut-être comme Envoyé de Dieu. Parmi ces derniers, quelques-uns n’osaient pas s’afficher : ils risquaient d’être expulsés du groupe. C’était le cas de Nicodème.

Il vint trouver Jésus en cachette, de nuit, afin de lui poser certaines questions qui l’intriguaient. Il commença par dire à Jésus son admiration : « Rabbi, nous savons que tu es un maître qui vient de la part de Dieu, car personne ne peut opérer les signes que tu fais si Dieu n’est pas avec lui… »  Tout de suite, Jésus l’arrête. Il refuse de réduire cette rencontre à une discussion purement théorique basée sur l’interprétation de la Loi  monopolisée par les Pharisiens. Il lui dit : « Sois bien assuré que tu ne comprendras jamais rien à l’action de Dieu en moi si tu ne sors pas de ta logique humaine et de l’adoration de la Loi. Pour saisir vraiment ce que je représente, tu devras entrer dans une vision complètement nouvelle de la Vie. » Le pauvre Nicodème se sentit dépassé et dit : « Je ne vois pas comment un homme, déjà vieux comme moi, pourrait recommencer sa vie autrement; ça me paraîtrait aussi difficile que de retourner dans le sein de ma mère et de naître encore une fois. » Jésus lui répondit : « Tu as parfaitement raison. Si l’Esprit de mon Père ne te transforme pas par son intervention gratuite, il n’y a rien à faire. Tu sais, comme moi, que la logique humaine sera toujours logique humaine; la logique de l’Esprit ne peut t’être donnée que par l’Esprit. C’est pour ça que je t’ai parlé de renaître à une autre manière de penser et de vivre. Comparée à notre regard humain, la logique de l’Esprit ressemble au vent qui souffle où il veut; tu entends sa voix, mais tu ne sais ni d’où il vient, ni où il va. Avec l’Esprit, tu devines quelque chose derrière les apparences, mais l’essentiel demeure mystérieux.

 Nicodème était séduit par ce mystère que Jésus appelait le Royaume de Dieu et il désirait vraiment l’accueillir dans sa vie. Il oublia toutes ses connaissances de bon pharisien et demanda naïvement à Jésus de lui expliquer quoi faire pour renaître de l’Esprit. Jésus détendit l’atmosphère en le taquinant : « Comment! Tu es maître en Israël et tu ne connais pas ces choses! » Et plus sérieusement, il enchaîna : « Je puis t’assurer que je connais bien ce dont je parle et que j’en ai fait l’expérience personnelle. Mais je sais qu’il est difficile de me croire. Pourtant je t’ai parlé uniquement de la partie la plus facile à comprendre; ce sera beaucoup plus difficile à mesure que j’annoncerai le dessein du Père comme il se manifestera. Je suis le seul à le connaître à cause de mon expérience de la Vie avec le Père de qui je viens. Tu te rappelles l’histoire du serpent élevé par Moïse dans le désert pour guérir ceux qu’un serpent avait empoisonné? Eh bien, moi aussi, un jour, je serai offert à la vue de tous pour libérer du mal ceux qui désireront s’appuyer sur moi pour entrer dans la Vie nouvelle. Ce jour-là, il sera bien difficile de continuer de croire en moi ».

En me racontant cette rencontre avec Jésus, Nicodème devint subitement très ému. Il me dit avoir été saisi de l’intérieur au moment où Jésus parut oublier sa présence et se mit à méditer à haute voix: « Mon Père aime tellement ce monde que nous avons créé ensemble! À moi, son Fils unique, il a proposé de venir vivre sur terre comme un vrai homme afin d’acheminer jusqu’à la réussite définitive de leur vie  les personnes qui voudront me faire confiance ». Puis après un long silence, il continua une sorte de réflexion sur sa mission : « Mon Père ne m’a pas donné mission de partager les bons et les méchants, mais il voudrait que je sauve tous les gens qui désirent trouver la Vérité et la Vie. Je ne condamne jamais les erreurs d’une personne qui me fait confiance.

Et si quelqu’un ne se fie pas à moi, je n’ai pas à le juger; c’est lui-même qui refuse l’offre de réussir sa vie comme mon Père le lui présente par moi. Cet homme détermine lui-même le verdict en choisissant d’évaluer ses comportements selon ses propres normes et de les justifier par des équivoques plutôt que de compter sur la Vérité que mon Père lui envoie ».

Enfin, il termina sa réflexion en évoquant les personnes qui ne voudront pas de lui  et celles qui l’accueilleront: « Quand quelqu’un approuve ses propres comportements mauvais, il déteste toutes explications qui pourraient le condamner; il refuse de reconnaître ses erreurs; il choisit lui-même de rater sa vie : je n’ai pas à le condamner, il le fait lui-même. Au contraire, si quelqu’un s’applique à vivre en harmonie avec les projets de mon Père, il cherche toujours à voir clair dans sa vie; il aime soumettre ses comportements à la lumière de la Vérité et il est heureux de les désapprouver lui-même. Je ne puis que l’aimer ».

Nicodème m’a dit qu’à ce moment, il n’avait plus de questions. Il y eut un long silence rempli d’une grande paix. Jésus lui redevint présent; Nicodème le remercia de son accueil et partit avec, en son cœur, la certitude d’avoir été aimé par Jésus. La nuit n’était plus la nuit. Il n’avait plus peur des attaques et des moqueries de ses compagnons. Au jour du Golgotha, il fut capable d’accompagner la mère de Jésus et ses amis venus mettre au tombeau le corps crucifié de Jésus.

Source: L'histoire de Nicodème - Mouvement des Cursillos Francophones

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Jeu 9 Jan 2014 - 16:27



Lazare, l'ami de Jésus

L'histoire de Lazare (Jean chapitre 11) souligne l'humanité profonde de Jésus.
Marthe et Marie , les sœurs de Lazare, " envoyèrent dire à Jésus : 

" Seigneur, celui que tu aimes est malade."

Jésus a des amis, Lazare en fait partie.
Marthe, Marie et leur frère habitaient à Béthanie, un petit village
proche de Jérusalem.
Nous pouvons imaginer que Jésus s'y arrêtait parfois lorsqu'il venait
prier au Temple,
y trouvant un hébergement agréable, amical.
Lazare est décédé. Jésus a perdu un ami, un proche.
Le Nazaréen continue à croire en la vie de l'Éternel , plus forte que la
mort, mais il n'est pas insensible. Ce n'est pas un stoïcien  blindé devant le
malheur.

"Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle
pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde."

" Alors Jésus pleura." Il ne fait pas un discours sur la vie, sur la
mort, il pleure son ami.
Jean insiste, deux fois il précise que Jésus fut remué, bouleversé, ému
aux larmes.

Jésus pleurant Lazare, n'est ce pas une image juste du Très Haut devant
les guerres, les malheurs de notre humanité ?
Beaucoup se disent : s'il y avait un Bon Dieu, il y aurait moins de malheur.
Et si la toute puissance n'était pas la qualité de Dieu?
Et si les pleurs de Jésus nous disaient que le Créateur nous considère
comme des amis
et qu'il pleure lui aussi devant nos morts, nos tragédies, nos échecs ?


www.parcoursdefoi.fr

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par oiseaublanc le Jeu 9 Jan 2014 - 16:42

En même temps, on peut penser que si Marthe ne s'occupait pas du service du Seigneur, Marie n'aurait pu s'asseoir à Ses pieds pour écouter Sa parole...
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Lun 17 Fév 2014 - 21:27



Mon seul Ami

Jésus, tu es le seul et véritable Ami. Tu m’écoutes toujours avec bonté.
Tu as le secret d’adoucir mes peines et de renouveler sans cesse mon espérance.
Toi seul connais le fond de mon coeur. Comme l’Ami fidèle, Tu es mon puissant soutien : "celui qui Te trouve a trouvé son Trésor".
Toujours et partout Tu es avec moi : dans ton immense tendresse Tu viens en mon coeur faire ta demeure. Révèle la merveille de ton Amitié Divine aux mals-aimés, aux désespérés, à tous les accablés de souffrances.


Jésus, je suis si persuadé que Tu veilles sur ceux qui espèrent en Toi et qu’on ne peut manquer de rien quand on attend de Toi toutes choses, aide moi à vivre l’avenir sans aucun souci et de me décharger sur Toi de toutes mes inquiétudes, puisque Tu n’abandonnes jamais ceux qui ont confiance en l’Amour de ton Coeur.

" Jésus, tu es le seul et le véritable ami. Tu prends part à mes malheurs, tu t’en charges, tu as le secret de t’en servir pour mon bien. Tu m’écoutes avec bonté lorsque je te raconte mes peines et tu ne manques jamais de les adoucir.

Je te trouve toujours et partout ; tu ne t’éloigne jamais et, si je suis obligé de changer de demeure, je ne manque pas de te trouver déjà présent et à m’attendre où je vais.

Tu n’es jamais fatigué de m’écouter ; tu ne te décourages jamais de me faire du bien. Je suis certain que tu m’aimes et je veux et désire t’aimer. Tu ne convoites pas ce que je possède, et tu ne t’appauvris pas en me partageant tes richesses.

Quelque misérable que je sois, un homme plus doué, un plus aimable, et même plus spirituel ne m’enlèvera pas ton amitié ; et la mort, qui nous arrache à tous les autres amis, me réunira davantage à toi. Toutes les épreuves de l’âge et de la vie ne peuvent pas te détacher de moi; au contraire, je ne jouirai jamais de toi plus pleinement, tu ne me seras jamais plus proche que lorsque tout ira au plus mal pour moi.

Jésus, tu es le seul et le véritable ami pour moi.  

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Franck Hernandez le Mar 18 Fév 2014 - 2:55

Merci a Gilles et Maud pour ces belles méditations sur l'amitié et l'intimité avec jésus qui doit rester notre priorité, car évidemment que Jésus avait des amis avant sa résurrection puisqu'il dit dans st Jean juste avant sa passion "je ne vous appelle plus serviteurs mais AMIS , car le serviteur reste dans l'ignorance de ce que fait son maître..etc....

ah l'évangile....quelle référence tout de même.......
comme j'aime y trouver, de la tendresse, de l'amitié et un soupçon d'ô
  2 rose...... 

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Franck Hernandez le Mar 18 Fév 2014 - 2:56

Merci a Gilles et Maud pour ces belles méditations sur l'amitié et l'intimité avec jésus qui doit rester notre priorité, car évidemment que Jésus avait des amis avant sa résurrection puisqu'il dit dans st Jean juste avant sa passion "je ne vous appelle plus serviteurs mais AMIS , car le serviteur reste dans l'ignorance de ce que fait son maître..etc....

ah l'évangile....quelle référence tout de même.......
comme j'aime y trouver, de la tendresse, de l'amitié et un soupçon d'ô
  2 rose...... 

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Mer 19 Fév 2014 - 5:25



"Après la mort de Jésus,
Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus,
mais en secret par crainte des juifs,
demanda à Pilate d’enlever le corps de Jésus. Et Pilate le permit"


Joseph d’Arimathie, ami du Seigneur, allie la prudence à l’audace
pour récupérer le corps du Seigneur et l’ensevelir dans la dignité.


Sa ténacité l’obtient,
malgré la pression des juifs qui ont tout fait pour que l’on traite Jésus
comme un prisonnier de droit commun
et que l’on achève en lui brisant les jambes,
et qu’on le jette dans la fosse commune.


"Les juifs donc comme c’était la Parascève,
afin que les corps ne demeurassent pas sur la croix durant le sabbat -
car c’était un grand jour que ce sabbat -
demandèrent à Pilate qu’on leur rompît les jambes et qu’on les enlevât"


Jean rappelle et la manière cruelle dont on achevait les suppliciés
et l’importance de la pâque et de sa préparation :
la "Parascève", pour tout le peuple juif.


"Les soldats vinrent donc et rompirent les jambes du premier (brigand)
puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui ;
mais venant à Jésus, comme ils virent qu’il était déjà mort,
ils ne Lui rompirent pas les jambes.


Mais un des soldats Lui piqua le côté de sa lance et aussitôt il sortit du sang et de l’eau"

Les souffrances de Jésus ont été tellement atroces au physique et au moral,
tellement accumulées depuis la veille au soir,
au jardin de Gethsémani au Calvaire,
qu’Il va mourir plus vite que les autre suppliciés.
Les soldats ne lui brisèrent pas les jambes pour l’achever,
mais l’un d’eux lui percera le côté de sa lance pour signer sa mort.


Et l’on voit encore ici
que l’amitié de Jésus n’est pas réservée à tel ou tel ;
tous les hommes, un jour, peuvent rencontrer cette amitié,
les hommes comme les femmes, les riches comme les pauvres.

"Le soir (du vendredi saint) comme c’était la "Parascève",
c’est-à-dire la veille du sabbat,
un homme riche, nommé Joseph d’Arimathie, membre distingué du conseil
(il n’avait pas donné son assentiment à leur résolution ni à leurs actes)

qui, lui aussi, avait été instruit par Jésus
et qui,lui aussi attendait le règne de Dieu,
vint et eut le courage de pénétrer auprès de Pilate et de demander le corps de Jésus"


Homme riche, notable, Joseph d’Arimathie agira avec audace pour prouver à tous,
à ses collègues comme au gouverneur,
que rien n’arrête les amis du Seigneur
 ;
et Pilate lui donnera le corps de Jésus, qu’il est venu réclamer.


Père Gabriel  -  Oraweb.net, l'oasis de prière du web - Association Oraweb, Lectures ...

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Marie, Marthe et Lazare, amis de Jésus !

Message par Joël2013 le Dim 6 Avr 2014 - 9:55


     Marie, Marthe et Lazare, amis de Jésus






La parole de Dieu


Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, 
le village de Marie et de sa sœur Marthe 

Évangile selon saint Jean, chapitre 11, verset 1


La méditation

Béthanie, un village proche de Jérusalem. Des amis accueillent Jésus avec ses disciples. Il aime à refaire ses forces dans la douceur de l’amitié auprès de Marthe, de Marie et de leur frère Lazare. Le partage des repas devient alors l’occasion d’enseignements sur le mystère de Dieu. Jésus n’a rien d’un extraterrestre ni d’un être virtuel. Il a du cœur, des sentiments. Ses amis l’estiment et il tient à eux.
La charité est une amitié. Déjà, dans l’Ancien Testament, les prophètes sont appelés amis de Dieu. Moïse s’entretenait avec Dieu sur le mont Sinaï comme un ami parle à son ami et son visage rayonnait de la lumière du Très-Haut. S’adressant à ses disciples, Jésus les appelle amis car la connaissance de Dieu tenue secrète dès avant la fondation du monde leur est révélée. Le dialogue et l’ouverture du cœur caractérisent l’amitié. Saint Thomas d’Aquin reprend l’expérience de l’amitié humaine pour présenter la charité de Dieu. Saint Augustin voyait dans les amis « deux corps et une âme ». 
Au cours d’une messe, j’ai posé cette question aux enfants : « Que faites-vous quand vous aimez quelqu’un ? » Un temps de silence. Une petite fille lève la main pour répondre : « On lui parle. » Les amis se parlent. C’est leur joie et leur récompense ! Que serait la vie sans nos amis ? Le bonheur, la douceur, la consolation dans les épreuves ne nous viennent-ils pas de nos amis ? L’amitié ne peut pas s’acheter. Elle n’aime pas le vite-fait. Jésus prenait le temps d’échanger avec Marthe, Marie et Lazare. Son amitié ira plus loin : « il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. » (*) Jésus ne se paye pas de mots. Ce ne sont pas des « amis » comme on les désigne trop facilement en politique ou sur Facebook ! 
Apprenant la maladie de Lazare, Jésus souffre déjà de la souffrance de son ami. Les épreuves font le tri entre les relations, les faux amis et les vrais amis. L’ami véritable se manifeste dans les difficultés, quand la maladie et la mort viennent rappeler la fragilité foncière de notre existence. « Je me sens comme amputé », s’exclame parfois l’ami frappé par le départ de son ami.
Jésus pleure devant le tombeau de son ami Lazare : « Voyez comme il l’aimait ! », s’exclament les voisins. Le cœur de Jésus connaît le trouble et l’émotion. Ses entrailles frémissent. Miséricorde est un mot d’origine latine qui veut dire « avoir un cœur sensible à la misère ». La miséricorde de Dieu se rend visible en Jésus de Nazareth. Agissant en faveur de son ami Lazare, Jésus annonce la résurrection de ceux qui cherchent l’amitié de Dieu.
Seigneur Jésus, nous te rendons grâce pour ton amitié. Nous te louons pour les amis que tu nous as donnés. Nous te confions nos amitiés pour qu’elles grandissent dans l’amour et la vérité et nous te prions pour nos amis malades. Envoie sur eux ton Esprit Saint et inspire en nous des gestes et des paroles d’affection à leur égard.

* Évangile selon saint Jean, chapitre 15, verset 13
Méditation enregistrée dans les studios de Radio-Dialogue à Marseille



Pour aller plus loin avec la Parole

La parole agréable attire de nombreux amis, le langage aimable attire de nombreuses gentillesses. De bonnes relations, tu peux en avoir avec beaucoup de monde ; mais des conseils, n'en demande qu'à un seul entre mille. Si tu veux acquérir un ami, acquiers-le en le mettant à l'épreuve ; n'aie pas trop vite confiance en lui. Il y a l'homme qui est ton ami quand cela lui convient, mais qui ne reste pas avec toi au jour de ta détresse. (…) Un ami fidèle est un refuge assuré, celui qui en trouve un a trouvé un trésor. Un ami fidèle n'a pas de prix, sa valeur est inestimable. Un ami fidèle est un élixir de vie que découvriront ceux qui craignent le Seigneur. Celui qui craint le Seigneur orientera bien ses amitiés, car son compagnon lui ressemblera.
 Livre de Ben Sirac le sage, chapitre 6, versets 5-17
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Jean21 le Dim 6 Avr 2014 - 12:27

Merci pour cette belle réflexion-méditation  sunny 
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Jeu 7 Jan 2016 - 3:16



Marie écoute tant soit peu les lamentations de sa sœur. Avec un sourire bienheureux, elle continue de regarder Jésus sans bouger de place.         

Marthe réclame l'aide de Jésus : "Maître, regarde comme je suis échauffée. Te paraît-il juste que je sois seule à faire les préparatifs ? Dis-lui, Toi, de m'aider." Marthe est vraiment fâchée.        

Jésus la regarde avec un sourire qui est à moitié doux, à moitié un peu ironique, ou plutôt moqueur.     

Marthe s'offense un peu : "Je parle sérieusement, Maître. Regarde-la comment elle est oisive pendant que je travaille. Et elle est ici à regarder..."     

Jésus prend un air plus sérieux : "Ce n'est pas de l'oisiveté, Marthe. C'est de l'amour. L'oisiveté, c'était avant. Et tu as tant pleuré pour cette oisiveté indigne. Tes larmes ont rendu encore plus agile ma démarche pour la sauver pour Moi et la rendre à ton honnête affection. Voudrais-tu lui disputer l'amour qu'elle a pour son Sauveur ? Préférerais-tu alors qu'elle soit loin d'ici pour ne pas te voir travailler, mais aussi loin de Moi ? Marthe, Marthe ! Dois-je donc te dire qu'elle (et Jésus lui met la main sur la tête), venue de si loin, t'a surpassée en amour ? Dois-je donc dire qu'elle, qui ne savait pas une seule parole de bien, est maintenant savante dans la science de l'amour ? Laisse-la à sa paix ! Elle a été si malade ! Maintenant c'est une convalescente qui revient à la santé en buvant les boissons qui la fortifient. Elle a été tellement tourmentée... Maintenant, sortie du cauchemar, elle regarde autour d'elle et en elle, et elle se découvre nouvelle et elle découvre un monde nouveau.

Laisse-la s'en donner la sécurité. C'est avec son "nouveau" qu'elle doit oublier le passé et se conquérir l'éternité... Elle ne sera pas seulement conquise par le travail, mais aussi par l'adoration. Il aura une récompense celui qui aura donné un pain à l'apôtre et au prophète, mais double récompense aura celui qui aura oublié même de se nourrir pour m'aimer, parce qu'il aura eu l'esprit plus grand que la chair, un esprit qui aura crié plus fort que les besoins humains, même licites. Tu te préoccupes de trop de choses, Marthe. Pour elle, il n'y en a qu'une seule. Mais c'est celle qui suffit à son esprit et surtout à son Seigneur qui est aussi le tien. Laisse tomber les choses inutiles. Imite ta sœur. Marie a choisi la meilleure part. Celle qui ne lui sera jamais ôtée. Quand toutes les vertus seront dépassées, parce qu'elles ne seront plus nécessaires aux citoyens du Royaume, la seule qui restera sera la Charité. Elle restera toujours. Elle seule, souveraine. Marie, elle l'a choisie, elle l'a prise comme écu et comme bourdon. Avec elle, comme sur des ailes d'anges, elle arrivera dans mon Ciel."           

Marthe, mortifiée, baisse la tête et s'en va.       

"Ma sœur t'aime beaucoup et se donne du mal pour te faire honneur..." dit Marie pour l'excuser.     

"Je le sais et elle en sera récompensée. Mais elle a besoin d'être purifiée, comme s'est purifiée cette eau, de sa façon de penser humaine. Regarde comme l'eau est redevenue limpide pendant que nous parlions. Marthe se purifiera grâce aux paroles que je lui ai dites. Toi... toi, par la sincérité de ton repentir..."    

"Non, par ton pardon, Maître. Mon repentir ne suffisait pas pour laver mon grand péché..."

"Il suffisait et il suffira pour toutes tes sœurs qui t'imiteront. Pour tous les pauvres infirmes de l'esprit. Le repentir sincère est un filtre qui purifie; l'amour ensuite est la substance qui préserve de toute nouvelle souillure. Voilà la raison pour laquelle ceux que la vie a rendus adultes et pécheurs pourront redevenir innocents comme des enfants et entrer comme eux dans mon Royaume. Allons maintenant à la maison. Que Marthe ne reste pas trop dans sa douleur. Apportons-lui notre sourire d'Ami et de sœur."


Extrait de :
Tome 5 - Chapitre 67 - Maria Valtorta
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Charles-Edouard le Jeu 7 Jan 2016 - 9:50

Oui Il agissait en Vérité..Et pas de manière caché..

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Ven 8 Jan 2016 - 15:46



Qui étaient les amis de Jésus ?

Jésus ouvrait son amitié à quiconque pratiquait son enseignement. Pour Jésus, ce lien de maître à élèves était plus important que les liens familiaux ou les amitiés quotidiennes :

Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »

Mt 12:46-50
Ainsi, en premier lieu, les amis de Jésus étaient toutes ces personnes qui déclaraient ouvertement pratiquer son enseignement, qui le suivaient ou qui le recevaient : les 12 apôtres, les femmes disciples (Suzanne, Marie, Marie-Salomé), ses amis proches (Marthe, Marie, Lazare). Mais, au sens large, les amis de Jésus étaient beaucoup plus nombreux :

  • Parmi les exclus de la société, Jésus était reconnu : sa charité envers les criminels, envers les prostituées, envers les collaborateurs (les collecteurs d’impôt), les guérisons de lépreux faisaient de lui quelqu’un de peu recommandable, mais l’entouraient d’un prestige évident.

  • Parmi les classes populaires, Jésus était admiré : ses talents de guérisseurs, sa proximité avec les gens, son attention envers les enfants, envers les femmes, envers les veuves et envers les laissés pour compte, son enseignement compréhensible par tous et offrant une possibilité de rachat et de bonheur le rendaient proches des gens. Les Évangiles racontent que Jésus était suivi par des foules considérables et que sa réputation dépassait largement les frontières d’Israël.

  • Parmi la classe ouvrière, les artisans de Galilée semblaient proches de Jésus. Telle est en tout cas la leçon qu’il faudrait retenir du nombre de pécheurs présents parmi les disciples de Jésus. De même, le nombre de paraboles parlant des travaux des champs semble indiquer une certaine proximité avec les agriculteurs. Jésus avait la réputation d’être un bon vivant (« un glouton et un ivrogne » disaient ses adversaires) et de fréquentes scènes bibliques montrent Jésus mangeant ou faisant la fête avec des gens issus probablement des classes moyennes.

  • Parmi les groupes religieux, si Jésus n’était proche ni des pharisiens, ni des sadducéens, il était néanmoins fortement lié avec le groupe de Jean le Baptiste. Certains de ses disciples avaient été disciples de Jean le Baptiste, et à la mort de Jean, on voit ses disciples prévenir Jésus.

  • Jésus semble avoir entretenu quelques liens avec les groupes révolutionnaires : au moins un de ses disciples (Simon le zélote) était un ardent nationaliste. Son titre de Saint et sa popularité faisaient de lui le chef potentiel de tous ceux qui attendaient la venue d’une libérateur. Ainsi, à son entrée à Jérusalem, Jésus fut acclamé comme roi des juifs. Nul doute néanmoins que la non-violence de Jésus l’empêchait d’entretenir de véritables relations avec ces groupes terroristes. Les Évangiles suggèrent plus un malentendu qu’une véritable proximité.

  • Parmi la classe dirigeante, certaines personnes se sentaient redevables envers Jésus pour une raison ou une autre (le centurion romain, Jaïre) ou se sentaient en consonance avec son enseignement (Nicodème, Jeanne). Toutefois, la classe dirigeante n’adhérait pas à Jésus car elle voyait en lui un dangereux révolutionnaire : il s’agissait donc tout au plus de quelques individus qui, de ce fait, devenaient mal vus du reste de leur classe.


Source : Qui étaient les amis de Jésus ? - Theopedie.com


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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Ven 8 Jan 2016 - 22:34



Jésus et l'amitié humaine

Les amis de Jésus

« Jésus entra dans un village. Une femme appelée Marthe le reçut dans sa maison. Elle avait une sœur nommée Marie qui, se tenant assise aux pieds du Seigneur, écoutait sa parole. Marthe était accaparée par les multiples occupations du service ». Le village est celui de Béthanie et la maison, celle de Lazare et de ses deux sœurs. Jésus aimait s'y arrêter pour se reposer lorsqu'il accomplissait son ministère dans les environs de Jérusalem.

Marie se réjouissait trop d'avoir le Maître, une fois de temps en temps, pour elle toute seule, de pouvoir écouter en silence les paroles de vie éternelle qu'il lui disait, également pendant ses temps de repos. Elle l'écoutait donc, assise à ses pieds comme on le fait encore aujourd'hui en Orient. Il n'est pas difficile d'imaginer le ton, entre offensé et sous-entendu, avec lequel Marthe, en passant devant eux, dit à Jésus (mais pour que sa sœur entende !) : « Seigneur, cela ne te fait rien ? Ma sœur me laisse seule à faire le service. Dis-lui donc de m'aider ».

Jésus prononça alors une phrase qui constitue à elle seule un petit évangile : « Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée ».

La tradition a vu dans les deux sœurs le symbole, respectivement, de la vie active et de la vie contemplative ; la liturgie, avec le choix de la première lecture (Abraham qui accueille les trois anges aux chênes de Mambré), montre voir dans cet épisode un exemple d'hospitalité. Je crois cependant que le thème le plus évident est celui de l'amitié. « Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare », lit-on dans l’Évangile (Jn 11, 5) ; lorsqu'on lui apprend la nouvelle de la mort de Lazare il dit à ses disciples : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil » (Jn 11, 11). Devant la douleur des deux sœurs, il éclate lui-même en sanglots, si bien que les personnes présentes s'exclament : « Voyez comme il l'aimait ! » (Jn 11, 36). C'est si beau et si réconfortant de savoir que Jésus a connu et cultivé ce sentiment si beau et si précieux pour nous les hommes que l'amitié.

Il faut dire de l'amitié ce que saint Augustin disait du temps : « Je sais ce qu'est le temps mais si quelqu'un me demande de le lui expliquer, je ne sais plus ». En d'autres termes, il est plus facile de savoir par intuition ce qu'est l'amitié que de l'expliquer par des mots. Il s'agit d'un attrait réciproque et d'une entente profonde entre deux personnes, mais qui n'est pas basée sur le sexe, contrairement à l'amour conjugal. C'est l'union de deux âmes, non de deux corps. En ce sens, les anciens disaient que l'amitié est avoir « une seule âme dans deux corps ». Elle peut constituer un lien plus fort qu'un lien de parenté. La parenté consiste à avoir le même sang dans les veines ; l'amitié à avoir les mêmes goûts, les mêmes idéaux, les mêmes intérêts.

Il est essentiel pour l'amitié que celle-ci soit fondée sur une recherche commune du bien et de ce qui est honnête. Dans le cas de personnes qui s'unissent pour faire le mal on ne parle pas d'amitié mais de complicité, d'une « association de malfaiteurs », comme on dit dans le jargon juridique.

L'amitié est également différente de l'amour du prochain qui doit embrasser toute personne, même celles qui ne nous aiment pas, même nos ennemis, alors que l'amitié exige la réciprocité, c'est-à-dire que l'autre réponde à notre amour.

L'amitié se nourrit d'intimité c'est-à-dire du fait de confier à un autre ce qu'il y a de plus profond et de plus personnel dans nos pensées et nos expériences. Je dis parfois aux jeunes : Vous voulez savoir quels sont vos vrais amis et faire un classement parmi eux ? Essayez de vous souvenir des expériences les plus secrètes de votre vie, positives ou négatives, voyez à qui vous les avez confiées : ce sont vos vrais amis. Et s'il existe une chose intime dans votre vie que vous n'avez révélée qu'à une seule personne, cette personne est votre plus grand ami ou amie.

La Bible est remplie d'éloges de l'amitié. « Un ami fidèle est un refuge assuré, celui qui en trouve un a trouvé un trésor » (Si 6, 14ss). Le banc d'essai de la véritable amitié est la fidélité. « Plus d'argent, plus d'amis », dit un dicton populaire. L'amitié qui disparaît à la première difficulté de l'ami n'est pas une vraie amitié. Le véritable ami se révèle dans l'épreuve. L'histoire est pleine d'histoires de grandes amitiés immortalisées par la littérature ; mais il y a également des exemples d'amitiés célèbres dans l'histoire de la sainteté chrétienne.

Un problème délicat concernant l'amitié est si celle-ci est possible également une fois marié. Il n'est pas dit que l'on doive couper de manière catégorique avec tous les amis que l'on possédait avant le mariage, mais une réorganisation est de toute évidence nécessaire, sous peine de difficultés et de crise au sein du couple.

Les amitiés les plus sûres sont celles qui sont cultivées ensemble, en tant que couple. Parmi les amitiés cultivées séparément, les amitiés avec des personnes du même sexe créeront moins de problèmes que celles avec des personnes de sexe opposé. Dans ces cas-là, la présomption, le fait de se croire au-dessus de tout soupçon et de tout danger, est souvent punie. Des titres de films comme « La femme de mon meilleur ami » en disent long sur le problème... Mais mis à part ce fait extrême, ce type d'amitié crée des problèmes pratiques sérieux. L'ami ne peut avoir plus d'importance que le conjoint. On ne peut sortir tous les soirs avec les amis en laissant l'autre (le plus souvent le femme !) seule à la maison.

Pour les personnes consacrées également, les amitiés les plus sûres sont les amitiés partagées avec le reste de la communauté. En parlant de Lazare Jésus ne dit pas : « Mon ami Lazare », mais « notre ami Lazare ». Lazare et ses sœurs étaient également devenus des amis des apôtres, selon le principe bien connu suivant « les amis de mes amis sont mes amis ». Les grandes amitiés entre certains saints, par exemple entre François d'Assise et Claire, étaient ainsi. François est le frère et le père de toutes les sœurs ; Claire est la sœur et la mère de tous les frères.


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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Sam 9 Jan 2016 - 14:27



Les amis de Jésus et Marie

Lazare de Béthanie et ses sœurs Marthe et Marie, furent parmi les amis les plus intimes du Seigneur et de sa Mère.

Mais, outre les Douze apôtres, il y eut aussi les 72 disciples que Jésus envoya deux par deux en mission et qui furent, avec les Apôtres les premiers évangélisateurs.

Il y eut aussi le groupe des saintes femmes, dont plusieurs, parentes de la Sainte Vierge ou amies proches et mères des apôtres, suivaient Jésus et venaient écouter ses enseignements assidûment.

Amen
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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Sam 9 Jan 2016 - 16:16

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Sam 9 Jan 2016 - 18:25

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Lun 12 Sep 2016 - 15:38



Si un texte peut énerver les femmes, et particulièrement les mères de famille, c’est bien celui de la rencontre avec Marthe et Marie.

En effet, Jésus semble donner tort à Marthe qui s’échine à ce que le repas soit bien préparé alors qu’elle demande de l’aide à sa sœur Marie.

C’est pourtant aller un peu vite dans l’interprétation de ce texte et peut-être même commettre un énorme contresens.

C’est ce que nous explique Eric de Nattes, prêtre du diocèse de Lyon.
comique

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Lun 12 Sep 2016 - 18:17



Une visite à des amis

Six jours avant la Pâque, il se rapprocha de Jérusalem. Il voulait rendre visite à ses amis de Béthanie, Marthe, Marie et le Lazare qu’il avait ramené à la vie. Pour eux ce fut la fête!

Ils organsinèrent un grand dîner à la hauteur de leur amitié. Comme toujours, c’est Marthe qui servait. Lazare accueillait les nombreux invités, tout heureux de voir quel air pouvait avoir un ressuscité et de manger à la même table que celui qui avait fait le miracle. Comme de coutume aussi, Marie s’occupait du confort de Jésus et l’écoutait toujours avec la même admiration.

Au début du repas, elle apporta une livre d’un parfum rare et de grand prix, fabriqué par elle et qu’elle souhaitait depuis longtemps offrir en hommage à Jésus. Elle le versa sur ses pieds qu’elle essuya avec ses cheveux. Toute la maison fut remplie de ce parfum.

Au milieu de l’émerveillement des convives, il y eut une note discordante : Judas Iscarioth, l’un de nous, (qui devait livrer son Maître dans quelques jours), exprima son désaccord avec une telle dépense : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers qu’on aurait pu donner aux pauvres? » Nous étions choqués, mais pas surpris de cette intervention; en fait, Judas n’avait aucun souci des pauvres, mais étant chargé des affaires économiques pour le groupe des disciples, il dérobait souvent l’argent amassé et l’utilisait selon des buts personnels. Pour Jésus, ce n’était pas le temps de briser la fête par une réprimande à Judas qui se détachait de plus en plus de notre groupe malgré les efforts de douceur et de compréhension de notre Ami qui espérait toujours se l’attacher. Il se contenta donc d’adoucir le malaise par un appel à aimer : « Laissez-la! Elle a accompli une coutume respectable en prévision de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours à secourir, mais moi, je ne suis pas avec vous pour toujours ».

À Jérusalem, la rumeur avait vite couru que Jésus était à Béthanie, ce qui avait provoqué la venue d’une foule de gens qui désiraient rencontrer non seulement ce Jésus dont tout le monde parlait mais aussi Lazare qu’il avait ramené de la mort à la vie. Pour les grands prêtres la situation s’aggravait. On nous a dit qu’ils décidèrent de faire mourir aussi Lazare : il rassemblait trop de gens autour de Jésus de sorte que la masse des disciples grossissait sans cesse. Imprévisible Jésus! Le lendemain de la fête, il décida de quitter Béthanie pour éviter de mettre dans le trouble ses amis qui l’avaient entouré de tant d’affection. Mais aussi, il nous parut pressé de se rendre à Jérusalem afin d’y compléter sa mission qu’il pressentait sur le point de s’achever.

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Re: Jésus avait de vrais amis

Message par Gilles le Lun 12 Sep 2016 - 20:30



Jésus l’ami des pécheurs

Un pharisien pria Jésus de manger avec lui. Jésus entra dans la maison du pharisien, et se mit à table. Et voici, une femme pécheresse qui se trouvait dans la ville, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum, et se tint derrière, aux pieds de Jésus. Elle pleurait; et bientôt elle lui mouilla les pieds de ses larmes, puis les essuya avec ses cheveux, les baisa, et les oignit de parfum. Le pharisien qui l'avait invité, voyant cela, dit en lui-même: Si cet homme était prophète, il connaîtrait qui et de quelle espèce est la femme qui le touche, il connaîtrait que c'est une pécheresse.

Jésus prit la parole, et lui dit: Simon, j'ai quelque chose à te dire. - Maître, parle, répondit-il. - Un créancier avait deux débiteurs: l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante. Comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel l'aimera le plus? Simon répondit: Celui, je pense, auquel il a le plus remis. Jésus lui dit: Tu as bien jugé. Puis, se tournant vers la femme, il dit à Simon: Vois-tu cette femme? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour laver mes pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes, et les a essuyés avec ses cheveux. Tu ne m'as point donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a point cessé de me baiser les pieds. Tu n'as point versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds. C'est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés: car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu. Et il dit à la femme: Tes péchés sont pardonnés. Ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes: Qui est celui-ci, qui pardonne même les péchés? Mais Jésus dit à la femme: Ta foi t'a sauvée, va en paix.

Référence biblique: Luc 7:36-50

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