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L'affaire PROMIS

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Message par mossad le Jeu 7 Sep 2006 - 3:11

Sur la piste d'Octopus

Alors qu'il était sur le point de dénoncer un syndicat du crime impliquant de hauts fonctionnaires américains, un journaliste fut retrouvé mort, dans sa chambre d'hôtel. Suicide ou meurtre en cachant d'autres ?

Danny Casolaro jubilait. Il allait bientôt réussir le plus grand scoop de sa carrière. Journaliste pigiste, il avait reçu, de la CIA et de divers contacts liés à la Mafia, des informations essentielles relatives à un réseau secret maître d'œuvre d'une série de complots. Casolaro était en mesure de prouver l'existence de ce groupe qu'il avait baptisé « Octopus ».

Parmi les adhérents de ce réseau se trouvaient des personnalités du gouvernement des Etats-Unis, sous les présidences républicaines Reagan et Bush, ainsi que des membres des organismes du Renseignement américain. En outre, Casolaro disposait de preuves associant ces personnes à des spécialistes de la criminalité organisée.

Casolaro était convaincu que ce groupe montait d'énormes escroqueries et d'importants scandales politiques. Bref, les informations qu'il détenait étaient tout simplement explosives.

Une dernière rencontre devait lui permettre de clore ce dossier. En dépit de récentes menaces de mort Danny Casolaro se rendit donc dans un motel de Martinsburg (Virginie-Occidentale) afin de rencontrer son mystérieux informateur.

Mais le lendemain, le samedi 10 août 1991, Casolaro fut retrouvé mort dans la baignoire de sa chambre d'hôtel. Il était nu, les poignets tailladés. La police locale, arrivée très rapidement sur les lieux, conclut au suicide sur la base d'un simple examen de la chambre. La mallette de Casolaro qui contenait tous les documents relatifs à son enquête, et dont il ne se séparait jamais, avait disparu. Contrairement à la loi, le corps de Casolaro fut embaumé sans l'accord de sa famille, rendant toute autopsie fort difficile.

Vol de logiciel

Avant sa mort, Danny Casolaro découvrit que les nombreuses activités d'Octopus étaient liées au vol d'un progiciel informatique, le Prosecutor's Management Information System (PROMIS). Le programme avait été développé dans les années 70 par Bill Hamilton, président d'Inslaw, une société de logiciels basée à Washington. PROMIS, répertorié comme instrument de police judiciaire, était capable de recenser des informations relatives aux affaires en cours. Les criminels, les juges, les policiers et tout individu jouant un rôle au sein de la police judiciaire étaient fichés dans le programme PROMIS.

Le ministère de la Justice américain faisait partie de la clientèle de PROMIS. Les procureurs utilisaient le progiciel pour suivre leurs affaires sur l'ensemble du territoire des Etats-Unis. En 1981, Inslaw sortit une version « améliorée » du logiciel. Le ministère de la Justice se retrouva alors au cœur d'un différend contractuel avec Inslaw. La désaccord portait sur la version dont le ministère était propriétaire. Ce dernier décida finalement d'exploiter la nouvelle version tout en refusant de payer les 9,6 millions de dollars correspondant à cette utilisation.

Programmation d'une faillite

En 1983, trois mois après le différend qui l'avait opposé au ministère de la Justice, Bill Hamilton fut contacté par Dominic Laiti, directeur général de Hadron Inc. Ce cabinet intervenait en tant que consultant auprès du gouvernement américain et était contrôlé par Earl Brian, proche collaborateur de Ronald Reagan. Dominic Laiti informa Bill Hamilton de sa volonté d'acheter Inslaw. Face au refus d'Hamilton, Laiti invoqua ses amitiés au gouvernement et le menaça en ces termes : « Nous avons les moyens de vous faire vendre ». Peu de temps après, Inslaw fut acculé au dépôt de bilan.

Le 9 juin 1986, Bill Hamilton intenta, devant le tribunal des faillites, un procès contre le ministère de la Justice portant sur 30 millions de dollars. Après avoir examiné tous les éléments du dossier, le juge Bason rendit un arrêt favorable à Inslaw. Il accorda à Bill Hamilton 6,8 millions de dollars de dommages et intérêts, il mit en avant le fait que le ministère avait volé PROMIS par « tricherie, fraude et tromperie ».

Le juge Bason précisa en outre que les fonctionnaires du ministère avaient acculé Inslaw à la faillite afin que PROMIS soit mis en vente aux enchères publiques. Lorsque la procédure fut lancée, le logiciel put être acheté par Hadron Inc., l'entreprise qui avait menacé Inslaw.

Le ministère fit appel mais la Cour fédérale confirma la décision du juge Bason. Elle ajouta qu'il existait des raisons « convaincantes, voire dirimantes à l'appui de la décision du premier tribunal ». La Cour d'Appel de Washington renversa ultérieurement la décision sur un point technique. Lorsque l'affaire Inslaw commença à défrayer la chronique, Jack Brooks, le président de la Commission judiciaire de la Chambre des Représentants, ordonna une enquête qui allait durer trois ans.

Enjeux politiques

Jack Brooks s'interrogeait sérieusement sur les motivations du ministère de la Justice. Il accusa des hauts fonctionnaires ainsi que l'ancien ministre de la Justice Dick Thornburgh d'avoir tenté d'entraver l'enquête, et confirma que « des hauts fonctionnaires du gouvernement avaient participé » à une conspiration destinée à voler le progiciel PROMIS.

Dans la conclusion de son rapport, Jack Brooks suggéra au ministère de la Justice de nommer une personnalité indépendante afin d'enquêter sur cette affaire. En 1992, Nicholas Bua, juge fédéral à la retraite, fut choisi pour cette mission. Dans la mesure où les juges fédéraux sont rémunérés par la ministère de la Justice, l'indépendance de cette enquête fut vite remise en cause.

Le rapport Bua fut publié en juin 1993, lavant les fonctionnaires du ministère de tout soupçon dans la scandale Inslaw. L'avocat d'Inslaw, Elliot Richardson, ministre de la justice sous l'administration Nixon, rédigea un rapport de 90 pages remettant en question les conclusions de Nicholas Bua. Bien documenté et précis, ce démenti prouvait que le rapport de Bua était truffé d'erreurs et de contre-vérités.

Les motivations secrètes qui renfermaient la clé de l'affaire Inslaw-Octopus commencèrent alors à apparaître plus clairement. Des rumeurs circulèrent établissant un lien entre diverses factions des milieux du Renseignement, de la Mafia et du crime organisé. Sous le sceau du secret national, de hauts fonctionnaires du gouvernement se livraient à des activités illégales, mais lucratives : trafic de stupéfiants à grande échelle, commerce d'armes, blanchiment d'argent et manipulations de la Bourse et des marchés financiers. PROMIS constituait la clé de l'essor de leurs projets.

Le vol de PROMIS fut pour la première fois évoquée en 1980 lors du scandale connu sous le nom de « October surprise ». Cette « Surprise d'octobre » aurait été orchestrée par Earl Brian, proche collaborateur du candidat Reagan. Il aurait négicé secrètement avec les Iraniens pour différer la libération des otages américains jusqu'aux élections. Elu à la présidence, Ronald Reagan annonça très rapidement que les otages avaient été libérés. En rétribution de ses services, Brian reçut des copies piratées de PROMIS, qu'il vendit illégalement à des pays étrangers.

Le récit de Michael Riconosciuto est encore plus inquiétant. Génie de l'informatique au service de la CIA, Riconosciuto témoigna devant la Commission judiciaire du Congrès américain en mars 1991. Il déclara qu'il avait personnellement adapté le logiciel PROMIS pour le compte du Renseignement, ajoutant qu'une copie de PROMIS lui avait été fournie par Earl Brian. Au cours de l'audience, Riconosciuto, conscient de sa position, prédit que son témoignage lui serait néfaste. Fait étrange, huit jours plus tard, il fut arrêté pour des délits relatifs au trafic de stupéfiants et condamné à trente ans d'incarcération à la prison fédérale d'Estill (Caroline-du-Sud).

Ari Ben Menashe, ex-agent du Mossad israëlien, confirma les allégations de Riconosciuto, lors de l'audience qui eu lieu au Congrès. Il indiqua qu'Earl Brian s'était rendu en Israël en 1987 afin d'y présenter la dernière version de PROMIS. Au cours de cette réunion, Brian révéla à Ben Menashe que tous les services de renseignement des Etats-Unis utilisaient ce logiciel.

Une porte de service électronique

L'espion israëlien expliqua alors pourquoi PROMIS était si important. Les modifications introduites pas Riconosciuto avaient permis de créer une sorte de « porte de service » en matière de télécommunications. Selon Riconosciuto, l'objectif était de permettre aux services de renseignements américains de mettre sur écoute les nations et les organisations ayant acheté le logiciel volé.

En tout, 88 pays auraient acquis le logiciel modifié, y compris les services britanniques de renseignement et de sécurité, qui utilisèrent PROMIS pour la première fois à des fins de renseignement par les sous-marins nucléaires britanniques et américains, dans le but de collecter et de diffuser des renseignements essentiels entre les différents alliés.

Il fut également révélé que le siège londonien de la Bank of Credit and Commerce International (BCCI), aujourd'hui disparue, utilisait également une version modifiée de PROMIS afin de suivre la circulation de l'argent – et donc des personnes – pour le compte de services de renseignement. Peu avant sa chute, la BCCI se trouva étroitement mêlée au trafic de drogue et au blanchiment d'argent. Selon certaines indications fournies par Ari Ben Menashe, Robert Maxwell, le célèbre magnat de la presse, distribuait PROMIS pour le compte du Mossad. La mort suspecte de Maxwell fut à l'époque la dernière de la longue série de décès liés aux activités frauduleuses d'Octopus.

Des gains substantiels

L'aspect le plus explosif de l'affaire PROMIS est sans doute l'utilisation secrète du progiciel dans le cadre du contrôle des marchés monétaires internationaux, en effet PROMIS était fréquemment utilisé par les grandes banques d'affaires.

Les membres d'Octopus, grâce aux écoutes effectuées par la « porte de service secrète », sont capables d'anticiper les fluctuations financières et d'en établir les tendances. En obtenant l'accès à des informations essentielles en matière de temps et de coût, ils peuvent procéder à des investissements à court terme sans prendre aucun risque. Leurs bénéfices seraient considérables et pratiquement indécelables.

Cette utilisation du progiciel PROMIS constitue la forme ultime du délit d'initié. Selon l'avocat d'Inslaw, Elliot Richardson, cet aspect des choses est extrêmement secret et sensible. A tel point qu'au cours du procès, les éléments devant être divulgués à la partie adverse furent uniquement transmis aux quatre membres statutaires du Conseil national de Sécurité : le Président des Etats-Unis, le vice-président, le ministre de l'Intérieur et celui de la Défense.

Lester Coleman, ancien agent de la Defence Intelligence Agency (DIA), révéla d'autres aspects des sinistres activités d'Octopus dans son livre La Piste de la pieuvre (Trail of The Octopus). Son récit met plus particulièrement l'accent sur la catastrophe aérienne de Lockerbie, survenue en 1988.

Coleman prétend que ce vol a été utilisé par la CIA dans le cadre de son trafic de stupéfiants en provenance du Liban. A la suite des tirs américains sur un Airbus iranien, les Iraniens se seraient vengés en posant une bombe à bord de l'avion, à la place des stupéfiants. Après ces révélations, Lester Coleman et sa famille se réfugièrent en Suède après avoir reçu des menaces de mort émanant d'officiels américains.

L'enquête continue

L'affaire PROMIS ne cesse d'évoluer. Les médias s'en désintéressent mais l'enquête suit son cours. Une nouvelle audience a eu lieu en 1996 dans le cadre du procès intenté par Bill Hamilton, ancien président d'Inslaw.

Plusieurs journalistes ont actuellement repris les investigations de Casolaro en tentant d'élucider ce qui est peut-être la plus grosse affaire criminelle et de corruption impliquant la sphère politique depuis ces 25 dernières années. La mort de Casolaro a beau rester inexpliquée, elle ne sera pas oubliée de sitôt.

mossad
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