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Esquisse d’une critériologie des cadavres admirables Bannie10

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Esquisse d’une critériologie des cadavres admirables

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Esquisse d’une critériologie des cadavres admirables Empty Esquisse d’une critériologie des cadavres admirables

Message par Desiderius Ulixes le Jeu 30 Juil 2020 - 6:35

II – Esquisse d’une critériologie des cadavres admirables

18Les cadavres extraordinaires sont ceux qui, totalement ou partiellement, échappent à la loi ordinaire. Celle-ci est bien connue de la médecine, encore qu’elle préside à des phénomènes complexes qui ne sont pas tous parfaitement élucidés. Les grandes étapes du processus gouvernant le devenir du cadavre sont cependant immuables. Quelques heures après le décès, le corps devient froid. Puis, environ douze heures après, survient la rigidité cadavérique laquelle disparaît, en moyenne, quarante-huit heures après la mort.
19Entre temps, des tâches livides sont apparues et le travail des bactéries a commencé à libérer des odeurs nauséabondes. La putréfaction se déclare, elle se répand à partir de l’intestin, l’abdomen verdit. A l’issue de quelques semaines le cadavre est boursouflé par des gaz immondes, la peau éclate, forme des cloques, les vers et les larves attaquent les tissus …
20Bref, telle est la règle effroyable et commune, si bien rappelée par le mot de saint Bernard : « Après l’homme, le ver. Après le ver, la puanteur et l’horreur ». Certes, suivant différents facteurs tenant au corps lui-même, aux conditions climatiques ou bien à la nature du sol, les délais d’apparition des différents symptômes sont variables. Mais les symptômes jamais : ainsi le froid, la rigidité, la puanteur, la putréfaction …
21Or donc, innombrables sont les corps des saints et des mystiques qui savent se soustraire à cette loi commune des morts, qui savent échapper à la terrible Lex mortuorum. Lorsqu’on recense les particularités caractérisant ces dépouilles tout à la fois extraordinaires et admirables qui semblent affranchies non des lois courantes de la biologie, mais de celles de la thanatologie, on constate qu’elles sont essentiellement au nombre de six. Les quatre premières sont de loin les plus fréquentes et elles sont entre elles très fortement corrélées. Ce sont : l’absence de rigor mortis, la « myroblytie » ou « odeur de sainteté, l’exsudation ou la sécrétion de liqueurs odorantes et balsamiques, et l’incorruptibilité ou absence de putréfaction. Sont aussi parfois observés des phénomènes lumineux. Enfin, mais le fait paraît d’une extrême rareté, il semble que l’on connaisse des cas de résorption totale du corps au moment du décès ou bien peu après. En de tels cas la dépouille mortuaire est admirable par son inexistence même. Elle brille par son absence. Je commencerai par dire un mot des phénomènes de luminescence et terminerai par ce phénomène inouï de disparition du cadavre, phénomène que les catholiques appellent « assomption » et les orthodoxes « dormition ».

1 – La luminosité post mortem

22Alors qu’ils sont en vie le corps des mystiques et des contemplatifs, nous l’avons vu, peut devenir luminescent, voire même éclairer à la manière d’une lampe. Un cas exemplaire est ici celui de la transfiguration lumineuse de saint Séraphim de Sarov, un soir d’hiver, alors que la neige tombait à l’orée de la forêt d’immenses sapins qui entourait son monastère. Mais, sans être bien sûr très fréquent, il n’est pas rare que ce phénomène puisse s’observer au moment du décès et qu’il dure même après la mort, soit quelques instants, soit beaucoup plus longtemps. Voici quelques illustrations et témoignages issus de l’ouvrage de Joachim Bouflet sur les phénomènes objectifs de la vie mystique (on voudra bien se reporter à la bibliographie indicative proposée en fin de ce travail).

23Mort, en 1893, de la servante de Dieu Anne-Marie Adorni : « Vers six heures du soir, le visage de la vénérable devint resplendissant et la chambre en fut tout illuminée. A dix neuf heures, la Mère vénérée sourit comme si une vision céleste ravisait son esprit et elle rendit à Dieu sa belle âme ».

24Mort, en 1941, de Lydwine Meneguzzi, religieuse salésienne : « Comme elle venait de recevoir les derniers sacrements, la malade entra dans une sorte d’extase à la vive stupéfaction de ses consœurs. Son visage s’illumina comme s’il était entouré d’un halo aveuglant. Alors fixant le regard sur quelque chose de mystérieux, qu’elle était seule à voir, elle apparut comme transfigurée ».

25Plus étonnant : l’émission de lumière n’est plus liée à la vie et paraît attendre la mort. Ainsi lors du décés de Marie Carmen Gonzaléa Valerio : « Au moment où elle expira, une beauté céleste se répandit sur son visage. C’était une beauté spirituelle, lumineuse, comme si son corps était devenu un vase d’albâtre que rendait translucide une radieuse lumière qui se fut allumée en lui ».

26Immédiatement après son décès le corps de Marie de Jésus Landi exhale un parfum exquis. Simultanément une luminescence insolite se répand sur les traits du visage. Un an après, en 1932, lors de l’exhumation canonique les témoins sentent le même parfum et ils contemplent la même lumière.

27Sans nul doute, la réalité des cadavres lumineux est difficile à admettre. Mais plus difficile encore est de suspecter des témoignages qui présentent toutes les garanties requises et qui affirment formellement l’existence de tels cadavres. Il est, d’autre part, des dépouilles dont on n’a pas de preuves certaines qu’elles furent elles-mêmes lumineuses, mais dont on sait, grâce à des rapports irrécusables, qu’une lumière insolite éclairait leur sépulture et illuminait même les alentours. Un des cas les plus connus, et des plus impressionnants, est celui de la dépouille mortelle du saint ermite libanais Charbel Makhlouf mort en 1898. Le prodige était si fréquent et si étonnant que l’autorité administrative dut procéder à une exhumation afin d’enquête. Un phénomène de même nature a été signalé sur la tombe d’une moniale libanaise, morte en 1914, et béatifiée en 1985. En ce dernier cas, un témoin précise que la « luminosité était si intense qu’il pouvait, en pleine nuit, compter une à une les feuilles du chêne planté à proximité du caveau ». Certes des cas semblables sont assez rares. Mais ils sont suffisamment avérés pour que l’on soit tenté de retenir comme critère des cadavres admirables cette aptitude qu’ils peuvent avoir d’irradier autour d’eux un champ d’énergie propice à l’apparition de phénomènes lumineux totalement inhabituels.

2 – L’absence de rigidité cadavérique

28La rigor mortis s’empare d’abord de la tête et du cou, puis s’étend progressivement au corps entier où elle est installée environ 12 heures après le décès. Puis entre 36 et 48 heures elle cède la place à la putréfaction. La succession de ces phases est aussi inévitable et inexorable que celle du jour et de la nuit, celle de l’hiver et du printemps. Il y a cependant des cadavres pour déroger à cette loi inflexible. Or, quasi toujours, si ce n’est toujours, ces cadavres sont ceux de mystiques. De tous les phénomènes de splendeur corporelle ante ou post mortem, l’absence de rigidité cadavérique est sans doute l’un des plus discrets. Mais il est aussi le plus aisé qui soit à constater et le plus facile à démontrer de manière parfaitement objective. Cependant, il pose pour les médecins des questions tout aussi difficiles que celles posées, par exemple, par la lévitation aux physiciens. Très fréquemment associés avec les prodiges d’incorruption et de fragrance, les cas d’absence de rigor mortis, je veux dire les cas avérés, sont dans l’hagiographie chrétienne si nombreux qu’il est utopique, ainsi que le constate H. Thurston, de chercher à les dénombrer. L’un des exemples les plus anciens est celui de saint François d’Assise mort en 1226. Parmi les plus récents, citons ceux de Blandine Merten, ursuline allemande, morte en 1914 et béatifiée par Jean-Paul ii et de la carmélite espagnole Maria Maravillas de Jésus morte en 1974 et dont le procès de béatification, à l’heure présente, doit être terminé.

3 – L’odeur de sainteté
29L’odeur que l’on avait remarquée en diverses occasions de la vie de sainte Thérèse d’Avila devint sensiblement plus pénétrante lors des derniers jours et davantage encore après la mort (elle le devint même tant que les religieuses présentes se virent obligées de laisser les portes et fenêtres grand ouvertes durant la nuit entière malgré la fraîcheur du mois d’octobre). Telle paraît donc être la règle qui gouverne l’émission des fragrances ou odeurs exquises. On parle encore à l’endroit de ce phénomène odoriférant de « myroblytie » (du grec myroblysia : émission d’odeur parfumée). Or, on le constate, cette règle paraît inverse de celle gouvernant l’émission lumineuse : alors que la luminescence est d’ordinaire plus forte durant la vie, la fragrance, quant à elle, tend à être plus intense après la mort. Les expertises montrent, d’autre part, que les fragrances émises par les cadavres de myroblytes sont, le plus fréquemment, des parfums de fleurs : violette, rose, lis, jasmin, fleur d’oranger … Plus précisément, ces parfums ne sont pas tant des parfums de fleurs, que ceux de leur propre essence. Les grandes caractéristiques de ces parfums, dont la fréquence est telle en hagiographie, qu’un premier sondage non exhaustif, du docteur Larcher n’en recense pas moins de 400 cas avérés (420 exactement), ces grandes caractéristiques sont les suivantes.
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[*]Il s’agit d’une odeur délicieuse qui comble et ravit parfois jusqu’à l’extase ceux qui la perçoivent. D’où les qualificatifs de : divin, céleste, angélique, paradisiaque, pour qualifier ces parfums.
[*]L’odeur est particulièrement intense et fraîche : elle est celle, non de la fleur ou du fruit, mais de son extrait, de son essence.
[*]Elle est tenace et adhère fortement à ce qu’elle touche.
[*]Elle est particulièrement persistante. Le cadavre de sainte Rose de Lima embaumait 15 ans après sa mort ; celui de sainte Thérèse 200 ans après ; celui de sainte Eulalie 400 ans ; celui de sainte Monique 900 ans ! … Tous cas dûment constatés et enregistrés.
[*]Elle est enfin tout spécialement diffusible : par exemple, les témoignages convergent pour affirmer qu’à l’instant même où Madame Elisabeth sœur de Louis xvi fut décapitée, toute la place Louis xv fut envahie par un extraordinaire parfum de rose.
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L’usage veut que le premier cas signalé de myroblytie soit celui de l’ancien évêque de Smyrne, saint Polycarpe, mort en 155. Quant aux derniers, les pièces présentées lors des derniers procès de canonisation présidés par Jean-Paul ii attestent sans l’ombre d’un doute que le phénomène demeure d’une très grande actualité.

https://www.cairn.info/revue-etudes-sur-la-mort-2006-1-page-145.htm#
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