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Rôle eschatologique du DRAGON(Chine)

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Message par jacques58fan le Dim 19 Avr 2020 - 12:20

Big brother chinois "Ordonnance sou surveillance"

arte 3 min  https://www.arte.tv/fr/videos/089351-005-A/chine-ordonnance-sous-surveillance-28-minutes/
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Message par jacques58fan le Mer 20 Mai 2020 - 23:44

Y-aura-t-il une enquête indépendante en Chine?
https://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/crise-de-l-oms-la-chine-tente-d-isoler-un-peu-plus-les-etats-unis_2126395.html
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Message par jacques58fan le Mer 20 Mai 2020 - 23:46

Lanceurs d'alerte chinois menacés pour avoir parlé de la pandémie
https://www.franceculture.fr/societe/covid-19-ces-lanceurs-dalerte-menaces-pour-avoir-dit-la-verite-sur-la-pandemie
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Message par jacques58fan le Jeu 21 Mai 2020 - 0:51

25 millions de Chinois à nouveau confinés
http://www.leparisien.fr/societe/coronavirus-108-millions-de-chinois-ont-ils-vraiment-ete-reconfines-20-05-2020-8320425.php
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Message par olivier0 le Dim 24 Mai 2020 - 20:33

Pékin a été plongée dans l'obscurité complète ce jeudi de l'ascension à 15h45.
Le gouvernement et le parti communiste était réuni en session et des mesures visant les chrétiens sont à l'étude.
Beaucoup ont perçu cette totale obscurité et ces éclairs impressionnants comme un signe surnaturel.
https://youtu.be/SRBCVq9bgpc
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Message par jacques58fan le Dim 24 Mai 2020 - 23:25

@olivier0 a écrit:Pékin a été plongée dans l'obscurité complète ce jeudi de l'ascension à 15h45.
Le gouvernement et le parti communiste était réuni en session et des mesures visant les chrétiens sont à l'étude.
Beaucoup ont perçu cette totale obscurité et ces éclairs impressionnants comme un signe surnaturel.
https://youtu.be/SRBCVq9bgpc
Impressionnant,effectivement
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Message par Lotfi le Lun 25 Mai 2020 - 4:33

@olivier0 a écrit:Pékin a été plongée dans l'obscurité complète ce jeudi de l'ascension à 15h45.
Le gouvernement et le parti communiste était réuni en session et des mesures visant les chrétiens sont à l'étude.
Beaucoup ont perçu cette totale obscurité et ces éclairs impressionnants comme un signe surnaturel.
https://youtu.be/SRBCVq9bgpc
c'est faut il faisait nuit e n'est pas à 3 h 00 de l'après midi 
vraiment cette video c'est du n'importe quoi
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Message par Catherine Jouenne le Lun 25 Mai 2020 - 12:46

Reporté dans les news
"Black clouds turn Beijing day into night
Ferocious storm strikes Chinese capital"

autre exemple : le tweet du journaliste BBC à Pékin
https://twitter.com/EP_Lawrence/status/1263375845210517504
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Message par jacques58fan le Ven 29 Mai 2020 - 21:18

@Catherine Jouenne a écrit:Reporté dans les news
"Black clouds turn Beijing day into night
Ferocious storm strikes Chinese capital"

autre exemple  : le tweet du journaliste BBC à Pékin
https://twitter.com/EP_Lawrence/status/1263375845210517504
Merci pour cette confirmation de cet évènement
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Message par jacques58fan le Sam 20 Juin 2020 - 20:14

La Chine vend des organes d'Ouïghours+masques de mauvaise qualité












Société
Comment la Chine vend les « organes halal » de ses prisonniers Ouïghours aux riches 

Enfermées dans des camps d'internement, les minorités musulmanes chinoises serviraient de banque à organes. Des organes appelés "halal" prélevés de force et revendus à prix d'or dans les pays du Golfe.

par Justine Reix ; illustrations Benjamin Tejero
19 Juin 2020, 10:50am


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Illustration de Benjamin Tejero
Il ne fait pas bon être d'une autre ethnie que les Han, la majoritaire, en Chine. Depuis de nombreuses années, les minorités religieuses sont persécutées en Chine. Musulmans, catholiques, Tibétains ou encore Falung gong sont considérés comme des ennemis de l'État de par leurs croyances. En 2014, des camps d'internement ont été construits dans la province autonome du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine. Le but étant d'y enfermer des centaines de milliers de musulmans Ouïghours, Kirghiz, Hui et Kazakhs. Selon Amnesty International, un million de Ouïghours seraient actuellement détenus sans procès, ni raison particulière. Mais en plus de travail forcé dans ces camps, les organes des détenus seraient prélevés pour être revendus.

Après avoir longtemps nié l'existence de ces camps, la Chine a fini par les reconnaître officiellement, en octobre 2018, sous le nom de « camps de transformation par l'éducation». Certains n'en sortent jamais. Selon bon nombre d'enquêteurs la raison de ces disparitions serait simple : ils seraient tués pour leurs organes.
Depuis 2016, le gouvernement chinois a lancé une vaste campagne de bilan médical dans la région autonome du Xinjiang. Des tests uniquement obligatoires pour ses habitants Ouïghours âgés de 12 à 65 ans. Dans la batterie de tests proposés, du sang est prélevé mais aussi des examens échographiques sont parfois réalisés. Ces derniers permettent de visualiser la taille, la forme et la structure interne d'un organe. Des bilans médicaux douteux que la Chine n'a jamais cherché à justifier.
Pour beaucoup, cela ne fait aucun doute, ces tests permettent de récolter une base de données de futurs donneurs. Le journaliste d'investigation américain, Ethan Gutmann, a travaillé pendant plusieurs années sur les prélèvements d'organes en Chine. Pour lui, il est évident que la Chine tente de garder un œil sur les minorités ethniques à travers ces contrôles médicaux : « Tous les rescapés de camps que j'ai pu interviewer, qu'ils soient Ouïghours, Kazakh, Kyrgyz ou Hui, ont eu des prélèvements sanguins tous les mois. On pourrait se dire que c'est pour éviter des maladies infectieuses mais ce n'est pas possible puisque les Chinois Han représentent plus de la moitié de la population dans le Xinjiang et pourtant ils ne sont pas testés. Ces bilans permettent donc de les surveiller et de potentiellement les repérer pour des prélèvements d'organes. » Grâce à ces tests, le gouvernement peut donc connaître et collecter le groupe sanguin des Ouïghours ainsi que l'état de leurs organes.

La Chine fait partie des pays où le temps d'attente pour une greffe est le moins long. Pourtant dans la culture chinoise, il est important de garder intact le corps après la mort et donc ne pas faire don de ses organes. Alors que les dons d'organes ne sont pas monnaie courante, les donneurs sont pourtant toujours disponibles. Comment la Chine obtient-elle tous ces organes ? L'attente se compte souvent en jours et parfois en semaines. Alors que pour beaucoup de pays, il faut parfois attendre plusieurs mois voire années. Aux États-Unis, il faut en moyenne 3,6 ans pour obtenir une greffe alors que 145 millions de personnes sont enregistrées donneurs d'organes. En Chine, il faut environ 12 jours seulement pour la même demande alors que 373 536 personnes sont enregistrées donneurs d'organes. Certaines personnes apprennent même à l'avance la date exacte de la transplantation. En d'autres termes, les hôpitaux connaissent à l'avance les dates des décès des patients.
Les prélèvements d'organes ne sont pas nouveaux en Chine. Durant de nombreuses années, le pays a prélevé sur des condamnés à mort avant d'annoncer à la communauté internationale en 2015 la fin de cette pratique.
Enver Tohti, un ancien médecin ouïghour, a assisté et participé à des prélèvements d'organes sur des condamnés à mort en 1995. Il a, depuis, fui la Chine. Son chef de service lui a ordonné à l'époque de prélever des organes sur un condamné à mort. « On attendait les coups de feu pour sortir du véhicule dans lequel les autres médecins et moi étions. Il y avait plein de cadavres allongés par terre. Mon chef m'a ordonné de retirer un foie et un rein. Alors c'est ce que j'ai fait », raconte l'intéressé. Sauf que ce condamné à mort était encore en vie. Lorsque Enver Tohti a commencé à opérer l'homme, du sang a jailli, preuve que son coeur battait toujours. « Il a gesticulé. Son corps essayait de lutter mais il était trop faible pour résister. Il n'était pas mort et je lui ai quand même retiré son foie et son rein. Mon chef a récupéré les organes et m'a dit de tout oublier. » Les condamnés à mort ont longtemps servi de banques à organes et rien ne prouve que cette pratique s'est vraiment arrêtée en 2015.

Les Falun Gong sont aussi victimes de prélèvements d'organes et incarcérés dans des camps. Ce mouvement sectaire fondé sur la pratique de la relaxation, poursuivi et réprimé par le gouvernement chinois est considéré comme une menace au parti communiste chinois. L'ancien ministre chinois de la santé, Bai Shuzhong, a d'ailleurs abordé, lors d'appels téléphoniques, l'existence de prélèvements d'organes sur des Falun Gong.
Le China Tribunal a recueilli plusieurs témoignages comme celui Gulbahar Jelilova, une jeune femme kazakh, réchappée d'un camp d'internement. Elle a été détenue pendant un an et trois mois. Emprisonnée avec des femmes Ouïghours, elle a très vite entendu parler des prélèvements d'organes et a constaté la disparition de prisonnières.
Régulièrement, elle devait se soumettre à des examens échographiques ainsi qu'à des prélèvements de sang. Mais avant sa libération, en août 2018, la jeune femme a été emmenée dans une nouvelle prison pour faire un dernier examen médical. Examen qui l'aura peut-être sauvée.
La famille de He Lifiang, un Falun gong, a également témoigné. Après avoir été arrêté, il est mort au bout de deux mois de détention. Sa famille a pu voir son corps et observer une incision recousue sur sa poitrine mais aussi une incision encore ouverte dans son dos. Des zones pour prélever des organes comme un poumon ou encore un rein. Face aux questionnements de la famille, la police répondra qu'il s'agit seulement d'opérations dues à l'autopsie. Un argument qui ne convainc pas la famille He Lifiang. Dans ce même rapport, une autre famille raconte ne pas avoir pu voir le corps du membre de leur famille qui a, sans autorisation, été incinéré.

Témoignage du rescapé Omir Bekali d'un camp qui a subi plusieurs tests médicaux dont des examens échographiques d'organes.
Les acheteurs viennent du monde entier pour ces greffes d'organes. Les prélèvements servent en partie à alimenter les besoins de la Chine puis de ceux qui ont les moyens de se les payer à l'étranger. Les porteurs étant musulmans, la Chine cible principalement le monde musulman pour acheter ces organes qui n'ont jamais eu d'alcool ou de porc dans le sang.
« Selon plusieurs de nos sources, un prisonnier d'une trentaine d'années rapporterait un demi-million de dollars à lui seul »
Erkin Sidick, conseiller du World Uyghur Congress, est l'un des premiers à avoir alerté sur l'existence d'organes halal en croisant plusieurs sources : « Dernièrement, on m'a appris que le Parti communiste chinois avait récemment commencé à transporter une grande quantité d'organes de Ouïghours entre Shanghai et l'Arabie saoudite. Le gouvernement chinois fait la promotion de ces organes halal en Arabie Saoudite pour attirer les musulmans. » Selon lui, il s'agirait de l'une des raisons pour lesquelles plusieurs pays du Golfe (Koweït, Oman, Qatar, Arabie Saoudite, Émirats arabes unis) ont signé une lettre de soutien à la politique chinoise.
En tant qu'étranger, il est très facile de trouver sur Internet des offres attrayantes dans des cliniques privées. De nombreux hôpitaux tentent de séduire les patients internationaux à l'aide de publicités en anglais et les personnes de confessions musulmanes sont directement ciblées. L'hôpital Tongshantang de Pékin propose sur plusieurs de ses sites des transplantations de rein et se vante sur sa chaîne Youtube d'avoir un espace de prière pour musulmans ainsi qu'une cantine halal pour ses patients.

Pour le journaliste Ethan Gutmannn, les organes halal sont vendus à destination des musulmans : « C'est facile. Les hôpitaux chinois vendent les organes et les musulmans qui ont besoin d'une greffe les achètent. » Si aucun prix n'est forcément visible sur les sites, beaucoup estiment qu'il faudrait tripler le prix d'un organe "normal" pour pouvoir se procurer un organe halal. En 2006, le site d'un hôpital chinois proposait par exemple un foie pour 100 000 dollars. Selon plusieurs de nos sources, un prisonnier d'une trentaine d'années rapporterait un demi-million de dollars à lui seul.
Pendant plusieurs années, le Tianjin Central Hospital a été dans le viseur des organismes luttant contre ce trafic d'organes. Le site de l'hôpital proposait pour les étrangers une version en anglais et en arabe. « Cet hôpital propose environ 5 000 transplantations par an. J'ai recueilli de nombreux témoignages et de preuves sur le nombre croissant de patients venant des pays du Golfe » raconte le journaliste d'investigation Ethan Gutmann. Ce même hôpital a aussi vu son nom être traduit en arabe pour s'adapter à ses nouveaux patients.
Dans la région des Ouïghours, le Xinjiang, l'aéroport de Kachgar permet le transfert d'organes. Au sol, un marquage en chinois et en anglais indique une voie destinée aux transports d'organes. « Cet aéroport se trouve dans une zone peu peuplée ce n'est pas logique. Ce serait logique dans la province du Hunan mais le Xinjiang ne compte que 25 millions d'habitants. Comment peut-on avoir autant d'organes ? » rappelle le médecin ouïghour Enver Tohti dans une interview accordée à VICE, lui qui a assisté et participé à des prélèvements d'organes sur des condamnés à mort.
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Un des signaux dans l'aéroport de Kachgar. Photo de James Millward
Mais il n'est pas nécessaire d'être musulman pour espérer un organe rapidement et de plus en meilleure santé puisque le donneur n'a jamais consommé d'alcool. Récemment, plusieurs pays comme le Royaume-Uni, la Belgique, la Norvège, l'Italie, Taïwan, l'Espagne ou encore Israël ont instauré une taxe pour dissuader ceux qui souhaiteraient se rendre dans un pays, notamment la Chine, pour avoir une greffe d'organe. Une décision qui peut être saluée mais qui semble quasiment impossible à mettre en place. À moins de ficher la population qui est dans l'attente d'un organe.

Le peu de transparence de la Chine empêche de savoir où est redistribué l'argent gagné grâce à ce trafic. Pour le journaliste Ethan Gutmann, il y a de fortes chances pour que l'argent soit disséminé dans les hôpitaux, les établissements locaux du Parti Communiste Chinois ainsi que dans les camps d'internement.
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Un site chinois de vente d'organes repéré par le Tribunal of China qui ne semble plus actif. Le compte Whatsapp du vendeur est cependant toujours connecté même s'il a préféré ne pas nous répondre.
Ethan Gutmann a également travaillé sur les nombreuses disparitions des membres des minorités ouïghoures et kazakhes dans le Xinjiang. Son constat est effarant. 25 000 Ouïghours de 25 à 35 ans seraient tués chaque année pour leurs organes selon le journaliste. Toutes nos sources ont affirmé que les cadavres étaient brûlés pour éviter toute preuve.
La Chine se méfie encore plus depuis que la communauté internationale s'intéresse aux camps d'internement dans le Xinjiang. Plusieurs crématoriums ont vu le jour, en quelques années seulement, dans la région des Ouïghours. Chose étrange, plusieurs gardes sont postés nuit et jour devant ces crématoriums. « Pour le tout premier crématorium, ils ont recruté 50 gardiens pour un salaire de 1 200 dollars » raconte Ethan. Une somme rondelette en Chine qui attire encore plus l'attention sur ces crématoriums qu'aucun de nos interlocuteurs a pu approcher.
« L'histoire se répète et l'Europe ne fait rien. Cela me rend malade »
Le journaliste reste stupéfait par le peu d'intérêt accordé par la communauté internationale pour ce qui s'avère être un crime contre l'humanité : « Angela Merkel n'a pas l'air de comprendre ce que tout cela signifie. Peut-être que l'économie passe en premier pour elle. L'histoire se répète et l'Europe ne fait rien. Cela me rend malade. »

En juin 2019, un tribunal indépendant, le China tribunal (présidé par l'avocat britannique, Geoffrey Nice, reconnu internationalement pour son implication dans la lutte contre crimes de guerre au Kosovo) a enquêté à la demande du groupe ETAC (End Transplant Abuse) sur les prélèvements d'organes des prisonniers en Chine. Dans son jugement final étayé sur 60 pages, le tribunal conclut sur l'existence de vols d'organes à grande échelle organisés depuis plusieurs années mais également le prélèvement d'organes sur les prisonniers de camps d'internement. Selon plusieurs rapports, ce sombre marché rapporterait des milliards de dollars chaque année.
Extrait de l'enquête du Chinal Tribunal :
Vient alors la question difficile des enfants Ouïghours et des autres minorités enfermés dans des camps. Que deviennent-ils lorsque leurs parents sont arrêtés ? Les mineurs sont envoyés dans des camps d'endoctrinement pour y recevoir une "éducation patriotique" avec l'interdiction formelle d'y parler ouïghour. Plus de 500 000 enfants seraient actuellement dans ce genre de camp. De quoi rappeler les heures les plus sombres de notre histoire.
Une vidéo d'un des camps pour enfants selon Erkin Sidick :
Si quelques trafics d'organes d'enfants existent en Chine, rien n'indique pour l'instant que des prélèvements d'organes à grande échelle sont organisés. « Il y a beaucoup de rumeurs autour des enfants dans les camps d'endoctrinement mais il n'y a aucune preuve directe. J'ai seulement connaissance de la mort de deux enfants qui ont été battus à mort d'une manière si violente que leurs organes ne pouvaient pas être récupérés après. » Selon le journaliste, ces enfants peuvent servir à alimenter un autre marché, celui des esclaves sexuels.
Alors que les preuves s'accumulent autour de cette épuration ethnique, la communauté internationale est encore frileuse à l'idée de condamner la Chine pour ces pratiques qui ressemblent à s'y méprendre aux camps de concentration nazis. « Les gens ont l'air d'avoir oublié l'Holocauste. Pourtant c'est bien un Holocauste qui se passe sous nos yeux au 21ème siècle. On enferme des hommes dans des camps de concentration où ils font du travail forcé, on fait des tests sur eux, on leur prélève leurs organes et on force les femmes à se marier à des Han » raconte Erkin Sidick, membre du World Uyghur Congress, épouvanté par ces camps.
Le 12 juin dernier, les sénateurs belges ont demandé l'ouverture d'une enquête des Nations Unies sur le trafic et la transplantation d'organes en Chine. Une demande qui n'est pas nouvelle. En 2019, Hamid Sabi, avocat membre du China Tribunal, avait demandé au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme d'enquêter sur le sujet. Cette année, en France, le député européen Raphaël Glucksmann a travaillé pendant plusieurs mois sur les conditions de détention des Ouïghours en Chine. Il souhaite mettre en place une commission d'enquête internationale ainsi que des sanctions contre le gouvernement chinois.
« Nous sommes face à un État qui a érigé le mensonge en norme. Un État qui a nié l’existence de camps de Ouïghours jusqu’a l’année dernière. Un État qui a caché aux yeux du monde entier la naissance du Covid-19, avant de trafiquer tous ses chiffres sur l’épidémie. Un État qui, depuis sa création, a étouffé et massacré toutes ses minorités » raconte Raphaël Glucksmann qui a fait de la cause ouïghoure son cheval de bataille.
Dernièrement le député européen et l'Institut Ouïghour d'Europe ont lancé un compte Instagram, Ouïghours News pour regrouper toutes les informations francophones sur le sujet dans l'espoir de faire avancer les choses : « Je me battrai inlassablement afin qu’une enquête des Nations unies sur le trafic et la transplantation d’organes en Chine se constitue. Et que le régime chinois paie pour ses crimes. »

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par Justine Reix
28 Janvier 2020, 9:32am



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Alain JOCARD / AF
« Nous avons vendu plus de 6 000 masques de protection en 48 heures seulement, c'est de la folie », raconte une des pharmaciennes du Terminal 1 de l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, par lequel transitent de nombreux voyageurs en direction et en provenance de la Chine. Alors qu'elle nous raconte cette rupture de stock exceptionnelle, cette pharmacienne est interrompue par un énième client inquiet par le coronavirus : « Non, je suis désolée Madame, nous n'avons plus de masques, on devrait en recevoir de nouveau d'ici demain ou après-demain ».

« J'ai acheté une cinquantaine de masques au cas où le virus se propagerait vraiment en France » – Guy
Masques, gants et gels hydroalcooliques sont pris d'assaut par les voyageurs terrifiés à l'idée de contracter le nouveau SRAS qui a déjà fait 106 morts en Chine. Mais la psychose ne s'arrête pas aux aéroports. Dans la capitale, de nombreuses pharmacies sont elles aussi en rupture de stock. Il en est de même dans d'autres villes comme Lille, Lyon ou encore Bordeaux, là où le premier cas Français a été déclaré. Guy, 35 ans, se déclare très inquiet : « J'aimerais que le gouvernement nous dise dans quels endroits le malade a été pour que l'on puisse les éviter et ne pas prendre de risques », déclare-t-il. Des inquiétudes infondées puisqu'un virus ne peut transiter dans l'air que s'il y a un malade dans ce même périmètre.
Guy fait partie de ces nombreux Français qui se sont précipités en pharmacie pour acheter l'attirail du parfait malade imaginaire. « J'ai acheté une cinquantaine de masques au cas où le virus se propagerait vraiment en France, comme ça j'aurais du stock pour plusieurs jours. Dès que je sors j'en ai une dizaine dans mon sac et j'en mets un lorsque je me retrouve dans une foule et j'utilise aussi tout au long de la journée du gel hydroalcoolique. » Sauf que, comme pour la grande majorité des Français qui se sont jetés sur les masques de protection, Guy a acheté des protections basiques qui servent à protéger les autres de soi et non l'inverse. Pour se protéger il faut se procurer des masques bec de canard. Avoir peur de quelque chose ne veut pas pour autant dire bien renseigner.

« J'ai lu sur Internet qu'avec le nouvel an chinois c'était encore plus dangereux »
Les hôpitaux ont eux aussi affaire à la psychose ambiante qui règne en France. Aux urgences des établissements hospitaliers, de nombreux appels concernent le coronavirus. Une procédure de prise en charge du virus en France a été déclenchée afin que le plus grand nombre de CHU soient habilités à prendre en charge les cas possibles dans l'hexagone.
Une mère a justement amené le week-end dernier, ses deux filles à l'hôpital, par peur du corona : « Mes deux filles étaient grippées depuis plusieurs jours, elles avaient de la fièvre alors je les ai emmenées aux urgences, heureusement elles n'ont rien. En tant que parents, nous tenons à être très prudents. Mon mari qui a besoin de se rendre régulièrement chez les grossistes chinois a arrêté d'y aller pour éviter toute contamination. J'ai lu sur Internet qu'avec le nouvel an chinois c'était encore plus dangereux », raconte-t-elle. Un témoignage typique qui stigmatise toute une communauté et qui ne se base que sur des messages lus sur Internet. C'est justement en ligne que les pires rumeurs et commentaires racistes circulent.
« J'ai vu sur Insta des gens qui conseillaient de ne pas ouvrir les colis d'Aliexpress tout de suite » – Manon
Sur Google, il suffit de taper « colis aliexpress » ou encore « wish » sur la barre de recherche pour voir apparaître en suggestion à la suite le maintenant célèbre coronavirus. Avec l'avènement des sites de shopping chinois et leurs livraisons gratuites, des centaines de milliers de colis transitent chaque jour de la Chine vers le monde entier. Ceux qui ont commandé il y a quelques semaines sur ce genre de site sont à présent terrifiés par le contenu de leurs colis. Peut-être que cette superbe cagoule d'oreilles que vous avez commandé renferme le coronavirus en guise de code promo pour votre première commande. Même si la communauté scientifique connaît encore peu de choses sur ce nouveau virus, tout porte à croire qu'il est quasiment impossible que le coronavirus puisse se transmettre sans hôte.
D'ordinaire un virus se transmet via des êtres vivants, entre animaux et êtres humains. Mais certains n'hésitent pas à employer les grands moyens pour ouvrir leurs colis et éviter le moindre risque. « J'ai vu sur Insta des gens qui conseillaient de ne pas ouvrir les colis d'Aliexpress tout de suite, qu'il fallait plusieurs jours d'incubation pour que le virus se développe et disparaisse et qu'ensuite il ne fallait pas l'ouvrir dans son logement », raconte Manon, 21 ans. Une fois son colis réceptionné Manon l'a donc caché dans sa cave durant une semaine avant de l'ouvrir dans son jardin, équipée d'un masque et de gants. Il y a de quoi être curieux. Tout ce protocole pour quoi finalement ? Des bottines à talons en cuir verni...
À Lyon, la fake news selon laquelle une Chinoise porteuse du coronavirus aurait réussi à passer les douanes et se rendre dans la ville des Lumières à créé la panique chez certains habitants. Théo, 29 ans, arrive difficilement à cacher son stress : « Je ne suis pas du genre alarmiste d'ordinaire, mais depuis cette fausse histoire de contamination à Lyon, je suis assez flippé. Je me suis rendu compte que c'était tout à fait possible que ça arrive jusqu'ici, même si ce n'est pas encore le cas. Depuis l'épisode de la grippe aviaire, j'ai pris l'habitude d'avoir toujours dans mon sac du gel pour me laver les mains fréquemment, je porte aussi des gants dans les transports en commun. Mais ce n'est pas suffisant. Ça ne m'a pas empêché de chopper une méga gastro il y a quelques jours. »
« Ils m'ont insulté et m'ont dit de retourner dans mon pays avec mon virus de merde alors que je n'ai jamais mis les pieds en Chine de ma vie »

Et qui dit virus venant de Chine dit racisme anti-asiatiques. Poussée par la psychose ambiante certains n'hésitent pas à afficher leur racisme. Alice, 19 ans, a été victimes d'injures raciales dans le métro parisien : « J'écoutais de la musique et je sentais qu'un groupe de jeunes mecs me regardait, je me suis tout de suite doutée que c'était à cause du virus. Et ça n'a pas loupé, lorsque j'ai soutenu leur regard ils m'ont insulté et m'ont dit de retourner dans mon pays avec mon virus de merde alors que je n'ai jamais mis les pieds en Chine de ma vie». Un triste témoignage qui nous pousse à rappeler la faible taux de mortalité que représente pour l'instant le coronavirus. Jusqu'à maintenant, toutes les personnes décédées, suite à la contraction de ce nouveau SRAS, avaient déjà une pathologie pré-existante. Leur système immunitaire n'a donc pas tenu face à ce virus contrairement à d'autres personnes contaminées en bonne santé. En ce qui concerne les colis chinois, aucune mesure n'a été prise en France pour limiter les importations venant de Chine car le risque de transmission par cette voie est quasi impossible selon les épidémiologistes. Il est temps de prendre une grande inspiration. La fin du monde n'est pas pour demain et même si c'était le cas ce n'est pas un masque qui vous sauvera.
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Société
Le quotidien d'une médecin en réanimation durant l'épidémie de Covid-19

Pénurie de masques, afflux constant de nouveaux cas et renvois des personnes âgées, les anesthésistes-réanimateurs sont en première ligne face au virus, qui fait de plus en plus de victimes en France.

par Justine Reix
19 Mars 2020, 9:53am



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Photo Sébastien Bozon / AFP
Dans tous les hôpitaux français, les réanimateurs s'occupent des patients graves atteints du Covid-19. Seuls les patients à risque sont hospitalisés et certains doivent être équipés de respirateur pour remplacer le fonctionnement des poumons le temps de la guérison. Mais ils sont de plus en plus nombreux à avoir de graves problèmes de défaillances respiratoires. Comme en Italie, les médecins doivent petit à petit faire des choix entre les patients trop âgés et les plus jeunes.

Ces précieuses machines d'assistance respiratoire se trouvent justement dans les services des anesthésistes-réanimateurs. Tous les jours, les médecins se réunissent pour débattre de chaque cas et déterminer si cette personne peut être hospitalisée ou non. Le risque de saturation est élevé et les anesthésistes redoutent un manque de matériel pour se protéger et soigner correctement les patients.
Alors que le gouvernement a annoncé un renforcement du confinement, les hôpitaux, eux, se préparent à une nouvelle vague de patients. VICE a interrogé Julie*, une médecin anesthésiste-réanimatrice à l'Hôpital Nord Franche-Comté pour nous raconter son quotidien et son point de vue sur la situation.
VICE : Est-ce que vous êtes stressée face à ce virus et le fait de devoir choisir les patients que vous allez soigner ?
Julie : On ne sent pas particulièrement stressés, on essaie de rester professionnels au maximum. En réanimation, on a l'habitude, on parle toujours de cas graves donc ça ne change pas grand-chose. Là, il y a plus de précautions à prendre alors forcément ça peut être un peu pesant. Dès que quelqu'un tousse dans le service on ressent une pression, on doit toujours se justifier.
On a déjà commencé à sélectionner. Pour l'instant, on arrête les soins des personnes de plus de 70 ans car maintenant on a le recul suffisant pour se dire que c'est une place qui pourrait servir à quelqu'un d'autre. Dans notre hôpital, c'est une décision assez brutale pour les gens car on ne fait jamais ça. D'ordinaire, en réanimation, ici, on s'occupe même des personnes qui ont plus 90 ans. On fait des réunions collégiales durant lesquelles on fait le choix d'arrêter les soins de certains patients. Forcément ce sont des choix difficiles.

« Dès qu’un patient Covid-19 arrive en réanimation, il occupera sa place pendant au moins deux semaines. Il lui faudra une infirmière dédiée et des soins quotidiens »
Pourquoi faire une sélection et refuser d'accueillir les patients les plus âgés ?
C'est inévitable. Si on décide de prendre en charge des personnes âgées on va rapidement être confronté à un manque de place et on ne pourra pas accueillir les plus jeunes. Dans notre hôpital, on refuse d'accueillir des personnes de plus de 70 ans avec une défaillance d'organe. C'est rare d'arriver à cet âge-là sans défaillance d'organe mais c'est possible. Si une personne de 70 ans est non-fumeuse et en pleine forme – avant d'avoir été contaminé –, il y a des chances qu'on l'accepte.
Comment décide-t-on d'arrêter les soins ou de ne pas soigner une personne ?
Dans les services de réanimation, il y a toujours des réunions, même hors période de Covid-19. Toute décision se prend en réunion collégiale avec plusieurs médecins, des infirmières et on discute. On regarde chaque cas en analysant le moindre détail, on sonde les antécédents avant de prendre une décision, qu'on ne peut pas, bien évidemment, prendre à la légère. On prend aussi en compte les choix de la famille.
Quelles ont été les mesures prises depuis la dernière annonce du confinement du gouvernement ?
Depuis l’annonce du président, des mesures draconiennes ont été prises dans notre hôpital. On a réduit le nombre de salles ouvertes au bloc opératoire au strict minimum avec en priorité les urgences et les chirurgies oncologiques comme par exemple les cancers du sein. On a aussi décider de fermer une de nos deux salles de réveil du bloc. La deuxième sert maintenant à accueillir les cas de Covid-19 nécessitant des mesures de réanimation, à savoir une ventilation mécanique assistée – sédation et intubation avec les précautions recommandées. Chaque semaine, nous ferons en moyenne une garde de 24 heures en plus d'une journée de 10 heures.
Concrètement, comment faites-vous pour isoler les cas de Covid-19 ? Est-ce que vous risquez d'être dépassé par les futurs cas qui vont se présenter à vous prochainement ?
Actuellement, il y a un secteur réservé à la réanimation qui est barricadé et dédié aux Covid-19 graves. Nous avons pour l'instant 10 cas sous ventilation mécanique. Nous avons deux autres secteurs disposés à accueillir les autres patients non Covid ou Covid suspectés.

Comme il est attendu qu’on atteigne le pic de cas dans les deux semaines à venir, nous avons anticipé la création de nouvelles places. Mais la réalité est que nous sommes déjà à un tiers de nos capacités en terme de place, et la semaine vient à peine de commencer. Il n’est pas exclu que nous soyons rapidement dépassés d’ici à la semaine prochaine donc dans l’incapacité d’accepter de nouveaux cas. Dès qu’un patient Covid-19 arrive en réanimation, il occupera sa place pendant au moins deux semaines. Il lui faudra une infirmière dédiée et des soins quotidiens. Nous risquons d'être confronté à une saturation rapide des services à cause de la lenteur de ce processus et d'un besoin croissant de personnel qui chaque jour s’expose davantage au virus et donc risque de devoir s'arrêter.
« Nous ne nous sentons pas débordés comme on a pu le voir en Italie mais cela sera peut-être différent dans quelques semaines »
Certains hôpitaux commencent déjà à manquer de masques et de gels hydroalcooliques. Vous qui êtes directement en contact avec les patients et qui prenez des risques, qu'en est-il du stock de vos équipements ?
Chaque médecin en réanimation doit prendre le plus de précaution possible pour éviter les contaminations. Nous devons porter une blouse, un masque, une charlotte, un masque et des lunettes. On a vraiment peur de manquer. Si on continue comme ça, on va rapidement être confronté à des ruptures de matériels notamment de masques FFP2, masque canard, mais aussi de lunettes qui sont essentiels quand on s'occupe de patients Covid-19. C'est possible de réutiliser des lunettes en les mettant dans la javelle mais à force le plastique se détériore. On a régulièrement besoin de nouvelles paires de lunettes. Si on se retrouve mal équipé, on risque de s'exposer et de ne pas pouvoir être là quand il faudra faire face au pic.

Comment soigne-t-on les patients puisqu'il n'y a aucun traitement spécifique contre le Covid-19 ?
En ce moment, on inclut tous les jours des patients dans des études pour déterminer quel traitement est le plus efficace. Celui qui semble se démarquer lorsque le cas est gravissime et que la ventilation mécanique devient insuffisante sont les antiretroviraux du VIH. C’est ce qui est utilisé à l’échelle nationale dans un contexte de dernière chance. Mais cela reste hypothétique car les études n’ont encore rien démontré.
Est-ce que vous sentez que votre service est débordé, comme on peut le voir dans certains hôpitaux en Italie ?
Pour l'instant, non. On essaye d'être le plus efficace possible. Dès qu'une personne entre en réanimation, elle est intubée, on l'endort et le plus gros est fait. La prochaine étape consiste à laisser passer deux semaines, de faire tous les soins nécessaires pour que le patient ait suffisamment d'hydratation et de nutrition puisqu'il ne va pas pouvoir s'alimenter [lorsqu'une personne est intubée elle est endormie, NDLR]. Ensuite on évite les surinfections. Nous ne nous sentons pas débordés comme on a pu le voir en Italie mais cela sera peut-être différent dans quelques semaines.
Beaucoup de jeunes ont choisi de sortir ces dernières semaines malgré les forts risques de propagation du virus. Vous attendez-vous un afflux de jeunes patients ? Le Covid-19 peut-il devenir dangereux pour les jeunes ?
Le taux de mortalité chez les jeunes reste faible. Cela peut être dangereux si on a des facteurs de risque, par exemple un jeune est fumeur, est obèse ou à une pathologie. On s'attend à voir de plus en plus de jeunes patients. C'est aussi pour ça que l'on commence déjà à sévir concernant les critères de sélection pour continuer les soins et accepter de nouveaux patients. On s'attend justement à avoir une vague de jeunes atteints par le Covid-19.

Quel que soit l'âge on accueille seulement ceux qui montrent des signes de détresse respiratoire. On fait une radio et si les poumons sont déjà blancs c'est à partir de ce stade que l'on prend des patients. On réduit vraiment le nombre de personnes qui entrent en soin. Et ce choix drastique n'affecte pas que les gens atteints du coronavirus. Les accidents continuent, les arrêts cardiaques continuent et on doit refuser certaines personnes qui, en temps normal, auraient pu être soignées.
* Le prénom a été modifié à la demande de l'interviewée.
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Message par jacques58fan le Mer 8 Juil 2020 - 18:23

Ce n'est pas Bill Gates qui "contrôle" l'OMS,mais la Chine

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Message par steve2035 le Mar 28 Juil 2020 - 17:36

@jacques58fan a écrit:Je suis moins sûr que vous de vos affirmations
J'ai posté slate parce que vous aurez tout leloisir de poster sur les usa sur ce forum.
Pour le pétrole elle développe charbon éolien solaire et bientôt l'hydrogène+soutiens russe et iranien pour le  pétrole stricto sensu

elle détient une part importante de la dette US

elle progresse beaucoup technologiquement

elle possède des terres de minéraux stratégiques

Ellemet tous les ans l'équivalent de la flotte française entière sur mer(sans parler de l'aviation)

En fréquentant des Chinois Han ou des jeunes de la diaspora,ils et elles sont très fiers de la réussite de leur pays d'origine

Le pétrole est un prétexte à faire la guerre pour établir le gouvernement mondiale. Tout comme ce discours stérile.

Cela fait bien longtemps qu'on pourrait s'en passer si la recherche était menée par des gens éclairés.

Ce n'est que le gouvernement mondial établi que les antichrist prévoient de le révéler.

Sauf que ...
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Message par jacques58fan le Mar 28 Juil 2020 - 19:56

Bof  trop d'antagonismes et de rivalités entre les grandes puissances pour un gouvernement mondial
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