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Le commentaire de passages de l'Apocalypse dans Marie Valtorta

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Message par Isabelle-Marie le Mer 2 Jan - 9:30

En voici un extrait :

Observons maintenant les sept Églises d’alors, telles que Jean les a vues et les a entendues être jugées par le Juge éternel. Nous y reconnaîtrons déjà en œuvre ce qui, par la suite et avec une plus grande ampleur, fut et est toujours en œuvre dans les Églises ou religions qui portent le nom de "chrétiennes" sans être pour autant catholiques: les Églises séparées.  
  
Elles se sont donné une constitution humaine en ne conservant de la véritable Église que ce qu’elles ont bien voulu garder pour pouvoir se prétendre encore "chrétiennes". Mais être chrétien ne signifie pas seulement prier le Christ, le prêcher de telle ou telle manière, ça ne veut pas dire être encore plus rigoriste dans certains domaines que les vrais catholiques. Prier Dieu, prêcher Dieu, être rigide dans tout ce qui touche au service formaliste de Dieu, les prêtres, les scribes et les pharisiens de l’époque de Jésus le faisaient tout aussi bien parmi les hommes. Néanmoins, et à de rares exceptions près, cela n’a pas fait d’eux des "chrétiens", mais plutôt des "antichrétiens".   

Etre chrétien signifie faire partie du Corps mystique par l’appartenance à l’Église de Rome en tant que catholique, en appartenant au Christ par une vie vraiment conforme à son enseignement et à ses commandements. Autrement, on n’est pas chrétien dans les faits, pas même si l’on est catholique en ce sens qu’on a reçu le baptême selon le rite de l’Église romaine ainsi que les autres sacrements. Même si l’on n’est pas tombé ou resté dans une faute grave, même si on n’en est pas allé jusqu’à renier sa foi ou à faire partie des sept condamnations de l’Église, ou encore jusqu’à appartenir à des partis politiques condamnés pour être précisément condamnables. On n’est pas un vrai chrétien, un chrétien dans les faits, si l’on ne mène pas une vie chrétienne; il en va de même si l’on n’honore pas Dieu par un culte intérieur vivant, constant, même dans l’intimité de la maison, un culte intérieur toujours présent, même dans le travail intellectuel ou manuel, toujours actif, jusque dans les rapports sociaux qu’il faut toujours entretenir avec tous nos prochains qui nous sont plus ou moins unis par les liens du sang ou des rapports sociaux.      
         
     On n’est pas un vrai catholique ni un chrétien dans les faits lorsqu’on pratique uniquement un culte extérieur et formel pour être admiré, ou uniquement intérieur pour ne pas être tourné en dérision comme bigot, ou encore pour éviter quelque préjudice matériel. On ne l’est pas davantage tant qu’on ne cherche pas à pratiquer les vertus le plus parfaitement possible, jusqu’à l’héroïsme si l’occasion s’en présente; tant qu’on ne pratique pas ce que l’on appelle "le complément de la loi, c’est-à-dire la charité", dont les œuvres de miséricorde constituent autant de variantes; tant qu’on n’essaie pas de renoncer à l’habitude vicieuse qui est cause de péché; tant qu’on pèche contre l’Esprit Saint en doutant de la miséricorde divine qui pardonne au repenti, en présumant pouvoir se sauver tout seul, en méprisant ou en niant les vérités lumineuses de la foi — non seulement les premières et les principales, mais tout ce que contient le Credo et que les dogmes anciens et récents ont défini —, en nourrissant de l’envie à l’égard des justes, en restant des pécheurs et des impénitents obstinés; tant qu’on porte atteinte à la vie de notre prochain ou même seulement à sa santé corporelle ou à son honneur; tant qu’on foule aux pieds l’ordre de la nature par des actes abominables que les animaux eux-mêmes ne commettent pas de manière pleinement fautive puisqu’ils ne possèdent ni raison ni conscience; ou encore en opprimant les pauvres, en pratiquant l’usure pour en tirer un profit illicite, en exploitant outre mesure les travailleurs ou en leur refusant un juste salaire.   
       
Une telle vie mérite les jugements sévères de Jésus aux scribes, aux pharisiens et aux marchands du Temple. Puisque l’Évangile devrait être un livre lu chaque jour par tout chrétien, phrase par phrase, en méditant sur ces vérités qui apportent la Vie, il serait opportun que les passages où Jésus distingue une vie religieuse authentique d’une vie religieuse apparente ou mensongère soient fréquemment lus, relus et médités! Que chacun s’examine lui-même. Qu’il se compare au pharisien et au publicain, au pharisien et à la pécheresse, au lévite et au bon Samaritain, qu’il médite sur les riches qui jetaient le superflu de leurs richesses dans le Trésor et sur la veuve qui y mettait "tout ce qu’elle avait pour vivre", et qu’il voie à quelle catégorie il appartient.    
          
     Et s’il se rend compte qu’il appartient à la catégorie qui pratique seulement un culte extérieur, qu’il se ravise et devienne un vrai disciple du Christ, un véritable enfant de Dieu et un frère du Christ, en d’autres termes un chrétien de nom et, mieux, dans les faits.     
      
Sinon, de telles personnes auront beau porter le nom de chrétien, ce ne seront pas des sarments nourris par le Christ. Ils seront des sarments séparés qui, s’ils ne sont pas complètement secs parce qu’une tendance naturelle à faire le bien les pousse à agir en justes, se sont néanmoins replantés tout seuls, orgueilleusement; ils ont donné naissance à un plant à part qui produit de la piquette et non du bon vin. Pour que cela soit de nouveau possible, il leur faut se regreffer sur la vraie Vigne, la seule vraie vigne qui permette aux sarments de porter des fruits abondants et saints. 
  
Cela vaut aussi bien des sarments individuels que de ceux qui forment une vigne à part: les Églises séparées. Comme elles se sont séparées et se sont donné une constitution propre imaginée par leur fondateur — un homme, et non l’Homme-Dieu —, elles ne peuvent posséder la plénitude de vie spirituelle que seule l’appartenance au Corps mystique maintient et qui les préserve de séparations plus importantes, non seulement du Corps en tant que tel, mais aussi de la vérité et de la lumière qui rendent assuré le chemin de l’Église terrestre vers celle des cieux.  
          
En outre, ne pas appartenir au Corps mystique fait déchoir de la justice, comme on le voit plus que jamais aujourd’hui. La séparation s’approfondit. Effectivement, certaines Églises séparées ne se contentent pas de ne témoigner ni respect ni obéissance à l’égard du Pasteur suprême. Non seulement elles se permettent d’élever des protestations quand le souverain pontife définit de nouvelles vérités grâce à des lumières divines; non seulement, tout en prétendant servir le Christ, elles lui arrachent — ou du moins essaient de le faire — des personnes qui lui appartiennent, qui sont de sa Bergerie et que les séparés tentent d’amener à eux, vers d’autres pâturages où tout n’est pas bon, en particulier l’essentiel; mais — et c’est monstrueux — ils se mettent à célébrer la Bête, l’Antéchrist, et à approuver ses idéologies.
          
     Mais cela aussi est dit: "Emerveillée, la terre entière suivit la Bête" (Apocalypse 13, 3), bien qu’on voie que, par obéissance au dragon qui lui laisse tout pouvoir, "elle mène campagne contre les saints et les vainque" (Apocalypse 13, 7) (matériellement). Elle mène campagne contre les saints, c’est-à-dire contre ceux qui adorent le vrai Dieu et lui de meurent fidèles en aimant de tout leur cœur le Fils de l’Homme et de la Femme, et en aimant la Femme qui servit de tabernacle à Dieu et fut sa louange éternelle, l’image et la ressemblance parfaite de Dieu. Elle n’est pas comme nous, dès lors que l’hérédité funeste d’Adam a défiguré et affaibli cette ressemblance divine en nous. Elle n’est pas non plus comme Adam et Ève avant la faute: c’étaient deux innocents, deux enfants de Dieu, avec qui le Créateur dialoguait sous une forme, certes mystérieuse mais qu’on ne peut mettre en doute pour autant (Genèse 1, 28-30; 2, 16; 3, 9-11.13.16-19.21), deux prédestinés à vivre éternellement de et dans la béatitude de la vision de Dieu. Non. Marie, façonnée par la main divine pour servir de "forme au Dieu incarné" qui était l’image parfaite du Père — « Qui me voit, voit la Père » (Jean 14, 9) -; Marie avec qui le Dieu un et trine entretint toujours des colloques comme on le fait avec une fille, une épouse, une mère véritables; Marie, qui ne cessa de contempler son Seigneur de toutes ses facultés fut et demeure le très pur reflet de l’image de Dieu, beauté et perfection suprêmes. Il s’ensuit que celui qui contemple Marie voit ce qui constitue la beauté indescriptible qui emporte les habitants éternels du ciel à des sommets de béatitude. 
         
De par sa naissance humaine, Marie est une créature, notre sœur. Mais elle est aussi la créature divinisée dont nous pouvons seulement être de toutes petites sœurs spirituelles, à condition de le vouloir. Elle est le chef-d’œuvre du Dieu créateur des hommes. Elle est enfin le signe, la mesure, la forme sensible de ce que Dieu a depuis toujours destiné aux hommes qui vivent en enfants de Dieu.   
    
L’homme croit imparfaitement à la résurrection de la chair et à la participation de la chair ressuscitée à la joie de l’âme bien heureuse; il est incapable de croire à cette vérité - du moins, il en doute - et n’en est toujours pas persuadé par la résurrection de Jésus Christ puisqu’il dit: « Lui, il était Dieu, par conséquent... » Mais devant la vérité établie par l’assomption de Marie au ciel avec son corps et son âme, il ne peut plus douter. Son intelligence y reconnaît un moyen qui l’incite puissamment à croire à la résurrection de la chair et à sa participation à la joie éternelle de l’âme.  
          
     Jésus est celui qui nous révèle Dieu le Père. Marie est celle qui nous révèle le bienheureux destin des enfants de Dieu. Jésus est celui qui, en tant que Maître, nous a enseigné comment vivre en enfants de Dieu. Marie est celle qui nous a montré dans la pratique comment vivre pour être enfants de Dieu. Certains hommes connaissent des difficultés pour suivre l’Évangile et disent: "À lui c’était possible, parce qu’il était Dieu, et certains élus y parviendront parce que Dieu le Christ leur accorde des dons particuliers"; mais en voyant la vie, le mode de vie de Marie depuis qu’elle a ouvert les yeux à la lumière — or elle, qui est la pleine de grâce, n’a jamais connu cet état de nescience commun à tous les nouveau-nés, déclarés irresponsables de leurs actes avant l’âge de raison —, ces hommes peuvent être convaincus qu’il est possible à tous les êtres nés d’une femme, et même à toutes les créatures de Dieu de vivre en enfants de Dieu, à la seule condition de vouloir vivre en créatures divinisées.   
       
Que l’on n’objecte pas non plus à cette affirmation: "Mais Marie était préservée du péché originel et de ses tentations." Ève l’était pareillement. Mieux, elle était innocente dans un monde innocent, reine d’un monde qui lui était soumis, unique créature supérieure en compagnie de son époux, douée d’intelligence, de grâce, de science, maîtresse de l’univers sensible, guidée par la Voix de Dieu. Et pourtant elle céda à la première tentation, tandis que des âmes innombrables, bien que marquées par le péché originel, et beaucoup de créatures ne cédèrent pas bien qu’elles connaissent ces tentations, cette terrible "loi de la chair" qui fit gémir Paul, Augustin et bien d’autres, aujourd’hui saints et saintes au ciel.   
        
À l’instar de Jésus, Marie ne pécha jamais, d’aucune manière, en aucun domaine, y compris par ce qui aurait pu être la réaction logique, naturelle, juste d’une mère qui voit son fils être torturé et tué, et pas davantage contre la charité ou quelque autre vertu. Elle n’a pas voulu pécher, et n’a pas péché. Dieu a certainement agi en elle d’une manière mystérieuse, afin que pas la moindre imperfection — que dis-je, pas l’ombre, pas le germe d’une imperfection — n’altère la pureté et la sainteté parfaites de la Toute-Belle. Mais il est tout aussi certain que Marie a secondé de toutes ses facultés et de toute sa volonté la volonté que Dieu avait sur elle.      
          
     Dieu n’a pas fait de Marie une esclave qui ne peut qu’obéir au maître qui l’y oblige, mais une reine, sa Reine, à qui il envoie un archange comme ambassadeur pour lui annoncer le dessein de Dieu. Or ce dessein ne se réalise pas avant que Marie ne réponde spontanément: « Qu’il me soit fait selon ta parole. » (Luc 1, 26-38). 
    
Ce même archange avait révélé au prêtre Zacharie (Luc 1, 5-25) une autre maternité miraculeuse car en dehors des lois naturelles, étant donné l’âge des époux et la stérilité de la future mère. Mais bien qu’il soit prêtre et dans la plénitude de ses fonctions sacerdotales devant le Saint des Saints, il douta de la puissance et de la miséricorde de Dieu comme de la vérité des paroles de l’ange, de sorte qu’il en fut puni.  
        
Voilà quelle est la différence entre justice et justice parfaite. Marie possède une foi et une obéissance absolue bien que son miracle soit incomparablement plus grand. Mais pas Zacharie. Pourquoi cela? Parce que Marie était réellement la Femme et parce que la Parole du Père avait besoin de la Femme pour prendre chair humaine. Mais cette femme s’était tellement dépouillée de toute humanité naturelle, elle était si riche de nature surnaturelle, qu’elle n’avait plus aucun de ces liens et de ces obstacles qui entravent ou appesantissent les facultés de la créature à suivre la volonté de Dieu; or c’est sur un tel terrain, dans un moi dépouillé de tout ce qui fait obstacle aux actions divines, qu’il peut accomplir les œuvres les plus grandes de sa toute-puissance.   
         
 « La terre suivra la Bête et mettra à mort les saints qui n’adoreront pas la Bête de la terre » (Apocalypse 13, 7 ?). C’est la première des manifestations de l’Antéchrist; ce dernier est "de la terre" puisqu’il nie Dieu et tout ce qui vient de Dieu; il tombe dans l’idolâtrie de ce qui n’est pas Dieu mais au contraire contre lui; il supprime la loi divine pour y substituer la sienne — qui n’est même plus la loi morale naturelle — et va jusqu’à tenter d’en effacer le souvenir chez les créatures; enfin, il opprime et tue ceux qui ne veulent pas devenir mauvais, non-croyants et opposés à Dieu.     
          
     La Bête dévore les agneaux pour arracher à Dieu le plus grand nombre possible de ses enfants. Or voici que notre époque voit l’horreur de ministres d’Églises séparées — qui se qualifient néanmoins de "chrétiennes" — adhérer aux paroles et aux volontés de la Bête de la terre, à cette monstruosité qui combat le Christ, et vénérer cette idole idéologique, corruptrice et impitoyable, sans y être contraints comme ceux qui sont ses sujets là où elle règne et sans penser que, si elle pouvait régner partout, ils seraient eux-mêmes tôt ou tard dévorés, torturés, privés des libertés les plus sacrées de l’homme libre, jusqu’à la liberté de pensée. Mais voici vingt siècles que le Christ a indiqué ces déviations et leurs causes.  
 
Telle Église fait preuve d’activité et de patience mais "elle a perdu son amour d’antan"; la vie en Dieu s’est donc affaiblie, quand elle n’est pas tout à fait morte, car là où il n’y a pas d’amour, Dieu n’est pas présent, ni la vie de Dieu dans la personne, ni la vie de la personne en Dieu. Telle autre montre au contraire un amour pour les richesses de la vie — autrement dit de la santé et de la vie —, alors que ceux qui désirent servir Jésus Christ doivent ne pas s’attacher à la vie matérielle, ils doivent ne pas craindre les persécutions ni les fuir, mais les endurer si nécessaire jusqu’à la mort, car c’est ce qu’a fait le Christ; d’ailleurs, celui qui perd sa vie pour le servir le possèdera au ciel d’une manière toute spéciale.

Ailleurs, certains font preuve de faiblesse vis-à-vis des personnes coupables d’hérésie, ou de doctrine ou de vie imparfaites, et cela pour ne pas se faire d’ennemis. Non. Lorsque, dans le jardin de l’Église militante, on voit surgir des plantes mauvaises ou malades, ou qui sont un mauvais exemple pour les autres, il convient de les purifier de leurs parties malades et de les greffer; si elles rejettent la greffe qui les rendrait bonnes, il faut savoir les couper à la base. Mieux vaut une plante de moins que des plantes toxiques pour les autres ! Mieux vaut être persécuté ou perdre tous ses amis que permettre aux ennemis et aux serviteurs inutiles de nuire aux autres âmes et que provoquer l’éloignement de Dieu à la vue d’un de ses pasteurs qui préfère l’amitié des chevreaux à sa sainte amitié. 

Dans d’autres Églises, certains croient davantage aux faux prophètes, ces voix impures que Satan excite à parler et que la loi de l’Église condamne; cette condamnation atteint tous ceux qui, bien que catholiques, prêtent l’oreille à ces voix sataniques qui parlent lorsqu’on fait tourner les tables ou par l’intermédiaire de médiums, et dont le but est de tromper, de séduire, de dévoyer, de détacher de l’Église.    
   
Seules les âmes de lumière sont véridiques et de bons guides. Mais elles ne viennent jamais, je dis bien jamais, par quelque imposition humaine et ne nécessitent pas de cérémonie pour se manifester. Dieu les envoie quand il le veut, à qui il veut. Or ce sont les seules qui disent la vérité. Les autres ne sont que des menteurs, dans toutes leurs manifestations. Car ce sont des manifestations de satanisme, et Satan est mensonge. Ces voix ont beau dire apparemment de bonnes paroles, elles sont toujours subtilement teintées d’erreur. Elles visent à détourner de l’Église en prétendant qu’elle n’est pas nécessaire pour communiquer avec Dieu. Elles insinuent des théories erronées sur la réincarnation, sur un système d’évolution des âmes par des vies successives, ce qui est absolument faux. Elles suggèrent des solutions scientifiques aux manifestations les plus lumineuses de la toute-puissance divine, qui crée tout à partir de rien.    

Pauvre science qui veut être uniquement "science" et repousse la Sagesse! La science peut confirmer la Sagesse, mais pas l’abolir. Là où elle l’abolit, elle éteint un océan de lumière appréciable pour les âmes et les intelligences humaines.
Malheur à qui éteint cette lumière! S’il est bien un geste qui tient de celui d’un tyran fou, poussé par la haine ou le délire, qui mine et pulvérise une ville ou un temple, c’est l’action des personnes qui, par amour excessif de la science — ils lui rendent presque un culte —, pulvérisent l’édifice de la foi simple et pure, ou du moins ses parties principales. Au lieu d’un tel culte, c’est la Sagesse qu’il faut aimer, écouter et croire puisqu’elle vient “du Père des lumières en qui il n’y a ni variation ni ombre de changement" (Jacques 1, 17); étant Esprit de vérité et d’amour, il veut que nous soyons nourris de vérité pour aimer toujours plus parfaitement, et que nous voyons pour mieux connaître, mieux servir et mieux aimer.   
   
Mais un édifice peut-il encore tenir debout si ses fondements sont sapés? Non.  
                      
     Or que se passe-t-il lorsque, poussé par la soif humaine de paraître instruit et moderne, en avance sur son temps, on retire les pierres angulaires des bases de l’édifice de la foi, sous prétexte qu’elles ne sont plus adaptées à l’époque, qu’elles sont puériles, inadmissibles, telles des fables qu’on ne saurait plus accepter? De grandes parties s’écroulent en faisant des victimes, beaucoup d’autres restent en ruines et défigurées, d’autres encore, qui étaient lumineuses et belles, deviennent sombres et brumeuses, couvertes de pauvres lumières humaines dont les fumées obscurcissent les lumières célestes et suscitent dans les âmes stupéfaites des interrogations que la science ne satisfait pas et que la Sagesse n’arrive plus à détruire, de sorte que des vides sont créés que rien ne peut combler. Un monde de foi pure s’écroule. Et les ruines de leurs syllogismes, de leurs raisonnements et recherches ne satisfont pas le vide qui s’est formé.  
        
Attaquer la vérité connue est un péché contre l’Esprit Saint. Il est dit que  "l’Esprit Saint, l’éducateur, fuit la fourberie, il se retire devant des pensées sans intelligence, il s’offusque quand survient l’injustice" (Sg 1, 5). Or qu’y a-t-il de plus injuste que de prétendre que Dieu, le Tout-Puissant, a dû attendre l’évolution naturelle spontanée pour créer son chef-d’œuvre, l’homme? Qu’y a-t-il de plus insensé que de croire que Dieu a été impuissant à créer directement la plus belle œuvre de sa création?    
Le Livre contient la vérité sur toutes choses, car c’est une parole écrite sous l’inspiration de la Sagesse, c’est-à-dire de Dieu. Tout le reste n’est que mensonge, imagination ou déduction humaine. Dieu seul ne se trompe jamais. Le plus saint des hommes, ou le plus érudit en culture humaine peut toujours se tromper lorsqu’il parle ou agit "en homme", autrement dit quand il n’est pas mu par l’Esprit Saint, quand la Lumière (Jésus) ne l’éclaire pas, quand il détourne les yeux de Dieu le Père en ne le reconnaissant plus dans toutes ses œuvres.   
         
La science aussi peut être bonne et utile. Dieu a donné l’intelligence à l’homme dans une bonne intention et pour qu’il s’en serve. Mais 90% des hommes ne s’en servent pas toujours dans une bonne intention. Et les scientifiques, en nombre encore bien supérieur, ne le font pas davantage.          
          
     Pourquoi cela? Parce qu’ils perdent de vue Dieu et sa Loi pour suivre et poursuivre des voies et des chimères humaines. Oui, même si, en apparence, ils le servent, lui rendent un culte extérieur — si ce n’est même un certain culte intérieur — et sont persuadés qu’ils l’honorent, en vérité ils ne le voient plus clairement, pas plus que les préceptes d’amour éternels. Ils ne vivent plus la vie de Dieu, qui est vie d’amour. S’ils menaient cette vie, s’ils voyaient clairement Dieu et sa Loi, comment pourraient-ils utiliser leur intelligence pour détruire par leurs raisonnements scientifiques la foi simple des "petits" et par leurs découvertes scientifiques l’existence d’une foule de vies humaines, de villes entières, et jusqu’au globe terrestre en troublant l’équilibre, cet ordre des éléments et des lois cosmiques établi par Dieu qui fait que, depuis des millénaires, la terre vit et produit des vies végétales et animales sans sortir de son orbite, sans se détourner de son axe, évitant ainsi des cataclysmes apocalyptiques?      
Mais leur plus grand crime, c’est de détruire la foi simple des "petits", c’est de détruire dans la foule la conviction que Dieu est ce Père aimant qui prend soin même des oiseaux et des fleurs des champs, écoute et exauce les demandes que ses enfants lui font par une prière pleine de foi.    

Comment l’homme peut-il encore croire simplement si, au nom de la science et avec le secours de preuves scientifiques incertaines, vous sapez les fondements de la Révélation contenue dans le Livre? Comment l’homme peut-il encore croire que Dieu est puissant, qu’il est aimant, qu’il est un Père qui prend soin de ses enfants si, à cause de vos découvertes, l’homme est frappé par des châtiments — non, pas des châtiments, parce que toutes les lois humaines châtient les mauvais alors que vos moyens de destruction frappent d’innombrables personnes qui ne le sont pas —, si donc l’homme est torturé jusqu’à la folie, ou jusqu’à en mourir de terreur ou sous les blessures, réduit à ne même plus avoir la tanière que Dieu procure aux animaux fussent-ils féroces, ni l’alimentation et les vêtements accordés aux oiseaux et aux fleurs des champs?   
         
Le plus grand crime est bien de détruire la foi et la confiance! La foi en la vérité de la Révélation. La confiance en la bonté et la toute-puissance divines. La première de ces destructions fait crouler tout un monde de croyances qui constituaient un puissant encouragement à vivre en enfant de Dieu, elle supprime tout un poème lumineux qui célèbre les bontés infinies du Seigneur.    
          
     La seconde incite l’homme, découragé par les expériences traversées, à dire: "À quoi sert-il de prier, de se sacrifier, de vivre en juste, si c’est pour être ensuite frappé de la même manière?" Le doute apparaît, et par conséquent le relâchement de la foi et des mœurs! La prière est délaissée ! Parfois, le désespoir arrive! Voilà les fruits de la science coupée de la Sagesse...      
Ce sont là les fruits de l’arbre maudit de la science, que la greffe de la Sagesse n’a pas rendu bon. Vous voulez tout connaître, tout rechercher, tout expliquer. Mais l’intelligence de l’homme, et en particulier de l’homme déchu, cette intelligence blessée par le péché originel et par la concupiscence mentale ne peut pas tout connaître. Adam avait beau être constitué "roi" de toute la création, il avait lui aussi reçu cette interdiction: « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal tu ne mangeras pas, car le jour où tu en mangeras, tu deviendras passible de mort » (Genèse 2, 17). Il n’a pas obéi, il voulut tout connaître et il mourut d’abord à la grâce, puis physiquement. Placés devant les deux arbres — d’un côté celui qui donne la vie, autrement dit Jésus, le Rédempteur et Sauveur, la Parole qui donne la vie éternelle, de l’autre l’arbre de la science qui produit en général des fruits de mort —, un trop grand nombre d’hommes tendent la main vers le premier et pas vers le deuxième, goûtent du fruit du premier et non du deuxième, se donnent la mort à eux-mêmes et la donnent aux autres.  
   
La science est-elle coupable de tout? Non: de même que personne n’est totalement et perpétuellement mauvais, la science n’est pas toujours et totalement mauvaise et coupable. Certains scientifiques utilisent leurs connaissances pour faire le bien. D’autres, parvenus à la découverte de moyens homicides, les détruisent, préférant renoncer à la gloire humaine que cette découverte leur procurerait, afin d’épargner de nouveaux fléaux à l’humanité. Chez d’autres enfin, parce qu’ils sont de vrais chrétiens, les études scientifiques augmentent leur foi ainsi que leurs vertus surnaturelles et chrétiennes.            
          
     Ceux-là sont des bienfaiteurs de l’humanité et sont bénis de Dieu. Tous devraient les imiter. Or ce n’est pas le cas. Ce sont les autres scientifiques qui sont écoutés et dont les raisonnements sont approuvés, ceux qui examinent et expliquent tout en termes humains, qui portent sur toute chose un regard humain, maté riel, tourné vers le bas, vers la terre et ses secrets, comme le font les animaux — quand ils ne se comportent pas plus mal qu’eux —. On dirait effectivement que, bien mieux que les hommes, bon nombre d’animaux savent louer ce qu’il y a de beau et de bon dans la création, qu’ils sont reconnaissants au soleil qui les réchauffe, à l’eau qui les désaltère, aux fruits de la terre qui les nourrissent, à l’homme qui les aime. 
            
L’homme, cette créature raisonnable douée d’une âme et de vie surnaturelle, devrait savoir regarder vers le haut, vers le ciel, vers Dieu; purifier son regard et ses connaissances par la contemplation des œuvres divines et par la foi que Dieu en est l’auteur; enfin, voir le signe indélébile imprimé sur chacune d’elle, en témoignage qu’elles ont été faites par Dieu.   
   
La religion et la foi, la religion et l’amour rendent la recherche humaine bonne, et cela activement. Si cette recherche humaine est privée de ses forces spirituelles ou ne les possède que dans une mesure imparfaite, elle tombe dans l’erreur et y entraîne les autres, vers l’affaiblissement ou la mort de leur foi.   
       
Ne cherchez pas à paraître modernes, en adéquation avec votre époque — qui ne mérite d’ailleurs aucun éloge —, ne repoussez pas les lumières, toutes les lumières qui vous viennent directement de la Révélation, de la Sagesse, et indirectement de la sage recherche de savants chrétiens: ceux-ci se sont élevés vers Dieu pour pouvoir pénétrer les mystères du monde eux-mêmes, mais avec un bon esprit de façon à en connaître la vérité, vérité qui confirme l’œuvre de Dieu et lui en rend gloire. Pour expliquer ce qui existe et n’existe que par la toute-puissance et l’action divines, ne recherchez pas, pour paraître modernes, en adéquation avec votre époque, ces "profondeurs de Satan"  — comme l’Apocalypse les appelle en 2, 24—, et pas davantage celles "du monde  ", qui ne correspondent pas à la Révélation.   
     
[Dans d’autres Églises], on trouve tiédeur dans le service de Dieu et orgueil de soi. La triple concupiscence triomphe là où les vertus devraient régner, et elle rend les tièdes et les orgueilleux pauvres et sans lumière. Pauvres du nécessaire pour être justes et aider ses subordonnés à être justes.        
          
     Les tièdes ne peuvent réchauffer les froids. Celui qui n’a aucune lumière ne peut pas la communiquer. Et celui qui se montre avare des grands dons que Dieu lui a accordés ne peut enrichir des agneaux. Il garde le pâturage pour lui seul, il permet seulement que son troupeau se nourrisse de l’indispensable pour ne pas périr tout à fait, sans penser que certains membres de son troupeau sont faibles et ont besoin de recevoir davantage de nourriture, bien davantage par fois, pour ne pas mourir. 

Pour être un bon pasteur, il ne suffit pas d’être saint individuellement ou de ne pas pécher soi-même. Il faut sanctifier veiller à ce que d’autres ne pèchent pas et, si l’on apprend qu’un agneau a péché et a blessé mortellement son âme, ne pas attendre qu’il vienne demander sa guérison, mais aller à lui, le soigner, le guérir. Et s’il refuse, y retourner une fois, deux, dix, cent fois, non seulement en tant que prédicateur qui le rappelle à son devoir par des réprimandes, mais en utilisant d’autres moyens, en ami, en médecin, en père. Et si l’on apprend qu’une personne est en train de faire fausse route, ne pas laisser aller les choses, mais intervenir, avec patience et douceur, pour la ramener sur le droit chemin.   
        
L’apostolat du prêtre ne se borne pas à la messe quotidienne, à la confession, à l’explication de l’Évangile et de la foi à l’église. Il y a beaucoup plus à faire hors de l’église: aller au-devant de ses fidèles; porter la parole de Dieu et de la morale chez ceux qui ne vont pas à l’église, ou alors rarement et mal; là où un membre de la famille, un seul membre, ne va pas à l’église ou bien manque à ses devoirs de père, de mère, d’époux, de fils, de citoyen ou de personne morale.  
       
Que de familles connaissent souffrances, situations pénibles, péchés! Quel domaine d’apostolat que ces premiers noyaux de la société humaine où deux personnes s’aiment et vivent dans l’unité, telles de petites églises dans lesquelles, comme des prêtres sans ordination, ils accomplissent une tâche bien spécifique, ou plutôt deux tâches bien spécifiques: continuer la création en procréant, collaborant ainsi avec Dieu qui crée une âme pour toute personne procréée par l’homme et la femme, et engendrer de nouveaux fils adoptifs à Dieu. Du moins devraient-ils le faire.        
          
     Mais il arrive qu’ils ne le fassent pas: ils manquent réciproquement à leurs devoirs de mari et de femme, à leurs devoirs envers leurs enfants en négligeant de faire d’eux de vrais chrétiens et en les laissant aller là où ils ne pourront guère s’ améliorer, en leur donnant le mauvais exemple, en ne s’occupant pas de leur formation religieuse, en permettant que de mauvais compagnons ou des membres de partis antichrétiens les abordent et les entraînent sur une mauvaise voie.
Les terres de mission ne se trouvent pas seulement en Afrique, dans les Amériques, en Asie ou dans divers archipels. L’Europe, l’Italie sont, elles aussi, des terres de mission pour qui a l’esprit missionnaire et un regard surnaturel. Chaque village, des plus petits aux grandes villes, chaque paroisse, chaque mai son peut être terre de mission, un lieu d’où extirper l’ivraie pour y semer le bon grain, un lieu de progrès spirituel, un lieu de re construction en Christ: reconstruction du Royaume de Dieu au sein de la famille et en chacun de ses membres.  
           
« Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde » (Matthieu 5, 13-14). Le Maître, sagesse infinie, a comblé ses élus de son sel et leur a donné la faculté de transmettre à leurs successeurs un sel qui doit saler. Le Maître, lumière véritable du monde, a comblé ses élus de sa lumière et leur a donné l’ordre d’illuminer tout homme et de transmettre ce pouvoir à leurs successeurs. En pontife éternel, il continue à répandre sel et lumière dans le Corps mystique pour qu’il n’y vienne jamais à manquer, même si la tiédeur de certains membres pouvait en créer une pénurie.  
   
L’Église est "Mère". Quelle mère en gestation pourrait ne pas s’alimenter et vivre de manière à donner la vie à un enfant en bonne santé? De même, l’Église doit fournir à ses enfants, par l’intermédiaire de ses pasteurs plus ou moins haut placés, le sel qui maintiendra en eux une vie spirituelle intacte et forte.   
   
L’Église est "l’Epouse du Christ"; or le Christ est Soleil, il est Orient, Etoile du matin, Lumière infinie. L’Epoux transmet à son Epouse ses richesses et ses biens, il les lui communique afin qu’elle les distribue à tous ses membres, en particulier à ceux qui sont destinés à illuminer; c’est pourquoi ses pasteurs plus ou moins haut placés se doivent d’être  "lumière" pour éclairer les agneaux.         
          
     Mais une lumière présuppose une flamme: une flamme, une ardeur. Un incendie flambe quand il brûle et se consume. Pareillement, l’apôtre flambe, donc éclaire, réchauffe et embrase les autres s’il brûle lui-même et se consume. Mais si, par peur de se consumer, par peur d’être pris comme point de mire par les ennemis de la lumière, par peur de trop se fatiguer, il reste tiède, devient insipide — or on rejette ce qui est insipide —, il devient paresseux, n’éclaire plus, s’éteint comme un astre qui a fini de resplendir dans les cieux, ne brille plus dans son propre ciel, le ciel spirituel.     
 
De plus, ce pasteur est mort si l’égoïsme s’unit à la perte de la lumière qui provient d’un incendie d’amour, perte causée par l’orgueil de soi. Car l’égoïsme est le contraire de l’altruisme, cette sève du chrétien: « Voici quel est mon commandement: vous aimer les uns les autres comme je vous ai aimés. Nul n’a plus grand amour que celui-ci: donner sa vie pour ses amis » ; « Si nous disons que nous sommes en communion avec lui alors que nous marchons dans les ténèbres, nous mentons, nous ne faisons pas la vérité. Mais si nous marchons dans la lumière comme il est lui-même dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres... mais celui qui garde sa parole, c’est en lui vraiment que l’amour de Dieu est accompli... »;  « Si quelqu’un dit: "J’aime Dieu" et qu’il déteste son frère, c’est un menteur: celui qui n’aime pas son frère qu’il voit ne saurait aimer le Dieu qu’il ne voit pas ». Jean 15, 12-13  - 1 Jean 1, 6.7 - 1 Jean 2, 5 - 1 Jean 4, 20.   

Le christianisme est amour: amour des puissants pour les petits, des petits pour les puissants, amour des supérieurs pour les inférieurs, amour toujours. S’il manque l’amour, le christianisme s’éteint, l’égoïsme et la tiédeur prennent sa place, le sel perd sa saveur, la lampe à huile fume sans briller, ou alors elle est mise sous le boisseau pour ne pas être troublée. Et les âmes, les pauvres âmes des agneaux, restent abandonnées, elles ne trouvent plus ni chaleur, ni lumière, ni saveur, elles s’affaiblissent, se perdent. Pauvres âmes qui ont d’autant plus besoin d’aide qu’elles sont faibles!
          
     Ces déficiences, fortes et bien marquées dans les Églises qui ne sont plus alimentées par les eaux vives qui jaillissent au-dessous des côtés de l’autel du vrai Temple (Cf. Ezéchiel 47, 1-2), ne sont pas absentes de la véritable Église. Son Corps est saint, son Chef et son Ame sont saints. Mais tous ses membres ne sont pas saints pour autant, car l’appartenance plus ou moins intrinsèque au Corps ne change en rien la nature de l’homme. C’est à l’homme qu’il incombe de travailler sans relâche à se régénérer, à se recréer pour atteindre la perfection et ressembler le plus possible au Christ, Chef de l’Église, à l’Esprit Saint, Ame de l’Église: ressembler au Christ par une vie d’ "alter Christus″, ressembler à l’Esprit Saint au moyen de la charité, de la sainteté, de la pureté, de la force, de la piété et de tout autre attribut propre au Sanctificateur. 
        
Plus les membres s’efforcent d’être saints, plus l’Église triomphe. Car la sainteté des membres — je parle des plus élevés — se déverse sur les membres inférieurs, les élève, les embrase, les transforme en instruments de sanctification et de conversion pour les membres mourants ou déjà tout à fait morts.     
    
Si l’apostolat sacerdotal correspond bien à ce que Jésus a voulu et veut encore, il suscite la grande force de l’apostolat laïc. C’est une grande force parce qu’il pénètre plus aisément partout. Dans les familles, dans les usines, dans les différentes catégories professionnelles, l’apostolat laïc peut approcher les personnes perverties par des chefs de parti ou des perversions psychophysiques, démanteler les forteresses de mensonges, détruire les faux mirages suscités par les serviteurs de l’Antéchrist, — plus actifs aujourd’hui que jamais encore dans l’histoire du monde —. Par une charité en action et non simplement en parole, par la vérité des actes et non par les faux discours des fausses idéologies, il peut neutraliser le poison répandu secrètement par le subtil serpent d’aujourd’hui, qui se borne encore à être "serpent", en attendant de prendre son apparence finale d’Antéchrist victorieux pour un triomphe aussi bref qu’horrible.   

Mais si la vie spirituelle des membres supérieurs se relâche, si l’apostolat laïc n’est pas pleinement soutenu par le clergé, il arrivera inévitablement ce qui s’est produit en Israël lorsque, le Temple et la Synagogue ayant abandonné la justice, les élites purent devenir, humainement parlant, occasion de scandale, d’oppression, de ruine pour le peuple tout entier. 

http://www.maria-valtorta.org/Quaderni/Apocalypse.htm
Isabelle-Marie
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