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Message par Isabelle-Marie le Jeu 19 Mar 2020 - 23:33

«Ce soir, nous prierons unis », message-vidéo du pape François

Chapelet et prière à S. Joseph pour la fin de la pandémie

« Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie » : c’est la prière que le pape François adresse à Saint Joseph, dans un message vidéo publié ce jeudi 19 mars 2020. « Ce soir, nous prierons unis » dit-il, « nous confiant à l’intercession de saint Joseph, Gardien de la Sainte Famille, Gardien de chacune de nos familles ».

Le Saint-Père a envoyé un message vidéo à l’occasion du temps de prière, organisé par la Conférence épiscopale italienne, pour tout le pays, le jour de la fête de saint Joseph. Les évêques italiens ont invité tous les fidèles à prier le chapelet chez eux ce jeudi soir à 21h, afin de demander la fin de la pandémie.

Chers frères et soeurs,

Je me joins à la prière que la Conférence épiscopale a voulu promouvoir, en signe d’unité pour le pays tout entier.

Dans cette situation inédite, où tout semble vaciller, aidons-nous mutuellement à rester fermes dans ce qui compte vraiment. C’est l’indication d’un chemin que je retrouve dans de nombreuses lettres de vos pasteurs qui, en partageant un moment aussi dramatique, cherchent à soutenir par leur parole votre espérance et votre foi.

La prière du chapelet est la prière des humbles et des saints qui, dans ses mystères, contemplent avec Marie la vie de Jésus, visage miséricordieux du Père. Et combien nous avons tous besoin d’être vraiment consolés, de nous sentir enveloppés de sa présence d’amour !

La vérité de cette expérience se mesure dans la relation avec les autres qui, en ce moment, coïncident avec ceux de nos proches que nous côtoyons de plus près : faisons-nous proches les uns des autres, en exerçant en premier la charité, la compréhension, la patience et le pardon.

Par nécessité, nos espaces peuvent s’être réduits aux murs de la maison, mais ayez un coeur plus grand, où l’autre puisse toujours trouver disponibilité et accueil.

Ce soir, nous prierons unis, nous confiant à l’intercession de saint Joseph, Gardien de la Sainte Famille, Gardien de chacune de nos familles. Le charpentier de Nazareth a lui aussi connu la précarité et l’amertume, la préoccupation pour le lendemain ; mais il a su marcher dans l’obscurité de certains moments, se laissant toujours guider sans réserve par la volonté de Dieu.

Protège, Saint Gardien, notre pays.

Éclaire les responsables du bien commun pour qu’ils sachent – comme toi – prendre soin des personnes confiées à leur responsabilité.

Donne l’intelligence de la science à ceux qui recherchent des moyens adéquats pour la santé et le bien physique de nos frères.

Soutiens les personnes qui se dépensent pour ceux qui en ont besoin : les bénévoles, les infirmiers, les médecins, qui sont en première ligne pour soigner les malades, notamment en mettant leur propre sécurité en danger.

Saint Joseph, bénis l’Église : en commençant par ses ministres, fais d’elle le signe et l’instrument de ta lumière et de ta bonté.

Saint Joseph, accompagne les familles : par ton silence priant, construis l’harmonie entre les parents et les enfants, en particulier les plus petits.

Préserve les personnes âgées de la solitude : fais que personne ne soit laissé dans le désespoir de l’abandon et du découragement.

Console celui qui est plus fragile, encourage celui qui vacille, intercède pour les pauvres.

Avec la Vierge Marie, supplie le Seigneur de libérer le monde de toute forme de pandémie. Amen.

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat

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Message par Isabelle-Marie le Sam 21 Mar 2020 - 16:16

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Se confesser, en période de confinement? Réponse du pape

Avec le Catéchisme de l’Eglise catholique

A tous les malades du Coronavirus, à tous les confinés qui ne peuvent pas vivre le sacrement de la réconciliation en cette période de Carême, le pape François rappelle ce que prévoit le Catéchisme pour demander pardon à Dieu.

« Je sais qu’à l’occasion de Pâques, beaucoup d’entre vous allez vous confesser pour retrouver Dieu », a dit le pape lors de la messe qu’il célébrait ce 20 mars 2020 en direct streaming de Sainte-Marthe. « Mais nombreux me diront aujourd’hui : “Mais, père, où puis-je trouver un prêtre, un confesseur, puisque je ne peux pas sortir de chez moi ? Et je veux faire la paix avec le Seigneur, je veux qu’il m’embrasse, que mon papa m’embrasse… Comment faire sans prêtre ?” »

« Fais ce que dit le Catéchisme », a-t-il répondu : « C’est très clair : si tu ne trouves pas de prêtre pour te confesser, parle avec Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité : “Seigneur, j’ai manigancé ceci, cela, cela…. pardon”, et demande-lui pardon de tout ton cœur, avec l’Acte de contrition et promets-lui : “Je me confesserai plus tard, mais pardonne-moi maintenant”. Et tu reviendras immédiatement dans la grâce de Dieu. »

Ainsi, a ajouté le pape, « tu peux t’approcher toi-même du pardon de Dieu, comme l’enseigne le Catéchisme, sans avoir de prêtre sous la main… Trouve le moment juste, le bon moment. Un Acte de contrition bien fait, et ainsi notre âme deviendra blanche comme la neige ».

Le pape François citait les articles 1451 et 1452 du Catéchisme de l’Eglise catholique, qui stipulent que la « contrition « parfaite » remet les fautes vénielles ; elle obtient aussi le pardon des péchés mortels, si elle comporte la ferme résolution de recourir dès que possible à la confession sacramentelle ».

« La contrition dite  » imparfaite  » (ou  » attrition « ), poursuit le texte, est, elle aussi, un don de Dieu, une impulsion de l’Esprit Saint. Elle naît de la considération de la laideur du péché ou de la crainte de la damnation éternelle et des autres peines dont est menacé le pécheur (contrition par crainte). Un tel ébranlement de la conscience peut amorcer une évolution intérieure qui sera parachevée sous l’action de la grâce, par l’absolution sacramentelle. Par elle-même, cependant, la contrition imparfaite n’obtient pas le pardon des péchés graves, mais elle dispose à l’obtenir dans le sacrement de la Pénitence. »

https://fr.zenit.org/articles/se-confesser-en-periode-de-confinement-la-reponse-du-pape/?utm
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Message par Isabelle-Marie le Sam 21 Mar 2020 - 16:18

Conditions pour l’indulgence plénière et pour l’absolution collective éventuelle

Pour les malades et ceux qui prennent soin d’eux

La Pénitencerie apostolique publie un décret qui accorde l’indulgence plénière aux fidèles affectés par le Conoravirus Covid-19 ainsi qu’au personnel de la santé, à leurs proches et à tous ceux qui prennent soin d’eux à quelque titre, y compris par la prière. Dans une « Note » publiée aussi ce 20 mars 2020, elle précise les conditions de cette indulgence et pour accorder l’absolution collective en cas de nécessité.

Alors que toute l’humanité est « menacée par une maladie invisible et insidieuse » et que nombre de fidèles vivent des angoisses et des incertitudes au quotidien, ainsi que « des souffrances physiques et morales », le cardinal Mauro Piacenza, grand pénitencier, publie ce décret avec l’autorité du pape.

Don de l’indulgence plénière

Il dispose que l’indulgence plénière soit accordée « aux fidèles affectés par le Coronavirus » en quarantaine dans les hôpitaux ou chez eux, ainsi qu’aux soignants, aux proches et à ceux qui assistent les malades en s’exposant au risque de la contamination. Elle peut être accordée aussi « aux fidèles qui offrent la visite au Saint-Sacrement, ou l’adoration eucharistique ou la lecture de la Bible durant au moins une demi-heure, ou la récitation du chapelet, ou le Chemin de croix, ou la récitation du chapelet de la Divine Miséricorde, pour implorer de Dieu Tout-Puissant la fin de l’épidémie, le soulagement pour ceux qui en sont affectés et le salut éternel de ceux que le Seigneur a appelés à lui ».

La pénitencerie rappelle les conditions pour obtenir cette indulgence : le détachement du péché, l’union spirituelle à la messe, au chapelet, au Chemin de croix ou à d’autres dévotions grâce aux moyens de communication, ou au moins la prière du Credo, du Notre Père et une invocation à la Vierge Marie, « en offrant cette épreuve dans un esprit de foi en Dieu et de charité envers les frères, avec la volonté de réaliser les conditions habituelles (confession sacramentelle, communion eucharistique et prière aux intentions du pape), dès que cela sera possible ».

L’Eglise, conclut le décret, prie pour ceux qui sont dans l’impossibilité de recevoir le sacrement des malades, en les confiant à la Miséricorde divine. Elle accorde l’Indulgence plénière aux fidèles à l’article de la mort, s’ils y sont « disposés » et s’ils avaient l’habitude de réciter quelque prière dans leur vie : l’Eglise supplée alors aux trois conditions de l’indulgence, mais elle préconise d’avoir un crucifix avec soi.

L’absolution collective 

Face à la « gravité » des circonstances actuelles, soulignant « l’urgence » et « la centralité » du sacrement de la réconciliation, la pénitencerie publie aussi une « Note » explicative.

La confession individuelle est le mode « ordinaire » de célébrer ce sacrement, rappelle le cardinal Piacenza, et l’absolution collective ne être donnée qu’en cas de « danger de mort imminent », si le temps manque pour écouter les confessions de chacun des pénitents, ou en cas de grave nécessité, « c’est-à-dire si, compte tenu du nombre de pénitents, il n’y a pas assez de confesseurs disponibles » (cf. Code de droit canonique 961, § 1, 2).

La pénitencerie apostolique considère que les lieux les plus touchés par la pandémie, jusqu’à la fin de celle-ci, entrent dans ces cas de « grave nécessité ». Elle soumet cependant cette décision à l’évêque du lieu, qui doit toujours servir « le bien suprême du salut des âmes » : ce dernier doit déterminer les cas d’urgence, en donnant par exemple l’indulgence plénière « à l’entrée des services hospitaliers, là où sont les fidèles contaminés en danger de mort » et en utilisant les moyens nécessaires pour que l’indulgence « soit entendue ».

Le prêtre constatant la nécessité de donner l’absolution collective est tenu « dans la limite du possible » d’en avertir son évêque. Il revient aussi à l’évêque d’indiquer aux prêtres et aux pénitents les mesures de précaution à adopter pour célébrer ce sacrement : choisir des lieux ouverts et non confinés, tenir une distance, porter des masques…

La pénitencerie suggère aussi de constituer des groupes « d’aumôniers hospitaliers extraordinaires » en cas de besoin.

Enfin, comme le pape l’a rappelé en célébrant la messe de ce vendredi matin, 20 mars, ceux qui n’ont pas accès au sacrement peuvent « demander à Dieu le pardon de leurs péchés – même mortels – d’un cœur contrit sincère, avec la ferme résolution de recourir à la confession dès que possible » (Catéchisme de l’Eglise catholique n. 1452).
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Message par Isabelle-Marie le Dim 22 Mar 2020 - 14:45

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Coronavirus : l’indulgence plénière, « un grand manteau de miséricorde »

Explications du cardinal Piacenza

« Un grand manteau de miséricorde est étendu sur tous ceux qui souhaitent la recevoir », affirme le cardinal italien Mauro Piacenza, pénitencier majeur de l’Église catholique, évoquant le décret sur l’indulgence plénière offerte aux malades, soignants et fidèles, paru le 20 mars 2020 à l’occasion de la pandémie du Coronavirus Covid-19.

Des mesures extraordinaires

« Nous vivons dans une situation d’urgence », souligne-t-il en répondant à Andrea Tornielli, directeur éditorial du Dicastère pour la communication : « il y a des hôpitaux qui risquent de ne plus pouvoir accueillir les malades, il y a des malades qui sont obligés de vivre dans l’isolement, et malheureusement aussi de mourir sans le réconfort et la proximité de leurs proches, il y a des malades qui n’ont pas la proximité d’un prêtre pour l’onction des malades et la confession. Il y a beaucoup de personnes en quarantaine et des villes entières où la population doit rester enfermée chez elle à cause des règlements émis par les autorités pour contenir la contagion. »

Tout cela exige « des mesures extraordinaires pour aider, pour être proche, pour réconforter, pour assister, pour ne jamais laisser personne manquer la caresse de Dieu face à la souffrance et à la perspective d’une mort imminente », estime le cardinal Piacenza. L’Eglise accorde donc une indulgence plénière « à tous les patients atteints du coronavirus qui sont à l’hôpital ou en quarantaine à domicile », aux soignants, « aux membres de la famille et à ceux qui aident les malades » et enfin à tous ceux qui prient pour que la pandémie cesse, pour ceux qui souffrent et pour les défunts. .

Les conditions de l’obtention

Les conditions ? « Il est demandé aux malades et à leurs soignants, répond le cardinal, de s’unir spirituellement, si possible par le biais des médias, à la célébration de la messe ou à la récitation du chapelet ou du chemin de croix ou à d’autres formes de dévotion. Si cela n’est pas possible, on leur demande de réciter le Credo, le Notre Père et une invocation à Marie. »

Par ailleurs, « ceux qui offrent des prières pour les âmes des morts, pour ceux qui souffrent, et invoquent la fin de la pandémie », sont invités à l’adoration eucharistique, à la lecture des Saintes Écritures pendant au moins une demi-heure, ou à la récitation du chapelet ou du Chemin de croix.

« Ceux qui sont sur le point de mourir et qui ne peuvent recevoir l’Onction des malades, ni se confesser ou communiquer, sont confiés à la Miséricorde Divine. Chacun d’entre eux bénéficie de l’indulgence plénière, à condition qu’il soit dûment disposé et qu’il ait eu l’habitude de réciter des prières au cours de sa vie », ajoute le pénitencier majeur.

La mesure « s’étend à tous les malades, précise-t-il, car tous les malades qui se trouvent aujourd’hui dans les hôpitaux subissent d’une manière ou d’une autre les conséquences de l’urgence de la pandémie ».

La pénitencerie apostolique a également publié une note sur l’absolution collective, qui ne peut être donnée qu’en cas « de danger imminent de mort », ou en cas de « grave nécessité » : « Nous avons clairement indiqué que, surtout dans les endroits les plus touchés par la contagion et jusqu’à ce que le phénomène soit estompé, se produisent des cas de grave nécessité. Les évêques diocésains peuvent donc, pour le bien des âmes, prendre des décisions dans ce sens. »
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Message par Isabelle-Marie le Lun 23 Mar 2020 - 10:31

Croatie : le pape prie pour le pays touché par un séisme

« Que le Seigneur leur donne la force et la solidarité »

Le pape François exprime sa « proximité » à la population de la Croatie, touchée par un séisme ce 22 mars 2020 au matin.

« Que le Seigneur leur donne la force et la solidarité pour affronter cette calamité », a-t-il souhaité en célébrant l’angélus en direct streaming depuis la bibliothèque du palais apostolique du Vatican – confinement dû au Coronavirus Covid-19.

D’importants dégâts matériels ont été provoqués par le tremblement de terre de magnitude 5,3 dans la capitale Zagreb, où des façades de bâtiment se sont effondrées et de nombreuses parties de la ville sont sans électricité.
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Angélus : le pardon du Seigneur enlève l’obscurité du péché (Traduction complète)

Se rapprocher du Seigneur en demandant sa miséricorde

« Le péché est comme un poison sombre qui couvre notre visage et qui nous empêche de voir clairement… le pardon du Seigneur enlève cette couche d’ombre et de ténèbres », a souligné le pape François à l’angélus qu’il présidait ce 22 mars 2020, depuis la bibliothèque du palais apostolique.

Que le Carême, a-t-il souhaité dans sa méditation retransmise en direct vidéo, « soit un temps opportun et précieux pour nous rapprocher du Seigneur, en demandant sa miséricorde, dans les diverses formes que notre Mère l’Eglise nous propose ».

Voici notre traduction intégrale de cette méditation.

Méditation du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Au centre de la liturgie de ce quatrième dimanche de carême, il y a le thème de la lumière. L’Évangile (cf. Jn 9,1-41) raconte l’épisode de l’homme aveugle de naissance, auquel Jésus donne la vue. Ce signe miraculeux confirme l’affirmation de Jésus sur lui-même : « Je suis la lumière du monde » (v. 5), la lumière qui éclaire nos ténèbres. Jésus est comme cela. Il éclaire à deux niveaux : l’un physique et l’autre spirituel : l’aveugle reçoit d’abord la vue des yeux puis il est conduit à la foi dans le « Fils de l’homme » (v. 35), c’est-à-dire en Jésus. C’est tout un chemin. Il serait bon aujourd’hui que vous preniez l’Évangile de Jean, chapitre 9, et que vous lisiez ce passage : il est si beau et cela nous fera beaucoup de bien de le lire à nouveau, une ou deux fois. Les prodiges que (Jésus) accomplit ne sont pas des gestes spectaculaires mais ils ont pour but de conduire à la foi à travers un chemin de transformation intérieure.

Les pharisiens et les docteurs de la loi – qui étaient là, un groupe – s’obstinent à ne pas admettre le miracle, et il s’adressent à l’homme guéri avec des questions insidieuses. Mais il les surprend par la force de la réalité : «  il y a une chose que je sais : j’étais aveugle, et à présent je vois » (v. 25). Au milieu de la défiance et de l’hostilité de ceux qui l’entourent et l’interrogent avec incrédulité, il accomplit un itinéraire qui le conduit graduellement à découvrir l’identité de Celui qui lui a ouvert les yeux et à confesser la foi en Lui. Il le considère d’abord comme un prophète (cf. v. 17); puis il le reconnaît comme quelqu’un qui vient de Dieu (cf. v. 33); enfin il l’accueille comme le Messie et il se prosterne devant Lui (cf. vv. 36-38). Il a compris qu’en lui donnant la vue, Jésus a “manifesté les œuvres de Dieu” (cf. v. 3).

Puissions-nous aussi faire cette expérience ! Par la lumière de la foi, celui qui était aveugle découvre sa nouvelle identité. Il est désormais une “nouvelle créature”, en mesure de voir le monde qui l’entoure dans une lumière nouvelle, parce qu’il est entré en communion avec le Christ, il est entré dans une autre dimension. Il n’est plus un mendiant marginalisé par la communauté ; il n’est plus esclave de la cécité et du préjugé. Son chemin d’illumination est une métaphore du parcours de libération du péché auquel nous sommes appelés. Le péché est comme un poison sombre qui couvre notre visage et qui nous empêche de voir clairement nous-mêmes et le monde ; le pardon du Seigneur enlève cette couche d’ombre et de ténèbres et nous redonne une nouvelle lumière. Que le Carême que nous sommes en train de vivre soit un temps opportun et précieux pour nous rapprocher du Seigneur, en demandant sa miséricorde, dans les diverses formes que notre Mère l’Eglise nous propose.

L’aveugle guéri, qui voit désormais aussi bien avec les yeux du corps qu’avec ceux de l’âme, est l’image de tout baptisé, qui immergé dans la Grâce a été arraché aux ténèbres et mis dans la lumière de la foi. Mais il ne suffit pas de recevoir la lumière, il faut devenir lumière. Chacun de nous est appelé à accueillir la lumière divine pour la manifester par toute sa vie. Les premiers chrétiens, les théologiens des premiers siècles, disaient que la communauté des chrétiens, c’est-à-dire l’Eglise, était le “mystère de la lune”, parce qu’elle donnait sa lumière mais elle n’était pas sa propre lumière, elle était la lumière qu’elle recevait du Christ. Nous aussi nous devons être “mystère de la lune”: donner la lumière reçue du soleil, qui est le Christ, le Seigneur. Saint Paul nous le rappelle aujourd’hui : « conduisez-vous comme des enfants de lumière – or la lumière a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité » (Eph 5,8-9). La semence de vie nouvelle mise en nous dans le Baptême est comme l’étincelle d’un feu, qui nous purifie avant tout nous-mêmes, brûlant le mal que nous avons dans le cœur, et qui nous permet de briller et d’éclairer. Avec la lumière de Jésus.

Que la Très Sainte Vierge Marie nous aide à imiter l’homme aveugle de l’Évangile, afin que nous puissions être inondés par la lumière du Christ et nous mettre en chemin avec Lui sur la voie du salut.

Traduction de Zenit, Anne Kurian
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Message par Isabelle-Marie le Lun 23 Mar 2020 - 10:37

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Prière unanime contre la pandémie: le Notre Père le 25 mars à midi

Invitation du pape à tous les chrétiens

Le pape François invite tous les chrétiens à réciter le Notre Père « tous ensemble », mercredi 25 mars 2020 à midi, en « prière unanime » face à la pandémie du Coronavirus.

« En ces journées d’épreuve, a-t-il dit lors de l’angélus qu’il présidait ce 22 mars dans la bibliothèque du palais apostolique, tandis que l’humanité tremble de la menace de la pandémie, je voudrais proposer à tous les chrétiens d’unir leurs voix vers le Ciel. »

« J’invite tous les chefs des Eglises et les leaders de toutes les communautés chrétiennes, avec tous les chrétiens des diverses confessions, à invoquer le Très-Haut, Dieu tout-puissant, en récitant en même temps la prière que Jésus Notre Seigneur nous a enseignée », a-t-il ajouté.

Et le pape de souhaiter : « Au jour où de nombreux chrétiens font mémoire de l’annonce de l’Incarnation du Verbe à la Vierge Marie, que le Seigneur écoute les prières unanimes de tous ses disciples qui se préparent à célébrer la victoire du Christ ressuscité. »
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Message par Isabelle-Marie le Mar 24 Mar 2020 - 10:55

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Prière du pape François pour une « communion spirituelle » (traduction complète)

« Puisse ton amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort »

Le pape François a prononcé une prière pour la « communion spirituelle » des baptisés qui ne peuvent actuellement communier de façon sacramentelle, du fait de la pandémie, et suivaient sa messe matinale à Sainte-Marthe, ce lundi 23 mars 2020. La messe est exceptionnellement transmise en direct chaque matin par le Vatican, en raison de la pandémie.

Comme chaque matin désormais, le Saint-Sacrement est exposé dans l’ostensoir sur l’autel de la chapelle du Saint-Esprit, de la Maison Sainte-Marthe au Vatican, pour un temps d’adoration silencieuse, qui s’achève en même temps que la messe par la bénédiction du Saint-Sacrement: le pape bénit solennellement dans toutes les directions, signifiant le monde, au-delà des murs du Vatican.

« Les personnes qui ne peuvent faire la communion sacramentelle font maintenant la communion spirituelle », a dit le pape avant de prononcer, toujours en italien, cette prière du cardinal espagnol Rafael Merry del Val (1865-1930):

« À tes pieds, ô mon Jésus, je me prosterne

et je t’offre le repentir de mon coeur contrit qui s’abîme dans son néant

en ta sainte présence.

Je t’adore dans le sacrement de ton amour, l’Eucharistie.

Je désire te recevoir dans la pauvre demeure que t’offre mon coeur ;

dans l’attente du bonheur de la communion sacramentelle,

je veux te posséder en esprit.

Viens à moi, ô mon Jésus, pour que je vienne à toi.

Puisse ton amour enflammer tout mon être pour la vie et pour la mort.

Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit-il.« 
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Message par Isabelle-Marie le Mar 24 Mar 2020 - 12:16

✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟ - Page 14 Fabio-10

Italie: 95 ans, elle, et 97 ans, lui, plus forts que le Covid-19

Une « espérance » commente le pape François

A 95 ans, une grand-mère italienne, Alma Clara Corsini, et un Italien de 97 ans, de Crémone, sont guéris du coronavirus. Ils ont été plus forts que le virus, mais pas tout seuls: derrière ces deux guérisons, deux équipes médicales qui n’ont pas baissé les bras, en dépit d’une situation générale très grave. Un signe « d’espérance », commente le pape François.

Alma Clara Corsini avait été hospitalisée le 3 mars 2020 à Pavullo nel Frignano, une ville italienne de la province de Modène, en Émilie-Romagne et elle est maintenant guérie.

C’est ce que rapporte, par exemple, le 21 mars, la page Facebook de Fabio Massimo Castaldo, vice-président du Parlement européen, qui publie la photo de la patiente guérie et de son équipe de soignants: « L’équipe médicale sur la photo est celle de l’hôpital Pavullo, composée des médecins Cinzia Cappi (spécialiste des maladies infectieuses), Maria Cristina Fontana (responsable de l’unité e soins  semi-intensifs) et Alessandra Marrazzo (interne), en lien direct avec le Dr Giorgio Cioni, professeur de médecine interne. »

La nouvelle est parvenue au  pape François qui a dit, selon le quotidien argentin La Nacion du 22 mars: « En Italie, une grand-mère de 95 ans est la première patiente guérie d’un coronavirus. Alma Clara Corsini a gagné cette bataille pour la vie pour nous donner de l’espérance ».

Les médecins estiment que sa guérison est due à sa « bonne forme physique ». Elle commente: « C’étaient des bonnes personnes qui ont bien pris soin de moi et maintenant ils me renvoient à la maison ». En effet, selon le quotidien « La Gazetta di Modena », elle a regagné, vendredi dernier, 20 mars, sa résidence pour personnes âgées « San Giuseppe », à Fanano, une petite ville de quelque 3 000 habitants. Elle a confié qu’elle priait beaucoup.

Elle n’est pas la seule personne âgée à avoir gagné la bataille: un homme de 97 ans est également guéri du coronavirus, à Asola, dans la province de Mantoue, en Lombardie.

Il s’agit d’un habitant de Crémone hospitalisé le 29 février pour une « pneumonie ». Son état s’est aggravé et il a été en soins intensifs pendant une semaine, rapportent des media italiens dont « La Voce di Mantova »: « Il semblait qu’il n’allait pas pouvoir s’en sortir, a expliqué le médecin qui a ordonné l’hospitalisation, au lieu de cela, il s’est très bien rétabli. Il a fait preuve d’un formidable tempérament et d’une totale autonomie. C’est une famille où l’on vit vieux. Il nous a remerciés et a dit à l’équipe que nous étions ses anges. » Il est rentré chez sa fille le 14 mars.

Deux bonnes nouvelles dans une Italie très éprouvée: 46 638 cas toujours positifs, 5 476 morts, 7 024 guéris, indiquait France TV Rome le 22 mars.

Le même jour, dans un tweet le pape François invitait à universaliser « la prière, la compassion et la tendresse »: « Nous voulons répondre à la pandémie du virus avec l’universalité de la prière, de la compassion, de la tendresse. Restons unis. Je propose à tous les chrétiens d’unir leurs voix vers le Ciel, en récitant le Notre Père mercredi prochain, le 25 mars, à midi. #PrionsEnsemble »  Pape
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Message par Tout Petit le Jeu 26 Mar 2020 - 17:43

Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle
du 27 mars 2020



En ce temps de pandémie du #coronavirus, le pape François a décidé de prononcer une bénédiction urbi et orbi exceptionnelle en direct du #Vatican ce vendredi 27 mars 2020. Elle sera donnée à l'issue d’une veillée de prière, alors que le parvis de la Basilique Saint-Pierre et la place seront vides. Une indulgence plénière sera accordée à tous ceux qui participeront à ce temps de prière à distance, grâce aux nombreux moyens de diffusion, aux malades et à leurs proches, ainsi qu'aux soignants particulièrement sollicités depuis le début de cette crise sanitaire.



Dernière édition par Tout Petit le Jeu 26 Mar 2020 - 17:44, édité 1 fois (Raison : Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle du 27 mars 2020)
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Message par Tout Petit le Jeu 26 Mar 2020 - 17:45

@Tout Petit a écrit:
Bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle
du 27 mars 2020



En ce temps de pandémie du #coronavirus, le pape François a décidé de prononcer une bénédiction urbi et orbi exceptionnelle en direct du #Vatican ce vendredi 27 mars 2020. Elle sera donnée à l'issue d’une veillée de prière, alors que le parvis de la Basilique Saint-Pierre et la place seront vides. Une indulgence plénière sera accordée à tous ceux qui participeront à ce temps de prière à distance, grâce aux nombreux moyens de diffusion, aux malades et à leurs proches, ainsi qu'aux soignants particulièrement sollicités depuis le début de cette crise sanitaire.





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Message par Père Nathan le Ven 27 Mar 2020 - 4:04

AUJOURD’HUI
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Message par Père Nathan le Ven 27 Mar 2020 - 10:26







Pour l’avoir par radio RCF taper à 18 H OO sur :

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Message par Isabelle-Marie le Sam 28 Mar 2020 - 8:08

Urbi et Orbi: « Le temps du choix » (texte complet)

« Réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres »

« Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs »: c’est la prière du pape François au terme d’un « temps de prière extraordinaire en période de pandémie », sur le parvis de la basilique Saint-Pierre, ce 27 mars 2020, à 18h, en direct en streaming et en Eurovision.

Le pape a discerné l’importance de ce moment, qui est le « temps du choix » pour chacun et pour l’humanité. Il s’agit de « réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres », a dit le pape.

Le pape François l’avait lui-même annoncé à l’angélus de dimanche dernier, 22 mars. La célébration a duré environ une heure, à la nuit tombée et sous la pluie. Le pape se trouvait debout sous l’auvent de la Place Saint-Pierre déserte, assis à sa gauche, le maître des célébrations liturgiques pontificales, Mgr Guido Marini.

Au bout de la Via della Conciliazione, Place Pie XII, quelques personnes étaient venues participer à ce « moment de prière extraordinaire en temps de pandémie » et recevoir la bénédiction Urbi et Orbi exceptionnelle.

Le pape François s’est incliné devant l »icône de la Vierge Marie et devant le grand crucifix, et, après la lecture de l’Evangile, il a commenté l’Evangile de la tempête apaisée dans saint Marc (Marc 4, 35-40).

Le pape a indiqué la situation de l’humanité à la croisée des chemin: « Un temps de choix. (…) C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. »

Il a rendu hommage – comme lors de la messe matinale – à ceux qui se dévouent pour les autres en ce moment, avec cette évidence que personne ne se sauvera seul: « Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. »

« La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes! », a insisté le pape.

Le pape a actualisé l’épisode évangélique en disant: « Nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous nous nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. »

Il a constaté cet effet de la crise du coronavirus sur le monde: « La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. »

Il se dessine au contraire une fraternité nouvelle, a fait remarquer le pape: « Reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères. »

Le pape a comme confessé les erreurs et le rythme effréné du monde jusqu’au coup d’arrêt du confinement: « Nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. »

Mais en même temps, le pape a indiqué un remède: « Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. »

À la fin de la célébration, le pape a accordé la bénédiction « Urbi et Orbi », à laquelle est attachée la possibilité de recevoir l’indulgence plénière.

Cette célébration a eu lieu en présence d’une icône de Marie « Salut du Peuple Romain » – vénérée à Sainte-Marie-Majeure -, devant laquelle le pape est allé prier dimanche 15 mars, pour invoquer l’intercession de Marie pour la fin de la pandémie.

Le pape s’est aussi rendu, ce même dimanche 15 mars, Via del Corso à l’église San Marcellino pour prier devant le grand crucifix porté en procession dans les rues de Rome en 1522 pour demander la fin de la grande peste: depuis, le crucifix est réputé miraculeux. Il a été spécialement et exceptionnellement transporté de San Marcellino au Vatican pour ce temps de prière mondial.

Le Saint-Sacrement a été exposé sur un autel situé dans l’atrium de la basilique vaticane, et, après la méditation du pape, il y a eu une prière de supplication sous forme de litanie: « nous t’adorons, … nous croyons, … libère-nous, Seigneur, … sauve-nous, Seigneur, … console-nous, Seigneur, … donne-nous l’espérance ».

D’habitude la bénédiction Urbi et Orbi, sur la ville de Rome et sur le monde, est réservée à Noël et à Pâques, et lors de l’élection d’un nouveau pape. Elle suppose notamment, pour recevoir l’indulgence plénière, la communion eucharistique et la confession, qui, actuellement, ne sont possibles, pour la plupart, que de façon « spirituelle ».

Tandis que la pluie tombait, sur le brasero, l’encens montait avec la prière.

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Méditation du pape François

«Le soir venu» (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage: cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent: «Nous sommes perdus» (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?» (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent: «Maître, nous sommes perdus; cela ne te fait rien?» (v. 38). Cela ne te fait rien: ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire: “Tu ne te soucies pas de moi?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire: le fait d’être frères.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons: “Réveille-toi Seigneur!”.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi?». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, «Revenez à moi de tout votre cœur» (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement: le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire: médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus: «Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la co-responsabilité! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous.La prière et le service discret: ce sont nos armes gagnantes!

«Pourquoi avez-vous peur? N’avez-vous pas encore la foi? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants; seuls, nous faisons naufrage: nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu: orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre: par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail: par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance: par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve: il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

«Pourquoi êtes-vous si craintifs? N’avez-vous pas encore la foi? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu.

Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs.

Tu nous demandes de ne pas avoir peur.

Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs.

Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête.

Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5).

Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

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Message par Isabelle-Marie le Mar 31 Mar 2020 - 23:07

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Les drapeaux du Vatican en berne pour les victimes de la pandémie

Et pour ceux qui luttent pour sortir de la crise

Les drapeaux du Vatican seront en berne ce 31 mars 2020, en solidarité avec les victimes de la pandémie du Coronavirus Covid-19.

Tout comme l’Italie, a indiqué le directeur du Bureau de presse Matteo Bruni, ce signe de deuil exprimera la proximité du Saint-Siège aux victimes du virus dans la Péninsule « et dans le monde », ainsi qu’à « leurs familles et à ceux qui luttent généreusement pour y mettre fin ».

Le pape François, qui célèbre sa messe matinale en direct streaming depuis le début de la crise sanitaire, multiplie les gestes de solidarité : veillée de prière, bénédiction Urbi et Orbi, envoi de respirateurs artificiels, messages de réconfort, pèlerinage auprès de la Vierge Marie Salut du Peuple romain… il a également reçu la maire de Rome Virginia Raggi, le 28 mars, et le premier ministre du pays, le 30 mars.
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Message par Isabelle-Marie le Sam 4 Avr 2020 - 10:33

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Rameaux : « La grandeur de l’amour passionné de Dieu pour l’homme »

Etre des saints, « pour que la Croix ne soit pas un scandale… »

« Commençons cette Semaine Sainte en faisant mémoire de la grandeur de l’amour passionné de Dieu pour l’homme », invite Mgr Francesco Follo en méditant sur les lectures du Dimanche des Rameaux, 5 avril 2020.

« Il faut être vraiment des saints pour que la Croix ne soit pas un scandale et une absurdité », souligne l’observateur permanent du Saint-Siège à l’Unesco de Paris.

Il rappelle en préambule que si nombre de messes des Rameaux seront célébrées sans fidèles – confinement sanitaire oblige – la messe conserve cependant « sa dimension publique et elle contribue beaucoup aussi au salut de l’humanité ».

Avant-propos

A cause de la pandémie du Covid 19, cette année, la liturgie du dimanche des Rameaux et de la Semaine Sainte sera célébrée sans le concours du peuple, ce qui n’implique pas que les célébrations liturgiques soient privées. Elles sont et restent publiques[1]. Comme l’enseigne le Concile Vatican II, la liturgie a par nature une « dimension publique et sociale ».

Dans la lettre encyclique Misterium Salutis (3 septembre 1965), le Pape saint Paul VI a réitéré l’enseignement selon lequel le sacrifice du Christ qui est renouvelé dans la Messe, est universel, c’est-à-dire pour le salut du monde entier. Et cela se produit même lorsque la Messe est célébrée dans une forme dite « privée » parce que, si pour une raison quelconque, et en ces jours tristes dus au Coronavirus, il ne peut pas y avoir d’assemblée dans l’église, elle conserve en tout cas sa dimension publique et elle contribue beaucoup « aussi au salut de l’humanité ».

En ces jours de pandémie, la Messe célébrée par le prêtre seul n’est pas la « Messe du prêtre ». Et pendant la Semaine Sainte, nous n’aurons pas les célébrations liturgiques du prêtre mais le « Service de Dieu » célébré par le prêtre en communion avec les fidèles qui lui sont confiés, membres du « Corps mystique » qu’est l’Église. Il ne faut pas oublier que, dans l’expression « Service de Dieu », le génitif « de Dieu » ne doit pas être considéré uniquement comme génitif objectif (service que l’homme rend à Dieu), mais aussi comme subjectif (service de Dieu à l’homme). Ce n’est donc pas seulement la communauté qui sert Dieu, mais aussi Dieu qui sert les hommes, leur donne le « service du salut dans le Christ. À cet égard, il convient également de garder à l’esprit que dans la Messe, le célébrant c’est le Christ.

Une liturgie ainsi comprise fait partie des manifestations essentielles de la vie de l’Église. Avec la proclamation de la foi (mission qui devient témoignage, c’est à dire martyre) et avec le service de la charité (diaconie), c’est une fonction fondamentale pour l’Église. Dans la Constitution Sacrosantum Concilium, le Concile Vatican II n’hésite pas à lui attribuer le rang le plus élevé en parlant de « l’aboutissement vers lequel tend l’action de l’Église » et de « la source d’où émane toute sa vigueur » (SC 10). « Aucune autre action de l’église » n’atteint son efficacité « de la même manière et au même degré » (SC 7).

Si nous gardons à l’esprit que la liturgie est née du mystère pascal du Christ et actualise ses fruits (sanctification des hommes et suprême glorification de Dieu), alors on peut vraiment dire qu’elle (la liturgie) est l’activité de l’Église la plus précieuse, la plus efficace et la plus nécessaire.



 1-Les Rameaux pour faire mémoire, non pour le spectacle.

La liturgie d’aujourd’hui aurait dû commencer avec la procession des rameaux qui implique la participation du peuple. Mettons-nous au moins spirituellement parmi les personnes qui portent ces rameaux et qui ne sont pas les figurants d’un spectacle folklorique, mais des fidèles de Jésus qui font mémoire de Celui qui ne reste pas dans le sépulcre après la déroute du Vendredi saint mais en sort victorieux au jour de Pâques. Le triomphe d’aujourd’hui est le prélude de celui de Pâques où nous célébrons le triomphe de la miséricorde. La croix n’a pas mené le Christ à la mort, mais à la vie.

Commençons cette Semaine Sainte en faisant mémoire de la grandeur de l’amour passionné de Dieu pour l’homme, Lui qui, en se livrant à ses ennemis par amour pour nous, décide d’entrer à Jérusalem sur une monture aussi humble qu’un âne. Pour son triomphe, Jésus choisit l’animal des simples paysans, et de surcroît un âne qui ne lui appartient pas mais qu’il se fait prêter pour l’occasion. Il n’arrive pas en carrosse royal, ni à cheval comme les Rois du monde, mais sur un âne qu’on lui a prêté.

Aujourd’hui, cet âne qui porte Jésus par le monde, qui le révèle, qui parle de lui, c’est nous, comme le disait le cardinal Jean-Marie Lustiger. Et cette-là est une « belle » image parce qu’elle nous rappelle que Jésus ne veut pas de montures imposantes, mais plutôt de petites et humbles montures.

Jésus est un Roi « pauvre », et donc un Roi de paix qui a choisi la Croix comme trône. C’est un Roi courageux parce qu’en entrant à Jérusalem, il sait qu’il va au-devant de la crucifixion, pour faire mûrir ses fruits uniquement au-delà de la Croix, en passant par elle pour entrer dans la vie éternelle : « Si le grain de blé qui tombe en terre ne meurt pas, il reste seul ; si au contraire il meurt, il porte du fruit en abondance. Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui cesse de s’y attacher en ce monde la gardera pour la vie éternelle (Jn 12, 24-25).

La croix qui est symbole de mort, symbole de malédiction, qui est l’expression de la pire des condamnations, devient avec le Christ et par le Christ l’instrument d’élévation de toute l’humanité et de tout l’univers dans la gloire de Dieu (cf saint Ignace d’Antioche).

C’est cela le paradoxe du chrétien qui s’oriente vers le Royaume éternel en suivant les enseignements de Jésus-Christ, un homme doux, miséricordieux, pacificateur, au cœur pur, assoiffé de la justice de Dieu, celui-là est capable de changer l’histoire du monde plus profondément et plus efficacement que les détenteurs du pouvoir pour qui rien n’est plus important que la domination.

La Croix est donc nécessaire. En tant que chrétiens nous ne devons pas seulement porter notre regard sur le Royaume éternel, au-delà de la mort, et le prêcher. Ensemble, avec le Christ nous devons vivre la nécessité de la Croix pour nous, pour compléter dans notre corps, pour l’Eglise et pour le monde, ce qui encore, en nous, manque à la Passion du Christ (cf Col 1,24).

Tous ceux qui souffrent : les malades, ceux qui ne peuvent plus guérir, les prisonniers, ceux que l’on torture, les opprimés et ceux qui sont pauvres, sans espérance, doivent savoir qu’ils ne sont pas, malgré leur état, condamnés à l’impuissance. En unissant leur espérance difficile ou leur douloureux désespoir à l’espérance du Fils de Dieu sur la Croix, ils participent à la construction du vrai Royaume de Dieu bien plus activement que beaucoup d’« architectes » du bonheur sur la terre. Assurément, les hommes et encore plus les chrétiens, doivent faire tout leur possible pour soulager les souffrances physiques et spirituelles de l’humanité, mais ils doivent se rappeler les Béatitudes du Christ, qui, Lui, ne les démentit pas, mais les confirme au contraire :

« Heureux, vous les pauvres, le royaume de Dieu est à vous.

Heureux, vous qui avez faim maintenant : vous serez rassasiés.

Heureux, vous qui pleurez maintenant : vous rirez.

Heureux êtes-vous lorsque les hommes vous haïssent, lorsqu’ils vous rejettent, et qu’ils insultent et proscrivent votre nom comme infâme, à cause du Fils de l’homme. Réjouissez-vous ce jour-là et bondissez de joie, car voici, votre récompense est grande dans le ciel. » (Lc 6, 20-24).

 

2-Jésus est vraiment le Fils de Dieu

Ainsi donc, le Rédempteur entre à Jérusalem, faisant fête pour révéler sur la Croix la grandeur de l’amour de Dieu pour l’homme. Une fête qui culminera au jour de Pâques. Ce jour-là, il montrera de façon éclatante qu’il est le Fils de Dieu qu’il nous aime d’un amour infini.  Pour les tentations au désert (Lc 4, 3-6) tout comme sur la Croix, à celui qui lui disait : « Si tu es Fils de Dieu (27, 40.43.44), c’est la filiation divine de Jésus qui est en jeu. Une filiation niée et révélée, et qui tire toute sa nouveauté précisément du motif de son déni. Tous, même ceux qui le nient, reconnaissent que Jésus a prétendu à une filiation exprimée dans sa totale soumission à la volonté du Père, non en concurrence avec elle. Les prêtres eux-mêmes disent, en citant le psaume 22 : « Il a mis en Dieu sa confiance (Mt 27, 43). Le verbe grec utilisé par Matthieu dit l’obéissance fidèle, l’abandon, le comportement de celui qui met sa propre vie entre les mains de l’autre et le temps du parfait y ajoute la stabilité : dans sa propre vie, Jésus a toujours mis sa confiance dans Dieu le Père.

Placer sa propre vie entre les mains de l’autre est la plus grande manifestation de la dépendance. C’est ainsi que Jésus a exprimé sa conscience d’être le Fils : ce n’est pas dans la recherche et dans l’affirmation d’une grandeur centrée sur soi-même, revendiquée en concurrence avec le Père, mais dans une grandeur suspendue à l’écoute du Père, totalement tournée vers le Père. La filiation de Jésus renvoie au Père.

Les prêtres juifs donc, sans le vouloir, manifestent la vérité profonde de Jésus, et s’ils font preuve d’intuition en reliant sa confiance dans le Père à sa prétention d’être le Fils (Mt 27,43), ils se trompent dans leur façon de regarder la Croix.

Pour eux, comme pour nous, c’est le moment où le Père doit répondre à la confiance du Fils en venant à son secours. En fait, c’est le moment où le Fils montre toute sa confiance dans le Père. Le Père répondra, mais plus tard.

Jésus meurt sur la croix, goûtant jusqu’au bout l’amertume de l’abandon. Mais à peine mort, la perspective s’inverse. La lumière ne jaillira qu’après les profondes ténèbres (Mt 27,45).

Il faut être vraiment des saints pour que la Croix ne soit pas un scandale et une absurdité.

Il n’est pas facile d’accepter que Dieu sauve l’humanité, qu’Il se manifeste comme le Sauveur des hommes justement dans l’échec humain total, justement dans la suprême humiliation, dans l’abandon des disciples, dans l’outrage de ceux à qui Il avait Lui-même fait du bien et dans l’abandon du Père lui-même.

Il faut réellement beaucoup de foi pour que nous puissions reconnaître le Fils de Dieu dans Celui qui crie sur la Croix : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ?  Il faut beaucoup de foi pour reconnaître que c’est bien Cet Homme en qui repose toute notre espérance : toute l’espérance de l’homme dans quelqu’un qui crie l’abandon de Dieu.

A la fin du récit de la passion selon saint Matthieu, deux signes témoignent que la mort de Jésus est le salut. Le premier est le rideau du temple qui se déchire (Mt 27,51), le second est la reconnaissance de la filiation divine de Jésus par les soldats païens (Mt 27,54).

Le jugement des passants et des prêtres juifs était donc faux. Le déchirement du rideau du temple est une réponse à la dérision des passants : le temple est réellement fini et une nouvelle perspective s’ouvre. Et la reconnaissance des soldats est une réponse à la dérision des prêtres juifs.

Jésus est vraiment le Fils de Dieu – justement parce qu’il est resté sur la Croix au lieu d’en descendre – et alors que les juifs le refusent, les païens le reconnaissent. Nous, païens convertis, nous pouvons voir ce que les autres ne voient pas si notre cœur est pur.

Un cœur pur ce n’est pas seulement quand nous entendons proclamer : « Heureux les cœurs purs car ils verront Dieu » et que nous pensons instinctivement à la vertu de pureté. Cela renvoie indéniablement à « la pureté de cœur » qui s’exprime dans la chasteté des pensées, des regards et des gestes dans notre façon de vivre notre sexualité.

Mais la Béatitude des « cœurs purs » ne fait pas seulement référence à l’impureté, mais bien à l’hypocrisie qui consiste à faire de la vie un théâtre dans lequel on joue ; c’est porter un masque, cesser d’être une personne et devenir un personnage. Cultiver l’apparence plus que le cœur signifie donner plus d’importance à l’homme qu’à Dieu. L’hypocrisie est donc essentiellement un manque de foi ; mais c’est aussi un manque de charité envers le prochain parce qu’elle ne reconnaît pas la dignité de l’autre.

Selon l’Evangile, ce qui décide de la pureté d’une action c’est l’intention, à savoir, si elle est faite pour être vue par les hommes ou pour plaire à Dieu (cf Mt 6, 2-6). Le cœur pur, dans chacune de ses paroles, chacun de ses gestes et chacun de ses choix, laisse transparaître ce qu’il est réellement, sincèrement, vraiment, authentiquement. Le cœur pur est sincère, loyal, droit, sans ambiguïté, probe. Tel qu’il est, sans masque ! Il n’adapte pas sa personnalité aux circonstances. « Un cœur pur ne fait pas semblant et ne se souille pas avec le mensonge et l’hypocrisie. Un cœur qui reste transparent comme de l’eau de source, parce qu’il ne sait pas ; un cœur dont l’amour est vrai et non pas la passion d’un moment » (Benoît XVI).  Cela, les vierges consacrées nous le témoignent chaque jour dans l’abandon total au Christ Epoux. Comme l’Evêque dit durant la prière de consécration de vierges consacrées : « Seigneur notre Dieu, toi qui veux demeurer en l’homme, tu habites ceux qui te sont consacrés, tu aimes les cœur libres et purs » (Rite de consécration des Vierges, n. 24)

 

Lecture Patristique

S. Augustin d’Hippone

Sermon sur le Psaume 61, 22

Mes frères, il a fallu le sang d’un juste pour effacer la cédule de nos péchés : nous avions besoin d’un exemple de patience et d’humilité : le signe de la croix était nécessaire pour triompher du démon et de ses anges 2. Il était indispensable pour nous que Notre Seigneur souffrit, car il a racheté le monde par sa passion. De quels bienfaits ses souffrances ont été pour nous la source ! Toutefois, le Sauveur, le juste par excellence, ne les aurait jamais endurées, si les pécheurs ne l’avaient attaché à la croix. Mais est-ce bien à ses bourreaux qu’il faut imputer les heureux résultats de sa mort ? Non : ils l’ont voulue, Dieu l’a permise : la volonté seule de faire périr Jésus-Christ aurait suffi à les rendre criminels mais Dieu n’aurait point permis une pareille mort, s’il y eût eu injustice à le faire. Les Juifs ont voulu tuer le Sauveur : supposons qu’un obstacle se soit opposé à la perpétration de leur crime, seraient-ils pour cela innocents ? Personne n’oserait ni le penser ni le dire. « Car le Seigneur examine le juste et le pécheur 3 », et « il pénètre jusque dans les pensées de l’impie 4 ». Il recherche, non pas ce qu’on a pu taire, mais ce qu’on a voulu faire. Si donc les Juifs avaient voulu faire mourir le

Christ, sans pouvoir toutefois parvenir à leurs fins, ils n’en seraient pas moins coupables ; mais tu n’aurais pas reçu les bienfaits dont sa passion a été la source. Les impies ont donc agi de manière à le faire condamner : Dieu a permis cette condamnation, afin d’opérer ton salut. Ce que l’impie a voulu faire, lui est imputé à crime ; ce que Dieu a permis est venu de sa puissance : la volonté des Juifs a été contraire aux lois de la justice : la permission que Dieu leur a donnée y a été conforme. Aussi, mes frères, le scélérat qui a trahi le Sauveur, Juda et les bourreaux du Christ, étaient, les uns et les autres, des méchants, des impies et des pécheurs ; tous étaient dignes de condamnation : et, pourtant, le Père « n’a pas épargné son propre Fils, niais il l’a livré pour nous tous 1». Distingue, discerne, si tu le peux : offre à Dieu les vœux que tu as faits avec tin sage discernement 2. Vois ce qu’a fait le Juif prévaricateur : vois ce qu’a fait le Dieu juste : l’un a voulu faire mourir le Christ, l’autre l’a permis : la conduite de celui-ci est digne de louanges, la conduite de celui-là mérite le blâme le plus sévère. Condamnons les intentions perverses des pécheurs : glorifions les desseins équitables du Très-Haut.

Le Christ est mort : quel mal a-t-il éprouvé ? Ceux qui ont travaillé à sa perte, se sont perdus eux-mêmes. Mais, pour lui, ils n’ont pu lui causer aucun dommage, même en le livrant au dernier supplice. En mourant dans sa chair, il a porté à la mort le coup de grâce, il nous a enseigné la patience, et nous a donné, dans sa résurrection, le modèle de la nôtre. Quelle précieuse occasion de faire le bien les méchants ont-ils fournie au juste, en le faisant mourir ? T’aider par sa grâce à faire le bien, tirer le bien du mal même que tu fais, n’est-ce pas une des preuves les plus sensibles de la grandeur de Dieu ? Ne t’en étonne pas. Quand il permet de faire le mal, ce n’est point sans motifs : il ne le fait, du reste, qu’avec poids, nombre et mesure : sa conduite est à l’abri de tout reproche. Pour toi, fais seulement tous tes efforts pour lui appartenir ; mets eu lui ta confiance ; qu’il soit ton soutien et ton salut ; qu’en lui tu trouves un asile inviolable, une imprenable forteresse ; qu’il soit ton refuge, et il ne permettra pas que tu sois tenté au-dessus de tes forces, et il t’en fera sortir avec avantage, en sorte que tu seras à même de supporter l’épreuve 1. Lorsque tu es éprouvé par la tentation, tu dois voir en cela l’action de sa puissance ; mais sa miséricorde se manifeste, quand il ne permet pas que tu sois tenté au-delà de tes forces. « La puissance est à Dieu, et à vous, Seigneur, appartient la miséricorde : aussi vous rendrez à chacun selon ses œuvres ».

Ps. LXVIII, 5. — 2. Coloss. II, 14, 15. — 3. Ps. X, 6. — 4. Sag. 1, 9.
Rom. VIII, 32. — 2. Ps. LXV, 13.
 

[1] Pour comprendre le sens du terme « public », il est utile de rappeler la différence entre culte public et culte privé : dans le premier cas, la relation institutionnelle avec la divinité est établie par la communauté, dans le second par la personne. Ainsi, le culte public prévoit l’édification de la communauté, tandis que le culte privé assure celui de la personne. Ainsi, lorsque le prêtre célèbre la Liturgie (la Messe mais aussi quand il prie le bréviaire, il accomplit un acte d’adoration public. En effet, lorsqu’il rend cet acte d’adoration à Dieu, il le fait en tant que personne légitimement désignée par l’Église et il le fait pour toute l’Église.

03 AVRIL 2020 SEMAINE SAINTE 2020
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✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟ - Page 14 Empty Le Pape relègue le titre de Vicaire du Christ au rang de titre historique et non plus actuel.

Message par olivier0 le Sam 4 Avr 2020 - 13:51

Dans une décision surprise, le pape François a retiré le titre historique et essentiel « Vicaire du Christ » de l’Annuaire pontifical 2020, l’annuaire annuel du Saint-Siège, reléguant le titre à une note de bas de page, le qualifiant de » titre historique. »
Alors que les annuaires précédents mentionnaient le titre de «Vicaire du Christ» et le nom du pape régnant sous ce titre, le répertoire annuel de cette année ne fait que mentionner le nom de «Jorge Mario Bergoglio», le nom de l’homme qui est devenu pape François en 2013.

Cela me fait penser à sa première apparition publique en tant que Pape quand il s'était désigné lui même comme l'évêque de Rome faisant ainsi écho à la prophétie de Saint Malachie.
Il se passe de grandes choses.
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Message par olivier0 le Sam 4 Avr 2020 - 13:53

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Message par Philippe-Antoine le Sam 4 Avr 2020 - 15:55

@olivier0 a écrit: Dans une décision surprise, le pape François a retiré le titre historique et essentiel « Vicaire du Christ » de l’Annuaire pontifical 2020, l’annuaire annuel du Saint-Siège, reléguant le titre à une note de bas de page, le qualifiant de  » titre historique.  »
Alors que les annuaires précédents mentionnaient le titre de «Vicaire du Christ» et le nom du pape régnant sous ce titre, le répertoire annuel de cette année ne fait que mentionner le nom de «Jorge Mario Bergoglio», le nom de l’homme qui est devenu pape François en 2013.

Cela me fait penser à sa première apparition publique en tant que Pape quand il s'était désigné lui même comme l'évêque de Rome faisant ainsi écho à la prophétie de Saint Malachie.
Il se passe de grandes choses.

Merci, mais comment doit-on l'interpréter?
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Message par olivier0 le Sam 4 Avr 2020 - 19:29

Je crois qu'il nous faut suivre les conseils du PN à propos des 24h de La Passion de Jésus Christ.
Sur le fil homélie audio et celui de comment guérir du Coronavirus.
Tout simplement.
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Message par Yeshoua le Sam 4 Avr 2020 - 21:09

La grande question (pour ma part je ne sais pas) est de savoir si la période qu'on passe est passagère ou si on se prépare à l'ouverture des temps...
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Message par Isabelle-Marie le Dim 5 Avr 2020 - 0:22

Dimanche des Rameaux : la célébration du pape à 11h

En direct streaming de la basilique Saint-Pierre

Le pape François célébrera le Dimanche des Rameaux et la Passion du Seigneur, à 11h, le 5 avril 2020, dans la basilique Saint-Pierre : il sera seul sans fidèles, étant données les mesures actuelles de lutte contre la pandémie du Coronavirus Covid-19.

La messe papale, retransmise en direct streaming, débutera avec le rite de la Commémoration de l’entrée du Seigneur à Jérusalem au pied de l’autel de la Confession, puis une procession aura lieu jusqu’à la cathèdre, ornée de palmes et d’oliviers pour l’occasion.

Comme pour la veillée de prière qu’il a présidée seul sur le parvis de la basilique le 27 mars, il célébrera sous le signe du Crucifix miraculeux de San Marcello – vénéré par les romains en temps de peste – et de l’icône de la Vierge Marie Salut du Peuple romain (Salus Populi Romani). Le pape s’est rendu en pèlerinage à leurs pieds pour demander la fin de l’épidémie.

La messe se poursuivra comme de coutume, hormis la procession de l’offertoire qui n’aura pas lieu.

Le Dimanche des Rameau marque aussi la XXXVe Journée mondiale de la jeunesse, qui a lieu cette année au niveau diocésain sur le thème “Jeune homme, je le dis, lève-toi !” (cf. Lc 7,14).
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Message par Isabelle-Marie le Ven 10 Avr 2020 - 7:29

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« La privation de l’Eucharistie dans le Corps Mystique », par le fr. Jean-Ariel Bauza-Salinas, op

« La notion d’Eglise domestique »

« Quelles seraient les répercussions de cette privation de l’Eucharistie dans le Corps Mystique ? »: à l’occasion du Jeudi Saint, jour d’action de grâce pour le sacerdoce et pour l’Eucharistie, le Fr. Jean-Ariel Bauza Salinas, op, a bien voulu répondre aux questions de Zenit sur la situation actuelle créée par la pandémie et la nécessité d’adopter des règles sanitaires strictes pour enrayer la contagion et vaincre le virus.

Dominicain, licencié en théologie, enseignant en théologie sacramentaire, le Fr. Jean-Ariel Bauza Salinas a été, pendant 10 ans aumônier de l’Institut Bergonié, Centre de Lutte Contre le Cancer (CLCC) de la région Nouvelle-Aquitaine, il a aussi été aumônier diocésain des artistes à Bordeaux. Il est, depuis 2016, Secrétaire général de l’Ordre des Prêcheurs à Rome.

Zenit – Les solutions en ligne ont été très créatives pour continuer à faire passer la Parole de Dieu. Mais comme la pandémie dure, n’est-ce pas une urgence pastorale de réfléchir à des solutions respectant rigoureusement les consignes de sécurité sanitaire mais permettant une vie eucharistique autre que virtuelle?

Fr Jean-Ariel Bauza Salinas – La Parole de Dieu s’adresse à notre ouïe, elle touche nos oreilles, et peut donc être transmise par les médias. Même s’il ne faut pas négliger ce que représente la présence « en vrai » d’une personne à une autre personne… Mais le Corps du Christ touche notre corps de l’intérieur. C’est véritablement un corps à corps qui nous est proposé lorsque nous communions. Le Christ vivant nous saisit quand nous le recevons et cela ne peut pas se vivre virtuellement.

Il y a une urgence pastorale. C’est un mot qui résonne fort dans votre question.

Mais ce qui m’inquiète un peu, – cette inquiétude est partagée par quelques frères et théologiens avec qui j’en parlais cette semaine – c’est le manque, parfois, d’un substrat, d’un « humus » moins moral que théologique, qui nous permettrait de réfléchir aux fondements de notre relation au Christ pour donner, depuis cette base théologique et dans la perspective théologale, une réponse large, entière et… nourrissante. Si l’urgence pastorale entraîne seulement une multiplication de la présence du clergé sur les réseaux sociaux, on passe à côté de quelque chose. La multiplication du Pain de vie doit accompagner cette multiplication de la visibilité ecclésiale et la nourrir.

Concernant la virtualité, bien entendu, il est précieux lorsque l’on est malade, isolé ou confiné, de pouvoir suivre sur internet ou à la télévision la célébration eucharistique. A défaut d’y participer on peut s’associer en direct à ceux qui la célèbrent et beaucoup de pasteurs ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour rejoindre ainsi ceux qui leur étaient confiés. Mais cela ne peut pas être le régime habituel des chrétiens et, pour les fêtes de Pâques, alors que nous sommes face au mystère central de notre foi, je peux comprendre que beaucoup de fidèles ressentent comme un manque, un vide. C’est un signe de santé de leur part ! Cela n’est pas bien entendu un « jeûne eucharistique » auquel ils se livreraient – le père François-Marie Léthel en a parlé dans un de ses articles – mais bien une privation de ce qui les fait vivre. Comment y faire face ? Le virtuel n’est pas une solution miracle. Et d’ailleurs, l’approche de la virtualité n’est pas le même partout. On a entendu récemment le théologien orthodoxe Jean Zizioulas, manifester qu’il n’était pas d’accord avec la retransmission de la divine liturgie à la télévision…

On a l’impression que certains prêtres se sont résignés à cette situation et que nombre de fidèles ont renoncé à recevoir la communion. Est-ce bon de se résigner en disant que finalement un temps meilleur viendra où l’on pourra communier ?

Il y a une dimension de la vertu chrétienne qui s’exerce quand on accepte les choses telles qu’elles sont. Le réel dit vrai ! Il est évident que les mesures hygiéniques qu’on nous recommande, et même que nos Etats nous imposent, doivent être scrupuleusement respectées. Le chrétien n’est pas au-dessus des lois. La vraie loi est toujours au service du bien commun. C’est le cas pour les efforts qui nous sont demandés aujourd’hui. Etre ordonné ne fait pas échapper le prêtre aux conditionnements physiques et biologiques. Et parce qu’un curé est appelé à rencontrer un nombre important de personnes différentes en raison de son ministère pastoral, il peut – s’il est malade – contaminer tous ceux qu’il voulait servir !

Mais on pourrait aussi penser à la comparaison qu’a faite le pape François de l’Eglise avec un « hôpital de campagne ». Les ministres du Seigneur qui, après tout, sont aussi « les infirmiers ou les médecins » des âmes, pourraient s’inspirer pour exercer leur action pastorale des exigences sanitaires prises par le corps médical.

Il y a une double question posée par l’impossibilité qu’a le peuple chrétien de se réunir dans l’Eglise afin de célébrer le sacrifice eucharistique : celle de la présence à la Messe et celle de la communion. La célébration de la Messe devant le peuple réuni est sans doute impossible dans les conditions actuelles. C’est douloureux et regrettable mais cette réunion de tous ceux qui constituent l’assemblée représente un facteur de risque important, d’après les spécialistes.

Mais il y a un autre aspect de la question : la communion eucharistique, le contact avec le Corps vivant et vivifiant du Christ. Ne peut-on imaginer, dans le respect de la tradition de l’Eglise, que le Corps eucharistique du Christ soit porté aux fidèles pour qu’ils puissent communier ? Ne le fait-on pas de manière ordinaire pour les malades ? D’ailleurs la présence du tabernacle et de la réserve eucharistique sont historiquement justifiées par la nécessité de leur apporter la communion. J’ai été pendant dix ans aumônier à Bordeaux d’un centre de lutte contre le cancer, l’Institut Bergonié. C’est des centaines de fois que j’ai apporté le Corps du Christ à des personnes hospitalisées…

Concrètement comment faire ? Qui pourrait s’en charger et comment ?

Lors du synode pour l’Amazonie, une des propositions était celle de l’ordination des viri probati. Le souci des Pères synodaux était, selon un évêque, de trouver un moyen de « rendre présente l’eucharistie dans les communautés isolées ». Le Saint-Père n’a pas retenu cette solution dans son Exhortation apostolique. Mais ce que l’on entendait il y a trois mois concernant la nécessité de l’Eucharistie dans ces communautés isolées en Amazonie est toujours actuel. Aujourd’hui le monde connaît une situation globale d’isolement que subissent nos familles, nos communautés religieuses, nos amis célibataires ou seuls enfermés chez eux.

On n’a sans doute pas encore développé suffisamment toutes les richesses offertes par la notion d’Eglise domestique. Il y aurait peut-être à reprendre quelques pratiques de régime eucharistique qui ont fait leurs preuves dans l’église ancienne, ou en temps de danger ou de guerre, soutenant la foi des croyants. Qu’est-ce qui empêche par exemple, de confier aux chefs de famille pratiquant tous les dimanches et qui sont fidèles au sacrement de pénitence, la réserve eucharistique pour qu’ils puissent donner la communion à leurs familles le jour de Pâques, après avoir accueilli le Seigneur sous leur toit, le plus dignement possible ? Ceci vaudrait évidemment pour des fidèles qui passent ce temps de confinement ensemble ou des fidèles isolés.

Bien sûr, il faudrait que s’exerce un jugement, un « discernement » de la part des pasteurs. Il y a aussi des questions pratiques touchant au « comment faire ». Du côté du prêtre cela exigerait qu’il prenne des précautions d’hygiène élevées pour préparer custodes et hosties, sans les avoir manipulées à mains nues. Il faudrait aussi préparer un vade-mecum (texte, vidéo) et les textes liturgiques sur l’administration de l’Eucharistie. Du côté des fidèles, il faudrait préparer ceux qui viendraient recevoir le Corps du Christ pour l’emmener chez eux. En France, en Espagne, en Italie, nombre de châteaux, même aujourd’hui, disposent d’une chapelle privée ! Sans construire une chapelle chez soi, ceux qui recevraient l’Eucharistie à domicile pourraient aménager un endroit digne, priant et beau. De même que nous accueillons symboliquement l’humanité du Christ dans nos crèches, nous pourrions l’accueillir réellement dans nos foyers.

On s’approcherait ainsi de l’idée de « l’Eglise en sortie », « près des gens et moins cléricale ». Pourquoi seuls les clercs ont-ils actuellement la possibilité réelle d’accès au Corps du Christ, les laïcs restant récepteurs des initiatives virtuelles proposée par le clergé ? Le Christ ne peut pas rester dans la sacristie, son Corps dans le tabernacle, alors que les fidèles ne peuvent y accéder… Il en va de même lorsque certaines églises-musées sont davantage fréquentées par des touristes que par des priants. Qui doit sortir prêcher dans les chemins de Galilée ? Dans la phrase « l’Eglise en sortie » le sujet de l’action c’est le Christ et les chrétiens qui sont attachés à Lui. Chrétiens, nous sommes des christophores, des porteurs du Christ en raison de notre baptême, et pour les ministres ordonnés, en raison aussi d’une mission pour le don de son amour miséricordieux. C’est pour cela que les prêtres sont marqués du sceau du Christ, configurés à Lui. Le grand défi est celui d’être ouverts pour laisser passer en nous le Christ, qui va déjà au-devant de nous dans la force de l’Esprit.

En conclusion, il me semble que nous ne pouvons rater quelque chose de très important dans cette épreuve. Nous ne devons pas passer à côté d’une opportunité de renouvellement intérieur, dans le cœur de l’Eglise, dans la ligature, la jointure de ses membres. Il y a là quelque chose de vital, d’essentiel, qui touche les racines mêmes de l’ontologie ecclésiale. L’Eglise, Corps Mystique, vit du Corps vrai. Elle ne vit que de lui, par l’action de l’Esprit. Aucune initiative virtuelle, aucun exercice de piété – même avec des indulgences – ne peut remplacer cet aliment spirituel, le Panis vivus dont des centaines de milliers de laïcs seront privés pour ces fêtes de Pâques. Quelles seraient les répercussions de cette privation de l’Eucharistie dans le Corps Mystique ? Le dépérissement, la mort. Sans le Corps qui donne la vie, l’Eglise se meurt. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie », dit le Seigneur (Jn 14, 6). Prenez et mangez.

https://fr.zenit.org/articles/la-privation-de-leucharistie-dans-le-corps-mystique-par-le-fr-jean-ariel-bauza-salinas-op/?
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Message par olivier0 le Dim 12 Avr 2020 - 9:39

Dernier Tweet du Pape François.
Au milieu de la nuit de la vigile Pascale.
"Faisons taire le cri de mort, ça suffit les guerres! Que cessent les avortements, qui tuent la vie innocente. Que s’ouvrent les cœurs de ceux qui ont, pour remplir les mains vides de ceux qui sont privés du nécessaire."
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Message par Isabelle-Marie le Lun 13 Avr 2020 - 15:57

Urbi et Orbi: cessez-le-feu mondial, remise de dette et Europe (texte complet)

« Le Seigneur ne nous a pas laissés seuls! »

Le message de Pâques 2020 du pape François a été marqué, notamment, par trois appels spécifiques à un cessez-le-feu mondial, à la fin des embargos et à la remise de la dette des pays pauvres, à l’Europe dont dépend aussi le sort « du monde ».

Le pape François a pris la parole, ce dimanche de Pâques 12 avril 2020, dans la basilique vaticane déserte, – après la messe de Pâques suivie par un petit groupe d’une douzaine de baptisés -, et non pas depuis la loggia des bénédictions de la basilique vaticane qui donne sur le parvis, habituellement rejoint par des dizaines de milliers de personnes. Le pape n’avait pas prononcé d’homélie au cours de la messe. On peut lire ici son homélie lors de la veillée pascale de samedi soir.

Relayé par les media du monde, le pape n’a pas manqué de relancer l’appel du secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. « Le Christ est notre paix », a proclamé le pape, avant de nommer les pays en crise: Syrie, Yémen, Irak, Liban, Israéliens et Palestiniens, Ukraine, Afrique, Asie, la région de Cabo Delgado, au Mozambique, Libye, Grèce, l’île de Lesbos, Turquie, Venezuela.

« Indifférence, égoïsme, division, oubli ne sont pas vraiment les paroles que nous voulons entendre en ce temps », a scandé le pape François.

Le pape a aussi nommé tous ceux qui « ont été directement touchés par le coronavirus » et ceux qui sont privés de célébrations depuis le début du confinement en en particulier à Pâques: « le Seigneur ne nous a pas laissés seuls! »


Message de Pâques 2020 du pape François

Chers frères et sœurs, bonne fête de Pâques!

Aujourd’hui retentit dans le monde entier l’annonce de l’Eglise: “Jésus Christ est ressuscité!” – “Il est vraiment ressuscité!”.

Comme une nouvelle flamme, cette Bonne Nouvelle s’est allumée dans la nuit: la nuit d’un monde déjà aux prises avec des défis du moment et maintenant opprimé par la pandémie, qui met à dure épreuve notre grande famille humaine. En cette nuit la voix de l’Eglisea résonné : «Le Christ, mon espérance, est ressuscité!» (Séquence pascale).

C’est une autre “contagion”, qui se transmet de cœur à cœur – parce que tout cœur humain attend cette Bonne Nouvelle. C’est la contagion de l’espérance: «Le Christ, mon espérance, est ressuscité!» Il ne s’agit pas d’une formule magique, qui fait s’évanouir les problèmes. Non, la résurrection du Christ n’est pas cela. Elle est au contraire la victoire de l’amour sur la racine du mal, une victoire qui “ n’enjambepas” la souffrance et la mort, mais les traverse en ouvrant une route dans l’abime, transformant le mal en bien: marque exclusive de la puissance de Dieu.

Le Ressuscité est le Crucifié, pas un autre. Dans son corps glorieux il porte, indélébiles, les plaies: blessures devenues fissures d’espérance. Nous tournons notre regard vers lui pour qu’il guérisse les blessures de l’humanité accablée.

Aujourd’hui ma pensée va surtout à tous ceux qui ont été directement touchés par le coronavirus: aux malades, à ceux qui sont morts et aux familles qui pleurent la disparition de leurs proches, auxquels parfois elles n’ont même pas pu dire un dernier au revoir. Que le Seigneur de la vie accueille avec lui dans son royaume les défunts et qu’il donne réconfort et espérance à ceux qui sont encore dans l’épreuve, spécialement aux personnes âgées et aux personnes seules. Que sa consolation ne manque pas, ni les aides nécessaires à ceux qui se trouvent dans des conditions de vulnérabilité particulière, comme ceux qui travaillent dans les maisons de santé, ou qui vivent dans les casernes et dans les prisons. Pour beaucoup, c’est une Pâques de solitude, vécue dans les deuils et les nombreuses difficultés que la pandémie provoque, des souffrances physiques aux problèmes économiques.

Cette maladie ne nous a pas privé seulement des affections, mais aussi de la possibilité d’avoir recours en personne à la consolation qui jaillit des Sacrements, spécialement de l’Eucharistie et de la Réconciliation. Dans de nombreux pays il n’a pas été possible de s’en approcher, mais le Seigneur ne nous a pas laissés seuls! Restant unis dans la prière, nous sommes certains qu’il a mis sa main sur nous (cf. Ps 138, 5), nous répétant avec force: ne crains pas, «je suis ressuscité et je suis toujours avec toi» (cf. Missel romain)!

Que Jésus, notre Pâque, donne force et espérance aux médecins et aux infirmiers, qui partout offrent au prochain un témoignage d’attention et d’amour jusqu’à l’extrême de leurs forces et souvent au sacrifice de leur propre santé. A eux, comme aussi à ceux qui travaillent assidument pour garantir les services essentiels nécessaires à la cohabitation civile, aux forces de l’ordre et aux militaires qui en de nombreux pays ont contribué à alléger les difficultés et les souffrances de la population, va notre pensée affectueuse, avec notre gratitude.

Au cours de ces semaines, la vie de millions de personnes a changé à l’improviste. Pour beaucoup, rester à la maison a été une occasion pour réfléchir, pour arrêter les rythmes frénétiques de la vie, pour être avec ses proches et jouir de leur compagnie. Pour beaucoup cependant c’est aussi un temps de préoccupation pour l’avenir qui se présente incertain, pour le travail que l’on risque de perdre et pour les autres conséquences que la crise actuelle porte avec elle. J’encourage tous ceux qui ont des responsabilités politiques à s’employer activement en faveur du bien commun des citoyens, fournissant les moyens et les instruments nécessaires pour permettre à tous de mener une vie digne et pour favoriser, quand les circonstances le permettront, la reprise des activités quotidiennes habituelles.

Ce temps n’est pas le temps de l’indifférence, parce que tout le monde souffre et tous doivent se retrouver unis pour affronter la pandémie. Jésus ressuscité donne espérance à tous les pauvres, à tous ceux qui vivent dans les périphéries, aux réfugiés et aux sans-abri. Que ces frères et sœurs plus faibles, qui peuplent les villes et les périphéries de toutes les parties du monde, ne soient pas laissés seuls. Ne les laissons pas manquer des biens de première nécessité, plus difficiles à trouver maintenant alors que beaucoup d’activités sont arrêtées, ainsi que les médicaments et, surtout, la possibilité d’une assistance sanitaire convenable. Vu les circonstances, que soient relâchées aussi les sanctions internationales qui empêchent aux pays qui en sont l’objet de fournir un soutien convenable à leurs citoyens, et que tous les Etats se mettent en condition d’affronter les besoins majeurs du moment, en réduisant, si non carrément en remettant, la dette qui pèse sur les budgets des États les plus pauvres.

Ce temps n’est pas le temps des égoïsmes, parce que le défi que nous affrontons nous unit tous et ne fait pas de différence entre les personnes. Parmi les nombreuses régions du monde frappées par le coronavirus, j’adresse une pensée spéciale à l’Europe. Après la deuxième guerre mondiale, ce continent a pu renaître grâce à un esprit concret de solidarité qui lui a permis de dépasser les rivalités du passé. Il est plus que jamais urgent, surtout dans les circonstances actuelles, que ces rivalités ne reprennent pas vigueur, mais que tous se reconnaissent membres d’une unique famille et se soutiennent réciproquement. Aujourd’hui, l’Union Européenne fait face au défi du moment dont dépendra, non seulement son avenir, mais celui du monde entier. Que ne se soit pas perdue l’occasion de donner une nouvelle preuve de solidarité, même en recourant à des solutions innovatrices. L’alternative est seulement l’égoïsme des intérêts particuliers et la tentation d’un retour au passé, avec le risque de mettre à dure épreuve la cohabitation pacifique et le développement des prochaines générations.

Ce temps n’est pas le temps des divisions. Que le Christ notre paix éclaire tous ceux qui ont des responsabilités dans les conflits, pour qu’ils aient le courage d’adhérer à l’appel pour un cessez le feu mondial et immédiat dans toutes les régions du monde. Ce n’est pas le temps de continuer à fabriquer et à trafiquer des armes, dépensant des capitaux énormes qui devraient être utilisés pour soigner les personnes et sauver des vies. Que ce soit au contraire le temps de mettre finalement un terme à la longue guerre qui a ensanglanté la Syrie bien-aimée, au conflit au Yémen et aux tensions en Irak, comme aussi au Liban. Que ce temps soit le temps où Israéliens et Palestiniens reprennent le dialogue, pour trouver une solution stable et durable qui permette à tous deux de vivre en paix. Que cessent les souffrances de la population qui vit dans les régions orientales de l’Ukraine. Que soit mis fin aux attaques terroristes perpétrées contre tant de personnes innocentes en divers pays de l’Afrique.

Ce temps n’est pas le temps de l’oubli. Que la crise que nous affrontons ne nous fasse pas oublier tant d’autres urgences qui portent avec elles les souffrances de nombreuses personnes. Que le Seigneur de la vie se montre proche des populations en Asie et en Afrique qui traversent de graves crises humanitaires, comme dans la région de Cabo Delgado, au nord du Mozambique. Qu’il réchauffe le cœur des nombreuses personnes réfugiées et déplacées, à cause de guerres, de sécheresse et de famine. Qu’il donne protection aux nombreux migrants et réfugiés, beaucoup d’entre eux sont des enfants, qui vivent dans des conditions insupportables, spécialement en Libye et aux frontières entre la Grèce et la Turquie. Et je ne veux pas oublier l’île de Lesbos. Qu’il permette au Venezuela d’arriver à des solutions concrètes et immédiates pour accorder l’aide internationale à la population qui souffre à cause de la grave conjoncture politique, socio-économique et sanitaire.

Chers frères et sœurs,

indifférence, égoïsme, division, oubli ne sont pas vraiment les paroles que nous voulons entendre en ce temps. Nous voulons les bannir en tout temps! Elles semblent prévaloir quand la peur et la mort sont victorieuses en nous, c’est-à-dire lorsque nous ne laissons pas le Seigneur Jésus vaincre dans notre cœur et dans notre vie. Lui, qui a déjà détruit la mort nous ouvrant le chemin du salut éternel, qu’il disperse les ténèbres de notre pauvre humanité et nous introduise dans son jour glorieux qui ne connaît pas de déclin.

Par ces réflexions, je voudrais souhaiter à vous tous une bonne fête de Pâques.

Copyright – Librairie éditrice du Vatican
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Message par Isabelle-Marie le Mar 14 Avr 2020 - 1:34

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« Les femmes, toujours au début: Marie au début; les femmes au début » (traduction complète)

Paroles du pape François avant le Regina Caeli

« Les femmes, toujours au début: Marie au début; les femmes au début »: le pape commente ainsi l’ordre des témoignages dans le récit de la résurrection du Christ selon saint Matthieu lu à la messe de ce lundi de Pâques, 13 avril 2020.

Le pape a en effet insisté sur le témoignage des femmes, avant même le témoignage des disciples à la fois avant le Regina Caeli et dans son homélie pour la messe matinale où il a dit: « Les femmes vont de l’avant pour apporter l’annonce: Dieu commence par les femmes, toujours. Elles ouvrent des voies. Elles ne doutent pas: elles savent; elles l’ont vu, elles l’ont touché. elles ont également vu le tombeau vide. »

Après le Regina Caeli le pape a souligné le rôle des femmes dans les familles et dans la société en ce temps de pandémie et il a invité à la solidarité avec les femmes qui risquent d’être victimes de violences.

Dans un tweet posté sur son compte @Pontifex, le pape insiste sur ce rôle des femmes dans l’Evangile et dans la société: « Dans l’#ÉvangileDuJour, nous avons entendu que les femmes ont annoncé aux disciples la Résurrection de Jésus. Aujourd’hui, je voudrais vous rappeler combien de femmes prennent soin des autres, même en cette période d’urgence sanitaire. »

« La résurrection de Jésus nous dit que le dernier mot n’est pas à la mort, mais à la vie », commente encore le pape François.

Il souligne le message de miséricorde délivré par la résurrection du Christ: « En ressuscitant son Fils unique, Dieu le Père a pleinement manifesté son amour et sa miséricorde pour l’humanité de tous les temps. »

Voici notre traduction, rapide, de travail, de l’allocution du pape François, prononcée en italien avant la prière du Regina Caeli, en ce « lundi de l’Ange », selon l’expression des Romains.

Allocution du pape François avant le Regina Caeli

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd’hui, lundi de l’Ange, l’annonce joyeuse de la résurrection du Christ résonne. La page de l’Évangile (cf. Mt 28, 8-15) raconte que les femmes, effrayées, abandonnent rapidement le tombeau de Jésus qu’elles ont trouvé vide; mais Jésus lui-même leur apparaît en chemin en disant: «N’ayez pas peur; allez dire à mes frères qu’ils aillent en Galilée: là, ils m’y verront « (v. 10). Par ces paroles, le Seigneur ressuscité confie aux femmes un mandat missionnaire auprès des apôtres. En fait, elles ont donné un admirable exemple de fidélité, de dévouement et d’amour pour le Christ au temps de sa vie publique ainsi que pendant sa passion; maintenant elles sont récompensées par lui par ce geste d’attention et de prédilection. Les femmes, toujours au début: Marie au début; les femmes au début.

D’abord les femmes, puis les disciples et, en particulier, Pierre constatent la réalité de la résurrection. Jésus leur avait annoncé à plusieurs reprises qu’après la passion et la croix, il ressusciterait, mais les disciples n’avaient pas compris, parce qu’ils n’étaient pas encore prêts. Leur foi était de faire un saut qualitatif que seul l’Esprit Saint, don du Ressuscité, pouvait provoquer.

Au début du livre des Actes des Apôtres, nous entendons Pierre déclarer avec franchise, avec courage, avec franchise: « Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité et nous en sommes tous témoins » (Actes 2,32). Comme pour dire: « Je m’engage. Je donne ma vie pour lui ». Et puis il donnera sa vie pour lui. A partir de ce moment-là, l’annonce que le Christ est ressuscité s’est répandu partout et a atteint tous les coins de la terre, e-devenant le message d’espérance pour tous. La résurrection de Jésus nous dit que le dernier mot n’est pas à la mort, mais à la vie. En ressuscitant son Fils unique, Dieu le Père a pleinement manifesté son amour et sa miséricorde pour l’humanité de tous les temps.
Si le Christ est ressuscité, c’est possible de regarder avec confiance chaque événement de notre existence, même les plus difficiles et chargés d’angoisse et d’incertitude. Voilà le message pascal que nous sommes appelés à proclamer, par des paroles et surtout par le témoignage de la vie. Que cette nouvelle retentissent dans nos cœurs et dans nos maisons: « Le Christ, mon espérance, est ressuscité! » (Séquence de Pâques). Que cette certitude renforce la foi de tout baptisé et surtout encourage ceux qui affrontent plus de souffrances et de difficultés.

Que la Vierge Marie, témoin silencieux de la mort et de la résurrection de son fils Jésus, nous aide à croire fermement en ce mystère du salut: accueilli avec foi, il peut changer la vie. Voilà le souhait pascal que je vous renouvelle à vous tous. Je le confie à elle, notre Mère, que nous invoquons maintenant par la prière du Regina Caeli.

Copyright – Traduction de Zenit, Anita Bourdin
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Message par Yeshoua le Sam 18 Avr 2020 - 10:49

[size=42]Le Pape prie pour les femmes enceintes et met en garde contre une foi «virtuelle»[/size]
Lors de la messe célébrée ce vendredi matin en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, le Saint-Père a eu une pensée particulière pour les femmes enceintes en ce moment, afin qu'elles gardent courage et confiance. Dans son homélie, il a parlé du risque d’une foi gnostique, sans communauté ni réels contacts humains, vécue seulement par le streaming qui rend les sacrements virtuels.

Vatican News
Au début de cette messe du vendredi de l’Octave de Pâques, François a prononcé l’intention de prière suivante:
«Je voudrais que nous prions aujourd'hui pour les femmes enceintes, les femmes enceintes qui vont devenir mères et qui sont préoccupées, inquiètes. Une question: «Dans quel monde vivra mon enfant ?» Prions pour elles, afin que le Seigneur leur donne le courage d’élever ces enfants tant confiantes dans le fait que ce sera certainement un monde différent, mais que ce sera toujours un monde que le Seigneur aimera».
Dans son homélie, le Pape a commenté l'Évangile d'aujourd'hui (Jn 21, 1-14) dans lequel Jésus ressuscité apparaît aux disciples de retour sur le rivage après une pêche infructueuse sur le lac de Tibériade.
Vous trouverez ci-dessous le texte de l'homélie selon l’une de nos transcriptions :
«Les disciples étaient des pêcheurs: Jésus les avait appelés en plein travail. André et Pierre travaillaient avec leurs filets. Ils ont laissé leurs filets et ont suivi Jésus. Jean et Jacques, pareil: ils ont laissé leur père et les hommes qui travaillaient avec eux et ont suivi Jésus. L'appel a eu lieu dans leur travail de pêcheurs. Et ce passage de l'Évangile d'aujourd'hui, ce miracle, cette pêche miraculeuse, nous fait penser à une autre pêche miraculeuse, celle que Luc relate au chapitre cinq: la même chose s'est produite là aussi. Ils ont pêché quelque chose, alors qu'ils pensaient ne rien avoir. Après sa prédication, Jésus a dit : "Allez au large" - "Mais nous avons travaillé toute la nuit et nous n'avons rien attrapé! - "Allez". "Confiant en ta parole, dit Pierre, je vais jeter les filets". Il y avait tellement de choses, dit l'Evangile, qu'"ils ont été pris d'étonnement", par ce miracle. Aujourd'hui, dans cette autre pêche, il n'est pas question d'étonnement. On peut voir un certain naturel, on peut voir qu'il y a eu un progrès, un chemin qui s'est fait dans la connaissance du Seigneur, dans l'intimité avec le Seigneur ; je dirai le mot juste: dans la familiarité avec le Seigneur. Quand Jean a vu cela, il a dit à Pierre: "Mais c'est le Seigneur !", et Pierre a serré ses vêtements, s'est jeté à l'eau pour aller vers le Seigneur. La première fois, il s'est agenouillé devant Lui : "Eloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un pécheur". Cette fois, il ne dit rien, c'est plus naturel. Personne n'a demandé : "Qui es-tu? " Ils savaient que c'était le Seigneur, c'était naturel, la rencontre avec le Seigneur. La familiarité des apôtres avec le Seigneur avait grandi.
Nous aussi, chrétiens, dans notre parcours de vie, nous sommes dans cet état de marche, de progrès dans la familiarité avec le Seigneur. Le Seigneur, je pourrais dire, est un peu "à la main", mais "à la main" car Il marche avec nous, nous savons que c'est Lui. Personne ne lui a demandé, ici, "qui es-tu?": ils savaient que c'était le Seigneur. La familiarité quotidienne avec le Seigneur est celle du chrétien. Et sûrement, ils ont pris le petit déjeuner ensemble, avec du poisson et du pain, ils ont certainement parlé de beaucoup de choses naturellement.
Cette familiarité avec le Seigneur, des chrétiens, est toujours commune. Oui, c'est intime, c'est personnel mais en communauté. Une familiarité sans communauté, une familiarité sans pain, une familiarité sans l'Église, sans le peuple, sans les sacrements est dangereuse. Elle peut devenir une familiarité - disons - gnostique, une familiarité pour moi seul, détaché du peuple de Dieu. La familiarité des apôtres avec le Seigneur était toujours communautaire, toujours à table, signe de la communauté. C'était toujours avec le sacrement, avec le pain.
Je dis cela parce que quelqu'un m'a fait réfléchir sur le danger qu’en ce moment que nous vivons, cette pandémie qui nous a fait communiquer religieusement par les médias, par les moyens de communication, même cette messe, nous sommes tous en communion, mais pas ensemble, spirituellement ensemble. Le peuple est petit. Il y a un grand peuple: nous sommes ensemble, mais pas ensemble. Il y a aussi le sacrement: aujourd'hui vous l'avez, l'Eucharistie, mais les gens qui sont liés à nous, seulement la communion spirituelle. Et ce n'est pas l'Église: c'est l'Église d'une situation difficile, que le Seigneur permet, mais l'idéal de l'Église est toujours avec le peuple et avec les Sacrements. Toujours.
Avant Pâques, lorsque la nouvelle est tombée que je célébrerais Pâques dans une basilique Saint Pierre vide, un évêque m'a écrit - un bon évêque, bon - et m'a grondé. "Mais comment ça se fait, Saint-Pierre est tellement grande, pourquoi ne met-on pas au moins 30 personnes, pour que l’on voit des gens? Il n'y aura pas de danger...". Je me suis dit : "Mais, qu'est-ce qu'il a dans la tête, pour me dire ça ? Je n'ai pas compris, sur le moment. Mais comme c'est un bon évêque, très proche des gens, il voudra me dire quelque chose. Quand je le trouverai, je lui demanderai. Puis j'ai compris. Il m'a dit : "Attention à ne pas viraliser l'Église, à ne pas viraliser les Sacrements, à ne pas viraliser le Peuple de Dieu. L'Église, les Sacrements, le Peuple de Dieu sont concrets. Il est vrai qu'en ce moment nous devons vivre cette familiarité avec le Seigneur de cette façon, mais pour sortir du tunnel, pas pour y rester. Et c'est là la familiarité des apôtres: non pas gnostique, non pas viralisée, non pas égoïste pour chacun d'eux, mais une familiarité concrète, dans le peuple. Familiarité avec le Seigneur dans la vie quotidienne, familiarité avec le Seigneur dans les Sacrements, au milieu du Peuple de Dieu. Ils ont fait un chemin de maturité dans la familiarité avec le Seigneur: apprenons à le faire aussi. Dès le premier instant, ils ont compris que cette familiarité était différente de ce qu'ils imaginaient, et ils y sont parvenus. Ils savaient que c'était le Seigneur, ils partageaient tout : la communauté, les sacrements, le Seigneur, la paix, la fête.
Que le Seigneur nous enseigne cette intimité avec Lui, cette familiarité avec Lui mais dans l'Église, avec les Sacrements, avec le fidèle peuple de Dieu».
Le Pape a conclu la messe par l’adoration et la bénédiction eucharistique, invitant aussi à la communion spirituelle. Voici la prière récitée par le Saint-Père:
«À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime. Ainsi soit‐il.»
Avant que François ne quitte la chapelle, dédiée à l’Esprit-Saint, l’antiphone mariale de ce temps pascal, Regina Coeli, a été chantée:
«Regína caeli laetáre, allelúia.
Quia quem merúisti portáre, allelúia.
Resurréxit, sicut dixit, allelúia.
Ora pro nobis Deum, allelúia».
https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2020-04/pape-francois-messe-sainte-marthe-vendredi-17-avril-2020.html
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Message par Isabelle-Marie le Sam 18 Avr 2020 - 23:39

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Les laïcs et l’eucharistie au temps de la pandémie du coronavirus

Un « miracle eucharistique »

Le 27 mars dernier, notre Pape François avait fait ce geste extraordinaire de bénir avec le Saint-Sacrement de l’Eucharistie la Ville et le Monde (Urbi et Orbi), devant la Place Saint-Pierre vide et sous la pluie. C’était un jour très triste pour l’Italie, avec le plus grand nombre de victimes du virus (plus de 1 000 morts). Le même jour, j’avais publié dans Zenit (italien et français) un texte intitulé: Vivre l’eucharistie au temps du coronavirus, qui était un témoignage et une réflexion.

Je voudrais la prolonger aujourd’hui, en l’octave de Pâques, dans la joyeuse Lumière de la Résurrection de Jésus qui vient éclairer l’immense souffrance de la famille humaine dans le monde entier, à partir d’un très bel événement de ce Dimanche de Pâques, à Prato en  Toscane, un événement qui a retenu l’attention des journaux, non seulement du quotidien catholique Avvenire, mais aussi du très laïc Corriere della Sera (15 avril).

Il s’agit de l’initiative d’un groupe de médecins catholiques du secteur Covid 19 de l’hôpital de Prato, qui, spontanément, ont eu ensemble l’inspiration de donner la sainte Communion à leurs malades le jour de Pâques. Ils ont obtenu l’accord et la bénédiction de l’évêque qui les a immédiatement institués « ministres extraordinaires de l’Eucharistie ». Ils ont également associé l’aumônier de l’hôpital à cette surprenante initiative. Leurs témoignages sont très beaux. Par exemple, le docteur Filippo Risaliti, marié et père de famille, raconte:

    L’Évêque Mgr Nerbini nous a formellement mandatés; il a fait un petit discours en expliquant que dans ces temps difficiles nous médecins nous sommes appelés à cela aussi. Et je suis d’accord. Actuellement notre effort est trop concentré sur le soin du mal physique, mais je me rends compte que la réalité spirituelle de l’homme ne peut pas être séparée de son corps. Elle aussi a besoin de soins très importants.

Cet événement est exemplaire, comme un miracle de Pâques qui est un miracle eucharistique, pour introduire et éclairer la « phase 2 » en Italie, c’est-à-dire de la reprise prudente et progressive des activités: dans la société, sous la direction du Gouvernement, et dans l’Église sous la direction du Pape et des évêques.

Mais nous devons souligner que cette initiative eucharistique est venue spontanément des laïcs, et de laïcs engagés en première ligne: des médecins qui luttent héroïquement contre la maladie (avec les infirmières et tout le personnel hospitalier) en risquant leur vie. Plus de 100 médecins sont déjà morts en Italie. Cet événement est également exemplaire du point de vue de la communion ecclésiale entre ces laïcs, l’évêque et l’aumônier.

Souvent, dans l’Histoire de l’Église, ce sont des laïcs et des femmes (laïques ou religieuses) qui ont précédé et entraîné les Pasteurs de l’Eglise (papes, évêques et prêtres) pour de nouveaux développements de la spiritualité eucharistique. C’est le cas de sainte Julienne de Cornillon pour l’institution de la fête du Saint-Sacrement, de sainte Catherine de Sienne et de sainte Thérèse de Lisieux pour la communion quotidienne.  Et nous-mêmes, comme prêtres, nous sommes souvent guidés par l’exemple des laïcs qui nous aident à grandir dans l’amour de Jésus Eucharistie!

En Italie, dans la première phase de la lutte contre le virus, à partir du moment où les évêques ont suspendu la célébration des Messes avec le Peuple, ce sont les laïcs qui ont le plus souffert, totalement privés de la sainte Communion. Les prêtres ont justement continué à célébrer la Messe quotidienne (même seuls), en portant toute l’humanité souffrante dans le Sacrifice du Christ, suivant en cela l’exemple de notre Pape François, en s’efforçant eux aussi d’offrir aux laïcs un minimum de participation « virtuelle » à travers les médias. Mais la communion spirituelle, proposée chaque jour de Pape François, n’a pas pour but de remplacer la communion sacramentelle au Vrai Corps de Christ réellement présent dans l’hostie consacrée, mais bien plutôt de la faire désirer plus ardemment en expérimentant la souffrance de sa privation.

Notre Pape François a demandé aux prêtres d’être très proches des laïcs. Il leur a demandé de porter la communion aux malades et de laisser ouvertes leurs églises pour la prière des fidèles. Ainsi, les laïcs ont encore la possibilité de prier devant le Tabernacle lors de leurs sorties autorisées. Ils peuvent aussi demander aux prêtres de leur donner la communion, ce que beaucoup d’entre eux acceptent en respectant toutes les exigences sanitaires: individuellement (sans groupes), communion dans la main après que le prêtre s’est soigneusement désinfecté les mains.  Il serait souhaitable que les évêques rappellent clairement cette possibilité, car la reprise des Messes avec le Peuple risque d’être très lente et limitée.

Dans ce contexte, l’initiative eucharistique des médecins de Prato a un caractère vraiment prophétique pour toute l’Église,  en mettant dans une nouvelle lumière le rôle essentiel des laïcs comme ministres extraordinaires de l’Eucharistie en cette période de la pandémie, un rôle pas moins important que celui des prêtres et des diacres, qui sont les ministres ordinaires de l’eucharistie, mais parfaitement complémentaire.

L’institution des ministres extraordinaires de l’Eucharistie a été une des grandes initiatives de saint Paul VI. Il faudrait relire son encyclique Mysterium Fidei sur l’Eucharistie dans la pleine lumière du Concile Vatican II. On pourrait dire que Paul VI a vraiment mis Jésus Eucharistie dans les mains des laïcs, hommes et femmes, afin de le donner plus fréquemment et plus abondamment aux nombreux frères souffrants. En permettant la communion dans la main, il donnait aux fidèles de pouvoir toucher avec foi et amour le Corps de Jésus, ce qui auparavant était réservé aux seuls prêtres. De façon exceptionnelle toutefois, dans les périodes de persécution, les prêtres avaient confié à des laïcs la garde de l’Eucharistie. Ainsi, au moment de la Révolution Française, de nombreuses femmes courageuses, laïques et religieuses, gardaient et portaient l’Eucharistie en risquant leur vie.

Plus récemment, dans la période la plus dure du communisme au Vietnam, les évêques avaient donné à des laïcs la même permission de garder l’Eucharistie pour porter la communion dans les zones où les prêtres ne pouvaient pas pénétrer. Dans mon texte précédent, j’avais rappelé l’exemple lumineux du Vénérable Cardinal François-Xavier Nguyen Van Thuan, qui, dans cette même période, avait vécu toutes les dimensions du Mystère Eucharistique, et cela dans des conditions extrêmes de souffrance durant ses 13 années de captivité. Il réussissait à célébrer la Messe seul, chaque jour, avec trois gouttes de vin dans la paume d’une main et une petite hostie dans l’autre, en portant toujours une hostie consacrée dans la poche de sa chemise, pour vivre continuellement  l’adoration eucharistique et trouver dans ce contact avec Jésus la force d’aimer ses ennemis, de pardonner et d’évangéliser. Quand c’était possible il donnait aux prisonniers catholiques une réserve d’hosties consacrée dans des paquets de cigarettes pour qu’ils pussent continuer à vivre l’adoration et la communion. Affirmant: « Ma seule force est l’eucharistie », il cherchait toutes les manières possibles pour que les fidèles souffrants ne soient pas privés de cette force (cf. mon article dans Zenit français, le 29 mars).

A travers ces témoignages des saints, on voit que le développement de la spiritualité eucharistique de l’Eglise est guidé par une dynamique de proximité, de confiance et d’amour, jusqu’à cette vraie « familiarité avec Jésus », simple, aimante et adorante, dont nous a si bien parlé notre Pape François dans l’homélie de ce jour 17 avril, vendredi dans l’octave de Pâques.

En cette période très difficile pour l’Église et le Monde, il est urgent de dépasser toute forme de cléricalisme, pour accorder aux laïcs la plus grande confiance et leur laisser une grande liberté d’initiative et d’innovation dans ce domaine de la pastorale eucharistique, toujours vécue en communion avec les Pasteurs. Les médecins de Prato nous en ont donné une merveilleuse démonstration!

Enfin, il conviendrait de réfléchir sur la possibilité de confier plus habituellement la Présence Eucharistique aux ministres extraordinaires, aux familles chrétiennes et aux personnes consacrées, avec prudence et discernement, pour que les laïcs ne restent pas privés du contact avec le Vrai Corps de Jésus dans la communion et l’adoration, en étant limités au seul contact « virtuel » à travers les médias (comme cela a été le cas dans cette première période). Deux théologiens se sont exprimés récemment dans ce sens: le dominicain Jean-Ariel Bauza-Salinas (cf. son interview en Zenit français du 10 avril) et le laïc Gregory Solari (cf. son article publié dans La Croix le 6 avril).  Une telle possibilité avait déjà exprimée et proposée à Paul VI en 1968, l’année de la grande crise, par une humble laïque consacrée, coopératrice salésienne, Vera Grita, dont la Cause de béatification vient d’être ouverte (cf. mon article dans Zenit français pour le Jeudi Saint 9 avril).

Plus que jamais, le Peuple de Dieu si éprouvé a besoin d’une telle proximité avec le Vrai Corps de Jésus, né de la Vierge Marie, Crucifié et Ressuscité pour le Salut de tous les hommes.

Rome, Vendredi de Pâques, le 17 avril 2020

P. François-Marie Léthel, ocd
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Message par Isabelle-Marie le Lun 20 Avr 2020 - 1:29

Dimanche de la Miséricorde : après la crise, ne pas « oublier celui qui est resté en arrière »

Messe à Santo Spirito in Sassia (Homélie complète)

Le pape François a mis en garde contre « un virus pire encore » que le Covid-19, « celui de l’égoïsme indifférent », en célébrant la messe du Dimanche de la miséricorde, ce 19 avril 2020, dans l’église Santo Spirito in Sassia de Rome – dédiée à la Miséricorde divine. Il s’agit, après la crise pandémique, de ne pas « oublier celui qui est resté en arrière ».

« Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux, a-t-il insisté dans son homélie. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement : c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière !… ne pensons pas uniquement à nos intérêts, aux intérêts partisans. »

Durant sa méditation retransmise en direct streaming, le pape a souligné que « la main qui nous relève est toujours la miséricorde : Dieu sait que sans miséricorde, nous restons à terre, que pour marcher, nous avons besoin d’être remis debout. Et tu peux objecter : ‘‘Mais je ne cesse jamais de tomber !’’. Le Seigneur le sait et il est toujours prêt à te relever. Il ne veut pas que nous repensions sans arrêt à nos chutes, mais que nous le regardions lui qui, dans les chutes, voit des enfants à relever, dans les misères voit des enfants à aimer avec miséricorde ».

Il a aussi invité à se demander : « ‘‘Ai-je donné ma misère au Seigneur ? Lui ai-je montré mes chutes afin qu’il me relève ? Ou alors il y a quelque chose que je garde encore pour moi ? Un péché, un remords concernant le passé, une blessure que j’ai en moi, une rancœur envers quelqu’un, une idée sur une certaine personne’’… Le Seigneur attend que nous lui apportions nos misères, pour nous faire découvrir sa miséricorde. »

Homélie du pape François

Dimanche dernier, nous avons célébré la résurrection du Maître. Aujourd’hui, nous assistons à la résurrection du disciple. Une semaine s’est écoulée, une semaine que les disciples, bien qu’ayant vu le Ressuscité, ont passée dans la peur, « les portes verrouillées » (Jn 20, 26), sans même réussir à convaincre de la résurrection l’unique absent, Thomas. Que fait Jésus face à cette incrédulité craintive ? Il revient, il se met dans la même position, « au milieu » des disciples et répète la même salutation : « La paix soit avec vous !» (Jn 20, 19.26). Il recommence tout depuis le début.

La résurrection du disciple commence ici, à partir de cette miséricorde fidèle et patiente, à partir de la découverte que Dieu ne se lasse pas de nous tendre la main pour nous relever de nos chutes. Il veut que nous le voyions ainsi : non pas comme un patron à qui nous devons rendre des comptes, mais comme notre Papa qui nous relève toujours. Dans la vie, nous avançons à tâtons, comme un enfant qui commence à marcher mais qui tombe. Quelques pas et il tombe encore ; il tombe et retombe, et chaque fois le papa le relève. La main qui nous relève est toujours la miséricorde : Dieu sait que sans miséricorde, nous restons à terre, que pour marcher, nous avons besoin d’être remis debout. Et tu peux objecter : ‘‘Mais je ne cesse jamais de tomber !’’. Le Seigneur le sait et il est toujours prêt à te relever. Il ne veut pas que nous repensions sans arrêt à nos chutes, mais que nous le regardions lui qui, dans les chutes, voit des enfants à relever, dans les misères voit des enfants à aimer avec miséricorde.

Aujourd’hui, dans cette église devenue sanctuaire de la miséricorde à Rome, en ce dimanche que saint Jean-Paul II a consacré à la Miséricorde Divine il y a vingt ans, accueillons avec confiance ce message. Jésus a dit à sainte Faustine : « Je suis l’amour et la miséricorde même ; il n’est pas de misère qui puisse se mesurer avec ma miséricorde » (Journal, 14 septembre 1937). Une fois, la Sainte a dit à Jésus, avec satisfaction, d’avoir offert toute sa vie, tout ce qu’elle possédait. Mais la réponse de Jésus l’a bouleversée : « Tu ne m’as pas offert ce qui t’appartient vraiment ». Qu’est-ce que cette sainte religieuse avait gardé pour elle ? Jésus « lui dit avec douceur » : ‘‘Ma fille, donne-moi ta misère’’ » (10 octobre 1937). Nous aussi, nous pouvons nous demander : ‘‘Ai-je donné ma misère au Seigneur ? Lui ai-je montré mes chutes afin qu’il me relève ?’’ Ou alors il y a quelque chose que je garde encore pour moi ? Un péché, un remords concernant le passé, une blessure que j’ai en moi, une rancœur envers quelqu’un, une idée sur une certaine personne… Le Seigneur attend que nous lui apportions nos misères, pour nous faire découvrir sa miséricorde.

Revenons aux disciples ! Ils avaient abandonné le Seigneur durant la passion et ils se sentaient coupables. Mais Jésus, en les rencontrant, ne fait pas de longues prédications. À eux qui étaient blessés intérieurement, il montre ses plaies. Thomas peut les toucher et il découvre l’amour ; il découvre combien Jésus avait souffert pour lui qui l’avait abandonné. Dans ces blessures, il touche du doigt la proximité amoureuse de Dieu. Thomas, qui était arrivé en retard, quand il embrasse la miséricorde, dépasse les autres disciples : il ne croit pas seulement à la résurrection, mais à l’amour sans limites de Dieu. Et il se livre à la confession de foi la plus simple et la plus belle : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (v. 28). Voilà la résurrection du disciple : elle s’accomplit quand son humanité fragile et blessée entre dans celle de Jésus. Là, les doutes se dissipent, là Dieu devient mon Dieu, là on recommence à s’accepter soi-même et à aimer sa propre vie.

Chers frères et sœurs, dans l’épreuve que nous sommes en train de traverser, nous aussi, comme Thomas, avec nos craintes et nos doutes, nous nous sommes retrouvés fragiles. Nous avons besoin du Seigneur, qui voit en nous, au-delà de nos fragilités, une beauté indélébile. Avec lui, nous nous redécouvrons précieux dans nos fragilités. Nous découvrons que nous sommes comme de très beaux cristaux, fragiles et en même temps précieux. Et si, comme le cristal, nous sommes transparents devant lui, sa lumière, la lumière de la miséricorde, brille en nous, et à travers nous, dans le monde. Voilà pourquoi il nous faut, comme nous l’a dit la Lettre de Pierre, exulter de joie, même si nous devons être affligés, pour un peu de temps encore, par toutes sortes d’épreuves (cf. 1P 1, 6).

En cette fête de la Miséricorde Divine, la plus belle annonce se réalise par l’intermédiaire du disciple arrivé en retard. Manquait seul lui, Thomas. Mais le Seigneur l’a attendu. Sa miséricorde n’abandonne pas celui qui reste en arrière. Maintenant, alors que nous pensons à une lente et pénible récupération suite à la pandémie, menace précisément ce danger : oublier celui qui est resté en arrière.

Le risque, c’est que nous infecte un virus pire encore, celui de l’égoïsme indifférent. Il se transmet à partir de l’idée que la vie s’améliore si cela va mieux pour moi, que tout ira bien si tout ira bien pour moi. On part de là et on en arrive à sélectionner les personnes, à écarter les pauvres, à immoler sur l’autel du progrès celui qui est en arrière. Cette pandémie nous rappelle cependant qu’il n’y a ni différences ni frontières entre ceux qui souffrent. Nous sommes tous fragiles, tous égaux, tous précieux. Ce qui est en train de se passer nous secoue intérieurement : c’est le temps de supprimer les inégalités, de remédier à l’injustice qui mine à la racine la santé de l’humanité tout entière !

Mettons-nous à l’école de la communauté chrétienne des origines, décrite dans le livre des Actes des Apôtres ! Elle avait reçu miséricorde et vivait la miséricorde : « Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun » (Ac 2, 44-45). Ce n’est pas une idéologie, c’est le christianisme.

Dans cette communauté, après la résurrection de Jésus, un seul était resté en arrière et les autres l’ont attendu. Aujourd’hui, c’est le contraire qui semble se passer : une petite partie de l’humanité est allée de l’avant, tandis que la majorité est restée en arrière. Et chacun pourrait dire : « Ce sont des problèmes complexes, il ne me revient pas de prendre soin des personnes dans le besoin, d’autres doivent y penser !’’. Sainte Faustine, après avoir rencontré Jésus, a écrit : « Dans une âme souffrante, nous devons voir Jésus crucifié et non un parasite et un poids… [Seigneur], tu nous donnes la possibilité de pratiquer les œuvres de miséricorde et nous nous livrons à des jugements » (Journal, 6 septembre 1937). Cependant, elle-même s’est plainte un jour à Jésus qu’en étant miséricordieux on passe pour un naïf. Elle a dit : « Seigneur, on abuse souvent de ma bonté ». Et Jésus a répondu : « Peu importe, ma fille, ne t’en soucie pas, toi, sois toujours miséricordieuse envers tout le monde » (24 décembre 1937). Envers tous : ne pensons pas uniquement à nos intérêts, aux intérêts partisans.

Saisissons cette épreuve comme une occasion pour préparer l’avenir de tous. En effet, sans une vision d’ensemble, il n’y aura d’avenir pour personne. Aujourd’hui, l’amour désarmé et désarmant de Jésus ressuscite le cœur du disciple. Nous aussi, comme l’apôtre Thomas, accueillons la miséricorde, salut du monde. Et soyons miséricordieux envers celui qui est plus faible : ce n’est qu’ainsi que nous construirons un monde nouveau.

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Message par Isabelle-Marie le Mer 22 Avr 2020 - 22:44

Catéchèse : vaincre les défis mondiaux ensemble et avec les plus fragiles

Pour la 50ème Journée mondiale de la Terre (Traduction intégrale)

La pandémie du coronavirus montre que « c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux », déclare le pape François à l’occasion de la 50ème Journée mondiale de la Terre, ce mercredi 22 avril 2020. Soulignant « cette responsabilité » de vivre « dans la maison commune comme une unique famille humaine », le pape constate que « nous avons échoué à protéger la terre » et « à protéger nos frères ». « Par égoïsme », dit-il, « nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre ».

Dans sa catéchèse hebdomadaire, qui s’est tenue dans la Bibliothèque du Palais apostolique, comme tous les mercredis depuis le début du confinement, le pape a évoqué la Journée mondiale de la Terre à partir du récit biblique de la Création selon lequel « nous sommes faits de matière terrestre » mais « nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu ». Il a invité à « regarder notre maison commune d’une façon nouvelle » en retrouvant « le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu ».

Comment alors « retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité » ? « Réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous », répond le pape, cette contemplation « que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas ». Le pape souhaite une « conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes », en un « projet commun » à toute la famille humaine et en « interventions concertées notamment au niveau national et local ».
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Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, nous célébrons la 50ème Journée mondiale de la Terre. C’est une occasion pour renouveler notre engagement à aimer notre maison commune et à en prendre soin, ainsi que des membres plus faibles de notre famille. Comme nous le démontre la tragique pandémie du coronavirus, c’est seulement ensemble et en prenant en charge les plus fragiles que nous pouvons vaincre les défis mondiaux. La Lettre encyclique Laudato si’ a précisément ce sous-titre : « sur la sauvegarde de la maison commune ». Aujourd’hui, nous allons réfléchir un peu ensemble sur cette responsabilité qui caractérise « notre passage sur cette terre » (LS, 160). Nous devons grandir dans la conscience de la sauvegarde de notre maison commune.

Nous sommes faits de matière terrestre et les fruits de la terre soutiennent notre vie. Mais, comme nous le rappelle le livre de la Genèse, nous ne sommes pas simplement « terrestres » : nous portons aussi en nous le souffle vital qui vient de Dieu (cf. Gn 2,4-7). Nous vivons par conséquent dans la maison commune comme une unique famille humaine et dans la biodiversité avec les autres créatures de Dieu. Comme imago Dei, image de Dieu, nous sommes appelés à prendre soin de toutes les créatures et à les respecter, et à nourrir amour et compassion envers nos frères et soeurs, spécialement les plus faibles, en imitant l’amour de Dieu pour nous, manifesté dans son Fils Jésus, qui s’est fait homme pour partager avec nous cette situation et nous sauver.

Par égoïsme, nous avons manqué à notre responsabilité de gardiens et d’administrateurs de la terre. « Il suffit de regarder la réalité avec sincérité pour voir qu’il y a une grande détérioration de notre maison commune » (ibid., 61). Nous l’avons polluée, nous l’avons pillée, mettant en danger notre propre vie. Pour cette raison, divers mouvements internationaux et locaux se sont formés afin de réveiller les consciences. J’apprécie sincèrement ces initiatives et il sera encore nécessaire que nos enfants descendent dans la rue pour nous enseigner ce qui est évident, c’est-à-dire qu’il n’y a pas d’avenir pour nous si nous détruisons l’environnement qui nous soutient.

Nous avons échoué à protéger la terre, notre maison-jardin, et à protéger nos frères. Nous avons péché contre la terre, contre notre prochain et, en définitive, contre le Créateur, le Père bon qui pourvoit pour chacun et veut que nous vivions ensemble en communion et dans la prospérité. Et comment la terre  réagit-elle ? Il y a un dicton espagnol qui est très clair sur ce point et qui dit ceci : « Dieu pardonne toujours ; nous, les hommes, nous pardonnons, parfois oui, parfois non ; la terre ne pardonne jamais ». La terre ne pardonne pas : si nous avons détérioré la terre, la réponse sera terrible.

Comment pouvons-nous retrouver un rapport harmonieux avec la terre et avec le reste de l’humanité ? Un rapport harmonieux… Bien souvent nous perdons la vision de l’harmonie : l’harmonie est l’oeuvre de l’Esprit Saint. Avec notre maison commune aussi, avec la terre, et dans notre rapport avec les gens, avec notre prochain, avec les plus pauvres, comment pouvons-nous retrouver cette harmonie ? Nous avons besoin de regarder notre maison commune d’une façon nouvelle. Comprenons-nous : ce n’est pas un dépôt de ressources à exploiter. Pour nous, croyants, le monde naturel est l’ « Évangile de la Création », qui exprime la puissance créatrice de Dieu qui façonne la vie humaine et fait exister le monde avec ce qu’il contient pour soutenir l’humanité. Le récit biblique de la création se conclut ainsi : « Dieu vit ce qu’il avait fait, et c’était très bon » (Gn 1,31). Quand nous voyons ces tragédies naturelles qui sont la réponse de la terre à nos mauvais traitements, je me dis : « Si je demande maintenant au Seigneur ce qu’il en pense, je ne crois pas qu’il me dira que c’est une très bonne chose ». C’est nous qui avons ruiné l’oeuvre du Seigneur !

En célébrant aujourd’hui la Journée mondiale de la Terre, nous sommes appelés à retrouver le sens du respect sacré pour la terre, parce que ce n’est pas seulement notre maison, mais aussi la maison de Dieu. C’est de cela que grandit en nous la conscience que nous sommes sur une terre sacrée !

Chers frères et soeurs, « réveillons le sens esthétique et contemplatif que Dieu a mis en nous » (Exh. ap. postsyn. Querida Amazonia, 56). La prophétie de la contemplation est quelque chose que nous apprenons surtout des peuples autochtones, qui nous enseignent que nous ne pouvons pas prendre soin de la terre si nous ne l’aimons pas et ne la respectons pas. Ils ont, eux, cette sagesse du « bien vivre », non pas dans le sens d’avoir une vie facile, non : mais de vivre en harmonie avec la terre. Ils appellent cette harmonie « le bien vivre ».

En même temps, nous avons besoin d’une conversion écologique qui s’exprime en actions concrètes. En tant que famille unique et interdépendante, nous avons besoin d’un plan commun pour conjurer les menaces contre notre maison commune. « L’interdépendance nous oblige à penser à un seul monde, à un projet commun » (LS, 164). Nous sommes conscients de l’importance de collaborer en tant que communauté internationale pour la protection de notre maison commune. J’exhorte ceux qui ont l’autorité à guider le processus qui conduira à deux Conférences internationales importantes : la COP 15 sur la Biodiversité à Kunming (Chine) et la COP 26 sur les Changements climatiques à Glasgow (Royaume Uni). Ces deux rencontres sont extrêmement importantes.

Je voudrais encourager à organiser des interventions concertées notamment au niveau national et local. Il est bon de se rassembler, toutes conditions sociales confondues, et de donner vie à un mouvement populaire « à partir d’en bas ». La Journée mondiale de la Terre, que nous célébrons aujourd’hui, est née précisément comme cela. Chacun de nous peut apporter sa petite contribution : « Il ne faut pas penser que ces efforts ne changeront pas le monde. Ces actions diffusent un bien dans la société, qui produit toujours du fruit au-delà de ce que l’on peut constater, parce qu’elles provoquent, au sein de cette terre, un bien qui tend toujours à se diffuser, parfois de manière invisible » (LS, 212).

En ce temps pascal de renouveau, engageons-nous à aimer et à apprécier le magnifique don de la terre, notre maison commune, et à prendre soin de tous les membres de la famille humaine. Comme frères et soeurs, supplions ensemble notre Père des cieux : « Envoie ton Esprit et renouvelle la face de la terre » (cf. Ps 104,30).

© Traduction de Zenit, Hélène Ginabat
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Message par Isabelle-Marie le Lun 27 Avr 2020 - 9:13

Mois de mai : le pape invite à prier le rosaire, en donnant son « secret »

Une lettre et deux prières pour les fidèles du monde entier

Le pape François invite les fidèles du monde entier à prier le rosaire durant le mois de mai : il donne son « secret » dans une lettre et dans deux prières, publiées en huit langues ce 25 avril 2020. Une façon aussi de valoriser la prière en famille, en temps de pandémie et de confinement.

Le secret pour prier le rosaire ? « La simplicité », répond-il. « Contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve », affirme-t-il aussi.

LETTRE DU PAPE FRANÇOIS
à tous les fidèles pour le mois de Mai 2020

Chers frères et sœurs,

Le mois de mai est désormais tout proche, mois où le peuple de Dieu exprime avec une particulière intensité son amour et sa dévotion pour la Vierge Marie. Il est de tradition, en ce mois, de prier le Rosaire à la maison, en famille. Une dimension, la dimension domestique, que les restrictions de la pandémie nous ont “contraints” à valoriser, également du point de vue spirituel.

J’ai donc pensé proposer à tous de redécouvrir la beauté de prier le Rosaire à la maison pendant le mois de mai. On peut le faire ensemble ou personnellement; c’est à vous de choisir selon les situations, en évaluant les deux possibilités. Mais, de toute manière, il y a un secret pour le faire: la simplicité; et il est facile de trouver, aussi sur internet, de bons modèles de prières à suivre.

De plus, je vous offre les textes de deux prières à la Vierge que vous pourrez réciter à la fin du Rosaire, et que je réciterai moi-même pendant le mois de mai, uni à vous spirituellement. Je les joins à cette lettre de sorte qu’elles soient mises à la disposition de tous.

Chers frères et sœurs, contempler ensemble le visage du Christ avec le cœur de Marie, notre Mère, nous rendra encore plus unis comme famille spirituelle et nous aidera à surmonter cette épreuve. Je prierai pour vous, spécialement pour ceux qui souffrent le plus, et vous, s’il vous plait, priez pour moi. Je vous remercie et vous bénis de tout cœur.

Rome, Saint Jean de Latran, 25 avril 2020
Fête de Saint Marc Évangéliste

FRANÇOIS

Première prière

O Marie,
tu resplendis toujours sur notre chemin
comme signe de salut et d’espérance.
Nous nous confions à toi, Santé des malades,
qui, auprès de la croix, as été associée à la douleur de Jésus,
en maintenant ta foi ferme.

Toi, Salut du peuple romain,
tu sais de quoi nous avons besoin
et nous sommes certains que tu veilleras
afin que, comme à Cana de Galilée,
puissent revenir la joie et la fête
après ce moment d’épreuve.

Aide-nous, Mère du Divin Amour,
à nous conformer à la volonté du Père
et à faire ce que nous dira Jésus,
qui a pris sur lui nos souffrances
et s’est chargé de nos douleurs
pour nous conduire, à travers la croix,
à la joie de la résurrection. Amen.

Sous Ta protection nous cherchons refuge, Sainte Mère de Dieu.
N’ignore pas nos supplications, nous qui sommes dans l’épreuve,
et libère-nous de tout danger, O Vierge glorieuse et bénie.

 

Seconde prière

«Sous ta protection nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu».

Dans la présente situation dramatique, chargée de souffrances et d’angoisses qui frappent le monde entier, nous recourons à Toi, Mère de Dieu et notre Mère, et nous cherchons refuge sous ta protection.

O Vierge Marie, tourne vers nous tes yeux miséricordieux dans cette pandémie du coronavirus, et réconforte ceux qui sont perdus et qui pleurent leurs proches qui sont morts, enterrés parfois d’une manière qui blesse l’âme. Soutiens ceux qui sont angoissés pour les personnes malades auprès desquelles, pour empêcher la contagion, ils ne peuvent être proches. Suscite la confiance en celui qui est inquiet pour l’avenir incertain et pour les conséquences sur l’économie et sur le travail.

Mère de Dieu et notre Mère, implore pour nous de Dieu, Père de miséricorde, que cette dure épreuve finisse et que revienne un horizon d’espérance et de paix. Comme à Cana, interviens auprès de ton Divin Fils, en lui demandant de réconforter les familles des malades et des victimes, et d’ouvrir leur cœur à la confiance.

Protège les médecins, les infirmiers et les infirmières, le personnel sanitaire, les volontaires qui, en cette période d’urgence, sont en première ligne et risquent leur vie pour sauver d’autres vies. Accompagne leur fatigue héroïque et donne-leur force, bonté et santé.

Sois aux côtés de ceux qui, nuit et jour, assistent les malades ainsi que des prêtres qui, avec sollicitude pastorale et engagement évangélique, cherchent à aider et à soutenir chacun.

Vierge Sainte, éclaire l’esprit des hommes et des femmes de science, pour qu’ils trouvent de justes solutions pour vaincre ce virus.

Assiste les Responsables des Nations, pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité, en secourant ceux qui manquent du nécessaire pour vivre, en programmant des solutions sociales et économiques avec clairvoyance et avec esprit de solidarité.

Marie très Sainte, touche les consciences pour que les sommes considérables utilisées pour accroître et perfectionner les armements soient au contraire destinées à promouvoir des études adéquates pour prévenir de semblables catastrophes dans l’avenir.

Mère très aimée, fais grandir dans le monde le sens d’appartenance à une seule grande famille, dans la conscience du lien qui nous unit tous, pour que nous venions en aide aux nombreuses pauvretés et situations de misère avec un esprit fraternel et solidaire. Encourage la fermeté dans la foi, la persévérance dans le service, la constance dans la prière.

O Marie, Consolatrice des affligés, embrasse tous tes enfants dans la tribulation et obtiens que Dieu intervienne de sa main toute puissante pour nous libérer de cette terrible épidémie, afin que la vie puisse reprendre dans la sérénité son cours normal.

Nous nous confions à Toi, toi qui resplendis sur notre chemin comme signe de salut et d’espérance, o clémente, o miséricordieuse, o douce Vierge Marie. Amen.

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