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✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Mar 25 Sep 2018 - 0:39

Lettonie : la communauté luthérienne est la plus importante dans ce pays.

 Prière oeucuménique du Pape :

 « L’unité à laquelle le Seigneur nous appelle est toujours missionnaire » (texte complet)

Allocution du pape François

Je suis heureux de pouvoir vous rencontrer sur cette terre qui se distingue par son parcours de respect, de collaboration et d’amitié entre les diverses Eglises chrétiennes, qui ont réussi à créer de l’unité en gardant la richesse et la singularité propres à chacune. J’oserai dire qu’il s’agit d’un “œcuménisme vivant” qui est une des caractéristiques particulières de la Lettonie. Sans aucun doute, un motif d’espérance et d’action de grâce.

Merci à l’Archevêque Jānis Vanags pour nous avoir ouvert la porte de cette maison afin de réaliser notre rencontre de prière. Maison Cathédrale qui accueille depuis plus de 800 ans la vie chrétienne de cette ville; témoin fidèle de nombreux de nos frères qui y sont venus pour adorer, prier, soutenir leur espérance en des temps de souffrance, et trouver du courage pour affronter des époques marquées par l’injustice et la douleur. Elle nous accueille aujourd’hui pour que l’Esprit Saint continue de tisser, de manière artisanale, des liens de communion entre nous et ainsi nous rende aussi artisans d’unité parmi nos gens, de sorte que nos différences ne deviennent pas des divisions. Laissons le Saint-Esprit nous revêtir des armes du dialogue, de la compréhension, de la recherche du respect réciproque et de la fraternité (cf. Ep 6, 13-18).

Dans cette cathédrale se trouve l’un des orgues les plus anciens d’Europe, et qui a été le plus grand du monde au moment de son inauguration. Nous pouvons imaginer comment il a accompagné la vie, la créativité, l’imagination et la piété de tous ceux qui se sont laissés envelopper par sa mélodie. Il a été un instrument de Dieu et des hommes pour élever le regard et le cœur. Il est aujourd’hui un emblème de cette ville et de cette cathédrale. Pour le «résident» de ce lieu, il est plus qu’un orgue monumental, il fait partie de sa vie, de sa tradition, de son identité. En revanche, pour le touriste, il est naturellement un objet artistique qu’il faut connaître et photographier. Et c’est un danger qu’on court toujours: de résidents, devenir touristes. Faire de ce qui nous identifie un objet du passé, une attraction touristique et de musée qui rappelle les faits d’une époque, d’une haute valeur historique, mais qui a cessé de faire vibrer le cœur de ceux qui l’écoutent.


Il peut nous arriver exactement la même chose s’agissant de la foi. Nous pouvons cesser de nous sentir chrétiens résidents pour devenir des touristes. De plus, nous pouvons affirmer que toute notre tradition chrétienne risque de subir le même sort: finir par être réduite à un objet du passé qui, enfermé dans les murs de nos églises, cesserait d’entonner une mélodie capable de remuer et d’inspirer la vie et le cœur de ceux qui l’écoutent. Cependant, comme l’affirme l’Evangile que nous avons entendu, notre foi n’est pas faite pour être cachée mais pour être connue, pour qu’elle résonne dans les différents secteurs de la société, pour que tous puissent contempler sa beauté et être éclairés par sa lumière (cf. Lc 11, 33).

Si la musique de l’Evangile cesse d’être jouée dans notre vie et se transforme en une belle partition du passé, elle ne saura plus rompre les monotonies asphyxiantes qui empêchent de susciter l’espérance, rendant ainsi stériles tous nos efforts.

Si la musique de l’Evangile cesse de vibrer dans nos entrailles, nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion, la tendresse qui naît de la confiance, la capacité de la réconciliation qui trouve sa source dans le fait de se savoir toujours pardonnés et envoyés.

Si la musique de l’Evangile cesse de retentir dans nos maisons, sur nos places, sur nos lieux de travail, dans la politique et dans l’économie, nous aurons éteint la mélodie qui nous pousse à lutter pour la dignité de tout homme et de toute femme de toute provenance, nous renfermant dans notre «à moi», oubliant le «à nous»: la maison commune qui nous concerne tous

Si la musique de l’Evangile cesse de retentir, nous aurons perdu les sonorités qui conduisent notre vie au ciel, nous retranchant dans l’un des pires maux de notre temps: la solitude et l’isolement; la maladie qui naît chez celui qui n’a aucun lien, et que l’on peut rencontrer aussi chez les personnes âgées abandonnées à leur destin, comme aussi chez les jeunes sans points de référence ni opportunités pour l’avenir (cf. Discours au Parlement européen, 25 novembre 2014).

Père, «que tous soient un […] pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Ces paroles continuent à résonner avec force au milieu de nous, grâce à Dieu. C’est Jésus qui, avant son sacrifice, prie le Père. C’est Jésus Christ qui, regardant en face sa croix et la croix de tant de nos frères, ne cesse d’implorer le Père. C’est le murmure constant de cette prière qui trace le chemin et nous indique la voie à suivre. Plongés dans sa prière, croyant en lui et en son Eglise, désirant la communion de grâce qui correspond au dessein du Père depuis toute éternité (cf. S. Jean-Paul II, Lett. enc. Ut unum sint, n. 9), nous trouvons l’unique voie possible de tout œcuménisme: dans la croix de la souffrance de beaucoup de jeunes, de personnes âgées et d’enfants souvent exposés à l’exploitation, au non-sens, au manque d’opportunité et à la solitude. Pendant qu’il regarde le Père et nous ses frères, Jésus ne cesse d’implorer: que tous soient un.

La mission aujourd’hui continue à nous demander et à réclamer de nous l’unité; c’est la mission qui exige de nous que nous cessions de regarder les blessures du passé, et toute attitude autoréférentielle, pour nous centrer sur la prière du Maître. C’est la mission qui demande que la musique de l’Evangile ne cesse de retentir sur nos places.

Certains peuvent en arriver à dire: ce sont des temps difficiles et compliqués que nous avons à vivre. D’autres peuvent en arriver à penser que, dans nos sociétés, les chrétiens ont toujours moins de marges de manœuvre et d’influence, à cause d’innombrables facteurs comme, par exemple, le sécularisme ou les logiques individualistes. Cela ne peut pas conduire à une attitude de fermeture, de défense, ni même de résignation. Nous ne pouvons pas ne pas reconnaître que, certainement, ce ne sont pas des temps faciles, spécialement pour beaucoup de nos frères qui vivent aujourd’hui dans leur chair l’exil, et même le martyre à cause de la foi. Mais leur témoignage nous conduit à découvrir que le Seigneur continue à nous appeler et à nous inviter à vivre l’Evangile avec joie, gratitude et radicalité. Si le Christ nous a trouvés dignes de vivre en ces temps, à cette heure – la seule que nous ayons – nous ne pouvons pas nous laisser vaincre par la peur ni la laisser passer sans l’assumer avec la joie de la fidélité. Le Seigneur nous donnera la force de faire de chaque temps, de chaque moment, de toute situation, une chance de communion et de réconciliation avec le Père et avec les frères, spécialement ceux qui sont aujourd’hui considérés comme inférieurs ou objet de rejet. Si le Christ nous a trouvés dignes de faire résonner la mélodie de l’Evangile, cesserons-nous de le faire

L’unité à laquelle le Seigneur nous appelle est toujours une unité de caractère missionnaire, qui nous demande de sortir et de rejoindre le cœur de nos gens et des cultures, de la société postmoderne dans laquelle nous vivons, «là où se forment les nouveaux récits et paradigmes, d’atteindre avec la Parole de Jésus les éléments centraux les plus profonds de l’âme de la ville» (Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 74). Nous parviendrons à réaliser cette mission œcuménique, si nous nous laissons imprégner de l’Esprit du Christ qui est capable de «rompre les schémas ennuyeux dans lesquels nous prétendons l’enfermer, et il nous surprend avec sa constante créativité divine. Chaque fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Evangile, surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression, des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui» (ibid., n. 11)

Chers frères, que continue à résonner la musique de l’Evangile au milieu de nous! Que ne cesse de résonner ce qui permet à notre cœur de continuer à rêver et à rechercher la vie pleine à laquelle le Seigneur nous appelle tous: être ses disciples missionnaires au milieu du monde où il nous est donné de vivre.

https://fr.zenit.org/articles/lettonie-lunite-a-laquelle-le-seigneur-nous-appelle-est-toujours-une-unite-de-caractere-missionnaire-texte-complet/




Messe au Sanctuaire de la Mère de Dieu d'Aglona (Lettonie)



Texte de l'homélie :

https://fr.zenit.org/articles/lettonie-comme-marie-se-compliquer-la-vie-pour-les-autres/
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Mar 25 Sep 2018 - 23:12




Estonie: pour la présidente Kersti Kaljulaid, la liberté religieuse, « pierre angulaire de la démocratie » 

Quand François d’Assise inspire la lutte contre le gaspillage

 25 septembre 2018

Pour la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, la liberté religieuse constitue une « pierre angulaire de la démocratie ».
La présidente a accueilli le pape François à l’aéroport de Tallinn puis au palais présidentiel, et à la rencontre avec les autorités civiles et culturelles du pays, dans le Jardin des Roses, ce mardi 25 septembre 2018.

C’est la dernière étape du voyage apostolique de quatre jours dans les Pays baltes: l’Estonie est le pays balte le plus au Nord, et le moins « croyant ». Mais le plus innovant.

La présidente Kersti Kaljulaid, 49 ans, élue en 2016, a évoqué les 100 ans d’indépendance de l’Estonie – de la Russie tsariste, en 1918 – et elle a affirmé la liberté religieuse comme « pierre angulaire de la démocratie ».

Elle a rappelé le soutien du Saint-Siège à l’indépendance pour le pays ensuite « pris en otage par le communisme ».
Elle a constaté le « succès économique » de la Nation tout en affirmant qu’il doit impliquer de « s’occuper des autres ».

Elle a mentionné aussi le défi du « changement climatique » et du « gaspillage » et comment l’Estonie y répond: l’exemple d’un petit pays peut être « formidable » pour des problèmes mondiaux.

La présidente a cité saint Paul: « Sois vainqueur du mal par le bien » puis un vers d’un poème de Jean-Paul II, venu en Estonie en 1993 – au lendemain de la chute du mur de Berlin et du retour à la liberté – , disant en substance que la liberté doit être « conquise », qu’elle elle vient comme un « cadeau » mais est en même temps le fruit d’une « bataille »

Enfin, la présidente a rappelé qu’un symbole de la lutte contre le gaspillage choisi par le pays est le vêtement de S. François d’Assise.

 Et elle a conclu son allocution avec la prière franciscaine: « Que là où il y a la guerre, je mette la paix ».

https://fr.zenit.org/articles/estonie-pour-la-presidente-kersti-kaljulaid-la-liberte-religieuse-pierre-angulaire-de-la-democratie/



Estonie : l’amour n’est pas mort, lance le pape aux jeunes

Rencontre œcuménique à Tallinn

septembre 25, 2018 13:37

« Jeunes, l’amour n’est pas mort, il nous appelle et nous envoie, il demande seulement que l’on ouvre son cœur », a lancé le pape François aux jeunes d’Estonie, au cours d’une rencontre œcuménique à laquelle il a participé à Tallinn, ce 25 septembre 2018. A quelques jours de l’ouverture du Synode sur les jeunes (3-27 octobre), il a donné le ton de l’événement : que l’Eglise soit accueillante, à l’écoute, attirante, transparente. Il s’agit de renverser les situations qui éloignent les jeunes, de partager leurs larmes et leurs joies, de « se laisser interroger » par eux.

Le pape était en effet dans le pays toute la journée, en conclusion de son voyage de quatre jours dans les Pays baltes qui comprenait aussi la Lituanie et la Lettonie. Après avoir rencontré les autorités estoniennes, il s’est rendu en fin de matinée à l’église luthérienne Kaarli (Saint-Charles) de la capitale, où il a été accueilli par des chants et des applaudissements à tout rompre.

La rencontre s’est ouverte par un salut de l’archevêque luthérien Urmas Viilma, qui a déploré un « analphabétisme religieux » chez les jeunes, quand bien même l’Estonie était-elle un pays pionnier dans l’informatique. L’archevêque a encouragé les jeunes à défendre leur droit de connaître la foi chrétienne « sans déviations et partialités ».

Deux jeunes ont ensuite introduit des chants interprétés par une chorale : « Pour nous, en Estonie, la musique est une façon d’exprimer nos sentiments et de montrer notre affection. Pape François, aujourd’hui nous voulons vous faire le don de notre musique. » A suivi le témoignage de Lisbel, 18 ans, luthérienne, fille d’un père alcoolique violent. C’est la découverte de la foi qui l’a sortie de sa haine : « L’amour de Jésus m’a donné la force de pardonner complètement à mon papa et de me libérer de tous les mauvais souvenirs. »

Puis le témoignage de Tauri, jeune orthodoxe, qui découvrit un lien personnel avec Dieu à l’adolescence, étudia la théologie, devint agnostique, pensant que toute sa foi était une idée qu’il s’était créée lui-même. Mais c’était « un processus de purification », a-t-il affirmé : « Dans ce vide athée, paradoxalement, je trouvai de nouveau Dieu. » Il réalisa qu’il s’était fait une idée de Lui, et que tout s’écroulait s’Il n’y correspondait pas. Aujourd’hui Dieu est pour lui une « évidence », il ne se laisse pas enfermer dans les concepts humains, a-t-il ajouté en substance.

Le jeune Mirko, catholique, a exprimé sa recherche de beauté par le théâtre, et son questionnement : « Comment garder son âme pure, faire les choix justes, sans perdre son âme ? »

Renverser les situations qui éloignent les jeunes

« Beaucoup parmi vous demandent que quelqu’un vous accompagne et vous comprenne sans juger et qu’il sache vous écouter, comme aussi répondre à vos interrogations », a constaté le pape dans son discours, en déplorant : « Si souvent, les communautés chrétiennes s’enferment sans s’en apercevoir et n’écoutent pas vos inquiétudes ». Et de faire observer : « A vous les jeunes, il arrive souvent que les adultes autour de vous ne savent pas ce qu’ils veulent ou attendent de vous; ou parfois, quand ils vous voient très heureux, ils se méfient; et s’ils vous voient inquiets, ils relativisent ce qui vous arrive. »

« Nous avons vraiment besoin de nous convertir, de découvrir que pour être à vos côtés, nous devons renverser tant de situations qui sont, en définitive, celles qui vous éloignent », a martelé le pape, dans son allocution ponctuée de paroles d’abondance de cœur : « C’est laid quand une Eglise, une communauté se comporte de telle façon que les jeunes pensent : “Il ne me diront rien d’utile pour ma vie”… Certains demandent même expressément qu’on les laisse tranquilles, car ils trouvent la présence de l’Eglise pénible voire irritante. Ils sont indignés par les scandales sexuels et économiques, face auxquels ils ne voient pas une nette condamnation. »

A la veille du Synode des évêques, il a tracé la conduite de l’Eglise : « Nous voulons pleurer avec vous si vous pleurez, accompagner vos joies de nos applaudissements et de nos éclats de rire, vous aider à vivre à la suite du Seigneur. » Non aux « attitudes dans lesquelles il a été plus facile pour nous de parler, de conseiller, de proposer à partir de notre expérience, plutôt que d’écouter, de se laisser interroger et éclairer par ce que vous, vous vivez », a insisté le pape : « Nous voulons (…) être une communauté transparente, accueillante, honnête, attirante, accessible, joyeuse, une communauté qui communique et où chacun peut participer, c’est-à-dire une communauté sans peur. »

Faisons que l’amour soit vivant

Le pape a cité la chanteuse Kerli Koiv dans son single « Love is dead » : « L’amour est mort, l’amour s’en est allé, l’amour ne vit plus ici ». « Et ils sont nombreux ceux qui font cette expérience: ils voient que l’amour de leurs parents s’est épuisé, que l’amour des couples à peine mariés se dissout », a-t-il regretté.

« Jeunes, a interpellé le pape, l’amour n’est pas mort, il nous appelle et nous envoie, il demande seulement que l’on ouvre son cœur… Il semblerait que l’amour soit mort, mais nous savons qu’il n’en est pas ainsi, et nous avons une parole à dire, quelque chose à annoncer, avec peu de discours et beaucoup de gestes. Parce que vous êtes la génération de l’image et de l’action plus que de la spéculation, de la théorie. » « Non, s’il vous plaît ! Faisons que l’amour soit vivant, et nous devons tous faire cela ! »
Le pape a aussi encouragé à « aller là où se trouve l’humanité la plus blessée; là où les hommes, au-delà des apparences de la superficialité et du conformisme, continuent à chercher une réponse à la question du sens de leur vie… nous n’irons jamais seuls: Dieu vient avec nous. « La vie chrétienne est vie, avenir, espérance, ce n’est pas un musée », a-t-il affirmé en conclusion : « là où il y a Jésus, il y a toujours le renouveau, il y a toujours l’opportunité de la conversion, de laisser derrière soi tout ce qui nous sépare de lui et de nos frères. »

Au terme de la rencontre, le pape a déjeuné avec la suite papale au Couvent des sœurs brigittines à Pirita.

https://fr.zenit.org/articles/estonie-lamour-nest-pas-mort-lance-le-pape-aux-jeunes/


Les trois messages du Pape François dans les pays Baltes 

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Isabelle-Marie
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Jeu 27 Sep 2018 - 21:56




Lituanie: «J’étais atterré: cela m’a fait réfléchir à la cruauté» 

Déclaration du pape François dans l’avion qui le ramenait des Pays baltes à Rome 

septembre 27, 2018 20:33

« J’étais atterré: cela m’a fait réfléchir à la cruauté » : dans l’avion qui le ramenait de Tallinn à Rome, le pape François a évoqué le martyre de la Lituanie sous les différentes dictatures et les souffrances des Pays baltes.

Le pape évoque le massacre des juifs sous le nazisme et les tortures soviétiques dans ce passage qu’il a spontanément ajouté à sa rencontre avec la messe internationale à bord de l’avion d’Air Baltic.

Le martyre de la Lituanie a été décrit par exemple par Vladas Terlackas dans « Pages tragiques de l’histoire de la Lituanie (1940-1953) » (ISBN 978-609-408-898-Cool. Le frère de l’auteur a été déporté au goulag. Vladas Terlackas a été membre du Conseil suprême du parlement restauré de la République de Lituanie de 1990 à 1992 et signataire de l’Acte de rétablissement de l’Indépendance de la Lituanie du 11 mars 1990. Il est professeur, docteur en Sciences sociales.


Déclaration pape François

Très bien. J’aimerais vous parler de quelques points du voyage que j’ai vécus avec une force particulière.

Le fait de votre histoire, l’histoire des pays baltes : une histoire d’invasions, de dictatures, de crimes, de déportations… Quand j’ai visité le musée, à Vilnius : « musée » est un mot qui nous fait penser au Louvre… Non. Ce musée est une prison, une prison où des prisonniers, pour des raisons politiques ou religieuses, ont été emmenés. Et j’ai vu des cellules de la taille de ce siège, où on ne pouvait se tenir que debout, des cellules de torture. J’ai vu des lieux de torture où, dans le froid qu’il fait en Lituanie, on amenait les prisonniers nus et jetait de l’eau sur eux, et où on les faisait rester des heures et des heures pour briser leur résistance. Et puis je suis entré dans la salle, la grande salle d’exécution. On y emmenait les prisonniers avec la force et les tuait d’un coup à la nuque ; puis on les sortait sur un tapis roulant et les chargeait sur un camion qui les jetait dans la forêt. On en tuait une quarantaine par jour. A la fin, il y a eu environ quinze mille personnes qui ont été tuées là-bas. Cela fait partie de l’histoire de la Lituanie, mais aussi d’autres pays.

Ce que j’ai vu était en Lituanie. Puis je suis allé au Grand Ghetto, où des milliers de Juifs ont été tués. Puis, dans l’après-midi, je me suis rendu au Monument à la mémoire des condamnés, tués, torturés et déportés. Ce jour-là – je vous le dis franchement – j’étais atterré: cela m’a fait réfléchir à la cruauté. Mais je vous le dis, d’après les informations dont nous disposons aujourd’hui, la cruauté n’est pas terminée. On trouve la même cruauté dans de nombreux lieux de détention, aujourd’hui, dans de nombreuses prisons ; la surpopulation d’une prison est un autre système de torture, un mode de vie sans dignité. Une prison, aujourd’hui, qui n’envisage pas de donner au détenu une perspective d’espoir, est déjà une torture. Puis nous avons vu, à la télévision, la cruauté des terroristes de l’’Isis : ce pilote jordanien brûlé vif, ces chrétiens coptes massacrés sur la plage de Libye, et bien d’autres. Aujourd’hui, la cruauté n’est pas terminée. Il y en a dans le monde entier. Et, vous qui êtes journalistes, je voudrais vous transmettre ce message : c’est un scandale, un grave scandale de notre culture et de notre société.

Une autre chose que j’ai vue dans ces trois pays, c’est la haine[de l’ancien régime] de la religion, quelle qu’elle soit. La haine. J’ai vu un évêque jésuite, en Lituanie ou en Lettonie, je ne me souviens pas bien, qui a été déporté en Sibérie, dix ans, puis dans un autre camp de concentration… Maintenant il est vieux, souriant… tant d’hommes et femmes, pour avoir défendu leur foi, qui était leur identité, ont été torturés et déportés en Sibérie, et ne sont pas revenus ; ou ils ont été tués. La foi de ces trois pays est grande, c’est une foi qui découle précisément du martyre, et c’est quelque chose que vous avez peut-être vu, en parlant avec les gens, comme vous faites, vous les journalistes, pour avoir des nouvelles sur le pays.

De plus, cette importante expérience de foi a produit un phénomène singulier dans ces pays : une vie œcuménique comme il n’y en a pas ailleurs, si généralisée. Il y a un véritable œcuménisme : œcuménisme entre luthériens, baptistes, anglicans et aussi orthodoxes. Dans la cathédrale hier, à la rencontre œcuménique en Lettonie, à Riga, nous l’avons vu : une grande chose ; des frères, des voisins, ensemble dans une église…, des voisins. L’œcuménisme a pris racine ici.

Et il y a un autre phénomène dans ces pays qu’il est important d’étudier, et peut-être pouvez-vous faire beaucoup dans votre profession, en l’étudiant : le phénomène de la transmission de la culture, de l’identité et de la foi. Habituellement, la transmission passait par les grands-parents. Pourquoi ? Parce que les pères travaillaient, le papa et la maman devaient travailler, et devaient être encadrés dans le parti – sous le régime soviétique comme le régime nazi – mais aussi éduqués à l’athéisme. Les grands-parents ont su transmettre la foi et la culture. À une époque où l’usage de la langue lituanienne était interdite en Lituanie, avait été retirée des écoles, lorsqu’ils allaient au service religieux – protestants ou catholiques – ils prenaient des livres de prières pour voir s’ils étaient en lituanien, en russe ou en allemand. Et beaucoup – toute une génération, à l’époque – ont appris leur langue maternelle avec leurs grands-parents : ce sont les grands-parents qui leur apprenaient à écrire et à lire leur langue maternelle. Cela fait réfléchir, et ce serait bien de voir des articles, des reportages télévisés sur la transmission de la culture, de la langue, de l’art, de la foi dans les moments de dictature et de persécution. On ne pouvait penser à un autre moyen, parce que tous les médias, peu nombreux à l’époque – la radio – étaient pris par l’Etat. Quand un gouvernement devient, veut devenir dictatorial, la première chose qu’il fait, c’est prendre le contrôle des médias.
Voilà les choses que je voulais souligner.

https://fr.zenit.org/articles/lituanie-jetais-atterre-cela-ma-fait-reflechir-a-la-cruaute/
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Hélène vie et amour le Jeu 27 Sep 2018 - 22:57

https://fr.zenit.org/articles/lituanie-jetais-atterre-cela-ma-fait-reflechir-a-la-cruaute/

Un grand MERCI pour ces réflexions du Pape François sur la  Lituanie et les pays Baltes et le COURAGE de ces peuples si souvent martyrs!

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Sam 29 Sep 2018 - 0:04

Accord Chine-Vatican : le pape François s’explique

Extrait de la conférence de presse tenue par le pape François dans l´avion de retour des pays baltes, en septembre 2018

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Sam 29 Sep 2018 - 0:09



L’art suit le même sentier que la foi, celui de la beauté, souligne le pape

Discours aux Patrons des Arts des Musées du Vatican septembre 28, 2018

L’art est « une voie maîtresse qui permet d’accéder à la foi plus que beaucoup de paroles et d’idées, parce qu’il partage le même sentier que la foi, celui de la beauté », souligne le pape François ce 28 septembre 2018, devant les « Patrons des Arts » (“Patrons of the Arts”) des Musées du Vatican, pour le 35e anniversaire de l’association.

Pour le pape, la beauté de l’art « fait du bien à la vie et crée la communion : parce qu’elle unit Dieu, l’homme et la création dans une unique symphonie : parce qu’elle conjugue le passé, le présent et l’avenir ; parce qu’elle attire dans le même lieu et implique dans le même regard des personnes différentes et des peuples distants ».

« Contempler le grand art, expression de la foi, nous aide en particulier à retrouver ce qui compte dans la vie, a-t-il ajouté. L’art chrétien, en effet, conduit en soi-même et élève au-dessus de soi-même : il nous reconduit à l’Amour qui nous a créés, à la Miséricorde qui nous sauve, à l’Espérance qui nous attend. »

Fondés en 1983, les Patrons des Arts des Musées du Vatican soutiennent la préservation et la perpétuation des collections vaticanes. Quarante-cinq personnes ont participé à l’audience au Vatican.

https://fr.zenit.org/articles/lart-suit-le-meme-sentier-que-la-foi-celui-de-la-beaute-souligne-le-pape/
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Sam 29 Sep 2018 - 23:43





Le pape mobilise les catholiques: en octobre, prière quotidienne du chapelet pour l’Eglise 

Et la prière de Léon XIII à saint Michel Archange

septembre 29, 2018 

Pendant le mois d’octobre, le pape François demande aux catholiques de prier chaque jour le chapelet pour que Marie défende l’Eglise, avec à la fin l’antienne « Sub tuum praesidium » « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à l’archange S. Michel « S. Michel Archange défendez-nous »

Un communiqué du Vatican indique en effet ce 29 septembre 2018, en la fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël, que « le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre; et ainsi de s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».

Un appel relayé par le Réseau mondial de prière du Pape

« Ces derniers jours, avant son départ pour les Pays baltes, le Saint-Père a rencontré père Fréderic Fornos S.I., directeur international du Réseau mondial de prière du Pape; et il lui a demandé de diffuser son appel à tous les fidèles du monde entier, les invitant à conclure la prière du chapelet par l’invocation ancienne « Sub Tuum Praesidium« , et avec la prière à saint Michel Archange qui nous protège et nous aide dans la lutte contre le mal (cf. Apocalypse 12, 7-12) », précise le communiqué diffusé à midi, en italien.

Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) : « La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt par le monde en cherchant comment accuser ». Seule la prière peut le vaincre. Les mystiques russes et les grands les saints de toutes les traditions conseillaient, dans les moments de turbulence spirituelle, de s’abriter sous le manteau de la Sainte Mère de Dieu en prononçant l’invocation « Sub Tuum Praesidium ». »

Les deux prières demandées par le pape François

Le communiqué cite ensuite l’antienne en latin et en italien :

“Sub tuum praesidium confugimus Sancta Dei Genitrix. Nostras deprecationes ne despicias in necessitatibus, sed a periculis cunctis libera nos semper, Virgo Gloriosa et Benedicta. »

En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:

“Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.
Amen.”


Le communiqué précise l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel : « Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »

Le communiqué ajoute que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII:

“Sancte Michael Archangele, defende nos in proelio; contra nequitiam et insidias diaboli esto praesidium. Imperet illi Deus, supplices deprecamur: tuque, Princeps militiae caelestis, Satanam aliosque spiritus malignos, qui ad perditionem animarum pervagantur in mundo, divina virtute, in infernum detrude. Amen”.

Le Réseau mondial de prière du Pape la traduit ainsi en français:

“Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
et vous, Prince de la Milice Céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.”



Rappelons que, le 5 juillet 2013, selon le voeu du pape émérite Benoît XVI et en sa présence, le pape François a consacré la Cité du Vatican à saint Joseph et à saint Michel Archange.

Le Réseau mondial de prière du pape (RMPP) et son application « ClickToPray » se mobilisent dans ce sens dès le premier octobre, fête de Thérèse de Lisieux, sainte patronne du RMPP, qui est une oeuvre pontificale.

Une radio française, Radio Espérance, a déjà annoncé qu’à partir du 1er octobre, le premier chapelet du matin, et les deux prières demandées par la pape, seraient priés en direct, à cette intention.

Saint Jean-Paul II et le rosaire

Cette demande de prière universelle et quotidienne du chapelet, pendant un mois, accompagné de l’antienne mariale et de la prière à saint Michel n’a pas de précédent dans l’histoire récente de la papauté. C’est à une mobilisation générale dans la prière que le pape François appelle les catholiques tout au long du mois du Rosaire.

Rappelons que saint Padre Pio disait du chapelet que c’était son « arme » et saint Jean-Paul II sa « prière préférée ».

Dans sa lettre apostolique « Le Rosaire de la Vierge Marie » (octobre 2002), Jean-Paul II a expliqué qu’il voulait relancer la prière du chapelet, pour encourager les fidèles à « contempler le visage du Christ ».

Il invitait à prier le chapelet pour la paix dans le monde, et pour les familles spécialement et il concluait: « Que mon appel ne reste pas lettre morte!  »

Les papes Jean-Paul II, Benoît XVI et François sont allés invoquer la Vierge du Rosaire, à Pompéi (Italie), au sanctuaire érigé par le bienheureux Bartolo Longo, que saint Jean-Paul II cite dans sa lettre: « Je fais volontiers miennes les paroles touchantes par lesquelles il termine la célèbre Supplique à la Reine du Saint Rosaire:

« Ô Rosaire béni par Marie, douce chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de sagesse face aux assauts de l’enfer, havre de sécurité dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie. À toi, le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô refuge des pécheurs, ô souveraine Consolatrice des affligés. Sois bénie en tout lieu, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel ». »




https://fr.zenit.org/articles/le-pape-demande-aux-catholiques-la-priere-quotidienne-du-chapelet-pour-leglise/
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Message par Isabelle-Marie le Lun 1 Oct 2018 - 16:55




Béatification de l’abbé Fouque: « Un bel exemple pour les arrivistes! », fait observer le pape François

Applaudissements pour un « apôtre de la charité »

« Un bel exemple pour les arrivistes! »: le pape François a salué ainsi spontanément la béatification, à Marseille (France), ce dimanche 30 septembre 2018, de l’abbé Jean-Baptiste Fouque.

« Aujourd’hui, à Marseille, Jean-Baptiste Fouque, prêtre diocésain, a été proclamé bienheureux, lui qui est resté toute sa vie vicaire paroissial. Un bel exemple pour les arrivistes », a souligné le pape François, après l’angélus de ce dimanche, place Saint-Pierre.

Et de préciser: « Il a vécu entre les XIXe et XXe siècles, et il a promu de nombreuses œuvres d’assistance sociale en faveur des jeunes, des personnes âgées, des pauvres et des malades. »

« Que l’exemple et l’intercession de cet apôtre de la charité nous soutiennent dans l’engagement à accueillir et à partager avec les personnes les plus faibles et les plus défavorisées », a conclu le pape avant de demander aux quelque 30 000 personnes présentes sur la place (chiffres de la Gendarmerie vaticane) d’applaudir avec lui le nouveau bienheureux.

Jean-Baptiste Fouque est le fondateur de nombreuses œuvres dont l’Hôpital Saint-Joseph de Marseille. Il est surnommé « le saint Vincent de Paul marseillais ».

Né à Marseille le 12 septembre 1851, il est ordonné prêtre le 10 juin 1876.

Vicaire paroissial à Auriol (1877-1885) puis à La Major (1885-1888), il arrive à la paroisse de la Sainte-Trinité le 15 avril 1888. Il y demeurera 38 ans, jusqu’à son décès.

En 1888, il inaugure une Maison d’accueil, La Sainte Famille, pour les jeunes filles et, en 1892, le premier foyer pour les garçons sans famille.

En 1903, il crée un Restaurant féminin et une Maison d’accueil pour les domestiques et employées sans famille à Marseille.

En 1905, dans l’ancien couvent des Sacramentines, il crée L’œuvre de la Salette pour les personnes âgées.

En 1919, dans le contexte difficile de l’après-guerre, l’abbé Jean-Baptiste Fouque décide la création à Marseille d’un grand Hôpital catholique gratuit pour les nécessiteux.

Le 20 mars 1921, il inaugure l’hôpital Saint-Joseph, pris en charge par les Sœurs de la Présentation de Tours, puis par la Fondation Hôpital Saint Joseph.

Le 5 décembre 1926, l’abbé Fouque meurt à Saint-Joseph.

Mgr Bernard Ardura, président du Comité pontifical pour les Sciences historiques, est le postulateur de la cause de béatification de l’abbé Fouque.

https://fr.zenit.org/articles/beatification-de-labbe-fouque-un-bel-exemple-pour-les-ambitieux-explique-le-pape-francois/
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Message par Isabelle-Marie le Mar 2 Oct 2018 - 23:37


Montrer le vrai visage du Christ aux jeunes, par le card. Stella 

Congrès international sur le Visage du Christ

02 octobre 2018

Pour les jeunes d’aujourd’hui, « nous devons montrer le vrai visage du Christ, car, dans ses traits et sa beauté, ils peuvent découvrir les traits d’une humanité belle, réconciliée et pleinement épanouie », fait observer le cardinal Stella: en ce sens, il est nécessaire de « mettre au centre le thème du témoignage ecclésial et de l’authenticité de la vie chrétienne ».

C’est ce qu’a souligné le cardinal Beniamino Stella, préfet de la Congrégation pour le clergé, lors du discours d’ouverture du vingt-deuxième Congrès international sur le Visage du Christ, tenu à l’Université pontificale urbanienne du 29 au 30 septembre 2018, indique L’Osservatore Romano en italien du 3 octobre.

Dans l’évangélisation, a rappelé le cardinal, « avant les paroles, les enseignements doctrinaux et les stratégies pastorales », c’est « le témoignage des croyants et la cohérence de l’Église » qui sont importants. Le premier message de l’Évangile, a-t-il poursuivi, est « possible lorsque le monde voit les chrétiens et l’Église briller dans une existence touchée et transfigurée par la rencontre avec le Seigneur ».

En se référant au Synode des évêques sur les jeunes, qui commence son travail le 3 octobre, le cardinal Stella a indiqué deux manières privilégiées de rencontrer le Christ : la parole de Dieu et la liturgie. À cet égard, il a souligné que les jeunes d’aujourd’hui pourront rencontrer le Christ, « voir son visage, se laisser interroger par lui et le suivre avec joie », dans la mesure où ils seront aidés « à vivre l’expérience de cette relation avec lui à travers la parole de Dieu ».

Quant à la liturgie, il s’agit, selon le cardinal, «d’un domaine parfois trop négligé ou trop soigné d’une manière trop esthétique et formelle, au point de devenir un espace plein de ornements, mais pauvre en contenu ».

« Nous devons admettre, a dit aussi le cardinal, que l’image de l’Église que nous avons donnée aux jeunes » et le style dans lequel « a pris forme la pratique de la foi de nombreux chrétiens » n’ont pas toujours représenté « un moyen d’accéder à la rencontre avec le Seigneur et la beauté du christianisme ».

Parfois, a expliqué le cardinal, « l’espace ecclésial a donné l’impression d’être un lieu exclusif et sévère », parfois « une importance excessive accordée à l’appareil extérieur et à l’observance rigide d’une discipline » ont généré l’idée que « la spiritualité chrétienne n’a rien à voir avec la vie ». Ainsi la joie de la rencontre avec l’Évangile « était obscurcie par un visage triste et inhospitalier de l’Église ».

Il est donc nécessaire, a souligné le cardinal Stella, que « le visage de l’Église revienne au parfum de la jeunesse et de la nouveauté, revenant au style de Jésus », que l’Église apprenne à surmonter « ces attitudes qui la rendent parfois suspicieuse, fermée, inflexible » et à être capable d’« accompagner le chemin et d’écouter les angoisses ».

https://fr.zenit.org/articles/montrer-le-vrai-visage-du-christ-aux-jeunes-par-le-card-stella/
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Message par Isabelle-Marie le Mer 3 Oct 2018 - 0:17

Sainte-Marthe : parlez-vous avec votre Ange ? 

Un pont entre Dieu et l’homme

02 octobre 2018

Pour la mémoire des saints Anges gardiens, ce 2 octobre 2018, le pape François a expliqué que l’Ange gardien était « un pont » entre Dieu et l’homme. Lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe, il a questionné : « Parlez-vous avec votre Ange ? » 




…  Connaissez-vous le nom de votre Ange ? Vous laissez-vous conduire par la main sur le chemin ou pousser pour vous mettre en mouvement ? »

Les Anges montrent « où nous devons arriver », comme le dit Jésus dans l’Evangile, a poursuivi le pape : « Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux. »

Ainsi dans le « mystère de la protection de l’Ange », il y a « la contemplation de Dieu Père. » « Notre Ange n’est pas seulement avec nous, il voit Dieu le Père. Il est en relation avec Lui. Il est le pont quotidien, de l’heure de notre lever à l’heure de notre coucher, qui nous accompagne et qui est en relation avec le Père et avec nous. L’Ange est la porte quotidienne de la transcendance, de la rencontre avec le Père… parce qu’il regarde le Père, il connaît le chemin. N’oublions pas ces compagnons de route ».

Dans la journée, le pape a publié ce tweet : «  »La présence de l’Ange gardien dans notre vie n’est pas seulement pour nous aider sur le chemin, mais pour nous faire voir où nous devons arriver. »

https://fr.zenit.org/articles/sainte-marthe-parlez-vous-avec-votre-ange/
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Message par Isabelle-Marie le Mer 3 Oct 2018 - 13:41

Messe d'ouverture du Synode des jeunes

"Les célébrations, notamment la messe d'ouverture, sont des moments essentiels, et non pas des détails. C'est là que l'Église rassemblée invoque l'Esprit Saint et lui demande son aide pour identifier les enjeux multiples, pour que chacun recueille les constats comme les propositions, en visant le bien commun des jeunes du monde entier, et non l'intérêt même de toute une Église locale.

Cette messe d'ouverture crée les conditions de la communion - non pas d'un consensus vague ni d'une absence de débat, mais d'un cheminement fraternel." (commentaire KTO)


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Message par Isabelle-Marie le Mer 3 Oct 2018 - 22:55




Le pape François ouvre les travaux du synode

« Ne nous laissons pas tenter par les “prophéties de malheur”, ne dépensons pas nos énergies à « compter les échecs et ressasser les amertumes », ayons le regard fixé sur le bien qui « souvent ne fait pas de bruit, n’est pas le thème des blogs et ne fait pas la une des journaux» »: le pape François a ôté quelque pierres sur le chemin du synode par son intervention à l’ouverture des travaux, au Vatican, ce mercredi 3 octobre 2018, à 16h30, après la prière de l’office de « none », qui a été l’occasion d’invoquer le Saint-Esprit par le chant du « Veni Creator ».

Le pape a repris son exhortation du 13 septembre dernier lors du cours organisé par les Congrégations pour les évêques et pour les Eglises Orientales: « Et ne soyons pas effrayés «devant les blessures de la chair du Christ, toujours infligées par le péché et souvent par les enfants de l’Eglise » ».

Mais le ton général ne manquait pas d’humour: le pape a fait éclater de rire son auditoire à cinq reprises.

Le pape a tourné le regard des membres du synode vers l’action et vers l’avenir:  » Engageons-nous donc à chercher à “fréquenter l’avenir”, et à faire sortir de ce synode non seulement un document – qui est en général lu par un petit nombre et critiqué par beaucoup –, mais surtout des propositions pastorales concrètes en mesure de réaliser la tâche du Synode lui-même ».

Il a précisé cette tâche: « Faire germer des rêves, susciter des prophéties et des visions, faire fleurir des espérances, stimuler la confiance, bander les blessures, tisser des relations, ressusciter une aube d’espérance, apprendre l’un de l’autre, et créer un imaginaire positif qui illumine les esprits, réchauffe les cœurs, redonne des forces aux mains, et inspire aux jeunes – à tous les jeunes, personne n’est exclu – la vision d’un avenir rempli de la joie de l’Evangile.

Auparavant le pape avait insisté sur le fait que le synode «  »est un moment de partage » et d’écoute: « Au courage de parler doit correspondre l’humilité de l’écoute. »

Et cette écoute est le fondement du « dialogue »: « Le Synode doit être un exercice de dialogue, d’abord entre ceux qui y participent. »

Le pape a ensuite insisté sur un point cardinal de son enseignement, le discernement, en disant: « Le Synode est un exercice ecclésial de discernement. » et ce discernement est « une attitude intérieure qui s’enracine dans un acte de foi ».

Le pape a proposé un exercice pour favoriser l’intériorité: « Toutes les cinq interventions, on observe un moment de silence – d’environ trois minutes – pour permettre à chacun de prêter attention aux résonances que les choses entendues suscitent dans son cœur, pour aller en profondeur ».

Pour le pape, le synode est un événement dynamique: « Nous sommes signe d’une Église à l’écoute et en chemin ». Il invite pour cela à sortir « des préjugés et des stéréotypes ».

Il est revenu sur le combat pour « vaincre résolument » ce qu’il appelle « la plaie du cléricalisme », que le pape qualifie de « perversion »: « Le cléricalisme est une perversion et est la racine de nombreux maux dans l’Eglise : nous devons en demander humblement pardon et surtout créer les conditions pour qu’ils ne se répètent pas. »
A vaincre aussi « le virus de l’autosuffisance et des conclusions hâtives de nombreux jeunes ».

Le pape s’est exclamé: « Que le Synode réveille nos cœurs ! »

Il a souhaité la réalisation de la prophétie du prophète Joël, déjà citée dans son homélie Place Saint-Pierre, le matin, comme une « prophétie de notre époque » : « Vos anciens seront instruits par des songes, et vos jeunes gens par des visions ».
Le cardinal Louis Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens (Irak) avait introduit les travaux, en tant que président délégué.

La parole est ensuite passée au cardinal italien Lorenzo Baldisseri, secrétaire général du synode, et au cardinal brésilien Sergio Da Rocha, rapporteur général.

Texte complet ci-dessous  comique

https://fr.zenit.org/articles/synode-2018-pour-les-jeunes-ne-nous-laissons-donc-pas-tenter-par-les-propheties-de-malheur-texte-complet/


Flash info sur le déroulement de la journée :

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Message par Isabelle-Marie le Ven 5 Oct 2018 - 22:30

Synode 2018 : regarder le monde avec les yeux des jeunes 

Briefing de la 2e Congrégation générale

04 octobre 2018,

Regarder le monde avec les yeux des jeunes, avec « franchise », « authenticité », et partir de la réalité, c’est le désir des 267 Pères synodaux réunis au Vatican du 3 au 27 octobre 2018 pour le Synode sur les jeunes.

Un briefing a eu lieu au Vatican le 4 octobre en milieu de journée, après la 2e Congrégation générale, avec le préfet du Dicastère pour la communication, Paolo Ruffini, qui a indiqué que 25 Pères synodaux étaient intervenus dans la matinée. Ils ont insisté, a-t-il précisé, sur la nécessité d’écouter – l’écoute étant une « reconnaissance de l’autre » – et d’être « empathique »

Il a dressé la liste de certains thèmes qui sont revenus à plusieurs reprises : le constat d’une certaine mise à l’écart des jeunes, le besoin d’être « crédibles », d’écouter les jeunes « là où ils sont », sans mettre d’étiquettes, de parler d’affectivité, de sexualité. Plusieurs se sont demandé pourquoi la communication s’était interrompue entre l’Eglise et les jeunes et d’autres ont demandé pardon pour les moments où l’Eglise « n’a pas été à la hauteur », entre autres les abus sexuels.

Le climat était « très spirituel », a noté Paolo Ruffini, et les participants étaient attentifs. Ils ont le « désir de rêver avec les jeunes, de regarder le monde avec les yeux des jeunes », a-t-il affirmé.

Trois minutes de silence

Le jésuite Antonio Spadaro, directeur de la revue Civiltà cattolica, est intervenu devant la presse pour donner le sens des trois minutes de silence, demandées par le pape François toutes les cinq interventions : ce silence, a-t-il expliqué, permet d’entendre les résonances induites en chacun par les interventions, dans un esprit de discernement. Il s’agit de « laisser l’esprit et le cœur accueillir ces éléments perçus » en soi et de se laisser bousculer dans son opinion.

Le jeune auditeur vietnamien Joseph Cao Huu Minh Tri, 21 ans et benjamin du synode, a aussi témoigné que s’il était difficile pour les jeunes présents aux congrégations d’écouter la « masse d’informations », ce silence permettait de faire émerger des éclairages.

Il a aussi exprimé l’enthousiasme, la passion des jeunes : « Nous voulons que notre vie signifie quelque chose… Et réaliser ses passions est un problème pour les jeunes d’aujourd’hui… Il y a des millions de jeunes qui peinent à trouver leur passion et à vivre une vie heureuse… d’un côté ils ne trouvent pas de vraie passion et de l’autre ils vivent une passion erronée. »

Pour Chiara Giaccardi, professeur de sociologie et collaboratrice du secrétariat du synode, les échanges étaient marqués par la franchise et l’authenticité. L’Eglise est en position d’écoute, a-t-elle affirmé, en saluant cette « révolution copernicienne ». La démarche du synode est « réaliste », elle part de ce qui est, a-t-elle encore souligné, et les échanges sont « concrets », y compris sur la dimension sexuelle de la personne humaine qui manque d’accompagnement.

Enfin, l’Argentin Mgr Carlos José Tissera, évêque de Quilmes, a estimé que les jeunes attendent de l’Eglise un témoignage de vie, pas des paroles. Il a rapporté que le pape était très présent, accessible.

Synthèse de L’Osservatore Romano

Dans son édition du 5 octobre, L’Osservatore Romano donne une synthèse de cette congrégation, durant laquelle les 34 jeunes auditeurs « ont souligné les passages les plus forts des interventions par le cri de joie typique qu’ils lancent lorsqu’il y a un goal au stade ». De même « ils ont été émus devant un pasteur qui n’a pas retenu ses larmes en évoquant un dialogue avec le fils d’un migrant qui a reconnu en lui le père qu’il n’avait plus et, dans l’Église, une famille ».

D’après le quotidien du Vatican, « le pape est arrivé avec une demi-heure d’avance pour parler à tu et à toi avec les pères synodaux et surtout avec les jeunes hôtes ».

Briana Santiago, 27 ans, originaire du Texas, étudiante à l’Université pontificale du Latran et bientôt religieuse, a témoigné du rôle décisif de l’Eglise et de la solitude des jeunes. « Nous avons besoin d’être d’abord écoutés, puis guidés à entrer plus profondément en nous-mêmes », a-t-elle dit.

Toutes les interventions de quatre minutes « ont confirmé la volonté de dialogue tous azimuts », peut-on lire dans L’Osservatore Romano : les évêques « ont reconnu que la pastorale n’a pas été jusqu’ici à la hauteur des attentes ». Ils ont insisté sur l’écoute, « en interprétant aussi les silences, en rompant les schémas tout faits, sans préjugés, en cherchant ce qui fait autorité et non l’autorité ».

Ils ont appelé aussi « un changement de mentalité qui reconnaisse les erreurs accomplies dans le passé et qui considère les jeunes non pas comme un objet de la pastorale, mais qui ‘sont l’Église’ ici et maintenant ». Les jeunes, ont-ils fait observer, attendent des propositions évangéliques élevées, « pas seulement n’être impliqués que pour déplacer les chaises dans la paroisse ».

Parmi les thèmes évoqués : la beauté de la sexualité et de la corporéité, ainsi que le rôle du sport ; le langage des nouvelles générations ; le dialogue interreligieux et les risques d’être victimes des fondamentalismes ; le drame des jeunes qui vivent des situations très difficiles, comme les prisonniers et les migrants.

https://fr.zenit.org/articles/synode-2018-regarder-le-monde-avec-les-yeux-des-jeunes/

Il pleut à Rome. Pluie de grâces !

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Message par Isabelle-Marie le Ven 5 Oct 2018 - 22:41




« Paul VI devrait être proposé comme défenseur de la vie à naître » 

Par le postulateur de la cause de canonisation le p. Marrazzo

Le pape Paul VI « devrait être proposé comme défenseur de la vie à naître », affirme le postulateur de la cause de canonisation, le p. Antonio Marrazzo, parce que les deux signes de guérison réalisés par son intercession se situent dans une « continuité extraordinaire » avec son magistère.

À quelques jours de la canonisation du pape Paul VI, le 14 octobre 2018, le postulateur de la cause brosse son portrait dans une interview à Vatican News en italien ce 5 octobre.

Familier du pape Montini pendant des années, le p. Marrazzo décrit un personnage loin des stéréotypes, plein d’amour et riche de chaleur humaine, effet de la « confiance dans l’homme » qui l’animait profondément.

« Il ne tenait pas compte de l’image, du rôle », affirme le postulateur. Pendant toute sa vie, le pape Paul VI « a toujours regardé et accueilli l’être humain tel que le voit Dieu : précaire, indigent, limité ».

Pour lui, poursuit le p. Marrazzo, l’habit ne faisait pas le pape, dans le sens où la soutane blanche et les autres parements liés à son statut comptaient peu par rapport à l’étole, la seule qui donnait au reste sa valeur et qu’il aimait porter : « Même pendant ses voyages ou quand il recevait des chefs d’État, il voulait se présenter avant tout comme prêtre ».

Le postulateur réfléchit aussi sur le fait que le pape Paul VI sera canonisé avec six autres bienheureux parmi lesquels un martyr, Mgr Romero, et plusieurs saints et saintes fondateurs : « Le choix du pape François n’a pas été dû au hasard, explique-t-il, mais il se fonde sur une question : à quel point la sainteté est-elle liée au rôle qu’une personne a exercé dans sa vie ? » Dans le cas du pape Paul VI, ce qui a fait sa sainteté, c’est la vie riche d’humanité d’un homme qui « te transmettait ce qu’il vivait au fond de lui-même ».

https://fr.zenit.org/articles/paul-vi-devrait-etre-propose-comme-defenseur-de-la-vie-a-naitre/
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Message par Isabelle-Marie le Sam 6 Oct 2018 - 21:41

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Message par Isabelle-Marie le Dim 7 Oct 2018 - 21:18




« Supplique » à Marie: le pape renouvelle sa demande de prière du chapelet

Le card. Zenari à Pompéi

Le cardinal italien Marie Zenari, nonce apostolique en Syrie, a présidé, au sanctuaire marial de Pompéi, les célébrations en l’honneur de la Vierge Marie et la traditionnelle prière de la « Supplique », ce 7 octobre 2018, en l’honneur de Notre Dame du Rosaire, a annoncé le pape François qui renouvelle sa demande de prier le chapelet chaque jour pendant le mois d’octobre contre les « attaques du diable » qui veut « diviser l’Eglise ».

Le pape a commenté l’évangile du dimanche, ce 7 octobre 2018, place Saint-Pierre, comme c’est la coutume, avant la prière de l’angélus dominical, à midi, et il a salué différents groupes après la prière de l’angélus, dont les pèlerins de Pompéi. Sous les parapluies, quelque 25 000 personnes s’étaient rassemblées, selon les chiffres de la gendarmerie vaticane.

« En ce jour de fête de Notre Dame du Rosaire, je salue spécialement les fidèles rassemblés au sanctuaire de Pompéi pour la traditionnelle Supplique, présidée à cette occasion par le cardinal Mario Zenari, nonce apostolique en Syrie. »
Le pape a a nouveau demandé la prière des catholiques, chaque jour, pendant ce mois d’octobre, en disant: « Je renouvelle à tous l’invitation à réciter le chapelet tous les jours pendant le mois d’octobre, en terminant par l’antienne « Sous l’abri de ta miséricorde » et la prière à Saint Michel Archange, pour repousser les attaques du diable qui veut diviser l’Église. »

Dans un communiqué du 29 septembre dernier, le pape a demandé aux catholiques de se mobiliser dans la prière à cette intention, pendant tout le Mois du Rosaire, avec une antienne à Marie et la prière à S. Michel.

La demande du pape François pour ce mois d’octobre

Le communiqué citait ensuite l’antienne à la Vierge Marie en latin et en italien. En français, le Réseau mondial de prière du Pape traduit:

“Sous l’abri de ta miséricorde,
nous nous réfugions, Sainte Mère de Dieu.
Ne méprise pas nos prières
quand nous sommes dans l’épreuve,
mais de tous les dangers
délivre-nous toujours,
Vierge glorieuse et bénie.”

Le communiqué précisait l’intention du pape François en ce temps de combat spirituel :

« Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Eglise sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »

Le communiqué ajoutait que le pape demande aussi que la prière du chapelet, pendant tout le mois d’octobre, s’achève par la prière à saint Michel écrite par le pape Léon XIII que le Réseau mondial de prière du Pape (RMPP) la traduit ainsi en français:

“Saint Michel Archange,
défendez-nous dans le combat
et soyez notre protecteur contre la méchanceté et les embûches du démon.
Que Dieu exerce sur lui son empire, nous vous en supplions ;
et vous, Prince de la Milice Céleste,
par le pouvoir divin qui vous a été confié,
précipitez au fond des enfers Satan
et les autres esprits mauvais qui
parcourent le monde pour la perte des âmes.
Amen.”

La Supplique de Bartolo Longo

La Supplique à L aVierge de Pompéi, que le cardinal Zenari a présidée, a été composée en 1883 par le bienheureux Bartolo Longo, fondateur de la nouvelle ville de Pompéi, près de Naples, à 250 km au sud de Rome, avec le sanctuaire et les Oeuvres de charité qui lui sont associées.

Bartolo Longo (1841-1926), avocat, originaire de Latiano (province de Brindisi, en Italie), arriva à Pompéi en 1872, comme administrateur des propriétés de la comtesse Marianna Farnararo, veuve du comte Albenzio De Fusco.

Après une période de spiritisme, où il fut initié à Naples en fréquentant le milieu académique, le jeune avocat avait renoncé à ces pratiques et il était entré dans le tiers-ordre dominicain sous le nom de frère Rosario.

Il était en train de se promener dans la campagne, quand il perçut un jour ces paroles : « Si tu propages le Rosaire tu seras sauvé».  Il décida qu’il n’aurait pas quitté Pompéi sans avoir répandu la dévotion à la Vierge du Rosaire.

Ainsi commença son œuvre de catéchèse des paysans de Campanie : il leur apprit à lire et à écrire avec les prières, restructura la petite église paroissiale du Très-Saint-Sauveur et commença à construire, sur les conseils de l’évêque de Nola, une nouvelle église vouée à Notre-Dame-du-Rosaire.

Autour du sanctuaire, Bartolo Longo fonda de nombreuses œuvres sociales surtout les enfants et adolescents orphelins et abandonnés, ou enfants de prisonniers.

L’Heure du monde

L’image miraculeuse de la Vierge du Rosaire est arrivée à Pompéi le 13 novembre 1875. Puis les offrandes pour la construction du sanctuaire affluèrent, de Naples puis du monde entier, tandis que Bartolo Longo commençait à diffuser des prières. C’est ainsi que sa fameuse Supplique a vue le jour en 1883.

Son « Acte d’amour à la Vierge »  et devint la « Supplique à la puissante Reine du Saint Rosaire de Pompéi ».

Cette Supplique est récitée solennellement à Pompéi et dans les paroisses d’Italie deux fois par an, le 8 mai et le premier dimanche d’octobre.

Le 8 mai, en souvenir de l’une des guérisons miraculeuses survenues grâce à la prière de la Vierge du Rosaire. Le 3 mars 1884, une jeune fille à l’article de la mort, Fortuna Agrelli, eut une vision où elle reconnut la Reine du Rosaire de Pompéi dont on lui avait offert la médaille.

Elle se mit à pleurer : « J’ai déjà fait une neuvaine mais je n’ai pas été exaucée, ô ma Mère ! Viens à mon secours ! » Elle entendit alors ces paroles : « Sous ce titre de Reine du Rosaire qui me plaît particulièrement, je ne peux plus te refuser la faveur que tu m’as demandée. Fais encore trois neuvaines et tu auras tout. » Le 8 mai Fortuna était guérie et, en action de grâce, elle se rendait un mois plus tard en pèlerinage à Pompéi.

La Supplique a été récitée au Vatican le 8 mai 1915, à midi, par le pape Benoît XV et ses collaborateurs de la curie, dans la chapelle Pauline.

Pour le bienheureux Bartolo Longo, cette Supplique est « l’heure du monde » car elle est pensée pour être récitée au même moment par des millions de catholiques à travers le monde.

La dévotion à Notre Dame de Pompéi s’est répandue grâce notamment aux émigrés qui, avant de prendre le bateau de Naples, passaient par Pompéi: Bartolo Longo leur offrait un tableau de la Vierge, des chapelets, des petites images pieuses et des livres de prière.

Le pape Jean-Paul II s’est rendu à Pompéi en 1979, puis, pour la clôture de l’Année du Rosaire, le 7 octobre 2003, le pape Benoît XVI le 19 octobre 2008, et le pape François le 21 mars 2015.

Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Ô Auguste Reine des Victoires, * ô Souveraine du Ciel et de la Terre, * à ton nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses, * ô Reine glorieuse du Rosaire, * nous, tes fils dévoués, * réunis dans ton Temple de Pompéi (en ce jour solennel *: le 8 mai et le premier dimanche d’octobre), nous épanchons les affections de notre cœur * et avec une confiance toute filiale, * nous t’exprimons nos misères.

Du Trône de clémence, * où tu es assise en Reine, * tourne, ô Marie, * ton regard compatissant * sur nous, sur nos familles, * sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde. *

Aie compassion * des angoisses et des tourments qui assombrissent notre vie. * Vois, ô Mère, * combien de dangers dans l’âme et dans le corps, * combien de calamités et d’afflictions nous oppressent.

Ô Mère, * implore pour nous la miséricorde de ton divin Fils * et vaincs, par la clémence, * le cœur des pécheurs. * Ce sont nos frères et tes fils * qui coûtent tant de sang à ton doux Jésus * et qui contristent ton Cœur très sensible. * Montre-toi à tous telle que tu es, * Reine de paix et de pardon.

Je vous salue, Marie

Il est vrai * que nous, en premiers, bien que nous soyons tes fils, * par nos péchés, * nous crucifions de nouveau en notre cœur Jésus * et nous transperçons encore une fois ton cœur.

Nous le confessons: * nous méritons les plus durs châtiments, * mais tu, rappelle-toi * que sur Golgota, * tu as recueilli, avec le Sang divin, * le testament du Rédempteur moribond * qui t’a désignée comme notre Mère, * Mère des pécheurs. Comme notre Mère, * tu es donc notre Avocate, * notre espérance. * Et nous, en gémissant, * nous étendons nos mains suppliantes * vers toi, et crions: Miséricorde!

Ô Mère de bonté, * aie pitié de nous, * de nos âmes, * de nos familles, * de nos parents, * de nos amis, * de nos défunts, * et surtout de nos ennemis * et de tous ceux qui se disent chrétiens * et qui pourtant offensent le Cœur aimable de ton Fils. * Nous implorons aujourd’hui pitié * pour les Nations dévoyées, * pour toute l’Europe, * pour le monde entier, * afin que, repenti, il retourne à ton Cœur.

Miséricorde pour tous, * ô Mère de Miséricorde!

Je vous salue, Marie

Daigne, bienveillamment, ô Marie, * nous exaucer! * Jésus a remis dans tes mains * tous les trésors de ses grâces * et de ses miséricordes.

Tu es assise, * couronnée Reine, * à la droite de ton Fils, * resplendissante de gloire immortelle * sur tous les Chœurs des Anges. * Tu étends ta domination * sur toute l’étendue des cieux et la terre * et toutes les créatures sont soumises à toi.
Tu es la toute-puissante par grâce, * tu peux donc nous aider. * Et si tu ne voulais pas nous aider, * parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, * nous ne saurions à qui nous adresser. * Ton cœur de Mère * ne permettra pas de voir, nous, * tes enfants, perdus. * L’Enfant que nous voyons sur tes genoux * et la Couronne mystique que nous admirons dans ta main, * nous inspirent confiance que nous serons exaucés. * Et nous, nous avons pleine confiance en toi, * nous nous abandonnons comme de faibles fils * entre les bras de la plus tendre des mères, * et, aujourd’hui même, * nous attendons de toi les grâces tant désirées.

Je vous salue, Marie

Demandons la bénédiction à Marie

Une dernière grâce, * nous te demandons maintenant, ô Reine, * et tu ne peux pas nous la refuser (en ce jour très solennel *) (1). Accorde-nous, * à tous, ton amour fidèle * et d’une façon spéciale, ta bénédiction maternelle.

Nous ne nous détacherons pas de toi, * jusqu’à ce que tu nous auras bénis. * Bénis, ô Marie, en ce moment, * le Souverain Pontife. * Aux splendeurs antiques de ta Couronne, * aux triomphes de ton Rosaire, * pour lesquels tu es appelée Reine des Victoires, * ajoute encore ceci, ô Mère: * accorde le triomphe à la religion * et la paix à la Société humaine. * Bénis nos Évêques, * nos prêtres * et particulièrement tous ceux * qui se dévouent pour l’honneur de ton Sanctuaire. * Bénis enfin tous les associés à ton Temple de Pompéi * et tous ceux qui cultivent et diffusent * la dévotion au Saint Rosaire.

Ô Rosaire béni de Marie, * douce Chaîne qui nous relie à Dieu, * lien d’amour qui nous unit aux Anges, * tour de salut contre les assauts de l’enfer, * port sûr dans le naufrage commun, * nous ne te lâcherons jamais plus. *

Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie, * à toi le dernier baiser de la vie qui s’éteint.

Et le dernier accent sur nos lèvres * sera ton nom suave, * ô Reine du Rosaire de Pompéi, * ô notre Mère très chère, * ô Refuge des pécheurs, * ô Souveraine consolatrice des affligés.

Sois partout bénie, * aujourd’hui et toujours, * sur la terre et dans le ciel. * Amen.

Salut, ô Reine.

Source : http://www.santuario.it/component/content/article.html?id=37:supplica-alla-madonna-di-pompei

https://fr.zenit.org/articles/supplique-a-la-reine-du-rosaire-a-pompei-le-pape-renouvelle-sa-demande-de-priere-quotidienne-du-chapelet/
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Lun 8 Oct 2018 - 8:18

Rappelons le communiqué du Vatican en date du 29 septembre 2018, fête des saints archanges Michel, Gabriel et Raphaël :

«le Saint Père a décidé d’inviter tous les fidèles du monde entier à prier le Saint Rosaire chaque jour, pendant tout le mois d’octobre (mois du Rosaire); et ainsi s’unir dans la communion et la pénitence, en tant que peuple de Dieu, demander à la Sainte Mère de Dieu et à saint Michel Archange de protéger l’Église du diable, qui a toujours pour but de nous séparer de Dieu et entre nous ».

Le Vatican rappelle l’homélie du pape François à Sainte-Marthe, le 11 septembre 2018 (commentant le livre de Job) :

« La prière est l’arme contre le Grand accusateur qui « parcourt par le monde en cherchant comment accuser ».

Seule la prière peut le vaincre.


Et l'intention du Saint Père en ce mois de combat spirituel :

« Par cette demande d’intercession, le Saint-Père demande aux fidèles du monde entier de prier pour que la Sainte Mère de Dieu place l’Église sous son manteau protecteur: pour la préserver des attaques du malin, le grand accusateur, et qu’elle devienne en même temps toujours plus consciente des fautes, des erreurs, des abus commis dans le présent et dans le passé et s’engage à se battre sans aucune hésitation pour que le mal ne l’emporte pas. »


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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Ami de Saint Bernard le Lun 8 Oct 2018 - 12:13

Personnellement, je n'ai pas le courage de prier le rosaire entier tous les joours, le prêtre de ma paroisse en invitant à le prier a rappelé à la messe dominicale hier qu'un rosaire entier c'est deux heures, mais on peut aussi l'étaler
moi j'avais l'habitude de dire une dizaine de chapelet par jour le matin et une prière plus courte le soir, je suppose que même quand je souffre je dois pouvoir avec l'aide de la Sainte Vierge qui a recommandé le rosaire a méditer une dizaine matin et soir et faire le tour du roaire en dix jurs, je peux au  moins essayer, j'ai commencé hier.

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Lun 8 Oct 2018 - 21:55

                                                                                                                  Synode des évêques, veillée avec les jeunes

Synode 2018 : soyez des jeunes en marche, qui regardent l’horizon, pas le miroir 

Discours du pape aux jeunes (Traduction intégrale)

« Soyez des jeunes en marche, qui regardent l’ horizon, pas le miroir », exhorte le pape François devant 7000 jeunes qui ont rencontré les Pères synodaux le 6 octobre 2018, dans le cadre du Synode des évêques qui a lieu à Rome.

Après avoir assisté à deux heures de témoignages de jeunes aux vécus divers, le pape a reçu de leurs mains des questions, remises aux Pères synodaux qui les utiliseront pour leurs travaux. « Me trouver, a expliqué le pape en improvisant son discours, c’est faire, c’est aller à la recherche du bien, de la vérité, de la beauté. C’est là que je me trouverai. » Et d’ajouter : « si l’utilisation du web vous fait sortir de ce qui est concret, vous rend ‘liquide’, coupez-le. Coupez-le. Car s’il n’y a pas de concret, il n’y aura pas d’avenir pour vous. »

Le pape a fustigé « une Église incohérente, une Église qui vous lit les Béatitudes et puis tombe dans le cléricalisme le plus princier et le plus scandaleux ». « Si vous êtes chrétien, prenez les Béatitudes et appliquez-les », a-t-il insisté.

Comment vaincre la mentalité qui voit dans l’étranger, dans le différent, dans le migrant, un danger, le mal ? « On la vainc en embrassant, en accueillant, en dialoguant, par l’amour, qui est le mot qui ouvre toutes les portes », a aussi affirmé le pape au cours de cette veillée festive.
AK

Discours du pape François

Voici les questions écrites… Les Pères synodaux vous donneront les réponses. Parce que si je donnais les réponses ici, j’annulerais le Synode ! Les réponses doivent venir de tous, de notre réflexion, de notre discussion et, surtout, elles doivent être données sans crainte.

Je me limiterai – en ce qui concerne toutes ces questions – à dire quelque chose qui peut être utile, quelques principes.

A vous, jeunes, qui avez parlé, qui avez témoigné, qui avez parcouru un long chemin, je dis : c’est la première réponse. Faites votre chemin. Soyez des jeunes en marche, qui regardent l’ horizon, pas le miroir.  En regardant toujours devant vous, en marche, et non assis sur un canapé. Je dois souvent dire ceci : un jeune, un garçon, une fille, qui est sur un canapé, finit par prendre sa retraite à 24 ans : c’est moche, ça ! Et puis, vous l’avez bien dit : ce qui me fait me trouver n’est pas le miroir, regarder comment je suis. Me trouver, c’est faire, c’est aller à la recherche du bien, de la vérité, de la beauté. C’est là que je me trouverai.

Puis, sur ce chemin, un autre mot m’a frappé, c’est le dernier mot. Ce mot était fort, mais vrai… Qui l’a dit ? Toi. C’était fort : la cohérence. Être cohérent dans la vie. Je prends un chemin, mais avec une cohérence de vie. Et quand vous voyez une Église incohérente, une Église qui vous lit les Béatitudes et puis tombe dans le cléricalisme le plus princier et le plus scandaleux, je comprends, je comprends … Si vous êtes chrétien, prenez les Béatitudes et appliquez-les. Et si vous êtes un homme ou une femme qui a donné sa vie, vous l’avez consacrée ; si vous êtes prêtre – même un prêtre qui danse [se réfère à un témoignage] -, si vous êtes prêtre et voulez vivre en chrétien, suivez le chemin des Béatitudes. Pas le chemin de la mondanité, la voie du cléricalisme, qui est l’une des perversions les plus horribles de l’Église. Cohérence de vie. Mais vous aussi [il s’adresse aux jeunes], vous devez être cohérents dans votre voie et vous demander : « Suis-je cohérent dans ma vie ? ». C’est un deuxième principe.

Ensuite, il y a le problème des inégalités. On perd le vrai sens du pouvoir – cela vaut pour la question sur la politique -, on perd ce que Jésus nous a dit, que le pouvoir est un service : le vrai pouvoir est de servir. Sinon, c’est de l’égoïsme, c’est abaisser l’autre, ne pas le laisser grandir, c’est dominer, faire des esclaves, pas des gens mûrs. Le pouvoir c’est pour faire grandir les gens, pour être leurs serviteurs. Tel est le principe : tant pour la politique que pour la cohérence de vos questions.

Ensuite, d’autres questions… Je vais vous dire. S’il vous plaît, jeunes gens, garçons et filles, vous n’avez pas de prix ! Vous n’êtes pas de la marchandise que l’on met aux enchères! S’il vous plaît, ne vous laissez pas acheter, ne vous laissez pas séduire, ne vous laissez pas asservir par les colonisations idéologiques qui nous mettent des idées dans la tête et à la fin nous devenons esclaves, dépendants, des ratés dans la vie. Vous n’avez pas de prix : vous devez toujours vous le répéter : je ne suis pas aux enchères, je n’ai pas de prix. Je suis libre, je suis libre ! Éprenez-vous de cette liberté, qui est ce que Jésus offre.

Ensuite, il y a deux choses – et je voudrais terminer là-dessus – parmi les idées que vous avez émises et auxquelles les Pères synodaux répondront en dialoguant avec vos questions. La première concerne l’utilisation du Web. C’est vrai : l’interconnexion avec le numérique est immédiate, efficace, rapide. Mais si vous vous y habituez, vous finirez – et ce que je vais dire est réel – comme une famille où, à table, au déjeuner ou au dîner, tout le monde reste avec son téléphone portable et parle avec d’autres personnes, ou communique sur son téléphone portable, sans relation concrète, réelle, sans rien de concret. Tout chemin que vous prendrez, pour être fiable, doit être concret, comme les expériences, tant d’expériences que vous avez racontées ici. Aucun des témoignages que vous avez donnés aujourd’hui n’était « liquide » : ils étaient tous concrets. Du concret. Le concret est la garantie pour avancer. Si les média, si l’utilisation du web vous fait sortir de ce qui est concret, vous rend « liquide », coupez-le. Coupez-le. Car s’il n’y a pas de concret, il n’y aura pas d’avenir pour vous. C’est sûr, c’est une règle de la route, pour marcher.

Et puis, il y a l’accueil aussi, être concret dans l’accueil. Tant d’exemples que vous avez donnés aujourd’hui portent sur l’accueil. Michel a posé cette question : « Comment vaincre cette mentalité de plus en plus répandue qui voit dans l’étranger, dans le différent, dans le migrant, un danger, le mal, l’ennemi à chasser ? » Cette mentalité est une mentalité d’exploitation, on exploite les gens, on cherche à esclavager les plus faibles. ce n’est pas seulement fermer les portes, mais fermer des mains. Et aujourd’hui, les populismes sont un peu à la mode, ce qui n’a rien à voir avec ce qui est populaire. Populaire c’est la culture du peuple, la culture de chacun de vos peuples qui s’exprime dans l’art, s’exprime dans la culture, s’exprime dans la science du peuple, s’exprime dans la fête ! Chaque peuple fait la fête à sa façon. C’est cela populaire. Mais le populisme, c’est le contraire : c’est la fermeture sur un modèle. Nous sommes fermés, nous sommes seuls. Et quand on est fermé, on ne peut pas avancer. Faites attention. C’est la mentalité dont parlait Michel : « Comment vaincre la mentalité de plus en plus répandue qui voit dans l’étranger, dans le différent, dans le migrant un danger, le mal, le danger d’être chassé » ? On la vainc en embrassant, en accueillant, en dialoguant, par l’amour, qui est le mot qui ouvre toutes les portes.

Et à la fin – j’ai parlé de concrétude – chacun d’entre vous veut un chemin concret dans la vie, un chemin qui porte ses fruits. Merci à toi [Giovanni Caccamo] pour la photo avec ton grand-père : cette photo était probablement le plus beau message de cette soirée. Parlez avec les personnes âgées, parlez avec les grands-parents : ce sont les racines, les racines de votre concrétude, les racines de votre croissance, de votre épanouissement et de vos fruits.

Rappelez-vous, si l’arbre est seul, il ne portera pas de fruit. Tout ce que l’arbre a en fleurs provient de ce qui est enterré dans le sol. Cette expression vient d’un poète, ce n’est pas la mienne. Mais c’est vrai. Accrochez-vous aux racines, mais ne restez pas là. Prenez les racines et cultivez-les pour donner du fruit, et vous aussi deviendrez des racines pour les autres. N’oubliez pas la photo, celle avec le grand-père. Parlez avec les grands-parents, avec les personnes âgées, ça vous rendra heureux.

Merci infiniment ! C’était des lignes directrices. Les réponses, à eux ! [il indique les père synodaux] Merci, merci, merci !

Traduction de Zenit, Océane Le Gall

https://fr.zenit.org/articles/synode-2018-soyez-des-jeunes-en-marche-qui-regardent-lhorizon-pas-le-miroir/


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Message par Isabelle-Marie le Mar 9 Oct 2018 - 22:49

Synode 2018 : les jeunes et les personnes âgées ont rendez-vous avec le pape le 23 octobre

Pour une nouvelle alliance entre les générations


Dans le cadre du Synode des évêques, après la veillée avec les jeunes, un nouvel événement est organisé : une rencontre entre jeunes et personnes âgées, pour une « nouvelle alliance entre les générations », le 23 octobre 2018, à l’Institut patristique Augustinianum de Rome, annonce un communiqué diffusé par le Saint-Siège ce 8 octobre.

L’initiative est intitulée « La Sagesse du Temps » (La Saggezza del Tempo) et s’est montée autour d’un livre qui recueillie des histoires de vie commentées par le pape François. A l’occasion de sa publication, l’événement du 23 octobre proposera un dialogue entre jeunes et seniors. Des personnes du monde entier y participeront avec le pape François, l’archevêque de Panamá, Mgr José Domingo Ulloa Mendieta, président du Comité organisateur de la prochaine JMJ de janvier 2019 et le p. Antonio Spadaro, directeur de la revue jésuite La Civiltà Cattolica.

Le projet s’inscrit dans les encouragements du pape à retisser les relations entre générations, précise la note. Quelque 250 entretiens dans plus de 30 pays, font l’objet de l’ouvrage, qui sort aux Etats-Unis et en Italie, et prochainement dans d’autres langues.

https://fr.zenit.org/articles/synode-2018-les-jeunes-et-les-personnes-agees-ont-rendez-vous-avec-le-pape-le-23-octobre/



Synode 2018 : Regard sur l'intention du pape, par le Père Rosica



Synode 2018 : clôture de la première partie

https://www.youtube.com/watch?v=3HKGcyi-nMQ
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Mar 9 Oct 2018 - 23:04

Campagne spéciale de prière pour l’Eglise – La Vidéo du Pape – Octobre 2018

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Ami de Saint Bernard le Mer 10 Oct 2018 - 17:44

Pour ceux et celles qui ne pourraient pas lire la video:
«Je renouvelle à tous l’invitation à prier le chapelet tous les jours pendant le mois d’octobre, en terminant par l’antienne “Sous l’abri de ta miséricorde” et la prière à Saint Michel Archange, pour repousser les attaques du diable qui veut diviser l’Église». Pape François, Angélus, Dimanche 7 octobre 2018.
https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2018-10/video-pape-francois-priere-eglise.html#play
Quel écho à la vision du pape Léo XIII :
Le 13 octobre 1884, LEON XIII finit de célébrer la Sainte Messe dans la chapelle vaticane. Reste alors immobile pendant 10 minutes.
Puis, il se précipite vers ses bureaux sans donner la moindre explication à ses proches, qui l'ont vu devenir livide. Léon XIII compose aussitôt une prière à saint Michel Archange, avec instruction qu'elle soit récitée partout après chaque Messe basse.
Plus tard, le Pape donnera son témoignage racontant (en résumé) qu'il entendit satan et Jésus puis il a eu une vision terrifiante de l'enfer : "j'ai vu la terre comme enveloppée de ténèbres et d'un abîme, j'ai vu sortir légion de démons qui se répandaient sur le monde pour détruire les oeuvres de l'Eglise et s'attaquer à l'Eglise elle-même que je vis réduite à l'extrémité. Alors, saint Michel apparut et refoula les mauvais esprits dans l'abîme. Puis, j'ai vu saint Michel Archange intervenir non à ce moment, mais bien plus tard, quand les personnes multiplieraient leurs prières ferventes envers l'Archange."
http://st-michel-archange.over-blog.fr/pages/La_vision_de_Leon_XIII-3701222.html

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Message par Isabelle-Marie le Jeu 11 Oct 2018 - 8:13



Eliminer quelqu’un ne résout pas le problème, le pape s’élève contre l’avortement 

IVG et tueur à gage (Traduction intégrale de la catéchèse)

10 octobre 2018

Une façon « d’éliminer quelqu’un » qui s’apparente aux services d’un « tueur à gage » : le pape François n’a pas mâché ses mots sur l’avortement, lors de l’audience générale de ce 10 octobre 2018. Au contraire, « celui, celle que l’on présente comme un problème, est en réalité un don de Dieu, qui peut me sortir de l’égocentrisme et me faire grandir dans l’amour ».

Depuis la place Saint-Pierre, le pape a poursuivi ses catéchèses sur le Décalogue, en méditant sur le commandement « Tu ne tueras pas ». Il s’est particulièrement élevé contre « la suppression de la vie humaine dans le sein maternel, au nom de la sauvegarde d’autres droits » : « Mais comment un acte qui supprime la vie innocente et sans défense dans son éclosion peut-il être thérapeutique, civil, ou simplement humain ? Je vous pose la question : est-il juste de supprimer une vie humaine pour résoudre un problème ? »

« On ne peut pas, ce n’est pas juste, « d’éliminer » un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme engager un tueur à gages pour résoudre un problème », a insisté le pape en fustigeant une « façon de parler » enrobée : « “interrompre la grossesse” signifie “descendre quelqu’un”, directement ».

Au fil de sa catéchèse, le pape a estime que ce sont les idoles de ce monde – l’argent, le pouvoir, le succès – qui conduisent l’homme « à refuser la vie ». L’unique mesure authentique de la vie, a-t-il affirmé, « c’est l’amour, l’amour avec lequel Dieu l’aime ! L’amour avec lequel Dieu aime la vie… L’amour avec lequel Dieu aime toute vie humaine ».

Traduction intégrale de la catéchèse du pape.

Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

La catéchèse d’aujourd’hui est dédiée à la cinquième parole du Décalogue : « Tu te tueras pas ». Le cinquième commandement, ne pas tuer. Nous sommes déjà dans la seconde partie du Décalogue, celle qui concerne les relations avec le prochain ; et ce commandement, dans sa formulation concise et catégorique, se dresse comme une muraille pour défendre la valeur fondamentale dans les relations humaines. Et quelle est cette valeur fondamentale dans les relations humaines ? La valeur de la vie. C’est pourquoi « tu ne tueras pas ».

On pourrait dire que tout le mal réalisé dans le monde se résume en ceci : le mépris pour la vie. La vie est attaquée par les guerres, par les organisations qui exploitent l’homme – dans les journaux télévisés nous voyons tant de choses – par les spéculations sur la création et par la culture du rejet, et par tous les systèmes qui soumettent l’existence humaine à des calculs d’opportunité, tandis qu’un nombre scandaleux de personnes vivent dans une situation indigne de l’homme. Ceci, c’est mépriser la vie, c’est-à-dire tuer, d’une certaine façon.

Une approche contradictoire autorise aussi la suppression de la vie humaine dans le sein maternel, au nom de la sauvegarde d’autres droits. Mais comment un acte qui supprime la vie innocente et sans défense dans son éclosion peut-il être thérapeutique, civil, ou simplement humain ? Je vous pose la question : est-il juste de supprimer une vie humaine pour résoudre un problème ? Qu’en pensez-vous : est-ce juste ? … Est-ce juste d’engager un tueur à gages pour résoudre un problème ? On ne peut pas, ce n’est pas juste, « d’éliminer » un être humain, même petit, pour résoudre un problème. C’est comme engager un tueur à gages pour résoudre un problème.

D’où vient tout cela ? La violence et le refus de la vie naissent, au fond, de la peur. L’accueil de l’autre, en effet, est un défi à l’individualisme. Pensons, par exemple, au moment où l’on découvre qu’une vie naissante est porteuse de handicap, même grave. Les parents, dans ces cas dramatiques, ont besoin de vraie proximité, de vraie solidarité, pour affronter la réalité en dépassant les peurs compréhensibles. Au contraire ils reçoivent souvent des conseils pressés d’interrompre la grossesse, ce qui est une façon de parler : “interrompre la grossesse” signifie “descendre quelqu’un”, directement.

Un enfant malade est comme tout nécessiteux de la terre, comme une personne âgée qui a besoin d’assistance, comme tant de pauvres qui ont de la peine à vivoter : celui, celle que l’on présente comme un problème, est en réalité un don de Dieu, qui peut me sortir de l’égocentrisme et me faire grandir dans l’amour. La vie vulnérable nous montre la voie de sortie, le chemin pour nous sauver d’une existence repliée sur elle-même et découvrir la joie de l’amour. Et ici je voudrais m’arrêter pour remercier de nombreux volontaires, remercier le fort volontariat italien, qui est le plus fort que j’ai connu. Merci.

Et qu’est-ce qui conduit l’homme à refuser la vie ? Ce sont les idoles de ce monde : l’argent – c’est mieux de se débarrasser de ça, parce que ça coûtera –, le pouvoir, le succès. Ce sont de faux paramètres pour apprécier la vie. L’unique mesure authentique de la vie, quelle est-elle ? C’est l’amour, l’amour avec lequel Dieu l’aime ! L’amour avec lequel Dieu aime la vie : c’est la mesure. L’amour avec lequel Dieu aime toute vie humaine.

En effet, quel est le sens positif de la parole ‘Tu ne tueras pas’ ? Que Dieu aime la vie, comme nous l’avons écouté il y a quelques instants dans la Lecture biblique.

Le secret de la vie nous est dévoilé dans le fait que le Fils de Dieu s’est fait homme jusqu’à assumer, sur la croix, le refus, la faiblesse, la pauvreté et la souffrance (cf. Jn 13,1). Dans tout enfant malade, dans toute personne âgée faible, dans tout migrant désespéré, dans toute vie fragile et menacée, le Christ nous cherche (cf. Mt 25,34-46), il cherche notre cœur, pour nous dévoiler la joie de l’amour. Cela vaut la peine d’accueillir toute vie parce que tout homme vaut le sang du Christ lui-même. (cf. 1 P 1,18-19). On ne peut mépriser ce que Dieu a tant aimé !

Nous devons dire aux hommes et aux femmes du monde : ne méprisez pas la vie ! La vie d’autrui, mais aussi la sienne, parce que le commandement « Tu ne tueras pas » vaut aussi pour elle. Il faut dire à tant de jeunes : ne méprise pas ton existence ! Arrête de rejeter l’oeuvre de Dieu ! Tu es une oeuvre de Dieu ! Ne te sous-estime pas, ne te méprise pas avec des dépendances qui te ruineront et qui te conduiront à la mort !

Que personne ne mesure la vie selon les tromperies de ce monde, mais que chacun s’accueille lui-même et les autres au nom du Père qui nous a créés. Il est « amant de la vie »: c’est beau cela, “Dieu est amant de la vie”. Et nous lui sommes tous si chers, qu’il a envoyé son Fils pour nous. « Car Dieu – dit l’Evangile – a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.» (Jn 3,16).

______________________
[1] Cf. Congrégation pour la Doctrine de la foi, Istr. Donum vitae, 5: AAS 80 (1988), 76-77: « La vie humaine est sacrée parce que, dès son origine, elle comporte l’action créatrice de Dieu et demeure pour toujours dans une relation spéciale avec le Créateur, son unique fin. Dieu seul est le Maître de la vie de son commencement à son terme: personne, en aucune circonstance, ne peut revendiquer pour soi le droit de détruire directement un être humain innocent ».

https://fr.zenit.org/articles/eliminer-quelquun-ne-resout-par-le-probleme-le-pape-seleve-contre-lavortement/

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie le Lun 15 Oct 2018 - 21:20



Homélie du pape François (Texte intégral)

14 octobre 2018

« Jésus est radical. Il donne tout et demande tout… Jésus ne se contente pas d’un ‘‘pourcentage d’amour’’ : nous ne pouvons pas l’aimer à vingt, à cinquante ou à soixante pour cent. Ou tout ou rien ! » a insisté le pape François dans son homélie pour la canonisation de sept bienheureux, ce 14 octobre 2018. Il a encouragé au « choix courageux de prendre des risques pour le suivre ».

Au cours de la célébration place Saint-Pierre, le pape a élevé sept bienheureux à la gloire des autels : Nunzio Sulprizio (1817-1836), jeune laïc italien ; le pape Paul VI (1897-1978) ; l’évêque salvadorien Oscar Romero (1917-1980), évêque de San Salvador, martyr ; l’Italien Francesco Spinelli, prêtre diocésain, fondateur de l’Institut des Sœurs adoratrices du Très-Saint Sacrement (1853 -1913) ; l’Italien Vincent Romano, prêtre diocésain, curé de paroisse (1751-1831) ; l’Allemande Maria-Katharina Kasper, fondatrice de l’Institut des Pauvres servantes de Jésus-Christ (1820 -1898) ; la religieuse espagnole Nazaria Ignacia de Santa Teresa de Jesus (1889-1943).

Le Seigneur, a-t-il souligné dans son homélie, « te demande de laisser ce qui appesantit ton cœur, de te libérer des biens pour lui faire une place à lui, l’unique bien… le fait d’avoir trop, le fait de vouloir trop étouffe notre cœur et nous rend incapables d’aimer ».

« Notre cœur est comme un aimant, a poursuivi le pape : il se laisse attirer par l’amour, mais peut s’attacher d’un côté seulement et doit choisir : ou bien il aimera Dieu ou bien il aimera la richesse du monde ; ou bien il vivra pour aimer ou bien il vivra pour lui-même. »

« Sans un saut en avant dans l’amour, notre vie et notre Église souffrent d’une « autosatisfaction égocentrique » : on cherche la joie dans un plaisir passager, on s’enferme dans les palabres stériles, on s’installe dans la monotonie d’une vie chrétienne sans élan, où un peu de narcissisme couvre la tristesse de rester inachevé », a averti le pape : « La tristesse est la preuve de l’amour inachevé. C’est le signe d’un cœur tiède. Par contre, un cœur détaché des biens, qui aime librement le Seigneur, répand toujours la joie. »

Homélie du pape François

La deuxième Lecture nous a dit qu’« elle est vivante, la Parole de Dieu, énergique et plus coupante qu’une épée » (He 4, 12). Il en est vraiment ainsi : la Parole de Dieu n’est pas seulement un ensemble de vérités ou un récit spirituel édifiant, non, c’est une Parole vivante, qui touche la vie, qui la transforme. Là Jésus en personne, lui qui est la Parole vivante de Dieu, parle à nos cœurs.

L’Évangile, en particulier, nous invite à la rencontre avec le Seigneur, à l’exemple de cet ‘‘homme’’ qui ‘‘court à sa rencontre’’ (cf. Mc 10, 17). Nous pouvons nous identifier à cet homme, dont le texte ne mentionne pas le nom, presque pour suggérer qu’il peut représenter chacun d’entre nous. Il demande à Jésus comment « avoir la vie éternelle en héritage » (v. 17). Il demande la vie pour toujours, la vie en plénitude : qui d’entre nous ne la voudrait pas ? Mais, remarquons-le, il la demande comme un héritage à posséder, comme un bien à obtenir, à conquérir par ses forces. En effet, pour posséder ce bien, il a observé les commandements depuis son enfance et pour atteindre l’objectif il est disposé à en observer d’autres ; c’est pourquoi il demande : « Que dois-je faire pour avoir ? »

La réponse de Jésus le désoriente. Le Seigneur fixe le regard sur lui et l’aime (cf. v. 12). Jésus change de perspective : des préceptes observés pour obtenir des récompenses à l’amour gratuit et total. Cet homme parlait en termes de demande et d’offre, Jésus lui propose une histoire d’amour. Il lui demande de passer de l’observance des lois au don de soi, du faire pour soi-même à l’être avec Lui. Et il lui fait une proposition de vie ‘‘tranchante’’ : « Va, vends ce que tu as et donne-le aux pauvres […] puis viens, suis-moi » (v. 21). À toi aussi, Jésus dit : ‘‘Viens, suis-moi’’. Viens : ne reste pas sur place, car il ne suffit pas de ne faire aucun mal pour appartenir à Jésus. Suis-moi : ne marche pas derrière Jésus seulement quand cela te convient, mais cherche-le chaque jour ; ne te contente pas d’observer les préceptes, de faire un peu d’aumône et de dire quelques prières : trouve en lui le Dieu qui t’aime toujours, le sens de ta vie, la force de te donner.

Jésus dit encore : « Vends ce que tu as et donne-le aux pauvres ». Le Seigneur ne fait pas des théories sur la pauvreté et la richesse, mais il va directement à la vie. Il te demande de laisser ce qui appesantit ton cœur, de te libérer des biens pour lui faire une place à lui, l’unique bien. On ne peut pas suivre vraiment Jésus quand on est alourdi par les choses. Car, si le cœur est surchargé par les biens, il n’y aura pas de place pour le Seigneur, qui deviendra une chose parmi les autres. C’est pourquoi la richesse est dangereuse et – dit Jésus – rend même difficile le salut. Non pas parce que Dieu est sévère, non ! Le problème est de notre côté : le fait d’avoir trop, le fait de vouloir trop étouffe notre cœur et nous rend incapables d’aimer. C’est pourquoi saint Paul rappelle que « la racine de tous les maux, c’est l’argent » (1 Tm 6, 10). Nous le voyons : là où on met l’argent au centre, il n’y a pas de place pour Dieu et il n’y en a pas non plus pour l’homme.

Jésus est radical. Il donne tout et demande tout : il donne un amour total et demande un cœur sans partage. Aujourd’hui également, il se donne à nous comme Pain vivant ; pouvons-nous lui donner en échange des miettes ? À lui qui s’est fait notre serviteur jusqu’à aller sur la croix pour nous, nous ne pouvons pas répondre uniquement par l’observance de quelques préceptes. À lui qui nous offre la vie éternelle, nous ne pouvons pas donner un bout de temps. Jésus ne se contente pas d’un ‘‘pourcentage d’amour’’ : nous ne pouvons pas l’aimer à vingt, à cinquante ou à soixante pour cent. Ou tout ou rien !

Chers frères et sœurs, notre cœur est comme un aimant : il se laisse attirer par l’amour, mais peut s’attacher d’un côté seulement et doit choisir : ou bien il aimera Dieu ou bien il aimera la richesse du monde (cf. Mt 6, 24) ; ou bien il vivra pour aimer ou bien il vivra pour lui-même (Mc 8, 35). Demandons-nous de quel côté nous sommes. Demandons-nous où nous en sommes dans notre histoire d’amour avec Dieu. Nous contentons-nous de quelques préceptes ou suivons-nous Jésus comme des amoureux, vraiment disposés à quitter quelque chose pour lui ? Jésus interroge chacun d’entre nous et nous sommes tous, en tant qu’Église, en chemin : sommes-nous une Église qui ne prêche que de bons préceptes ou une Église-épouse qui s’abandonne dans l’amour pour son Seigneur ? Le suivons-nous vraiment ou retournons-nous sur les pas du monde, comme cet homme ? Au total, Jésus nous suffit-il ou bien cherchons-nous beaucoup de sécurités du monde ?

Demandons la grâce de savoir quitter par amour du Seigneur : quitter les richesses, les nostalgies de rôles et de pouvoirs, les structures qui ne sont plus adaptées à l’annonce de l’Évangile, les poids qui freinent la mission, les liens qui attachent au monde. Sans un saut en avant dans l’amour, notre vie et notre Église souffrent d’une « autosatisfaction égocentrique » (Evangelii gaudium, n. 95) : on cherche la joie dans un plaisir passager, on s’enferme dans les palabres stériles, on s’installe dans la monotonie d’une vie chrétienne sans élan, où un peu de narcissisme couvre la tristesse de rester inachevé.

Il en fut ainsi pour cet homme, qui – dit l’Évangile – « s’en alla tout triste » (v. 22). Il s’était attaché aux préceptes et à ses nombreux biens, il n’avait pas donné son cœur. Et, bien qu’ayant rencontré Jésus et accueilli son regard d’amour, il s’en est allé triste. La tristesse est la preuve de l’amour inachevé. C’est le signe d’un cœur tiède. Par contre, un cœur détaché des biens, qui aime librement le Seigneur, répand toujours la joie, cette joie dont on a besoin aujourd’hui. Le saint Pape Paul VI a écrit : « C’est au cœur de leurs angoisses que nos contemporains ont besoin de connaître la joie, de sentir son chant (Exhort. ap. Gaudete in Domino, I). Aujourd’hui, Jésus nous invite à retourner aux sources de la joie, qui sont la rencontre avec lui, le choix courageux de prendre des risques pour le suivre, le goût de quitter quelque chose pour embrasser sa vie. Les saints ont parcouru ce chemin.

Paul VI l’a fait, à l’exemple de l’Apôtre dont il a pris le nom. Comme lui, il a consacré sa vie à l’Évangile du Christ, en traversant de nouvelles frontières et en se faisant son témoin dans l’annonce et dans le dialogue, prophète d’une Église ouverte qui regarde ceux qui sont loin et prend soin des pauvres. Paul VI, y compris dans la difficulté et au milieu des incompréhensions, a témoigné de manière passionnée de la beauté et de la joie de suivre Jésus totalement. Aujourd’hui, il nous exhorte encore, avec le Concile dont il a été le sage timonier, à vivre notre vocation commune : la vocation universelle à la sainteté. Non pas aux demi-mesures, mais à la sainteté. Il est beau qu’avec lui et avec les autres saints et saintes d’aujourd’hui, il y ait Mgr Romero, qui a quitté les certitudes du monde, même sa propre sécurité, pour donner sa vie selon l’Évangile, aux côtés des pauvres et de son peuple, avec le cœur attaché à Jésus et à ses frères. Nous pouvons en dire autant de Francesco Spinelli, de Vincenzo Romano, de Maria Caterina Kasper, de Nazaria Ignazia de Sainte Thérèse de Jésus et de Nunzio Sulprizio. Tous ces saints, dans des contextes différents, ont traduit par leur vie la Parole d’aujourd’hui, sans tiédeur, sans calculs, avec le désir de risquer et de quitter. Que le Seigneur nous aide à imiter leurs exemples !

© Librairie éditrice du Vatican

https://fr.zenit.org/articles/canonisations-aimer-dieu-a-100-ou-tout-ou-rien/
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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie Hier à 9:42

"À la moitié de ce Synode sur les jeunes, la foi et le discernement vocationnel, KTO propose une émission Spéciale interactive depuis Rome pour parler des orientations, du style, des moyens que l'Église va mettre en oeuvre pour rejoindre et accomplir sa mission auprès des jeunes. Échange avec Sophie Rakotoroalahy, auditrice au Synode sur les jeunes ; l'archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn ; l'évêque auxiliaire de Lyon, Mgr Emmanuel Gobilliard et Soeur Nathalie Becquart, auditrice au Synode sur les jeunes.
Synode 2018 : les émissions spéciales du 19/10/2018."

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Ami de Saint Bernard Hier à 11:47

L'homélie du Pape François
Aujourd’hui, Jésus nous invite à retourner aux sources de la joie, qui sont la rencontre avec lui, le choix courageux de prendre des risques pour le suivre, le goût de quitter quelque chose pour embrasser sa vie. Les saints ont parcouru ce chemin.

me permet d'y relier humblement mon témoignage 

Hier j'étais pensif  sur ma souffrance en me disant "qu'est ce que tu en fait Ami de Saint Bernard?"

Tout ça parce que je me sens la volonté de supporter ma souffrance physique, dans la guerre que e mène contre mon cancer, même sans savoir si c'est lui ou moi qui gagnera

il est possible que ces pensées aient été suscitées par un rêve de ma femme la nuit de samedi à dimanche, qu'elle a appelé cauchemar car elle en était si triste

elle m'avait vu dans le rêve tomber plusieurs fois de souffrance et restant à terre la dernière, et alors elle m'avait dit "laisses toi partir, ne lutte plus"

je l'ai rassurée (un peu) en lui disant que son rêve avait utilisé une scène de la mort de sa maman il y a quelques années, où elle lui avait dt "t'inquiètes pas, tu peux partir, on va bien s'occuper de papa cesse de lutter"

dans le monde réel il n'en est pas question pour moi

tout ça pour dire que je me disais que si j'arrive à utiliser la même ténacité à lutter contre les souffrances spirituelles et essayer de les diminuer (conséquences de mes péchés passés sur les autres, lutte contre mes péchés actuels, si j'en avais ça se saurait et je serais un saint, lutte contre les tentations) ce serait génial de pouvoir mener cette lutte tellement plus importante que celle contre la souffrance physique.

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Re: ✟Toute l'Actualité de notre Saint-Père le Pape François✟

Message par Isabelle-Marie Hier à 20:08

David Macaire : “Il faut décléricaliser toute l’Église“

Archevêque de Saint-Pierre et Fort-de-France en Martinique, David Macaire est, à 49 ans, le plus jeune évêque de France. Au synode des jeunes, il interroge la manière de retrouver des communautés chrétiennes rayonnantes et dynamiques.



Il sort de la salle du synode en habit de dominicain, sacoche noire à la main, après une longue journée de travail en petits groupes, les « cercles mineurs ». C’est lui qui coordonne le sien, composé d’évêques africains, de canadiens, de patriarches orientaux et de deux jeunes femmes. Un moment qu’il vit comme une sorte de « retraite spirituelle ». Nous lui proposons de nous installer quelque part, il choisit les marches de la colonnade de la place Saint-Pierre. Rencontre à bâtons rompus.



Il reste une semaine avant la fin du synode, qu’est-ce qui émerge dans votre groupe comme point fort ?

L’importance de la communauté. Le désir d’une Église plus familiale et de familles plus ecclésiales. La nécessité de faire confiance aux jeunes, mais pas de façon démagogique. Certaines interventions comportaient des éléments un peu démagogiques, comme si écouter les jeunes voulait dire qu’ils avaient la science infuse sur tout ! Il est aussi beaucoup question de comment faire vivre l’échange entre générations pour permettre la transmission d’un héritage, la tradition de l’Église, qui est tout sauf figée. La tradition est quelque chose de vivant. Il s’agit donc de transmettre un héritage en le faisant évoluer pour qu’il en reste toujours la substantifique moelle. L’image de la pirogue a été évoquée : les jeunes rament, donnent la vigueur, et l’ancien donne l’orientation ! Et puis émerge aussi l’exigence de qualité des jeunes. S’ils aiment autant les stars de foot c’est qu’ils recherchent l’excellence… Cette excellence, nous pouvons la proposer à travers des figures de saints ! La figure des prêtres est également importante pour eux. Ils réclament des prêtres disponibles, pas des managers qui administrent. Et aussi des prêtres exemplaires.


"C’est toute l’Église qui est cléricalisée dans le mauvais sens du terme… On a fait reposer sur le prêtre tous les ministères." 


Vous évoquez l’importance de la communauté et des paroisses… Mais la réalité dans bon nombre de paroisses en France, ce sont des assemblées dominicales vieillissantes et des prêtres fatigués !

L’Église a le savoir faire. Elle sait créer du dynamisme aux JMJ, dans les petits groupes, dans les aumôneries, les patronages, dans les écoles chrétiennes, elle sait être dans des endroits où on a besoin d’elle. Pourquoi la paroisse ne sait-elle pas le faire ? Je pense que ça part du fameux cléricalisme dont parle le pape, et qui ne concerne pas que le prêtre. C’est toute l’Église qui est cléricalisée dans le mauvais sens du terme… On a fait reposer sur le prêtre tous les ministères. Aujourd’hui on lui demande d’être à la fois d’être le chef d’établissement, le gestionnaire, le professeur, l’accompagnateur. D’où le burn out, la vie impossible et l’isolement. Cela ne va pas. Il est temps de revenir à une Église où les prêtres sont des curés d’Ars ou des « Benjamin Bucquoy », comme le héros de Monsieur le curé fait sa crise de Jean Mercier. Qu’ils retrouvent l’essentiel de leur sacerdoce, ce pour quoi ils ont donné leur vie : accompagner des gens – en plus, c’est ce que les jeunes demandent ! –, visiter les pauvres, les familles, célébrer, prier, prêcher, enseigner, partir en pèlerinage avec les fidèles ! Et non pas s’épuiser en réunions. C’est pour cela que les prêtres donnent leur vie. Et ce n’est pas parce qu’on s’habille en civil qu’on sort du cléricalisme, mais quand on est au milieu d’une « communauté de disciples missionnaires », comme dit le pape François.


"Et ce n’est pas parce qu’on s’habille en civil qu’on sort du cléricalisme, mais quand on est au milieu d’une « communauté de disciples missionnaires », comme dit le pape François."


Sauf que, concrètement, le prêtre qui se retrouve face à une assemblée dominicale de quinze personnes de plus de 80 ans, comment fait-il pour créer une communauté de disciples missionnaires ?

Je ne suis pas un spécialiste, mais il se trouve que j’ai vécu cette situation. J’étais vicaire dans une paroisse à Bordeaux où il y avait une quinzaine personnes à la messe. La plus jeune avait la cinquantaine et tous les autres plus de 70 ans. L’organiste avait 83 ans et la dame qui faisait chanter, 85. Cette communauté-là, à cause de sa réduction, avait réussi à être une vraie petite communauté. Les gens venaient à la messe tous ensemble, et le jeudi ils étaient là tous les quinze pour accueillir les pauvres du quartier. Comme dans le Festin de Babette. On faisait un groupe biblique, on riait, c’était notre petit truc. Et moi je débarque, jeune vicaire, et ils étaient tellement accueillants et fraternels, que je n’avais aucun souci à inviter des jeunes, des couples, des migrants… Je n’avais pas honte d’inviter des gens ! C’étaient eux qui remplissaient l’Église. Car cette simplicité de l’amour est bouleversante. Voilà un message d’espoir immense pour les communautés françaises qui se sont appauvries. Il est inutile d’attendre d’être 300 pour se dire qu’on est une communauté. Parfois, les églises sont pleines, il y a 2000 enfants au caté, le curé est entouré d’équipes super efficaces, qui savent parfaitement organiser les choses, mais entre eux ils ne savent pas faire Église.


"Il faut des petites communautés : des communautés de quartier, des groupes à l’intérieur des paroisses, etc. Et il ne faut pas que ça dépasse 20-40 membres." 


Très bien, mais comment construit-on des liens entre les personnes ?

De deux façons. On ne peut pas s’aimer dans une communauté de 800 personnes, car on ne se connaîtra pas. Trop nombreux, on est assis sur des bancs et on vient à la messe comme on va au supermarché. On se gare à la meilleure place, la plus proche de l’église, et on se fiche de la jeune famille qui arrive en retard avec ses enfants et qui doit marcher des kilomètres… On ne pourra pas accueillir les pauvres à 300, parce qu’on sera dans de l’industriel. Il faut des petites communautés : des communautés de quartier, des groupes à l’intérieur des paroisses, etc. Et il ne faut pas que ça dépasse 20-40 membres. Ensuite, il faut des gestes forts. L’eucharistie en est un, mais c’est un geste presque trop fort. Il faut des dîners dans les quartiers, entre paroissiens. Il faut que le prêtre visite ses paroissiens. Qu’il connaisse la réalité de leur vie. Il passe cinq minutes ou plus dans les maisons, où il débarque, comme Jésus. Un des moments de ma vie où j’ai basculé au service de l’Église, c’est le jour où papa m’a dit que le prêtre passerait le soir. J’avais 10 ans et demi et je voulais savoir si je pourrais servir la messe le dimanche. J’étais terrorisé à l’idée qu’il me dise non et bien sûr il a été trop content ! Mais il est venu chez moi et ça a tout changé.

En somme, qu’est ce qu’être prêtre ?

Bonne question ! Et nous ne sommes pas d’accord entre nous. Les prêtres entre eux n’ont pas la même vision de leur ministère. Faut-il faire des cours de comptabilité et de droit pour les prêtres ? Certains disent : « Bien sûr c’est évident, c’est du management ! » D’autres refusent parce qu’ils ne veulent pas donner leur vie pour ça… J’ai rencontré des prêtres qui avaient honte parce qu’ils n’avaient pas trouvé l’argent pour reconstruire les WC de la salle paroissiale. Je leur dis : « Mais délègue ! C’est le ministère des autres fidèles ! » Le rôle d’un prêtre, c’est de savoir mettre les fidèles en état de service pour pouvoir être lui-même en état de service ! Et son service, c’est la sanctification et l’évangélisation. C’est une question centrale du synode des jeunes, car de là découlent les ministères, les missions que l’on pourra confier aux laïcs en général et aux jeunes en particulier.


"J’aimerais bien être Youtubeur, mais je ne peux pas car je n’ai pas le ton ! Donc là, c’est les jeunes ou personne."


À quelles missions pensez-vous ?

À deux types de mission : évangélisation de masse et de détail. De masse : via les nouveaux moyens de communication. Eux seuls peuvent faire ça. Une des grandes découvertes des derniers mois, en ce qui me concerne, est que je ne suis pas sur les mêmes logiciels que les jeunes et que nous n’avons pas le même langage. Moi j’utilise Facebook et les e-mails, eux sont sur Youtube, Instagram et Snapchat. Et cela évolue sans cesse. À quand un Norman, un Cyprien, un Squeezie, une Natoo catho ? Ils sont suivis par des millions de personnes ! J’aimerais bien être Youtubeur, mais je ne peux pas car je n’ai pas le ton ! Donc là, c’est eux ou personne, maintenant ou jamais. Quand j’étais jeune j’ai fait mon taf, j’ai participé à des radios libres, aux JMJ, à des concerts de rue, etc. Il ne faut pas chercher à singer le langage des jeunes, ça ne marche pas. En ce qui concerne l’évangélisation de détail, j’entends par là amener un à un d’autres jeunes, leur parler de Jésus. Je ne serai pas là quand un de leurs copains va tomber dans la débauche, la drogue, ou qu’une copine voudra avorter. Moi comme chrétien adulte, comme pasteur, je dois faire en sorte que lorsqu’ils ramènent un copain ou une copine, ils trouvent une communauté dont ils puissent être fiers et qui les porte, qui accueille le garçon ou la fille dans la situation où ils sont, sans les juger, mais en leur annonçant que Jésus les aime.

Et pour les autres laïcs ?

Il faut peut être aussi développer la question des ministères officiels et la formation. Le concile Vatican II a fait un premier pas en disant que le ministère du lectorat et de l’acolytat n’était pas seulement réservé aux clercs mais pouvait concerner les laïcs. Du coup on a transformé ça en diaconat permanent. On a un peu cléricalisé les choses. Pour aller dans la logique de François, il faut décléricaliser. Et le rôle des femmes dans l’Église doit être valorisé. Il faut peut-être aussi davantage reconnaître certains ministères féminins déjà existants, de fait, comme celui de catéchiste, d’accompagnateur spirituel.

http://www.lavie.fr/religion/catholicisme/david-macaire-il-faut-declericaliser-toute-l-eglise-21-10-2018-93826_16.php?fbclid=IwAR1VgnbdEsGoL0JEGThvac90MUo-aaS9W4mXAA3ofDD0vKyEGT1l7DdhaXA
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