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Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 Bannie10

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Prométhée - La Relecture de La Loi de Bioéthique en 2018

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Message par Yeshoua le Ven 13 Avr 2018 - 14:39

On se gardera de les juger,il faut rappeler que la CEF c’était mobilisé très fortement à voter contre Le Pen, parlait t'on du programme de Macron concernant la PMA/GPA?

Mt17:22
Dis-nous donc quel est ton avis:Est-il permis de donner l’impôt à Caesar, ou non ? »
Mais Iéshoua‘ pénètre leur crime. Il dit: « Pourquoi m’éprouvez-vous, hypocrites ?Montrez-moi la monnaie de l’impôt. »
Ils lui présentent un denier
Il leur dit: « Cette effigie, de qui est-elle ? Et l’inscription ? »
Ils disent: « De Caesar. »
Alors il leur dit: « Donnez donc à Caesar ce qui est à Caesar,
et ce qui est à Elohîms, à Elohîms ! »
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Message par jbrouquerol le Ven 13 Avr 2018 - 15:32

@Père Nathan a écrit:la voici l'instrument de travail d'azais  : très bien fait et très commode !

http://catholiquedu.free.fr/2018/syntheseClonageHumainFev2018V.pdf
  autre effort d'azais : sa première vidéo avec veryoui
  pour vulgariser Aristote : l'être, l'esprit, l'âme, l'Etre Premier, l'âme immortelle : découverte de la philosophie Première
           du vieux philosophe paien

on pourrait titrer cet interview: de l'âme immortelle démontrée d'Aristote à notre engagement de charité dans la lutte des champs morphogénétiques ...


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Message par Zamie le Sam 14 Avr 2018 - 22:06

Au sujet de l'immortalité de l'âme : 




Homélie prononcée lors de la veillée Pascale par le pape  Benoit XVI en 2007 .

(...) 
" Quelle nouveauté est réellement advenue avec le Christ ? L’âme de l’homme est par elle-même immortelle depuis la création – qu’est-ce le Christ a donc apporté de nouveau ? Oui, l’âme est immortelle, parce que l’homme demeure de manière singulière dans la mémoire et dans l’amour de Dieu, même après sa chute. Mais sa force ne lui suffit pas pour s’élever vers Dieu. Nous n’avons pas d’ailes qui pourraient nous porter jusqu’à une telle hauteur. Et pourtant rien d’autre ne peut combler l’homme éternellement si ce n’est être avec Dieu. Une éternité sans cette union avec Dieu serait une condamnation. L’homme ne réussit pas à atteindre les hauteurs, mais il aspire à monter : «Du ventre des enfers, j’appelle ...» Seul le Christ ressuscité peut nous mener jusqu’à l’union avec Dieu, jusqu’à ce point où, par nos forces, nous ne pouvons parvenir. Lui prend vraiment la brebis perdue sur ses épaules et il la ramène à la maison. Nous vivons accrochés à son Corps, et, en communion avec son Corps, nous allons jusqu’au cœur de Dieu. Ainsi seulement la mort est vaincue, nous sommes libres et notre vie  est espérance " 
(...) 


http://benoit-et-moi.fr/2018/benot-xvi/pourquoi-lame-est-immortelle.php
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Message par Isabelle-Marie le Dim 15 Avr 2018 - 0:09

@jbrouquerol a écrit:
@Père Nathan a écrit:la voici l'instrument de travail d'azais  : très bien fait et très commode !

http://catholiquedu.free.fr/2018/syntheseClonageHumainFev2018V.pdf
  autre effort d'azais : sa première vidéo avec veryoui
  pour vulgariser Aristote : l'être, l'esprit, l'âme, l'Etre Premier, l'âme immortelle : découverte de la philosophie Première
           du vieux philosophe paien

on pourrait titrer cet interview: de l'âme immortelle démontrée d'Aristote à notre engagement de charité dans la lutte des champs morphogénétiques ...


L'âme existe, elle anime le corps, elle a une partie immortelle d'accord mais si j'ai bien compris et pour revenir à la question de l'embryon, la position d'Aristote, reprise par Thomas d'Aquin admettait des temps successifs avant que cette âme ne devienne raisonnable.
C'est cela qui est choquant.

Peut-on vraiment imaginer, si l'homme est créé à l'image de Dieu comme le dit la Bible, que Dieu le crée d'abord amas de cellules, petit être végétatif, petit animal, petit d'homme puis personne à un stade avancé ?!

La génétique prouve que l'homme est, dès la constitution du génome, INTÉGRALEMENT tout ce qu'il sera, il ne fera que développer des potentialités intégralement présentes dans sa nature dès l'origine.

Et comme Dieu est Amour (Saint Jean), l'embryon possède, est plutôt une conscience d'amour, comme le répète souvent soeur Emmanuel, il n'est même que cela puisqu'il n'a pas encore d'organes pour sentir, écouter, goûter, voir..

Il est donc par là même plus semblable à Dieu et devrait être l'objet d'un respect sacré et d'un soin extrême en raison même de cette proximité avec son Principe  Père éternel

Il est vraiment l'Innocent (étymologiquement celui "qui ne nuit point, douceur inoffensive.") tout semblable à son Créateur.


L'inversion païenne est telle aujourd'hui qu'on en arrive à estimer l'âme animale supérieure à celle d'un embryon ou d'un enfant, à justifier l'infanticide, l'euthanasie sur les handicapés, etc C'est exactement la pensée d'un Peter Singer, chef de file de l'écologie radicale américaine, quand il écrit par exemple :

«Un chimpanzé ou un cochon se rapproche bien plus du modèle d’être autonome et rationnel qu’un nouveau-né» logique ! si l'on part de l'amas de cellules, un être sensitif comme l'animal sera plus proche de l'homme adulte doué de raison.

Il est donc temps que l'Église accepte de se prononcer clairement de façon une bonne fois pour toutes à éliminer toutes les aberrations auxquelles peut mener l'idée que l'homme est d'abord matière avant d'être doté d'un esprit ; et non pas que dès l'origine il est un corps doué d'une âme spirituelle !  king
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Message par Isabelle-Marie le Lun 16 Avr 2018 - 9:40

@père Nathan, Azais ou Sur le Roc :

 Qu'est-ce qui empêche l'Église de tirer la conclusion que l'âme est spirituelle dès le départ, cad à la constitution du génome, et qu'il n'est plus besoin de l'hypothèse d'une animation tardive que les sciences (génétique) les plus avancées ont rendue caduque ; de l'affirmer d'une manière dogmatique et qui engage son infaillibilité, afin qu'elle parle d'une seule voix !

Les obstacles sont-ils principalement d'ordre théologiques, philosophiques, ou relèvent-ils de querelles internes, comme celle qui oppose la communauté St Jean (dont Sur le Roc a parlé dans sa dernière vidéo) ? 

Si les évêques étaient d'accord entre eux et que l'Église parlait d'une seule voix, le Saint Père pourrait annoncer au monde cette belle vérité, que l'enfant est Roi ! king

Surtout la science ne pourrait plus se prévaloir de l'ignorance des hommes, de l'ignorance même de la philosophie pour se justifier.
Si elle poursuivait ses agissements, elle le ferait avec l'épée de la Parole de Dieu sur elle, et non plus avec notre complicité, plus ou moins passive.
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Message par Surleroc le Lun 16 Avr 2018 - 10:54

Je donne un point de vue sociologique à cette question attendant que P. Nathan donne une réponse théo. et philo. Le Pape ne peut parler de la sorte que s'il y a un consensus avec un nombre minimal d'évêques et de fidèles pour cela il faut les informer...
Il y a aussi la pression évidente des courants modernistes et fixistes qui ne veulent pas remettre en causes saint Thomas d’Aquin : raisons idéologiques et crypto-politiques au niveau des egos. 
Enfin, il y a des considérations d'opportunités géo-politiques puisqu'une telle déclaration et définition affirmerait que dès le premier génome il y a un humain en cours d’épanouissement, d'accomplissement et non en devenir... L'avortement apparaîtrait pour ce qu'il est, un crime.
Le Pape est trop faible, je parle de François, pour affronter cela, mais la question reste ouverte puisqu'elle n'est pas définie... Donc à nous de faire un travail d'information auprès du peuple et non pas perdre son temps ailleurs. 
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Message par Isabelle-Marie le Lun 16 Avr 2018 - 13:57

@Surleroc a écrit:
Je donne un point de vue sociologique à cette question attendant que P. Nathan donne une réponse théo. et philo. Le Pape ne peut parler de la sorte que s'il y a un consensus avec un nombre minimal d'évêques et de fidèles pour cela il faut les informer...
Il y a aussi la pression évidente des courants modernistes et fixistes qui ne veulent pas remettre en causes saint Thomas d’Aquin : raisons idéologiques et crypto-politiques au niveau des egos. 
Enfin, il y a des considérations d'opportunités géo-politiques puisqu'une telle déclaration et définition affirmerait que dès le premier génome il y a un humain en cours d’épanouissement, d'accomplissement et non en devenir... L'avortement apparaîtrait pour ce qu'il est, un crime.
Le Pape est trop faible, je parle de François, pour affronter cela, mais la question reste ouverte puisqu'elle n'est pas définie... Donc à nous de faire un travail d'information auprès du peuple et non pas perdre son temps ailleurs. 

Merci @Sur le Roc. Bel article de Françoise Breynaert sur Grégoire de Nysse, trouvé en commentaire de ta vidéo : "Prométhée no 5", très clair, remarquable. En voici la conclusion et le lien pour lire en entier :


Conclusion.
A la conception, l’âme et le corps sont créés ensemble. L’action des parents serait inefficace si elle n’était pas accompagnée de l’acte créateur de Dieu.
Il y a un développement entre l’embryon et l’homme adulte mais il est absurde de dire que l’embryon n’est pas un homme : il faudrait dire aussi que nous ne sommes pas des hommes parce que nous ne sommes pas encore arrivés au but, qui est la béatitude en Dieu.
La doctrine de Grégoire de Nysse, en unissant l’âme et le corps dans un seul et même acte créateur de Dieu est aussi extrêmement cohérente en disant que « leur nourriture est la pureté, la bonne odeur et toutes les choses de ce genre, dont les vertus portent des fruits en abondance »[16], ou quand il affirme, au sujet de l’Eucharistie, que le salut arrive à l’âme par la foi et au corps par la nourriture et la boisson.
Les conséquences sont simples à déduire :

[*]Le respect de l’instant de la conception, son milieu propre voulu par le Créateur dans le sanctuaire du couple et de la femme, parce que le Créateur est présent dans la procession de lumière de sa paternité divine pour créer l’âme humaine.

[*]Le respect de la vie de l’embryon dès sa conception, et le refus de l’avortement (notifié dès la « Didachè »  au 2° siècle), y compris la pilule du lendemain ou le stérilet.

[*]L’attention à tout ce qui pourrait blesser l’âme de l’embryon et du nouveau-né : drogues et ondes toxiques qui traversent la matrice, commercialisation, etc.


Mais la compréhension de tout cela nécessite que nos « sens de l’âme » soient purifiés !


"Homo Deus : Une brève histoire de l'avenir" est un livre de Yuval Noah Harari publié pour la première fois en hébreu en 2015... Ce titre de livre signifie "l'homme-Dieu". Tout l'inverse de MI-Ka-El, "qui est comme Dieu ? " "Qui est grand comme toi Seigneur?"... Ce titre reflète la tentation moderne, analogue à celle du péché originel. Tels sont les enjeux de notre temps... Va-t-on aller jusqu'à profaner le sanctuaire de la vie et le processus de lumière de la Paternité divine ? 
© Françoise Breynaert
Foi-vivifiante.fr

http://www.foi-vivifiante.fr/pages/bioethique/l-humanite-de-l-embryon-st-gregoire-de-nysse.html
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Message par Père Nathan le Mer 18 Avr 2018 - 14:10

Intervention intéressante sur le site Etats généraux 

info Emmanuelle : je viens de rajouter un commentaire, 
argument contre le clonage des cellules souches à but thérapeutique :
 
https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/projects/reproduction-developpement-embryonnaire-cellules-souches/consultation/consultation-7/opinions/constats-et-enjeux-quelle-est-la-situation-actuelle/ces-recherches-permettent-des-avancees-



Emmembryon             17 avril 2018 à 23:36
« Les cellules souches embryonnaires, bien que infiniment petites, sont totipotentes, et contiennent tout le programme de l'être humain qui vient d'être conçu. 
La preuve, c'est qu'au stade de quelques cellules, elles peuvent former un vrai jumeau. 
Elles ont déjà un ADN dont on a montré les propriétés "holographiques", et certains chercheurs ont fait le lien avec la notion d'"âme".
 
Je n'ai pas de mots pour qualifier la "régression" d'un être humain en un tissu de cellules (coeur, cerveau), 
sans connaitre d'ailleurs sa destination (homme ou chimère homme-animal). Pire que le tuer. »
 
 





PNathan a mis sa griffe à la suite
( chacun peut ( doit ) mettre sa griffe !!!! )
Encore 12 jours !






Et Dieu dans tout ça ? C’est la transgression Suprême oui ou non ? Même Chirac a signalé que c’etait là l’unique Argument ( Lyon 2001) On lira avec intérêt cet aspect transcendantal de la questionhttps://bioethiquecatholique.blogspot.fr/2018/03/lois-bioethiques-et-dieu-dans-tout-ca_30.html?m=1 Dire clairement : travail sur cellules souches embryonnaires = clonage thérapeutique Sinon c’est du camouflage semantique
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Message par Jeannedelamontagne le Mer 18 Avr 2018 - 19:56

@Père Nathan a écrit:Intervention intéressante sur le site Etats généraux 

info Emmanuelle : je viens de rajouter un commentaire, 
argument contre le clonage des cellules souches à but thérapeutique :
 
https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/projects/reproduction-developpement-embryonnaire-cellules-souches/consultation/consultation-7/opinions/constats-et-enjeux-quelle-est-la-situation-actuelle/ces-recherches-permettent-des-avancees-



Emmembryon             17 avril 2018 à 23:36
« Les cellules souches embryonnaires, bien que infiniment petites, sont totipotentes, et contiennent tout le programme de l'être humain qui vient d'être conçu. 
La preuve, c'est qu'au stade de quelques cellules, elles peuvent former un vrai jumeau. 
Elles ont déjà un ADN dont on a montré les propriétés "holographiques", et certains chercheurs ont fait le lien avec la notion d'"âme".
 
Je n'ai pas de mots pour qualifier la "régression" d'un être humain en un tissu de cellules (coeur, cerveau), 
sans connaitre d'ailleurs sa destination (homme ou chimère homme-animal). Pire que le tuer. »
 
 





PNathan a mis sa griffe à la suite
( chacun peut ( doit ) mettre sa griffe !!!! )
Encore 12 jours !






Et Dieu dans tout ça ? C’est la transgression Suprême oui ou non ? Même Chirac a signalé que c’etait là l’unique Argument ( Lyon 2001) On lira avec intérêt cet aspect transcendantal de la questionhttps://bioethiquecatholique.blogspot.fr/2018/03/lois-bioethiques-et-dieu-dans-tout-ca_30.html?m=1 Dire clairement : travail sur cellules souches embryonnaires = clonage thérapeutique Sinon c’est du camouflage semantique


Quand je vais sur le lien, il me marque, page n'existe pas! Erreur 44

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Message par Père Nathan le Jeu 19 Avr 2018 - 11:24

Réponse
Emmembryon             17 avril 2018




Merci d’avoir relayé le texte contre clonage thérapeutique,
En attendant que je fasse une proposition à part…
« Jeannedelamontagne » ne trouve pas le lien parce qu’il manque « considérables » après –des-avancees- ; voilà le lien complet :
https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/projects/reproduction-developpement-embryonnaire-cellules-souches/consultation/consultation-7/opinions/constats-et-enjeux-quelle-est-la-situation-actuelle/ces-recherches-permettent-des-avancees-considerables
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Message par François Bernon le Ven 20 Avr 2018 - 15:10

2h35 avec Mgr d'Ornellas :

https://rcf.fr/actualite/debat-i-l-eglise-face-aux-questions-de-bioethique

Cet évêque connait beaucoup de choses, de personnes, très intelligent, mais parle rarement de Dieu ! Et quand il en parle, il s'excuse.
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Message par Père Nathan le Ven 20 Avr 2018 - 16:27

Etats Généraux de bioéthique 

Vous pouvez intervenir FACILEMENT et utilement 

Exemple ici d’une intervention dans une consultation piège ( @azais )







Proposition :  

recherche sur cellule souche versus recherche sur embryon
Il faut scinder la question de depart en :1) recherche sur ceĺlules souches sans destruction d'embryon,2) recherche sur embryon
Ainsi posées ,on peut reconnaître que l'un a le statut d' être humain et que l'autre est un outil.
A l'inverse, la question ,telle qu'eĺle est posée actuellement , induit que souche et embryon ont même statut ... d'outil... ce que la majorité ne pense pas .





Réponse Azais :
non parce que que va t on faire comme recherhe sur la cellule souche : si elle est totipotente , on pourra faire un clone humain puisque la loi l'autorise depuis 2013 et même ne l'interdit pas depuis 2004 pour les clones d'embryons disponibles ... c'est un exemple il y en a d'autres ...
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Message par Père Nathan le Lun 23 Avr 2018 - 17:02

@François Bernon a écrit:2h35 avec Mgr d'Ornellas :

https://rcf.fr/actualite/debat-i-l-eglise-face-aux-questions-de-bioethique

Cet évêque connait beaucoup de choses, de personnes, très intelligent, mais parle rarement de Dieu ! Et quand il en parle, il s'excuse.


Hélas 

Même le seul mot « clonage » terrorise


Il est vrai que la question clonage et l’évocation de Dieu sont intimement liés dans cette Tragédie


Dernière édition par Père Nathan le Lun 23 Avr 2018 - 22:33, édité 1 fois
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Message par Père Nathan le Lun 23 Avr 2018 - 18:42

Le PPatrick càd moi même 
  Suis intervenu sur le site consultatif sur bioéthique 


Avant la future et catastrophique aggravation meshomico-attalique de la loi française qui va couronner nos Chambres définitivement de la Loi d’Abomination annoncée par tous les prophètes 





  • Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 7a880559-4302-11e8-8a11-fa163eafcb57_default_avatarPNathan


    Oui oui et oui Et aussi Dire la vérité : que le clonage humain des embryons doit être interdit par la Loi ce qui N'EST PAS LE CAS en France, 



  • comme un symbole que la France ne se veut pas être coupable d'un glissement d'un eugénisme d’État, condamné à juste titre par la conscience collective Universelle rappelée à l’ONU à titre de Déclaration de principe en 2005 




  • Demander aussi que soit interdite la conception humaine en dehors de traitement pathologique de la procréation humaine et en dehors de paternité et maternité responsable. 


  • Il convient expressément de prendre en considération les conséquences psychiques, juridiques, sociales des errances que les études scientifiques sérieuses sur ces questions à l'étranger démontrent, (et que le CCNE ne peut nier ni les hommes de bonne foi qui se penchent sur ces questions )

     

  • Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 7a880559-4302-11e8-8a11-fa163eafcb57_default_avatarPNathan


    Déclarer et prendre position sur l'animation de l'embryon humain est la première chose à faire dans une consultation honnete 



  • C’est d’ailleurs ce que disaient les représentants du Peuple en discussion de 2003 à 2004 dans les Chambres 


  • Sans suite 


  • Ne se moque t on pas du Peuple et de ses élus en consultant en marge comme dans de la choucroute ? 


  • A l'attention particulière du Bon sens et de la voix de la conscience, s'autoriser à débattre et conclure sur la question de la création et de la présence de l'âme dans l'embryon, donc du moment de sa conception, comme celui où cette âme imprègne et vivifie l'être humain créé, pour aider tous les hommes de bonne volonté à disposer des repères anthropologiques et ontologiques sur la nature humaine, et pallier aux carences de statut de l'embryon humain: 




  • La Loi Bioethique doit être invitée à le considèrer pour ce qu'il est dans l'ordre de nature, comme "étant une personne humaine" et non plus seulement parce qu'il "faut" le traiter "comme [si il était] une personne". 


  • Consulter les experts de cette question ontologique première: d’Aristote à MarcAurele et Kaol Woytyla comme philosophe et en passant non par par UNE religion mais par l’unanimité des théologiens, ce serait un minimum 


  • Par exemplehttps://bioethiquecatholique.blogspot.fr/p/le-coin-de-la-metaphysique.html?m=1 


  • On ne demande pas au charcutier conseil pour résoudre un problème einsteinien !


Père Nathan
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Message par Zamie le Lun 23 Avr 2018 - 23:37

Je ne sais pas si c'est le bon fil , toutefois je poste ce que je viens de lire sur le salon beige .Il s'agit d'un livre écrit par Blanche Streb.


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Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 6a00d83451619c69e20224df2cc7a6200b-150wiEn fait, Blanche Streb, vous êtes à la mode: vous prônez en quelque sorte un retour au bio, sans colorants ni conservateurs, contre la tentation des OGM que sont les «bébés sur mesure»...
Je prône surtout un retour au bon sens humain, qui heureusement n'est jamais très loin lorsque les enjeux sont clairement et globalement exposés. Mais votre comparaison est intéressante. Vous évoquez l'écologie, or de nos jours il y a une prise de conscience incontestable des dégâts que la fascination de l'homme pour certaines technologies ou l'absence de respect de la nature ont pu engendrer. La même prise de conscience sur l'état d'urgence éthique dans lequel nous sommes devient incontournable, vitale! Aujourd'hui, l'homme s'octroie le droit de manipuler la vie, dès son commencement. Des bébés génétiquement modifiés sont nés, en Ukraine, au Mexique, en dépit de tout principe de précaution. Préoccupant!
Vous écrivez que «la France est devenue un pays eugéniste». Quoi, déjà?
En effet, osons regarder cette vérité en face: en France, malheureusement, est né et se répand un nouvel eugénisme, technique, consensuel, démocratique et bientôt… chronique, si notre société continue de s'y acclimater. La FIV a rendu l'embryon «disponible», sous l'œil du biologiste, et inévitablement «un contrôle qualité» des embryons s'est imposé. L'eugénisme qui se met en place est largement induit par les biotechnologies. Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permet de contrôler l'ADN des embryons in vitro pour les trier. En France, le cadre de cette pratique est restreint aux couples risquant la transmission d'une pathologie grave et incurable. Mais certains poussent pour la banalisation de ce passage au crible des embryons: le DPI pour tous, c'est-à-dire pour tous les couples, et pour tout, c'est-à-dire pour décrypter ce que l'on sait déjà dire ou prédire (avec parfois des marges d'erreur) de l'ADN.
Pour trier les embryons, il faut les avoir sous la main et donc faire des FIV, même si l'on n'est pas infertile. Lorsque l'on fait des FIV pour des raisons d'infertilité les embryons sont à notre disposition: «alors pourquoi pas ne pas en vérifier la qualité?» se demandent certains. Ainsi, la procréation assistée appelle le tri, et le tri impose la FIV. La technique appelle la technique, et le phénomène s'emballe….
Dans certains pays, des couples qui ne sont pas infertiles ont recours à des FIV pour trier leurs embryons selon leur sexe. En Angleterre, on a relevé des cas de sélection délibérée d'embryons porteurs de surdité, les parents souhaitant transmettre leur propre handicap en héritage pour que leur enfant partage complètement leur mode de vie.
Dans le monde du bébé sur mesure, si tout n'est qu'une question de désir individuel, il n'y a plus de limite.
Vous parlez aussi des médecins, «soumis à une forte et injuste pression». Les bouleversements techniques dans le champ de la procréation ont-ils modifié profondément le rôle de la médecine? Comment la profession perçoit-elle ces changements?
En médecine prénatale, il y a une vraie pression, palpable. Les obstétriciens et échographistes savent qu'ils y risquent davantage de poursuites judiciaires en laissant naître un enfant présentant une anomalie qui aurait pu être détectée avant la naissance qu'en induisant la perte d'un fœtus en bonne santé qui décéderait à l'issue d'un examen invasif ou en incitant, dans le doute, à une interruption médicale de grossesse. 0,5 à 1 % de fausses couches sont à déplorer à la suite d'une amniocentèse, geste qui au final conduit à la perte de deux enfants indemnes pour l'avortement volontaire d'un enfant atteint détecté par cet examen… Dans la quête du bébé parfait, il y a du «déchet humain». Glaçante réalité.
Le débat pour faire sortir la PMA du cadre actuel - celui du couple homme-femme souffrant d'infertilité constatée - envisage le soignant comme un prestataire de services. Car la PMA pour des personnes qui n'ont aucun problème d'infertilité ne relève pas de la médecine: il n'y a rien de curatif, ni de préventif, ni de réparateur, puisqu'en tant que tel il n'y a rien à soigner. Le simple fait d'évoquer une telle rupture démontre que nous sommes sur le point de basculer vers un droit à l'enfant.
La vocation du soignant est de guérir les pathologies, d'atténuer la souffrance lorsqu'elle est la conséquence d'une maladie. Pas lorsqu'elle est causée par un désir inassouvi. [...]. ""
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Message par François Bernon le Mar 24 Avr 2018 - 16:17

L'évêque de Cahors parle de la PMA, des embryons détruits, des embryons utilisés dans l'industrie cosmétique, "ceci est caché, n'est pas dit"

La 2° émission à écouter

https://www.cahors.catholique.fr/sanctuaires-et-pelerinages/pelerinages/eglise-pratique/l-eveque-et-le-diocese-de-cahors/homelies-lettres-pastorales/article/la-dignite-de-la-personne-humaine
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Message par Surleroc le Jeu 26 Avr 2018 - 10:23

Chers Amis, 
Je reprends la réécriture de mon essai "La Science Prométhéenne" sous le titre nouveau : "Prométhée ou la science sans conscience". Je vous livre le 1er chapitre.


https://surleroc.org/blog/2018/04/26/promethee-ou-la-science-sans-conscience/
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Message par Père Nathan le Jeu 26 Avr 2018 - 15:48

Merci pour cet article 

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Message par azais le Sam 28 Avr 2018 - 16:01

@Zamie a écrit:Je ne sais pas si c'est le bon fil , toutefois je poste ce que je viens de lire sur le salon beige .Il s'agit d'un livre écrit par Blanche Streb.


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Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 6a00d83451619c69e20224df2cc7a6200b-150wiEn fait, Blanche Streb, vous êtes à la mode: vous prônez en quelque sorte un retour au bio, sans colorants ni conservateurs, contre la tentation des OGM que sont les «bébés sur mesure»...
Je prône surtout un retour au bon sens humain, qui heureusement n'est jamais très loin lorsque les enjeux sont clairement et globalement exposés. Mais votre comparaison est intéressante. Vous évoquez l'écologie, or de nos jours il y a une prise de conscience incontestable des dégâts que la fascination de l'homme pour certaines technologies ou l'absence de respect de la nature ont pu engendrer. La même prise de conscience sur l'état d'urgence éthique dans lequel nous sommes devient incontournable, vitale! Aujourd'hui, l'homme s'octroie le droit de manipuler la vie, dès son commencement. Des bébés génétiquement modifiés sont nés, en Ukraine, au Mexique, en dépit de tout principe de précaution. Préoccupant!
Vous écrivez que «la France est devenue un pays eugéniste». Quoi, déjà?
En effet, osons regarder cette vérité en face: en France, malheureusement, est né et se répand un nouvel eugénisme, technique, consensuel, démocratique et bientôt… chronique, si notre société continue de s'y acclimater. La FIV a rendu l'embryon «disponible», sous l'œil du biologiste, et inévitablement «un contrôle qualité» des embryons s'est imposé. L'eugénisme qui se met en place est largement induit par les biotechnologies. Le diagnostic pré-implantatoire (DPI) permet de contrôler l'ADN des embryons in vitro pour les trier. En France, le cadre de cette pratique est restreint aux couples risquant la transmission d'une pathologie grave et incurable. Mais certains poussent pour la banalisation de ce passage au crible des embryons: le DPI pour tous, c'est-à-dire pour tous les couples, et pour tout, c'est-à-dire pour décrypter ce que l'on sait déjà dire ou prédire (avec parfois des marges d'erreur) de l'ADN.
Pour trier les embryons, il faut les avoir sous la main et donc faire des FIV, même si l'on n'est pas infertile. Lorsque l'on fait des FIV pour des raisons d'infertilité les embryons sont à notre disposition: «alors pourquoi pas ne pas en vérifier la qualité?» se demandent certains. Ainsi, la procréation assistée appelle le tri, et le tri impose la FIV. La technique appelle la technique, et le phénomène s'emballe….
Dans certains pays, des couples qui ne sont pas infertiles ont recours à des FIV pour trier leurs embryons selon leur sexe. En Angleterre, on a relevé des cas de sélection délibérée d'embryons porteurs de surdité, les parents souhaitant transmettre leur propre handicap en héritage pour que leur enfant partage complètement leur mode de vie.
Dans le monde du bébé sur mesure, si tout n'est qu'une question de désir individuel, il n'y a plus de limite.
Vous parlez aussi des médecins, «soumis à une forte et injuste pression». Les bouleversements techniques dans le champ de la procréation ont-ils modifié profondément le rôle de la médecine? Comment la profession perçoit-elle ces changements?
En médecine prénatale, il y a une vraie pression, palpable. Les obstétriciens et échographistes savent qu'ils y risquent davantage de poursuites judiciaires en laissant naître un enfant présentant une anomalie qui aurait pu être détectée avant la naissance qu'en induisant la perte d'un fœtus en bonne santé qui décéderait à l'issue d'un examen invasif ou en incitant, dans le doute, à une interruption médicale de grossesse. 0,5 à 1 % de fausses couches sont à déplorer à la suite d'une amniocentèse, geste qui au final conduit à la perte de deux enfants indemnes pour l'avortement volontaire d'un enfant atteint détecté par cet examen… Dans la quête du bébé parfait, il y a du «déchet humain». Glaçante réalité.
Le débat pour faire sortir la PMA du cadre actuel - celui du couple homme-femme souffrant d'infertilité constatée - envisage le soignant comme un prestataire de services. Car la PMA pour des personnes qui n'ont aucun problème d'infertilité ne relève pas de la médecine: il n'y a rien de curatif, ni de préventif, ni de réparateur, puisqu'en tant que tel il n'y a rien à soigner. Le simple fait d'évoquer une telle rupture démontre que nous sommes sur le point de basculer vers un droit à l'enfant.
La vocation du soignant est de guérir les pathologies, d'atténuer la souffrance lorsqu'elle est la conséquence d'une maladie. Pas lorsqu'elle est causée par un désir inassouvi. [...]. ""
http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2018/04/lécologie-cest-bien-sauf-pour-lhomme-.html
intégré sur le site de consultation du CCNE 

pourquoi ne ferez vous pas de même avec d'autres arguments ? 

 ET déjà sur cette proposition et ces arguments vous opposer à la PMA pour toutes qui REALISE ce que dit Blanche Streb ? 
allez sur https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/projects/procreation/consultation/consultation-6/opinions/constats-et-enjeux-quelle-est-la-situation-actuelle/bebes-sur-mesure-non-a-la-transgression-de-laprocreation-naturelle-fecondation-de-gametes-de-parents-vivants-et-en-age-de-procreer-par-la-pma-d-enfants-parfaits-et-ou-a-la-carte

 et VOTEZ POUR cette proposition , apres vous être inscrit à ce site de consultation CCNE ( qui sera cloturé le 30 avril : J - 2 ) 

Pour les modalités expliquées pour y aller , s'inscrire , et voter :  lien  http://bioethiquecatholique.fr/?p=515
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Message par Jeannedelamontagne le Sam 28 Avr 2018 - 18:32

Les propositions d'AZAIS sont 'épinglé' par l'administrateur!

On ne peux plus voter!

Je viens de l'essayer!

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Message par azais le Lun 30 Avr 2018 - 0:27

Réessayez encore APRES  vous etre inscrit et cliqué sur Participer : il faut lancer la "mécanique" de consultation avant que vous ne puissiez voter pour ou contre telle ou telle proposition 

 Et il n'y a pas que mes propositions ou arguments : 

 je milite de dire a tous et à votre carnet d'adresse mail de voter POUR  


toutes les propositions  de pNathan 
 https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/profile/pnathan


 celles de   azais
 https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/profile/azais
 
de emmembryon
https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/profile/emmembryon


J - 1 car lundi soir la consultation en ligne  du CCNE est terminée 


 rappelez vous le chemin pour aller sur le site du CCNE qui vous a été indiqué déjà 

https://bioethiquecatholique.blogspot.fr/p/blog-page_47.html
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Message par azais le Lun 30 Avr 2018 - 4:31

https://etatsgenerauxdelabioethique.fr/project/reproduction-developpement-embryonnaire-cellules-souches/consultation/consultation-7/types/constats-et-enjeux-quelle-est-la-situation-actuelle/page/1/sort/last

dernières propositions deposées  pourlesquelles que vous pourrez encore voter demain lundi 

( cliquer sur lke tri par les propositions les plus récentes ) 
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Message par François Bernon le Mar 1 Mai 2018 - 15:49

Urbi&Orbi
La Documentation catholique

En six points, Mgr Pontier réaffirme devant le CCNE la valeur absolue de toute personne

26 avril 2018, intervention de Mgr Pontier devant le Comité consultatif national d’éthique


Par , le 30/4/2018 à 02h49

Mgr Pontier (*)

Le 26 avril 2018, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé devant le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), accompagné de Bruno Saintôt(sj). Une rencontre inscrite dans le cadre des états généraux de la bioéthique. La longue intervention du président de la Conférence des évêques de France a été formulée en six chapitres. L’éthique,« le CCNE n’aurait-il pas à réfléchir sur la notion de “droits de l’homme” et de “droit fondamental”, en les distinguant du droit positif et des demandes sociétales exprimées en termes de « droits » ? » ; le principe de précaution,« la vertu de “prudence” a ses lettres de noblesse dans le discours éthique. Elle est une vertu du politique. Elle devrait être mise en exergue par la CCNE grâce à une réflexion approfondie sur la “prudence” dans le vaste patrimoine philosophique des différentes cultures » ; le droit de l’enfant, « faire passer le droit des adultes avant celui de l’enfant est donc en soi une injustice. Il est contraire à l’éthique de promouvoir une institution injuste… » ; le critère de la violence, « devant les contradictions de droits individuels, la protection du plus vulnérable doit être “primordiale” »… ; la médecine et la solidarité sociale,chapitre divisé en quatre parties : les priorités de santé, le rapport à l’utilisation des techniques de prédiction médicale, le rapport à la définition collective des vies acceptables, le rapport à l’intelligence artificielle, une médecine définie par Mgr Pontier comme « gardienne du seuil d’humanité » ; la fuite en avant,avec la question de la mise en place d’un moratoire devant des révisions des lois de bioéthique qui se laisseraient dicter « par des impératifs financiers dus à la concurrence internationale dans le domaine de la recherche, par des transgressions d’interdits majeurs mises en place dans d’autres pays, par des demandes sociétales où s’expriment des désirs exacerbés en raison d’un individualisme grandissant et de possibilités techniques ? » « Dans le fond, a conclu Mgr Pontier devant le Comité consultatif national d’éthique l’interdit “tu ne tueras pas”, la considération primordiale de l’intérêt supérieur de l’enfant, la vocation intangible de la médecine, le respect de l’inviolable dignité humaine, la non-patrimonialité du corps humain, la considération pour la vulnérabilité de l’être humain, la primauté de l’éthique sur le financier, la supériorité du principe de précaution sur les applications de la science, devraient constituer un axe politique fort dans une société démocratique qui trouverait son unité dans les symboles exprimant ces évidences. »
Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 _0_729_407
Prendre soin les uns des autres en considérant l’autre dans sa dimension transcendante est la perspective dans laquelle je me placerai. Cette perspective articule la valeur unique et absolue de toute personne avec le projet d’une société hospitalière. En effet, « l’Église qui, en raison de sa charge et de sa compétence, ne se confond d’aucune manière avec la communauté politique et n’est liée à aucun système politique, est à la fois le signe et la sauvegarde du caractère transcendant de la personne humaine » (1). Cela passe par une réflexion éthique sur laquelle je m’arrêterai un instant.
1. L’éthique
L’éthique promeut un discours de raison qui, selon Paul Ricœur, vise à trouver ensemble le bien de la personne, le bien du groupe auquel celle-ci appartient et le bien des institutions, c’est-à-dire leur justice. Elle le fait à partir d’une vision anthropologique qui ne se réduit pas à la sociologie ni aux sciences humaines. La recherche d’une signification qui fasse sens pour tout homme et pour tout l’homme guide les actions de l’homme afin que celles-ci soient bienfaisantes. Cette signification induit des limites en deçà desquelles l’action est malfaisante.
L’éthique s’élabore donc en fonction du triple bien visé ET des limites énoncées comme des interdits fondateurs des civilisations. Elle se traduit dans notre droit par le principe de l’indisponibilité du corps humain, c’est-à-dire en terme juridique de la « personne ». Ici, la summa divisiodans notre droit est essentielle. Elle induit le principe de non-marchandisation (ou de gratuité) qui s’applique à tout élément du corps humain, quel qu’il soit. Ce principe devrait être davantage mis en lumière pour se garder des tentations du marché, ce qui risquerait d’arriver dans le cas où l’ouverture de la PMA à toutes les femmes serait légalisée étant donné la pénurie des gamètes disponibles.
D’autres situations montrent que ce principe est un guide éthique sûr pour préserver la « personne ». Faut-il par exemple parler d’indemnisation pour don d’ovocytes ou d’indemnisation pour les démarches nécessaires au don d’ovocytes ? Faut-il accepter les contrats qui visent à considérer l’enfant comme un bien monnayable, ou la femme avec son corps comme un bien utilisable ?
Dans sa réflexion sur la nouvelle responsabilité suscitée par l’utilisation des technologies, Hans Jonas formule un impératif : « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre » (2). La « révolution culturelle » (3), que laisse deviner l’avènement de « l’intelligence artificielle », appelle un surcroît de réflexion pour penser cette « permanence » comme cela s’est fait à chaque changement civilisationnel dans l’histoire. Sans doute est-il nécessaire et urgent de réfléchir à une conception partagée d’une « vie authentiquement humaine ».
Par exemple, est-elle « authentiquement humaine » en étant augmentée grâce à la technique génétique ? En étant organisée sans pouvoir avoir de père ? Le Code civil (16-4) garantit la « préservation de l’espèce humaine » et la Convention d’Oviedo affirme « que les progrès de la biologie et de la médecine doivent être utilisés pour le bénéfice des générations présentes et futures » (Préambule, alinéa 12). Notre droit nous rend ainsi attentifs à la « permanence d’une vie authentiquement humaine ». Il nous invite à la prudence.
L’éthique se préoccupe de discerner la juste limite aux désirs individuels en les resituant dans la relation et l’interdépendance qui caractérisent l’être humain puisque sa dimension sociale lui est essentielle. Le désir ne concerne pas seulement l’individu qui désire, mais la société tout entière, et ceci d’autant plus que cet individu demande à la société de satisfaire son désir. Le CCNE ne devrait-il pas réfléchir à une éthique de la liberté à partir d’une éthique du consentement à la limite et d’une éthique de la responsabilité qui engage vis-à-vis d’autrui ? La liberté n’est jamais purement individuelle car elle est celle d’un être humain en relation.
L’éthique se doit donc d’intégrer le désir en lui donnant un sens de telle sorte qu’elle ne soit pas une liste de réponses diverses à des demandes individuelles grâce aux pouvoirs des techniques. Elle a une visée éducative en faisant œuvre de raison, ce qui permet d’orienter ces désirs et d’utiliser les techniques selon la sagesse, c’est-à-dire en étant au service de la personne en sa totalité et de toutes les personnes. Ici, intervient la justice : l’institution est juste quand elle vise le « bien commun » et non les cas particuliers.
L’homme subit une tentation technologique qui le pousse à vouloir tout maîtriser en utilisant tous les pouvoirs que lui procure la technique. Ses désirs de maîtrise ou de domination se traduisent en « droits » dont la liste s’agrandit indéfiniment (par exemple, la résolution de l’Assemblée nationale qui appelle l’IVG un « droit fondamental », ce qui est un non-sens juridique puisque l’IVG continue à être définie en dérogation à l’article 16 du code civil). La volonté, le plus souvent non consciente, de tout dominer le conduit dans l’illusion vis-à-vis de lui-même. Il est dans une fuite en avant selon la logique de l’auto-justification qui l’oblige à appeler « droits » ses désirs, fuite en avant dont on ne voit pas l’issue puisque les possibilités techniques exacerbent les désirs et rendent possible leur satisfaction immédiate.
Le CCNE n’aurait-il pas à réfléchir sur la notion de « droits de l’homme » et de « droit fondamental », en les distinguant du droit positif et des demandes sociétales exprimées en termes de « droits » ?
Enfin, l’éthique est située dans une histoire et une actualité, ici celles de la France, en Europe et dans le contexte de la mondialisation. L’histoire nous instruit sur la provenance de certains concepts qui ont force symbolique dans notre pays. Les mettre en évidence de façon claire et pédagogique contribue à élaborer une éthique qui soit éducative de nos contemporains en visant le « bien commun », c’est-à-dire les conditions qui permettent à chacun et à chaque groupe de trouver plus facilement leur épanouissement vers le bonheur. Pour cela, selon la pensée de Jürgen Habermas (4), la laïcité n’interdit pas d’avoir recours à des mythes issus de la religion qui peuvent avoir force de sens dans le langage séculier adapté à une société plurielle en quête de sens pour tous. Par exemple, l’interdit « tu ne tueras pas » ou le récit du « bon Samaritain » expriment une compréhension du vivre ensemble humain dans une société.
L’éthique s’appuie sur une « loi non écrite » qui demeure inscrite au fond de l’être humain, quelle que soit sa culture ou sa tradition religieuse. Cette « loi » devrait être mise au jour comme des points de convergence entre diverses traditions de pensée. Cette mise au jour est nécessaire pour considérer l’être humain dans sa vérité et sa totalité. Pour cela, plus que la discussion, le « dialogue » est recherche menée ensemble pour exprimer rationnellement cette « loi non écrite » sans qu’aucun partenaire prétende la posséder ou la confisquer (5). Il est éclairé par la recherche désintéressée de la vérité, c’est-à-dire du juste bien de la personne, de toutes les personnes et des institutions.
De multiples regards convergent sur l’être humain pour en attester la transcendance : l’être humain se reçoit, infiniment plus qu’il ne se domine. On l’a dit : l’homme passe infiniment l’homme. Le langage commun pour formuler cette transcendance ne peut faire l’économie d’une recherche dans le « dialogue » de la vérité des termes employés. L’écoute attentive des personnes en précarité contribue à ouvrir les yeux sur cette transcendance.
Grâce au « dialogue », cette « loi » apparaît avec la force d’une transcendance ou d’un « visage », pour reprendre l’expression d’Emmanuel Lévinas. Ne pas la recevoir (ou refuser de la recevoir) en raison des désirs exacerbés, c’est s’obliger à masquer ce « visage » en modifiant les énoncés de la loi afin que ceux-ci lui paraissent adéquats à ce « visage » bien que de façon fausse ou artificielle.
Par exemple, on passe des « mères porteuses » (ce qui contredit le non-utilitarisme de Kant) à l’altruisme signifié par la « gestation pour autrui » ; on va jusqu’à écrire, dans le rapport du Cese (6), que sur l’acte de décès provoqué par une « sédation explicitement létale » (ce qui déjà contredit le sens de l’expression « sédation » dans le langage des soins), il sera écrit « décès naturel » (7). Comment pourrait-il être éthique de masquer la véritable nature d’un acte ? Comment le droit pourrait-il dire ce qui est juste s’il qualifie explicitement de façon mensongère la nature d’un acte ?
2. Le principe de précaution
La loi du 7 juillet 2011 a fait preuve de « prudence » (Cool. Le temps de l’éthique est plus long que celui de la science. La précipitation n’est jamais bonne conseillère, surtout quand elle provient de pressions sociétales ou politiques qui somment l’éthique de se prononcer. La vertu de « prudence » a ses lettres de noblesse dans le discours éthique. Elle est une vertu du politique. Elle devrait être mise en exergue par la CCNE grâce à une réflexion approfondie sur la « prudence » dans le vaste patrimoine philosophique des différentes cultures.
Cette « prudence » vis-à-vis d’une avancée scientifique est en elle-même appelée par une autre science. Par exemple, l’homme augmenté promu par la science informatique est en vérité un « homme simplifié » (9)et faible. La science biologique montre que la force de l’homme réside dans sa vulnérabilité biologique puisque l’épigénétique le rend capable de s’adapter aux situations changeantes qu’il rencontre dans son environnement (10).
Aujourd’hui, devant les avancées des techniques et face aux désirs des scientifiques, il semble urgent d’être « prudent ». Le principe de précaution – qui est constitutionnel pour l’environnement – devrait rentrer dans le champ de la bioéthique. Il exigerait une concertation permanente entre les différentes branches scientifiques afin que les savoirs ne demeurent pas éparpillés et juxtaposés comme des spécialités, mais se rencontrent et s’équilibrent mutuellement dans une sorte d’écosystème des savoirs, qui approcherait plus adéquatement de ce qu’est l’être humain avec son désir de bonheur, car c’est lui le sujet et l’objet véritable de l’éthique.
Ce principe de précaution oblige à des études d’impact sérieuses avant d’entreprendre tout changement de la loi de bioéthique du 7 juillet 2011 et de la loi sur la fin de vie du 2 février 2016. Or, par exemple, aucune étude sérieuse sur les enfants nés par dons de gamètes depuis les années 80 n’a été faite. Pourtant il semble bien que la vraie question ne soit pas celle de l’anonymat qui a été mise en place de façon très pragmatique dès les années 1970 pour devenir un principe législatif en 1994, mais plutôt celle du don de gamètes. On a réfléchi sur le principe de l’anonymat pour le préserver à chaque révision de la loi. Mais on n’a jamais vraiment réfléchi sur l’éthique du don de gamètes à la lumière de la considération « primordiale » de l’intérêt de l’enfant. Cette réflexion pourrait être favorisée par la comparaison avec d’autres pays. Par exemple, le législateur italien a procédé à l’inverse : le don de gamètes lui a semblé problématique jusqu’en 2015 et il n’a pas réfléchi à l’anonymat.
Au titre du principe de précaution et de la considération « primordiale » de l’intérêt de l’enfant, le CCNE devrait se pencher sur l’éthique du don de gamètes en raison de trois circonstances majeures : les banques de données d’analyses génétiques permettent aujourd’hui de retrouver plus facilement le père biologique ; la biologie montre que le lien gestationnel ne peut être passé par pertes et profits dans la construction de l’identité de l’enfant à naître et né ; les logiciels d’« intelligence artificielle » utilisés pour le tri des gamètes ou des embryons vont imposer leur « sélection » selon l’algorithme choisi, au moment du choix des gamètes ou de l’embryon à implanter.
3. Le droit de l’enfant
La Convention internationale des droits de l’enfant stipule que la considération de l’intérêt de l’enfant est « primordiale » (Article 3, § 1). Il s’agit donc de faire passer cet intérêt de l’enfant avant toute autre considération. Face à un conflit de droits, c’est le droit de l’enfant qui prime. Le CCNE a justement précisé que le « droit à l’enfant » n’existait pas, mais il serait urgent de fonder par l’éthique cette primauté de l’intérêt et du droit de l’enfant.
Le CCNE ne pourrait-il pas s’emparer de cet article de la Convention pour en approfondir le sens et en préciser les conséquences, puisque cette Convention s’impose aux législateurs français ?
Faire passer le droit des adultes avant celui de l’enfant est donc en soi une injustice. Il est contraire à l’éthique de promouvoir une institution injuste. Cette injustice se manifeste de plusieurs manières : décider entre adultes qu’un enfant non encore conçu ne pourra pas connaître l’origine biologique de son père, ou bien sera sans père ou sans mère, tandis que d’autres enfants auront père et mère. Comme le souligne Platon, l’injustice est une aporie de l’esprit humain. Créer une telle injustice ne peut qu’engendrer de la violence à plus ou moins longue échéance.
L’usage non raisonné du principe de non-discrimination est tellement prégnant que la création délibérée d’enfants sans père sera automatiquement suivie de la création délibérée d’enfants sans mère, puisque l’autorisation donnée à un couple de femmes d’avoir un enfant aura pour conséquence la « légitime » demande des couples d’hommes d’avoir la même autorisation.
Le CCNE ne devrait-il pas réfléchir à ce principe de non-discrimination (qui en soi a une faible portée éthique car il ne dit pas d’emblée le bien juste) en élaborant une réflexion éthique sur l’égalité : ce qui est différent ne constitue pas une inégalité, comme l’a statué la Cour européenne des droits de l’homme vis-à-vis d’une requête d’un couple de femmes quand cette Cour a précisé que la position de ce couple n’était pas identique à un couple hétérosexuel et qu’à ce titre il ne pouvait prétendre être traité comme le couple hétérosexuel (11).
Certains États, aux États-Unis, ont imaginé que la convention de mères porteuses établisse sous forme de contrat que les parents d’intention sont effectivement et de plein droit les parents effectifs de l’enfant qui naîtra de la mère porteuse, avant même que l’enfant naisse : cela signifie que, selon ces contrats, l’état civil américain efface totalement l’existence de la mère porteuse, c’est-à-dire de la femme qui accouche, qui, selon notre droit, est la mère. Au moment de l’inscription à l’état civil français, que fera l’État français s’il s’agit d’adultes français revenant en France avec « leur » enfant ? Ne sera-t-il pas obligé de consacrer l’absence totale de la mère ? Quelle serait la valeur éthique d’un tel effacement par l’État ?
Il faudrait réfléchir à ce paradoxe étonnant : l’autonomie du désir est tellement revendiquée comme un « droit » par l’homme ou par la femme qu’elle finit par exclure une figure fondamentale de l’existence : le père ou la mère. Or, l’être humain sexué est précisément vulnérable en tant qu’il vit l’incomplétude comme le lui montre le fait même d’être sexué. L’autonomie n’est juste que quand elle est relationnelle, comme nous l’avons écrit (12).
Un des piliers de la loi de bioéthique est la gratuité au sens du prix à payer. Comment imaginer que cette gratuité pour le don de gamètes puisse se maintenir en ouvrant la PMA à toutes les femmes ? On ouvrirait ainsi la procréation au marché. Comment arriver à penser rationnellement que le don de la vie humaine ait un prix monnayable ? Comment penser que l’être humain dès sa conception n’est pas un « bien marchand » alors que le prix à payer pour le concevoir est livré aux lois du marché, même de façon encadrée ? Ceux qui penseront seront-ils des adultes qui admettront le principe kantien selon lequel l’homme ne peut jamais être utilisé comme un moyen mais toujours être considéré comme une fin en soi ? Comment appliqueront-ils ce raisonnement à l’ensemble des êtres humains, c’est-à-dire aux enfants désirés qui seront conçus grâce aux lois du marché, sans parler de l’exploitation en raison d’injustices diverses des contrats ?
Ces questions sont trop graves pour que le principe de précaution ne soit pas mis en œuvre juridiquement dans les prochaines lois de bioéthique.
4. Le critère de la violence
Emmanuel Kant nous rappelle que la personne ne peut jamais être utilisée comme un moyen mais toujours comme une fin, en raison de sa « dignité » qui lui est intrinsèque, inaliénable et inviolable. Ainsi, ni l’utilitarisme ni le conséquentialisme ne peuvent suffire à élaborer une éthique du respect de l’être humain en vue de préserver une « vie authentiquement humaine ». À la lumière de ce principe éthique intrinsèque, il est possible de discerner l’argument éthique contingent mis en œuvre dans l’avis 126 du CCNE.
Cet avis met en œuvre une distinction pour discerner sur la GPA et sur l’ouverture de la PMA aux femmes : la violence et le risque de violence. Quand il y a violence, alors il faut interdire par la loi. C’est le cas pour la GPA. Quand il y a risque de violence, alors il faut encadrer par la loi. C’est le cas pour l’ouverture de la PMA à toutes les femmes. Ce principe paraît arbitraire.
En effet, il n’est pas assuré que faire naître un enfant sans père soit seulement un risque de violence, ni que la naissance par le procédé des « mères porteuses » soit toujours une violence.
Si on se place du côté du droit de l’enfant, alors il y a violence dans les deux cas : pour la GPA, c’est une violence pour l’enfant de subir l’abandon de la femme avec laquelle il est lié par le lien gestationnel ; pour la PMA, c’est une violence de naître sans lignée paternelle, sans parler de l’impossibilité de connaître l’origine biologique.
Il n’est pas éthique de réfléchir à partir de cette distinction entre violence et risque de violence, car ces deux réalités sont contingentes et ne s’appuient pas sur des repères anthropologiques stables.
L’Avis 126 met en lumière des « points de butée ». Mais il ne s’efforce pas de les résoudre par la réflexion éthique, comme si ces « points de butée » étaient des impasses sur le chemin rationnel. Plusieurs ont relevé l’incohérence de cet Avis dans son deuxième chapitre : listant des contradictions mises en lumière par l’Avis, celui-ci estime quand même que l’ouverture de la PMA à toutes les femmes est un bien, moyennant un encadrement.
L’éthique peut-elle se satisfaire de ces contradictions majeures ? Si elle assume certaines tensions, l’éthique refuse les contradictions internes majeures car la raison est guidée par le principe de non-contradiction. Pour cela, devant les contradictions de droits individuels, la protection du plus vulnérable doit être « primordiale », selon l’adjectif de la convention de l’Onu sur les droits de l’enfant.
5. La médecine et la solidarité sociale
Le serment d’Hippocrate demeure une norme déontologique. Est-elle pertinente, oui ou non ? Si oui, ne faut-il pas en tirer toutes les conséquences ? À l’occasion de son dernier avis, le Cese a écrit que ce serment pourrait être modifié. Est-il alors juste de demander à la médecine d’accomplir des actes qui ne soient pas thérapeutiques et qui veulent répondre à des désirs transformés en « droits » ? Si le serment d’Hippocrate cesse d’être la norme déontologique de la médecine, il y aurait un basculement sévère dans notre société. Quelle serait alors la norme déontologique de la médecine, dans la variété de ses professionnels et de ses disciplines ?
Actuellement, la loi du 7 juillet 2011 a été prudente en gardant la visée thérapeutique à toute utilisation des techniques de procréation. Si cette visée ne guide plus le législateur, quelle autre visée pourra-t-il se donner ? Ce serait sans doute la « demande sociétale », comme cela est écrit. Mais alors, l’éthique serait-elle sommée de se taire et le CCNE aurait-il encore une raison d’être sinon de proposer un encadrement à toute demande sociétale. Mais qui ou quelle réflexion guiderait cet encadrement ? Et qu’est-ce qu’une « demande sociétale » ? Comment la définir objectivement ? Suffit-il d’une pétition signée par 227 000 citoyens (ce fut le cas pour la demande de légalisation de l’aide médicale à mourir faite au Cese) pour qu’elle exprime une « demande sociétale » ? Quand le CCNE se saisit de « demandes sociétales », a-t-il des critères objectifs ?
La médecine a une responsabilité éthique spécifique. Il est essentiel que la société reconnaisse le rôle des professionnels de santé, parce qu’elle leur confie ses membres malades. La médecine est « gardienne du seuil d’humanité », selon la pensée de Claude Bruaire (13), car c’est bien aux professionnels de santé qu’est confié l’être humain dans ses plus extrêmes vulnérabilités, l’être humain qui manifeste ainsi l’essence même de ce qu’il est : vulnérable et relationnel.
Il est nécessaire d’honorer le rôle de la médecine : « gardienne », ce qui est aussi beau que nécessaire. Si la médecine n’a plus cette mission, qui, dans notre société, sera le gardien de l’humanité ? Le récit biblique évoque avec une force dramatique ce rôle de l’homme comme « gardien de son frère ». Le récit du « bon Samaritain » en est une illustration éloquente. Il est essentiel que la médecine se voie confier ce rôle par la société, c’est-à-dire par le législateur. L’Église soutiendra toujours la vocation d’être « gardien de son frère ».
N’est-ce pas ce qu’a voulu faire la Suisse en confiant à des associations la charge d’assister les personnes dans leur suicide, et non à la médecine ? Cela pose un problème grave : la société se voit confier par le législateur la charge de s’aider ensemble à provoquer la mort, ce qui manifeste que le désir individuel devient un acte social(14). Quelle est donc alors la signification de la société, sinon celle de la « désolation » ?
Il est alors nécessaire de s’interroger sur la solidarité sociale mise en œuvre dans notre pays pour la santé en considérant les priorités de santé et la médecine prédictive avec ses conséquences dans la procréation.
a) Les priorités de santé
Les « biens communs » de santé, c’est-à-dire les ressources nécessairement partagées de santé, ont besoin d’une régulation démocratique selon des critères connus et approuvés puisque les ressources médicales et économiques ne sont pas indéfiniment extensibles. Établir des priorités, c’est évaluer des souffrances plus grandes ou des nécessités vitales et sociales plus urgentes. Si nous refusons de faire de ces choix des enjeux démocratiques, nous ne saurons pas réguler les dépenses de santé. Nous ne pourrons pas, par exemple, limiter l’usage de médicaments innovants et très chers au profit d’urgences de santé relevant des « biens communs » de santé comme les soins de base et l’accompagnement des personnes âgées. Nous serons fascinés par la médecine de performance et nous délaisserons l’humble et nécessaire médecine des soins de base et de l’accompagnement humanisant. Nous réclamerons pour nous-mêmes les soins les plus coûteux et nous serons incapables de consentir à limiter cette demande en considérant le « bien du “nous-tous” ». Qu’est-ce qui empêcherait de faire de ces nécessaires arbitrages une « chose publique » de telle sorte que l’institution de santé soit juste pour tous ?
b) Le rapport à l’utilisation des techniques de prédiction médicale
La médecine prédictive appuyée sur des analyses génétiques est pleine de promesses. Mais que ferons-nous des prédictions données par les tests génétiques s’ils sont en vente libre et si leur interprétation n’est pas régulée par de véritables compétences médicales dans le dialogue avec les patients ? Le désir de savoir et de prévoir nous conduira-t-il à généraliser également les tests préconceptionnels pour anticiper de possibles maladies chez les enfants ? Et que faire si l’intelligence artificielle vient opérer elle-même la sélection en déchargeant en apparence la société et les médecins de leur responsabilité ?
Les sociétés américaines qui commercialisent des tests génétiques sur internet (par exemple 23andMe) prennent appui sur nos désirs de savoir mais que ferons-nous de ce savoir s’il n’est pas accompagné par des possibilités thérapeutiques et des projets de soin ? Que ferons-nous de probabilités de déclenchement de telle ou telle maladie ? Ces probabilités nous conduiront-elles à changer de style de vie ou à sombrer dans des formes de désespoir ? Qui pourra accompagner ces prédictions qui apparaîtront à la plupart comme de nouveaux oracles déterminant l’avenir (15) ? Qui aura intérêt à utiliser ces désirs de savoir et ces angoisses collectives et pour quels buts ?
Il sera important de pouvoir garder les critères de la validation médicale des tests (utilité, fiabilité, thérapeutique disponible), de l’annonce médicale des résultats et de l’accompagnement médical qui la suivra. Sinon, qui prendra en charge les angoisses et les désespoirs des personnes ? Qui sera capable de les replacer dans la justesse du savoir médical et dans l’ajustement du dialogue ? Comment maintenir le « pacte de confiance » (Paul Ricœur) inhérent à l’éthique du soin ?
c) Le rapport à la définition collective des vies acceptables
La procréation est devenue un enjeu éthique et politique important parce qu’elle devient, par les moyens des tests de dépistage et de diagnostic, une manière de sélectionner préalablement des personnes. La sélection des personnes à naître ne résulte pas uniquement de conjonctions de décisions personnelles ; elle est un acte politique puisque les actes sont accomplis avec l’appui des institutions médicales dont les pratiques sont régulées par la loi démocratique. La sélection anténatale appuyée sur des dispositifs contrôlés par l’institution démocratique est le premier acte de la formation démocratique du citoyen. Comment donc ne pas y voir un enjeu démocratique ?
Certes, il y a du tragique dans certains cas de diagnostic de maladies très graves, et il faut l’assumer comme tel, mais l’extension prévisible des critères de sélection pose un problème politique majeur.
Les tests génétiques et les techniques de dépistage et de diagnostic doivent rester au service du bien des personnes elles-mêmes et non pas de l’élimination des personnes dont les caractéristiques sont jugées par beaucoup indésirables. L’eugénisme libéral (16)reposant sur la conjonction de décisions individuelles est une vraie tentation déjà à l’œuvre dans nos sociétés. C’est un enjeu démocratique et pas seulement médical parce que l’eugénisme, même s’il n’est pas étatique mais libéral, est une manière de dire que certains citoyens ne sont pas bienvenus. Or la démocratie repose sur la reconnaissance mutuelle des personnes sur la base de la commune humanité. Elle ne peut être l’organisation collective de discriminations en fonction de caractéristiques sociales, morales, physiologiques, psychologiques, intellectuelles prédéfinies. Il n’y a pas de démocratie sans une éthique et une politique de l’hospitalité. C’est pourquoi il est opportun, instructif et révélateur d’entendre des personnes porteuses de handicap et leur famille pour percevoir la fécondité humanisante possible de la fragilité pourvu qu’elle soit vécue dans un environnement relationnel riche de respect, de solidarité et d’amour.
d) Le rapport à « l’intelligence artificielle »
L’« intelligence artificielle » (17), ou plutôt l’automatisation informatique et l’aide informatique à la décision grâce à une prodigieuse puissance de calcul, est l’objet d’attentes bénéfiques et aussi de craintes multiples, voire de fantasmes.
Dans un cadre démocratique, l’enjeu est de « garder la main » (18)sur les techniques, c’est-à-dire de faire des choix issus de délibérations collectives et d’endosser la responsabilité de ces choix. La démocratie pourrait-elle devenir un gouvernement des algorithmes dont la conception et la régulation ne seraient pas une « chose publique » mais une « chose réservée » à la décision d’une minorité soucieuse d’agir sans « principe de publicité », pour reprendre une exigence kantienne, c’est-à-dire sans favoriser l’usage public de la raison ? L’enjeu démocratique est donc d’interroger collectivement les critères éthiques mis en œuvre dans les « boîtes noires » des programmes informatiques.
Il serait important de prolonger cette interrogation pour que l’« intelligence artificielle » soit asservie à la nôtre et non l’inverse, pour que nous n’abdiquions pas notre responsabilité, pour que l’« intelligence artificielle » ne soit pas une nouvelle machine à exclure bien plus subtile que celles mises en œuvre dans la première période d’industrialisation. Le récent rapport du député Cédric Villani prend bien acte de ce défi en en affirmant : « L’intelligence artificielle ne peut pas être une nouvelle machine à exclure. C’est une exigence démocratique dans un contexte où ces technologies sont en passe de devenir une des clés du monde à venir » ou encore : « Face à l’ampleur des transformations à venir par l’IA, il est de notre responsabilité collective de s’assurer que personne ne soit mis de côté » (19). Ainsi, il apparaît clairement que la bioéthique est indissociable d’une éthique sociale et politique.
6. La fuite en avant
Dans divers débats organisés par les Espaces éthiques régionaux, des questions diverses se sont fait entendre en interrogeant le principe même de la révision périodique des lois de bioéthique et de fin de vie. Chaque révision n’est-elle pas l’occasion d’aller plus loin dans la fragilisation, voire la suppression, des interdits fondamentaux ? Cette interrogation fait naître un scepticisme désabusé chez bon nombre de concitoyens.
Ne faudrait-il pas mettre en place un moratoire ?
Faut-il se laisser dicter ces révisions par des impératifs financiers dus à la concurrence internationale dans le domaine de la recherche, par des transgressions d’interdits majeurs mises en place dans d’autres pays, par des demandes sociétales où s’expriment des désirs exacerbés en raison d’un individualisme grandissant et de possibilités techniques ?
En vérité, le pouvoir politique est durablement fragilisé en se laissant guider par les demandes sociétales et les concurrences internationales. Plus qu’on ne le croit, la désaffection des citoyens pour la politique semble due, dans un non-dit permanent car on ne s’autorise plus à la parole, pour une bonne part à un scepticisme grandissant en raison du traitement qu’elle fait des questions sociétales. N’ayant pas de boussole anthropologique stable et claire, le politique apparaît comme une girouette tournant aux moindres souffles des lobbies successifs et contradictoires colportés ou amplifiés par les médias. Ces lobbies sont souvent minoritaires, alors même que les sondages semblent dire le contraire. Une analyse des sondages portant sur des questions éthiques mériterait d’être faite de façon approfondie. Le Rapport de 2011 de l’Observatoire national sur la fin de vie est très critique sur ces sondages car ils pratiquent « l’amalgame » et la « peur ».
Dans le fond, l’interdit « tu ne tueras pas », la considération primordiale de l’intérêt supérieur de l’enfant, la vocation intangible de la médecine, le respect de l’inviolable dignité humaine, la non-patrimonialité du corps humain, la considération pour la vulnérabilité de l’être humain, la primauté de l’éthique sur le financier, la supériorité du principe de précaution sur les applications de la science, devraient constituer un axe politique fort dans une société démocratique qui trouverait son unité dans les symboles exprimant ces évidences. La réflexion éthique s’inspirerait de ces principes pour s’élaborer de façon stable dans les circonstances changeantes des découvertes scientifiques et de ses applications techniques. C’est d’ailleurs pour cette raison du nécessaire maintien des principes éthiques et juridiques fondamentaux que le Conseil d’État concluait ainsi sa liste de propositions dans son rapport de 2009 : « 27. Ne pas prévoir un réexamen des lois de bioéthique au bout de cinq ans » (20).
En revisitant la pertinence de ces principes éthiques et juridiques fondamentaux, les États généraux de la bioéthique pourraient être ainsi l’occasion de réaffirmer la valeur absolue de toute personne, en reformulant une éthique de la dignité, et de renouveler le projet d’une société solidaire soucieuse de la « fraternité », d’une « République sociale » (21), en développant une éthique et une politique de l’hospitalité.



(*) Titre de La DC.





(1) Vatican II, Constitution Gaudium et spes,n. 76, 2 ; 7 décembre 1965.





(2) Hans Jonas, Le principe responsabilité : une éthique pour la civilisation technologique,trad. Jean Greisch, Paris, Cerf, 1992, p. 30.





(3) Selon le Cese lors de la communication de son avis en date du 10 avril 2018.





(4) Jürgen Habermas, « Retour sur la religion dans l’espace public. Une réponse à Paolo Flores d’Arcais », Le Débat, 2008/5, n. 152, p. 27-31.





(5) Voir Mgr Pierre d’Ornellas (dir.), Bioéthique, questions pour un discernement,Lethielleux/DDB, 2009, p. 10-11.





(6) Cese, Fin de vie : la France à l’heure des choix,10 avril 2018.





(7) « L’acte de décès devrait porter la mention, comme cela se pratique dans la plupart des pays ayant légalisé l’aide à mourir, de décès naturel. » (Cese, ibidem, p. 47).





(Cool Voir Jean-René Binet, Le droit de la bioéthique,LGDJ, 2017, p. 46-47.





(9) En référence à l’ouvrage de Jean-Michel Besnier, L’Homme simplifié. Le syndrome de la touche étoile,Fayard, 2012.





(10) Voir Thierry Magnin, Penser l’humain au temps de l’homme augmenté,Albin Michel, 2017.





(11) Cour de cassation, Avis n. 15003 du 7 mars 2018 – première chambre civile.





(12) Mgr Pierre d’Ornellas (dir.), Fin de vie, un enjeu de fraternité,Salvator 2015.





(13) Claude Bruaire, Une éthique pour la médecine,Fayard, 1978, p. 35.





(14) Sur la fin de vie, les 118 évêques de France ont signé une Déclaration Fin de vie : oui à l’urgence de la fraternité,22 mars 2018.





(15) Sur ces questions, voir les réflexions fondées et équilibrées de : Arnold Munnich, Programmé mais libre. Les malentendus de la génétique, Paris, Plon, 2016, 144 p.





(17) Il serait légitime de s’interroger sur la pertinence d’une telle expression. L’intelligence n’est jamais artificielle quand elle s’investit dans la recherche de ce qui est vrai, bon et juste. Ce qui est artificiel n’est jamais intelligent ! Voir Jean-Gabriel Ganascia, Le mythe de la singularité, faut-il craindre l’intelligence artificielle ?Seuil, 2017.





(16) « L’eugénisme peut être désigné comme l’ensemble des méthodes et pratiques visant à améliorer le patrimoine génétique de l’espèce humaine. Il peut être le fruit d’une politique délibérément menée par un État et contraire à la dignité humaine. Il peut aussi être le résultat collectif d’une somme de décisions individuelles convergentes prises par les futurs parents, dans une société où primerait la recherche de l’"enfant parfait", ou du moins indemne de nombreuses affections graves. » (Conseil d’État, La révision des lois de bioéthique. Étude adoptée par l’assemblée générale plénière le 9 avril 2009,La Documentation française, 2009, p. 40).





(19) Cédric Villani (dir.), « Donner un sens à l’intelligence artificielle. Pour une stratégie nationale et européenne », Rapport de la mission parlementaire sur l’intelligence artificielle, mars 2018, p. 22 et 23.





(18) L’expression est empruntée au rapport : Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL), Comment permettre à l’homme de garder la main ? Les enjeux éthiques des algorithmes et de l’intelligence artificielle,décembre 2017.





(21) « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale » (Constitution de la République française, 4 octobre 1958, article 1). Cette formulation présente dans la Constitution de 1946 est issue de l’ambition du Conseil national de la Résistance de fonder une véritable politique de la solidarité y compris dans le soin.





(20) Conseil d’État, La révision des lois de bioéthique. Étude adoptée par l’assemblée générale plénière le 9 avril 2009,La Documentation française, 2009, p. 144.
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Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 Empty Re: Prométhée - La Relecture de La Loi de Bioéthique en 2018

Message par azais le Mer 2 Mai 2018 - 11:13

@François Bernon a écrit:Urbi&Orbi
La Documentation catholique

En six points, Mgr Pontier réaffirme devant le CCNE la valeur absolue de toute personne

26 avril 2018, intervention de Mgr Pontier devant le Comité consultatif national d’éthique


Le 26 avril 2018, Mgr Georges Pontier, archevêque de Marseille et président de la Conférence des évêques de France, s’est exprimé devant le Comité consultatif national d’éthique (CCNE), accompagné de Bruno Saintôt(sj). Une rencontre inscrite dans le cadre des états généraux de la bioéthique. La longue intervention du président de la Conférence des évêques de France a été formulée en six chapitres. L’éthique,« le CCNE n’aurait-il pas à réfléchir sur la notion de “droits de l’homme” et de “droit fondamental”, en les distinguant du droit positif et des demandes sociétales exprimées en termes de « droits » ? » ; le principe de précaution,« la vertu de “prudence” a ses lettres de noblesse dans le discours éthique. Elle est une vertu du politique. Elle devrait être mise en exergue par la CCNE grâce à une réflexion approfondie sur la “prudence” dans le vaste patrimoine philosophique des différentes cultures » ; le droit de l’enfant, « faire passer le droit des adultes avant celui de l’enfant est donc en soi une injustice. Il est contraire à l’éthique de promouvoir une institution injuste… » ; le critère de la violence, « devant les contradictions de droits individuels, la protection du plus vulnérable doit être “primordiale” »… ; la médecine et la solidarité sociale,chapitre divisé en quatre parties : les priorités de santé, le rapport à l’utilisation des techniques de prédiction médicale, le rapport à la définition collective des vies acceptables, le rapport à l’intelligence artificielle, une médecine définie par Mgr Pontier comme « gardienne du seuil d’humanité » ; la fuite en avant,avec la question de la mise en place d’un moratoire devant des révisions des lois de bioéthique qui se laisseraient dicter « par des impératifs financiers dus à la concurrence internationale dans le domaine de la recherche, par des transgressions d’interdits majeurs mises en place dans d’autres pays, par des demandes sociétales où s’expriment des désirs exacerbés en raison d’un individualisme grandissant et de possibilités techniques ? » « Dans le fond, a conclu Mgr Pontier devant le Comité consultatif national d’éthique l’interdit “tu ne tueras pas”, la considération primordiale de l’intérêt supérieur de l’enfant, la vocation intangible de la médecine, le respect de l’inviolable dignité humaine, la non-patrimonialité du corps humain, la considération pour la vulnérabilité de l’être humain, la primauté de l’éthique sur le financier, la supériorité du principe de précaution sur les applications de la science, devraient constituer un axe politique fort dans une société démocratique qui trouverait son unité dans les symboles exprimant ces évidences. »
Prométhée  - La Relecture  de  La Loi  de  Bioéthique  en 2018 - Page 16 _0_729_407
Notons avec regret  que cette note au CCNE ne donne aucun avis sur la LOI bioéthique  qui traite  de la PROCREATION  "médicale "  , donc de la conception humaine , de la création d'êtres humains . 

Il est question de droit de l'enfant opposé au droit ( plutot désir ) de l'adulte  , de loi touchant à la personne ( donc avec statut juridique le protégeant comme tel ) .... du poids de l'Intelligence artificielle qui "risque " de dominer et induire un "eugénisme libéral " .
 

Tout cela est louable , certes MAIS


Le texte évoque Kant , Levinas ou P Ricoeur etc ..ou de convention des droits de l'enfant de l'ONU : PAS UN MOT  sur  Aristote et la philosophie première et réaliste qui  fonde l'anthropologie universelle et les Déclarations des Droits de l'Homme par exemple  de reference plus  metaphysique  et theologique  (comme celle -ci  -qui est  LOIN d'ëtre exhaustive ! -  eclairant sur structure anthropologique  contenue dans le corps humain individué et créé  https://www.youtube.com/watch?v=6tTgB9mrab0    ne faisant pas l'omerta de la révélation  sur ce qu'est l'homme ( vois le fameux ECCE Homo )  : l'homme est le Temple  ( "Jésus parlait du Temple de Son Corps" ) 


PAS un mot sur ce  dont l'Eglise et la Raison humaine  sont témoins . L'homme est une personne  dès sa conception  et sa conception commence à son individuation génétique  et biologique . AUCUNE CITATION  des Dogmes et de la Docrrine de l'EGLISE , pas plus celle fondatrice de la VOIX de l'EGLISE en la personne du pape Jean Paul II ( http://bioethiquecatholique.blogspot.fr/p/le-coin-des-theologiens.html  & 2 - Les textes non encycliques des Papes Jean Paul II et Benoit XVI )


PAS de place à une seule proposition qui permette de revenir à des légalisations et pratiques procréatives et médicales injustes , inhumaines et contraires à la dignité et au respect du à l'être humain de sa conception à de sa fin de vie : clonage humain reproductif , à des fins médicales et de procréation ou à des fins thrapeutiques , leur pénalisation , utilisation et reification de l'être humain, élimination et eugénisme DPI et DPN , création abusive et idélologique irresponsable et criminelle d'embryons surnunméraires , inutilité des congélations d'embryon, prélèvement d'organes à l'insu des personnes en fin de vie et a fortiori d'embryons humains à des fins de recherche assoiffée de liberté sans limite et sans aucune reference anthropologique, fuite en avant de cette recherche vers le meilleur des mondes plutot qu'un monde meilleur pour tous ( voir les propositions envoyées aux éveques par le collectif bioethiquecatholique : http://bioethiquecatholique.blogspot.fr/2018/04/macron-aux-bernardins-propositions-du.html )

L'Eglise est le témoin aussi que la création de l'homme est constitutive de son intrégrité et de sa totalité: union d'un corps et d'une âme (et cela depasse les frontières de la foi catholique  puisque même la métaphysique  et la Raison Pure en ont fait toute l'anthropologie): 
PAS UN MOT sur l'ANTHROPOLOGIE de l'ETRE HUMAIN que la loi Bioethique vient dévaster, profaner, ignorer, réifier, réduire à la domination de désirs égoistes, utilitaristes, marchands, ideologiques (l'eugénisme, la discrimination, la sélection, l'esclavage, la liberté sexuelle).


PAS une fois le MOT AME n'est PRONONCE : c'est LUI qui determine ce qui dépasse le droit positif ( c'est a dire la juridiction qui s'applique à l'être humain concerné, fut il en devenir d'être sujet de droit réservé aux personnes déjà nées , alors qu'il est DEJA une personne humaine à part entière 

 PAS un MOT sur l'EMBRYON HUMAIN  que l'EGLISE a mission de protéger et defendre comme une personne : tout au plus les principes de droit "fondamental "  et de "droits de l'homme " dont  chacun sait que la Loi bioéthique range au rang de  principes  qui ne prevalent plus face à la "fuite en avant" vers la maitrise de la création humaine à tous les stades de sa vie depuis sa conception jusqu'a sa "fin de vie " , lors même que il eut été ESSENTIEL que l'EGLISE donne un repère  et une definition anthropologique  ET RAPPELLE LA VERITE ontologique  en la matière QUI APPARTIENT AU TRESOR DE L'iNTELLIGENCE ET DE LA RAISON HUMAINE UNIVERSELLE 
 Autrement dit : la Loi Bioethique  n'a pas à être déraisonnable , sous le pretexte qu'elle s'est libérée du joug obscurantiste de la lumière divine que professent l'immense majorité des citoyens concernés dans le pays et dans le monde 

 PAS UN MOT SUR LA DIVINITE  alors que celle ci joue un rôle ESSENTIEL et SUBSTANTIEL dans la definition et la vision, l'orientation de la personne, personne de relation  et personne sociale  DES SA CONCEPTION , y compris de sa relation intrinsèque justement à la divinité qui s'est révélée être si proche qu'elle en dit que " toucher à l'un seul de ces petits, c'est toucher à la Prunelle de ses Yeux "

PAS UN MOT  pour PROFITER DE DIRE AUX CATHOLIQUES ce dont ils doivent témoigner et contempler à ce propos:  A la CONCEPTION  dit Ste Therèse d'AVILA  l'être humain "EST  UN DIAMANT AUX MILLE DEMEURES plus brillantes que le soleil "
ET cette INHABITATION  ne s'interrompra plus : telle est la vérité sur l'Homme que l'Eglise a le devoir de proclamer fusse dans le désert 


PAS UN MOT  sur l'Anthropologie selon le point de vue de la Raison Métaphysique (Aristote , Académie Pontificale pour la vie , Cté saint jean ie p Patrick de Vergeron,  François Roger  etc . ), comme il a été déjà dit au 1er & ci dessus 


Bref pardonnez moi cette réaction mais elle mon-cri spontané à la lecture de ce texte , en cette fête de Saint Joseph artisan et sans qui il n'y aurait pas eu d'Incarnation de Celui qui est venu révéler qui nous sommes chacun de nous à mon retour de Lourdes , centre universel de pélerinage à l'Immaculée Conception , avec les Hospitalités de notre diocèse des Yvelines et 222 malades
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Message par azais le Mer 2 Mai 2018 - 12:11

http://trinite-sainte-et-mariemamere.over-blog.com/2018/04/4.627-message-de-notre-dame-d-anguera-maracanau/ce-pedro-regis-24-04-2018-le-silence-des-justes-renforce-les-ennemis-de-dieu.html?utm_source=_ob_email&utm_medium=_ob_notification&utm_campaign=_ob_pushmail

Message de Notre Dame d'Anguera-Maracanaú/CE-Pedro Regis - 24 04 2018 

Le silence des justes renforce les ennemis de Dieu ...


monSeigneur et monDieu 
26 avril 2018 ... Les hommes pervers agiront et beaucoup de fervents dans la foi deviendront indifférents. La vérité sera rejetée et que ce qui est faux sera adopté comme vérité. Pliez vos genoux dans la prière ...

Chers enfants,
 Je suis votre Mère des Douleurs et Je viens du Ciel pour vous appeler à une sincère repentance. Ne vivez pas éloignés de Mon Fils Jésus. Il vous aime et vous attend les Bras Ouverts. Vous êtes importants pour la réalisation de Mes Plans. Soyez dociles et acceptez la Volonté de Dieu pour vos vies. Ne laissez pas les choses du monde vous contaminer. Vous êtes du Seigneur et Lui seul vous devrez suivre et servir. 
Vous allez vers un futur douloureux. Les hommes pervers agiront et beaucoup de fervents dans la foi deviendront indifférents. La vérité sera rejetée et que ce qui est faux sera accepté comme vérité. Pliez vos genoux dans la prière. Ce n'est que par la force de la prière que vous pouvez vaincre l'ennemi. Courage. 
Témoignez la vérité. Le silence des justes renforce les ennemis de Dieu. Aimez la vérité et soyez prêts à porter votre croix. Voici le temps de la grande confusion spirituelle. Ne vous découragez pas. Celui qui est avec le Seigneur ne connaîtra jamais le poids de la défaite. Avancez pour défendre la vérité
C'est le message que Je vous transmets au nom de la Très Sainte Trinité. Je vous remercie de Me permettre de vous réunir ici une fois de plus. Je vous bénis au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Soyez dans la paix. Amen.
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Message par azais le Mer 2 Mai 2018 - 12:27

@Isabelle-Marie a écrit:
@jbrouquerol a écrit:
@Père Nathan a écrit:la voici l'instrument de travail d'azais  : très bien fait et très commode !

http://catholiquedu.free.fr/2018/syntheseClonageHumainFev2018V.pdf
  autre effort d'azais : sa première vidéo avec veryoui
  pour vulgariser Aristote : l'être, l'esprit, l'âme, l'Etre Premier, l'âme immortelle : découverte de la philosophie Première  du vieux philosophe paien
on pourrait titrer cet interview: de l'âme immortelle démontrée d'Aristote à notre engagement de charité dans la lutte des champs morphogénétiques ...
L'âme existe, elle anime le corps, elle a une partie immortelle d'accord mais si j'ai bien compris et pour revenir à la question de l'embryon, la position d'Aristote, reprise par Thomas d'Aquin admettait des temps successifs avant que cette âme ne devienne raisonnable. C'est cela qui est choquant.

Peut-on vraiment imaginer, si l'homme est créé à l'image de Dieu comme le dit la Bible, que Dieu le crée d'abord amas de cellules, petit être végétatif, petit animal, petit d'homme puis personne à un stade avancé ?! La génétique prouve que l'homme est, dès la constitution du génome, INTÉGRALEMENT tout ce qu'il sera, il ne fera que développer des potentialités intégralement présentes dans sa nature dès l'origine.

Et comme Dieu est Amour (Saint Jean), l'embryon possède, est plutôt une conscience d'amour, comme le répète souvent soeur Emmanuel, il n'est même que cela puisqu'il n'a pas encore d'organes pour sentir, écouter, goûter, voir.. Il est donc par là même plus semblable à Dieu et devrait être l'objet d'un respect sacré et d'un soin extrême en raison même de cette proximité avec son Principe
  Père éternel
Il est vraiment l'Innocent (étymologiquement celui "qui ne nuit point, douceur inoffensive.") tout semblable à son Créateur.

L'inversion païenne est telle aujourd'hui qu'on en arrive à estimer l'âme animale supérieure à celle d'un embryon ou d'un enfant, à justifier l'infanticide, l'euthanasie sur les handicapés, etc C'est exactement la pensée d'un Peter Singer, chef de file de l'écologie radicale américaine, quand il écrit par exemple :
«Un chimpanzé ou un cochon se rapproche bien plus du modèle d’être autonome et rationnel qu’un nouveau-né» logique ! si l'on part de l'amas de cellules, un être sensitif comme l'animal sera plus proche de l'homme adulte doué de raison. Il est donc temps que l'Église accepte de se prononcer clairement de façon une bonne fois pour toutes à éliminer toutes les aberrations auxquelles peut mener l'idée que l'homme est d'abord matière avant d'être doté d'un esprit ; et non pas que dès l'origine il est un corps doué d'une âme spirituelle ! 
king
Je découvre ces réactions à la publication de cette interview de veryoui qui date de debut fevrier  et à l'occasion de laquelle nous avons opté pour la création du blog d'un collectif Bioethique et Catholique ouvert à tous, sans omerta et sans tabou ...

Aujourd'hui nous consacrons ce travail et cette initiative à la paternité de  Saint Joseph qui contient en lui la Paternité Divine parfaitement ! 

Je propose que chacun envoie à son évêque un texto (donc à trouver le numero de don telephone mobile, sinon à defaut de le lui envoyer sur son e-mail):
 
" Il serait providentiel pour l'humanité et l'Eglise que UN SEUL EVEQUE  de France dise et déclare PUBLIQUEMENT ce que le pape Jean  Paul II a déclaré le 24 fevrier 1998 à l'Académie Pontificale pour la Vie " ( source : bioethiquecatholique.blogspot.fr/p/le-coin-des-theologiens.htm ) : 
" l 'Eglise a pris sur elle la tâche de défendre la dignite humaine de chaque individu au début même de son existence (*) . La réflexion anthropologique, en fait, mène à la reconnaissance que, en vertu de l'unite substantielle du corps et de l'âme spirituelle, le génome humain n'a pas seulement une signification biologique mais il possède aussi une dignité anthropologique, qui a son fondement dans l'âme spirituelle qui l'envahit et lui donne la vie. Donc il est illégitime d'effectuer n'importe quelle intervention sur le génome humain à moins qu'il ne vise le bien de la personne, comprise comme une unite de corps et d'esprit " 
(*)individuation biologique et creation de l'ame humaine se confondent dans le même instant, à l apparition du genome. Ainsi est pose le principe de l'animation immediate qui doit guider toute l' Eglise et l'humanite 


Ce ne serait pas bien d'envoyer ce message de la part de St Joseph lors même que la Paternité divine  est niée par la loi bioéthique et les voix qui devraient defendre cette Paternité Divine ce qui n'est pas sans conséquence de toute évidence .... resterions nous sans devoir  désirer que nos pasteurs ne restent pas  en retrait ? 


Dernière édition par azais le Mer 2 Mai 2018 - 18:47, édité 1 fois
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Message par véronique69 le Mer 2 Mai 2018 - 14:56

Il y a un temps pour tout
n'est-ce pas le temps de Mathieu 10 : 14 au moins en ce qui concerne le Primat des Gaules où cela a été fait à plusieurs reprises !!...

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Message par Yeshoua le Mer 2 Mai 2018 - 16:01

On peut quand meme prendre comme repere la priere d'autorité qui nous montre une part eschatologique
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Message par François Bernon le Jeu 3 Mai 2018 - 17:46

Mgr d'Ornellas parle de la Première Cellule...

http://www.paroissedemartigues.com/2018/03/mgr-d-ornellas-a-marseille.html

Vers la 40'minutes : [url=https://www.aht.li/3217638/DOrnellas_1_augm_6.mp3]1° Intervention[/url]
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Message par azais le Ven 4 Mai 2018 - 11:34

pour la 40è mn : la meiose correspond bien à la fusion des deux cellules ou deux pronucleus paternel et maternel  après la fecondation ( generalemet plusieurs heures et en observation in vitro plusieurs dizaines d'heures apres la fécondationde l'ovocyte ( = ovule non encore fécondé) :
 ON pourrait dire la vie de l'enfant apparait à la méiose puisque c'est le debut de la première division du premier noyau de l'enfant qui possède 46 chromosomes ( ou 23 paires de chromosomes  venant chacune des paires. l'un du père l'autrede la mère ) 


 ce propos de Mgr D'Ornellas confirme parfaitement la Déclaration de Jean Paul II du 24 fevrier 1998 à l'Académie Pontificale pour la vie

 il aurait pu le dire plus simplement mais sous cette phraseet emploi très techniquede meiose il dit la m^me chose : l'ame et la personne  sont présent à l'apparition du premier noyau embryonnaire ,  du génome  de l'enfant , désormais  conçu ( la conception  c'est la création de l'ame spirituelle  qui imprègne et vivifie la genome , unifie , organise le corps et l'oriente vers sa fin , sa finalité qui est l'amoour de Dieu et de l'autre  , comme le disait aussi hier soir à la paroisse st Leon Mgr Aupetit) 

 Finalement voila deux eveques qui disent explicitement que l'animation immediate est la vérité que  doivent entendre et recevoir tous les catholiques 

C'est une nouveauté puisque depuis 25 ans tous les représentants de l'Eglise catholiques dans les commissions  bioethiques , semaine sociales , et avis donnés au CCNE   ne l'affirmaient pas et "avançaient " plutot la position de l'animation tardive (14 è jour ) 

 la verite finit enfin par triompher  par la bouche  de deux representants eminents de l'épiscopat français . Nous ne pouvons que le constater et .. nous en rejouir  , en rendre grâces à Dieu  et Le louer  sans fin
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