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† L'Evangile au Quotidien †

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Sam 10 Mar 2018 - 9:08



Samedi 10 Mars 2018 3ème Semaine de Carême — Année B

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Osée 6,1-6.


Les Fils d'Israël se disaient entre eux :

« Allons ! Revenons au Seigneur ! C'est lui qui nous a cruellement déchirés, c'est lui qui nous guérira ; lui qui nous a meurtris, il pansera nos blessures.

Après deux jours il nous rendra la vie, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons en sa présence.

Efforçons-nous de connaître le Seigneur ; sa venue est aussi certaine que celle de l'aurore, elle sera bienfaisante pour nous comme l'ondée, comme les pluies de printemps qui arrosent la terre. »

Et Dieu répondit :

« Que vais-je te faire, Éphraïm ?

Que vais-je te faire, Juda ?

Votre amour est fugitif comme la brume du matin, comme la rosée qui s'évapore à la première heure.

Voilà pourquoi je vous ai frappés par mes prophètes, je vous ai massacrés par les paroles de ma bouche.

Car c'est l'amour que je désire, et non les sacrifices, la connaissance de Dieu, plutôt que les holocaustes. »



Psaume 51(50),3-4.18-19.20-21ab.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un cœur brisé et broyé.

Accorde à Sion le bonheur,
relève les murs de Jérusalem.
Alors tu accepteras de justes sacrifices,
oblations et holocaustes sur ton autel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 18,9-14.

Jésus dit une parabole pour certains hommes qui étaient convaincus d'être justes et qui méprisaient tous les autres :

« Deux hommes montèrent au Temple pour prier. L'un était pharisien, et l'autre, publicain.

Le pharisien se tenait là et priait en lui-même :

'Mon Dieu, je te rends grâce parce que je ne suis pas comme les autres hommes : voleurs, injustes, adultères, ou encore comme ce publicain.

Je jeûne deux fois par semaine et je verse le dixième de tout ce que je gagne. '

Le publicain, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux vers le ciel ; mais il se frappait la poitrine, en disant :

'Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis ! '

Quand ce dernier rentra chez lui, c'est lui, je vous le déclare, qui était devenu juste, et non pas l'autre. Qui s'élève sera abaissé ; qui s'abaisse sera élevé. »







Commentaire du jour.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite, Docteur de l'Église.
Manuscrit autobiographique C, 36r°-v°

[bPar la confiance et l'Amour][/b]

Voici ma Prière

Je demande à Jésus de m'attirer dans les flammes de son Amour, de m'unir si étroitement à Lui, qu'il vive et agisse en moi.

Je sens que plus le feu de l'Amour embrasera mon cœur, plus je dirai :

« Attirez-moi », plus aussi les âmes qui s'approcheront de moi (pauvre petit débris de fer inutile, si je m'éloignais du brasier Divin), plus ces âmes « courront avec vitesse à l'odeur des parfums » de leur Bien-Aimé (Ct 1,4 LXX)...

Ma Mère chérie, maintenant je voudrais vous dire ce que j'entends par l'odeur des parfums du Bien-Aimé.

Puisque Jésus est remonté au Ciel, je ne puis le suivre qu'aux traces qu'il a laissées, mais que ces traces sont lumineuses, qu'elles sont embaumées !

Je n'ai qu'à jeter les yeux dans le saint Évangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir.

Ce n'est pas à la première place, mais à la dernière que je m'élance ; au lieu de m'avancer avec le pharisien, je répète, remplie de confiance, l'humble Prière du publicain.

Mais surtout j'imite la conduite de Marie Madeleine ; son étonnante ou plutôt son amoureuse audace, qui charme le cœur de Jésus, séduit le mien.

Oui, je le sens, quand même j'aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j'irais le cœur brisé de repentir me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien il chérit l'enfant prodigue qui revient à Lui (cf Lc 15,11s).


Ce n'est pas parce que le bon Dieu, dans sa prévenante Miséricorde, a préservé mon âme du péché mortel que je m'élève à Lui par la confiance et l'Amour.



HOMÉLIE DE SAINT GRÉGOIRE DE NAZIANZE SUR LES

BÉATITUDES





Servir Le Christ dans les pauvres.


Heureux les miséricordieux, dit le Seigneur : ils obtiendront miséricorde !

La miséricorde n'est pas la moindre des béatitudes.

Et encore :

Heureux qui comprend le pauvre et le faible.

Et aussi :

L'homme bon compatit et partage.

Ailleurs encore :

Tout le jour le juste a pitié, il prête.

Emparons-nous donc de cette béatitude, sachons comprendre, soyons bons.

La nuit elle-même ne doit pas arrêter ta miséricorde.

Ne dis pas :

Reviens demain matin et je te donnerai.

Qu'il n'y ait pas d'intervalle entre le premier mouvement et le bienfait.

La bienfaisance seule n'admet pas de délai.

Partage ton pain avec celui qui a faim, recueille chez toi le malheureux sans abri, et fais-le de bon cœur.

Celui qui exerce la miséricorde, dit saint Paul, qu'il le fasse avec joie.

Ton mérite est doublé par ta promptitude.

Le don fait avec chagrin et par contrainte n'a ni grâce ni éclat.

C'est avec un cœur en fête, non en se lamentant, qu'il faut faire le bien.

Si tu fais disparaître le joug, le geste de menace, dit le Prophète, c'est-à-dire si tu abandonnes l'avarice, la méfiance, si tu cesses d'hésiter et de grogner, qu'arrivera-t-il ?

Quelque chose de grand et d'étonnant, une magnifique récompense

Alors ta lumière jaillira comme l'aurore, et tes forces reviendront rapidement.

Et y a-t-il quelqu'un qui ne désire la lumière et la guérison ?

C'est pourquoi, si vous voulez bien m'en croire, serviteurs du Christ, ses frères et ses cohéritiers, tant que nous en avons l'occasion, visitons le Christ, nourrissons le Christ, habillons le Christ, recueillons le Christ, honorons le Christ.

Non seulement en l'invitant à table, comme quelques-uns l'ont fait, ou en le couvrant de parfums, comme Marie Madeleine, ou en participant à sa sépulture, comme Nicodème, qui n'était qu'à moitié l'ami du Christ. Ni enfin avec l'or, l'encens et la myrrhe, comme les mages l'ont fait avant tous ceux que nous venons de citer.

Le Seigneur de l'univers veut la miséricorde et non le sacrifice, et notre compassion plutôt que des milliers d'agneaux engraissés.

Présentons-lui donc notre miséricorde par les mains de ces malheureux aujourd'hui gisant sur le sol, afin que, le jour où nous partirons d'ici, ils nous introduisent aux demeures éternelles, dans le Christ lui-même, notre Seigneur, à qui appartient la gloire pour les siècles.

Amen.




HYMNE

SOIS FORT, SOIS FIDÈLE, ISRAËL


Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par-delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.







HYMNE

POINT DE PRODIGUE


Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !



HYMNE

PUISQUE DIEU NOUS A AIMÉS


Puisque Dieu nous a aimés,
jusqu’à nous donner son Fils,
Ni la mort, ni le péché
Ne sauraient nous arracher
À l’Amour qui vient de Lui !

Depuis l’heure où le péché
S’empara du genre humain,
Dieu rêvait de dépêcher
En ami sur nos chemins
Le Seigneur Jésus, son Fils !

Puisque Dieu nous a choisis
Comme Peuple de sa Paix,
Comment voir un ennemi
Dans quelque homme désormais
Pour lequel Jésus est mort !

Que Dieu rende vigilants
Ceux qui chantent le Seigneur :
Qu’ils ne soient en même temps
Les complices du malheur
Où leurs frères sont tenus !





Oraison du matin (Office des Laudes).


En célébrant avec joie la liturgie de ce Carême, nous te supplions, Seigneur ; nous vivons déjà du mystère de Pâques, accorde-nous le bonheur d’en goûter pleinement les fruits.



Parole de Dieu : (Is 1, 16-18)… (Office des Laudes).


Cliquer



Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.

Apprenez à faire le bien : recherchez la Justice, mettez au pas l’oppresseur, faites droit à l’orphelin, prenez la défense de la veuve.


Venez donc et discutons, dit Le Seigneur. Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige.

S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine.



Parole de Dieu : (2 Co 6, 1 b-4a)… (Office des Vêpres).


Nous vous invitons à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu.

Car il dit dans l’Écriture :

Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du Salut je suis venu à ton secours.

Or c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du Salut.


Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien, mais au contraire nous nous présentons comme de vrais ministres de Dieu par notre vie entière.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Samedi 10 Mars 2018

Bonne matinée !


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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Dim 11 Mar 2018 - 7:34



Dimanche 11 Mars 2018

Quatrième Dimanche de Carême (de Laetare).


En ce 4ème Dimanche de Carême (Lætáre), la Liturgie de l'Église utilise - comme pour le 3ème Dimanche de l'Avent (Gaudete) -Lire la couleur rose, couleur de l'aurore, qui marque, au milieu des temps de pénitence, une pause où l'Église vise à mieux faire entrevoir la joie qu'elle prépare (Noël ou Pâques), à donner courage pour les dernières étapes à parcourir et à rendre grâce pour les œuvres déjà accomplies.


L'Introït magnifique et les chants de la Messe ne parlent que de joie et de consolation.

L'Église toute entière se félicite du zèle de ses enfants avec lequel ils ont déjà parcouru la moitié de la Sainte Quarantaine.


« Joie, joie, joie, pleurs de joie » (Pascal) devant la peine en pensant à l'achèvement dans la Gloire.




LITURGIE DE LA PAROLE.

Deuxième livre des Chroniques 36,14-16.19-23.


En ces jours-là, tous les chefs des prêtres et du peuple multipliaient les infidélités, en imitant toutes les abominations des nations païennes, et ils profanaient la Maison que le Seigneur avait consacrée à Jérusalem.

Le Seigneur, le Dieu de leurs pères, sans attendre et sans se lasser, leur envoyait des messagers, car il avait pitié de son peuple et de sa Demeure.

Mais eux tournaient en dérision les envoyés de Dieu, méprisaient ses paroles, et se moquaient de ses prophètes ; finalement, il n’y eut plus de remède à la fureur grandissante du Seigneur contre son peuple.

Les Babyloniens brûlèrent la Maison de Dieu, détruisirent le rempart de Jérusalem, incendièrent tous ses palais, et réduisirent à rien tous leurs objets précieux.

Nabucodonosor déporta à Babylone ceux qui avaient échappé au massacre ; ils devinrent les esclaves du roi et de ses fils jusqu’au temps de la domination des Perses.

Ainsi s’accomplit la parole du Seigneur proclamée par Jérémie :

« La terre sera dévastée et elle se reposera durant soixante-dix ans, jusqu’à ce qu’elle ait compensé par ce repos tous les sabbats profanés. »

Or, la première année du règne de Cyrus, roi de Perse, pour que soit accomplie la parole du Seigneur proclamée par Jérémie, le Seigneur inspira Cyrus, roi de Perse.

Et celui-ci fit publier dans tout son royaume – et même consigner par écrit – :


« Ainsi parle Cyrus, roi de Perse :

Le Seigneur, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre ; et il m’a chargé de lui bâtir une maison à Jérusalem, en Juda.

Quiconque parmi vous fait partie de son peuple, que le Seigneur son Dieu soit avec lui, et qu’il monte à Jérusalem ! »



Psaume 137(136),1-2.3.4-5.6.


Au bord des fleuves de Babylone
nous étions assis et nous pleurions,
nous souvenant de Sion ;
aux saules des alentours
nous avions pendu nos harpes.

C'est là que nos vainqueurs
nous demandèrent des chansons,
et nos bourreaux, des airs joyeux :
« Chantez-nous, disaient-ils,
quelque chant de Sion. »

Comment chanterions-nous un chant du Seigneur
sur une terre étrangère ?
Si je t'oublie, Jérusalem,
que ma main droite m'oublie !

Je veux que ma langue s'attache à mon palais
si je perds ton souvenir,
si je n'élève Jérusalem,
au sommet de ma joie.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,4-10.

Frères, Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés,
nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a donné la vie avec le Christ : c’est bien par grâce que vous êtes sauvés.

Avec lui, il nous a ressuscités et il nous a fait siéger aux cieux, dans le Christ Jésus.

Il a voulu ainsi montrer, au long des âges futurs, la richesse surabondante de sa grâce, par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus.

C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, et par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu.

Cela ne vient pas des actes : personne ne peut en tirer orgueil.


C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés dans le Christ Jésus, en vue de la réalisation d’œuvres bonnes qu’il a préparées d’avance pour que nous les pratiquions.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 3,14-21.

En ce temps-là, Jésus disait à Nicodème :

« De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l’homme soit élevé,
afin qu’en lui tout homme qui croit ait la vie éternelle.

Car Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle.

Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.

Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Et le Jugement, le voici : la lumière est venue dans le monde, et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.

Celui qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient dénoncées ;
mais celui qui fait la vérité vient à la lumière, pour qu’il soit manifeste que ses œuvres ont été accomplies en union avec Dieu.







Commentaire du jour.

Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église.
OC Annecy, t. 10, p. 363 (in Desjardins, Le Livre des quatre amours, p. 44 ; français modernisé)

« Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné Son Fils unique »

Dieu ne pouvait-il pas fournir au monde un autre remède que celui de la mort de Son Fils ?...

Assurément, et il pouvait nous racheter par mille autres moyens que celui de la mort de Son Fils ; mais il ne l'a pas voulu, car ce qui était suffisant à notre Salut ne l'était pas à assouvir son Amour.

Et pour nous montrer combien il nous aimait, ce Divin Fils est mort de la mort la plus rude et ignominieuse qui est celle de la Croix.

Que reste-il donc, et quelle conséquence pourrons-nous tirer de cela, sinon que, puisqu'il est mort d'Amour pour nous, nous mourions aussi d'Amour pour Lui, ou, si nous ne pouvons mourir d'amour, que du moins nous ne vivions autrement que pour Lui ?...


C'est de quoi se plaignait le grand Saint Augustin :

« Seigneur, disait-il, est-il possible que l'homme sache que vous êtes mort pour Lui et qu'il ne vive pas pour vous ? »


Et ce grand amoureux, Saint François :

« Ah, disait-il en sanglotant, vous êtes mort d'Amour et personne ne vous aime ! »...

Il n'y a pas d'autre Rédemption qu'en cette Croix.

Ô Dieu, quelle grande utilité et quel profit pour nous que de Contempler la Croix et la Passion !

Est-il possible de Contempler cette Humilité de Notre Sauveur sans devenir humble et sans aimer les humiliations ?

Peut-on voir son obéissance sans être obéissant ?

Oh non, certes, nul n'a jamais regardé Notre Seigneur crucifié et est resté mort ou malade.


Et au contraire, tous ceux qui meurent, c'est parce qu'ils refusent de le regarder, comme ceux d'entre les enfants d'Israël qui n'avaient pas voulu regarder le serpent que Moïse avait fait dresser sur la colonne.




HYMNE

DIEU, AU-DELÀ DE TOUT CRÉÉ


Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !





HYMNE

EN QUELS PAYS DE SOLITUDE


En quels pays de solitude,
Quarante jours, quarante nuits,
Irez-vous, poussés par l’Esprit ?
Qu’il vous éprouve et vous dénude !
Voyez : les temps sont accomplis,
Et Dieu vous convoque à l’oubli
De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence
Entendrez-vous le Bien-Aimé
Vous parlant depuis la nuée ?
Qu’il vous prépare à ses souffrances !
Suivez Jésus transfiguré :
Demain, il sera crucifié
En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :
Vous savez bien le don de Dieu
Et quelle est sa grâce, et son jeu :
Il vous immerge, il vous rénove !
La vie s’élève peu à peu,
Les champs sont dorés sous vos yeux :
Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières.
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent
Sous la poussée du Dieu vivant.
Regardez : Jésus y descend !
Appelez-le : Il vous appelle.
Venez dehors ! C’est maintenant
Le jour où la chair et le sang
Sont travaillés de vie nouvelle !







HYMNE

SEIGNEUR, QUAND TON PEUPLE ASSOIFFÉ


Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
    Et soudain jaillit
    L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
    Et tu nous promets
    La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
    Et nous sommes sûrs
    De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
    Et le jour viendra
    Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.



Oraison du matin (Office des Laudes).


Cliquer


Dieu qui a réconcilié avec Toi toute l’humanité en lui donnant Ton propre Fils, augmente la Foi du peuple Chrétien, pour qu’il se hâte avec Amour au-devant des Fêtes Pascales qui approchent.



Parole de Dieu : (Ne 8, 9.10)… (Office des Laudes).

Ce jour est Consacré au Seigneur Votre Dieu.

Ne prenez pas le deuil, ne pleurez pas !

Car ce jour est Consacré à Notre Dieu !

Ne vous affligez pas : la Joie du Seigneur est votre rempart !



Parole de Dieu : (1 Co 9, 24-25)… (Office des Vêpres).

Vous savez bien que, dans les courses du stade, tous les coureurs prennent le départ, mais un seul gagne le prix.

Alors, vous, courez de manière à l’emporter.

Tous les athlètes à l’entraînement s’imposent une discipline sévère ; ils le font pour gagner une couronne de laurier qui va se faner, et nous, pour une couronne qui ne se fane pas.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Dimanche  11 Mars 2018

Bonne matinée !



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Lun 12 Mar 2018 - 7:46



Lundi 12 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 65,17-21.



Ainsi parle le Seigneur :

Oui, voici :

Je vais créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, on ne se souviendra plus du passé, il ne reviendra plus à l’esprit.

Soyez plutôt dans la joie, exultez sans fin pour ce que je crée.

Car je vais recréer Jérusalem, pour qu’elle soit exultation, et que son peuple devienne joie.

J’exulterai en Jérusalem, je trouverai ma joie dans mon peuple. On n’y entendra plus de pleurs ni de cris.

Là, plus de nourrisson emporté en quelques jours, ni d’homme qui ne parvienne au bout de sa vieillesse ; le plus jeune mourra centenaire, ne pas atteindre cent ans sera malédiction.

On bâtira des maisons, on y habitera ; on plantera des vignes, on mangera leurs fruits.



Psaume 30(29),2a.3-4.5-6.9.12a.13cd.

Je t'exalte, Seigneur : tu m'as relevé.
Quand j'ai crié vers toi, Seigneur.
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant, sa bonté, toute la vie ;
avec le soir, viennent les larmes, mais au matin, les cris de joie.

Et j'ai crié vers toi, Seigneur,
j'ai supplié mon Dieu :
Tu as changé mon deuil en une danse,
Que sans fin, Seigneur, mon Dieu, je te rende grâce !



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 4,43-54.

En ce temps-là, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, Jésus partit de là pour la Galilée.

– Lui-même avait témoigné qu’un prophète n’est pas considéré dans son propre pays.

Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu’il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu’ils étaient allés eux aussi à cette fête.

Ainsi donc Jésus revint à Cana de Galilée, où il avait changé l’eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.

Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.

Jésus lui dit :

« Si vous ne voyez pas de signes et de prodiges, vous ne croirez donc pas ! »


Le fonctionnaire royal lui dit :

« Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »


Jésus lui répond :

« Va, ton fils est vivant. »

L’homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.


Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.

Il voulut savoir à quelle heure il s’était trouvé mieux.

Ils lui dirent :

« C’est hier, à la septième heure, (au début de l’après-midi), que la fièvre l’a quitté. »


Le père se rendit compte que c’était justement l’heure où Jésus lui avait dit :

« Ton fils est vivant. »

Alors il crut, lui, ainsi que tous les gens de sa maison.

Tel fut le second signe que Jésus accomplit lorsqu’il revint de Judée en Galilée.







Commentaire du jour.

Baudouin de Ford (?-v. 1190), Abbé Cistercien, puis Évêque.
Homélie 6, sur He 4,12 (trad. Brésard, 2000 ans B, p. 244 rev.)

« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »


« La Parole de Dieu est vivante et efficace, plus affilée qu'un glaive à deux tranchants. » (He 4,12)

Par ces mots l'apôtre montre à ceux qui cherchent Le Christ — Parole, Force et Sagesse de Dieu — tout ce qu'il y a de force, tout ce qu'il y a de sagesse dans la Parole de Dieu.

Cette Parole était au commencement auprès du Père, éternelle avec Lui (Jn 1,1).

Elle a été révélée en son temps aux apôtres, annoncée par eux et reçue humblement dans la Foi par le peuple des croyants.

Il y a donc une Parole dans Le Père, une Parole dans la bouche des apôtres, et une Parole dans le cœur des croyants.

La Parole dans la bouche est l'expression de la Parole qui est dans Le Père ; elle est l'expression aussi de la Parole qui est dans le cœur de l'homme.

Lorsque l'on comprend la Parole, ou qu'on la croit, ou qu'on l'aime, la Parole dans le cœur de l'homme devient intelligence de la Parole, ou la Foi en la Parole, ou l'Amour de la Parole.

Lorsque ces trois se rassemblent en un seul cœur, tout à la fois on comprend, on croit et on aime Le Christ, Parole de Dieu, Parole du Père...

Le Christ habite en cette personne par la Foi, et par une admirable condescendance, il descend du Cœur du Père dans le cœur de l'homme...

Cette Parole de Dieu...est vivante :

Le Père lui a donné d'avoir la Vie en elle-même, comme lui a la Vie en Lui-même (Jn 5,26).

C'est pourquoi elle est non seulement vivante, mais elle est Vie, comme il est écrit :

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie » (Jn 14,6).

Et puisqu'elle est Vie, elle est vivante pour être vivifiante, car « tout comme Le Père ressuscite les morts et leur rend la vie, ainsi Le Fils donne la Vie à qui il veut » (Jn 5,21).


HYMNE

DANS LE DÉSERT, JE CHERCHE TA FACE.


Dans le désert, je cherche ta Face.
Dans le désert, ton pain me nourrit.
Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.
C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,
Dans la fidélité,
Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,
Dans le désert, loin de la rumeur,
Le souvenir de ta Loi me console.
Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,
Dans le désert, habite l’Esprit.
Il est la force, au matin, qui me pousse.
Il est le feu qui me précède la nuit !


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HYMNE

QUE PASSE LA CHARRUE



Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche !
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines !
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse !
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève !
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève.


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HYMNE

EN QUELS PAYS DE SOLITUDE



En quels pays de solitude,
Quarante jours, quarante nuits,
Irez-vous, poussés par l’Esprit ?
Qu’il vous éprouve et vous dénude !
Voyez : les temps sont accomplis,
Et Dieu vous convoque à l’oubli
De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence
Entendrez-vous le Bien-Aimé
Vous parlant depuis la nuée ?
Qu’il vous prépare à ses souffrances !
Suivez Jésus transfiguré :
Demain, il sera crucifié
En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :
Vous savez bien le don de Dieu
Et quelle est sa grâce, et son jeu :
Il vous immerge, il vous rénove !
La vie s’élève peu à peu,
Les champs sont dorés sous vos yeux :
Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières.
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent
Sous la poussée du Dieu vivant.
Regardez : Jésus y descend !
Appelez-le : Il vous appelle.
Venez dehors ! C’est maintenant
Le jour où la chair et le sang
Sont travaillés de vie nouvelle !







Oraison du matin (Office des Laudes).


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Dieu qui renouvelles ce monde au moyen de tes Sacrements, fais que ton Église progresse par ces biens du Ciel et ne manque jamais de tes secours ici-bas.



Parole de Dieu : (Ex 19, 4-6a)… (Office des Laudes).

Vous avez vu comment je vous ai portés comme sur les ailes d’un aigle pour vous amener jusqu’à moi.

Et maintenant, si vous entendez ma voix et gardez mon Alliance, vous serez mon domaine particulier parmi tous les peuples – car toute la Terre m’appartient – et vous serez pour moi un royaume de Prêtres, une nation sainte.



Parole de Dieu : (Rm 12, 1-2)… (Office des Vêpres).

Je vous exhorte, mes frères, par la Tendresse de Dieu, à lui offrir votre personne et votre vie en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu : c’est là pour vous l’adoration véritable.

Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait.


Autre Evangile - Cliquer


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par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

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Dernière édition par Marie du 65 le Mar 13 Mar 2018 - 8:12, édité 2 fois
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mar 13 Mar 2018 - 8:05



Mardi 13 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Ézéchiel 47,1-9.12.


En ces jours-là, au cours d’une vision reçue du Seigneur, l’homme me fit revenir à l’entrée de la Maison, et voici : sous le seuil de la Maison, de l’eau jaillissait vers l’orient, puisque la façade de la Maison était du côté de l’orient.

L’eau descendait de dessous le côté droit de la Maison, au sud de l’autel.

L’homme me fit sortir par la porte du nord et me fit faire le tour par l’extérieur, jusqu’à la porte qui fait face à l’orient, et là encore l’eau coulait du côté droit.

L’homme s’éloigna vers l’orient, un cordeau à la main, et il mesura une distance de mille coudées ; alors il me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux chevilles.

Il mesura encore mille coudées et me fit traverser l’eau : j’en avais jusqu’aux genoux.

Il mesura encore mille coudées et me fit traverser : j’en avais jusqu’aux reins.


Il en mesura encore mille : c’était un torrent que je ne pouvais traverser ; l’eau avait grossi, il aurait fallu nager : c’était un torrent infranchissable.


Alors il me dit :

« As-tu vu, fils d’homme ? »

Puis il me ramena au bord du torrent.

Quand il m’eut ramené, voici qu’il y avait au bord du torrent, de chaque côté, des arbres en grand nombre.

Il me dit :

« Cette eau coule vers la région de l’orient, elle descend dans la vallée du Jourdain, et se déverse dans la mer Morte, dont elle assainit les eaux.


En tout lieu où parviendra le torrent, tous les animaux pourront vivre et foisonner.

Le poisson sera très abondant, car cette eau assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent.


Au bord du torrent, sur les deux rives, toutes sortes d’arbres fruitiers pousseront ; leur feuillage ne se flétrira pas et leurs fruits ne manqueront pas.

Chaque mois ils porteront des fruits nouveaux, car cette eau vient du sanctuaire.

Les fruits seront une nourriture, et les feuilles un remède. »



Psaume 46(45),2-3.5-6.8-9a.10a.

Dieu est pour nous refuge et force,
secours dans la détresse, toujours offert.
Nous serons sans crainte si la terre est secouée,
si les montagnes s'effondrent au creux de la mer.

Le Fleuve, ses bras réjouissent la ville de Dieu,
la plus sainte des demeures du Très-Haut.
Dieu s'y tient : elle est inébranlable ;
quand renaît le matin, Dieu la secourt.

Il est avec nous, le Seigneur de l'univers ;
citadelle pour nous, le Dieu de Jacob !
Venez et voyez les actes du Seigneur,
il détruit la guerre jusqu'au bout du monde.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,1-16.

À l’occasion d’une fête juive, Jésus monta à Jérusalem.

Or, à Jérusalem, près de la porte des Brebis, il existe une piscine qu’on appelle en hébreu Bethzatha. Elle a cinq colonnades,
sous lesquelles étaient couchés une foule de malades, aveugles, boiteux et impotents.

Il y avait là un homme qui était malade depuis trente-huit ans.


Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps, lui dit :

« Veux-tu être guéri ? »

Le malade lui répondit :

« Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau bouillonne ; et pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. »


Jésus lui dit :

« Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »


Et aussitôt l’homme fut guéri.

Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.


Les Juifs dirent donc à cet homme que Jésus avait remis sur pieds :

« C’est le sabbat ! Il ne t’est pas permis de porter ton brancard. »


Il leur répliqua :

« Celui qui m’a guéri, c’est lui qui m’a dit :

“Prends ton brancard, et marche !” »

Ils l’interrogèrent :

« Quel est l’homme qui t’a dit : “Prends ton brancard, et marche” ? »


Mais celui qui avait été rétabli ne savait pas qui c’était ; en effet, Jésus s’était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.


Plus tard, Jésus le retrouve dans le Temple et lui dit :

« Te voilà guéri. Ne pèche plus, il pourrait t’arriver quelque chose de pire. »


L’homme partit annoncer aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri.

Et ceux-ci persécutaient Jésus parce qu’il avait fait cela le jour du sabbat.







Commentaire du jour.





Saint Grégoire de Nysse (v. 335-395), Moine et Évêque.
La Vie de Moïse, II, 121s ; SC 1 (trad. SC p. 181 rev.)

Sauvés par l'eau

Tout homme qui entend le récit de la traversée de la Mer Rouge comprend quel est ce mystère de l'eau, dans laquelle on descend avec toute l'armée des ennemis et de laquelle on émerge seul, laissant l'armée des ennemis engloutie dans l'abîme.


Qui ne voit que cette armée des Égyptiens..., ce sont les diverses passions de l'âme auxquelles l'homme est asservi : sentiments de colère, impulsions diverses de plaisir, de tristesse ou d'avarice ?...


Toutes ces choses et toutes celles qui sont à leur origine, avec le chef qui mène l'attaque haineuse, se précipitent dans l'eau à la suite de l'Israélite.

Mais l'eau, par la force du bâton de la Foi et la puissance de la nuée lumineuse (Ex 14,16.19), devient source de Vie pour ceux qui y cherchent un refuge — et source de mort pour ceux qui les poursuivent...

Cela signifie, si l'on en dégage le sens caché, que tous ceux qui passent par l'eau sacramentelle du Baptême doivent faire mourir dans l'eau toutes les inclinations mauvaises qui leur font la guerre — l'avarice, les désirs impurs, l'esprit de rapine, les sentiments de vanité et d'orgueil, les élans de colère, la rancune, l'envie, la jalousie...

Il en est comme du mystère de la Pâque juive : on appelait « pâque » l'agneau dont le sang préservait de la mort ceux qui en faisaient usage (Ex 12,21.23).

Dans ce mystère, la Loi ordonne de manger avec la pâque du pain azyme, sans vieux levain, c'est à dire sans qu'aucun reste de péché soit mêlé à la Vie nouvelle (1Co 5,7-huit).

De même on doit engloutir toute l'armée égyptienne, c'est à dire toute forme de péché, dans le bain du Salut comme dans l'abîme de la mer et en émerger seul, sans rien qui nous soit étranger.




HYMNE

SEIGNEUR, QUAND TON PEUPLE ASSOIFFÉ


Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
    Et soudain jaillit
    L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
    Et tu nous promets
    La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
    Et nous sommes sûrs
    De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
    Et le jour viendra
    Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.



HYMNE

DITES-NOUS D’OÙ SOUFFLE LE VENT


Dites-nous d’où souffle le vent
et quel signe s’annonce
car nous cherchons le Dieu vivant
pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici
et qu’il tient table ouverte
au plus intime de la nuit :
que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant
qui la disperse et qui délivre ?
Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant
et demande à nous vivre.



HYMNE

VENEZ AU JOUR !


Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre !







Oraison du matin (Office des Laudes).

Donne à tes fidèles, Seigneur, en ce temps de pénitence, une vraie générosité à te servir : qu’ils se disposent ainsi à recevoir dans un cœur purifié l’annonce du Mystère Pascal et à transmettre au monde la joyeuse nouvelle du Salut.



Parole de Dieu : (Jl 2, 12-13)… (Office des Laudes).


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Revenez à Moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !

Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur Votre Dieu, car il est tendre et Miséricordieux, lent à la colère et plein d’Amour, renonçant au châtiment.



Parole de Dieu : (1 P 5, 8-9a)… (Office des Complies).

Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.



Autre Evangile - Cliquer


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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mer 14 Mar 2018 - 7:34



Mercredi 14 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 49,8-15.

Ainsi parle le Seigneur :

Au temps favorable, je t’ai exaucé, au jour du salut, je t’ai secouru.

Je t’ai façonné, établi, pour que tu sois l’alliance du peuple, pour relever le pays, restituer les héritages dévastés
et dire aux prisonniers :

« Sortez ! »,

aux captifs des ténèbres :

« Montrez-vous ! »

Au long des routes, ils pourront paître ; sur les hauteurs dénudées seront leurs pâturages.

Ils n’auront ni faim ni soif ; le vent brûlant et le soleil ne les frapperont plus. Lui, plein de compassion, les guidera, les conduira vers les eaux vives.

De toutes mes montagnes, je ferai un chemin, et ma route sera rehaussée.


Les voici : ils viennent de loin, les uns du nord et du couchant, les autres des terres du sud.

Cieux, criez de joie ! Terre, exulte ! Montagnes, éclatez en cris de joie ! Car le Seigneur console son peuple ; de ses pauvres, il a compassion.

Jérusalem disait :

« Le Seigneur m’a abandonnée, mon Seigneur m’a oubliée. »


Une femme peut-elle oublier son nourrisson, ne plus avoir de tendresse pour le fils de ses entrailles ?

Même si elle l’oubliait, moi, je ne t’oublierai pas.



Psaume 145(144),8-9.13cd-14.17-18.


Le Seigneur est tendresse et pitié,
lent à la colère et plein d'amour ;
La bonté du Seigneur est pour tous,
sa tendresse, pour toutes ses œuvres.

Le Seigneur est vrai en tout ce qu'il dit,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Le Seigneur soutient tous ceux qui tombent,
il redresse tous les accablés.

Le Seigneur est juste en toutes ses voies,
fidèle en tout ce qu'il fait.
Il est proche de ceux qui l'invoquent,
de tous ceux qui l'invoquent en vérité.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,17-30.

En ce temps-là, après avoir guéri le paralysé un jour de sabbat, Jésus déclara aux Juifs :

« Mon Père est toujours à l’œuvre, et moi aussi, je suis à l’œuvre.

C’est pourquoi, de plus en plus, les Juifs cherchaient à le tuer, car non seulement il ne respectait pas le sabbat, mais encore il disait que Dieu était son propre Père, et il se faisait ainsi l’égal de Dieu.


Jésus reprit donc la parole.

Il leur déclarait :

« Amen, amen, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même, il fait seulement ce qu’il voit faire par le Père ; ce que fait celui-ci, le Fils le fait pareillement.

Car le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu’il fait. Il lui montrera des œuvres plus grandes encore, si bien que vous serez dans l’étonnement.

Comme le Père, en effet, relève les morts et les fait vivre, ainsi le Fils, lui aussi, fait vivre qui il veut.

Car le Père ne juge personne : il a donné au Fils tout pouvoir pour juger,afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.


Celui qui ne rend pas honneur au Fils ne rend pas non plus honneur au Père, qui l’a envoyé.

Amen, amen, je vous le dis : qui écoute ma parole et croit en Celui qui m’a envoyé, obtient la vie éternelle et il échappe au jugement, car déjà il passe de la mort à la vie.

Amen, amen, je vous le dis : l’heure vient – et c’est maintenant – où les morts entendront la voix du Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront.

Comme le Père, en effet, a la vie en lui-même, ainsi a-t-il donné au Fils d’avoir, lui aussi, la vie en lui-même ;
et il lui a donné pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est le Fils de l’homme.

Ne soyez pas étonnés ; l’heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix ;
alors, ceux qui ont fait le bien sortiront pour ressusciter et vivre, ceux qui ont fait le mal, pour ressusciter et être jugés.

Moi, je ne peux rien faire de moi-même ; je rends mon jugement d’après ce que j’entends, et mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas à faire ma volonté, mais la volonté de Celui qui m’a envoyé. »







Commentaire du jour.

Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
La Genèse au sens littéral, 4, 11-13 [21-24] (trad. Bibliothèque Augustinienne, t. 48, DDB 1972, p. 307s rev.)





« Mon Père, jusqu'à maintenant, est toujours à l'œuvre, et Moi aussi, je suis à l'œuvre »

Nous voudrions expliquer comment sont également vrais deux textes : celui de la Genèse où il est écrit que Dieu se reposa le septième jour de toutes ses œuvres et celui de l'Évangile où Le Seigneur, par qui toutes choses ont été faites, dit :

« Mon Père est à l'œuvre jusqu'à maintenant, et moi aussi je suis à l'œuvre »...

L'observation du sabbat a été prescrite aux Juifs pour préfigurer le repos spirituel que Dieu promettait aux fidèles qui feraient de bonnes œuvres.

Repos dont Le Seigneur Jésus-Christ... a confirmé le mystère par sa sépulture. Car c'est le jour du sabbat qu'il a reposé dans le tombeau... lorsqu'il avait consommé toutes ses œuvres...

On peut penser que Dieu s'est reposé d'avoir créé les divers genres de créatures, parce qu'il n'a plus créé ensuite de nouveaux genres, mais... que, même en ce septième jour, il n'a pas cessé de gouverner le Ciel, la Terre et tous les autres êtres qu'il avait créés ; sinon, ils auraient aussitôt sombré dans le néant.


Car la puissance du Créateur, la force du Tout-Puissant, est la cause par laquelle subsiste toute créature...

Il n'en est pas en effet de Dieu comme d'un architecte : la maison est achevée, celui-ci s'en va et... l'œuvre subsiste ; au contraire, le monde ne pourrait subsister, ne serait-ce l'instant d'un clin d'œil, si Dieu lui retirait son appui...

C'est ce que dit l'apôtre Paul quand il est venu annoncer Dieu aux Athéniens : « En Lui nous avons la Vie, le mouvement et l'être » (Ac 17,28)..

En effet, nous ne sommes pas en Dieu comme sa propre substance, au sens où il est dit qu'« il a la Vie en Lui-même » ; mais, puisque nous sommes autre chose que Lui, nous ne pouvons être en Lui que parce qu'il agit ainsi :

« Sa Sagesse s'étend avec force d'un bout du monde à l'autre et elle gouverne l'univers » (Sg 8,1).

Les œuvres bonnes que Dieu a faites (Gn 1,31), nous les voyons ; son repos, nous le verrons après avoir accompli nos bonnes œuvres.




HYMNE

DANS LE DÉSERT, JE CHERCHE TA FACE.


Dans le désert, je cherche ta Face.
Dans le désert, ton pain me nourrit.
Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.
C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,
Dans la fidélité,
Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,
Dans le désert, loin de la rumeur,
Le souvenir de ta Loi me console.
Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,
Dans le désert, habite l’Esprit.
Il est la force, au matin, qui me pousse.
Il est le feu qui me précède la nuit !







HYMNE

PEUPLE DE DIEU, N’AIE PAS DE HONTE


Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,
Montre ton signe à ce temps-ci !
En traversant l’âge du monde,
Cherche ton souffle dans l’Esprit ;
Lève ton hymne à sa puissance,
Tourne à sa grâce ton penchant :
Pour qu’il habite tes louanges
Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;
C’est dans la joie qu’il te confia
Toute la charge de son œuvre
Pour qu'elle chante par ta voix :
Ne te replie pas sur toi-même
Comme si Dieu faisait ainsi !
C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,
Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage
Et, sans compter, partage-le ;
Gagne l’épreuve de cet âge,
Porte partout le nom de Dieu !
Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :
Tu es son corps, dans son Esprit !
Peuple d’un Dieu qui fait merveille,
Sois sa merveille d’aujourd’hui.







HYMNE

DU CÔTÉ DE LA NUIT, QUI APPELLE ?


Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !







Oraison du matin (Office des Laudes).



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Dieu qui réponds à la pénitence en récompensant les justes et en pardonnant aux pécheurs, prends pitié de nous, écoute-nous : que l’aveu de nos fautes nous obtienne la grâce de ton Pardon.



Parole de Dieu : (Dt 7, 6. 8-9)… (Office des Laudes).

Tu es un peuple Consacré au Seigneur Ton Dieu : c’est toi qu’il a choisi pour être son peuple particulier, parmi tous les peuples de la Terre.

C’est par Amour pour vous, et par fidélité au serment fait à vos pères, que Le Seigneur vous a fait sortir par la force de sa main, et vous a délivrés de la maison d’esclavage et de la main de Pharaon, roi d’Égypte.

Vous saurez donc que Le Seigneur Votre Dieu est le vrai Dieu, le Dieu fidèle qui garde son Alliance et son Amour pour mille générations à ceux qui l’aiment et gardent ses Commandements.



Parole de Dieu : (Ph 2, 12b-15a)… (Office des Vêpres).

Travaillez à votre Salut dans la crainte de Dieu et en tremblant.

Car c’est l’action de Dieu qui produit en vous la volonté et l’action, parce qu’il veut votre bien.

Faites tout sans récriminer et sans discuter ; ainsi vous serez irréprochables et purs, vous qui êtes des enfants de Dieu sans tache.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire
par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mercredi 14 Mars 2018

 Bonne matinée !
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Jeu 15 Mar 2018 - 8:04



Jeudi 15 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Exode 32,7-14.



Le Seigneur parla à Moïse :

« Va, descends, car ton peuple s’est corrompu, lui que tu as fait monter du pays d’Égypte.

Ils n’auront pas mis longtemps à s’écarter du chemin que je leur avais ordonné de suivre !

Ils se sont fait un veau en métal fondu et se sont prosternés devant lui.

Ils lui ont offert des sacrifices en proclamant :

“Israël, voici tes dieux, qui t’ont fait monter du pays d’Égypte.” »


Le Seigneur dit encore à Moïse :

« Je vois que ce peuple est un peuple à la nuque raide.

Maintenant, laisse-moi faire ; ma colère va s’enflammer contre eux et je vais les exterminer !

Mais, de toi, je ferai une grande nation. »

Moïse apaisa le visage du Seigneur son Dieu en disant :

« Pourquoi, Seigneur, ta colère s’enflammerait-elle contre ton peuple, que tu as fait sortir du pays d’Égypte par ta grande force et ta main puissante ?

Pourquoi donner aux Égyptiens l’occasion de dire :

“C’est par méchanceté qu’il les a fait sortir ; il voulait les tuer dans les montagnes et les exterminer à la surface de la terre” ?

Reviens de l’ardeur de ta colère, renonce au mal que tu veux faire à ton peuple.

Souviens-toi de tes serviteurs, Abraham, Isaac et Israël, à qui tu as juré par toi-même :

“Je multiplierai votre descendance comme les étoiles du ciel ; je donnerai, comme je l’ai dit, tout ce pays à vos descendants, et il sera pour toujours leur héritage.” »


Le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple.



Psaume 106(105),4ab.6.19-20.21-22.23.

Souviens-toi de moi, Seigneur,
dans ta bienveillance pour ton peuple.
Avec nos pères, nous avons péché,
nous avons failli et renié.

À l'Horeb ils fabriquent un veau,
ils adorent un objet en métal :
ils échangeaient ce qui était leur gloire
pour l'image d'un taureau, d'un ruminant.

Ils oublient le Dieu qui les sauve,
qui a fait des prodiges en Égypte,
des miracles au pays de Cham,
des actions terrifiantes sur la mer Rouge.

Dieu a décidé de les détruire.
C'est alors que Moïse, son élu,
surgit sur la brèche, devant lui,
pour empêcher que sa fureur les extermine.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 5,31-47.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs :

« Si c’est moi qui me rends témoignage, mon témoignage n’est pas vrai ;
c’est un autre qui me rend témoignage, et je sais que le témoignage qu’il me rend est vrai.

Vous avez envoyé une délégation auprès de Jean le Baptiste, et il a rendu témoignage à la vérité.

Moi, ce n’est pas d’un homme que je reçois le témoignage, mais je parle ainsi pour que vous soyez sauvés.

Jean était la lampe qui brûle et qui brille, et vous avez voulu vous réjouir un moment à sa lumière.

Mais j’ai pour moi un témoignage plus grand que celui de Jean : ce sont les œuvres que le Père m’a donné d’accomplir ; les œuvres mêmes que je fais témoignent que le Père m’a envoyé.

Et le Père qui m’a envoyé, lui, m’a rendu témoignage. Vous n’avez jamais entendu sa voix, vous n’avez jamais vu sa face,
et vous ne laissez pas sa parole demeurer en vous, puisque vous ne croyez pas en celui que le Père a envoyé.

Vous scrutez les Écritures parce que vous pensez y trouver la vie éternelle ; or, ce sont les Écritures qui me rendent témoignage,
et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !

La gloire, je ne la reçois pas des hommes ;
d’ailleurs je vous connais : vous n’avez pas en vous l’amour de Dieu.

Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; qu’un autre vienne en son propre nom, celui-là, vous le recevrez !


Comment pourriez-vous croire, vous qui recevez votre gloire les uns des autres, et qui ne cherchez pas la gloire qui vient du Dieu unique ?

Ne pensez pas que c’est moi qui vous accuserai devant le Père. Votre accusateur, c’est Moïse, en qui vous avez mis votre espérance.

Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez aussi, car c’est à mon sujet qu’il a écrit.

Mais si vous ne croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles ? »







Commentaire du jour.
Saint Jérôme (347-420), Prêtre, traducteur de la Bible, Docteur de l'Église.
Lettre 53, à saint Paulin, évêque de Nole (trad. Orval/ Verbraken rev)





« Si vous croyiez en Moïse, vous croiriez aussi en Moi car c'est de Moi qu'il a parlé dans l'Écriture »

Il y a une « Sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que, dès avant les siècles, Dieu nous a destinée par avance ».

Cette Sagesse de Dieu, c'est Le Christ ; il est « puissance de Dieu et Sagesse de Dieu »...

Dans Le Fils, en effet, « se trouvent cachés tous les trésors de la Sagesse et de la connaissance » ; caché dans le mystère, destiné par avance, dès avant les siècles, c'est Lui qui a été prédestiné et préfiguré dans la Loi et les Prophètes.


C'est pourquoi les prophètes portaient le nom de « voyants » ; ils voyaient celui qui était caché et inconnu des autres.


Abraham aussi « a vu son jour, et il s'est réjoui ».

Pour Ézéchiel, les Cieux se sont ouverts, alors que pour le peuple pécheur ils restaient bouchés.

« Ôtez le voile de dessus mes yeux, dit David, et je contemplerai les merveilles de ta loi ».

En effet, la loi est spirituelle, et pour la comprendre il faut que soit « écarté le voile » et que « soit Contemplée la Gloire de Dieu à visage découvert ».

Dans l'Apocalypse, on montre un livre scellé de sept sceaux... Combien d'hommes aujourd'hui, qui se prétendent instruits, tiennent en mains un Livre scellé !

Et ils sont incapables de l'ouvrir, à moins qu'il ne soit ouvert par « Celui qui tient la clef de David ; s'il ouvre, nul ne fermera, et s'il ferme, nul n'ouvrira ».

Dans les Actes des Apôtres, l'eunuque lisait le prophète Isaïe... ; pourtant il ignorait celui qu'il vénérait dans ce livre sans le connaître. Survient Philippe ; il lui montre Jésus caché sous la lettre...

Comprends donc que tu ne peux pas t'engager dans les Saintes Écritures sans avoir un guide qui te montre le chemin.

(Références bibliques : 1Co 2,7 ; 1Co 1,24 ; Col 2,3 ; 1Sm 9,9 ; Jn 8,56 ; Ps 118,18 ; 2Co 3,16-18 ; Ap 5,1 ; Ap 3,7 ; Ac 8,26s)




HYMNE

QUE PASSE LA CHARRUE


Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche !
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines !
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse !
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève !
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève.







HYMNE :

SOIS FORT, SOIS FIDÈLE, ISRAËL


Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.







HYMNE

POINT DE PRODIGUE


Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !







Oraison du matin (Office des Laudes).


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Nous t’adressons, Seigneur, cette humble prière : que tes serviteurs se purifient dans la pénitence et s’appliquent à faire ce qui est bon ; donne-leur de rester dociles à ta Volonté et d’arriver sans encombre aux Fêtes de Pâques.



Parole de Dieu : (cf. 1 R 8, 51-53a)… (Office des Laudes).

Nous sommes, Seigneur, ton peuple et ton héritage.

Que tes yeux soient ouverts à la supplication de ton serviteur et d’Israël, ton peuple, écoute-les toutes les fois qu’ils crieront vers Toi.


Car c’est Toi qui les as mis à part pour Toi comme héritage, parmi tous les peuples de la Terre.



Parole de Dieu : (Jc 4, 7-8. 10)… (Office des Vêpres).

Soumettez-vous à Dieu, et résistez au démon : il s’enfuira loin de vous. Approchez-vous de Dieu, et Lui s’approchera de vous.

Pécheurs, enlevez la souillure de vos mains ; hommes partagés, purifiez vos cœurs.

Abaissez-vous devant Le Seigneur, et il vous élèvera.



Autre Evangile - Cliquer


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par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Jeudi 15 Mars 2018

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Ven 16 Mar 2018 - 8:18




Vendredi 16 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de la Sagesse 2,1a.12-22.


Les impies ne sont pas dans la vérité lorsqu'ils raisonnent ainsi en eux-mêmes :

« Notre existence est brève et triste, rien ne peut guérir l'homme au terme de sa vie, on n'a jamais vu personne revenir du séjour des morts.

Attirons le juste dans un piège, car il nous contrarie, il s'oppose à notre conduite, il nous reproche de désobéir à la loi de Dieu, et nous accuse d'abandonner nos traditions.

Il prétend posséder la connaissance de Dieu, et s'intitule fils du Seigneur.

Il est un démenti pour nos idées, sa simple présence nous pèse ;
car son genre de vie s'oppose à celui des autres, sa conduite est étrange.


Il nous regarde comme des gens douteux, se détourne de nos chemins comme s'il craignait de se salir.

Il proclame bienheureux le sort final des justes, il se vante d'avoir Dieu pour père.

Voyons si ses paroles sont vraies, regardons où il aboutira.

Si ce juste est fils de Dieu, Dieu l'assistera, et le délivrera de ses adversaires.

Soumettons-le à des outrages et à des tourments ; nous saurons ce que vaut sa douceur, nous éprouverons sa patience.

Condamnons-le à une mort infâme, puisque, dit-il, quelqu'un veillera sur lui. »

C'est ainsi que raisonnent ces gens-là, mais ils s'égarent ; leur méchanceté les a rendus aveugles.

Ils ne connaissent pas les secrets de Dieu, ils n'espèrent pas que la sainteté puisse être récompensée, ils n'estiment pas qu'une âme irréprochable puisse être glorifiée.



Psaume 34(33),17-18.19-20.21.23.

Le Seigneur affronte les méchants
pour effacer de la terre leur mémoire.
Le Seigneur entend ceux qui l'appellent :
de toutes leurs angoisses, il les délivre.

Il est proche du cœur brisé,
il sauve l'esprit abattu.
Malheur sur malheur pour le juste,
mais le Seigneur chaque fois le délivre.

Il veille sur chacun de ses os :
pas un ne sera brisé.
Le Seigneur rachètera ses serviteurs :
pas de châtiment pour qui trouve en lui son refuge.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,1-2.10.25-30.

Après cela, Jésus parcourait la Galilée : il ne voulait pas parcourir la Judée parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir.

La fête juive des Tentes approchait.

Lorsque les frères de Jésus furent montés à Jérusalem pour la fête, il y monta lui aussi, non pas ostensiblement, mais en secret.

Quelques habitants de Jérusalem disaient alors :

« N'est-ce pas lui qu'on cherche à faire mourir ?


Le voilà qui parle ouvertement, et personne ne lui dit rien !

Les chefs du peuple auraient-ils vraiment reconnu que c'est lui le Messie ?


Mais lui, nous savons d'où il est.

Or, lorsque le Messie viendra, personne ne saura d'où il est. »


Jésus, qui enseignait dans le Temple, s'écria :

« Vous me connaissez ?

Et vous savez d'où je suis ?

Je ne suis pas venu de moi-même : mais celui qui m'a envoyé dit la vérité, lui que vous ne connaissez pas.

Moi, je le connais parce que je viens d'auprès de lui, et c'est lui qui m'a envoyé. »

On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue.







Commentaire du jour.

Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église.
Le Cantique spirituel, strophe 1 (trad. OC, Cerf 1990, p. 1218 rev.).





« On cherchait à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui ».

Où t'es-tu caché, Bien-Aimé,
Me laissant toute gémissante ?
Comme le cerf tu t'es enfui,
M'ayant blessée ; mais à ta suite,
En criant, je sortis. Hélas, vaine poursuite !

« Où t'es-tu caché ? »

C'est comme si l'âme disait :

« Verbe, mon Époux, montre-moi le lieu où tu t'es retiré ».


Ce qui équivaut à lui demander la manifestation de son essence divine, car « le lieu de la retraite du Fils de Dieu », nous dit Saint Jean, « c'est le sein du Père » (Jn 1,18), ou en d'autres termes, c'est l'essence divine, invisible à tout regard mortel, impénétrable à toute compréhension humaine.


Isaïe, s'adressant à Dieu, lui dit :

« Vraiment tu es un Dieu caché » (Is 45,15).

C'est pourquoi, remarquons-le bien, si intimes que soient les communications, si sublime que puisse être la connaissance qu'une âme reçoit de Dieu en cette vie, ce qu'elle perçoit n'est pas l'essence de Dieu et n'a rien de commun avec lui.

En réalité, Dieu reste toujours caché à notre âme.

Quelles que soient les merveilles qui lui sont dévoilées, elle doit toujours le regarder comme caché et le chercher dans le lieu de sa retraite, en disant :

« Où t'es-tu caché ? »

En effet, ni la communication sublime, ni la présence sensible, n'est un signe assuré de la présence favorable de Dieu dans une âme, pas plus que la sécheresse et la privation de toute faveur de ce genre n'est un indice de son absence.


C'est ce que nous dit le prophète Job :

« S'il vient à moi, je ne le verrai pas, et s'il se retire, je ne m'en apercevrai pas » (Jb 9,11).

De cela nous devons tirer l'enseignement suivant.

Si une âme est favorisée de hautes communications, de connaissances et de sentiments spirituels, elle ne doit nullement se persuader qu'elle possède Dieu ou qu'elle en a la vue claire et essentielle, ni qu'à cause de ces dons elle a Dieu davantage ou a pénétré plus avant en Lui.

De même, si toutes ces communications sensibles et spirituelles viennent à lui manquer, la laissant dans l'aridité, les ténèbres et l'abandon, elle ne doit nullement penser que dans cet état Dieu lui manque...


Le but principal de l'âme dans ce vers du poème n'est donc pas de demander la dévotion affectueuse et sensible, qui ne donne ni certitude ni évidence de la possession de l'Époux en cette vie : elle réclame la présence et la claire vision de son essence, dont elle veut jouir d'une manière assurée dans l'autre Vie.



LETTRE PASCALE DE SAINT ATHANASE





La Pâque approche.

Il est beau, mes frères, de passer d'une Fête à une autre, d'une Prière à une autre, d'une Solennité à une autre.

Voici en effet ce temps qui nous apporte un nouveau commencement et la connaissance de la bienheureuse Pâque, où Le Seigneur fut immolé.

Certes, nous mangeons l'aliment de Vie et nous réjouissons notre âme en buvant à ce Sang précieux comme à une source ; et pourtant nous avons toujours soif, nous sommes toujours brûlants.


Lui-même s'offre à ceux qui sont altérés ; dans sa bonté il admet à la Fête ceux dont les entrailles sont desséchées ; comme disait notre Sauveur :

Si quelqu'un a soif ; qu'il vienne à moi, et qu'il boive !

On n'étanche pas sa soif seulement quand on s'approche ; mais chaque fois qu'on demande, on obtient facilement d'approcher le Sauveur.

La grâce de cette Fête n'est pas limitée à une époque et son splendide rayon ne souffre pas du déclin ; il est toujours prêt à éclairer l'esprit de ceux qui le veulent.

Sa puissance brille continuellement en ceux dont l'âme est éclairée et qui s'appliquent aux livres saints jour et nuit.

Ainsi l'homme qui est appelé heureux dans le psaume :

Heureux l'homme qui n'est pas allé à la réunion des impies, qui ne s'est pas arrêté sur le chemin des pécheurs, qui ne s'est pas assis dans l'assemblée des corrompus, mais qui s'attache à la loi du Seigneur, qui médite cette loi jour et nuit.

Ce grand Dieu, mes bien-aimés, qui au début institua cette Fête, nous accorde de la Célébrer chaque année.

Lui-même, qui a livré Son Fils à la mort pour notre Salut, nous accorde pour le même motif cette sainte Fête qui a sa place fixée dans le déroulement de l'année.

Cette Fête nous dirige au milieu des épreuves qui nous assaillent en ce monde ; et maintenant Dieu nous procure la Joie du Salut qui émane de cette Fête.

En effet, il nous réunit en une seule assemblée, dans un rendez-vous spirituel qui se réalise partout ; il nous permet de prier en commun, d'offrir ensemble nos actions de grâce, comme il faut le faire un jour de Fête.

C'est le miracle de sa Bonté :

Lui-même rassemble pour cette Fête ceux qui sont au loin ; et ceux qui peuvent être distants corporellement, il les rapproche dans l'unité de la Foi.




HYMNE

PUISQUE DIEU NOUS A AIMÉS


Puisque Dieu nous a aimés,
jusqu’à nous donner son Fils,
Ni la mort, ni le péché
Ne sauraient nous arracher
À l’Amour qui vient de Lui !

Depuis l’heure où le péché
S’empara du genre humain,
Dieu rêvait de dépêcher
En ami sur nos chemins
Le Seigneur Jésus, son Fils !

Puisque Dieu nous a choisis
Comme Peuple de sa Paix,
Comment voir un ennemi
Dans quelque homme désormais
Pour lequel Jésus est mort !

Que Dieu rende vigilants
Ceux qui chantent le Seigneur :
Qu’ils ne soient en même temps
Les complices du malheur
Où leurs frères sont tenus !







HYMNE

DIEU, AU-DELÀ DE TOUT CRÉÉ


Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !





HYMNE

EN QUELS PAYS DE SOLITUDE


En quels pays de solitude,
Quarante jours, quarante nuits,
Irez-vous, poussés par l’Esprit ?
Qu’il vous éprouve et vous dénude !
Voyez : les temps sont accomplis,
Et Dieu vous convoque à l’oubli
De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence
Entendrez-vous le Bien-Aimé
Vous parlant depuis la nuée ?
Qu’il vous prépare à ses souffrances !
Suivez Jésus transfiguré :
Demain, il sera crucifié
En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :
Vous savez bien le don de Dieu
Et quelle est sa grâce, et son jeu :
Il vous immerge, il vous rénove !
La vie s’élève peu à peu,
Les champs sont dorés sous vos yeux :
Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières.
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent
Sous la poussée du Dieu vivant.
Regardez : Jésus y descend !
Appelez-le : Il vous appelle.
Venez dehors ! C’est maintenant
Le jour où la chair et le sang
Sont travaillés de vie nouvelle !







Oraison du matin (Office des Laudes).


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Tu as préparé, Seigneur, pour nous qui sommes faibles, les secours dont nous avons besoin ; donne-nous d’accueillir avec joie notre relèvement et d’en témoigner par la fidélité de notre vie.



Parole de Dieu : (Is 53, 11b-12)… (Office des Laudes).

Parce qu’il a connu la souffrance, le Juste, Mon Serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.

C’est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu’il recevra, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.



Parole de Dieu : (Jc 5, 16. 19-20)... (Office des Vêpres).

Reconnaissez vos péchés les uns devant les autres, et priez les uns pour les autres afin d’être guéris, car la supplication du juste agit avec beaucoup de puissance.

Mes frères, si l’un de vous s’égare loin de la Vérité et si quelqu’un l’amène à se convertir, alors, sachez-le : celui qui ramène un pécheur du chemin où il s’égarait se sauvera lui-même et couvrira une multitude de péchés.



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Sam 17 Mar 2018 - 8:55



Samedi 17 Mars 2018

Quatrième semaine de Carême.

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 11,18-20.


« Seigneur, tu m’as fait savoir, et maintenant je sais, tu m’as fait voir leurs manœuvres.

Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas qu’ils montaient un complot contre moi.

Ils disaient :

« Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »


Seigneur de l’univers, toi qui juges avec justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause. »



Psaume 7,2-3.9bc-10.11-12a.18b.


Seigneur mon Dieu, tu es mon refuge !
On me poursuit : sauve-moi, délivre-moi !
Sinon ils vont m'égorger, tous ces fauves,
me déchirer, sans que personne me délivre.

Juge-moi, Seigneur, sur ma justice :
mon innocence parle pour moi.
Mets fin à la rage des impies, affermis le juste,
toi qui scrutes les cœurs et les reins, Dieu, le juste.

J'aurai mon bouclier auprès de Dieu,
le sauveur des cœurs droits.
Dieu juge avec justice ;
je chanterai le nom du Seigneur, le Très-Haut.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 7,40-53.

En ce temps-là, Jésus enseignait au temple de Jérusalem.

Dans la foule, on avait entendu ses paroles, et les uns disaient :

« C’est vraiment lui, le Prophète annoncé ! »

D’autres disaient :

« C’est lui le Christ ! »

Mais d’autres encore demandaient :

« Le Christ peut-il venir de Galilée ?

L’Écriture ne dit-elle pas que c’est de la descendance de David et de Bethléem, le village de David, que vient le Christ ? »

C’est ainsi que la foule se divisa à cause de lui.

Quelques-uns d’entre eux voulaient l’arrêter, mais personne ne mit la main sur lui.

Les gardes revinrent auprès des grands prêtres et des pharisiens, qui leur demandèrent : « Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? »


Les gardes répondirent :

« Jamais un homme n’a parlé de la sorte ! »


Les pharisiens leur répliquèrent :

« Alors, vous aussi, vous vous êtes laissé égarer ?


Parmi les chefs du peuple et les pharisiens, y en a-t-il un seul qui ait cru en lui ?


Quant à cette foule qui ne sait rien de la Loi, ce sont des maudits ! »
Nicodème, l’un d’entre eux, celui qui était allé précédemment trouver Jésus, leur dit :


« Notre Loi permet-elle de juger un homme sans l’entendre d’abord pour savoir ce qu’il a fait ? »


Ils lui répondirent :

« Serais-tu, toi aussi, de Galilée ?

Cherche bien, et tu verras que jamais aucun prophète ne surgit de Galilée ! »


Puis ils s’en allèrent chacun chez soi.







Commentaire du jour.



Saint Théophile d'Antioche (?-v. 186), Évêque
À Autolycus,1, 2.7 (trad. bréviaire 3e Mercredi de Carême ; cf SC 20, p. 58s)





« La foule se divisa à son sujet »


Avec les yeux du corps, nous observons ce qui se passe dans la vie et sur la Terre ; nous discernons la différence entre la lumière et l'obscurité, le blanc et le noir, le laid et le beau... ; il en est de même pour ce qui tombe sous le sens de l'ouïe : sons aigus, graves, agréables.

Mais nous avons aussi des oreilles du cœur et des yeux de l'âme, et il leur est possible de saisir Dieu.


En effet, Dieu est aperçu par ceux qui peuvent le voir, après que les yeux de leur âme se sont ouverts.

Tous nous avons bien des yeux physiques, mais certains ne les ont que voilés et ne voient pas la lumière du soleil.


Si les aveugles ne voient pas, ce n'est pas parce que la lumière du soleil ne brille pas.

C'est à eux-mêmes, et à leurs yeux, que les aveugles doivent s'en prendre.

De même toi : les yeux de ton âme sont voilés par tes fautes et tes actions mauvaises... ; lorsqu'il y a une faute dans l'homme, cet homme ne peut plus voir Dieu...

Mais, si tu le veux, tu peux guérir. Confie-toi au médecin et il opérera les yeux de ton âme et de ton cœur.

Qui est ce médecin ?

C'est Dieu, qui guérit et vivifie par son Verbe et sa Sagesse.

C'est par son Verbe et sa Sagesse que Dieu a fait toutes choses...


Si tu comprends cela et si ta vie est pure, pieuse et juste, tu peux voir Dieu.

Avant tout, que la Foi et la crainte de Dieu entrent les premières dans ton cœur, et alors tu comprendras cela.

Quand tu auras dépouillé la condition mortelle et revêtu l'immortalité (1Co 15,53), alors tu verras Dieu selon ton mérite.


C'est ce Dieu qui ressuscitera ta chair, immortelle, en même temps que ton âme.

Et alors, devenu immortel, tu verras le Dieu immortel, à condition d'avoir cru en Lui maintenant.


HYMNE

SEIGNEUR, QUAND TON PEUPLE ASSOIFFÉ


Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
    Et soudain jaillit
    L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
    Et tu nous promets
    La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
    Et nous sommes sûrs
    De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
    Et le jour viendra
    Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.



HYMNE : DITES-NOUS D’OÙ SOUFFLE LE VENT

Dites-nous d’où souffle le vent
et quel signe s’annonce
car nous cherchons le Dieu vivant
pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici
et qu’il tient table ouverte
au plus intime de la nuit :
que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant
qui la disperse et qui délivre ?
Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant
et demande à nous vivre.







HYMNE

VENEZ AU JOUR !


Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre !







Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Patrick.





Pour te faire connaître, Seigneur, aux peuples d’Irlande, tu as choisi l’Évêque Saint Patrick ; à sa Prière et par ses mérites, accorde à ceux qui ont la Joie d’être Chrétiens d’annoncer aux hommes les merveilles de ton Amour.



Oraison du matin (Office des Laudes).


Cliquer


Sans Toi, Seigneur, il nous est impossible de te plaire : dans la Tendresse que tu nous portes, guide-nous, dirige nos cœurs.



Parole de Dieu : (Is 1, 16-18)… (Office des Laudes).

Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de ma vue vos actions mauvaises, cessez de faire le mal.

Apprenez à faire le bien : recherchez la justice, mettez au pas l’oppresseur, faites droit à l’orphelin, prenez la défense de la veuve.


Venez donc et discutons, dit Le Seigneur.

Si vos péchés sont comme l'écarlate, ils deviendront comme la neige. S’ils sont rouges comme le vermillon, ils deviendront blancs comme la laine.



Parole de Dieu : (1 P 1, 18-21)… (Office des Vêpres).


Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le Sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache.

Dieu l’avait choisi dès avant la création du monde, et il l’a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.

C’est par Lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la Gloire ; ainsi vous mettez votre Foi et votre Espérance en Dieu.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire
par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Dim 18 Mar 2018 - 8:13



Dimanche 18 Mars 2018 -  Cinquième Dimanche de Carême — Année B

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 31,31-34.


Voici venir des jours – oracle du Seigneur –, où je conclurai avec la maison d’Israël et avec la maison de Juda une alliance nouvelle.


Ce ne sera pas comme l’Alliance que j’ai conclue avec leurs pères, le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir du pays d’Égypte :

mon alliance, c’est eux qui l’ont rompue, alors que moi, j’étais leur maître – oracle du Seigneur.


Mais voici quelle sera l’Alliance que je conclurai avec la maison d’Israël quand ces jours-là seront passés – oracle du Seigneur.

Je mettrai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes ; je l’inscrirai sur leur cœur. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.


Ils n’auront plus à instruire chacun son compagnon, ni chacun son frère en disant :

« Apprends à connaître le Seigneur ! »

Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands – oracle du Seigneur.

Je pardonnerai leurs fautes, je ne me rappellerai plus leurs péchés.



Psaume 51(50),3-4.12-13.14-15.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.



Lettre aux Hébreux 5,7-9.

Le Christ, pendant les jours de sa vie dans la chair, offrit, avec un grand cri et dans les larmes, des prières et des supplications à Dieu qui pouvait le sauver de la mort, et il fut exaucé en raison de son grand respect.

Bien qu’il soit le Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance
et, conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,20-33.

En ce temps-là, il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque.

Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande :

« Nous voudrions voir Jésus. »

Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus.

Alors Jésus leur déclare :

« L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.

Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle.

Si quelqu'un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur.

Si quelqu'un me sert, mon Père l’honorera. »

Maintenant mon âme est bouleversée.

Que vais-je dire ?

“Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non !

C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci !


Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait :

« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »

En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre.

D’autres disaient :

« C’est un ange qui lui a parlé. »


Mais Jésus leur répondit :

« Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous.


Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ;
et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. »


Il signifiait par-là de quel genre de mort il allait mourir.







Commentaire du jour.





Saint Augustin (354-430), Évêque d'Hippone (Afrique du Nord) et Docteur de l'Église.
Sermon 305, 4e pour la Fête de Saint Laurent.

« Il n'y a pas de plus grand Amour que de donner sa Vie pour ceux qu'on aime » (Jn 15,13).


Votre Foi reconnaît quel est ce grain de blé tombé en terre et qui y meurt avant de porter beaucoup de fruit ; il habite en votre âme ; aucun Chrétien ne doute que Le Christ n'ait parlé de Lui-même...


Écoutez-moi, grains de blé sacrés qui sont ici, je n'en ai aucun doute..., ou plutôt écoutez par moi le premier grain de blé, qui vous dit : n'aimez pas votre vie en ce monde ; ne l'aimez pas si vous l'aimez vraiment, car c'est en ne l'aimant pas que vous la sauverez...

« Celui qui aime sa vie en ce monde la perdra. »

C'est le grain tombé en terre qui parle ainsi, celui qui est mort pour porter beaucoup de fruit.

Écoutez-le, parce que ce qu'il dit, il l'a fait. Il nous instruit, et il nous montre le chemin par son exemple.

Le Christ, en effet, n'a pas revendiqué sa vie en ce monde — il est venu pour la perdre, la livrer pour nous, et pour la reprendre quand il le voulait... :

« J'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre.

Personne ne me l'enlève mais c'est Moi qui la donne » (Jn 10,18).

Alors comment, avec une telle puissance divine, a-t-il pu dire :

« Maintenant, mon âme est troublée » ?


Comment, avec une telle puissance, cet Homme-Dieu est-il troublé, sinon qu'il porte l'image de notre faiblesse ?


Quand il dit :

« J'ai le pouvoir de donner ma vie, et le pouvoir de la reprendre », Le Christ se montre tel qu'il est en Lui-même.


Mais quand il est troublé à l'approche de la mort, Le Christ se montre tel qu'il est en toi.




HYMNE

DANS LE DÉSERT, JE CHERCHE TA FACE.


Dans le désert, je cherche ta Face.
Dans le désert, ton pain me nourrit.
Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.
C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,
Dans la fidélité,
Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,
Dans le désert, loin de la rumeur,
Le souvenir de ta Loi me console.
Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,
Dans le désert, habite l’Esprit.
Il est la force, au matin, qui me pousse.
Il est le feu qui me précède la nuit !






HYMNE

PEUPLE DE DIEU, N’AIE PAS DE HONTE


Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,
Montre ton signe à ce temps-ci !
En traversant l’âge du monde,
Cherche ton souffle dans l’Esprit ;
Lève ton hymne à sa puissance,
Tourne à sa grâce ton penchant :
Pour qu’il habite tes louanges
Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;
C’est dans la joie qu’il te confia
Toute la charge de son œuvre
Pour qu'elle chante par ta voix :
Ne te replie pas sur toi-même
Comme si Dieu faisait ainsi !
C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,
Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage
Et, sans compter, partage-le ;
Gagne l’épreuve de cet âge,
Porte partout le nom de Dieu !
Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :
Tu es son corps, dans son Esprit !
Peuple d’un Dieu qui fait merveille,
Sois sa merveille d’aujourd’hui.







HYMNE

DU CÔTÉ DE LA NUIT, QUI APPELLE ?


Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !



Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Cyrille.


Cliquer


Seigneur, tu as permis que ton Église pénètre davantage les mystères du Salut par l’enseignement de Saint Cyrille, Évêque de Jérusalem ; accorde-nous, par son intercession, de si bien connaître Ton Fils que nous vivions plus intensément de sa Vie.



Oraison du matin (Office des Laudes).

Que ta Grâce nous obtienne, Seigneur, d’imiter avec joie la Charité du Christ qui a donné sa Vie par Amour pour le monde.

Lui qui règne pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (Lv 23, 4-7)… (Office des Laudes).


Voici les Solennités du Seigneur, les assemblées saintes auxquelles vous convoquerez, aux dates fixées, les fils d’Israël.

Le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, ce sera la Pâque du Seigneur.

Le quinzième jour de ce même mois, ce sera la Fête des pains sans levain en l’honneur du Seigneur : pendant sept jours vous mangerez des pains sans levain.

Le premier jour, vous tiendrez une assemblée sainte et vous ne ferez aucun travail d’esclave.



Parole de Dieu : (Ac 13, 26b-30)… (Office des Vêpres).

Frères, c’est à nous tous que ce message de Salut a été envoyé.

En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l’ont jugé.


Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.

Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu de la croix et mis au tombeau.

Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.



Autre Evangile Cliquer


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par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Lun 19 Mar 2018 - 8:30



Lundi 19 Mars 2018 - Saint Joseph, époux de la Vierge Marie
Solennité

LITURGIE DE LA PAROLE.

Deuxième livre de Samuel 7,4-5a.12-14a.16.


La parole du Seigneur fut adressée au prophète Nathan :

« Va dire à mon serviteur David : Ainsi parle le Seigneur : Est-ce toi qui me bâtiras une maison pour que j'y habite ?


Quand ta vie sera achevée et que tu reposeras auprès de tes pères, je te donnerai un successeur dans ta descendance, qui sera né de toi, et je rendrai stable sa royauté.

C'est lui qui me construira une maison, et je rendrai stable pour toujours son trône royal.

Je serai pour lui un père, il sera pour moi un fils. S'il fait le mal, je le corrigerai à la manière humaine, avec le bâton, je le frapperai comme font les hommes.

Ta maison et ta royauté subsisteront toujours devant moi, ton trône sera stable pour toujours. »



Psaume 89(88),2-3.4-5.27.29.

L'amour du Seigneur, sans fin je le chante ;
ta fidélité, je l'annonce d'âge en âge.
Je le dis : C'est un amour bâti pour toujours ;
ta fidélité est plus stable que les cieux.

« Avec mon élu, j'ai fait une alliance,
j'ai juré à David, mon serviteur :
J'établirai ta dynastie pour toujours,
je te bâtis un trône pour la suite des âges.

Il me dira : Tu es mon Père,
mon Dieu, mon roc et mon salut !
Sans fin je lui garderai mon amour,
mon alliance avec lui sera fidèle.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 4,13.16-18.22.

Frères, Dieu a promis à Abraham et à sa descendance qu’ils recevraient le monde en héritage, non pas en accomplissant la Loi mais en devenant des justes par la foi.

C'est donc par la foi qu'on devient héritier ; ainsi, c'est un don gratuit, et la promesse demeure valable pour tous ceux qui sont descendants d'Abraham, non seulement parce qu'ils font partie du peuple de la Loi, mais parce qu'ils partagent la foi d'Abraham, notre père à tous.

C'est bien ce qui est écrit :

J'ai fait de toi le père d'un grand nombre de peuples. Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, Dieu qui donne la vie aux morts et qui appelle à l'existence ce qui n'existait pas.


Espérant contre toute espérance, il a cru, et ainsi il est devenu le père d'un grand nombre de peuples, selon la parole du Seigneur :

Vois quelle descendance tu auras !

Et, comme le dit l'Écriture :

En raison de sa foi, Dieu a estimé qu'il était juste.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 1,16.18-21.24a.

Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie).

Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ.

Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph ; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint.

Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement ; il décida de la répudier en secret.

Il avait formé ce projet, lorsque l'ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint ;
elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'ange du Seigneur lui avait prescrit.







Commentaire du jour.


Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape
Exhortation apostolique « Redemptoris custos », 25-26 (trad. © copyright Libreria Editrice Vaticana)

La primauté de la Vie intérieure chez Saint Joseph

Le climat de silence qui accompagne tout ce qui se réfère à la figure de Joseph s'étend aussi à son travail de charpentier dans la maison de Nazareth.

Toutefois, c'est un silence qui révèle d'une manière spéciale le profil intérieur de cette figure.

Les Évangiles parlent exclusivement de ce que « fit » Joseph ; mais ils permettent de découvrir dans ses actions, enveloppées de silence, un climat de profonde Contemplation.

Joseph était quotidiennement en contact avec le mystère « caché depuis les siècles » (Col 1,26), qui « établit sa demeure » (Jn 1,14) sous son toit.

Cela explique par exemple pourquoi Sainte Thérèse d'Avila, la grande réformatrice du Carmel Contemplatif, s'est faite la promotrice du renouveau du culte rendu à Saint Joseph dans la Chrétienté Occidentale.

Le sacrifice absolu que Joseph a fait de toute son existence aux exigences de la venue du Messie dans sa maison trouve son juste motif « dans son insondable Vie intérieure, d'où lui viennent des ordres et des réconforts tout à fait particuliers et d'où découlent pour lui la logique et la force, propres aux âmes simples et transparentes, des grandes décisions, comme celle de mettre aussitôt à la disposition des desseins divins sa liberté, sa vocation humaine légitime, son bonheur conjugal, acceptant la condition, la responsabilité et le poids de la famille et renonçant, au profit d'un amour virginal incomparable, à l'amour conjugal naturel qui la constitue et l'alimente » (Pape Paul VI).

Cette soumission à Dieu, qui est promptitude de la volonté à se consacrer à tout ce qui concerne son service, n'est autre que l'exercice de la dévotion qui constitue une des expressions de la vertu de religion [selon S. Thomas d'Aquin].







Commentaire du jour.

Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église
.
Homélies sur ces paroles de l'Évangile : « L'ange fut envoyé », n°2,16 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p. 404)





« Joseph, fils de David » (Mt 1,20)

On ne peut douter que Joseph ait été un homme très saint et très digne de confiance, puisque la Mère du Sauveur devait être son épouse.

Il a été le « serviteur fidèle et prudent » (Mt 24,45) puisque Dieu l'a établi pour être le soutien de sa Mère, le nourricier de sa chair et l'auxiliaire de son dessein de Salut.

Il faut nous rappeler qu'il était de la maison de David. Il était fils de David non seulement par la chair, mais encore par la Foi, la sainteté et la piété.

Le Seigneur a trouvé en lui un second David à qui il a pu, en toute sûreté, confier ses desseins les plus secrets.

Il lui a révélé, comme à un autre David, les mystères de sa Sagesse et lui a découvert ce que ne connaissait aucun des maîtres de ce monde.

Il lui a permis de voir et d'entendre ce que tant de rois et de prophètes, malgré leur désir, ne purent voir ni entendre (Mt 13,17) ; mieux encore, il le lui a fait porter, conduire, embrasser, nourrir, protéger.

Marie et Joseph appartenaient donc tous deux à la race de David ; en Marie s'accomplissait la promesse faite jadis par Le Seigneur à David, tandis que Joseph était le témoin de cet accomplissement.



Commentaire du jour.

Saint François de Sales (1567-1622), Évêque de Genève et Docteur de l'Église.
Entretiens, n° 19 (français modernisé).





« Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit »

Combien ce grand Saint [que nous fêtons] a été fidèle en humilité !

Cela ne se peut dire selon sa perfection, car malgré ce qu’il était, en quelle pauvreté et en quelle abjection ne vécut-il pas tout le temps de sa vie !

Pauvreté et abjection sous laquelle il tenait cachées et couvertes ses grandes vertus et dignités…

Vraiment, je ne doute nullement que les anges, ravis d’admiration, ne soient venus, troupes à troupes, le considérer et admirer son humilité, lorsqu’il tenait ce cher enfant dans sa pauvre boutique, où il travaillait de son métier pour nourrir le fils et la mère qui lui étaient confiés.

Il n’y a point de doute que Saint Joseph n’ait été plus vaillant que David et n’ait eu plus de Sagesse que Salomon [ses ancêtres] ; néanmoins, le voyant réduit en l’exercice de la charpenterie, qui aurait pu juger cela sans être éclairé de la Lumière Céleste, tant il tenait cachés tous les dons remarquables dont Dieu l’avait gratifié ?

Mais quelle Sagesse n’avait-il pas, puisque Dieu lui donnait en charge Son Fils très glorieux…, Prince universel du Ciel et de la Terre ?…

Néanmoins, vous voyez combien il était rabaissé et humilié plus qu’il ne peut se dire ou imaginer… : il s’en va en son pays et en sa ville de Bethléem, et nul n’est rejeté de tous les logis que lui…


Regardez comment l’ange le tourne à toutes mains. Il lui dit qu’il faut aller en Égypte, il y va ; il commande qu’il revienne, il s’en revient.

Dieu veut qu’il soit toujours pauvre…, et il s’y soumet amoureusement, et non pour un temps, car il a été pauvre toute sa vie.




SERMON DE SAINT BERNARDIN DE SIENNE





Joseph, gardien fidèle.

C'est une loi générale, dans la communication de grâces particulières à une créature raisonnable : lorsque la Bonté Divine choisit quelqu'un pour une grâce singulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu'à sa fonction, et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle.

Cela s'est tout à fait vérifié chez Saint Joseph, père présumé de Notre Seigneur Jésus Christ, et véritable époux de la Reine du monde et Souveraine des anges.

Le Père éternel l'a choisi pour être le nourricier et le gardien fidèle de ses principaux trésors, c'est-à-dire de son Fils et de son épouse ; fonction qu'il a remplie très fidèlement.

C'est pourquoi Le Seigneur a dit :

Bon et fidèle serviteur, entre dans la Joie de ton maître.

Si tu compares Joseph à tout le reste de l'Église du Christ, n'est-il pas l'homme particulièrement choisi, par lequel et sous le couvert duquel le Christ est entré dans le monde de façon régulière et honorable ?

Si donc toute la sainte Église est débitrice envers la Vierge Marie parce que c'est par elle qu'elle a pu recevoir Le Christ, après elle, c'est à Saint Joseph qu'elle doit une reconnaissance et un respect sans pareil.

Il est en effet la conclusion de l'Ancien Testament : c'est en lui que la dignité des patriarches et des prophètes reçoit le fruit promis.

Lui seul a possédé en réalité ce que la Bonté Divine leur avait promis.

Certes, il ne faut pas en douter : l'intimité, le respect, la très haute dignité que Le Christ pendant sa vie humaine portait à Joseph, comme un fils à l'égard de son père, il n'a pas renié tout cela au Ciel, il l'a plutôt enrichi et achevé.

Aussi Le Seigneur ajoute-t-il bien :

Entre dans la Joie de ton maître.

Bien que la Joie de l'éternelle Béatitude entre dans le cœur, Le Seigneur a préféré dire :

Entre dans la Joie de ton maître, pour faire comprendre mystérieusement que cette Joie ne sera pas seulement en lui, mais qu'elle l'enveloppera et l'absorbera de tous côtés, qu'elle le submergera comme un abîme infini.


Souviens-toi de nous, Bienheureux Joseph, intercède par le secours de ta Prière auprès de ton Fils adoptif ; rends-nous propice également la Bienheureuse Vierge, ton épouse, car elle est la mère de celui qui, avec Le Père et Le Saint-Esprit, vit et règne pour les siècles sans fin.

Amen.









Chant

R/ Bon et fidèle serviteur,
entre dans la joie de ton Seigneur.

Je n'ai pas cherché à plaire aux hommes,
mais à Dieu qui éprouve nos cœurs.

Je sais en qui j'ai cru :
il gardera mon dépôt jusqu'à son Jour.



HYMNE

DIEU T'A CHOISI.


R/Dieu t'a choisi.
Que Dieu soit béni !
Fils de David,
Époux de Marie.
Entre tes mains,
le Christ enfant
a remis sa vie.

Homme d'espérance,
à toi vient la Promesse,
sur l'heure accomplie
quand tu reçois le Messie !

Homme de silence,
à toi vient la Parole,
la voix inouïe
du Verbe qui balbutie !

Tu te tiens dans l'ombre,
à toi vient la Lumière
du fond de la nuit
jusqu'à ton cœur ébloui !

Juste entre les justes
c'est toi vers qui la face
de la Vérité
lève un regard nouveau-né !

Homme doux et chaste,
chez toi l'Amour demeure.
La main dans ta main,
il va se mettre en chemin !







HYMNE

HEUREUX L'HOMME AU CŒUR PUR


Heureux l'homme au cœur pur
À qui Dieu remet la nouvelle Ève.
Heureux le serviteur obscur
Pour qui l'aurore se lève !

De nuit l'ange survient,
Dissipant les ombres du silence ;
Joseph peut entrevoir de loin
Sa part dans l'œuvre d'alliance.

Jésus lui est confié,
Cet enfant qui dort en son épouse ;
Marie est le jardin fermé
Où Dieu éveille une source.

Heureux l'homme qui sait
Accueillir le Verbe de lumière ;
Jésus, en regardant Joseph,
Verra l'image du Père.







Prière à Saint Joseph.


ÔSaint Joseph dont la protection est si grande, si forte et si prompte devant le Trône de Dieu, je mets en toi tous mes intérêts et désirs.

Ô Saint Joseph, s’il-te-plait, assiste-nous par ta puissante intercession et obtiens pour nous de ton Divin Fils toutes les Bénédictions Spirituelles par Jésus-Christ Notre Seigneur, de telle manière qu’ayant engagé ici-bas ton Pouvoir Céleste, nous puissions offrir nos remerciements et notre hommage au Père qui nous Aime.

Ô Saint Joseph, je désirerais ne jamais me fatiguer de vous contempler Toi et Jésus endormi dans tes bras.

Je n’oserais pas approcher pendant qu’il se repose près de ton cœur.

Aussi, embrasse-le en mon nom et au nom de toute ma famille humaine et spirituelle, baise sa tête délicate pour nous et demande-lui de nous embrasser à son tour lors de notre dernier soupir.

Saint Joseph, patron des âmes du Purgatoire, Prie pour nous qui avons recours à toi.

Amen.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu tout-puissant, à l’aube des temps nouveaux, tu as confié à Saint Joseph la garde des mystères du Salut ; accorde maintenant à ton Église, toujours soutenue par sa Prière, de veiller sur leur achèvement.



Parole de Dieu : (2 S 7, 28-29)… (Office des Laudes).



Cliquer


Seigneur, c’est Toi qui es Dieu, tes paroles sont vérité, et tu as fait cette magnifique promesse à ton serviteur.

Daigne Bénir la maison de ton serviteur, pour qu’elle demeure toujours en ta présence.

Car Toi, Seigneur, tu as parlé, et par ta Bénédiction la maison de ton serviteur sera Bénie pour toujours.



Parole de Dieu : (Col 3, 23-24)… (Office des Vêpres).

Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour Le Seigneur et non pour plaire aux hommes : vous savez bien qu’en retour Le Seigneur fera de vous ses héritiers.

Le maître, c’est Le Christ ; vous êtes à son service.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire


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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mar 20 Mar 2018 - 8:36



Mardi 20 Mars 2018
Cinquième  Semaine de Carême

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Nombres 21,4-9.


En ces jours-là, les Hébreux quittèrent Hor-la-Montagne par la route de la mer des Roseaux en contournant le pays d’Édom.

Mais en chemin, le peuple perdit courage.


Il récrimina contre Dieu et contre Moïse :

« Pourquoi nous avoir fait monter d’Égypte ?

Était-ce pour nous faire mourir dans le désert, où il n’y a ni pain ni eau ?

Nous sommes dégoûtés de cette nourriture misérable ! »


Alors le Seigneur envoya contre le peuple des serpents à la morsure brûlante, et beaucoup en moururent dans le peuple d’Israël.


Le peuple vint vers Moïse et dit :

« Nous avons péché, en récriminant contre le Seigneur et contre toi. Intercède auprès du Seigneur pour qu’il éloigne de nous les serpents. »

Moïse intercéda pour le peuple,
et le Seigneur dit à Moïse :

« Fais-toi un serpent brûlant, et dresse-le au sommet d’un mât : tous ceux qui auront été mordus, qu’ils le regardent, alors ils vivront ! »


Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet du mât.

Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il restait en vie !



Psaume 102(101),2-3.16-18.19-21.

Seigneur, entends ma prière :
que mon cri parvienne jusqu'à toi !
Ne me cache pas ton visage
le jour où je suis en détresse !
Le jour où j'appelle, écoute-moi ;
viens vite, réponds-moi !

Les nations craindront le nom du Seigneur,
et tous les rois de la terre, sa gloire :
quand le Seigneur rebâtira Sion,
quand il apparaîtra dans sa gloire,
il se tournera vers la prière du spolié,
il n'aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l'âge à venir,
et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :
« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s'est penché ;
du ciel, il regarde la terre
pour entendre la plainte des captifs
et libérer ceux qui devaient mourir. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,21-30.

En ce temps-là, Jésus disait aux pharisiens :

« Je m’en vais ; vous me chercherez, et vous mourrez dans votre péché.

Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller. »


Les Juifs disaient :

« Veut-il donc se donner la mort, puisqu’il dit :

“Là où moi je vais, vous ne pouvez pas aller” ? »


Il leur répondit :

« Vous, vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut.

Vous, vous êtes de ce monde ; moi, je ne suis pas de ce monde.


C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés.

En effet, si vous ne croyez pas que moi, JE SUIS, vous mourrez dans vos péchés. »


Alors, ils lui demandaient :

« Toi, qui es-tu ? »

Jésus leur répondit :

« Je n’ai pas cessé de vous le dire.

À votre sujet, j’ai beaucoup à dire et à juger. D’ailleurs Celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis pour le monde. »

Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.

Jésus leur déclara :

« Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous comprendrez que moi, JE SUIS, et que je ne fais rien de moi-même ; ce que je dis là, je le dis comme le Père me l’a enseigné.


Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. »

Sur ces paroles de Jésus, beaucoup crurent en lui.







Commentaire du jour.






Philoxène de Mabboug (?-v. 523), Évêque en Syrie.
Lettre sur la Vie Monastique (trad. Graffin, Orient chrétien VI 1961, p. 339 rev. ; cf En Calcat)

« Élevé de terre, j'attirerai à Moi tous les hommes » (Jn 12,32)


Sache et comprends bien, frère..., qu'il y a beaucoup de serpents dans le désert qui mordent la multitude de tes pensées, c'est à dire des injures, des médisances, des angoisses, des murmures, des disputes, des calomnies qui sont lancées contre toi...

Mais si tu veux leur échapper, fais ce que faisaient les Israélites...

ils regardaient le serpent d'airain que Moïse avait dressé sur le sommet de la montagne, et tous ceux qui obéissaient et le regardaient était guéri.





Toi aussi, lorsque tu te vois mordu par un de ces serpents, regarde Notre Seigneur Jésus-Christ suspendu à la Croix...

Comme le dit l'apôtre Paul :

« Fixe les yeux sur Jésus, qui est à l'origine et au terme de notre Foi. Renonçant à la Joie qui lui était proposée, il a enduré l'humiliation de la Croix » (He 12,2)...

Voici en peu de mots comment il te faut avoir les yeux fixée sur Lui quand tu es mordu par les serpents : quand tu es déshonoré, fixe les yeux sur Lui ; Lui aussi a été déshonoré pour toi, il a été traité de démon et de Samaritain (Jn 8,48)..., on l'a bafoué et giflé, on lui a craché au visage, on lui a donné à boire du vinaigre et du fiel, on lui a frappé la tête avec un roseau.

Si tu es mordu par une pensée de vanité, parce qu'on te confie des services importants, souviens-toi de la parole de Notre Seigneur :

« Quand vous aurez fait tout ce qu'on vous a commandé, dites : Nous sommes des serviteurs quelconques » (Lc 17,10).

Si tu as envie de mépriser ton frère à cause de sa faiblesse, fixe les yeux sur celui qui montrait plus de sollicitude pour les pécheurs, les publicains et les prostituées, pour les convertir par sa rencontre, plutôt que pour justes qui n'avaient pas besoin de conversion (Lc 5,30-32).

Et lorsque les penchants naturels et les démons t'accablent, fixe les yeux sur Lui, étendu sur la Croix, les mains et les pieds fixés par les clous...

Sans cesse médite sur ces choses en ton cœur, et le venin des serpents disparaîtra de ton cœur

. Car par sa crucifixion, Jésus est plus proche de toi que le serpent d'airain ne l'était des Hébreux : il habite ton cœur, et dans les replis secrets de ton âme la Lumière de son visage Glorieux resplendit.




HYMNE

POINT DE PRODIGUE


Point de prodigue
sans pardon qui le cherche,
Nul n’est trop loin pour Dieu
Viennent les larmes où le Fils renaît,
Joie du retour au Père !

Point de blessure que sa main ne guérisse,
Rien n’est perdu pour Dieu ;
Vienne la grâce où la vie reprend,
Flamme jaillie des cendres !

Point de ténèbres sans espoir de lumière,
Rien n’est fini pour Dieu ;
Vienne l’aurore où l’amour surgit,
Chant d’un matin de Pâques !







Oraison du matin (Office des Laudes).

Seigneur, accorde-nous la grâce de persévérer dans ta Volonté ; afin qu’au long des jours, le peuple dévoué à ton service augmente en nombre et grandisse en Sainteté.



Parole de Dieu : (Za 12, 10-11a)… (Office des Laudes).


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Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit qui fera naître en eux Bonté et supplication.

Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé ; ils feront une lamentation sur lui comme sur un fils unique ; ils pleureront sur lui amèrement comme sur un premier-né.

En ce jour-là, il y aura grande lamentation dans Jérusalem.



Parole de Dieu : (1 Co 1, 27b-30)… (Office des Vêpres).

Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s’enorgueillir devant Dieu.

C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans Le Christ Jésus, qui a été envoyé par Lui pour être notre Sagesse, pour être notre Justice, notre Sanctification, notre Rédemption.


Autre Evangile Cliquer


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par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mardi 20 Mars 2018

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mer 21 Mar 2018 - 8:46



Mercredi 21 Mars2018
Cinquième  Semaine de Carême

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Daniel 3,14-20.91-92.95.


Le roi Nabucodonosor leur parla ainsi :

« Est-il vrai, Sidrac, Misac et Abdénago, que vous refusez de servir mes dieux et d’adorer la statue d’or que j’ai fait ériger ?


Êtes-vous prêts, maintenant, à vous prosterner pour adorer la statue que j’ai faite, quand vous entendrez le son du cor, de la flûte, de la cithare, de la harpe, de la lyre, de la cornemuse et de toutes les sortes d’instruments ?

Si vous n’adorez pas cette statue, vous serez immédiatement jetés dans la fournaise de feu ardent ; et quel est le dieu qui vous délivrera de ma main ? »

Sidrac, Misac et Abdénago dirent au roi Nabucodonosor : « Ce n’est pas à nous de te répondre.

Si notre Dieu, que nous servons, peut nous délivrer, il nous délivrera de la fournaise de feu ardent et de ta main, ô roi.


Et même s’il ne le fait pas, sois-en bien sûr, ô roi : nous ne servirons pas tes dieux, nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as érigée. »

Alors Nabucodonosor fut rempli de fureur contre Sidrac, Misac et Abdénago, et son visage s’altéra. Il ordonna de chauffer la fournaise sept fois plus qu’à l’ordinaire.

Puis il ordonna aux plus vigoureux de ses soldats de ligoter Sidrac, Misac et Abdénago et de les jeter dans la fournaise de feu ardent.

Le roi Nabucodonosor les entendit chanter. Stupéfait, il se leva précipitamment et dit à ses conseillers :

« Nous avons bien jeté trois hommes, ligotés, au milieu du feu ? »

Ils répondirent :

« Assurément, ô roi. »

Il reprit :

« Eh bien moi, je vois quatre hommes qui se promènent librement au milieu du feu, ils sont parfaitement indemnes, et le quatrième ressemble à un être divin. »


Et Nabucodonosor s’écria :

« Béni soit le Dieu de Sidrac, Misac et Abdénago, qui a envoyé son ange et délivré ses serviteurs !

Ils ont mis leur confiance en lui, et ils ont désobéi à l’ordre du roi ; ils ont livré leur corps plutôt que de servir et d’adorer un autre dieu que leur Dieu.



Livre de Daniel 3,52.53.54.55.56.

Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de nos pères :
à toi, louange et gloire éternellement !

Béni soit le nom très saint de ta gloire :
à toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu dans ton saint temple de gloire :
à toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu sur le trône de ton règne :
à toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu, toi qui sondes les abîmes :
à toi, louange et gloire éternellement !

Toi qui sièges au-dessus des Kéroubim :
à toi, louange et gloire éternellement !

Béni sois-tu au firmament, dans le ciel,
à toi, louange et gloire éternellement !



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,31-42.

En ce temps-là, Jésus disait à ceux des Juifs qui croyaient en lui :

« Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »


Ils lui répliquèrent :

« Nous sommes la descendance d’Abraham, et nous n’avons jamais été les esclaves de personne.

Comment peux-tu dire : “Vous deviendrez libres” ? »


Jésus leur répondit :

« Amen, amen, je vous le dis : qui commet le péché est esclave du péché.

L’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils, lui, y demeure pour toujours.

Si donc le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres.

Je sais bien que vous êtes la descendance d’Abraham, et pourtant vous cherchez à me tuer, parce que ma parole ne trouve pas sa place en vous.

Je dis ce que moi, j’ai vu auprès de mon Père, et vous aussi, vous faites ce que vous avez entendu chez votre père. »

Ils lui répliquèrent :

« Notre père, c’est Abraham. »

Jésus leur dit :

« Si vous étiez les enfants d’Abraham, vous feriez les œuvres d’Abraham.

Mais maintenant, vous cherchez à me tuer, moi, un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu.

Cela, Abraham ne l’a pas fait.


Vous, vous faites les œuvres de votre père. »

Ils lui dirent :

« Nous ne sommes pas nés de la prostitution ! Nous n’avons qu’un seul Père : c’est Dieu. »


Jésus leur dit :

« Si Dieu était votre Père, vous m’aimeriez, car moi, c’est de Dieu que je suis sorti et que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même ; c’est lui qui m’a envoyé. »






Commentaire du jour.

Saint Pacien de Barcelone (?-v. 390), Évêque.
Homélie sur le Baptême, 6-7, PL 13, 1093-94 (trad. bréviaire 19e samedi alt.)






« Si c'est Le Fils qui vous rend libres, vous serez vraiment libres »

Frères, nous avons une nouvelle naissance par le Baptême...

« Si nous avons mis notre espoir en ce monde seulement, nous sommes les plus à plaindre de tous les hommes » (1Co 15,19).

La vie en ce monde, comme vous le voyez, peut être aussi longue pour les animaux, les bêtes sauvages et les oiseaux que pour nous, ou même plus longue.

Mais ce qui est propre à l'homme, c'est ce que Le Christ nous a donné par son Esprit — la Vie sans fin — mais à condition de ne plus pécher...

« Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu, c'est la Vie éternelle dans Le Christ Jésus Notre Seigneur » (Rm 6,23).

Mes petits enfants, retenez avant tout ceci : autrefois les nations étaient livrées aux puissances des ténèbres ; maintenant nous avons été libérés, grâce à la victoire de Jésus-Christ Notre Seigneur.

C'est lui qui nous a rachetés....

Il a délivré les enchaînés, et il a brisé nos liens, comme David l'avait dit :

« Le Seigneur redresse les opprimés, Le Seigneur délie les enchaînés, Le Seigneur ouvre les yeux des aveugles » (Ps 145,7).


Et encore :

« Tu as brisé mes chaînes, je t'offrirai le sacrifice de louange » (Ps 115,16).


Oui, nous sommes délivrés de nos chaînes, rassemblés à l'appel du Seigneur par le Sacrement du Baptême..., libérés par le Sang du Christ et l'invocation de son Nom...

Donc, mes bien-aimés, une fois pour toutes nous sommes Baptisés, une fois pour toutes nous sommes libérés, une fois pour toutes nous sommes accueillis dans le Royaume immortel.

Une fois pour toutes, « heureux ceux dont les crimes sont pardonnés, dont les péchés sont couverts » (Ps 31,1).

Tenez fermement ce que vous avez reçu, conservez-le pour votre joie, ne péchez plus. Désormais, gardez-vous purs et irréprochables pour le jour du Seigneur.




HYMNE

PUISQUE DIEU NOUS A AIMÉS


Puisque Dieu nous a aimés,
jusqu’à nous donner son Fils,
Ni la mort, ni le péché
Ne sauraient nous arracher
À l’Amour qui vient de Lui !

Depuis l’heure où le péché
S’empara du genre humain,
Dieu rêvait de dépêcher
En ami sur nos chemins
Le Seigneur Jésus, son Fils !

Puisque Dieu nous a choisis
Comme Peuple de sa Paix,
Comment voir un ennemi
Dans quelque homme désormais
Pour lequel Jésus est mort !

Que Dieu rende vigilants
Ceux qui chantent le Seigneur :
Qu’ils ne soient en même temps
Les complices du malheur
Où leurs frères sont tenus !







HYMNE

DIEU, AU-DELÀ DE TOUT CRÉÉ


Dieu, au-delà de tout créé,
Nous ne pouvions que t’appeler
L’Inconnaissable !
Béni sois-tu pour l’autre voix
Qui sait ton Nom, qui vient de toi
Et donne à notre humanité
De rendre grâce !

Toi que nul homme n’a pu voir,
Nous te voyons prendre ta part
De nos souffrances.
Béni sois-tu d’avoir montré
Sur le Visage bien-aimé
Du Christ offert à nos regards
Ta gloire immense !

Toi que nul homme n’entendit,
Nous t’écoutons, Parole enfouie
Là où nous sommes !
Béni sois-tu d’avoir semé
Dans l’univers à consacrer
Des mots qui parlent aujourd’hui
Et nous façonnent !

Toi que nul homme n’a touché,
Nous t’avons pris : l’Arbre est dressé
En pleine terre !
Béni sois-tu d’avoir remis
Entre les mains des plus petits
Ce Corps où rien ne peut cacher
Ton cœur de Père !







HYMNE :

EN QUELS PAYS DE SOLITUDE


En quels pays de solitude,
Quarante jours, quarante nuits,
Irez-vous, poussés par l’Esprit ?
Qu’il vous éprouve et vous dénude !
Voyez : les temps sont accomplis,
Et Dieu vous convoque à l’oubli
De ce qui fut vos servitudes.

Sur quels sommets d’incandescence
Entendrez-vous le Bien-Aimé
Vous parlant depuis la nuée ?
Qu’il vous prépare à ses souffrances !
Suivez Jésus transfiguré :
Demain, il sera crucifié
En signature d’Alliance.

Ne forez plus vos puits d’eau morte :
Vous savez bien le don de Dieu
Et quelle est sa grâce, et son jeu :
Il vous immerge, il vous rénove !
La vie s’élève peu à peu,
Les champs sont dorés sous vos yeux :
Embauchez-vous où Dieu moissonne !

Pourquoi rester sur vos ornières.
Baissant vos fronts d’aveugles-nés ?
Vous avez été baptisés !
L’amour de Dieu fait tout renaître.
Croyez Jésus : c’est l’Envoyé !
Vos corps à son corps sont branchés :
Prenez à lui d’être lumière.

Déjà vos tombes se descellent
Sous la poussée du Dieu vivant.
Regardez : Jésus y descend !
Appelez-le : Il vous appelle.
Venez dehors ! C’est maintenant
Le jour où la chair et le sang
Sont travaillés de vie nouvelle !

http://dai.ly/xyae0x


Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu très bon, éclaire le cœur de tes fidèles qui se purifient dans la pénitence ; Toi qui nous as donné le goût de te servir, ne reste pas sourd à notre prière.



Parole de Dieu : (Is 50, 5-7)… (Office des Laudes).


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Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe.

Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.

Le Seigneur Dieu vient à mon secours : c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.



Parole de Dieu : (Ep 4, 32 - 5,2)… (Office des Vêpres).

Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.

Pardonnez-vous les uns aux autres comme Dieu vous a pardonné dans Le Christ.

Oui, cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien-aimés. Vivez dans l’Amour comme Le Christ nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire.




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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Jeu 22 Mar 2018 - 7:47



Jeudi 22 Mars  2018

Cinquième  Semaine de Carême

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de la Genèse 17,3-9.


En ces jours-là, Abram tomba face contre terre et Dieu lui parla ainsi :


« Moi, voici l’alliance que je fais avec toi : tu deviendras le père d’une multitude de nations.

Tu ne seras plus appelé du nom d’Abram, ton nom sera Abraham, car je fais de toi le père d’une multitude de nations.


Je te ferai porter des fruits à l’infini, de toi je ferai des nations, et des rois sortiront de toi.

J’établirai mon alliance entre moi et toi, et après toi avec ta descendance, de génération en génération ; ce sera une alliance éternelle ; ainsi je serai ton Dieu et le Dieu de ta descendance après toi.


À toi et à ta descendance après toi je donnerai le pays où tu résides, tout le pays de Canaan en propriété perpétuelle, et je serai leur Dieu. »

Dieu dit à Abraham

« Toi, tu observeras mon alliance, toi et ta descendance après toi, de génération en génération. »



Psaume 105(104),4-5.6-7.8-9.


Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.
Souvenez-vous des merveilles qu'il a faites,
de ses prodiges, des jugements qu'il prononça.

Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 8,51-59.

En ce temps-là, Jésus disait aux Juifs :

Amen, amen, je vous le dis : Si quelqu’un garde ma parole, jamais il ne verra la mort. »

Les Juifs lui dirent :

« Maintenant nous savons bien que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et toi, tu dis :

“Si quelqu’un garde ma parole, il ne connaîtra jamais la mort.”

Es-tu donc plus grand que notre père Abraham ?

Il est mort, et les prophètes aussi sont morts. Pour qui te prends-tu ? »


Jésus répondit :

« Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien ; c’est mon Père qui me glorifie, lui dont vous dites :


“Il est notre Dieu”,

Alors que vous ne le connaissez pas.

Moi, je le connais et, si je dis que je ne le connais pas, je serai comme vous, un menteur.

Mais je le connais, et sa parole, je la garde.

Abraham votre père a exulté, sachant qu’il verrait mon Jour. Il l’a vu, et il s’est réjoui. »

Les Juifs lui dirent alors :

« Toi qui n’as pas encore cinquante ans, tu as vu Abraham ! »


Jésus leur répondit :

« Amen, amen, je vous le dis : avant qu’Abraham fût, moi, JE SUIS. »


Alors ils ramassèrent des pierres pour les lui jeter.

Mais Jésus, en se cachant, sortit du Temple.







Commentaire du jour.





Saint Ambroise (v. 340-397), Évêque de Milan et Docteur de l'Église.
Sur Abraham, I, 67-78 (trad. coll. Pères dans la foi, Migne 1999, p. 87)

« Abraham a vu mon jour »


« Dieu dit à Abraham :

Prends ton fils bien-aimé, cet Isaac que tu as chéri ; pars sur les hauteurs et tu me l'offriras en holocauste »
(Gn 22,2).

Isaac préfigure Le Christ qui va souffrir : il vient sur une ânesse..., et quand Le Seigneur est venu souffrir pour nous sa Passion, il a détaché le petit de l'ânesse et s'est assis dessus...

Abraham dit à ses serviteurs :

« Nous reviendrons vers vous » ; sans qu'il le sache, c'était une prophétie... Isaac a porté sur lui le bois, et Le Christ a porté le gibet de la Croix.

Abraham accompagnait son fils ; Le Père accompagnait Le Christ.

Il dit en effet :

« Vous me laisserez seul, mais je ne suis pas seul ; Le Père est avec moi » (Jn 16,32).

Isaac dit à son père... :

« Voici le bois, où est l'agneau pour l'holocauste ? »

Ce sont des paroles prophétiques, mais il ne le sait pas ; Le Seigneur en effet préparait un Agneau pour le sacrifice.

Abraham aussi a prophétisé en répondant :

« Dieu pourvoira à l'agneau pour l'holocauste, mon fils »...

« L'ange dit : ' Abraham, Abraham ! ...

N'étends pas la main sur l'enfant, ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, toi qui n'as pas épargné ton fils bien-aimé pour moi ' (cf Rm 8,32)...

Abraham leva les yeux et regarda : voici qu'un bélier était pendu par les cornes dans un buisson. »

Pourquoi un bélier ?

C'est lui qui a le plus de valeur dans tout le troupeau.

Pourquoi pendu ?

Pour te faire voir que ce n'était pas une victime terrestre...

Notre corne, notre force, c'est Le Christ (Lc 1,69), qui est supérieur à tout homme, comme nous le lisons :

« Tu es le plus beau des enfants des hommes » (Ps 44,3).


Seul, il a été élevé de terre et exalté, comme il nous l'enseigne par ces paroles :

« Je ne suis pas de ce monde, Moi ; je suis d'en haut » (Jn 8,23).


Abraham l'a vu dans ce Sacrifice, il a aperçu sa Passion.

C'est pourquoi Le Seigneur dit de lui :

« Abraham a vu mon jour et s'est réjoui ».


Il est apparu à Abraham, lui révélant que son corps souffrirait la Passion par laquelle il a racheté le monde.


Il indique même le genre de Passion en le montrant pendu ; ce buisson est le gibet de la Croix.

Et élevé sur ce bois, le guide incomparable du troupeau a tout attiré à Lui, pour se faire connaître de tous.


HYMNE

SEIGNEUR, QUAND TON PEUPLE ASSOIFFÉ


Seigneur, quand ton peuple assoiffé
Criait sa souffrance à Moïse,
Tu ouvris pour lui le rocher
    Et soudain jaillit
    L’eau qui donne la vie
Aux pèlerins de la terre promise.

Jésus, ta parole est pour nous
La source de vie éternelle :
Tu nous dis que Dieu est Amour
    Et tu nous promets
    La lumière et la paix
Si nous croyons en ce Dieu qui nous aime.

Plongés avec toi dans le bain
Quand nous descendons au baptême,
Nous cherchons en toi le soutien
    Et nous sommes sûrs
    De trouver le salut
Car tu es Fils de ce Dieu qui nous aime.

Sortis avec toi du tombeau
Quand nous remontons du baptême,
Nous vivons pour Dieu de nouveau
    Et le jour viendra
    Où ton peuple verra
Les cieux nouveaux et la terre nouvelle.



HYMNE

DITES-NOUS D’OÙ SOUFFLE LE VENT


Dites-nous d’où souffle le vent
et quel signe s’annonce
car nous cherchons le Dieu vivant
pour lui faire réponse.

Nous savons qu’il descend ici
et qu’il tient table ouverte
au plus intime de la nuit :
que l’ombre ne vous déconcerte !

N’est-il pas le soleil levant
qui la disperse et qui délivre ?
Dieu, notre Dieu, s’est fait mendiant
et demande à nous vivre.



HYMNE

VENEZ AU JOUR !


Venez au jour !
Le Christ prépare son retour !
Le Christ prévient l’ère nuptiale !
Passent les temps ! Passe la chair !
L’Esprit de Dieu souffle au désert,
Annonçant l’aurore pascale !

Dépouillez-vous !
Quand vous mourrez, vous perdrez tout !
Suivez votre exode à l’avance !
Tombe la mort ! Tombe le soir !
N’attendez pas qu’il soit trop tard
Pour que Dieu vous donne naissance.

Ne craignez pas
De vous défaire, il recréera
Ce que vous cédez de vous-mêmes ;
Fermez les yeux ! Baissez vos fronts !
Venez mendier sa création
Au fond des ténèbres humaines.

Ne glissez plus
Sur votre pente à l’inconnu,
Car ici commence un autre âge ;
Retournez-vous ! Apprenez Dieu !
Il a promis son règne à ceux
Qui emprunteront ses passages !

Le jour viendra
Où le désert refleurira
Et l’ombre rendra la lumière !
Traversez-les ! Dès maintenant,
Allez chercher au testament
Ce qui n’est pas né de la terre !







Oraison du matin (Office des Laudes).

Sois attentif à nos supplications, Seigneur, veille sur nous et protège-nous, car nous mettons notre espoir en ta Miséricorde : purifiés désormais de nos péchés, nous pourrons mener une vie sainte et entrer en possession de ton héritage.



Parole de Dieu : (He 2, 9b-10)... (Office des Laudes).



Cliquer


Nous voyons Jésus couronné de gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort.

S’il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, pour le Salut de tous.

En effet, puisque le Créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu’à la Gloire, il était normal qu’il mène à sa perfection, par la souffrance, Celui qui est à l’origine du Salut de tous.



Parole de Dieu : (He 13, 12-15)… (Office des Vêpres).

Jésus, voulant sanctifier le peuple par son propre Sang, a souffert sa Passion en dehors de l’enceinte de la ville.


Eh bien ! Pour aller à sa rencontre, sortons en dehors de l’enceinte, en portant la même humiliation que Lui.


Car la cité que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous attendons la cité future.

En toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange, c’est-à-dire l’acte de Foi qui sort de nos lèvres en l’honneur de son Nom.






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par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Jeudi 22 Mars 2018

Bonne matinée !



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Ven 23 Mar 2018 - 7:35



Vendredi 23 Mars  2018

Cinquième  Semaine de Carême

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de Jérémie 20,10-13.


Moi, Jérémie, j’entends les calomnies de la foule :

« Dénoncez-le !

Allons le dénoncer, celui-là, l’Épouvante-de-tous-côtés. »

Tous mes amis guettent mes faux pas, ils disent :

« Peut-être se laissera-t-il séduire… Nous réussirons, et nous prendrons sur lui notre revanche ! »

Mais le Seigneur est avec moi, tel un guerrier redoutable : mes persécuteurs trébucheront, ils ne réussiront pas.

Leur défaite les couvrira de honte, d’une confusion éternelle, inoubliable.

Seigneur de l’univers, toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs, fais-moi voir la revanche que tu leur infligeras, car c’est à toi que j’ai remis ma cause.

Chantez le Seigneur, louez le Seigneur : il a délivré le malheureux de la main des méchants.



Psaume 18(17),2-3.4.5-6.7.

Je t'aime, Seigneur, ma force :

Seigneur, mon roc, ma forteresse,
Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite,
mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire !

Louange à Dieu !
Quand je fais appel au Seigneur,
je suis sauvé de tous mes ennemis.

Les liens de la mort m'entouraient,
le torrent fatal m'épouvantait ;
des liens infernaux m'étreignaient :
j'étais pris aux pièges de la mort.

Dans mon angoisse, j'appelai le Seigneur ;
vers mon Dieu, je lançai un cri ;
de son temple il entend ma voix :
mon cri parvient à ses oreilles.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 10,31-42.


En ce temps-là, de nouveau, des Juifs prirent des pierres pour lapider Jésus.

Celui-ci reprit la parole :

« J’ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes qui viennent du Père.

Pour laquelle de ces œuvres voulez-vous me lapider ? »

Ils lui répondirent :

« Ce n’est pas pour une œuvre bonne que nous voulons te lapider, mais c’est pour un blasphème : tu n’es qu’un homme, et tu te fais Dieu. »

Jésus leur répliqua :

« N’est-il pas écrit dans votre Loi : J’ai dit :

Vous êtes des dieux ?

Elle les appelle donc des dieux, ceux à qui la parole de Dieu s’adressait, et l’Écriture ne peut pas être abolie.

Or, celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous lui dites :

“Tu blasphèmes”, parce que j’ai dit : “Je suis le Fils de Dieu”.


Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, continuez à ne pas me croire.

Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez les œuvres. Ainsi vous reconnaîtrez, et de plus en plus, que le Père est en moi, et moi dans le Père. »


Eux cherchaient de nouveau à l’arrêter, mais il échappa à leurs mains.

Il repartit de l’autre côté du Jourdain, à l’endroit où, au début, Jean baptisait ; et il y demeura.

Beaucoup vinrent à lui en déclarant :

« Jean n’a pas accompli de signe ; mais tout ce que Jean a dit de celui-ci était vrai. »

Et là, beaucoup crurent en lui.








Commentaire du jour.





Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
Sermons divers, n° 22, 5-6 (trad. Brésard, 2000 ans, p.104 rev)

« J'ai multiplié sous vos yeux les œuvres bonnes de la part du Père.

Pour laquelle voulez-vous me lapider ? »


Au Christ Jésus tu dois toute ta vie, puisqu'il a donné sa vie pour ta vie, et qu'il a supporté des tourments amers pour que tu ne supportes pas de tourments éternels...

Qu'est-ce qui ne te semblera pas doux, lorsque tu auras rassemblé dans ton cœur toutes les amertumes de ton Seigneur ? ...

Comme les Cieux sont plus hauts que la Terre (Is 55,9), ainsi sa Vie est plus haute que notre vie, et pourtant elle a été donnée pour notre vie.

Comme le néant ne peut être comparé à nulle autre chose, de même notre vie n'a pas de proportion avec la sienne...

Lorsque je lui aurai consacré tout ce que je suis, tout ce que je peux, ce sera comme une étoile comparée au soleil, une goutte d'eau à un fleuve, une pierre à une tour, un grain de sable à une montagne.

Je n'ai rien sinon deux petites choses, et même très menues : mon corps et mon âme, ou plutôt une seule petite chose : ma volonté.

Et je ne la donnerais pas à celui qui a prévenu de tant de bienfaits un être aussi petit que moi, à celui qui, en se donnant tout entier, m'a racheté tout entier ?

Autrement, si je garde pour moi ma volonté, avec quel visage, avec quels yeux, avec quel esprit, avec quelle conscience irais-je me réfugier près du cœur de la Miséricorde de Notre Dieu ?

Oserais-je percer ce rempart très fort qui garde Israël, et faire couler pour prix de mon rachat, non pas quelques gouttes, mais les flots de ce Sang qui coule des cinq parties de son Corps ?


HYMNE

DANS LE DÉSERT, JE CHERCHE TA FACE.

Dans le désert, je cherche ta Face.
Dans le désert, ton pain me nourrit.
Je ne crains pas d’avancer sur ta trace.
C’est pour ma soif que ton eau vive jaillit !

R/ Promis à toi dans la justice,
Promis à toi dans l’amour,
Dans la fidélité,
Comme je suis connu, je connaîtrai !

Dans le désert, j’entends ta Parole,
Dans le désert, loin de la rumeur,
Le souvenir de ta Loi me console.
Ô Dieu caché, tu veux parler à mon cœur !

Dans le désert, j’aspire ton souffle,
Dans le désert, habite l’Esprit.
Il est la force, au matin, qui me pousse.
Il est le feu qui me précède la nuit !







HYMNE :

PEUPLE DE DIEU, N’AIE PAS DE HONTE


Peuple de Dieu, n’aie pas de honte,
Montre ton signe à ce temps-ci !
En traversant l’âge du monde,
Cherche ton souffle dans l’Esprit ;
Lève ton hymne à sa puissance,
Tourne à sa grâce ton penchant :
Pour qu’il habite tes louanges
Et soit visible en ses enfants.

Tiens son amour, tiens son épreuve ;
C’est dans la joie qu’il te confia
Toute la charge de son œuvre
Pour qu'elle chante par ta voix :
Ne te replie pas sur toi-même
Comme si Dieu faisait ainsi !
C’est quand tu aimes que Dieu t’aime,
Ouvre ton cœur, fais comme lui.

Va, puise dans ton héritage
Et, sans compter, partage-le ;
Gagne l’épreuve de cet âge,
Porte partout le nom de Dieu !
Qu’il te rudoie, qu’il te réveille :
Tu es son corps, dans son Esprit !
Peuple d’un Dieu qui fait merveille,
Sois sa merveille d’aujourd’hui.







HYMNE

QUE PASSE LA CHARRUE


Que passe la charrue
Sur nos landes rebelles,
Sur nos terres en friche !
La Parole ira s’y planter,
Promesse pour le pauvre,
Et pauvreté offerte au riche.

Au feu tout le bois mort,
Que la flamme s’étende
Aux chardons, aux épines !
Et leurs cendres pourront servir
À féconder la terre
Où la Parole prend racine.

Que tombe sur nos sols
De poussière et de roche
Une pluie généreuse !
On verra les feuilles pointer
Et les bourgeons éclore
De la Parole qui nous creuse.

Advienne le soleil
Et vers lui que s’élance
La poussée de la sève !
La Parole nourrit son fruit
D’amour et de justice
Dans la louange qui l’achève.







Oraison du matin (Office des Laudes)... Propre à Saint Turibio.





Tu as voulu, Seigneur, que les travaux apostoliques de l’Évêque
Saint Turibio et son amour de la Vérité fassent grandir ton Église ; accorde au peuple qui t’est consacré une Foi et une sainteté toujours en progrès.



Parole de Dieu : (Is 52, 13-15)… (Office des Laudes).


Cliquer


Mon serviteur réussira, dit Le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !

La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme.

De même, devant Lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu’on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.



Parole de Dieu : (1 P 2, 21b-24)... (Office des Vêpres).

Le Christ Lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, Lui qui n’a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec Justice.

Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la Croix afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la Justice :

C’est par ses blessures que vous avez été guéris.



Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Vendredi 23 Mars 2018

Bonne matinée !



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Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 82

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Sam 24 Mar 2018 - 9:18



Samedi 24 Mars  2018

Cinquième  Semaine de Carême

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Ézéchiel 37,21-28.


Ainsi parle le Seigneur Dieu :

« Je vais prendre les fils d’Israël parmi les nations où ils sont allés.

Je les rassemblerai de partout et les ramènerai sur leur terre.

J’en ferai une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël.

Ils n’auront tous qu’un seul roi ; ils ne formeront plus deux nations ; ils ne seront plus divisés en deux royaumes.

Ils ne se rendront plus impurs avec leurs idoles immondes et leurs horreurs, avec toutes leurs révoltes.

Je les sauverai en les retirant de tous les lieux où ils habitent et où ils ont péché, je les purifierai.

Alors ils seront mon peuple, et moi je serai leur Dieu.


Mon serviteur David régnera sur eux ; ils n’auront tous qu’un seul berger ; ils marcheront selon mes ordonnances, ils garderont mes décrets et les mettront en pratique.


Ils habiteront le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob, le pays que leurs pères ont habité.

Ils l’habiteront, eux-mêmes et leurs fils, et les fils de leurs fils pour toujours. David, mon serviteur, sera leur prince pour toujours.


Je conclurai avec eux une alliance de paix, une alliance éternelle.

Je les rétablirai, je les multiplierai, je mettrai mon sanctuaire au milieu d’eux pour toujours.


Ma demeure sera chez eux, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.

Alors les nations sauront que Je suis le Seigneur, celui qui sanctifie Israël, lorsque mon sanctuaire sera au milieu d’eux pour toujours. »



Livre de Jérémie 31,10.11-12ab.13.


Écoutez, nations, la parole du Seigneur !
Annoncez dans les îles lointaines :
« Celui qui dispersa Israël le rassemble,
il le garde, comme un berger son troupeau.

Le Seigneur a libéré Jacob,
l’a racheté des mains d’un plus fort.
Ils viennent, criant de joie, sur les hauteurs de Sion :
ils affluent vers les biens du Seigneur.

La jeune fille se réjouit, elle danse ;
jeunes gens, vieilles gens, tous ensemble !
Je change leur deuil en joie,
les réjouis, les console après la peine. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 11,45-57.


En ce temps-là, quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

Mais quelques-uns allèrent trouver les pharisiens pour leur raconter ce qu’il avait fait.

Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême ; ils disaient :

« Qu’allons-nous faire ?

Cet homme accomplit un grand nombre de signes.

Si nous le laissons faire, tout le monde va croire en lui, et les Romains viendront détruire notre Lieu saint et notre nation. »


Alors, l’un d’entre eux, Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là, leur dit : « Vous n’y comprenez rien ;
vous ne voyez pas quel est votre intérêt : il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »


Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ; mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ;
et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.


À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer.


C’est pourquoi Jésus ne se déplaçait plus ouvertement parmi les Juifs ; il partit pour la région proche du désert, dans la ville d’Éphraïm où il séjourna avec ses disciples.


Or, la Pâque juive était proche, et beaucoup montèrent de la campagne à Jérusalem pour se purifier avant la Pâque.

Ils cherchaient Jésus et, dans le Temple, ils se disaient entre eux :

« Qu’en pensez-vous ?

Il ne viendra sûrement pas à la fête ! »


Les grands prêtres et les pharisiens avaient donné des ordres : quiconque saurait où il était devait le dénoncer, pour qu’on puisse l’arrêter.









Commentaire du jour.





Saint Robert Bellarmin (1542-1621), Jésuite, Évêque et Docteur de l'Église.
La Montée de l'âme vers Dieu (trad. rev. Tournay)

« À partir de ce jour-là, le grand conseil fut décidé à le faire mourir »

Ô Seigneur, tout ce que tu nous enseignes pourrait sembler trop difficile, trop lourd, si tu parlais d'une autre tribune ; mais puisque tu nous instruis plus par l'exemple que par la parole, toi qui es « Seigneur et Maître » (Jn 13,14), comment oserons-nous dire le contraire, nous qui sommes les serviteurs et les élèves ?


Ce que tu dis est parfaitement vrai, ce que tu ordonnes parfaitement juste ; cette Croix d'où tu parles l'atteste.

Ce Sang qui coule à flots témoigne aussi ; il crie de toutes ses forces (Gn 4,10).

Et enfin, cette mort même : si elle a pu déchirer à distance le voile du Temple et fendre les pierres les plus dures (Mt 27,51), comment ne ferait-elle pas de même, et plus encore, pour le cœur des croyants ; comment ne les amènerait-elle pas à se soumettre ?

Seigneur, nous voulons te rendre amour pour Amour ; et si le désir de te suivre ne procède pas encore de notre amour pour Toi, car il est bien faible, qu'il vienne du moins de notre amour de ton Amour.


Si tu nous attires après Toi, « nous courrons à l'odeur de tes parfums » (Ct 1,4 LXX) : nous ne désirons pas seulement t'aimer, te suivre, mais nous sommes résolus à mépriser ce monde...

Lorsque nous voyons que Toi, notre chef, tu n'as pas accaparé les joies de cette vie. Nous te voyons affronter la mort, non dans un lit, mais sur le bois qui rend la Justice ; bien que roi, tu ne veux pas avoir d'autre trône que ce gibet...

Entraînés par ton exemple de roi plein de Sagesse, nous repoussons l'appel de ce monde et de son luxe, et prenant ta Croix sur nos épaules, nous nous proposons de te suivre, Toi seul...

Accorde-nous seulement l'aide nécessaire ; rends-nous assez forts pour te suivre.


HYMNE :

DU CÔTÉ DE LA NUIT, QUI APPELLE ?


Du côté de la nuit, qui appelle ?
J’entends : c’est la voix du Seigneur.
Du côté de ma mort, qui m’appelle ?
Quoi ? Ce n’est pas encore ton heure ?

C’est son Jour que sans cesse il prépare !
Sa voix l’annonce : est-il en vue ?
Elle frappe à notre mémoire...
Comme si nous l’avions connu !

Elle nous invite au carême !
La Pâque est au bout de ce temps.
Le Seigneur nous précède en nous-mêmes !
Notre avenir est au-dedans !







HYMNE

SOIS FORT, SOIS FIDÈLE, ISRAËL


Sois fort, sois fidèle, Israël,
Dieu te mène au désert ;
C’est lui dont le bras souverain
Ouvrit dans la mer
Un chemin sous tes pas.

Oublie les soutiens du passé,
En lui seul ton appui !
C’est lui comme un feu dévorant
Qui veut aujourd’hui
Ce creuset pour ta foi.

Il veut, par delà le désert,
Te conduire au repos ;
Sur toi resplendit à ses yeux
Le sang de l’Agneau
Immolé dans la nuit.

Poursuis ton exode, Israël,
Marche encore vers ta joie !
La vie jaillira de la mort,
Dieu passe avec toi
Et t’arrache à la nuit.






HYMNE

VOICI QUE S’OUVRENT POUR LE ROI


Voici que s'ouvrent pour le Roi
les portes de la Ville :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi fermerez-vous sur moi
la pierre du tombeau,
dans le jardin ?

R/Dieu sauveur, oublie notre péché
Mais souviens-toi de ton amour
Quand tu viendras dans ton Royaume.

Je viens, monté sur un ânon,
en signe de ma gloire :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi me ferez-vous sortir
au rang des malfaiteurs,
et des maudits ?

Vos rues se drapent de manteaux
jetés sur mon passage :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi souillerez-vous mon corps
de pourpre et de crachats,
mon corps livré ?

Vos mains me tendent les rameaux
pour l'heure du triomphe :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi blesserez-vous mon front
de ronce et de roseaux,
en vous moquant ?







Oraison du matin (Office des Laudes).

Seigneur, tu es toujours à l’œuvre pour sauver les hommes, mais en ce moment du Carême tu offres plus largement ta Grâce à ton peuple ; regarde avec bienveillance tous ceux qui t’appartiennent : que ton Amour protège et fortifie à la fois les catéchumènes et les Baptisés.



Parole de Dieu : (Is 65, 1b-3a)... (Office des Laudes).


Cliquer


J’ai dit :

« Me voici, me voici » à une nation qui n’invoquait pas mon Nom.

J’ai tendu mes mains, à longueur de jour, vers un peuple rebelle, vers ceux qui suivent le chemin qui n’est pas bon, qui sont à la remorque de leurs propres pensées.

C’est un peuple qui me vexe, en face, sans arrêt.



Parole de Dieu : (1 P 1, 18-21)... (Office des Vêpres).

Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n’est pas l’or et l’argent, car ils seront détruits ; c’est le Sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache.

Dieu l’avait choisi dès avant la Création du monde, et il l’a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.

C’est par Lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la Gloire ; ainsi vous mettez votre Foi et votre Espérance en Dieu.


Autre Evangile - cliquer


Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Samedi 24 Mars 2018

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Dim 25 Mar 2018 - 8:24

LITURGIE DES RAMEAUX.

Dimanche 25 Mars 2018







« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mc 11, 1-10)

Évangile de Jésus Christ selon saint Marc


Lorsqu’ils approchent de Jérusalem,
vers Bethphagé et Béthanie,
près du mont des Oliviers,
Jésus envoie deux de ses disciples
             et leur dit :

« Allez au village qui est en face de vous.

Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché,
sur lequel personne ne s’est encore assis.
Détachez-le et amenez-le.


                  Si l’on vous dit :

‘Que faites-vous là ?’,

répondez :

‘Le Seigneur en a besoin,
mais il vous le renverra aussitôt.’ »

         Ils partirent,

trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte,
dehors, dans la rue,
et ils le détachèrent.

Des gens qui se trouvaient là leur demandaient :
« Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? »


         Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit,
et on les laissa faire.

         Ils amenèrent le petit âne à Jésus,
le couvrirent de leurs manteaux,
et Jésus s’assit dessus.

         Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin,
d’autres, des feuillages coupés dans les champs.

         Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient :

« Hosanna !

Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

                  Béni soit le Règne qui vient,
celui de David, notre père.
Hosanna au plus haut des cieux ! »





          Acclamons la Parole de Dieu.



OU BIEN




« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Jn 12, 12-16)

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean


En ce temps-là,
quelques jours avant la Pâque,
         la grande foule venue pour la fête
apprit que Jésus arrivait à Jérusalem.

         Les gens prirent des branches de palmiers
et sortirent à sa rencontre.

Ils criaient :


« Hosanna !
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !

Béni soit le roi d’Israël ! »
         Jésus, trouvant un petit âne, s’assit dessus,
comme il est écrit :
                  Ne crains pas, fille de Sion.

Voici ton roi qui vient,
assis sur le petit d’une ânesse.

         Cela, ses disciples ne le comprirent pas sur le moment ;
mais, quand Jésus fut glorifié,
ils se rappelèrent que l’Écriture disait
cela de lui :

c’était bien ce qu’on lui avait fait.

          Acclamons la Parole de Dieu.



L’entrée de Jésus à Jérusalem manifeste la venue du Royaume que le Roi-Messie va accomplir par la Pâque de sa Mort et de sa Résurrection.

C’est par sa Célébration, le Dimanche des Rameaux, que la liturgie de l’Église ouvre la grande Semaine Sainte.

Comment Jérusalem va-t-elle accueillir son Messie ?

Alors qu’il s’était toujours dérobé aux tentatives populaires de le faire, Jésus choisit le temps et prépare les détails de son entrée messianique dans la ville de " David, son père "

Il est acclamé comme le fils de David, celui qui apporte le salut (" Hosanna " veut dire " sauve donc ! ", " donne le salut ! ").

Or le " Roi de Gloire " entre dans sa Ville " monté sur un ânon " : il ne conquiert pas la Fille de Sion, figure de son Église, par la ruse ni par la violence, mais par l’humilité qui témoigne de la Vérité.






C’est pourquoi les sujets de son Royaume, ce jour-là, sont les enfants et les " pauvres de Dieu ", qui l’acclament comme les anges l’annonçaient aux bergers.

Leur acclamation, " Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur ", est reprise par l’Église dans le " Sanctus " de la liturgie Eucharistique pour ouvrir le mémorial de la Pâque du Seigneur.
(Catéchisme de l'Eglise catholique, n° 560 et 559


Les rameaux - palmes ou rameaux de résineux - Bénis en ce jour rappellent que le bois mort va revivre avec la Résurrection du Christ.

BÉNÉDICTION DES RAMEAUX, PROCESSION DES RAMEAUX, ENTRÉE SOLENNELLE DANS L’ÉGLISE.






MESSE DE LA PASSION.

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 50,4-7.


Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé. Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.

Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.



Psaume 22(21), 8-9.17-18a.19-20.22c-24a.

Tous ceux qui me voient me bafouent,
ils ricanent et hochent la tête :
« Il comptait sur le Seigneur : qu'il le délivre !
Qu'il le sauve, puisqu'il est son ami ! »

Oui, des chiens me cernent,
une bande de vauriens m'entoure.
Ils me percent les mains et les pieds ;
je peux compter tous mes os.

Ils partagent entre eux mes habits
et tirent au sort mon vêtement.
Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin :
ô ma force, viens vite à mon aide !

Tu m'as répondu !
Et je proclame ton nom devant mes frères,
je te loue en pleine assemblée.
Vous qui le craignez, louez le Seigneur.



Lettre de saint Paul Apôtre aux Philippiens 2,6-11.

Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu.

Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes. Reconnu homme à son aspect,
il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et la mort de la croix.

C’est pourquoi Dieu l’a exalté : il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom,
afin qu’au nom de Jésus tout genou fléchisse au ciel, sur terre et aux enfers,
et que toute langue proclame : « Jésus Christ est Seigneur » à la gloire de Dieu le Père.



Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,1-72.15,1-47.


La fête de la Pâque et des pains sans levain allait avoir lieu deux jours après. Les grands prêtres et les scribes cherchaient comment arrêter Jésus par ruse, pour le faire mourir.

Car ils se disaient : « Pas en pleine fête, pour éviter des troubles dans le peuple. »

Jésus se trouvait à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Pendant qu’il était à table, une femme entra, avec un flacon d’albâtre contenant un parfum très pur et de grande valeur. Brisant le flacon, elle lui versa le parfum sur la tête.

Or, de leur côté, quelques-uns s’indignaient : « À quoi bon gaspiller ce parfum ?

On aurait pu, en effet, le vendre pour plus de trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données aux pauvres. » Et ils la rudoyaient.

Mais Jésus leur dit :

« Laissez-la ! Pourquoi la tourmenter ? Il est beau, le geste qu’elle a fait envers moi.

Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, et, quand vous le voulez, vous pouvez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.

Ce qu’elle pouvait faire, elle l’a fait. D’avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement.

Amen, je vous le dis : partout où l’Évangile sera proclamé – dans le monde entier –, on racontera, en souvenir d’elle, ce qu’elle vient de faire. »

Judas Iscariote, l’un des Douze, alla trouver les grands prêtres pour leur livrer Jésus.

À cette nouvelle, ils se réjouirent et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait comment le livrer au moment favorable.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l’on immolait l’agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour que tu manges la Pâque ? »

Il envoie deux de ses disciples en leur disant : « Allez à la ville ; un homme portant une cruche d’eau viendra à votre rencontre. Suivez-le,

et là où il entrera, dites au propriétaire : “Le Maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ?”

Il vous indiquera, à l’étage, une grande pièce aménagée et prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. »

Les disciples partirent, allèrent à la ville ; ils trouvèrent tout comme Jésus leur avait dit, et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus arrive avec les Douze.

Pendant qu’ils étaient à table et mangeaient, Jésus déclara : « Amen, je vous le dis : l’un de vous, qui mange avec moi, va me livrer. »

Ils devinrent tout tristes et, l’un après l’autre, ils lui demandaient : « Serait-ce moi ? »

Il leur dit : « C’est l’un des Douze, celui qui est en train de se servir avec moi dans le plat.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré ! Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »

Pendant le repas, Jésus, ayant pris du pain et prononcé la bénédiction, le rompit, le leur donna, et dit : « Prenez, ceci est mon corps. »

Puis, ayant pris une coupe et ayant rendu grâce, il la leur donna, et ils en burent tous.

Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l’Alliance, versé pour la multitude.

Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où je le boirai, nouveau, dans le royaume de Dieu. »

Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.

Jésus leur dit : « Vous allez tous être exposés à tomber, car il est écrit : Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées.

Mais, une fois ressuscité, je vous précéderai en Galilée. »

Pierre lui dit alors : « Même si tous viennent à tomber, moi, je ne tomberai pas. »

Jésus lui répond :

« Amen, je te le dis : toi, aujourd’hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. »

Mais lui reprenait de plus belle : « Même si je dois mourir avec toi, je ne te renierai pas. » Et tous en disaient autant.

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »

Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.

Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »

Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.

Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »

Puis il revient et trouve les disciples endormis. Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?

Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »

De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.

Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.

Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.

Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

Jésus parlait encore quand Judas, l’un des Douze, arriva et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres, les scribes et les anciens.

Or, celui qui le livrait leur avait donné un signe convenu :

« Celui que j’embrasserai, c’est lui : arrêtez-le, et emmenez-le sous bonne garde. »

À peine arrivé, Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa.

Les autres mirent la main sur lui et l’arrêtèrent.

Or un de ceux qui étaient là tira son épée, frappa le serviteur du grand prêtre et lui trancha l’oreille.

Alors Jésus leur déclara : « Suis-je donc un bandit, pour que vous soyez venus vous saisir de moi, avec des épées et des bâtons ?

Chaque jour, j’étais auprès de vous dans le Temple en train d’enseigner, et vous ne m’avez pas arrêté. Mais c’est pour que les Écritures s’accomplissent. »

Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous.

Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter.
Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

Ils emmenèrent Jésus chez le grand prêtre. Ils se rassemblèrent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes.

Pierre avait suivi Jésus à distance, jusqu’à l’intérieur du palais du grand prêtre, et là, assis avec les gardes, il se chauffait près du feu.

Les grands prêtres et tout le Conseil suprême cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mettre à mort, et ils n’en trouvaient pas.

De fait, beaucoup portaient de faux témoignages contre Jésus, et ces témoignages ne concordaient pas.
Quelques-uns se levèrent pour porter contre lui ce faux témoignage :

« Nous l’avons entendu dire : “Je détruirai ce sanctuaire fait de main d’homme, et en trois jours j’en rebâtirai un autre qui ne sera pas fait de main d’homme.” »

Et même sur ce point, leurs témoignages n’étaient pas concordants.

Alors s’étant levé, le grand prêtre, devant tous, interrogea Jésus : « Tu ne réponds rien ? Que dis-tu des témoignages qu’ils portent contre toi ? »

Mais lui gardait le silence et ne répondait rien. Le grand prêtre l’interrogea de nouveau : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni ? »

Jésus lui dit : « Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant, et venir parmi les nuées du ciel. »

Alors, le grand prêtre déchire ses vêtements et dit : « Pourquoi nous faut-il encore des témoins ?

Vous avez entendu le blasphème. Qu’en pensez-vous ? » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.

Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, couvrirent son visage d’un voile, et le giflèrent, en disant : « Fais le prophète ! » Et les gardes lui donnèrent des coups.

Comme Pierre était en bas, dans la cour, arrive une des jeunes servantes du grand prêtre.

Elle voit Pierre qui se chauffe, le dévisage et lui dit : « Toi aussi, tu étais avec Jésus de Nazareth ! »

Pierre le nia : « Je ne sais pas, je ne comprends pas de quoi tu parles. » Puis il sortit dans le vestibule, au dehors. Alors un coq chanta.

La servante, ayant vu Pierre, se mit de nouveau à dire à ceux qui se trouvaient là : « Celui-ci est l’un d’entre eux ! »

De nouveau, Pierre le niait. Peu après, ceux qui se trouvaient là lui disaient à leur tour : « Sûrement tu es l’un d’entre eux ! D’ailleurs, tu es Galiléen. »

Alors il se mit à protester violemment et à jurer : « Je ne connais pas cet homme dont vous parlez. »

Et aussitôt, pour la seconde fois, un coq chanta. Alors Pierre se rappela cette parole que Jésus lui avait dite : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il fondit en larmes.

Dès le matin, les grands prêtres convoquèrent les anciens et les scribes, et tout le Conseil suprême. Puis, après avoir ligoté Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.

Celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « C’est toi-même qui le dis. »

Les grands prêtres multipliaient contre lui les accusations.

Pilate lui demanda à nouveau : « Tu ne réponds rien ? Vois toutes les accusations qu’ils portent contre toi. »
Mais Jésus ne répondit plus rien, si bien que Pilate fut étonné.

À chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu’ils demandaient.

Or, il y avait en prison un dénommé Barabbas, arrêté avec des émeutiers pour un meurtre qu’ils avaient commis lors de l’émeute.

La foule monta donc chez Pilate, et se mit à demander ce qu’il leur accordait d’habitude.

Pilate leur répondit : « Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »

Il se rendait bien compte que c’était par jalousie que les grands prêtres l’avaient livré.

Ces derniers soulevèrent la foule pour qu’il leur relâche plutôt Barabbas.

Et comme Pilate reprenait : « Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ? »,
de nouveau ils crièrent : « Crucifie-le ! »

Pilate leur disait : « Qu’a-t-il donc fait de mal ? » Mais ils crièrent encore plus fort : « Crucifie-le ! »

Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour qu’il soit crucifié.

Les soldats l’emmenèrent à l’intérieur du palais, c’est-à-dire dans le Prétoire. Alors ils rassemblent toute la garde,
ils le revêtent de pourpre, et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée.





Puis ils se mirent à lui faire des salutations, en disant : « Salut, roi des Juifs ! »

Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau de pourpre, et lui remirent ses vêtements. Puis, de là, ils l’emmènent pour le crucifier,
et ils réquisitionnent, pour porter sa croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.

Et ils amènent Jésus au lieu dit Golgotha, ce qui se traduit : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire).

Ils lui donnaient du vin aromatisé de myrrhe ; mais il n’en prit pas.

Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.
C’était la troisième heure (c’est-à-dire : neuf heures du matin) lorsqu’on le crucifia.

L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : « Le roi des Juifs ».
Avec lui ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
[…]

Les passants l’injuriaient en hochant la tête : ils disaient : « Hé ! toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »

De même, les grands prêtres se moquaient de lui avec les scribes, en disant entre eux : « Il en a sauvé d’autres, et il ne peut pas se sauver lui-même !

Qu’il descende maintenant de la croix, le Christ, le roi d’Israël ; alors nous verrons et nous croirons. » Même ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient.

Quand arriva la sixième heure (c’est-à-dire : midi), l’obscurité se fit sur toute la terre jusqu’à la neuvième heure.

Et à la neuvième heure, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? », ce qui se traduit : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »

L’ayant entendu, quelques-uns de ceux qui étaient là disaient : « Voilà qu’il appelle le prophète Élie ! »

L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire, en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »
Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le rideau du Sanctuaire se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas.

Le centurion qui était là en face de Jésus, voyant comment il avait expiré, déclara : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu ! »

Il y avait aussi des femmes, qui observaient de loin, et parmi elles, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé,
qui suivaient Jésus et le servaient quand il était en Galilée, et encore beaucoup d’autres, qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

Déjà il se faisait tard ; or, comme c’était le jour de la Préparation, qui précède le sabbat,
Joseph d’Arimathie intervint. C’était un homme influent, membre du Conseil, et il attendait lui aussi le règne de Dieu. Il eut l’audace d’aller chez Pilate pour demander le corps de Jésus.

Pilate s’étonna qu’il soit déjà mort ; il fit appeler le centurion, et l’interrogea pour savoir si Jésus était mort depuis longtemps.

Sur le rapport du centurion, il permit à Joseph de prendre le corps.

Alors Joseph acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un tombeau qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.


Or, Marie Madeleine et Marie, mère de José, observaient l’endroit où on l’avait mis.







Commentaire du jour.





Saint André de Crète (660-740), Moine et Évêque.
Sermon pour les Rameaux ; PG 97, 1002 (trad. Orval)

« Hosanna ! Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d'Israël » (Jn 12,13)

Courage, fille de Sion, ne crains pas : « Ton roi s'avance vers toi ; il est humble, et monté sur un âne, le petit d'une ânesse ».

Il vient, Lui qui est partout présent et remplit l'univers, il s'avance pour accomplir en toi le salut de tous.

Il vient, « Lui qui n'est pas venu appeler les justes mais les pécheurs à la conversion », pour faire sortir du péché ceux qui s'y sont fourvoyés.

Ne crains donc pas : « Dieu est au milieu de toi, tu es inébranlable ». Accueille en élevant les mains celui dont les mains ont dessiné tes murailles


Accueille celui qui a accepté en Lui-même tout ce qui est nôtre, sauf le péché, pour nous assumer en Lui...

Réjouis-toi, fille de Jérusalem, chante et danse de joie... « Resplendis, car voici ta lumière, et la Gloire du Seigneur se lève sur toi. »

Quelle est cette Lumière ?

« Celle qui illumine tout homme qui vient au monde » : la Lumière éternelle... apparue dans le temps ; Lumière manifestée dans la chair et cachée par cette nature humaine ; Lumière qui a enveloppé les bergers et conduit les mages ; Lumière qui était dans le monde dès le commencement, par qui le monde a été fait et que le monde n'a pas connue ; Lumière qui est venue chez les siens et que les siens n'ont pas reçue.

Et la Gloire du Seigneur, quelle est-elle ? C'est sans aucun doute la Croix sur laquelle a été glorifié Le Christ, Lui, la splendeur de la Gloire du Père.

Lui-même le disait à l'approche de sa Passion : « Maintenant, dit-il, Le Fils de l'Homme est glorifié et Dieu est glorifié en Lui, et il le glorifiera bientôt ».

La Gloire dont il parle ici, c'est sa montée sur la Croix. Oui, la Croix est la Gloire du Christ et son exaltation.
Il l'a dit : « Quand je serai élevé de terre, j'attirerai tout à Moi ».

(Références bibliques : Za 9,9 ; Lc 5,32 ; Ps 45,6 ; Is 60,1 ; Jn 1,9-11 ; He 1,3 ; Jn 13,31-32 ; Jn 12,32)


HOMÉLIE DE SAINT ANDRÉ DE CRÈTE POUR LE DIMANCHE DES RAMEAUX





Gloire au Christ vainqueur de la mort.


Venez, gravissons ensemble le mont des Oliviers ; allons à la rencontre du Christ.

Il revient aujourd'hui de Béthanie et il s'avance de son plein gré vers sa sainte et bienheureuse Passion, afin de mener à son terme le mystère de notre Salut.

Il vient donc, en faisant route vers Jérusalem, Lui qui est venu du Ciel pour nous, alors que nous étions gisants au plus bas, afin de nous élever avec Lui, comme l'explique l'Écriture, au-dessus de toutes les puissances et de toutes les forces qui nous dominent, quel que soit leur nom.

Mais il vient sans ostentation et sans faste. Car, dit le prophète, il ne protestera pas, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix. Il sera doux et humble, il fera modestement son entrée.

Alors, courons avec Lui qui se hâte vers sa Passion, imitons ceux qui allèrent au-devant de Lui. Non pas pour répandre sur son chemin, comme ils l'ont fait, des rameaux d'olivier, des vêtements ou des palmes.


C'est nous-mêmes qu'il faut abaisser devant Lui, autant que nous le pouvons, l'humilité du cœur et la droiture de l'esprit afin d'accueillir le Verbe qui vient, afin que Dieu trouve place en nous, Lui que rien ne peut contenir.

Car il se réjouit de s'être ainsi montré à nous dans toute sa douceur, lui qui est doux, lui qui monte au-dessus du couchant, c'est-à-dire au-dessus de notre condition dégradée.

Il est venu pour devenir notre compagnon, nous élever et nous ramener vers Lui par la Parole qui nous unit à Dieu.

Bien que, dans cette offrande de notre nature humaine, il soit monté au sommet des Cieux, à l'Orient, comme dit le psaume, j'estime qu'il l'a fait en vertu de la Gloire et de la Divinité qui lui appartiennent.

En effet, il ne devait pas y renoncer, à cause de son Amour pour l'humanité, afin d'élever la nature humaine au-dessus de la Terre, de gloire en gloire, et de l'emporter avec Lui dans les hauteurs.

C'est ainsi que nous préparerons le chemin au Christ : nous n'étendrons pas des vêtements ou des rameaux inanimés, des branches d'arbres qui vont bientôt se faner, et qui ne réjouissent le regard que peu de temps.


Notre vêtement, c'est sa grâce, ou plutôt c'est Lui tout entier que nous avons revêtu : Vous tous que le Baptême a unis au Christ, vous avez revêtu Le Christ.

C'est nous-mêmes que nous devons, en guise de vêtements, déployer sous ses pas.

Par notre péché, nous étions d'abord rouges comme la pourpre, mais le Baptême de Salut nous a nettoyés et nous sommes devenus ensuite blancs comme la laine.

Au lieu de branches de palmier, il nous faut donc apporter les trophées de la victoire à celui qui a triomphé de la mort.

Nous aussi, en ce jour, disons avec les enfants, en agitant les rameaux qui symbolisent notre vie : Béni soit Celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d'Israël !




HYMNE

VOICI QUE S’OUVRENT POUR LE ROI


Voici que s'ouvrent pour le Roi
les portes de la Ville :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi fermerez-vous sur moi
la pierre du tombeau,
dans le jardin ?

R/Dieu sauveur, oublie notre péché
Mais souviens-toi de ton amour
Quand tu viendras dans ton Royaume.

Je viens, monté sur un ânon,
en signe de ma gloire :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi me ferez-vous sortir
au rang des malfaiteurs,
et des maudits ?

Vos rues se drapent de manteaux
jetés sur mon passage :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi souillerez-vous mon corps
de pourpre et de crachats,
mon corps livré ?

Vos mains me tendent les rameaux
pour l'heure du triomphe :
Hosanna ! Béni sois-tu, Seigneur !
Pourquoi blesserez-vous mon front
de ronce et de roseaux,
en vous moquant ?







HYMNE POUR LE TEMPS DE LA PASSION.


Ne descends pas dans le jardin.
Ne descends pas dans le jardin,
Oh ! Jésus.
Ne descends pas dans le jardin
Avant le jour !
Si je ne descends pas dans le jardin
En pleine nuit,
Qui donc vous mènera vers les soleils
Du Paradis ?
Je descendrais dans le jardin
En pleine nuit.

Ne laisse pas lier tes mains,
Oh ! Jésus.
Ne laisse pas lier tes mains
Sans dire un mot !
Si je ne laisse pas lier mes mains
Comme un voleur,
Qui donc pourra détruire les prisons
Dont vous souffrez ?
Je laisserais lier mes mains
Comme un voleur.

Ne t’étends pas sur cette Croix,
Oh ! Jésus.
Ne t’étends pas sur cette Croix
Jusqu’à mourir !
Si je ne m’étends pas sur cette Croix
Comme un oiseau,
Qui donc vous gardera contre l’Enfer
Où vous alliez ?
Je m’étendrais sur cette Croix
Comme un oiseau.

Ne laisse pas percer ton Cœur,
Oh ! Jésus.
Ne laisse pas percer ton Cœur
Par tes bourreaux !
Si je ne laisse pas percer mon Cœur
Comme un fruit mûr,
Qui donc vous baignera de Sang et d’Eau
Pour vous guérir ?
Je laisserais percer mon Cœur
Comme un fruit mûr.

Ne descends pas dans le tombeau,
Oh ! Jésus.
Ne descends pas dans le tombeau
Qu’ils ont creusé !
Si je ne descends pas dans le tombeau
Comme un froment,
Qui donc fera lever de vos cercueils
Vos corps sans vie ?
Je descendrais dans le tombeau
Pour y dormir.

Christ est allé dans le jardin, Alléluia.
Christ a laissé lier ses mains, Alléluia.
Christ a voulu souffrir la Croix, Alléluia.
Christ a laissé percer son Cœur, Alléluia.
Christ a dormi dans le tombeau, Alléluia.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu éternel et tout-puissant, pour montrer au genre humain quel abaissement il doit imiter, tu as voulu que notre Sauveur, dans un corps semblable au nôtre, subisse la mort de la Croix : accorde-nous cette grâce de retenir les enseignements de sa Passion et d’avoir part à sa  Résurrection.

Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (Za 9, 9)… (Office des Laudes).



Cliquer


Exulte de toutes tes forces, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem !

Voici ton Roi qui vient vers toi : il est juste et victorieux, humble et monté sur un âne, un âne tout jeune.



Parole de Dieu : (Ac 13, 26b-30)… (Office des Vêpres).

Frères, c’est à nous tous que ce message de Salut a été envoyé.

En effet, les habitants de Jérusalem et leurs chefs n’avaient pas su reconnaître Jésus, ni comprendre les paroles des prophètes qu’on lit chaque sabbat ; et pourtant ils ont accompli ces mêmes paroles quand ils l’ont jugé.


Sans avoir trouvé en lui aucun motif de condamnation à mort, ils ont réclamé à Pilate son exécution.
Et, après avoir réalisé tout ce qui était écrit de lui, ils l’ont descendu de la Croix et mis au tombeau.


Mais Dieu l’a ressuscité d’entre les morts.






Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Dimanche  25 Mars 2018

Bonne matinée !


Ici


Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 84







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Marie du 65
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Lun 26 Mar 2018 - 10:16



26 MARS 2018
✟Lundi Saint✟





LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 42,1-7.


Ainsi parle le Seigneur :

« Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur.

J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit.

Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors.

Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.

Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. »


Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ; il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent :

« Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations :

tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres. »



Psaume 27(26),1.2.3.13-14.


Le Seigneur est ma lumière et mon salut ;
de qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie ;
devant qui tremblerais-je ?

Si des méchants s'avancent contre moi
pour me déchirer,
ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires,
qui perdent pied et succombent.

Qu'une armée se déploie devant moi,
mon cœur est sans crainte ;
que la bataille s'engage contre moi,
je garde confiance.

Mais, j'en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur
sur la terre des vivants.
« Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ;
espère le Seigneur. »



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts.

On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus.

Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? »

Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait.

Jésus lui dit :

« Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement !

Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. »

Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts.

Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.







Commentaire du jour.





Saint Bernard (1091-1153), Moine Cistercien et Docteur de l'Église.
10ème sermon sur le Cantique des Cantiques, 4-6 (trad. Beguin, Seuil 1953, p. 152 rev)

« La maison fut remplie par l'odeur du parfum »

« L'arôme de tes parfums est exquis » lit-on dans le Cantique des Cantiques (1,3).

J'en distingue plusieurs espèces...

Il y a le parfum de la contrition, et celui de la piété ; il y a aussi celui de la Compassion...

Il y a donc un premier parfum que l'âme compose à son propre usage lorsque, prise au filet de nombreuses fautes, elle commence à réfléchir sur son passé.

Elle rassemble alors dans le mortier de sa conscience, pour les agglomérer et les broyer, les multiples péchés qu'elle a commis ; et dans la marmite de son cœur brûlant, elle les fait cuire au feu de la pénitence et de la douleur...

Tel est le parfum dont l'âme pécheresse doit couvrir les débuts de sa conversion et oindre ses plaies récentes ; car le premier sacrifice qu'il faut offrir à Dieu, c'est celui d'un cœur repentant.

Tant que l'âme, pauvre et misérable, ne possède pas de quoi composer un onguent plus précieux, elle ne doit pas négliger de préparer celui-là, même s'il se fait avec des matières bien viles.
Dieu ne méprisera pas un cœur qui s'humilie dans la contrition (Ps 50,19)...

Ce parfum invisible et spirituel ne pourra pas d'ailleurs nous sembler vulgaire, si nous comprenons qu'il est symbolisé par le parfum que, selon l'Évangile, la pécheresse a répandu sur les pieds du Seigneur.


Nous lisons, en effet, que « toute la maison fut remplie de cette odeur »...

Souvenons-nous du parfum qui envahit toute l'Église par la conversion d'un seul pécheur ; tout pénitent qui se repent devient pour une foule d'autres une odeur de Vie qui les éveille à la Vie.

L'arôme de la pénitence monte jusqu'aux demeures Célestes puisque, selon l'Écriture, « le repentir d'un seul pécheur est une grande Joie pour les anges de Dieu » (Lc 15,10).


HYMNE

NE DESCENDS PAS DANS LE JARDIN


Ne descends pas dans le jardin,
Oh ! Jésus,
Ne descends pas dans le jardin
Avant le jour !
Si je ne descends pas dans le jardin
En pleine nuit,
Qui donc vous mènera vers les soleils
Du Paradis ?
Je descendrai dans le jardin
En pleine nuit.

Ne laisse pas lier tes mains,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas lier tes mains
Sans dire un mot !
Si je ne laisse pas lier mes mains
Comme un voleur,
Qui donc pourra détruire les prisons
Dont vous souffrez ?
Je laisserai lier mes mains
Comme un voleur.

Ne t’étends pas sur cette croix,
Oh ! Jésus,
Ne t’étends pas sur cette croix
Jusqu’à mourir !
Si je ne m’étends pas sur cette croix
Comme un Oiseau,
Qui donc vous gardera contre l’Enfer
Où vous alliez ?
Je m’étendrai sur cette croix
Comme un oiseau.

Ne laisse pas percer ton cœur,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas percer ton cœur
Par tes bourreaux !
Si je ne laisse pas percer mon cœur
Comme un fruit mûr,
Qui donc vous baignera de sang et d’eau
Pour vous guérir ?
Je laisserai percer mon cœur
Comme un fruit mûr.

Ne descends pas dans le tombeau,
Oh ! Jésus,
Ne descends-pas dans le tombeau
Qu’ils ont creusé !
Si je ne descends pas dans le tombeau
Comme un froment,
Qui donc fera lever de vos cercueils
Vos corps sans vie ?
Je descendrai dans le tombeau
Pour y dormir.







HYMNE

QUEL EST CET AMOUREUX


Quel est cet amoureux
De la terre et de nous ?
Il donne un nom aux choses,
Il dit celui de Dieu,
Il tient son nom du nôtre...
Qui donc est l’homme-Dieu ?

Quel est cet amoureux
Sur la colline aux pains,
Au lac des trois tempêtes,
Au mont du clair de Dieu,
Au champ des grains froissés,
Qui donc est l’homme-Dieu ?

Quel est cet amoureux
Au chemin des rameaux,
Au bois des pleurs de sang,
Au jardin du baiser,
Au val du Prince-Nuit,
Qui donc est l’homme-Dieu ?

Quel est cet amoureux
Cour du Vendredi Saint,
Place du « Voici l’homme »,
Rue de la croix portée,
Montée du crève-cœur,
Qui donc est l’homme-Dieu ?

Quel est cet amoureux
Au lieu-dit Diable est mort,
Sur la grève aux poissons,
Dans l’auberge pascale,
Au rendez-vous du ciel,
Qui donc est l’homme-Dieu ?

Quel est cet amoureux
De la terre et de nous ?
Il donne un nom aux choses,
Il dit celui de Dieu,
Il tient son nom du nôtre...
Il est le fou de Dieu.







HYMNE

MYSTÈRE DU CALVAIRE


Mystère du Calvaire,
Scandale de la Croix :
Le Maître de la terre,
Esclave sur ce bois !
Victime dérisoire,
Toi seul es le Sauveur,
Toi seul, le roi de gloire,
Au rang des malfaiteurs.

Tu sais combien les hommes
Ignorent ce qu’ils font.
Tu n’as jugé personne,
Tu donnes ton pardon ;
Partout des pauvres pleurent,
Partout on fait souffrir ;
Pitié pour ceux qui meurent
Et ceux qui font mourir.

Afin que vienne l’Heure
Promise à toute chair,
Seigneur, ta Croix demeure
Dressée sur l’univers ;
Sommet de notre terre
Où meurt la mort vaincue,
Où Dieu se montre Père
En nous donnant Jésus.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la Passion de Ton Fils bien-aimé.
Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (Jr 11, 19-20)... (Office des Laudes).


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Moi, j’étais comme un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir, et je ne savais pas ce qu’ils préparaient contre moi.

Ils disaient : « Coupons l’arbre à la racine, retranchons-le de la terre des vivants, afin qu’on oublie jusqu’à son nom. »

Seigneur de l’univers, Toi qui juges avec Justice, qui scrutes les reins et les cœurs, fais-moi voir la vengeance que tu leur infligeras, car c’est à Toi que je confie ma cause.



Parole de Dieu : (Rm 5, 8-9)... (Office des Vêpres).

La preuve que Dieu nous aime, c’est que Le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

À plus forte raison, maintenant que le Sang du Christ nous a fait devenir des justes, nous serons sauvés par Lui de la colère de Dieu.



Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Lundi 26 Mars 2018

Bonne matinée !



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mar 27 Mar 2018 - 7:51



27 MARS 2018

✟Mardi Saint✟

LITURGIE DE LA PAROLE.


Livre d'Isaïe 49,1-6.


Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs !

J’étais encore dans le sein maternel quand le Seigneur m’a appelé ; j’étais encore dans les entrailles de ma mère quand il a prononcé mon nom.

Il a fait de ma bouche une épée tranchante, il m’a protégé par l’ombre de sa main ; il a fait de moi une flèche acérée, il m’a caché dans son carquois.

Il m’a dit :

« Tu es mon serviteur, Israël, en toi je manifesterai ma splendeur. »


Et moi, je disais :

« Je me suis fatigué pour rien, c’est pour le néant, c’est en pure perte que j’ai usé mes forces. »

Et pourtant, mon droit subsistait auprès du Seigneur, ma récompense, auprès de mon Dieu.


Maintenant le Seigneur parle, lui qui m’a façonné dès le sein de ma mère pour que je sois son serviteur, que je lui ramène Jacob, que je lui rassemble Israël.

Oui, j’ai de la valeur aux yeux du Seigneur, c’est mon Dieu qui est ma force.

Et il dit :

« C’est trop peu que tu sois mon serviteur pour relever les tribus de Jacob, ramener les rescapés d’Israël : je fais de toi la lumière des nations, pour que mon salut parvienne jusqu’aux extrémités de la terre. »



Psaume 71(70),1-2.3.5a.6.15ab.17.

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge :
garde-moi d'être humilié pour toujours.
Dans ta justice, défends-moi, libère-moi,
tends l'oreille vers moi, et sauve-moi.

Sois le rocher qui m'accueille,
toujours accessible ;
tu as résolu de me sauver :
ma forteresse et mon roc, c'est toi !

Seigneur mon Dieu, tu es mon espérance,
Toi, mon soutien dès avant ma naissance,
tu m'as choisi dès le ventre de ma mère ;
tu seras ma louange toujours !

Ma bouche annonce tout le jour
tes actes de justice et de salut ;
Mon Dieu, tu m'as instruit dès ma jeunesse,
jusqu'à présent, j'ai proclamé tes merveilles.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,21-33.36-38.

En ce temps-là, au cours du repas que Jésus prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage:

« Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. »

Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait.

Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait.

Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler.

Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit :

« Seigneur, qui est-ce ? »

Jésus lui répond :

« C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote.

Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui.

Jésus lui dit alors :

« Ce que tu fais, fais-le vite. »

Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela.

Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres.

Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit.

Quand il fut sorti, Jésus déclara :

« Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui.

Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt.

Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs :

“Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. »

Simon-Pierre lui dit :

« Seigneur, où vas-tu ? »

Jésus lui répondit :

« Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. »


Pierre lui dit :

« Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ?

Je donnerai ma vie pour toi ! »

Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ?

Amen, amen, je te le dis :

Le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois. »







Le Mardi-Saint.







Quand vient l'heure du Mardi Saint

Écoutez-moi, îles lointaines ! Peuples éloignés, soyez attentifs...

Le Seigneur a fait de ma bouche une épée tranchante,
il m'a protégé par l'ombre de sa main...


Il m'a dit : Tu es mon serviteur, en toi je me glorifierai.

Depuis des siècles déjà, l'Écriture annonçait la venue mystérieuse de ce Serviteur, à la fois souffrant et Rédempteur.

Malgré son sentiment de s'être fatigué pour rien, et d'avoir en pure perte usé ses forces, Le Seigneur maintenait une immense promesse :

Je vais faire de Toi la Lumière des nations pour que mon Salut parvienne jusqu'aux confins de la Terre.

Et les siècles passaient sans que le peuple de Dieu puisse voir se lever l'aube de ce Salut tant attendu.

Mais un jour Jésus est enfin apparu.

Je suis la Lumière du monde ; qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la Lumière de la Vie (Jean 8,12) on sait qu'alors, pour tout une part, les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs œuvres étaient mauvaises. (...)

Nous voilà donc au cœur de ce grand combat entre les ténèbres et la lumière qui veut nous révéler un prodigieux mystère :

Le Mystère de notre Salut (Colossiens 1, 24-27) !

Nous voilà enfin arrivés à l'heure tant attendue.

Voici donc Jésus seul sur une route où nul n'est capable de le suivre.

Pour marquer cette solitude absolue du creux de laquelle jaillira la suprême communion, cette noire solitude en face de l'incompréhension et de l'hostilité, deux figures se dressent au seuil de la nuit.

Celle de deux apôtres dont il a voulu faire des amis et qui vont devenir tous deux, l'un Judas, un traître et l'autre, Simon-Pierre, un renégat.

Tel est, dans son réalisme abrupt, la dure réalité de ce que Le Christ est venu souffrir non seulement pour nous, mais encore par nous.

Trahi par l'un, renié par l'autre, abandonné de tous, Jésus s'enfonce aujourd'hui dans la nuit la plus noire et la plus longue de notre propre histoire.

Voici venue l'heure - et elle est venue - où vous serez dispersés, chacun de son côté, et me laisserez seuls (Jean 13, 32).

Mais cette heure Le Christ l'a voulue. Il l'a choisie. Il l'a préparée. Et il proclame même que c'est celle de sa Glorification. (...)


Que nous reste-t-il à faire en ce Mardi Saint, nous qui sommes un peu, à nos heures, renégats comme Pierre ou traîtres comme Judas?

Il nous reste à contempler la route où Jésus s'enfonce tout seul vers cet endroit où nous ne pouvons pas aller, tant est profond l'abîme de sa kénose (anéantissement) où nul d'entre nous n'est à même de l'accompagner.

Il nous reste à contempler cette route avec la certitude que ce Jésus qui s'en va, ce soir, vers la Croix, c'est aussi Le Christ vainqueur de la mort qui en reviendra afin de nous prendre un jour tout entiers, avec Lui, dans son Royaume, sachant bien que Celui qui a ressuscité Le Seigneur Jésus nous ressuscitera nous aussi avec Jésus et nous placera près de Lui avec vous (2 Corinthiens 5, 14).

Ne soyons pas plus présomptueux que Simon-Pierre ou plus désespérés que Judas.

La nuit va nous envelopper à nouveau tout à l'heure.

Nous ferons glisser une fois encore nos pas dans le dédale des trottoirs et des rues.

Nous nous retrouverons dans la solitude de nos appartements ; et le grand silence du soir viendra envelopper nos âmes.

Mais nous savons que nous ne sommes plus seuls. Jésus Christ a lavé nos reniements et racheté nos trahisons.

Nos pires solitudes sont habitées par la présence de son Amour.
Comment donc ne pas espérer, au soir de ce Mardi Saint où nous avons vu Le Fils du Dieu vivant partir mourir d'Amour pour nous, afin que notre mort ne soit plus qu'une pâque vers Lui !


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Commentaire du jour.





Saint Léon le Grand (?-v. 461), Pape et Docteur de l'Église.
Sermon 58, 7ème sur la Passion, § 3-4 ; SC 74 bis

« Maintenant Le Fils de l'homme est glorifié, et Dieu est glorifié en Lui »


Quand Le Seigneur a déclaré :

« En vérité, je vous le dis, l'un de vous va me livrer », il a démontré qu'il pénétrait la conscience de celui qui devait le trahir.


Il n'a pas déjoué le malfaiteur par des reproches sévères et publics, mais il cherchait à l'atteindre par un avertissement tendre et voilé : ainsi le repentir pourrait mieux redresser celui qu'aucun interdit n'avait destitué.

Pourquoi, malheureux Judas, ne profites-tu pas de tant de bonté ?

Vois, Le Seigneur est tout prêt à pardonner ta démarche, Le Christ ne te dénonce à personne, sauf à toi-même.


Ni ton nom, ni ta personne ne sont indiqués  mais par cette parole de Vérité et de Miséricorde, seul le secret de ton cœur est touché.


Ni l'honneur de ton titre d'apôtre, ni la participation au Sacrement ne te sont refusés. Retourne en arrière, abandonne ta folie et repens-toi.


La douceur t'invite, le Salut t'incite, la Vie te rappelle.

Vois, tes compagnons qui sont purs et sans péché s'épouvantent à l'annonce du crime, et comme l'auteur d'une tel mal n'a pas été dévoilé, chacun craint pour soi.


Ils sont plongés dans la tristesse, non parce que leur conscience les accuse, mais parce que l'inconstance humaine les inquiète : ils redoutent que ce que chacun sait de soi-même soit moins vrai que ce que la Vérité en personne voit à l'avance.

Et toi, au milieu de cette angoisse des saints, tu abuses de la patience du Seigneur, tu crois que ton audace te cache...

Voyant alors que toute la pensée de Judas restait fixée sur son projet misérable, Le Seigneur lui dit :

« Ce que tu fais, fais le vite ».


En parlant ainsi, il ne donne pas un ordre, il laisse faire  c'est la parole non d'un homme qui tremble, mais qui est prêt.

Lui qui tient tous les temps en son pouvoir montre qu'il ne cherche pas à retarder le traître et qu'il entre dans la Volonté de Son Père pour la Rédemption du monde, sans provoquer ni redouter le crime que préparent ses persécuteurs.




HYMNE

QUAND LE FOUET A DÉCHIRÉ


Quand le fouet a déchiré
L’homme-Dieu,
Quand on a frappé l’amour innocent,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres se sont tues,
La colère s’est perdue
Dans l’oubli.

Quand l’épine a couronné
L’homme-Dieu,
Quand on a montré l’amour enchaîné,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres...

Quand on a cloué au bois
L’homme-Dieu,
Quand on a dressé l’amour sur la croix,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu,
La prière s’est perdue
Dans la nuit.

Quand on a percé au flanc
L’homme-Dieu,
Quand on a jeté l’amour
Au tombeau,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu…







HYMNE :

BOIS TOUT EN FEU, BUISSON ARDENT



Bois tout en feu, buisson ardent
où rien n’est cendres,
Croix où le Fils se laisse pendre
quand vient le temps,
Dieu parle en toi, et tu portes le prix
de la rançon ;
De son Amour tu nous donnes la mesure,
montrant le corps et la blessure
où il nous dit
quel est son nom !

R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où l’Enfer est englouti
dans sa victoire,
Croix qui redresses plein de gloire
le Fils maudit,
Arbre de vie qui détruis le poison
du fruit mauvais ;
Ton Sang divin fait mûrir sur le calvaire
le Fruit voulu par notre Père,
que nous cueillons
pour notre Paix.

Bois où chacun peut regarder
dans sa détresse
Le Fils que Dieu, plein de tendresse,
nous a livré ;
Pour le pardon tu attires vers toi
tout l’univers ;
De tout péché tu guéris et tu délivres,
Rameau vivant qui fais revivre
celui qui voit
le cœur ouvert.

Bois merveilleux orné du sang
qui nous protège,
Croix où l’Agneau a pris au piège
le lion méchant,
Tu t’es levé comme un signe de paix
pour les pécheurs ;
Au sein des eaux tu détruis notre esclavage
En nous ouvrant le seul passage
vers les secrets
du Dieu Sauveur.

Bois où se meurt le Premier-né
dans les épines,
Croix où le prêtre est fait victime
pour nos péchés,
Tu es la pierre où repose le front
du Bien-Aimé :
Sur ton autel s’accomplit le sacerdoce
Quand retentit le chant des noces
où les nations
lui sont données.

Bois où la Femme est rachetée
des fautes d’Ève,
Croix où Marie se livre au glaive,
le cœur broyé,
Tes bras voleurs lui arrachent l’enfant
né de son corps ;
Et, Vierge Mère, elle enfante à la vraie vie
Les fils que Dieu, dans sa folie,
sauve en souffrant
jusqu’à la mort.







HYMNE

TU LES SAUVAIS, MAIS ILS NE T’ONT PAS VU.


Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.
Qu’était pour eux le fils du charpentier ?
Sur la colline ils t’ont abandonné,
toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.

Ils n’ont su voir qu’un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.

Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur
qui bénissait le monde des pécheurs ;
ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.

Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté !



Oraison du matin (Office des Laudes).

Aide-nous, Dieu éternel et tout-puissant, à célébrer les mystères de la Passion du Seigneur de telle sorte que nous obtenions le Pardon.



Parole de Dieu : (Za 12, 10-11a)… (Office des Laudes).


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Je répandrai sur la maison de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit qui fera naître en eux bonté et supplication.


Ils lèveront les yeux vers celui qu’ils ont transpercé ; ils feront une lamentation sur Lui comme sur un fils unique ; ils pleureront sur Lui amèrement comme sur un premier-né.

En ce jour-là, il y aura grande lamentation dans Jérusalem.



Parole de Dieu : (1 Co 1, 27b-30)… (Office des Vêpres).

Ce qu’il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion ce qui est fort ; ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n’est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s’enorgueillir devant Dieu.
C’est grâce à Dieu, en effet, que vous êtes dans Le Christ Jésus, qui a été envoyé par Lui pour être notre Sagesse, pour être notre Justice, notre Sanctification, notre Rédemption.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mardi 27 Mars 2018

Bonne matinée !



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mer 28 Mar 2018 - 10:10



28 MARS 2018

✟Mercredi Saint✟

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 50,4-9a.


Le Seigneur mon Dieu m’a donné le langage des disciples, pour que je puisse, d’une parole, soutenir celui qui est épuisé.

Chaque matin, il éveille, il éveille mon oreille pour qu’en disciple, j’écoute.

Le Seigneur mon Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas caché ma face devant les outrages et les crachats.

Le Seigneur mon Dieu vient à mon secours ; c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu ma face dure comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.

Il est proche, Celui qui me justifie.

Quelqu’un veut-il plaider contre moi ?

Comparaissons ensemble !

Quelqu’un veut-il m’attaquer en justice ?

Qu’il s’avance vers moi !


Voilà le Seigneur mon Dieu, il prend ma défense ; qui donc me condamnera ?



Psaume 69(68),8-10.21-22.31.33-34.

C'est pour toi que j'endure l'insulte,
que la honte me couvre le visage :
je suis un étranger pour mes frères,
un inconnu pour les fils de ma mère.
L'amour de ta maison m'a perdu ;
on t'insulte, et l'insulte retombe sur moi.

L'insulte m'a broyé le cœur,
le mal est incurable ;
j'espérais un secours, mais en vain,
des consolateurs, je n'en ai pas trouvé.
À mon pain, ils ont mêlé du poison ;
quand j'avais soif, ils m'ont donné du vinaigre.

Et je louerai le nom de Dieu par un cantique,
je vais le magnifier, lui rendre grâce.
Les pauvres l'ont vu, ils sont en fête :
« Vie et joie, à vous qui cherchez Dieu ! »
Car le Seigneur écoute les humbles,
il n'oublie pas les siens emprisonnés.



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 26,14-25.

En ce temps-là, l’un des Douze, nommé Judas Iscariote, se rendit chez les grands prêtres

Et leur dit :

« Que voulez-vous me donner, si je vous le livre ? » Ils lui remirent trente pièces d’argent.


Et depuis, Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.

Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples s’approchèrent et dirent à Jésus :

« Où veux-tu que nous te fassions les préparatifs pour manger la Pâque ? »


Il leur dit :

« Allez à la ville, chez un tel, et dites-lui :

“Le Maître te fait dire :

Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples.” »

Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque.

Le soir venu, Jésus se trouvait à table avec les Douze.

Pendant le repas, il déclara :

« Amen, je vous le dis : l’un de vous va me livrer. »

Profondément attristés, ils se mirent à lui demander, chacun son tour :

« Serait-ce moi, Seigneur ? »

Prenant la parole, il dit :

« Celui qui s’est servi au plat en même temps que moi, celui-là va me livrer.

Le Fils de l’homme s’en va, comme il est écrit à son sujet ; mais malheureux celui par qui le Fils de l’homme est livré !

Il vaudrait mieux pour lui qu’il ne soit pas né, cet homme-là ! »


Judas, celui qui le livrait, prit la parole :

« Rabbi, serait-ce moi ? »

Jésus lui répond :

« C’est toi-même qui l’as dit ! »







Le Mercredi-Saint.





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" Ô Christ, tu t'avances vers ta Passion volontaire.

Béni sois-tu qui viens au Nom du Seigneur.

Hosanna au plus haut des Cieux !"

Après les joyeux "Hosanna" et la ronde des enfants du Dimanche des Rameaux, nous voyons le Fils de l'homme avancer résolument vers Son jour, de jour en jour, de pas en pas, de silence de consentement en silence d'Adoration...

Et, en ce Mercredi, nous en sommes aux ultimes préparatifs.

Tout comme les disciples n’ont peut-être pas voulu voir, pas pu comprendre ce qui se tramait, nos yeux ont du mal à s’ouvrir à la réalité bouleversante d’un tel Amour.

Dieu se donnerait-il vraiment, jusque là, pour nous?

Les textes liturgiques sont là pour nous faire entrer un peu plus dans ce mystère insondable, pour faire réaliser un peu mieux le désir, l’immense, l’infini désir de Dieu.


Jésus dit aux disciples :

« Allez à la ville chez un tel et dites : Le maître te fait dire : "Mon temps est proche ; c’est chez toi que je veux célébrer la Pâque avec mes disciples" ».

Et d’année en année, de Mercredi-Saint en Mercredi-Saint, cette phrase nous est redonnée.

Et de jour en jour, d’année en année, nous nous laissons retrouver par Le Christ, l’aîné de la multitude, nous nous laissons rejoindre par son Salut, remettre en route pour avancer avec Lui sur le chemin de la Vie filiale.

Voilà donc, au cœur de la Semaine-Sainte de la Rédemption, à la veille du grand Triduum Pascal, la grâce du Mercredi-Saint dans toute sa plénitude.

Nous n’avons pas fini de méditer sur la profondeur inouïe de ce don de Lui-même que Le Christ nous a fait en voulant nous sauver tous, tout en nous préférant chacun.

Car Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner sa Vie en rançon pour la multitude (Matthieu 20, 28).

En Célébrant la Passion de Ton Fils, puissions-nous, avec la grâce de Ton Esprit, entrer, ô Père, dans la pleine Lumière de ton mystère d’Amour infini !



Commentaire du jour.





Sainte Teresa de Calcutta (1910-1997), Fondatrice des Sœurs Missionnaires de la Charité.
Jesus, the Word to Be Spoken (trad. Jésus, celui qu'on invoque, Nouvelle Cité 1988, ch. Cool

« Celui qui vient de se servir en même temps que Moi, celui-là va me livrer »

Voyez de quelle Compassion Le Christ a fait preuve à l'égard de Judas, l'homme qui a reçu tant d'Amour et pourtant a trahi son propre Maître, ce Maître qui a gardé un silence sacré sans le trahir auprès de ses compagnons.

Jésus, en effet, aurait pu facilement parler ouvertement et dire aux autres les intentions cachées de Judas et ses agissements ; mais non.

Il a préféré faire preuve de Miséricorde et de Charité ; au lieu de le condamner, il l'a appelé ami (Mt 26,50).

Si seulement Judas avait regardé Jésus dans les yeux comme Pierre l'a fait (Lc 22,61), Judas aurait été l'ami de la Miséricorde de Dieu.

Jésus a toujours éprouvé de la Miséricorde.



HYMNE :

TOUS LES CHEMINS DE DIEU VIVANT


Tous les chemins de Dieu vivant
Mènent à Pâques,
Tous ceux de l’homme à son impasse :
Ne manquez pas au croisement
L’auberge avec sa table basse ;
Car le Seigneur vous y attend.

N’attendez pas que votre chair
Soit déjà morte,
N’hésitez pas, ouvrez la porte,
Demandez Dieu, c’est lui qui sert,
Demandez tout, il vous l’apporte :
Il est le vivre et le couvert.

Mangez ici à votre faim,
Buvez de même
À votre soif, la coupe est pleine ;
Ne courez pas sur des chemins
Allant à Dieu sans que Dieu vienne :
Soyez des hommes de demain.

Prenez son corps dès maintenant,
Il vous convie
À devenir eucharistie ;
Et vous verrez que Dieu vous prend,
Qu’il vous héberge dans sa vie
Et vous fait hommes de son sang.








HYMNE

NE DESCENDS PAS DANS LE JARDIN


Ne descends pas dans le jardin,
Oh ! Jésus,
Ne descends pas dans le jardin
Avant le jour !
Si je ne descends pas dans le jardin
En pleine nuit,
Qui donc vous mènera vers les soleils
Du Paradis ?
Je descendrai dans le jardin
En pleine nuit.

Ne laisse pas lier tes mains,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas lier tes mains
Sans dire un mot !
Si je ne laisse pas lier mes mains
Comme un voleur,
Qui donc pourra détruire les prisons
Dont vous souffrez ?
Je laisserai lier mes mains
Comme un voleur.

Ne t’étends pas sur cette croix,
Oh ! Jésus,
Ne t’étends pas sur cette croix
Jusqu’à mourir !
Si je ne m’étends pas sur cette croix
Comme un Oiseau,
Qui donc vous gardera contre l’Enfer
Où vous alliez ?
Je m’étendrai sur cette croix
Comme un oiseau.

Ne laisse pas percer ton cœur,
Oh ! Jésus,
Ne laisse pas percer ton cœur
Par tes bourreaux !
Si je ne laisse pas percer mon cœur
Comme un fruit mûr,
Qui donc vous baignera de sang et d’eau
Pour vous guérir ?
Je laisserai percer mon cœur
Comme un fruit mûr.

Ne descends pas dans le tombeau,
Oh ! Jésus,
Ne descends-pas dans le tombeau
Qu’ils ont creusé !
Si je ne descends pas dans le tombeau
Comme un froment,
Qui donc fera lever de vos cercueils
Vos corps sans vie ?
Je descendrai dans le tombeau
Pour y dormir.







HYMNE

QUAND LE FOUET A DÉCHIRÉ


Quand le fouet a déchiré
L’homme-Dieu,
Quand on a frappé l’amour innocent,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres se sont tues,
La colère s’est perdue
Dans l’oubli.

Quand l’épine a couronné
L’homme-Dieu,
Quand on a montré l’amour enchaîné,
On attendait ce jour-là
Que les pierres crient.
R/ Mais les pierres...
Quand on a cloué au bois
L’homme-Dieu,
Quand on a dressé l’amour sur la croix,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu,
La prière s’est perdue
Dans la nuit.
Quand on a percé au flanc
L’homme-Dieu,
Quand on a jeté l’amour
Au tombeau,
On attendait ce jour-là
Que s’ouvre le ciel.
R/ Le ciel n’a pas répondu…



Oraison du matin (Office des Laudes).

Puisque tu as voulu, Seigneur, que Ton Fils fût crucifié pour nous afin de nous arracher au pouvoir de Satan, fais que nous puissions recevoir la Grâce de la Résurrection.



Parole de Dieu : (Is 50, 5-7)… (Office des Laudes).



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Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé.

J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats.

Le Seigneur Dieu vient à mon secours : c’est pourquoi je ne suis pas atteint par les outrages, c’est pourquoi j’ai rendu mon visage dur comme pierre : je sais que je ne serai pas confondu.



Parole de Dieu : (Ep 4, 32 - 5,2)… (Office des Vêpres).

Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse.

Pardonnez-vous les uns aux autres comme Dieu vous a pardonné dans Le Christ.

Oui, cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien-aimés.

Vivez dans l’Amour comme Le Christ nous a aimés et s’est livré pour nous en offrant à Dieu le sacrifice qui pouvait lui plaire.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mercredi 28 Mars 2018

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Jeu 29 Mar 2018 - 8:34



29 MARS 2018

✟Jeudi Saint✟


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre de l'Exode 12,1-8.11-14.


Dans le pays d'Égypte, le Seigneur dit à Moïse et à son frère Aaron:


« Ce mois-ci sera pour vous le premier des mois, il marquera pour vous le commencement de l'année.

Parlez ainsi à toute la communauté d'Israël : le dix de ce mois, que l'on prenne un agneau par famille, un agneau par maison.

Si la maisonnée est trop peu nombreuse pour un agneau, elle le prendra avec son voisin le plus proche, selon le nombre des personnes.

Vous choisirez l'agneau d'après ce que chacun peut manger.
Ce sera un agneau sans défaut, un mâle, âgé d'un an. Vous prendrez un agneau ou un chevreau.


Vous le garderez jusqu'au quatorzième jour du mois. Dans toute l'assemblée de la communauté d'Israël, on l'immolera au coucher du soleil.

On prendra du sang, que l'on mettra sur les deux montants et sur le linteau des maisons où on le mangera.

On mangera sa chair cette nuit-là, on la mangera rôtie au feu, avec des pains sans levain et des herbes amères.

Vous mangerez ainsi : la ceinture aux reins, les sandales aux pieds, le bâton à la main.

Vous mangerez en toute hâte : c'est la Pâque du Seigneur.

Cette nuit-là, je traverserai le pays d'Égypte, je frapperai tout premier-né au pays d'Égypte, depuis les hommes jusqu'au bétail.

Contre tous les dieux de l'Égypte j'exercerai mes jugements : je suis le Seigneur.

Le sang sera pour vous un signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang, et je passerai : vous ne serez pas atteints par le fléau dont je frapperai le pays d'Égypte.


Ce jour-là sera pour vous un mémorial. Vous en ferez pour le Seigneur une fête de pèlerinage.

C'est une loi perpétuelle : d'âge en âge vous la fêterez. »



Psaume 116(115),12-13.15-16bc.17-18.

Comment rendrai-je au Seigneur
tout le bien qu'il m'a fait ?
J'élèverai la coupe du salut,
j'invoquerai le nom du Seigneur.

Il en coûte au Seigneur
de voir mourir les siens !
Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,
moi, dont tu brisas les chaînes ?

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,
j'invoquerai le nom du Seigneur.
Je tiendrai mes promesses au Seigneur,
oui, devant tout son peuple.



Première lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 11,23-26.


Frères, moi, Paul, je vous ai transmis ce que j'ai reçu de la tradition qui vient du Seigneur : la nuit même où il était livré, le Seigneur Jésus prit du pain,
puis, ayant rendu grâce, il le rompit, et dit :

« Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi. »

Après le repas, il fit de même avec la coupe, en disant :

« Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang.

Chaque fois que vous en boirez, faites cela en mémoire de moi. »


Ainsi donc, chaque fois que vous mangez ce pain et que vous buvez à cette coupe, vous proclamez la mort du Seigneur, jusqu'à ce qu'il vienne.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 13,1-15.


Avant la fête de la Pâque, sachant que l'heure était venue pour lui de passer de ce monde à son Père, Jésus, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'au bout.

Au cours du repas, alors que le démon a déjà inspiré à Judas Iscariote, fils de Simon, l'intention de le livrer,

Jésus, sachant que le Père a tout remis entre ses mains, qu'il est venu de Dieu et qu'il retourne à Dieu,
se lève de table, quitte son vêtement, et prend un linge qu'il se noue à la ceinture ;
puis il verse de l'eau dans un bassin, il se met à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait à la ceinture.


Il arrive ainsi devant Simon-Pierre. Et Pierre lui dit :

« Toi, Seigneur, tu veux me laver les pieds ! »


Jésus lui déclara :

« Ce que je veux faire, tu ne le sais pas maintenant ; plus tard tu comprendras. »


Pierre lui dit :

« Tu ne me laveras pas les pieds ; non, jamais ! »


Jésus lui répondit :

« Si je ne te lave pas, tu n'auras point de part avec moi. »


Simon-Pierre lui dit :

« Alors, Seigneur, pas seulement les pieds, mais aussi les mains et la tête ! »


Jésus lui dit :

« Quand on vient de prendre un bain, on n'a pas besoin de se laver : on est pur tout entier. Vous-mêmes, vous êtes purs, mais non pas tous. »


Il savait bien qui allait le livrer ; et c'est pourquoi il disait :

« Vous n'êtes pas tous purs. »

Après leur avoir lavé les pieds, il reprit son vêtement et se remit à table.

Il leur dit alors :

« Comprenez-vous ce que je viens de faire ?


Vous m'appelez 'Maître' et 'Seigneur', et vous avez raison, car vraiment je le suis.


Si donc moi, le Seigneur et le Maître, je vous ai lavé les pieds, vous aussi vous devez vous laver les pieds les uns aux autres.


C'est un exemple que je vous ai donné afin que vous fassiez, vous aussi, comme j'ai fait pour vous.







Commentaire du jour.





Saint Bonaventure (1221-1274), Franciscain, Docteur de l'Église.
L'Arbre de Vie, §16 (Œuvres spirituelles, t.III, Sté S. François d'Assise, Paris, 1932, pp. 81-82, rev.).

Jésus, Pain Consacré

Entre tous les souvenirs du Christ les plus dignes d'être rappelés, se place évidemment ce repas final de la très sainte Cène, où non seulement l'agneau pascal est donné à manger mais où l'Agneau immaculé, qui efface les péchés du monde, est Lui-même offert en nourriture sous l'espèce d'un pain « renfermant toutes les délices et la suavité de toutes les saveurs » (cf. Sg 16,20).

En ce festin, la douceur de la Bonté du Christ brille admirable : il soupe à la même table et au même plat, avec ces petits pauvres, ses disciples, et Judas, le traître.

Un admirable exemple d'humilité y resplendit lorsque le Roi de gloire, ceint d'un linge, lave avec beaucoup de soin les pieds de ces pêcheurs et même de celui qui le trahit.

Admirable aussi la générosité de sa magnificence lorsqu'il donne son Corps très saint en nourriture et son Sang véritable en breuvage à ses premiers Prêtres et par suite à toute l'Église et au monde entier, afin que ce qui allait bientôt devenir un Sacrifice agréable à Dieu et le prix inestimable de notre Rédemption soit notre viatique et notre soutien.

Enfin l'admirable excès de son Amour y brille plus que tout dans cette tendre exhortation que, « aimant les siens jusqu'au bout » (Jn 13,1), il leur adresse pour les affermir dans le bien, avertissant spécialement Pierre pour fortifier sa Foi et offrant sa poitrine à Jean pour un suave et saint repos.

Que toutes ces choses sont donc admirables et remplies de douceur !

Du moins pour l'âme appelée à un repas aussi excellent et qui accourt de toute l'ardeur de son esprit, de façon à pouvoir jeter ce cri du prophète :

« Comme le cerf aspire aux fontaines d'eau, ainsi mon âme soupire vers vous, ô Mon Dieu ! » (Ps 41,2).




HOMÉLIE DE MÉLITON DE SARDES SUR LA PÂQUE





L'Agneau sans défaut et sans tache

Bien des choses ont été annoncées par de nombreux prophètes en vue du mystère de Pâques qui est Le Christ : à Lui la Gloire pour les siècles des siècles. Amen.

C'est Lui qui est venu des Cieux sur la Terre en faveur de l'homme qui souffre ; il a revêtu cette nature dans le sein de la Vierge et, quand il en est sorti, il était devenu homme ; il a pris sur Lui les souffrances de l'homme qui souffre, avec un corps capable de souffrir, et il a détruit les souffrances de la chair ; par l'esprit incapable de mourir, il a tué la mort homicide.

Conduit comme un agneau et immolé comme une brebis, il nous a délivrés de l'idolâtrie du monde comme de la terre d'Égypte ; il nous a libérés de l'esclavage du démon comme de la puissance de Pharaon ; il a marqué nos âmes de son propre Esprit, et de son Sang les membres de notre Corps.

C'est Lui qui a plongé la mort dans la honte et qui a mis le démon dans le deuil, comme Moïse a vaincu Pharaon.


C'est Lui qui a frappé le péché et a condamné l'injustice à la stérilité, comme Moïse a condamné l'Égypte.

C'est Lui qui nous a fait passer de l'esclavage à la liberté, des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, de la tyrannie à la royauté éternelle, lui qui a fait de nous un Sacerdoce nouveau, un peuple choisi, pour toujours.

C'est Lui qui est la Pâque de notre Salut.

C'est Lui qui endura bien des épreuves en un grand nombre de personnages qui le préfiguraient en Abel il a été tué ; en Isaac il a été lié sur le bois ; en Jacob il a été exilé ; en Joseph il a été vendu ; en Moïse il a été exposé à la mort ; dans l'agneau il a été égorgé ; en David il a été en butte aux persécutions ; dans les prophètes il a été méprisé.

C'est Lui qui s'est incarné dans une vierge, a été suspendu au bois, enseveli dans la terre, ressuscité d'entre les morts, élevé dans les hauteurs des Cieux.

C'est Lui, l'agneau muet ; c'est Lui, l'agneau égorgé ; c'est Lui qui est né de Marie, la brebis sans tache ; c'est Lui qui a été pris du troupeau, traîné à la boucherie, immolé sur le soir, mis au tombeau vers la nuit.

Sur le bois, ses os n'ont pas été brisés ; dans la terre, il n'a pas connu la corruption ; il est ressuscité d'entre les morts et il a ressuscité l’humanité gisant au fond du tombeau.








HYMNE

BOIS TOUT EN FEU, BUISSON ARDENT


Bois tout en feu, buisson ardent
où rien n’est cendres,
Croix où le Fils se laisse pendre
quand vient le temps,
Dieu parle en toi, et tu portes le prix
de la rançon ;
De son Amour tu nous donnes la mesure,
montrant le corps et la blessure
où il nous dit
quel est son nom !

R/ Quand il viendra juger le monde,
que le Seigneur nous soit pitié !
Bois où l’Enfer est englouti
dans sa victoire,
Croix qui redresses plein de gloire
le Fils maudit,
Arbre de vie qui détruis le poison
du fruit mauvais ;
Ton Sang divin fait mûrir sur le calvaire
le Fruit voulu par notre Père,
que nous cueillons
pour notre Paix.

Bois où chacun peut regarder
dans sa détresse
Le Fils que Dieu, plein de tendresse,
nous a livré ;
Pour le pardon tu attires vers toi
tout l’univers ;
De tout péché tu guéris et tu délivres,
Rameau vivant qui fais revivre
celui qui voit
le cœur ouvert.

Bois merveilleux orné du sang
qui nous protège,
Croix où l’Agneau a pris au piège
le lion méchant,
Tu t’es levé comme un signe de paix
pour les pécheurs ;
Au sein des eaux tu détruis notre esclavage
En nous ouvrant le seul passage
vers les secrets
du Dieu Sauveur.

Bois où se meurt le Premier-né
dans les épines,
Croix où le prêtre est fait victime
pour nos péchés,
Tu es la pierre où repose le front
du Bien-Aimé :
Sur ton autel s’accomplit le sacerdoce
Quand retentit le chant des noces
où les nations
lui sont données.

Bois où la Femme est rachetée
des fautes d’Ève,
Croix où Marie se livre au glaive,
le cœur broyé,
Tes bras voleurs lui arrachent l’enfant
né de son corps ;
Et, Vierge Mère, elle enfante à la vraie vie
Les fils que Dieu, dans sa folie,
sauve en souffrant
jusqu’à la mort.







HYMNE

TU LES SAUVAIS, MAIS ILS NE T’ONT PAS VU.


Tu les sauvais, mais ils ne t’ont pas vu.
Qu’était pour eux le fils du charpentier ?
Sur la colline ils t’ont abandonné,
toi, Dieu vivant, qu’ils n’ont pas reconnu.

Ils n’ont su voir qu’un homme rejeté,
ils ont moqué le faux prophète mort,
ils ont plongé la lance dans ton corps,
ils n’ont pas vu l’espoir qui se levait.

Ils n’ont pas vu le signe sur ta main,
la main crispée du Maître et créateur
qui bénissait le monde des pécheurs ;
ils n’ont pas vu mourir le Saint des saints.

Vienne le jour de toute Vérité
où nous aurons enfin les yeux ouverts
sur cette grâce et cet amour offerts.
Vienne le jour du Christ en majesté !



HYMNE

LA NUIT QU’IL FUT LIVRÉ, LE SEIGNEUR PRIT DU PAIN


La nuit qu’il fut livré, le Seigneur prit du pain ;
En signe de sa mort, le rompit de sa main :
« Ma vie, nul ne la prend,
mais c’est moi qui la donne
« Afin de racheter tous mes frères humains. »

Après qu’il eut soupé pour la dernière fois,
S’offrit comme victime au pressoir de la Croix :
« Mon sang, versé pour vous,
est le sang de l’Alliance ;
« Amis, faites ceci en mémoire de moi. »

Et nous, peuple de Dieu,
nous en sommes témoins :
Ta mort, nous l’annonçons par ce pain et ce vin.
Jésus ressuscité, ton Église t’acclame,
Vainqueur, passé du monde à la gloire sans fin !

Tu viens revivre en nous ton mystère pascal :
Éteins en notre chair le foyer de tout mal.
Nous sommes tes sarments, sainte Vigne du Père :
Fais-nous porter du fruit pour le jour triomphal.

Seigneur, nous attendons ton retour glorieux :
Un jour tu nous prendras avec toi dans les cieux.
Ton Corps est la semence de vie éternelle :
Un jour tu nous prendras à la table de Dieu







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu qu’il est juste d’aimer par-dessus tout, multiplie en nous les dons de ta Grâce ; dans la mort de Ton Fils, tu nous fais espérer ce que nous croyons, accorde-nous, par sa Résurrection, d’atteindre ce que nous espérons.



Parole de Dieu : (He 2, 9b-10)… (Office des Laudes).



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Nous voyons Jésus couronné de Gloire et d’honneur à cause de sa Passion et de sa mort.

S’il a fait l’expérience de la mort, c’est, par grâce de Dieu, pour le Salut de tous.

En effet, puisque le Créateur et maître de tout voulait avoir une multitude de fils à conduire jusqu’à la Gloire, il était normal qu’il mène à sa perfection, par la souffrance, Celui qui est à l’origine du Salut de tous.



Parole de Dieu : (He 13, 12-15)…(Office des Vêpres).

Jésus, voulant sanctifier le peuple par son propre Sang, a souffert sa Passion en dehors de l’enceinte de la ville.

Eh bien ! Pour aller à sa rencontre, sortons en dehors de l’enceinte, en portant la même humiliation que Lui.


Car la cité que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous attendons la cité future.

En toute circonstance, offrons à Dieu, par Jésus, un sacrifice de louange, c’est-à-dire l’acte de Foi qui sort de nos lèvres en l’honneur de son Nom.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Ven 30 Mar 2018 - 8:38



30 MARS 2018

✟Vendredi Saint✟

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre d'Isaïe 52,13-15.53,1-12.


Mon serviteur réussira, dit le Seigneur ; il montera, il s'élèvera, il sera exalté !

La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu'il ne ressemblait plus à un homme ; il n'avait plus l'aspect d'un fils d'Adam.

Et voici qu'il consacrera une multitude de nations ; devant lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu'on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n'avaient jamais entendu parler.

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? A qui la puissance du Seigneur a-t-elle été ainsi révélée ?

Devant Dieu, le serviteur a poussé comme une plante chétive, enracinée dans une terre aride.

Il n'était ni beau ni brillant pour attirer nos regards, son extérieur n'avait rien pour nous plaire.

Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous l'avons méprisé, compté pour rien.

Pourtant, c'étaient nos souffrances qu'il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu'il était châtié, frappé par Dieu, humilié.

Or, c'est à cause de nos fautes qu'il a été transpercé, c'est par nos péchés qu'il a été broyé.

Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et c'est par ses blessures que nous sommes guéris.


Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. Mais le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.

Maltraité, il s'humilie, il n'ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l'abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n'ouvre pas la bouche.

Arrêté, puis jugé, il a été supprimé. Qui donc s'est soucié de son destin ? Il a été retranché de la terre des vivants, frappé à cause des péchés de son peuple.

On l'a enterré avec les mécréants, son tombeau est avec ceux des enrichis ; et pourtant il n'a jamais commis l'injustice, ni proféré le mensonge.

Broyé par la souffrance, il a plu au Seigneur. Mais, s'il fait de sa vie un sacrifice d'expiation, il verra sa descendance, il prolongera ses jours : par lui s'accomplira la volonté du Seigneur.

A cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé.

Parce qu'il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs péchés.

C'est pourquoi je lui donnerai la multitude en partage, les puissants seront la part qu'il recevra, car il s'est dépouillé lui-même jusqu'à la mort, il a été compté avec les pécheurs, alors qu'il portait le péché des multitudes et qu'il intercédait pour les pécheurs.



Psaume 31(30),2ab.6.12.13-14ad.15-16.17.25.

En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
garde-moi d'être humilié pour toujours.
En tes mains je remets mon esprit ;
tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.

Je suis la risée de mes adversaires
et même de mes voisins,
je fais peur à mes amis
s'ils me voient dans la rue, ils me fuient.

On m'ignore comme un mort oublié,
comme une chose qu'on jette.
J'entends les calomnies de la foule :
ils s'accordent pour m'ôter la vie.

Moi, je suis sûr de toi, Seigneur,
je dis : « Tu es mon Dieu ! »
Mes jours sont dans ta main : délivre-moi
des mains hostiles qui s'acharnent.

Sur ton serviteur, que s'illumine ta face ;
sauve-moi par ton amour.
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !



Lettre aux Hébreux 4,14-16.5,7-9.

Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi.

En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché.

Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.

Pendant les jours de sa vie mortelle, il a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé.

Bien qu'il soit le Fils, il a pourtant appris l'obéissance par les souffrances de sa Passion ;
et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 18,1-40.19,1-42.


Après le repas, Jésus sortit avec ses disciples et traversa le torrent du Cédron; il y avait là un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples.

Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, lui aussi, car Jésus y avait souvent réuni ses disciples.

Judas prit donc avec lui un détachement de soldats, et des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens. Ils avaient des lanternes, des torches et des armes.

Alors Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit:

« Qui cherchez-vous ? »

Ils lui répondirent :

« Jésus le Nazaréen. »

Il leur dit : « C'est moi. »

Judas, qui le livrait, était au milieu d'eux.

Quand Jésus leur répondit :

« C'est moi », ils reculèrent, et ils tombèrent par terre.


Il leur demanda de nouveau :

« Qui cherchez-vous ? »

Ils dirent : « Jésus le Nazaréen. »

Jésus répondit :

« Je vous l'ai dit : c'est moi.

Si c'est bien moi que vous cherchez, ceux-là, laissez-les partir. »
(Ainsi s'accomplissait la parole qu'il avait dite : « Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés ».)


Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira du fourreau ; il frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l'oreille droite.

Le nom de ce serviteur était Malcus.

Jésus dit à Pierre :

« Remets ton épée au fourreau. Est-ce que je vais refuser la coupe que le Père m'a donnée à boire ? »


Alors les soldats, le commandant et les gardes juifs se saisissent de Jésus et l'enchaînent.


Ils l'emmenèrent d'abord chez Anne, beau-père de Caïphe, le grand prêtre de cette année-là.

(C'est Caïphe qui avait donné aux Juifs cet avis : « Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour tout le peuple. »)

Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus.

Comme ce disciple était connu du grand prêtre, il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand prêtre,
mais Pierre était resté dehors, près de la porte.

Alors l'autre disciple - celui qui était connu du grand prêtre - sortit, dit un mot à la jeune servante qui gardait la porte, et fit entrer Pierre.


La servante dit alors à Pierre :

« N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme-là ? »

Il répondit :

« Non, je n'en suis pas ! »

Les serviteurs et les gardes étaient là ; comme il faisait froid, ils avaient allumé un feu pour se réchauffer. Pierre était avec eux, et se chauffait lui aussi.

Or, le grand prêtre questionnait Jésus sur ses disciples et sur sa doctrine.

Jésus lui répondit :

« J'ai parlé au monde ouvertement.

J'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le Temple, là où tous les Juifs se réunissent, et je n'ai jamais parlé en cachette.


Pourquoi me questionnes-tu ?

Ce que j'ai dit, demande-le à ceux qui sont venus m'entendre. Eux savent ce que j'ai dit. »


A cette réponse, un des gardes, qui était à côté de Jésus, lui donna une gifle en disant :

« C'est ainsi que tu réponds au grand prêtre ! »

Jésus lui répliqua :

« Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? »


Anne l'envoya, toujours enchaîné, au grand prêtre Caïphe.


Simon-Pierre était donc en train de se chauffer ; on lui dit :

« N'es-tu pas un de ses disciples, toi aussi ? »

Il répondit :

« Non, je n'en suis pas ! »

Un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, insista :

« Est-ce que je ne t'ai pas vu moi-même dans le jardin avec lui ? »


Encore une fois, Pierre nia. A l'instant le coq chanta.


Alors on emmène Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur.

C'était le matin. Les Juifs n'entrèrent pas eux-mêmes dans le palais, car ils voulaient éviter une souillure qui les aurait empêchés de manger l'agneau pascal.

Pilate vint au dehors pour leur parler :

« Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent :


« S'il ne s'agissait pas d'un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré. »


Pilate leur dit :

« Reprenez-le, et vous le jugerez vous-mêmes suivant votre loi. »

Les Juifs lui dirent :

« Nous n'avons pas le droit de mettre quelqu'un à mort. »


Ainsi s'accomplissait la parole que Jésus avait dite pour signifier de quel genre de mort il allait mourir.


Alors Pilate rentra dans son palais, appela Jésus et lui dit : « Es-tu le roi des Juifs ? »

Jésus lui demanda :

« Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ?


Pilate répondit :

« Est-ce que je suis Juif, moi ?

Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi : qu'as-tu donc fait ? »

Jésus déclara :

« Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j'aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d'ici. »


Pilate lui dit :

« Alors, tu es roi ? »

Jésus répondit :

« C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. »


Pilate lui dit :

« Qu'est-ce que la vérité ? »

Après cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs, et il leur dit :

« Moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation.


Mais c'est la coutume chez vous que je relâche quelqu'un pour la Pâque : voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? »


Mais ils se mirent à crier :

« Pas lui ! Barabbas ! » (Ce Barabbas était un bandit.)


Alors Pilate ordonna d'emmener Jésus pour le flageller.


Les soldats tressèrent une couronne avec des épines, et la lui mirent sur la tête ; puis ils le revêtirent d'un manteau de pourpre.


Ils s'avançaient vers lui et ils disaient :

« Honneur à toi, roi des Juifs ! » Et ils le giflaient.


Pilate sortit de nouveau pour dire aux Juifs :

« Voyez, je vous l'amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »


Alors Jésus sortit, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre.

Et Pilate leur dit : « Voici l'homme. »

Quand ils le virent, les chefs des prêtres et les gardes se mirent à crier :

« Crucifie-le ! Crucifie-le ! »

Pilate leur dit :

« Reprenez-le, et crucifiez-le vous-mêmes ; moi, je ne trouve en lui aucun motif de condamnation. »


Les Juifs lui répondirent :

« Nous avons une Loi, et suivant la Loi il doit mourir, parce qu'il s'est prétendu Fils de Dieu. »


Quand Pilate entendit ces paroles, il redoubla de crainte.


Il rentra dans son palais, et dit à Jésus :

« D'où es-tu ? »

Jésus ne lui fit aucune réponse.


Pilate lui dit alors :

« Tu refuses de me parler, à moi ?

Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher, et le pouvoir de te crucifier ? »


Jésus répondit :

« Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi si tu ne l'avais reçu d'en haut ; ainsi, celui qui m'a livré à toi est chargé d'un péché plus grave. »


Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher ; mais les Juifs se mirent à crier :

« Si tu le relâches, tu n'es pas ami de l'empereur. Quiconque se fait roi s'oppose à l'empereur. »

En entendant ces paroles, Pilate amena Jésus au-dehors ; il le fit asseoir sur une estrade à l'endroit qu'on appelle le Dallage (en hébreu : Gabbatha).


C'était un vendredi, la veille de la Pâque, vers midi.

Pilate dit aux Juifs :

« Voici votre roi. »

Alors ils crièrent :

« A mort ! A mort ! Crucifie-le ! »

Pilate leur dit :

« Vais-je crucifier votre roi ? »

Les chefs des prêtres répondirent :

« Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur. »

Alors, il leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui.

Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha.


Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu.

Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription :

« Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. »



Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec.


Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate :

« Il ne fallait pas écrire : 'Roi des Juifs' ; il fallait écrire :

'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. »


Pilate répondit :

« Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses habits ; ils en firent quatre parts, une pour chacun.

Restait la tunique ; c'était une tunique sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas.


Alors ils se dirent entre eux :

« Ne la déchirons pas, tirons au sort celui qui l'aura. »

Ainsi s'accomplissait la parole de l'Écriture : Ils se sont partagé mes habits ; ils ont tiré au sort mon vêtement. C'est bien ce que firent les soldats.


Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la sœur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine.


Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère :

« Femme, voici ton fils. »


Puis il dit au disciple :

« Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.


Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit :

« J'ai soif. »


Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée.

On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche.


Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli. » Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.


Comme c'était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d'autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque).

Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu'on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes.


Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus.


Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes,
mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.


Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi.

(Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)


Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé.


Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.


Après cela, Joseph d'Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus.

Et Pilate le permit. Joseph vint donc enlever le corps de Jésus.


Nicodème (celui qui la première fois était venu trouver Jésus pendant la nuit) vint lui aussi ; il apportait un mélange de myrrhe et d'aloès pesant environ cent livres.


Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts.


Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne.


Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus.







Commentaire du jour.





Saint Nersès Snorhali (1102-1173), Patriarche arménien.
Jésus, Fils unique du Père , § 727-736 ; SC 203 (trad. SC p. 181 rev.).

« Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Crâne, ou Calvaire, ils ont mis Jésus en Croix, avec les malfaiteurs, l'un à droite et l'autre à gauche » (Lc 23,33)

En échange de l’arbre qui a donné la mort,
Poussé au milieu du Paradis (Gn 3,3),
Tu as porté sur tes épaules le bois de la croix,
Tu l’as monté sur le lieu appelé Golgotha.

Soulage mon âme, tombée dans le péché
Et portant un fardeau si lourd ;
Soulage-la grâce au « joug doux »
Et au « fardeau léger » de la croix (Mt 11,30).

Le vendredi, à trois heures,
Au jour où le premier homme a été séduit,
Tu as été cloué, Seigneur, sur le bois
En même temps que le larron criminel.

Tes mains qui avaient créé la terre,
Tu les as étendues sur la croix,
En échange des mains d’Adam et d’Ève qui s’étaient tendues
Vers l’arbre où elles avaient cueilli la mort.

Moi qui ai péché comme eux,
Et même les ai surpassés…
Pardonne-moi mon délit
Comme à eux dans la région d’où l’espoir est banni.

Tu es monté sur la sainte croix,
Tu as ôté la transgression des hommes ;
Et l’ennemi de notre nature,
Tu l’y as cloué.

Fortifie-moi sous la protection
De ce saint signe, toujours vainqueur,
Et lorsqu’il se lèvera à l’Orient (Mt 24,30),
Illumine-moi de sa lumière.

Au larron qui était à ta droite
Tu as ouvert la porte du Paradis ;
Souviens-toi de moi aussi lorsque tu reviendras
Avec la Royauté de ton Père (Lc 23,42).

Que moi aussi j’entende prononcer
La réponse qui fait exulter :
« Aujourd’hui, tu seras avec moi dans l’Éden,
Dans ta patrie première ! »




SERMON DE SAINT LÉON LE GRAND POUR LA PASSION





Gloire et Puissance de la Croix.


Le Seigneur est livré à ceux qui le haïssent.

Pour insulter sa dignité royale, on l'oblige à porter Lui-même l'instrument de son supplice.


Ainsi s'accomplissait l'oracle du prophète Isaïe :

Il a reçu sur ses épaules le pouvoir.

En se chargeant ainsi du bois de la Croix, de ce bois qu'il allait transformer en sceptre de sa force, c'était certes aux yeux des impies un grand sujet de dérision mais, pour les fidèles, un mystère étonnant :


Le vainqueur glorieux du démon, l'adversaire tout-puissant des puissances du mal, présentait sur ses épaules, avec une patience invincible, le trophée de sa victoire, le signe du Salut, à l'adoration de tous les peuples.

Comme la foule allait avec Jésus au lieu du supplice, on rencontra un certain Simon de Cyrène, et on fit passer le bois de la Croix des épaules du Seigneur sur les siennes. Ce transfert préfigurait la Foi des nations, pour qui la Croix du Christ devait devenir, non un opprobre, mais une Gloire.

En vérité, Le Christ, notre Pâque, a été immolé.

Il s'est offert au Père en Sacrifice nouveau et véritable de réconciliation, non dans le Temple, dont la dignité avait déjà pris fin, mais à l'extérieur et hors du camp, pour qu'à la place des victimes anciennes dont le mystère était aboli, une nouvelle victime fût présentée sur un nouvel autel, et que la Croix du Christ fût cet autel, non plus du temple, mais du monde.

Devant Le Christ élevé en Croix, il nous faut dépasser la représentation que s'en firent les impies, à qui fut destinée la parole de Moïse :

Votre vie sera suspendue sous vos yeux, et vous craindrez jour et nuit, sans pouvoir croire à cette vie.


Pour nous, accueillons d'un cœur libéré la Gloire de la Croix qui rayonne sur le monde.

Pénétrons d'un regard éclairé par l'Esprit de vérité le sens de la parole du Seigneur annonçant l'imminence de sa Passion :


C'est maintenant le jugement du monde, c'est maintenant que le prince de ce monde va être jeté dehors.

Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tout à Moi.

Ô admirable puissance de la Croix !

Ô Gloire inexprimable de la Passion !

En elle apparaît en pleine lumière le jugement du monde et la victoire du Crucifié !


Oui, Seigneur, tu as tout attiré à Toi !

Alors que tu avais tendu les mains tout le jour vers un peuple rebelle, le monde entier comprit qu'il devait rendre gloire à ta majesté.


Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque, le voile du temple déchiré, le Saint des saints devenu béant, la figure a fait place à la réalité, la prophétie à son accomplissement, la Loi à l'Évangile.


Tu as tout attiré à Toi, Seigneur, puisque la piété de toutes les nations célèbre partout, au vu et au su de tous, le mystère qui jusqu'alors était voilé sous des symboles dans un temple unique de Judée.

Ta Croix, ô Christ, est la source de toutes les Bénédictions, la cause de toute Grâce. Par elle, les croyants tirent de leur faiblesse la Force, du mépris reçu la Gloire, et de la mort la Vie.

Désormais, l'unique offrande de Ton Corps et de Ton Sang donne leur achèvement à tous les sacrifices, car tu es, ô Christ, le véritable Agneau de Dieu, Toi qui enlèves le péché du monde.

L'ensemble des mystères trouve en toi seul son sens plénier : au lieu d'une multitude de victimes, il n'y a plus qu'un unique Sacrifice.




HYMNE :

LA PAROLE EN SILENCE


La Parole en silence
se consume pour nous.
L'espoir du monde
a parcouru sa route.
Voici l'heure où la vie
retourne à la source :
dernier labeur de la chair
mise en croix.

Serviteur inutile,
les yeux clos désormais,
le Fils de l'homme
a terminé son œuvre.
La lumière apparue
rejoint l'invisible,
la nuit s'étend sur le corps
Jésus meurt.

Maintenant tout repose
dans l'unique oblation.
Les mains du Père
ont recueilli le souffle.
Le visage incliné
s'apaise aux ténèbres,
le coup de lance a scellé
la passion.

Le rideau se déchire
dans le Temple désert.
La mort du juste
a consommé la faute,
et l'Amour a gagné
l'immense défaite :
demain, le Jour surgira
du tombeau.







HYMNE

ILS ONT PERCÉ TES MAINS ET TES PIEDS.


R/ Ils ont percé tes mains et tes pieds.
Ils ont compté tous tes os.
Ils ont regardé celui qu’ils ont transpercé.

Vous n’avez pas moins péché que vos pères,
Vous obscurcissez la terre !
– Toi, notre Lumière,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas sauvé l’homme du crime,
Vous élargissez l’abîme !
– Toi, notre Victime,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas renoncé à la malice,
Vous repoussez le calice !
– Toi, notre justice,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas dit le mot qui console,
Vous sollicitez l’idole !
– Toi, notre Parole,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas partagé la souffrance,
Vous perpétuez l’offense !
– Toi, notre Espérance,
Seigneur, prends pitié !

Vous n’avez pas combattu pour ma gloire,
Vous avilissez l’histoire !
– Toi, notre Victoire,
Seigneur, prends pitié !







HYMNE

HOMME ! LE FILS DE L’HOMME


R/ Homme ! Le Fils de l’homme
Donne sa vie pour toi !
L’Amour qui te rend libre
Le suspend sur la croix.
Rappelle-toi !

Ténèbres dedans, dehors !
Ténèbres d’âme et de corps !
Nuit de la sixième heure
Jusqu’à l’instant qu’il meure.

Angoisses : Eli ! Eli !
Lamma Sabaqtani !
Cri ! Donation dernière
Entre les mains du Père.

Montagnes, tombeaux brisés !
Même la terre a tremblé ! Flanc percé par la lance !
Sur toute chair, silence.



Oraison du matin (Office des Laudes).

Regarde, Seigneur, nous t’en prions, la famille qui t'appartient : c’est pour elle que Jésus, Le Christ, Notre Seigneur, ne refusa pas d’être livré aux mains des méchants ni de subir le supplice de la Croix.


Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (Is 52, 13-15)… (Office des Laudes).


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Mon serviteur réussira, dit Le Seigneur ; il montera, il s’élèvera, il sera exalté !


La multitude avait été consternée en le voyant, car il était si défiguré qu’il ne ressemblait plus à un homme.


De même, devant Lui les rois resteront bouche bée, car ils verront ce qu’on ne leur avait jamais dit, ils découvriront ce dont ils n’avaient jamais entendu parler.



Parole de Dieu : (1 P 2, 21b-24)… (Office des Vêpres).

Le Christ Lui-même a souffert pour vous et vous a laissé son exemple afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a jamais commis de péché ni proféré de mensonge : couvert d’insultes, il n’insultait pas ; accablé de souffrances, il ne menaçait pas, mais il confiait sa cause à Celui qui juge avec Justice.


Dans son corps, il a porté nos péchés sur le bois de la Croix afin que nous puissions mourir à nos péchés et vivre dans la Justice :

c’est par ses blessures que vous avez été guéris.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Vendredi 30 Mars 2018

Bonne matinée !


Ici


Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 89

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Marie du 65
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Sam 31 Mar 2018 - 9:23



31 MARS 2018

✟Samedi Saint✟

LITURGIE DE LA PAROLE.

1ère lecture
Lecture du livre de la Genèse 1, 1-2,2


Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre.
La terre était informe et vide, les ténèbres étaient au-dessus de l'abîme et le souffle de Dieu planait au-dessus des eaux.
Dieu dit : « Que la lumière soit. » Et la lumière fut.
Dieu vit que la lumière était bonne, et Dieu sépara la lumière des ténèbres.
Dieu appela la lumière « jour », il appela les ténèbres « nuit ».
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le premier jour.

Et Dieu dit : « Qu'il y ait un firmament au milieu des eaux, et qu'il sépare les eaux. »
Dieu fit le firmament, il sépara les eaux qui sont au-dessous du firmament et les eaux qui sont au-dessus. Et ce fut ainsi.
Dieu appela le firmament « ciel ».
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le deuxième jour.

Et Dieu dit : « Les eaux qui sont au-dessous du ciel, qu'elles se rassemblent en un seul lieu, et que paraisse la terre ferme. » Et ce fut ainsi.
Dieu appela la terre ferme « terre », et il appela la masse des eaux « mer ». Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu dit : « Que la terre produise l'herbe, la plante qui porte sa semence, et l'arbre à fruit qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. » Et ce fut ainsi.
La terre produisit l'herbe, la plante qui porte sa semence, selon son espèce, et l'arbre qui donne, selon son espèce, le fruit qui porte sa semence. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le troisième jour.

Et Dieu dit : « Qu'il y ait des luminaires au firmament du ciel, pour séparer le jour de la nuit ; qu'ils servent de signes pour marquer les fêtes, les jours et les années ; et qu'ils soient, au firmament du ciel, des luminaires pour éclairer la terre. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les deux grands luminaires : le plus grand pour régner sur le jour, le plus petit pour régner sur la nuit ; il fit aussi les étoiles.
Dieu les plaça au firmament du ciel pour éclairer la terre, pour régner sur le jour et sur la nuit, pour séparer la lumière des ténèbres. Et Dieu vit que cela était bon.
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le quatrième jour.

Et Dieu dit : « Que les eaux foisonnent d'une profusion d'êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre, sous le firmament du ciel. »
Dieu créa, selon leur espèce, les grands monstres marins, tous les êtres vivants qui vont et viennent et qui foisonnent dans les eaux, et aussi, selon leur espèce, tous les oiseaux qui volent. Et Dieu vit que cela était bon.
Dieu les bénit par ces paroles : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez les mers, que les oiseaux se multiplient sur la terre. »
Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le cinquième jour.

Et Dieu dit : « Que la terre produise des êtres vivants selon leur espèce, bestiaux, bestioles et bêtes sauvages selon leur espèce. » Et ce fut ainsi.
Dieu fit les bêtes sauvages selon leur espèce, les bestiaux selon leur espèce, et toutes les bestioles de la terre selon leur espèce. Et Dieu vit que cela était bon.
Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement.
Dieu dit : « Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance. Qu'il soit le maître des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, des bestiaux, de toutes les bêtes sauvages, et de toutes les bestioles qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu il le créa, il les créa homme et femme.
Dieu les bénit et leur dit : « Soyez féconds et multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la. Soyez les maîtres des poissons de la mer, des oiseaux du ciel, et de tous les animaux qui vont et viennent sur la terre. »
Dieu dit encore : « Je vous donne toute plante qui porte sa semence sur toute la surface de la terre, et tout arbre dont le fruit porte sa semence : telle sera votre nourriture.
Aux bêtes sauvages, aux oiseaux du ciel, à tout ce qui va et vient sur la terre et qui a souffle de vie, je donne comme nourriture toute herbe verte. » Et ce fut ainsi.
Et Dieu vit tout ce qu'il avait fait : c'était très bon. Il y eut un soir, il y eut un matin : ce fut le sixième jour.

Ainsi furent achevés le ciel et la terre, et tout leur déploiement. Le septième jour, Dieu avait achevé l'œuvre qu'il avait faite. Il se reposa, le septième jour, de toute l'œuvre qu'il avait faite.



Psaume 104(103), 1-2a, 5-6, 10.12, 13-14ab, 24.35c

Bénis le Seigneur, ô mon âme ;
Seigneur mon Dieu, tu es si grand !
Revêtu de magnificence,
tu as pour manteau la lumière !

Tu as donné son assise à la terre :
qu'elle reste inébranlable au cours des temps.
Tu l'as vêtue de l'abîme des mers :
les eaux couvraient même les montagnes.

Dans les ravins tu fais jaillir des sources
et l'eau chemine au creux des montagnes ;
les oiseaux séjournent près d'elle :
dans le feuillage on entend leurs cris.

De tes demeures tu abreuves les montagnes,
et la terre se rassasie du fruit de tes œuvres ;
tu fais pousser les prairies pour les troupeaux,
et les champs pour l'homme qui travaille.

Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur !
Tout cela, ta sagesse l'a fait ;
la terre s'emplit de tes biens.
Bénis le Seigneur, ô mon âme !



2ème lecture
Lecture du livre de la Genèse 22, 1-13. 15-18


Dieu mit Abraham à l'épreuve. Il lui dit : « Abraham ! » Celui-ci répondit : « Me voici ! »
Dieu dit : « Prends ton fils, ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac, va au pays de Moriah, et là tu l'offriras en sacrifice sur la montagne que je t'indiquerai. »

Abraham se leva de bon matin, sella son âne, et prit avec lui deux de ses serviteurs et son fils Isaac. Il fendit le bois pour le sacrifice, et se mit en route vers l'endroit que Dieu lui avait indiqué.
Le troisième jour, Abraham, levant les yeux, vit l'endroit de loin.
Abraham dit à ses serviteurs : « Restez ici avec l'âne. Moi et l'enfant nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous. »
Abraham prit le bois pour le sacrifice et le chargea sur son fils Isaac ; il prit le feu et le couteau, et tous deux s'en allèrent ensemble.
Isaac interrogea son père Abraham : « Mon père ! - Eh bien, mon fils ? » Isaac reprit : « Voilà le feu et le bois, mais où est l'agneau pour l'holocauste ? »
Abraham répondit : « Dieu saura bien trouver l'agneau pour l'holocauste, mon fils », et ils s'en allaient tous les deux ensembles.

Ils arrivèrent à l'endroit que Dieu avait indiqué. Abraham y éleva l'autel et disposa le bois, puis il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel, par-dessus le bois. Abraham étendit la main et saisit le couteau pour immoler son fils.
Mais l'ange du Seigneur l'appela du haut du ciel et dit : « Abraham ! Abraham ! » Il répondit : « Me voici ! »
L'ange lui dit : « Ne porte pas la main sur l'enfant ! Ne lui fais aucun mal ! Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m'as pas refusé ton fils, ton fils unique. »
Abraham leva les yeux et vit un bélier, qui s'était pris les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils.
Du ciel l'ange du Seigneur appela une seconde fois Abraham :
« Je le jure par moi-même, déclare le Seigneur : parce que tu as fait cela, parce que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton fils unique, je te comblerai de bénédictions, je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, et ta descendance tiendra les places fortes de ses ennemis. Puisque tu m'as obéi, toutes les nations de la terre s'adresseront l'une à l'autre la bénédiction par le nom de ta descendance. »



Psaume : Ps 16(15), 5.8, 9-10, 1b.11

Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Mon Dieu, j'ai fait de toi mon refuge.
Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !



3ème lecture
Lecture du livre de l'Exode Ex 14, 15-15, 1


Les fils d'Israël, voyant les Égyptiens lancé à leur poursuite, étaient effrayés.
Le Seigneur dit à Moïse : « Pourquoi crier vers moi ? Ordonne aux fils d'Israël de se mettre en route ! Toi, lève ton bâton, étends le bras contre la mer, fends-la en deux, et que les fils d'Israël pénètrent dans la mer à pied sec. Et moi, je vais endurcir le cœur des Égyptiens : ils pénétreront derrière eux dans la mer ; je triompherai, pour ma gloire, de Pharaon et de toute son armée, de ses chars et de ses guerriers. Les Égyptiens sauront que je suis le Seigneur, quand j'aurai triomphé, pour ma gloire, de Pharaon, de ses chars et de ses guerriers. »
L'ange de Dieu, qui marchait en avant d'Israël, changea de place et se porta à l'arrière. La colonne de nuée quitta l'avant-garde et vint se placer à l'arrière, entre le camp des Égyptiens et le camp d'Israël. Cette nuée était à la fois ténèbres et lumière dans la nuit, si bien que, de toute la nuit, ils ne purent se rencontrer.
Moïse étendit le bras contre la mer. Le Seigneur chassa la mer toute la nuit par un fort vent d'est, et il mit la mer à sec. Les eaux se fendirent, et les fils d'Israël pénétrèrent dans la mer à pied sec, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.
Les Égyptiens les poursuivirent et pénétrèrent derrière eux - avec tous les chevaux de Pharaon, ses chars et ses guerriers - jusqu'au milieu de la mer.

Aux dernières heures de la nuit, le Seigneur observa, depuis la colonne de feu et de nuée, l'armée des Égyptiens, et il la mit en déroute.
Il faussa les roues de leurs chars, et ils eurent beaucoup de peine à les conduire. Les Égyptiens s'écrièrent : « Fuyons devant Israël, car c'est le Seigneur qui combat pour eux contre nous ! »
Le Seigneur dit à Moïse : « Étends le bras contre la mer : que les eaux reviennent sur les Égyptiens, leurs chars et leurs guerriers ! »
Moïse étendit le bras contre la mer. Au point du jour, la mer reprit sa place ; dans leur fuite, les Égyptiens s'y heurtèrent, et le Seigneur les précipita au milieu de la mer. Les eaux refluèrent et recouvrirent toute l'armée de Pharaon, ses chars et ses guerriers, qui avaient pénétré dans la mer à la poursuite d'Israël. Il n'en resta pas un seul. Mais les fils d'Israël avaient marché à pied sec au milieu de la mer, les eaux formant une muraille à leur droite et à leur gauche.

Ce jour-là, le Seigneur sauva Israël de la main de l'Égypte, et Israël vit sur le bord de la mer les cadavres des Égyptiens. Israël vit avec quelle main puissante le Seigneur avait agi contre l'Égypte. Le peuple craignit le Seigneur, il mit sa foi dans le Seigneur et dans son serviteur Moïse. Alors Moïse et les fils d'Israël chantèrent ce cantique au Seigneur :



Cantique de l'Exode 15, 2-3, 4-5, 6.10a11, 17

Ma force et mon chant, c'est le Seigneur :
il est pour moi le salut.
Il est mon Dieu, je le célèbre ;
j'exalte le Dieu de mon père.
Le Seigneur est le guerrier des combats :
son nom est « Le Seigneur ».

Les chars du Pharaon et ses armées
il les lance dans la mer.
L'élite de leurs chefs
a sombré dans la mer Rouge.
L'abîme les recouvre :
ils descendent, comme la pierre, au fond des eaux.

Ta droite, Seigneur, magnifique en sa force,
ta droite, Seigneur, écrase l'ennemi.
Tu souffles ton haleine : la mer les recouvre.
Qui est comme toi, Seigneur, parmi les dieux ?
Qui est comme toi, magnifique en sainteté,
terrible en ses exploits, auteur de prodiges ?

Tu les amènes, tu les plantes
sur la montagne, ton héritage,
le lieu que tu as fait,
Seigneur, pour l'habiter,
le sanctuaire, Seigneur,
fondé par tes mains.



4ème lecture
Lecture du livre d'Isaïe Is 54, 5-14


Parole du Seigneur adressée à Jérusalem : Ton époux, c'est ton Créateur, « Seigneur de l'univers » est son nom. Ton Rédempteur, c'est le Dieu Saint d'Israël, il se nomme « Dieu de toute la terre ».
Oui, comme une femme abandonnée et désolée, le Seigneur te rappelle. Est-ce qu'on rejette la femme de sa jeunesse ? dit le Seigneur ton Dieu.
Un moment je t'avais abandonnée, mais dans ma grande tendresse je te rassemblerai.
Ma colère avait débordé, et un moment je t'avais caché ma face. Mais dans mon amour éternel j'ai pitié de toi, dit le Seigneur, ton Rédempteur.
C'est ainsi qu'au temps de Noé, j'ai juré que les eaux ne submergeraient plus la terre. De même, je jure de ne plus me mettre en colère contre toi, et de ne plus te menacer.
Quand les montagnes changeraient de place, quand les collines s'ébranleraient, mon amour pour toi ne changera pas, et mon Alliance de paix ne sera pas ébranlée, a déclaré le Seigneur, dans sa tendresse pour toi.
Jérusalem, malheureuse, battue par la tempête, inconsolée, voici que je vais sertir tes pierres et poser tes fondations sur des saphirs.
Je ferai tes créneaux avec des rubis, tes portes en cristal de roche, et tous tes remparts avec des pierres précieuses.
Tes fils seront tous instruits par le Seigneur, ils goûteront un bonheur sans limites.
Tu seras établie sur la justice, délivrée de l'oppression, que tu ne craindras plus, délivrée de la terreur, qui ne viendra plus jusqu'à toi.



Psaume : Ps 30(29), 3-4, 5-6ab, cd.12,13

Quand j'ai crié vers toi, Seigneur,
mon Dieu, tu m'as guéri ;
Seigneur, tu m'as fait remonter de l'abîme
et revivre quand je descendais à la fosse.

Fêtez le Seigneur, vous, ses fidèles,
rendez grâce en rappelant son nom très saint.
Sa colère ne dure qu'un instant,
sa bonté, toute la vie.

Avec le soir, viennent les larmes,
mais au matin, les cris de joie.
Tu as changé mon deuil en une danse,
mes habits funèbres en parure de joie.

Que mon cœur ne se taise pas,
qu'il soit en fête pour toi,
et que sans fin, Seigneur, mon Dieu,
je te rende grâce !



5ème lecture
Lecture du livre d'Isaïe 55, 1-11


Vous tous qui avez soif, venez, voici de l'eau ! Même si vous n'avez pas d'argent, venez acheter et consommer, venez acheter du vin et du lait sans argent et sans rien payer.
Pourquoi dépenser votre argent pour ce qui ne nourrit pas, vous fatiguer pour ce qui ne rassasie pas ? Écoutez-moi donc : mangez de bonnes choses, régalez-vous de viandes savoureuses !
Prêtez l'oreille ! Venez à moi ! Écoutez, et vous vivrez. Je ferai avec vous une Alliance éternelle, qui confirmera ma bienveillance envers David.
Lui, j'en ai fait un témoin pour les nations, un guide et un chef pour les peuples.
Et toi, tu appelleras une nation que tu ne connais pas, et une nation qui t'ignore accourra vers toi, à cause du Seigneur ton Dieu, à cause de Dieu, le Saint d'Israël, qui fait ta splendeur.

Cherchez le Seigneur tant qu'il se laisse trouver. Invoquez-le tant qu'il est proche.
Que le méchant abandonne son chemin, et l'homme pervers, ses pensées !
Qu'il revienne vers le Seigneur qui aura pitié de lui, vers notre Dieu qui est riche en pardon.
Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et mes chemins ne sont pas vos chemins, déclare le Seigneur.
Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes chemins sont élevés au-dessus des vôtres, et mes pensées, au-dessus de vos pensées.

La pluie et la neige qui descendent des cieux n'y retournent pas sans avoir abreuvé la terre, sans l'avoir fécondée et l'avoir fait germer, pour donner la semence au semeur et le pain à celui qui mange ; ainsi ma parole, qui sort de ma bouche, ne me reviendra pas sans résultat, sans avoir fait ce que je veux, sans avoir accompli sa mission.



Cantique d'Isaïe 12, 2, 4 bcde, 5bc-6ac

Voici le Dieu qui me sauve :
j'ai confiance ; je n'ai plus de crainte.
Ma force et mon chant c'est le Seigneur,
Il est pour moi le salut.

Rendez grâce au Seigneur,
proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits !
Redites-le : « sublime est son nom ! »

Car il a fait les prodiges
que toute la terre connaît.
Jubilez, criez de joie :
car Dieu est grand au milieu de vous !



6ème lecture
Lecture du livre de Baruch 3, 9-15.32-4,4


Écoute, Israël, les préceptes de vie, prête l'oreille pour acquérir la connaissance.
Pourquoi donc, Israël, pourquoi es-tu exilé chez tes ennemis, vieillissant sur une terre étrangère, souillé par le contact des cadavres, inscrit parmi les habitants du séjour des morts ? - Parce que tu as abandonné la Source de la Sagesse !
Si tu avais suivi les chemins de Dieu, tu vivrais dans la paix pour toujours.
Apprends où se trouvent et la connaissance, et la force, et l'intelligence ; apprends en même temps où se trouvent de longues années de vie, la lumière de tes yeux, et la paix.

Mais qui donc a découvert la demeure de la Sagesse, qui a pénétré jusqu'à ses trésors ?
Celui qui sait tout en connaît le chemin, il l'a découvert par son intelligence. Il a pour toujours aménagé la terre, et l'a peuplée de troupeaux.
Il lance la lumière, et elle prend sa course ; il la rappelle, et elle obéit en tremblant.
Les étoiles brillent, joyeuses, à leur poste de veille ; il les appelle, et elles répondent : « Nous voici ! » Elles brillent avec joie pour celui qui les a faites.
C'est lui qui est notre Dieu : aucun autre ne lui est comparable.
Il a découvert les chemins de la connaissance, et il les a confiés à Jacob, son serviteur, à Israël, son bien-aimé.

Ainsi la Sagesse est apparue sur la terre, elle a vécu parmi les hommes.
Elle est le livre des commandements de Dieu, la Loi qui demeure éternellement : tous ceux qui l'observent vivront, ceux qui l'abandonnent mourront.
Reviens à elle, Jacob, reçois-la ; à sa lumière, marche vers la splendeur :
ne laisse pas ta gloire à un autre, tes privilèges à un peuple étranger.
Heureux sommes-nous, Israël ! Car ce qui plaît à Dieu, nous le connaissons.



Psaume : Ps 19(18), 8, 9, 10, 11


La loi du Seigneur est parfaite,
qui redonne vie ;
la charte du Seigneur est sûre,
qui rend sages les simples.

Les préceptes du Seigneur sont droits,
ils réjouissent le cœur ;
le commandement du Seigneur est limpide,
il clarifie le regard.

La crainte qu'il inspire est pure,
elle est là pour toujours ;
les décisions du Seigneur sont justes
et vraiment équitables :

plus désirables que l'or,
qu'une masse d'or fin,
plus savoureuses que le miel
qui coule des rayons.



7ème lecture
Lecture du livre d'Ézéchiel 36, 16-17a. 18-28


La parole du Seigneur me fut adressée :
« Fils d'homme, lorsque les gens d'Israël habitaient leur pays, ils le souillaient par leur conduite et par toutes leurs actions.
Alors j'ai déversé sur eux ma fureur, à cause du sang qu'ils avaient versé dans le pays, à cause des idoles qui l'avaient profané.
Je les ai dispersés parmi les nations païennes, ils ont été disséminés dans les pays étrangers. Je les ai jugés selon leur conduite et selon leurs actions.
Dans les nations où ils sont allés, ils ont profané mon saint nom, et l'on disait : 'C'est le peuple du Seigneur, ils sont sortis de son pays.'
Mais j'ai voulu préserver la sainteté de mon nom, que les gens d'Israël avaient profané dans les nations où ils sont allés.
Eh bien ! tu diras à la maison d'Israël : Ainsi parle le Seigneur Dieu : Ce n'est pas pour vous que je vais agir, maison d'Israël, mais c'est pour mon saint nom que vous avez profané dans les nations où vous êtes allés.

Je montrerai la sainteté de mon grand nom, qui a été profané dans les nations, mon nom que vous avez profané au milieu d'elles. Les nations apprendront que je suis le Seigneur - déclare le Seigneur Dieu - quand par vous je me montrerai saint à leurs yeux.
J'irai vous prendre dans toutes les nations ; je vous rassemblerai de tous les pays, et je vous ramènerai sur votre terre.

Je verserai sur vous une eau pure, et vous serez purifiés. De toutes vos souillures, de toutes vos idoles je vous purifierai.
Je vous donnerai un cœur nouveau, je mettrai en vous un esprit nouveau. J'enlèverai votre cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair.
Je mettrai en vous mon esprit : alors vous suivrez mes lois, vous observerez mes commandements et vous y serez fidèles.
Vous habiterez le pays que j'ai donné à vos pères. Vous serez mon peuple, et moi, je serai votre Dieu. »



Psaume : Ps 51(50), 12-13, 14-15, 18-19

Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu,
renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.
Ne me chasse pas loin de ta face,
ne me reprends pas ton esprit saint.

Rends-moi la joie d'être sauvé ;
que l'esprit généreux me soutienne.
Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ;
vers toi, reviendront les égarés.

Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas,
tu n'acceptes pas d'holocauste.
Le sacrifice qui plaît à Dieu,
    c'est un esprit brisé ;
tu ne repousses pas, ô mon Dieu,
    un cœur brisé et broyé.



Épître

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 6, 3b-11

Frères,

nous tous, qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est dans sa mort que nous avons été baptisés.

Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts.

Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché.

Car celui qui est mort est affranchi du péché.

Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui.

Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur lui la mort n'a plus aucun pouvoir.

Car lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'il est vivant.

De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ.



Psaume : Ps 118(117), 1.4, 16-17, 22-23

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc (Mc 16, 1-huit)


Le sabbat terminé, Marie Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour aller embaumer le corps de Jésus.
De grand matin, le premier jour de la semaine, elles se rendent au sépulcre au lever du soleil.

Elles se disaient entre elles :

« Qui nous roulera la pierre pour dégager l'entrée du tombeau ? »


Au premier regard, elles s'aperçoivent qu'on a roulé la pierre, qui était pourtant très grande.

En entrant dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme vêtu de blanc. Elles furent saisies de peur.


Mais il leur dit :

« N'ayez pas peur !

Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié ?

Il est ressuscité : il n'est pas ici. Voici l'endroit où on l'avait déposé.


Et maintenant, allez dire à ses disciples et à Pierre :

'Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l'a dit.' »

Elles sortirent et s'enfuirent du tombeau, parce qu'elles étaient toutes tremblantes et hors d'elles-mêmes.

Elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.







Commentaire du jour.





Saint Hésychius (?-v. 451), Moine, Prêtre.
1ère homélie pour Pâques, 1.5-6 (trad. cf SC 187, p. 63s ; rev.)

« Voici la nuit où Le Christ, brisant les liens de la mort, s'est relevé, victorieux » (Exultet)

Le Ciel brille quand il est éclairé par le chœur des étoiles, et l'univers brille plus encore quand se lève l'étoile du matin.

Mais cette nuit resplendit maintenant moins de l'éclat des astres que de sa Joie devant la victoire de Notre Dieu et Sauveur.

« Gardez courage, dit-il en effet, Moi, je suis vainqueur du monde » (Jn 16,33).

Après cette victoire de Dieu sur l'ennemi invisible, nous aussi nous remporterons certainement la victoire sur les démons.

Demeurons donc près de la Croix de notre Salut, afin de cueillir les premiers fruits des dons de Jésus.

Célébrons cette nuit sainte avec des flambeaux sacrés ; faisons monter une musique divine, chantons une hymne Céleste.

Le « Soleil de Justice » (Ml 3,20), Notre Seigneur Jésus-Christ, a illuminé ce jour pour le monde entier, il s'est levé au moyen de la Croix, il a sauvé les croyants...

Notre assemblée, mes frères, est une fête de victoire, la victoire du Roi de l'univers, fils de Dieu.

Aujourd'hui le diable a été défait par le Crucifié et toute l'humanité est remplie de Joie par le Ressuscité...


Ce jour crie :

« Aujourd'hui, j'ai vu le Roi du Ciel, ceint de lumière, monter au-dessus de l'éclair et toute clarté, au-dessus du soleil et des eaux, au-dessus des nuées »...

Il a été caché d'abord dans le sein d'une femme, puis au sein de la Terre, sanctifiant d'abord ceux qui sont engendrés, ensuite rendant la vie par sa Résurrection à ceux qui sont morts, car « voilà que souffrance, douleur d'enfantement et gémissement se sont enfuis » (Is 35,10)...

Aujourd'hui, par ce Ressuscité, le Paradis est ouvert, Adam est rendu à la vie, Ève est consolée, l'appel est entendu, le Royaume est préparé, l'homme est sauvé, Le Christ est adoré.

Il a foulé aux pieds la mort, a fait prisonnier ce tyran, a dépouillé le séjour des morts.

Il monte aux Cieux, victorieux comme un roi, glorieux comme un chef..., et il dit à Son Père :


« Me voici, ô Dieu, avec les enfants que tu m'as donnés » (He 2,13).

Gloire à Lui, maintenant et dans les siècles des siècles.




HYMNE

Brillez déjà, lueurs de Pâques,
Scintillez au jour de demain,
Annoncez l’époux qui revient,
Éveillant tout sur son passage.
La nuit ne saurait retenir
Ce corps où monte le désir
De recommencer un autre âge.

La Terre craque où il se dresse,
Comme hier où Dieu lui donna
Son Esprit, son souffle, une voix
Dans le jardin de la Genèse.
La chair de sa Chair est nommée :
La plaie qu’il porte à son côté
S’ouvre pour qu’un peuple en renaisse.

Voici le temps où Dieu se hâte ;
De sa main il couvre les eaux,
Il en tire un monde nouveau,
Partout la vie refait surface !
Où donc est la tombe de Dieu ?
La mort est morte sous les yeux
De ceux qui croiront en sa Grâce.







Oraison du soir (Office de la Vigile Pascale).

Dieu éternel et tout puissant, dont Le Fils unique est descendu aux profondeurs de la Terre, d’où il est remonté glorieux : accorde à tes fidèles, ensevelis avec Lui dans le Baptême, d’accéder par sa Résurrection à la Vie éternelle.

Lui  qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (1 P 1. 18-21)… (Office de la Vigile Pascale).

Vous le savez : ce qui vous a libérés de la vie sans but que vous meniez à la suite de vos pères, ce n’est pas l’or ou l’argent, car ils seront détruits ; c’est le Sang précieux du Christ, l’Agneau sans défaut et sans tache.

Dieu l’avait choisi dès avant la création du monde, et il l’a manifesté à cause de vous, en ces temps qui sont les derniers.

C’est par Lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et lui a donné la Gloire ; ainsi vous mettez votre Foi et votre Espérance en Dieu.



Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Samedi 31 Mars 2018

Bonne matinée !



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Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 90

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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Dim 1 Avr 2018 - 9:08



✟Eucharistie du Dimanche 01 Avril 2018  Saint Jour de Pâques, la Résurrection du Seigneur, Solennité des solennités.✟



LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 10,34a.37-43.


Alors Pierre prit la parole :

« En vérité, je le comprends :

Dieu ne fait pas de différence entre les hommes ;
Vous savez ce qui s'est passé à travers tout le pays des Juifs, depuis les débuts en Galilée, après le baptême proclamé par Jean :


Jésus de Nazareth, Dieu l'a consacré par l'Esprit-Saint et rempli de sa force.

Là où il passait, il faisait le bien, et il guérissait tous ceux qui étaient sous le pouvoir du démon.

Car Dieu était avec lui.

Et nous, nous sommes témoins de tout ce qu'il a fait dans le pays des Juifs et à Jérusalem. Ils l'ont fait mourir en le pendant au bois du supplice.

Et voici que Dieu l'a ressuscité le troisième jour.

Il lui a donné de se montrer, non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d'avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d'entre les morts.


Il nous a chargés d'annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l'a choisi comme Juge des vivants et des morts.

C'est à lui que tous les prophètes rendent ce témoignage :

Tout homme qui croit en lui reçoit par lui le pardon de ses péchés.






Psaume 118(117),1-2.3-4.16-17.22-23.

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !

Que le dise la maison d'Aaron :
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort !
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur :

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.







Lettre de saint Paul Apôtre aux Colossiens 3,1-4.

Frères, vous êtes ressuscités avec le Christ.

Recherchez donc les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu.

Tendez vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre.

En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu.

Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.







Séquence

À la victime pascale,
chrétiens, offrez le sacrifice de louange.
L’Agneau a racheté les brebis;
le Christ innocent a réconcilié l’homme pécheur avec le Père.
La mort et la vie s’affrontèrent en un duel prodigieux.
Le Maître de la vie mourut; vivant, il règne.
“Dis-nous, Marie Madeleine,
qu’as-tu vu en chemin ?”
“J’ai vu le sépulcre du Christ vivant,
j’ai vu la gloire du Ressuscité.
J’ai vu les anges ses témoins,
le suaire et les vêtements.
Le Christ, mon espérance, est ressuscité !
Il vous précédera en Galilée.”
Nous le savons : le Christ
est vraiment ressuscité des morts.
Roi victorieux, prends-nous tous en pitié !
Amen.







Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,1-9.

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin, alors qu'il fait encore sombre.

Elle voit que la pierre a été enlevée du tombeau.

Le matin de Pâques, Marie-Madeleine courut trouver Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit :

« On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l'a mis. »


Pierre partit donc avec l'autre disciple pour se rendre au tombeau.
Ils couraient tous les deux ensembles, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau.


En se penchant, il voit que le linceul est resté là ; cependant il n'entre pas.


Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour.

Il entre dans le tombeau, et il regarde le linceul resté là,
et le linge qui avait recouvert la tête, non pas posé avec le linceul, mais roulé à part à sa place.


C'est alors qu'entra l'autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut.


Jusque-là, en effet, les disciples n'avaient pas vu que, d'après l'Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d'entre les morts.







Commentaire du jour.





Saint Épiphane de Salamine (? - 403), Évêque.
Homélie 3 pour la Résurrection (attribuée) ; PG 43, 465 (trad. Bouchet, Lectionnaire, p.195 et Brésard, 2000 ans A, p.124)

« Voici le jour que Le Seigneur a fait, jour de Fête et de Joie » (Ps 117,24)

Le Soleil de Justice (Ma 3,20), disparu depuis trois jours, se lève aujourd'hui et illumine toute la Création.

Christ au tombeau depuis trois jours et existant avant les siècles !

Il pousse comme une vigne et remplit de Joie toute la Terre habitée.

Fixons nos yeux sur le lever d'un soleil qui ne connaîtra pas de déclin ; devançons le jour et soyons remplis de la Joie de cette lumière !

Les portes des enfers sont brisées par Le Christ, les morts se dressent comme d'un sommeil.

Le Christ se lève, lui la Résurrection des morts, et il vient réveiller Adam.


Le Christ, Résurrection de tous les morts, se lève et vient délivrer Ève de la malédiction.

Le Christ se lève, lui la Résurrection, et il a transfiguré dans sa beauté ce qui était sans beauté ni éclat (Is 53,2).

Comme un dormeur, Le Seigneur s'est éveillé et a déjoué toutes les ruses de l'ennemi.

Il est Ressuscité et il donne la Joie à toute la Création ; il est Ressuscité et la prison de l'enfer a été vidée ; il est Ressuscité et il a transformé le corruptible en incorruptible (1Co 15,53).

Le Christ Ressuscité a établi Adam dans l'incorruptibilité, sa dignité première.

Dans Le Christ, l'Église devient aujourd'hui un Ciel nouveau (Ap 21,1), un Ciel plus beau à contempler que le soleil visible.

Le soleil que nous voyons tous les jours ne peut se mesurer avec ce Soleil-là ; tel un serviteur pénétré de respect, il s'est éclipsé devant Lui quand il l'a vu pendu à la Croix (Mt 27,45).

C'est de ce Soleil que le prophète dit :

« Le Seigneur, Soleil de Justice, s'est levé pour ceux qui le craignent » (Ma 3,20)..

Par Lui, Le Christ, Soleil de Justice, l'Église devient un Ciel resplendissant de quantité d'étoiles, jaillies de la piscine Baptismale dans leur lumière neuve.

« Voici le jour que Le Seigneur a fait ; exultons de Joie en esprit et réjouissons-nous en Lui » (Ps 117,24), pleins d'une allégresse Divine.








Hymne

Lumière du monde, ô Jésus


Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Aujourd’hui, Dieu Notre Père, tu nous ouvres la Vie éternelle par la victoire de Ton Fils sur la mort, et nous fêtons sa Résurrection.


Que Ton Esprit fasse de nous des hommes nouveaux pour que nous ressuscitions avec Le Christ dans la Lumière de la Vie.

Lui qui règne avec Toi et Le Saint Esprit pour les siècles des siècles.







Parole de Dieu : (Ac 10, 40-43)… (Office des Laudes).


Cliquer



Voici que Dieu a ressuscité Jésus le troisième jour.

Il lui a donné de se montrer non pas à tout le peuple, mais seulement aux témoins que Dieu avait choisis d’avance, à nous qui avons mangé et bu avec lui après sa Résurrection d’entre les morts.

Il nous a chargés d’annoncer au peuple et de témoigner que Dieu l’a choisi comme Juge des vivants et des morts.

C’est à Lui que tous les prophètes rendent ce témoignage :

Tout homme qui croit en Lui reçoit par Lui le Pardon de ses péchés.







Parole de Dieu : (He 10, 12-14)… (Office des Vêpres).

Jésus Christ, après avoir offert pour les péchés un unique Sacrifice, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu.

Il attend désormais que ses ennemis soient mis sous ses pieds.
Par son Sacrifice unique, il a mené pour toujours à leur perfection ceux qui reçoivent de Lui la sainteté.



Aujourd'hui, Jésus-Christ a vaincu la mort, le péché, la tristesse... et il a ouvert pour nous les portes d'une nouvelle Vie, la Vie authentique, celle que Le Saint-Esprit nous donne par pure grâce.

Les portes des enfers sont brisées par Le Christ, les morts se dressent comme d'un sommeil.

Le Christ se lève, lui la Résurrection des morts, et il vient réveiller Adam.


Le Christ, Résurrection de tous les morts, se lève et vient délivrer Ève de la malédiction.

Le Christ se lève, lui la Résurrection, et il a transfiguré dans sa beauté ce qui était sans beauté ni éclat.

Jésus est vivant et Ressuscité. Amen. Alléluia. Il nous donne sa Vie et son Amour infini et il nous entraîne tous à sa suite pour un Bonheur éternel dans Son Royaume où il nous attend avec impatience.

Que Jésus comble chacun, sans oublier vos familles, vos proches et tous ceux qui sont dans votre cœur, de sa Vie qui en nous devient source de Paix, de Joie et de Bonheur.


CHRIST EST RESSUSCITE ET VIVANT.

ALLELUIA.



Bon et Saint Dimanche de Pâques à chacun, mais aussi Bonne et Sainte Semaine de l’Octave de Pâques.





Alors soyons dans La Joie du Christ Ressuscité, du Christ Vivant, du Christ Vainqueur de La Mort et du Péché.


CHRIST EST NOTRE LUMIERE, NOTRE VIE POUR UN BONHEUR INFINI ET ETERNEL DANS SON ROYAUME.

CHRIST EST RESSUSCITE ET VIVANT.

ALLELUIA.





Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Dimanche 1 Avril 2018

Bonne matinée !



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Philippe-Antoine le Dim 1 Avr 2018 - 9:18

Merci Marie!

J'ajouterai 

"""

21 Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé ? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons ? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles ?
23 Alors je leur dirai hautement : Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité."""


(Matthieu, chapitre 7, versets 21-23)


Amen
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Lun 2 Avr 2018 - 9:35

@Philippe-Antoine a écrit:Merci Marie!

J'ajouterai 

"""

21 Ce ne sont pas tous ceux qui me disent : Seigneur, Seigneur, qui entreront dans le royaume des cieux, mais bien celui qui fait la volonté de mon Père qui est dans les cieux.
22 Plusieurs me diront en ce jour-là : Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en votre nom que nous avons prophétisé ? n'est-ce pas en votre nom que nous avons chassé les démons ? et n'avons-nous pas, en votre nom, fait beaucoup de miracles ?
23 Alors je leur dirai hautement : Je ne vous ai jamais connus. Retirez-vous de moi, ouvriers d'iniquité."""


(Matthieu, chapitre 7, versets 21-23)


Amen

Merci Philippe

Bible



✟Eucharistie du Lundi 02 Avril 2018

L’Église Célèbre la Solennité du Lundi dans l’Octave de Pâques.✟

LITURGIE DE LA PAROLE.


Livre des Actes des Apôtres 2,14.22b-33.


Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration :

« Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.


Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes.


Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.

Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir.

En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume :

‘Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable.


C’est pourquoi mon cœur est en fête, et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :

Tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.

Tu m’as appris des chemins de vie, tu me rempliras d’allégresse par ta présence.’

Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous.

Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait juré de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.

Il a vu d’avance la résurrection du Christ, dont il a parlé ainsi :

‘Il n’a pas été abandonné à la mort, et sa chair n’a pas vu la corruption.’


Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité ; nous tous, nous en sommes témoins.

Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l’a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez.



Psaume 16(15),1-2a.5.7-8.9-10.11.

Garde-moi, mon Dieu : j'ai fait de toi mon refuge.
J'ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe :
de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille :
même la nuit mon cœur m'avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ;
il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête,
ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m'abandonner à la mort
ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m'apprends le chemin de la vie :
devant ta face, débordement de joie !
À ta droite, éternité de délices !



Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 28,8-15.

En ce temps-là, quand les femmes eurent entendu les paroles de l’ange, vite, elles quittèrent le tombeau, remplies à la fois de crainte et d’une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.

Et voici que Jésus vint à leur rencontre et leur dit :

« Je vous salue. »

Elles s’approchèrent, lui saisirent les pieds et se prosternèrent devant lui.


Alors Jésus leur dit :

« Soyez sans crainte, allez annoncer à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront. »

Tandis qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des gardes allèrent en ville annoncer aux grands prêtres tout ce qui s’était passé.

Ceux-ci, après s’être réunis avec les anciens et avoir tenu conseil, donnèrent aux soldats une forte somme
en disant :

« Voici ce que vous direz :

“Ses disciples sont venus voler le corps, la nuit pendant que nous dormions.”

Et si tout cela vient aux oreilles du gouverneur, nous lui expliquerons la chose, et nous vous éviterons tout ennui. »


Les soldats prirent l’argent et suivirent les instructions. Et cette explication s’est propagée chez les Juifs jusqu’à aujourd’hui.







Commentaire du jour.





Saint Pierre Chrysologue (v. 406-450), Évêque de Ravenne, Docteur de l'Église.
Sermon 80 ; CCL 24A, 490s (trad. Matthieu commenté, DDB 1985, p.152s rev.)

« Soyez sans crainte »


« Je sais que vous cherchez Jésus le crucifié. Il n'est pas ici. » Ainsi parlait l'ange aux femmes, lui qui a ouvert le tombeau pour cette raison.

Ce n'était pas pour en faire sortir Le Christ, qui déjà n'y était plus, mais pour faire savoir que Le Christ n'y était plus.


« Il est ressuscité comme il l'avait dit... Venez voir l'endroit où Le Seigneur avait été déposé » (Mt 28,5-6).


Venez, femmes, venez.

Voyez l'endroit où vous aviez déposé Adam, où le genre humain avait été enseveli. Comprenez qu'aussi grand a été son pardon que grande a été l'injustice faite au Seigneur...

Quand les femmes entrent dans le sépulcre, elles prennent leur part de l'ensevelissement, elles font cause commune avec la Passion.

Sortant du sépulcre, elles se relèvent dans la Foi avant de ressusciter dans la chair.

« Elles quittèrent le tombeau, tremblantes et toutes joyeuses »...


L'Écriture dit : « Servez Le Seigneur avec crainte et jubilez pour Lui avec tremblement » (Ps 2,11).

« Et Jésus vint à leur rencontre et il leur dit : 'Je vous salue !' »

Le Christ vient à la rencontre de ceux qui courent avec Foi, pour qu'ils reconnaissent de leurs yeux ce qu'ils avaient cru par la Foi.


Il veut conforter par sa présence celles que l'ouïe jusqu'alors avait laissées tremblantes... Il vient à leur rencontre comme un maître, il les salue comme un parent, il leur redonne la vie par l'Amour, il les préserve par la crainte.

Il les salue pour qu'elles le servent amoureusement, pour que la crainte ne les mette pas en fuite.

« Je vous salue ! »

« Elles s'approchèrent et lui saisirent les pieds »...

« Je vous salue ! », c'est-à-dire : Touchez-moi. Il a voulu être pris, lui qui a supporté qu'on jette les mains sur Lui...

Il leur dit :

« Soyez sans crainte ».

Ce que l'ange avait dit, Le Seigneur le dit aussi. L'ange les avait affermies, Le Christ va les rendre plus fortes encore.

« Soyez sans crainte. Allez annoncer à mes frères qu'ils doivent s'en aller en Galilée. C'est là qu'ils me verront. »

Se relevant des morts, Le Christ a ressaisi l'homme, il ne l'a pas abandonné. Il les appelle donc ses frères, ceux que par le corps il a rendu ses frères germains ; il les appelle frères, ceux qu'il a adoptés comme fils de Son Père.


Il les appelle frères, ceux que, héritier plein de bonté, il a rendu ses cohéritiers.



HOMÉLIE DE MÉLITON DE SARDES SUR LA PÂQUE





Mystère toujours nouveau.

Comprenez-le, mes bien-aimés : le mystère de la Pâque est ancien et nouveau, provisoire et éternel, corruptible et incorruptible, mortel et immortel.

Il est ancien en raison de la Loi, mais nouveau en raison du Verbe ; provisoire en ce qu'il est figuratif, mais éternel parce qu'il donne la grâce ; corruptible puisqu'on immole une brebis, mais incorruptible parce qu'il contient la Vie du Seigneur ; mortel, puisque Le Seigneur est enseveli dans la terre, mais immortel par sa Résurrection d'entre les morts.

Oui, la Loi est ancienne, mais le Verbe est nouveau ; la figure est provisoire, mais la grâce est éternelle ; la brebis est corruptible, mais Le Seigneur est incorruptible, Lui qui a été immolé comme l'Agneau, et qui ressuscita comme Dieu.

Car il a été conduit comme une brebis vers l'abattoir, alors qu'il n'était pas une brebis ; il est comparé à l'agneau muet, alors qu'il n'était pas un agneau.

En effet, la figure a passé, et la vérité a été réalisée : Dieu a remplacé l'agneau, un homme a remplacé la brebis, dans cet homme, Le Christ, qui contient toute chose.

Ainsi donc, l'immolation de la brebis et le rite de la Pâque et la lettre de la Loi ont abouti au Christ Jésus en vue de qui tout arriva dans la loi ancienne et davantage encore dans l'ordre nouveau.

Car la Loi est devenue le Verbe, et, d'ancienne, elle est devenue nouvelle (l'une et l'autre sorties de Sion et de Jérusalem), le commandement s'est transformé en grâce, la figure en vérité, l'agneau est devenu fils, la brebis est devenue homme et l'homme est devenu Dieu.

Le Seigneur, étant Dieu, revêtit l'homme, souffrit pour celui qui souffrait, fut enchaîné pour celui qui était captif, fut jugé pour le coupable, fut enseveli pour celui qui était enseveli.

Il ressuscita des morts et déclara à haute voix : Qui disputera contre Moi ? Qu'il se présente en face de Moi!


C'est Moi qui ai délivré le condamné ; c'est Moi qui ai rendu la vie au mort ; c'est Moi qui ai ressuscité l'enseveli.

Qui ose me contredire ? C'est Moi, dit-il, qui suis Le Christ, qui ai détruit la mort, qui ai triomphé de l'adversaire, qui ai lié l'ennemi puissant, et qui ai emporté l'homme vers les hauteurs des Cieux ; c'est Moi, dit-il, qui suis Le Christ.

Venez donc, toutes les familles des hommes, pétries de péchés, et recevez le Pardon des péchés.

Car c'est Moi qui suis votre Pardon, Moi la Pâque du Salut, Moi l'Agneau immolé pour vous, Moi votre rançon, Moi votre Vie, Moi votre Résurrection, Moi votre Lumière, Moi votre Salut, Moi votre Roi.


C'est Moi qui vous emmène vers les hauteurs des Cieux ; c'est Moi qui vous ressusciterai ; c'est Moi qui vous ferai voir Le Père qui existe de toute éternité ; c'est Moi qui vous ressusciterai par ma main puissante.




HYMNE

J’AI VU L’EAU VIVE


J’ai vu l’eau vive
jaillissant du cœur du Christ, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau
seront sauvés et chanteront : alléluia !

J’ai vu la source
devenir un fleuve immense, alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés
chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !

J’ai vu le Temple
désormais s’ouvrir à tous, alléluia !
Le Christ revient victorieux,
montrant la plaie de son côté, alléluia !

J’ai vu le Verbe
nous donner la paix de Dieu, alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom


seront sauvés et chanteront : alléluia !







HYMNE

LUMIÈRE DU MONDE, Ô JÉSUS


Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.







HYMNE

QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT


Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu qui agrandit toujours ton Église en lui donnant par le Baptême de nouveaux enfants, accorde à tes fils d’être fidèles toute leur vie au Sacrement qu’ils ont reçu dans la Foi.



Parole de Dieu : (Rm 10, 8-10)... (Office des Laudes).


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Nous lisons dans l’Écriture :

« La Parole est près de toi ; elle est dans ta bouche et dans ton cœur. »


Cette Parole, c’est le message de la Foi que nous proclamons. Donc, si tu affirmes de ta bouche que Jésus est Seigneur, si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, alors tu seras sauvé.


Celui qui croit du fond de son cœur devient juste ; celui qui, de sa bouche, affirme sa Foi parvient au Salut.



Parole de Dieu : (He 8, 1b-3a)... (Office des Vêpres).

C'est bien ce Grand Prêtre là que nous avons, Lui qui s'est assis à la droite de Dieu et qui règne avec Lui dans les Cieux, après avoir accompli le service du véritable Sanctuaire, et de la véritable Tente dressée par Le Seigneur et non par un homme.

Le Grand Prêtre a toujours été chargé d’offrir des dons et des sacrifices.




Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Lundi 2 Avril 2018

Bonne matinée !




Ici





Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 92





Bon Lundi de Pâques!
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mar 3 Avr 2018 - 8:03



✟Eucharistie du Mardi 03 Avril 2018✟

L’Église Célèbre la Solennité du Mardi dans l’Octave de Pâques.


LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 2,36-41.



Le jour de la Pentecôte, Pierre disait à la foule :

« Que toute la maison d’Israël le sache donc avec certitude :

Dieu l’a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous aviez crucifié. »


Les auditeurs furent touchés au cœur ; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres :

« Frères, que devons-nous faire ? »

Pierre leur répondit :

« Convertissez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ pour le pardon de ses péchés ; vous recevrez alors le don du Saint-Esprit.

Car la promesse est pour vous, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, aussi nombreux que le Seigneur notre Dieu les appellera. »

Par bien d’autres paroles encore, Pierre les adjurait et les exhortait en disant :

« Détournez-vous de cette génération tortueuse, et vous serez sauvés. »


Alors, ceux qui avaient accueilli la parole de Pierre furent baptisés.

Ce jour-là, environ trois mille personnes se joignirent à eux.



Psaume 33(32),4-5.18-19.20.22.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur ;
il est fidèle en tout ce qu'il fait.
Il aime le bon droit et la justice ;
la terre est remplie de son amour.

Dieu veille sur ceux qui le craignent,
qui mettent leur espoir en son amour,
pour les délivrer de la mort,
les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur :
il est pour nous un appui, un bouclier.
Que ton amour, Seigneur, soit sur nous
comme notre espoir est en toi !



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,11-18.

En ce temps-là, Marie Madeleine se tenait près du tombeau, au-dehors, tout en pleurs.

Et en pleurant, elle se pencha vers le tombeau.


Elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l’un à la tête et l’autre aux pieds, à l’endroit où avait reposé le corps de Jésus.


Ils lui demandent :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? »

Elle leur répond :

« On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a déposé. »


Ayant dit cela, elle se retourna ; elle aperçoit Jésus qui se tenait là, mais elle ne savait pas que c’était Jésus.


Jésus lui dit :

« Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? »

Le prenant pour le jardinier, elle lui répond :

« Si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as déposé, et moi, j’irai le prendre. »


Jésus lui dit alors :

« Marie ! »

S’étant retournée, elle lui dit en hébreu :

« Rabbouni ! », c’est-à-dire : Maître.


Jésus reprend :

« Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers le Père.

Va trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »


Marie Madeleine s’en va donc annoncer aux disciples :

« J’ai vu le Seigneur ! », et elle raconta ce qu’il lui avait dit.










Commentaire du jour.





Saint Grégoire le Grand (v. 540-604), Pape et Docteur de l'Église.
Homélie 25 sur l'Évangile ; PL 76, 1188 (trad. Quéré, coll. Icthus, vol. 10, p. 292)

« Pourquoi pleures-tu ? »

Marie, en pleurs, se penche et regarde dans le tombeau.

Elle avait pourtant déjà vu qu'il était vide, et elle avait annoncé la disparition du Seigneur.


Pourquoi se penche-t-elle encore ; pourquoi désire-t-elle encore voir ?

Parce que l'Amour ne se contente pas d'un seul regard ; l'Amour est une quête toujours plus ardente.

Elle l'a déjà cherché, mais en vain ; elle s'obstine et finit par le découvrir...

Dans le Cantique des cantiques, l'Église disait du même Époux :

« Sur ma couche, la nuit, j'ai cherché celui que mon cœur aime. Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé.

Je me lèverai et parcourrai la ville ; dans les rues et sur les places, avez-vous vu celui que mon cœur aime ? » (Ct 3,1-2)

Deux fois, elle exprime sa déception :

« Je l'ai cherché mais ne l'ai pas trouvé ! »

Mais le succès vient enfin couronner l'effort :

« Les gardes m'ont rencontrée, ceux qui font la ronde dans la ville.

Avez-vous vu celui que mon cœur aime ?

À peine les avais-je dépassés, j'ai trouvé celui que mon cœur aime. » (Ct 3,3-4)

Et nous, quand est-ce que, sur nos couches, nous cherchons l'Aimé?

Pendant les brefs repos de cette vie, lorsque nous soupirons en l'absence de notre Rédempteur.


Nous le cherchons la nuit, car même si notre esprit veille déjà sur Lui, nos yeux ne voient encore que son ombre.

Mais puisque nous n'y trouvons pas l’Aimé, levons-nous ; parcourons la ville, c'est-à-dire la sainte assemblée des élus.

Cherchons-le de tout notre cœur ; regardons dans les rues et sur les places, c'est-à-dire dans les passages escarpés de la vie ou dans ses voies spacieuses ; ouvrons l'œil, cherchons-y les pas de notre Bien-aimé...

Ce désir faisait dire à David :

« Mon âme a soif du Dieu de Vie. Quand irai-je voir la face de Dieu ?

Sans relâche, poursuivez sa face. » (Ps 42,3)




HOMÉLIE DE SAINT ANASTASE D'ANTIOCHE
SUR LA PASSION






« Il fallait que Le Christ souffrît pour entrer dans sa Gloire »

Le Christ, par ses paroles et ses actions, montrait qu'il était vrai Dieu et Seigneur de l'univers.

Il disait donc à ses disciples, avant de monter à Jérusalem :

Voici que nous montons à Jérusalem. Le Fils de l'homme sera livré aux païens, aux grands prêtres et aux scribes pour être flagellé, tourné en dérision et crucifié.


Il annonçait ce qui s'accordait avec les prédictions des prophètes, car ils avaient prédit sa mort qui devait avoir lieu à Jérusalem.

Donc, puisque la sainte Écriture avait, dès le début, prédit la mort du Christ, et les souffrances précédant sa mort, elle prédit aussi ce qui arriva à son corps après la mort, et elle prédit que ce Dieu, à qui cela arriverait, demeurerait impassible et immortel.

Autrement, il n'aurait jamais été Dieu.

Mais, considérant la réalité de l'Incarnation, nous comprenons pourquoi il est vrai et juste d'affirmer tout ensemble et la Passion du Christ et son impassibilité.

Nous comprenons pourquoi le Verbe de Dieu qui, autrement, serait impassible, a dû subir la Passion ; car l'homme n'aurait pu être sauvé par un autre moyen.

Lui seul l'a su, ainsi que ceux à qui il l'a révélé.

En effet, il a su tout ce qui vient du Père ; c'est ainsi que L'Esprit voit même les profondeurs des Mystères Divins.

Cependant, il fallait que Le Christ souffrît ; il était absolument impossible que la Passion n'eût pas lieu, comme Lui-même l'a affirmé lorsqu'il a appelé lents à croire et inintelligents ceux qui ne savaient pas que Le Christ devait souffrir ainsi pour entrer dans sa Gloire.


En effet, il est venu pour sauver son peuple, en renonçant à la Gloire qu'il avait auprès du Père avant le commencement du monde.

Ce Salut était la perfection qui devait s'accomplir par la Passion, et qui serait imputée à l'auteur de notre Vie, selon l'enseignement de Saint Paul : Il a été l'auteur de notre Vie, en atteignant la perfection par ses souffrances.

Et l'on voit comment la Gloire du Fils unique, dont il avait été écarté pendant peu de temps en notre faveur, lui a été rendue par la Croix dans la chair qu'il avait adoptée.

Saint Jean le dit en effet dans son Évangile, lorsqu'il explique ce qu'était cette eau dont le Sauveur a dit qu'elle jaillirait, comme des fleuves, du cœur du croyant. Or, en disant cela, il parlait de L'Esprit-Saint que devaient recevoir ceux qui croiraient en Lui.


En effet, L'Esprit-Saint n'avait pas encore été donné, parce que Jésus n'était pas encore entré dans sa Gloire.


Ce qu'il appelle sa Gloire, c'est sa mort sur la Croix.

C'est pourquoi Le Seigneur, lorsqu'il priait, avant de subir la Croix, demandait au Père de lui donner cette Gloire qu'il avait auprès de Lui avant le commencement du monde.




HYMNE

COMME NOUS ALLIONS RÊVANT DIEU


Comme nous allions rêvant Dieu

Comme nous allions rêvant Dieu,
Une voix venue du grand creux
Des fonds de l'Homme
Nous a surpris : Veillez ici,
Veillez et priez cette nuit
Qui entre toutes vous est bonne.

C'était au secret de nos cœurs,
Au tombeau vide du Seigneur,
La voix de l'Ange !
Elle ajouta : Que cherchez-vous ?
Le corps du Seigneur est chez vous,
Restez ses hommes de confiance !

Devant le caveau grand ouvert,
Retour du Seigneur des enfers,
Chantez son hymne !
Ce lieu profond, il est à Dieu !
Nul ne le sonde avec des yeux
Qui ne sont pas faits pour l'abîme.

Le Seigneur vous a précédés
Dans la mort qui vous obsédait,
Vos morts futures ;
Allez donc sans crainte à la vie !
Jésus vous a déjà ravi
Dans sa Passion vos sépultures.







HYMNE

QUAND IL DISAIT À SES AMIS


Quand il disait à ses amis :
" Si vous saviez le don de Dieu ! "
Nous avons asséché
Les sources de la vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre naissance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Venez à moi, je suis le jour ! "
Nous avons sacrifié
Aux forces de la nuit...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre lumière a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Je suis vainqueur, pourquoi trembler ? "
Nous avons nié Dieu
En face de la peur...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre pardon a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Heureux celui qui veut la paix ! "
Nous avons déserté
Le lieu de nos combats...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre espérance a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Séchez vos pleurs ! Prenez ma joie ! "
Nous avons perdu cœur
À force de trahir...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre bonheur a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.

Quand il disait à ses amis :
" Soyez mon corps ! Soyez mon sang ! "
Nous avons pris la mort
Au lieu de prendre vie...
Mais ce matin, Alléluia !
Notre avenir a jailli du tombeau !
Alléluia, Alléluia, Jésus est vivant.







HYMNE

IL S'EST LEVÉ D'ENTRE LES MORTS


Il s'est levé d'entre les morts

Il s'est levé d'entre les morts,
Le Fils de Dieu, notre frère.
Il s'est levé libre et vainqueur ;
Il a saisi notre destin
Au cœur du sien
Pour le remplir de sa lumière.

Sur lui dans l'ombre sont passées
Les grandes eaux baptismales
De la douleur et de la mort ;
Et maintenant, du plus profond
De sa passion,
Monte sur nous l'aube pascale.

L'histoire unique est achevée :
Premier enfant du Royaume,
Christ est vivant auprès de Dieu ;
Mais son exode humble et caché,
Le Fils aîné
Le recommence pour chaque homme.

Ne cherchons pas hors de nos vies
À retrouver son passage :
il nous rejoint sur nos sentiers ;
Mais au-delà de notre mort
C'est lui encore
Qui nous attend sur le rivage.






Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu qui nous as fait passer de la mort à la Vie en nous offrant les Sacrements de Pâques, poursuis toujours l’œuvre de ta Grâce : que ton peuple trouve une Liberté parfaite et parvienne à la Joie du Ciel dont tu lui donnes déjà le goût sur la Terre.



Parole de Dieu : (Ac 13, 30-33)… (Office des Laudes).




Cliquer


Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts.

Il est apparu pendant plusieurs jours à ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, et qui sont maintenant ses témoins devant le peuple.

Et nous, nous vous annonçons cette Bonne Nouvelle : la promesse que Dieu avait faite à nos pères, il l’a entièrement accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus ; c’est ce qui est écrit au psaume deuxième :

Tu es mon Fils, aujourd’hui je t’ai engendré.



Parole de Dieu : (1 P 2, 4-5)… (Office des Vêpres).

Approchez-vous du Seigneur : il est la Pierre Vivante, que les hommes ont éliminée mais que Dieu a choisie parce qu’il en connaît la valeur.

Vous aussi, soyez des pierres vivantes qui servent à construire le Temple spirituel, et vous serez le Sacerdoce Saint, présentant des offrandes spirituelles que Dieu pourra accepter à cause du Christ Jésus.



Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mardi 3 Avril 2018

Bonne matinée !



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Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 93



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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Mer 4 Avr 2018 - 9:16



Eucharistie du Mercredi 04 Avril 2018

L’Église Célèbre la Solennité du Mercredi dans l’Octave de Pâques.



LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 3,1-10.


En ces jours-là, Pierre et Jean montaient au Temple pour la prière de l’après-midi, à la neuvième heure.

On y amenait alors un homme, infirme de naissance, que l’on installait chaque jour à la porte du Temple, appelée la « Belle-Porte », pour qu’il demande l’aumône à ceux qui entraient.


Voyant Pierre et Jean qui allaient entrer dans le Temple, il leur demanda l’aumône.

Alors Pierre, ainsi que Jean, fixa les yeux sur lui, et il dit :

« Regarde-nous ! »

L’homme les observait, s’attendant à recevoir quelque chose de leur part.

Pierre déclara :

« De l’argent et de l’or, je n’en ai pas ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus Christ le Nazaréen, lève-toi et marche. »


Alors, le prenant par la main droite, il le releva et, à l’instant même, ses pieds et ses chevilles s’affermirent.

D’un bond, il fut debout et il marchait. Entrant avec eux dans le Temple, il marchait, bondissait, et louait Dieu.

Et tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.

On le reconnaissait : c’est bien lui qui était assis à la « Belle-Porte » du Temple pour demander l’aumône.

Et les gens étaient frappés de stupeur et désorientés devant ce qui lui était arrivé.



Psaume 105(104),1-2.3-4.6-7.8-9.

Rendez grâce au Seigneur, proclamez son nom,
annoncez parmi les peuples ses hauts faits ;
chantez et jouez pour lui,
redites sans fin ses merveilles.

Glorifiez-vous de son nom très saint :
joie pour les cœurs qui cherchent Dieu !
Cherchez le Seigneur et sa puissance,
recherchez sans trêve sa face.

Vous, la race d'Abraham son serviteur,
les fils de Jacob, qu'il a choisis.
Le Seigneur, c'est lui notre Dieu :
ses jugements font loi pour l'univers.

Il s'est toujours souvenu de son alliance,
parole édictée pour mille générations :
promesse faite à Abraham,
garantie par serment à Isaac.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,13-35.

Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem,
et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé.

Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient, Jésus lui-même s’approcha, et il marchait avec eux.

Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître.

Jésus leur dit :

« De quoi discutez-vous en marchant ? » Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes.


L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit :

« Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. »

Il leur dit :

« Quels événements ? »

Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :

comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié.

Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.

Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.

À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur.

Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau,
elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.





Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ; mais lui, ils ne l’ont pas vu. »

Il leur dit alors :

« Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !

Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »


Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture, ce qui le concernait.

Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.

Mais ils s’efforcèrent de le retenir :

« Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. »

Il entra donc pour rester avec eux.

Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna.

Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards.

Ils se dirent l’un à l’autre :

« Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route et nous ouvrait les Écritures ? »


À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :


« Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »

À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.







Commentaire du jour.






Saint Léon le Grand (?-v. 461), Pape et Docteur de l'Église.
1er sermon pour l'Ascension ; SC 74 bis (trad. cf SC p. 271)

« Alors leurs yeux s'ouvrirent »

Les jours qui se sont écoulés entre la Résurrection du Seigneur et son Ascension n'ont pas été dépourvus d'événements : de grands mystères y ont reçu leur confirmation, de grandes vérités y ont été révélées.

C'est alors que la crainte d'une mort amère est abolie et que l'immortalité, non seulement de l'âme mais aussi de la chair, est manifestée...

En ces jours-là, Le Seigneur se joint à deux disciples et les accompagne en chemin ; et, afin de dissiper en nous toutes les ténèbres du doute, il reproche à ces hommes apeurés leur lenteur à comprendre.

Les cœurs qu'il éclaire voient s'allumer en eux la flamme de la Foi ; ils étaient tièdes, et ils deviennent brûlants lorsque Le Seigneur leur fait comprendre les Écritures.


À la fraction du pain s'ouvrent les yeux de ceux qui sont à table avec Lui : ils voient la glorification de leur nature humaine et ils ont un Bonheur bien plus grand que nos premiers parents dont les yeux se sont ouverts sur la honte de leur désobéissance (Gn 3,7).

Parmi ces merveilles et d'autres encore, comme les disciples demeuraient dans l'inquiétude, Le Seigneur est apparu au milieu d'eux et leur a dit :

« La Paix soit avec vous » (Lc 24,36; Jn 20,26).

Pour qu'ils ne restent pas dans ces pensées qui les troublaient... il a dévoilé à leurs yeux hésitants les traces de la Croix sur ses mains et ses pieds...


Ainsi ce ne serait pas d'une Foi hésitante, mais d'une conviction certaine qu'ils maintiendraient que le Corps qui allait siéger sur le Trône de Dieu Le Père était bien Celui qui avait reposé dans le tombeau.

Voilà ce que la Bonté de Dieu a enseigné avec tant de soin pendant tout ce temps entre la Résurrection et l'Ascension, voilà ce qu'elle a montré aux yeux et au cœur de ses amis : le Seigneur Jésus-Christ, qui était vraiment né, avait vraiment souffert et est vraiment mort, est vraiment ressuscité.




HOMÉLIE PASCALE ANCIENNE

Le Christ est mort pour que nous ayons la Vie.

Saint Paul, rappelant l'heureux événement de notre Salut restitué, s'écrie :

De même que par Adam la mort est entrée dans le monde, c'est ainsi que par Le Christ le Salut a été rendu au monde.


Et encore : Pétri de terre, le premier homme vient de la Terre. Le deuxième homme, lui, vient du Ciel.

Et il ajoute :

De même que nous portons l'image de celui qui est pétri de terre, c'est-à-dire de l'homme ancien, pécheur, de même nous porterons l'image de celui qui vient du Ciel, c'est-à-dire que nous posséderons dans Le Christ le Salut de l'homme adopté, racheté, restauré et purifié.

Car le même Apôtre dit :

En premier, est ressuscité Le Christ, c'est-à-dire l'auteur de la Résurrection et de la Vie, ensuite ceux qui seront au Christ, c'est-à-dire ceux qui vivent selon son modèle de Pureté : ils auront en toute sécurité l'Espérance de la Résurrection, car ils posséderont avec Lui la Gloire promise par Dieu.

En effet, Le Seigneur a dit dans l'Évangile :

Celui qui me suivra ne périra pas, mais il passera de la mort à la Vie.

Ainsi, la Passion du Christ, c'est le Salut de la Vie humaine.

Car c'est pour cela qu'il a voulu mourir pour nous : afin que, croyant en Lui, nous ayons la Vie sans fin.

Il a voulu devenir pour un temps ce que nous sommes, afin qu'ayant reçu la promesse de l'éternité, nous vivions sans fin avec Lui.

Telle est la grâce des Mystères Célestes, tel est le don de la Pâque, telle est cette Fête annuelle, si désirable, telle est l'aurore du monde nouveau.

C'est pourquoi les nouveau-nés, mis au monde par cet enfantement qu'est le Baptême de Vie donné par la sainte Église, régénérés dans la simplicité des enfants, font retentir les accents de l'innocence.


C'est pourquoi des pères chastes et des mères pleines de pudeur engendrent par la Foi une innombrable descendance nouvelle.

C'est pourquoi, sous l'arbre de la Foi, du sein d'une source pure, brille l'éclat des cierges.

C'est pourquoi ces enfants sont sanctifiés par le don d'une grâce Céleste et sont nourris par le mystère d'un Sacrement célébré dans L'Esprit.

C'est pourquoi, une troupe de frères, élevée sur les genoux de la sainte Église pour former un seul peuple, adorant la nature de la Divinité unique et le Nom de sa puissance en trois Personnes, s'unit au Prophète pour chanter le psaume de la Solennité annuelle :

Voici le jour que fit Le Seigneur : qu'il soit pour nous jour de Fête et de Joie.

Quel est donc ce jour ?

Celui qui a donné naissance à la Vie, qui a fait éclore le jour, l'auteur de la lumière, c'est-à-dire Le Seigneur Jésus-Christ en personne, qui a dit Lui-même :

Moi, je suis le jour ; celui qui marche de jour ne trébuche pas.
Autrement dit : celui qui suit Le Christ en toute chose, parviendra sur ses traces au trône de l'éternelle Lumière.


C'est ainsi qu'aux derniers jours de sa vie mortelle Lui-même a prié Le Père pour nous en disant : Père, je veux que là où je suis, ceux qui ont cru en moi soient aussi ; comme tu es en Moi et Moi en Toi, qu'ils demeurent en nous.


HYMNE

IL EST VIVANT


Il est vivant ! Tu l'as vu la première.
Parle, Marie de Magdala !
- Hors du tombeau, debout dans la lumière,
Il dit : " Marie " ! C'était sa voix !

R/Nous l'avons vu ressuscité,
Nous, témoins de la Vérité !
Il est venu, il reviendra !
Amen ! Alléluia ! Alléluia !

Le cœur brûlant, vous alliez, près du Maître,
Vers Emmaüs, sur le chemin...
- Nous étions deux ! Il s'est fait reconnaître,
Le soir, à la fraction du pain !

Vous étiez onze, nous dit l'Écriture,
La nuit couvrait Jérusalem...
- Il a paru ! Il montrait ses blessures !
Il a soufflé son Esprit Saint !

Est-ce Jésus, celui qui t'a fait signe
De l'approcher, dis-nous, Thomas ?
- Sur mon Seigneur et mon Dieu, moi, indigne,
J'ai vu les marques de la croix !

Depuis Damas, tu ne peux plus te taire...
Confirme-nous ce que tu crois.
- Moi, Paul, je dis qu'ils étaient cinq cents frères,
Témoins du Christ, tous à la fois !







HYMNE

JÉSUS, QUI M'AS BRÛLÉ LE CŒUR


Jésus, qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure
En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de ton bonheur
À d'autres prenne !

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard,
Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit : " Où donc irai-je
Si Dieu me manque ? "
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger
Brûlant de Pâques !







HYMNE

JOUR DE RÉSURRECTION


Jour de Résurrection !
Peuples, rayonnons de joie !
C'est la Pâque, la Pâque du Seigneur !
Le Christ Dieu nous conduit
de la mort à la vie,
de la terre aux cieux,
et nous chantons sa victoire :

R/Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !

Que le ciel se réjouisse,
que la terre soit en fête,
que soit dans l'allégresse
le monde visible et invisible,
car le Christ est ressuscité,
lui, la joie éternelle :

La destruction de la mort, célébrons la,
et la ruine de l'enfer.
Louons l'auteur
d'une vie neuve et immortelle,
le Dieu unique de nos pères,
le Béni, le Glorieux :

Ô Pâque grande et toute sainte, ô Christ,
Ô Sagesse, ô Verbe de Dieu, ô Force,
fais que nous te soyons unis
en parfaite vérité,
au jour sans fin de ton Royaume :

Une Pâque sacrée nous est apparue :
Pâque nouvelle et sainte, Pâque mystique,
Pâque très pure, Pâque du Christ, notre Sauveur,
Pâque immaculée, Pâque grandiose,
Pâque des croyants,
Pâque qui sanctifie les fidèles,
Pâque qui ouvre le Paradis :

Voici le jour de la Résurrection !
En cette solennité, rayonnons de joie.
Embrassons-nous les uns les autres.
À ceux même qui nous haïssent, disons : Frères !
Pardonnons tout à cause de la Résurrection
et chantons :

R/Christ est ressuscité d'entre les morts !
Par la mort, il a détruit la mort !
À ceux qui sont au tombeau,
Il accorde la vie !





Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu qui nous donne chaque année la joie de fêter la Résurrection du Seigneur, ouvre-nous, à travers ces Fêtes d’ici-bas, le chemin vers la Joie éternelle.



Parole de Dieu : (Rm 6, 8-11)... (Office des Laudes).


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Si nous sommes passés par la mort avec Le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui.

Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, Le Christ ne meurt plus ; sur Lui la mort n’a plus aucun pouvoir.


Car il est mort, et c’est au péché qu’il est mort une fois pour toutes ; Lui qui est vivant, c’est pour Dieu qu’il est vivant.

De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus-Christ.



Parole de Dieu : (He 7, 24-27)... (Office des Vêpres).

Jésus, puisqu’il demeure éternellement, possède le Sacerdoce qui ne passe pas.

C’est pourquoi il est en mesure de sauver d’une manière définitive ceux qui s’avancent vers Dieu grâce à Lui, car il vit pour toujours, afin d’intercéder en leur faveur.

C’était bien le grand prêtre qu’il nous fallait : Saint, sans tache, sans aucune faute ; séparé maintenant des pécheurs, il est désormais plus haut que les Cieux.


Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant Lui-même.





Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Jeudi 5 Avril 2018

Bonne matinée !



Ici






Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 94






Dernière édition par Marie du 65 le Jeu 5 Avr 2018 - 11:02, édité 1 fois
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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Jeu 5 Avr 2018 - 10:47



Eucharistie du Jeudi 05 Avril 2018

L’Église Célèbre la Solennité du Jeudi dans l’Octave de Pâques.

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 3,11-26.


En ces jours-là, l’infirme que Pierre et Jean venaient de guérir ne les lâchait plus.

Tout le peuple accourut vers eux au Portique dit de Salomon. Les gens étaient stupéfaits.


Voyant cela, Pierre interpella le peuple :

« Hommes d’Israël, pourquoi vous étonner ?

Pourquoi fixer les yeux sur nous, comme si c’était en vertu de notre puissance personnelle ou de notre piété que nous lui avons donné de marcher ?

Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, alors que vous, vous l’aviez livré, vous l’aviez renié en présence de Pilate qui était décidé à le relâcher.

Vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé qu’on vous accorde la grâce d’un meurtrier.

Vous avez tué le Prince de la vie, lui que Dieu a ressuscité d’entre les morts, nous en sommes témoins.

Tout repose sur la foi dans le nom de Jésus Christ : c’est ce nom lui-même qui vient d’affermir cet homme que vous regardez et connaissez ; oui, la foi qui vient par Jésus l’a rétabli dans son intégrité physique, en votre présence à tous.

D’ailleurs, frères, je sais bien que vous avez agi dans l’ignorance, vous et vos chefs.

Mais Dieu a ainsi accompli ce qu’il avait d’avance annoncé par la bouche de tous les prophètes : que le Christ, son Messie, souffrirait.

Convertissez-vous donc et tournez-vous vers Dieu pour que vos péchés soient effacés.

Ainsi viendront les temps de la fraîcheur de la part du Seigneur, et il enverra le Christ Jésus qui vous est destiné.

Il faut en effet que le ciel l’accueille jusqu’à l’époque où tout sera rétabli, comme Dieu l’avait dit par la bouche des saints, ceux d’autrefois, ses prophètes.

Moïse a déclaré :

‘Le Seigneur votre Dieu suscitera pour vous, du milieu de vos frères, un prophète comme moi : vous l’écouterez en tout ce qu’il vous dira.


Quiconque n’écoutera pas ce prophète sera retranché du peuple.’


Ensuite, tous les prophètes qui ont parlé depuis Samuel et ses successeurs, aussi nombreux furent-ils, ont annoncé les jours où nous sommes.

C’est vous qui êtes les fils des prophètes et de l’Alliance que Dieu a conclue avec vos pères, quand il disait à Abraham :

‘En ta descendance seront bénies toutes les familles de la terre.’


C’est pour vous d’abord que Dieu a suscité son Serviteur, et il l’a envoyé vous bénir, pourvu que chacun de vous se détourne de sa méchanceté. »



Psaume 8,4-5.6-7.8-9.

À voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,
la lune et les étoiles que tu fixas,
Qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,
le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,
le couronnant de gloire et d'honneur ;
tu l'établis sur les œuvres de tes mains,
tu mets toute chose à ses pieds.

Les troupeaux de bœufs et de brebis,
et même les bêtes sauvages,
les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,
tout ce qui va son chemin dans les eaux.



Évangile de Jésus Christ selon saint Luc 24,35-48.


En ce temps-là, les disciples qui rentraient d’Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

Comme ils en parlaient encore, lui-même fut présent au milieu d’eux, et leur dit :

« La paix soit avec vous ! »

Saisis de frayeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.

Jésus leur dit :

« Pourquoi êtes-vous bouleversés ?

Et pourquoi ces pensées qui surgissent dans votre cœur ?

Voyez mes mains et mes pieds : c’est bien moi !

Touchez-moi, regardez : un esprit n’a pas de chair ni d’os comme vous constatez que j’en ai. »


Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.


Dans leur joie, ils n’osaient pas encore y croire, et restaient saisis d’étonnement.

Jésus leur dit :

« Avez-vous ici quelque chose à manger ? »


Ils lui présentèrent une part de poisson grillé
qu’il prit et mangea devant eux.


Puis il leur déclara :

« Voici les paroles que je vous ai dites quand j’étais encore avec vous :

Il faut que s’accomplisse tout ce qui a été écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »

Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Écritures.


Il leur dit :

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour,
et que la conversion serait proclamée en son nom, pour le pardon des péchés, à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.


À vous d’en être les témoins. »







Commentaire du jour.





Saint Jean-Paul II (1920-2005), Pape.
Entrez dans l'espérance, "N'ayez pas peur !" (trad. Plon/Mame 1994, p. 320)

« Lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit :

' La Paix soit avec vous ' »

Nous avons plus que jamais besoin d'entendre cette parole du Christ ressuscité : « N'ayez pas peur ! » (Mt 28,10)


C'est une nécessité pour l'homme d'aujourd'hui...qui ne cesse pas d'avoir peur en son for intérieur et non sans raisons...

C'est également une nécessité pour tous les peuples et toutes les nations du monde entier.

Il faut que, dans la conscience de chaque être humain, se fortifie la certitude qu'il existe

Quelqu'un qui tient dans ses mains le sort de ce monde qui passe,

Quelqu'un qui détient les clefs de la mort et des enfers (Ap 1,18),

Quelqu'un qui est l'Alpha et l'Oméga de l'histoire de l'homme ((Ap 22,13), qu'elle soit individuelle ou collective ; et surtout la certitude que ce Quelqu'un est Amour, l'Amour fait homme, l'Amour crucifié et ressuscité, l'Amour sans cesse présent au milieu des hommes !

Il est l'Amour Eucharistique.

Il est source inépuisable de Communion. Il est le seul que nous puissions croire sans la moindre réserve quand il nous demande :

« N'ayez pas peur ! »



CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS

Baptisés dans la mort et la Résurrection du Christ.

Vous avez été conduits par la main à la piscine du Baptême, comme Le Christ est allé de la Croix au tombeau qui est devant vous.

On a demandé à chacun s'il croyait au Nom du Père et du Fils, et du Saint-Esprit.

Vous avez proclamé la confession de Foi qui donne le Salut et vous avez été plongés trois fois dans l'eau, et ensuite vous en êtes sortis.

C'est ainsi que vous avez rappelé symboliquement la sépulture du Christ pendant trois jours.

De même, en effet, que Notre Sauveur a passé trois jours et trois nuits au cœur de la terre, c'est ainsi que vous, en sortant de l'eau pour la première fois, vous avez représenté la première journée du Christ dans la terre ; et la nuit, en étant plongés.

Celui qui est dans la nuit ne voit plus rien, tandis que celui qui est dans le jour vit dans la lumière.

C'est ainsi qu'en étant plongés comme dans la nuit vous ne voyiez rien ; mais en sortant de l'eau vous vous retrouviez comme dans le jour.

Dans un même moment vous mouriez et vous naissiez. Cette eau de Salut est devenue à la fois votre sépulture et votre mère.

Ce que Salomon dit à un autre sujet pourrait s'appliquer à vous : Il y a un temps pour enfanter, et un temps pour mourir.

Mais pour vous c'était l'inverse : un temps pour mourir et un temps pour naître.

Un seul temps a produit les deux effets, et votre naissance a coïncidé avec votre mort.

Chose étrange et incroyable !

Nous n'avons pas été véritablement morts ni véritablement ensevelis, et nous avons ressuscité sans être véritablement crucifiés.

Mais si la représentation ne réalise qu'une image, le Salut, lui, est véritable.

Le Christ a été réellement crucifié, réellement enseveli, et il a ressuscité véritablement. Et tout ceci nous est accordé par grâce.


Unis par la représentation de ses souffrances, c'est en toute Vérité que nous gagnons le Salut.

Bonté excessive pour les hommes !

Le Christ a reçu les clous dans ses mains toutes pures, et il a souffert ; et moi, qui n'ai connu ni la souffrance ni la peine, il me fait, par pure grâce, participer au Salut !

Personne donc ne doit penser que le Baptême consiste simplement dans le Pardon des péchés et la grâce de la filiation adoptive ; il en était ainsi pour le Baptême de Jean, qui ne procurait que le Pardon des péchés.

Mais nous savons très précisément que notre Baptême, s'il est purification des péchés et nous attire le don de L'Esprit-Saint, est aussi l'empreinte et l'image de la Passion du Christ.

C'est pourquoi Saint Paul proclamait :

Ne le savez-vous pas ?

Nous tous, qui avons été Baptisés en Jésus-Christ, c'est dans sa mort que nous avons été Baptisés.


Nous avons donc été mis au tombeau avec Lui par le Baptême.




HYMNE

LUMIÈRE ENFOUIE SOUS LE BOISSEAU,


Lumière enfouie sous le boisseau,
Le prince de l'ombre m'épuise !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de feu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous conduire au jour,
Mon Jour qui lève aux cieux nouveaux,
Par le jardin où j'agonise.

Parole atteinte par les eaux,
L'angoisse me force au silence !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vainqueur, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous parler de paix,
Ma Paix qui règne aux cieux nouveaux,
Puisque la croix me fait violence.

Victime offerte à mes bourreaux,
Mon corps n'est plus rien que blessure !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau de Dieu, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous combler de joie,
Ma Joie qui s'ouvre aux cieux nouveaux,
Puisqu'au calvaire on me torture.

Semence enfouie dans le tombeau,
La mort m'a couché sous la pierre !
Vous n'aurez plus besoin de lune ou de soleil,
Agneau vivant, je suis votre flambeau ;
Moi seul peux vous donner la vie,
Ma Vie qui fait les cieux nouveaux,
Dans la cité de notre Père.







HYMNE

J’AI VU L’EAU VIVE


J’ai vu l’eau vive
jaillissant du cœur du Christ, alléluia !
Tous ceux que lave cette eau
seront sauvés et chanteront : alléluia !

J’ai vu la source
devenir un fleuve immense, alléluia !
Les fils de Dieu rassemblés
chantaient leur joie d’être sauvés, alléluia !

J’ai vu le Temple
désormais s’ouvrir à tous, alléluia !
Le Christ revient victorieux,
montrant la plaie de son côté, alléluia !

J’ai vu le Verbe
nous donner la paix de Dieu, alléluia !
Tous ceux qui croient en son nom
seront sauvés et chanteront : alléluia !







HYMNE

PÂQUE DE JÉSUS CHRIST SAUVEUR !


Pâque de Jésus Christ Sauveur !
Il règne en sa victoire,
Triomphe de l'amour :
Ses bras ouverts en croix
Dressent vers Dieu
L'angoisse de la vie
Et portent vers lui nos cœurs.

Vivre ressuscités pour Dieu
Dans la lumière neuve,
Aurore de la joie :
Les hommes surgiront
Au grand espoir
Qui monte dans leur corps
À l'aube de ce matin.

Peuple des baptisés, marqués
Du Sceau de la promesse,
Témoins de Jésus Christ,
Venez manger la chair,
Boire le sang
Du Fils aimé de Dieu
Pour vivre de son Esprit.

L'heure paraît déjà : veillez !
Car Dieu dresse la table
Aux noces de l'Agneau :
Le Maître et le Seigneur
Vient nous servir
Le vin de son retour :
Victoire de charité.







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu qui as uni tant de peuples divers dans la même confession de ton Nom, accorde à tous les Baptisés d’avoir au cœur la même Foi et dans la vie le même Amour.



Parole de Dieu : (Rm 8, 10-11)... (Office des Laudes).


Cliquer


Si Le Christ est en vous, votre corps a beau être voué à la mort à cause du péché, L’Esprit est votre Vie, parce que vous êtes devenus des justes.

Et si L’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts donnera aussi la Vie à vos corps mortels par Son Esprit qui habite en vous.



Parole de Dieu : (1 P 3, 18.22)... (Office des Vêpres).


Le Christ est mort pour les péchés, une fois pour toutes ; Lui, le Juste, il est mort pour les coupables afin de vous introduire devant Dieu.

Dans sa
chair, il a été mis à mort ; dans l’esprit, il a été rendu à la Vie.
Il est monté au Ciel, au-dessus des anges et de toutes les puissances invisibles, à la droite de Dieu.



Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire

par un prêtre, un diacre du Diocèse de Loire-Atlantique ou de Mayenne.

Aujourd'hui, nous sommes le Mercredi 4 Avril 2018

Bonne matinée !



Ici


Apparemment il y a un problème aujourd'hui....






Vous écoutez l'évangile et le commentaire du jour 95


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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Ven 6 Avr 2018 - 9:02





Eucharistie du Vendredi 06 Avril 2018

L’Église Célèbre la Solennité du Vendredi dans l’Octave de Pâques.

LITURGIE DE LA PAROLE.


Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.


En ces jours-là, après la guérison de l’infirme, comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple, les prêtres survinrent, avec le commandant du Temple et les sadducéens ;
ils étaient excédés de les voir enseigner le peuple et annoncer, en la personne de Jésus, la résurrection d’entre les morts.

Ils les firent arrêter et placer sous bonne garde jusqu’au lendemain, puisque c’était déjà le soir.

Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.

Le lendemain se réunirent à Jérusalem les chefs du peuple, les anciens et les scribes.

Il y avait là Hanne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.

Ils firent amener Pierre et Jean au milieu d’eux et les questionnèrent :

« Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »


Alors Pierre, rempli de l’Esprit Saint, leur déclara :

« Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd’hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l’on nous demande comment cet homme a été sauvé.


Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d’Israël : c’est par le nom de Jésus le Nazaréen, lui que vous avez crucifié mais que Dieu a ressuscité d’entre les morts, c’est par lui que cet homme se trouve là, devant vous, bien portant.


Ce Jésus est la pierre méprisée de vous, les bâtisseurs, mais devenue la pierre d’angle.

En nul autre que lui, il n’y a de salut, car, sous le ciel, aucun autre nom n’est donné aux hommes, qui puisse nous sauver. »



Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-27a.

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Oui, que le dise Israël :
Éternel est son amour !
Qu'ils le disent, ceux qui craignent le Seigneur :
Éternel est son amour !

La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !

Donne, Seigneur, donne le salut !
Donne, Seigneur, donne la victoire !
Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient !
De la maison du Seigneur, nous vous bénissons !
Dieu, le Seigneur, nous illumine.



Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.

En ce temps-là, Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord de la mer de Tibériade, et voici comment.

Il y avait là, ensemble, Simon-Pierre, avec Thomas, appelé Didyme (c’est-à-dire Jumeau), Nathanaël, de Cana de Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres de ses disciples.

Simon-Pierre leur dit :

« Je m’en vais à la pêche. »

Ils lui répondent :

« Nous aussi, nous allons avec toi. »

Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, cette nuit-là, ils ne prirent rien.

Au lever du jour, Jésus se tenait sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c’était lui.

Jésus leur dit :

« Les enfants, auriez-vous quelque chose à manger ? »

Ils lui répondirent : « Non. »

Il leur dit :

« Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. »

Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n’arrivaient pas à le tirer, tellement il y avait de poissons.

Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre :
« C’est le Seigneur ! »

Quand Simon-Pierre entendit que c’était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n’avait rien sur lui, et il se jeta à l’eau.

Les autres disciples arrivèrent en barque, traînant le filet plein de poissons ; la terre n’était qu’à une centaine de mètres.

Une fois descendus à terre, ils aperçoivent, disposé là, un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.

Jésus leur dit :

« Apportez donc de ces poissons que vous venez de prendre. »


Simon-Pierre remonta et tira jusqu’à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois.

Et, malgré cette quantité, le filet ne s’était pas déchiré.

Jésus leur dit alors :

« Venez manger. »

Aucun des disciples n’osait lui demander :

« Qui es-tu ? »

Ils savaient que c’était le Seigneur.


Jésus s’approche ; il prend le pain et le leur donne ; et de même pour le poisson.

C’était la troisième fois que Jésus ressuscité d’entre les morts se manifestait à ses disciples.









Commentaire du jour.





Bienheureux John Henry Newman (1801-1890), Cardinal, théologien, Fondateur de l'Oratoire en Angleterre.
PPS vol. 8, n°2 (trad. Saleilles, 1906, p. 97-98 rev)

« C'est Le Seigneur ! »

Nous sommes lents à nous rendre compte de cette grande et sublime vérité que Le Christ marche encore, en quelque sorte, au milieu de nous, et de sa main, de son regard ou de sa voix, nous fait signe de le suivre.


Nous ne comprenons pas que cet appel du Christ est une chose qui se réalise tous les jours, aujourd'hui comme autrefois.

Nous en sommes à croire que c'était bon au temps des apôtres, mais aujourd'hui nous n'y croyons plus à notre égard, nous ne sommes pas attentifs à le rechercher à notre sujet.

Nous n'avons plus des yeux pour voir le Maître — bien différents en cela de l'apôtre bien-aimé qui a reconnu Le Christ, même quand tous les autres disciples ne le reconnaissaient pas.

Il était là, cependant, debout sur le rivage ; c'était après sa Résurrection, quand il ordonnait de jeter le filet dans la mer ; c'est alors que le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est Le Seigneur ! »

Ce que je veux dire, c'est que les hommes qui mènent une vie de croyant aperçoivent de temps en temps des vérités qu'ils n'avaient pas encore vues, ou sur lesquelles leur attention n'avait jamais été appelée.


Et tout d'un coup, elles se dressent devant eux comme un appel irrésistible. Or, il s'agit de vérités qui engagent notre devoir, qui prennent la valeur de préceptes, et qui demandent l'obéissance.


C'est de cette façon, ou par d'autres encore, que Le Christ nous appelle maintenant. Il n'y a rien de miraculeux ou d'extraordinaire dans cette façon de faire.


Il agit par l'intermédiaire de nos facultés naturelles et au moyen des circonstances mêmes de la vie.




HYMNE

LUMIÈRE AUX NUITS DE MORT


R/Lumière aux nuits de mort,
feu de Pâque aujourd'hui,
allume un chant d'espoir,
Dieu de Pâque dans nos vies.

Fini le temps du Golgotha,
fini le cri du Fils de l'homme,
finie la croix,
sinon pour l'homme
que nous sommes.
Où donc est ta victoire,
Jésus ressuscité ?

Fini le temps du Serviteur,
fini le soir du Fils de l'homme,
finie la peur,
sinon pour l'homme
que nous sommes.
Où donc est ta victoire,
Jésus ressuscité ?

Premier réveil au Dieu de vie,
premier matin du Fils de l'homme,
premier réveil
aussi pour l'homme
que nous sommes.
Où donc est ta victoire,
ô mort du Premier-Né ?

Encore le temps des Golgotha,
encore la soif au cœur de l'homme,
immense croix
du Fils de l'homme
que nous sommes.
Où donc est ta victoire,
ô mort du Premier-Né ?

Viendra le temps de nos soleils,
viendra ton jour, ô Fils de l'homme,
en toi réveil
de tout cet homme
que nous sommes.
Ton Souffle est notre Pâque,
Jésus ressuscité !



HYMNE

LOUANGE À TOI, SEIGNEUR JÉSUS


Louange à toi, Seigneur Jésus !
L'humble chemin de ta venue
guide nos pas jusqu'au salut.

R/ Alléluia, alléluia ! alléluia !

La mort n'a pu garder sa proie,
l'enfer vaincu s'ouvre à ta voix,
l'amour triomphe par la croix.

Voici la tombe descellée,
et ses témoins, pour l'annoncer,
sont envoyés au monde entier.

Tu es vivant, gloire à ton nom !
Hâte le temps où nous pourrons
vivre sans fin dans ta maison.






HYMNE

LE SEIGNEUR VIT ! PLUS DE LARMES



Le Seigneur vit ! Plus de larmes,
plus de plaintes, plus de peurs !
Ni la mort, ni le sépulcre,
de lui n'ont été vainqueurs !
Il n'est pas entre les morts,
celui qui pour toujours vivra !
Jésus vit, et la nouvelle
par le monde s'en ira !

Si le Christ ne ressuscite,
vaine alors est notre foi !
Mais il tient cette promesse :
Vous vivrez tous comme moi !
Par Adam nous vient la mort.
La vie, Jésus nous l'a donnée !
Plus de peur ! C'est la victoire
du Seigneur ressuscité !

La mort tient de notre faute,
du péché, son aiguillon.
N'ayez crainte, Jésus donne
et la vie et le pardon.
Rendons grâces ! Dieu le Père
nous veut en sécurité.
En Jésus, si l'homme espère,
il vivra l'éternité !







Oraison du matin (Office des Laudes).

Dieu éternel et tout-puissant, tu as offert aux hommes le Sacrement de Pâques pour les rétablir dans ton Alliance ; accorde-nous d’exprimer par toute notre Vie ce Mystère que nous Célébrons dans la Foi.



Parole de Dieu : (Ac 5, 30-32)... (Office des Laudes).


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Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice.

C’est Lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de Lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le Pardon des péchés.

Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec L’Esprit-Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent.



Parole de Dieu : (He 5, 8-10)... (Office des Vêpres).

Bien qu’il soit Le Fils, Le Christ a pourtant appris l’Obéissance par les Souffrances de sa Passion ; et, ainsi conduit à sa perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du Salut éternel.
Car Dieu l’a proclamé Grand-Prêtre selon le Sacerdoce de Melkisédek.





Ecoutez la lecture de l'évangile et son commentaire





http://www.radiofidelite.fr/comment/evangcom.php?jour=96












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Re: † L'Evangile au Quotidien †

Message par Marie du 65 le Sam 7 Avr 2018 - 8:00





Eucharistie du Samedi 07 Avril 2018

L’Église Célèbre la Solennité du Samedi dans l’Octave de Pâques.

LITURGIE DE LA PAROLE.

Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.


En ces jours-là, les chefs du peuple, les Anciens et les scribes constataient l’assurance de Pierre et de Jean et, se rendant compte que c’était des hommes sans culture et de simples particuliers, ils étaient surpris ; d’autre part, ils reconnaissaient en eux ceux qui étaient avec Jésus.

Mais comme ils voyaient, debout avec eux, l’homme qui avait été guéri, ils ne trouvaient rien à redire.

Après leur avoir ordonné de quitter la salle du Conseil suprême, ils se mirent à discuter entre eux.

Ils disaient :

« Qu’allons-nous faire de ces gens-là ?

Il est notoire, en effet, qu’ils ont opéré un miracle ; cela fut manifeste pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier.

Mais pour en limiter la diffusion dans le peuple, nous allons les menacer afin qu’ils ne parlent plus à personne en ce nom-là. »


Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de parler ou d’enseigner au nom de Jésus.

Ceux-ci leur répliquèrent :

« Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d’écouter Dieu ? À vous de juger.


Quant à nous, il nous est impossible de nous taire sur ce que nous avons vu et entendu. »


Après de nouvelles menaces, ils les relâchèrent, faute d’avoir trouvé le moyen de les punir : c’était à cause du peuple, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.



Psaume 118(117),1.14-15ab.16-18.19-21.

Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
Éternel est son amour !
Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
il est pour moi le salut.
Clameurs de joie et de victoire
sous les tentes des justes :

« Le bras du Seigneur se lève,
le bras du Seigneur est fort ! »
Non, je ne mourrai pas, je vivrai
pour annoncer les actions du Seigneur.
il m'a frappé, le Seigneur, il m'a frappé,
mais sans me livrer à la mort.

Ouvrez-moi les portes de justice :
j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
« C'est ici la porte du Seigneur :
qu'ils entrent, les justes ! »
Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
tu es pour moi le salut.



Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.

Ressuscité le matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d’abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.

Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s’affligeaient et pleuraient.

Quand ils entendirent que Jésus était vivant et qu’elle l’avait vu, ils refusèrent de croire.

Après cela, il se manifesta sous un autre aspect à deux d’entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.

Ceux-ci revinrent l’annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.

Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité.

Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. »





Allez dans le monde entier proclamez l evangile a toute la creation

Commentaire du jour.





Saint Jean de la Croix (1542-1591), Carme, Docteur de l'Église.
La Montée du Carmel, 3,31 (trad. OC, Cerf 1990, p. 869 rev.)

« Il leur reprocha leur incrédulité »

Là où il y a une abondance de signes et de témoignages, il y a moins de mérite à croire...

C'est pourquoi Dieu n'opère des œuvres merveilleuses que lorsqu'elles sont absolument nécessaires pour amener les hommes à croire.

Pour ce motif et afin que ses disciples ne soient pas privés du mérite de la Foi s'ils avaient expérimenté par eux-mêmes sa Résurrection, avant de leur apparaître, il a disposé les choses pour qu'ils croient sans le voir Lui-même.

À Marie-Madeleine il a montré d'abord le tombeau vide ; ensuite il l'a fait instruire par les anges, parce que « la Foi naît de ce qu'on entend » comme dit Saint Paul (Rm 10,17).

Ainsi, il voulait qu'elle croie en entendant et avant de voir ; et quand elle l'a vu, c'était sous la forme d'un jardinier, afin d'achever de l'instruire dans la Foi.

Aux disciples il a envoyé d'abord les saintes femmes pour leur dire qu'il était ressuscité.

Aux pèlerins d'Emmaüs, il a enflammé d'abord le cœur par la Foi avant de se découvrir à eux.

Finalement, il a repris tous ses disciples de n'avoir pas cru.
Quant à Thomas, qui avait voulu toucher ses plaies, il lui a dit :

« Bienheureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29).






CATÉCHÈSE DE JÉRUSALEM AUX NOUVEAUX BAPTISÉS

Le Corps et le Sang.


La nuit même où il était livré, notre Seigneur Jésus Christ prit du pain, puis, ayant rendu grâce, il le rompit et dit à ses disciples :

Prenez, mangez ; ceci est mon corps.

Ayant pris la coupe et rendu grâce, il dit :

Prenez, buvez ; ceci est mon sang.

Quand Lui-même a déclaré, au sujet du pain : Ceci est mon Corps, qui osera encore hésiter ?

Et quand Lui-même affirme catégoriquement :

Ceci est mon Sang, qui pourra en douter, et dire que ce n'est pas son Sang ?

C'est donc avec une pleine conviction que nous participons à ce repas comme au Corps et au Sang du Christ.

Car, sous la figure du pain, c'est le Corps qui t'est donné ; sous la figure du vin, c'est le Sang qui t'est donné, afin que tu deviennes, en participant au Corps et au Sang du Christ, un seul Corps et un seul Sang avec Le Christ.

C'est ainsi que nous devenons des « porte-Christ », son Corps et son Sang s'étant répandus dans nos membres.

De cette façon, selon Saint Pierre, nous devenons participants de la nature divine.

Jadis Le Christ, s'entretenant avec les Juifs, disait :

Si vous ne mangez pas ma chair, et ne buvez pas mon sang, vous n'aurez pas la vie en vous.


Mais eux, comme ils n'entendaient pas spirituellement ses paroles, se retirèrent scandalisés, en s'imaginant que le Sauveur les invitait à manger de la chair.

Il y avait aussi, dans l'ancienne Alliance, les pains de l'offrande ; mais ces pains, appartenant à l'Alliance ancienne, ont pris fin.

Dans l'Alliance nouvelle, il y a un pain venu du Ciel, et une coupe du Salut. Car, comme le pain est bon pour le corps, le Verbe s'accorde bien avec l'âme.

Ne t'attache donc pas au pain et au vin comme à des aliments ordinaires, car ils sont Corps et Sang selon la déclaration du Maître.


Si la connaissance sensible te dit autre chose, la foi doit te donner toute assurance.

Tu as reçu cet enseignement et tu en es pleinement convaincu : ce qui paraît du pain n'est pas du pain, bien qu’il soit tel pour le goût : c'est le Corps du Christ ; ce qui paraît du vin n'est pas du vin, bien que le goût en juge ainsi : c'est le Sang du Christ.


Et jadis David chantait à ce sujet :

Le pain fortifie le cœur de l'homme, et l'huile donne la joie à son visage.


Fortifie ton cœur en prenant ce Pain comme une nourriture spirituelle, et rends joyeux le visage de ton âme.

Puisses-tu avoir le visage dévoilé, grâce à une conscience pure, refléter la Gloire du Seigneur, et marcher de gloire en gloire, dans Le Christ Jésus Notre Seigneur.


À Lui la Gloire pour les siècles des siècles.

Amen.



HYMNE

LUMIÈRE DU MONDE, Ô JÉSUS


Lumière du monde, ô Jésus,
Bien que nous n’ayons jamais vu
Ta tombe ouverte,
D’où vient en nous cette clarté,
Ce jour de fête entre les fêtes,
Sinon de toi, ressuscité ?

Quand sur nos chemins on nous dit :
Où est votre Christ aujourd’hui
Et son miracle ?
Nous répondons : D’où vient l’Esprit
Qui nous ramène vers sa Pâque,
Sur son chemin, sinon de lui ?

Nous avons le cœur tout brûlant
Lorsque son amour y descend
Et nous murmure :
L’amour venu, le jour viendra
Au cœur de toute créature,
Et le Seigneur apparaîtra.

Et si l’on nous dit : Maintenant
Montrez-nous un signe éclatant
Hors de vous-mêmes !
Le signe est là qu’à son retour
Nous devons faire ce qu’il aime
Pour témoigner qu’il est amour.







HYMNE

QUE CHERCHEZ-VOUS AU SOIR TOMBANT


Que cherchez-vous au soir tombant
Avec des cœurs aussi brûlants ?
Où courez-vous en abaissant
Vos têtes ?
Tout simplement le jour promis
À ceux qui auront accueilli
Cette lumière que Dieu dit
Luire aux ténèbres.

N’étiez-vous donc pas prévenus ?
Ce nouveau jour qui apparut
Lors de la Pâque de Jésus,
Il monte ;
Où irions-nous si ce n’est là ?
Quand notre lumière décroît,
Nous savons bien qu’il est déjà
Le jour du monde.

Et vous aussi, venez le voir,
Mais hâtez-vous, car il est tard !
Chacun de nous aura sa part
De grâce ;
Chacun de vous, s’il prend l’esprit,
Et l’esprit vous mène à sa nuit,
Verra surgir ce jour promis :
C’est Dieu qui passe.

Voici pourquoi nous accourons
À sa nouvelle création :
Dieu fait toujours ce qui est bon
Pour l’homme.
Il le découvre peu à peu,
Doucement il ouvre nos yeux,
Car rien n’est impossible à Dieu,
Puisqu’il se donne.







HYMNE

Ô NUIT, DE QUEL ÉCLAT TU RESPLENDIS !


Ô nuit, de quel éclat tu resplendis !
La mort n'a pu garder dans son étreinte
Le Fils unique.
Jésus repousse l'ombre
Et sort vainqueur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
L'instant
Où triomphe la vie.

Quelqu'un, près de la croix, n'a pas douté ;
La Femme jusqu'au jour a porté seule
L'espoir du monde.
Sa foi devance l'heure
Et sait déjà :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
La joie
Dont tressaille Marie.

Jésus, lumière et vie, demeure en nous !
Pourquoi chercher encore au tombeau vide
Un autre signe ?
L'amour jaillit et chante
Au fond du cœur :
Christ est ressuscité !
Mais c'est en secret,
Et Dieu seul connaît
Le feu
Qui s'éveille aujourd'hui.




Oraison du matin (Office des Laudes).


Dieu qui donnes sans cesse ta grâce pour augmenter le nombre de tes enfants, veille sur ceux que tu viens d’agréger à ton peuple ; ils ont pris naissance dans le Baptême : qu’ils soient revêtus de l’immortalité du Christ, pour se présenter à la table de ses noces.


Lui qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



Parole de Dieu : (Rm 14, 7-9)... (Office des Laudes).


Cliquer


Aucun d’entre nous ne vit pour soi-même, et aucun ne meurt pour soi-même : si nous vivons, nous vivons pour Le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour Le Seigneur.

Dans notre vie comme dans notre mort, nous appartenons au Seigneur.

Car, si Le Christ a connu la mort, puis la Vie, c’est pour devenir Le Seigneur et des morts et des vivants.



Parole de Dieu : (1 P 2, 9-10)... (Office des Vêpres).

C’est vous qui êtes la race choisie, le sacerdoce royal, la nation sainte, le peuple qui appartient à Dieu ; vous êtes donc chargés d’annoncer les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable Lumière.

Car autrefois vous n’étiez pas son peuple, mais aujourd’hui vous êtes le Peuple de Dieu.

Vous étiez privés d’Amour, mais aujourd’hui Dieu vous a montré son Amour.




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