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Fatima :Méditations communion réparatrice des 1ers Samedis

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Méditations Fatima & communion réparatrice des 1ers Samedis

Message par Isabelle-Marie le Dim 24 Sep 2017 - 0:33

Méditation 23e jour : La prière 

     Les deux dernières apparitions de Notre Dame ont été celles de Lourdes et de Fatima.
     Toutes les deux nous ont apporté le même message exigeant : Prière et pénitence.
     La Vierge va droit à l'essentiel : avant tout la prière. Elle demande, recommande, insiste toujours sur ce point, que ce soit à Lourdes ou à Fatima. Tout ira bien si nous prions : tout ira mal si nous ne prions pas. La prière décide de notre destin. « Celui qui ne prie pas se damne » (Saint Alphonse). Et S. Ambroise affirmait que si « la vie de l'homme est une bataille sur la terre » (Job 7, 1) la prière est le bouclier invulnérable sans lequel nous serions frappés inexorablement



La « Vierge en prière »


     Le pape Paul VI, dans son exhortation apostolique Le Culte de la Bienheureuse Vierge Marie nous présente Marie comme "la Vierge en prière", à partir de trois pages évangéliques mariales.
     Au cours de la Visitation, la Vierge loue Dieu avec un amour parfait comme aucune créature humaine ne l'a jamais exprimé : c'est le Magnificat (Lc 1, 46-56).
     A Cana, Marie, tendrement maternelle et avec une foi ferme, adresse sa demande à son Fils, et aussitôt elle reçoit pour les époux la grâce temporelle qu'elle demandait, pour les disciples de Jésus, la grâce spirituelle car ils « crurent en lui ».( Jn 2, 1-11).
     Au cénacle, Marie nourrit de sa prière maternelle l'Église naissante (Ac 1, 14), comme elle le fait depuis son assomption en corps et en âme. Jamais elle n'abandonnera sa mission d'intercession et de salut.
     C'est Marie, la "Vierge en prière" qui est venue nous demander et nous recommander la prière, soit à Lourdes, soit à Fatima. Si nous l'écoutons, si nous lui obéissons, nous serons comblés nous aurons bénédictions sur bénédictions. Mais nous devons y réfléchir sérieusement.



Prier matin et soir


     N'est-ce pas vrai qu'il y a des chrétiens qui ne font qu'une petite prière matin et soir ?
     Certains ont peur de se fatiguer et font seulement le signe de la croix. Beaucoup plus nombreux ceux qui ne font même pas le signe de la croix, ils se réveillent et ils s'endorment comme des animaux, ni plus ni moins.
     Est-on chrétien quand on agit ainsi ? Peut-on sauver son âme en négligeant la prière alors qu'on sait trouver le temps de regarder la télévision, de lire des journaux ou des romans, d'aller au café ou au stade ?
     La Sainte Vierge, notre Maman, est venue nous avertir : « Priez, priez beaucoup ».
     Maternellement elle nous rappelle un devoir essentiel du chrétien : « Veillez et priez » (Mc 14, 38). (1 P 4, 7).
     Nous devons au moins prier le matin et le soir. Un petit instant de recueillement chaque matin et chaque soir, pour tout chrétien ce devrait être des moments agréables et précieux.
     Le bienheureux Contardo Ferrini, professeur à l'université de Milan, écrivait : « Je ne saurais imaginer une vie sans prière : un réveil, sans la rencontre du sourire de Dieu, un sommeil sans reposer auparavant ma tête sur la poitrine du Christ ».



La prière en se mettant à table


     À midi, la tradition chrétienne a conservé l'Angélus. C'est le rappel de l'ineffable mystère de l'Incarnation. L'Ange nous invite à nous unir à lui dans la prière adressée à La Vierge Marie. Et les saints tenaient beaucoup à ce bref moment de prière mariale avec l'Ange !
     S. Pie X interrompait même les audiences les plus importantes. Saint Moscati suspendait pour quelques instants ses cours ou ses visites médicales. Saint Padre Pio le récitait avec celui qui se trouvait avec lui et là où il se trouvait, sous la véranda, dans sa chambre ou dans le corridor. Le Pape Pie XII le récitait chaque fois à genoux. Pourquoi ne pas maintenir et ne pas réciter cette merveilleuse prière mariale ?
     Un autre moment de prière devrait être celui des repas, avant de se mettre à table. Le signe de la croix et un Ave Maria deviennent la bénédiction de Jésus et de Marie sur notre repas.
     Invité à un repas dans une famille, avant de se mettre à table Saint Jean Bosco s'adressa à l'un des enfants et lui demanda : « Maintenant faisons le signe de la croix avant de manger.
     Sais-tu pourquoi on fait ce signe ? ». « Je ne le sais pas », répondit l'enfant. « Eh bien, je te le dis en deux mots. Nous le faisons pour nous distinguer des animaux qui ne le font pas parce qu'ils ne peuvent comprendre que ce qu'ils mangent est un don de Dieu... ». À partir de ce moment- là, dans cette famille, on n'omit jamais de faire le signe de la croix avant les repas.
     Et nous, que faisons-nous ?... Si nous y manquons, prenons la résolution de faire le signe de la croix et de réciter un "Je vous salue Marie" chaque fois que nous nous mettons à table pour les repas. Et sans respect humain !



Une étincelle, beaucoup d'étincelles...


     Le souhait de Jésus est clair : le chrétien doit s'efforcer de prier continuellement, pour que soit offert à Dieu tout ce qu'il est et tout ce qu'il fait : « Jésus leur dit une parabole sur la nécessité pour eux de prier constamment et de ne pas se décourager » (Lc 18, 1) : « Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mc 14, 38). Quelle tentation ? La tentation d'agir par pur égoïsme et pour des intentions purement naturelles. C'est tellement facile d'agir seulement par calcul ou par intérêt et non pas pour l'amour de Dieu et du prochain !
     La prière est indispensable pour nous tenir orientés vers Dieu. Quand il n'est pas possible de prier longtemps, qu'on le fasse brièvement, comme des petites graines que l'on sème tout au long du jour au milieu de nos activités. C'est la prière des petites invocations, des rapides actes d'amour. Le Pape Paul VI appelait cette prière « une étincelle ».
     Saint François d'Assise, Saint Thomas d'Aquin, Saint Alphonse, Saint Bernadette, Sainte Gemma Galgani... quelle utilisation ardente et constante ne faisaient-ils pas de ces prières « étincelles" ! Leurs âmes n'étaient-elles pas, finalement, une étincelle permanente ? Saint Maximilien M. Kolbe recommandait beaucoup l'utilisation de ces prières "étincelles" pour grandir dans l'amour envers l'Immaculée. Cela vaut encore pour nous !

PRATIQUE


  • Réciter toujours et bien les prières du matin et du soir.
  • Avant le repas, faire le signe de la croix et réciter un Je vous salue Marie ou un Benedicite.
  • S'engager à prier, brièvement, au cours de la journée.
  • Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine)



http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/84-meditations-redigees-par-les-franciscains-de-l-immaculee/186-meditation-23e-jour-la-priere
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Re: Fatima :Méditations communion réparatrice des 1ers Samedis

Message par Isabelle-Marie le Lun 25 Sep 2017 - 7:13

Méditation 24e jour : La pénitence




     Qu'est-ce que la pénitence ?
     C'est ce qui nous fait réparer l'offense faite à Dieu par le péché. On peut réparer ses propres offenses ou les offenses des autres. De fait, il y en a qui font pénitence pour leurs péchés et pour les péchés des autres.
     Jésus fut le divin pénitent pour nos péchés. La Sainte Vierge a été la Pénitente pour nos péchés. Ils se sont offerts et immolés entièrement pour notre salut.
     Par leur immolation ils nous ont sauvés, nous ouvrant les portes du paradis, et nous offrant les grâces nécessaires à notre salut. Il nous revient maintenant de nous servir de ces moyens. L'un de ceux-ci est certainement la pénitence : « Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous ». (Lc 13, 15).
     Pourquoi la pénitence ? Parce que nous sommes pécheurs et que nous continuons à commettre des péchés. C'est pourquoi, la réparation, l'expiation, sont nécessaires. Et c'est justice : nous réparons le mal commis.
     « Tout péché, petit ou grand - écrit Saint Augustin - ne peut rester impuni : ou il est puni par l'homme lui-même qui fait pénitence, ou par le Seigneur, au dernier jugement. » Nous pouvons ici rappeler le souvenir de quelques grands pécheurs qui se sont convertis et se sont sanctifiés : Sainte Marie Madeleine, Saint Augustin, Sainte Marguerite de Cortone, Saint Ignace de Loyola, Saint Camille de Lellis... Ils nous prouvent que par la pénitence on répare et on obtient les grâces nécessaires à la sainteté la plus haute. Ils donnent raison à Saint Cyprien qui disait : « Oh ! pénitence, tout ce qui était lié, tu l'as délié : ce qui était fermé, tu l'as ouvert. » La pénitence rompt la chaîne des dettes contractées par les péchés et ouvre le trésor des plus grandes grâces.



Pénitence et amour


     Alors que Dominique Savio était gravement malade, il fut soumis à une saignée. Avant de commencer, le médecin lui dit : « Tournes-toi de l'autre côté, Dominique, ainsi tu ne verras pas couler ton sang » - « Oh, non - répondit Dominique - Ils ont percé les mains et les pieds de Jésus avec de gros clous, et il n'a rien dit ... » Et Dominique supporta sans se plaindre les entailles qui lui furent faites.
     Voici la loi de l'amour : quand on aime vraiment quelqu'un, on veut partager toutes ses souffrances. On ne peut faire moins. Celui qui aime le Christ et connaît sa vie d'humilité et de sacrifice qui s'est achevée par la crucifixion et sa mort, ne peut faire moins que de désirer participer à toute cette douleur voulue par amour.
     L'intensité de cette participation s'est parfois manifestée d'une manière étonnante et sanglante : pensons à saint François d'Assise, sainte Véronique Giuliani, sainte Gemma Galgani, saint Padre Pio.
     Mais chez tous les saints la pénitence la plus exigeante a toujours été recherchée par amour. Ils en arrivaient au point de souhaiter ne rien souffrir d'autre.
     Rappelons-nous François Xavier. Bien qu'accablé de douleurs il priait ainsi : « Encore : Seigneur, encore plus ! ». Et il voulut donner le nom de "l'île des consolations" à l'île sur laquelle il avait connu les plus grandes difficultés.
     Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus est célèbre par son cri « ou souffrir ou mourir ». Et saint Jean de la Croix répondit à Jésus qui lui demandait ce qu'il souhaitait : « Souffrir et être méprisé par toi ». Saint Gabriel de l'Addolorata disait que les douleurs de Marie étaient son paradis. Saint Maximilien M. Kolbe appelait « douceurs » les croix et les tribulations. Saint Padre Pio disait que ses terribles souffrances étaient « les bijoux de l'Époux ». C'est ainsi que s'exprime celui qui aime.



Faire son devoir


     La première et plus importante pénitence du chrétien est d'accomplir fidèlement et parfaitement son devoir d'état. Omettre celui-ci pour faire d'autres pénitences signifierait s'occuper du secondaire au détriment de l'essentiel. Rappelons-nous bien que la première place revient toujours à l'accomplissement parfait de nos obligations. S'il en est ainsi la substance même de notre vie de pénitence est assurée.
     Saint Joseph Cafasso menait une vie de pénitence cachée aux yeux de tous. Nous savons, à partir des dépositions au procès de béatification, que la brave dame qui lavait son linge remarqua quelques traces de sang. « Comment se fait-il que les chemises portent des traces de sang ? - dit-elle un jour - Peut-être avez-vous une plaie ? » Le saint aurait préféré se taire, mais finalement il répondit : «  Allons, je vous considère comme ma mère.  Je vous dirai tout, à condition pourtant, que vous ne le disiez à personne. Vous devez savoir que nous, prêtres, nous portons une ceinture avec des pointes, qu'on appelle "cilice". Voilà pourquoi vous trouvez des tâches ». « Mais çà doit faire mal, mon pauvre fils ! » - s'exclama la femme. - « Bien sûr que cela fait un peu mal : mais il faut réparer les péchés, non ? ». « Que dites-vous ? - interrompit l'autre, troublée - Si vous avez besoin de faire pénitence, que devons-nous dire, nous autres ? » - « Vous travaillez dur - répondit le saint - et travailler toute la journée est une belle pénitence... »



Pénitence pour les pécheurs


     La pressante plainte de la Vierge de Fatima doit nous tenir très à cœur : « De nombreuses âmes vont en enfer, parce qu'il n'y a personne qui se sacrifient et prient pour elles ».
     Jacinthe, la préférée de Notre Dame de Fatima, fut la bergère à laquelle les paroles de la Belle Dame restèrent le plus au cœur. Elle voulut être la victime innocente : souffrir pour les pécheurs fut sa passion douloureuse jusqu'à sa mort.
     Elle fut frappée de la grippe espagnole et d'une pleurésie purulente, avec infection ; transportée dans un hôpital loin de chez elle ; soumise à une intervention chirurgicale, sans anesthésie, pour l'enlèvement de deux côtes. Pauvre enfant ! Et pourtant elle fut héroïquement courageuse pour ne pas perdre une occasion de sacrifice pour les pécheurs : nourriture répugnante, soif, solitude, immobilité dans le lit, douleurs terribles... Son céleste réconfort était l'assistance maternelle de la Sainte Vierge. Elle mourut consumée par la fièvre et les douleurs, abandonnée sur le Cœur de l'Immaculée venue du Ciel pour emmener l'innocente victime des pécheurs.
    Quel exemple de pénitence héroïque !


Pratique



  • Méditer la Passion et la mort de Jésus (Mt 26 et 27)
  • Offrir sacrifices et désagréments à Notre-Dame des Douleurs.
  • Réciter les mystères douloureux du chapelet.



http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/84-meditations-redigees-par-les-franciscains-de-l-immaculee/187-mediation-24eme-jour-la-penitence
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Re: Fatima :Méditations communion réparatrice des 1ers Samedis

Message par Isabelle-Marie le Lun 25 Sep 2017 - 23:59

Méditation 25e jour : La patience




     Nous sommes tous d'accord : il n'y a pas de vertu qui ne soit aussi nécessaire dans la vie chrétienne que la patience.
     La patience est la vertu qui nous permet de supporter, sereinement, les désagréments et les souffrances de la vie. Qui donc en cette vie n'en connaît pas ? Qui peut se les épargner ? Où échapper au poids quotidien des épreuves ? Pour cette raison, l'Écriture dit : « C'est d'endurance, en effet, que vous avez besoin, pour accomplir la volonté de Dieu, et obtenir ainsi la réalisation de la promesse » (He10, 36).
     Patience à la maison et hors de la maison. Patience au travail. Patience avec les patrons et avec les ouvriers. Que d'occasions de patience chaque jour ! Nous devons vraiment prier la Sainte Vierge de nous accorder cette vertu, pour pouvoir l'imiter, elle qui fut toujours douce, forte et sereine au milieu des épreuves et des difficultés les plus grandes : à Bethléem, quand elle cherchait un abri : en Égypte, où elle arriva avec Joseph et l'Enfant Jésus, pauvres exilés au milieu d'inconnus : durant les trois jours avant la découverte de Jésus dans le temple : au moment du départ de Jésus pour sa vie publique, avec la perspective des difficultés inévitables avec ses opposants : dans les moments dramatiques du Calvaire, auprès de la croix de son Jésus adoré.
     La patience de la Sainte Vierge ! Nous ne comprendrons qu'au Paradis combien sa patience a dépassé la patience de tous les hommes réunis.



Lui montra le crucifix


      « Une douce réponse calme la colère - enseigne saint Jean Chrysostome - le feu ne s'éteint pas par le feu, ni la fureur ne se calme par la fureur ».
     Un jour sainte Louise de Marillac présenta une boisson à un turc malade, hospitalisé.
     Celui-ci réagit brutalement à ce geste charitable en jetant le contenu du verre à la figure de Louise. Celle-ci, sans un mot, se retira ; mais elle revient peu après avec une autre boisson. Même réaction furieuse du malade. De nouveau la sœur ne dit rien et s'éloigna.
     Mais elle revint, s'approcha du malade et lui parla avec une telle bonté que l'homme en fut tout étonné : il se tourna vers la religieuse, fixa son visage lumineux et doux et lui dit : «Vous n'êtes pas une créature terrestre... Qui vous a appris à traiter ainsi celui qui vous a offensé ? ». Louise ne répondit pas mais lui montra le crucifix qu'elle portait sur sa poitrine.
     La même chose arriva à Marie Bertilla, à l'hôpital de Treviso. Un jour un malade lui jeta l'œuf qu'elle venait de lui apporter. La sainte ne se troubla pas. Elle alla changer son tablier et revint avec un bol de soupe. « Cela vous fera du bien », lui dit-elle en souriant.
     Quelle leçon pour nous qui sommes si prompts à nous impatienter et à réagir pour des riens !



Les noyaux de cerises


     « C'est par votre persévérance que vous gagnerez la vie » (Lc 21, 19). C'est par la patience également que l'on conquiert et que l'on sauve les âmes, parce que « celui qui est lent à la colère vaut mieux qu'un héros, celui qui est maître de soi vaut mieux qu'un conquérant » (Prov. 16, 32).
     Joseph Cafasso était aumônier des condamnés à mort. Il pouvait ainsi entrer dans leurs cellules et rester parmi eux. Il paraissait vraiment comme un ange de sérénité et de patience dans cette ambiance puante et répugnante.
     Il apportait toujours un petit cadeau aux prisonniers et un jour il vint avec un panier de cerises. Peu après, les prisonniers s'amusaient à lui jeter les noyaux. « Laissez-les faire, - disait-il à ceux qui voulaient s'interposer - les pauvres ! Ils n'ont pas d'autres distractions ». À cause de sa douceur et de sa patience, il pouvait atteindre leurs cœurs et les préparer à affronter le mort en embrassant la croix et en invoquant la Sainte Vierge.
    Épouses et mamans patientes. Très souvent c'est surtout à la maison qu'il faut s'exercer à la patience. Saint Paul recommandait aux Éphésiens : « En toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l'amour » (Ep 4, 2).
    Avec un peu de patience et de silence, que d'occasions de disputes on pourrait éviter ! Quand des amies demandèrent à sainte Monique comment elle faisait pour vivre en paix avec un mari aussi insensible et violent, la sainte répondit : « Je tiens ma langue »...
     Comment Sainte Rita arriva-t-elle à convertir son mari brutal et vulgaire ? En souffrant en silence, « par une grande persévérance dans les détresses, les contraintes, les angoisses, les coups... » (2Co 6, 4).
     Grande fut la patience de la bienheureuse Anna Maria Taigi, mère de sept enfants. Chaque jour elle devait supporter les bizarreries de son mari, peu aimable, les problèmes de la bonne éducation des enfants, les contrariétés et les désagréments que connaissent toutes les familles. Un jour, on lui brisa un magnifique vase en faïence qui était un précieux et cher souvenir de famille. La sainte regarda les débris et dit avec sérénité : « Patience ! Si les marchands de faïence le savaient, ils se réjouiraient. Il faut qu'ils vivent eux aussi, n'est-ce pas ? ».
     Cette patience est l'un des fruits les plus précieux de l'Esprit-Saint. (Ga 5, 22).



Regardons-la


     Le premier don de la charité c'est la patience, dit Saint Paul (1Co 13, 4) Une plus grande charité signifie une plus grande patience. Pour cette raison, la Sainte Vierge, Mère de l'Amour, est le modèle le plus parfait et la source de notre patience.
     Nous devons regarder Marie qui vécut avec l'âme transpercée d'un glaive (Lc 2, 35) pour apprendre à accepter avec une patience héroïque même un glaive planté dans le cœur.
     Nous devons nous attacher à Celle qui fut "la Vierge offrante" non seulement dans le temple mais aussi et surtout, sur le calvaire (Marialis Cultus, 20), pour puiser en Marie l'énergie d'amour, patiente et "offrante", dans les tribulations de la vie et de la mort.


PRATIQUE



  • Être accueillant et souriant envers celui qui nous insulte.
  • Offrir à la sainte Vierge tous les petits ennuis de la journée.
  • Méditer les souffrances de Marie.
  • Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine)

http://www.fatima100.fr/la-consecration-au-coeur-immacule-de-marie/84-meditations-redigees-par-les-franciscains-de-l-immaculee/188-meditation-25e-jour-la-patience
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Re: Fatima :Méditations communion réparatrice des 1ers Samedis

Message par azais le Sam 30 Sep 2017 - 20:03

Méditation 26e jour : L'obéissance



L'obéissance
     L'obéissance est la vertu qui nous pousse à soumettre notre volonté à celle de Dieu et à celle de ceux qui représentent Dieu (CEC n° 1269-1900).
     L'obéissance est d'abord due à Dieu, notre Père et créateur. « À Yahvé, la terre et sa plénitude, le monde et tout son peuplement » (Ps 23, 1). Nous sommes ses créatures et ses fils, nous lui devons l'obéissance des êtres créés et des fils. « Toutes les créatures te servent » (Ps. 119 : 91).
     L'obéissance au Christ est liée à la rédemption. Il nous a rachetés par son sang : pour cette raison, nous lui appartenons et nous devons obéir à sa divine volonté : « Vous ne vous appartenez pas. Vous avez été bel et bien rachetés » (1Co 6, 20).
     L'obéissance aux supérieurs est liée au fait qu'ils sont les représentants de Dieu. Nous savons bien que Dieu ne nous gouvernent pas directement mais par ses envoyés, ses représentants, qu'il fait participer de son autorité. « Il n'y a pas d'autorité qui ne vienne de Dieu » (Rom. 13, 2). Une désobéissance aux supérieurs est toujours une désobéissance à Dieu : « Celui qui résiste à l'autorité se rebelle contre l'ordre établi par Dieu. Et les rebelles se feront eux-mêmes condamner ». (Rm. 13, 2).
     Le Christ utilise une expression encore plus forte et plus précise : l'obéissance aux supérieurs met en relation directe avec Lui : « Qui vous écoute, m'écoute ... qui vous rejette, me rejette » (Lc 10, 16).
     Les obéissances qui ont fait des miracles et les désobéissances qui les ont empêchées, sont la confirmation de la Parole du Christ. Quand saint Joseph Cottolengo sut qu'il y avait de nombreuses sœurs malades et qu'on ne savait pas comment faire pour assurer le service de la Petite Maison, il donna l'ordre aux sœurs de se lever et d'accomplir le service. Les sœurs se levèrent et se trouvèrent toutes guéries. Une seule ne voulut pas se lever. Non seulement elle ne fut pas guérie mais plus tard elle sortit de l'Institut.
     Quand saint François d'Assise et sainte Thérèse d'Avila recevaient des communications au cours de leurs extases, ils étaient prêts à y renoncer si le supérieur en décidait autrement. Parce que, dans la parole du supérieur l'intention de Dieu n'est pas douteuse, tandis que dans une vision ou une communication, il y a toujours une marge d’incertitude.

Supérieurs.... difficiles
     Il est clair que les supérieurs ne doivent exercer l'autorité qu'en tant que délégués de Dieu et donc ils ne doivent jamais commander ce qui est contraire à la loi de Dieu : ils ne peuvent être les ambassadeurs de Dieu s'ils commandent le péché ou s'ils ne l'empêchent pas (mentir, voler, avorter...). Dans ce cas ce sont des délégués de Satan : on ne peut et on ne doit pas leur obéir.
     Dans toutes les autres situations, pourtant, il faut obéir, même si l'obéissance nous pèse ou nous heurte. Même si celui qui commande est odieux et partial : « Vous, les domestiques soyez soumis à vos maîtres.... non seulement aux bons et aux bienveillants, mais aussi aux difficiles » (1P 2, 18).
     Dans la vie de sainte Gertrude, on lit que pendant un certain temps elle eut une supérieure à l'humeur plutôt difficile. La sainte pria le Seigneur qu'elle soit remplacée par une autre plus équilibrée. Mais Jésus lui répondit : « Non, parce que ses défauts l'obligent à s'humilier chaque jour en ma présence. Par ailleurs, ton obéissance n'a jamais été aussi surnaturelle que pendant cette période ».

« Un mystère de foi ».
     Il est clair que l'âme de l'obéissance c'est la foi surnaturelle. Saint Maximilien Marie Kolbe disait que « l'obéissance est un mystère de foi ». Seul, celui qui voit dans le supérieur le représentant de Dieu sait obéir et sait qu'il est en accord avec la volonté de Dieu, même quand cela lui coûte, car la vertu d'obéissance s'exerce dans le sacrifice : Jésus lui-même, dit l'apôtre, « apprit, de ce qu'il souffrit, l'obéissance ». (He 5, Cool.
     Combien de fois il faut obéir en silence dans les choses pénibles. Durant la Passion, Jésus, au lieu de se défendre ou de se faire défendre : « se taisait » (Mat. 26, 63).
     Dominique Savio, garçon actif et bon élève, fut accusé injustement auprès du maître pour une vilaine espièglerie. Surpris, le maître fut contraint de le réprimander sévèrement.
     Dominique se tut. Quand le maître connut la vérité, il appela Dominique et lui demanda pourquoi il n'avait rien dit. « Pour deux raisons - dit-il - parce que si j'avais dit qui était le vrai coupable il aurait été renvoyé de l'école, car ce n'était pas la première fois qu'il était pris en défaut, tandis que moi c'était la première fois. De plus, je me suis tu parce Jésus aussi, accusé devant le sanhédrin, se taisait ».
     Qui ne se rappelle l'épisode douloureux vécu par saint Gérard Majella ? Calomnié d'une manière infâme, il fut sévèrement puni par saint Alphonse. On lui interdit la sainte communion, on le changea de lieu et il fut traité comme un pécheur. Il se taisait et obéissait. Quand on découvrit la vérité, saint Alphonse put dire que ce douloureux épisode suffisait à lui seul à garantir la sainteté extraordinaire de saint Gérard. L'obéissance a crucifié Jésus : « Obéissant jusqu'à la mort » (Phil 2, Cool Jésus se taisait et priait. L'obéissance a crucifié les saints qui, eux-aussi, se taisaient et priaient.

La Vierge obéissante
     La Sainte Vierge nous a donné l'exemple unique de l'imitation de Jésus obéissant.
     Les premières pages de l'Évangile de Saint Luc s'ouvrent par le "Fiat" de Marie à l'Ange Gabriel (Lc 1, 36). Elle obéit humblement à l'envoyé, au représentant de Dieu, acceptant des réalités humainement incompréhensibles - la conception virginale du Verbe Fils de Dieu et la maternité divine - et des réalités douloureuses, jusqu'à la plus terrible tragédie pour une mère : offrir son fils à la mort ! La Sainte Vierge obéit aussi à l'ordre d'Auguste pour le recensement (Lc 2, 1-5) : à la loi de la présentation et de la purification (Lc 2, 21-24) : à la fuite en Égypte (Mt 2, 13-15), au retour d'Égypte à Nazareth (Mt 2, 21-24). Nous la retrouvons enfin au Calvaire y accomplissant son "Fiat" dans l'angoisse la plus tragique (Jn 19, 25). Au calvaire son obéissance fut « le glaive qui lui transperça l'âme » (Lc 2, 35).
     Obéissance à la volonté de Dieu, sans réserve : « Je fais toujours ce qui lui plaît »(Jn 8, 29). Voilà l'attitude du véritable obéissant, garantie par l'obéissance douloureuse, aimée autant que l'obéissance joyeuse, même si la nature réagit : « que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne » (Lc 22, 42).

Chassés
     Quand saint Joseph Calasanzio fut calomnié et persécuté par ses propres disciples : quand, vieux et malade, il fut emprisonné et traduit devant le tribunal : et quand au seuil de la mort il fut expulsé de la Congrégation et dut assister à la dévastation de la Congrégation, par ordre du Vicaire même du Christ, il accepta cette enchaînement de tourments, en murmurant : « Que maintenant et toujours soit bénie la Très sainte volonté de Dieu ! ».
     Quand saint Alphonse de Liguori, octogénaire, fut calomnié par un de ses fils et fut expulsé de la congrégation par le Pape lui-même, lui- le grand, le passionné, l'ardent défenseur du pape - surmonta ce déchirement mortel en s'écriant, face contre terre, au pied de l'autel : « Le pape a raison, le pape a raison »... ! L'obéissance crucifie, comme elle crucifia Jésus. Le saint est celui qui se laisse crucifier.
     Nous, au contraire, que d'expédients, de compromis, d'échappatoires.... pour éviter le poids et les ennuis que nous cause l'obéissance. Mais si nous agissons ainsi, il est impossible d'aimer, parce que, dit Jésus : « Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements » (Jn 14, 15), même s'ils nous coûtent.

PRATIQUE
Méditer la Passion et la mort de Jésus.
Offrir sa journée pour les supérieurs.
Demander à la Sainte Vierge la vertu héroïque de l'obéissance.
Réciter un chapelet (ou au moins une dizaine)
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azais
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