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✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Lun 14 Mai 2018 - 8:25

Lundi 14 Mai 2018

Fête de Saint Michel Garicoïts, Prêtre et Fondateur de la société des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863)


Saint Michel Garicoïts

Fondateur de la société des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863)

Basque d'origine, il passa toute sa vie dans le diocèse de Bayonne. Il était contemporain de Saint Jean-Marie Vianney,Cliquer le Saint Curé d'Ars, et son émule.


Domestique chez un vieux Curé, puis à l'évêché de Bayonne où sa fonction principale était de s'occuper et de promener le chien d'un vieux chanoine, il put malgré tout devenir Prêtre, professeur au grand séminaire et directeur d'école.
Il fonda la Congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Betharram, voués à l'apostolat.

"Né le 15 Avril 1797 à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées Atlantiques, Michel Garrigoïts fut vicaire à Cambo (1824-1825).

Il devint professeur, puis supérieur du Grand séminaire de Bétharram, succédant à Procope Lassale.

Michel Garrigoïts reprit en main les destinées de la vieille maison, de la chapelle et du calvaire, et fonde, en 1835, une Congrégation de Missionnaires de Bétharram à qui fut donné le titre de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus.

Il organisa les missions, ouvrit écoles et collèges.

Son mot favori était:

'En avant, toujours!'.

En 1856, il envoya lui-même ses premiers Missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais) sur demande de l’Évêque de Buenos Aires.

Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon.

A sa mort, le 14 Mai 1863, son œuvre de mission et d’éducation rayonnait dans le monde entier.

Un lien particulier l’unissait à Bernadette Soubirous puisqu’elle allait le rencontrer pour le consulter." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Cliquer


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Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Cliquer

Saint Michel Garicoïts, texte de Sœur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron,
extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)Cliquer


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À Bétharram dans les Pyrénées, en 1863, Saint Michel Garricoïts, Prêtre.

Poussé par un grand zèle apostolique, il fonda la Société des Prêtres Missionnaires du Sacré-Cœur et l’étendit jusqu’aux régions lointaines d’Amérique latine.

Martyrologe romain.



Source


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Saint Michel GARICOITS

Nom: GARICOITS
Prénom: Michel
Nom de religion: Michel
Pays: France
Naissance: 15.04.1797  à Ibarre (Dioc. de Bayonne)
Mort: 14.05.1863
Etat: Prêtre - Religieux – Fondateur
Note: Basque, Prêtre paroissial, puis professeur au séminaire, Fondateur en 1834 des « Prêtres du Sacré-Cœur de Bétharram » (Mission et évangélisation).
Béatification:
Canonisation: 06.07.1947 à Rome  par Pie XII
Fête: 14 mai
Réf. dans l’Osservatore Romano:
Réf. dans la Documentation Catholique: 1947 col.1193-1204

Notice brève

Né en 1797 d'une humble famille de paysans, Michel Garicoïts est successivement, après son Ordination Sacerdotale, vicaire, professeur, puis supérieur du grand séminaire de Bétharram, près de Pau.

C'est là qu'il fonde, avec l'aide spirituelle de Sainte Elizabeth Bichier des Ages,Cliquer la société des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, dont les membres se vouent à l'évangélisation des campagnes déchristianisées après la Révolution, ainsi qu'à la desservance d'églises et de lieux de pèlerinages.

Il accepte d'envoyer aussi des Missionnaires en Amérique du Sud. Ce Prêtre dévoré de zèle, aux activités multiformes, puisait toute son énergie dans la Contemplation. Il mourut le soir de l'Ascension, le 14 Mai 1863

Notice développée


Michel Garicoïts naît en 1797 au petit village d’Ibarre dans le pays basque français (diocèse de Bayonne).

Ses parents, Arnaud Garicoïts et Gratianne Etchéverry, s’étaient mariés clandestinement pendant la Révolution, devant un Prêtre non-jureur et ils ont aidé des Prêtres pourchassés à passer la frontière. Ce sont des paysans pauvres.

Michel est l’aîné de six enfants. Il a un tempérament volcanique. « Sans ma mère, je serais devenu un scélérat. » Elle lui enseigne la crainte de l’enfer et le désir du Ciel.

Un jour en gardant son troupeau, l’enfant croit voir que le sommet de la colline qui est devant lui touche le Ciel: il y monte...

Mais non, c’est plus haut sur la montagne en face...il la gravit.

Et ainsi, dans sa quête du Ciel, il va de hauteur en hauteur jusqu’à ce que la nuit le surprenne et l’oblige à dormir à la belle étoile.

Très tôt il ressent la vocation. A l’école primaire, de 1806 à 1809, il réussit très bien, mais ensuite, son père le place comme domestique de ferme pour gagner quelque argent.

Quand il part avec son troupeau, il emporte une grammaire ou un catéchisme. Néanmoins, faute d’instruction suffisante, il ne peut faire sa première Communion qu’en 1811.

De retour chez ses parents en 1813, il leur avoue son désir de devenir Prêtre, mais ils refusent à cause de leur pauvreté.
Heureusement il est soutenu par sa grand-mère et il est engagé chez un Prêtre du voisinage chez qui il peut étudier en échange de quelques services.

Et ainsi à force de persévérance et d’énergie – et toujours en travaillant à côté pour payer ses études (par exemple comme professeur au petit séminaire) – il parvient à son but; il est ordonné Prêtre le 20 décembre 1823.

Nommé vicaire au village de Cambo, il est très apprécié; il confesse beaucoup et fait le catéchisme.

En 1825 il est nommé professeur au grand séminaire de Bétharram qui périclite matériellement et même spirituellement.
Il s’attache à le relever, secondant le supérieur trop âgé.

Il est très bien suivi par les séminaristes. La même année, malgré son jeune âge (28 ans) il est nommé Directeur spirituel des « Filles de la Croix » qui ont une Fondation récente non loin de là, à Igon.

Il entre ainsi en contact avec sainte Elisabeth Bichier des Ages, la Fondatrice. Et cela marque un tournant dans son existence. Il est attiré par la spiritualité ignatienne et les Exercices spirituels.

(Il était déjà préparé à méditer sur les « deux étendards », lui qui dès l’enfance avait réfléchi aux deux voies grâce aux leçons de sa mère!).

En 1831, il est nommé supérieur du séminaire, mais la même année l’Évêque en transfère le siège à Bayonne.

Voilà l’abbé Garicoïts seul dans les grands bâtiments de Bétharram. Non loin de là il y a un pèlerinage marial.

Peu à peu naît en lui l’idée de fonder une Congrégation pour s’occuper des pèlerins, leur donner des retraites selon les Exercices et faire des missions dans le diocèse car la France a souffert de la Révolution.

Il faut rechristianiser l’école. « L’éducation intellectuelle, morale et Religieuse, dit-il, est l’œuvre humaine la plus haute qui se puisse faire. »

Au fil des ans, il ouvre plusieurs écoles dans la région. Il est aidé de quelques Prêtres et Frères.

En 1838, il fonde les « Prêtres auxiliaires du Sacré-Cœur de Jésus » ou « Société des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus »(1841).

Il travaille toujours en plein accord avec son Évêque mais celui-ci prend des mesures très gênantes pour la Congrégation.


Revenant un jour d’une entrevue à l’évêché, il avoue d’un ton ému: « Que l’enfantement d’une Congrégation est chose laborieuse! »

Mais sa patience et sa bonté ont finalement raison de toutes les difficultés. Tout en prêchant sur les fins dernières, il insiste sur la confiance en la providence, en la miséricorde paternelle à l’égard des pécheurs et dans la tendresse du Christ (cf. sa dévotion au Sacré-Cœur) qui doit engendrer une « tendresse Chrétienne », fruit du don de piété.

Son mot d’ordre est: « Me voici » et il précise: « Me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ».

L’institut des Prêtres de Bétharram essaime dans le diocèse, la France et l’Europe, puis le Père fonde des collèges en Amérique latine (Argentine et Uruguay) pour aider les émigrés basques désemparés.

Il meurt le 14 Mai 1863 au soir de la Fête de l’Ascension.

Douze ans après sa mort, le grand désir du Père Michel de voir sa Congrégation reconnue de droit pontifical n’est toujours pas réalisé.

De graves tensions subsistent à ce sujet entre les membres ; et d’autre part l’Évêque du lieu, Mgr Lacroix, n’y est pas favorable.

C’est alors qu’intervient Sœur Marie de Jésus Crucifié Baouardy, du Carmel de Pau. Dans une vision du 2 Mai 1875 Le Seigneur lui montre la situation et les remèdes appropriés.Cliquer

Grâce aux démarches de Mlle Berthe Dartigaux et de deux Pères, les constitutions sont apportées à Rome et approuvées le 30 Juillet.

Les pères de Bétharram reconnaissent en Sœur Marie de Jésus Crucifié comme la seconde Fondatrice de leur Institut.
Elle a été béatifiée par Jean Paul II le 13 Novembre 1983.

D’une lettre de Saint Michel Garicoïts à une Fille de la Croix, au caractère inquiet:

« Dites donc et ne cessez de dire: ‘Mon âme glorifie Le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu ; ce bon Père me regarde; rien, non rien - pas même mes péchés - ne sera capable de me décourager’...

Que le Magnificat soit votre cantique chéri, l’expression fidèle de vos sentiments; et vous glorifierez Dieu parce que vous serez toujours en Paix. »



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mar 15 Mai 2018 - 8:22

Mardi 15 Mai 2018

Fête de Saint Isidore, le Laboureur, patron de la ville de Madrid et des laboureurs (1070-1130).





Lui et sa femme, Maria Toribia furent toute leur vie domestique de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid.

Chaque Dimanche, après la grand-Messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en Prière.

Chaque jour il prenait sur son sommeil le temps d'aller à la Messe avant de se rendre à son travail.

Son maître voulut se rendre compte qu'il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu'Isidore était en extase, il vit les bœufs continuant leur travail, comme s'ils étaient conduits par deux anges.

C'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession.

Le 12 Mars 1622, le Pape Grégoire XV Canonisait simultanément Saints Ignace de Loyola, Sainte Thérèse d'Avila, Saint François Xavier, Saint Philippe Néri et... Saint Isidore!

Il fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid.Cliquer

À Madrid, vers 1130, Saint Isidore, le laboureur. Avec son épouse, la Bienheureuse Turibia, il travailla la terre avec ardeur et recueillit avec patience davantage les fruits du Ciel que ceux de la terre, offrant le modèle d’un paysan Chrétien très pieux.

Martyrologe romain


Source





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Saint Isidore, le laboureur
Modèle d’un paysan Chrétien très pieux
(1070-1130)

Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché.

L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu.

Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé.

En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoiqu’occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété.

Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient.

Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les Bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.

Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita.

Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché.

Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini.

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants.

« C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. »

En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.





Saint Isidore, le Laboureur et son épouse sainte Marie de la Cabeza.
Façade de la collégiale Saint-André. C'est dans cette collégiale
qu'est conservé le corps incorrompu de Saint Isidore. Madrid.



La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari.

Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment.

Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.

Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans.
Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps.

Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes.

L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Une procession fameuse se fait chaque année à Madrid où l'on porte le corps incorrompu de Saint Isidore par toute la ville.

Autre source :

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mer 16 Mai 2018 - 8:33

Mercredi 16 Mai 2018

Fête de Sainte Gemma Galgani, vierge stigmatisée, Passioniste († 1903).


Commémorée le 11 Avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 16 Mai par la Famille Passioniste et le diocèse de Lucques.

Laïque italienne (✝ 1903)
Vierge.

Jeune chrétienne morte à vingt-cinq ans; elle fut favorisée, chaque vendredi, pendant les dix-huit derniers mois de sa vie, des stigmates de la Passion.

Santa GemmaToute sa vie, Sainte Gemma Galgani servit humblement le Seigneur, attachée au mystère de la croix.

Guidée par les pères passionistes, elle connut de lourdes épreuves, fut marquée des stigmates et fit preuve d'une admirable patience jusqu'à sa mort en 1903.

Illustration:  photo d'Enrico Giannini prise en 1901, et conservée à 'la casa Giannini' des Sorelle missionarie di santa Gemma à Lucques (en italien).Cliquer

Pie XI, le 14 mai 1933, la déclara bienheureuse. Elle fut canonisée par Pie XII le 2 mai 1940.

À Lucques en Toscane, en 1903, sainte Gemma Galgani, vierge.
Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.

Martyrologe romain


Sainte Gemma Galgani
Vierge

Commémorée le 11 Avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 16 Mai  par la Famille Passioniste et le diocèse de Lucques.

Une vie d'holocauste, de prodiges et de douleurs, tel est le résumé du court passage de cette vierge de Lucques en Italie.

Gemma naquit le 12 mars 1878, à Borgonuovo di Camigliano (Lucques), de Enrico Galgani, pharmacien, et Aurelia Landi ; elle fut Baptisée le lendemain.

Elle était la cinquième de huit enfants (cinq garçons et trois filles dont elle était la première en ordre de naissance).

Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers Dieu
À peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école ; aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son coeur.

Dieu marqua cette enfant de prédilection du sceau de sa Croix ; dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère.

À cet âge, son plus ardent désir était de Communier, mais la coutume ne le permettait pas.

Voyant qu'elle dépérissait à vue d'œil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec Joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table.

A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de Dieu.

La tuberculose dont moururent sa mère, son frère et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans.

Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans Le Christ.

Un premier Vendredi du mois de Mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et la guérit miraculeusement.

Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie : devenir Religieuse Passioniste. Hélas ! Ses démarches sont repoussées.

Le 8 Juin 1899, Gemma reçoit les stigmates. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement.

« Apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer », lui dit Jésus la veille de la Fête du Sacré-Cœur.

En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas.

Gemma participait aux douleurs du Christ ; elle connut sa sueur de sang, son couronnement d'épines et ses stigmates.

Le démon la harcelait, la rouait de coups ; Gemma souffrait tout en esprit de réparation. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle qu'avant de voir s'ouvrir le Ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le Sacerdoce.

Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point ; elle s'offrit continuellement en victime d'holocauste jusqu’au jour de sa mort, le 11 Avril 1903, Samedi Saint, à 13h45.

Gemma Galgani a été Béatifiée le 14 Mai 1933 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et Canonisée, le 2 Mai 1940, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).



Source



Pour un approfondissement biographique


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« Ô Sainte Gemma, miroir de l'innocence et de la Pénitence,
pouvons nous, nous qui humblement invoquons l'intercession Céleste,
obtenir de toi la grâce de la Pureté dans toutes nos pensées, paroles et actions.

Amen ».

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À mon cher Père, qui la brûlera immédiatement après.

Cher Père;

En premier j’avais l’intention de faire la confession générale de mes péchés sans y ajouter quoi que ce soit mais mon Ange Gardien m’en a reproché et m’a dit d’obéir et de faire le résumé de tout ce qui m’est arrivée dans la vie; soit bon; soit mauvais.

Comme il me pèse, cher Père, d’obéir en cela! Cependant, écoutez-moi bien : vous pouvez lire et relire ceci autant de fois que vous le désirez mais ne le montrez à personne d’autre, et quand vous aurez terminé, brûlez-le immédiatement. Vous me comprenez?

L’Ange m’a promit de m’aider à ramener chaque chose à mon souvenir. Je l’en ai supplié et lui ai dit tout net que je ne voulais pas le faire. Je craignais à l’idée de devoir me rappeler de tout mais l’Ange m’a assuré qu’il m’aiderait.

Cher Père, je pense que lorsque vous aurez découvert tous mes péchés, vous en serez bien outré et ne voudrez plus être mon Directeur spirituel.
Mais j’espère que vous le voudrez toujours… Alors préparez-vous à découvrir en moi, des péchés de tout genre.

Et vous, cher Père, êtes-vous d’accord avec l’Ange qui m’a dit que je devais parler de ma vie entière? Telles ont été ses ordres et j’espère que vous serez cordialement d’accord.

En écrivant tout; autant le mal que le bien, vous pourrez comprendre combien j’ai été mauvaise et combien les autres ont été patients avec moi.
Vous verrez combien ingrate je me suis montrai envers Jésus, et n’ai pas voulu écouter les bons conseils de mes parents et de mes maîtres.


Alors je me mets à l’œuvre, cher Père.

Que Jésus soit glorifié!


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Jeu 17 Mai 2018 - 8:42

Jeudi 17 Mai 2018

Fête de Saint Pascal Baylon, Frère Mineur o.f.m. en Espagne (1540-1592).


Pascal est né dans le pays d'Aragon en Espagne, dans une famille de cultivateurs fort modestes.

Durant son enfance, tout en gardant les moutons, il se plongeait avec délices dans la Prière silencieuse qui lui donnait le désir de se consacrer à Dieu.

Mais n'étant pas accepté dans la Vie Religieuse à cause de son manque d'instruction, il se place comme berger près du Couvent pour participer aux Offices, au moins de loin, quand sonnait la cloche.

Finalement, il put entrer comme Frère Convers chez les Franciscains et il y remplit la tâche de portier.

Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du Couvent.

Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité.

Il puisait sa force dans sa ferveur pour l'Eucharistie et passait de longues heures en Adoration silencieuse devant le Saint Sacrement.

Après sa mort, les miracles se multiplièrent sur sa tombe. Le Pape Léon XIII le nomma patron des Congrès Eucharistiques.

À Villa Réal, près de Valence en Espagne, l’an 1592, Saint Pascal Baylon, Religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se montra toujours empressé et bienveillant envers tous et ne cessa de vénérer avec un ardent Amour le mystère de la Sainte Eucharistie.

Martyrologe romain.


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Saint Pascal Baylon
Frère laïc o.f.m.


Pascal Baylon naquit à Torre-Hermosa (Aragon, en Espagne), le 17 Mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus Chrétiennes.

Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin.

Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée.

Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés.

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l'héritage de l'Amour de Dieu et la Pauvreté religieuse.

A vingt ans, il entra chez les Franciscains, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel Divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le Religieux, des vertus véritablement merveilleuses.
Son obéissance était aussi parfaite que possible.

Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: « Taisez-vous: Le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur. »

Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: « Je ferai comme l'obéissance dira. »


Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement:

« S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ. »

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du Divin Amour.

Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Le matin du 15 Mai 1592, Pascal n'ouvrit pas les portes de l'Église conventuelle de Villareal : il était à bout de forces; deux jours plus tard il expirait en prononçant le Nom de Jésus.

Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'Hostie et du Calice.

Pascal Baylon a été Béatifié le 29 Octobre 1618, par le Pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621), et Canonisé le 16 Octobre 1690, par le Pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691).

Le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), en 1897, l’a désigné comme patron des œuvres Eucharistiques.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).






Source



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Sépulcre de Saint Pascal Baylon.

Les ossements sauvés des ignobles
profanations révolutionnaires de 1936 y sont désormais conservés.

Basilique Saint-Pascal Baylon. Villareal. Espagne.

Prière

Ce qu’il y eut d’admirable, Seigneur, en votre serviteur Saint Pascal Baylon, c’est qu’il eut pour votre Corps et votre Sang un respect, un Amour, une faim et une soif incomparables.

Puissions-nous, Seigneur, désirer comme lui votre Eucharistie, et nous en retirer comblés et ivres de joie.

Nous vous le demandons par Jésus-Christ, Votre Fils unique, Notre Seigneur et Notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.





Custode-reliquaire de Saint Pascal Baylon. XIXe.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Ven 18 Mai 2018 - 8:26

Vendredi 18 Mai 2018

Fête de la Bienheureuse Blandine Merten, Religieuse Ursuline en Allemagne (✝ 1918).


Blandine Merten

La Bienheureuse Blandine Merten (à l'état civil Maria-Magdalena Merten), naquit à Duppenweiler en Allemagne le 10 juillet 1883.

Elle était la neuvième des onze enfants de fermiers locaux.


Elle est décédée le 18 Mai 1918 à Trèves (Allemagne), est une Religieuse Ursuline allemande et institutrice, qui a consacré toute sa vie à l'éducation des enfants et des adolescents.

Elle fut Béatifiée le 01 Novembre 1987 par le Pape Saint Jean-Paul II.

Liturgiquement elle est commémorée le 18 Mai.

Entre 1902 et 1908 elle exerça le métier d'institutrice laïque, mais décida, à l'âge de 25 ans, d'entrer chez les Ursulines du Mont-Calvaire afin d'y enseigner en approfondissant sa Vie Religieuse.

Elle rejoignit la Congrégation et prit le nom de Sœur Blandine.

Elle y mena une vie simple, de dévouement aux enfants qui lui étaient confiés, associant action et Contemplation par la grande dévotion qu'elle avait pour l'Eucharistie.

Elle prononça ses vœux solennels en 1913, et mourut de tuberculose à l'âge de 35 ans.

Citations

De Blandine Merten



« Celui qui aime Dieu n’a pas besoin d’accomplir des actions exceptionnellement élevées ; il lui suffit d’aimer »

De Jean-Paul II dans son homélie de Béatification


« Au cours de sa vie, Sœur Blandine n’a rien fait d’extraordinaire, mais ses tâches et ses devoirs de chaque jour, elle les a accomplis de manière extraordinaire.


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Après sa mort, sa vie et son action sont apparues dans une lumière telle qu’aujourd’hui l’Église peut la proposer solennellement comme Bienheureuse à l’imitation des hommes : les maîtres, les éducateurs, les Religieuses ainsi que tous les croyants qui, en accomplissant fidèlement leurs tâches quotidiennes et en aimant activement leur prochain, suivent Le Christ dans la Paix et l’obscurité et s’efforcent ainsi d’atteindre la perfection Chrétienne. ».




Blandine entra dans l'Ordre de sainte Ursule (Ursulines)

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Sam 19 Mai 2018 - 8:24

Samedi 19 Mai 2018

Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin, Avocat puis Prêtre et Juge en Bretagne (1250-1303).


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Saint Yves, Prêtre et Juge ecclésiastique en Bretagne.
Patron des avocats et hommes de loi.

Saint Yves

Yves Hélory, Prêtre et juge en Bretagne (✝ 1303)


Il était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris.

Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être Prêtre, et le droit.

Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléans, il revient au pays.

On le nomme à la fois Curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier.

Sous l'influence de moines Franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres.

Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur.

Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autresCliquer, à une vie de Prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Écriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle.

Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres.

On l'appelle 'le Prêtre saint'. Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.

*La mère de Saint Yves, Azou du Quinquis, était une femme très pieuse qui aimait répéter à son fils:

'Vivez mon fils de telle manière à devenir un Saint'.

Tourisme catholique en Côtes d'Armor.Cliquer

...A l’entrée de Pordic, près de la 4 voies, le village de Saint-Halory rappelle que la sœur de Saint Yves, Azou Héloury épousa en 1285 un noble pordicais, Yves Conen... - Communauté des paroisses du littoral ouest.Cliquer

"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 Mai 1947, le VIe centenaire de sa Canonisation par Clément VI (19 Mai 1347) attirait à Tréguier, où la Basilique-Cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux Cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux Archevêques et Évêques, des centaines de Prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…

Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint Yves.

Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est une Bénédiction.

Pourquoi cet humble Prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?" (site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier)Cliquer
"Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Yves Hélory fut aussi le modèle des pasteurs: prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie.

A sa mort, le 19 Mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable centre de pèlerinage...

Il n'est guère de Paroisses en Bretagne où le culte de saint Yves ne soit rappelé par une statue ou un vitrail." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Yves)Cliquer

Il fut Canonisé le 19 Mai 1347 par le Pape Clément VI.

A lire aussi


Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves, le 19 mai 2003.Cliquer

Près de Tréguier en Bretagne, l’an 1303, Saint Yves, Prêtre, qui, dans sa charge d’officiel, rendit la justice sans faire acception de personnes, favorisa la concorde, défendit pour l’amour du Christ les causes des orphelins, des veuves et des pauvres et accueillit chez lui les miséreux.

Martyrologe romain.



Source


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Prière à Saint Yves


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Prière par l’intercession de Saint Yves pour tous ceux qui ont des procès ou vivent des conflits de voisinage, familiaux et professionnels…

Seigneur je me tourne vers Toi avec confiance, appuyé sur la prière de ton serviteur saint Yves ;

Tu es le Dieu de l’amour et de la vérité, de la justice et de la paix, et Tu as donné à Yves Hélori en son temps de juger avec équité, d’assister les pauvres et de les défendre comme avocat dans leurs procès ; d’appeler l’Esprit Saint sur lui même et sur les plaideurs ; Tu as voulu que son sens de la justice et son aide aux plaideurs en difficulté perdurent à travers les siècles en confirmant par des miracles nombreux sa sainteté.

Aussi je prends aujourd’hui saint Yves comme mon avocat auprès de Toi afin qu’il Te supplie avec moi dans mes difficultés actuelles [1] de m’obtenir justice et paix, équité, miséricorde, réconciliation.

Et Toi, Seigneur Esprit Saint que Jésus nous a laissé comme avocat et défenseur, qui as assisté saint Yves durant son office de Juge, son service d’Avocat et son dévouement pour les pauvres et les malheureux,

donne-moi un bon avocat et défenseur, inspire-le ainsi que mes juges et aussi mes adversaires pour obtenir Justice et paix et si c’est possible réconciliation ;
viens visiter mon cœur, donne-moi de supporter sans haine les épreuves auxquelles je suis confronté ;
de ton huile de guérison guéris mon cœur ;
donne-moi la force de supporter comme tu l’as fait l’injustice des hommes ;
donne-moi le cas échéant de supporter la justice des hommes pour le mal que j’ai fait et obtiens-moi l’indulgence et la miséricorde ;
donne-moi l’Espérance ;
donne-moi s’il le faut un regard nouveau sur mon procès et mes griefs, la possibilité de transiger ;
donne-moi la grâce du pardon, dans le temps qui sera nécessaire, des blessures et injustices reçues et libère ainsi mon cœur ;
donne la paix dans cette famille (ou) dans ce village, (ou) dans cette communauté, (ou) dans cette entreprise (ou) ce groupe social ;
Saint Yves, grand saint patron et avocat des pauvres gens, avec toi je me confie (tel que je suis aujourd’hui) de tout mon cœur au Seigneur Dieu et à son Amour miséricordieux !


Prière à Saint-Yves (proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )

Saint-Yves, tant que tu as vécu parmi nous

Tu as été l’avocat des pauvres,

Le défenseur des veuves et des orphelins,

La Providence de tous les nécessiteux ;

Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.

Fais que nous sachions défendre nos droits,

Sans porter préjudice aux autres,

En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.

Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé

Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».

Donne nous un coeur de pauvre,

Capable de résister à l’attrait des richesses,

Capable de compatir à la misère des autres

Et de partager.

Toi, le modèle des prêtres,

Qui parcourais nos campagnes

Bouleversant les foules par le feu de ta parole

Et le rayonnement de ta vie,

Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.

Saint-Yves, priez pour nous,

Et priez pour ceux que nous avons du mal à aimer.





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Dim 20 Mai 2018 - 9:33

Dimanche 20 Mai 2018

Fête de Saint Archange Tadini, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth» (1846-1912).



Saint Archange Tadini

Fondateur de la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth (✝ 1912)

Au moment de la révolution industrielle qui créait des conditions misérables chez les ouvriers du nord de l'Italie, l'abbé Arcangelo Tadini fonda des caisses mutuelles de secours pour les maladies, l'invalidité et la vieillesse.


Il construisit même une filature où il épuise le patrimoine familial. Il crée une Congrégation de Religieuses qui sont des ouvrières dans les usines.

Une révolution pour cette époque. Les Sœurs, partageant la vie des jeunes ouvrières sont mieux à même de les aider à vivre leur dignité et leur vie spirituelle.

Par toutes ses Fondations, l'abbé Tadini fait ainsi comprendre que le travail peut aussi devenir un lieu où l'on peut se réaliser en tant qu'homme et en tant que Chrétien.

Canonisé par Benoît XVI le 26 Avril 2009.

Arcangelo Tadini (1846-1912) biographie sur le site du Vatican.Cliquer

À Botticino Sera, près de Brescia en Lombardie, l’an 1912, Archange Tadini, Prêtre, qui eut à cœur de défendre les droits et la dignité des ouvriers et fonda la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth, avec le souci premier de la justice sociale.

Martyrologe romain.



Source


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Saint Archange Tadini : de l’action sociale à la Prière pour les couples stériles

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Homélie du Pape

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Lun 21 Mai 2018 - 9:36

Lundi 21 Mai 2018

Fête de Saint Cristóbal Magallanes, Prêtre, et ses 24 compagnons, Martyrs mexicains (✝ 1927).


Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons

Martyrs mexicains (✝ 1927)

Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara - né le 30 Juillet 1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara) - mort le 25 Mai 1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)
Prêtre  -  Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)

Prêtre le 17 Septembre 1899. Directeur prudent de ses Frères Prêtres, attentif aux vocations Sacerdotales.

Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs Prêtres.

Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant:

"Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le Ciel".


Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama:

"Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

Béatifié le 22 Novembre 1992 et Canonisé le 21 Mai 2000 à Rome par Jean Paul II.

Source: 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937) SS. Cristobal Magallanes et 24 compagnons

Cliquer


"Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Église est heureuse de proclamer Saints ces fils du Mexique:  Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, Prêtres et laïcs...

Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle.

La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux Prêtres.

Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur Ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion Catholique.

Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre Foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs.

Fidèles à Dieu et à la Foi Catholique enracinée dans les Communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Église et pour la société mexicaine en particulier."

Homélie de Jean-Paul II pour la canonisation, dimanche 21 mai 2000.


Cliquer


Un internaute nous signale:

Le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, Prêtres et laïcs, martyrs du Mexique; le P. Christophe a été Béatifié en 1992.

Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des Prêtres.

On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les Congrégations Religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des Prêtres est rendu obligatoire.

En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la Foi Chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929).

Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent.

Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des Prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action Catholique.

L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama:

"Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".

Le 21 Mai au martyrologe romain

Mémoire des Saints Christophe Magallanès, Prêtre, et de ses compagnons: les Saints Romain Adame, Rodrigue Aguilar, Jules Alvarez, Louis Batis Sainz, Augustin Caloca, Matthieu Correa, Atila Cruz, Michel de la Mora, Pierre Esqueda Ramirez, Marguerite Flores, Joseph Isabel Flores, David Galvan, Pierre Maldonado, Jésus Mendez, Justin Orona, Sabas Reyes, Joseph-Marie Robles, Turibio Romo, Janvier Sanchez Delgadillo, Tranquillin Ubiarco et David Uribe, Prêtres; Emmanuel Morales, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, laïcs., martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom Chrétien et de l’Église Catholique et, pour avoir confessé leur Foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.

Le 25 Mai au martyrologe romain:

À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de Saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, Prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays.

Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 21 Mai avec celles de leurs compagnons.

Martyrologe romain.




Source

Autre source - cliquer -


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mar 22 Mai 2018 - 8:41

Mardi 22 Mai 2018

Fête de Sainte Rita (Marguerita) de Cascia, Veuve puis Religieuse (1381-1457).


Le culte de Sainte Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes.

Née dans un petit village italien, elle fut l'enfant inespérée de la vieillesse.

Toute jeune, elle veut se Consacrer à Dieu contrairement au projet de ses parents.

Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche.

Mais les querelles de clans sont féroces dans l'Italie du XVe siècle; Fernandino est assassiné après 18 ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita a peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal.

C'est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu'elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour.

Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauça sa Prière.

Demeurée seule, Rita s'emploie à réconcilier les clans ennemis, Pardonnant aux assassins, avant d'entrer chez les Augustines de Cascia.

Elle y vivra une Vie Mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement.

Sainte Rita a reçu le titre de "Sainte des causes désespérées."

Mémoire de Sainte Rita, Religieuse. mariée à un homme violent, elle supporta avec patience ses rudesses et, à force de douceur et de persuasion, le ramena à Dieu.

Privée de son mari et de ses deux fils, elle entra à Cascia en Ombrie, dans un Monastère de l’Ordre de Saint-Augustin, offrant à tous un exemple de sublime patience et de douceur. Elle s’endormit dans Le Seigneur en 1457.

Martyrologe romain.




Source


Vidéo - cliquer


Cliquer


Ste Rita de Cascia

Vie

de Sainte Rita de Cascia

La Sainte
des cas impossibles et désespérés

Par Mgr Louis DE MARCHI

Traduit de l'italien
par Mme Mathilde ROSSI


Officier de l'Instruction Publique

ÉDITIONS PUBLIROC — MARSEILLE



Cliquer


(Ouvrir le lien ci-dessus « Ste Rita de Cascia » pour avoir sa biographie très détaillée).

Ci-dessous un extrait pris dans cette longue biographie et concernant son culte :

CHAPITRE XXI

LE CULTE DE SAINTE RITA


Nous avons déjà vu comment Rita fut en odeur de sainteté, spécialement dans les dernières années de sa vie.

Retirée du monde comme ses compagnes, elle devait encore s'isoler de celles-ci, à cause de l'horrible plaie qu'elle portait au front, marquée du sceau de son Dieu Crucifié, son unique Amour, son unique espérance.

Mais le peuple Chrétien, plus qu'à l'infection de la plaie, faisait attention au suave parfum de sa vertu, et quand sa belle âme, purifiée et élevée par la douleur, fut dans les splendeurs Divines; quand son corps, martyrisé et déformé par la souffrance et la longue maladie, apparut rajeuni; quand l'horrible plaie du front se changea en un ardent rubis; quand, au lieu de l'odeur cadavérique, son corps inanimé répandit un parfum de paradis, aucune force humaine ne put retenir le torrent de fidèles accouru pour la vénérer.

Sainte Rita, par un privilège singulier, ne fut jamais ensevelie, et jusqu'à présent ne s'est pas effectuée pour elle la sentence qui frappe tous les fils d'Adam :

Tu es poussière et tu retourneras en poussière.

Nous avons dit plus haut que la dépouille de Rita fut placée dans une bière de cyprès et déposée sous l'autel de l'oratoire du Monastère; cette bière, peu d'années après, brûla, et, s'il faut l'en croire, par une chandelle allumée qui tomba dessus.

Cependant, la dépouille de la Sainte resta prodigieusement intacte.

Il lui fut alors préparé un nouveau cercueil plus convenable, dont Corrado Ricci donne la description ci-après :

Le sarcophage est en bois de peuplier recouvert de noyer. Il fut confectionné par un menuisier de Cascia, Cesco Barbari, dévot de la sainte, et qui par son intercession avait été guéri d'une maladie grave. Les peintures sont attribuées à Antoine de Norcia.

On voit, de profil, les figures de la Madeleine, Le Christ mort et de Rita en costume de Religieuse Augustine, avec la plaie au front et l'épine sur la main droite relevée.

Sur le couvercle, il y a, à nouveau, la figure de Rita, mais non pas en entier, comme dans beaucoup de tombeaux en marbre du temps, et le corps repose sur un coussin d'étoffe fleurie, comme l'on voit parfois pour les funérailles avec, à côté, une longue inscription en vers se rapportant à sa vie, à sa plaie et à sa mort.

Les mains sont jointes et reposent sur son sein, les pieds sont nus et sur le front rayonne la plaie comme une gemme enchâssée.

Dans la bière est peinte une figurine (nue dans le haut) pour exprimer, selon l'iconographie ancienne, l'âme de Rita montant au Ciel sur un voile blanc tenu par deux anges.

Rita fut donc Canonisée par le peuple avant de recevoir cet honneur de l'Église.

L'Évêque de Spoleto, suivant l'usage d'alors, remontant aux temps apostoliques et qui dura plus ou moins jusqu'au Pape Urbain VIII, permit que l'on rendit à Rita un culte public et privé, et la dévotion à la sainte des impossibles ne tarda pas à se répandre et à prendre de grandioses proportions.

Dieu même prit soin de ratifier ce culte par les merveilleux miracles qu'il opéra à l'intercession de la sainte.





Nous en indiquerons quelques-uns.

Nous avons dit plus haut que le corps de Rita ne fut jamais enseveli et que, jusqu'à présent, il n'a pas connu la corruption.

Il faut noter encore qu'il ne s'est pas momifié et qu'il n'a pas noirci comme celui des autres saints, mais il est comme le corps d'une personne venant à peine de mourir. Au contraire, après la mort disparut l'aspect souffrant et cadavérique qu'il avait dans les derniers temps de la maladie.

A la reconnaissance du corps, faite à l'occasion de la Béatification, c'est-à-dire environ deux cents ans après la mort, les délégués délivrèrent la déclaration suivante que nous donnons traduite du latin :

" Dans la bière il y a le corps de la servante du Seigneur précitée, vêtue de l'habit monacal de l'Ordre de Saint-Augustin, lequel paraît aussi intact que si ladite servante de Dieu fût morte récemment.

Nous voyons parfaitement la chair blanche, en aucune partie corrompue, et il y a le front, les yeux avec les paupières, le nez, la bouche, le menton et toute la face aussi bien disposée et entière comme une personne morte ce même jour.

On voit également les mains de ladite servante de Dieu blanches et intactes, et l'on peut parfaitement compter les doigts avec les ongles, et semblables à ceux des personnes à peine mortes. De même pour les pieds. »

Or, un cadavre qui pendant des siècles se conserve à l'abri de la corruption, bien qu'on n'en ait pas retiré les viscères et sans qu'il ait été embaumé, est une chose que la science, malgré tous les progrès dont elle peut se vanter, n'a pu, jusqu'à maintenant, expliquer.

Et de même, elle ne pourra expliquer comment la plaie du front ait pu se cicatriser instantanément, immédiatement après la mort, tandis que, naturellement, il devait en advenir le contraire.

Et de même encore, le parfum suave qui, de temps en temps, s'exhale de la dépouille Bénie, inanimée, ne provient certainement pas d'une cause naturelle, comme des personnes sérieuses et dignes de la plus grande estime ont pu le constater à diverses reprises au cours des siècles, et ont affirmé que le fait ne provenait d'aucune mystification.

Mais le fait le plus merveilleux du corps de Sainte Rita, c'est que, de temps en temps, il se meut de diverses manières.

Les actes authentiques de la Béatification et de la Canonisation l'attestent, d'après les témoignages répétés et sérieux depuis l'année 1626 jusqu'en 1893, sans compter ceux plus récents, recueillis pour sa Canonisation, faite par Léon XIII en 1900.

Les témoins dignes de foi jurent d'avoir vu la Sainte ouvrir les yeux, tourner la tête vers le peuple, se soulever jusqu'au couvercle du cercueil se mouvant avec tout le corps, remuant également les mains et les pieds.

Ces mouvements furent observés spécialement pendant les visites faites par les Évêques et les supérieurs de l'Ordre; quelquefois pendant l'élévation de la Messe, ou pendant les calamités publiques.

Il est à noter, parmi les autres faits, que la Sainte ouvrit les yeux le 16 Juillet 1628 pour apaiser un tumulte pendant que Cascia et Rome célébraient la Fête de sa Béatification. Le procès régulier de ce fait est conservé dans les archives de l'archevêché de Spoleto.

Les faits exposés ci-dessus sont un miracle continuel par lequel Dieu se complaît à glorifier sa fidèle servante.




La Religion Catholique n'a certainement pas besoin de ces faits inexplicables à la science pour démontrer son origine Divine; ce sont des attestations humaines, mais, pour les nier, il faudrait anéantir l'histoire, laquelle narre les faits humainement certifiés et ne les discute pas.

Mais comme pour les narrer il faut des preuves certaines, _ et dans notre cas ces preuves existent, _ ainsi, pour nier il ne suffit pas de dire :

ce sont des choses impossibles !

Parce que, justement, puisque cela est, c'est possible; sinon aux hommes, à Dieu. Nous voulons des preuves physiques, certes, et non de subtils sophismes.

Mais continuons notre récit, parce que celui qui s'est mis en tête de ne pas croire à ce qui ne lui plaît pas finit par douter même de sa propre existence, et la raison humaine arrive à un point tel qu'elle rejette orgueilleusement la lumière de la révélation Divine.

Les grâces accordées par Dieu par l'intercession de sainte Rita sont innombrables et on peut dire continuelles. Nous en rapporterons une seule, accordée en 1450 et narrée par les Bollandistes.

Un enfant de onze ans était mort à Cascia : il s'appelait Biagio et était fils d'Antoine Massei.

La mère de l'enfant le prit dans ses bras, le porta devant la Bienheureuse Rita, et l'enfant ressuscita.

Ainsi Dieu glorifiait sa fidèle servante.

L'Église, après de minutieuses recherches et l'examen attentif des faits miraculeux, approuva solennellement, selon la règle prescrite par le Pape Urbain VIII, le culte que l'on rendait déjà à la sainte et accorda la messe propre en son honneur.

Sa vie fut narrée, à différentes reprises, par des auteurs italiens, espagnols et belges, et sa dévotion se répandit en très peu de temps dans l'Ancien et le Nouveau Monde.



Complément biographie et Prières.
Sainte Rita de Cascia





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Prière à Sainte Rita de Cascia

Ô Sainte Rita, Sainte de l'impossible et avocate des causes désespérées, sous le poids de l'épreuve, j'ai recours à toi.

Libère mon pauvre cœur des angoisses qui l'oppressent et rends la paix à mon esprit accablé.

Toi que Dieu a choisi d'établir comme avocate des causes désespérées, obtiens-moi cette grâce que je sollicite (la formuler ici).

Serais-je le seul (la seule) à ne pas éprouver l'efficacité de ta puissante intercession ?

Si mes péchés constituent un obstacle à l'accomplissement de mes vœux les plus chers, obtiens-moi la grande grâce d'un sincère repentir et du pardon, moyennant une bonne confession.

En tout cas, ne permets pas que je continue ainsi à vivre dans une si grande affliction.

Aie pitié de moi !

Ô Seigneur, vois l'espérance que j'ai en Toi !

Écoute ta Bienheureuse Rita qui intercède pour nous autres, les affligés humainement sans espoir.

Exauce-la encore une fois en nous manifestant ta Miséricorde. Amen.


S.O.S. à Sainte Rita

Sainte Rita, au secours !... Je n'en puis plus !...

Accablé sous le poids de la douleur, j'ai élevé ma voix vers le Ciel, j'en ai imploré le secours, mais en vain ; le Ciel n'a pas répondu à mon appel, Il est resté muet, et j'ai l'impression d'avoir été abandonné à mon triste sort.

C'est peut-être à cause de mes péchés qui me rendent indigne des faveurs divines.

Pourtant j'ai un grand besoin, un besoin absolu de la grâce que je sollicite.

Alors, chère Sainte Rita, c'est à Vous que j'ai recours…

N'êtes-vous pas « La Sainte des cas impossibles, l'Avocate des causes désespérées, le Refuge de la dernière heure » ?

Oh, prenez à cœur ma cause, je Vous en conjure !...

Ecartez par votre puissante intervention, les obstacles qui m'empêchent de mériter cette faveur : obtenez-moi de la Divine Miséricorde un sincère repentir et le pardon de mes péchés.

Et puis, patronnez ma cause comme Vous savez le faire, en l'appuyant sur vos mérites.

Non, Vous ne permettrez pas que je sois la seule créature malheureuse à ne pas avoir été exaucée par Vous.

Je ne veux pas, je ne peux pas le croire.

Vous m'obtiendrez cette grâce qui me tient tant à cœur en ce moment et qui m'est si nécessaire.

Je le crois, je veux le croire avec toute la force de ma foi, tout en me soumettant, cependant, à la Sainte Volonté Divine.

Et, dès à présent, avec tout l'élan de mon cœur reconnaissant, je Vous promets de vivre désormais une vie de vrai chrétien pour mériter toujours votre efficace protection, et de faire connaître à tous que Vous vous montrez et que vous êtes vraiment « La Sainte des cas impossibles, l'Avocate des causes désespérées, le Refuge de la dernière heure » !


Ainsi soit-il !


Prière de remerciement

C'est le cœur profondément ému et troublé qu'aujourd'hui je viens à Vous, ô glorieuse et puissante Sainte Rita.

A l'heure du danger, au moment où mon bonheur et celui de ceux qui me sont chers était menacé, je Vous ai imploré, l'âme affligée et remplie d'appréhension…

Je Vous ai suppliée, Vous que tous appellent la Sainte de l'impossible, l'Avocate des cas désespérés, le Refuge de la dernière heure !...

Ma confiance en Vous ne fut pas déçue.

Je retourne à vous maintenant, non plus les larmes de la souffrance aux yeux, mais la joie et la sérénité au cœur, Vous offrir ma reconnaissance infinie.

Cette joie, cette sérénité, c'est à Vous que je la dois, chère Sainte, à Vous qui êtes intervenue en ma faveur auprès de Dieu, malgré mon indignité, et m'avez obtenu la grâce que je désirais.

Je voudrais mieux Vous exprimer le profond sentiment de reconnaissance dont mon cœur est rempli, ô Sainte Thaumaturge, ô consolatrice des affligés, mais le trouble même provoqué par le bonheur d'avoir obtenu cette grâce paralyse mes expressions, et je ne sais plus que murmurer :

Merci… merci… merci… Sainte Rita !...

Alors, pour Vous démontrer d'une façon plus réelle ma reconnaissance infinie, je Vous promets de diffuser avec un zèle de plus en plus grand la connaissance de votre culte, de Vous faire aimer par ceux qui Vous ignorent encore, et n'ont pas comme moi le bonheur d'avoir expérimenté votre bienfaisance infinie.

Je Vous promets d'aider, autant que mes possibilités me le permettent, à l'entretien de votre culte, et d'assister autant que possible aux offices célébrés en votre honneur.

Pour me rendre toujours plus digne de l'aide du Ciel et de votre sainte protection, je prends la résolution, à partir d'aujourd'hui, d'accomplir avec une plus grande conscience et ferveur mes devoirs chrétiens.

Ô chère Sainte Rita, je Vous confie le soin de présenter à Dieu ces sincères résolutions, et de le remercier pour moi de la grâce généreusement accordée.

Veuillez enfin ne jamais m'abandonner, et continuez à me garder votre sainte et active protection afin qu'après en avoir profité sur cette terre, je puisse un jour Vous retrouver au Ciel et Vous dire mieux toute ma reconnaissance.

Ainsi soit-il.






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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mer 23 Mai 2018 - 8:01

Saint Jean-Baptiste de Rossi
Prêtre (✝ 1764)



Saint Jean-Baptiste de Rossi
Confesseur


Giovanni Battista de Rossi naquit dans la petite ville de Voltaggio, au diocèse de Gênes, le 22 Février 1698.

Son père, Charles, était de condition modeste, mais d'une Foi profonde qui le fit veiller de près, tant qu'il vécut, à l'éducation religieuse de ses quatre enfants.

Deux nobles génois, Jean Scorza et Maria Cambiasi, sa femme, qui villégiaturaient à Voltaggio, furent charmés de ses qualités et le demandèrent à son père en qualité de page.

Trois ans après il les quittait, appelé à Rome par un cousin, Don Laurent de Rossi, chanoine de la Basilique de Sainte-Marie in Cosmedin.

Celui-ci, avec une générosité et une affection qui ne se démentirent jamais, le fit instruire au Collège romain.

Jean-Baptiste y suivit les cours avec un tel succès, que, tous les ans, il obtenait le titre de dictateur, réservé à l'élève le plus brillant de chaque classe.

En 1721, avec une dispense de près d'un an, il était ordonné Prêtre, et il commençait l'admirable vie d'apostolat des pécheurs et des pauvres qui l'ont fait comparer à Saint Philippe de Néri et à Saint Vincent de Paul.

Il évangélisa d'abord les pauvres bergers de la campagne romaine qui apportaient à la ville leurs denrées.

Il venait dès le lever de l'aurore, au coucher du soleil, les trouver sur les places où ils s'assemblaient, leur parlait avec affection, s'intéressait à leurs petites affaires, à leur commerce, gagnait leur confiance ; peu à peu il s'insinuait dans ces âmes frustes et grossières, peu soucieuses des choses éternelles; enfin il les touchait, les tournait vers Dieu, éveillait en elles le désir du Salut ; triomphant, il les guidait vers un confesseur, car lui-même ne se croyait pas assez instruit pour s'asseoir au tribunal de la Pénitence.

Bientôt ce travail ingrat et dur ne lui suffit pas. Les vagabonds, puis les prisonniers, les gens d'armes des tribunaux, - voire le bourreau lui-même, - attirèrent ses soins et profitèrent de son dévouement.

Son œuvre préférée fut pendant longtemps l'hospice de Santa-Galla, où un bon Prêtre, Don Vaselli, réunissait déjà des pauvres abandonnés qui avaient besoin d'instruction religieuse.

Jean-Baptiste s'était attaché à cette maison dès le temps où il fréquentait le Collège romain.

Prêtre, il s'y donna plus encore, jusqu'à ce qu'enfin il succéda à Don Vaselli dans la direction, moins imposée par une règle positive que bénévolement acceptée, des Prêtres qui se consacraient à ce Ministère.

Et puis il eut le désir de donner aux pauvres filles qui erraient sans domicile dans les rues de Rome un asile au moins pour la nuit.

Il fonda pour elles l'hospice Saint-Louis-de-Gonzague, dirigé par une Prieure et une sous-Prieure.

Ce n'est qu'en 1739 que, triomphant des hésitations de son humilité, le vénérable Tenderini, Évêque d'Orte, l'orienta vers la direction des âmes.

Il s'y révéla immédiatement maître, et maître merveilleux. Dorénavant sa grande et constante occupation fut d'entendre les Confessions ; il y acquit une réputation que l'on peut dire mondiale, puisque, comme un siècle plus tard pour le Saint curé d'Ars, on vit des pénitents lui venir de Portugal, d'Espagne ou même d'Allemagne, attirés par la réputation de sa sainteté et de sa Miséricorde.

Sa santé devenait de plus en plus précaire; les crises de sa maladie, plus fréquentes, secouaient son pauvre corps au point de le laisser pendant plusieurs jours dans une véritable agonie ; il ne se soutenait qu'avec peine sur ses jambes affaiblies, presque hors d'usage ; son estomac refusait à peu près toute nourriture ; il ne pouvait ni lire ni écrire.

Malgré tout il allait, et soit pour confesser, soit pour prêcher, soit pour consoler et encourager, il avait toujours des forces.

C'est qu'il les puisait dans un Amour de Jésus-Eucharistie qui s'épanouissait en un oubli absolu de lui-même.

Détaché de toute grandeur humaine et de toute richesse, il avait fallu un ordre exprès de son confesseur pour lui faire accepter la succession de son cousin, Don Laurent, à sa prébende de chanoine et à sa fortune.
Celle-là, il la garda, comme de force, jusqu'à ce que ses fonctions de confesseur lui eussent rendu impossible l'assistance au chœur.

Mais celle-ci, il ne tarda pas à la disperser tout entière aux mains des pauvres. Et quand il mourut, le 23 Mai 1764, non pas dans la belle maison dont il avait hérité, mais dans une humble chambre de l'hôpital de la Trinité des pèlerins, il ne possédait plus que trois ou quatre meubles, un pauvre bréviaire qu'il donna à des amis, et son lit, qu'il légua à une pauvresse, en réservant toutefois quelques planches pour son cercueil.


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Pour un approfondissement biographique


«Le Sacerdoce, c'est l'Amour du Cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d'Ars. «Cette expression touchante nous permet avant tout d'évoquer avec tendresse et reconnaissance l'immense don que sont les Prêtres non seulement pour l'Église, mais aussi pour l'humanité elle-même», notait Benoît XVI.

Pour faciliter cette reconnaissance, le Saint-Père invitait à porter notre regard vers tant de belles figures de Prêtres:
«Ce qui peut être surtout profitable pour l'Église, ce n'est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de Religieux brûlant d'amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients» (16 juin 2009).






Saint Jean-Baptiste de Rossi est un de ces Saints Prêtres donnés par Le Christ à son Église.


Jean-Baptiste de Rossi, neuvième et dernier enfant d'une famille modeste, est né le 22 Février 1698 à Voltaggio (Ligurie, Italie).
Un de ses oncles est Capucin à Rome, et un de ses cousins, Lorenzo de Rossi, chanoine de Sainte-Marie-in-Cosmedin, l'une des plus belles églises de Rome.

Après un séjour de trois ans comme page dans une famille noble de Gênes, Jean-Baptiste se rend à Rome où son oncle Capucin l'inscrit au Collège romain tenu par les Pères Jésuites.

Brillant dans ses études, le jeune homme se fait aussi remarquer par sa piété active. Son amabilité, sa manière de dire les choses avec gentillesse, et une certaine joie font que les garçons acceptent tout de lui: il les entraîne à prier et à visiter les pauvres malades.

Lors du décès prématuré de son père, en 1710, sa famille désire qu'il rentre à la maison pour prendre la direction des affaires familiales, mais il choisit de continuer ses études de philosophie et de théologie au Collège romain, car il perçoit un appel au Sacerdoce.

L'amour qui transforme.

La vie ascétique qu'il mène est intense, mais il lui manque la direction d'un homme prudent et, peu à peu, il devient taciturne et renfermé; ceux qui, auparavant, le fréquentaient volontiers, s'éloignent de lui.

Un jour, assistant à la Messe dans l'église des Jésuites, il s'évanouit. Ses excès de Pénitence, en particulier sur l'alimentation, ont gravement nui à sa santé qui restera désormais fragile: il souffre de maux d'estomac et de crises d'épilepsie.

Il ne peut plus poursuivre régulièrement ses études. Il comprendra plus tard que c'est l'Amour qui transforme les cœurs et non les mortifications excessives.

«Apprenez de mon exemple, conseillera-t-il à des séminaristes, à ne pas vous fier aveuglément à votre jugement propre mais à prendre conseil de votre confesseur avant d'embrasser un exercice.»

Conscient de ses capacités intellectuelles, il verra dans cette épreuve une attention délicate de Dieu pour le détourner de l'orgueil qu'il aurait conçu en faisant de hautes études; il dira modestement:

«Si je n'avais pas été arrêté dans les succès académiques, j'aurais aussi succombé à la tentation de l'orgueil et de l'ambition.»

Jean-Baptiste utilise les forces qui lui restent pour suivre les cours des Pères Dominicains, cours centrés sur la doctrine de Saint Thomas d'Aquin à laquelle il prend goût et qu'il recommandera toute sa vie aux jeunes séminaristes.

Il est ordonné Prêtre le 8 mars 1721, avec dispense d'âge. Son premier désir est de marcher lui-même dans le chemin de la sainteté avant de chercher à y entraîner les autres.

Chaque matin au lever, il reste une heure en méditation, s'appuyant principalement sur l'Évangile; puis il recommande à Dieu son travail et les besoins des âmes.

Le soir, il prend encore une demi-heure pour l'oraison mentale, principalement sur la vie des Saints.

Zélé pour la prière du bréviaire, il encourage ses confrères à ne pas le remettre aux temps libres mais à réciter, autant que possible, les différents Offices aux heures qui leur correspondent. Quand il sera chanoine, il montrera une grande fidélité à la récitation chorale de l'Office Divin.

«Une priorité fondamentale de l'existence Sacerdotale est d'être avec Le Seigneur et donc d'avoir le temps pour la Prière.


Saint Charles Borromée disait toujours:

«Tu ne pourras pas soigner l'âme des autres si tu laisses la tienne dépérir. À la fin, tu ne feras plus rien, pas même pour les autres. Tu dois avoir du temps pour toi afin d'être avec Dieu.»


Je voudrais donc souligner ceci: quel que soit le nombre d'engagements qui se superposent, c'est une vraie priorité de trouver chaque jour, je dirais, une heure de temps pour rester en silence pour Le Seigneur et avec Le Seigneur, comme l'Église nous propose de le faire avec le bréviaire, avec les prières du jour, pour pouvoir ainsi s'enrichir toujours de nouveau intérieurement, pour retourner dans le rayon du souffle de L'Esprit Saint» (Benoît XVI, 6 août 2008).

Ces avis sur la prière sont utiles pour tous les fidèles, comme le rappelait Benoît XVI aux jeunes, lors de son voyage au Royaume-Uni (18 septembre 2010):


«Chaque jour nous devons choisir l'Amour, et pour cela nous avons besoin d'être aidés, une aide qui vient du Christ, de la prière et de la sagesse trouvée dans sa Parole, et de la grâce qu'Il nous accorde dans les Sacrements de son Église.

C'est le message que je souhaite partager avec vous aujourd'hui.

Je vous invite à chercher chaque jour dans vos cœurs la source du véritable Amour. Jésus est toujours là, attendant silencieusement que nous demeurions avec Lui et que nous entendions sa voix.

Dans l'intimité de vos cœurs, Il vous appelle à prendre du temps avec Lui dans la Prière. Mais ce genre de prière, la vraie prière, exige une discipline; elle requiert de créer quotidiennement des moments de silence...»

Proche des bergers et des vachers.

Le zèle de l'Abbé Jean-Baptiste de Rossi pour les âmes s'est considérablement accru avec la réception du Sacerdoce.
Deux fois par semaine, il se rend au Forum où se rassemblent les bergers et les vachers qui conduisent les bêtes au marché.

Avec bonté et patience, il les instruit des mystères de la Religion. L'hospice de Saint-Galla est aussi un terrain propice au déploiement de son zèle; fondé en 1650 en faveur des pauvres et pour offrir un toit à quiconque en manque, il est le siège d'une pieuse union d'ecclésiastiques qui se vouent à l'accueil des enfants abandonnés pour les instruire de la doctrine Chrétienne.

Cette œuvre devient bientôt l'œuvre préférée de Jean-Baptiste.

Il s'y dévouera pendant quarante-neuf ans. Après avoir consulté son confesseur, le Père Galuzzi, Jésuite, et longuement prié, il fonde un hospice similaire pour abriter les femmes pauvres qui courent encore plus de risques en restant à la rue sans abri.

Par modestie, il laisse le titre de directeur officiel de la maison au Père Galluzi, lui-même conservant la charge du spirituel et du temporel.

En souvenir des peines que Notre-Seigneur a endurées en prison lors de la Passion, il visite les détenus.

Interrogé sur son assiduité, il répond

: «C'est pour les faire sortir de l'enfer intérieur où ils sont: une fois leur conscience soulagée, les peines de la détention deviennent plus faciles à accepter et ainsi ils en arrivent à les supporter pour l'expiation de leurs fautes.»

Il obtient pour les femmes prisonnières qu'un établissement leur soit réservé, administré par des femmes pieuses et charitables.

«Le Prêtre entre comme Le Christ dans la misère humaine, la porte avec Lui, va vers les personnes souffrantes, s'en occupe, et pas seulement extérieurement, mais il les prend intérieurement sur lui, recueille en lui-même la «passion» de son temps, de sa paroisse, des personnes qui lui sont confiées» (Benoît XVI au clergé de Rome, le 18 février 2010).

Un don très précieux.

«Un bon pasteur, disait le curé d'Ars, un pasteur selon le Cœur de Dieu, c'est là le plus grand trésor que le Bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine.»

Si le Sacerdoce est un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine, il appelle en retour un soutien de la part des fidèles, comme le soulignait Saint Jean-Paul II :

«Le soutien que s'apportent réciproquement les différents membres de l'Église est d'une importance particulière: c'est un soutien qui, tout à la fois, révèle et réalise le mystère de l'Église Mère et Éducatrice.

Les Prêtres et les Religieux doivent aider les fidèles laïcs dans leur formation...

À leur tour, les fidèles laïcs eux-mêmes peuvent et doivent aider les Prêtres et les Religieux dans leur cheminement spirituel et pastoral» (Exhortation apostolique Christifideles laici, 30 décembre 1988).

Pour que cette aide soit féconde et sage, il est important que les fidèles aient une idée juste du Sacerdoce Ministériel tel qu'il apparaît chez les Saints Prêtres que l'Église propose en exemple.

En 1737, Don Lorenzo décède, et Jean-Baptiste hérite de sa place de chanoine, ne l'acceptant que sur l'ordre de son confesseur.

Il vend la somptueuse maison de son cousin et en distribue le prix aux pauvres, puis, afin de mieux participer à l'Office choral et remplir les autres obligations de sa charge, il s'installe à proximité de l'église dans une espèce de grenier appartenant à la communauté.

Dans l'église se trouve une image miraculeuse de la Sainte Vierge pour laquelle Jean-Baptiste a une grande dévotion; il en porte toujours sur lui une reproduction.

Sous son influence, les chanoines ajoutent à leur Office le chant des litanies de la Sainte Vierge.

Il aime aussi beaucoup la prière du rosaire, et il diffuse la pratique de réciter trois «Je vous salue Marie», matin et soir, en vue d'obtenir la persévérance finale. Cette dévotion produit des résultats surprenants et d'authentiques conversions.

En 1739, un de ses amis lui suggère qu'il pourrait faire plus de bien s'il obtenait les pouvoirs de Confesser qui lui manquent encore.

Il résiste un certain temps, invoquant tous les arguments que lui montre son humilité, mais il finit par céder sur les instances d'un Évêque chez qui il est allé en convalescence après une maladie.

Muni de ce pouvoir Divin, il n'en devient que plus actif. Le matin, il retarde sa Messe jusqu'à ce qu'il ait entendu le dernier des Pénitents qui se présentent, quitte à rester à jeun parfois jusqu'après midi.

Le soir, il Confesse encore.

Parfois ce Ministère le conduit dans les prisons ou les hôpitaux, à la recherche des personnes les plus abandonnées.
Il est tellement recherché et occupé par les Pénitents que le Pape Clément XII le dispense de l'obligation du chœur lorsqu'il doit Confesser.

Benoît XIV confirmera la dispense, la rendant perpétuelle.

Cette dispense est l'occasion d'une douloureuse persécution: un chanoine, de tempérament fort aigre, affirme partout qu'elle a été obtenue par tromperie, que c'est un grave scandale qui perturbe la régularité de l'assistance au chœur, premier devoir canonial.

Le Saint en tombe malade, mais il demeure toujours charitable au sujet de son censeur. Peu après, le persécuteur tombe malade à son tour; Jean-Baptiste le visite plusieurs fois et obtient qu'il change d'avis à son égard; le malade le prend même pour directeur de conscience et fait une mort paisible.

La voie la plus directe.

Dans la Confession, il déploie une grande douceur, estimant que c'est là une condition importante pour que le Pénitent n'hésite pas à accuser sincèrement tous ses péchés.

Il affirmera:

«Auparavant je ne connaissais pas la voie la plus directe pour aller au Ciel; je suis désormais convaincu que c'est de faire une bonne Confession.»

Dans le même sens, le Pape Saint Jean-Paul II déclarera à des jeunes prêtres: «Le Sacrement du Pardon est nécessaire à la communion profonde avec Dieu...

Jamais nous ne serons suffisamment saints pour ne plus avoir besoin de cette purification Sacramentelle...

De Confession en Confession, le fidèle fait une expérience toujours plus profonde de communion avec Le Seigneur Miséricordieux, jusqu'à la pleine identification avec Lui» (28 mars 2004).

Dans les cas désespérés, les autres confesseurs font appel à Jean-Baptiste de Rossi, car Dieu lui a donné le talent de trouver les paroles qui ouvrent les âmes à la grâce.

Un palefrenier gravement malade refuse de se Confesser en prétextant que ses mauvaises habitudes sont trop invétérées; appelé à son chevet, Jean-Baptiste a le bonheur de le convertir.

Le Saint s'efforce de régulariser, quand c'est possible, les situations matrimoniales désordonnées.

Ses exhortations au confessionnal, fortes et persuasives, obtiennent de beaux résultats: Célébration du Sacrement de Mariage ou bien séparation définitive des concubins.

En revanche, pour le bien même des Pénitents, il refuse fermement l'absolution à ceux qui manquent de contrition, refusent de se retirer de l'occasion prochaine du péché ou ne cherchent pas à prendre les moyens indispensables pour sortir du péché.

«Les Prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce Sacrement.

Au temps du Saint Curé d'Ars, en France, la Confession n'était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse.

Mais il s'est efforcé, de toutes les manières... de faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence Sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la présence Eucharistique.


Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l'église, devant le Tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l'imiter, s'y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu'ils soient en même temps sûrs d'y trouver leur curé, disponible pour l'écoute et le Pardon» (Lettre de Benoît XVI aux Prêtres, 16 juin 2009).


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En 1748, en raison de ses nombreuses difficultés de santé, le chanoine Jean-Baptiste de Rossi s'installe dans la communauté Sacerdotale de la Trinité-des-Pèlerins, mais il continue son Ministère à Sainte-Marie-in-Cosmedin, en particulier les jours de marché où les paysans, qui ont apporté leurs produits pour les vendre, profitent de l'occasion pour se Confesser.

Jean-Baptiste de Rossi fait également preuve d'un grand zèle pour aider les Prêtres dans leur vie spirituelle, et il s'efforce d'entretenir les amitiés Sacerdotales.

Il a soin de ne pas blesser la Charité lorsqu'il parle des autres ecclésiastiques et des membres de la hiérarchie.
Son tempérament vif est souvent mis à rude épreuve par des personnes peu délicates en cette matière.

«La fidélité à votre vocation propre exige courage et confiance, mais Le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces; soyez pleins de sollicitude les uns avec les autres, en vous soutenant fraternellement.

Les moments de Prière et d'étude en commun, le partage des exigences de la vie et du travail Sacerdotal sont une part nécessaire de votre vie.

Comme il est merveilleux que vous vous accueilliez les uns les autres dans vos maisons, avec la Paix du Christ dans vos cœurs! Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la Prière et par des conseils et des discernements utiles!» (Benoît XVI à Fatima, 12 mai 2010).



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Mieux qu'un bon carême.

Jean-Baptiste de Rossi souhaite organiser un catéchisme pour adultes en carême, car il estime que «le catéchisme vaut plus qu'un Carême bien observé ».

La préoccupation de l'Église pour l'enseignement du catéchisme demeure actuelle. Dans sa préface au catéchisme édité pour les JMJ de Madrid (août 2011), le Saint-Père invite les jeunes à étudier «le catéchisme avec passion et persévérance».

La jeunesse, affirme-t-il, «n'est pas aussi superficielle que l'on pense; les jeunes veulent savoir en quoi consiste vraiment la vie. Ce livre est captivant parce qu'il nous parle de notre propre destin et concerne donc chacun de nous de près.»

Il ajoute: «Ce manuel de catéchisme ne vous flatte pas; il n'offre pas de solutions faciles; il exige de vous une nouvelle vie...

Vous devez connaître ce que vous croyez; vous devez connaître votre Foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d'exploitation d'un ordinateur...

Oui, vous devez être bien plus profondément enracinés dans la Foi que la génération de vos parents, pour pouvoir résister avec force et détermination aux défis et aux tentations de ce temps...

Vous avez besoin de l'aide de Dieu, si vous ne voulez pas que votre Foi se tarisse comme une goutte de rosée au soleil, si vous ne voulez pas succomber aux tentations du consumérisme, si vous ne voulez pas que votre amour se noie dans la pornographie, si vous ne voulez pas trahir les faibles et les victimes d'abus et de violence.»

Jean-Baptiste de Rossi n'est pas un prédicateur de grand renom, mais ses instructions touchent les âmes.

Après une préparation par la Prière, il expose clairement les vérités de la Foi, adaptant son enseignement à ses auditeurs.

Ses exemples sont en général tirés de la vie des Saints. Il s'attriste lorsqu'il entend des sermons superficiels, ou bien encore de savants traités de théologie inaccessibles aux fidèles.

Sa prédication de prédilection porte sur la Divine Miséricorde, exemple qui sera suivi par le Curé d'Ars qui, «en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu'il a réussi à leur faire percevoir l'Amour Miséricordieux du Seigneur.

Notre temps aussi a un besoin urgent d'une telle annonce et d'un tel témoignage de la vérité de l'Amour:
Deus caritas est (1 Jn 4, huit)» (Lettre de Benoît XVI aux Prêtres, 16 juin 2009).

Jean-Baptiste s'ingénie à subvenir avec délicatesse aux diverses formes de pauvreté, notamment auprès des familles déchues qu'il visite discrètement.

Il cherche à gagner l'affection des Juifs de Rome, par exemple en procurant des secours médicaux à leurs malades.
Toutefois, son activité ne se limite pas aux murs de la Ville. Il fait de petites missions dans les campagnes et donne aux villageois l'occasion de se Confesser à un Prêtre étranger, sachant que dans les petites paroisses rurales on hésite souvent à Confesser ses fautes graves à son propre Curé.

Jean-Baptiste ressent également un attrait pour les Missions lointaines, et en particulier pour l'Inde.

Mais on l'invite à considérer les Confessionnaux et les hôpitaux de Rome comme sa terre de mission.
À la demande des supérieurs, il exerce aussi un apostolat de Confesseur extraordinaire et de prédicateur de retraites dans les Communautés Religieuses.

Une pleine sécurité.

Durant les deux dernières années de sa vie, la fièvre ne le quitte pas. En août 1762, sa santé est tellement délabrée que ses amis le convainquent d'aller refaire ses forces dans la région du lac de Nemi.

Là, l'épilepsie de sa jeunesse réapparaît avec des crises violentes. À la mi-octobre, il rentre à Rome et ne sort presque plus de sa chambre de malade.

Il regrette de ne plus pouvoir agir:

«Désormais, je ne suis bon à rien!» Et pourtant, lorsque ses amis viennent lui rendre visite, lui-même les remplit de courage tant est grande sa joie spirituelle.

Le 8 Septembre 1763, il se fait conduire à Sainte-Marie-in-Cosmedin pour y célébrer la Nativité de Marie.

Il affirme à ses confrères:

«Priez pour moi. Je ne reviendrai plus ici: c'est l'ultime fête que je célèbre avec vous.»

Le 27 Décembre au matin, on le trouve à terre, en proie à une violente crise d'épilepsie. Il ne revient à lui que le lendemain.

On lui porte alors le saint Viatique; pendant l'action de grâces, il est tout recueilli dans la joie: plusieurs resteront convaincus qu'il a eu une extase.

Puis il reçoit l'Onction des malades. À la surprise générale, sa santé s'améliore, et il peut Célébrer plusieurs fois la Sainte Messe.

Mais bientôt, il ne lui est plus possible de Célébrer la Messe ni de réciter l'Office Divin. Sa dernière consolation est la récitation du rosaire.

Il répond à son Confesseur qui l'exhorte à accepter la mort: «Je considère la mort avec sérénité, sans crainte; j'estime que ce sentiment de pleine sécurité est une grâce particulière de Dieu et j'espère que Le Seigneur me la concédera dans la dernière heure par son Amour et en raison de la Charité que je porte à ses pauvres.»

Lors d'une de ses pertes de connaissance, un ami lui enlève son chapelet du poignet; en revenant à lui, sa première parole est de se plaindre de cet acte comme d'un vol.

Après de longues heures douloureuses, il meurt paisiblement le 23 Mai 1764, âgé de 66 ans.

Avec notre Pape Benoît XVI, demandons à Marie, la Mère Immaculée, que «l'Église puisse être renouvelée par de Saints Prêtres, transfigurée par la grâce de Celui (Le Christ) qui fait toutes choses nouvelles» (à Fatima, le 12 Mai 2010), et répétons souvent l'invocation:

«Seigneur, donnez-nous des Prêtres, Seigneur, donnez-nous de Saints Prêtres!»





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 Hier à 9:20

Jeudi 24 Mai 2018

Fête de Sainte Marie Auxiliatrice, secours des Chrétiens.


Marie Auxiliatrice

Marie Auxiliatrice, ou Marie, Secours des Chrétiens (du latin Auxilium Christianorum) est un des vocables ou titres sous lesquels les fidèles Catholiques vénèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu.

Mentionné une première fois par Saint Jean Chrysostome vers 345 il eut une popularité très grande après la victoire de la coalition d'armées Chrétiennes sur la flotte turque, au large de Lépante, en 1571.Cliquer
Liturgiquement Marie Auxiliatrice est fêtée le 24 Mai.

Origine

Saint Jean Chrysostome semble être le premier à avoir mentionné ce titre marial. C’est aux environs de 345. Il fut repris par après par d’autres.


À partir du Moyen-âge le titre de Marie Auxiliatrice (Secours des chrétiens) est particulièrement associé à la défense de l'Europe Chrétienne (latine et grecque) y compris l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, contre les peuples non-chrétiens qui la menacent.

Face à l’Empire

ottomanCliquer dont les armées envahissaient et subjuguaient de plus en plus de régions chrétiennes le Pape Saint Pie V appelle à la formation d’une coalition des forces Chrétiennes d’Europe pour faire face à cette menace.

Il appelle tous les croyants à prier Marie, Secours des Chrétiens, pour soutenir les soldats.

En 1571 les Turcs subissent une défaite navale majeure au large de Lépante, et leur suprématie maritime est brisée.


La défaite des Turcs Musulmans est attribuée à l'intercession de Marie Auxiliatrice.

Histoire

Deux inscriptions anciennes grecques datant des premiers siècles du Christianisme donnent à la Vierge Marie les titres de θεοτοκος (Theotokos, Mère de Dieu) et Βοετεια (Boeteia, l’Aide, ou le ‘Secours’).

Après Saint Jean Chrysostome (vers 345) plusieurs Pères de l’Église font référence à la Vierge Marie comme la "Βοετεια".

Tel Proclus de Constantinople en 476, CliquerSebas de Césarée en 532.

À la fin de l’ère patristique (Ve siècle) d’autres continuent l’usage, ainsi le poète grec Romano Melone in 518, le Patriarche de Jérusalem Sophrone en 560, Saint Jean Damascène en 749, et Germain de Constantinople en 733.

Une Litanie de 1524 donne à Marie le titre de ‘Advocata Christianorum’, mais un autre circulant plus tard - aux environs de 1576 (peu après la victoire de Lépante) - au sanctuaire de Lorette (Italie) est identique aux Litanies Mariales d’aujourd’hui.Cliquer
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Au XXème siècle, le Concile Vatican II confirme le titre marial d’Auxiliatrice dans sa Constitution dogmatique sur l’Église, ‘Lumen Gentium’

« Aussi la Bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l'Église sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice

Tout cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité et à l'action du Christ, seul Médiateur » (n°62).



Source


La Fête liturgique

La Fête liturgique de Marie Auxiliatrice fut instituée dans des circonstances dramatiques par le Pape Pie VII.

Arrêté par Napoléon en 1808 et retenu prisonnier, d’abord à Grenoble puis à Fontainebleau, Pie VII ne se laisse pas intimider par l’empereur, ce qui lui donna un im
mense prestige dans toute l’Europe, même Protestante et Orthodoxe.

Ramené à Savona (Ligurie) en Janvier 1814, après la défaite napoléonienne de Leipzig de 1813, il fut libéré le 17 Mars suivant, veille de la Fête de Notre-Dame de Miséricorde, patronne de la ville de Savona.

Le voyage de Pie VII de Savona à Rome est triomphal. Reçu partout avec enthousiasme le vénérable vieillard - il a 72 ans - attribue cette libération personnelle et victoire de l’Église à l’’intercession de la Vierge-Marie.

Aussi en visite-t-il les Sanctuaires qui se trouvent sur sa route de retour dont, entre autres, l’abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena, où il avait fait son noviciat comme Religieux Bénédictin en 1756.Cliquer

Il entre à Rome le 24 Mai 1814 où il est reçu avec une égale ferveur populaire. Le 18 Septembre 1814, dans une première marque de reconnaissance mariale, il étend la Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs à l’Église universelle.

Lorsque Napoléon s’évade de l’ile d'Elbe et Marat envahit les États pontificaux, Pie VII doit de nouveau s’exiler à Savona (22 mars 1815).

Après la bataille de Waterloo et la chute définitive de l’empereur français, Pie VII rentre définitivement à Rome le 7 Juillet 1815.

En nouvelle marque de reconnaissance à Dieu et la Vierge Marie il institue la Fête universelle de la Vierge Marie Auxiliatrice, choisissant la date du 24 Septembre, date de son premier retour d’exil à Rome.

Vénération et dévotion

La dévotion envers la Vierge Marie-Auxiliatrice se répand.

En Italie elle est particulièrement encouragée par Saint Jean Bosco, Fondateur des Salésiens,Cliquer qui, en 1865, construit à Turin une grande Basilique en son honneur et plaça la Congrégation féminine qu’il fonda sous sa protection : les ’Filles de Marie Auxiliatrice’.
Cliquer
À la suite de Saint Jean Bosco les Sœurs et Pères Salésiens ont beaucoup contribué à promouvoir la vénération à Marie Auxiliatrice.

Nombre de leurs établissements sont placés sous sa protection.

Vénération

Le jour de sa Fête l’Église souligne deux aspects de l’assistance que peut donner la Vierge Marie Auxiliatrice.

Son assistance est demandée dans la lutte contre la tentation et le péché que connait le croyant.

Son assistance est également demandée par les communautés Chrétiennes dans leurs luttes contre des forces antichrétiennes.

Bien que considérée comme « dévotion catholique », la vénération de Marie Auxiliatrice et demande de son intercession n’est pas inconnue dans le monde Orthodoxe, cela depuis le XIème siècle lorsque l’Ukraine se défendait contre une invasion barbare.

Les pères des Missions étrangères de Paris, à la suite d’un vœu fait en 1891 célèbrent la Fête de Marie Auxiliatrice avec une Solennité particulière.

Le seul Sanctuaire marial de Chine, la Basilique Notre-Dame de Sheshan (près de Shanghai), est dédiée à Marie Auxiliatrice.Cliquer

Il est très fréquenté. Pour la journée de prières pour les Chrétiens persécutés de Chine (24 Mai 2008) le Pape Benoît XVI composa une Prière spéciale, adressée à Notre-Dame de Sheshan.



Bienheureuse Vierge Marie
Auxiliatrice des Chrétiens


La Vierge Marie, aide des Chrétiens, est vénérée avec une grande dévotion dans le Sanctuaire de Sheshan à Shangaï.

En 2008, puis en 2011, le Pape Benoît XVI a souhaité que soit proposée à l’Église universelle une journée de Prière avec les Catholiques chinois.

Le 24 Mai est le jour Consacré à la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice des Chrétiens.

Prière de Benoît XVI à Notre-Dame de Sheshan publiée dans sa Lettre aux Catholiques de Chine, pour la Journée de Prière pour l’Église de Chine le 24 Mai de chaque année:

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le Sanctuaire de Sheshan sous le vocale 'd’Aide des Chrétiens',
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.

Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

Par ton 'oui' docile prononcé à Nazareth, tu as permis
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
de tous ceux qui accueillent dans la Foi ton Fils Jésus
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.

Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.

Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen!

Pour approfondir - Histoire du sanctuaire de Sheshan et Prière à Notre-Dame de Sheshan (Agence d'information des Missions étrangères de Paris)

L’évangélisation est arrivée à Sheshan, à quelque 35 km de Shanghai, vers 1844. Sheshan doit son nom à un Ermite, She, qui aurait vécu sur cette montagne (shan).Cliquer

Les Missionnaires y construisirent une maison de cinq chambres, dont l’une était une chapelle... (Notre-Dame des Victoires).Cliquer



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PRIERE

" Nous venons donc mêler aux allégresses pascales, Ô notre Reine, les joies qu'inspire à tout enfant de l'Église le souvenir de votre intervention en faveur de la Chrétienté, en ce jour mémorable où Rome revit son Pasteur et son Roi.

Recevez nos hommages, Ô vous qui avez remporté la victoire. Ce mois tout entier retentit de vos louanges ; mais elles montent vers vous plus joyeuses en ce jour.

Daignez donc abaisser vos regards sur Rome et sur son Pontife. De nouveaux périls se sont élevés ; la pierre posée par Jésus est redevenue un signe de contradiction, et les vagues mugissantes de l'impiété la couvrent de leur écume.

Nous savons, Ô Marie, que cette pierre ne peut être déracinée, et que la Sainte Église pose sur elle en sûreté ; mais nous savons aussi que les destinées de cette Église ne sont pas éternelles ici-bas.

Un jour elle doit être enlevée dans les Cieux, et ce jour sera le dernier que verra ce monde coupable.

Jusqu'à ce moment terrible, n'êtes-vous pas, Ô Marie, notre toute-puissante Auxiliatrice ?

Ô ! Daignez étendre ce bras auquel rien ne résiste.

Souvenez-vous de cette Rome à qui votre culte fut si cher, où tant de nobles sanctuaires proclament la gloire de votre nom.

L'heure dernière de ce monde n'a pas encore sonné ; venez en aide à la plus sainte des causes ; ne permettez pas que la ville sainte soit foulée plus longtemps sous les pieds des impies ; conservez-lui son Pontife, et rendez l'indépendance qui lui est nécessaire à celui en qui nous vénérons le Vicaire du Roi des rois.

Mais Rome n'est pas le seul point de la terre qui appelle votre puissant secours, Marie ! De toutes parts la Vigne de votre Fils est exposée aux ravages du sanglier.

Le mal est partout, l'erreur est partout, la séduction est partout ; il n'est aucune contrée où l'Église ne soit dans la souffrance, où sa liberté ne soit violée ou menacée.

Les sociétés, entraînées loin de la tradition Chrétienne dans leurs lois et dans leurs mœurs, sont frappées d'impuissance et sans cesse au moment de rouler dans l'abîme.

Secourez le monde dans un aussi grand péril, Ô notre Auxiliatrice ! Vous en avez la force et le pouvoir ; ne laissez pas périr la race que Jésus a rachetée, et qu'il vous a léguée du haut de sa Croix.

Ô Marie, Secours des Chrétiens, vous êtes l'espoir de nos âmes ; et nos âmes sont menacées par le même ennemi qui s'attaque aux sociétés humaines.

Dans sa rage infernale, il poursuit l'image de votre divin fils dans l'homme et dans l'humanité. Venez au secours de vos enfants.

Arrachez-les à la dent meurtrière du serpent. Le monstre connaît votre puissance ; il sait que vous pouvez sauver sa victime tant qu'elle n'est pas sortie encore des conditions du temps, et que l'éternité ne s'est pas encore ouverte pour elle.

Vous avez, Ô Marie, remporté d'éclatants triomphes pour le Salut de vos enfants ; ne vous lassez pas, nous vous en supplions, d'être secourable pour les pauvres pécheurs.

C'est vous surtout, et les faits le prouvent, que Jésus avait en vue lorsque, voulant remplir de convives la salle du festin éternel, il dit aux ministres de son Amour :

" Forcez-les d'entrer." (Luc. XIV, 23.).

Nos voix suppliantes montent vers vous, Ô notre Auxiliatrice, car nos besoins nous pressent ; mais nous n'avons garde d'oublier les devoirs particuliers qui vous sont dus en ces jours où la Sainte Église honore vos ineffables relations avec votre Fils ressuscité.

Avec quels délices elle s'identifie aux transports de bonheur qui ont tout à coup remplacé dans votre âme les angoisses du Calvaire et du sépulcre !


C'est à la mère consolée en son Fils, triomphante en son Fils, que nous offrons, avec les fleurs du printemps, l'hommage annuel de nos louanges dans tout le cours du mois dont les grâces et la splendeur offrent tant d'harmonies avec votre immortelle beauté.

En retour, conservez à nos âmes l'éclat qu'elles ont puisé dans la Pâque au contact de votre divin ressuscité, et daignez nous préparer vous-même à recevoir dignement les dons de L’Esprit-Saint qui viendra bientôt, resplendissant des feux de la Pentecôte, sceller par sa descente en nous l'œuvre de la régénération Pascale."




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 Aujourd'hui à 7:40

Vendredi 25 Mai 2018

Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (Catherine de Pazzi ou de Cortone), Carmélite (1566-1607).


Marie-Madeleine de Pazzi (1566 - 1607) est une carmélite de l'ancienne observance (ou Carmélite chaussés), en Religion Sœur Marie-Madeleine, grande Mystique, dont la spiritualité et les écrits ont profondément influencé la société de Florence du XVIIe siècle.

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Vie et spiritualité


Catherine de Pazzi est née le 02 Avril 1566 dans une noble famille florentine, les Pazzi, dont un ancêtre avait été le premier à entrer à Jérusalem lors de la Première croisade.

Elle est aussi apparentée à Francesco de Pazzi, chef de la Conjuration des Pazzi.

Cliquer Elle est la seconde enfant de Maria Buondelmonti et de Camillo di Geri de' Pazzi, et elle a eu trois frères.
Très jeune, elle mène une vie de piété et d'oraison. Elle a eu deux Jésuites comme directeurs spirituels et confesseurs, Rossi et Blanca. Ils lui enseignent la prière et l'instruisent dans la Foi Chrétienne.

Lorsqu'elle fait sa première communion (à l'âge de 10 ans), elle fait vœux, secrètement, d'entrer dans les ordres.
Elle a sa première extase mystique à l'âge de 12 ans. Elle est pensionnaire à deux reprises chez les Chevalières de Malte, à San Giovannino, de 1574 à 1578 et de 1580 à 1581.

Elle continue son éducation dans un couvent Franciscain de Cortone où elle apprend à connaître la spiritualité de François d'Assise qu'elle qualifiera plus tard de Père spirituel tandis qu'elle considérait sainte Claire comme son avocate.

Mais ses parents, s'opposant à sa vocation religieuse, l'en retirent deux ans après afin de la marier.

Entrée au Carmel

Catherine refuse le mariage, elle va même jusqu'à dire à son père :

« Je livrerais plutôt ma tête au bourreau, que ma chasteté à un homme ».

Ses parents finissent par céder, et Catherine peut entrer au Carmel à Sainte-Marie-des-Anges (le plus ancien couvent de l’ordre) le 27 Novembre 1582, alors qu'elle n'a que 16 ans. Elle prend le nom de Sœur Marie-Madeleine.

Le Carmel de Sainte-Marie-des-Anges, à l’époque où y vécut Marie-Madeleine, comptait presque quatre-vingt religieuses.


Plusieurs moniales avaient un haut profil spirituel, comme la mère Evangelista Del Giocondo, ou Pacifica del Tovaglia l’une des "secrétaires" et amies de la Sainte. Marie-Madeleine est d’abord vicaire pour l’accueil des jeunes filles qui fréquentaient la maison d’hôtes (1586-1589).

À partir de 1589 elle participe, à des titres variés, à la formation des novices. Elle devient sous-prieure du couvent en 1604.

Elle vit dans la plus extrême austérité, s'adonnant à la Prière et à la Méditation, s'infligeant des mortifications permanentes.

Elle a un grand souci des pauvres, et prie sans cesse pour les Prêtres, pour le renouveau spirituel de l'Église.

Elle bénéficie de grandes Grâces Mystiques et éprouve de profondes extases. Elle a laissé de nombreux écrits.

Épuisée par ses jeûnes et ses intenses mortifications, elle tombe malade et passe trois dernières années très tourmentées.
Elle meurt le 25 Mai 1607 à l’âge de quarante et un ans.

Béatification - Canonisation

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Lors du quatrième centenaire de sa mort, le Pape Benoît XVI a dit lors de son homélie du 29 mai 2007 que Marie-Madeleine demeurait encore aujourd'hui : « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la Sœur qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’étoile » du chemin vers la perfection ».

Et qu'elle était :

« pour tous, cette grande Sainte (qui) a le don d’être une maîtresse de spiritualité, particulièrement pour les Prêtres envers lesquels elle a toujours nourri une véritable passion ».



Citations

Prière de sainte Marie-Madeleine Pazzi au Saint Esprit :

« L'Esprit pénétrant vient dans l'âme comme une source qui la submerge.

De même que deux fleuves jaillissants se mêlent de telle façon que le plus petit perde son nom et prenne celui du plus grand, c'est ainsi que cet Esprit divin agit quand il vient dans l'âme pour s'unir à elle.

Il faut que l'âme, qui est la plus petite, perde son nom et s'abandonne à l'Esprit.

C'est ce qui se produira si elle se tourne vers l'Esprit pour ne plus faire qu'un avec Lui. Par l'élan de l'amour, l'Esprit, qui est à la fois immobile et très mobile, s'introduit en nous. »

Marie-Madeleine à ses sœurs : « Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la Volonté de Dieu ? Mes sœurs, oh ! que la Volonté de Dieu est aimable! »

«Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur. »

« Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais. »

Ses dernières paroles furent adressées à ses sœurs : « Je vous prie, au nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul ! »



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Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi « maître spirituel » pour les Prêtres
Une Sainte de la Pentecôte

ROME, Mardi 29 mai 2007 (ZENIT.org) – Marie-Madeleine de’ Pazzi est aussi « un maître spirituel » pour les prêtres, souligne Benoît XVI. Une Sainte de la Pentecôte.

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