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✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 14 Mai 2018 - 8:25

Lundi 14 Mai 2018

Fête de Saint Michel Garicoïts, Prêtre et Fondateur de la société des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863)


Saint Michel Garicoïts

Fondateur de la société des Prêtres du Sacré-Cœur (✝ 1863)

Basque d'origine, il passa toute sa vie dans le diocèse de Bayonne. Il était contemporain de Saint Jean-Marie Vianney,Cliquer le Saint Curé d'Ars, et son émule.


Domestique chez un vieux Curé, puis à l'évêché de Bayonne où sa fonction principale était de s'occuper et de promener le chien d'un vieux chanoine, il put malgré tout devenir Prêtre, professeur au grand séminaire et directeur d'école.
Il fonda la Congrégation des Prêtres du Sacré-Cœur de Betharram, voués à l'apostolat.

"Né le 15 Avril 1797 à Saint-Just-Ibarre dans les Pyrénées Atlantiques, Michel Garrigoïts fut vicaire à Cambo (1824-1825).

Il devint professeur, puis supérieur du Grand séminaire de Bétharram, succédant à Procope Lassale.

Michel Garrigoïts reprit en main les destinées de la vieille maison, de la chapelle et du calvaire, et fonde, en 1835, une Congrégation de Missionnaires de Bétharram à qui fut donné le titre de Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus.

Il organisa les missions, ouvrit écoles et collèges.

Son mot favori était:

'En avant, toujours!'.

En 1856, il envoya lui-même ses premiers Missionnaires en Argentine (pour les émigrés basques et béarnais) sur demande de l’Évêque de Buenos Aires.

Restaurateur du calvaire de Betharram, il assura aussi l’aumônerie des Filles de la Croix à Igon.

A sa mort, le 14 Mai 1863, son œuvre de mission et d’éducation rayonnait dans le monde entier.

Un lien particulier l’unissait à Bernadette Soubirous puisqu’elle allait le rencontrer pour le consulter." (diocèse de Tarbes et Lourdes)Cliquer


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Saints du diocèse de Tarbes et Lourdes, fichier pdf.Cliquer

Saint Michel Garicoïts, texte de Sœur Pascale du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron,
extrait de son ouvrage 'Témoins du Christ en Béarn et au Pays Basque' (1.6Mo)Cliquer


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À Bétharram dans les Pyrénées, en 1863, Saint Michel Garricoïts, Prêtre.

Poussé par un grand zèle apostolique, il fonda la Société des Prêtres Missionnaires du Sacré-Cœur et l’étendit jusqu’aux régions lointaines d’Amérique latine.

Martyrologe romain.



Source


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Saint Michel GARICOITS

Nom: GARICOITS
Prénom: Michel
Nom de religion: Michel
Pays: France
Naissance: 15.04.1797  à Ibarre (Dioc. de Bayonne)
Mort: 14.05.1863
Etat: Prêtre - Religieux – Fondateur
Note: Basque, Prêtre paroissial, puis professeur au séminaire, Fondateur en 1834 des « Prêtres du Sacré-Cœur de Bétharram » (Mission et évangélisation).
Béatification:
Canonisation: 06.07.1947 à Rome  par Pie XII
Fête: 14 mai
Réf. dans l’Osservatore Romano:
Réf. dans la Documentation Catholique: 1947 col.1193-1204

Notice brève

Né en 1797 d'une humble famille de paysans, Michel Garicoïts est successivement, après son Ordination Sacerdotale, vicaire, professeur, puis supérieur du grand séminaire de Bétharram, près de Pau.

C'est là qu'il fonde, avec l'aide spirituelle de Sainte Elizabeth Bichier des Ages,Cliquer la société des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus, dont les membres se vouent à l'évangélisation des campagnes déchristianisées après la Révolution, ainsi qu'à la desservance d'églises et de lieux de pèlerinages.

Il accepte d'envoyer aussi des Missionnaires en Amérique du Sud. Ce Prêtre dévoré de zèle, aux activités multiformes, puisait toute son énergie dans la Contemplation. Il mourut le soir de l'Ascension, le 14 Mai 1863

Notice développée


Michel Garicoïts naît en 1797 au petit village d’Ibarre dans le pays basque français (diocèse de Bayonne).

Ses parents, Arnaud Garicoïts et Gratianne Etchéverry, s’étaient mariés clandestinement pendant la Révolution, devant un Prêtre non-jureur et ils ont aidé des Prêtres pourchassés à passer la frontière. Ce sont des paysans pauvres.

Michel est l’aîné de six enfants. Il a un tempérament volcanique. « Sans ma mère, je serais devenu un scélérat. » Elle lui enseigne la crainte de l’enfer et le désir du Ciel.

Un jour en gardant son troupeau, l’enfant croit voir que le sommet de la colline qui est devant lui touche le Ciel: il y monte...

Mais non, c’est plus haut sur la montagne en face...il la gravit.

Et ainsi, dans sa quête du Ciel, il va de hauteur en hauteur jusqu’à ce que la nuit le surprenne et l’oblige à dormir à la belle étoile.

Très tôt il ressent la vocation. A l’école primaire, de 1806 à 1809, il réussit très bien, mais ensuite, son père le place comme domestique de ferme pour gagner quelque argent.

Quand il part avec son troupeau, il emporte une grammaire ou un catéchisme. Néanmoins, faute d’instruction suffisante, il ne peut faire sa première Communion qu’en 1811.

De retour chez ses parents en 1813, il leur avoue son désir de devenir Prêtre, mais ils refusent à cause de leur pauvreté.
Heureusement il est soutenu par sa grand-mère et il est engagé chez un Prêtre du voisinage chez qui il peut étudier en échange de quelques services.

Et ainsi à force de persévérance et d’énergie – et toujours en travaillant à côté pour payer ses études (par exemple comme professeur au petit séminaire) – il parvient à son but; il est ordonné Prêtre le 20 décembre 1823.

Nommé vicaire au village de Cambo, il est très apprécié; il confesse beaucoup et fait le catéchisme.

En 1825 il est nommé professeur au grand séminaire de Bétharram qui périclite matériellement et même spirituellement.
Il s’attache à le relever, secondant le supérieur trop âgé.

Il est très bien suivi par les séminaristes. La même année, malgré son jeune âge (28 ans) il est nommé Directeur spirituel des « Filles de la Croix » qui ont une Fondation récente non loin de là, à Igon.

Il entre ainsi en contact avec sainte Elisabeth Bichier des Ages, la Fondatrice. Et cela marque un tournant dans son existence. Il est attiré par la spiritualité ignatienne et les Exercices spirituels.

(Il était déjà préparé à méditer sur les « deux étendards », lui qui dès l’enfance avait réfléchi aux deux voies grâce aux leçons de sa mère!).

En 1831, il est nommé supérieur du séminaire, mais la même année l’Évêque en transfère le siège à Bayonne.

Voilà l’abbé Garicoïts seul dans les grands bâtiments de Bétharram. Non loin de là il y a un pèlerinage marial.

Peu à peu naît en lui l’idée de fonder une Congrégation pour s’occuper des pèlerins, leur donner des retraites selon les Exercices et faire des missions dans le diocèse car la France a souffert de la Révolution.

Il faut rechristianiser l’école. « L’éducation intellectuelle, morale et Religieuse, dit-il, est l’œuvre humaine la plus haute qui se puisse faire. »

Au fil des ans, il ouvre plusieurs écoles dans la région. Il est aidé de quelques Prêtres et Frères.

En 1838, il fonde les « Prêtres auxiliaires du Sacré-Cœur de Jésus » ou « Société des Prêtres du Sacré-Cœur de Jésus »(1841).

Il travaille toujours en plein accord avec son Évêque mais celui-ci prend des mesures très gênantes pour la Congrégation.


Revenant un jour d’une entrevue à l’évêché, il avoue d’un ton ému: « Que l’enfantement d’une Congrégation est chose laborieuse! »

Mais sa patience et sa bonté ont finalement raison de toutes les difficultés. Tout en prêchant sur les fins dernières, il insiste sur la confiance en la providence, en la miséricorde paternelle à l’égard des pécheurs et dans la tendresse du Christ (cf. sa dévotion au Sacré-Cœur) qui doit engendrer une « tendresse Chrétienne », fruit du don de piété.

Son mot d’ordre est: « Me voici » et il précise: « Me voici sans retard, sans réserve, sans retour, par amour ».

L’institut des Prêtres de Bétharram essaime dans le diocèse, la France et l’Europe, puis le Père fonde des collèges en Amérique latine (Argentine et Uruguay) pour aider les émigrés basques désemparés.

Il meurt le 14 Mai 1863 au soir de la Fête de l’Ascension.

Douze ans après sa mort, le grand désir du Père Michel de voir sa Congrégation reconnue de droit pontifical n’est toujours pas réalisé.

De graves tensions subsistent à ce sujet entre les membres ; et d’autre part l’Évêque du lieu, Mgr Lacroix, n’y est pas favorable.

C’est alors qu’intervient Sœur Marie de Jésus Crucifié Baouardy, du Carmel de Pau. Dans une vision du 2 Mai 1875 Le Seigneur lui montre la situation et les remèdes appropriés.Cliquer

Grâce aux démarches de Mlle Berthe Dartigaux et de deux Pères, les constitutions sont apportées à Rome et approuvées le 30 Juillet.

Les pères de Bétharram reconnaissent en Sœur Marie de Jésus Crucifié comme la seconde Fondatrice de leur Institut.
Elle a été béatifiée par Jean Paul II le 13 Novembre 1983.

D’une lettre de Saint Michel Garicoïts à une Fille de la Croix, au caractère inquiet:

« Dites donc et ne cessez de dire: ‘Mon âme glorifie Le Seigneur et mon esprit se réjouit en Dieu ; ce bon Père me regarde; rien, non rien - pas même mes péchés - ne sera capable de me décourager’...

Que le Magnificat soit votre cantique chéri, l’expression fidèle de vos sentiments; et vous glorifierez Dieu parce que vous serez toujours en Paix. »



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 15 Mai 2018 - 8:22

Mardi 15 Mai 2018

Fête de Saint Isidore, le Laboureur, patron de la ville de Madrid et des laboureurs (1070-1130).





Lui et sa femme, Maria Toribia furent toute leur vie domestique de ferme chez le seigneur Vergas dans la région de Madrid.

Chaque Dimanche, après la grand-Messe dont il chantait la liturgie au lutrin, il passait sa journée en Prière.

Chaque jour il prenait sur son sommeil le temps d'aller à la Messe avant de se rendre à son travail.

Son maître voulut se rendre compte qu'il ne perdait pas ainsi des heures précieuses. Il vint un matin et, tandis qu'Isidore était en extase, il vit les bœufs continuant leur travail, comme s'ils étaient conduits par deux anges.

C'est au roi Philippe III d'Espagne que l'on doit d'avoir un laboureur authentique dans le calendrier, car il avait été guéri par son intercession.

Le 12 Mars 1622, le Pape Grégoire XV Canonisait simultanément Saints Ignace de Loyola, Sainte Thérèse d'Avila, Saint François Xavier, Saint Philippe Néri et... Saint Isidore!

Il fait partie des Saints patrons des JMJ de Madrid.Cliquer

À Madrid, vers 1130, Saint Isidore, le laboureur. Avec son épouse, la Bienheureuse Turibia, il travailla la terre avec ardeur et recueillit avec patience davantage les fruits du Ciel que ceux de la terre, offrant le modèle d’un paysan Chrétien très pieux.

Martyrologe romain


Source





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Saint Isidore, le laboureur
Modèle d’un paysan Chrétien très pieux
(1070-1130)

Isidore naquit à Madrid, en Espagne, de parents très pauvres qui ne purent le faire étudier, mais lui apprirent à aimer Dieu et à détester le péché.

L'enfant devint bientôt très habile dans cette science, la meilleure de toutes. Quand il fut en âge de travailler, il se plaça comme laboureur chez un riche habitant de la ville, nommé Jean de Vargas.

Plus tard, il épousa une femme aussi pauvre et aussi vertueuse que lui, et il eut un enfant auquel il enseigna le service de Dieu.

Un jour, cet enfant tomba dans un puits ; ses parents, désolés, adressèrent au Ciel de si ferventes prières, que l'eau du puits s'élevant jusqu'en haut, y apporta cet enfant plein de vie et de santé.

En reconnaissance, les deux époux se séparèrent et vouèrent à Dieu une continence perpétuelle.

Quoiqu’occupé du grossier travail de mener la charrue, Isidore n'en avait pas moins des heures fixes et réglées pour ses exercices de piété.

Les jours ordinaires, après avoir passé une partie de la nuit en oraison, il se levait de grand matin et s'en allait visiter les principales églises de Madrid ; les jours de fête étaient entièrement consacrés à suivre les offices et à prier.

Jamais il ne négligeait en rien son travail ; malgré cela, ses compagnons l'accusèrent auprès du maître, qui voulut s'assurer par lui-même de la vérité ; il regarda Isidore travailler, et vit deux Anges qui l’aidaient.

Dès lors, Jean de Vargas conçut la plus grande estime pour son serviteur, et les Bénédictions du Ciel se répandirent sur sa maison.

Isidore opéra des miracles en sa faveur ; il rendit la vie à un cheval dont on avait grand besoin; la fille de Jean de Vargas étant morte à la suite d'une maladie douloureuse, il la ressuscita.

Un jour, en frappant du pied la terre, il fit jaillir, afin d'étancher la soif de son maître, une fontaine qui coule encore. À la suite de ces miracles, Jean de Vargas se déchargea sur Isidore du soin de sa maison.

Isidore était pauvre, et cependant il trouvait le moyen de se montrer libéral envers les indigents ; il partageait avec eux son dîner, et un jour qu'il avait tout donné, il pria sa femme d'aller voir s'il ne restait pas quelque chose : celle-ci trouva le plat qui venait d'être vidé, aussi plein que si personne n'y eût touché.

Une autre fois, il avait été invité à un dîner de confrérie, et ses dévotions le retinrent si longtemps, qu'il arriva quand tout était fini.

Une multitude de pauvres le suivaient comptant sur ses restes. Les confrères lui dirent, d'assez mauvaise humeur, qu'on lui avait gardé sa part, mais qu'il n'y avait rien pour les mendiants.

« C'est assez, répondit-il, cela suffira pour moi et pour les pauvres de Jésus-Christ. »

En effet, on trouva un repas entier là où on n'avait mis de côté que quelques morceaux.





Saint Isidore, le Laboureur et son épouse sainte Marie de la Cabeza.
Façade de la collégiale Saint-André. C'est dans cette collégiale
qu'est conservé le corps incorrompu de Saint Isidore. Madrid.



La femme d’Isidore, de son côté, donnait des marques d'une sainteté aussi grande que celle de son mari.

Elle aussi faisait des miracles. Retirée dans un petit héritage, près de l'ermitage de Caraquiz, elle avait à traverser une rivière pour se rendre à une église de la Sainte Vierge qu'elle fréquentait assidûment.

Un jour, elle trouva cette rivière débordée, et, avec une entière confiance dans la puissance de Dieu, elle détacha son tablier, l'étendit sur les eaux, et, à l'aide de cette barque d'un nouveau genre, passa tranquillement à l'autre bord.

Isidore mourut avant sa femme, en 1170, et on l'enterra sous une gouttière, dans le cimetière de Saint-André, où il fut oublié quarante ans.
Alors il apparut à une dame vertueuse pour la presser de procurer l'élévation et la translation de son corps.

Quand on l'eut retiré de terre, il fut trouvé aussi frais et aussi sain que s'il venait de mourir ; un parfum de délicieuse odeur embauma les airs, et toutes les cloches sonnèrent d'elles-mêmes.

L'église de Saint-André fut choisie pour recevoir ses saintes reliques ; on y vit un grand concours de peuple ; de nombreux miracles s'opérèrent et firent croître et grandir la dévotion à saint Isidore.

Une procession fameuse se fait chaque année à Madrid où l'on porte le corps incorrompu de Saint Isidore par toute la ville.

Autre source :

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 16 Mai 2018 - 8:33

Mercredi 16 Mai 2018

Fête de Sainte Gemma Galgani, vierge stigmatisée, Passioniste († 1903).


Commémorée le 11 Avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 16 Mai par la Famille Passioniste et le diocèse de Lucques.

Laïque italienne (✝ 1903)
Vierge.

Jeune chrétienne morte à vingt-cinq ans; elle fut favorisée, chaque vendredi, pendant les dix-huit derniers mois de sa vie, des stigmates de la Passion.

Santa GemmaToute sa vie, Sainte Gemma Galgani servit humblement le Seigneur, attachée au mystère de la croix.

Guidée par les pères passionistes, elle connut de lourdes épreuves, fut marquée des stigmates et fit preuve d'une admirable patience jusqu'à sa mort en 1903.

Illustration:  photo d'Enrico Giannini prise en 1901, et conservée à 'la casa Giannini' des Sorelle missionarie di santa Gemma à Lucques (en italien).Cliquer

Pie XI, le 14 mai 1933, la déclara bienheureuse. Elle fut canonisée par Pie XII le 2 mai 1940.

À Lucques en Toscane, en 1903, sainte Gemma Galgani, vierge.
Remarquable par sa contemplation de la Passion du Seigneur et sa patience à supporter les douleurs, elle acheva une vie angélique le Samedi saint, à l’âge de vingt-cinq ans.

Martyrologe romain


Sainte Gemma Galgani
Vierge

Commémorée le 11 Avril (dies natalis) par le Martyrologe Romain et le 16 Mai  par la Famille Passioniste et le diocèse de Lucques.

Une vie d'holocauste, de prodiges et de douleurs, tel est le résumé du court passage de cette vierge de Lucques en Italie.

Gemma naquit le 12 mars 1878, à Borgonuovo di Camigliano (Lucques), de Enrico Galgani, pharmacien, et Aurelia Landi ; elle fut Baptisée le lendemain.

Elle était la cinquième de huit enfants (cinq garçons et trois filles dont elle était la première en ordre de naissance).

Sa mère tuberculeuse pressentant sa fin s'efforçait de diriger ses enfants vers Dieu
À peine âgée de trois ans, la petite Gemma était demi-pensionnaire à l'école ; aussi, dès l'âge de cinq ans la fillette savait lire l'office de la Sainte Vierge et y mettait tout son coeur.

Dieu marqua cette enfant de prédilection du sceau de sa Croix ; dès ses huit ans, elle perdit sa chère mère.

À cet âge, son plus ardent désir était de Communier, mais la coutume ne le permettait pas.

Voyant qu'elle dépérissait à vue d'œil, son confesseur lui donna une autorisation spéciale et c'est avec Joie qu'elle put s'approcher de la Sainte Table.

A partir de ce moment, Gemma prit la résolution de se tenir toujours en présence de Dieu.

La tuberculose dont moururent sa mère, son frère et son père avait déjà atteint Gemma dès l'âge de vingt ans.

Orpheline, elle fut placée dans une famille amie où elle fut traitée comme une fille de la maison, et où elle pouvait mener dans le monde une vie cachée dans Le Christ.

Un premier Vendredi du mois de Mars 1899, après plusieurs neuvaines à Saint Gabriel de l'Addolorata, ce Saint lui apparut et la guérit miraculeusement.

Délivrée de son mal, Gemma tient à réaliser le grand désir de sa vie : devenir Religieuse Passioniste. Hélas ! Ses démarches sont repoussées.

Le 8 Juin 1899, Gemma reçoit les stigmates. La voie de sa sanctification se dessine de plus en plus clairement.

« Apprends à souffrir, car la souffrance apprend à aimer », lui dit Jésus la veille de la Fête du Sacré-Cœur.

En même temps que les ravissements la faisaient vivre dans un état d'union extatique, la souffrance ne la quittait pas.

Gemma participait aux douleurs du Christ ; elle connut sa sueur de sang, son couronnement d'épines et ses stigmates.

Le démon la harcelait, la rouait de coups ; Gemma souffrait tout en esprit de réparation. Au cours de la dernière maladie qui la terrassa, elle apprit d'une manière surnaturelle qu'avant de voir s'ouvrir le Ciel, il lui faudrait passer encore par un déchirant calvaire en expiation des péchés commis dans le Sacerdoce.

Les tourments qu'elle endura pendant plusieurs mois furent indicibles, mais sa patience ne faiblit point ; elle s'offrit continuellement en victime d'holocauste jusqu’au jour de sa mort, le 11 Avril 1903, Samedi Saint, à 13h45.

Gemma Galgani a été Béatifiée le 14 Mai 1933 par Pie XI (Ambrogio Damiano Achille Ratti, 1922-1939) et Canonisée, le 2 Mai 1940, par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).



Source



Pour un approfondissement biographique


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« Ô Sainte Gemma, miroir de l'innocence et de la Pénitence,
pouvons nous, nous qui humblement invoquons l'intercession Céleste,
obtenir de toi la grâce de la Pureté dans toutes nos pensées, paroles et actions.

Amen ».

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À mon cher Père, qui la brûlera immédiatement après.

Cher Père;

En premier j’avais l’intention de faire la confession générale de mes péchés sans y ajouter quoi que ce soit mais mon Ange Gardien m’en a reproché et m’a dit d’obéir et de faire le résumé de tout ce qui m’est arrivée dans la vie; soit bon; soit mauvais.

Comme il me pèse, cher Père, d’obéir en cela! Cependant, écoutez-moi bien : vous pouvez lire et relire ceci autant de fois que vous le désirez mais ne le montrez à personne d’autre, et quand vous aurez terminé, brûlez-le immédiatement. Vous me comprenez?

L’Ange m’a promit de m’aider à ramener chaque chose à mon souvenir. Je l’en ai supplié et lui ai dit tout net que je ne voulais pas le faire. Je craignais à l’idée de devoir me rappeler de tout mais l’Ange m’a assuré qu’il m’aiderait.

Cher Père, je pense que lorsque vous aurez découvert tous mes péchés, vous en serez bien outré et ne voudrez plus être mon Directeur spirituel.
Mais j’espère que vous le voudrez toujours… Alors préparez-vous à découvrir en moi, des péchés de tout genre.

Et vous, cher Père, êtes-vous d’accord avec l’Ange qui m’a dit que je devais parler de ma vie entière? Telles ont été ses ordres et j’espère que vous serez cordialement d’accord.

En écrivant tout; autant le mal que le bien, vous pourrez comprendre combien j’ai été mauvaise et combien les autres ont été patients avec moi.
Vous verrez combien ingrate je me suis montrai envers Jésus, et n’ai pas voulu écouter les bons conseils de mes parents et de mes maîtres.


Alors je me mets à l’œuvre, cher Père.

Que Jésus soit glorifié!


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 17 Mai 2018 - 8:42

Jeudi 17 Mai 2018

Fête de Saint Pascal Baylon, Frère Mineur o.f.m. en Espagne (1540-1592).


Pascal est né dans le pays d'Aragon en Espagne, dans une famille de cultivateurs fort modestes.

Durant son enfance, tout en gardant les moutons, il se plongeait avec délices dans la Prière silencieuse qui lui donnait le désir de se consacrer à Dieu.

Mais n'étant pas accepté dans la Vie Religieuse à cause de son manque d'instruction, il se place comme berger près du Couvent pour participer aux Offices, au moins de loin, quand sonnait la cloche.

Finalement, il put entrer comme Frère Convers chez les Franciscains et il y remplit la tâche de portier.

Il rayonnait par son amabilité et sa douceur envers tous ceux qui se présentaient à la porte du Couvent.

Beaucoup de gens pour cette raison venaient lui demander conseil, même des prédicateurs qui estimaient que sa théologie était celle du cœur et non pas celle d'un intellectuel.

Maltraité par les Huguenots au cours d'une mission dans la France déchirée par les guerres de religion, il leur pardonna en disant que c'est pour servir Dieu qu'ils l'avaient ainsi traité.

Il puisait sa force dans sa ferveur pour l'Eucharistie et passait de longues heures en Adoration silencieuse devant le Saint Sacrement.

Après sa mort, les miracles se multiplièrent sur sa tombe. Le Pape Léon XIII le nomma patron des Congrès Eucharistiques.

À Villa Réal, près de Valence en Espagne, l’an 1592, Saint Pascal Baylon, Religieux de l’Ordre des Mineurs, qui se montra toujours empressé et bienveillant envers tous et ne cessa de vénérer avec un ardent Amour le mystère de la Sainte Eucharistie.

Martyrologe romain.


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Saint Pascal Baylon
Frère laïc o.f.m.


Pascal Baylon naquit à Torre-Hermosa (Aragon, en Espagne), le 17 Mai 1540, d'humbles cultivateurs, riches des vertus Chrétiennes.

Occupé dès l'âge de sept ans, à la garde des troupeaux, il passait son temps en prières et en lectures; on dit que les Anges eux-mêmes lui donnèrent des leçons.

Le petit Pascal se plaisait surtout à réciter le Pater. Quoique pauvre, il trouvait le moyen de faire l'aumône en donnant une partie de sa nourriture à ceux qui en avaient besoin.

Il était le modèle aimé et respecté de tous les bergers de la contrée.

Dans un âge si tendre, il connaissait l'usage assidu des cilices, des jeûnes, des disciplines sanglantes; on le voyait marcher pieds nus à travers les ronces et les épines, en expiation de ses péchés.

Le maître chez qui ses parents l'avaient placé voulait le faire héritier de tous ses biens, mais Pascal ne convoitait que l'héritage de l'Amour de Dieu et la Pauvreté religieuse.

A vingt ans, il entra chez les Franciscains, malgré les sollicitations de ses camarades, auxquels il prouva la réalité de l'appel Divin en frappant trois fois la terre avec sa houlette et en faisant jaillir trois fontaines dans un lieu sec et aride.

Les vertus de l'enfant, déjà si extraordinaires, devinrent dans le Religieux, des vertus véritablement merveilleuses.
Son obéissance était aussi parfaite que possible.

Traité rigoureusement par son supérieur, il disait à ceux qui le plaignaient: « Taisez-vous: Le Saint-Esprit a parlé par la bouche de notre supérieur. »

Quand on lui proposait de faire quelque chose, il disait souvent: « Je ferai comme l'obéissance dira. »


Sa mortification était effrayante et ne le cédait en rien à celle des anciens solitaires. Sa charité pour les pauvres, quand il était portier, dépassait les limites; du moins ses supérieurs le blâmaient à ce sujet; mais il leur répondait naïvement:

« S'il se présente douze pauvres et que je donne à dix, il est bien à craindre que l'un de ceux que je renvoie ne soit précisément Jésus-Christ. »

Pascal est célèbre par sa dévotion à la Sainte Eucharistie; il passait des heures entières, souvent ravi en Dieu, devant le Tabernacle, et parfois on le voyait suspendu en l'air par l'effet du Divin Amour.

Quand il ne pouvait être de corps devant le Très Saint-Sacrement, il y était ordinairement en esprit.

Le matin du 15 Mai 1592, Pascal n'ouvrit pas les portes de l'Église conventuelle de Villareal : il était à bout de forces; deux jours plus tard il expirait en prononçant le Nom de Jésus.

Pendant la Messe de ses funérailles, on vit ses yeux s'ouvrir deux fois, à l'élévation de l'Hostie et du Calice.

Pascal Baylon a été Béatifié le 29 Octobre 1618, par le Pape Paul V (Camillo Borghese, 1605-1621), et Canonisé le 16 Octobre 1690, par le Pape Alexandre VIII (Pietro Vito Ottoboni, 1689-1691).

Le Pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903), en 1897, l’a désigné comme patron des œuvres Eucharistiques.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950 (« Rév. x gpm »).






Source



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Sépulcre de Saint Pascal Baylon.

Les ossements sauvés des ignobles
profanations révolutionnaires de 1936 y sont désormais conservés.

Basilique Saint-Pascal Baylon. Villareal. Espagne.

Prière

Ce qu’il y eut d’admirable, Seigneur, en votre serviteur Saint Pascal Baylon, c’est qu’il eut pour votre Corps et votre Sang un respect, un Amour, une faim et une soif incomparables.

Puissions-nous, Seigneur, désirer comme lui votre Eucharistie, et nous en retirer comblés et ivres de joie.

Nous vous le demandons par Jésus-Christ, Votre Fils unique, Notre Seigneur et Notre Dieu, qui vit et règne avec vous, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles.

Amen.





Custode-reliquaire de Saint Pascal Baylon. XIXe.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 18 Mai 2018 - 8:26

Vendredi 18 Mai 2018

Fête de la Bienheureuse Blandine Merten, Religieuse Ursuline en Allemagne (✝ 1918).


Blandine Merten

La Bienheureuse Blandine Merten (à l'état civil Maria-Magdalena Merten), naquit à Duppenweiler en Allemagne le 10 juillet 1883.

Elle était la neuvième des onze enfants de fermiers locaux.


Elle est décédée le 18 Mai 1918 à Trèves (Allemagne), est une Religieuse Ursuline allemande et institutrice, qui a consacré toute sa vie à l'éducation des enfants et des adolescents.

Elle fut Béatifiée le 01 Novembre 1987 par le Pape Saint Jean-Paul II.

Liturgiquement elle est commémorée le 18 Mai.

Entre 1902 et 1908 elle exerça le métier d'institutrice laïque, mais décida, à l'âge de 25 ans, d'entrer chez les Ursulines du Mont-Calvaire afin d'y enseigner en approfondissant sa Vie Religieuse.

Elle rejoignit la Congrégation et prit le nom de Sœur Blandine.

Elle y mena une vie simple, de dévouement aux enfants qui lui étaient confiés, associant action et Contemplation par la grande dévotion qu'elle avait pour l'Eucharistie.

Elle prononça ses vœux solennels en 1913, et mourut de tuberculose à l'âge de 35 ans.

Citations

De Blandine Merten



« Celui qui aime Dieu n’a pas besoin d’accomplir des actions exceptionnellement élevées ; il lui suffit d’aimer »

De Jean-Paul II dans son homélie de Béatification


« Au cours de sa vie, Sœur Blandine n’a rien fait d’extraordinaire, mais ses tâches et ses devoirs de chaque jour, elle les a accomplis de manière extraordinaire.


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Après sa mort, sa vie et son action sont apparues dans une lumière telle qu’aujourd’hui l’Église peut la proposer solennellement comme Bienheureuse à l’imitation des hommes : les maîtres, les éducateurs, les Religieuses ainsi que tous les croyants qui, en accomplissant fidèlement leurs tâches quotidiennes et en aimant activement leur prochain, suivent Le Christ dans la Paix et l’obscurité et s’efforcent ainsi d’atteindre la perfection Chrétienne. ».




Blandine entra dans l'Ordre de sainte Ursule (Ursulines)

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 19 Mai 2018 - 8:24

Samedi 19 Mai 2018

Fête de Saint Yves Hélory de Kermartin, Avocat puis Prêtre et Juge en Bretagne (1250-1303).


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Saint Yves, Prêtre et Juge ecclésiastique en Bretagne.
Patron des avocats et hommes de loi.

Saint Yves

Yves Hélory, Prêtre et juge en Bretagne (✝ 1303)


Il était le fils d'un pauvre chevalier breton. Orphelin très jeune, il est élevé par sa mère. Puis il s'en vient à l'Université de Paris.

Très doué, il y étudie les arts, c'est-à-dire les lettres, la théologie pour être Prêtre, et le droit.

Ayant parachevé ses études dans la prestigieuse faculté de droit d'Orléans, il revient au pays.

On le nomme à la fois Curé de Trédrez, petite paroisse près de Saint Michel en Grèves et official (juge ecclésiastique) à Tréguier.

Sous l'influence de moines Franciscains avec qui il a de longues discussions sur la perfection et la pauvreté, il se décide à partager ses ressources avec les pauvres.

Juge, il assume ses fonctions dans un esprit de conciliation et de justice et, gratuitement, se fait le conseiller ou le défenseur des plaideurs démunis, gardant, sous les attaques parfois acerbes de ses collègues d'en face, une joyeuse égalité d'humeur.

Fidèle à l'exemple des saints, saint Martin entre autresCliquer, à une vie de Prière centrée sur l'Eucharistie et l'étude de l'Écriture Sainte, il s'adonne aussi à la prédication, souvent dans plusieurs paroisses le même jour, et à l'assistance spirituelle.

Sa maison, le manoir de Minihy, devient un abri pour les pauvres.

On l'appelle 'le Prêtre saint'. Après sa mort, il connaîtra un culte populaire très fervent, en Bretagne et bien au-delà.

*La mère de Saint Yves, Azou du Quinquis, était une femme très pieuse qui aimait répéter à son fils:

'Vivez mon fils de telle manière à devenir un Saint'.

Tourisme catholique en Côtes d'Armor.Cliquer

...A l’entrée de Pordic, près de la 4 voies, le village de Saint-Halory rappelle que la sœur de Saint Yves, Azou Héloury épousa en 1285 un noble pordicais, Yves Conen... - Communauté des paroisses du littoral ouest.Cliquer

"La renommée d’Yves Hélory de Kermartin est mondiale. Le 19 Mai 1947, le VIe centenaire de sa Canonisation par Clément VI (19 Mai 1347) attirait à Tréguier, où la Basilique-Cathédrale garde son tombeau et ses reliques, cent mille pèlerins 'de toute nation et de toute langue', deux Cardinaux, le nonce apostolique, de nombreux Archevêques et Évêques, des centaines de Prêtres, les représentants officiels du gouvernement français et de plusieurs gouvernements étrangers, les délégués des universités, des barreaux de France, de Belgique, de Hollande, du Luxembourg, d’Angleterre, des Etats–Unis…

Cet invraisemblable triomphe, suite et prélude à beaucoup d’autres, est la preuve de l’extraordinaire survie de Saint Yves.

Depuis plus de 600 ans, sa mémoire est une Bénédiction.

Pourquoi cet humble Prêtre breton a-t-il laissé après lui un tel rayonnement?" (site du diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier)Cliquer
"Juge intègre, avocat des pauvres, des veuves et des orphelins, providence de tous les nécessiteux, Yves Hélory fut aussi le modèle des pasteurs: prédicateur infatigable, il parcourut les campagnes, bouleversant les foules par le feu de sa parole et le rayonnement de sa vie.

A sa mort, le 19 Mai 1303, son tombeau ne tarda pas à devenir un véritable centre de pèlerinage...

Il n'est guère de Paroisses en Bretagne où le culte de saint Yves ne soit rappelé par une statue ou un vitrail." (diocèse de Quimper et Léon - Saint Yves)Cliquer

Il fut Canonisé le 19 Mai 1347 par le Pape Clément VI.

A lire aussi


Message du Pape à Mgr Lucien Fruchaud, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, à l'occasion du septième centenaire de la naissance de saint Yves, le 19 mai 2003.Cliquer

Près de Tréguier en Bretagne, l’an 1303, Saint Yves, Prêtre, qui, dans sa charge d’officiel, rendit la justice sans faire acception de personnes, favorisa la concorde, défendit pour l’amour du Christ les causes des orphelins, des veuves et des pauvres et accueillit chez lui les miséreux.

Martyrologe romain.



Source


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Prière à Saint Yves


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Prière par l’intercession de Saint Yves pour tous ceux qui ont des procès ou vivent des conflits de voisinage, familiaux et professionnels…

Seigneur je me tourne vers Toi avec confiance, appuyé sur la prière de ton serviteur saint Yves ;

Tu es le Dieu de l’amour et de la vérité, de la justice et de la paix, et Tu as donné à Yves Hélori en son temps de juger avec équité, d’assister les pauvres et de les défendre comme avocat dans leurs procès ; d’appeler l’Esprit Saint sur lui même et sur les plaideurs ; Tu as voulu que son sens de la justice et son aide aux plaideurs en difficulté perdurent à travers les siècles en confirmant par des miracles nombreux sa sainteté.

Aussi je prends aujourd’hui saint Yves comme mon avocat auprès de Toi afin qu’il Te supplie avec moi dans mes difficultés actuelles [1] de m’obtenir justice et paix, équité, miséricorde, réconciliation.

Et Toi, Seigneur Esprit Saint que Jésus nous a laissé comme avocat et défenseur, qui as assisté saint Yves durant son office de Juge, son service d’Avocat et son dévouement pour les pauvres et les malheureux,

donne-moi un bon avocat et défenseur, inspire-le ainsi que mes juges et aussi mes adversaires pour obtenir Justice et paix et si c’est possible réconciliation ;
viens visiter mon cœur, donne-moi de supporter sans haine les épreuves auxquelles je suis confronté ;
de ton huile de guérison guéris mon cœur ;
donne-moi la force de supporter comme tu l’as fait l’injustice des hommes ;
donne-moi le cas échéant de supporter la justice des hommes pour le mal que j’ai fait et obtiens-moi l’indulgence et la miséricorde ;
donne-moi l’Espérance ;
donne-moi s’il le faut un regard nouveau sur mon procès et mes griefs, la possibilité de transiger ;
donne-moi la grâce du pardon, dans le temps qui sera nécessaire, des blessures et injustices reçues et libère ainsi mon cœur ;
donne la paix dans cette famille (ou) dans ce village, (ou) dans cette communauté, (ou) dans cette entreprise (ou) ce groupe social ;
Saint Yves, grand saint patron et avocat des pauvres gens, avec toi je me confie (tel que je suis aujourd’hui) de tout mon cœur au Seigneur Dieu et à son Amour miséricordieux !


Prière à Saint-Yves (proposée dans l’Enclos paroissial de Guimiliau )

Saint-Yves, tant que tu as vécu parmi nous

Tu as été l’avocat des pauvres,

Le défenseur des veuves et des orphelins,

La Providence de tous les nécessiteux ;

Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.

Fais que nous sachions défendre nos droits,

Sans porter préjudice aux autres,

En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.

Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé

Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».

Donne nous un coeur de pauvre,

Capable de résister à l’attrait des richesses,

Capable de compatir à la misère des autres

Et de partager.

Toi, le modèle des prêtres,

Qui parcourais nos campagnes

Bouleversant les foules par le feu de ta parole

Et le rayonnement de ta vie,

Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.

Saint-Yves, priez pour nous,

Et priez pour ceux que nous avons du mal à aimer.





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 20 Mai 2018 - 9:33

Dimanche 20 Mai 2018

Fête de Saint Archange Tadini, Prêtre et Fondateur de la Congrégation des « Sœurs Ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth» (1846-1912).



Saint Archange Tadini

Fondateur de la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth (✝ 1912)

Au moment de la révolution industrielle qui créait des conditions misérables chez les ouvriers du nord de l'Italie, l'abbé Arcangelo Tadini fonda des caisses mutuelles de secours pour les maladies, l'invalidité et la vieillesse.


Il construisit même une filature où il épuise le patrimoine familial. Il crée une Congrégation de Religieuses qui sont des ouvrières dans les usines.

Une révolution pour cette époque. Les Sœurs, partageant la vie des jeunes ouvrières sont mieux à même de les aider à vivre leur dignité et leur vie spirituelle.

Par toutes ses Fondations, l'abbé Tadini fait ainsi comprendre que le travail peut aussi devenir un lieu où l'on peut se réaliser en tant qu'homme et en tant que Chrétien.

Canonisé par Benoît XVI le 26 Avril 2009.

Arcangelo Tadini (1846-1912) biographie sur le site du Vatican.Cliquer

À Botticino Sera, près de Brescia en Lombardie, l’an 1912, Archange Tadini, Prêtre, qui eut à cœur de défendre les droits et la dignité des ouvriers et fonda la Congrégation des Sœurs ouvrières de la Sainte Maison de Nazareth, avec le souci premier de la justice sociale.

Martyrologe romain.



Source


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Saint Archange Tadini : de l’action sociale à la Prière pour les couples stériles

Cliquer

Homélie du Pape

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 21 Mai 2018 - 9:36

Lundi 21 Mai 2018

Fête de Saint Cristóbal Magallanes, Prêtre, et ses 24 compagnons, Martyrs mexicains (✝ 1927).


Saints Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons

Martyrs mexicains (✝ 1927)

Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara - né le 30 Juillet 1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara) - mort le 25 Mai 1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)
Prêtre  -  Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)

Prêtre le 17 Septembre 1899. Directeur prudent de ses Frères Prêtres, attentif aux vocations Sacerdotales.

Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs Prêtres.

Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant:

"Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le Ciel".


Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama:

"Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."

Béatifié le 22 Novembre 1992 et Canonisé le 21 Mai 2000 à Rome par Jean Paul II.

Source: 25 martyrs du Mexique (1915 - 1937) SS. Cristobal Magallanes et 24 compagnons

Cliquer


"Au cours du pèlerinage jubilaire des Mexicains, l'Église est heureuse de proclamer Saints ces fils du Mexique:  Cristóbal Magallanes et 24 compagnons martyrs, Prêtres et laïcs...

Cristóbal Magallanes et ses 24 compagnons, martyrs au cours des trente premières années du XXème siècle.

La majeure partie appartenait au clergé séculier et trois d'entre eux étaient des laïcs profondément engagés dans l'assistance aux Prêtres.

Ils n'abandonnèrent pas le courageux exercice de leur Ministère lorsque la persécution religieuse s'accrut sur la terre mexicaine bien-aimée, déchaînant la haine contre la religion Catholique.

Tous acceptèrent librement et sereinement le martyre comme témoignage de leur propre Foi, pardonnant de façon explicite à leurs persécuteurs.

Fidèles à Dieu et à la Foi Catholique enracinée dans les Communautés ecclésiales qu'ils servaient, promouvant également leur bien-être matériel, ils sont aujourd'hui un exemple pour toute l'Église et pour la société mexicaine en particulier."

Homélie de Jean-Paul II pour la canonisation, dimanche 21 mai 2000.


Cliquer


Un internaute nous signale:

Le P. Christophe Magallanes (1869-1927) et ses 24 compagnons, Prêtres et laïcs, martyrs du Mexique; le P. Christophe a été Béatifié en 1992.

Au Mexique, dès 1913, un décret ordonne la fermeture des églises et l'arrestation des Prêtres.

On interdit de dire "adios" ou "Si Dieu le veut" ("si Dios quiere"), de sonner les cloches, d'apprendre à prier aux enfants; on détruit les églises, expulse les Congrégations Religieuses, on met hors-la-loi les organisations professionnelles non gouvernementales, l'enregistrement des Prêtres est rendu obligatoire.

En 1924-1928, le général Plutarco Elias Calles, qui a juré de détruire la Foi Chrétienne, mène une politique anticléricale et provoque le soulèvement des "Cristeros" qui résistent (1926-1929).

Ils affrontent les régiments du pouvoir, qui entrent à cheval dans les églises, profanent le Saint-Sacrement, et se déchaînent.

Vingt-deux des martyrs dont on fait mémoire aujourd'hui étaient des Prêtres diocésains, comme Christophe Magallanes, et trois d'entre eux étaient des jeunes de l'action Catholique.

L'un d'eux, Manuel Morales, âgé de 28 ans, était marié et père de trois petits enfants. Avant d'être fusillé, il s'exclama:

"Je meurs, mais Dieu ne meurt pas, il aura soin de ma femme et de mes enfants".

Le 21 Mai au martyrologe romain

Mémoire des Saints Christophe Magallanès, Prêtre, et de ses compagnons: les Saints Romain Adame, Rodrigue Aguilar, Jules Alvarez, Louis Batis Sainz, Augustin Caloca, Matthieu Correa, Atila Cruz, Michel de la Mora, Pierre Esqueda Ramirez, Marguerite Flores, Joseph Isabel Flores, David Galvan, Pierre Maldonado, Jésus Mendez, Justin Orona, Sabas Reyes, Joseph-Marie Robles, Turibio Romo, Janvier Sanchez Delgadillo, Tranquillin Ubiarco et David Uribe, Prêtres; Emmanuel Morales, Sauveur Lara Puente et David Roldan Lara, laïcs., martyrs, qui de 1926 à 1928, dans différentes régions du Mexique, furent persécutés en haine du nom Chrétien et de l’Église Catholique et, pour avoir confessé leur Foi dans le Christ Roi, reçurent la couronne du martyre.

Le 25 Mai au martyrologe romain:

À Catatlan, au pays de Guadalajara au Mexique, en 1927, la passion de Saint Christophe Magallanès et Augustin Caloca, Prêtres et martyrs, victimes de la persécution religieuse en ce pays.

Prêtres dans la même paroisse, ils furent fusillés ensemble. Leur mémoire est célébrée le 21 Mai avec celles de leurs compagnons.

Martyrologe romain.




Source

Autre source - cliquer -


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 22 Mai 2018 - 8:41

Mardi 22 Mai 2018

Fête de Sainte Rita (Marguerita) de Cascia, Veuve puis Religieuse (1381-1457).


Le culte de Sainte Rita est mieux attesté que sa vie. On peut cependant en reconstituer les grandes lignes.

Née dans un petit village italien, elle fut l'enfant inespérée de la vieillesse.

Toute jeune, elle veut se Consacrer à Dieu contrairement au projet de ses parents.

Elle se laisse marier à Fernandino, un homme violent dont elle a deux fils. Elle est une épouse et une mère sans reproche.

Mais les querelles de clans sont féroces dans l'Italie du XVe siècle; Fernandino est assassiné après 18 ans de vie conjugale pendant lesquelles la douceur de Rita a peu à peu converti à la paix et à la charité le mari brutal.

C'est un déchirement pour Rita, mais plus encore lorsqu'elle voit que ses deux fils, pour venger leur père, sont prêts à assassiner à leur tour.

Rita supplie Dieu de les rappeler à lui plutôt que de les laisser devenir assassins. Dieu exauça sa Prière.

Demeurée seule, Rita s'emploie à réconcilier les clans ennemis, Pardonnant aux assassins, avant d'entrer chez les Augustines de Cascia.

Elle y vivra une Vie Mystique intense et recevra les stigmates de la Passion du Christ. A sa mort, les miracles se multiplient sur son tombeau, faisant naître un culte populaire qui se répand rapidement.

Sainte Rita a reçu le titre de "Sainte des causes désespérées."

Mémoire de Sainte Rita, Religieuse. mariée à un homme violent, elle supporta avec patience ses rudesses et, à force de douceur et de persuasion, le ramena à Dieu.

Privée de son mari et de ses deux fils, elle entra à Cascia en Ombrie, dans un Monastère de l’Ordre de Saint-Augustin, offrant à tous un exemple de sublime patience et de douceur. Elle s’endormit dans Le Seigneur en 1457.

Martyrologe romain.




Source


Vidéo - cliquer


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Ste Rita de Cascia

Vie

de Sainte Rita de Cascia

La Sainte
des cas impossibles et désespérés

Par Mgr Louis DE MARCHI

Traduit de l'italien
par Mme Mathilde ROSSI


Officier de l'Instruction Publique

ÉDITIONS PUBLIROC — MARSEILLE



Cliquer


(Ouvrir le lien ci-dessus « Ste Rita de Cascia » pour avoir sa biographie très détaillée).

Ci-dessous un extrait pris dans cette longue biographie et concernant son culte :

CHAPITRE XXI

LE CULTE DE SAINTE RITA


Nous avons déjà vu comment Rita fut en odeur de sainteté, spécialement dans les dernières années de sa vie.

Retirée du monde comme ses compagnes, elle devait encore s'isoler de celles-ci, à cause de l'horrible plaie qu'elle portait au front, marquée du sceau de son Dieu Crucifié, son unique Amour, son unique espérance.

Mais le peuple Chrétien, plus qu'à l'infection de la plaie, faisait attention au suave parfum de sa vertu, et quand sa belle âme, purifiée et élevée par la douleur, fut dans les splendeurs Divines; quand son corps, martyrisé et déformé par la souffrance et la longue maladie, apparut rajeuni; quand l'horrible plaie du front se changea en un ardent rubis; quand, au lieu de l'odeur cadavérique, son corps inanimé répandit un parfum de paradis, aucune force humaine ne put retenir le torrent de fidèles accouru pour la vénérer.

Sainte Rita, par un privilège singulier, ne fut jamais ensevelie, et jusqu'à présent ne s'est pas effectuée pour elle la sentence qui frappe tous les fils d'Adam :

Tu es poussière et tu retourneras en poussière.

Nous avons dit plus haut que la dépouille de Rita fut placée dans une bière de cyprès et déposée sous l'autel de l'oratoire du Monastère; cette bière, peu d'années après, brûla, et, s'il faut l'en croire, par une chandelle allumée qui tomba dessus.

Cependant, la dépouille de la Sainte resta prodigieusement intacte.

Il lui fut alors préparé un nouveau cercueil plus convenable, dont Corrado Ricci donne la description ci-après :

Le sarcophage est en bois de peuplier recouvert de noyer. Il fut confectionné par un menuisier de Cascia, Cesco Barbari, dévot de la sainte, et qui par son intercession avait été guéri d'une maladie grave. Les peintures sont attribuées à Antoine de Norcia.

On voit, de profil, les figures de la Madeleine, Le Christ mort et de Rita en costume de Religieuse Augustine, avec la plaie au front et l'épine sur la main droite relevée.

Sur le couvercle, il y a, à nouveau, la figure de Rita, mais non pas en entier, comme dans beaucoup de tombeaux en marbre du temps, et le corps repose sur un coussin d'étoffe fleurie, comme l'on voit parfois pour les funérailles avec, à côté, une longue inscription en vers se rapportant à sa vie, à sa plaie et à sa mort.

Les mains sont jointes et reposent sur son sein, les pieds sont nus et sur le front rayonne la plaie comme une gemme enchâssée.

Dans la bière est peinte une figurine (nue dans le haut) pour exprimer, selon l'iconographie ancienne, l'âme de Rita montant au Ciel sur un voile blanc tenu par deux anges.

Rita fut donc Canonisée par le peuple avant de recevoir cet honneur de l'Église.

L'Évêque de Spoleto, suivant l'usage d'alors, remontant aux temps apostoliques et qui dura plus ou moins jusqu'au Pape Urbain VIII, permit que l'on rendit à Rita un culte public et privé, et la dévotion à la sainte des impossibles ne tarda pas à se répandre et à prendre de grandioses proportions.

Dieu même prit soin de ratifier ce culte par les merveilleux miracles qu'il opéra à l'intercession de la sainte.





Nous en indiquerons quelques-uns.

Nous avons dit plus haut que le corps de Rita ne fut jamais enseveli et que, jusqu'à présent, il n'a pas connu la corruption.

Il faut noter encore qu'il ne s'est pas momifié et qu'il n'a pas noirci comme celui des autres saints, mais il est comme le corps d'une personne venant à peine de mourir. Au contraire, après la mort disparut l'aspect souffrant et cadavérique qu'il avait dans les derniers temps de la maladie.

A la reconnaissance du corps, faite à l'occasion de la Béatification, c'est-à-dire environ deux cents ans après la mort, les délégués délivrèrent la déclaration suivante que nous donnons traduite du latin :

" Dans la bière il y a le corps de la servante du Seigneur précitée, vêtue de l'habit monacal de l'Ordre de Saint-Augustin, lequel paraît aussi intact que si ladite servante de Dieu fût morte récemment.

Nous voyons parfaitement la chair blanche, en aucune partie corrompue, et il y a le front, les yeux avec les paupières, le nez, la bouche, le menton et toute la face aussi bien disposée et entière comme une personne morte ce même jour.

On voit également les mains de ladite servante de Dieu blanches et intactes, et l'on peut parfaitement compter les doigts avec les ongles, et semblables à ceux des personnes à peine mortes. De même pour les pieds. »

Or, un cadavre qui pendant des siècles se conserve à l'abri de la corruption, bien qu'on n'en ait pas retiré les viscères et sans qu'il ait été embaumé, est une chose que la science, malgré tous les progrès dont elle peut se vanter, n'a pu, jusqu'à maintenant, expliquer.

Et de même, elle ne pourra expliquer comment la plaie du front ait pu se cicatriser instantanément, immédiatement après la mort, tandis que, naturellement, il devait en advenir le contraire.

Et de même encore, le parfum suave qui, de temps en temps, s'exhale de la dépouille Bénie, inanimée, ne provient certainement pas d'une cause naturelle, comme des personnes sérieuses et dignes de la plus grande estime ont pu le constater à diverses reprises au cours des siècles, et ont affirmé que le fait ne provenait d'aucune mystification.

Mais le fait le plus merveilleux du corps de Sainte Rita, c'est que, de temps en temps, il se meut de diverses manières.

Les actes authentiques de la Béatification et de la Canonisation l'attestent, d'après les témoignages répétés et sérieux depuis l'année 1626 jusqu'en 1893, sans compter ceux plus récents, recueillis pour sa Canonisation, faite par Léon XIII en 1900.

Les témoins dignes de foi jurent d'avoir vu la Sainte ouvrir les yeux, tourner la tête vers le peuple, se soulever jusqu'au couvercle du cercueil se mouvant avec tout le corps, remuant également les mains et les pieds.

Ces mouvements furent observés spécialement pendant les visites faites par les Évêques et les supérieurs de l'Ordre; quelquefois pendant l'élévation de la Messe, ou pendant les calamités publiques.

Il est à noter, parmi les autres faits, que la Sainte ouvrit les yeux le 16 Juillet 1628 pour apaiser un tumulte pendant que Cascia et Rome célébraient la Fête de sa Béatification. Le procès régulier de ce fait est conservé dans les archives de l'archevêché de Spoleto.

Les faits exposés ci-dessus sont un miracle continuel par lequel Dieu se complaît à glorifier sa fidèle servante.




La Religion Catholique n'a certainement pas besoin de ces faits inexplicables à la science pour démontrer son origine Divine; ce sont des attestations humaines, mais, pour les nier, il faudrait anéantir l'histoire, laquelle narre les faits humainement certifiés et ne les discute pas.

Mais comme pour les narrer il faut des preuves certaines, _ et dans notre cas ces preuves existent, _ ainsi, pour nier il ne suffit pas de dire :

ce sont des choses impossibles !

Parce que, justement, puisque cela est, c'est possible; sinon aux hommes, à Dieu. Nous voulons des preuves physiques, certes, et non de subtils sophismes.

Mais continuons notre récit, parce que celui qui s'est mis en tête de ne pas croire à ce qui ne lui plaît pas finit par douter même de sa propre existence, et la raison humaine arrive à un point tel qu'elle rejette orgueilleusement la lumière de la révélation Divine.

Les grâces accordées par Dieu par l'intercession de sainte Rita sont innombrables et on peut dire continuelles. Nous en rapporterons une seule, accordée en 1450 et narrée par les Bollandistes.

Un enfant de onze ans était mort à Cascia : il s'appelait Biagio et était fils d'Antoine Massei.

La mère de l'enfant le prit dans ses bras, le porta devant la Bienheureuse Rita, et l'enfant ressuscita.

Ainsi Dieu glorifiait sa fidèle servante.

L'Église, après de minutieuses recherches et l'examen attentif des faits miraculeux, approuva solennellement, selon la règle prescrite par le Pape Urbain VIII, le culte que l'on rendait déjà à la sainte et accorda la messe propre en son honneur.

Sa vie fut narrée, à différentes reprises, par des auteurs italiens, espagnols et belges, et sa dévotion se répandit en très peu de temps dans l'Ancien et le Nouveau Monde.



Complément biographie et Prières.
Sainte Rita de Cascia





Cliquer

Prière à Sainte Rita de Cascia

Ô Sainte Rita, Sainte de l'impossible et avocate des causes désespérées, sous le poids de l'épreuve, j'ai recours à toi.

Libère mon pauvre cœur des angoisses qui l'oppressent et rends la paix à mon esprit accablé.

Toi que Dieu a choisi d'établir comme avocate des causes désespérées, obtiens-moi cette grâce que je sollicite (la formuler ici).

Serais-je le seul (la seule) à ne pas éprouver l'efficacité de ta puissante intercession ?

Si mes péchés constituent un obstacle à l'accomplissement de mes vœux les plus chers, obtiens-moi la grande grâce d'un sincère repentir et du pardon, moyennant une bonne confession.

En tout cas, ne permets pas que je continue ainsi à vivre dans une si grande affliction.

Aie pitié de moi !

Ô Seigneur, vois l'espérance que j'ai en Toi !

Écoute ta Bienheureuse Rita qui intercède pour nous autres, les affligés humainement sans espoir.

Exauce-la encore une fois en nous manifestant ta Miséricorde. Amen.


S.O.S. à Sainte Rita

Sainte Rita, au secours !... Je n'en puis plus !...

Accablé sous le poids de la douleur, j'ai élevé ma voix vers le Ciel, j'en ai imploré le secours, mais en vain ; le Ciel n'a pas répondu à mon appel, Il est resté muet, et j'ai l'impression d'avoir été abandonné à mon triste sort.

C'est peut-être à cause de mes péchés qui me rendent indigne des faveurs divines.

Pourtant j'ai un grand besoin, un besoin absolu de la grâce que je sollicite.

Alors, chère Sainte Rita, c'est à Vous que j'ai recours…

N'êtes-vous pas « La Sainte des cas impossibles, l'Avocate des causes désespérées, le Refuge de la dernière heure » ?

Oh, prenez à cœur ma cause, je Vous en conjure !...

Ecartez par votre puissante intervention, les obstacles qui m'empêchent de mériter cette faveur : obtenez-moi de la Divine Miséricorde un sincère repentir et le pardon de mes péchés.

Et puis, patronnez ma cause comme Vous savez le faire, en l'appuyant sur vos mérites.

Non, Vous ne permettrez pas que je sois la seule créature malheureuse à ne pas avoir été exaucée par Vous.

Je ne veux pas, je ne peux pas le croire.

Vous m'obtiendrez cette grâce qui me tient tant à cœur en ce moment et qui m'est si nécessaire.

Je le crois, je veux le croire avec toute la force de ma foi, tout en me soumettant, cependant, à la Sainte Volonté Divine.

Et, dès à présent, avec tout l'élan de mon cœur reconnaissant, je Vous promets de vivre désormais une vie de vrai chrétien pour mériter toujours votre efficace protection, et de faire connaître à tous que Vous vous montrez et que vous êtes vraiment « La Sainte des cas impossibles, l'Avocate des causes désespérées, le Refuge de la dernière heure » !


Ainsi soit-il !


Prière de remerciement

C'est le cœur profondément ému et troublé qu'aujourd'hui je viens à Vous, ô glorieuse et puissante Sainte Rita.

A l'heure du danger, au moment où mon bonheur et celui de ceux qui me sont chers était menacé, je Vous ai imploré, l'âme affligée et remplie d'appréhension…

Je Vous ai suppliée, Vous que tous appellent la Sainte de l'impossible, l'Avocate des cas désespérés, le Refuge de la dernière heure !...

Ma confiance en Vous ne fut pas déçue.

Je retourne à vous maintenant, non plus les larmes de la souffrance aux yeux, mais la joie et la sérénité au cœur, Vous offrir ma reconnaissance infinie.

Cette joie, cette sérénité, c'est à Vous que je la dois, chère Sainte, à Vous qui êtes intervenue en ma faveur auprès de Dieu, malgré mon indignité, et m'avez obtenu la grâce que je désirais.

Je voudrais mieux Vous exprimer le profond sentiment de reconnaissance dont mon cœur est rempli, ô Sainte Thaumaturge, ô consolatrice des affligés, mais le trouble même provoqué par le bonheur d'avoir obtenu cette grâce paralyse mes expressions, et je ne sais plus que murmurer :

Merci… merci… merci… Sainte Rita !...

Alors, pour Vous démontrer d'une façon plus réelle ma reconnaissance infinie, je Vous promets de diffuser avec un zèle de plus en plus grand la connaissance de votre culte, de Vous faire aimer par ceux qui Vous ignorent encore, et n'ont pas comme moi le bonheur d'avoir expérimenté votre bienfaisance infinie.

Je Vous promets d'aider, autant que mes possibilités me le permettent, à l'entretien de votre culte, et d'assister autant que possible aux offices célébrés en votre honneur.

Pour me rendre toujours plus digne de l'aide du Ciel et de votre sainte protection, je prends la résolution, à partir d'aujourd'hui, d'accomplir avec une plus grande conscience et ferveur mes devoirs chrétiens.

Ô chère Sainte Rita, je Vous confie le soin de présenter à Dieu ces sincères résolutions, et de le remercier pour moi de la grâce généreusement accordée.

Veuillez enfin ne jamais m'abandonner, et continuez à me garder votre sainte et active protection afin qu'après en avoir profité sur cette terre, je puisse un jour Vous retrouver au Ciel et Vous dire mieux toute ma reconnaissance.

Ainsi soit-il.






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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 23 Mai 2018 - 8:01

Saint Jean-Baptiste de Rossi
Prêtre (✝ 1764)



Saint Jean-Baptiste de Rossi
Confesseur


Giovanni Battista de Rossi naquit dans la petite ville de Voltaggio, au diocèse de Gênes, le 22 Février 1698.

Son père, Charles, était de condition modeste, mais d'une Foi profonde qui le fit veiller de près, tant qu'il vécut, à l'éducation religieuse de ses quatre enfants.

Deux nobles génois, Jean Scorza et Maria Cambiasi, sa femme, qui villégiaturaient à Voltaggio, furent charmés de ses qualités et le demandèrent à son père en qualité de page.

Trois ans après il les quittait, appelé à Rome par un cousin, Don Laurent de Rossi, chanoine de la Basilique de Sainte-Marie in Cosmedin.

Celui-ci, avec une générosité et une affection qui ne se démentirent jamais, le fit instruire au Collège romain.

Jean-Baptiste y suivit les cours avec un tel succès, que, tous les ans, il obtenait le titre de dictateur, réservé à l'élève le plus brillant de chaque classe.

En 1721, avec une dispense de près d'un an, il était ordonné Prêtre, et il commençait l'admirable vie d'apostolat des pécheurs et des pauvres qui l'ont fait comparer à Saint Philippe de Néri et à Saint Vincent de Paul.

Il évangélisa d'abord les pauvres bergers de la campagne romaine qui apportaient à la ville leurs denrées.

Il venait dès le lever de l'aurore, au coucher du soleil, les trouver sur les places où ils s'assemblaient, leur parlait avec affection, s'intéressait à leurs petites affaires, à leur commerce, gagnait leur confiance ; peu à peu il s'insinuait dans ces âmes frustes et grossières, peu soucieuses des choses éternelles; enfin il les touchait, les tournait vers Dieu, éveillait en elles le désir du Salut ; triomphant, il les guidait vers un confesseur, car lui-même ne se croyait pas assez instruit pour s'asseoir au tribunal de la Pénitence.

Bientôt ce travail ingrat et dur ne lui suffit pas. Les vagabonds, puis les prisonniers, les gens d'armes des tribunaux, - voire le bourreau lui-même, - attirèrent ses soins et profitèrent de son dévouement.

Son œuvre préférée fut pendant longtemps l'hospice de Santa-Galla, où un bon Prêtre, Don Vaselli, réunissait déjà des pauvres abandonnés qui avaient besoin d'instruction religieuse.

Jean-Baptiste s'était attaché à cette maison dès le temps où il fréquentait le Collège romain.

Prêtre, il s'y donna plus encore, jusqu'à ce qu'enfin il succéda à Don Vaselli dans la direction, moins imposée par une règle positive que bénévolement acceptée, des Prêtres qui se consacraient à ce Ministère.

Et puis il eut le désir de donner aux pauvres filles qui erraient sans domicile dans les rues de Rome un asile au moins pour la nuit.

Il fonda pour elles l'hospice Saint-Louis-de-Gonzague, dirigé par une Prieure et une sous-Prieure.

Ce n'est qu'en 1739 que, triomphant des hésitations de son humilité, le vénérable Tenderini, Évêque d'Orte, l'orienta vers la direction des âmes.

Il s'y révéla immédiatement maître, et maître merveilleux. Dorénavant sa grande et constante occupation fut d'entendre les Confessions ; il y acquit une réputation que l'on peut dire mondiale, puisque, comme un siècle plus tard pour le Saint curé d'Ars, on vit des pénitents lui venir de Portugal, d'Espagne ou même d'Allemagne, attirés par la réputation de sa sainteté et de sa Miséricorde.

Sa santé devenait de plus en plus précaire; les crises de sa maladie, plus fréquentes, secouaient son pauvre corps au point de le laisser pendant plusieurs jours dans une véritable agonie ; il ne se soutenait qu'avec peine sur ses jambes affaiblies, presque hors d'usage ; son estomac refusait à peu près toute nourriture ; il ne pouvait ni lire ni écrire.

Malgré tout il allait, et soit pour confesser, soit pour prêcher, soit pour consoler et encourager, il avait toujours des forces.

C'est qu'il les puisait dans un Amour de Jésus-Eucharistie qui s'épanouissait en un oubli absolu de lui-même.

Détaché de toute grandeur humaine et de toute richesse, il avait fallu un ordre exprès de son confesseur pour lui faire accepter la succession de son cousin, Don Laurent, à sa prébende de chanoine et à sa fortune.
Celle-là, il la garda, comme de force, jusqu'à ce que ses fonctions de confesseur lui eussent rendu impossible l'assistance au chœur.

Mais celle-ci, il ne tarda pas à la disperser tout entière aux mains des pauvres. Et quand il mourut, le 23 Mai 1764, non pas dans la belle maison dont il avait hérité, mais dans une humble chambre de l'hôpital de la Trinité des pèlerins, il ne possédait plus que trois ou quatre meubles, un pauvre bréviaire qu'il donna à des amis, et son lit, qu'il légua à une pauvresse, en réservant toutefois quelques planches pour son cercueil.


Source






Pour un approfondissement biographique


«Le Sacerdoce, c'est l'Amour du Cœur de Jésus », avait coutume de dire le Saint Curé d'Ars. «Cette expression touchante nous permet avant tout d'évoquer avec tendresse et reconnaissance l'immense don que sont les Prêtres non seulement pour l'Église, mais aussi pour l'humanité elle-même», notait Benoît XVI.

Pour faciliter cette reconnaissance, le Saint-Père invitait à porter notre regard vers tant de belles figures de Prêtres:
«Ce qui peut être surtout profitable pour l'Église, ce n'est pas tant la pointilleuse révélation des faiblesses de ses ministres, mais plutôt une conscience renouvelée et joyeuse de la grandeur du don de Dieu, concrétisé dans les figures splendides de pasteurs généreux, de Religieux brûlant d'amour pour Dieu et pour les âmes, de directeurs spirituels éclairés et patients» (16 juin 2009).






Saint Jean-Baptiste de Rossi est un de ces Saints Prêtres donnés par Le Christ à son Église.


Jean-Baptiste de Rossi, neuvième et dernier enfant d'une famille modeste, est né le 22 Février 1698 à Voltaggio (Ligurie, Italie).
Un de ses oncles est Capucin à Rome, et un de ses cousins, Lorenzo de Rossi, chanoine de Sainte-Marie-in-Cosmedin, l'une des plus belles églises de Rome.

Après un séjour de trois ans comme page dans une famille noble de Gênes, Jean-Baptiste se rend à Rome où son oncle Capucin l'inscrit au Collège romain tenu par les Pères Jésuites.

Brillant dans ses études, le jeune homme se fait aussi remarquer par sa piété active. Son amabilité, sa manière de dire les choses avec gentillesse, et une certaine joie font que les garçons acceptent tout de lui: il les entraîne à prier et à visiter les pauvres malades.

Lors du décès prématuré de son père, en 1710, sa famille désire qu'il rentre à la maison pour prendre la direction des affaires familiales, mais il choisit de continuer ses études de philosophie et de théologie au Collège romain, car il perçoit un appel au Sacerdoce.

L'amour qui transforme.

La vie ascétique qu'il mène est intense, mais il lui manque la direction d'un homme prudent et, peu à peu, il devient taciturne et renfermé; ceux qui, auparavant, le fréquentaient volontiers, s'éloignent de lui.

Un jour, assistant à la Messe dans l'église des Jésuites, il s'évanouit. Ses excès de Pénitence, en particulier sur l'alimentation, ont gravement nui à sa santé qui restera désormais fragile: il souffre de maux d'estomac et de crises d'épilepsie.

Il ne peut plus poursuivre régulièrement ses études. Il comprendra plus tard que c'est l'Amour qui transforme les cœurs et non les mortifications excessives.

«Apprenez de mon exemple, conseillera-t-il à des séminaristes, à ne pas vous fier aveuglément à votre jugement propre mais à prendre conseil de votre confesseur avant d'embrasser un exercice.»

Conscient de ses capacités intellectuelles, il verra dans cette épreuve une attention délicate de Dieu pour le détourner de l'orgueil qu'il aurait conçu en faisant de hautes études; il dira modestement:

«Si je n'avais pas été arrêté dans les succès académiques, j'aurais aussi succombé à la tentation de l'orgueil et de l'ambition.»

Jean-Baptiste utilise les forces qui lui restent pour suivre les cours des Pères Dominicains, cours centrés sur la doctrine de Saint Thomas d'Aquin à laquelle il prend goût et qu'il recommandera toute sa vie aux jeunes séminaristes.

Il est ordonné Prêtre le 8 mars 1721, avec dispense d'âge. Son premier désir est de marcher lui-même dans le chemin de la sainteté avant de chercher à y entraîner les autres.

Chaque matin au lever, il reste une heure en méditation, s'appuyant principalement sur l'Évangile; puis il recommande à Dieu son travail et les besoins des âmes.

Le soir, il prend encore une demi-heure pour l'oraison mentale, principalement sur la vie des Saints.

Zélé pour la prière du bréviaire, il encourage ses confrères à ne pas le remettre aux temps libres mais à réciter, autant que possible, les différents Offices aux heures qui leur correspondent. Quand il sera chanoine, il montrera une grande fidélité à la récitation chorale de l'Office Divin.

«Une priorité fondamentale de l'existence Sacerdotale est d'être avec Le Seigneur et donc d'avoir le temps pour la Prière.


Saint Charles Borromée disait toujours:

«Tu ne pourras pas soigner l'âme des autres si tu laisses la tienne dépérir. À la fin, tu ne feras plus rien, pas même pour les autres. Tu dois avoir du temps pour toi afin d'être avec Dieu.»


Je voudrais donc souligner ceci: quel que soit le nombre d'engagements qui se superposent, c'est une vraie priorité de trouver chaque jour, je dirais, une heure de temps pour rester en silence pour Le Seigneur et avec Le Seigneur, comme l'Église nous propose de le faire avec le bréviaire, avec les prières du jour, pour pouvoir ainsi s'enrichir toujours de nouveau intérieurement, pour retourner dans le rayon du souffle de L'Esprit Saint» (Benoît XVI, 6 août 2008).

Ces avis sur la prière sont utiles pour tous les fidèles, comme le rappelait Benoît XVI aux jeunes, lors de son voyage au Royaume-Uni (18 septembre 2010):


«Chaque jour nous devons choisir l'Amour, et pour cela nous avons besoin d'être aidés, une aide qui vient du Christ, de la prière et de la sagesse trouvée dans sa Parole, et de la grâce qu'Il nous accorde dans les Sacrements de son Église.

C'est le message que je souhaite partager avec vous aujourd'hui.

Je vous invite à chercher chaque jour dans vos cœurs la source du véritable Amour. Jésus est toujours là, attendant silencieusement que nous demeurions avec Lui et que nous entendions sa voix.

Dans l'intimité de vos cœurs, Il vous appelle à prendre du temps avec Lui dans la Prière. Mais ce genre de prière, la vraie prière, exige une discipline; elle requiert de créer quotidiennement des moments de silence...»

Proche des bergers et des vachers.

Le zèle de l'Abbé Jean-Baptiste de Rossi pour les âmes s'est considérablement accru avec la réception du Sacerdoce.
Deux fois par semaine, il se rend au Forum où se rassemblent les bergers et les vachers qui conduisent les bêtes au marché.

Avec bonté et patience, il les instruit des mystères de la Religion. L'hospice de Saint-Galla est aussi un terrain propice au déploiement de son zèle; fondé en 1650 en faveur des pauvres et pour offrir un toit à quiconque en manque, il est le siège d'une pieuse union d'ecclésiastiques qui se vouent à l'accueil des enfants abandonnés pour les instruire de la doctrine Chrétienne.

Cette œuvre devient bientôt l'œuvre préférée de Jean-Baptiste.

Il s'y dévouera pendant quarante-neuf ans. Après avoir consulté son confesseur, le Père Galuzzi, Jésuite, et longuement prié, il fonde un hospice similaire pour abriter les femmes pauvres qui courent encore plus de risques en restant à la rue sans abri.

Par modestie, il laisse le titre de directeur officiel de la maison au Père Galluzi, lui-même conservant la charge du spirituel et du temporel.

En souvenir des peines que Notre-Seigneur a endurées en prison lors de la Passion, il visite les détenus.

Interrogé sur son assiduité, il répond

: «C'est pour les faire sortir de l'enfer intérieur où ils sont: une fois leur conscience soulagée, les peines de la détention deviennent plus faciles à accepter et ainsi ils en arrivent à les supporter pour l'expiation de leurs fautes.»

Il obtient pour les femmes prisonnières qu'un établissement leur soit réservé, administré par des femmes pieuses et charitables.

«Le Prêtre entre comme Le Christ dans la misère humaine, la porte avec Lui, va vers les personnes souffrantes, s'en occupe, et pas seulement extérieurement, mais il les prend intérieurement sur lui, recueille en lui-même la «passion» de son temps, de sa paroisse, des personnes qui lui sont confiées» (Benoît XVI au clergé de Rome, le 18 février 2010).

Un don très précieux.

«Un bon pasteur, disait le curé d'Ars, un pasteur selon le Cœur de Dieu, c'est là le plus grand trésor que le Bon Dieu puisse accorder à une paroisse, et un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine.»

Si le Sacerdoce est un des plus précieux dons de la Miséricorde Divine, il appelle en retour un soutien de la part des fidèles, comme le soulignait Saint Jean-Paul II :

«Le soutien que s'apportent réciproquement les différents membres de l'Église est d'une importance particulière: c'est un soutien qui, tout à la fois, révèle et réalise le mystère de l'Église Mère et Éducatrice.

Les Prêtres et les Religieux doivent aider les fidèles laïcs dans leur formation...

À leur tour, les fidèles laïcs eux-mêmes peuvent et doivent aider les Prêtres et les Religieux dans leur cheminement spirituel et pastoral» (Exhortation apostolique Christifideles laici, 30 décembre 1988).

Pour que cette aide soit féconde et sage, il est important que les fidèles aient une idée juste du Sacerdoce Ministériel tel qu'il apparaît chez les Saints Prêtres que l'Église propose en exemple.

En 1737, Don Lorenzo décède, et Jean-Baptiste hérite de sa place de chanoine, ne l'acceptant que sur l'ordre de son confesseur.

Il vend la somptueuse maison de son cousin et en distribue le prix aux pauvres, puis, afin de mieux participer à l'Office choral et remplir les autres obligations de sa charge, il s'installe à proximité de l'église dans une espèce de grenier appartenant à la communauté.

Dans l'église se trouve une image miraculeuse de la Sainte Vierge pour laquelle Jean-Baptiste a une grande dévotion; il en porte toujours sur lui une reproduction.

Sous son influence, les chanoines ajoutent à leur Office le chant des litanies de la Sainte Vierge.

Il aime aussi beaucoup la prière du rosaire, et il diffuse la pratique de réciter trois «Je vous salue Marie», matin et soir, en vue d'obtenir la persévérance finale. Cette dévotion produit des résultats surprenants et d'authentiques conversions.

En 1739, un de ses amis lui suggère qu'il pourrait faire plus de bien s'il obtenait les pouvoirs de Confesser qui lui manquent encore.

Il résiste un certain temps, invoquant tous les arguments que lui montre son humilité, mais il finit par céder sur les instances d'un Évêque chez qui il est allé en convalescence après une maladie.

Muni de ce pouvoir Divin, il n'en devient que plus actif. Le matin, il retarde sa Messe jusqu'à ce qu'il ait entendu le dernier des Pénitents qui se présentent, quitte à rester à jeun parfois jusqu'après midi.

Le soir, il Confesse encore.

Parfois ce Ministère le conduit dans les prisons ou les hôpitaux, à la recherche des personnes les plus abandonnées.
Il est tellement recherché et occupé par les Pénitents que le Pape Clément XII le dispense de l'obligation du chœur lorsqu'il doit Confesser.

Benoît XIV confirmera la dispense, la rendant perpétuelle.

Cette dispense est l'occasion d'une douloureuse persécution: un chanoine, de tempérament fort aigre, affirme partout qu'elle a été obtenue par tromperie, que c'est un grave scandale qui perturbe la régularité de l'assistance au chœur, premier devoir canonial.

Le Saint en tombe malade, mais il demeure toujours charitable au sujet de son censeur. Peu après, le persécuteur tombe malade à son tour; Jean-Baptiste le visite plusieurs fois et obtient qu'il change d'avis à son égard; le malade le prend même pour directeur de conscience et fait une mort paisible.

La voie la plus directe.

Dans la Confession, il déploie une grande douceur, estimant que c'est là une condition importante pour que le Pénitent n'hésite pas à accuser sincèrement tous ses péchés.

Il affirmera:

«Auparavant je ne connaissais pas la voie la plus directe pour aller au Ciel; je suis désormais convaincu que c'est de faire une bonne Confession.»

Dans le même sens, le Pape Saint Jean-Paul II déclarera à des jeunes prêtres: «Le Sacrement du Pardon est nécessaire à la communion profonde avec Dieu...

Jamais nous ne serons suffisamment saints pour ne plus avoir besoin de cette purification Sacramentelle...

De Confession en Confession, le fidèle fait une expérience toujours plus profonde de communion avec Le Seigneur Miséricordieux, jusqu'à la pleine identification avec Lui» (28 mars 2004).

Dans les cas désespérés, les autres confesseurs font appel à Jean-Baptiste de Rossi, car Dieu lui a donné le talent de trouver les paroles qui ouvrent les âmes à la grâce.

Un palefrenier gravement malade refuse de se Confesser en prétextant que ses mauvaises habitudes sont trop invétérées; appelé à son chevet, Jean-Baptiste a le bonheur de le convertir.

Le Saint s'efforce de régulariser, quand c'est possible, les situations matrimoniales désordonnées.

Ses exhortations au confessionnal, fortes et persuasives, obtiennent de beaux résultats: Célébration du Sacrement de Mariage ou bien séparation définitive des concubins.

En revanche, pour le bien même des Pénitents, il refuse fermement l'absolution à ceux qui manquent de contrition, refusent de se retirer de l'occasion prochaine du péché ou ne cherchent pas à prendre les moyens indispensables pour sortir du péché.

«Les Prêtres ne devraient jamais se résigner à voir les confessionnaux désertés ni se contenter de constater la désaffection des fidèles pour ce Sacrement.

Au temps du Saint Curé d'Ars, en France, la Confession n'était pas plus facile ni plus fréquente que de nos jours, compte tenu du fait que la tourmente de la Révolution avait étouffé pendant longtemps la pratique religieuse.

Mais il s'est efforcé, de toutes les manières... de faire redécouvrir à ses paroissiens le sens et la beauté de la Pénitence Sacramentelle, en montrant comment elle est une exigence intime de la présence Eucharistique.


Il sut ainsi donner vie à un cercle vertueux. Par ses longues permanences à l'église, devant le Tabernacle, il fit en sorte que les fidèles commencent à l'imiter, s'y rendant pour rendre visite à Jésus, et qu'ils soient en même temps sûrs d'y trouver leur curé, disponible pour l'écoute et le Pardon» (Lettre de Benoît XVI aux Prêtres, 16 juin 2009).


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En 1748, en raison de ses nombreuses difficultés de santé, le chanoine Jean-Baptiste de Rossi s'installe dans la communauté Sacerdotale de la Trinité-des-Pèlerins, mais il continue son Ministère à Sainte-Marie-in-Cosmedin, en particulier les jours de marché où les paysans, qui ont apporté leurs produits pour les vendre, profitent de l'occasion pour se Confesser.

Jean-Baptiste de Rossi fait également preuve d'un grand zèle pour aider les Prêtres dans leur vie spirituelle, et il s'efforce d'entretenir les amitiés Sacerdotales.

Il a soin de ne pas blesser la Charité lorsqu'il parle des autres ecclésiastiques et des membres de la hiérarchie.
Son tempérament vif est souvent mis à rude épreuve par des personnes peu délicates en cette matière.

«La fidélité à votre vocation propre exige courage et confiance, mais Le Seigneur veut aussi que vous sachiez unir vos forces; soyez pleins de sollicitude les uns avec les autres, en vous soutenant fraternellement.

Les moments de Prière et d'étude en commun, le partage des exigences de la vie et du travail Sacerdotal sont une part nécessaire de votre vie.

Comme il est merveilleux que vous vous accueilliez les uns les autres dans vos maisons, avec la Paix du Christ dans vos cœurs! Comme il est important de vous aider réciproquement par le moyen de la Prière et par des conseils et des discernements utiles!» (Benoît XVI à Fatima, 12 mai 2010).



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Mieux qu'un bon carême.

Jean-Baptiste de Rossi souhaite organiser un catéchisme pour adultes en carême, car il estime que «le catéchisme vaut plus qu'un Carême bien observé ».

La préoccupation de l'Église pour l'enseignement du catéchisme demeure actuelle. Dans sa préface au catéchisme édité pour les JMJ de Madrid (août 2011), le Saint-Père invite les jeunes à étudier «le catéchisme avec passion et persévérance».

La jeunesse, affirme-t-il, «n'est pas aussi superficielle que l'on pense; les jeunes veulent savoir en quoi consiste vraiment la vie. Ce livre est captivant parce qu'il nous parle de notre propre destin et concerne donc chacun de nous de près.»

Il ajoute: «Ce manuel de catéchisme ne vous flatte pas; il n'offre pas de solutions faciles; il exige de vous une nouvelle vie...

Vous devez connaître ce que vous croyez; vous devez connaître votre Foi avec la même précision avec laquelle un spécialiste en informatique connaît le système d'exploitation d'un ordinateur...

Oui, vous devez être bien plus profondément enracinés dans la Foi que la génération de vos parents, pour pouvoir résister avec force et détermination aux défis et aux tentations de ce temps...

Vous avez besoin de l'aide de Dieu, si vous ne voulez pas que votre Foi se tarisse comme une goutte de rosée au soleil, si vous ne voulez pas succomber aux tentations du consumérisme, si vous ne voulez pas que votre amour se noie dans la pornographie, si vous ne voulez pas trahir les faibles et les victimes d'abus et de violence.»

Jean-Baptiste de Rossi n'est pas un prédicateur de grand renom, mais ses instructions touchent les âmes.

Après une préparation par la Prière, il expose clairement les vérités de la Foi, adaptant son enseignement à ses auditeurs.

Ses exemples sont en général tirés de la vie des Saints. Il s'attriste lorsqu'il entend des sermons superficiels, ou bien encore de savants traités de théologie inaccessibles aux fidèles.

Sa prédication de prédilection porte sur la Divine Miséricorde, exemple qui sera suivi par le Curé d'Ars qui, «en son temps, a su transformer le cœur et la vie de tant de personnes, parce qu'il a réussi à leur faire percevoir l'Amour Miséricordieux du Seigneur.

Notre temps aussi a un besoin urgent d'une telle annonce et d'un tel témoignage de la vérité de l'Amour:
Deus caritas est (1 Jn 4, huit)» (Lettre de Benoît XVI aux Prêtres, 16 juin 2009).

Jean-Baptiste s'ingénie à subvenir avec délicatesse aux diverses formes de pauvreté, notamment auprès des familles déchues qu'il visite discrètement.

Il cherche à gagner l'affection des Juifs de Rome, par exemple en procurant des secours médicaux à leurs malades.
Toutefois, son activité ne se limite pas aux murs de la Ville. Il fait de petites missions dans les campagnes et donne aux villageois l'occasion de se Confesser à un Prêtre étranger, sachant que dans les petites paroisses rurales on hésite souvent à Confesser ses fautes graves à son propre Curé.

Jean-Baptiste ressent également un attrait pour les Missions lointaines, et en particulier pour l'Inde.

Mais on l'invite à considérer les Confessionnaux et les hôpitaux de Rome comme sa terre de mission.
À la demande des supérieurs, il exerce aussi un apostolat de Confesseur extraordinaire et de prédicateur de retraites dans les Communautés Religieuses.

Une pleine sécurité.

Durant les deux dernières années de sa vie, la fièvre ne le quitte pas. En août 1762, sa santé est tellement délabrée que ses amis le convainquent d'aller refaire ses forces dans la région du lac de Nemi.

Là, l'épilepsie de sa jeunesse réapparaît avec des crises violentes. À la mi-octobre, il rentre à Rome et ne sort presque plus de sa chambre de malade.

Il regrette de ne plus pouvoir agir:

«Désormais, je ne suis bon à rien!» Et pourtant, lorsque ses amis viennent lui rendre visite, lui-même les remplit de courage tant est grande sa joie spirituelle.

Le 8 Septembre 1763, il se fait conduire à Sainte-Marie-in-Cosmedin pour y célébrer la Nativité de Marie.

Il affirme à ses confrères:

«Priez pour moi. Je ne reviendrai plus ici: c'est l'ultime fête que je célèbre avec vous.»

Le 27 Décembre au matin, on le trouve à terre, en proie à une violente crise d'épilepsie. Il ne revient à lui que le lendemain.

On lui porte alors le saint Viatique; pendant l'action de grâces, il est tout recueilli dans la joie: plusieurs resteront convaincus qu'il a eu une extase.

Puis il reçoit l'Onction des malades. À la surprise générale, sa santé s'améliore, et il peut Célébrer plusieurs fois la Sainte Messe.

Mais bientôt, il ne lui est plus possible de Célébrer la Messe ni de réciter l'Office Divin. Sa dernière consolation est la récitation du rosaire.

Il répond à son Confesseur qui l'exhorte à accepter la mort: «Je considère la mort avec sérénité, sans crainte; j'estime que ce sentiment de pleine sécurité est une grâce particulière de Dieu et j'espère que Le Seigneur me la concédera dans la dernière heure par son Amour et en raison de la Charité que je porte à ses pauvres.»

Lors d'une de ses pertes de connaissance, un ami lui enlève son chapelet du poignet; en revenant à lui, sa première parole est de se plaindre de cet acte comme d'un vol.

Après de longues heures douloureuses, il meurt paisiblement le 23 Mai 1764, âgé de 66 ans.

Avec notre Pape Benoît XVI, demandons à Marie, la Mère Immaculée, que «l'Église puisse être renouvelée par de Saints Prêtres, transfigurée par la grâce de Celui (Le Christ) qui fait toutes choses nouvelles» (à Fatima, le 12 Mai 2010), et répétons souvent l'invocation:

«Seigneur, donnez-nous des Prêtres, Seigneur, donnez-nous de Saints Prêtres!»





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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 24 Mai 2018 - 9:20

Jeudi 24 Mai 2018

Fête de Sainte Marie Auxiliatrice, secours des Chrétiens.


Marie Auxiliatrice

Marie Auxiliatrice, ou Marie, Secours des Chrétiens (du latin Auxilium Christianorum) est un des vocables ou titres sous lesquels les fidèles Catholiques vénèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu.

Mentionné une première fois par Saint Jean Chrysostome vers 345 il eut une popularité très grande après la victoire de la coalition d'armées Chrétiennes sur la flotte turque, au large de Lépante, en 1571.Cliquer
Liturgiquement Marie Auxiliatrice est fêtée le 24 Mai.

Origine

Saint Jean Chrysostome semble être le premier à avoir mentionné ce titre marial. C’est aux environs de 345. Il fut repris par après par d’autres.


À partir du Moyen-âge le titre de Marie Auxiliatrice (Secours des chrétiens) est particulièrement associé à la défense de l'Europe Chrétienne (latine et grecque) y compris l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, contre les peuples non-chrétiens qui la menacent.

Face à l’Empire

ottomanCliquer dont les armées envahissaient et subjuguaient de plus en plus de régions chrétiennes le Pape Saint Pie V appelle à la formation d’une coalition des forces Chrétiennes d’Europe pour faire face à cette menace.

Il appelle tous les croyants à prier Marie, Secours des Chrétiens, pour soutenir les soldats.

En 1571 les Turcs subissent une défaite navale majeure au large de Lépante, et leur suprématie maritime est brisée.


La défaite des Turcs Musulmans est attribuée à l'intercession de Marie Auxiliatrice.

Histoire

Deux inscriptions anciennes grecques datant des premiers siècles du Christianisme donnent à la Vierge Marie les titres de θεοτοκος (Theotokos, Mère de Dieu) et Βοετεια (Boeteia, l’Aide, ou le ‘Secours’).

Après Saint Jean Chrysostome (vers 345) plusieurs Pères de l’Église font référence à la Vierge Marie comme la "Βοετεια".

Tel Proclus de Constantinople en 476, CliquerSebas de Césarée en 532.

À la fin de l’ère patristique (Ve siècle) d’autres continuent l’usage, ainsi le poète grec Romano Melone in 518, le Patriarche de Jérusalem Sophrone en 560, Saint Jean Damascène en 749, et Germain de Constantinople en 733.

Une Litanie de 1524 donne à Marie le titre de ‘Advocata Christianorum’, mais un autre circulant plus tard - aux environs de 1576 (peu après la victoire de Lépante) - au sanctuaire de Lorette (Italie) est identique aux Litanies Mariales d’aujourd’hui.Cliquer
Cliquer
Au XXème siècle, le Concile Vatican II confirme le titre marial d’Auxiliatrice dans sa Constitution dogmatique sur l’Église, ‘Lumen Gentium’

« Aussi la Bienheureuse Vierge est-elle invoquée dans l'Église sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, d'Aide et de Médiatrice

Tout cela doit pourtant s'entendre de manière qu'on n'enlève ni n'ajoute rien à la dignité et à l'action du Christ, seul Médiateur » (n°62).



Source


La Fête liturgique

La Fête liturgique de Marie Auxiliatrice fut instituée dans des circonstances dramatiques par le Pape Pie VII.

Arrêté par Napoléon en 1808 et retenu prisonnier, d’abord à Grenoble puis à Fontainebleau, Pie VII ne se laisse pas intimider par l’empereur, ce qui lui donna un im
mense prestige dans toute l’Europe, même Protestante et Orthodoxe.

Ramené à Savona (Ligurie) en Janvier 1814, après la défaite napoléonienne de Leipzig de 1813, il fut libéré le 17 Mars suivant, veille de la Fête de Notre-Dame de Miséricorde, patronne de la ville de Savona.

Le voyage de Pie VII de Savona à Rome est triomphal. Reçu partout avec enthousiasme le vénérable vieillard - il a 72 ans - attribue cette libération personnelle et victoire de l’Église à l’’intercession de la Vierge-Marie.

Aussi en visite-t-il les Sanctuaires qui se trouvent sur sa route de retour dont, entre autres, l’abbaye de Santa Maria del Monte à Cesena, où il avait fait son noviciat comme Religieux Bénédictin en 1756.Cliquer

Il entre à Rome le 24 Mai 1814 où il est reçu avec une égale ferveur populaire. Le 18 Septembre 1814, dans une première marque de reconnaissance mariale, il étend la Fête de Notre-Dame des Sept Douleurs à l’Église universelle.

Lorsque Napoléon s’évade de l’ile d'Elbe et Marat envahit les États pontificaux, Pie VII doit de nouveau s’exiler à Savona (22 mars 1815).

Après la bataille de Waterloo et la chute définitive de l’empereur français, Pie VII rentre définitivement à Rome le 7 Juillet 1815.

En nouvelle marque de reconnaissance à Dieu et la Vierge Marie il institue la Fête universelle de la Vierge Marie Auxiliatrice, choisissant la date du 24 Septembre, date de son premier retour d’exil à Rome.

Vénération et dévotion

La dévotion envers la Vierge Marie-Auxiliatrice se répand.

En Italie elle est particulièrement encouragée par Saint Jean Bosco, Fondateur des Salésiens,Cliquer qui, en 1865, construit à Turin une grande Basilique en son honneur et plaça la Congrégation féminine qu’il fonda sous sa protection : les ’Filles de Marie Auxiliatrice’.
Cliquer
À la suite de Saint Jean Bosco les Sœurs et Pères Salésiens ont beaucoup contribué à promouvoir la vénération à Marie Auxiliatrice.

Nombre de leurs établissements sont placés sous sa protection.

Vénération

Le jour de sa Fête l’Église souligne deux aspects de l’assistance que peut donner la Vierge Marie Auxiliatrice.

Son assistance est demandée dans la lutte contre la tentation et le péché que connait le croyant.

Son assistance est également demandée par les communautés Chrétiennes dans leurs luttes contre des forces antichrétiennes.

Bien que considérée comme « dévotion catholique », la vénération de Marie Auxiliatrice et demande de son intercession n’est pas inconnue dans le monde Orthodoxe, cela depuis le XIème siècle lorsque l’Ukraine se défendait contre une invasion barbare.

Les pères des Missions étrangères de Paris, à la suite d’un vœu fait en 1891 célèbrent la Fête de Marie Auxiliatrice avec une Solennité particulière.

Le seul Sanctuaire marial de Chine, la Basilique Notre-Dame de Sheshan (près de Shanghai), est dédiée à Marie Auxiliatrice.Cliquer

Il est très fréquenté. Pour la journée de prières pour les Chrétiens persécutés de Chine (24 Mai 2008) le Pape Benoît XVI composa une Prière spéciale, adressée à Notre-Dame de Sheshan.



Bienheureuse Vierge Marie
Auxiliatrice des Chrétiens


La Vierge Marie, aide des Chrétiens, est vénérée avec une grande dévotion dans le Sanctuaire de Sheshan à Shangaï.

En 2008, puis en 2011, le Pape Benoît XVI a souhaité que soit proposée à l’Église universelle une journée de Prière avec les Catholiques chinois.

Le 24 Mai est le jour Consacré à la Bienheureuse Vierge Marie, Auxiliatrice des Chrétiens.

Prière de Benoît XVI à Notre-Dame de Sheshan publiée dans sa Lettre aux Catholiques de Chine, pour la Journée de Prière pour l’Église de Chine le 24 Mai de chaque année:

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le Sanctuaire de Sheshan sous le vocale 'd’Aide des Chrétiens',
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.

Tourne ton regard vers le peuple de Dieu et guide-le avec une sollicitude maternelle
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.

Par ton 'oui' docile prononcé à Nazareth, tu as permis
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
de tous ceux qui accueillent dans la Foi ton Fils Jésus
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.

Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.

Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen!

Pour approfondir - Histoire du sanctuaire de Sheshan et Prière à Notre-Dame de Sheshan (Agence d'information des Missions étrangères de Paris)

L’évangélisation est arrivée à Sheshan, à quelque 35 km de Shanghai, vers 1844. Sheshan doit son nom à un Ermite, She, qui aurait vécu sur cette montagne (shan).Cliquer

Les Missionnaires y construisirent une maison de cinq chambres, dont l’une était une chapelle... (Notre-Dame des Victoires).Cliquer



Source


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PRIERE

" Nous venons donc mêler aux allégresses pascales, Ô notre Reine, les joies qu'inspire à tout enfant de l'Église le souvenir de votre intervention en faveur de la Chrétienté, en ce jour mémorable où Rome revit son Pasteur et son Roi.

Recevez nos hommages, Ô vous qui avez remporté la victoire. Ce mois tout entier retentit de vos louanges ; mais elles montent vers vous plus joyeuses en ce jour.

Daignez donc abaisser vos regards sur Rome et sur son Pontife. De nouveaux périls se sont élevés ; la pierre posée par Jésus est redevenue un signe de contradiction, et les vagues mugissantes de l'impiété la couvrent de leur écume.

Nous savons, Ô Marie, que cette pierre ne peut être déracinée, et que la Sainte Église pose sur elle en sûreté ; mais nous savons aussi que les destinées de cette Église ne sont pas éternelles ici-bas.

Un jour elle doit être enlevée dans les Cieux, et ce jour sera le dernier que verra ce monde coupable.

Jusqu'à ce moment terrible, n'êtes-vous pas, Ô Marie, notre toute-puissante Auxiliatrice ?

Ô ! Daignez étendre ce bras auquel rien ne résiste.

Souvenez-vous de cette Rome à qui votre culte fut si cher, où tant de nobles sanctuaires proclament la gloire de votre nom.

L'heure dernière de ce monde n'a pas encore sonné ; venez en aide à la plus sainte des causes ; ne permettez pas que la ville sainte soit foulée plus longtemps sous les pieds des impies ; conservez-lui son Pontife, et rendez l'indépendance qui lui est nécessaire à celui en qui nous vénérons le Vicaire du Roi des rois.

Mais Rome n'est pas le seul point de la terre qui appelle votre puissant secours, Marie ! De toutes parts la Vigne de votre Fils est exposée aux ravages du sanglier.

Le mal est partout, l'erreur est partout, la séduction est partout ; il n'est aucune contrée où l'Église ne soit dans la souffrance, où sa liberté ne soit violée ou menacée.

Les sociétés, entraînées loin de la tradition Chrétienne dans leurs lois et dans leurs mœurs, sont frappées d'impuissance et sans cesse au moment de rouler dans l'abîme.

Secourez le monde dans un aussi grand péril, Ô notre Auxiliatrice ! Vous en avez la force et le pouvoir ; ne laissez pas périr la race que Jésus a rachetée, et qu'il vous a léguée du haut de sa Croix.

Ô Marie, Secours des Chrétiens, vous êtes l'espoir de nos âmes ; et nos âmes sont menacées par le même ennemi qui s'attaque aux sociétés humaines.

Dans sa rage infernale, il poursuit l'image de votre divin fils dans l'homme et dans l'humanité. Venez au secours de vos enfants.

Arrachez-les à la dent meurtrière du serpent. Le monstre connaît votre puissance ; il sait que vous pouvez sauver sa victime tant qu'elle n'est pas sortie encore des conditions du temps, et que l'éternité ne s'est pas encore ouverte pour elle.

Vous avez, Ô Marie, remporté d'éclatants triomphes pour le Salut de vos enfants ; ne vous lassez pas, nous vous en supplions, d'être secourable pour les pauvres pécheurs.

C'est vous surtout, et les faits le prouvent, que Jésus avait en vue lorsque, voulant remplir de convives la salle du festin éternel, il dit aux ministres de son Amour :

" Forcez-les d'entrer." (Luc. XIV, 23.).

Nos voix suppliantes montent vers vous, Ô notre Auxiliatrice, car nos besoins nous pressent ; mais nous n'avons garde d'oublier les devoirs particuliers qui vous sont dus en ces jours où la Sainte Église honore vos ineffables relations avec votre Fils ressuscité.

Avec quels délices elle s'identifie aux transports de bonheur qui ont tout à coup remplacé dans votre âme les angoisses du Calvaire et du sépulcre !


C'est à la mère consolée en son Fils, triomphante en son Fils, que nous offrons, avec les fleurs du printemps, l'hommage annuel de nos louanges dans tout le cours du mois dont les grâces et la splendeur offrent tant d'harmonies avec votre immortelle beauté.

En retour, conservez à nos âmes l'éclat qu'elles ont puisé dans la Pâque au contact de votre divin ressuscité, et daignez nous préparer vous-même à recevoir dignement les dons de L’Esprit-Saint qui viendra bientôt, resplendissant des feux de la Pentecôte, sceller par sa descente en nous l'œuvre de la régénération Pascale."




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 25 Mai 2018 - 7:40

Vendredi 25 Mai 2018

Fête de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi (Catherine de Pazzi ou de Cortone), Carmélite (1566-1607).


Marie-Madeleine de Pazzi (1566 - 1607) est une carmélite de l'ancienne observance (ou Carmélite chaussés), en Religion Sœur Marie-Madeleine, grande Mystique, dont la spiritualité et les écrits ont profondément influencé la société de Florence du XVIIe siècle.

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Vie et spiritualité


Catherine de Pazzi est née le 02 Avril 1566 dans une noble famille florentine, les Pazzi, dont un ancêtre avait été le premier à entrer à Jérusalem lors de la Première croisade.

Elle est aussi apparentée à Francesco de Pazzi, chef de la Conjuration des Pazzi.

Cliquer Elle est la seconde enfant de Maria Buondelmonti et de Camillo di Geri de' Pazzi, et elle a eu trois frères.
Très jeune, elle mène une vie de piété et d'oraison. Elle a eu deux Jésuites comme directeurs spirituels et confesseurs, Rossi et Blanca. Ils lui enseignent la prière et l'instruisent dans la Foi Chrétienne.

Lorsqu'elle fait sa première communion (à l'âge de 10 ans), elle fait vœux, secrètement, d'entrer dans les ordres.
Elle a sa première extase mystique à l'âge de 12 ans. Elle est pensionnaire à deux reprises chez les Chevalières de Malte, à San Giovannino, de 1574 à 1578 et de 1580 à 1581.

Elle continue son éducation dans un couvent Franciscain de Cortone où elle apprend à connaître la spiritualité de François d'Assise qu'elle qualifiera plus tard de Père spirituel tandis qu'elle considérait sainte Claire comme son avocate.

Mais ses parents, s'opposant à sa vocation religieuse, l'en retirent deux ans après afin de la marier.

Entrée au Carmel

Catherine refuse le mariage, elle va même jusqu'à dire à son père :

« Je livrerais plutôt ma tête au bourreau, que ma chasteté à un homme ».

Ses parents finissent par céder, et Catherine peut entrer au Carmel à Sainte-Marie-des-Anges (le plus ancien couvent de l’ordre) le 27 Novembre 1582, alors qu'elle n'a que 16 ans. Elle prend le nom de Sœur Marie-Madeleine.

Le Carmel de Sainte-Marie-des-Anges, à l’époque où y vécut Marie-Madeleine, comptait presque quatre-vingt religieuses.


Plusieurs moniales avaient un haut profil spirituel, comme la mère Evangelista Del Giocondo, ou Pacifica del Tovaglia l’une des "secrétaires" et amies de la Sainte. Marie-Madeleine est d’abord vicaire pour l’accueil des jeunes filles qui fréquentaient la maison d’hôtes (1586-1589).

À partir de 1589 elle participe, à des titres variés, à la formation des novices. Elle devient sous-prieure du couvent en 1604.

Elle vit dans la plus extrême austérité, s'adonnant à la Prière et à la Méditation, s'infligeant des mortifications permanentes.

Elle a un grand souci des pauvres, et prie sans cesse pour les Prêtres, pour le renouveau spirituel de l'Église.

Elle bénéficie de grandes Grâces Mystiques et éprouve de profondes extases. Elle a laissé de nombreux écrits.

Épuisée par ses jeûnes et ses intenses mortifications, elle tombe malade et passe trois dernières années très tourmentées.
Elle meurt le 25 Mai 1607 à l’âge de quarante et un ans.

Béatification - Canonisation

Déjà de son vivant, ses sœurs et les Florentins la considéraient comme une sainte. Son procès en Béatification fut initié dès 1611.

Le 8 mars 1626 elle fut Béatifiée par le Pape Urbain VIII et le 28 avril 1669 Canonisée par le Pape Clément IX.

Sa Fête a été fixée le 25 mai.

Lors du quatrième centenaire de sa mort, le Pape Benoît XVI a dit lors de son homélie du 29 mai 2007 que Marie-Madeleine demeurait encore aujourd'hui : « une source d’inspiration spirituelle des Carmélites de l’antique observance, qui voient en elle la Sœur qui a parcouru tout entière la voie de l’union transformante en Dieu, et qui désigne Marie comme « l’étoile » du chemin vers la perfection ».

Et qu'elle était :

« pour tous, cette grande Sainte (qui) a le don d’être une maîtresse de spiritualité, particulièrement pour les Prêtres envers lesquels elle a toujours nourri une véritable passion ».



Citations

Prière de sainte Marie-Madeleine Pazzi au Saint Esprit :

« L'Esprit pénétrant vient dans l'âme comme une source qui la submerge.

De même que deux fleuves jaillissants se mêlent de telle façon que le plus petit perde son nom et prenne celui du plus grand, c'est ainsi que cet Esprit divin agit quand il vient dans l'âme pour s'unir à elle.

Il faut que l'âme, qui est la plus petite, perde son nom et s'abandonne à l'Esprit.

C'est ce qui se produira si elle se tourne vers l'Esprit pour ne plus faire qu'un avec Lui. Par l'élan de l'amour, l'Esprit, qui est à la fois immobile et très mobile, s'introduit en nous. »

Marie-Madeleine à ses sœurs : « Ne sentez-vous pas combien il est doux de nommer la Volonté de Dieu ? Mes sœurs, oh ! que la Volonté de Dieu est aimable! »

«Je quitterai le monde sans avoir pu comprendre comment la créature peut se résoudre à commettre un péché contre son Créateur. »

« Si je savais qu'en disant une parole à une autre fin que pour l'amour de Dieu, je dusse devenir plus grande qu'un Séraphin, je ne le ferais jamais. »

Ses dernières paroles furent adressées à ses sœurs : « Je vous prie, au nom de Notre-Seigneur, de n'aimer que Lui seul ! »



Source


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Sainte Marie-Madeleine de’ Pazzi « maître spirituel » pour les Prêtres
Une Sainte de la Pentecôte

ROME, Mardi 29 mai 2007 (ZENIT.org) – Marie-Madeleine de’ Pazzi est aussi « un maître spirituel » pour les prêtres, souligne Benoît XVI. Une Sainte de la Pentecôte.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 26 Mai 2018 - 8:02

Samedi 26 Mai 2018

Fête de Saint Philippe Néri, Prêtre, Fondateur de la Société des Prêtres de l'Oratoire du Divin Amour (1515-1595).


Fondateur de l'Oratoire (✝ 1595)

Florentin de naissance, il passa les trois-quart de sa vie à Rome et y devint si populaire et d'une sainteté si universellement reconnue qu'il deviendra, après saint PierreCliquer, un second patron de la Ville Éternelle.

Il présente cette étonnante combinaison d'une piété nourrie des Pères du Désert, avec un ministère actif, spécialement auprès de la jeunesse.

Philippe NeriChez lui, la bonne humeur, voire l'hilarité, s'allie à l'évangélisme le plus limpide.

S'étant laissé élever à la prêtrise, il y gagna les plus fervents de ses jeunes convertis.

La communauté qu'ils formèrent autour de lui, tire son nom: 'l'Oratoire', des soirées de très pieuses mais très libres et très joyeuses méditations dont il était l'animateur.

Ce saint étonnant qui allie à la culture la plus raffinée une sainteté évangélique et une bonne humeur qui ne se refuse pas à la mystification, enchantera ses compatriotes contemporains puis ravit en France, au siècle suivant, ceux qui fonderont à leur tour l'Oratoire de France: le futur cardinal de Bérulle et le Père de Condren.

Et si même un sceptique aussi inguérissable que Goethe a pu se sentir un dévot de saint Philippe sans en arriver à partager la foi, il est tout aussi typique qu'un grand universitaire d'Oxford, J.H. Newman, converti lui pour de bon, n'ait pas cru pouvoir se mettre à une autre école que celle de saint Philippe Néri.

Pour son action auprès des jeunes et sa gaieté contagieuse il fut, avec saint François de Sales,Cliquer l'un des saints préférés de saint Jean Bosco. Cliquer

Illustration: Oratoire Saint Philippe Néri – Hyères Cliquer

- Vidéo sur la webTV de la CEF Cliquer

- Cinquième centenaire de saint Philippe Neri 26 mai 2015.Cliquer

- 'le plus mystique, le plus réformateur mais aussi le plus espiègle des saints: Philippe Néri. En témoigne l'anecdote sur son enseignement!'Cliquer

Mémoire de saint Philippe Néri, prêtre. Originaire de Florence, il vint à Rome où il devint curé de Saint-Jean des Florentins.

Pour sauver du mal la jeunesse, il fonda l’Oratoire, où les leçons spirituelles succédaient aux chants et aux œuvres de charité et il s’illustra par son amour du prochain, sa simplicité évangélique et son cœur plein de joie, dans un zèle extrême et un fervent service de Dieu. Il mourut à Rome en 1595.

Martyrologe romain

«Que la joie dans le Seigneur augmente toujours. Que la joie selon le monde diminue toujours jusqu’à ce qu’elle disparaisse.

Je ne dis pas cela parce que, vivant en ce monde, nous ne devrions jamais nous réjouir. Mais afin que, même vivant en ce monde, nous soyons joyeux dans le Seigneur.» (saint Philippe Néri)


Source


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Pour un Approfondissement - cliquer -



Sainte Thérèse d'Avila, Saint François-Xavier, Saint Philippe de Néri, Saint Ignace de Loyola et Saint Isidore de Séville aux pieds de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Ces Saints furent tous Canonisés en 1622 par Grégoire XV. Guy François. Le Puy-en-Velay. XVIIe.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 27 Mai 2018 - 9:56

Dimanche 27 Mai 2018

Fête de Saint Augustin de Cantorbéry, Moine Bénédictin et Archevêque (534-605).


Evêque (✝ 604)


Augustin était prieur du monastère de Saint-André du Mont Coelius, l'une des sept collines de Rome quand le pape saint GrégoireCliquer le Grand vint le soustraire à la paix du cloître.

Le pape se souciait fort du salut des Anglo-Saxons, ces barbares païens qui avaient envahi le brumeux pays des Bretons et que ces Bretons refusaient d'évangéliser.

Pour eux, ils étaient leurs occupants envahisseurs. Avec quarante compagnons, moines comme lui, saint Augustin est envoyé par le pape en Angleterre, avec une escale à Lérins, une à Paris et d'autres encore, car la route est longue de Rome à Cantorbery. saint Augustin de CantorberyLa mission romaine reçoit l'appui d'Ethelbert, Cliquerroi du Kent dont la femme est chrétienne.

Il les installe à Cantorbery. La ferveur et l'éloquence des moines romains impressionnent le roi qui demande, à son tour, le baptême. Saint Augustin échoua par contre auprès des Celtes chrétiens du pays de Galles par manque de tact selon saint Bède le Vénérable.Cliquer

Lorsqu'il convoqua leurs évêques pour les amener à le reconnaître comme primat nommé par le pape et à adopter la liturgie romaine, il crut bon de rester sur son siège au lieu d'aller à leur rencontre.

Les clercs bretons, irrités par l'ingérence de ces moines romains dans leur pays, repartirent sans rien céder. Saint Augustin continua d'opérer de nombreuses conversions chez les Anglais et fonda le siège de Cantorbery dont il devient l'évêque.

Il se dépense alors pour asseoir la jeune Église d'Angleterre et multiplie les tentatives pour réconcilier les chrétiens bretons et anglais. Il y faudra cent ans.
Illustration

saint Augustin et ses compagnons accueillis par le roi Ethelbert de Kent et la reine Bertha.

Life of St Augustine of Canterbury (video en anglais) racontée d'après les vitraux de l'église saint Augustin de Wembley Park





Mémoire de saint Augustin, évêque de Cantorbéry en Angleterre.

Envoyé avec d’autres moines romains par le pape saint Grégoire le Grand pour annoncer l’Évangile au peuple des Angles, il fut accueilli avec bienveillance par le roi du Kent, Éthelbert, et imitant la vie apostolique de l’Église primitive, il convertit à la foi chrétienne le roi lui-même et beaucoup de son peuple, et établit plusieurs sièges épiscopaux sur cette terre. Il mourut le 26 mai, vers 604.

Martyrologe romain

Source


Cliquer



Lecture

Augustin et ses compagnons avaient à peine pris possession du siège qui leur avait été concédé, qu’ils se mirent à imiter la vie apostolique de l’Église primitive : ils se consacraient à la Prière continuelle, aux veilles, aux jeûnes, ils prêchaient les Paroles de Vie à ceux qu’ils pouvaient, ils méprisaient les choses de ce monde comme étrangères ; de ceux auxquels ils enseignaient ils ne prenaient que ce peu qui leur paraissait nécessaire à leur subsistance ; eux-mêmes vivaient suivant en tout les préceptes qu’ils enseignaient aux autres, le cœur toujours prêt à supporter n’importe quelle adversité, et même à mourir pour la vérité qu’ils annonçaient

(Bède le Vénérable , Histoire ecclésiastique des Anglais I,26)




Un peu d'histoire - cliquer -

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 28 Mai 2018 - 7:28

Lundi 28 Mai 2018

Fête de Saint Germain, Abbé puis Évêque de Paris (v. 496 † 576).


Evêque (✝ 576)

Nous connaissons la vie de saint Germain par son ami saint Venance CliquerFortunat, poète latin. Germain voit le jour près d'Autun.

On raconte que sa mère ne le désirait pas et voulut se faire avorter.

Elle n'y parvint pas et l'enfant vécut.

Saint Germain de Paris Après des études à Avallon, il est, durant quinze ans, moine dans une petite communauté locale.

C'est là que l'évêque d'Autun, Agrippin, vient le chercher pour en faire un prêtre: il y a tant à faire dans ce pays des Francs si peu évangélisés.

On le voit un temps abbé de Saint-Symphorien d'Autun, mais les moines ne sont pas enchantés de cet abbé qui donne leur pain aux pauvres.

Le roi de Paris, Childebert, fils de Clovis et de sainte Clotilde, le découvre et se prend d'amitié pour lui.

Voilà saint Germain évêque de Paris.

Il s'y illustre par une série de guérisons miraculeuses ou non, par la libération systématique des prisonniers et des esclaves.

Il fonde aussi l'abbaye de Sainte-Croix-Saint-Vincent qui deviendra Saint-Germain des Prés. Son action en faveur des parisiens ne s'arrêta pas avec sa mort
.
Illustration: Saint Germain de Paris - miniature bréviaire © Institut de recherche et d'histoire des textes - CNRS Cliquer

"...il contribue au développement du culte des saints gaulois, canalisant la dévotion du peuple vers des saints protecteurs, son prédécesseur Marcel en particulier..."Cliquer


Source


Saint Germain - diocèse de Paris.Cliquer

À Paris, en 576, saint Germain, évêque. D’abord abbé de Saint-Symphorien d’Autun, puis appelé au siège épiscopal de Paris, il conserva son mode de vie monastique en exerçant avec fruit sa tâche de pasteur, charitable envers les pauvres et veillant à la fondation du monastère de la Sainte-Croix, où il fut enterré et qui prit son nom.

Martyrologe romain


Cliquer


Biographie

Saint Germain de Paris est assurément une des grandes figures du sixième siècle, mais sa vie est assez peu connue parce que son biographe, saint Fortunat, sacrifiant au goût de ses contemporains pour le merveilleux, s'est surtout attaché à décrire ses miracles.

Germain naquit au pays d'Autun de parents aisés. Sa mère aurait tenté d'avorter ; sa tante qui le logeait pendant ses études, à Avallon, aurait voulu l'empoisonner, mais le breuvage fut absorbé par le propre fils de la meurtrière qui resta infirme pour le reste de ses jours.

Ses études achevées, il demeura quinze ans dans une localité qu'on identifie avec Lucey (Côte-d'Or), chez un parent, Scopillon, où leur principale occupation était le service Divin.

L'Évêque d'Autun, Agrippin, ayant eu vent de sa réputation, l'attira pour l'élever au diaconat, puis à la prêtrise.

Le successeur d'Agrippin, Saint Nectaire, lui confia la direction du Monastère de Saint-Symphorien, élevé dans un faubourg d'Autun en l'honneur d'un martyr local auquel Germain vouera un culte fidèle.

Vers 555, comme il se trouvait à Paris, Childebert le désigna pour remplacer le défunt Évêque Eusèbe que les listes épiscopales ne mentionnent pas, le faisant succéder à Libanus.

Germain ne changea rien à l'austérité de sa vie ni à son costume.

Toujours aussi frugal, il continua d'observer les jeûnes et les veilles monastiques, se passant de feu jusqu’à une extrême vieillesse.

Au souci de sa propre perfection il joignit celui du peuple que Dieu lui confiait et qu'il exhortait assidûment.

Charitable à l'égard des pauvres, ses biens ne suffisaient pas à ses libéralités, mais la faveur du roi lui obtenait les crédits nécessaires.

Parmi les nombreux miracles du Saint, la guérison de Childebert, opérée dans les premières années de son épiscopat, lui donna sur le roi une influence considérable.

Tous deux contribuèrent à la Fondation de la célèbre Abbaye où ils devaient être enterrés et qui devait plus tard prendre le nom de Saint-Germain-des-Prés.

La dédicace se fit sous le titre de Sainte-Croix et de Saint-Vincent, à cause d'une très riche Croix d'or ornée de pierreries et de la tunique du martyr saint Vincent, que le roi avait ramenées de son expédition d'Espagne, en 543.

La date de la dédicace est controversée : selon Gislemar, biographe du premier Abbé, Saint Doctrovée, qu'elle ait eu lieu le 23 Décembre 558, à l'occasion même de la mort de Childebert.

Cet évènement ayant attiré à Paris nombre d'Évêques, Saint Germain en profita pour procéder à la dédicace de la Basilique récemment achevée.

Les raisons alléguées pour combattre le témoignage de Gislemar semblent insuffisantes. En revanche, le fameux diplôme de Fondation, attribué à Childebert, et le privilège dit le Saint Germain, sont des faux.

On fit appel à des Moines de Saint-Symphorien d'Autun d'où venait aussi le premier Abbé, saint Doctrovée.

Comme à Saint-Symphorien -tourjours selon Gislemar - on y suivait la règle de Saint Antoine et de Saint Basile. Le Monastère ayant été incendié par les Normands, Gislemar n'a pu utiliser les documents anciens.

Après la mort de Childebert, Paris échut à son frère, Clotaire, qui, de Soissons, y transporta sa capitale et témoigna au Saint la même déférence que son frère, grâce sans doute à Sainte Radegonde, sa femme, avec qui Saint Germain garda des relations suivies après son départ à Poitiers et la mort de Clotaire.

Le Saint la visita dans son Monastère et ce fut là qu'il noua des liens durables avec Fortunat, son biographe.

Clotaire ne devait pas survivre longtemps à Childebert. A sa mort (561), le Royaume des Francs, un instant réuni dans ses mains, fut à nouveau divisé entre ses quatre fils : Caribert, Gontran, Sigebert et Chilpéric.

Caribert eut Paris ; son royaume, mieux protégé des incursions germaniques, goûta une paix relative, mais ses écarts de conduite causèrent au Saint Évêque les plus grands soucis.

Après avoir renvoyé sa femme légitime, il épousa successivement Miroplée puis Marcovésée, deux sœurs, filles d'un simple artisan.

La dernière étant Religieuse, Saint Germain dut élever la voix et comme ses remontrances restèrent sans effet, il retrancha les deux complices de la communion de l'Église.

Dans cette époque, troublée par la rivalité de Brunehaut, épouse de Sigebert, et de Frédégonde, femme de Chilpéric, Saint Germain s'efforça d'être avant tout le ministre du Dieu de Paix.

Malheureusement ses appels demeurèrent vains, tant à Brunehaut qu'à Sigebert qui, s'apprêtant à assiéger son frère dans Tournai, fut assassiné par deux sicaires de Frédégonde.

Saint Germain prit une part active au Concile de Tours (567) et convoqua deux Conciles à Paris, l'un en 573 et l'autre à une date indéterminée.

On lui a attribué, sur des bases fragiles, deux lettres très importantes pour l'histoire de la liturgie gallicane, mais qui lui sont nettement postérieures.

Saint Germain mourut le 28 Mai 576, dans un âge très avancé, ayant, dit-on, atteint quatre-vingts ans.

Son corps fut enterré dans la chapelle dédiée à saint Symphorien, à droite de l'autel. Cette chapelle, qui servait au XVIIème siècle d'Oratoire pour les familiers et les artisans qui demeuraient dans l'enclos de l'Abbaye, est située à droite, près du clocher.

Le tombeau, fort simple et orné d'une épitaphe qu'on a attribuée à Chilpéric, fut décoré vers 635 par saint Eloi.

En 754, sur l'ordre de Pépin le Bref, eut lieu une translation solennelle dans l'église même en présence de beaucoup d'Évêques, du futur Charlemagne et de son frère Carloman.

Pendant le siège de Paris par les Normands, les reliques furent abritées dans la Cité, à Saint-Germain-le-Vieux, démoli en 1802, où l'on gardait un bras en souvenir.



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 29 Mai 2018 - 9:21

Mardi 29 Mai 2018

Fête de la Bienheureuse Elia di san Clemente, Religieuse Carmélite italienne (1901 - 1927).


Elia di san Clemente - Religieuse Carmélite.

Née Teodora Fracasso le 17 Janvier 1901 à Bari, au sein d'une famille Chrétienne fervente, elle reçut une bonne éducation chez les Religieuses qui la préparèrent pour sa première Communion.

En 1915, elle fit sa profession comme Tertiaire Dominicaine, se distinguant par son esprit d'Oraison et son culte de l'Eucharistie, qu'elle partageait avec quelques amies.

Fervente lectrice de la vie des Saints, et particulièrement de l'autobiographie de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (Histoire d'une âme), Cliquerelle entra au Carmel Saint Joseph de Bari en 1920, y prenant le nom de Sœur Élie de Saint Clément.

C'est là qu'elle devait se livrer à sa vie d'observance et de piété, sous la conduite de Sainte Thérèse d'AvilaCliquer et Sainte Thérèse de Lisieux, jusqu'à sa mort le jour de Noël 1927, à minuit. (Ordre des Carmes Déchaux)
Béatification, 14 Mars 2006, Bari (Italie)

..."Elia di san Clemente, Vierge de l'Ordre des Carmélites Déchaussées de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel, qui a consacré sa vie Contemplative par Amour du Christ au service de l'Église, soit dorénavant appelée Bienheureuse et que sa Fête puisse être célébrée dans les lieux et selon les règles établies par le droit, chaque année, le 29 mai."

Lettre Apostolique du Pape pour la béatification de sœur Elia.Cliquer

Sœur Elia di san Clemente (1901-1927) - Biographie sur le site du VaticanCliquer






Source


Bienheureuse Elia de san Clemente
Religieuse Carmélite


Elia de san Clemente, dans le siècle Teodora Fracasso, est née à Bari (dans les Pouilles, Italie) le 17 janvier 1904.

Troisième enfant de Giuseppe et Pasqua Cianci, elle fut Baptisée quatre jours après sa naissance, dans l’Église S. Giacomo, par son oncle Carlo Fracasso.

Elle est née quatre ans après que sa grande consœur, Sainte Thérèse de Lisieux, fut née au Ciel.

Elles se sont passé le témoin du même petit grand message à cheval sur deux siècles aussi exaltants que destructeurs.

Il y eut d'abord, dans la vie de la petite Dora, une série de rêves prémonitoires de l'avenir. Le premier fut celui de la jardinière, lorsqu'elle avait quatre ans.

Plus tard viendrait celui de la Moniale de Lisieux, qui lui apparut dans la nuit précédant la Première Communion.

Elle n'avait jamais entendu parler de Sainte Thérèse avant ce jour.
Et elle reçut cette prophétie:

« Tu seras Moniale comme moi » Et elle l'appela par ce qui deviendra son nom: « Sœur Elia ».

Elle lui annonça que, comme la sienne, sa vie serait très courte. Dora appellera dorénavant Sainte Thérèse « ma très chère Amie du Ciel ».

Thérèse et Dora, pendant les quelques années qu'elles ont passées au Carmel - la première à vingt-quatre ans, la seconde à vingt-six - sont parvenues aux sommets de l'expérience de l'union, tout en l'ornant d'humanité.

Elles ont toutes deux laissé sur des centaines de feuillets des souvenirs, des pensées, des compositions, des lettres.

Tout ce matériel a permis de reconstruire le parcours de leur intimité la plus profonde: la véritable histoire de deux âmes vivantes.

Chez Dora, le point culminant de son enfance fut la première rencontre Eucharistique. Ce jour-là, elle apprit de Jésus, dont elle deviendrait « la petite victime de son Amour Miséricordieux » qu'elle « allait beaucoup souffrir dans sa vie ici bas ».

A quatre ans, elle fit le rêve du jardin et de la Dame qui cueille un petit lys et le serre contre son cœur.

Sa mère lui en donna la clé: « Tu as vu Marie, la Mère du Ciel ». « Ce fut ce rêve - écrivit-elle - qui m'apporta un grand changement, et à partir de ce jour-là, le désir et la pensée incessante de devenir Moniale ne quittèrent plus un seul instant mon esprit ».

Par ailleurs, l'amour filial de cette jeune fille de Bari pour ses racines demeura intact, jusque dans l'avant-dernière lettre qu'elle écrivit à sa mère:

« Ma chère Maman, il me semble qu'il y a un siècle que je ne te vois. Mais que dis-je? Je te revois chaque jour.

Lorsque Jésus-Hostie descend dans mon cœur, je revois en Lui mon cher Papa, et quelquefois aussi pendant mon sommeil, je vois en songe ma chère maman bien-aimée qui, me serrant sur son cœur, me couvre de baisers.

J'entends encore résonner dans mes oreilles ta très douce voix. Ton aimable sourire brille encore dans mes yeux. M'as-tu exaucée? Te rappelles-tu la promesse?... Mets-tu un châle lorsque tu sors? Nous allons bien. »

Le « nous » qu'elle utilise se réfère à elle-même et à Sœur Celina, sa sœur, qui l'a suivie au Monastère et a pris le nom de la sœur de Sainte Thérèse.

Lorsque Dora vivait encore en famille, elle démontrait déjà un zèle apostolique surprenant, qui se traduisait dans son attention envers les ouvriers de l'atelier dirigé par son père, qu'elle assiste lorsqu’ils sont malades, confectionnant des petits présents pour les nouveau-nés, donnant des leçons de catéchisme aux plus jeunes.

Le départ pour le Carmel, qu'elle choisit comme une seconde famille, loin d'être une fuite et un refuge, est au contraire un choix d'Amour.

La publication de l'autobiographie de Sainte Thérèse intitulée Histoire d'une âme, alimenta en elle le feu de la vocation.

En 1920, elle entra au Carmel de via de Rossi à Bari, qui est devenu un havre de Contemplation au cœur de la frénésie du mouvement de la ville.

Elle prit le nom d'Elia, qui lui avait été indiqué en songe par Sainte Thérèse. L'année suivante, elle prononça ses premiers vœux. Elle n'avait que vingt ans.

De 1923 à 1925, Sœur Elia fut chargée des fonctions d'institutrice et d'enseignante de broderie à la machine.

Elle fit l'expérience délicieuse de partager son Amour rayonnant pour Le Christ, auquel répondit l'enthousiasme de ses jeunes élèves.

Mais elle dut également supporter la croix des incompréhensions dues aux méfiances, aux jalousies, aux envies et aux aveuglements.

A vingt-trois ans, avec l'autorisation de son Directeur spirituel, elle écrivit avec son sang l'offrande du « vœu le plus parfait ».

Après deux années, elle prononçait sa profession solennelle. Son chemin fut aussi un chemin de douleur, et dans son Gethsémani, elle reçut le réconfort de l'Eucharistie.

Elle parcourut les derniers moments de son chemin en composant des poésies pour l'Époux présent dans l'Eucharistie, et en rassurant les siens du bonheur dont elle jouissait à plaire à son Aimé. « Le Bon Dieu est pour moi une tendre mère ».

Alors que résonnait l'Angélus de la Fête de Noël 1927, l'enfant de Jésus rejoignait les bras du Christ. Au Noël de l'Enfant Jésus répondit le « dies natalis » de Sœur Elia.

Sœur Elia di san Clemente a été Béatifiée le 18 Mars 2006, dans la Cathédrale de Bari au cours d’une solennelle Célébration présidée par l’Archevêque de Bari-Bitonto, Francesco Cacucci, et par le Cardinal José Saraiva Martìns, Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints, qui représentait le Pape Benoît XVI.

Avec la bienheureuse Elia di san Clemente, une nouvelle étoile est née au firmament de l'Église.

La ville de Bari a vu pour la première fois l'une de ses filles, souvent appelé « la petite Sainte Thérèse d'Italie », élevée aux honneurs des autels.




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 30 Mai 2018 - 8:12

Mercredi 30 Mai 2018

Fête de Sainte Jeanne d'Arc, « La Pucelle d'Orléans », Patronne secondaire de la France (1412-1431).

Mais savons-nous qui est la Patronne de la France ???
Notre Dame de L’ASSOMPTION est proclamée Patronne principale de la France et Sainte Jeanne d’Arc, Patronne secondaire, par le Pape Pie XI (Autre Patronne secondaire de la France : Sainte Thérèse de Lisieux).

(N’oublions pas L’Archange Saint Michel, qui n’est pas déclaré Patron, mais Protecteur de la France).


Sainte Jeanne d'Arc

Vierge (✝ 1431)


Fille d'humbles paysans de Lorraine, ("on m'appelait Jeannette") elle entendit des voix mystérieuses alors qu'elle n'avait que 13 ans.

Saint Michel,Cliquer Sainte Catherine Cliqueret Sainte Marguerite, Cliquerpendant trois ans lui demandèrent de libérer la France et de faire sacrer le roi à Reims.

A Chinon, premier prodige, le roi donne une armée à cette bergère de 16 ans, ignorante des lois de la guerre.
En huit jours, au début du mois de mai, elle délivre Orléans assiégée depuis sept mois. En juillet, Charles VII est sacré roi à Reims.

Après les réussites difficiles, vint le temps des épreuves. Le roi abandonne Jeanne, un an après Orléans, elle est faite prisonnière à Compiègne, livrée aux Anglais, passe un an en prison, courageuse, héroïque dans sa pureté devant les tentatives des soldats.

Sous prétexte qu'elle s'habille en homme, elle est condamnée comme hérétique. Seule lui reste la Foi et l'encouragement de ses voix. Elle meurt brûlée vive à 19 ans, à Rouen le 30 Mai 1431, en prononçant le Nom de Jésus.

Jeanne d'Arc est fêtée par la République Française le deuxième Dimanche de Mai, fête nationale de Jeanne d'Arc et du patriotisme (loi du 10 Juillet 1920); la date de Sainte Jeanne d'Arc fixée par le martyrologe de l’Église Catholique est le 30 Mai date anniversaire de sa naissance au Ciel (c'est à dire de sa mort).Cliquer

Tout au long de l’année 2012, des manifestations sont prévues en France pour commémorer le sixième centenaire de la naissance de Sainte Jeanne d’Arc. (portail de l’Église catholique en France)Cliquer

A lire aussi:

- Benoît XV

Sainte Jeanne est une des figures caractéristiques de ces 'femmes fortes' qui 'à la fin du Moyen Age, portèrent sans peur la grande lumière de l’Évangile dans les évènements complexes de l’Histoire' ...

Sainte Jeanne d’Arc nous apprend que lorsque le pays est marqué par la division et par le découragement et la résignation, la Foi qui puise à la Sagesse Divine offre au Chrétien la capacité de trouver les moyens extraordinaires d’intelligence et de force, pour offrir des raisons d’une nouvelle espérance pour la société... (Homélie pour la fête de Sainte Jeanne d’Arc 2012, Mgr Luigi Ventura)Cliquer

- Centre spirituel de Domrémy - Un peu d’histoire : 27 Janvier 1894 Jeanne est déclarée "vénérable" par Rome, 18 Avril 1909 Béatification de Jeanne d’Arc à Saint-Pierre de Rome, 30 Mai 1920 Canonisation de Jeanne d’Arc.

- "Sainte Jeanne d’Arc fut Canonisée en 1920, quatre siècles après sa mort et à la fin d’une longue polémique entre ceux qui, comme l’historien Michelet, célébraient en elle, la fille du peuple de France et ceux qui, avec les Évêques d’Orléans, en commençant par Mgr Dupanloup, voyaient surtout en elle une vraie fille de l’Église.

Les temps du procès, de Béatification et de Canonisation furent des temps de luttes anticléricales: expulsion des religieux et loi de Séparation de l’Église et de l’Etat, en 1905."
La sainteté comme suprême forme de sagesse (Homélie de Mgr Lluis Martinez-Sistach)

- Jeanne d'Arc, brûlée en 1431, ne sera Béatifiée qu'en 1909 puis Canonisée, c'est-à-dire inscrite sur la liste des Saints de l'Église, en 1920. Les églises du diocèse de Poitiers possédant une représentation de Jeanne d'Arc sont très nombreuses. (diocèse de Poitiers- quelques saints du Poitou et d'ailleurs)Cliquer

À Rouen, en 1431, Sainte Jeanne d’Arc, vierge, appelée la pucelle d’Orléans, qui combattit avec force pour sa patrie, mais, livrée au pouvoir des ennemis et condamnée à mort par un tribunal ecclésiastique inique, malgré la simplicité de sa Foi et son attachement à l’Église, elle mourut sur le bûcher à l’âge de dix-neuf ans.

Martyrologe romain

"Messire Dieu, premier servi" "Dieu fait ma route" (Jeanne)

Lors de son jugement: "Ne te chaille pas de ton martyre. Prends tout en gré, Dieu t'aidera; tu t'en iras par grande victoire au Paradis" (Ses voix)



Panégyrique de Sainte Jeanne d'Arc par le cardinal André Vingt-Trois!!!


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Pour approfondir, lire la Catéchèse du Pape Benoît XVI
 Sainte Jeanne d’Arc

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Extrait du Procès de Jeanne - cliquer -


Prière

Dieu qui avez choisi sainte Jeanne d’Arc pour défendre notre pays contre l’envahisseur, accordez-nous, par son intercession, de travailler pour la justice et de vivre dans la paix. Par Jésus-Christ, notre Seigneur.

Amen.



Chant à Sainte Jeanne d'Arc
Texte : sainte Thérèse de Lisieux - Musique : Vincent Lecornier


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 31 Mai 2018 - 8:39

Jeudi 31 Mai 2018

Fête de la Visitation de la Très Sainte Vierge Marie à Élisabeth, sa parente.


Visitation de la Vierge Marie


La Mère de Dieu ne pouvait contenir la joie de l'annonce qui lui avait été faite.

Elle ne pouvait pas encore la partager avec JosephCliquer qui, pour le moment, n'aurait pu la comprendre.

Elle va rejoindre sa cousine Elisabeth, enceinte comme elle.Cliquer

Et Jean-Baptiste partage cette allégresse en tressaillant dans le sein de sa mère.Cliquer

La Fête de la Visitation commémore la sainte Rencontre de deux enfants à naître et le Magnificat de Marie qui jaillit de son exultation.Cliquer

Fête de la Visitation de la Vierge Marie, quand elle rendit visite à sa cousine Élisabeth, enceinte d’un fils dans sa vieillesse, et la salua.

À la rencontre dans la joie des deux futures mères, le Rédempteur, par sa venue, sanctifia son précurseur encore dans le sein de sa mère, et Marie, en réponse à la salutation d’Élisabeth et exultant dans L’Esprit Saint, magnifia Le Seigneur par un chant de louange.

Martyrologe romain



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L'Esprit Saint dans le récit de la visitation

1. Les textes évangéliques révèlent clairement la vérité sur L'Esprit Saint dans la description de certains moments de la vie et de la mission du Christ.

Nous avons déjà réfléchi sur la conception virginale et sur la naissance de Jésus de Marie par l'œuvre de L'Esprit Saint.

D'autres pages de l'Évangile de l'enfance méritent toute notre attention car elles mettent particulièrement en relief l'action de L'Esprit Saint.

L'une de ces pages est certainement celle où l'évangéliste Luc raconte la visite de Marie à Elisabeth.
Nous lisons qu'en ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda (I 39).

On considère généralement qu'il s'agit de la localité de Aïn-Karim, à six kilomètres à l'ouest de Jérusalem.

Marie s'y rend pour être aux côtés de sa parente Elisabeth, plus âgée qu'elle. Elle s'y rend à la suite de l'Annonciation, dont la Visitation devient presque un complément.

En effet, l'Ange avait dit à Marie : Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile ; car rien n'est impossible à Dieu. (Luc I 36-37).


Marie partit en hâte pour se rendre chez Elisabeth, certainement poussée par un besoin intérieur, afin de manifester son affection, comme à une sœur, en ce mois de grossesse avancée.

Un sentiment de solidarité féminine naît dans son cœur sensible et bon, solidarité propre à cette circonstance.

Mais l'expérience d'une communion toute particulière entre elle et Elisabeth à la suite de l'annonce faite par l'ange, se rattache probablement à ce contexte psychologique : le fils qu'attend Elisabeth sera, en effet, le précurseur de Jésus et celui qui le Baptisera dans le Jourdain.

2. Cette communion d'esprit explique pourquoi l'évangéliste Luc s'empresse de mettre en lumière l'action de L'Esprit Saint dans la rencontre entre les deux futures mères : Marie entra chez Zacharie et salua Elisabeth.

Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaillit dans son sein et Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint (I 40-41).

Cette action de L'Esprit Saint, vécue par Elisabeth d'une manière particulièrement profonde au moment de sa rencontre avec Marie, se rattache au destin mystérieux de l'enfant qu'elle porte dans son sein.

Zacharie, le père de l'enfant, en recevant l'annonce de la naissance de son fils au cours de son service Sacerdotal dans le Temple, s'était entendu dire : il sera rempli d'Esprit Saint dès le sein de sa mère. (Luc I 15).

Au moment de la Visitation, quand Marie franchit le seuil de la maison d'Elisabeth, (et avec elle, Celui qui est déjà le fruit de ses entrailles), la présence de L'Esprit Saint est ressentie par Elisabeth d'une manière expérimentale. Elle le témoigne elle-même dans son salut à la jeune mère qui est venue lui rendre visite.

3. Selon l'Évangile de Luc, en effet, Elisabeth poussa un grand cri et dit :

Bénie es-tu entre les femmes, et Béni le fruit de ton sein ! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur ?

Car vois-tu, dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.

Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur ! (I 42-45).

En peu de mots, l'évangéliste nous révèle le tressaillement joyeux d'Elisabeth, ainsi que celui de l'enfant dans son sein, l'intuition, tout au moins confuse, de l'identité messianique de l'enfant que porte Marie, la reconnaissance de la Foi de Marie dans la révélation que le Seigneur lui a faite.

Luc utilise dès cette page le titre divin de Seigneur, non seulement pour parler de Dieu qui révèle et promet (les paroles du Seigneur), mais également du fils de Marie, Jésus, auquel dans le Nouveau Testament, le titre est attribué surtout comme ressuscité (cf. Actes II 36 ; Philippiens II 11). Ici il doit encore naître. Mais Elisabeth perçoit, autant que Marie, sa grandeur messianique.

4. Cela signifie qu'Elisabeth, remplie d'Esprit Saint, est introduite dans la profondeur du mystère de la venue du Messie.

L'Esprit Saint opère en elle cette illumination particulière, qui s'exprime dans le salut adressé à Marie.

Elisabeth parle comme si elle avait participé à l'Annonciation de Nazareth et comme si elle en avait été témoin.

Elle définit par ses paroles l'essence même du mystère qui à ce moment-là s'est opéré en Marie ; en disant la mère de Mon Seigneur vient à moi, elle appelle, Mon Seigneur l'enfant que Marie attend depuis peu de temps.

Ensuite, elle proclame Marie Bénie entre les femmes et elle ajoute : bienheureuse celle qui a cru, comme si elle voulait faire allusion au comportement de la servante du Seigneur, qui répondit à l'ange par son fiat : qu'il m'advienne selon ta parole ! (Luc I 38).

5. Le texte du Luc manifeste sa conviction que l'action du Saint-Esprit illumine et inspire aussi bien Marie qu'Elisabeth.

De même que L'Esprit a fait pressentir à Marie le mystère de la maternité messianique qui s'est réalisée dans la virginité, il donne à Elisabeth la capacité de découvrir Celui que Marie porte dans son sein et ce qu'elle est appelée à être dans l'économie du Salut : la Mère du Seigneur.

Il lui donne ainsi ce transport intérieur qui la pousse à proclamer cette découverte dans un grand cri (Luc I 42), avec cet enthousiasme et cette joie qui sont également le fruit de L'Esprit Saint.

La mère du futur prédicateur et Baptiste du Jourdain attribue cette joie à l'enfant qu'elle attend depuis six mois : l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein.

Mais le fils et la mère se trouvent unis dans une sorte de symbiose spirituelle, c'est pourquoi la joie de l'enfant est transmise à celle qui l'a conçu, et voici : Elisabeth laisse éclater le cri qui exprime la joie qui l'unit profondément à son fils, comme le témoigne Luc.

6. Toujours selon le récit de Luc, un chant d'allégresse jaillit du cœur de Marie, le Magnificat, dans lequel elle exprime elle aussi sa joie : mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur (I 47).

Elevée comme elle l'était au culte de la Parole de Dieu qu'elle connaissait par la lecture et la méditation de la Sainte Écriture, Marie sentit monter à ce moment-là, du plus profond de son âme, les versets du Cantique d'Anne, mère de Samuel (cf. I Samuel II 1-10) et d'autres paroles de l'Ancien Testament, pour laisser libre cours aux sentiments de la fille de Sion, qui trouvait en elle la plus grande réalisation.

C'est ce qu'a bien compris l'évangéliste Luc d'après les confidences reçues directement ou indirectement de Marie.
L'une de celles-ci devait être la joie qui unit les deux mères lors de cette rencontre, comme manifestation du fruit de l'Amour vibrant dans leur cœur.

Il s'agissait de l'Esprit-Amour trinitaire, qui se révélait au seuil de la plénitude du temps (Galates IV 4), inaugurée dans le mystère de l'Incarnation du Verbe.

A ce moment Bienheureux, ce que Paul dira plus tard se réalisait déjà : le fruit de L'Esprit Saint... est Charité, Joie, Paix (Galates V 22).

Allocution de S.S. Jean-Paul II,
au cours de l'audience générale hebdomadaire du 13 juin 1990




Source

Homélie sur l'Evangile de Luc - Cliquer -


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 1 Juin 2018 - 8:45

Vendredi 01 Juin 2018

Fête de Saint Justin de Naplouse, Philosophe et martyr († v. 165).


Saint Justin dans André Thevet, Les Vrais Portraits et Vies des Hommes Illustres, 1584

Philosophe et martyr (✝ 165)

Il naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem.

Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses 'dialogues avec Tryphon' où il nous raconte sa longue quête.

Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu.

Saint JustinII le quitte pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéresse qu'à ses honoraires.

Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante.

Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fait aller plus loin: la vérité tant recherchée, seul le Christ peut la lui donner.

A trente ans, devenu chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans le Christ.

Il commence alors une carrière d'enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome.

C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.


Le 21 mars 2007, Benoît XVI a présenté la vie de saint Justin, philosophe et martyr, le plus important des Pères apologistes du IIe siècle, dans sa catéchèse...Cliquer

A lire:

- Apologie pour les chrétiens par Justin éditions du CerfCliquer

- Justin martyr Apologie pour les chrétiens par Charles Munier éditions du CerfCliquer

Mémoire de saint Justin, martyr. Philosophe, quand il eut découvert la vraie sagesse dans la vérité du Christ, il la suivit entièrement, la montra dans son comportement, l’enseigna, la défendit par ses écrits et mit le sceau à son témoignage par sa mort à Rome, sous l’empereur Marc Aurèle, entre 163 et 167.

Après avoir présenté à l’empereur son Apologie pour la religion chrétienne, il fut traduit devant le préfet Rusticus, se déclara chrétien et fut condamné à mort.

Avec lui sont commémorés ses disciples:

Les saints martyrs Chariton, et Charite, Évelpiste et Hiéron, Pacon et Libérien, qui reçurent en même temps que lui la couronne de gloire.

Martyrologe romain

Dernières paroles du mystérieux vieillard rencontré par le philosophe Justin au bord de la mer:

"Prie avant tout pour que les portes de la lumière te soient ouvertes, parce que personne ne peut voir et comprendre, si Dieu et son Christ ne lui accordent pas de comprendre" (Dial. 7, 3).


Source


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Saint Justin, martyr

Justin, de race grecque, fils de Priscus, né à Naplouse (Palestine), passa son adolescence à l'étude de toutes les disciplines de la littérature, puis il fut saisi d'une telle passion pour la philosophie que, pour trouver la vérité, il fréquenta toutes les sectes philosophiques et scruta toutes leurs règles.

Il n'avait trouvé qu'une sagesse trompeuse, lorsqu'éclairé par un vénérable vieillard resté inconnu, il découvrit la Foi Chrétienne.

Depuis, la méditation des Écritures embrasa tellement son âme du feu Divin, que sa puissante intelligence acquit dans un degré éminent la science de la grâce et qu'il écrivit de nombreux ouvrages pour l'exposition et la propagation de la Foi.

Entre les plus remarquables œuvres de Justin tiennent le premier rang les deux Apologies de la Foi Chrétienne qu'il présenta au Sénat, à l'empereur Antonin le Pieux et à ses fils, ainsi qu'aux empereurs Marc Antonin Verus et Lucius Aurelius Commodus, qui persécutaient cruellement les Chrétiens.

Par les conférences qu'il soutenait vaillamment, il obtint qu'un édit public arrêtât les persécutions.

Justin, accusé par le perfide Crescent le Cynique, dont il dénonçait la vie et les mœurs criminelles, fut pris et amené au préfet Rusticus ; le Préfet l'ayant interrogé sur les règles des Chrétiens, il répondit :

L'exacte croyance que nous Chrétiens gardons avec Amour, en celle-ci : nous reconnaissons un Dieu unique, auteur et créateur de toutes choses, tant les visibles, que celles qui ne se voient pas avec les yeux du corps ; et nous confessons Le Seigneur Jésus-Christ Fils de Dieu, annoncé autrefois par les prophètes, et qui doit venir comme juge du genre humain.

Comme Justin, pour repousser les calomnies des païens, avait exposé clairement, dans sa première Apologie, le culte, et les mystères, le préfet s'enquit du lieu où les fidèles de la ville se réunissaient, mais Justin, garda le silence pour ne pas livrer aux chiens les choses saintes, indiquant seulement son domicile où il formait ses disciples.

Le préfet lui donna le choix entre sacrifier aux dieux ou être déchiré à coups de fouets ; Justin assura qu'il avait toujours souhaité souffrir pour le Seigneur Jésus-Christ, dont il espérait recevoir dans le Ciel une grande récompense, aussi fût-il condamné à mort.


Il subit donc les fouets et, louant Dieu, répandit son sang pour le Christ dans un glorieux martyre. Quelques fidèles enlevèrent son corps secrètement et l'ensevelirent dans un lieu convenable.

Le Souverain Pontife Léon XIII a ordonné que son office fût célébré par toute l'Église.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Sam 2 Juin 2018 - 7:46

Samedi 02 Juin 2018

Fête de Sainte Blandine (vierge), de Saint Pothin (Évêque de Lyon), et de leurs 46 compagnons, Martyrs à Lyon (✝ 177).

Blandine (esclave romaine devenue Chrétienne) est la patronne de la ville de Lyon. Elle est aussi, avec Sainte Marthe de Béthanie, patronne des servantes.


"La violence de la persécution a été telle, la fureur des païens contre les saints et les souffrances endurées par les bienheureux martyrs ont été si véhémentes que nous ne saurions les décrire complètement."

Ainsi commence la lettre que les Églises de Lyon et de Vienne adressèrent aux Églises d'Asie Mineure au lendemain de la persécution déclenchée par l'empereur Marc-Aurèle.

Nombre de chrétiens de Lyon et de Vienne sont mis en prison.

Parmi eux, l'évêque de Lyon saint Pothin, le jeune Vettius qui voulait prendre la défense de ses frères, le diacre de Vienne, Sanctus, le nouveau baptisé Maturus, la petite esclave Blandine et le tout jeune Ponticus.

On les livre à la haine de la population, on les torture pour les forcer à renier leur foi.

Quelques-uns abjurent; la plupart confessent leur foi au milieu des supplices.

Beaucoup succombent dans la prison. Les survivants sont jetés aux fauves.

C'est alors que - coup de théâtre - ceux qui avaient abjuré sont comme enfantés à nouveau à la foi par la mort de leurs frères.

Ils rejettent leur abjuration, confessent à nouveau leur foi et partagent le martyre des premiers.

Le martyre de Blandine frappa tous ceux qui le virent. "Après les fouets, les bêtes, le gril, elle fut mise dans un filet et livrée à un taureau.

Plusieurs fois projetée en l'air par l'animal, elle n'avait plus le sentiment de ce qui se passait tant elle était prise par son espérance et son entretien avec le Christ...

Les corps des martyrs furent exposés aux injures de l'air pendant plusieurs jours. Ensuite on les brûla. Les cendres furent balayées jusqu'au Rhône." La lettre qui relate ces événements fut peut-être rédigée par saint Irénée, successeur de saint Pothin.

Voir sur le site du musée du diocèse de Lyon:Cliquer

Disciple de Polycarpe, Pothin arrive de Smyrne en Asie Mineure vers 140.

Il est le premier évêque de Lyon. En 177 il fut amené au tribunal, roué de coups et jeté en prison, où il mourut rapidement.


"Pothin, venu d’Orient à Lyon vers 122, fut le premier évêque de cette ville.

Plus que nonagénaire, il fut martyrisé en 177 avec un groupe de chrétiens - nous connaissons 43 noms - dont les plus célèbres sont le diacre Sanctus, le néophyte Maturus, Attale, une des plus fermes colonnes de l'Église lyonnaise, l’esclave Blandine, et le jeune Pontique âgé de 15 ans.

Une précieuse lettre des Églises de Lyon et de Vienne aux chrétiens d’Asie nous rapporte leurs supplices. Leurs corps furent enfin brûlés et les cendres jetées dans le Rhône.

Leur témoignage est le fondement de la foi de notre Église." (Saint Pothin, Évêque, sainte Blandine, vierge et leurs compagnons - diocèse de Valence)Cliquer


À Lyon, les saints martyrs Pothin, évêque, et Blandine, avec quarante-six compagnons:

Lles saints Zacharie, prêtre, Vettius Epagathus, Macaire, Alcibiade, Silvius, Primus, Ulpius, Vital, Comminus, Octobre, Philomène, Geminus, Julie, Albine, Grata, Émilie, Potamia, Pompée, Rodana, Biblis, Quarta, Materna, Helpis, Sanctus diacre, Maturus néophyte, Attale de Pergame, Alexandre de Phrygie, Pontique, Istus, Aristée, Corneille, Zozime, Tite, Jules, Zotique, Apollonius, Géminien, une autre Julie, Ausone, une autre Émilie, Jamnique, un autre Pompée, Domna, Juste, Trophime, Antonie, dont une lettre de l’Église de Lyon aux Églises d’Asie et de Phrygie rapporte les combats courageux et répétés, au temps de l’empereur Marc Aurèle, en 177.

Parmi eux l’évêque saint Pothin, âgé de quatre-vingt-dix ans, fut conduit en prison et rendit l’âme peu après.

D’autres moururent également en prison. D’autres furent placés au milieu de l’amphithéâtre devant une multitude de milliers d’hommes rassemblés pour le spectacle: ceux qui furent trouvés citoyens romains furent décapités; tous les autres furent livrés aux bêtes.

En dernier lieu, Blandine, soumise à des combats répétés et des plus violents, enfin égorgée d’un coup d’épée, suivit tous les autres, qu’elle avait exhortés à recevoir la palme.

Martyrologe romain



Source


Saint Pothin, Évêque
Sainte Blandine, vierge
et leurs compagnons
Martyrs († 177)

Pothin fut le premier Évêque de Lyon. Il venait de l'Asie, avait été formé à l'école de Saint Polycarpe, Évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.

Pothin, après avoir gagné un grand nombre d'âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle.

Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme ; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage.

Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des Chrétiens :

« Vous le connaîtrez si vous en êtes digne » répondit l'Évêque.
À ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui ; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge.

Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après.







Le récit du martyre des compagnons de Saint Pothin est une des plus belles pages de l'histoire de l'Église des premiers siècles.

Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d'os et de membres broyés et de chairs calcinées ; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices.

Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition ; à toutes les interrogations il répondait :

« Je suis Chrétien ! »

Ce titre était tout pour lui ; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l'amphithéâtre.

Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le Saint diacre ; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces.

Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices.

Attale, pendant qu'on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les Chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement :


« Ce ne sont pas, disait-il, les Chrétiens qui mangent les hommes, c'est vous ; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal. »


On lui demanda comment s'appelait Dieu :

« Dieu, dit-il, n'a pas de nom comme nous autres mortels. »

Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l'esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères ;
Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l'avaient devancé ;
Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs ; enfin elle eut la tête tranchée.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.





Source





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Lecture

Ceux-là devinrent les émules et imitateurs du Christ – lui qui, de nature Divine, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu - :

Pour avoir part à une si grande gloire et rendre témoignage non pas une fois, ni deux, mais à de maintes reprises, eux qu’on retirait de l’arène couverte de plaies et de meurtrissures après avoir été livrés aux fauves, ils ne se sont pas prévalu d’être des martyrs et n’ont pas d’avantage toléré qu’on leur attribuât ce titre ; au contraire, si l’un de nous dans une lettre ou de vive voix les appelait ainsi, ils lui en faisaient de vives reproches.

Car le titre de martyr ils l’accordaient exclusivement au Christ, témoin fidèle et véridique et premier né d’entre les morts, lui qui est à l’origine de la vie en Dieu.

(d’après les Actes des martyrs de Lyon).

Prière

Tu as donné, Seigneur, à ceux qui furent les prémices de la Foi en notre pays, Saint Pothin, Sainte Blandine et leurs compagnons, d’affirmer jusqu’à la mort leur joie d’être Chrétiens ; rends-nous dignes de toujours mieux te connaître, afin qu’à leur exemple, le bien que nous ferons témoigne de la puissance de ton Amour.

Par Le Christ Notre Seigneur qui vit et règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 3 Juin 2018 - 9:21

Dimanche 03 Juin 2018

Fête de Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons, Saints Martyrs de l'Ouganda (✝ 1886).


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Saint Charles Lwanga et ses 21 compagnons
martyrs ougandais, brûlés vifs

L'Église Catholique ougandaise était toute jeune : à peine sept ans (1879) depuis que le Pères Blancs avaient évangélisé le pays, avec l'appui du roi Mtesa. Cependant des missionnaires anglicans étaient déjà à pied d’œuvre.

Mais le roi était mort en 1884 et son successeur Mwanga était un jeune homme (20 ans) sans moralité, tyrannique et luxurieux et engagé dans le commerce d’esclaves.

D’abord bien disposé à l’égard des missionnaires, il change bientôt, sous l’influence des sorciers et sous la pression des Musulmans marchands d’esclaves qui craignent de perdre leur commerce.

Il avait renvoyé les Missionnaires de la religion étrangère. Or voici que certains de ses pages refusaient de se plier à ses désirs contre-nature sous prétexte que leur Baptême leur faisait un devoir de rester purs.

Le 25 Novembre 1885, un jeune Chrétien de 25 ans, Joseph Mukasa Balikuddembe est décapité pour avoir pris la défense des pages dont il était le chef.

Charles Lwanga, son second, le remplace comme « chef des jeunes de la salle royale » et continue son œuvre : il forme les catéchistes, administre les Baptêmes, anime la Prière.

Le 25 Mai 1886, le roi assassine St Denys Sebuggwawo, un jeune de 16 ans. Il fait aussi torturer un soldat Chrétien, et lui fait mettre la cangue au cou, puis convoque les bourreaux pour le lendemain.

Charles Lwanga demande alors aux pages de passer la nuit en Prière, et il Baptise les catéchumènes.

Le lendemain, le roi fit arrêter ceux de ses pages qui étaient Chrétiens : une vingtaine, âgés de 13 à 30 ans (la majorité entre 16 et 24 ans), avec leur meneur Charles Lwanga.

Ils furent longuement torturés, mais sans qu'on pût les forcer à renier leur Baptême.

Ils furent brûlés vifs, à petit feu, sur une colline afin qu'on puisse les voir de loin, pour l'exemple.

Marchant à la mort Kisito (13 ans ) demandait à son aîné, Charles Lwanga :

«Donne-moi la main : j’aurai moins peur».

Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine. Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara :

«C’est ici que nous verrons Jésus!».


Le roi interroge les jeunes gens :

« Est-ce vrai que vous êtes Chrétiens et que vous voulez le rester ? – Oui, toujours ! – Tuez-les ! »

Mains liées, corde au cou, ceux-ci sont emmenés vers Kampala. Plusieurs sont massacrés en route.

Mais les survivants continuent à prier. « Cela vous fait plaisir de mourir ? » se moque l’un des bourreaux.

« Lorsque vous aurez compris ce qu’est la Foi Chrétienne, vous voudrez être Chrétiens comme nous ! » lui est-il répondu.

Le 3 Juin 1886, jour de l’Ascension, les jeunes Chrétiens sont enveloppés dans des roseaux disposés de manière à brûler lentement, sur une colline de Numungongo, qu'on pouvait voir de loin, pour l'exemple.

Quand le supplice commence, quatre d’entre eux sont Baptisés par Charles Lwanga.

Les bourreaux sont stupéfaits : au lieu des hurlements habituels, s’élève un murmure de Prière qui augmente en même temps que le feu progresse.

Le dernier supplicié est Charles Lwanga. On lui brûle la plante des pieds, puis tout le corps à petit feu. « Je meurs pour la vraie Foi. »

Trois jeunes gens de 15 ans sont graciés, malgré leurs protestations. Plus tard, mutilés et emprisonnés sur ordre du roi, ils convertiront leurs gardiens avant d’être finalement libérés.

Quelques adultes aussi avaient été arrêtés. Trois sont exécutés. Un quatrième, Mathias Mulumba, passé de l’islam au protestantisme, puis au Catholicisme, était alors chef d’un groupe de catéchumènes. Il est affreusement torturé avant d’être abandonné en un lieu désert où il agonise pendant trois jours.

Entre 1885 et 1887, quelques deux cents Chrétiens ougandais, Catholique et anglicans, ont été mis à mort.

22 Catholiques, dont à a pu indiscutablement prouver qu’ils étaient morts pour leur Foi, ont été Canonisés.

Un an plus tard, le nombre des Baptisés et des catéchumènes avait plus que triplé, signe de la fécondité de leur martyre.

Mais quatre ans après le massacre, la semence des martyrs avait germé. En 1889, les Chrétiens d’Ouganda étaient déjà plus de douze mille.

Béatifiés par Benoît XV le 6 Juin 1920, et Canonisés par Paul VI à Kampala le 18 Octobre 1964 :

« Ces martyrs africains ajoutent au martyrologe, au livre des vainqueurs, une page qui relate des événements à la fois sinistres et magnifiques ; une page vraiment digne de rejoindre ces récits glorieux  de l’Afrique ancienne, dont nous-mêmes, hommes modernes, avec notre peu de foi, pensions qu’ils ne trouveraient jamais une suite comparable.

Qui pouvait prévoir que ces grands martyrs et confesseurs d’Afrique, ces personnages  inoubliables que sont Cyprien, Félicité et Perpétue, et le grand Saint Augustin, on ajouterait un jour ces noms qui nous sont chers : Charles Lwanga, Matthias Molumba, Kalemba et leur vingt compagnons ?

Et il est juste de mentionner aussi ceux qui, appartenant à la communion anglicane, ont subi la mort pour le Nom du Christ.

Ces martyrs africains  marquent les débuts d’une époque nouvelle, en ce sens qu’elle oriente non pas vers les persécutions et les conflits, mais vers une régénération religieuse et politique.

En effet, l’Afrique, arrosée du sang de ces martyrs, les premiers de cet âge nouveau, - et plaise à Dieu qu’ils soient les derniers puisque leur holocauste est si noble et si précieux ! -, l’Afrique, libre et devenue indépendante, est en train de renaître ».

27 janvier 1887 :                St Jonas Maria Muzugi  (Jean-Marie Mzec ou Muzeyi, 33 ans)

25 mai 1886 :                      St Denys Beboggwawo (ou Sebuggwawo, 16 ans)

26 mai 1886 :                      St André (Andrew) Kaggwa, laïc ougandais et martyr.

26 mai 1886 :                      St Pontien Ngondwe, laïc ougandais et martyr.

26 mai 1886 :                      St Andrew Kaggwa (33 ans)

26 mai 1886 :                      St Pontien Ngondwe (37 ans)

27 mai 1886 :                      St Gonzague Gonza (24 ans)

27 mai 1886 :                      St Athanase Bazzekuketta, laïc ougandais et martyr (20 ans).

27 mai 1886 :                      St Gonzague Gonza, laïc ougandais et martyr.

30 mai 1886 :                      St Matthias Molumba Kalemba (50 ans)

31 mai 1886 :                      Noë Mawaggati (35 ans)

3 juin 1886 :                        St Lucas Banabakintu (33 ans)

3 juin 1886 :                        St Bruno Serunkuwa (30 ans)

3 juin 1886 :                        St Jacques Buzabakiawo (28 ans)

3 juin 1886 :                        St Muggaga (16 ans)

3 juin 1886 :                        St Jamari Muzei Kizito (13 ans)

3 juin 1886 :                        St Guyavira (17 ans)

3 juin 1886 :                        St Mukasa Kiriwawanvu (23 ans)

3 juin 1886 :                        St Adolphe Ludigo Mukasa (25 ans)

3 juin 1886 :                        St Anatole Kiriggwajjo (20 ans)

3 juin 1886 :                        St Ambroise Kibuka (18 ans)

3 juin 1886 :                        St Achille Kiwanuka (17 ans)

3 juin 1886 :                        Mbaga (ou Mbaya) Tuzinde (17 ans)

13 juin 1886 :                      St Gonzague (ou Gonza) martyr de l’Ouganda.

15 novembre 1885 :           St Joseph Mukasa Balikuddembe (25 ans, protomartyr)




Source

Charles Lwanga et ses 21 compagnons (✝ 1886)
Charles Lwanga, mort le 3 Juin 1886

Laïc - Converti par les Pères Blancs, Charles Lwanga, serviteur du roi Mwanga d’Ouganda, fut baptisé en novembre 1885 et brûlé vif au mois de juin de l’année suivante, à Namuyongo.

voir aussi saint Charles Lwanda.

martyrs de l'Ouganda Martyr du Groupe des 22 martyrs de l'Ouganda
Les martyrs (†1885, †1886, †1887) - les 22 martyrs de l’Ouganda. Martyrs de la persécution du roi Mwanga de 1885 à 1887 durant laquelle périrent une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans. A cause de la prière et de la chasteté, ils périrent dans d’atroces supplices, dont celui du feu.

Marchant à la mort Kizito (13 ans) demandait à son aîné, Charles Lwanga: «Donne-moi la main: j’aurai moins peur». Tous les deux ont été proclamés patrons de la jeunesse africaine.

Un autre, arrivant au lieu du supplice, déclara :

«C’est ici que nous verrons Jésus!».
- Béatifiés par la brève de Benoît XV le 6 juin 1920 (en italien), canonisés par Paul VI, le 18 octobre 1964 à Rome.
- Album de la canonisation des 22 martyrs de l'Ouganda le 18 octobre 1964 - site des Pères Blancs.

- Lors de son voyage apostolique en Afrique, devant une foule immense, le Pape François a honoré les martyrs de l'Ouganda, 28 novembre 2015.

Mémoire des saints Charles Lwanga et ses douze compagnons:

Les saints Mbaga Tuzindé, Bruno Serunkerma, Jacques Buzabaliawo, Kizito, Ambroise Kibuka, Mgagga, Gyavira, Achille Kiwanuka, Adolphe Ludigo Mkasa, Mukasa Kiriwawanvu, Anatole Kiriggwajjo; Luc Banabakintu, martyrs en Ouganda l’an 1886. Âgés entre quatorze et trente ans, ils faisaient partie du groupe des pages ou de la garde du roi Mwanga.

Néophytes et fermement attachés à la foi catholique, ils refusèrent de se soumettre aux désirs impurs du roi et furent soit égorgés par l’épée, soit jetés au feu sur la colline Nemugongo.

Avec eux sont commémorés neuf autres: les saints Joseph Mukasa Balikuddembe, Denis Sebuggwawo, André Kaggwa, Pontien Ngondwe, Athanase Bazzekuketta, Gonzague Gonza, Matthias Kalemba, Noé Mawaggali, Jean-Marie Muzei. qui subirent le martyre dans la même persécution, à des jours différents, entre 1885 et 1889.

Martyrologe romain

Source


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 4 Juin 2018 - 8:21

Lundi 04 Juin 2018

Fête de Saint Philippe Smaldone, « Apôtre des sourds-muets », Prêtre et Fondateur des « Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » (1848-1923).


Saint Philippe Smaldone
Fondateur des Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs (✝ 1923)

Né le 27 Juillet 1848 à Naples - ordonné Prêtre le 27 Mars 1871 - décédé le 4 Juin 1923 à Lecce en Italie.

Il vécut de 1848 à 1923, période qui fut marquée par des années où les difficultés et les tensions, au sein de la société italienne et dans l’Église, étaient particulièrement importantes.

"Pendant environ une quarantaine d’années, le Père Filippo Smaldone poursuivit inlassablement et sans compter son œuvre caritative, sous de multiples formes, au soutien matériel et à l’éducation morale des sourds-muets, qui étaient chers à son cœur et envers lesquels il manifestait affection et attention, comme un père; il s’attachait aussi à introduire ses Sœurs Salésiennes des Cœurs Sacrés dans la perfection de la vie religieuse."

Filippo Smaldone (1848-1923) - Biographie


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"Saint Filippo Smaldone, fils du sud de l'Italie, sut interpréter dans sa vie les plus belles vertus propres à sa terre.

Prêtre au grand cœur, nourri d'une Prière constante et de l'Adoration Eucharistique, il fut surtout un témoin et un serviteur de la Charité, qu'il manifestait de manière éminente dans le service aux pauvres, en particulier aux sourds-muets, auxquels il se consacra entièrement.

L'œuvre qu'il commença fut poursuivie grâce à la Congrégation des Sœurs salésiennes des Sacrés-Cœurs qu'il fonda, et qui est présente dans diverses parties de l'Italie et du monde.

Saint Filippo Smaldone voyait chez les sourds-muets le reflet de l'image de Jésus, et il avait l'habitude de répéter que, comme on se prosterne devant le Très Saint Sacrement, il faut s'agenouiller devant un sourd-muet.

Tirons de son exemple l'invitation à considérer toujours comme indissociables l'Amour pour l'Eucharistie et l'Amour pour le prochain.

Plus encore la véritable capacité d'aimer nos frères ne peut nous venir que de la rencontre avec Le Seigneur dans le Sacrement de l'Eucharistie."

Homélie du Pape Benoît XVI


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Il a été Béatifié le 8 Mai 1996 par Saint Jean-Paul II et Canonisé le 15 Octobre 2006 par Benoît XVI.

À Lecce dans les Pouilles, en 1923, Philippe Smaldone, Prêtre, qui se donna avec un zèle ardent au soin des sourds et des aveugles indigents, ainsi qu’à leur formation humaine et Chrétienne, et fonda la Congrégation des Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs.

Martyrologe romain.




Source

Saint Philippe Smaldone
« Apôtre des sourds-muets »
Prêtre et Fondateur des
« Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs »


Filippo Smaldone vécut de 1848 à 1923, période qui fut marquée par des années où les difficultés et les tensions, au sein de la société italienne et dans l’Église, étaient particulièrement importantes.

Premier des sept enfants de Antonio et Maria Concetta De Luca, il naît à Naples, dans le quartier populaire « Mercato » (le même où il est né votre serviteur et rédacteur « gpm ») le 17 Juillet 1848, année de la fameuse « insurrection de Naples ».

Alors qu’il n’avait que douze ans, il assista à la chute politique de la monarchie des Bourbons, auxquels sa famille était fortement liée; au moment de la conquête de Garibaldi, l’Église napolitaine vécut des moments dramatiques, spécialement avec l’exil de son Archevêque, le Cardinal Sisto Riario Sforza.

Les temps n’étaient certainement pas favorables et ne promettaient rien de bon pour l’avenir, spécialement pour la jeunesse, qui subissait les changements difficiles d’une société fragile et sans cesse en mouvement sur les plans sociologique, politique et religieux.

C’est précisément dans cette période de crise institutionnelle et sociale, que Filippo prit la décision irrévocable de se faire Prêtre et de s’engager pour toujours au service de l’Église, envers laquelle se développaient de nombreuses oppositions et de multiples persécutions.

Pendant qu’il était encore étudiant en philosophie, il voulut mettre son avenir ecclésiastique sous le signe du service charitable, se consacrant à l’assistance d’une partie importante de la population mise au ban de la société et souvent abandonnée en ces temps-là à Naples : les sourds-muets.

Il s’appliqua à exercer une intense activité caritative, dans laquelle il se distingua particulièrement, beaucoup plus que dans les études; de ce fait, ses résultats scolaires, qui conditionnaient l’accès aux Ordres Mineurs, étaient insuffisants; ceci entraîna son passage de l’Archidiocèse de Naples à celui de Rossano Calabro, où l’Archevêque, Mgr Pietro Cilento, l’accueillit à bras ouverts, considérant sa bonté et son grand esprit religieux.

Malgré le changement canonique de diocèse - qui cependant dura peu puisque, en 1876, avec la permission de son Évêque, il fut de nouveau incardiné à Naples, - il demeura cependant dans la ville de Naples où il continua ses études ecclésiastiques sous la direction d’un des Maîtres du Collège des Théologiens, tout en poursuivant avec zèle son service auprès des sourds-muets.

Il fut ordonné sous-diacre à Naples le 31 Juillet 1870, par Mgr Pietro Cilento, qui l’appréciait énormément et voulut l’ordonner personnellement.
Le 27 Mars 1871, il fut ordonné diacre et, finalement, le 23 Septembre 1871, avec la dispense d’âge canonique de quelques mois, car il n’avait pas atteint les 24 ans exigés pour le Sacerdoce, il fut ordonné Prêtre à Naples, avec une joie indicible au fond de son cœur plein de bonté et de douceur.

Dès son Ordination Sacerdotale, il commença un fervent Ministère, à la fois comme catéchiste dans des groupes de prière du soir, qu’il avait fréquentés avec grand profit, encore enfant, comme collaborateur dévoué dans plusieurs paroisses, spécialement de la paroisse S. Caterina in Foro Magno, ainsi que comme visiteur assidu et apprécié par les malades dans des cliniques, dans des hôpitaux et chez des particuliers.

Par sa charité, il parvint au sommet de la générosité et de l’héroïsme au moment d’une grave peste qui frappa la ville de Naples; il tomba lui-même malade jusqu’à l’épuisement et il fut sur le point de perdre la vie; il fut cependant guéri par Notre-Dame de Pompéi (La Vierge de Pompéi), pour laquelle il eut toute sa vie une dévotion particulière.


Vidéo - Cliquer


Mais la plus grande charge pastorale de don Filippo Smaldone était l’éducation des pauvres sourds-muets, auxquels il aurait voulu consacrer toute son énergie, avec des méthodes plus appropriées que celles qu’il voyait utiliser par d’autres éducateurs.

Il souffrait beaucoup de constater que, malgré tous les efforts faits par beaucoup, l’éducation et la formation humaine et Chrétienne de ces malheureux, considérés souvent comme des païens, ne portaient pas de fruits.

A une époque, peut-être pour donner à son engagement Sacerdotal un sens plus concret et plus précis, il envisagea de partir comme Missionnaire dans les Missions étrangères.

Mais son confesseur, qui l’avait suivi continuellement depuis son enfance, lui fit comprendre que sa « Mission » était parmi les sourds-muets de Naples.

Dès lors, il se consacra totalement à l’apostolat parmi les sourds-muets, qui lui étaient chers.

Il quitta la maison paternelle et alla vivre pour toujours parmi un groupe de Prêtres et de laïcs, qui avaient l’intention de constituer une Congrégation de Prêtres Salésiens, sans pourtant réussir à réaliser leur rêve.

Au fil du temps, il acquit une grande compétence pédagogique auprès des sourds-muets, et, petit à petit, il projeta de réaliser personnellement, si telle était la volonté du Seigneur, une institution durable, capable de se consacrer aux soins, à l’instruction et à l’assistance, humaine et Chrétienne, de ceux qui sont atteints de surdité.

Le 25 Mars 1885, il partit pour Lecce, afin d’ouvrir, avec don Lorenzo Apicella, un Institut pour sourds-muets.

Il y fit venir quelques « Religieuses », que lui-même avait formées, et il jeta ainsi les bases de la Congrégation des « Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs » qui, ayant reçu la Bénédiction et les encouragements des Évêques successifs de Lecce, Mgr Salvatore Luigi dei Conti Zola et Mgr Gennaro Trama, eut un développement rapide et important.

Il avait l'habitude de répéter :

« Prenez l’Évangile pour guide et Jésus pour modèle. »

En raison du nombre croissant de personnes à accueillir et à assister, l’Institut de Lecce, comprenant des branches féminines et masculines, eut de plus en plus de maisons, jusqu’à acquérir le célèbre ancien couvent des Déchaussées, qui devint la résidence définitive et la Maison Mère de l’Institut.

En 1897, fut créé l’Institut de Bari.

La Compassion du Père Smaldone n’avait pas de limite. Il ne savait pas dire non à la demande de nombreuses familles pauvres; aussi, commença-t-il à accueillir, en plus des sourds-muets, des filles aveugles, des petites files orphelines et abandonnées.

Plus largement, il était attentif à toutes les nécessités humaines et morales de l’ensemble de la jeunesse.

Il ouvrit, donc, plusieurs maisons, en y adjoignant des écoles maternelles, des ateliers pour jeunes filles, des pensions pour étudiantes, dont une à Rome.

Pendant la vie du Père Smaldone, malgré les rudes épreuves dont elles eurent à souffrir, soit de l’extérieur soit à l’intérieur même de l’Institut, l’Œuvre et la Congrégation connurent un développement discret, mais s’affermirent.

A Lecce, le Fondateur eut à mener une lutte acharnée contre l’administration communale très laïque et oppose à l’Église.

Au sein de la Congrégation, il vécut avec amertume la délicate et complexe histoire de succession de la première Supérieure Générale, succession qui provoqua une longue Visite Apostolique.

Ces deux événements révélèrent l’âme vertueuse du Père Smaldone, et il fut évident que sa Fondation était voulue par Dieu, qui purifie par la souffrance les œuvres nées en son Nom et ses fils les plus chers.

Pendant environ une quarantaine d’années, le Père Filippo Smaldone poursuivit inlassablement et sans compter son œuvre caritative, sous de multiples formes, au soutien matériel et à l’éducation morale des sourds-muets, qui étaient chers à son cœur et envers lesquels il manifestait affection et attention, comme un père ; il s’attachait aussi à introduire ses Sœurs Salésiennes des Sacrés Cœurs dans la perfection de la Vie Religieuse.

À Lecce, c’est d’abord dans la fonction de directeur de l’Institut et de Fondateur des Sœurs Salésiennes, qu’il fut unanimement reconnu, puis ce fut aussi grâce à un Ministère Sacerdotal important et varié.

Il fut un confesseur assidu et estimé de Prêtres et de séminaristes, ainsi qu’un confesseur et un directeur spirituel de plusieurs Communautés Religieuses.

Il fonda aussi la Ligue Eucharistique des Prêtres Adorateurs et des Dames Adoratrices; il fut encore Supérieur de la Congrégation des Missionnaires de Saint François de Sales pour les Missions populaires.

Pour tout cela, il fut décoré de la Croix « Pro Ecclesia et Pontifice », compté parmi les chanoines de la Cathédrale de Lecce et décoré par les Autorités Civiles.

Il termina ses jours à Lecce, supportant, avec une sérénité admirable, un diabète associé à des complications cardiaques et circulatoires et à une sclérose qui se généralisait.

Le 4 Juin 1923 à 21 heures, après avoir reçu le soutien spirituel et la Bénédiction de son Archevêque, Mgr Trama, il mourut saintement à l’âge de 75 ans, entouré de plusieurs Prêtres, de Sœurs et de sourds-muets.

Filippo Smaldone a été Béatifié le 12 Mai 1996, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005), et Canonisé le 15 Octobre 2006, à Rome place Saint Pierre, avec trois autres Bienheureux :

Rafael Guízar Valencia (1878-1938),Cliquer Rosa Venerini (1656-1728),Cliquer Théodore Guérin (1798-1856), Cliquer






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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 5 Juin 2018 - 8:41

Mardi 05 Juin 2018

Fête de Saint Boniface, Apôtre des Germains. Archevêque de Mayence, martyr (✝ 754).






Ordonné prêtre en 710, le bénédictin anglo-saxon Boniface gagne la Frise en 716, où il devient l'assistant de son compatriote saint Willibrord. Cliquer

Puis il évangélise la Hesse, la Thuringe et la Bavière avec succès.

Consacré évêque en 722, il établit son archevêché à Mayence. Retourné en Frise, il y est assassiné par des païens.

saint Boniface"La méthode missionnaire de Boniface était fondée sur deux points essentiels: il recherchait dans un premier temps à obtenir l'appui des rois et des grands et dans un deuxième temps il conviait les monastères à être de véritables foyers de vie chrétienne authentique et évangélisateurs.

C'est ainsi que la rechristianisation de l'Allemagne 'romaine' débuta.

Ses succès vinrent aux oreilles du pape Grégoire II qui le fit venir à lui et il le consacra évêque en 722, dépendant directement du Saint-Siège, Boniface n'eut pas de diocèse particulier." Source: site préparation aux Journées Mondiales de la Jeunesse 2005.


Saint Boniface nous encourage à accueillir la Parole de Dieu - Benoît XVI audience du 11 mars 2009:


Cliquer


Saxon né en Angleterre vers 675 sous le nom de Winifred, il fut très jeune attiré par l'idéal monastique. Ordonné prêtre à trente ans, il entendit l'appel de Dieu à se consacrer à la conversion des païens du continent.

En 716, avec quelques compagnons, il prend le chemin de la Frise, "où échoua sa première initiative d'évangélisation à cause de l'opposition d'un chef local.

S'étant rendu à Rome deux ans plus tard pour y rencontrer le Pape, Grégoire II l'encouragea, lui donna le nom de Boniface et le chargea de mission officiellement auprès des peuples germaniques"...

Il fonda de nombreux monastères, masculins et féminins, lesquels constituèrent "des phares de diffusion de la foi et de la culture chrétienne dans ces régions...

A près de 80 ans, il projeta une nouvelle mission évangélisatrice... dans le pays qui avait vu ses premières expériences.

Mais, en 754 probablement, des frisons païens l'assassinèrent à Dokkum tandis qu'il célébrait la messe".

"Après tant de siècles, quel message pouvons-nous retenir de la prodigieuse œuvre de ce grand missionnaire martyr?", s'est demandé Benoît XVI:

"D'abord, la centralité de la Parole, vécue et interprétée dans la foi de l'Église, que Boniface prêcha jusqu'au sacrifice suprême du martyre".

Ensuite, "sa fidélité au siège apostolique, le principe central de son action missionnaire...

Cet esprit de cohésion autour du Successeur de Pierre s'est transmis aux Églises objets de sa prédication, unissant à Rome l'Angleterre, l'Allemagne et la France.

Ce facteur a grandement contribué à la constitution des racines chrétiennes de l'Europe, qui ont produit tant de fruits au cours des siècles suivants"...

"Le courageux témoignage de Boniface -a ajouté Benoît XVI- nous invite à accueillir dans nos vies la Parole de Dieu comme première référence, à aimer sincèrement l'Église, à se sentir co-responsables de son avenir dans l'unité autour du Successeur de Pierre.

Il nous rappelle aussi qu'en favorisant la diffusion de la culture, le christianisme aide au progrès de l'humanité.

Nous devons être à la hauteur de ce prestigieux héritage pour le faire fructifier en faveur des nouvelles générations".

En comparant l'appel de la foi et le service de l'Évangile de Boniface à "notre foi, souvent chancelante et bureaucratique, il faut nous demander comment nous renouveler pour transmettre ce don précieux à notre temps". (source: VIS 090311)

Mémoire de saint Boniface, évêque et martyr. Moine en Angleterre sous le nom de Winfrid, il vint à Rome, où le pape Grégoire IICliquer l’ordonna évêque en lui donnant le nom de Boniface et l’envoya en Germanie pour annoncer aux peuples de ce pays la foi du Christ.

Il gagna à la religion chrétienne des foules immenses et fixa son siège épiscopal à Mayence.

Enfin à Dokkum chez les Frisons, en 754, il fut massacré à coups d’épée par des païens furieux, en même temps qu’Eoban, son co-évêque, et quelques autres serviteurs de Dieu: les saints Adelaire Vintruge et Gautier, prêtres - Amond, Savibald et Bose, diacres - Vaccare, Gondecair, Ellur et Atevulf, moines, consommant ainsi son martyre.

Martyrologe romain

Source


Boniface, appelé d'abord Winfrid, naît en Angleterre, vers 673-680.

Une maladie grave décida son père à le laisser partir dans un Monastère.


Devenu professeur après de brillantes études, Winfrid, par sa science et son éloquence, acquiert une réputation dont il est effrayé ; alors, refusant tous les honneurs, il tourne toute l'ambition de son zèle vers les contrées encore païennes de la Germanie, et n'a qu'un désir : devenir apôtre de l'Allemagne.

En 718, il va s'agenouiller aux pieds de Saint Grégoire II et reçoit de lui tous les pouvoirs apostoliques.

Après avoir traversé, en exerçant sa charité pour les âmes, la Lombardie, la Bavière et la Thuringe, il va se joindre à Saint Willibrord, apôtre des Frisons ; mais il s'enfuit dès que celui-ci veut lui conférer l'épiscopat.

Winfrid évangélise alors la Thuringe, dont les sauvages forêts se couvrent bientôt de Monastères et se peuplent de saints.

La moisson est trop abondante, il lui faut des auxiliaires ; le Pape l'appelle à Rome, le sacre Évêque et change son nom en celui de Boniface.

L'apôtre, secondé par de vaillants missionnaires, travaille avec plus d'ardeur que jamais à étendre le règne de l'Évangile.

Ses saintes audaces sont bénies du Ciel.

Un jour, il fait abattre un arbre de superstition, qui servait d'idole à un peuple aveugle, et quand la foule en fureur va se jeter sur lui, un prodige vient soudain la calmer : l'arbre énorme se plie sous une main invisible et va tomber en quatre tronçons aux pieds du Saint. Le Christ avait vaincu ; des milliers de païens demandèrent le Baptême.

Boniface était de nouveau débordé par l'immensité de ses succès; il fait un appel à sa patrie, et bientôt de nombreux Missionnaires viennent se joindre à lui.

Archevêque, légat du Pape, Boniface ne s'attribue point la gloire de ses œuvres ; Dieu est sa seule force et son seul recours ; voilà le secret de ses conquêtes pacifiques.

À ce héros, il ne manquait plus qu'un combat ; à ce triomphateur, il ne manquait plus qu'une victoire.

Le 05 Juin 754, jour de Pentecôte, Boniface se préparait à offrir le Saint Sacrifice, quand une foule armée se précipite vers lui en poussant des cris sauvages ; son entourage court aux armes ; mais Boniface sort de sa tente :

« Cessez le combat, mes enfants, dit-il, voici l'heure de la délivrance ! »

Bientôt l'apôtre tombe sous les coups de ces barbares avec tous ceux qui l'accompagnent.

On le trouva criblé de blessures, tenant en main le livre de Saint Ambroise :

« Du bienfait de la mort ».




Source



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Lecture

Dans l’Église où j’ai été appelé à exercer mon Ministère épiscopal, j’ai labouré les champs, j’ai fumé le sol, mais je sais que je ne suis pas arrivé à en garder les fruits.

Toute ma peine ressemble aux aboiements d’un chien qui surpris par l’arrivée inopinée de voleurs et de brigands, sans personne qui puisse l’aider, ne peut rien faire d’autre que de se recroqueviller, en gémissant et pousser des plaintes lamentables.

Nous ne devenons toutefois pas des chiens qui renoncent ainsi à aboyer, passants muets, ou mercenaires qui s’enfuient quand ils entendent le passage du loup.

Au contraire, nous restons des pasteurs vigilants, gardiens du troupeau du Christ .

Et avec la force que Dieu ne cesse de nous donner, nous prêchons à temps et à contre-temps, aux puissants comme aux faibles, aux riches comme aux pauvres, à tout un chacun, quel que soit son âge, les offres de salut qui habitent le cœur de Dieu.

(Boniface, Lettre 78, à Cuthbert de Canterbury).

Prière


Permets, Seigneur, qu’à l’intercession de Saint Boniface, nous puissions tenir sans défaillance et proclamer par toute notre vie la Foi qu’il a lui-même enseignée et dont il sut témoigner dans le martyre.

Par Jésus Christ, Ton Fils, qui règne avec Toi et Le Saint-Esprit pour les siècles des siècles.


Fête de la Bse Marguerite Lucie Szewczyk, Religieuse, Fondatrice de la Congrégation des « Filles de la B.V.M. des Douleurs » (dites Sœurs séraphiques) (1828-1905).


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 6 Juin 2018 - 9:05

Mercredi 06 Juin 2018

Fête de Saint Marcellin Champagnat, Prêtre, Fondateur des Petits Frères de Marie (1789-1840)


Saint Marcellin Champagnat

Prêtre, Fondateur des Petits Frères de Marie (✝ 1840)


Né le 20 mai 1789 au Rosey dans le Loire, il entre au séminaire de Lyon avec Jean-Marie Vianney (le curé d'Ars).

Il fonde la société de Marie le lendemain de son Ordination.


Il est profondément marqué par l'ignorance Religieuse des enfants.

Il fonde l'ordre de l'institut des frères Maristes,Cliquer Missionnaires qui créent des écoles sur tous les continents.

Il meurt à Saint-Chamond (Loire) le 6 Juin 1840. Il est Canonisé le 18 avril 1999.

...Saint Marcellin annonça l'Évangile avec un cœur tout brûlant.

Il fut sensible aux besoins spirituels et éducatifs de son époque, spécialement à l'ignorance Religieuse et aux situations d'abandon que connaissait particulièrement la jeunesse...  (Homélie de Jean-Paul II).Cliquer


...La Canonisation de Saint Marcellin Champagnat en Avril 1999 par le Pape Saint Jean-Paul II a manifesté cet élan, bien au-delà de la congrégation des Frères Maristes dont il fut le Fondateur. (diocèse de Saint-Etienne)Cliquer

Le Groupe scolaire Saint Marcellin ChampagnatCliquer en lien avec la paroisse Saint Paul en Forez Donzy s'est engagé dans la création d’un spectacle musical:

La vie de Marcellin Champagnat «Cœurs de frères».

Ce spectacle doit permettre de comprendre l’œuvre de son Fondateur. Son naturel ardent, compatissant et sa spiritualité qui l’ont rendu sensible à la souffrance et aux besoins des jeunes.

À Saint-Chamond dans la région de Lyon, en 1840, Saint Marcellin Champagnat, Prêtre de la Société de Marie, qui fonda l’Institut des Petits Frères de Marie pour l’éducation Chrétienne des enfants.

Martyrologe romain

vidéo 'Message du Supérieur général pour la fête de saint Marcellin Champagnat le 6 juin 2017', webTV de la CEF





Source


«Je ne peux pas voir un enfant sans avoir envie de lui dire combien Dieu l’aime»

«Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même cœur et un même esprit. Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers Chrétiens: voyez comme ils s'aiment».



Source


Icône de Saint Marcellin CHAMPAGNAT réalisée par les Religieuses du Carmel de Théotokos et de l'Unité, au Liban en 1999.
Le Fondateur des Petits Frères de Marie est représenté selon le type de "l'iconophore" portant l'icône de la Mère de Dieu.

Saint Marcellin Joseph Benoît Champagnat

Prêtre de la Société de Marie et Fondateur des

« Petits Frères de Marie (Frères Maristes) »


Marcellin Joseph Benoît Champagnat naît le 20 Mai 1789 à Marlhes, village de montagne dans le Centre-Est de la France.
Il est le neuvième enfant d'une famille Chrétienne. Son éducation est essentiellement familiale.

Sa mère et sa tante Religieuse, chassée du Couvent, éveillent en lui une Foi solide, une profonde dévotion à Marie.

A 16 ans il entre au petit séminaire de Verrières et en 1813 au grand séminaire de Lyon. Il se joint à un groupe de séminaristes dont le projet est de fonder une Congrégation comprenant des Prêtres, des Religieuses et un Tiers ordre, portant le nom de Marie, la « Société de Marie », pour rechristianiser la société.

Au lendemain de leur Ordination, le 22 Juillet 1816, ces jeunes Prêtres vont se consacrer à Marie et mettre leur projet sous sa protection dans le Sanctuaire de Notre-Dame de Fourvière.

Marcellin est nommé à La Valla-en-Gier comme vicaire. Il gagne rapidement la confiance des habitants et soigne de nombreux enfants et visite les malades. Ses sermons encouragent à la vertu et à l'honnêteté.

Il fonde l'Institut des « Petits frères de Marie » et donne une règle de conduite aux Frères.

« Tout à Jésus par Marie et tout à Marie pour Jésus » est sa devise. « Faire connaître et aimer Jésus-Christ » est la mission des Frères.

L'école est le milieu privilégié pour cette Mission d'évangélisation. Marcellin inculque à ses disciples le respect, l'amour des enfants, l'attention aux plus pauvres, aux plus ingrats aux plus abandonnés, les orphelins en particulier.

La présence prolongée auprès des jeunes, la simplicité, l'esprit de famille, l'amour du travail, le tout à la manière de
Marie, sont les points essentiels de sa conception de l'éducation.

En 1836, l'Église reconnaît la Société de Marie, et lui confie la mission de l'Océanie.

Marcellin, le 24 Septembre 1836, prononce ses vœux comme membre de la Société de Marie.

Il envoie trois Frères avec les premiers Missionnaires Pères Maristes dans les îles du Pacifique.

« Tous les diocèses du monde entrent dans nos vues » écrit-il.

Les démarches concernant l'autorisation légale de sa Congrégation lui demandent beaucoup de temps, d'énergie et d'esprit de Foi.

Il ne cesse de répéter : « Quand on a Dieu pour soi, quand on ne compte que sur Lui, rien n'est impossible ! »

La maladie a raison de sa robuste constitution. Épuisé par la tâche il meurt à l'âge de 51 ans à la Maison Mère de Notre-Dame de l'Hermitage, le 6 Juin 1840, laissant à ses Frères ce message :

« Qu'il n'y ait parmi vous qu'un même cœur et un même esprit. Qu'on puisse dire des Petits Frères de Marie comme des premiers Chrétiens : voyez comme ils s'aiment ! »

Il y a alors 280 Frères Maristes dans 48 écoles qui enseignent à 7000 élèves.

Marcellin Joseph Benoît Champagnat a été Béatifié le 29 Mai 1955, par le Vénérable Pie XII, et Canonisé, le 18 avril 1999, par Saint Jean-Paul II (Karol Józef Wojtyła, 1978-2005).



Source


Pour un approfondissement biographique :
Une petite vie de Saint Marcellin Champagnat illustrée

Cliquer


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Jeu 7 Juin 2018 - 9:34

Jeudi 07 Juin 2018

Fête de la Bienheureuse Marie-Thérèse Soubiran, Fondatrice de la Congrégation de Marie-Auxiliatrice (✝ 1889).


Marie-Thérèse de Soubiran La Louvière naît le 16 Mai 1834 à Castelnaudary. Elle est issue d'une ancienne famille du Midi de la France.

Élevée par des parents profondément Chrétiens, elle désire très jeune répondre à l'appel de Dieu et lui consacrer sa vie.

À 20 ans, elle essaie une Vie Religieuse dans un béguinage de Gand en Belgique, mais cette expérience ne dure qu'un an et elle revient en France, où elle voudrait l'adapter.

En 1854, avec quelques compagnes, elle ébauche une première forme de Vie Religieuse.

Pendant plusieurs années, les Sœurs partagent une vie de pauvreté dans la prière et le travail. Elles construisent une maison pour accueillir les fillettes pauvres, mais, à peine achevée, la maison est détruite par un incendie.

Afin de mieux discerner le dessein de Dieu, Marie-Thérèse part à Toulouse en 1864 pour faire une retraite de trente jours.

Dans la prière, elle comprend que Dieu lui demande de continuer la Fondation ébauchée, mais en lui donnant une autre base, et qu'elle doit y demeurer pour en assurer la croissance.

Elle consacre alors la jeune Congrégation à Marie, dont désormais toutes les Sœurs porteront le nom.

La « Congrégation de Marie Auxiliatrice » est née. Les Sœurs adopteront la spiritualité ignatienne et trouveront Dieu aussi bien dans la prière que dans l'action apostolique.

La maison mère de Toulouse essaime bientôt dans toute la France et même, après la guerre de 1870, en Angleterre.

Soutenir les jeunes filles de l'âge de quatorze ans à vingt cinq ans environ. Très spécialement cette partie de la jeunesse qui, sans famille, réside dans les grandes villes, fréquente l'atelier et les fabriques.

Ce but étant un besoin de nos sociétés modernes qui centralisent tout et remplacent les familles Chrétiennes par des masses d'individus.

Pour mieux se mettre entre les mains de Dieu, « pour ne faire fond que sur Lui », Marie-Thérèse renonce à tous ses biens personnels par un vœu de pauvreté radical :

Dieu lui donne une tâche à accomplir, elle compte uniquement sur Lui pour la réaliser.

« Celui qui met sa confiance en Dieu est fort de la force même de Dieu ».

Mais une sœur la supplante à la tête de la Congrégation et la chasse.

En 1874, elle échoue à Paris où elle est recueillie par les Sœurs de Notre-Dame de Charité. Elle mène alors une vie très effacée jusqu'à sa mort le 7 Juin 1889.

Un an plus tard, une nouvelle supérieure est élue à la tête de la Congrégation de Marie-Auxiliatrice et Mère Marie-Thérèse est réhabilitée.

Marie-Thérèse de Soubiran est proclamée Bienheureuse le 20 Octobre 1946 par le Vénérable Pie XII (Eugenio Pacelli, 1939-1958).




Source


Fondatrice de la Congrégation de Marie-Auxiliatrice (✝ 1889)

Née à Castelnaudary, elle désirait se faire Carmélite. A vingt ans, obéissante envers son père spirituel, qui avait en tête de fonder un béguinage à Castelnaudary, elle va s'initier à ce genre de vie en Belgique.

A son retour, elle fonde la Congrégation de Sainte Marie du Béguinage qui, en 1863, deviendra celle de Marie-Auxiliatrice, vouée à l'éducation des enfants pauvres et au soin des malades.

En 1869, entre dans la Congrégation une prétendue veuve, madame Riché, qui fait profession sous le nom de Sœur Marie-François de Borgia.

Intrigante, elle devient assistante générale, fait déconsidérer l'humble Marie-Thérèse, prend sa place et la chasse de la Congrégation.

Après quelque temps de désarroi, Sœur Marie-Thérèse entre dans la maison parisienne de Notre-Dame de la Charité (1874), y fait profession Religieuse et y vit quinze ans, très effacée, même méprisée.

Elle meurt de phtisie ne laissant apparemment personne inconsolable.

Quant à la soi-disant veuve Riché, elle gouverne la Congrégation pendant quinze années alors que son mari, toujours en vie, courait partout pour la retrouver.

L'imposture ne prit fin qu'en 1890. La mère Marie-François disparut sans laisser trace et mourut dans une grande solitude.

Les Sœurs de Marie-Auxiliatrice passent par hasard au cimetière de Villepinte au moment où le cercueil de Julie Richer était déposé dans une tombe voisine de celle de la Mère de Soubiran et l'on commença à vénérer Sœur Marie-Thérèse.

En 1946, la fondatrice est proclamée bienheureuse par le pape Pie XII. (Les Sœurs de Marie-Auxiliatrice à Evry)Cliquer

Voir aussi la Bienheureuse Marie Thérèse de Soubiran - diocèse de Paris.
Cliquer

À Paris, en 1889, la Bienheureuse Marie-Thérèse de Soubiran La Louvière, vierge. Pour la plus grande gloire de Dieu, elle fonda la Société de Marie Auxiliatrice, mais chassée de son Institut, elle passa le reste de sa vie dans la plus grande humilité.

Martyrologe romain

J'ai su que Jésus-Christ m'a aimée, je l'ai su dans l'histoire de ma vie.



Source


Marie Thérèse de Soubiran

Une enfance protégée.

Le 16 mai 1834, Sophie Thérèse de Soubiran naît à Castelnaudary, petite ville du Lauragais à 40 km environ au sud de Toulouse.
Sa famille très chrétienne est issue de la vieille noblesse méridionale, ruinée à la Révolution lorsqu’elle revint de son exil en Espagne.

Six ans plus tard, une petite sœur Marie, vient la rejoindre. Le père, ancien militaire, est austère et attaché aux valeurs traditionnelles ; ses enfants reçoivent une éducation à la maison auprès de leur, mère, de la tante Sophie restée célibataire et de l’oncle paternel, le chanoine Louis de Soubiran. Tous habitent le vieil hôtel familial.

Le chanoine de Soubiran dirige la Congrégation Mariale de Castelnaudary qui regroupe un certain nombre d’enfants et de jeunes filles de cette ville et des environs, de tous milieux sociaux.

Sophie Thérèse y est admise très jeune ; c’est là qu’elle entend l’appel à la mission. Elle note dans ses écrits spirituels :

« De quatorze à dix huit ans, le bon Dieu subjugua entièrement mon cœur... L’oraison sur la vie et les mystères de notre Seigneur m’était facile et douce ; j’y recevais de vives lumières sur la vie intérieure, le prix de la souffrance connue de Dieu seul…l’abandon à la sainte volonté.

Dès ce moment le bon Dieu s’est attaché mon cœur…Oui les charmes de son Amour ont ravi mon cœur….

Je reçus de vives lumières sur la beauté du travail apostolique.


Je compris l’abnégation qu’exigeait ce travail tout divin et combien il est nécessaire de s’y dépenser sans cesse, sans rien retenir pour soi-même, avec un soin tout particulier de tout rapporter à Dieu….

La grâce d’une grande dévotion au Sacré Cœur de Jésus me fut donnée, une douce confiance en la très sainte Vierge…

Mon âme désirait très vivement le Carmel, parce que l’on y est à Dieu sans partage… »

Le Béguinage

Depuis plusieurs années, le chanoine de Soubiran mûrit le projet d’établir à Castelnaudary, un Béguinage, institution religieuse médiévale pour jeunes filles pieuses, restées célibataires mais sans vocation religieuse proprement dite. Pour le réaliser, il compte sur sa nièce qui va avoir vingt ans…

Cette proposition est loin de répondre aux attraits de Sophie Thérèse qui lutte pendant un an et fait une retraite pour se déterminer.

« Pour exécuter la volonté divine qui venait de m’être clairement manifestée, mon esprit dut marcher de tout point sur tout ce qu’estime le monde… »

Le 8 août 1854, Sophie Thérèse part au Béguinage de Gand , en Belgique pour s’initier à cette nouvelle vie.

De retour, dans sa ville natale le 29 septembre de la même année, elle va directement s’installer à l’Enclos du Bon Secours, préparé à cet effet par son oncle : le Béguinage est fondé.

Des jeunes filles se joignent à elle et le 14 novembre 1855, Sophie Thérèse y fait profession et devient la Supérieure de cette petite Communauté, sous le nom de Mère Thérèse.

Très vite elle modifie la Règle du Béguinage, pour y mettre une vie plus conventuelle.

Dans la nuit du 5 au 6 novembre 1861, un incendie, ravage tout les bâtiments que l’on vient de construire pour agrandir le couvent.

Mère Thérèse emporte le Saint Sacrement dans ses bras pour le mettre à l’abri et passe le reste de la nuit en Adoration ; la Sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les religieuses et les 26 enfants de l’œuvre de la Préservation qui étaient accueillies au Bon Secours.

L’année suivante, Mère Thérèse fait le vœu que toutes les Sœurs porteront le nom de Marie ; à la date anniversaire de l’incendie, les religieuses renouvellent une nuit d’Adoration devant le Saint Sacrement.

Dès lors, l’aspiration à une vie religieuse plus solidement établie se précise parmi les Sœurs du Béguinage, où l’Adoration Eucharistique tiendrait une place centrale.

Nuit de feu

Nuit du 5/6 novembre 1861 au Béguinage de Castelnaudary. Lieu source pour la Congrégation.

«  Le 6 novembre 1861, un incendie épouvantable dévora le couvent et faillit envelopper dans ses flammes 26 religieuses et bon nombre d’enfants.


La très sainte Vierge invoquée donna miraculeusement le temps de sauver les personnes ; pour l’édifice, il fut détruit ; et chose remarquable, la veille au soir, après une instruction, il avait été dit : être de mauvaises religieuses, donner naissance à une communauté qui serait sans régularité et sans ferveur, il vaudrait mieux mourir mille fois, oui, il vaudrait mieux que le bon Dieu nous détruise toutes d’un seul coup, même en nous brûlant. »

Marie-Thérèse de Soubiran (manuscrit Amour et Miséricorde)


Pendant l’incendie, et dès que les secours furent organisés, Marie Thérèse de Soubiran, qui avait emporté le Saint Sacrement pour le mettre à l’abri, passa le reste de la nuit en Adoration, rejointe par quelques Religieuses.

« L’événement est Fondateur en ce qu’il est à l’origine de l’Adoration Eucharistique ; et plus précisément de l’Adoration de nuit. Il l’est aussi pour la conception de la pauvreté religieuse à vivre à Marie Auxiliatrice.

Nuit de feu riche en symboles bibliques :

- Nuit : temps de repos, temps où peut germer la semence qui pousse toute seule. Nuit qui enveloppe la terre de son mystère quand la Parole se fait chair. Nuit pascale...

- Feu : qui brûle et détruit, purifie et se propage, qui consomme le Sacrifice adressé à Dieu.

Marie Thérèse n’a pas choisi de brûler sa maison ; celle-ci a été livrée aux flammes sans son accord !

Mystère de la destruction d’un bâtiment et d’une œuvre pour la construction d’une autre "maison "selon le cœur de Dieu, c’est le même mystère qui a pénétré les profondeurs du « oui » de Marie Thérèse de Soubiran.

Ce feu n’est pas venu par hasard. A la lumière de la Foi, elle a compris tout ce qu’il signifiait pour elle et pour nous » (extrait d’une conférence de Sr Geneviève M. Perret)

Marie Auxiliatrice

Afin de mieux discerner le dessein de Dieu sur le Béguinage, Mère Marie Thérèse demande conseils et fait une retraite spirituelle de 30 jours selon les Exercices spirituels de St Ignace, à Toulouse en 1864.

Dans la Prière elle comprend que Dieu lui demande de continuer la fondation ébauchée, mais en lui donnant une autre base.

Les Sœurs adopteront la spiritualité Ignatienne et trouveront Dieu aussi bien dans la Prière que dans l’action apostolique.

Pour mieux se mettre entre les mains de Dieu, « pour ne faire fond que sur Lui seul », Marie Thérèse renonce à tous ses biens personnels par un vœu de pauvreté radicale ; c’était le 7 juin 1864.

Dieu lui donne une tâche à accomplir, elle compte uniquement sur Lui pour la réaliser.

Mère Marie Thérèse se met à l’œuvre : elle constate l’exode rural des jeunes vers la ville où l’industrialisation commence à se développer.

Le projet apostolique de la Congrégation de Marie Auxiliatrice sera donc de:

« Soutenir les jeunes filles de l’âge de quatorze à vingt cinq ans environ.

Très spécialement cette partie de la jeunesse qui, sans famill
e, réside dans les grandes villes, fréquente l’atelier et les fabriques.

Ce but étant un besoin de nos sociétés modernes qui centralisent tout et remplacent les familles chrétiennes par des masses d’individus… »

Marie Thérèse fonde une communauté à Toulouse et ouvre une « Maison de famille », ancêtre du Foyer de jeunes travailleuses.

Dès 1869, s’amorce une période d’extension : elle ouvre une maison de famille à Amiens, sur la demande pressante de l’Évêque, puis à Lyon.

A la guerre de 1870, presque toutes les sœurs partent en Angleterre avec le Noviciat qui regagne la France fin 1871 à Bourges, une communauté reste en Angleterre ; une autre maison de famille s’ouvre à Paris, puis à Angers.

Le développement de la Congrégation a été très rapide, sous l’impulsion de Mère Marie François qui a été élue Assistante Générale en 1871.

Fin 1873, cette dernière profite de petites difficultés pour annoncer une faillite avec des comptes qu’elle a falsifiés et elle accuse la Supérieure Générale, Mère Marie-Thérèse de ne pas savoir gouverner….

Un orage à Marie Auxiliatrice

Exil et départ de la Fondatrice


Sous l’action intrigante de son Assistante générale, début 1874 Marie Thérèse doit s’éloigner de la Congrégation qu’elle avait fondée :

« Le 9 février, tout se brisait pour moi,
la tempête me sépara violemment
de tout ce qui m’était le plus cher ici-bas…
Je fus rejetée sans asile, chargée de la responsabilité
de tout ce qui s’effondrait,
accusée par tous, de tous les malheurs
prêts à fondre sur Marie Auxiliatrice. »

Marie Thérèse quitte sa communauté de Bourges ; elle va prendre conseil auprès du Père Ginhac S.J qui réside à Castres ; elle démissionne de sa charge de Supérieure Générale.

« Mon Dieu seul me restait, seul il me consolait dans ce flot d’amertume dans lequel mon être tout entier semblait être submergé… »

Elle vit son exil à l’hôpital de Clermont Ferrand, où elle est tolérée comme « hôte » ; Marie Thérèse est dans le dénuement et presque l’indigence, elle fait un peu de broderie pour subvenir à ses besoins…

Elle prie et s’en remet à la direction du Père Perrard, Jésuite, qui l’accompagne dans cette épreuve, et cherche pour elle un couvent qui accepterait de la recevoir…Sa mauvaise santé et son passé de Fondatrice, lui ferment bien des portes…

Marie Thérèse de Soubiran au Monastère de Notre Dame de Charité

Après 9 mois d’exil, Marie Thérèse de Soubiran est accueillie le 20 septembre 1874, au Monastère Notre Dame de Charité, rue St Jacques à Paris. Admise d’abord comme dame pensionnaire, elle entre au Postulat le 24 décembre.

Le 20 avril de l’année suivante, elle prend l’habit et reçoit son nouveau nom : Sœur Marie du Sacré Cœur ; elle est admise définitivement dans ce Monastère le 29 juin 1877.

Avec beaucoup d’humilité, de fidélité et d’amour, elle s’initie à tous les usages et coutumes de sa nouvelle famille Religieuse ; tantôt seconde portière, ou troisième maîtresse, dans les classes, son apostolat auprès des jeunes filles que recueille cet institut est réduit. Sa santé se détériore très vite.

Pendant quinze ans, Sœur Marie du Sacré Cœur, vit un enfouissement avec Le Christ et une Résurrection en Lui.

Elle relit sa vie, ses épreuves à la lumière d’une Foi toujours plus vive et d’une confiance sans limite en l’Amour de Dieu qui l’a dépouillée de tout et qui est devenu sa force, sa joie, sa Prière, sa plénitude.

« Notre Seigneur m’a traitée comme une tendre mère qui, prenant son enfant dans ses bras, lui enlève tout pour qu’enfin le petit ne regarde qu’elle, ne pense qu’à elle. »

Le 7 juin 1889, Sœur Marie du Sacré Cœur, s’endort dans la Paix de Dieu.

Le 20 octobre 1946, le Pape Pie XII, la proclame Bienheureuse.

Marie Auxiliatrice sous le Généralat de Mère Marie François

Un temps d’instabilité

L’Assistante Générale intrigante est devenue Supérieure Générale après le départ de la Fondatrice.

Elle s’emploie à faire disparaître ce qu’elle peut du passé : changement de nom de la Congrégation, de spiritualité, de manière de vivre.

Elle déstabilise un certain nombre de religieuses qui partent ; d’autres sont renvoyées ou sans cesse changées de maisons et d’emplois.

Le noviciat, tous les six mois, lui aussi est transféré, d’une maison à une autre….

En ces temps très perturbés, des œuvres apostoliques se forment et se développent de manière incohérente.

Toutefois une œuvre va naître qui connaîtra un essor durable.

Dès 1875, les religieuses remarquent que parmi les jeunes filles des foyers, certaines sont atteintes de tuberculose…

Dès lors une caisse de Secours Mutuel se met en place , puis une ébauche de sanatorium est organisée à Livry en 1877 ; les locaux deviennent rapidement trop petits.

Le 19 mars 1881, le sanatorium de Villepinte ouvre ses portes : c’est le premier établissement de ce qui deviendra l’Association de Villepinte qui prendra une part très active dans la lutte contre la tuberculose.

Marie Auxiliatrice, le renouveau


En février 1890, Mère Marie François donne sa démission du Généralat et quitte subitement la Congrégation.

Une nouvelle ère commence, un nouvel élan va être donné grâce à Mère Marie Elisabeth de Luppé qui est élue Supérieure Générale et qui a pour assistante Mère Marie Angèle Reynes.

Toutes deux sont les fidèles compagnes de Marie-Thérèse de Soubiran et ont gardé bien vivant l’esprit de la Fondatrice….

Elles vont ouvrir de nouveaux Foyers, développer les écoles et les établissements de soins de l’Association de Villepinte.





Notre spiritualité

La spiritualité de la Congrégation a été marquée par les expériences vécues dès l’origine :

Le premier couvent construit a été détruit entièrement par un incendie ( voir Notre Histoire ) et la première Communauté a été réduite à une pauvreté absolue…

Marie-Thérèse, après avoir veillé à ce que les Sœurs et les enfants accueillies au Bon Secours étaient toutes hors de danger, est allée s’agenouiller au pied du petit Tabernacle qu’elle avait mis à l’abri. Les Sœurs sont venues la rejoindre… première Adoration nocturne qui restera un aspect essentiel.

Et lorsque vint le moment d’écrire les Constitutions, Marie-Thérèse prenait son inspiration au pied du Saint Sacrement et à l’écoute des Sœurs si désireuses d’une vie Religieuse authentique.

L’autre expérience fondatrice a été celle des Exercices Spirituels de Saint Ignace que Marie-Thérèse de Soubiran a faits bien des fois, mais particulièrement aux moments où elle a du faire un choix pour son avenir et celui de sa famille religieuse.

En s’engageant dans la démarche des Exercices de trente jours, elle a laissé émerger sa vocation profonde.

Son « élection » (choix réalisé à la lumière de Dieu) lui a fait décider de s’orienter résolument vers un type de vie religieuse apostolique.

Reconnaissant tout ce qu’elle devait à cette expérience existentielle, Marie-Thérèse a opté pour vivre de cette spiritualité.

Les deux courants profonds qui ont traversé la vie de Marie-Thérèse (l’Eucharistie et la spiritualité ignatienne) sont ainsi les bases de la vie spirituelle des Sœurs de Marie-Auxiliatrice.

MARIE-THERESE DE SOUBIRAN (1ère partie)

Humble et humiliée à la suite de Jésus-Christ humilié.


Marie-Thérèse de Soubiran, jusque dans les situations extrêmes qui ont jalonné sa vie, a vécu l’humilité sous toutes ses formes.

Très jeune, Sophie Thérèse apprit, dans le mouvement marial que dirigeait son oncle le chanoine Louis de Soubiran, à rompre sa volonté propre pour s’abandonner à la volonté de Dieu. Dès l’âge de 16 ans, elle découvrit la beauté et la valeur du travail apostolique et elle note :

"Je compris l’abnégation qu’exigeait ce travail tout divin
et combien il est nécessaire de s’y dépenser sans cesse, sans rien retenir pour soi-même, avec un soin tout particulier de tout rapporter à Dieu." (Amour et Miséricorde 1850)

Nous avons bien là une attitude concrète d’humilité à l’opposé de l’orgueilleux qui se glorifie de ses œuvres.

Elle a 20 ans lorsque son oncle chanoine lui demande de réintroduire le Béguinage en France, alors qu’elle se sent attirée par le Carmel.

Sophie Thérèse lutte, mais se détermine pour répondre à la volonté de Dieu qu’elle reconnaît correspondre à celle de son oncle, et que là, elle procurerait plus de Gloire à Dieu :

"Pour exécuter la volonté de Dieu qui venait de m’être clairement manifestée, mon esprit dut marcher de tout point sur tout ce qu’estime le monde et sur son opinion...Quant aux appuis humains, il n’y en avait point.

Toute ma richesse était la volonté de Dieu." (Amour et Miséricorde 1854)
Comment aurait-elle pu reconnaître cette volonté divine qui était aux antipodes de son désir du Carmel si elle n’était pas humble ?

L’humilité rend capable d’entendre une autre volonté que la sienne ; elle donne cette liberté de se livrer à Dieu et donne la lucidité de regarder en face diverses humiliations tout en les surmontant pour le bien d’autrui et pour procurer la Gloire de Dieu.

Dix ans après la Fondation du Béguinage, Sophie Thérèse devenue Mère Thérèse, toujours par humilité, s’interrogeait sur le Béguinage, prête à le dissoudre si c’était la volonté de Dieu :

" Ma volonté bien déterminée était donc de dissoudre ou de fondre ce qui existait pour peu que le bon Dieu en manifestât la volonté. Jamais je n’avais voulu être, cru devoir être autre chose qu’instrument et non moteur."

Elle consulte les Pères Jésuites et fait les Exercices spirituels de St Ignace au cours desquels elle voit la confirmation de son œuvre avec "pour elle obligation d’y rester, de travailler à sa formation et son extension ".

Dans le précieux carnet de 1866, nous découvrons la pensée première de notre Fondatrice dans lequel elle fait sans cesse référence à l’humilité :


" Le genre de vie de la Congrégation, en toutes choses doit avoir ces trois caractères de simplicité, d’humilité et de pauvreté." (Carnet de 1866 n°20)
Sœur Marie Clarisse

MARIE-THERESE DE SOUBIRAN ( 2ème partie)

Humble et humiliée à la suite du Christ humilié

L’humilité vécue jusqu’au bout

Rejetée par sa Congrégation à cause de l’intrigue de son Assistante , Marie-Thérèse écrit :

"Je fus rejetée sans asile, chargée de la responsabilité de tout ce qui s’effondrait, accusée par tous de tous les malheurs prêts à fondre sur Marie-Auxiliatrice ; vis à vis de tous, obligée à garder le silence et de laisser ainsi tout peser sur moi seule afin que le scandale ne fût pas plus grand...

Mère Marie-François m’accusa aux yeux de tous d’orgueil et d’ambition, d’une affreuse irrégularité qui ne pouvait, disait-elle, qu’attirer sur la Société la malédiction.

En des choses si graves, il est aisé, ce me semble de se donner tort, de penser et de croire que d’autres feront mieux que vous et de proposer le complet sacrifice de son honneur et de tout soi-même pour sauver des intérêts si sacrés. Il me vint donc la pensée qu’il serait bon d’offrir, de donner ma démission."

(Motifs de ma sortie de Marie-Auxiliatrice)

Marie-Thérèse va alors connaître six mois d’exil à l’hôpital de Clermont à titre d’hôte dans une grande pauvreté et dénuement.

Puis après bien des déceptions et humiliations, elle est admise dans la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de Charité du Refuge, le 24 décembre 1874, elle, Fondatrice de Marie-Auxiliatrice redevient postulante dans cette nouvelle Congrégation où elle passera par toutes les étapes de formation ; elle se plie à tous les exercices en toute humilité et personne ne pourra deviner son passé !

Alors commence pour elle quinze années d’enfouissement avec Le Christ ; dépouillée de tout et d’elle-même, elle peut s’ancrer dans un abandon confiant en l’Amour de Dieu. Humble avec Jésus-Christ humble, elle s’identifie à Celui qui est sa vie :

" Maintenant dans l’oubli, l’inaction, la nullité la plus complète ma vie sera employée à m’anéantir moi-même, à me laisser anéantir de bon cœur par toutes choses. Quel heureux échange, quelle tendresse de la part de notre Seigneur ! Aurais-je jamais pu croire que le bon Dieu me fit une si belle part ? Telle a été la sienne." (19 novembre 1879)

Dans la nouvelle Congrégation qui l’a accueillie, Marie-Thérèse, devenue Sœur Marie du Sacré Cœur, a noté sa Prière d’abandon et de confiance, en 1881 qui reflète toute sa profondeur de vie spirituelle ; en voici un extrait :


"Seigneur Mon Dieu, c’est vous qui avez tout fait, tout conduit, c’est votre bonté et votre toute-puissance qui ont pourvu à tout.

Oui, Seigneur, je le crois, vous ferez tout pour mon Salut et mon bien, Vous conduirez tout, Vous pourvoirez à tout et moi, j’aurai confiance, je m’abandonnerai à votre conduite, sans crainte, réflexions ni calculs.

Dans une Foi vive et confiante, pour ce qui reste à faire, Seigneur, je vous en remercie comme si cela était déjà fait





Dès l’origine, Marie-Thérèse voulait que l’humilité soit un des traits particuliers pour la Congrégation et que les Sœurs soient formées à la pratique de cette vertu "fondement de toutes les autres pour une vie religieuse."

A cette école, bien des générations de religieuses ont emprunté ce chemin d’humilité qui les a maintenues fortes et solides dans leur Foi.

Dans ce monde d’aujourd’hui où de se déploient orgueil, domination, course au pouvoir, jalousie, individualisme et égocentrisme, ce trait caractéristique de notre Congrégation, devrait être de plus en plus actuel.

On peut éventuellement penser que Marie-Thérèse emploierait d’autres mots que : humilité, petitesse, abnégation qui recouvriraient les mêmes réalités, afin de nous rappeler avec fermeté, l’opportunité impérieuse d’ouvrir nos cœurs à l’humilité qui nous met sur la route de Jésus humble et humilié, venu pour nous sauver.

Sœur Marie-Clarisse

Grands axes de notre spiritualité

« La spiritualité de St Ignace est apparue à Marie-Thérèse de Soubiran comme la plus en harmonie avec la vocation de Marie-Auxiliatrice ; c’est toujours à cette source que la vie de la Congrégation s’alimente et se renouvelle. »

Constitutions n°18

« Notre vocation est fondamentalement Eucharistique : c’est dans l’Eucharistie Célébrée, Contemplée et vécue que se renouvellent nos forces pour l’annonce de Jésus-Christ… »

Constitutions n°8

« La Vierge Marie, la première, a participé à la mission de son Fils. Elle nous invite à aider les âmes, selon la simplicité de sa réponse à l’Annonciation :

Voici la Servante du Seigneur-, »

Constitutions n°10





Source



Les Saints du 30 Juin 2018
http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/30/6/2016/30-Juin-2016.htm


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Ven 8 Juin 2018 - 10:38

Vendredi 08 Juin 2018

Fête d’Emilien (Emiliano) Tardif, Prêtre, Fondateur d’une Communauté charismatique de laïcs, Les Serviteurs du Christ Vivant (1928-1999).



Émilien Tardif est né à Saint-Zacharie, en Beauce au Québec.

Très tôt il fit un rêve dans lequel il enseignait une foule immense et guérissait des hommes au nom de Jésus.

Ordonné Prêtre en 1955 dans la Communauté des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus, il part l’année suivante en République Dominicaine où il occupe des postes de responsabilité.

En 1973, il est guéri miraculeusement d'une tuberculose aigue. Il raconte « Entre les premiers examens et la mise au point du traitement, des amis appartenant à une Communauté du Renouveau Charismatique sont venus me voir.

Ces amis, venus à mon chevet, m'ont demandé si je croyais sincèrement que Jésus pouvait, aujourd'hui encore, guérir les malades comme il l'avait fait jadis en Palestine.

Mais, lorsqu'ils m’imposèrent les mains et me dirent qu'ils allaient immédiatement prier Jésus de me guérir avec l'aide du Saint-Esprit, je fus complètement affolé, L'Esprit Saint avait heureusement eu le temps d'entrer dans la chambre… car au bout de trois jours j'étais guéri et les médecins n'y comprenaient plus rien. »

À partir de ce moment le Père Émilien Tardif commence à s’engager dans le renouveau charismatique, après avoir demandé l’autorisation à ses supérieurs.

Il parcourera le monde donnant des retraites et animant des rassemblements de prières où les guérisons ne se comptent plus.

Le Père Tardif affirmait :

«Malades, disait-il, vous avez raison de demander au Seigneur d'être guéris, il ne faut pas avoir peur de l'Amour de Jésus, de l'abondance de son Amour », mais aussi «C'est vrai, tous les malades ne sont pas guéris.

Pourquoi Jésus, en son temps, n'a-t-il pas guéri tous les malades qu'il a rencontrés sur son chemin ?

C'est là un mystère de son Amour.

Si Jésus ne guérit pas, c'est qu'il a sans doute un autre plan pour nous, plus merveilleux encore : unir notre souffrance physique à sa souffrance Rédemptrice.

Et dans ce cas, d'autres frères bénéficient des fruits de notre maladie, vécue dans la sérénité et dans la Joie. »

Ses messes de guérisons attirent des foules considérables.

Plusieurs guérisons soigneusement documentées sont attribuées à son charisme, parmi lesquelles des cas de cancer en phase terminale ou de Sida.

En 1981, le Père Tardif fonde une Communauté charismatique de laïcs, Les Serviteurs du Christ Vivant qui se répand rapidement dans le monde entier.
La maison mère de la Communauté est à Saint-Domingue, où le Père Tardif demeure depuis plusieurs années.

Cependant il consacre huit mois par année à sa mission d'évangélisation à travers le monde. Le Père Tardif a aussi reçu un puissant charisme de «connaissance» et de «discernement».

Le Père Emilien a publié trois livres.

Le premier, Jésus a fait de moi un témoin, (plus d'un million d'exemplaires) a été traduit en dix-huit langues.

Il a également publié Jésus est le Messie et Dans le feu de l'Amour.

(Sources: Revue La Vraie Vie en Dieu, No 8, Juillet 1997, et L'Informateur catholique, Juillet-Août 1996).




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Biographie

Émilien Tardif est né à Saint Zacharie, en Beauce au Québec le 06 Juin 1928.

Il a très tôt la vocation grâce aux sermons du Père Saint-Georges Groleau, Missionnaire au Japon.

En 1940, à l’âge de 12 ans, il déménage à Rapide-Danseur (Québec). Très tôt, il fait un rêve dans lequel il enseigne une foule immense et guérit des hommes au nom de Jésus. Il décide alors d’être prédicateur.

Il entre à l’école apostolique de Beauport en 1949, école de la Communauté des Missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus.

Prêtre

République Dominicaine


Le 24 Juin 1955, il est ordonné Prêtre à Rapide-Danseur. Il part le 16 septembre de l’année suivant en République dominicaine où il devient professeur au Séminaire de San José de Las Matas jusqu’en 1963.

De 1959 à 1963, il fonde et dirige une revue qui paraît toujours Amigo del Hogar (Ami du Foyer).

De 1966 à 1973, il devient le supérieur de la Congrégation en République Dominicaine et en 1971 il est l’administrateur provincial des Missionnaires du Sacré-Cœur.

Il participe à de nombreux projets qui se réalisent comme un centre vocationnel, un séminaire, des chapelles des centres de promotion humaine, de la catéchèse ainsi que le mouvement Curcillos.

Tuberculose

En 1973, Émilien Tardif tombe gravement malade d’une tuberculose aiguë, il est rapatrié en urgence au Canada afin d’y être soigné.

Il est guéri de façon miraculeuse: il raconte « Entre les premiers examens et la mise au point du traitement, des amis :

Mme Rose Catudal, son époux et leur fils, Rose; la sœur du père Émilien; son époux Paul-Rémi Paquet, appartenant à une communauté du Renouveau charismatique sont venus me voir (...).

Ces amis, venus à mon chevet, m'ont demandé si je croyais sincèrement que Jésus pouvait, aujourd'hui encore, guérir les malades comme il l'avait fait jadis en Palestine (…).

Mais, lorsqu'ils m’imposèrent les mains et me dirent qu'ils allaient immédiatement prier Jésus de me guérir avec l'aide du Saint-Esprit, je fus complètement affolé (…)

L'Esprit Saint avait heureusement eu le temps d'entrer dans la chambre… car au bout de trois jours j'étais guéri et les médecins n'y comprenaient plus rien. ».





Renouveau charismatique


À partir de ce moment le père Émilien Tardif commence à s’engager dans le Renouveau charismatique, après avoir demandé l’autorisation à ses supérieurs.

Il participe ainsi à des groupe de prières et observe les premiers miracles qui ont lieu, notamment celui d'Hélène Lacroix.

Il retourne en République Dominicaine et fonde un groupe de prière qui passe de 200 à 4000 personnes, dans lequel on prie et l’on observe des guérisons miraculeuses.

De 1974 à 1985, le Père est dans les paroisses de Nagua, de Sanchez, de Pimentel, de la Romana et de San José de Las Matas donnant des retraites charismatiques dans le pays, mais aussi dans le monde entier.

Ainsi en 1979, est organisé un rassemblement au de grande ampleur à Montréal qui réunit plus de 70 000 personnes au Stade olympique de Montréal, dont le quotidien publiera en une le lendemain « Jésus roi du stade ».

Émilien Tardif se rend aussi en France à Lourdes au pèlerinage international charismatique de Lourdes, ainsi qu’à Paray-le-Monial où il aime prier avec la Communauté de l’Emmanuel.

Ainsi des guérisons se produisant, le père Tardif affirme :

« Malades, disait-il, vous avez raison de demander au Seigneur d'être guéris; il ne faut pas avoir peur de l'Amour de Jésus, de l'abondance de son Amour », mais aussi « C'est vrai, tous les malades ne sont pas guéris.
Pourquoi Jésus, en son temps, n'a-t-il pas guéri tous les malades qu'il a rencontrés sur son chemin ?

C'est là un mystère de son Amour. Si Jésus ne guérit pas, c'est qu'il a sans doute un autre plan pour nous, plus merveilleux encore : unir notre souffrance physique à sa souffrance Rédemptrice.

Et dans ce cas, d'autres frères bénéficient des fruits de notre maladie, vécue dans la sérénité et dans la Joie. ».

Le 28 Novembre 1982, il Fonde la communauté de laïcs « les Serviteurs du Christ Vivant » et à partir de 1985 sa communauté le libère du Ministère paroissial afin de se consacrer complètement aux enseignements et à son Ministère de guérison.

Émilien Tardif a évangélisé dans plus de soixante-douze pays.

Il meurt le 8 Juin 1999, alors qu’il prêchait une retraite à Córdoba en Argentine.

Procédure de Béatification
Un procès en vue de la Béatification d'Émilien Tardif a été ouvert le 15 Juillet 2007 par le Cardinal Lopez Rodriguez.






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Vénérable Anne de Xainctonge
Fondatrice de la Compagnie de Sainte-Ursule (✝ 1621)
Sainte Calliope
(3ème s.)
Saint Cloud
32e Évêque de Metz (✝ v. 660)
Sainte Eustadiole
(7ème s.)
Saint Fortunat
Évêque de Fano en Italie (6ème s.)
Saint Godard
Évêque de Rouen (6ème s.)
Saint Guillaume
Archevêque d'York (✝ 1154)
Saint Héracle
(6ème s.)
Bienheureux István Sándor
Religieux Salésien hongrois martyr (✝ 1953)
Saint Jacques Berthieu
Jésuite martyr à Madagascar (✝ 1896)
Bienheureux John Davy
Chartreux anglais, martyrisé à Londres (✝ 1537)
Vénérable Joseph Vithayathil
Co-Fondateur de la Congrégation de la Sainte Famille en Inde (✝ 1964)
Bienheureuse Maria Droste
Sœur de la Charité du Bon Pasteur à Porto au Portugal (✝ 1899)
Bienheureuse Marie-Thérèse Chiramel Mankidiyan
Carmélite - Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille en Inde (✝ 1926)
Saint Maximin
Évêque d'Aix (1er s.)
Bienheureux Nicolas de Gesturi
Prêtre Capucin (✝ 1958)
Sainte Syre
Diocèse de Troyes (3ème s.)
Saint Théodore de Rostov
Premier Évêque de Rostov (✝ 1024)
Saint Théophane
(✝ 1588)
Saint Tiridate
(✝ 317)
Sainte Trojécie
Sainte du Rouergue (Ve siècle?) (date ?)

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Dim 10 Juin 2018 - 10:21

Dimanche 10 Juin

Fête de la Bienheureuse Diane d'Andalo, Directrice de la Communauté des Dominicaines de Sainte-Agnès à Bologne (✝ 1236).


Après une vie futile et mondaine, elle décida d'entrer, malgré sa famille, chez les dominicaines de Bologne.

Elle devint alors si proche du Christ que sa sainteté attirait à elle de nombreux chrétiens et chrétiennes avides de vie spirituelle.


Un internaute nous écrit:

'Sa rencontre avec Saint Dominique conduisit Diane, de la noble lignée d'Andalo, à entrer, malgré la violente opposition de sa famille,au monastère des Dominicaines de Bologne qu'elle avait contribué à édifier.

Son amitié avec le Bienheureux Jourdain de Saxe, premier successeur de St Dominique à la tête de l'Ordre, nous vaut une magnifique correspondance spirituelle.

Elle mourut en 1236, entourée de la vénération de ses sœurs dont elle fut la première prieure.'

- Diane dAndalo, déterminée dans sa vocation - article de La Croix.
Le martyrologe romain la fête le 10 juin.


Cliquer


À Bologne en Émilie, l’an 1236, la bienheureusse Diane d’Andalo, vierge, qui dut surmonter tous les empêchements que mettait sa famille, avant de consacrer, entre les mains même de saint Dominique, sa volonté de vivre dans le cloître, et d’entrer au monastère de Sainte-Agnès, qu’elle avait elle-même fondé.

Martyrologe romain

Source



Les Saints du 10 Juin




http://nominis.cef.fr/contenus/fetes/10/6/2016/10-Juin-2016.html


Saint Landry

Évêque de Paris (✝ 656)



Cliquer


Autres Fêtes du Jour


Saint Bogomile
Évêque de Gniezno (✝ 1182)
Bienheureux Censure
Évêque d'Auxerre (6ème s.)

Saint Ebremond
Ermite au diocèse de Séez (✝ 720)
Bienheureux Édouard Poppe
Prêtre (✝ 1924)
Bienheureux Eustache Joseph Kugler
Religieux de l'Ordre de Saint Jean de Dieu (✝ 1946)
Saint Foulques
Évêque de Reims (✝ 900)
Vénérable Giovanni Battista Quilici
Fondateur des Filles du Crucifié (✝ 1844)
Bienheureux Henri de Bolzano
Pénitent laïc (✝ 1315)
Saint Ithamar
Évêque de Rochester (✝ v. 656)
Saint Jean de Tobolsk
Métropolite (✝ 1715)
Bienheureux Jean Dominici
Frère Prêcheur, Évêque de Budapest (✝ 1413)
Bienheureux Marc-Antoine Durando
Fondateur de l'Institut des Sœurs de Jésus de Nazareth (✝ 1880)
Saint Maurin
Martyr à Cologne
Sainte Olive de Palerme


Vierge, martyre à Tunis (9ème s.)
Plusieurs Martyrs Athonites
(✝ 1823)
Bienheureux Thomas Green, Th. Scryven, Th. Reding & W. Pierson
Chartreux martyrs en Angleterre (✝ 1537)

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Lun 11 Juin 2018 - 10:12

Lundi 11 Juin 2018

Fête de Saint Barnabé, disciple et compagnon de Saint Paul, Apôtre (1er siècle).


Disciple et compagnon de Saint Paul, apôtre (1er s.)
Lévite originaire de Chypre, Barnabas, voir les Actes des Apôtres, chap 4, verset 36 et suite...Cliquer

"Joseph, que les Apôtres avaient surnommé Barnabé (ce qui veut dire : l'homme du réconfort), était un lévite originaire de Chypre. Il avait une terre, il la vendit et en apporta l'argent qu'il déposa aux pieds des Apôtres."

"Barnabé nous est connu par le livre des Actes des Apôtres. Juif originaire de Chypre, il est un Chrétien des toutes premières communautés de l’âge apostolique.

Il accepte de mettre tous ses biens à la disposition de l’Église et surtout, discernant le charisme de Paul, il a l’audace d’introduire cet ancien persécuteur de Chrétiens auprès des apôtres.

Envoyé par l’Église de Jérusalem à Antioche de Syrie il découvre que les païens accueillent avec joie la Bonne Nouvelle de Jésus.

Associant Paul à cette annonce de l’Évangile, on peut dire que Barnabé a favorisé sa vocation missionnaire.

Il participera avec lui à son premier voyage à Chypre et en Asie Mineure et témoignera avec lui à Jérusalem devant tous les responsables de l’Église des merveilles que Dieu accomplit chez les païens.

Ce témoignage sera déterminant pour que l’Église accepte d’accueillir en son sein des païens sans leur imposer les obligations du judaïsme.

L’un et l’autre devant avoir leur caractère, Barnabé se sépare de Paul après un différend au sujet d’un certain Jean-Marc, probablement le futur auteur de l’Évangile de Marc.

Barnabé retourne alors à Chypre où la Tradition le fait mourir martyr.

Bien que n’ayant pas fait partie des Douze, Barnabé, comme Paul, est honoré avec le titre d’Apôtre.

Sa vie montre que, sous l’impulsion de L’Esprit Saint, l’Église est Missionnaire et Catholique (universelle) dès ses origines." (P.Alain Eck, Eglise en Pays d'Hérault, n°83)

Voir aussi "A la rencontre de St Paul et de l’Eglise de Chypre" diocèse de Sens-Auxerre.

Autre:Dans l'article "L'Evangile de Barnabé, à propos d'un apocryphe" vous trouverez des éléments sur ce sujet.

Le 11 Juin, mémoire de Saint Barnabé, Apôtre. Cet homme de bien, rempli de L’Esprit Saint et de Foi, comptait parmi les premiers fidèles de Jérusalem.

Il annonça l’Évangile à Antioche, introduisit dans le groupe des frères Paul de Tarse à peine converti, et l’accompagna dans son premier voyage pour évangéliser l’Asie mineure.

Il intervint au Concile de Jérusalem et, de retour à Chypre, sa patrie, il y diffusa l’Évangile.


Evangile de Barnabé - cliquer -


Martyrologe romain.





Source


Cliquer

Pour un approfondissement, lire la catechese complete :
Barnabé, Silas et Apollos

Cliquer


Cliquer


Prions

Dieu qui as dit de mettre à part Saint Barnabé, cet homme plein de Foi et de L'Esprit-Saint, pour qu'il porte aux païens le message du Salut ; fais que l'Evangile du Christ, dont il fut l'apôtre courageux, soit encore annoncé fidèlement en paroles et en actes.

Amen.


Saint Barnabé aux premiers Chrétiens de Chypre :


« Tenez-vous prêts à me suivre, car le loup ne s’attaque d’abord au pasteur
que pour se jeter ensuite sur le troupeau. Soyez fermes dans la Foi. »



Autres Saints du Jour





Sainte Adélaïde
Cistercienne à la Cambre (✝ 1250)
Saint Bardon
Archevêque de Mayence (✝ 1051)
Bienheureux Étienne Bandelli
Dominicain Prédicateur en Italie (✝ 1450)
Saint Herebald
Ermite en Bretagne (8ème s.)
Bienheureuse Hildegarde Burjan
Fondatrice des Sœurs de la Caritas Socialis (✝ 1933)
Bienheureux Hugues
(✝ 1158)
Bienheureux Ignace Maloyan
Évêque de Mardine en Turquie et martyr (✝ 1915)
Bienheureux Jean d'Avellino
Frère Franciscain de Naples (✝ 1329)
Saint Jean de Saint-Facond
Religieux Augustin à Salamanque (✝ 1479)
Les Martyrs de Pékin
(✝ 1900)
Bienheureuse Maria Schininà
Fondatrice des Religieuses du Cœur de Jésus en Sicile (✝ 1910)
Sainte Marie-Rose
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame de la Consolation en Espagne (✝ 1876)
Saint Maxime
Évêque de Naples (4ème s.)
Saint Parisius
Prêtre Camaldule (✝ 1267)
Sainte Paule Frassinetti
Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de Sainte-Dorothée (✝ 1882)
Saint Rembert
Archevêque de Hambourg-Brême (✝ 888)
Bienheureuse Yolande
Princesse Hongroise, Clarisse (✝ 1299)




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mar 12 Juin 2018 - 10:21

Mardi 12 Juin 2018

Fête de Saint Gaspare Bertoni, Fondateur de la Congrégation des Saints Stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ (1777 - 1853).)



Saint Gaspare Bertoni
Fondateur de la Congrégation des Saints Stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ (✝ 1853)
Béatifié le 1er Novembre 1975 à Rome par Paul VI et Canonisé le 1er Novembre 1989 à Rome par Saint Jean-Paul II.
Biographie (en anglais) site du Vatican.Cliquer

Gaspare Bertoni (1777-1853) ordonné Prêtre le 20 Septembre 1800 fonde la Congrégation des Saints Stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ pour le Ministère paroissial, les écoles et l'éducation. Précurseur de l'Action Catholique.
(Site de l'abbaye Saint-Benoît en Suisse)Cliquer

À Vérone en Vénétie, l’an 1853, Saint Gaspard Bertoni, Prêtre, qui institua la Congrégation des Saints Stigmates de Notre Seigneur Jésus Christ, dont les membres Missionnaires seraient au service des Évêques.


Martyrologe romain.


Source




Gaspard Bertoni

Gaspard Bertoni (en italien Gaspare Bertoni) (1777-1853) a fondé la Congrégation des Saints Stigmates de Notre-Seigneur Jésus-Christ pour le Ministère paroissial, les écoles et l'éducation.


Il est considéré comme le précurseur de l'Action Catholique.


Jeunesse et vocation


Gaspard Bertoni naquit le 09 Octobre 1777 à Vérone, en Vénétie, au sein d'une famille aisée de notaires exerçant dans la République de Venise. Il avait une jeune sœur qui mourut précocement.

Il fit ses études chez les Jésuites, et suivit les cours du séminaire à l'âge de 18 ans.

Pendant les troubles dus à l'invasion française, à partir du 1er juin 1796, il se donnera entièrement aux soins des malades et des grands blessés, au sein d'une Fraternité évangélique pour les hôpitaux.

Sacerdoce


Gaspard fut ordonné prêtre le 20 Septembre 1800 et fonda immédiatement un Oratoire destiné à la formation Chrétienne des jeunes, la Cohorte Mariale qui sera supprimé en 1807 par Napoléon.

Ne pouvant agir comme il le souhaitait, il mit toute son énergie dans la direction spirituelle de la communauté fondée par Sainte Madeleine de Canossa.

Là, il rencontra Léopoldine Naudet, qu'il aida à fonder les Sœurs de la Sainte Famille, ainsi que Téodora Campostrini 1 pour sa Fondation des Sœurs Minimes de Notre-Dame des Douleurs.

Il recevait fréquemment des aspirants au Sacerdoce auxquels il donnait une formation spirituelle solide.

C'est ainsi que l'Évêque lui confia la direction des séminaristes.

Gaspard y enseigna l'attachement profond et inconditionnel au Pape (lequel était prisonnier de Napoléon à cette époque) première pierre de l'Église.

Le séminaire, qui traversait une crise profonde, fut ainsi redressé, à la lumière de l'Évangile et des réformes de son directeur.

Fin de vie


Atteint de la fièvre miliaire 2, il en reste malade pendant tout le restant de sa vie.

Toutefois, même du fond de son lit, il aidait tous les Fondateurs d'œuvres charitables, comme le Bienheureux Charles Steeb.

Au lendemain de l'abdication de Napoléon, en 1814, Gaspard, désireux de lancer des missions populaires, fonda à son tour une Congrégation, le 14 Novembre 1816 : les Stigmatins 3, destinée à promouvoir la dévotion à la Passion du Christ.

En Décembre 1817, le Pape Pie VII le nomma Missionnaire Apostolique, malgré l'opposition du gouvernement autrichien, ce qui ne l'empêcha pas de prêcher et d'assurer la catéchèse d'un nombre grandissant de fidèles.

Sa santé déclinait de jour en jour, il subit de très nombreuses interventions, et souffrit énormément en plein accord avec son engagement.

Le 12 juin 1853, il répondait à l'infirmier qui s'occupait de lui et lui demandait ce dont il avait besoin :

« J'ai besoin de souffrir », avant de s'éteindre.

Béatification - Canonisation


Gaspard Bertoni a été Béatifié le 1er Novembre 1975 par le Pape Paul VI,
et Canonisé le 1er Novembre 1989 par le Pape Saint Jean-Paul II.
Sa Fête a été fixée au 12 Juin.


Source



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Autres Saints du Jour

Saint Arsène de Konev
Fondateur d'un monastère dans l'ile de Konev (✝ 1447)
Saint Basilide
martyr à Lorium (date ?)
Saint Bassien et Saint Jonas
(✝ 1561)
Saint Christian
évêque (✝ 1138)
Saint Chrodobalde
Prévôt de l'abbaye de Marchiennes (7ème s.)
Saint Eskill
Evêque et martyr en Suède (✝ 1069)
Saint Etienne de Komel
(✝ 1542)
Bienheureuse Floride
abbesse clarisse en Italie (✝ 1767)
Saints Galène et Valère
(2ème s.)
Saint Gaspare Bertoni
Fondateur de la Congrégation des saints stigmates de Notre Seigneur Jésus-Christ (✝ 1853)
Saint Gerbaud
Évêque de Chalon-sur-Saône (✝ 885)
Bienheureuse Hildegarde Burjan
fondatrice des Sœurs de la Caritas Socialis (✝ 1933)
Bienheureux Laurent-Marie Salvi
prêtre de la Congrégation de la Passion (✝ 1856)
Saint Léon III
Pape (96 ème) de 795 à 816 (✝ 816)
Bienheureuse Maria Candida dell'Eucaristia
Carmélite italienne (✝ 1949)
Bienheureuse Mercédès Marie de Jésus Molina
Fondatrice de la Congrégation de Santa Mariana de Jésus en Equateur (✝ 1883)
Vénérable Nicola D'Onofrio
religieux camillien (✝ 1964)
Saint Odolf
évangélisateur de la Frise (✝ 840)
Saint Olympius
Evêque d'Enos (✝ v. 343)
Saint Onuphre
Anachorète en Egypte (✝ 400)
Saint Pierre
ermite (9ème s.)
Bienheureux Placide
abbé dans les Abruzzes (✝ 1248)
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par M1234 le Mer 13 Juin 2018 - 8:16

Mercredi 13 Juin 2018

Fête de Saint Antoine de Padoue, Religieux de Saint-François, Docteur de l’Église (1195-1231).


Frère mineur, docteur de l'Église (✝ 1231)





Saint Antoine, sculpture de Martin Dama reproduction interdite!

Né à Lisbonne, ce contemporain de saint François d'AssiseCliquer s'appelait en réalité Fernando.

De famille noble aux traditions militaires, il entra tout jeune chez les Chanoines Réguliers de Saint Augustin à Coïmbra où il fut ordonné prêtre.

En 1220, quand les restes des premiers martyrs franciscains furent ramenés du Maroc au Portugal, il entra chez les Frères Mineurs et prit le prénom d'Antoine. Il désirait lui aussi aller au Maroc afin d'y mourir martyr.

Tombé malade pendant le voyage, il dut rentrer en Europe.

En 1221, il est à Assise au chapitre de l'Ordre et ses frères découvrent alors ses talents de prédicateur et de théologien.

Ayant remplacé 'au pied levé' un prédicateur empêché, il étonne ses frères qui, désormais, l'envoient prêcher plutôt que de balayer.

Avec la permission de saint François, il enseigne à Bologne, Toulouse, Montpellier et Limoges.

A Brive-la-Gaillarde, on conserve même le souvenir des grottes où il se retira quelque temps dans la prière solitaire.

C'est aussi dans cette ville qu'il retrouva miraculeusement un manuscrit dérobé, y gagnant du même coup sa spécialité posthume pour lui faire retrouver les objets perdus. En 1229, il est élu provincial de l'Italie du Nord.

La fin de sa vie est dominée par la prédication où il excelle. Il se trouve à Padoue pour prêcher le Carême en 1231.

C'est là qu'il meurt d'épuisement à 36 ans, dans cette ville qui le vénère et qui lui donne son deuxième nom, saint Antoine de Padoue.

Il est "Docteur de l'Église", mais la piété populaire préfère en lui l'intercesseur efficace.


Il a été nommé saint patron du Portugal en 1934 par le pape Pie XI.


Site officiel de saint Antoine de Padoue. Cliquer

- vidéo KTO:

Père Valentin Strappazzon et frère Bernard Cerles, auteurs d'ouvrages sur le saint de Padoue (webTV de la CEF)






- Les Franciscains s’installent aussi à Limoges... très modestement.

Saint Antoine de Padoue vient et réside quelque temps à Limoges. Il prêche en Limousin et va fonder le couvent des frères mineurs à Brive. (Les ordres mendiants et militaires - diocèse de Limoges)


- Antoine dit de Padoue (1195-1231) Natif du Portugal, il fut un très grand prédicateur franciscain, canonisé dès 1232 mais déclaré docteur de l'Église seulement en 1946.

Son culte, qui se développe largement à partir du XVIe siècle, se répand plus tardivement dans le Poitou, à la fin du XIXe, sous l'impulsion notamment des prédicateurs capucins: la célébration solennelle à Saint-Porchaire de Poitiers, en 1893, en est une date clé.

Il est généralement représenté tenant un livre sur lequel repose l'Enfant Jésus.

Vêtu de la bure, les reins ceints d'une corde - de là le nom des Cordeliers autrefois donné aux franciscains - il est couvert du manteau brun à capuchon. (diocèse de Poitiers)

- La catéchèse de l'audience générale du 10 février 2010 a été consacrée à "l'un des saints les plus populaires de l'Église catholique", canonisé en 1232 par Grégoire IX. Cliquer

Saint Antoine "a fortement contribué au développement de la spiritualité franciscaine grâce à sa grande intelligence, à son sens de l'équilibre, à son zèle apostolique et à sa ferveur mystique...

Il fut l'un des premiers grands théologiens des Frères Mineurs pour ne pas dire le premier".

Saint Antoine a composé un cycle de sermons pour le dimanche, un autre consacré aux saints, proposant ainsi un parcours spirituel tellement riche que Pie XII le proclama en 1946 Docteur de l'Église, en lui attribuant le titre de Docteur évangélique car ses semons reprenaient toute la fraîcheur et la beauté de l'Évangile".

Dit de Padoue ou de Lisbonne, Antoine définit la prière "comme une relation d'amitié où l'homme dialogue avec le Seigneur", l'articulant en quatre dispositions indispensables: ouvrir avec confiance son cœur à Dieu, lui parler avec affection, lui confier nos attentes, le louer et le remercier.

Cet enseignement résume la théologie franciscaine, "la centralité de l'amour divin qui s'ouvre à la sphère affective et à la volonté cordiale, qui est aussi source d'un connaissance spirituelle qui dépasse toutes les connaissances".

Le Docteur évangélique, a ajouté Benoît XVI, connaissait bien les défauts de la nature humaine, et "la tendance à tomber dans le péché.

Il exhortait sans cesse à combattre l'inclination à l'avidité, à l'orgueil et à l'impureté...

Au début du XIII siècle, dans un contexte de renaissance des villes et du commerce, le nombre des personnes insensibles aux pauvres s'accroissait.

Ainsi invitait-il les fidèles à rechercher l'amitié des pauvres et la véritable richesse, celle du cœur".

Cet enseignement "est tout aussi valable aujourd'hui, face à la crise économique, aux inégalités qui appauvrissent tant de personnes et accroissent la pauvreté.

Puis le Pape a souligné un autre des aspects saillants de la théologie franciscaine, le christocentrisme, qui "invite à réfléchir aux mystères de l'humanité du Seigneur, principalement la Nativité et la Crucifixion.

"La vue du Crucifié inspirait à Antoine une immense gratitude envers Dieu, mais aussi de l'estime pour la dignité de la personne humaine, grâce à laquelle croyant comme incroyant peut trouver un sens enrichissant à sa vie".

Le Saint-Père a rappelé "l'importance du crucifix pour notre culture et pour l'humanisme découlant de la foi chrétienne...

C'est parce que Dieu nous considère importants que nous devons être dignes des souffrances du Christ".

Le Pape a conclu en sollicitant l'intercession de saint Antoine en faveur de l'Église, et en particulier des prédicateurs.

"Suivant son exemple, puissent-ils unir ensemble une saine doctrine, une piété sincère et rigueur de discours.

En cette Année sacerdotale, prions afin que prêtres et diacres accomplissent leur ministère avec conscience, annonçant en l'actualisation la Parole de Dieu auprès des fidèles, surtout dans les homélies liturgiques". (source: VIS 100210 540)


Mémoire de saint Antoine, prêtre et docteur de l’Église. Né à Lisbonne, il était chanoine régulier lorsqu’il entra dans l’Ordre des Mineurs, récemment fondé.

Il pensait aller chez les peuples d’Afrique pour propager la foi, mais c’est en Italie et dans le midi de la France qu’il exerça avec beaucoup de fruits le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre à la vraie doctrine. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, sur l’ordre de saint François, enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231.

Martyrologe romain

'Le buis qui ne monte pas en hauteur, ne porte pas de fruits comestibles. Mais il reste toujours vert et ressemble ainsi aux chrétiens qui gardent la foi comme perpétuelle verdure. En effet le mot vert s’applique à celui qui garde sa vertu.'

Sermon de saint Antoine


Saint Antoine est célèbre par l'apparition de l'Enfant Jésus, qui vint un jour se mettre entre ses bras.

Source


Cliquer

Saint Antoine de Padoue et la mule

Un jour, Saint Antoine de Padoue (1195-1231) fait un sermon sur l'Eucharistie.

Il se trouvait à Bourges, en 1225, prêchant contre les hérésies des Albigeois. Le débat portait donc sur la Présence Réelle de Jésus dans l'Hostie Consacrée.

Un Juif nommé Zacharie le Gaillard l'interrompt en s'écriant :

-"Je n'y crois pas ! Je voudrais voir !"

Saint Antoine de Padoue le regarde alors calmement et lui demande la chose suivante :

-"Si ta mule se prosterne devant l'Eucharistie, croiras-tu ?"

Zacharie lui répond :

-"Pour sûr !"

Avec malice, il ajoute même ceci :


-"Pendant deux jours, je ne donnerai rien à manger à ma mule. Le troisième, je l'amènerai ici sur le champ de foire.

On mettra d'un côté de l'avoine fraîche, et de l'autre tu lui présenteras l'Hostie. Si elle refuse son avoine et s'agenouille devant l'Hostie, je croirai.”

Saint Antoine lui répond alors :

-"Marché conclu. Toutefois, que l'on sache ceci : si la mule ne s'agenouille pas, ce sera à cause de mes péchés".

Ce défit surprenant fait très vite le tour de la ville, et dès lors qu'ils sont mis au courant, les gens attendent avec beaucoup d'impatience de voir ce qui va se passer.

Le jour en question, tous les magasins de la ville sont fermés et les rues sont désertes.

Tout le monde s'est donné rendez-vous au champ de foire. Zacharie apparaît alors, tirant sa mule qui a jeûné.

Un valet prépare l'avoine et, tout à coup, une procession venue de l'église s'avance vers Zacharie.

Saint Antoine marche à l'arrière en portant le Saint-Sacrement. Saint Antoine sortit de l'église avec la Sainte Eucharistie et s'exclama :

« Au moins et par la vertu de ton Créateur, que, malgré mon indignité, je tiens réellement présent ici dans mes mains, je t'ordonne de venir sans tarder t'incliner humblement devant Lui».

En même temps, on présenta l'avoine à l'animal affamé.

Mais l'animal, devant la foule rassemblée pour l'occasion allait-il s’incliner devant l'Hostie, pliant les jarrets comme agenouillé?

Lorsque le célèbre Saint arrive à la hauteur de Zacharie, ce dernier place sa mule exactement entre l'avoine et l'Hostie, et la lâche.

On n'entend pas une mouche voler. Tous les regards sont braqués sur l'animal. Que va-t-il se passer ? Que va faire la mule?

Et bien figurez-vous que la bête n'hésite pas. Sans même regarder l'avoine, elle s'avance vers l'Hostie, s'arrête à distance respectueuse, s'agenouille devant l'ostensoir et s'immobilise dans une sorte d'adoration, ses grands yeux noirs fixés sur l'Hostie !


Zacharie tombe alors à genoux auprès d'elle et se frappe à grands coups sa poitrine tandis que la foule, avec une très grande ferveur, entonne le Magnificat.

Signalons qu'à l'église Saint Pierre le Guillard (à Bourges), on peut voir un bloc de pierre et un tableau du XIVème siècle qui conservent l'image d'une mule agenouillée.

Située place Clamecy, cette église fut consacrée en 1230 (très peu de temps après le miracle) par l'Archevêque Simon de Seuly.

Une légende du 16ème siècle rapporte que cette église  fut bâtie aux frais du juif Zacharie Guillard dont la mule s’était agenouillée devant Saint Antoine.

Outre une conversion, ce Zacharie fut donc particulièrement reconnaissant. Bien entendu, la Foi compte beaucoup, dans ce domaine, et on ne peut forcer personne à croire.

Toutefois, on peut remarquer que si une simple mule s’est s’inclinée devant la présence de Dieu dans le Saint-Sacrement, alors tout homme devrait pouvoir en faire autant !

Jean Marc Lopez.






Extrait Biographique et Prières

Chapelle Saint Antoine de Padoue

Cliquer

Film - Cliquer -

Autres Saints du Jour





Saint Achillas
Patriarche d'Alexandrie (✝ 312)
Saints Andronic de Moscou et Sabas
(✝ 1478)
Sainte Aquiline
(✝ 293)
Saints Augustin Phan Viet Huy et Nicolas Bui Viet Thé
Martyrs du Vietnam (✝ 1839)
Saint Aventin
Martyr (✝ v. 732)
Saint Céthée ou Pérégrin
Évêque et martyr (✝ v. 600)
Saint Euloge d'Alexandrie
Patriarche d'Alexandrie (✝ 607)
Saint Fandila
Martyr à Cordoue (✝ 853)
Sainte Félicula
Martyre à Rome (✝ v. 90)
Saint Gérard de Clairvaux
Cistercien, Frère ainé de Saint Bernard (✝ 1138)
Bienheureuse Marie-Anne Biernacka
Martyre en Pologne (✝ 1943)
Saint Psalmode
Anachorète dans le Limousin (7ème s.)
Saint Rambert
(Ragnobert), laïc en Bugey, martyr (✝ 680)
Saint Triphylle
Évêque à Leucosie dans l’île de Chypre (✝ v. 370)



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