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✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Sam 14 Avr 2018 - 7:37

Samedi 14 Avril 2018

Fête de Sainte Lidwine de Schiedam, Laïque et Mystique (1380-1433).


Lydwine ou Ludwine, Mystique hollandaise.

Originaire de Schiedam en Hollande, elle naquit dans une famille modeste. Jusqu'à quinze ans, elle fut bien portante.

En patinant sur la glace, elle se blessa et dut s'aliter. A partir de ce jour, elle dut rester couchée et les abcès, les névralgies, la gangrène furent désormais son lot.

Elle connut cette vie de souffrance durant 30 ans.

En contrepartie, Dieu lui accordait ses faveurs Célestes, extases et ravissements.

Tant était grand le Bonheur qui en découlait pour elle, qu'elle se tenait pour être une femme vraiment heureuse.

Fêtée le 14 Avril au martyrologe romain:

Sainte Lidwine, vierge, qui supporta avec patience pendant presque toute sa vie les infirmités corporelles pour la conversion des pécheurs et la libération des âmes.


Les reliques de Sainte Ludwine sont conservées au Carmel Saints Joseph et Anne, rue de Lausanne 22 - 1060 Bruxelles.

Le relevé des reliques à la Cathédrale n'est pas terminé mais le principal des reliques de Sainte Ludwine se trouve au Carmel.
(Source: Secrétariat de la Cathédrale des Saints Michel et Gudule, Bruxelles).

Des internautes nous signalent:


- "Il existe une biographie écrite par Joris-Karl Huysmans 'Sainte Lydwine de Schiedam', éditions A Rebours rééditée en Novembre 2002Cliquer






Ste Lydwine est née en Hollande en 1380; elle vécut 37 ans de souffrances."

- "La Fête locale de cette Sainte hollandaise Lidwina de Schiedam aux Pays-Bas est le 14 Juin, et j'ai cru comprendre que la majeure partie de ses reliques sont rendues à son lieu natal Schiedam!"

- Le prénom original est Liduina, toutes les reliques sont bien dans la Basilique St. Liduina de Schiedam

- Sainte Liduina van Schiedam est aussi la patronne des maladies rares.

Martyrologe romain.

Source


Issus d'ancêtres nobles, mais tombés dans la pauvreté, les parents de Lidwine n'avaient pas pour cela hésité à élever neuf enfants, huit garçons et une fille.

Celle-ci, venue au monde, à Schiedam (Pays Bas), le 18 Mars 1380, était une enfant gracieuse et forte, d'une avenante beauté.

Quand, à quinze ans, ses charmes et ses qualités lui attirèrent de nombreuses demandes de mariage, elle dit à ses parents :

« Je demanderais plutôt à Dieu de me rendre laide pour repousser les regards des hommes. »

Dieu la prit au mot. À la suite d'une chute où elle eut une côte brisée, on la transporta sur son lit ; elle ne le quitta plus jusqu'à sa mort.

Malgré tous les soins prodigués, le mal ne fit qu'empirer.

Un abcès se forma qui ne lui permettait plus de rester ni couchée, ni assise, ni levée ; perdant l'usage de ses jambes, elle se traînait sur les genoux, sur les coudes, se cramponnant aux meubles.


Ses pleurs, ses cris, ses gémissements effrayaient et éloignaient tout le monde, sauf ses admirables parents, qui ne cessèrent de la soigner avec Amour.

Peu à peu il lui devint même impossible de ramper ainsi. Trois plaies profondes s'ouvrirent dans son pauvre corps, dont l'une se remplit de vers, qui y grouillaient en telle quantité qu'on en retirait jusqu'à deux cents en vingt-quatre heures.

Comme on soulageait les ulcères, une tumeur lui vint à l'épaule, à laquelle s'ajouta bientôt le « mal des ardents » qui dévora ses chairs jusqu'aux os.

À cette nomenclature incomplète de ses maux, il faut ajouter la torture des remèdes inventés par l'ignorante bonne volonté des médecins, qui ne réussirent guère qu'à remplacer une maladie par une autre.

Ainsi Lidwine était couchée sur le dos, impuissante à se remuer, n'ayant que l'usage de la tête et du bras gauche, torturée sans cesse, perdant son sang, dévorée des vers, et pourtant vivant et gardant assez de forces pour ne pas mourir.

Et au milieu de tout cela elle était heureuse, et se disait prête à souffrir ainsi pendant de longues années.

À partir de 1414, jusqu'à sa mort, c'est-à-dire pendant dix-neuf ans, elle ne se nourrit que de la Sainte Eucharistie.

Jusqu'à la fin, ses maux s'aggravèrent ; mais ses plaies, ses vomissements n'exhalaient plus que des odeurs suaves et parfumées.

Aussi on venait plus volontiers la voir, entretenir et écouter ses pieuses exhortations.

Rien de plus ardent que sa Charité, toujours au service des malheureux qu'elle secourait malgré son indigente pauvreté, et des affligés qui trouvaient auprès d'elle consolation.

Ce fut le Mardi de Pâques 1433 que Lidwine acheva la montée de son Calvaire, qui avait duré trente-sept ans.

Aussitôt son pauvre corps exténué, défiguré, reprit ses couleurs, son embonpoint et sa beauté ; il exhalait un parfum plus suave que jamais.

J.M. Planchet, Vies des Saints, édition 1946, p. 152-153

Source


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Dim 15 Avr 2018 - 9:31

Dimanche 15 Avril 2018

Fête de Saint Ortaire, Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.).


Saint Ortaire


Abbé de l'Abbaye de Landelle (6ème s.)


Abbé de l'Abbaye de Landelle, dans le diocèse de Bayeux et Lisieux,Cliquer il évangélisa la région et chanta la Gloire de Dieu au point qu'on le célèbre encore dans les litanies locales.

Il fut, de son vivant, l’objet d’une véritable ferveur populaire grâce, en particulier, au retentissement que connurent ses miracles.


Les malades affluèrent et les guérisons furent nombreuses. Vers l’an mille, une chapelle fut édifiée dans le hameau.
(Source: prieuré Saint Ortaire - diocèse de Séez)Cliquer

Près de Bagnoles de l’Orne (61), cité thermale et touristique, en forêt d’Andaines, un havre de paix et de recueillement s’offre à vous..

Au prieuré St Ortaire, tenu par les Servites de Marie, on vient prier St Ortaire pour les douleurs des articulations, St Pérégrin pour les cancersCliquer, Ste Radegonde, Cliquermais aussi la Vierge Marie et Jésus Christ ... Suivez le guide... Prieuré St Ortaire - Bagnoles de l’Orne - VideoIci - diocèse de Séez.

Au 15 Avril au martyrologe romain

À Landelle, près de Vire au diocèse de Bayeux, au VIe siècle, Saint Ortaire, Abbé, adonné aux austérités et à la Prière, et assidu à soigner les malades et soulager les pauvres.


Martyrologe romain.




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Lun 16 Avr 2018 - 7:19

Lundi 16 Avril 2018

Fête de Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783).


Saint Benoît-Joseph Labre
Pèlerin, mendiant (✝ 1783)

Confesseur de la foi.Cliquer

Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France.

Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères.

Mais il rêve d'être Moine pour ne vivre que de Dieu.

A 19 ans, il se présente dans plusieurs Monastères de Chartreux.

L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune.

Admis à la Chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile.

A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny: il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec.

La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit:

"Dieu vous veut ailleurs."

Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer.

Son Monastère sera la route, son seul compagnon de Prière sera Dieu seul.

En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un Sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en Oraison et toujours patient.

Les Prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie Mystique et son Humilité.

Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en Prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne.

Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu.

Le Mercredi-Saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église.

Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant:

"Le Saint est mort!"

Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent.

Il est le saint patron des sans-domiciles fixe, des pauvres et des exclus.


Béatifié par Pie IX en 1860, il est Canonisé par Léon XIII le 8 Décembre 1883.

Voir aussi sur le site internet du diocèse d'Arras:Cliquer

"Les Couvents l'avaient refusé, mais la route l'accueillit et le mena loin!"

Benoît-Joseph Labre, est né à Amettes. Après des essais de vie religieuse, il se fit Ermite Pèlerin et vécut dans la pauvreté et l'humilité.

Il parcourut ainsi la France, l'Italie, l'Espagne, avant de se fixer à Rome où il passait la majeure partie de son temps en Prière dans les églises.

Il mourut âgé de 35 ans, le 16 Avril 1783, à Rome, près de l'église Sainte Marie aux Monts.

ll est le patron des personnes déplacées et des gens inadaptés.

Une neuvaine a lieu à Amettes, chaque année, la dernière semaine d'Août.

- Le duché devenu indépendant et souverain exigeait un Sanctuaire national. Toute l'Europe se rencontrait à Saint Nicolas.

L'afflux des pèlerins et des marchands justifiait une 'grande église' qui sera le témoignage de René II ...

Saint François XavierCliquer viendra y prier ainsi que Madame Acarie (Bienheureuse Marie de L'Incarnation),Cliquer Saint Pierre Fourier,Cliquer Mère Alix LeclercCliquer et Saint Benoît Labre... (Basilique Saint Nicolas de Port - 54210)Cliquer

(*) l'association Saint Benoît Labre nous signale qu'il "n'est jamais allé en Pologne.Cliquer

Le pays le plus au nord qu'il aurait visité est la Hollande, mais nous n'avons pas de preuve fiable."

À Rome, en 1783, Saint Benoît-Joseph Labre. Né à Ameth au diocèse de Boulogne, attiré dès son enfance par le désir d’une vie austère, mais malheureux dans ses essais de vie monastique, il entreprit des pèlerinages pénibles aux Sanctuaires les plus réputés, vêtu seulement d’un habit grossier et en loques, se nourrissant de ce qu’il mendiait et donnant partout des exemples de piété et de pénitence.

Il fit de Rome la dernière étape de son parcours et mourut, un Mercredi-Saint, près de l’église Sainte-Marie des Monts, où il priait assidûment.
Martyrologe romain.



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Pour un approfondissement biographique
Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Isabelle-Marie le Lun 16 Avr 2018 - 7:58

@Marie du 65 a écrit:
Lundi 16 Avril 2018

Fête de Saint Benoît-Joseph Labre, Pèlerin, mendiant (1748-1783).


Saint Benoît-Joseph Labre
Pèlerin, mendiant (✝ 1783)

Confesseur de la foi.Cliquer

Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France.

Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères.

Mais il rêve d'être Moine pour ne vivre que de Dieu.

A 19 ans, il se présente dans plusieurs Monastères de Chartreux.

L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune.

Admis à la Chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile.

A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny: il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec.

La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit:

"Dieu vous veut ailleurs."

Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer.

Son Monastère sera la route, son seul compagnon de Prière sera Dieu seul.

En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un Sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en Oraison et toujours patient.

Les Prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie Mystique et son Humilité.

Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en Prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne.

Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu.

Le Mercredi-Saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église.

Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant:

"Le Saint est mort!"

Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent.

Il est le saint patron des sans-domiciles fixe, des pauvres et des exclus.


Béatifié par Pie IX en 1860, il est Canonisé par Léon XIII le 8 Décembre 1883.

Voir aussi sur le site internet du diocèse d'Arras:Cliquer

"Les Couvents l'avaient refusé, mais la route l'accueillit et le mena loin!"

Benoît-Joseph Labre, est né à Amettes. Après des essais de vie religieuse, il se fit Ermite Pèlerin et vécut dans la pauvreté et l'humilité.

Il parcourut ainsi la France, l'Italie, l'Espagne, avant de se fixer à Rome où il passait la majeure partie de son temps en Prière dans les églises.

Il mourut âgé de 35 ans, le 16 Avril 1783, à Rome, près de l'église Sainte Marie aux Monts.

ll est le patron des personnes déplacées et des gens inadaptés.

Une neuvaine a lieu à Amettes, chaque année, la dernière semaine d'Août.

- Le duché devenu indépendant et souverain exigeait un Sanctuaire national. Toute l'Europe se rencontrait à Saint Nicolas.

L'afflux des pèlerins et des marchands justifiait une 'grande église' qui sera le témoignage de René II ...

Saint François XavierCliquer viendra y prier ainsi que Madame Acarie (Bienheureuse Marie de L'Incarnation),Cliquer Saint Pierre Fourier,Cliquer Mère Alix LeclercCliquer et Saint Benoît Labre... (Basilique Saint Nicolas de Port - 54210)Cliquer

(*) l'association Saint Benoît Labre nous signale qu'il "n'est jamais allé en Pologne.Cliquer

Le pays le plus au nord qu'il aurait visité est la Hollande, mais nous n'avons pas de preuve fiable."

À Rome, en 1783, Saint Benoît-Joseph Labre. Né à Ameth au diocèse de Boulogne, attiré dès son enfance par le désir d’une vie austère, mais malheureux dans ses essais de vie monastique, il entreprit des pèlerinages pénibles aux Sanctuaires les plus réputés, vêtu seulement d’un habit grossier et en loques, se nourrissant de ce qu’il mendiait et donnant partout des exemples de piété et de pénitence.

Il fit de Rome la dernière étape de son parcours et mourut, un Mercredi-Saint, près de l’église Sainte-Marie des Monts, où il priait assidûment.
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Un saint très aimé, son souvenir chez les gens du Nord est resté vivace. Il a vécu dans un dénuement radical, tout lui a été enlevé, même son désir d'être moine et prêtre n'a pu être exaucé.

Un marcheur aussi, toujours sur les routes, même s'il avait une prédilection pour Rome.

Chaque année, début septembre il y a une grande neuvaine à Amettes, son lieu de naissance.

Voici le site des "Amis de saint Benoît-Joseph Labre" :

http://amis-benoit-labre.net/index.php

Saint Benoît- Joseph, priez pour nous !



Poésie de Verlaine sur Saint Benoit-Joseph Labre

Recueil : Amour (1888).
Jour de la canonisation

Comme l'Église est bonne en ce siècle de haine,
D'orgueil et d'avarice et de tous les péchés,
D'exalter aujourd'hui le caché des cachés,
Le doux entre les doux à l'ignorance humaine

Et le mortifié sans pair que la Foi mène,
Saignant de pénitence et blanc d'extase, chez
Les peuples et les saints, qui, tous sens détachés,
Fit de la Pauvreté son épouse et sa reine,

Comme un autre Alexis, comme un autre François,
Et fut le Pauvre affreux, angélique, à la fois
Pratiquant la douceur, l'horreur de l'Évangile !

Et pour ainsi montrer au monde qu'il a tort
Et que les pieds crus d'or et d'argent sont d'argile,
Comme l'Église est tendre et que Jésus est fort !

Paul Verlaine.
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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mar 17 Avr 2018 - 7:34

Mardi 17 Avril 2018

Fête de Sainte Kateri Tekakwitha, Indienne du continent nord-américain. 1ère Sainte amérindienne (1656-1680).



Kateri est la première sainte indienne du continent nord-américain.

Elle est née d'une mère algonquine chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amérique du Nord) en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York), où les saints Isaac Jogues, René Goupil et Jean de la Lande avaient versé leur sang pour la foi.

Fille de chef, elle refusa d'être mariée et convertit celui qu'elle devait épouser.

La bienheureuse Kateri Tekakwitha, le lys des iroquois


Après bien des péripéties, elle trouve refuge à la mission jésuite Saint-François-XavierCliquer sur le Saint-Laurent.

Là elle mènera une vie de prière et de travail exemplaire. Elle y mourra en 1680.

En savoir plus sur le site des jésuites Cliquer

Tekakwitha. Née en 1656 à Ossernenon (USA), elle était fille d'un chef mohawh et d'une algonquine catholique, baptisée et éduquée par des missionnaires français.

La variole la priva à quatre ans de sa famille, et elle-même resta défigurée et handicapée des suites de l'infection.

Adoptée par un parent chef d'une tribu voisine, elle affermit sa foi et fut baptisée par un missionnaire à l'âge de vingt ans.

Marginalisée et menacée par sa famille, qui ne comprenait pas sa conversion, elle échappa à leur persécution et fonda à Kahnawake une communauté d'indiens chrétiens, vivant dans la prière, la pénitence et le soin des malades.

Elle mourut en 1680, invoquant Jésus, après avoir fait vœu de chasteté l'année précédente.

La tradition affirme que ses cicatrices disparurent pour faire place à un beau visage, et qu'à son enterrement de nombreux malades furent guéris.
Son procès en canonisation fut ouvert en 1884, Pie XII la proclama vénérable en 1943 et Jean-Paul II bienheureuse en 1980 (fête le 14 juillet).

Elle occupe une place particulière dans la dévotion des amérindiens catholiques du Canada et des Etats-Unis. (VIS 20111220)

Kateri Tekakwitha (1656-1680), laïque, béatifiée le 22 juin 1980: Le Lys des Agniers. (diocèse d'Edmundston)

21 octobre 2012 - canonisation à Rome de Jacques Berthieu,Lire Pedro Calungsod,Lire Giovanni Battista Piamarta,Lire Maria Carmen Sallés y Barangueras,Lire Marianne Cope,Lire Kateri Tekakwitha, Anna Schäffer - Lire

Livret de la célébration avec biographies en plusieurs langues.Cliquer


Un internaute canadien nous signale:

"Elle est décédée le 17 avril 1680, et sa fête dans le calendrier des saints et bienheureux du Canada est fixée au 17 avril."

À Sault dans le Québec, en 1680, la bienheureuse Catherine Tekakwitha, vierge.

Née dans une tribu indienne, baptisée le jour de Pâques, elle offrit à Dieu la virginité qu’elle s’était appliquée à conserver avant d’être chrétienne, même si elle fut en butte à des menaces et à de multiples vexations.

Martyrologe romain







Qui est-ce qui m'apprendra ce qu'il y a de plus agréable à Dieu afin que je le fasse?"


Source




Cliquer



La Bienheureuse Kateri Tekakwitha

Son biographe, le Père Chauchetière, dira que la devise de toute sa vie était:

"Qui est-ce qui m'apprendra
ce qu'il y a de plus agréable à Dieu
afin que je le fasse?"


Kateri Tekakwitha est née en 1656 à Ossernenon (Auriesville, New York) d'une mère algonquine Chrétienne et d'un père agnier (Les Algonquins, les Agniers - ou Iroquois - et les Hurons étaient des tribus des Indiens d'Amériques du Nord).

En 1660, une épidémie de petite vérole lui enlève ses père, mère et petit frère. La petite échappe à la mort, mais la maladie lui laisse la vue affaiblie et le visage grêlé. Avec les autres survivants, elle s'installe un peu à l'ouest de son village natal et plus tard sur la rive nord de la Mohawk.

Dès l'âge où les jeunes Indiennes pensent aux fiançailles, son oncle, un des chefs du village ainsi que ses tantes lui cherchent un mari convenable.

Consternation des siens : elle ne veut épouser aucun des prétendants. Ses parents usent de ruse et de force pour la fléchir, rien n'y fait.

Son seul désir: recevoir le Baptême.

En 1675, Jacques de Lamberville, Jésuite, avait prit la direction de la Mission Saint-Pierre, de Gandaouagué.

La jeune fille lui confie le secret de son cœur – devenir Chrétienne ! Cependant le P. de Lamberville, tout en admirant sa simplicité et sa Foi, l'oblige de suivre la voie ordinaire des catéchumènes.

Six mois plus tard, le Dimanche de Pâques 1676, le missionnaire la Baptise.
Elle a vingt ans.

Ce fut un grand jour au village. La petite chapelle regorge de monde. Douce et charitable, Kateri s'était gagné l'affection de tous.
Jusqu'alors, on l'appelait Tekakwitha. Au Baptême elle reçoit le nom de Catherine, en iroquois Kateri.

Au cours de l'automne 1677, pour éviter la persécution, elle s'évade de son canton agnier pour aller vivre à la Mission Saint-François-Xavier, sur le Saint-Laurent.

Le P. de Lamberville lui confia une lettre pour le P. Jacques Frémin, supérieur:

C'est un trésor que nous vous donnons, écrivit-il,
comme vous le connaîtrez bientôt.
Gardez-le donc bien...


Le P. Frémin se rend vite compte qu'elle est bel et bien un trésor. Sa douceur inaltérable, son humilité sans fanfreluches, sa bonté foncière, sa bonne humeur et même un certain humour gagnent rapidement le cœur de toute la population.

Chaque matin à quatre heures et ensuite à sept heures, elle assiste à la sainte Messe. En tout elle est aussi fidèle que les étoiles du firmament.

Par ignorance, cependant, elle se laisse aller à des mortifications excessives jusqu'à ce que son confesseur lui ait enjoint de les modérer.

Il avait bien compris, pourtant, que ces Pénitences étaient le fruit de son Amour très vif pour Le Seigneur Jésus, pour sa Sainte Mère et pour son prochain, quel qu'il fût.

Elle fait ses délices de la Prière, surtout devant le Saint Sacrement. Détail intéressant, jamais elle ne se livre à la Contemplation quand, dans sa cabane ou aux champs de maïs, le travail lui incombe.

Quelques mois après son arrivée, le jour de Noël 1677, on permet à Kateri de faire sa première Communion.

Dès lors, elle progresse comme le cerf qui se hâte vers les sources d'eau vive. Cette jeune Amérindienne illettrée parvient même ici-bas à ce que les théologiens nomment "l'union Divine".

Elle répond à une veuve qui l'incite à se marier:

"Si vous estimez tellement le mariage, convolez! Quant à moi, tout ce que je désire, c'est la paix!"

Une visite aux Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Montréal lui inspire le désir de se consacrer à Dieu.

Avec son amie Marie-Thérèse Tegaiaguenta et la huronne Skarikions, elle veut fonder un Monastère à l'Ile aux Hérons.

Ce projet n'a pas de suite, mais elle fait vœu de Chasteté:

"La chose était si nouvelle, écrit le Père Cholenec, que je crus ne devoir rien précipiter ( ... ) après avoir bien examiné sa conduite et les grands progrès qu'elle faisait en toute sorte de vertus et surtout avec combien de profusion Dieu se communiquait à sa servante, il me sembla que ce dessein de Kateri ne pouvait venir que de Lui."

Le 25 Mars 1679, le P. Frémin permet à Kateri Tekakwitha de prononcer en privé le vœu de virginité et de se Consacrer à Notre-Dame qu'elle aime éperdument.

Au début de 1680, sa santé qui n'a jamais été florissante s'altère davantage à la suite d'une course avec des compagnes à Laprairie, quelques milles en aval du Saint-Laurent, par un jour froid à pierre fendre.

Le Mardi de la Semaine Sainte, elle reçoit le saint Viatique.

On a retenu son regret que la seule robe qu'elle possédait ne fût pas convenable, à son avis, pour accueillir son Bien-Aimé.

Le lendemain, un peu après trois heures, en murmurant:

"Jésus, Marie", elle va à la rencontre du Seigneur.

Elle avait environ vingt-quatre ans. En moins d'un quart d'heure son visage devient d'une beauté à ravir les Missionnaires et tous les siens.







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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mer 18 Avr 2018 - 7:25

Mercredi 18 Avril 2018

Fête de la Bienheureuse Marie de l'Incarnation, veuve, Religieuse Carmélite (✝ 1618).


Religieuse Carmélite (✝ 1618)
ou Madame Acarie.

Barbe Avrillot était fille d'un conseiller du Roi et, pour obéir à ses parents, elle épouse Pierre Acarie, maître des comptes, certainement très pieux mais d'humeur contrariante.

Elle lui donnera six enfants. Elle sera une épouse parfaite, paisible et joyeuse.

Elle a un charme extrême qui fait d'elle une exquise dame de la haute société qui l'appelle "la belle Acarie".

Elle a une vie intérieure intense :

"Trop est avare à qui Dieu ne suffit."

Ajoutant:

"Quand on donne du temps à Dieu, on en trouve pour tout le reste."

Son rayonnement spirituel est grand et son salon devient le rendez-vous des universitaires de l'époque et des grands hommes d'Église comme Saint Vincent de Paul et le Cardinal de Bérulle.

Elle contribue à l'installation des Ursulines et à celle des Prêtres de l'Oratoire.

Surtout, séduite par la lecture de sainte Thérèse d'Avila, elle introduit en France le Carmel réformé, projet approuvé par saint François de Sales et par Bérulle.

Les Carmélites arrivent à Paris en 1604. Avec l'aide de "Madame Acarie", les Fondations vont se succéder : Pontoise, Dijon, Amiens, Tours, Rouen.

A la mort de son mari bien-aimé, ayant établi ses enfants, elle entre au Carmel d'Amiens où elle est Marie de l'Incarnation, simple sœur converse dont l'obéissance et la charité sont admirables.

Transférée au Carmel de Pontoise, elle rentre dans la Paix de ce Dieu qui tant lui suffisait.

Béatifiée en 1791 par Pie VI.

Voir aussi Bienheureuse Marie de l’Incarnation, religieuse - diocèse de Paris.Cliquer

À Pontoise, en 1618, la Bienheureuse Marie de l’Incarnation (Barbe Avrillot). Épouse de Pierre Acarie, mère de famille expérimentée, femme très pieuse, elle introduisit en France la branche féminine du Carmel réformé par Sainte Thérèse en fondant cinq Monastères et, à la mort de son mari, elle-même fit profession de vie Monastique dans le Carmel d’Amiens, puis fut assignée à celui de Pontoise, où elle finit ses jours.


Martyrologe romain

«Est trop avare celui à qui Dieu ne suffit» Saint Augustin.




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Pour un approfondissement : Marie de l'Incarnation

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Vision de Ste Thérèse d'Avila à Mme Acarie en la Basilique Saint Nicolas de Port lors du Jubilé de 1602.

Compléments biographiques.
Marie de l'Incarnation


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Site officiel


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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Jeu 19 Avr 2018 - 7:21

Jeudi 19 Avril 2018

Fête de Saint Elphège, Évêque de Winchester puis Archevêque de Cantorbéry et martyr (954-1012).


Évêque martyr (✝ 1012)

Confesseur.

Évêque de Winchester, puis Archevêque de Cantorbéry succédant à saint Dunstan.Cliquer

Au moment des invasions des Vikings, il secourut les populations et tenta d'apaiser les envahisseurs.

Selon la tradition, il fut martyrisé à Greenwich.

Sur la côte près de Greenwich en Angleterre, la passion de Saint Elphège, Évêque de Cantorbéry et martyr.

Il s’offrit pour son troupeau aux Danois qui ravageaient la ville par le fer et le feu, et comme il refusait d’être racheté à prix d’argent, il fut frappé, le Samedi après Pâques, à coups de pierres et enfin décapité.

Martyrologe romain



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Pour un approfondissement :
Saint Elphège, Évêque de Winchester

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Ven 20 Avr 2018 - 7:50

Vendredi 20 Avril 2018

Fête de Sainte Agnès de Montepulciano, Abbesse Dominicaine (1268-1317)

Moniale italienne (✝ 1317)

Dominicaine de Montepulciano en Italie dont sainte Catherine de SienneCliquer louait les vertus lorsqu'elle s'entretenait avec le Seigneur (Dialogue 149 de sainte Catherine) et qu'elle vénérait après la mort de l'humble dominicaine.

À Montepulciano, en Toscane, l’an 1317, sainte Agnès, vierge, qui prit à neuf ans l’habit des vierges consacrées, à quinze ans devint, malgré elle, la première supérieure du monastère de Procena, et bientôt fonda dans sa patrie un autre monastère, sous le Règle de saint Dominique, où elle donna un admirable exemple de véritable humilité.

Martyrologe romain



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Lettre de Ste Catherine de Sienne
aux moniales de Montepulciano

AU NOM DE JESUS CRUCIFIE ET DE LA DOUCE MARIE


1. Mes très chères Mères et Filles dans Le Christ, le doux Jésus, moi, Catherine, la servante et l’esclave des serviteurs de Jésus-Christ, je vous écris dans Son précieux Sang, avec le désir de vous voir reconnaissantes envers votre Créateur, afin que la source de [1131] la piété ne se tarisse pas dans vos âmes, mais qu’elle s’alimente par la reconnaissance.

Faites attention que cette reconnaissance ne doit pas consister seulement en paroles, mais encore en bonnes et saintes œuvres.

Et comment la montrerez-vous? En observant les doux Commandements de Dieu, et avec ces Commandements, les conseils, mentalement et actuellement; car vous avez choisi cette voie des conseils, il faut donc la suivre jusqu’à la mort autrement vous pêcheriez; l’âme qui est reconnaissante les observe toujours.

Que promettez-vous dans votre profession? Vous promettez d’observer l’Obéissance, la Charité, la Pauvreté volontaire; et si vous ne les observez pas, vous tarirez la source de la Piété.

2. Ô très doux feu d’Amour, qui remplit l’âme des plus suaves douceurs ! Aucune peine, aucune amertume ne peut atteindre l’âme qui brûle de ce feu doux et glorieux.

La Charité ne juge jamais en mal; elle ne voit pas la volonté de l’homme, mais seulement la volonté de Dieu, sachant qu’il ne veut autre chose que notre sanctification.

Puisque Dieu ne veut autre chose que notre bien, que tout vient de Lui, et qu’il permet dans ce but les tribulations, les tentations, les peines et les tourments, l’âme ne doit s’affliger de rien, si ce n’est du péché, qui n’est pas en Dieu.

Puisqu’il n’est pas en Dieu, il n’est pas digne d’être aimé; il faut, au contraire, le haïr, et préférer la mort à l’offense de son Créateur.

Ô douceur d’amour ! Comment le cœur de votre épouse peut-il ne pas vous aimer, en voyant que vous êtes l’Epoux qui est la vie?

Dieu éternel! Vous nous avez créés à votre image et ressemblance uniquement par Amour, et, lorsque nous avons perdu la grâce par le malheureux péché, vous nous avez donné le Verbe, votre [1126] Fils unique, et votre Fils nous a donné sa Vie; il a puni nos iniquités sur son corps, et il a payé une dette qu’il n’avait pas contractée.

Hélas! Hélas ! Misérables que nous sommes ! Nous étions des voleurs, et il a été supplicié pour nous!

3. Ne doit-elle pas rougir de honte et de confusion, l’épouse ignorante, endurcie, aveugle, qui n’aime pas lorsqu’elle se voit tant aimée, et que les liens de cet Amour sont si doux?

Voici le signe de l’Amour celui qui aime Dieu avec la raison suit les traces du Verbe, son Fils unique; celui qui ne l’aime pas au contraire, suit les traces du démon et sa propre sensualité. Il obéit aux lois du monde, qui sont opposées à celles de Dieu; il goûte la mort et ne s’en aperçoit pas.

Son âme est plongée dans les ténèbres, car elle est privée de la lumière; elle souffre et elle est en querelle continuelle avec son prochain, parce qu’elle est privée des liens de la Charité.

Elle se trouve livrée aux mains du démon, parce qu’au lieu d’être l’épouse fidèle de Jésus Crucifié, elle a, comme une adultère, abandonné son céleste Epoux; car l’épouse, est appelée adultère lorsqu’elle n’a plus l’Amour de l’époux, et qu’elle aime, qu’elle s’unit à celui qui n’est pas son époux.


Quel danger et quelle honte de se voir aimée, et de ne pas aimer !

4. Aimez-vous donc, aimez-vous les unes les autres; c’est à cela qu’on verra si vous êtes ou non, les épouses et les filles du Christ.

On ne les reconnaît qu’à l’Amour qui a Dieu pour principe, et qui s’applique au prochain. C’est ainsi qu’il faut arriver à notre but, à notre fin, en suivant les traces de Jésus [1127] Crucifié; non le Père, mais le Fils, parce que le Père ne peut souffrir, mais le Fils.

5. Il faut donc suivre la voie de la très sainte Croix, supportant les opprobres, les mépris, les outrages, méprisant le monde avec toutes ses délices souffrant la faim, la soif avec l’esprit de pauvreté, avec une obéissance ferme et persévérante, avec une grande pureté d’âme et de corps, dans la société des personnes qui craignent vraiment Dieu, et dans la solitude de la cellule, en fuyant comme le poison, le parloir et la conversation des faux dévots et des séculiers.

Car l’épouse du Christ n’agit pas de la sorte; elle aime la société des vrais serviteurs de Dieu, et non celle de ceux qui n’ont de religieux que l’habit.

Il ne faut pas que sous un chef couronné d’épines vivent des membres délicats, comme font les insensés qui s’éloignent du Christ, leur maître, et qui ne recherchent que les délices et les délicatesses du corps.

Nous surtout, qui sommes séparées du siècle et placées dans le jardin de la vie religieuse, nous, ses épouses choisies, nous devons être des fleurs de bonne odeur.

Oui, si vous observez ce que vous avez promis pour répandre vos doux parfums, vous participerez à la Bonté de Dieu en vivant dans sa Grâce, et vous le goûterez dans son éternelle vision.

Si vous ne le faites pas, vous répandrez une honteuse infection; vous goûterez l’enfer dès cette vie, et vous aurez à la fin en partage la vue des dénions.

Pour suivre Le Christ, sortez du siècle, renoncez au monde et à ses richesses en vous attachant à la vraie Pauvreté.

Renoncez à la volonté propre en tous soumettant à la véritable obéissance; éloignez [1128] vous de l’état commun en ne voulant pas être les épouses du monde, pour conserver la vraie continence et la virginité dont le parfum réjouit Dieu et les anges qui se plaisent à habiter l’âme qu’embaume la Pureté.

Soyez unies et non pas divisées par la haine, la jalousie et l’antipathie, les unes envers les autres; soyez unies étroitement dans les liens de la Charité, car autrement vous ne pourriez plaire à Dieu ni avoir aucune vertu parfaite.

6. Quelle honte et quelle confusion pour l’âme qui ne tient pas ce qu’elle a promis, et qui fait tout le contraire !

Elle ne suit pas Le Christ, et ne marche pas dans la voie de la Croix; mais elle veut suivre la voie du plaisir.
Ce n’est pas la nôtre : il nous faut suivre l’humble Christ, l’Agneau sans tache, le pauvre Agneau; sa pauvreté était si grande, qu’il n’avait pas une place pour reposer sa tête très pure.

La souillure du péché n’était pas en Lui, et il a obéi à son Père pour notre Salut jusqu’à la mort honteuse de la Croix.

Les Saints et notre glorieux Père saint Dominique ont fondé leurs Ordres sur ces trois colonnes, la Pauvreté, l’Obéissance, la Chasteté, pour pouvoir mieux ressembler au Christ et suivre sa doctrine et ses conseils ; car de ces vertus procède toute Vertu, et de leurs contraires procèdent tous les vices.

La Pauvreté éloigne l’orgueil, les conversations du monde et les amitiés dangereuses qui s’entretiennent par des présents; car quand on n’a rien à donner, on ne trouve que l’amitié des vrais serviteurs de Dieu, qui aiment le don de l’âme.

Elle éloigne la vanité du cœur et la légèreté d’esprit; elle fait aimer la cellule, où on goûte la sainte oraison,[1129] qui conserve et augmente les vertus.

Elle conduit à la Pureté parfaite, et fait observer ainsi le vœu de Chasteté, tellement qu’on s’abstient non seulement d’un pêché, mais de tous, en foulant aux pieds la sensualité, en macérant son corps, et en le privant de tout plaisir.

En le domptant ainsi par le jeûne, les veilles et la prière, on devient humble, patient, charitable; on supporte les défauts de son prochain, et on s’unit à son Créateur par l’Amour, et au prochain pour Dieu.
L’âme supporte les peines du corps, parce qu’elle y trouve un gain.

7. Lorsqu’elle a ainsi triomphé de l’orgueil, elle y goûte le parfum de la sainte Humilité; et elle est aussi Obéissante qu’elle est Humble, et aussi Humble qu’elle est Obéissante.

Celui qui n’est pas orgueilleux suit ce qui est humble; et s’il est humble, il est vraiment obéissant; il possède ainsi la troisième colonne qui soutient la cité de l’âme.

Le véritable Obéissant observe les règles et les usages de son Ordre; il n’élève pas la tête de la volonté propre contre son supérieur, et ne discute jamais avec lui; mais au premier mot, il obéit et baisse la tête sous le joug.

Il ne dit pas : Pourquoi me commande-t-il, me dit-il cela, et non pas autre chose? Mais il cherche le moyen d’obéir promptement.

O douce Obéissance ! Tu n’as jamais de peines ; tu fais vivre et courir les hommes morts, car tu fais mourir la volonté; et plus elle est morte, plus on court rapidement.

Car l’âme qui est morte à l’amour-propre de la volonté sensitive, court plus légèrement pour s’unir à son Epoux Céleste par l’Amour; elle s’élève à une telle hauteur, à un tel repos d’esprit, que dès cette vie, elle commence à goûter les parfums et les fruits de la Vie éternelle. Soyez, soyez donc obéissantes jusqu’à la mort; aimez-vous, aimez-vous les unes les autres; unissez-vous par les liens de la Charité, car nous ne pouvons autrement atteindre la fin pour laquelle nous avons été créées.

C’est pourquoi je vous ai dit que je désirais vous voir des épouses unies étroitement dans les liens d’une véritable et ardente Charité. Je termine. Demeurez dans la sainte et douce dilection de Dieu. Doux Jésus, Jésus Amour







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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Sam 21 Avr 2018 - 9:13

Samedi 21 Avril 2018

Fête de Saint Anselme d'Aoste, Archevêque de Cantorbéry et Docteur de l'Église (1033 (ou 1034)-1109).



Saint Anselme de Cantorbéry
Archevêque, Docteur de l'Église (✝ 1109)

Originaire du Val d'Aoste, il veut se faire Moine alors qu'il a 15 ans.

Mais son adolescence le fait changer d'avis: la vie mondaine lui semble plus amusante et attirante, plaisant à tous et à toutes.

A la mort de sa mère, il quitte son père dont le caractère était invivable et gagne la France "à la recherche du plaisir".

Ce qui ne l'empêche pas de poursuivre en même temps ses études.

Et c'est ainsi qu'à 27 ans sa vocation de jeunesse se réveillera à l'Abbaye du Bec en Normandie où il était venu simplement pour étudier, attiré par la renommée de cette école dirigée par Lanfranc.Cliquer

A peine Moine profès, le voilà choisi comme Prieur, n'en déplaise aux jaloux. Mais sa douceur gagnera vite les cœurs.

Il est élu Abbé et mènera de front cette charge et une intense réflexion théologique: selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de contredire les vérités de la Foi, doit pouvoir en rendre compte.

A cette époque, des relations étroites existaient entre l'Abbaye du Bec et les Monastères anglais proches de Cantorbery.

En 1093, lors d'une visite de ces Monastères, Saint Anselme se retrouve élu Évêque de Cantorbery.

Son attachement à l'indépendance de l’Église contre les prétentions des rois d'Angleterre lui vaudra plusieurs exils.

Il aspire à retrouver la Paix du cloître, mais le Pape ne l'autorise pas à quitter sa charge.

C'est donc au milieu des tracas occasionnés par sa réforme de l’Église d'Angleterre qu'il mène à bien l’œuvre théologique qui lui vaudra le titre de "Docteur magnifique".

Durant l'audience générale du 23 septembre 2009, le Saint-Père a évoqué la figure de Saint Anselme, dit d'Aoste, du Bec ou de Canterbury, né à Aoste (Italie) en 1033...Cliquer

Il défendit l’Église anglaise des ingérences politiques des rois Guillaume I et Henri Ier, ce qui lui coûta d'être exilé en 1103.

Anselme consacra les dernières années de sa vie "à la formation morale du clergé et à la recherche théologique", obtenant le titre de Docteur magnifique.

"La clarté et la rigueur de sa pensée eurent pour but de porter l'esprit vers la Contemplation de Dieu, soulignant que le théologien ne saurait compter sur sa seule intelligence mais devait cultiver une Foi profonde".

L'activité théologique de Saint Anselme "se développa en trois volets:

la Foi comme don gratuit de Dieu qui doit être accueillie avec Humilité, l'expérience qui est l'incarnation de la Parole dans la vie quotidienne, et la connaissance qui n'est pas seulement le fruit de raisonnements mais aussi celui de l'intuition Contemplative...

Son Amour de la Vérité  et sa soif constante de Dieu...peuvent être pour le Chrétien d'aujourd'hui un encouragement à rechercher sans cesse le lien profond qui nous unit au Christ...

Le courage dont il fit preuve dans son action pastorale, qui lui causa souvent de l'incompréhension et même d'être exilé, doit inspirer les pasteurs, les consacrés et tous les fidèles dans l'Amour de l’Église du Christ". (source: VIS 090923 - 450)

Anselme est né à Aoste en 1033.

Éduqué dans la Foi et la Piété par sa mère, à la mort de celle-ci vit une jeunesse frivole.

Bientôt, il se convertit, reprend ses études sous la conduite de Lanfranc, prieur de l’Abbaye du Bec.

Il choisit alors la vie Monastique et reçoit l’habit des mains du Bienheureux Herluin, Fondateur de cette Abbaye, auquel il succèdera en 1078.

Il est ensuite appelé au siège épiscopal de Cantorbéry 1093, se trouve en butte à de nombreux débats et tracasseries de la part du roi d’Angleterre.

Il a surtout marqué l’Abbaye du Bec et le diocèse de Cantorbéry par sa Foi lucide, son Humilité, sa douceur, son esprit de Paix et sa tendresse filiale envers la Vierge Marie.

L’Église entière lui doit aussi de remarquables traités de théologie.
Saints du diocèse d'EvreuxCliquer

Un internaute nous signale

En 1058 Anselme arrive à Avranches comme enseignant à l'école épiscopale mais surtout comme précepteur du jeune Hugues, fils du vicomte, avec lequel il se lie d'une grande amitié qui durera toute sa vie; Hugues devenu comte de Chester et homme politique, ils seront ensemble influents près du roi notamment pour le mariage écossais d'Henri Ier dont ils sont les auteurs.

Mémoire de Saint Anselme, Évêque et Docteur de l’Église. D’Aoste où il est né, devenu Moine puis Abbé du Bec en Normandie, il enseigna à ses Frères à avancer sur le chemin de la perfection et à chercher Dieu par l’intelligence de la Foi.

Promu ensuite au siège illustre de Cantorbéry, en Angleterre, il lutta fermement pour la liberté de l’Église et souffrit pour cela des temps d’exil. Il mourut enfin dans son Église, le Mercredi-Saint de l’année 1109.

Martyrologe romain

- Vidéo chronique des saints sur la webTV de la CEF.Cliquer




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Prière

Ô Dieu qui a inspiré à Saint Anselme un ardent désir de Te trouver dans la Prière et la Contemplation, au milieu de l'agitation de ses occupations quotidiennes, aide-nous à interrompre le rythme fébrile de nos occupations, entre les soucis et les inquiétudes de la vie moderne, pour parler avec Toi, notre unique espérance et Salut.

Nous te Le demandons par Jésus Le Christ Notre Seigneur.
Par l'Athénée Pontifical "Regina Apostolorum"

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Dim 22 Avr 2018 - 8:36

Dimanche 22 Avril 2018

Fête des Saints Épipode et Alexandre, Martyrs à Lyon († 178).


Saint Épipode
Martyr à Lyon (✝ 177)

Martyr à Lyon avec Alexandre.Cliquer

Deux jeunes Chrétiens qui avaient échappé au carnage dont fut victime saint Pothin, leur Évêque.

Saint Épipode fut décapité et saint Alexandre crucifié.

À Lyon, en 178, Saint Épipode, qui, après les combats glorieux des quarante-huit martyrs, l’année précédente, fut arrêté avec son ami très cher Alexandre, torturé sur le chevalet et eut enfin la tête tranchée, terminant ainsi son martyre.

Martyrologe romain.


Source






Le 22 Avril, mémoire des Saints Martyrs EPIPODE et ALEXANDRE de LYON

Sous la persécution de Marc-Aurèle (177), quand les païens crurent avoir fait disparaître de Lyon tous les Chrétiens en vue après le martyre de Saint Pothin et de ses compagnons (cf. 2 juin), Alexandre et Épipode, qui étaient liés depuis leur enfance d'une étroite amitié spirituelle, s'étaient enfuis de la ville et avaient trouvé refuge, dans un faubourg, chez une veuve chrétienne.

Mais ils furent finalement découverts et jetés en prison avant d'être emmenés au tribunal.

Quand ils se déclarèrent Chrétiens, la foule poussa de grands cris et le magistrat, saisi d'une violente colère en constatant que tant de sang répandu n'avait pas réussi à éliminer les disciples du Christ, ordonna de les séparer et de soumettre Épipode à la torture.

Aux paroles doucereuses du juge qui tentait de vaincre sa résolution, Épipode répliqua :

«La vie que tu me proposes est pour moi une éternelle mort; et la mort dont tu me menaces est un passage à une Vie qui ne finira jamais !

Lorsque nous périssons par vos ordres, vos tourments nous font passer du temps à l'éternité, des misères d'une vie mortelle au Bonheur d'une Vie qui n'est plus sujette à la mort.»

Après avoir fait frapper la bouche qui avait proféré ces paroles, le juge le fit élever sur le chevalet et les bourreaux lui déchirèrent les côtes avec des ongles de fer.

Le peuple, avide de sang, se souleva soudain, réclamant qu'on lui livrât ce Chrétien. Par crainte d'une sédition, le juge fit alors décapiter sans retard Saint Épipode.

Le lendemain, il fit comparaître Alexandre et essaya de l'effrayer en lui rappelant les supplices endurés par les Martyrs.

Alexandre répondit :

«Tu crois m'épouvanter par le souvenir des tourments que tant de Martyrs ont endurés ?

Sache bien que tu enflammes ainsi mon ardeur de les suivre. Le nom de Chrétien que tu prétends éteindre en devient, par là, plus éclatant !»

Le juge le fit frapper sans relâche par trois bourreaux, puis désespérant de le vaincre, il le condamna à être crucifié.

De pieux Chrétiens vinrent ensuite dérober les corps des deux Martyrs et les cachèrent dans une grotte, aux environs de Lyon, qui devint célèbre par les miracles qui s'y accomplissaient.




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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Lun 23 Avr 2018 - 8:46

Lundi 23 Avril 2018

Fête de la Bse Marie-Gabrielle Sagheddu (Sœur Marie-Gabrielle de l’Unité), Religieuse Trappistine au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939).


Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu

Religieuse au Monastère de Grottaferrata (✝ 1939)

Originaire de la Sardaigne, elle entra comme Religieuse au Monastère de Grottaferrata, près de Rome, à l'âge de 21 ans.

Influencée par les écrits du P. Couturier, l'apôtre de l'Unité, elle offrit sa vie pour l'œcuménisme.

Atteinte de douloureuses maladies, elle offrit sa vie à cette intention à l'âge de 25 ans. Jean Paul II a célébrée sa Béatification le 25 Janvier 1983, au terme de la Semaine de Prière pour l'Unité des Chrétiens.

Au Monastère Cistercien de Grottaferrata dans le Latium, en 1939, la Bienheureuse Marie-Gabrielle Sagheddu, vierge, qui offrit sa vie en toute simplicité pour l’unité des Chrétiens, et termina son existence à l’âge de vingt-cinq ans.

Martyrologe romain.



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Pour un approfondissement biographique :
&  Storia Beata Maria Gabriella

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mar 24 Avr 2018 - 7:24

Mardi 24 Avril 2018

Fête de Saint Benoît Menni, Prêtre et Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914).




Fondateur des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus (✝ 1914)

Le Père Benoît Menni naît le 11 mars 1841 à Milan.

En 1858, lors de la bataille de Magenta, il aide au transport de grands blessés dirigés sur l'hôpital des Frères de Saint Jean de Dieu.

C'est là que se dessine sa vocation hospitalière.

Sa forte personnalité est bien vite reconnue par ses supérieurs qui le désignent pour l'Espagne où, avec les encouragements de Pie IX, il restaure l'Ordre auquel il appartient.

Séduit par l'amour miséricordieux de Dieu, il consacre sa vie aux plus pauvres et, en 1881, il donne à l'Église une nouvelle famille religieuse: la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.

Dieu n'épargne pas son fidèle serviteur : les épreuves de toutes sortes l'accompagnent jusqu'à sa mort survenue à Dinan (France), le 24 avril 1914.centenaire de la mort de saint Benoît MenniCliquer

Du 24 avril 2014 au 24 avril 2015, les Frères de Saint Jean de Dieu et les Sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus commémorent le centenaire de la mort de saint Benoît Menni (1841-1914).

Entré dans l'Ordre hospitalier de Saint Jean de Dieu, celui qui a été canonisé par Jean-Paul II en 1999 est mort à Dinan après avoir fondé une nouvelle famille religieuse, la Congrégation des Sœurs hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.

Sa béatification a été célébrée à Rome par le pape Jean-Paul II le 23 juin 1985 et sa canonisation le 21 novembre 1999.

Sur le site du Vatican: Benedict Menni, O.H. (1841-1914) Photo Biography [English, Italian, Spanish]

À Dinan en Bretagne, l’an 1914, saint Benoît (Ange Menni), prêtre de l’Ordre de Saint-Jean-de-Dieu, qui fonda la Congrégation des Sœurs Hospitalières du Cœur de Jésus.

Martyrologe romain


Source


Benoît Menni, notre Fondateur

Benoît Menni a dédié sa vie au bien de l'humanité.

Si vous voulez le connaître, si vous désirez savoir quel était son style et le trait le plus marquant de sa personnalité emblématique, prenez une Bible et lisez l'Evangile selon Saint Luc :

" Un homme voyageait de Jérusalem à Jéricho. Il fut attaqué par des bandits. {...} Un samaritain qui passait par là eut pitié de lui ; il s'approcha de lui et versa de l'huile et du vin sur ses blessures ; il le mit sur sa monture et le conduisit à une auberge où il prit soin de lui."

Cet homme, ce bon samaritain de l'Évangile, est le portrait le plus fidèle et le plus juste qu'on peut faire de Benoît Menni.

Il naît le 11 Mars 1841 à Milan (Italie), 5eme d'une famille de quinze enfants, d'un couple formé par Luis Menni et Luisa Figini.

Outre l’environnement familial, qui marque la vie de tout homme, quatre épisodes interviennent dans sa décision de devenir Frère de Saint Jean de Dieu :

Des exercices spirituels à 17 ans

Les conseils d’un ermite de Milan

Sa prière journalière face à un tableau de la Vierge

L’exemple des Frères de Saint Jean de Dieu prenant soin des soldats blessés qui arrivaient à la station de Milan en provenance de Magenta, service également pratiqué par Menni en personne.


En 1858, lors de la bataille de Magenta, il aide au transport de grands blessés dirigés sur l'hôpital des Frères de Saint Jean de Dieu.

C'est là que se dessine sa vocation hospitalière. Sa forte personnalité est bien vite reconnue par ses supérieurs qui le désignent, pour l'Espagne où, avec les encouragements de Pie IX, il restaure l'Ordre auquel il appartient.


En 1860, il rejoint l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Dieu et change son nom Angel Hércules, reçu à son Baptême, en Benoît.

Il suit des études philosophiques et théologiques ; au Séminaire de Lodi d'abord et au Collège Romain (Université Pontificale Grégorienne de Rome) ensuite.

Il est ordonné Prêtre en 1866.

Pie IX lui confie la délicate mission de restaurer l'Ordre Hospitalier en Espagne, tâche qu'il commence en 1867.

La restauration de l'Ordre en Espagne est suivie, à la fin du XIX° siècle, par la restauration de ce même Ordre au Portugal et, au début du XX° siècle, au Mexique.

Séduit par l'Amour Miséricordieux de Dieu, il consacre sa vie aux plus pauvres et, le 31 Mai 1881, il donne à l'Église une nouvelle famille religieuse: la Congrégations des Sœurs Hospitalières du Sacré-Cœur de Jésus.

Dieu n'épargne pas son fidèle serviteur: les épreuves de toutes sortes l'accompagnent jusqu'à sa mort survenue à Dinan (France) le 24 Avril 1914.

Benoît Menni fut un homme animé par une charité inépuisable et doté de dons exceptionnels pour gouverner.

A sa mort, il avait créé 22 grands centres entre les orphelinats, les hôpitaux généraux et les hôpitaux psychiatriques.

Il repose à la Maison-Mère de Ciempozuelos (Madrid).

Le 23 Juin 1985, le Père Menni est Béatifié par le Pape Saint Jean-Paul II, et Canonisé le 21 Novembre 1999.

L’Église reconnaît ainsi l’héroïcité de sa sainteté.



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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 le Mer 25 Avr 2018 - 8:42

Mercredi 25 Avril 2018

Fête de Saint Marc, Évangéliste, Évêque d’Alexandrie, Martyr († v. 75).


Saint Marc
Un des quatre évangélistes (1er s.)


Saint Marc l'évangéliste, sculpture de Martin Damay, reproduction interditeSecond dans l'ordre des évangiles synoptiques, serait-il l'inventeur du genre évangélique ?

C'est possible puisque son livre, en mauvais grec, semé de sémitismes, fut composé très tôt à Rome, selon les données orales de Saint Pierre. Sans doute au plus tard en 70.

L'auteur en serait le jeune Jean, surnommé Marc,Cliquer fils de Marie chez qui la première communauté chrétienne de Jérusalem se réunissait pour prier (Actes 12. 12).

Il accompagne Paul Cliqueret BarnabéCliquer dans leur mission à Chypre.

Peu après, il refuse de suivre Paul, en partance pour l'Asie Mineure.

Il préfère rentrer à Jérusalem.

Saint Paul lui en voudra, un moment, de ce lâchage : il préféra se séparer de Barnabé plutôt que de reprendre Marc (Acte 15. 39)

Mais Marc se racheta et deviendra le visiteur du vieux prisonnier à Rome.

Dans le même temps, saint Pierre le traite comme un fils (1ère lettre de Pierre 5. 13).

Certains considèrent que saint Marc aurait été l'évangélisateur de l'Egypte

Ce n'est pas invraisemblable.

D'autres affirment que son corps serait désormais à Venise.

Après tout, pourquoi pas ?

En tous cas, il fut un fidèle secrétaire pour saint Pierre dont il rédigea les "Mémoires", qui sont l'évangile selon saint Marc, à l'intention des Romains.Cliquer

De Jérusalem, il suivit d’abord saint Paul dans ses voyages missionnaires, puis s’attacha aux pas de saint Pierre, qui l’appelait son fils et dont, selon la tradition, il recueillit dans son Évangile la catéchèse aux Romains. Il aurait enfin fondé l’Église d’Alexandrie.

Martyrologe romain

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 Hier à 8:36

Jeudi 26 Avril 2018

Fête de Notre Dame du Bon Conseil (25 Avril 1467).

Mémoire facultative pour le Canada.



La petite ville de Gennazano, à dix lieues environ de Rome, sur les montagnes de la Sabine, honora, dès le Ve siècle, la Sainte Vierge sous le vocable de "Notre-Dame du Bon Conseil".

Au XVe siècle, l'église menaçait ruine.

Une pieuse femme, nommée Pétruccia, entreprit de la reconstruire, malgré ses quatre-vingts ans; elle y employa sa fortune, qui ne suffit pas à l'achever.

Pétruccia prédit que la Sainte Vierge achèverait l'œuvre.

Or, le 25 avril 1467, à l'heure des Vêpres, une Céleste harmonie se fit entendre dans les airs, la foule vit descendre une nuée brillante qui alla se reposer sur l'autel de la chapelle de Saint-Blaise, par où avait commencé la restauration de l'église.

Au même moment, toutes les cloches du pays sonnèrent leurs plus joyeuses volées.

La nuée disparue, la foule émerveillée aperçut une image de Marie portant l'Enfant-Jésus, peinte sur enduit et se tenant au fond de l'autel, près du mur, sans appui naturel.

Il fut dûment constaté que cette peinture avait été transportée miraculeusement d'une église de Scutari, ville d'Albanie.

La Providence avait voulu la soustraire aux profanations des Turcs, maîtres de ce pays, et l'envoyer comme récompense de la Foi de Pétruccia et des habitants de Gennazano.

L'histoire des merveilles de tous genres accomplies, depuis ce temps, autour de l'image miraculeuse, demanderait des volumes entiers.

Souvent on a vu l'image changer d'aspect, et les yeux de la Sainte Vierge prendre un air de vie exprimant la joie ou la douleur.

Que de maladies et d'infirmités guéries !

Que de grâces spirituelles obtenues !

Gennazano est toujours un lieu de pèlerinage vénéré et très fréquenté, et beaucoup de pieux pèlerins même étrangers à l'Italie, si le temps le leur permet, tiennent à visiter ce sanctuaire Béni.


Les souverains Pontifes ont comblé d'indulgences la dévotion à "Notre-Dame du Bon Conseil", et Léon XIII a inséré dans les litanies de la Sainte Vierge le titre de "Mère du Bon Conseil".Cliquer


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950.

Notre Dame du Bon Conseil est particulièrement fêtée à Ajaccio en Corse, à Châteauroux en Berry et à Cuébris dans le comté de Nice.



Source

Prière à Notre Dame du Bon Conseil - Cliquer


Neuvaine à notre Dame du Bon Conseil - Cliquer


Ô très glorieuse Vierge Marie, choisie par le Conseil éternel pour être la Mère du Verbe Incarné, Trésorière des Grâces Divines et Avocate des pécheurs, moi, le plus indigne de vos serviteurs, je recours à Vous, afin que Vous daigniez être mon guide et mon conseil dans cette vallée de larmes.


Obtenez-moi par le très précieux Sang de votre Divin Fils le Pardon de mes péchés, le Salut de mon âme et les moyens nécessaires pour l’acquérir.

Obtenez à la sainte Église le triomphe sur ses ennemis et la propagation du règne de Jésus Christ sur la terre.

Amen.

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Re: ✟Les Saints - Les Saintes du Jour✟

Message par Marie du 65 Aujourd'hui à 7:36

Vendredi 27 Avril 2018

Fête de Sainte Zita, Vierge, servante, Patronne de Lucques (1218-1278).


Sainte Zita
Servante à Lucques (✝ 1278)

Une petite vendeuse de légumes qui s'en allait au marché de Lucques pour ses parents.

A dix-huit ans, elle fut placée dans une famille comme servante, et ne la quitta plus.

Pour ne pas déranger son service, elle se levait plus tôt afin d'aller entendre la sainte Messe, jeûnait pour donner aux pauvres une part de sa nourriture, supportait avec patience et sourire les jalousies des autres domestiques qui parfois même la dénonçaient avec calomnie.

Sa sainteté fut reconnue après sa mort tant étaient grandes les faveurs que le petit peuple obtenait en lui demandant son intercession.



À Lucques en Toscane, Sainte Zita, vierge.

Née de parents pauvres, dès l’âge de douze ans elle vendit des fruits dans les rues et à dix-huit ans elle entra comme domestique dans la riche famille des Fatinelli et demeura à leur service avec une patience admirable jusqu’à sa mort.


Martyrologe romain.

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Pour un approfondissement biographique :
 Sainte Zita de Lucques

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