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Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

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Re: Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

Message par Catherine Jouenne le Jeu 11 Aoû 2016 - 21:22

Enfin, les trois puissances spirituelles de l'être humain :
intelligence contemplative, coeur spirituel et Memoria Dei

https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t34781p300-pere-spirituel-je-me-presente#375769

@Jeannedelamontagne a écrit:La suite avec extrait de la préparation au Baptême présentant les trois puissances spirituelles de l'être humain qui font partie des douze puissances de l'être humain

* Les puissances spirituelles de l’homme sont :

- La vie spirituelle contemplative :
L’homme est un être intelligent, il est capable d’intus legere, de lire de l’intérieur la substance de toute chose, de l’atteindre, de la voir, de la comprendre, de l’assimiler et d’en vivre comme d’une nourriture spirituelle. Nous avons la dignité de personne. Si nous n’arrivons pas à exercer cette puissance spirituelle de l’intelligence, c’est que nous n’avons pas encore fait l’expérience de ce en quoi l’homme est supérieur au lion ou au canard… : « Moi, j’ai appelé mon enfant Donald »… Donc l’intelligence est contemplative, et elle fait que nous sommes des êtres humains qui cherchons la vérité et pouvons la toucher, l’aimer, la regarder. « Ah non, à chacun sa vérité : regarde, l’âne ne comprend pas les choses comme mon chien ». Mais « à chacun sa vérité », c’est bon pour les bêtes. La charité dans l’intelligence, c’est l’amour de la vérité, et la haine dans l’intelligence, la haine de l’esprit de l’homme, c’est la tolérance. Nous devons être tolérants dans notre cœur (nous ne jugeons personne), mais jamais dans notre esprit. Par l’intelligence, nous savons si nous aimons la vérité ou si nous ne l’aimons pas. Nous savons si nous cherchons la vérité, si nous savons qu’elle existe, si nous avons été touché par la vérité, ou bien que nous n’avons pas été touchés et que nous ne cherchons pas la vérité. Il faut absolument que notre intelligence soit éveillée à la recherche de la vérité et qu’elle soit touchée par l’existence de la vérité, parce que la vérité existe évidemment. La vérité est le réel, et ce qu’il y a de plus réel dans la vérité, c’est spirituel. Toucher de l’intérieur la substance de la vérité, c’est le propre de la vie humaine : voilà ce que disent tous les sages païens (je ne range pas les penseurs parmi les sages, parce qu’un penseur pense sa pensée, tandis qu’un sage est reconnu comme tel par toute l’humanité). Quelle contemplation reste-t-il, s’il n’y a pas la contemplation de la vérité ? La contemplation artistique (« je contemple Dieu dans les harmonies de la nature »), ce n’est pas encore humain : regardez un beau TGV qui passe à toute allure… et la vache qui le regarde passer. La contemplation spirituelle demande d’être capable de chercher et de saisir intus, à l’intérieur, la substance d’une chose. Contempler quelqu’un que j’aime, ce n’est pas dire : « Ah oui, finalement, il est quand même beau gosse, il est plaisant, donc je le contemple »…, c’est atteindre dedans lui, de l’intérieur, la substance de la personne qui est en lui : c’est la substance que je vois, que je touche, que je pénètre. Je la vois, je l’atteins, et du coup je la contemple et je m’en nourris. Je vis de lui dans sa substance. C’est le propre de l’homme. Pour Dieu : je me touche, je vois que j’existe, mon existence est suspendue à l’Acte créateur de Dieu. L’intérieur de mon existence vient de l’intérieur de l’existence de Dieu, je rentre dedans, je touche de l’intérieur la substance de l’existence de Dieu : je la vois, je la contemple, je l’assimile et j’en vis. C’est l’intelligence qui me permet cela, et le moyen le plus facile d’exercer mon intelligence est de faire cet acte d’adoration naturelle. Maintenant, je fais un acte d’intelligence avec Jésus, pour que mon intelligence touche la substance de Jésus, à l’intérieur de toute la Personne et de la vie de Jésus, je saisis sa substance pour rencontrer humainement Jésus et sortir du troupeau bêlant. Mais je dois passer par l’approche incarnée de sa sensibilité, de sa vie, son règne humain, et enfin sa substance, pour rencontrer Jésus personnellement, pour m’approcher, pour aller en direction de la foi. Mon intelligence adhère à Jésus par cet acte d’adoration, et l’existence de Jésus m’est évidente, et je touche l’existence de Jésus grâce à mon intelligence. Et je regarde cette substance intérieure qui fait la substance même de tout Jésus, et c’est elle qui nourrit mon esprit dans l’amitié humaine avec Jésus. Nous allons mettre en commun, chacun, Jésus et moi, notre substance et il y aura une communion humaine de personnes. Je peux le faire par la foi : si j’ai déjà la lumière surnaturelle de la foi qui s’exerce librement en moi, je pénètre immédiatement la plénitude de la substance du Christ. Je peux le faire par compassion, par solidarité avec tous ceux qui n’ont pas reçu la lumière surnaturelle de la foi, et c’est l’exercice admirable du catéchuménat : emporter dans notre exercice, avec nous, tous ceux qui doivent être emportés pour pouvoir ouvrir toutes les portes de la lumière de la communion de la foi, et donc de la résolution de tous les problèmes du monde grâce à notre démarche qui est catholique, universelle et efficace par elle-même. Après cette magnifique démarche, quand je touche de l’intérieur ce qui est invisiblement substantiel dans Jésus, alors j’adhère à cette substance, et je reste 53 secondes à contempler Jésus. C’est le propre de l’intelligence de pouvoir durer un peu. Du coup, nous pouvons passer de l’esprit au cœur spirituel.

- Le cœur spirituel :
Il faut commencer par l’esprit, car l’affectivité ne peut pas aimer quelque chose qu’elle ne voit pas. Si je veux aimer spirituellement, humainement Jésus, je dois d’abord le voir dans l’amitié spirituelle de la communion humaine des personnes. Ayant contemplé Jésus, je descends dans le fond du cœur et j’aime Jésus avec une affectivité spirituelle, c’est-à-dire un amour qui vienne de la racine même de ma capacité à mourir d’amour. Il y a dans l’homme une puissance qu’on ne trouve nulle part ailleurs, pas même dans le monde angélique, c’est cette capacité d’atteindre le cœur spirituel, et cette découverte du cœur spirituel se fait par l’esprit : il faut d’abord être contemplatif. Une fois que par la contemplation je suis uni à Jésus, je suis capable de descendre dans le fond de mon cœur pour découvrir, connaître, expérimenter cette capacité à mourir pour celui que j’aime. C’est une puissance de santé humaine fondamentale. L’homme a été créé pour le don de soi : il est don. A l’intérieur de moi, je peux trouver ce petit ressort qui fait que je suis donné, que j’ai donné ma vie dans l’amitié amoureuse d’une communion flamboyante d’amour humain dans la communion des personnes avec Jésus. Je fais cela humainement, philosophiquement, et je le fais aussi par la foi. Une fois que je contemple Jésus et que je l’aime, je deviens de plus en plus libre : ayant exercé ces 11 puissances avec Jésus, humainement, mes puissances sont libres, actives (et non plus inhibées), elles s’unissent de plus en plus, elles s’établissent dans ma liberté spirituelle que Dieu conçoit.

- La Mémoire de Dieu :
La liberté spirituelle est conçue par Dieu. Je suis conçu par le Père, le Fils et le Saint Esprit, liberté vivante et lumineuse d’amour. Je suis conçu de l’éternité divine, dans l’instant présent, conscience d’amour, conscience libre. Saint Augustin appelle cette 12e puissance la Memoria Dei, la mémoire de Dieu, puissance véritablement extraordinaire. Combien d’êtres humains respirent dans cette 3e puissance de la nature humaine ? Pas beaucoup. Dès que je fais vivre spirituellement ma puissance naturelle humaine normale, je suis libéré de mon enfermement, de mon emprisonnement. Par la foi, je vais mettre autant qu’il est possible la Memoria Dei de Jésus, sa mémoire humaine spirituelle, dans ma mémoire humaine, pour qu’il n’y ait qu’une seule liberté, une seule puissance de lumière éternelle, conçue dans le Créateur : c’est la mémoire suprême, la liberté suprême, l’acte de respiration dans mon identité, les retrouvailles avec ma mission, les retrouvailles avec mon corps, avec ma substance, avec mon acte pur, avec ce qui fait exploser toutes mes opinions, toutes mes impressions, tous mes péchés, toutes mes suspicions, tous mes jugements, tous mes repliements, toutes mes schizophrénies. La Memoria Dei, l’innocence divine, jamais perturbée, toujours présente : il faut faire mémoire de soi dans le Christ Jésus Notre Seigneur.

MERCI beaucoup Père Patrick pour cette inoubliable Préparation au Baptême que vous avez offerte à nos jeunes et que nous, parents, avons aussi reçue avec bonheur pendant ces années 2002 à 2004 à Notre-Dame de Domanova.
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Re: Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

Message par Zamie le Jeu 11 Aoû 2016 - 21:42

Quel dommage que cet enseignement soit fait avec des mots compliqués et des phrases tellement longues ....
Il est difficile de le comprendre .
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Re: Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

Message par Catherine Jouenne le Jeu 11 Aoû 2016 - 21:50


Jésus confiance
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Re: Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

Message par Marie du 65 le Jeu 11 Aoû 2016 - 21:59

Merci Catherine et Merci Père
Très bon enseignement!!!
Gloire à toi Seigneu
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Suite catéchisme sur l'acte de FOI

Message par Jeannedelamontagne le Dim 14 Aoû 2016 - 21:02

Suite catéchisme sur l'acte de FOI


Ange aureole  soeur  Ange aureole  Predicateur

Dans le catéchisme, nous disions qu’il y a en nous deux sortes de grâces : la grâce habituelle ou sanctifiante et la grâce actuelle.
Dans Jésus, il y a deux sortes de grâces : la grâce capitale et la grâce d’union hypostatique. La grâce capitale est source de toute la grâce sanctifiante (la sainteté répartie à partir de Dieu dans toute la création) pour tous, par torrents, de tous les feux divins surnaturels, humains et glorifiés, et de grâces d’amour dans tous les temps et tous les lieux ainsi que dans la gloire. Jésus est la source capitale, le Roi de l’univers. Dans chacune de ses paroles, dans chacun de ses regards, Jésus vit cela. Dans son écoute, dans ses mains lorsqu’il touche, dans son affection pour nous, il y a ces torrents de grâce de sainteté. Nous rentrons dans Jésus et découvrons par expérience, par amour, parce qu’il nous donne tout son amour. Et nous rentrons dans son Mystère de vie, signe que nous rencontrons Jésus : si nous n’avons pas éprouvé qu’il est le Dieu vivant fait chair, source de toutes les grâces dans ses yeux humains, dans sa chair, c’est que nous ne sommes pas allés au bout de notre rencontre avec Jésus.
La grâce actuelle nous fait vivre de la vie divine dans un moment court, transitoire, passager. Par exemple, d’un seul coup, je suis saisi par Jésus, par Dieu, le Saint Esprit, et je dis : « Tu es aveugle de l’œil droit ? Au nom de Dieu, ouvre les yeux et vois » et elle est guérie et elle voit : c’est une grâce actuelle. C’est différent de la grâce sanctifiante que nous donne le Baptême, qui fait que nous sommes dans la source de la Très Sainte Trinité en permanence au fond de notre âme, que nous nous en rendions compte ou pas. A chaque fois que nous sommes disponible avec Dieu, en union, dans la main de Dieu, et que nous laissons Dieu libre, de temps en temps il nous donne un don de grâce actuelle, pour aider à la construction du Royaume de Dieu. Mais cela ne sanctifie pas, tandis que la grâce sanctifiante sanctifie.
La grâce actuelle pour nous est temporelle, tandis que quand Dieu saisit Jésus, il le saisit dans sa substance, dans son hypostase (c’est le mot juste, donc même si tu ne comprends pas, c’est bon). Nous sommes des personnes humaines parce que quelque chose vient de Dieu et unit profondément notre cœur, notre âme, notre vie spirituelle, notre esprit… dans une seule personne. En Jésus, l’union avec le Dieu vivant qui a pris chair, sang, âme humaine en Jésus, est tellement forte que cette personne humaine a disparu : Dieu seul fait l’union vivante de ses yeux, de son amour humain, de sa vie spirituelle humaine, et de son corps humain : c’est une personne divine et éternelle qui fait vivre une nature humaine. C’est une union d’hypostase : il n’y a qu’une seule hypostase dans Jésus : le Dieu vivant éternel, l’amour éternel de Dieu : c’est la grâce d’union hypostatique.
Une fois que nous sommes dans la grâce, nous sommes comme la goutte qui se fond dans l’océan des grâces de Jésus pour remonter à la source : grâce capitale. Nous rentrons à l’intérieur de Jésus et nous vivons de la grâce capitale. Comme nous sommes unis dans une communion profonde de personnes, il nous associe à ce qu’il vit et il nous fait toucher la grâce actuelle qui est en lui, sa grâce éternelle, sa grâce d’union hypostatique.

Saint Augustin dit que pour faire l’acte de foi il faut dire : « Je crois Dieu, je crois en Dieu, je crois à Dieu ».
Je crois Dieu (1) : tout ce que Jésus a dit, je le crois, je rencontre Jésus, il ouvre son journal, l’Evangile, la Haggadah de Jésus, je me laisse moi-même inspirer de cette rencontre de Jésus, que Jean a fait, Luc, Matthieu : ils ont été entièrement saisis par Jésus, et ils me communiquent. Du coup, en lisant l’Evangile, je vais être saisi moi aussi de la même saisie. Je vais rencontrer Jésus. Donc d’abord, je lis les quatre Haggadah de Jésus.

Je crois en Dieu (2): Je rentre dans ce que Jésus a fait, je suis en union avec lui, je le revis avec lui, je rentre dans l’intérieur de Dieu qui est (en) Jésus.

Je crois à Dieu (3) : une fois que je suis à cette limite entre la toute puissance de Dieu et la nature humaine remplie de grâce divine dans la grâce d’union hypostatique, je vais vivre à ce niveau-là, je vais vivre de Jésus.

Comment faire ? Il doit y avoir des secrets ! des portes d’entrées ! des pièges !
La grâce d’union hypostatique inonde les sommets d’hypostase de son intelligence, de son cœur amoureux humain, de sa volonté d’amour (la volonté est la puissance d’amour dans l’homme). En cette source hypostatique de son affectivité d’amour humain, source hypostatique de son intelligence et de sa liberté humaine, quelles paroles va-t-il prononcer, quel regard va-t-il poser ? La source hypostatique de tout ce qu’il vit, de chacune de ses vertus, par exemple de sa douceur presque inépuisable et sans limite, est Dieu. Dans les sommets de son intelligence humaine (ce qui n’est pas le cas de notre intelligence humaine) et dans les profondeurs de son cœur humain (ce qu’il y a de plus profond dans son affectivité humaine), il est englouti dans le plus grand bonheur inépuisable qui soit, dans la plus grande béatitude sans limite, en affinité avec l’infini et l’absolu de l’amour du Père et du Fils dans l’Esprit Saint : au moment où il est dans le sein de Marie, ou dans la crèche de Noël, au moment où il est sur l’âne, au moment où il est crucifié. Il a pris un cœur humain, et le cœur humain est fait pour aimer son prochain, ceux qui sont proches de lui, ceux qui sont semblables à lui, ceux qui sont dans la similitude et ressemblance. Il est en même temps dans un amour qui a le caractère d’intensité absolue de l’amour de Dieu, qui le presse dans son cœur et dans son intelligence, dans son âme, dans ses gestes, à donner cet amour absolu à tous les hommes dans chaque instant de leur vie.
C’est cela que Jésus vit, et il le sait.

Jésus est dans la vision béatifique : il est Dieu, il le sait, il le voit et il en jubile.
Sinon il n’y aurait pas de résurrection, et nous ne serions pas dans la gloire de la résurrection dans notre intelligence, notre chair, notre sang : ce serait impossible. Sa béatitude est inépuisable, absolue, sans limites, elle dépasse de très loin toutes les béatitudes, tous les bonheurs et toutes les joies, toutes les gloires, toutes les bienfaisances, toutes les surabondances de tous les saints associés, y compris Marie.
Jésus voit tout, sait tout, et en même temps cet amour, cette lumière, saisit son intelligence et son affectivité dans ses profondeurs avec la grâce capitale d’une manière telle qu’il veut déverser cette même béatitude, cette même grâce, ce même amour dans tous les cœurs de ceux qui lui sont semblables, dans le tien… dans le vôtre… dans l’unité sponsale de chacun. Il le fait et s’y investit avec autant de profondeur, d’exactitude, de précision et de complétude, à l’intérieur de sa vision béatifique en Dieu.
Il vient rejoindre chacun de nos cœurs, et… il y trouve le péché, le refus de l’amour, la revendication, le doute, le blasphème, la désunion d’avec Dieu, l’absence de sainteté, la concupiscence, l’avortement, … et comme l’amour est si puissant en lui qu’il s’unit effectivement par une grâce d’union hypostatique jusqu’à l’hypostase de cœur des pécheurs, il est lui-même vraiment assimilé à tous les pécheurs, ce qui fait qu’il en assume les conséquences de manière beaucoup plus cuisante que chacun des pécheurs:
Vous sentez bien que si vous n’avez pas saisi la grâce d’union hypostatique, comment pouvez-vous comprendre que Jésus est le Rédempteur du monde ? De manière vivante, en vivant de Jésus.

Tant que nous ne sommes pas allés jusque là, nous ne saisissons pas l’acte de foi : la foi est une communion vivante, lumineuse, intégrale, transparente, avec Jésus qui est Dieu (union hypostatique) et rédempteur. Il est le prêtre, il est le médiateur entre Dieu et les hommes, il est Dieu le Fils, le Père envoie son Fils par amour. Il saisit chair et sang humain dans la grâce d’union hypostatique, si bien que le Père veut, le Fils aussi, et le Saint Esprit, dans leur amour éternel, que tous les hommes soient sauvés : Jésus n’a pris chair de la Vierge Marie que pour monter sur la croix pour nous laver du péché.
Parce qu’il a la grâce d’union hypostatique et que cela se déverse par torrents avec la même intensité presque infinie dans chacun d’entre nous dans l’hypostase de notre séparation du péché, alors à ce moment-là cela déferle en retour à l’intérieur de lui jusqu’à la grâce d’union hypostatique dans un phénomène d’amour crucifié. Il est crucifié à l’état pur, dès le premier instant de sa conception.

La souffrance de la croix a en Jésus un poids aussi puissant que sa béatitude de Dieu. Les saveurs de son union béatifique s’appliquent, puisqu’il s’incarne, à se donner éperdument à tous les hommes, et comme il est dans le péché, cela s’applique à l’intérieur de lui à une vie crucifiée : le mystère de la souffrance est absolu en Jésus. Et ce qui fait sa béatitude est de se donner à nous crucifié.
Si je vis de Jésus en disant : « Moi, je ne veux pas voir que Jésus souffre pour nous », c’est que je n’ai pas la foi. Suis-je terrorisé à l’idée même de Jésus crucifié ?

L’amour de la croix, c’est chrétien. Quand il y a une souffrance, nous sommes contents de pouvoir l’offrir.
Les gens qui s’approchent de Dieu pour ne pas souffrir n’ont pas bien compris cet l’amour de Dieu : ils n’ont rien compris à l’amour de Dieu, ils n’ont rien compris à Jésus, ils n’ont pas compris qu’il fallait être sauvé du péché, et des mains de Lucifer, de la damnation éternelle. Si Jésus n’est pas là, nous ne pouvons pas être sauvés, c’est impossible.
Pour être sauvé, il faut avoir la foi, il faut toucher Jésus, adhérer à lui (premier point), rentrer dans sa grâce (deuxième point) et vivre de Jésus crucifié.

Le troisième point est donc de vivre de Jésus crucifié.
Vivre de Jésus veut dire vivre de Dieu qui vit une crucifixion divine : c’est l’Agneau immolé, la plaie du cœur de Jésus. Il va falloir le vivre, le comprendre, le méditer, le contempler, l’aimer.
Je vais aimer, m’unir à Jésus dans ce qu’il vit dans sa grâce d’union hypostatique, et à partir de sa grâce d’union hypostatique, d’amour infini de Dieu, de béatitude et de joie, et avec cette joie, une souffrance absolue. C’est grâce à cette joie éternelle et temporelle, glorieuse, cette allégresse inépuisable, que sa miséricorde est inépuisable. Je vais aimer vivre avec Jésus cet amour éternel de Dieu, que cet amour de Dieu lui-même soit mon amour, et en même temps, cet amour, cette miséricorde inépuisable pour tous les temps et tous les lieux. Tel est cet amour de la croix, cette étreinte de la croix.

Saint Bernard, disciple de saint Benoît, dit une chose extraordinaire au chapitre 13 de la Passion du Christ : quand Jésus sur la croix dit : « Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » ou quand saint Jean dit que Jésus dit : « J’ai soif », cela veut dire : « J’ai soif de la croix, or je vais mourir et la croix va s’arrêter ». Jésus a un amour insatiable de la croix, or la croix va s’arrêter dans le mystère de la glorification du samedi saint. Il va être glorifié dans toute sa sensibilité humaine quand il va se séparer de son corps, et il dit à son Père : « Tu m’abandonnes, je ne peux plus être en union avec les pécheurs par la croix ».

Vous n’aviez pas pensé à cela ? Saint Bernard, oui, saint Jean aussi, les apôtres de Jésus aussi, Marie aussi, l’Eglise de Jésus aussi. Alors venez à l’intérieur de l’Eglise, à l’intérieur de Marie, à l’intérieur des saints, pour rentrer dans la communion des saints et rentrer dans la foi vivante, divine, surnaturelle.
Alors c’est avec cette joie sans limite que je vais vivre de ce que Jésus vit dans cet extraordinaire mystère de la souffrance dont cette joie s’est emparée pour que ce soit une souffrance amoureuse éternelle. C’est le coup de génie de Dieu, la nécessité de l’amour. C’est extraordinaire.
Pour alimenter cette contemplation de ce que Jésus vit, pour vivre nous aussi de Jésus, vous avez les cinq mystères douloureux en cassette : l’agonie et l’angoisse absolue de Jésus, la flagellation, l’humiliation, la douleur physique de la croix, et la mort.

Nous pouvons maintenant faire un acte de foi.
Croire, ce n’est pas savoir, mais c’est hypostatique : c’est un choix spirituel humain, je décide d’être humain jusque dans ma substance, hypostatiquement je décide d’être une personne. A partir de ce moment-là, si je suis une personne humaine, je suis à l’image ressemblance de Dieu, il y a un désir d’amour. Cela devient une nécessité de la personne humaine.
Ne pas croire est le plus grand péché du monde, celui contre lequel Jésus ne peut rien. Jésus ne peut rien pour ceux qui ne veulent pas de la foi. C’est un ordre : tu dois avoir la vie éternelle, alors tu dois adhérer à Jésus. Si tu pêches contre l’Esprit Saint, contre ton propre esprit, si tu refuses ta propre personne, ta propre vocation, ta propre destinée, ta propre dignité, tu fais une faute terrible parce que tu refuses l’amour et la miséricorde de Dieu, le pardon de Dieu, l’Esprit de Dieu, la vie éternelle, et comme Dieu est d’une délicatesse quasi-infinie, il te laisse à ton choix. Mais Jésus a enlevé tous les obstacles.
Il faut voir jusqu’où nous mène la perversité du cœur et l’attachement profond à la révolte de Lucifer. Dès que nous rencontrons Jésus, nous nous rendons compte que cela ne va pas. La foi est d’adhérer à Dieu qui se donne lui-même sans se tromper et sans nous tromper. Cette révélation vient, non pas des hommes en lien avec les ténèbres, mais de Dieu directement. C’est à cela que j’adhère quand j’adhère à Jésus, et je rentre dans cette révélation de Dieu en Jésus, et je vis avec cela, et je vis avec Jésus de la plaie du cœur de Jésus, amour absolu et gloire éternelle pour les pécheurs.
Je viens de faire un acte de foi.

La souffrance de Jésus est infinie, et c’est une souffrance d’amour, une souffrance joyeuse, une souffrance rédemptrice qui nous lave de toutes les conséquences de nos péchés.
Il prend sur lui tous les châtiments, il est mon Sauveur, mon Rédempteur, ma Porte, mon Prêtre, mon Médiateur, il est le Roi et la Victime : il est Roi, Epoux, Prêtre et Victime.
Eh bien, je vais vivre de cela, je vais comprendre cela, je vais le contempler (le contemplant, je l’assimile et j’en vis), je vais m’unir à cela, et faire un seul acte de foi qui va durer pendant cinq minutes de suite. L’acte de foi par lui-même dure cinq ou sept secondes, je m’y installe et je dure pendant sept minutes, dans ce silence ébloui, admiratif et crucifié avec lui, je fais oraison.

Une prière d’oraison avec Jésus dure sept minutes. Là, à partir de l’acte de foi, j’y demeure. A ce moment-là va naître l’espérance, la grâce va augmenter en moi. Par l’acte de foi je rentre dans la grâce, dans ma vie chrétienne et en durant dans la prière dans cette union, je fais oraison, alors la grâce va augmenter, je vais être transformé.
La base est l’union hypostatique : je dois donc découvrir ma propre hypostase pour qu’elle soit en affinité avec l’union hypostatique de Jésus. Et cette grâce d’union entre mon hypostase et la grâce d’union hypostatique de Jésus fait que je vis de Jésus crucifié. C’est la troisième étape de l’acte de foi.



Vous devez faire au moins sept fois un acte de foi chaque jour.


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Re: Module d'enseignements et d'exercices pour chaque étape

Message par Jeannedelamontagne le Mar 30 Aoû 2016 - 21:05

Quand le père Émérite était à Notre Dame de Doma Nova, une quinzaine d'entre nous pendant la période de 2002 et 2004, ont eu la grâce de se préparer au baptême dans ce sanctuaire. Le père Émérite nous y a préparé très bien! Pour ceux déjà baptisé ça a donné une approfondissement magnifique de la foi. En quelques étapes je voudrais vous donner quelques passages des ses enseignements avec bien sur des exercices à notre portée!


Ange aureole  soeur Ange aureole    Predicateur

Dieu se révèle à nous comme Créateur


Première Partie: Première chapitre de la Genèse


La foi s’exprime d’une manière extraordinaire. Une fois que nous sommes dans la foi, dans la lumière surnaturelle, que nous l’avons laissée jaillir dedans l’intérieur de notre intelligence, le monde de la lumière apparaît, nous commençons à voir les choses invisibles invisiblement, Dieu nous est donné, Dieu nous parle. Nous découvrons que Dieu se donne à nous en se révélant.
Aujourd’hui, le sujet de notre préparation au Baptême (ou de l’approfondissement) consistera à saisir de la manière la plus juste et complète possible, comment Dieu se révèle à nous comme créateur.
La foi s’exprime dans le Credo :
Je crois en Dieu et un seul Dieu (il est unique, il est Un : Adonaï Erhad, il est Père, il est Tout-puissant, il est créateur du ciel et de la terre) et en un seul Seigneur. (catéchisme niveau 6 ans).
Dans une église il y a toujours 5 marches. Ici, il y en a 2 pour entrer dans le vestibule, 1 pour entrer dans la demeure et 2 pour entrer dans le cœur. A chaque fois que je rentre dans une église, et pour rentrer à l’intérieur d’une prière, je rentre d’abord en Dieu (1re marche) :
sur la 1re : Dieu est mon Créateur, donc je dois l’adorer
sur la 2e : Dieu est ma Providence, donc je dois lui faire confiance
sur la 3e : Dieu est mon Père, donc je dois l’aimer
sur la 4e : Dieu est mon Seigneur, donc je dois lui obéir
sur la 5e : Dieu est mon maître et mon Juge, je dois le craindre, c’est à dire que je dois être dans une union intérieure parfaite avec lui (craindre quelqu’un, c’est craindre de rester extérieur à lui. Dans le mariage, il faut craindre son mari, ou sa femme, craindre de rester extérieur à lui, de ne pas être tout entier en lui).


La Révélation commence avec la création : dans le Principe, Bereshit.
Tous les premiers mots de la Révélation indiquent que Dieu est Père, Créateur, Providence, Seigneur et Juge de tout.
La prière consiste à toucher son Créateur, toucher l’Unique : Dieu est Un. Tu ne peux toucher l’unicité de Dieu finalement parfaitement sans la foi, parce qu’il faut d’abord atteindre au dedans de Jésus la grâce d’union hypostatique, et cette unité-là est vivante, humaine en toi, divine et éternelle en Dieu, elle se rend totalement présente à toi dans la lumière surnaturelle de la foi, et tu touches que Dieu est Un.
Dieu est Un : toute la Bible commence comme cela.
Aujourd’hui, nous allons lire la Parole de Dieu. Elle doit être ensemencée profondément dans nos cœurs, dans la bonne terre de la grâce divine dans laquelle nous plongeons et qui respire en nous parce que nous touchons en Jésus, au-delà de l’union hypostatique, toute la vie de Jésus. Jésus vit en nous, et de l’intérieur de lui-même révèle Dieu à toute la création et à chaque être humain. Jésus est la révélation de Dieu.
La Genèse, le récit de la création, a été écrit par Moïse il y a 3.300 ans. Mais avant Moïse, Abraham a reçu toute la Torah : Jésus s’est révélé à lui : « Abraham m’a vu, a dit Jésus, et s’en est réjoui ». Il faut être très conscient que la Révélation ne nous vient pas par un livre, mais par la foi d’Abraham : la Parole de Dieu a été communiquée au monde grâce à Abraham, il a reçu toute la Révélation de la Torah dans la lumière surnaturelle de sa foi incarnée, et il a fallu attendre 400 ans pour qu’elle commence à s’écrire quand Moïse l’a reçue et qu’elle s’est inscrite en lettres de feu dans son cœur.
Au moment de la Transfiguration, quand Jésus est dans cette lumière scintillante qui pacifie toute la montagne en en faisant un océan de cristal pacifique, Moïse et Elie sont là, mais pas Abraham. Abraham a reçu la Révélation de Jésus en pleine lumière dans la nuit de la foi, il a dit oui, il a respecté ce précepte que Dieu est Un, tout-puissant : il a adoré son Créateur, il était Un avec Dieu et avec l’unité absolue de Dieu, il a vécu de sa Providence, il a obéi, il a été Un vivant de l’unique vie intérieure de Dieu parce qu’il avait la crainte de Dieu, il a sacrifié tout ce qu’il avait, sa paternité, son fils ; faisant cet acte d’amour pour Dieu, il a induit Dieu à envoyer aux hommes son Fils en sacrifice, à le donner à chaque être humain en rédemption (chaque être humain comptant comme un grain de sable, pour intégrer le sable et transformer chaque grain de sable en gloire sans limite) : à lui d’abord le Fils de Dieu sacrifié pour les hommes a été révélé dans sa plénitude. C’est pour cela que nous recevons la foi d’Abraham. Et c’est dans la Révélation que nous croyons, parce que quand Dieu se révèle, il ne se trompe pas (il sait où est la foi, il sait où est le mystico-dingo, et il sait où est « l’autre ») et il ne nous trompe pas. Dans la Révélation, nous adhérons à Dieu qui se révèle, la Parole de Dieu qui prend chair pour être sacrifiée pour nous sauver. Abraham l’a vécu, et les Paroles de la sainte Révélation se sont ouvertes : Dieu s’est révélé à nous.
Que disent Abraham, Moïse, Jésus, tous les saints, la vérité, à propos du Dieu Créateur ? Dieu a tout créé, parce que Dieu existe, Dieu est Un, il y a une seule existence, avec une multitude de personnes créées par Dieu, divines, angéliques, humaines. Avant la création du monde, est Un, l’Etre premier, Dieu existe et cette existence est avant l’apparition des existences créées. L’existence de Dieu est une unité vivante, lumineuse, amoureuse, subsistante, sans limite. A un moment donné Dieu est Créateur : il prend une petite partie de son existence qu’il rend existante en lui d’une autre manière. De cette microscopique partie de l’existence de Dieu vient la création du monde. Si le monde existe, c’est une participation à l’existence de Dieu : si j’existe, je touche par participation l’existence de Dieu.
C’est la grandeur d’Abraham (et d’Hénoch, de Noé) d’avoir saisi cela dans le Messie, à l’intérieur de la grâce du Messie.
Si je prends conscience spirituellement, dans mon intelligence ouverte, que mon existence est une participation à l’existence de Dieu, je commence à rentrer dans l’intelligence humaine, spirituelle, absolue. Je peux commencer à parler : Dieu est Un. C’est vraiment extraordinaire !
Abraham a compris cela. En créant cette petite participation, Dieu ne crée rien de nouveau, cette existence par participation qui est sa propre existence n’est pas nouvelle en lui puisqu’il est l’existence, mais il en prend une toute petite partie et lui donne un nouveau mode d’existence. Il crée cette participation à son existence sans rien rajouter à son existence. Il est extraordinaire de savoir que tout ce qui existe, existe, mais Dieu en le créant ne rajoute strictement rien à l’existence éternelle qui était avant !
Dieu existe, moi aussi : c’est la même existence, ce n’est pas la même vie, ce n’est pas la même personne.
Dieu est Un : Adonai Erhad.
Après être rentré dans l’unité d’existence que nous avons avec Dieu, je peux rentrer dans la vie de Dieu et voir que Dieu est vivant.
Sa vie, c’est l’amour, il est Père et il crée et il maintient tout ce qui existe dans l’existence, il le porte dans sa main, il y est présent et il l’amène à la plénitude de vie avec lui : il est notre providence, et c’est pour cela qu’il faut lui faire confiance, qu’il faut l’aimer et l’adorer. Sinon, on se met en dehors du rail de notre propre existence, on se déglingue et on devient un panier percé, cyclique (on déprime, on est en pleine forme, on déprime)… Le moduleur c’est Jésus, c’est Marie, c’est la grâce, c’est la foi.
Cette participation à son existence que Dieu crée à partir de rien, est déjà lui-même. Voilà pourquoi il est évident qu’aussitôt qu’il a créé cette participation à son existence, c’était le Christ : le Christ est engendré et créé à la fois, en même temps participation hypostatique vivante et subsistante à l’existence de Dieu. Aussitôt que Dieu crée, c’est d’abord le Christ, avant le temps, avant le ciel et la terre, avant la vie, la matière, l’espace, le rien à partir duquel tout est créé. Dieu a tout créé à partir de rien. Cette participation d’existence qui en même temps va vers la création et est en même temps vivant (Dieu lui-même dans son hypostase), c’est le Christ, le Messie. Voilà pourquoi dans le Principe il y a le Messie. Abraham l’a reçu, Moïse l’a reçu 400 ans après. Bereshit, premier mot de la Bible : dans le Principe (la traduction est parfois fausse : au début, au commencement).
Bereshit Bara Elohim : dans le Principe Dieu créa Atashamaïm : le ciel (le monde spirituel, angélique)
ou : et Ataarets : la terre (le monde matériel, charnel, humain).
Aussitôt Abraham comprend que c’est le Messie, aussitôt Moïse le reçoit comme Révélation, parce que Dieu s’est révélé à lui dans son Fils, dans son union hypostatique. Il faudrait comprendre la grandeur d’Abraham, voir ce qui s’est passé à l’intérieur de lui. Le catéchuménat serait extraordinaire si nous expérimentions nous-mêmes ce qu’Abraham a expérimenté. Il a été le premier. C’est l’union hypostatique d’abord. Et du coup, comme il avait sacrifié son fils, il a bien vu que le Messie était la vie même de Dieu, subsistante, qui allait être sacrifiée. Il l’a compris, sinon, il n’aurait pas sacrifié son fils. Alors, il a expérimenté la présence paternelle de Dieu et la présence filiale et paternelle du Messie vis à vis de tous les futurs enfants de Dieu qui sortiraient du sein de sa foi et qui donnerait l’autorisation quatre siècles plus tard, comme les quatre fleuves du Paradis, de donner la Torah, la Bible. Tout commence avec Abraham, quand il comprend que c’est d’abord le Bereshit, avant la création du monde des esprits et de la matière. Abraham vit de cela, et Moïse explique 400 ans plus tard ce qu’Abraham a transmis à Isaac, a transmis à Jacob, à Joseph, à Benjamin, aux fils d’Israël pendant les fameuses générations d’Egypte, et que le Christ transmet sur le Sinaï pour confirmer et pour que Moïse l’écrive.
Voilà ce que dit Moïse : dans le Principe, dans le Bereshit, il y a six choses à partir de quoi Dieu va créer le monde :

  • l’union hypostatique du Messie, la source de grâce messianique, le Messie ;
  • le dévoilement, la Révélation de Dieu : la Torah ;
  • l’impératif de l’amour de Dieu et de l’amour de tout ce qui est à l’intérieur de Dieu (de tout autre que lui) : l’impératif de l’amour de l’Un et l’amour de l’autre ;
  • le corps mystique du peuple de Dieu (que Moïse appelle le peuple d’Israël), l’unité de subsistance vivante de tous les existants ;
  • la sainteté de Dieu et la sainteté de tous ceux qui vont y participer : notre sainteté est là avant la création du monde ;
  • l’absolution, la miséricorde, la repentance.

Dans ces six manifestations de sa divinité comme Créateur, Dieu va créer les anges, les esprits purs, puis la matière. C’est pour cela que dans le Credo il est dit que Dieu est Un, qu’il est Dieu, Père, Créateur, Tout-puissant, Seigneur et Maître de toutes choses. Il va inscrire sa création dans six jours.
Moïse souligne un autre phénomène : toute la Révélation commence par la deuxième lettre de l’alphabet : le B, Beit, et non par un Aleph ; et il explique pourquoi : le Beit représente l’union intime de l’amour entre les personnes, et Dieu n’a rien voulu créer en dehors de cet amour intime, profond, entre l’un et l’autre, l’Epoux et l’Epouse, l’homme et la femme. Ce qui nous donne le signe que le mystère de la sponsalité est inscrit dans le Bereshit : s’il y a en même temps le Messie, en même temps la plénitude de grâce, la sainteté, l’Immaculée Conception, et en même temps l’impératif de l’amour de l’un et de l’autre, il y a forcément, inscrit avant la création du monde, l’unité d’amour entre l’homme et la femme : l’Immaculée Conception et le Messie sont présents dans le Bereshit. L’Immaculée Conception est enveloppante, l’union hypostatique du Messie est enveloppante par rapport à la création. C’est pour cela qu’on ne va pas d’abord à Dieu d’une manière métaphysique, en espérant rentrer dans une mystique naturelle… Non, c’est Jésus et Marie et la lumière surnaturelle infaillible de toute la doctrine de l’Eglise catholique. Sinon, tu peux ramer pendant des millénaires, tu n’arriveras jamais à Dieu.
L’enseignement d’Abraham et de Moïse dit que dans le Bereshit il y avait la plénitude de grâce, que nous appelons aujourd’hui l’Immaculée Conception, la plénitude de la Jérusalem glorieuse du peuple de Dieu, la plénitude de l’amour de l’autre dans le prochain et de Dieu dans l’Un.
Donc Dieu va inscrire sa création dans 6 jours, parce qu’il y a ces 6 manifestations. Le 7e jour, le Sabbat, le dimanche, est sacré : c’est le silence, Dieu va directement intervenir (tandis que dans les six jours c’est à travers le Bereshit).
Il faut bien comprendre comment nous vivons de la Parole de Dieu : la Parole de Dieu est semée dans une bonne terre, et la bonne terre est un corps spirituel surnaturellement illuminé par une foi infaillible. Cela a commencé avec Abraham, puis avec l’Immaculée Conception, Marie, puis la plénitude du corps mystique vivant de Jésus vivant dans l’Eglise des Apôtres. C’est avec cela que nous recevons : que Dieu se révèle à nous, et qu’alors nous pouvons lire la Parole de Dieu, parce que nous avons à la fois la Révélation écrite et la tradition vivante, surnaturelle, infaillible, intégrale, donnée à Moïse, à tous les prophètes, et à tous les inspirés. Quand j’ai les deux, je suis le troisième, je peux lire la Parole de Dieu. (exemple de Saint Rolland. Lire la Vie des Saints). Avec la bible, le catéchisme, et la bonne terre (la grâce), je rentre dans l’inspiration que Jésus donne en plénitude, intégralement, à tous les hommes à travers un seul inspiré. Il la donne à travers vous seul à toute la terre, parce que la foi vous fait rentrer dans cette unité vivante de participation à l’existence de Dieu, et Dieu ne donne pas une partie de sa vie, mais toute sa vie, à ceux qui l’adorent et qui vivent de la foi.

Jeannedelamontagne
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