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Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Jeu 4 Déc 2014 - 13:07


Ressources spirituelles


Dialogue entre la France et Jeanne d’Arc par sainte Thérèse




Dans le lointain on entend la voix de la France qui chante

Rappelle-toi, Jeanne, de ta patrie !…
Rappelle-toi de tes vallons en fleurs !…
Rappelle-toi la riante prairie
Que tu quittas pour essuyer mes pleurs !!!…
O Jeanne ! Souviens-toi que tu sauvas la France
Comme un ange des Cieux tu guéris ma souffrance
Ecoute dans la nuit
La France qui gémit
Rappelle-toi !…
Rappelle-toi, Jeanne de tes victoires
Rappelle-toi de Reims et d’Orléans
Rappelle-toi que tu couvris de gloire
Au nom de Dieu, le royaume des Francs !…
Maintenant, loin de toi, je souffre et je soupire
Daigne encor me sauver !… Jeanne, douce Martyre !…
Oh ! Viens briser mes fers !…
Des maux que j’ai soufferts
Rappelle-toi !…

Jeanne
O France !… O ma belle Patrie !…
Il faut t’élever jusqu’aux Cieux
Si tu veux retrouver la vie
Et que ton nom soit glorieux.
Le Dieu des Francs dans sa clémence
A résolu de te sauver
Mais c’est par moi, Jeanne de France
Qu’il veut encor te racheter
Viens à moi
Patrie si belle
Je prie pour toi
Ma voix t’appelle
Reviens à moi.
(…)
Non, je ne veux point ceindre mon front du diadème de France…
laisse-moi le placer sur le tien, puisque désormais tu seras digne de le porter !…
La couronne des vierges me suffit et je ne veux pas d’autre sceptre que ma palme, car si je suis honorée dans le Ciel, ce n’est pas pour avoir été une illustre guérrière mais parce que j’ai uni la virginité au martyre !…
Maintenant je veux que mon étendard soit le tien. (saint Michel le présente à Jeanne qui le donne à la France)
N’est-ce pas Jésus et Marie qui t’ont sauvée ?… L’auguste Reine du Ciel n’est-elle pas descendue trois fois de son trône afin de t’inviter à faire pénitence, et n’est-ce pas le monument splendide qui s’élève sur une de tes collines à la gloire du Sacré Coeur qui t’a mérité la grâce que tu reçois en ce jour ?…


Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, « Jeanne d’Arc accomplissant sa Mission », représentation donnée le 21 janvier 1895 pour la récréation de la communauté du Carmel


Jeanne d'Arc, sainte tardive

Honorée de son vivant par le petit peuple, Jeanne d'Arc a dû cependant attendre plusieurs siècles avant d'être également reconnue par les élites politiques et religieuses.

D'héroïne nationale et populaire, elle est transformée en sainte au milieu du XIXe siècle et béatifiée par l'Église catholique un demi-siècle plus tard, le 18 avril 1909...





Sainte nationale et catholique

De 1841 à 1849, l'archiviste Jules Quicherat, élève de Michelet, publie les volumineux comptes-rendus du procès de Jeanne d'Arc : Procès de condamnation et de réhabilitation de Jeanne d'Arc,  Ils mettent  à jour la grandeur d'âme et la foi simple et solide de la jeune paysanne. Celle-ci n'est plus seulement perçue comme une héroïne nationale et une résistante mais aussi comme une authentique sainte.

C'est ainsi qu'elle est représentée, avec une auréole, en 1854, par le peintre Jean-Dominique Ingres. Sur la toile Jeanne d'Arc au sacre du roi Charles VII, aujourd'hui exposée au Louvre, le peintre s'est représenté sous les traits de l'écuyer Jean d'Aulon, derrière l'héroïne et son confesseur, frère Jean Pasquerel.

L'évêque d'Orléans, Mgr Félix Dupanloup, également séduit et bouleversé par les comptes-rendus du procès, affirme publiquement en 1855 que Jeanne d'Arc a agi selon la volonté divine. Soucieux de réconcilier la France libérale avec la foi chrétienne, il demande en 1869 au pape Pie IX d'entamer son procès de canonisation.

Après bien des vicissitudes, l'héroïne nationale est d'abord béatifiée par le pape Pie X quarante ans plus tard, le 18 avril 1909, dans une période dominée par l'exaltation de la Nation et la haine de l'étranger, qu'il fût anglais ou allemand. Le lendemain même de la cérémonie, à Saint-Pierre de Rome, le pape embrasse le drapeau français.

Son geste est inspiré par le désir de raccommoder l'Église de France avec les dirigeants anticléricaux de la IIIe République. Il est bien perçu par ces derniers et en mai 1912, le président de la République Raymond Poincaré érige la fête de Jeanne d'Arc en fête nationale.

Près de trente mille églises se dotent d'une statue de la bienheureuse. En 1910, le poète Charles Péguy publie une pièce de théâtre quelque peu ésotérique : Le Mystère de la charité de Jeanne d'Arc, dans laquelle fusionnent les vertus évangéliques et patriotiques.

Après la Grande Guerre de 1914-1918, le Parlement français établit une fête nationale en l'honneur de Jeanne d'Arc, le deuxième dimanche de mai (la fête a été plus tard transférée au 8 mai).

Jeanne est enfin canonisée par le pape Benoît XV le 16 mai 1920, soit près de 500 ans après sa mort (dans l'Église catholique, la canonisation est, après la béatification, le deuxième et dernier stade vers la reconnaissance de la sainteté).

Deux ans plus tard, en 1922, Jeanne est proclamée patronne secondaire de la France de même que Sainte Thérèse de Lisieux ; la patronne principale étant la Vierge depuis le voeu de Louis XIII.

La canonisation  traduit le désir de la papauté d'établir une passerelle avec la France républicaine et laïque. Elle exprime aussi le remords de l'Église envers la victime d'un jugement inique. Elle honore enfin une personnalité exceptionnelle, qui manifesta une force d'âme sans pareille dans un contexte très rude et sut se préserver du mal dans les pires situations.

La canonisation honore la personnalité de Jeanne d'Arc, en aucune manière son action au service de l'héritier des Valois. Il paraît en effet invraisemblable, même aux chrétiens les plus sincères, que Dieu ait pu entraîner Jeanne dans une querelle entre deux rois et deux partis qui n'étaient pas moins catholiques l'un que l'autre.

À ceux qui pourraient être troublés que soit canonisée une combattante,  rappelons que Jeanne d'Arc, n'usant à la guerre que de son étendard, se garda de tuer quiconque et montra une égale compassion pour toutes les victimes.

Notons que Jeanne d'Arc n'est pas seulement célébrée par des catholiques et des patriotes ; elle l'est aussi par des socialistes et même des anticléricaux. Ceux-là honorent la fille du peuple qui a sauvé son pays ou encore la malheureuse sacrifiée par un tribunal ecclésiastique. Il n'en reste pas moins que Jeanne d'Arc témoigne des miracles que peut accomplir une personne animée par la foi, fût-elle adolescente, bergère et illettrée. Son exemple garde valeur universelle.


André Larané
http://www.herodote.net




Litanies de Sainte Jeanne d'Arc

I:
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, ayez pitié de nous. (bis)
Seigneur, ayez pitié de nous. (bis)
Jésus-Christ, écoutez-nous. (bis)
Jésus-Christ, exaucez-nous. (bis)


Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu,
ayez pitié de nous.
Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu,
priez pour nous.
Notre-Dame de l'Assomption, patronne principale de la France, priez pour nous.
Saint Michel Archange, patron et spécial protecteur de la France, priez pour nous.
Sainte Catherine d'Alexandrie, Vierge et Martyre, priez pour nous.
Sainte Marguerite d'Antioche, Vierge et Martyre, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, choisie par Dieu à Domrémy, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, avertie par Saint Michel archange et ses anges, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, docile à l'appel de Dieu, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, confiante et soumise à vos Voix, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de vie familiale et laborieuse, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de vos compagnes, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, fidèle dévote à Notre-Dame de Bermont, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, qui faisiez vos délices de la Sainte Eucharistie, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de générosité au service de Dieu, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, exemple de fidélité à la Vocation divine, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle d'union dans l'action, priez pour nous. Sainte Jeanne d'Arc, vierge et guerrière, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de bravoure et de pureté dans les camps, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, modèle de nos soldats, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, compatissante envers tous ceux qui souffrent, priez pour nous. Sainte Jeanne d'Arc, salut d'Orléans, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, gloire de Reims, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, libératrice de la Patrie, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, trahie et prisonnière à Compiègne, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, pure et patiente en votre prison, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, héroïque et vaillante devant vos juges, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, seule avec Dieu à l'heure du supplice, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc, martyre de Rouen, priez pour nous.
Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse de Lisieux, patronnes de la France, priez pour nous.
Tous les saints et saintes de France, intercédez pour nous.

Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, pardonnez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur
Agneau de Dieu qui effacez le péché du monde, ayez pitié de nous

V. Priez pour nous Sainte Jeanne d'Arc.
R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions
Ô Dieu qui avez suscité d'une manière admirable la Vierge de Domrémy, Sainte Jeanne d'Arc, pour la défense de la Foi et de la Patrie, faites, nous vous en prions, que par son intercession l'Eglise triomphe des assauts de ses ennemis et jouisse d'une paix durable. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur.




II:
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous.
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Saint Michel, Protecteur de la France, priez pour nous !
Sainte Catherine et Sainte Marguerite, messagères du ciel,
Sainte Jeanne d'Arc et Sainte Thérèse, Patronnes secondaires de la France,
Sainte Jeanne, jeune Fille de notre terre lorraine,
Sainte Jeanne, dont l'innocence et l'humilité ont attiré le secours du ciel,
Sainte Jeanne, favorisée d'apparitions célestes,
Sainte Jeanne, choisie de Dieu pour l'accomplissement d'une grande mission,
Sainte Jeanne, fidèle exécutrice des desseins de Dieu,
Sainte Jeanne, forte et soumise dans l'épreuve,
Sainte Jeanne, dont la confiance en Dieu fut invincible,
Sainte Jeanne, vierge guerrière,
Sainte Jeanne, qui avez vengé l'honneur de la patrie.
Sainte Jeanne, salut et gloire d'Orléans,
Sainte Jeanne, modèle de patience et d'héroïsme,
Sainte Jeanne, seule avec Dieu seul à l'heure du supplice,
Sainte Jeanne, forte de la Force divine,
Sainte Jeanne, martyre pour votre Roi, votre Patrie et votre Dieu,
Sainte Jeanne, espoir de la France malheureuse,
Sainte Jeanne, modèle de la jeunesse chrétienne,
Sainte Jeanne, modèle de vie de témoignage,
Sainte Jeanne, aimant et priant Notre-Dame,
Sainte Jeanne, adorant et vivant de l'Eucharistie,
Sainte Jeanne, messagère du Roi du ciel,
Sainte Jeanne, obéissante à l'appel de Dieu,
Sainte Jeanne, exemple de fidélité à la vocation,
Sainte Jeanne, toute proche de Dieu,
Sainte Jeanne, consolatrice des prisonniers,
Sainte Jeanne, secours des pauvres gens,
Sainte Jeanne, lumière des armées,
Sainte Jeanne, héroïque dans l'épreuve,
Sainte Jeanne, étendard de la Foi,
Sainte Jeanne, sainte du patriotisme,
Sainte Jeanne, rempart de l'Eglise,
Sainte Jeanne, ange de la Paix,
Sainte Jeanne, apôtre de la Royauté du Christ,
Sainte Jeanne qui avez tant aimé la France,


PRIONS.
Ô Dieu, qui choisissez souvent les plus humbles pour manifester votre puissance, accordez-nous, par l'intercession de votre Servante, les grâces que la France implore de votre miséricorde. Nous vous le demandons par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Ainsi soit-il.




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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Ven 5 Déc 2014 - 14:06


Méditation du Père Philippe de Maistre


Une génération s’est levée

« Tous ces jeunes gens vêtus de blanc, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? »
Je lui répondis : « C’est toi qui le sais, mon Seigneur. »
(Ap XVI,14)




« Tous ces jeunes gens… Qui sont-ils D’où viennent-ils ? » Nuit après nuit, policiers, journalistes et badauds se posèrent cette question à la vue des « veilleurs », ces jeunes gens dignes et lumineux, assis dans les rues de Paris pendant que, à l’Assemblée nationale ou sur les plateaux de télévision, certains de leurs aînés débattaient du « mariage pour tous ».

« Qui sont-ils, D’où viennent-ils ?… » Cette même question avait déjà saisi les observateurs incrédules devant la ferveur des foules bigarrées qui envahissaient les rues et le métro parisiens lors des JMJ d’août 1997.

« Ces jeunes gens. Qui sont-ils ?…
– C’est toi Seigneur qui le sait »
.

Oui Seigneur, Tu sais quelle jeunesse tu as toi-même suscité au cœur de notre vieille terre de France ! Une jeunesse ardente et généreuse, aux antipodes de la fameuse « génération Y », prétendument consumériste, hédoniste et narcissique, à laquelle on voudrait parfois la réduire.

Une génération s’est donc levée. Préparée dans la ferveur des grands rassemblements et dans le silence de la prière, elle a pris peu à peu conscience d’elle-même, au contact notamment d’un vieil homme vêtu de blanc et venu de Pologne qui sut tant de fois l’apostropher : « Chers jeunes de France, vous êtes les hommes et les femmes de demain ; dans vos cœurs et dans vos mains est contenu l’avenir. À vous, Dieu confie la tâche, difficile mais exaltante, de collaborer avec Lui pour édifier la civilisation de l’amour… »

En s’adressant ainsi à elle, cet homme – un père, un vrai ! – confiait enfin son espérance à cette jeunesse, l’arrachant ainsi au triste « jouir sans entraves » et à l’hébétude dans lesquels l’avait engluée la génération issue de mai 68 : « Plus que jamais, il est urgent que vous soyez les “sentinelles du matin”, les guetteurs qui annoncent à l’humanité les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile que l’on voit déjà poindre. L’humanité a un impérieux besoin du témoignage de jeunes libres et courageux qui osent aller à contre-courant et proclamer avec force et enthousiasme leur foi en Dieu, Seigneur et Sauveur. »






Vierge Marie,
Notre Dame de l’Avent,

Nous te confions la jeunesse de notre pays.
Donne-lui de scruter les signes annonciateurs de l’aurore.
Viens la soutenir dans son élan.

Qu’à sa suite, les plus anciens se laissent éveiller, réveiller.
Que pasteurs, prêtres et évêques
L’accompagnent avec bienveillance et discernement.
Que responsables et dirigeants se laissent interpeller par elle.
Qu’enseignants, professeurs et éducateurs
assument leur mission de guides et d’éveilleurs de conscience.

Que se lèvent au sein de cette jeunesse,
les guetteurs qui annoncent à l’humanité
les premiers feux de l’aurore et le nouveau printemps de l’Evangile
que l’on voit déjà poindre.
Amen




Père Philippe de Maistre
Né en 1971 et prêtre depuis 2001, l’abbé Philippe de Maistre appartient au diocèse de Paris. Actuellement aumônier général du collège Stanislas, il est particulièrement impliqué dans l’éducation. C’est ainsi qu’il a été engagé auprès des jeunes dans la paroisse de St Pierre du Gros caillou, à Saint Louis de Villemomble dans le diocèse de Saint Denis ou encore au Sacré Cœur de Bruxelles. Il accompagne par ailleurs divers mouvement, dont « A Bras ouverts » et le groupe « Courage ».



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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par maxkolbe le Ven 5 Déc 2014 - 14:08

Que de grandes grâces à obtenir en suivant ces méditations!
Allez Peuple de la Paix! en Avent!
Wink
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Ven 5 Déc 2014 - 14:25

Alors moi pour veiller il y a pas de soucis lol!
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par maxkolbe le Ven 5 Déc 2014 - 14:26

Allez Tibelle, rejoins cette neuvaine pour ton pays et pour le monde entier! Wink
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Ven 5 Déc 2014 - 14:28

@maxkolbe a écrit:Allez Tibelle, rejoins cette neuvaine pour ton pays et pour le monde entier! Wink

Je veille et prie chaque matin pour la protection des malheureux , des malades et pour les ames du Purgatoire dans mon coeur dans un temps de silence dans mes toilettes (peut pas aller ailleurs Embarassed ) et ça je le fais tous les jours Kisses
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par maxkolbe le Ven 5 Déc 2014 - 14:40

Très bien Tibelle, c'est beau!
Après tu es libre ou non de la faire bien sûr, il y a tant de dévotions qu'on ne peut toute les faire!
Que le Seigneur te garde et te protège!
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Ven 5 Déc 2014 - 14:47

@maxkolbe a écrit:Très bien Tibelle, c'est beau!
Après tu es libre ou non de la faire bien sûr, il y a tant de dévotions qu'on ne peut toute les faire!
Que le Seigneur te garde et te protège!
Dove

Je fais pas que ça je fais ma neuvaine à moi je pense avec tout ce que je fais à l'Eglise entre servante d'autel , choriste de l'Eglise avec d'autres enfants , et l'assistance au catéchisme ( en parlant de ça certains seraient surment ravie de voir comment je m'en sors : eh bien l'année prochaine je pourrais prendre un petit groupe toute seule du fait que je suis très à l'aise au caté et que j'ai beaucoup de connaissances pour une fille de 15ans je pense meme que je serai la catéchiste la plus jeune de France mais ça je sais pas)
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Sam 6 Déc 2014 - 19:37


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Ce que Marthe Robin a dit de la France


Le Père Bernard Peyrous dans un entretien vidéo parle de ce que Marthe Robin a dit de la France.




<iframe width="654" height="410" src="http://www.youtube.com/embed/EAXlWheT44w?list=UU5T6O20PK2T3k34HvkDLKng" frameborder="0" allowfullscreen></iframe>



Je poste carrément la playlist sur Marthe Robin C'est très intéressant.




Au cœur de sa prière et de son offrande, Marthe demande surtout pour la France et pour le monde une vie nouvelle, une effusion de l'Esprit d'amour, la grâce d'une vie divine, d'une vie d'amour, d'une « nouvelle Pentecôte».

Prière pour la France

Cette prière circule beaucoup, mais avec des variantes. Par souci d'exactitude, voici une transcription de l'original, daté du 15 octobre 1943

« Ô Père, ô mon Dieu, délivrez, sauvez maintenant votre France ; préparez le coeur de ses enfants à la mission qu'ils vont avoir à accomplir pour elle, pour toutes les autres nations, pour l'Eglise tout entière.

Ô Père, ô mon Dieu, que le coeur de tous vos élus tressaille maintenant à votre appel, reconnaissant votre voix et votre commandement, votre invitation à agir ; conduisez-les, ô mon Dieu, chacun à sa place et chacun à sa mission et imposez-leur vous-même tout ce que vous voulez de chacun et de tous. Que rien ne soit l'effet de leur choix, ô mon Dieu, mais de votre unique désir, de votre unique volonté d'amour. Ô Maman chérie, ne les laissez ni s'égarer, ni se tromper. »



Pour une nouvelle Pentecôte d'Amour

Seigneur,
envoyez votre Esprit et tout sera créé,
et vous renouvellerez la face de la terre.

Seigneur, renouvelez votre première Pentecôte.

Accordez, Jésus,
à tous vos bien-aimés prêtres
la grâce du discernement des esprits,
comblez-les de vos dons,
augmentez leur amour,
faites de tous de vaillants apôtres
et de vrais saints parmi les hommes.

Esprit Saint, Dieu d'Amour,
venez, tel un vent puissant, dans nos cathédrales,
dans nos églises, dans nos chapelles, dans nos cénacles,
dans les plus luxueuses maisons
comme dans les plus humbles demeures.

Emplissez la terre entière de vos lumières,
de vos consolations et de votre amour.

Venez, Esprit d'Amour,
apportez au monde
la fraîcheur de votre souffle sanctifiant.

Enveloppez tous les hommes
du rayonnement de votre grâce !

Emportez-les tous dans les splendeurs de votre gloire.

Venez les réconforter dans le présent
encore si lourd d'angoisses,
éclairez l'avenir incertain de beaucoup,
raffermissez ceux qui hésitent encore
dans les voies divines.

Esprit de lumière,
dissipez toutes les ténèbres de la terre,
guidez toutes les brebis errantes au divin bercail,
percez les nues de vos mystérieuses clartés.

Révélez-vous aux hommes
et que ce jour
soit l'annonce d'une nouvelle aurore.



Mon Dieu, allumez le feu de votre charité
dans tous les coeurs, sur toute la terre.


Répandez partout le grand souffle de votre Esprit d'amour
et le coeur de tous les hommes
et toute la terre seront renouvelés et changés.

O mon Dieu,
répandez à flots les grâces infinies de votre Rédemption
sur le monde tout entier.

Renouvelez tout, ô mon Dieu, dans votre Amour,
ressuscitez tout dans votre sang divin.

Ramenez tous les hommes et toutes choses
à la vérité, à la lumière, à la vie divine.





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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Dim 7 Déc 2014 - 14:23


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Bienheureuse celle qui a cru!




Dans la salutation d’Elisabeth, tous les mots sont lourds de sens; cependant ce qu’elle dit à la fin semble d’une importance primordiale «Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!» (Lc 1, 45) On peut rapprocher ces mots du titre «pleine de grâce» dans la salutation de l’ange. Dans l’un et l’autre de ces textes se révèle un contenu mariologique essentiel c’est-à-dire la vérité sur Marie dont la présence dans le mystère du Christ est devenue effective parce qu’elle «a cru». La plénitude de grâce, annoncée par l’ange, signifie le don de Dieu lui-même; la foi de Marie, proclamée par Elisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a répondu à ce don.
Comme l’enseigne le Concile, «à Dieu qui révèle est due « l’obéissance de la foi » (Rm 16, 26; cf. Rm 1, 5; 2 Co 10, 5-6), par laquelle l’homme s’en remet tout entier et librement à Dieu». Cette définition de la foi trouve en Marie une réalisation parfaite. Le moment «décisif» fut l’Annonciation, et les paroles mêmes d’Elisabeth: «Bienheureuse celle qui a cru» se rapportent en premier lieu à ce moment précis.

A l’Annonciation en effet, Marie, s’est remise à Dieu entièrement en manifestant «l’obéissance de la foi» à celui qui lui parlait par son messager, et en lui rendant «un complet hommage d’intelligence et de volonté». Elle a donc répondu de tout son «moi» humain, féminin, et cette réponse de la foi comportait une coopération parfaite avec «la grâce prévenante et secourable de Dieu» et une disponibilité parfaite à l’action de l’Esprit Saint qui «ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite».

Annoncée à Marie par l’ange, la parole du Dieu vivant la concernait elle-même: «Voici que tu concevras en ton sein et enfanteras un fils» (Lc 1, 31). En accueillant cette annonce, Marie allait devenir la «Mère du Seigneur» et le mystère divin de l’Incarnation s’accomplirait en elle: «Le Père des miséricordes a voulu que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée». Et Marie donne ce consentement après avoir entendu toutes les paroles du messager. Elle dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu’il m’advienne selon ta parole!» (Lc 1, 38). Ce fiat de Marie -«qu’il m’advienne»- a déterminé, du côté humain, l’accomplissement du mystère divin. Il y a une pleine harmonie avec les paroles du Fils qui, suivant la Lettre aux Hébreux, dit au Père en entrant dans le monde: «Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation, mais tu m’as façonné un corps… Voici, je viens… pour faire, ô Dieu, ta volonté» (He 10, 5-7). Le mystère de l’Incarnation s’est accompli lorsque Marie a prononcé son fiat: «Qu’il m’advienne selon ta parole!» rendant possible, pour ce qui la concernait dans le plan divin, la réalisation du dessein de son Fils.

Marie a prononcé ce fiat dans la foi. Par la foi, elle s’est remise à Dieu sans réserve et «elle se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils». Et ce Fils, comme l’enseignent les Pères, elle l’a conçu en son esprit avant de le concevoir en son sein, précisément par la foi! C’est donc à juste titre qu’Elisabeth loue Marie «Bienheureuse celle qui a cru en l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!». Ces paroles ont déjà été réalisées: Marie de Nazareth se présente sur le seuil de la maison d’Elisabeth et de Zacharie comme la mère du Fils de Dieu. Telle est l’heureuse découverte d’Elisabeth: «La mère de mon Seigneur vient à moi!».


Saint Jean-Paul II, Encyclique Redemptoris Mater, 25 mars 1987, §12-13



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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Lun 8 Déc 2014 - 15:13


Méditation du Père Xavier Malle

"Prier pour la France, car elle est en grand danger" ?



Le 8 décembre 1947, fête de l’Immaculée Conception, dans la Drôme, le Père Finet entre dans la chambre de Marthe Robin vers 9h du matin et lui dit :« La France est foutue ! ». Marthe répond : « Non, Père, la Sainte Vierge va apparaître et demander la prière des petits enfants. » Ce même jour, à L’Ile-Bouchard, petit village de Touraine, un peu avant 13h, quatre petites filles entrent pour prier dans l’église paroissiale, sur la recommandation de leur maitresse. Elles témoigneront ensuite avoir vu « une belle Dame », qui leur a demandé de prier pour la France alors en grand danger et a promis du bonheur dans les familles. La demande de la prière pour la France et la promesse de bonheur dans les familles sont intimement liées et d’une brûlante actualité.

La Belle Dame confie à quatre jeunes enfants une question d’adulte : la situation de la France, à la veille d’une guerre civile. Elle va y revenir à quatre reprises pendant toute la semaine des évènements du 8 au 14 décembre 1947. Dès sa seconde manifestation, et ce sont ses premiers mots : « Dites aux petits enfants de prier pour la France qui en a grand besoin. » La quatrième fois, le mardi 9 à 13h, Marie réitère sa demande, sous une formulation légèrement différente : « Priez pour la France qui, ces jours-ci, est en grand danger. » Les enfants vont faire ce que la Belle Dame leur demande : inviter leurs amies de l’école à prier pour la France, et participer elles-mêmes à cette prière.

Est-il légitime de confier à la prière de petits enfants des questions de « grandes personnes » ? Demandez-vous à vos enfants de prier pour que papa ou maman retrouve un travail ? Pour dénicher la maison ou l’appartement dont vous avez besoin pour accueillir bébé à naître ? Bien sûr et vous avez raison !

- Il y a une pureté dans la demande des enfants, sans arrières pensées : ils prient pour leur pays, simplement, comme ils prient pour leur famille. C’est bien de cela qu’il s’agit ; notre pays est notre famille élargie.

- Il y a une foi spontanée dans leur prière. Ils ne doutent pas d’obtenir ce qu’ils demandent. Et effectivement la France a été sauvée : l’ordre de reprise du travail a été donné dès le mardi, sans qu’aujourd’hui encore on puisse en donner d’explication satisfaisante.

-Il y a une puissance de la prière des enfants sur le cœur de Dieu : « si vous ne redevenez comme ces petits enfants… » (Mt 18,3)

D’autant qu’en réalité, cette question de grande personne les regarde. C’était bien de leur avenir dont il s’agissait !

Comme en 1947, pense-t-on à demander plus particulièrement aux petits enfants de prier pour notre pays ? Pour allier les deux aspects évoqués au début, je vous propose de prier avec les petits enfants trois Je vous salue Marie pour les familles de France : un pour les papas, un pour les mamans et un pour les enfants.




Père Xavier Malle
49 ans, ordonné prêtre en l’an 2000, pour la Communauté de l’Emmanuel. Incardiné dans le diocèse de Tours. Recteur du Sanctuaire Notre Dame de la Prière de L’Ile-Bouchard et curé des Paroisses Notre-Dame en Bouchardais et St Vincent de Paul de Richelieu, coordinateur du réseau « Des Sanctuaires prient pour la France.




Paroles de Marthe sur la Vierge Marie

"Cette Mère bien-aimée me fut plus qu'une étoile: elle est un phare devant mes pas.

Avide de ses vertus, je m'abîme en sa contemplation. Elle est un modèle si complet, si imitable et tellement admirable! C'est […] à son école, mais surtout par ses lumineuses inspirations que j'ai pénétré si avant dans les profondeurs des grands mystères de la foi, l'espérance et la charité, que je m'abandonne de plus en plus docilement à l'action divine."


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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mar 9 Déc 2014 - 14:28


Ressources spirituelles


Que signifie Immaculée Conception?



En conséquence, après avoir offert sans relâche, dans l’humilité et le jeûne, Nos propres prières et les prières publiques de l’Eglise à Dieu le Père par son Fils, afin qu’il daignât, par la vertu de l’Esprit-Saint, diriger et confirmer Notre esprit ; après avoir imploré le secours de toute la cour céleste et invoqué avec gémissements l’Esprit consolateur, et ainsi, par sa divine inspiration, pour l’honneur de la Sainte et Indivisible Trinité, pour la gloire et l’ornement de la Vierge Mère de Dieu, pour l’exaltation de la foi catholique et l’accroissement de la religion chrétienne ; par l’autorité de Notre-Seigneur Jésus-Christ, des Bienheureux apôtres Pierre et Paul et la Nôtre :

Nous déclarons, Nous prononçons et définissons que la doctrine qui enseigne que la Bienheureuse Vierge Marie, dans le premier instant de sa Conception, a été, par une grâce et un privilège spécial du Dieu Tout-Puissant, en vue des mérites de Jésus-Christ, Sauveur du genre humain, préservée et exempte de toute tache du péché originel, est révélée de Dieu, et par conséquent qu’elle doit être crue fermement et constamment par tous les fidèles.

C’est pourquoi, si quelques-uns avaient la présomption, ce qu’à Dieu ne plaise, de penser contrairement à Notre définition, qu’ils apprennent et qu’ils sachent que condamnés par leur propre jugement ils ont fait naufrage dans la foi et cessé d’être dans l’unité de l’Eglise ; et que, de plus, ils encourent par le fait même les peines de droit, s’ils osent exprimer ce qu’ils pensent de vive voix ou par écrit, ou de toute autre manière extérieure que ce soit.

En vérité, Notre bouche est pleine de joie et Notre langue est dans l’allégresse ; et Nous rendons et rendrons toujours les plus humbles et les plus profondes actions de grâces à Notre-Seigneur de ce que, par une faveur singulière, il Nous a accordé, sans mérite de Notre part, d’offrir et de décerner cet honneur, cette gloire et cette louange à sa Très Sainte Mère. Nous avons la plus ferme espérance et la confiance la plus assurée que la Vierge Bienheureuse qui, toute belle et tout immaculée, a écrasé la tête venimeuse du cruel serpent et apporté le salut du monde ; qui est la louange des prophètes et des apôtres, l’honneur des martyrs, la joie et la couronne de tous les saints, le refuge le plus assuré de tous ceux qui sont en péril, le secours le plus fidèle, la médiatrice la plus puissante de l’univers entier auprès de son Fils unique pour la réconciliation ; la gloire la plus belle, l’ornement le plus éclatant, le plus solide appui de la sainte Eglise ; qui a toujours détruit toutes les hérésies, arraché les peuples et les nations fidèles à toutes les plus grandes calamités, et Nous-même délivré de tant de périls menaçants, voudra bien faire en sorte, par sa protection toute-puissante, que la Sainte Mère l’Eglise catholique, toutes les difficultés étant écartées, toutes les erreurs vaincues, soit de jour en jour plus forte, plus florissante chez toutes les nations et dans tous les lieux ; qu’elle règne d’une mer à l’autre et depuis les rives du fleuve jusqu’aux extrémités du monde ; qu’elle jouisse d’une paix entière, d’une parfaite tranquillité et liberté ; que les coupables obtiennent leur pardon les malades leur guérison, les faibles de cœur la force les affligés la consolation, ceux qui sont en danger le secours ; que tous ceux qui sont dans l’erreur, délivrés des ténèbres qui couvrent leur esprit, rentrent dans le chemin de la vérité et de la justice, et qu’il n’y ait plus qu’un seul bercail et qu’un seul pasteur.

Que les enfants de l’Eglise catholique, Nos Fils bien-aimés, entendent nos paroles, et qu’animés chaque jour d’une piété, d’une vénération, d’un amour plus ardents, ils continuent d’honorer, d’invoquer, de prier la Bienheureuse Mère de Dieu, la Vierge Marie, conçue sans la tache originelle ; et que, dans tous leurs périls, dans leurs angoisses, dans leurs nécessités, dans leurs doutes et dans leurs craintes, ils se réfugient avec une entière confiance auprès de cette très douce Mère de miséricorde et de grâce. Car il ne faut jamais craindre, il ne faut jamais désespérer, sous la conduite, sous les auspices, sous le patronage, sous la protection de Celle qui a pour nous un cœur de Mère, et qui, traitant elle-même l’affaire de notre salut, étend sa sollicitude sur tout le genre humain ; qui, établie par le Seigneur Reine du ciel et de la terre, et élevée au-dessus de tous les chœurs des anges et de tous les rangs des  saints, se tient à la droite de son Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, intercède efficacement par toute la puissance des prières maternelles, et trouve ce qu’elle cherche, et son intercession ne peut être sans effet.


Bienheureux Pie IX, Constitution apostolique Ineffabilis Deus, 8 décembre 1854




Bienheureux PIE IX, Pape et Religieux (1792 - 1878)

Bienheureux PIE IX, Pape et Religieux (1792 - 1878):



Giovanni Maria Mastai Ferretti a été pape sous le nom de Pie IX (en latin Pius IX, en italien Pio IX). Il est né à Senigallia (Italie), le 13 mai 1792 et mort au Vatican le 7 février 1878 à l'âge de 85 ans. Son pontificat de 31 ans est le plus long de l'histoire de la papauté.

Pie IX est le pape qui a proclamé le dogme de l'immaculée conception.

Il convoqua le premier concile œcuménique du Vatican qui définit notamment l'infaillibilité pontificale. Ce concile fut interrompu quand les troupes italiennes envahirent Rome. Pie IX fut également le dernier souverain des États de l'Église qui disparaissent en 1870.

Il a été proclamé bienheureux par l'Église catholique en 2000.

Giovanni Maria Mastai Ferretti était le fils du Comte Girolamo Mastai Ferretti et de Caterina Solazzi, qui eurent 8 autres enfants. Après avoir fréquenté le collège piariste de Volterra, il étudie la théologie et la philosophie à Rome. Il est ensuite refusé chez les gardes nobles à cause de sa santé (il est sujet à l'épilepsie) et il poursuit ses études au séminaire romain.

Ordonné prêtre en 1819, il est nommé directeur spirituel d'un célèbre orphelinat romain. En 1823, Pie VII l'envoie au Chili en tant qu'auditeur de Mgr Muzi, délégué apostolique. En 1825, à son retour, il est nommé par Léon XII chanoine de Sainte-Marie de Via Lata et directeur de l'hôpital San Michele. En 1827, il est fait archevêque de Spolète. En 1832, il est transféré au diocèse d'Imola.

En 1840, il reçoit le chapeau de cardinal-prêtre du titre des Santi Marcellino e Pietro.

Le 16 juin 1846 a lieu le conclave suivant la mort de Grégoire XVI. Le cardinal Luigi Lambruschini, Secrétaire d'État de Grégoire XVI, est le candidat des conservateurs tandis que Mastai Ferretti est le candidat des libéraux.

Lambruschini obtient la majorité des voix dès les premiers tours, mais ne parvient pas à recueillir les deux tiers des voix requis pour être élu pape.

Le cardinal von Gaisruck, archevêque de Milan, arrive trop tard pour remettre l'exclusive prononcée par l'Empereur d'Autriche Ferdinand Ier, suivant la politique de Metternich, contre Mastai Ferretti ; celui-ci ayant recueilli les deux tiers des voix accepte la tiare et prend alors le nom de « Pie IX », en hommage à Pie VII.

Pie IX bénéficie à cette époque d’une grande popularité au sein de la population italienne : durant son épiscopat en Romagne, il n'a pu ignorer les besoins de réformes dont souffrait l'État pontifical et que le soulèvement de Rimini, en 1845, avait démontré. Les premières années de son pontificat sont marquées par des mesures libérales qui s’opposent aux méthodes de Grégoire XVI et de son secrétaire d’État, le cardinal Lambruschini. Il choisit pour secrétaire d'État le cardinal Gizzi.


le 16 juillet 1846, il décrète une amnistie générale pour les détenus politiques et fait préparer une constitution qui est concédée le 14 mars 1848. C'est le Statut fondamental pour le gouvernement temporel des États de l'Église qui instituait deux Chambres et le Sacré Collège des cardinaux présidé par le pape. C'est l'époque des réformes politiques.
Il crée le Conseil d'État.
Il institue la liberté de la presse.

Il établit une commission laïque chargée de la censure ;

en 1847, il établit ainsi une Consulta, un conseil consultatif composé de laïcs dont le rôle est de lui transmettre les désirs de la population ; et, auprès de lui, un conseil de cabinet puis une garde civique. Il crée également un certain nombre de commissions auxquelles participent des laïcs, afin de réviser les lois.

Cette période est également celle de l’entrée dans la modernité pour les États pontificaux : à la différence de Grégoire XVI, qui les considérait comme « les chemins du diable », Pie IX fait construire dans les États pontificaux des réseaux ferrés et télégraphiques ; il restaure l'éclairage public.

En 1847, il s'oppose à l'Autriche qui avait fait occuper la ville de Ferrare alors qu'elle n'avait le droit que d'avoir une garnison dans la citadelle. Pie IX devient l'espoir des patriotes italiens, sa popularité est alors immense.

Ce mouvement réformiste qu’il contribue à amorcer par ses choix personnels lui attire bientôt la sympathie des nationalistes dans l'ensemble des États italiens (Toscane, Deux-Siciles, Piémont, Parme ...) : certains d'entre eux n'hésitent pas à souhaiter la réalisation d'une fédération italienne, dont il prendrait la présidence.

Victor Hugo prononce à la Chambre des pairs le 13 janvier 1848 un éloge vibrant de Pie IX : « Cet homme qui tient dans ses mains les clefs de la pensée de tant d'hommes, il pouvait fermer les intelligences; il les a ouvertes. Il a posé l'idée d'émancipation et de liberté sur le plus haut sommet où l'homme puisse poser une lumière. [...] ces principes de droit, d'égalité, de devoir réciproque qui il y a cinquante ans étaient un moment apparus au monde, toujours grands sans doute, mais farouches, formidables et terribles sous le bonnet rouge, |...] il vient de les montrer à l'univers rayonnants de mansuétude, doux et vénérables sous la tiare. [...] Pie IX enseigne la route bonne et sûre aux rois, aux peuples, aux hommes d'État, aux philosophes, à tous ». Ce discours est cependant mal accueilli dans une chambre conservatrice inquiète de la remontée en puissance des idées républicaines.

Pie IX est à ce moment « le pape des droits de l'homme ». Les événements vont en faire un bien différent « pape du Syllabus ».

En 1848, le « printemps des peuples » embrase l’Europe du Congrès de Vienne. Charles-Albert, roi du Piémont, déclare la guerre à l'Autriche. Le 24 mars, Pie IX autorise le départ de Rome pour Ferrare, d'un corps expéditionnaire de 7 500 hommes commandé par le général Durando, suivi deux jours après par un corps de volontaires, la légion des volontaires pontificaux (Legione dei Volontari Pontifici) formée d'hommes provenant du centre de l'Italie confiée au général Andrea Ferrari. Pie IX par l'allocution du consistoire du 29 avril 1848, condamne la guerre contre l'Autriche : « à nos soldats envoyés aux frontières pontificales, nous recommandons seulement de défendre l'intégrité et la sécurité des États pontificaux. Mais si certains souhaitaient que nous, ensemble à d'autres peuples et princes d'Italie, prenions part à la guerre contre les Autrichiens … ce n'est pas dans nos intentions et nos recommandations », il conclut en invitant les Italiens « à rester attaché fermement à leurs principes dont ils en avaient expérimenté la bienveillance et qu'il ne s'en détache pas ». En fait, le pape se trouve dans l'embarras de combattre une grande puissance catholique : « nous avons su que certains ennemis de la religion catholique ont profité de l'occasion pour enflammer les âmes des Allemands afin de les détacher du Saint Siège … Les peuples allemands ne devraient pas nourrir un sentiment de dédain à notre égard parce qu'il nous a été impossible de freiner nos sujets qui applaudirent les évènements anti-autrichiens en Italie septentrionale … d'autres souverains européens, qui disposent d'armée plus puissantes que la nôtre, n'ont pu freiner l'agitation de leur peuple ». Cela met en évidence la contradiction et les incompatibilités de la position du pape comme chef de l'église universelle et en même temps chef d'un État italien ; entre le pouvoir spirituel et temporel. Il refuse donc de soutenir le mouvement d'unification, pour ne pas froisser l'Autriche catholique. Sa popularité s'effondre alors parmi les patriotes italiens.

Tout en étant désireux d'affirmer l'indépendance de la papauté, Pie IX doit accorder une constitution aux États pontificaux. Le 15 novembre 1848, le chef du gouvernement du Saint Siège, Pellegrino Rossi est assassiné et les insurgés proclament la République romaine.

Le 24 novembre 1848, Pie IX quitte de nuit dans la voiture à cheval du duc d'Harcourt son palais du Quirinal, après que l'attaque du palais par les partisans de Giuseppe Mazzini, tuant Mgr Palma. Pie IX se réfugie à Gaète, dans le Royaume des Deux-Siciles. Il lance un appel aux puissances européennes pour retrouver son trône. Rome devient une république. L'Autriche, le Royaume des Deux-Sicile et la France apportent leur soutien au pape. C'est cependant la France qui est la plus active, elle envoie un corps expéditionnaire commandé par le général Oudinot qui s'empare de Rome le 30 juin 1849 et chasse définitivement les révolutionnaires en juillet.

De retour à Rome le 12 avril 1850, Pie IX y mène une politique de répression contre les idées républicaines. Un nouveau secrétaire d’État, le cardinal Giacomo Antonelli, est nommé, renouant avec la politique conservatrice de Grégoire XVI.

Pour Giuseppe Mazzini et Giuseppe Garibaldi, Rome reste l'objectif principal de leur politique et en diverses occasions, Garibaldi organise des opérations militaires sans succès.

Pour s'opposer aux risques d'une annexion au royaume du Sardaigne, les troupes françaises restent stationnées dans les États pontificaux et les zouaves pontificaux sont créés en 1860 avec la bénédiction du pape et du franco-belge Mgr Xavier de Mérode. Ces derniers sont placés sous le commandement du général de Lamoricière, ancien de la colonisation d'Algérie et ancien ministre de la IIe république. Jusqu'en 1870, le recrutement se fait auprès des volontaires de France, des Pays-Bas, de Belgique, d'Italie, du Québec. La guerre franco-prussienne qui nécessite le départ des troupes françaises et l'armement obsolète des armées pontificales, malgré la victoire de Mentana contre Garibaldi en 1867 (où pour la première fois le fusil Chassepot est utilisé), permettent aux troupes italiennes de s'emparer sans difficulté de Rome le 20 septembre 1870. Le pape ordonne aux zouaves de n'opposer qu'une résistance symbolique.

Quelques années plus tard, la prise de Rome, le 20 septembre 1870, constitue un aboutissement à l’unification de la péninsule en faisant de la cité du pape la nouvelle capitale du royaume d’Italie.

Une loi des Garanties, votée le 15 mai 1871, accorde au Saint Siège un revenu annuel, l’extraterritorialité de quelques palais et les droits de souveraineté sur sa cité du Vatican, mais le pape Pie IX se considère désormais comme prisonnier à l’intérieur du palais du Vatican. Dans l’Église, l’émotion est grande. En France, la politique italienne de Napoléon III suscite l’indignation des catholiques pour qui le pouvoir temporel du pape garantissait son indépendance spirituelle. Pie IX apparaît alors comme « le pape-martyr ». Cependant le prestige moral de la papauté et l’autorité spirituelle qui en découle en sortent renforcés.

En dehors du problème du territoire de Saint-Pierre, Pie IX entend lutter contre les politiques anti-catholiques.

Il dénonce ainsi le Kulturkampf allemand dans la ligne de Bismarck ainsi que les violences exercées par les Suisses contre le clergé catholique : une encyclique de 1873 condamne les violences suisses. En 1874, le gouvernement autrichien rompt son concordat.

Cette époque est aussi celle d'une expansion de l'Eglise dans le monde. Pie IX crée de nombreux diocèses aux États-Unis, rétablit malgré l'opposition des protestants la hiérarchie en Angleterre (1850), en Hollande (1853), en Écosse. Il refonde le patriarcat latin de Jérusalem. De nombreux autres concordats sont également signés par le Saint Siège avec des États européens catholiques comme l’Espagne en 1851 et le Portugal en 1857, ou d’Amérique du Sud comme le Costa Rica et le Guatemala en 1852, le Nicaragua en 1861, le Venezuela et l’Équateur en 1862.

A l'accession de Pie IX au trône de Pierre en 1846, les juifs des États Pontificaux étaient soumis à un statut particulier dit de protection, la plupart étant les descendants des Sépharades expulsés d'Espagne ou rejetés par l'Empire ottoman ayant trouvé refuge auprès du pape. Ils étaient tenus de vivre dans des quartiers distincts (ghettos), ne pouvaient témoigner contre des chrétiens, avaient parfois l'obligation de suivre des sermons catholiques et étaient soumis à des taxes particulières, comme dans nombre de pays de l'époque (Autriche, Russie, Danemark, etc...). Le culte juif était le seul toléré en dehors du culte catholique dans les États Pontificaux, à l'exclusion des « hérésies » protestantes. Au début de son pontificat, Pie IX amorce des réformes en direction de la modernisation du statut des juifs et ouvre le ghetto de Rome parfois contre la volonté de certains rabbins. Il sera supprimé quelques années plus tard. Ces efforts ont néanmoins une portée limitée et sont interrompus avec l'éclatement de l'affaire Mortara. Pie IX conserve la position traditionnelle de l'Église catholique de l'époque, stigmatisant l' « aveuglement du Peuple élu » ; cependant bien que peu avare de propos virulents à l'encontre des « ennemis de l'Église », ses écrits, brefs et encycliques ne visent pas les juifs.

Le 23 juin 1858 à Bologne, la police pontificale perquisitionne la demeure d'un couple de juifs, Salomone et Marianna Padovani Mortara, et enlève un de leur huit enfants, Edgardo, âgé alors de six ans. Ce dernier est conduit à Rome et confié à une famille catholique pour être élevé dans la religion catholique sous le nom de Pio. Les autorités de l'Église justifient l'enlèvement par le fait que la servante de la famille, Anna Morisi, avait baptisé l'enfant, alors malade, de peur qu'il ne meure non-baptisé et n'aille dans les limbes. Le baptême d'Edgardo est en effet valide au regard du droit canonique quoique intervenu dans des circonstances contestables. Cette situation pose un sérieux problème juridique et spirituel et Pie IX doit arbitrer entre deux droits inconciliables. Celui de l'enfant d'abord : baptisé, il fait partie de l'Église catholique dans laquelle il a vocation à être élevé. Le droit naturel d'éducateur revenant à ses parents, ensuite, qui interdit de baptiser des enfants nés de parents non catholiques sans leur assentiment. Pie IX tranche dans le sens de ce qu'il estime être les intérêts spirituels d'Edgardo. « J'avais le droit et le devoir de faire ce que j'ai fait pour cet enfant, et dussé-je le faire encore, je le referais » dit-il en 1865.

La famille Mortara proteste et exige que son enfant lui soit rendu sans conditions et épuise tous les recours auprès du Saint-Siège.

Quoique non unique, l'affaire connaît un retentissement international inédit et la conduite de l'Église est largement dénoncée, y compris par l'empereur Napoléon III, alors même que la France exerce la protection militaire des États Pontificaux contre les italiens réunificateurs et anti-cléricaux.

Pour faire échec à des décisions de gouvernements catholiques étrangers qui exigent la restitution de l'enfant à sa famille, celui ci est déplacé clandestinement pour passer d’orphelinat en institution religieuse. Sous la pression de l’Église, une tentative de rencontre entre l'enfant et son père échoue, l'enfant ayant été convaincu que revoir son père, juif est un grave péché, sauf si toute la famille accepte de se convertir au catholicisme.

La famille demande continuellement la restitution de leur enfant, notamment à l'occasion de la prise de Bologne en 1859 par les Piémontais et de la chute de Rome en 1870. À sa majorité, Edgardo déclare son intention de rester catholique. Il entre dans la congrégation des Augustins en France et est ordonné prêtre quelques années plus tard. Jusqu'à sa mort en 1940, il défend la position de l'Église et témoigne en faveur de Pie IX lors de son procès en béatification.

La famille Mortara continue à ce jour à demander les excuses du Vatican et milite contre le projet de canonisation de Pie IX.

Pie IX déclare après 1870 que la perte de ses États est une punition des hommes pour la conversion « forcée » des petits juifs mais qu'il a sa conscience pour lui.

Contrairement à ce qui avait été envisagé en début de pontificat, Pie IX développe après la Révolution de 1848 une doctrine particulièrement conservatrice, voire sur certains points réactionnaire.

Le pontificat de Pie IX correspond à une réaction de rejet à l'égard de l’évolution libérale des sociétés européennes et plus largement des idées nées de la Révolution qu'il décide de combattre après 1848. L’industrialisation qui s’accélère au cours du siècle voit se développer en Europe occidentale une classe ouvrière déracinée : né en dehors de toute influence religieuse, le prolétariat est tenté par le socialisme. La politique comme chef d'état et l’enseignement de Pie IX comme pape est empreint d’une grande hostilité, à l’égard des idées modernes (libéralisme, matérialisme, socialisme, rationalisme) et de ceux qui les diffusent, en particulier les francs-maçons, regardés comme responsables de l'évolution libérale et laïque des États européens.

Le rationalisme et les idéologies scientiste et positiviste sont condamnées à partir de 1864 par deux documents, capitaux dans l'histoire de l'Église catholique contemporaine :

L'encyclique Quanta cura (1864)
Le Syllabus, liste de 80 propositions condamnées par l'Église, qui accompagne cette encyclique, la même année.


Dans le Syllabus, Pie IX condamne explicitement le rationalisme, la liberté d'opinion, la liberté de culte et la séparation de l'Église et de l'État.

En 1864, Pie IX explique le rôle qu'il entend assigner à l'école : « Les écoles populaires sont principalement établies en vue de donner au peuple un enseignement religieux, de le porter à la piété et à une discipline morale ».

Pie IX est mort au Vatican, le 7 février 1878, à l'âge de 85 ans. Sa tombe se trouve dans une chapelle derrière le chœur de la basilique Saint-Laurent-hors-les-Murs.

Si on met à part le pontificat de Saint-Pierre (v. 33/64), Pie IX eut le plus long pontificat de l'histoire de la papauté (soit 32 ans, de 1846 à 1878), avant Jean-Paul II (1978-2005) et Léon XIII (1878-1903). Il est béatifié en même temps que le pape Jean XXIII le 3 septembre 2000 par Jean-Paul II, non sans que cette béatification n'ait entraîné des polémiques.


Source : Article PIE IX de Wikipédia

CONSTITUTION APOSTOLIQUE
« INEFFABILIS DEUS »

Possibilité de l'enregistrer sur le lien suivant :
http://ecuyers.france.free.fr/ineffabilis_deus.pdf


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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Mar 9 Déc 2014 - 14:30

Merci Lumen la photo de Pie IX est très jolie.
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mar 9 Déc 2014 - 19:00

C'est gentil d'apprécier une de mes images.
Je suppose que le reste ne t'intéresse pas ?
Dommage car c'est là que réside l'essentiel....
Cependant la raison en est sans doute ton jeune âge.
Que Dieu te bénisse Tibelle, tu t'es rachetée une bonne conduite,
à ce qui semblerait alors félicitations !









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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Mar 9 Déc 2014 - 19:23

Merci Lumen ça fait plaisir que mon changement plaise et j'ai jamais dit que ce que vous écriviez me laisser indifférente j'ai complimenter l'image parce que je pouvais pas m'en empêcher Razz
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mar 9 Déc 2014 - 22:59

Tibelle a écrit:j'ai jamais dit que ce que vous écriviez me laisser indifférente

Je n'ai pas parlé d'indifférence non plus mais de désintérêt. Ce n'est pas la même chose.
Ce n'était pas un reproche, tu as le droit de ne pas t'intéresser à tout ce qui est posté
sur les fils. Cela ne fait pas de toi quelqu'un de méchant, rassure-toi.

Tout comme toi j'aime les belles images, elles peuvent être une invitation à lire en attirant
l'attention des lecteurs de tous les âges.

Dans mon métier, les images, les pictogrammes ont été bien utiles pour aider à communiquer :
les enfants, les adolescents, les adultes, qui n'ont pas la capacité de s'exprimer verbalement,
apprennent à le faire par ce moyen. Cela permet de sortir de l'enfermement, de l'isolement
des personnes qui peuvent ainsi exprimer leur ressenti et extérioriser leurs émotions,
autrement qu'en "crisant" ou en se mettant en colère. Car le langage des signes peut ne pas
être accessible à tous ou se révéler insuffisant.

J'espère que tu réalises que le changement de comportement envers les autres n'est pas
seulement pour contenter ces autres mais que c'est bon aussi pour toi, d'établir de meilleures
relations.

Bonne continuation Tibelle.





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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Mer 10 Déc 2014 - 0:32

C'est sur que j'aime pas tout lire comme tout le monde je pense mais en ce qui vous concerne j'aime beaucoup vos post Lumen ils sont attirants , ils ont quelque chose qui donne envie de lire (l'écriture bleu peut être lol) et j'aime bien vous lire.

PS: L'image que vous venez de mettre est magnifique même les autres , elles illustrent bien le texte donc oui en regardant l'image on a envie de lire le texte. I love you
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Mer 10 Déc 2014 - 0:34

Et j'en profite pour vous dire que j'adore votre signature Lumen le texte est très poétique j'aime beaucoup.

PS: Elmalina si tu lis ça j'adore la tienne aussi c'est bien de dire que Jesus frappe à la porte de nos I love you
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mer 10 Déc 2014 - 18:41


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Quel est le sens du repos dominical?



Dieu au repos, mosaïque de la cathédrale de Montreale, Sicile, XIIe s.

Dieu se repose le 7ème jour:
Même Dieu se repose, comme le rappelle la Genèse, le premier livre de la Bible : « Dieu acheva au septième jour son œuvre, qu'il avait faite : et il se reposa au septième jour de toute son œuvre, qu'il avait faite. Dieu bénit le septième jour, et il le sanctifia, parce qu'en ce jour il se reposa de toute son œuvre qu'il avait créée en la faisant » (Bible de Jérusalem, Genèse, 2, 2).

La Création du monde, il est vrai, méritait bien un jour de récupération... Cette pratique, les Hébreux en firent l'un de leurs commandements les plus stricts. Ainsi lit-on dans le livre de l'Exode : « Tu te souviendras du jour du sabbat pour le sanctifier. Pendant six jours tu travailleras et tu feras tout ton ouvrage ; mais le septième jour est un sabbat pour Yahvé ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni tes bêtes, ni l'étranger qui est dans tes portes. Car en six jours Yahvé a fait le ciel, la terre et la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour ; c'est pourquoi Yahvé a béni le jour du sabbat et l'a sanctifié » (Exode, 20, 2-17).


« D’autre part, dans la société civile, le lien entre jour du Seigneur et jour de repos a une importance et une signification qui vont au-delà d’une perspective proprement chrétienne. En effet, l’alternance du travail et du repos, inscrite dans la nature humaine, est voulue par Dieu lui-même, comme le montre le récit de la création dans le livre de la Genèse (cf. 2,2-3; Ex20,8-11): le repos est chose « sacrée », puisqu’il permet à l’homme de se soustraire au cycle des tâches terrestres, qui est parfois bien trop absorbant, et de reprendre conscience du fait que tout est l’œuvre de Dieu. Le pouvoir prodigieux que Dieu donne à l’homme sur la création risquerait de faire oublier à ce dernier que Dieu est le Créateur de qui tout dépend. La reconnaissance de ce point est particulièrement nécessaire à notre époque où la science et la technique ont accru de manière inouïe le pouvoir que l’homme exerce par son travail.

Enfin, il ne faut pas perdre de vue le fait que, même de nos jours, le travail est pour beaucoup une pesante servitude, soit en raison des conditions déplorables dans lequel il s’effectue et des horaires qu’il impose, surtout dans les régions les plus pauvres du monde, soit parce qu’il subsiste, même dans les sociétés dont l’économie est la plus évoluée, trop de cas d’injustice et d’exploitation de l’homme par l’homme. (…) Dans cet esprit, mon prédécesseur Léon XIII montrait dans l’encyclique Rerum novarum que le repos dominical est un droit du travailleur à faire garantir par l’État.

A notre époque, il reste nécessaire de faire effort pour que tous puissent connaître la liberté, le repos et la détente nécessaires à leur dignité d’hommes, avec les exigences religieuses, familiales, culturelles, interpersonnelles qui s’y rattachent et qui peuvent difficilement être satisfaites, si l’on ne réserve pas au moins un jour par semaine où il sera possible de jouir ensemble de la faculté de se reposer dans une atmosphère de fête. Ce droit du travailleur au repos suppose évidemment son droit au travail et, tout en réfléchissant à cette problématique liée à la conception chrétienne du dimanche, nous ne pouvons pas nous dispenser d’évoquer avec une profonde solidarité la situation difficile d’hommes et de femmes nombreux qui, faute d’avoir un emploi, sont contraints à l’inaction, même pendant les jours ouvrables.

Avec le repos dominical, les préoccupations et les tâches quotidiennes peuvent retrouver leur juste dimension: les choses matérielles pour lesquelles nous nous agitons laissent place aux valeurs de l’esprit; les personnes avec lesquelles nous vivons reprennent leur vrai visage, dans des rencontres et des dialogues plus paisibles. Les beautés mêmes de la nature — trop souvent dégradées par une logique de domination qui se retourne contre l’homme — peuvent être redécouvertes et profondément appréciées. Jour de paix pour l’homme avec Dieu, avec lui-même et avec ses semblables, le dimanche devient ainsi un moment où l’homme est invité à porter un regard renouvelé sur les merveilles de la nature, en se laissant saisir par l’harmonie admirable et mystérieuse qui, comme le dit saint Ambroise, selon « une loi inviolable de concorde et d’amour », unit les éléments de nature distincte du cosmos par « un lien d’unité et de paix ». L’homme devient alors plus conscient, selon les paroles de l’Apôtre, de ce que « tout ce que Dieu a créé est bon et aucun aliment n’est à proscrire, si on le prend avec action de grâces la parole de Dieu et la prière le sanctifient » (1 Tm 4,4-5). Si donc, après six jours de travail — déjà réduits en réalité à cinq pour beaucoup —, l’homme cherche un temps pour se détendre et pour mieux s’occuper des autres aspects de sa vie, cela répond à un besoin authentique, en harmonie avec la perspective du message évangélique. Toutefois, le croyant doit satisfaire à cette exigence sans porter préjudice aux expressions importantes de sa foi personnelle et communautaire, manifestée dans la célébration et la sanctification du jour du Seigneur.

C’est pourquoi il est naturel que les chrétiens veillent à ce que la législation civile tienne compte de leur devoir de sanctifier le dimanche, même dans les conditions particulières de notre époque. Il y a en tout cas pour eux un devoir de conscience d’organiser le repos dominical de manière telle qu’il leur soit possible de participer à l’Eucharistie, en s’abstenant des travaux et des affaires incompatibles avec la sanctification du jour du Seigneur, avec la joie qui lui est propre et avec le repos du corps et de l’esprit qui est nécessaire.

Étant donné que, pour ne pas se perdre dans le vide ou devenir une source d’ennui, le repos doit apporter lui-même un enrichissement spirituel, une plus grande liberté, la possibilité d’une contemplation et d’une communion fraternelle, les fidèles choisiront, parmi les moyens de se cultiver et les divertissements offerts par la société, ceux qui s’accordent le mieux avec une vie conforme aux préceptes de l’Évangile. Dans cette perspective, le repos des dimanches et des jours de fête revêt une dimension « prophétique », puisqu’il affirme non seulement le primat absolu de Dieu, mais aussi le primat et la dignité de la personne qui l’emporte sur les exigences de la vie sociale et économique, en quelque sorte par anticipation des « cieux nouveaux » et de la « terre nouvelle », où la libération de l’esclavage des besoins sera définitive et totale. Bref, le jour du Seigneur devient aussi, de la manière la plus authentique, le jour de l’homme. »


Saint Jean-Paul II, Dies domini, sur la sanctification du dimanche, 1998, §65-68

Notre Maman Marie nous le rappelle notamment à la Salette et aussi un village de l'Isère qui porte le nom de "Notre Dame de l'osier" suite à son apparition dans ce hameau. Elle prévient "ses enfants" que nous offensons Dieu en ne respectant pas le repos le jour du Seigneur et en ne le sanctifiant pas par la messe. Elle pleure même car nous courons à notre perte.
Faut-il que nous soyons rendu au pied du mur pour en prendre conscience ?
Alors prions d'un même coeur pour notre conversion et celle de notre pays !





Notre Dame Réconciliatrice des pauvres pécheurs, priez,
priez sans cesse pour nous !


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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Ven 12 Déc 2014 - 0:04


Méditation de l’abbé Pierre Amard


Pourquoi jeûner pour sa patrie ?




Bonne nouvelle ! A l’heure du tout, tout de suite et pour pas cher, l’Eglise propose un remède radical : le jeûne. La recette serait même un peu tendance, et pas uniquement pendant le Carême ! Ne l’avez-vous pas remarqué ? Le jeûne a pris ces dernières années un véritable coup… de jeune ! « Jeûne thérapeutique », « jeûne et randonnée », « remise en forme par le jeûne » ; allez sur Internet ou dans les revues de santé en tout genre et vous serez surpris de la promotion en faveur de cette pratique plurimillénaire à laquelle le Judaïsme, et dans son sillage la toute première Église, ont donné un sens spirituel et religieux.
S’ouvrir aux autres et à l’Autre

Pour autant, le jeûne chrétien n’est pas thérapeutique ou hygiénique même s’il peut avoir des effets positifs sur notre corps. Le jeûne suppose une attitude de Foi, d’humilité et de totale dépendance par rapport à Dieu. Dans un message de Carême de 2009, Benoît XVI insistait sur ce point : « le jeûne est sans nul doute utile au bien-être physique, mais pour les croyants, il est en premier lieu une « thérapie » pour soigner tout ce qui les empêche de se conformer à la volonté de Dieu. »

L’objectif visé n’est donc ni l’exploit – possible source d’orgueil – ni la souffrance qui amoindrit notre être quand elle n’est pas remplie d’amour. L’objectif du jeûne est de gagner en attention et en ouverture à l’autre : Dieu et mon prochain. Lorsque j’accepte un manque, je me découvre dépendant : de Dieu et de sa Parole d’abord, mais aussi des autres. La qualité des relations me devient absolument nécessaire. L’autre devient ma vraie nourriture !


Jeûneurs et gêneurs

Des interrogations apparaissent alors : il n’y a pas de mal à se faire du bien n’est-ce pas ? Pourquoi me priverais-je par exemple de ce carré de chocolat qui n’est pas mauvais en soi ? Le polyphénol contenu dans le cacao est même bon pour la santé : tous les pharmaciens le disent ! Or, jeûner, ce n’est pas en soi se priver de chocolat, c’est surtout vérifier qu’on est libre par rapport au chocolat. Voilà peut-être la raison pour laquelle le monde n’aime pas le jeûne et que les jeûneurs sont des gêneurs ! Parce qu’ils contestent silencieusement la loi totalitaire du désir qui est le ressort le plus puissant de notre société marchande. Regardez : il y a des chaînes partout ! Chaînes de montage, chaînes de magasins, chaînes de télévisions. Jeûner c’est vérifier que ces chaînes extérieures ne se sont pas à la longue intériorisées, conduisant à la paralysie et à l’asphyxie de l’âme. Le jeûne peut également nous enseigner la modération des nombreux autres appétits qui habitent en nous et qui peuvent conduire à commettre le mal. Car si nous apprenons à renoncer à manger lorsque nous avons faim – dans certaines limites bien entendu ! – nous découvrirons qu’il est possible de renoncer aux péchés que certaines situations nous poussent à commettre. En ce sens, le jeûne est une ascèse du besoin et une éducation du désir. Il nous amène à accepter de ne pas avoir tout, tout de suite et par quelque moyen que ce soit.

Moins dépendants et plus libres

Jeûner pour notre pays, c’est vivre ensemble une thérapie communautaire et nationale. C’est lutter contre cette société de la compulsivité qui semble avoir instauré le désir comme seul norme du vivre ensemble, en consacrant le « j’ai envie, donc j’ai droit ». Droit à l’enfant ou droit à l’avortement, droit au mariage, droit à mourir… droits consacrés par l’onction de la loi et que nous refusons. Ils permettent en effet l’avènement d’une société d’injustice, dont les plus faibles et les plus vulnérables sont toujours les premières victimes.

Disons-le aussi, le jeûne n’est pas une grève de la faim pour faire plier Dieu ou une pression exercée sur lui. C’est plutôt Dieu qui nous permet de nous faire plier nous-mêmes, pauvres êtres ligotés à des dépendances dont nous sommes trop souvent complices. Finalement, le jeûne est la correction d’un jeu de rôle : à ce « moi-moi » égoïste, sans cesse affirmé et revendiqué, il appelle un « Toi-Toi » : le Dieu d’Amour et de miséricorde qui attend que nous lui fassions un peu plus de place pour mieux agir en nous et dans ce pays dont nous sommes les citoyens.




Abbé Pierre AMAR
L’abbé Pierre Amar, licencié en droit, chargé de communication d’une communauté religieuse puis aumônier militaire, il est aujourd’hui prêtre du diocèse de Versailles. Rédacteur sur padreblog.fr, il est régulièrement sollicité par la presse et connu pour la rédaction et la mise en scène de pièces de théâtre pour les familles dont «Jean Paul II – Santo Subito» (Éditions Artège).


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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Ven 12 Déc 2014 - 18:52

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L’importance de la prière d’intercession


«Mais priez mes enfants,
Dieu vous exaucera en peu de temps,
Mon Fils se laisse toucher.»


Nous nous sommes engagés à intercéder pour notre pays. En quoi la prière d’intercession est-elle au cœur de la vie chrétienne? Réponse du Bienheureux John Newman:  

« Le Seigneur est mort pour obtenir à l’homme ce privilège (le rendre participant de la nature divine) qui implique ou comprend tous les autres et lui donne la plus étroite ressemblance avec lui-même, le privilège d’intercession. Telle est, dis-je, la prérogative spéciale du chrétien et, s’il ne l’exerce pas, c’est que certainement il ne s’est pas élevé jusqu’à la conception de sa place réelle parmi les êtres créés. (…)

Pourquoi s’attarderait-il sur le seuil, priant pour son pardon, lui à qui il a été permis de partager la grâce de la passion du Seigneur, de mourir avec lui et de ressusciter ? Il est désormais capable de plus grandes choses. Sa prière prend, dès lors, une portée plus élevée ; il ne se considère plus simplement lui-même, mais les autres aussi. (…)

Quelqu’un pour conclure, demande-t-il comment savoir s’il est assez avancé en sainteté pour intercéder ? C’est qu’il se méprend complètement sur la doctrine que nous venons de considérer. Le privilège de l’intercession est un don confié à tous les chrétiens qui ont une conscience claire et sont en pleine communion avec l’Eglise.

A Dieu le secret des choses, c’est-à-dire la fait de savoir jusqu’à quel point chacun de nous est réellement avancé dans la sainteté et quel est son pouvoir réel sur le monde invisible . Deux choses nous regardent simplement : c’est d’exercer notre privilège et de nous en rendre de plus en plus dignes. Le serviteur paresseux et inutile cacha le talent de son maître dans un mouchoir. Que ce péché ne soit pas le nôtre pour ce qui est du plus grand de tous les privilèges.

Alors que, par les paroles et par les œuvres, nous pouvons seulement instruire et influencer le petit nombre, par nos prières nous pouvons apporter un bénéfice au monde entier et à chaque individu en faisant partie, haut ou bas de condition, ami, étranger et ennemi. N’est-il pas redoutable dès lors de faire un retour sur notre passé, même à ce point de vue ?

Ne pouvons-nous pas dire que notre roi, notre pays, notre Eglise, nos institutions, nos milieux sociaux respectifs se seraient trouvés en bien meilleure situation, si nous avions prié habituellement pour eux d’une manière plus fervente et plus grave ? Comment est-il juste de nous plaindre de difficultés nationales ou personnelles, dans quelle mesure blâmer et dénoncer les gens mal intentionnés et puissants, si nous n’avons usé que faiblement de l’intercession qui nous était offerte dans la litanie, les psaumes et la sainte communion ? »


Bienheureux John Newman, Sermon paroissial sur la prière d’intercession, Le secret de la prière, trad. Denys Gorce, Paris, Téqui, 2012, p. 50-53





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Le récit des Apparition de pontmain en 1970 par le Prieur du Pélerinage qui connut tous les voyants au début du 20ème.
Ce récit boulversant est susceptible de donner la Vraie Dévotion à la Vierge Marie. C'est un vrai Apôtre de Marie et un saint qui nous fait goûter les trésors du Ciel tant est que nous n'écoutions pas ce récit par curiosité mais avec le respect qui lui est dû.

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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Dim 14 Déc 2014 - 18:59

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La prière, apprentissage de l’espérance



Du bonheur dans toutes les familles !


« Un premier lieu essentiel d’apprentissage de l’espérance est la prière. Si personne ne m’écoute plus, Dieu m’écoute encore. Si je ne peux plus parler avec personne, si je ne peux plus invoquer personne – je peux toujours parler à Dieu. S’il n’y a plus personne qui peut m’aider – là où il s’agit d’une nécessité ou d’une attente qui dépasse la capacité humaine d’espérer, Lui peut m’aider.

Si je suis relégué dans une extrême solitude…; celui qui prie n’est jamais totalement seul. De ses treize années de prison, dont neuf en isolement, l’inoubliable Cardinal Nguyên Van Thuan nous a laissé un précieux petit livre: Prières d’espérance. Durant treize années de prison, dans une situation de désespoir apparemment total, l’écoute de Dieu, le fait de pouvoir lui parler, devint pour lui une force croissante d’espérance qui, après sa libération, lui a permis de devenir pour les hommes, dans le monde entier, un témoin de l’espérance – de la grande espérance qui ne passe pas, même dans les nuits de la solitude.

De façon très belle, Augustin a illustré la relation profonde entre prière et espérance dans une homélie sur la Première lettre de Jean. Il définit la prière comme un exercice du désir. L’homme a été créé pour une grande réalité – pour Dieu lui-même, pour être rempli de Lui. Mais son cœur est trop étroit pour la grande réalité qui lui est assignée. Il doit être élargi. « C’est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir; en faisant désirer, il élargit l’âme; en l’élargissant, il augmente sa capacité de recevoir ».

Augustin renvoie à saint Paul qui dit lui-même qu’il vit tendu vers les choses qui doivent venir (cf. Ph 3, 13). Puis il utilise une très belle image pour décrire ce processus d’élargissement et de préparation du cœur humain. « Suppose que Dieu veut te remplir de miel [symbole de la tendresse de Dieu et de sa bonté]: si tu es rempli de vinaigre, où mettras-tu ce miel? »

Le vase, c’est-à-dire le cœur, doit d’abord être élargi et ensuite nettoyé: libéré du vinaigre et de sa saveur. Cela requiert de l’effort, coûte de la souffrance, mais c’est seulement ainsi que se réalise l’adaptation à ce à quoi nous sommes destinés.

Même si Augustin ne parle directement que de la réceptivité pour Dieu, il semble toutefois clair que dans cet effort, par lequel il se libère du vinaigre et de la saveur du vinaigre, l’homme ne devient pas libre seulement pour Dieu, mais il s’ouvre aussi aux autres. En effet, c’est uniquement en devenant fils de Dieu, que nous pouvons être avec notre Père commun. Prier ne signifie pas sortir de l’histoire et se retirer dans l’espace privé de son propre bonheur. La façon juste de prier est un processus de purification intérieure qui nous rend capables de Dieu et de la sorte capables aussi des hommes.

Dans la prière, l’homme doit apprendre ce qu’il peut vraiment demander à Dieu – ce qui est aussi digne de Dieu. Il doit apprendre qu’on ne peut pas prier contre autrui. Il doit apprendre qu’on ne peut pas demander des choses superficielles et commodes que l’on désire dans l’instant – la fausse petite espérance qui le conduit loin de Dieu. Il doit purifier ses désirs et ses espérances. Il doit se libérer des mensonges secrets par lesquels il se trompe lui-même: Dieu les scrute, et la confrontation avec Dieu oblige l’homme à les reconnaître lui aussi. « Qui peut discerner ses erreurs? Purifie-moi de celles qui m’échappent », prie le Psalmiste (18 [19], 13).

La non-reconnaissance de la faute, l’illusion d’innocence ne me justifient pas et ne me sauvent pas, parce que l’engourdissement de la conscience, l’incapacité de reconnaître le mal comme tel en moi, telle est ma faute. S’il n’y a pas de Dieu, je dois peut-être me réfugier dans de tels mensonges, parce qu’il n’y a personne qui puisse me pardonner, personne qui soit la mesure véritable. Au contraire, la rencontre avec Dieu réveille ma conscience parce qu’elle ne me fournit plus d’auto-justification, qu’elle n’est plus une influence de moi-même et de mes contemporains qui me conditionnent, mais qu’elle devient capacité d’écoute du Bien lui-même. »





Benoit XVI, Encyclique Spe salvi sur l’espérance chrétienne, 2007, §32-33




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10 Apparitions de la Ste Vierge Marie à l'Île-Bouchard (1947) - reconnues par l'Église

Témoignage de Mme Jacqueline Aubry, l'une des enfants qui virent, en décembre 1947, la Sainte Vierge dans l'église de l'Île-Bouchard.

Les archives soviétiques ont montré qu'au même moment, l'URSS fomentait un coup d'État contre la France... ce que les Français, bien entendu, ignoraient, et plus encore dans les campagnes.

Quelques heures auparavant, Marthe Robin avait prédit que la Sainte Vierge allait apparaître à des enfants pour sauver la France...

Invocation (déjà révélée à Ste Catherine Labouré, lors de l'apparition de la rue du Bac, en 1830) : « Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. »

IMPORTANT : En la Fête de l'Immaculée Conception, par décret du 8 décembre 2001, « après avoir soigneusement étudié les faits et pris conseil des personnes compétentes », Monseigneur André Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, « autorise les pèlerinages et le culte public célébré en l'église paroissiale Saint-Gilles de L'Île-Bouchard pour invoquer Notre-Dame de la Prière »





Neuvaine à Notre-Dame de la Prière
http://www.ilebouchard.com/2014/05/5446/neuvaine-a-notre-dame-de-la-priere


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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Lun 15 Déc 2014 - 16:34

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Avons-nous été fidèles à la promesse?





Le baptême de Clovis, dessin de Ludovic Mouchot

Le baptême de Clovis:
Avec la conversion de Clovis, commence celle de la nation franque.

Ce prince, en épousant (493) sainte Clotilde, entra, sans le savoir, dans le chemin qui devait le conduire à la vérité.

Le foyer domestique, devenu pour lui une école de vertus, lui inspira des sentiments d'estime pour la religion chrétienne.

Il n'abjura pas cependant tout d'abord le paganisme.

Son premier-né, Ingomer, étant venu à mourir quelques jours après avoir reçu le baptême, il regarda cette mort comme une vengeance de ses dieux; et quand il vit son second fils également baptisé tomber gravement malade, sa colère contre la reine ne connut plus de bornes.

Clotilde se tut, pria, et la santé revint à l'enfant.

A quelque temps de là, Clovis livrait bataille aux Alemans dans la vallée du Rhin (496).
Le désordre se mit dans son armée, la défaite paraissait imminente et les dieux vainement invoqués demeuraient muets.





« Dieu de Clotilde, s'écria-t-il alors, sauvez-moi, rendez-moi la victoire, et je n'aurai plus d'autre Dieu que vous ».

Aussitôt les Alemans se débandèrent et prirent la fuite.
Poursuivis avec vigueur, ils tombèrent tous sous les coups des Francs victorieux ou furent faits prisonniers.

Le roi, qui se croyait redevable de la victoire au Dieu de Clotilde, se mit en devoir d'accomplir sa promesse.

Saint Vaast, prêtre de Toul, depuis évêque d'Arras, et saint Remi, évêque de Reims, lui donnèrent l'instruction religieuse nécessaire; et l'on fixa, pour le baptême dans la cathédrale de Reims dédiée à la sainte Vierge, la veille de Noël de cette même année 496.

Vint le Noël du Seigneur, qui allait être le « Noël des Francs ».

Places et rues de la ville décorées, église et baptistère ornés de riches tapisseries, cierges étincelants de toutes parts, rien ne fut négligé pour donner de l'éclat à la cérémonie.

On se mit processionnellement en marche, au chant des hymnes et des litanies, à travers les rues de la cité.
Saint Remi s'avançait, tenant Clovis par la main; la reine suivait avec deux sœurs du roi, dont une, Lanthilde, abjura l'arianisme, et l'autre, Alboflède, consacra sa virginité à Dieu après son baptême; venaient ensuite trois mille guerriers, officiers pour la plupart, qui s'étaient préparés, eux aussi, à recevoir le baptême.



R.P. L. Marion (professeur d'histoire et de théologie au grand séminaire de Viviers), Histoire de l'Église, L'Église dans chaque nation, (Imprimatur : + J.M. Fridericus Bonnet, Ep. Vivarien, 1905 ; Approb. de : Constant Ev. du Puy, Gustave-Adolphe Ev. de Troyes, Louis-Eugène Ev. de Rodez, Ernest Ev. d'Angoulème ), T. II, Paris A. et R. Roger et F. Chernoviz Lib. Ed., 1905, p. 32

Le baptême de Clovis  -le 25 décembre 496 à Reims par Saint Rémi- a maintenant disparu des livres d’histoire et pourtant il a toujours été considéré comme l’acte fondateur de la France. Les instituteurs laïcs de la III et IV République l’enseignait. Saint Jean-Paul II le pensait aussi en évoquant le baptême de la France, fille aînée de l’Eglise. Pourquoi est-ce l’acte fondateur de la France?

D’abord pour des raisons historiques. Les invasions barbares au Ve siècle ont conduit à une occupation des pays d’Europe par des peuples germains. Dans la plupart des pays les envahisseurs se sont comportés comme des occupants, avec toutes les tensions que cela implique. En Gaule, les Francs, en devenant chrétiens, ont fait cohésion avec les gaulois qui vivaient sur place. C’est gaulois étaient presque tous chrétiens à ce moment là. L’écroulement de l’Empire romain et donc de l’Etat avait unis les chrétiens autour de leurs évêques gaulois, pour faire face ensemble aux difficultés des temps. La conversion au christianisme des Francs, à la suite de leur roi Clovis, a permis une unité, une réconciliation entre Gaulois et Francs. C’est bien un acte fondateur d’un nouveau peuple. Un évènement qui ne s’est pas produit dans les autres pays. On a souvent évoqué les calculs politiques de cette conversion de Clovis. Pourtant Clovis a craint de ne pas être suivi par ces guerriers. Les autres germains n’ont pas fait la même chose en Espagne, en Italie. Il y a eu un évènement unique, providentiel. La sainteté de Clotilde et de Rémi ont eu aussi une grande influence. Les Francs ont donné leur nom à notre pays, mais ils ont adoptés la langue et la foi chrétienne de la Gaule. La Gaule est devenue alors la France.

Le baptême de Clovis est aussi l’acte fondateur de la France d’un point de vue symbolique. La France était déjà majoritairement chrétienne, mais le baptême de Clovis devient le symbole du début de l’histoire d’une France faisant le passage du paganisme aux valeurs chrétiennes. Les français ont pendant des siècles fait du baptême de Clovis le commencement de leur histoire...


Source : Daniel Rops de l’Académie française

Ernest Psichari (1883-1914), petit-fils de Renan,  après des études de philosophie il devient soldat; il se convertit au Christ sous l’influence du Père Clérissac et de Maritain.

Il meurt en Belgique au début de la guerre, quelques semaines avant son ami Péguy.

Est publié à titre posthume un roman auto-biographique dans lequel il raconte la traversée spirituelle dans le désert et le retour à Dieu d’un officier agnostique. Notre extrait est dans les dernières pages du roman :

 
Et la voix intérieure jaillit en Maxence avec les larmes :

«  Ah ! Oui, j’ai compassion de ceux-là qui sont abandonnés et qui sont tristes… mais nous, qu’avons-nous fait, nous les bénis du Père, nous, les enfants de l’élection ? Et que répondrons-nous, quand le Juge nous dira : « Je vous avais donné la plus douce terre et vous avez été mes préférés. Je vous avais donné ma France bien-aimée et je vous avait faits héritiers de ma parole. C’est à vous que je pensais, dans la sueur de Géthsémani et c’est vous que j’ai nommés les premiers. Il n’est rien que je n’aie fait pour vous, parce qu’il n’en est pas que j’aie désirés plus que vous. Et c’est vous que j’avais choisis entre beaucoup… »

Hélas ! Qu’avons-nous fait ? Quel désir nous a saisis ? Quelle lèpre est donc venue nous ronger ?

C’est vrai, Seigneur, nous n’avons pas été fidèles à la promesse, nous ne vous avons pas veillé pendant que Vous entriez dans l’agonie. Mais voyez : nous gémissons dans la honte et dans la contrition, et nous venons à Vous tels que nous sommes, pleins de larmes et de souillures.

Nous avons tout perdu, nous n’avons rien, mais tout ce qui reste, ô mon Dieu, nous vous le donnons ; tout ce qui reste, c’est-à-dire notre cœur brisé et humilié. Vous êtes plus forts que nous, Seigneur, nous nous rendons. Nous Vous prions humblement, comme nos pères vous ont prié. Nous vous mendions très misérablement votre grâce, parce que nous ne pouvons Vous tenir que de Vous seul… »





Ernest Psichari, Le voyage du centurion, Paris,
Louis Conard, 1922, p. 238-240



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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Tibelle07 le Lun 15 Déc 2014 - 17:40

Le voyage du centurion , ça rappelle le centurion de Jérusalem qui a reçu le souffle de l'Esprit le premier quand Jesus est mort sur la croix. Quand j'entends le mot "centurion" je pense à ça Livre
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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mar 16 Déc 2014 - 16:36


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Relecture de l’histoire nationale dans la grâce de la réconciliation




Texte du cardinal Lustiger invitant les fidèles à une messe à l’occasion du bicentenaire de la Révolution.

« Le 20 juin prochain, à la cathédrale Notre-Dame de Paris, le Cardinal Decourtray, président de la Conférence des évêques de France, et plus de trente évêques concélébreront, aux intentions de la France, la messe « pour la justice et pour la paix ».

La date et le lieu de cette liturgie eucharistique en indiquent la portée. Il ne s’agit pas de « célébrer » des événements, mais d’inviter les catholiques de notre pays à commémorer dans la prière les deux derniers siècles de notre histoire. Nous demanderons à Dieu, pour la communauté nationale, la grâce de la réconciliation, de la justice et de la paix.

Ce 20 juin 1989 sera le deuxième centenaire du Serment du jeu de Paume. Ce jour-là une majorité des députés du Clergé se sont joints à ceux du Tiers-Etat : ils ont ouvert ensemble une ère nouvelle de l’histoire de France. Dans les acquis de ces journées d’enthousiasme et d’espérance, l’Eglise peut reconnaître des valeurs évangéliques. Jean-Paul II nous l’a vigoureusement rappelé dans son homélie au Bourget, il y a neuf ans : « Liberté, Egalité, Fraternité… Au fond, ce sont là des idées chrétiennes ». Nous sommes, chacun suivant notre vocation, responsable devant Dieu, notre Créateur, du respect des droits de l’homme, sa créature.

Les événements de 1789 ont ouvert une période de convulsions terribles. Nous ne voulons pas oublier les chrétiens, prêtres, évêques, engagés passionnément dans les combats pour la liberté et l’égalité. Ils n’ont pas cru être infidèles à l’Eglise en prêtant le serment constitutionnel. Ils se trompaient sur ce point ; mais pour certains, l’intégrité de leur vie, la fidélité à leurs engagements de baptisés et de prêtres, le témoignage courageux qu’ils surent donner aux jours sombres du terrorisme anti-chrétien disent assez leur loyauté à l’Eglise.
Des persécutions, notamment contre les prêtres et les évêques fidèles au Pape, la Terreur, les exécutions massives ont fait d’innombrables victimes. Lors de cette messe du 20 juin, nous prierons pour tous ceux qui sont tombés dans la tourmente révolutionnaire. Nous nous souviendrons des affrontements qui, depuis cette date et jusqu’à nos jours, ont divisé les Français. Nous avons à demander la grâce du pardon pour des fautes qui grèvent notre histoire et hypothèquent notre avenir.

Parmi les victimes de la Révolution nous voulons rappeler ceux qui sont morts par fidélité à la foi catholique. L’Eglise a officiellement reconnu en certains d’entre eux des martyrs, des bienheureux et des saints. Nous pouvons, nous devons invoquer leur mémoire et demander leur intercession. Les circonstances pouvaient être troubles. Ils ne sont pas morts en vain, car ils ont donné leur vie pour la foi, dans le pardon et non la haine. A l’exemple du Sacrifice du Seigneur dont cette messe sera le mémorial, leur martyre nous montre les exigences de l’amour fraternel et de la fidélité à Dieu.

C’est dans ses souvenirs et dans cette fidélité que les catholiques sont invités à s’unir aux évêques réunis à Notre-Dame le 20 juin. Pour faire mémoire de deux siècles de notre histoire, rendre grâce à Dieu des dons reçus et prier pour la réconciliation. Puisse cette assemblée témoigner -pour tous nos concitoyens- de notre foi en Dieu, source de toute concorde et de toute justice. Cette Eucharistie atteste aussi notre espérance et notre prière pour notre pays et pour « toute la famille humaine », à l’aube du troisième millénaire. »






Cardinal Lustiger, « Les exigences de l’amour fraternel et de la fidélité à Dieu », Dieu merci, les droits de l’homme, Paris, Critérion, 1990

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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Mer 17 Déc 2014 - 21:08


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Relecture de l’histoire nationale dans la grâce de la réconciliation



Marie accueille avec Foi la parole de Dieu,
cette parole qui crée la vie !

« Elle se laisse pénétrer, par la parole de l’Ange et docile à la parole qui vient,
de Dieu, elle se rend digne de porter Dieu, "de concevoir et d’enfanter le Verbe de Dieu. "
Elle le conçoit par sa foi avant de le concevoir en sa chair. »


Saint Irénée


Nous voilà à huit jours de Noël. Entrons davantage dans cette disponibilité dont la Vierge Marie nous ouvre le chemin; pour que notre prière soit toujours plus nourrie de son oui.
 
« Pareille à une gerbe liée en son milieu et qui se déploie à ses extrémités, le consentement de Marie embrasse toute sa vie ; elle en reçoit son sens et sa forme, s’épanouit en arrière et en avant. Ce oui prononcé une fois, et qui embrasse tout, accompagne aussi chaque instant de sa vie, illumine chaque tournant de son existence, confère à chaque circonstance son sens particulier et lui dispense de façon toujours nouvelle et dans n’importe quelle situation la grâce de comprendre. Ce oui donne tout son sens à chaque souffle, à chaque mouvement, à chaque prière de la Mère de Dieu. Car la nature du oui, c’est de lier celui qui le prononce en lui laissant la plus totale liberté de réalisation. Il remplit son oui de sa personnalité, lui donne son poids et sa coloration unique, mais est lui-même modelé, libéré, réalisé par ce oui. Toute liberté s’épanouit dans l’abandon et le renoncement à la liberté. Et toute fécondité naît de cette liberté dans la dépendance…

Avant tout, son consentement est grâce. Il n’est pas simplement sa réponse humaine à l’offre divine, mais il est tellement grâce qu’il est en même temps la réponse de Dieu à toute sa vie. C’est dans son âme la réponse de la grâce à la grâce déposée dans sa vie dès l’origine. Mais en ne négligeant pas l’appel du Seigneur, Marie donne aussi la réponse attendue par la grâce ; ne pas négliger l’appel signifie pour elle se mettre à disposition dans un abandon total. Elle le fait de tout son pouvoir, de toute la profondeur de son être et de ses facultés ; elle s’abandonne donc dans la force et la faiblesse : la force de celle qui se tient prête à toute injonction de Dieu et la faiblesse de celle dont on a déjà disposé, qui est assez faible pour reconnaître la puissance du requérant et pourtant assez forte pour lui offrir sa propre vie.

En tant que parole de grâce, son consentement est éminemment une action de l’Esprit-Saint, sous l’effet duquel elle donne à Dieu son corps et son âme. L’Esprit qui l’ombragera est déjà en elle et lui permet de prononcer son oui avec lui. En l’ombrageant, l’Esprit qui inonde va rencontrer l’Esprit qui l’habite déjà, et le oui de Marie sera comme enfermé dans un oui de l’Esprit. Ainsi enveloppé dans le Saint-Esprit, son consentement n’en est pas moins une parole authentique, libre et autonome de son propre esprit. Ce sera d’abord une parôle de son âme, sans qu’elle pressente encore combien il est dans les vues de Dieu qu’elle devienne parole de son corps. Et ce sera le Saint-Esprit qui prolongera le oui de son âme pour en faire un oui de son corps. Il le peut parce que ce oui est sans limites, matière souple dont Dieu peut faire tout ce qu’il veut. »


Adrienne von Speyr, La servante du Seigneur, 1947




Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !
Il s’est penché sur son humble servante ;
désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est Son Nom !

Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leur trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour,
de la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
pour les siècles des siècles.

Amen.



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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Jeu 18 Déc 2014 - 10:47

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Suspendus à la réponse de la Vierge




Ô Vierge hâte-toi de répondre (St Bernard)

Tu as appris, Vierge, l'événement et aussi la manière dont il doit s'accomplir: double merveille et double joie. Réjouis-toi, fille de Sion ! exulte à plein cœur, fille de Jérusalem ! Et puisque ce que tu viens d'entendre fut pour toi joie et allégresse, à nous maintenant d'entendre de ta bouche l'heureuse réponse que nous désirons, pour que tressaillent enfin de joie nos corps humiliés (Ps 50, 10). Tu as appris, dis-je, l'événement et tu as cru, crois aussi la manière dont il s'accomplira. Tu as entendu : tu concevras et enfanteras un fils ; tu as entendu : ce n'est pas d'un homme, mais de l'Esprit Saint. L'ange attend la réponse, il est temps pour lui de retourner vers Dieu qui l'a envoyé.

Nous attendons, nous aussi, ô Souveraine, une parole de pitié, nous misérables, écrasés par une sentence de damnation ! Voici qu'on vient t'offrir la rançon de notre délivrance, nous serons libérés tout de suite, si tu acceptes. Dans la Parole éternelle, Verbe de Dieu, nous avons été créés tous, et nous voilà condamnés à mort ; dans ta brève réponse se trouve le remède qui doit nous ramener à la vie.

Cette réponse, ô bonne Vierge, Adam, pitoyable exilé du paradis avec sa postérité de misère, la réclame de toi; Abraham, David t'en supplient, tous les autres saints ancêtres sollicitent cette réponse ; tes pères par conséquent. qui eux aussi habitent le sombre pays de la mort ; le monde entier dans l'attente se tient prosterné à tes genoux. Et ce n'est pas sans raison, puisque du mot que ta bouche va prononcer dépendent la consolation des malheureux, le rachat des captifs, la libération des condamnés, en un mot : le salut de l'universelle filiation d'Adam, c'est-à-dire le salut de toute ta propre race.

Donne ta réponse, ô Vierge, hâte-toi, ô Souveraine, donne cette réponse que la terre, que les enfers, que les cieux aussi attendent. Le Roi lui-même, Seigneur de tous, est en suspens. Autant il a convoité ta beauté, autant il désire à cette heure le oui de ta réponse, ce oui par lequel il a résolu de sauver le monde. Tu lui as plu par ton silence, tu lui plairas bien davantage maintenant par ta parole. Écoute-le : il te crie du haut du ciel : « O belle entre toutes les femmes, fais-moi entendre ta voix ! » Si tu lui fais entendre ta voix, il te fera, lui, contempler notre libération.

N'est-ce pas ce que tu cherchais en gémissant, ce vers quoi tu soupirais nuit et jour dans tes prières? Eh bien ! c'est toi à qui cette promesse fut faite, ou devons-nous en attendre une autre ? C'est toi, dis-je, la femme promise, attendue, désirée, toi enfin, en qui ton saint ancêtre Jacob, proche déjà de la mort, espérait la vie éternelle quand il disait: J'attendrai de toi ma délivrance, Seigneur ! (Gen 49, 18). C'est toi en qui et par qui Dieu lui-même, notre Roi, a depuis toujours préparé l'œuvre du salut au milieu du monde. Pourquoi espères-tu d'une autre femme ce qu'on vient t'offrir Pourquoi attends-tu d'une autre ce qui va bientôt se réaliser par toi, pourvu que tu donnes ton consentement, que tu répondes cette parole ?

Réponds donc vite à l'ange ! que dis-je ? réponds par l'ange au Seigneur. Réponds une parole et reçois la Parole. Profère la tienne et reçois la divine : émets une parole éphémère et embrasse l'éternelle ! Pourquoi tarder? pourquoi trembler'? Crois, parle et reçois ! Que l'humilité s'arme d'audace et la timidité d'assurance ! Il ne convient plus à présent que la modestie virginale renonce à la prudence. En cette conjoncture unique, prudente Vierge, ne redoute pas de te montrer présomptueuse, car si la modestie est agréable dans son silence, une parole de charité est en ce moment beaucoup plus nécessaire. Ouvre ton cœur, Vierge bienheureuse, ouvre-le à la foi, ouvre tes lèvres à l'acceptation, ouvre ton sein au Créateur. Voici le Désiré de toutes les nations qui frappe à la porte. Ah ! si pendant que tu tardes il allait passer son chemin et que tu doives dans les larmes courir à la recherche de l'ami de ton âme ! Lève-toi, cours, ouvre ! lève-toi par la foi, cours par la ferveur, ouvre-lui par ton consentement.





Saint Bernard, Quatrième homélie "Super Missus", § 8.
Texte français dans : Saint Bernard de Clairvaux, Ecrits sur la Vierge Marie,
Mediaspaul, Paris 1995, p. 96-98.







Memorare, o piissima Virgo Maria,
non esse auditum a saeculo,
quemquam ad tua currentem praesidia,
tua implorantem auxilia,
tua petentem suffragia,
esse derelictum.
Ego, tali animatus confidentia,
ad te, Virgo virginum, Mater curro,
ad te venio, coram te gemens peccator assisto.
Noli, Mater Verbi, verba mea despicere,
sed audi, propitia, et exaudi.
Amen.



Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge Marie,
qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection,
imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné.
Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère,
je cours vers vous, je viens à vous et, gémissant sous le poids de mes péchés,
je me prosterne à vos pieds.
Ô Mère du Verbe ne rejetez pas mes prières,
mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.
Ainsi soit-il.






Prier Marie de saint Bernard de Clairvaux

La Vierge Marie portant la couronne d'épines de Jésus
Ô toi, qui que tu sois,
qui te sais vacillant sur les flots de ce monde
parmi les bourrasques et les tempêtes,
plutôt que faisant route sur la terre ferme,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.

Si surgissent en toi les vents des tentations,
si tu navigues parmi les écueils des épreuves
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition,
du dénigrement ou de la jalousie,
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair
secouent l’esquif de ton âme,
regarde vers Marie.

Si, troublé par la démesure de tes crimes,
confus par l’infection de ta conscience,
terrifié par l’horreur du jugement,
tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir,
pense à Marie.
Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes,
pense à Marie, appelle Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur.

Et pour être sûr d’obtenir le suffrage de ses prières,
ne néglige pas l’exemple de sa vie.
En la suivant, tu ne t’égares pas ;
en la priant tu ne désespères pas ;
elle te tient, tu ne t’écroules pas ;
elle te protège, tu ne crains pas ;
elle te guide, tu ne te lasses pas ;
elle te favorise, tu aboutis.

Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :
“Et le nom de la Vierge était Marie”.



© 2e Homélie, 17, Œuvres complètes. XX, A la louange de la Vierge Mère, Bernard de Clairvaux, introd., trad., notes et index par Marie-Imelda Huille, O.c.s.o., Joël Regnard, O.c.s.o. Editions du Cerf, 2009.

source:
http://www.vienaissante.fr/Priere-a-Marie-de-Saint-Bernard-de.html



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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Ven 19 Déc 2014 - 12:30


Méditation du Père Patrick de Laubier


Neuvaine de prières pour la France




La Vierge Marie, patronne principale de la France est l’objet d’une prière collective et nationale  pour obtenir  un secours exceptionnel qui n’est pas sans rappeler  le vœu de Louis XIII  du 15août 1638. Cette fois ce n’est plus le chef du Royaume qui s’engage, mais des membres du pays qui est menacé par  un changement de civilisation ou plutôt d’un effondrement de civilisation.
Nous invoquons la Vierge en l’appelant à notre secours au cours d’une neuvaine de 9 mois, du 15 novembre 2014 au 15 août 2015.

Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès  la Salette(1846) à savoir  l’apostasie de ce pays.

Il y a eu au cours de son histoire des moments tragiques et  nul pays n’a connu une délivrance comparable à celle de Jeanne d’Arc dont l’intervention spirituelle et politique n’a pas d’équivalent dans l’histoire de l’Eglise. La sainteté  a donné des  fruits  bien remarquables et continue à le faire, mais la Foi n’est plus vécue par le grand nombre .L’athéisme  est devenu une croyance généralisée autorisant des législations opposées non seulement à la vérité évangélique mais aussi à la loi naturelle. On assiste à des mouvements de protestation mais une sorte de paralysie  a gagné la vie politique.

La raison profonde de cette léthargie est une désuétude de la pratique de la  prière devenue habituelle chez les croyants malgré tant de rappels de votre part et l’enseignement de l’Eglise. Les églises  de pierres encore si nombreuses sont vides et la vie paroissiale a perdu ce qui faisait sa force sans  que les chrétiens  ne réagissent à cette mort lente de la vie spirituelle .Au moment même où les musulmans, de plus en plus nombreux, montrent l’exemple d’une dévotion oubliée par les baptisés. Un grand nombre de chrétiens n’a gardé du christianisme  que  des coutumes sans rencontrer dans la prière la Personne du Christ qui est le Cœur même de la dévotion et de l’Amour.

Vierge très sainte vous savez tout cela, mais le dire et le redire  indique où est le mal et quelle est la guérison attendue. Il faut prier, c’est-à-dire  s’adresser  à notre Sauveur en sollicitant votre aide secourable. Les sacrements et en premiers lieux l’Eucharistie et la réconciliation qui la prépare  deviennent vite des routines sans âme lorsque la prière ne fait plus vivre en nous ces trésors surnaturels.

Marie très sainte, Mère de Dieu et notre Mère, notre Sœur aussi (Paul VI) écoutez notre supplication. Tout est possible à Dieu mais la Grâce  sollicite notre liberté de créature  à l’image et à la ressemblance de Dieu. L’Amour de Dieu attend l’amour de l’homme  et la prière en est l’expression nécessaire .Face à une «  civilisation de la mort », nous chrétiens de France nous voulons préparer une civilisation de l’amour qui est l’orientation de la doctrine sociale  de l’Eglise.


Ô Marie conçue sans péché priez pour nous qui avons recours à Vous.






Père Patrick de Laubier
Patrick de Laubier (1935), français, professeur émérite de l’université de Genève, docteur honoris causa de l’université des sciences humaines de Russie (Moscou), ordonné prêtre le 13 mai 2001 par Jean Paul II. Derniers ouvrages Les mendiants de Dieu (; Charles Journet , Maritain Gilson) Parole et Silence , 2013; Anthropologie chrétienne Harmattan 2012; Conditions d’une paix prophétisée 2013 Parole et silence




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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par Lumen le Sam 20 Déc 2014 - 14:59


Ressources spirituelles


Habiter en Marie comme dans un monde de sainteté




« Le Verbe, venant au monde, a trouvé dans le sein de la bienheureuse Vierge, un séjour de sainteté, semblable, autant qu’il pouvait l’être par l’opération du Saint-Esprit, à celui de son Père. Là il vit dans un état de plus parfaite sainteté que dans tout autre mystère de sa vie mortelle. Tandis que sur la terre il vivra au milieu des créatures maudites à cause du péché, au milieu des pécheurs, dont les vices lui causeront des peines intolérables ; dans Marie, qui est, après Dieu, ce qu’il y a de plus saint, il est comme dans un monde de sainteté.

Cette  demeure tient le milieu entre son séjour dans la gloire, dans la sainteté du ciel, et le séjour qu’il fera sur la terre, couverte des horreurs abominables du péché. Sa demeure au sein de Marie tempère cette immense opposition, il y vit séparé de tout usage des créatures, ou plutôt il n’use d’aucune d’elles que par Marie. Par elle, il use de la lumière ; par elle, il use des aliments : en un mot, tout se convertit en Marie pour Jésus. Elle lui est toutes choses : elle est sa lumière, sa force, sa nourriture, sa demeure, son temple.

Là il bénit et loue la Majesté divine ; là il sanctifie sa Mère et la remercie de lui aider à servir Dieu, et de lui être un moyen de le glorifier. Aussi y demeure-t-il tout le temps qu’il peut y faire sa résidence sans en perdre un seul moment ; et, pour en partir, attend-il jusqu’au dernier instant marqué par son Père. (…) Le Fils de Dieu n’avait que la ressemblance du péché, et si sa Mère eût souffert pour sa naissance, il eût paru être pécheur comme nous. Pour cette raison donc, elle le met au monde sans douleur ; et Dieu remet à l’heure de la mort de Jésus-Christ la peine que Marie aurait dû souffrir à sa naissance.

Ainsi Bethléem est pour elle un paradis de délices, parce qu’elle y est mère de celui qui est saint essentiellement. Elle l’avait conçu la nuit du 25 mars, dans la ferveur de la prière ; elle le met au monde le 25 décembre, dans un transport de la gloire de Dieu. L’ayant conçu par la pensée, comme dans l’éternité le Père éternel le conçoit, comme lui, elle ne souffre point de déchet en sa pureté en l’engendrant. Elle l’avait conçu, et elle l’enfante, comme le verre conçoit et renvoie hors de lui les rayons du soleil, qui, au lieu de le rompre et de le ternir, l’éclairent, l’embellissent et le rendent semblable à cet astre. »




Jean-Jacques Olier (1608- 1657), Vie intérieure de la très sainte Vierge, Perpignan, Artège, 2013, p.125-127.

Jean-Jacques Olier  est sans doute plus connu comme fondateur de la Compagnie des prêtres de Saint-Sulpice (1641-1645) et praticien averti de la formation des séminaristes, selon le modèle imposé par la réforme catholique, que comme auteur mystique. Il a pourtant beaucoup écrit, « avec une facilité et une rapidité extraordinaire » constate son premier biographe (p. 21), mais il le fait tardivement. Ses principaux ouvrages datent en effet de la fin de sa vie : Journée chrétienne (1655), Catéchisme chrétien pour la vie intérieure (1656), L’Esprit des cérémonies de la messe (1657) et l’Introduction à la vie et aux vertus chrétiennes qui paraîtront quelques mois après sa mort, sans oublier les Lettres spirituelles et le Traité des saints ordres publiés successivement en 1672 et 1676.





« Le temps de l’Avent est le temps de l’attente. Vous ressentez, au plus profond de vous-mêmes le sentiment de douleur d’une humanité qui se comporte scandaleusement, où tout se désacralise et où le mal de vivre s’étend, en particulier auprès d’une certaine jeunesse sans repères.

A chacun de vous, qui appartenez au camp des chrétiens, d’agir rapidement afin que la richesse de l’Avent fasse grandir les cœurs et élargisse les horizons de vie de ceux qui se trouvent sur votre route. En vous doit respirer l’envie de toutes vos bonnes aspirations, de vos projets, des travaux entamés que vous n’avez pas terminés dans votre vie, dans la vie de votre famille, de votre société, afin d’être les porteurs de la Bonne Nouvelle !

En partant en voyage, en s’absentant, le Seigneur a confié à chacun de vous un travail, une tâche, une responsabilité. Quels que soient votre âge, vos talents, votre état de santé, vous devez agir car vous avez un rôle à remplir dans la préparation de la naissance de Dieu parmi les hommes, ainsi qu’à son retour en pleine gloire... Vous avez à veiller.

Veillez, parce que la nuit n’est pas toujours calme, douce et étoilée.
Beaucoup vivent des nuits terribles, des nuits d’angoisse et d’insomnie, des nuits de brutalité, des nuits qui s’achèvent par des trahisons comme au chant du coq au jardin de Gethsémani...
 Pensez aux nuits si longues des malades sur leurs lits de souffrance qui attendent avec impatience les clartés du jour...
N’oubliez pas non plus les nuits d’hiver interminables des sans-abri qui meurent de froid dans des abris de carton....
Il est inconcevable de dormir durant ces nuits où certains de vos semblables agonisent ...

Alors priez, oui priez avec toute votre ferveur.
La société de consommation en tous genres domine : confort, nourriture, sexe, etc. Elle ne se préoccupe guère de l’espérance des pauvres. Et plutôt que de s’intéresser aux exclus, elle cherche au contraire à sauvegarder les droits acquis.
Dieu est évincé de votre vie. Voilà la vraie raison de la morosité de vos sociétés.

Réveillez-vous !
Comment ? Ranimez votre espérance et remettez-vous en état de veille !
Sur terre vous vivez le temps de l’Avent.
De l’Éternité, vous en êtes au commencement ... Ce n’est qu’une première image et promesse d’un au-delà. Même dans les si belles matinées printanières où la nature se couvre de magnifiques fleurs et qu’elle vous fait découvrir tous ses trésors de la manière la plus attirante, vous ne pouvez vous représenter ce qu’est le Ciel.
Il y a tant de choses qui restent cachées à vos sens : un monde de saints et d’anges, un monde glorieux, le palais de Dieu, la Jérusalem céleste, toutes les merveilles éternelles, très précieuses, mystérieuses ... Fixez votre Foi sur l’enveloppe extérieure du Royaume Éternel.
Si vous saviez tous les délices qui vous attendent !


Jean, messager de l'Espérance »
http://trinite-sainte-et-mariemamere.over-blog.com/article-jean-messager-de-l-esperance---l-avent-121702041.html

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Re: Neuvaine pour la France : neuf mois de prières

Message par maxkolbe le Sam 20 Déc 2014 - 23:00

@Lumen a écrit:Vierge Immaculée, Fille du Père, Mère du Fils, Epouse non épousée de l’Esprit Saint, vous avez montré au cours  des siècles  une attention  toute spéciale pour la France, Fille aînée de l’Eglise. Depuis  deux siècles  des révolutions  et vos apparitions se sont  multipliées et nous arrivons aujourd’hui à l’aboutissement d’un drame annoncé dès  la Salette(1846) à savoir  l’apostasie de ce pays.



Père Patrick de Laubier
Merci chère Lumen sunny de nous communiquer ces belles méditations pour notre pays et nos âmes qui en ont tellement besoin!

Il déménage ce Père de Laubier! Smile

Puisse nos prières plaider auprès de la Mère de Dieu pour les cœurs qui ne sont pas
encore remplis de l'amour du Christ. Prie


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