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La Passion de Jésus selon Maria Valtorta, à méditez...Tant d'amour! Bannie10

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La Passion de Jésus selon Maria Valtorta, à méditez...Tant d'amour!

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:05

La Passion de Jésus selon Maria Valtorta
Extrait du livre de "L'Évangile, tel qu'il m'a été révélé" Publié par les Éditions Valtortiennes.

La Passion de Jésus selon Maria Valtorta, à méditez...Tant d'amour! P1040110

Avant de conduire Maria VALTORTA sur le chemin de sa Passion, Jésus lui donne un certain nombre de précisions et d'avertissementsdont l'essentiel sera résumé ci-dessous. Il indique aussi que toutes les souffrances humaines, Il les a souffertes. Et Il ne manque pas de dire que tout cela, Il l'a souffert à cause de nous et de nos péchés. (Toutes les citations en italique sont extraites de l'oeuvre de Maria Valtorta Il poema dell'Uomo-Dio - tome 9)

Ainsi Jésus dit: "Aucune douleur ne m'a été épargnée: ni celles de la chair, ni celles de la pensée, ni celles du coeur, ni celles de l'esprit. Toutes Je les ai éprouvées, de toutes Je me suis nourri, de toutes Je me suis désaltéré jusqu'à en mourir... Mon humanité fut semblable à celle d'un lépreux tant elle était frappée et humiliée... L'Homme-Dieu qui avait en Lui-même la perfection de la beauté physique apparut alors, aux yeux de ceux qui Le regardaient avec amour, avec curiosité, ou avec mépris, laid: un "ver" comme dit David, l'opprobre des hommes, le rebut du peuple."

"Mon amour pour mon Père et pour les enfants de mon Père M'a amené à abandonner mon corps à ceux qui Me frappaient... à ceux qui croyaient faire une oeuvre méritoire en M'arrachant les cheveux, la barbe, en Me transperçant la tête avec des épines,... en déboîtant mes membres, en découvrant mes os, en arrachant mes vêtements et donnant ainsi à ma pureté la plus grande des tortures, en M'attachant à un bois, en M'élevant comme un agneau égorgé aux crocs d'un boucher..."

"Accusé, condamné, tué, trahi, renié, vendu, abandonné même par Dieu à cause des crimes que J'avais pris sur moi. Devenu plus pauvre qu'un mendiant dépouillé par des brigands,... submergé par la boue de tous vos péchés, précipité jusqu'au fond des ténèbres de la douleur, sans aucune lumière du Ciel... et sans un mot de Dieu qui répondît à mon appel...

"Et s'il n'y avait eu que les blessures de ma chair! Mais ce que vous M'avez le plus blessé c'est le sentiment et l'esprit... frappé dans l'amitié par l'intermédiaire de Judas; dans la fidélité, par l'intermédiaire de Pierre qui Me renia; dans la reconnaissance pour mes bienfaits, par l'intermédiaire de ceux qui Me criaient: "Meurs!" après que Je les eus tirés de tant de maladies; à travers l'amour, pour les déchirements infligés à ma mère; à travers la religion, en déclarant que Je blasphémais Dieu..."

"Mais J'étais venu volontairement pour accomplir le sacrifice... parce que J'étais l'Agneau de Dieu, et Je le suis pour l'éternité." Plus loin le Seigneur ajoute que c'est par les contemplations de la Passion que l'on amène les autres à la Vie. (Voir Il poema dell'Uomo-Dio - tome 9 - chapitre 1)

Le Seigneur explique aussi à Maria Valtorta que sa Passion a commencé bien avant son agonie. Il connaissait le coeur de Judas, Il n'ignorait pas l'hostilité des prêtres et des pharisiens, Il savait la versatilité des foules. (tome 9 - chapitre 2) Et à cela il faut ajouter l'humanité des apôtres qu'Il devait porter à bout de bras!

Jésus a souffert de voir souffrir sa mère: "Je voudrais que vous méditiez la longue agonie qu'elle a soufferte pendant trente trois ans et couronnée au pied de la Croix... Elle l'a soufferte pour vous. Pour vous, les moqueries de la foule qui la considérait comme la mère d'un fou... Pour vous, les reproches des parents, pour vous mon désaveu apparent "Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui font la volonté de Dieu." Et qui la faisait plus qu'elle... cette volonté redoutable qui lui imposait de voir supplicier son fils?" Plus loin, au chapitre 4, Jésus insiste en disant qu'"il n'y a pas eu d'agonie plus longue, et qui ait pris fin dans une douleur plus grande, que celle de sa mère."

Puis Jésus dit qu'Il a aussi souffert de se voir méprisé, haï, calomnié, entouré de curiosités malsaines. Il a souffert des mensonges qu'Il a entendus autour de Lui. Il a souffert en pensant que devant son sacrifice d'une valeur infinie, trop peu seraient sauvés. Sans compter la torture spirituelle de l'abandon final du Père (Chapitre 3), torture qu'Il explicite plus loin au chapitre 4:

"Plus l'heure de l'expiation approchait, et plus Je sentais le Père s'éloigner... la séparation d'avec Dieu amène avec elle la peur, elle amène l'attachement à la vie... Quand elle est totale, elle amène au désespoir... J'ai dû tout connaître... même vos désespoirs... Et c'est pour cela que Je demande à mes privilégiés de boire mon calice si amer à l'expérience, pour que ceux qui font naufrage dans la mer du désespoir ne refusent pas la croix que Je leur offre comme ancre de salut."

"Satan est donc venu alors que le Père se retirait... Avec sa ruse parfaite, il Me présenta les tortures de ma chair avec un réalisme insurpassable... Il Me présenta l'inutilité de ma mort, et l'utilité de vivre pour Moi-même, pour ma mère, pour amener les hommes à Dieu par un long apostolat... Il Me présenta l'abandon de Dieu... A cette heure, il n'y avait que Satan près du Christ. Alors J'ai senti l'amertume du fond du calice, la saveur du désespoir.
"Mon esprit domina la peur de la chair... Mon esprit domina la tentation morale... J'ai vaincu le désespoir... Mais J'ai connu la mort, la mort totale, consciente... et J'ai sué le sang."

"Voilà pourquoi l'ange de ma douleur M'a présenté l'espérance de tous ceux qui sont sauvés par mon sacrifice... Chacun a été pour Moi une goutte de remède infusé dans mes veines... Je Me suis répété vos noms, Je vous ai vus..."

Remarque: Le chapitre 4 est d'une telle densité dramatique et renferme de tels enseignements qu'il faudrait le lire dans son intégralité pour comprendre l'immensité de l'agonie de Jésus.


Dernière édition par Charles-Edouard le Sam 26 Sep 2015 - 21:56, édité 2 fois

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:08

La Cène du Seigneur

(Maria Valtorta - Tome 9 - Chapitre 6)

Jésus chez Lazare
Quelques jours avant son triomphe des Rameaux, Jésus a rencontré Lazare et lui a parlé Seul à seul, pour lui révéler ce qui allait prochainement se passer, et lui confier ses volontés, ses dernières volontés. Jésus lui révèle la trahison de Judas, déjà en action. Il lui confie que "Jérusalem toute entière va s'acharner sur l'Innocent et vouloir sa mort. Il lui parle de sa mort, des souffrances qu'Il va devoir subir, de son agonie atroce et de son angoisse quand Il pense à sa mère." Car Jésus, chargé des péchés du monde aura besoin du réconfort de sa mère. Et Dieu veut Marie sur le Calvaire. "Mais la Femme a besoin des femmes sur ses terribles blessures. Me les donnes-tu?" dit Jésus en pensant à Marie-Madeleine et à Marthe.

Ensuite Jésus impose à Lazare de rester chez lui pendant les terribles heures de sa Passion, car tous ses disciples, rendus fous, L'abandonneront. La maison de Lazare devra être leur asile: "Rassemble-les. Rends leur courage. Dis leur que je leur pardonne."

Jésus parle ensuite de son triomphe passager: "Que ce triomphe ne t'illusionne pas..." Car Lui, Jésus, est la Victime consciente consummée par l'amour. Il est l'Agneau Pascal. Il dit adieu à Lazare qu'Il ne reverra plus avant de mourir et le prie de ne pas douter: "Jésus était et Il est la Vérité et la Vie. Il est le Vainqueur de la mort... l'Époux reviendra."

Dans les chapitres suivants, de 7 à 17 Maria Valtorta nous fait assister à la journée du dimanche des Rameaux et aux dernières journées vécues par Jésus avec ses disciples et ses apôtres jusqu'à la Cène du Jeudi saint.


La Cène du Seigneur
1 - Le Cénacle (chapitres 18 et 19)

Maria Valtorta décrit le Cénacle où doit se dérouler la Pâque. C'est le soir. Jésus entre avec tous ses apôtres. Après les salutations d'usage, les femmes s'en vont, les apôtres vont procéder aux préparatifs dans la salle du Cénacle et Jésus reste seul avec sa mère dans la pièce qui lui est réservée.

"Jésus est triste, pensif, absorbé, bien qu'Il s'efforce de sourire... Il dit: "Maman, Je suis venu pour prendre des forces et du réconfort auprès de toi.... Soutiens-Moi par ton amour et ta prière. Il n'y a que toi qui, à cette heure, sache prier... Prier et comprendre... Ce sont encore des inconscients qui ne comprennent pas que Je vais mourir... Les hosannas d'il y a quelques jours les ont enivrés. Maman, c'est pour cette heure que Je suis venu, et surnaturellement Je la vois arriver avec joie. Mais mon Moi la craint aussi parce que ce calice a pour nom trahison, reniement, férocité, blasphème, abandon..."

Les apôtres sont en train de préparer tout ce qu'il faut dans la salle du Cénacle et parlent de Jésus et de sa fatigue, quand soudain l'Iscariote observe: "Oui. Il nous a tous suggestionnés par sa mélancolie." Il s'en suit une violente discussion à propos de ce que Judas appelle la folie de Jésus, propos que Jude Thaddée, et les autres récusent avec une conviction sans appel accompagnée de gestes tout aussi convaincants. Heureusement Jésus entre et fait celui qui n'a rien entendu.

2 - Célébration de la Pâque ancienne

Jésus place ses apôtres autour de la table en rappelant le souvenir du premier miracle à Cana, et l'on célèbre le repas de la Pâque. C'est Jésus qui découpe l'agneau, et sert ses apôtres en disant: "J'ai ardemment désiré manger avec vous cette Pâque..."

Les apôtres revenant sur un sujet qui leur tient toujours à coeur: "Qui est le plus grand parmi eux?" Jésus les instruit longuement, puis avant de boire le troisième calice du rituel pascal déclare: "Attendez un moment... Je veux vous donner une nourriture pour l'esprit. Ce n'est pas un plat du rituel ancien. Il appartient au nouveau rite... Suspendez le repas..."

3 - Le lavement des pieds et l'Institution de l'Eucharistie

C'est à ce moment que se situe le lavement des pieds. La scène est bien connue...

Quand l'agneau est presque consommé, Jésus dit: "Je vous ai dit que le premier est comme le dernier, et que Je vous donnerai une nourriture qui n'est pas corporelle. C'est une nourriture d'humilité que Je vous ai donnée. Vous M'appelez Maître et Seigneur... etc."

La cérémonie continue, et après le chant de l'interminable psaume 118, Jésus parle de nouveau: "Maintenant que l'ancien rite est accompli, Je célèbre le nouveau rite. Je vous ai promis un miracle d'amour. C'est l'heure de le faire. C'est pour cela que j'ai désiré cette Pâque."

Immédiatement après l'institution de l'Eucharistie, dès que les apôtres ont communié, pour la première fois, Jésus se lève, prend le treizième morceau de pain, le dernier qui reste, prend le calice et sort du Cénacle et va trouver sa mère. Il revient bientôt et dit: " Je vous ai tout dit et tout donné... Le nouveau rite est accompli. Faites ceci en mémoire de Moi."

Remarques: Malgré certaines différences toutes les mystiques étudiées constatent que la Sainte Vierge a communié lors de l'institution de l'Eucharistie, mais à la place qui était celle de la femme à cette époque... Par ailleurs, Maria Valtorta, tout comme Anne-Catherine Émmerick, a vu Judas assister à l'institution du Sacrement de l'Eucharistie et communier avant de partir.

Tout le reste est connu. Judas sort. Les convives quittent la table et tout le monde se rassemble autour de Jésus qui reprend son enseignement, celui que l'on appelé: le discours après la Cène.

Le discours après la Cène

Avant de parler du Paraclet qu'Il va bientôt leur envoyer, Jésus dit à ses onze apôtres: "Je sauve celui qui a bonne volonté de se sauver. Je suis Celui qui cherche ceux qui sont perdus pour leur donner le Vie, la Vérité, la Pureté. Qui Me cherche Me trouve."

Jésus donne maintenant son commandement nouveau: "Je vous donne le commandement de vous aimer et de pardonner. Avez-vous compris?"

Les apôtres ont l'air de mieux comprendre les propos du Seigneur qui ajoute: "Vous croyez maintenant? A la dernière heure? Cela fait trois ans que Je vous parle! Mais déjà opère en vous le Pain qui est Dieu et le Vin qui est Sang... Le mal est vaincu en qui s'en nourrit, et la Mort est morte... Pourtant, bien qu'ayant en vous ce Pain et ce Sang, puisqu'arrive l'heure où vous serez dispersés, vous vous en irez pour votre compte et vous Me laisserez seul... Ayez foi, J'ai vaincu le monde."

Réflexions sur la dernière Cène (Chapitre 20)

Jésus commente les enseignements de la Cène.

1°- "Nécessité pour tous les fils de Dieu d'obéir à la loi... Les faveurs divines n'exemptent pas de l'obéissance et de l'effort vers une sainteté toujours plus grande.

2°- "La puissance de la prière de Marie... Par sa douleur offerte pour la Rédemption elle m'a obtenu de pouvoir surmonter l'angoisse du Jardin des Oliviers et porter à terme la Passion dans toute sa multiforme âpreté..."

3°- "La maîtrise de soi-même et l'endurance de l'offense, charité sublime par-dessus tout, ne peuvent l'avoir que ceux qui font de leur vie la loi de Charité que J'ai proclamée... On ne peut arriver à une perfection telle que celle qui demande de pardonner et de supporter celui qui nous offense, si on n'a pas l'habitude de la charité."

4°- "Le Sacrement opère d'autant plus que l'on est digne de le recevoir... Malheur à celui qui reçoit le Sacrement sans en être tout à fait digne, mais qui, au contraire, a fait croître sa constante indignité humaine par les fautes mortelles. Alors il devient non pas un germe de préservation et de vie, mais de corruption et de mort."


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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:13

L'agonie et l'arrestation du Seigneur
(Tome 9 - Chapitre 21)

L'arrivée au Mont des Oliviers

La lune n'est pas encore levée. C'est l'obscurité complète "et la torche rougeâtre portée par Simon acquiert une singulière vivacité... Les visages, dans cette lumière rouge et mobile, se montrent avec un relief net, et tous, tant qu'ils sont, révèlent autant d'états d'âmes différents." (page 191) Jésus est calme et solennel mais visiblement vieilli et fatigué.

Jean est près de Lui. Derrière, les apôtres discutent âprement sur le meilleur moyen de cacher, voire d'enlever Jésus, pour Le sauver. "Ce sont des paroles d'amour." disent-ils à Jésus qui les a entendus. "Oui! d'un amour tout humain." rectifie Jésus. Et, pour apaiser ses amis, Jésus précise: "Je Me sauve, en fait, Je Me sauve. Si Je n'obéissais pas au Père, Je Me perdrais. J'obéis, donc Je me sauve." (page 193) Jésus essaie de redonner du courage à ceux qui L'entourent et leur révèle qu'Il avait toujours su que Judas Le trahirait. Il parle aussi de Gamaliel, de Lazare, de Pilate et de ce qui s'est passé dans la ville ces jours-ci.

Jean a alors une réflexion qui donne beaucoup à réfléchir: "Oh! Maître, mon pauvre Maître qui n'as même pas le réconfort d'ignorer les oeuvres d'autrui!" Mais Jésus après avoir dit: "Tu dis bien! Le réconfort d'ignorer!" ajoute aussitôt: "Mais, maintenant c'est l'heure de ma Passion, et pour la rendre plus complète, le Père Me retire la lumière à mesure qu'on approche. D'ici peu Je n'aurai que ténèbres et la contemplation de ce que sont les ténèbres: c'est-à-dire tous les péchés des hommes... Mais on ne mesurera pas cette torture spirituelle qui, croyez-le vous qui M'écoutez, sera la plus atroce." (page 195)

Les apôtres Pierre et Simon racontent ensuite ce qu'ils ont fait durant les deux derniers jours, et qui ils ont vus. En particulier ils s'étonnent de la réponse de Lazare à qui ils demandaient de sortir avec eux pour protéger Jésus. "Je dois obéir à Jésus et rester ici. Pour souffrir le double..." (page 196) Jésus confirme cet ordre. On parle ensuite des femmes qui sont arrivées à Jérusalem, de Nicodème et de Joseph d'Arimathie qui ne sont plus convoqués au Sanhédrin. On arrive enfin au Jardin des Oliviers. La lune est maintenant très haute et illumine paysages et gens.


L'Agonie

Jésus est très angoissé, et tellement triste. Il se sépare d'abord de huit de ses apôtres, monte avec Pierre, Jacques et Jean, leur demande de veiller et de prier avec Lui, puis s'éloigne seul, à l'abri de tout regard indiscret. Il s'arrête et prie les bras en croix, le visage levé vers le ciel. Il prie le Père, intensément: "Je suis ton Fils... Tout, mais aide-Moi... Ce que Tu veux... C'est pour eux que Je Te demande pitié... Je les veux sauvés du monde, de la chair, du démon..." (page 201)

Jésus regarde Jérusalem et pleure. Il va vers les trois apôtres et les trouve à moitié endormis. Confus ils accusent la nourriture et le vin du repas de fête et affirment que cela ne leur arrivera plus... La clarté de la lune révèle le visage découragé, affligé de Jésus qui revient à son rocher et contemple un moment des petites fleurs, semblables à celles que Marie aimait tant, puis éclate en sanglots.

Les terribles visions commencent ou recommencent. Maria Valtorta ne les détaille pas; elle décrit seulement l'aspect extérieur de Jésus véritablement terrassé par ces visions infernales. Elle entend aussi la prière de Jésus: "Il est trop amer ce calice! Je ne puis pas... Père éloigne-le... Cependant n'écoute pas ma voix si elle te demande ce qui est contraire à ta volonté... Que soit faite non pas ma volonté, mais la tienne." (page 204)

"Jésus n'est plus qu'une loque d'homme sur qui pèse tout le péché du monde, sur qui s'abat toute la Justice du Père, sur qui descendent les ténèbres, la cendre, le fiel, cette redoutable, redoutable, absolument redoutable chose qu'est l'abandon de Dieu, pendant que Satan nous torture... C'est l'asphyxie de l'âme..., c'est la folie, l'agonie, le doute de s'être jusqu'alors trompés, c'est la persuasion d'être chassés par Dieu, d'être damnés. C'est l'enfer!" (page 205)

La suite est bien connue. La lutte de Jésus contre Satan et ses terribles tentations, puis, la sueur de sang. "L'étoffe de son vêtement, tendue sur ses épaules, s'imbibe de sang et devient sombre malgré le grand clair de lune qui L'enveloppe tout entier. Pourtant une clarté plus vive se forme au-dessus de sa tête, suspendue à environ un mètre de Lui, une clarté si vive que même le Prostré la voit filtrer à travers les ondulations des cheveux déjà alourdis par le sang... Il lève la tête... La lune resplendit sur le pauvre visage, et encore plus resplendit la lumière angélique semblable au diamant blanc-azur de l'étoile Vénus. Apparaît alors le sang qui transsude des pores. Les cils, les cheveux, la moustache, la barbe sont aspergés et couverts de sang. Le sang coule des tempes, sort des veines du cou, les mains dégouttent du sang... Les avant-bras suent le sang..." (page 205)

"La lumière angélique décroît tout doucement... Jésus lève la tête: Il est seul, mais il est moins angoissé." (page 206) Jésus va pouvoir s'essuyer le visage, les mains, le cou, les barbe, les cheveux avec son manteau. Il se lave ensuite avec des feuilles couvertes de rosée jusqu'à ce qu'Il ait effacé les traces de sa terrible sueur... "Il va trouver ses disciples. Son visage est très pâle, mais Il n'est plus troublé... Les trois dorment profondément... Plus loin les huit dorment aussi... " (page 207)

Jésus réveille tout le monde. Judas est proche...


L'arrestation

"La troupe de sbires commandée par Judas fait irruption sur la petite place tranquille en l'éclairant violemment avec une foule de torches allumées." (page 207) La suite recouvre l'Évangile. Jésus est attaché avec des cordes tandis que les apôtres poussent des cris désordonnés. "Commencent alors la douloureuse marche, les moqueries et les sévices... Jésus, lié aux poignets et jusqu'à la ceinture comme s'Il était un fou dangereux, confié à des énergumènes ivres de haine, est tiré d'un côté et de l'autre comme un chiffon abandonné à la colère d'une meute de chiens... Pour causer plus de douleur ils ont pensé à ce liage de deux cordes opposées, dont l'une sert à emprisonner les poignets et les griffe et les scie par son frottement rugueux, et l'autre, celle de la ceinture, comprime le haut de l'abdomen, en torturant le foie et les reins où l'on a fait un énorme noeud... Jésus tombe brutalement contre la rampe du petit pont, à cause d'un coup plus cruel reçu au moment où Il va franchir le pont sur le Cédron... Puis d'en bas commence une grêle de pierres... (page 209) Tout sert pour frapper Jésus à la tête et au cou. On commence la traversée du faubourg d'Ophel où Jésus a répandu tant de bienfaits et de caresses... Les femmes poussent des cris de douleur et fuient terrorisées." (page 210)

Des hommes qui ont pourtant bénéficié de ses bienfaits Le menacent et L'offensent. La violence s'accroît de plus en plus à mesure qu'on approche de la ville. Bientôt on arrive chez Anne. L'interrogatoire va pouvoir commencer.

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:14

Chez Anne et Caïphe

Jésus devant Anne

(Toutes les citations en italique sont extraites de l'oeuvre de Maria Valtorta Il poema dell'Uomo-Dio - tome 9)

Arrivé chez Anne, Jésus voit Jean et Pierre. "Il les regarde... et a un sourire d'une infinie bonté... La foule hurlante passe." (page 210)

On assiste ensuite à l'interrogatoire chez Anne. Quelques phrases de Jésus adressées à Anne sont à signaler:

"J'ai donné une richesse qui n'a pas de nom: la connaissance de la Loi, la connaissance de Dieu, la certitude que nous sommes tous égaux et que, aux yeux saints du Père, égaux sont les pleurs ou les crimes, qu'ils soient versés ou accomplis par le Tétrarque et le Pontife, ou par le mendiant et le lépreux qui meurt au bord du chemin. C'est cela que J'ai fait..." (page 213)

"Si avec un peu d'eau lustrale et le sacrifice d'un bélier il est permis de croire qu'on annule une faute, qu'on l'expie et qu'on en est purifié, comment ne le pourraient pas mes pleurs, mon sang et ma volonté?" (page 213)

"J'ai repris la Loi piétinée de mon Père, du Dieu Éternel, et Je suis revenu dire simplement les dix propositions du Décalogue." (page 214)

Il est intéressant de signaler qu'Anne demande à Jésus de dénoncer quelques-uns de ses disciples: Nicodème, Joseph d'Arimathie, Éléazar, Gamaliel. Mais Jésus n'est pas un espion. Pierre et Jean sont là, mêlés à la foule hostile. Jésus les regarde tandis que, toujours lié et maltraité, Il est conduit chez Caïphe.

Jésus devant Caïphe

Ils sont tous là les ennemis de Jésus dans le tribunal de Caïphe, sauf deux qui ont refusé de venir. Gamaliel est inquiet. L'interrogatoire commence. Soudain Gamaliel se lève et dit:

"Illégale est cette séance que nous tenons. Lève-toi, Siméon, et partons."

Nicodème et Joseph ajoutent:

"Gamaliel a raison. Illicite est l'heure et l'endroit, et les accusateurs manquent de consistance. Quelqu'un peut-il l'accuser d'avoir méprisé notoirement la Loi? Je suis son ami et je jure que je l'ai toujours trouvé respectueux envers la loi." (pages 216 et 217) Caïphe se met à brailler et fait entrer les faux-témoins... Joseph se fâche et dit: "Que s'ouvrent sur toi les flammes du Ciel! A partir de ce moment, sache que Joseph l'Ancien est ennemi du Sanhédrin et ami du Christ!" Tous deux sortent.

Bientôt Caïphe somme Jésus de lui dire s'Il est le Christ, le Fils de Dieu. Jésus répond ce qui est rapporté dans l'Évangile, puis ajoute:

"Je suis le Christ, Fils de Dieu. Je ne puis mentir. Le Grand Prêtre, le Prêtre Éternel, c'est Moi... Je suis l'Oint. Pontife et Roi, Je suis. Et Je vais prendre mon sceptre et avec lui, comme un van, purifier l'aire..." Mon Temple se dressera, le Temple du Dieu vrai, vivant, saint, trois fois saint."


La condamnation

Jésus, maintenant, est condamné à mort par les siens. Les mauvais traitements continuent, les insultes s'intensifient. Les heures passent. "Les bourreaux fatigués songent à prendre un peu de repos. Ils mènent Jésus dans un débarras en Lui faisant traverser de nombreuses cours..." Dans l'une d'elle se trouve Pierre près d'un feu. Jésus le regarde, mais Pierre fuit son regard...

"L'aube avance... Un ordre est donné de ramener le prisonnier dans la salle du conseil pour un procès légal. C'est le moment où Pierre nie pour la troisième fois, de connaître le Christ: "Je le jure, femme. Je ne le connais pas." affirmation à laquelle répond le chant du coq. Pierre sursaute. Il se tourne sur lui-même pour fuir et se trouve en face de Jésus qui le regarde avec une infinie pitié... Pierre fait entendre un sanglot et sort en titubant."

"Jésus est ramené dans la salle et les princes des prêtres et les pharisiens Lui répètent la même question: "Au nom du vrai Dieu, dis-nous: es-Tu le Christ?" Sur la réponse affirmative de Jésus, ils Le condamnent à mort et donnent l'ordre de Le conduire à Pilate." (page 219)


L'attente chez Pilate

Les scènes chez Pilate dans le prétoire duquel les juifs ne veulent pas entrer pour ne pas se souiller sont bien connues. Mais ce qui l'est moins c'est le mépris de Pilate envers les chefs des juifs. Le gouverneur prend tout son temps, se parfume, se gargarise, jette des grains d'encens dans un brasier placé au pied d'une divinité, etc. Les hébreux frémissent d'impatience...

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:15

Chez Pilate et Hérode
Chapitres 22 (à partir de la page 224) et 23 du tome 9 de L'Évangile tel qu'il m'a été révélé, de Maria Valtorta.
Premier passage devant Pilate

Les accusations des juifs pour faire condamner Jésus par Pilate sont bien connues. Pilate comprend vite la haine de ces gens: "Vous avez besoin de Rome! Oui! Pour vous débarrasser de Lui qui vous gêne. J'ai compris." Pilate rit et va vers Jésus: "Es-Tu le Roi des juifs?... Je sais que Tu es loyal. Parle. Est-ce vrai que Tu aspires à régner?" Suit le dialogue sur la royauté de Jésus et sur la vérité:

-"Qu'est-ce que la vérité? Tu es philosophe? Cela ne sert pas devant la mort. Socrate est mort quand même.
-"Mais cela lui a servi devant la vie, à bien vivre et aussi à bien mourir, répond Jésus. Et à entrer dans la seconde vie sans avoir trahi les vertus civiques." (page 225)

Pilate est émerveillé par les réponses de Jésus et déclare aux juifs qu'il ne trouve aucune faute en Jésus. Devant le tumulte grandissant, et apprenant que Jésus est galiléen, Pilate envoie Jésus chez Hérode.

Jésus devant Hérode

Nouveau chemin de croix pour Jésus sur qui on envoie pierres, immondices, etc... Jésus rencontre Judas et le regarde plein de pitié. Suivent les scènes d'absurdes dérisions auxquelles se livre Hérode qui fait amener un chien et un pauvre idiot pour que Jésus les guérisse. Mais Jésus se tait. Puis ce sont les scènes lascives de danseuses impudiques qui Le frôlent de leurs corps nus. Puis Jésus est traité comme un fou et, revêtu de la robe des fous, renvoyé chez Pilate. La foule hurlante grossit de plus en plus.

Deuxième passage devant Pilate
(page 228)

Pilate qui ne trouve aucun crime en Jésus propose à la foule de lui donner Barabbas pour "qu'elle ne perde pas son amusement", et de faire fustiger Jésus puis de Le libérer. Cela ne suffisant pas, Pilate propose alors la flagellation pour Jésus: "C'est atroce, savez-vous? On peut en mourir. Qu'a-t-il fait de mal? je ne trouve aucune faute en Lui et je Le délivrerai." Mais les juifs exigent que Jésus soit crucifié. Pilate commande alors la flagellation à un centurion.

"-Combien de coups?
-Autant qu'il te semble... Le tout est d'en finir. Et je suis ennuyé. Va."


La flagellation
(pages 229 à 231)

"Dans cette cour... il y a une haute colonne. A environ trois mètres du sol elle a un bras de fer qui dépasse d'au moins un mètre et se termine en anneau. On y attache Jésus avec les mains jointes au-dessus de la tête, après l'avoir fait déshabiller. Il ne garde qu'un petit caleçon de lin et ses sandales. (Ici on remarque une légère différence avec les visions de Marie d'Agreda et d'Anne-Catherine Émmerick) Les mains, attachées aux poignets, sont élevées jusqu'à l'anneau, de façon que Lui, malgré sa haute taille, n'appuie au sol que la pointe des pieds... Et cette position doit être aussi une torture."

Les deux bourreaux sont armés d'un fouet fait de sept lanières de cuir attachées à un manche et qui se terminent par un martelet de plomb. Ils frappent rythmiquement le corps de Jésus. "Ils frappent en particulier le thorax et l'abdomen, mais il ne manque pas de coups donnés aux jambes et aux bras et même à la tête, pour qu'il n'y eût pas un lambeau de la peau qui ne souffrît pas. Et pas une plainte... S'Il n'était soutenu par les cordes, Il tomberait... Seulement, après la grêle de coups qu'Il a reçus, sa tête pend sur sa poitrine, comme s'Il s'évanouissait.

-Ohé! Arrête-toi! Il doit être tué vivant, bougonne un soldat." (page 229)

On délie Jésus qui s'abat sur le sol comme s'Il était mort. On Le fait revenir à Lui en renversant sur sa tête une cuvette d'eau. "Jésus ouvre les yeux, les tourne. Un regard voilé...

-Habille-Toi. Ce n'est pas décent de rester ainsi. Impudique!

Et ils rient tous, en cercle autour de Lui."

Suit une scène insoutenable durant laquelle les soldats donnent des coups de pieds dans les vêtements de Jésus, les éparpillant chaque fois qu'Il va les saisir... Finalement Il peut se revêtir et essuyer son visage, puis Il s'accroupit, tremblant de fièvre... Les soldats qui s'ennuient inventent un nouveau jeu, et c'est le couronnement d'épines... "Enfin ils mettent un sale chiffon rouge sur les épaules de Jésus. Avant de mettre dans ses mains le roseau, ils Lui en donnent des coups sur la tête en s'inclinant et en saluant: "Salut, roi des juifs." Et ils se tordent de rire."

Jésus les laisse faire... Il se laisse frapper, railler, sans jamais parler. Mais Il les regarde...

Jésus est ramené chez Pilate

"Voilà l'homme." dit Pilate... Jésus est seul face à la foule haineuse. Il cherche quelques regards amis, mais combien sont-ils? "Moins de vingt parmi les milliers d'ennemis..." Jésus est abandonné, et Il pleure. C'est maintenant la demande de mise à mort par crucifixion, la demande de libération de Barabbas, l'intervention de Claudia, la femme de Pilate, et la description de la perplexité de Pilate mise en évidence par le dialogue:

"D'où viens-tu? Qu'est-ce que Dieu?
-C'est le Tout.
-Et puis? Que veut dire le Tout? Qu'est le Tout pour celui qui meurt? Tu es fou... Dieu n'existe pas. Moi j'existe... Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de Te libérer ou de Te crucifier?
-Tu n'aurais sur Moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut. Aussi celui qui M'a mis entre tes mains est plus coupable que toi.
-Qui est-ce? Ton Dieu? J'ai peur...

Jésus se tait. Pilate est sur des charbons ardents." Il craint le châtiment de Dieu et celui de Rome. Finalement il déclare: "Il n'est pas coupable."

Mais face aux cris, aux menaces et à la haine des juifs, et submergé par la peur, Pilate se lave les mains et décide la mort de Jésus.


Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:17

Réflexions intermédiaires

Jésus explique


Les différentes visionnaires ont vu, d'une manière presque identique, les divers épisodes de la Passion du Christ rapportés dans les Évangiles. Par contre, les scènes qui nous sont inconnues présentent parfois des différences, pas forcément importantes, mais que l'on ne peut manquer de remarquer. Les voyantes, qui étaient conscientes de ces différences, ont donné des explications très plausibles. D'ailleurs ce sont là des faits d'expérience courante. La police, par exemple, sait parfaitement que les rapports, faits par des témoins d'une même scène, sont tous différents, même s'ils sont dignes de foi. Chaque personne, en effet, voit les évènements par rapport à sa sensibilité propre et selon la position qu'elle occupait au moment des faits.

Ces différences sont d'ailleurs souvent la meilleure garantie de l'authenticité des faits rapportés. Il en est de même pour les mystiques qui ont "assisté" à la Passion de Jésus. Elles n'étaient pas situées aux mêmes endroits, et par conséquent, elles ne voyaient pas les scènes sous le même angle, et, plus important encore, elles ne bénéficiaient pas du même degré de grâce. De plus, à certaines, comme Anne-Catherine Émmerick, il est donné de voir les âmes, les anges et les démons et de lire les pensées des acteurs. A d'autres, comme à Maria Valtorta, sont données, généralement par le principal intéressé, c'est-à-dire par Jésus Lui-même, des explications complémentaires destinées à faire comprendre, et ce qui se passe, et le pourquoi de certaines scènes ou de certains événements.

Dans cet ordre d'idée, et compte tenu de la complexité des attitudes de Pilate et de Judas, Jésus donne quelques précisions résumées ci-dessous.

Réflexions sur la conduite de Pilate envers Jésus
(Chapitre 23)

Tout d'abord Jésus précise que le témoin et le narrateur le plus exact est Jean, car il a été presque toujours présent, ou du moins très proche. Ainsi quand, de bon matin, Pilate sortit "pour entendre ce qu'avait la foule, il comprit d'un seul regard, que le coupable, ce n'était pas Jésus, mais ce peuple ivre de haine. Jésus eut pour lui de la pitié parce que c'était un faible. Et en Pilate, il y eut de la pitié pour Jésus, parce qu'Il était innocent... Pilate tenta de sauver Jésus en disant: "Jugez-Le selon votre loi." ... Mais ... pour ne pas accomplir matériellement le crime dont ils sentaient, par instinct, qu'ils seraient punis, les juifs le firent accomplir par Rome." (page 236)

Quelques Romains étaient plus sincères que les Israélites car ils voyaient la vérité. Mais ils voulaient rire un peu de la "royauté" de Jésus. Et par ailleurs, qu'est-ce que l'âme pour un païen? Même ses dieux n'ont pas d'âme. Jésus est une énigme pour Pilate qui ne peut comprendre ce qu'est son Royaume. (page 237) Et pour lui, qu'est-ce que la vérité? Inutile de courir après cette chimère... Pilate préfère écouter le mensonge, car "l'idolâtrie, quelle qu'elle soit, est toujours portée à respecter et à accepter le mensonge quel qu'il soit. Et le mensonge, accepté par un faible, amène au crime celui qui est faible."

Pilate essaiera une nouvelle transaction pour sauver Jésus: la flagellation. "Qu'espérait-il?... Mais, dit Jésus, Je devais être brisé pour expier vos péchés de la chair. Et Je fus brisé..." (page 239)

Jésus fait ensuite une digression sur les pilates d'aujourd'hui, ceux qui Le nient en sachant pourtant qui Il est. Pilate tente une dernière tentative: "Voilà l'Homme!" mais devant la menace il ne sait pas accomplir un acte surnaturellement juste et libérer Jésus l'Innocent.


Réflexions sur Judas après sa trahison (Chapitre 25)

Maria Valtorta a suivi Judas depuis sa trahison jusqu'à sa mort. Ce sont des scènes horribles. "Horribles, mais pas inutiles, dit Jésus. Trop de gens croient que Judas a commis une chose de peu d'importance... En réalité, Judas est, de tous les pécheurs et de tous les damnés, le plus damné et le plus pécheur.

Le remords aurait pu le sauver, s'il avait fait du remords un repentir. Mais lui n'a pas voulu se repentir... Il a voulu résister comme il avait voulu trahir. Comme il a voulu maudire. Comme il a voulu se suicider. C'est la volonté qui compte, ... dans le bien comme dans le mal... Pierre, lui, avait renié sans avoir la volonté de le faire... Il s'était enfui sans avoir la volonté de le faire... Sa défaillance a été la dernière de son humanité, mais sa volonté spirituelle n'était pas présente à ce moment... Judas, lui, n'a pas voulu être pardonné... Et le désespoir porte au suicide.

Ma mère lui dit: Repens-toi, Judas. Il pardonne." Oh! oui Je lui aurais pardonné! S'il s'était jeté aux pieds de la Mère en disant: "Pitié!", elle, la Mère de Pitié, l'aurait recueilli comme un blessé... et Me l'aurait amené au pied de la Croix... Mais lui n'a pas voulu... Méditez ce que veut dire persister dans la faute." (Pages 249 et 250)


Réflexions sur Marie qui "doit annuler Êve"
(Chapitre 26)

C'est toujours Jésus qui parle: "Le couple Jésus-Marie est l'antithèse du couple Adam-Êve... L'humanité a subi une régénération totale par l'oeuvre du couple Jésus-Marie qui sont devenus ainsi les nouveaux parents de l'Humanité... Mais pour annuler les oeuvres des deux premiers, cause de mortelles infirmités,... les deux Seconds ont dû opérer en tout et pour tout d'une manière opposée à celle des deux premiers. Par conséquent pousser l'obéissance jusqu'à la perfection qui s'anéantit et s'immole dans la chair, dans le sentiment, dans la pensée, dans la volonté pour accepter ce que Dieu veut. Par conséquent pousser la pureté jusqu'à une chasteté absolue...

Le parfait amour Nous l'avons connu. Ce n'est pas de l'amour, ô hommes, la faim qui vous pousse à vous rassasier avidement d'une chair. Cela c'est de la luxure, rien de plus... Qu'est-ce que votre amour? C'est de la haine. C'est uniquement un désir paranoïaque qui vous pousse à préférer la saveur d'un aliment faisandé à la nourriture saine, fortifiante des nobles sentiments." (page 252)

Jésus expose ensuite ce qu'était l'amour qu'ils vivaient. Un amour qui embrassait Dieu, qui n'excluait ni les êtres inférieurs, ni la nature végétale, ni les eaux, ni les astres. L'amour vécu par Jésus et Marie était poussé au sommet de la perfection "pour combler, par un océan d'amour, l'abîme creusé par le manque d'amour des premiers qui s'aimèrent eux-mêmes plus que Dieu... et devenir supérieurs à Dieu..."

"L'Éternel seul sait à quel point il fut héroïque d'accomplir cette pratique à certains moments et dans certains cas." dit Jésus en parlant de Marie. Marie dut annuler Êve. Marie voit le second Caïn, Judas. Elle sait qu'il est le Caïn de son Jésus, le second Abel. "Oh! Maternité de Marie Martyre! Maternité sublime autant que Maternité virginale et divine!... Toi seule as su, en cette heure, alors que tu sentais déjà la Croix te briser le coeur, aimer et pardonner."


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Message par Maud le Mer 16 Avr 2014 - 11:18

Merci Charles- Edouard  Laughing 

Il semble que c'est ce chapitre de la Passion du Christ " qui est le plus consulté dans " l'Evangile tel qu'il m 'a été révélé de Maria Valtorta " , même par les " non initiés " à cette admirable œuvre

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:22

Le portement de Croix

Jean va prendre la Mère (Chapitre 27)

Il est 10h30, ce Vendredi... Jean arrive au Cénacle "et tombe à genoux contre le siège sur lequel était Jésus et il pleure en l'appelant douloureusement... Puis il dit: "Oh! Dieu Très-Haut, aide-moi! Aide-moi à le dire à la Mère! Je n'en ai pas le courage!... Et pourtant je dois le dire. C'est moi qui dois le dire puisque je suis resté seul!" ...

-Jean, tu es venu? Marie est apparue à la porte de sa pièce, s'appuyant à l'huisserie comme si elle n'avait pas la force de rester debout toute seule." Jean la regarde et pleure. (page 261)

-Viens ici, Jean, ne pleure pas. Toi, tu ne dois pas pleurer. Tu l'as toujours aimé et rendu heureux. Que cela te réconforte." Jean pleure de plus en plus fort. Alors Marie le prend par le poignet et l'entraîne à l'intérieur de sa pièce comme si c'était un enfant. "Il sanglote: Pardon! Pardon! Mère, pardon!"

-Que devrais-je te pardonner, à toi, pauvre enfant? Paix Jean. Lui te pardonne, t'a déjà pardonné...
-Mais je n'ai pas su Le comprendre, pas même hier soir... et j'ai dormi alors que Lui demandait le réconfort de notre veille. Je L'ai laissé seul, mon Jésus! Et puis je me suis enfui quand ce maudit est venu avec ses brigands...
-Jean, ne maudis pas. Ne hais pas, Jean. Laisse au Père le jugement à faire. Écoute: où est-Il maintenant?"

Jean pleure plus fort, et à la demande instante de Marie, il essaie quelques vagues explications. Marie l'interrompt:

-Ne mens pas Jean... Je sais. Depuis hier soir je L'ai suivi dans sa douleur. Tu ne le vois pas, mais mes chairs sont meurtries par sa flagellation, mais sur mon front se trouvent les épines, j'ai senti les coups... tout. Mais maintenant je ne vois plus. Maintenant j'ignore où est mon Fils condamné à la croix!... A la croix!... à la croix!... Allons Jean, où est Jésus?
-Il est parti de la maison de Pilate... vers le Golgotha." (page 262)

Marie demande à Jean d'avertir les autres femmes. Marie se serre dans son manteau qu'elle fait retomber sur ses yeux par-dessus le voile. Marie sort en s'appuyant sur Jean qui la conduit et la soutient comme si elle était aveugle. Les autres femmes suivent.


Du Prétoire au Calvaire

(Chapitre 28)

"Avant que Jésus soit conduit dehors, sur le chemin, pour recevoir la croix et se mettre en marche, Longin L'a regardé deux ou trois fois avec une curiosité déjà nuancée de compassion... On apporte les croix: celles des deux larrons sont plus courtes. Celle de Jésus est beaucoup plus longue. Je dis que la pièce verticale n'a pas moins de quatre mètres. Je la vois apportée déjà formée."

Remarque: Ici il y a quelques différences avec le récit d'A.C. Émmerick qui voit qu'on jette aux pieds de Jésus les morceaux de la croix qui n'est assemblée qu'au sommet du Golgotha. Marie Valtorta signale d'ailleurs cette différence entre ce qu'elle a lu - elle ne précise pas quoi - et ce qu'elle voit. Il en est de même pour la couronne d'épines.

1 - Première étape - Premières chutes

"Maintenant ils sont prêts, et Longin donne l'ordre de marche... Jésus est dans des conditions de grande faiblesse... (page 266) Jésus avance haletant. Chaque trou de la route est un piège pour son pied qui vacille et une torture pour ses épaules écorchées, pour sa tête couronnée d'épines sur laquelle descend à pic un soleil exagérément chaud qui de temps à autre se cache derrière un rideau de nuages de plomb... Jésus bute contre les pierres et contre les trous et chaque fois qu'Il bute, c'est une douleur car Il remue brusquement la croix qui heurte la couronne, qui se déplace sur l'épaule écorchée, qui élargit la plaie et augmente la douleur... Un peu avant d'arriver à la porte Judiciaire, Jésus a failli tomber... Au-delà de la porte, il y a un torrent et un petit pont. Nouvelle fatigue pour Jésus d'aller sur ces planches disjointes...

Dans la montée du Calvaire se trouve une pierre qui dépasse. Jésus lève le pied un peu trop, bute et tombe sur le genou droit...

L'écriteau cahote devant Lui et Lui gêne la vue et son long vêtement, maintenant qu'Il avance courbé, traîne par terre par devant et gêne sa marche. Jésus bute de nouveau et tombe sur les deux genoux... la croix échappe de ses mains et tombe après Lui avoir frappé fortement le dos... On voit nettement sur son épaule droite la plaie faite par le frottement de la croix qui a ouvert les plaies nombreuses de la flagellation... Les gens applaudissent, heureux de ces chutes si mauvaises."

Toutes ces souffrances sont, bien sûr, accompagnées d'insultes de la part des juifs.

Jésus rencontre quelques regards amis puis tombe une troisième fois, une chute complète provoquée par une syncope, et paraît comme mort. Cependant Jésus revient à Lui et deux soldats L'aident à se relever. La marche terrible reprend... Des femmes s'avancent jusqu'à Jésus en pleurant et Jésus s'arrête.

2 - Véronique

"Une autre femme, qui a près d'elle une jeune servante avec un coffret dans les bras, l'ouvre, en tire un linge de lin très blanc, carré, et l'offre au Rédempteur." La femme aide Jésus à s'essuyer le visage. Jésus rend le linge et parle: "Merci Jeanne, merci Nique... filles de Jérusalem." La suite est connue. (Page 272)

3 - Simon de Cyrène

Jésus se remet en marche en titubant toujours davantage. Plus loin, sur le chemin que suit Jésus et qui contourne la "montagne" se trouvent Marie et Jean. Les autres femmes regardent si le Sauveur arrive... Marie essaie de passer entre les soldats qui, pressés, cherchent à la repousser. Des pierres et des imprécations volent, lancées par les juifs rendus furieux par l'arrêt occasionné par les saintes femmes. C'est à ce moment que Longin, apercevant une charrette chargée de salades pense que le Cyrénéen pourra lui être utile. Voyant Marie il ordonne: "Laissez passer la femme." Puis au Cyrénéen: "Tu vois cet homme?.. Il ne peut plus avancer ainsi chargé. Tu es fort. Prends sa croix et porte-la à sa place jusqu'à la cime." ...

Le Cyrénéen d'abord réticent, obtempère quand il est menacé de bastonnade. Il rejoint Jésus "juste au moment où ce dernier se tourne vers sa Mère qu'Il voit seulement venir... Jésus crie: "Maman!"... Dans cette parole il y a la confession de toute sa terrible douleur de l'esprit, du moral et de la chair. C'est le cri déchiré et déchirant d'un enfant qui meurt seul, parmi les argousins et au milieu des pires tortures... Marie crie: "Fils!"

Le Cyrénéen a pitié... et se hâte d'enlever la croix, avec la délicatesse d'un père, pour ne pas heurter la couronne et ne pas frotter les plaies... Le cortège se remet en marche sous la poussée des flots d'un peuple furieux qui... repousse la Mère contre la montagne, l'exposant au mépris de tout un peuple... Maintenant, derrière Jésus, marche le Cyrénéen portant la croix."

4 - Arrivée sur le Calvaire

Marie suit le cortège avec les femmes. Les condamnés arrivent enfin au Calvaire. Longin fait chasser, par ses soldats, et sans pitié, les juifs spectateurs qui s'étaient installés à l'avance pour avoir les meilleures places. Ne peuvent rester sur le Calvaire que quelques femmes et quelques fidèles dont Joseph d'Arimathie. "Il faut un vrai courage pour rester aussi peu nombreux, connus comme galiléens ou fidèles au Galiléen, contre toute une population hostile. C'est ici l'unique point où on ne blasphème pas le Christ!" Car la ville est vide et silencieuse: "Tout est ici: tout l'amour et toute la haine. Tout le Silence qui aime et pardonne, toute la Clameur qui hait et lance des imprécations.

Pendant que les hommes préposés à l'exécution préparent leurs instruments en achevant de vider les trous -les trous qui recevront les croix-, et que les condamnés attendent dans leur carré, les juifs... insultent la Mère: "A mort les galiléens!... A mort le blasphémateur galiléen! Clouez sur la croix même le sein qui l'a porté! Loin d'ici les vipères qui enfantent les démons! A mort! Purifiez Israël des femmes qui s'allient au bouc!"

...Tout est prêt. On fait monter les condamnés. Jésus passe encore une fois près de la Mère qui pousse un gémissement qu'elle cherche à freiner en portant son manteau dans sa bouche. Les juifs la voient et rient et se moquent d'elle... Le centurion donne au Cyrénéen l'ordre de s'en aller. Les deux larrons jettent par terre leurs croix en blasphémant. Jésus se tait."


Remarques importantes

On ne peut manquer de noter des différences parfois notables entre les récits des diverses voyantes. Maria Valtorta s'en est d'ailleurs déjà expliqué. Mais deux points supplémentaires sont à signaler ici:

1° A.C. Émmerick raconte ses visions à son secrétaire qui, pour ne pas la gêner, ne prend pas de notes et rédige seulement quand il est de retour chez lui. Malgré toute sa bonne volonté il n'est pas impossible qu'il ait commis quelques erreurs ou quelques oublis.

2° Maria Valtorta, quant à elle, décrit les scènes auxquelles elle assiste, en même temps qu'elles se produisent. Ces visions restent devant elle, immobiles, aussi longtemps que nécessaire. Et même, si elle est dérangée par des visiteurs, même longuement, la vision s'arrête sur la scène en cours. Les visions reprennent leur cours normal aussitôt que Maria peut se remettre à son travail.


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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:24

Le crucifiement

La crucifixion (Chapitre 29)

"Quatre hommes musclés, vêtus de tuniques courtes et sans manche ont dans les mains des clous, des marteaux et les cordes qu'ils montrent aux condamnés en se moquant d'eux. La foule est agitée par un cruel délire... Le centurion offre à Jésus une amphore pour qu'Il boive la mixture anesthésique du vin myrrhé. Mais Jésus la refuse. Les deux larrons, au contraire, en boivent une quantité...

Ordre est donné aux condamnés de se dévêtir... Les bourreaux offrent aux condamnés trois loques pour qu'ils se les attachent à l'aine... Marie a vu et elle a enlevé le long et fin linge blanc qui lui voile la tête sous le manteau... Elle le donne à Jean pour qu'il le présente à Longin pour son Fils... Jésus s'en enveloppe..." (Page 279)

Suivent des scènes sordides et blasphématoires, les juifs entonnant, en les transformant, des phrases des psaumes ou du Cantique des Cantiques.

Bientôt les larrons sont attachés sur les croix en criant des malédictions contre Dieu, la Loi, les Romains et les Juifs.

C'est le tour de Jésus. "Doux, Il s'allonge sur le bois... Il se couche et met la tête où on lui dit de la mettre. Il ouvre les bras comme on Lui dit de le faire, allonge les jambes comme on le Lui ordonne... Deux bourreaux s'assoient sur la poitrine pour la tenir immobile... Un troisième Lui prend le bras droit... Le quatrième... regarde si le trou déjà fait dans le bois correspond à la jointure radio-ulnaire du poignet." Tout va bien: le premier coup de marteau est donné. Jésus pousse un cri: ses yeux sont baignés de larmes... Marie répond au cri de son Fils par un gémissement... (Page 281)

"La main droite est clouée. On passe à la gauche. Le trou ne correspond pas au carpe. Alors ils prennent une corde, lient le poignet gauche et tirent jusqu'à déboîter la jointure et arracher les tendons et les muscles... On arrive à peine au commencement du métacarpe, près du poignet. Ils se résignent et clouent où ils peuvent, entre le pouce et les autres doigts, exactement au centre du métacarpe..." On ne peut manquer d'être intrigué par cette vision de Maria Valtorta, surtout lorsque la compare à l'image imprimée sur le Saint Suaire de Turin.

"Jésus ne crie plus. Il pousse seulement une plainte rauque derrière ses lèvres fortement fermées, et des larmes de douleur tombent par terre...

Maintenant, c'est le tour des pieds. A deux mètres et plus de l'extrémité de la croix, il y a un petit coin, à peine suffisant pour un pied. On y porte les pieds pour voir si la mesure est bonne, et comme il est un peu bas, et que les pieds arrivent difficilement, on étire par les chevilles le pauvre Martyr... La couronne déplacée menace de tomber. Un bourreau, d'un coup de poing, la remet en place... Ceux qui étaient assis sur la poitrine de Jésus se lèvent pour se placer sur les genoux... Ils pèsent sur les genoux et pressent les jambes pendant que les deux autres accomplissent le travail, beaucoup plus difficile de clouer un pied sur l'autre en cherchant à combiner ensemble les deux jointures des tarses."

Malgré l'application des bourreaux à maintenir les pieds immobiles, le pied de dessous se déplace. Il faut donc déclouer et recommencer. Sur tout le Calvaire ce ne sont que yeux et oreilles tendues, pour recueillir tout geste et tout bruit, et en jouir... On n'entend que le bruit atroce du marteau sur la tête du clou et "le rauque gémissement de Marie qui se courbe de plus en plus à chaque coup, comme si le marteau la blessait, elle, la Mère Martyre." (Pages 282 et 283)

Exaltation de la Croix

"Maintenant la croix est traînée près du trou et elle rebondit sur le sol inégal en secouant le pauvre Crucifié. On dresse la croix qui échappe par deux fois à ceux qui la lèvent, et retombe... en donnant un affreux tourment à Jésus, car la secousse... déplace les membres blessés... Ensuite, quand on laisse tomber la croix dans son trou... la souffrance doit être atroce."

"Tout le poids du corps se déplace en avant et vers le bas et les trous" des mains et des pieds s'élargissent. Le sang coule plus fort. (Page 283)

La foule maintenant ne se tait plus mais reprend, au contraire, son vacarme infernal.

La cime du Golgotha a son trophée et sa garde d'honneur. Longin est debout entre la Croix de Jésus et celle de droite. "Il semble monter la garde du Roi Martyr." Les autres soldats semblent indifférents...

Le soleil a un étrange éclat d'un jaune rouge d'incendie...

Longin, voyant Marie juste au-dessous du talus, appelle un des soldats pour qu'il la fasse monter avec Jean que l'on prend pour son autre fils. Marie va au pied de la Croix, un peu à l'écart, pour être vue par Jésus, et pour Le voir.

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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:25

Du crucifiement à la mort de Jésus - Les dernières paroles

Première, deuxième et troisième paroles de Jésus sur la Croix (Chapitre 29)

Maintenant les gens, "en commençant par les prêtres, scribes, pharisiens, sadducéens, hérodiens et autres du même acabit" se divertissent en passant au pied de la cime sans manquer d'offrir leurs "paroles blasphématrices en hommage au Mourant. Toute la turpitude, la cruauté, la haine et la folie dont les hommes sont capables avec la langue sortent à flots de ces bouches infernales." Ces paroles, on les connaît: inutile donc de les rapporter ici. D'autres lancent des pierres. D'autres singent les hosannas du dimanche des Rameaux: "Maudit celui qui vient au nom du Démon. Maudit son royaume." Ils s'en prennent également à Lazare et à ses soeurs. Le tumulte est épouvantable. Longin donne l'ordre de chasser tous ces gens, mais le larron de gauche continue ses insultes...

"L'autre larron, celui de droite, a Marie presque à ses pieds et il la regarde presque plus qu'il ne regarde Jésus. Depuis un moment il pleure en murmurant: "La mère!" Il dit à l'autre: "Tais-toi. Tu ne crains pas Dieu, même maintenant?..." Mais l'autre continue ses imprécations. Jésus se tait." (Page 287)... Sur la croix, le visage de Jésus a déjà l'aspect que nous voyons sur les photos du linceul.

Le bon larron, Dismas, continue, à l'attention de son compagnon: "Rappelle-toi que nos mères ont pleuré à cause de leurs fils... Nos mères sont mortes... Je voudrais pouvoir lui demander pardon... C'était une sainte... Je l'ai tuée par la douleur que je lui ai donnée. Mère, au nom de ton Fils mourant, prie pour moi." Dismas pleure plus fort, ce qui déchaîne encore plus les moqueries de la foule.

Jésus parle pour la première fois: "Père, pardonne-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font!" Cette prière vainc toute crainte chez Dismas. Il ose regarder le Christ et dit: "Seigneur, souviens-Toi de moi quand Tu seras dans ton Royaume..."

La suite est connue, mais pas la profession de foi de Dismas: "De mes péchés je me repens devant Toi, Fils du Très-Haut. Je crois que Tu viens de Dieu. Je crois en ton pouvoir. Je crois en ta miséricorde. Christ, pardonne-moi au nom de ta Mère et de ton Père très Saint."

On sait que Dismas fut pardonné, mais l'autre persista dans ses blasphèmes. Dismas, repenti se calma et répéta, comme une oraison jaculatoire: "Jésus Nazaréen, roi des juifs, aie pitié de moi. Jésus Nazaréen, roi des juifs, j'espère en Toi. Jésus Nazaréen, roi des juifs, je crois à ta divinité." (Page 289)

L'Éclipse de soleil

Pendant ce temps, le ciel devient toujours plus sombre. La lumière est verdâtre. Visages et choses prennent des aspects bizarres. Jésus, dans sa faiblesse murmure: "Maman! Maman!" Et Marie, chaque fois Lui tend les bras, comme pour Le secourir.

"Cependant beaucoup de gens commencent à s'impressionner de la lumière qui enveloppe le monde, et certains ont peur... C'est dans cette lumière crépusculaire et effrayante que Jésus donne Jean à Marie."

Les souffrances de Jésus et de Marie ne cessent de grandir et la lumière de décroître... "De cette lumière de fond marin sortent Nicodème et Joseph qui disent: "Écartez-vous... Nous sommes des amis du Christ."

Les chefs des prêtres se tournent: "Qui ose se déclarer comme ami du rebelle?"...

-Moi, noble membre du Grand Conseil: Joseph d'Arimathie, l'Ancien, et j'ai avec moi Nicodème, chef des juifs.
-Qui pactise avec le rebelle est un rebelle.
-Et qui pactise avec les assassins est un assassin, Éléazar d'Anna. J'ai vécu en juste. Et maintenant je suis âgé et près de mourir. Je ne veux pas devenir injuste lorsque déjà le Ciel descend sur moi et avec Lui le Juge Éternel.
-Et toi Nicodème! Je m'étonne!
-Moi aussi, et d'une seule chose: qu'Israël soit tellement corrompu qu'il ne sait plus reconnaître Dieu."

Suivent des insultes. Étant munis d'un laisser-passer signé par Pilate, Joseph et Nicodème passent et s'approchent de Jésus. "Ils Le voient et ils pleurent sans respect humain, bien que sur eux s'acharnent les imprécations des prêtres...

La lumière est désormais couleur de cendre. Seuls peuvent voir Jésus ceux qui sont au pied de la Croix. Soudain Jésus s'affaisse comme s'Il était mort et Marie pousse un cri: "Il est mort!"

-Ce n'est pas possible crient les prêtres... qui lancent une volée de pierres vers la Croix.

Jésus revient à Lui... Il recommence à respirer avec beaucoup de peine... Et vers le ciel noir, fermé, compact, bas, semblable à une énorme plaque d'ardoise sombre, Il pousse un grand cri: "Éloi! Éloi! lamma scébacténi!"... (Pages 292 et 293)

Les juifs rient... Personne ne vient du Ciel pour réconforter Jésus. C'est l'agonie solitaire, totale, cruelle, même surnaturellement cruelle, de la Grande Victime... Et c'est le tourment final... celui qui termine ce que la première connaissance de cet abandon a commencé: la mort. Car c'est de cela qu'est mort Jésus, ô Dieu qui l'as frappé à cause de nous!

L'obscurité devient encore plus épaisse... On entend la voix plaintive de Jésus: "J'ai soif!" La suite est connue. (Page 294)

De nouveau Jésus appelle plaintivement, d'une voix à peine audible: "Maman!" Et la malheureuse murmure: "Oui, mon trésor, je suis ici."

Mais Jésus ne la voit plus, alors: "Maman, où es-tu? Je ne te vois plus. Toi aussi tu M'abandonnes?
-Non, non Fils! Moi je ne T'abandonne pas!... Maman est ici... et son seul tourment est de ne pas pouvoir venir où Tu es..."


La mort de Jésus

"C'est un déchirement. Jean pleure sans retenue. La mort imminente fait parler Jésus comme s'Il délirait... Un silence. Puis nette dans l'obscurité totale, la parole: "Tout est accompli!" et ensuite c'est le halètement de plus en plus rauque avec, entre les râles, des intervalles de silence de plus en plus longs...

Encore un silence. Puis, prononcée avec une infinie douceur, dans une ardente prière, la supplication: "Père, entre tes mains Je remets mon esprit!"... Un dernier spasme, et un cri puissant, impensable en ce corps épuisé, se dégage, déchire l'air, le grand cri dont parlent les Évangiles et qui est la première partie du mot: "Maman"... Et plus rien. (Page 296)

Le tremblement de terre

La terre répond au Cri de Celui qu'on a tué par un grondement effrayant... Des éclairs sillonnent le ciel en tous sens... Et puis, tout à coup, pendant que durent encore les décharges de la foudre, la terre s'ébranle en un tourbillon de vent cyclonique. Le tremblement de terre et la trombe d'air se fondent pour donner un châtiment apocalyptique aux blasphémateurs. Le sommet du Golgotha ondule et danse... Par trois fois se répètent le tremblement de terre et la trombe d'air, puis c'est l'immobilité absolue d'un monde mort."

Des juifs fuient dans tous les sens... une maison brûle à l'intérieur des murs de la ville. Trois fois Marie appelle: "Jésus! Jésus! Jésus!"

Jean a compris que tout est fini et cherche à éloigner Marie. Marie aussi a compris et crie: "Je n'ai plus de Fils!" Elle vacille et tomberait si Jean ne la recueillait toute sur son coeur, puis il s'assoit par terre pour mieux la soutenir... jusqu'à ce que les Marie remplacent l'apôtre auprès de la Mère. Elles, en effet, ne sont plus retenues par le cercle supérieur des soldats, car, maintenant que les juifs se sont enfuis, ils se sont rassemblés sur la petite place qui est au-dessous pour commenter l'évènement."

Les soldats parlent de la terreur des prêtres, du tremblement de terre, des effondrements et des crevasses provoquées par le séisme, d'un autre incendie qui s'allume dans la campagne... Sur le conseil de Longin, Joseph et Nicodème s'en vont chez Pilate pour réclamer le corps de Jésus. Puis Longin dit un mot à Jean, et se fait donner une lance par un soldat pendant que les femmes sont occupées autour de Marie.

"Longin se met en face du Crucifié, étudie bien le coup, et puis le donne. La large lance pénètre profondément de bas en haut, de droite à gauche... De la blessure suinte beaucoup d'eau et à peine un filet de sang qui forme déjà des grumeaux. Puis Longin dit à Jean:

-C'est fait, ami. C'est mieux ainsi. Comme à un cavalier, et sans briser les os... C'était vraiment un juste!"

Nota: Comme A.C. Émmerick, Maria Valtorta a vu la lance pénétrer dans la poitrine de Jésus de droite à gauche.

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:27

Après la mort de Jésus
Fin du chapitre 29 (pages 299 et suivantes) et chapitre 30

Joseph et Nicodème vont demander à Pilate le corps de Jésus et rencontrent Gamaliel
(Pages 299 à 302)

Joseph et Nicodème sont presque arrivés en bas du Calvaire quand ils rencontrent Gamaliel qui monte en courant, haletant, avec ses vêtements souillés, vraiment hors de lui: "Gamaliel! Toi!" s'écrient Joseph et Nicodème. Et Gamaliel raconte: "J'étais dans le temple! Le signe! Le temple tout ouvert! Le rideau pourpre et jacinthe pend déchiré! Le Saint des Saints est découvert! Anathème sur nous!"

Les deux le regardent s'éloigner et se souviennent de la promesse faite par Jésus à Gamaliel: "Ces pierres frémiront à mes dernières paroles!" Arrivé au Calvaire Gamaliel se jette au pied de la Croix en gémissant: "Le signe! Le signe! Dis-moi que Tu me pardonnes!" Son désespoir est grand quand il comprend que Jésus est mort. Il pleure et dit: "C'était Toi! C'était Toi! Nous ne pouvons plus être pardonnés. Nous avons demandé ton sang sur nous... Mais Tu étais la miséricorde!... Ton sang sur nous, par pitié. Asperge-nous avec lui! Car lui seul peut nous obtenir le pardon..."

Et voici la phrase qui peut expliquer bien des erreurs, non seulement celles du Peuple juif, mais également les nôtres quand nous refusons de voir les signes des temps: "Et puis, doucement, Gamaliel reconnaît sa secrète torture: "J'ai le signe demandé... Mais des siècles et des siècles de cécité spirituelle restent sur ma vue intérieure, et, contre ma volonté de maintenant, se dresse la voix de mon orgueilleuse pensée d'hier... Pitié pour moi!... Je suis le vieux juif fidèle à ce qu'il croyait justice et qui était erreur..."

Mort des larrons

La ville est en proie à la terreur. Des gens se battent la poitrine. Certains voient des morts ressuscités et beaucoup de tombeaux se sont ouverts par suite de la secousse tellurique... Nicodème et Joseph reviennent avec la permission de Pilate. On brise les jambes des deux larrons... Les soldats s'en vont, leur besogne terminée.

La descente de Croix
(Pages 302 à 304)

Marie se place au pied de la Croix pour recevoir Jésus sur ses genoux. On décloue d'abord la paume gauche, puis les pieds. Le bras droit est plus difficile à déclouer et Jean peine beaucoup à soutenir le corps pendant que Joseph et Nicodème s'activent. Le corps de Jésus est déposé sur les genoux de sa Mère qui retire doucement la couronne d'épines. Elle nettoie ensuite très tendrement le corps de Jésus avec ses larmes et ses baisers.

Mais il faut faire vite car le soir approche et c'est la Parascève. Le corps de Jésus est enveloppé dans un drap et posé sur des manteaux qui font office de brancard. Les clous, les tenailles, la couronne, le roseau, l'éponge sont soigneusement ramassés. Le petit groupe descend jusqu'au tombeau de Joseph d'Arimathie.

Le corps de Jésus est embaumé
(Page 315)

Dans l'antichambre de la chambre sépulcrale il y a une table de pierre sur laquelle on dépose le corps de Jésus. Joseph et Nicodème préparent les onguents et procèdent à l'embaumement. Pendant ce temps on assiste à ce que l'on peut vraiment qualifier de "l'agonie de Marie" qui fera, plus loin l'objet d'une étude à part.

Maintenant Joseph et Nicodème enduisent d'onguents tout le corps, lui lient le menton avec une bande, pour maintenir la bouche fermée, et replient le linceul sur Jésus. "Jésus est désormais annulé. Même sa forme est confondue sous les linges. Marie pleure plus fort."

Le retour au Cénacle
(Chapitre 31)

"Joseph d'Arimathie éteint une des torches, donne un dernier coup d'oeil et se dirige vers l'entrée du sépulcre en tenant allumée et haute la torche qui reste." Tous sortent dans le jardin silencieux, faiblement éclairé par la clarté qui, revenue après la tragédie du Golgotha, commence à s'affaiblir à cause de la nuit qui descend. Dans le verger de Joseph, les pommiers sont curieusement retardés: encore sans feuillage et sans fleur, alors qu'ailleurs ils sont couverts de fleurs épanouies et déjà fécondées. La lourde pierre du tombeau est roulée dans son logement... Marie paraît totalement désespérée tant ses tourments de la journée lui reviennent... Mais les gardes arrivent: il faut partir. (Pages 315 à 326)


La nuit du Vendredi Saint
(Chapitre 32)

Marie est entourée par Jean et les femmes en pleurs. Marie contemple la coupe et le pain entamé qui ont servi pour l'Eucharistie, objets que Jean vient d'apporter. Pour la première fois Jean appelle Marie: "Maman!" (Page 327) On rappelle les miracles de Jésus et particulièrement la résurrection de Lazare, du fils de veuve de Naïm, de la fille de Jaïre. Puis on laisse Marie seule (Page 329) tandis que Jean et les femmes vont aux nouvelles, des nouvelles redoutables. Car après les terribles évènements: l'éclipse, le tremblement de terre, l'apparition de quelques morts, les imaginations vont bon train. On craint pour les maris et les enfants absents, pour les amis, pour Lazare, on dit n'importe quoi... Marie-Madeleine seule ne pleure pas et n'a pas peur. Quant à Marie que l'on est allée voir discrètement, elle prie... (Page 331)

Soudain un coup brusque à la porte fait sursauter tout le monde: c'est Nique qui arrive avec le voile qui a servi à essuyer la face de Jésus. (Page 340)

"...A la maison j'ai pleuré... pendant des heures... Puis est venu le tremblement de terre et je me suis évanouie... Revenue à moi, j'ai voulu baiser ce voile et j'ai vu... Oh!... il y a dessus le visage du Rédempteur!..."

Nique tient à ce que ce soit Marie qui voie la première l'image de son Fils. Jean frappe à la porte de la chambre de Marie:

"... Dehors il y a Nique... Elle est venue de nuit... Elle t'a apporté un souvenir... un cadeau... Elle espère te réconforter avec cela.
-Oh! un seul cadeau peut me réconforter: le sourire de son Visage!..."
-...Mère!, C'est Lui. C'est le sourire de son visage imprimé dans le voile avec lequel Nique l'a essuyé au Calvaire.

... Nique ouvre le coffre, en tire le voile, le déplie. Et le Visage de Jésus, le Visage vivant de Jésus, le Visage douloureux et pourtant souriant de Jésus, regarde la mère et lui sourit."

Nique s'en va tandis que Marie, en extase, contemple le visage de Jésus. Pendant ce temps les femmes se préoccupent des aromates dont elles auront besoin après le sabbat. Madeleine se propose d'y aller seule: "... Je n'ai pas peur. Je sais ce que c'est de courir dans les rues la nuit. Je l'ai fait mille fois pour pécher... et je devrais craindre, maintenant que je vais pour servir le Fils de Dieu?"

Il se passe du temps et Madeleine revient chargée de sacs pleins de vases précieux. Elle donne enfin des nouvelles rassurantes: dans la ville tout est calme. Rassurées les femmes sortent dans la cour pour préparer les aromates et les onguents. Jean retourne chez Marie toujours en contemplation:

-"Regarde-Le, Jean, comme Il est beau même dans sa douleur!
-... Beau, oui, Mère. Et Il te sourit... Ne pleure plus... Déjà plusieurs heures sont passées. Autant de moins pour attendre son retour...

Et pourtant Jean pleure... Il sort, aveuglé par les larmes... Madeleine dit à l'apôtre:

-Il ne faut pas faire voir qu'on pleure... Et on doit faire...
-Et on doit croire." achève Jean.
-Oui, croire. Si on ne pouvait pas croire, ce serait le désespoir. Moi, je crois. Et toi?
-Moi aussi...
-Tu le dis mal. Tu n'aimes pas encore suffisamment. Si tu aimais avec tout toi-même, tu ne pourrais pas ne pas croire. L'Amour est lumière et voix. Même en face des ténèbres de la négation et le silence de la mort, il dit: "Je crois."

... La nuit du Vendredi Saint est finie.

Remarques :

Les scènes très brièvement rapportées ici mettent en évidence plusieurs chose:

-La présence des femmes, toujours courageuses, et qui, après la journée terrible qu'elles ont vécue avec Marie, sont encore restées avec elle pour l'assister pendant la nuit.
-La délicatesse de Jean, l'apôtre fidèle,
-La force et la foi de Marie-Madeleine.

Il est intéressant de noter aussi la profession de foi de Madeleine et de Jean, les seuls à croire en la Résurrection de Jésus. On comprend mieux, d'une part que Jésus soit apparu d'abord à Marie-Madeleine -après Marie, bien sûr- et l'attitude de Jean au tombeau, devant le sépulcre vide: "Il vit et il crut."

Dans la journée du Samedi Saint
(Chapitre 34)

La journée du Samedi va se passer lentement. Quelques amis viennent et donnent des nouvelles de la ville. On apprend que la plupart des apôtres ont été recueillis par Lazare. Marie désire voir la salle du Cénacle où tout est resté, suivant l'ordre donné par Jésus, comme à la fin de la Cène. Marie est vraiment épuisée, et cependant elle a encore la force de consoler les visiteurs, même Longin qui vient apporter la lance qui a transpercé le coeur de Jésus et que Marie fait entrer bien que certains le considèrent encore comme un païen. Marie lui dit:

"Je suis la mère de tous, homme, comme Lui est le Rédempteur de tous."

Plus tard Jean revient et donne la nouvelle de l'effroyable mort de Judas, déjà décomposé comme s'il était mort depuis des semaines. Mais personne ne sait ce que Pierre est devenu...

Marie a fortifié tout le monde. Elle a essayé de rendre la foi à tous les amis de son Fils. Plus tard, restée seule devant le Visage de Jésus, elle dit: "Je dois croire. Je dois croire. Pour tous."

Charles-Edouard
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Message par Charles-Edouard le Mer 16 Avr 2014 - 11:29

La Résurrection

La nuit de la Résurrection

(Chapitre 35)

(Rappel: Toutes les citations en italique sont extraites de l'oeuvre de Maria Valtorta Il poema dell'Uomo-Dio - tomes 9 et 10)

Marie qui a consolé et soutenu la foi de beaucoup de personnes pendant la journée du Samedi commence à retrouver un peu de paix. "Sa prière désolée s'est faite plus tranquille. Elle s'est teintée de la paix lumineuse qu'étaient ses contacts avec Dieu dans l'oraison..." Car, depuis trois jours, la lumière de Dieu, pour elle aussi, était perdue... Elle n'avait plus de Fils "et Satan travaillait ses deux plaies superposées: la mort de son enfant et l'abandon de Dieu, en créant la troisième plaie de la terreur de l'absence de foi. Et Marie ajoute, en s'adressant à sa belle soeur, Marie d'Alphée: "Je suis certaine que si j'avais accepté le doute, et si j'avais cédé à la tentation de Satan..., Moi, nouvelle Eve, j'aurais défait l'oeuvre de mon Rédempteur. Les apôtres seront continuellement tentés ainsi: par le monde, par la chair, par le pouvoir, par Satan. Qu'ils restent fermes contre toutes les tortures, et les corporelles seront les plus légères, pour ne pas détruire ce que Jésus a fait."

Puis Marie excuse ceux qui ont fui: "Nous femmes, nous avons résisté grâce à une aide directe de Dieu"... Les apôtres "seront les prêtres de demain. Ils doivent donc savoir. Savoir, pour l'avoir éprouvé, comme il est facile à celui qui a été fidèle à un Credo d'abjurer..."

On assiste ensuite au retour dramatique de Pierre ramené par Jean. Jean raconte en pleurant où il a retrouvé Pierre, à Gethsémani, là où les trois avaient dormi quand le Maître souffrait. Pierre était là, blotti contre un rocher, très mortifié, lourd de remords, aveuglé par les larmes. Il paraissait en délire, ressassant tout haut sa fuite et son reniement. Alors Jean, très difficilement, l'avait conduit vers Marie. Maintenant il était là, caché dans jardin voisin, refusant de venir. Et c'est Marie qui dut aller jusqu'à lui. C'est Marie qui dut longuement le consoler, l'apaiser.

Marie lui dit: "Tu es un pauvre homme. Tu l'étais plutôt, tant que tu as présumé de toi. Maintenant tu es un homme. Demain, tu seras un saint... Pauvre Pierre qui as été, comme tous, entre les mains de Satan dans cette heure de ténèbres et ne t'en es pas aperçu... Viens ici sur le coeur de la Mère des fils de mon Fils. Ici Satan ne peut plus te faire de mal. Ici se calment les tempêtes. Maintenant Pierre, attends le soleil: mon Jésus qui ressuscitera et te dira: "Paix, mon Pierre."..." (Page 362)

Marie parle ensuite à Pierre de la puissance de l'Amour en lui montrant le linge sur lequel Jésus a fixé son visage. Et Pierre s'effondre, son remords changé en repentir: "Pardon, pardon!... mais je T'aime, Jésus! Je T'aime, mon Maître! Reviens! Reviens! Ne t'en vas pas ainsi sans me dire que Tu m'as compris!"

Marie reste seule et continue à prier. Mais la vie reprend ses droits pour les autres qui sombrent dans le sommeil.


Le matin de la Résurrection du Seigneur
(tome 10 - chapitres 1 et 2)

Tout le monde est debout. Les femmes reprennent leur travail aux huiles. Jean et Pierre rangent le Cénacle et parlent tout en lavant la vaisselle. Et Pierre recommence à pleurer, à crier sur sa douleur: "Je dois pourtant m'habituer au mépris du monde! Que suis-je?...

-Tu es un grand orgueil! répond avec calme Marie-Madeleine qui vient d'entrer..."...Crois pourtant que sur dix parts de ta douleur, cinq, pour ne pas t'offenser en disant six, viennent de la douleur d'être quelqu'un qui peut être méprisé" Et Madeleine a raison de parler ainsi, elle qui a connu le péché, le repentir, le mépris du monde. C'est toute la page 8 qu'il faudrait lire tant elle exprime avec une intensité dramatique comment le péché, même pardonné et expié, reste une plaie toujours vive et ouverte dans le coeur de celui qui a péché.

Commentaires :

Le péché et le repentir de Pierre sont riches d'enseignement et les visions de Maria Valtorta sont une vraie page de théologie. Une remarque, une question plutôt, s'impose ici: est-il indispensable que l'homme, même le meilleur, soit mis un jour, dans une situation telle qu'il est presque obligatoirement acculé au péché, pour qu'il prenne enfin conscience de la réalité de sa lâcheté, de sa faiblesse, de sa misère, pour qu'il acquière un peu d'humilité, vis à vis de Dieu et vis à vis des autres? Pour qu'il comprenne enfin ce qu'est la miséricorde, celle de Dieu, et celle qu'il devrait avoir pour son prochain?

On parle aussi de la possible résurrection de Jésus. Possible car la foi de Pierre est encore bien fragile. Seule Madeleine semble ferme dans sa foi.

Le jour se lève, les femmes s'en vont au tombeau. Marie reste seule avec Jean. Tous deux prient le "Pater Noster", puis Marie envoie Jean vers Pierre pour être l'apôtre du frère égaré. (Page 13)

Marie s'est remise à prier. Elle est toujours anxieuse mais son espérance se fait plus forte. Absorbée dans la prière instante qu'elle adresse au Père, elle ne remarque pas la secousse d'un bref mais violent tremblement de terre...


La Résurrection
(Chapitre 3)

"Dans le jardin, tout est silence et scintillement de rosée... Un filet de rose trace une ligne sur la soie turquoise du ciel oriental. Les gardes ennuyés, transis de froid, pris par le sommeil... veillent sur le Tombeau dont la porte de pierre a été renforcée... (Il semblerait plutôt qu'elle soit scellée avec de la chaux.) Dans le ciel qui maintenant, à l'orient, a une étendue toute rosée qui s'agrandit de plus en plus dans le ciel serein... se présente, venant de profondeurs inconnues, un météore resplendissant qui descend, boulet de feu d'une splendeur insoutenable... Il descend à toute vitesse vers la terre, en répandant une lumière si intense, si fantasmagorique, si effrayante dans sa beauté, que la lumière de l'aurore disparaît éclipsée par cette blancheur incandescente.

Les gardes lèvent la tête, étonnés, parce qu'avec la lumière arrive un grondement puissant, harmonieux, solennel, qui remplit toute la création... Le météore s'abat contre l'inutile fermeture du Tombeau, l'arrache, la jette par terre, foudroie de terreur et de bruit les gardes mis comme geôliers du Maître de l'Univers, en produisant, avec son retour sur la terre, un nouveau tremblement de terre... Il entre dans le sombre tombeau qu'éclaire sa lumière indescriptible, et pendant qu'il reste suspendu dans l'air immobile, l'Esprit se réinfuse dans le Corps sans mouvement sous les bandes funèbres... Tout cela en une fraction de minute... Rien d'autre pendant quelques minutes..."

Le voilà soudain Jésus, splendide. Il fait son premier pas. Les rayons qui jaillissent de ses plaies l'auréolent de lames de lumière... Il sort de la grotte funèbre, et revient fouler la terre, laquelle resplendit dans les corolles des pommiers qui s'ouvrent par prodige au Soleil Éternel avançant sous eux. Terrifiés, les gardes s'évanouissent. Jésus bénit la terre et disparaît... (Pages 18 à 21)


Jésus apparaît à sa Mère
(Chapitre 4)

Marie prie toujours. Soudain la porte close s'ouvre et Jésus entre. Marie qui a levé la tête voit son Fils rayonnant. Elle dit dans un sanglot: "Seigneur, mon Dieu." et reste ravie dans sa contemplation. Jésus l'appelle: "Maman!" et s'approche de sa mère qui n'ose pas Le toucher. Alors Marie comprend que c'est son Fils réellement ressuscité qui est là, que c'est son Jésus qui l'aime encore en Fils. Avec un cri elle se jette dans ses bras, baise ses mains, ses pieds.

Maintenant Jésus parle: "Tout est fini, Maman. Maintenant tu ne dois plus pleurer pour ton Fils. L'épreuve est accomplie. La Rédemption est arrivée. Maman, merci de M'avoir conçu, élevé, aidé dans la vie et dans la mort... Maintenant Je vais trouver le Père... Ensuite Je viendrai confirmer dans la foi ceux qui ne crois pas encore... Beaucoup sera continuellement ajouté à la Rédemption car il sera continuellement créé beaucoup de péchés. J'appellerai tous mes serviteurs à cette participation rédemptrice... Maintenant Je m'en vais, Maman. Je vais rendre heureuse l'autre Marie (Madeleine) puis Je monte vers le Père. C'est de là que Je viendrai à ceux qui ne croient pas." (Page 24)

Remarque: Il y a un certain nombre de différences sensibles entre les deux textes: celui d'A.C. Émmerick et celui de Maria Valtorta. En fait il semblerait plutôt que l'un complète l'autre, les évènements rapportés dans les diverses visions ne s'excluant pas.


Les pieuses femmes au Tombeau
(Chapitre 5)

Les saintes femmes cheminent vers le tombeau tout en discutant entre elles sur l'itinéraire le plus sûr à prendre. Finalement on décide que Madeleine ira d'abord rapidement seule au Tombeau. Elle sera rejointe ensuite par les autres qui vont s'arrêter chez Jeanne de Chouza. Survient le tremblement de terre. Et l'apparition à Marie-Madeleine. Puis les autres femmes ont, au tombeau, la vision des anges du Seigneur. Enfin c'est la scène où Pierre et Jean découvrent le tombeau vide... et rentrent au Cénacle.

Les femmes arrivent excitées. Madeleine crie: "Il est ressuscité!" Les autres femmes racontent la vision des anges et ce qu'ils leur ont dit. Comme Pierre secoue la tête, elles insistent: "Oui. Ils ont dit: "Pourquoi cherchez-vous le Vivant parmi les morts... (etc)"

Mais Pierre, toujours sceptique, ne croit rien: "Trop de choses ces jours-ci! Vous en êtes restées troublées." La Madeleine dit alors comment elle L'a vu, son Maître, et ce qui s'est passé pour elle près du tombeau. Pierre et Jean sont toujours hésitants: "Imaginations de femmes!"

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Message par myrdhin le Mer 16 Avr 2014 - 11:59

Merci Charles Edouard pour ce texte de la
Passion dictée à Maria Valtorta.
Je n'ai pas encore lu ce volume.


J'attends avec impatience "La résurrection"
que tu nous feras le plaisir de poster ici ??
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Message par Charles-Edouard le Sam 26 Sep 2015 - 22:03


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Message par myrdhin le Dim 27 Sep 2015 - 10:12

Merci pour ce lien Charles Edouard.
Beaucoup à lire, en plusieurs étapes.
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