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** " Qu'est ce que la Grâce " **

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Message par Maud le Lun 27 Jan 2014 - 10:15

Qu'est ce que LA GRÂCE


Le mot grâce signifie, en général, un don, une faveur, un bienfait de pure libéralité, et qui n'est dû à aucun titre ; autrement, dit saint Paul, ce ne serait plus une grâce » (Actes Rom. X). Or, Dieu fait des dons à l'homme, il lui accorde des faveurs, répand sur lui des bienfaits, et dans l'ordre naturel et dans l'ordre surnaturel. D'où il suit qu'il y a deux sortes de grâces : des grâces naturelles et des grâces surnaturelles.

1°) Les grâces naturelles :

Les grâces naturelles sont celles que Dieu accorde à l'homme sans l'élever au-dessus de la condition de sa nature, ce qui se rapportent par elles-mêmes et directement à la vie présente : comme la santé, l'usage de la raison, le libre arbitre, la faculté de voir, d'entendre, de sentir, de penser, de juger. Toutes ces choses sont sans doute autant de bienfaits, autant de grâces de Dieu, puisque Dieu ne les doit à personne ; mais ce sont des grâces purement naturelles, parce qu'elles ont pour objet direct la vie présente, qu'elles sont une suite de la nature de l'homme et de sa création, et qu'elles ne relèvent point, par conséquent, au-dessus de lui-même, au-dessus de ce qu'il doit être, en tant que créature libre et intelligente composée d'un corps et d'une âme.

On doit aussi regarder comme des grâces purement naturelles certaines qualités plus ou moins remarquables, certaines perfections plus ou moins extraordinaires que Dieu accorde à telles et telles personnes : comme la beauté, l'esprit, une bonne mémoire, une imagination vive et brillante, un jugement exquis, une conception aisée et facile, un cœur noble, une âme grande et généreuse ... ; parce que ces qualités, ces perfections, quoiqu'elles élèvent celui qui les possède au-dessus du commun des hommes, ne sont cependant pas au-dessus de la condition de la nature humaine, telle qu'il a plu à Dieu de la constituer.

Ainsi, les personnes qui apprennent en cinq minutes ce qui demande à d'autres une journée entière de travail et d'étude ; celles qui ont plus d'intelligence que d'autres ; que tel individu soit parvenu jusqu'à l'âge de cent ans ou dispose d'une fortune, qu'il se trouve placé au faîte des honneurs et de la gloire, etc., ce sont là, bien certainement, des grâces, des dons, des bienfaits de Dieu ; mais il n'y a en tout cela rien de surnaturel, rien qui élève l'homme au-dessus de sa nature. Ce sont, par conséquent, des grâces purement naturelles, des grâces qui se rapportent directement et par elles-mêmes à la vie présente ; bien qu'on puisse, avec la grâce surnaturelle, en faire autant d'instruments de sanctification et de salut.

Ajoutons que ces grâces naturelles deviennent souvent, par l'abus qu'on en fait, une source féconde de péchés ; aussi Dieu semble en faire si peu de cas, qu'il les accorde indistinctement et comme sans choix aussi bien à ses ennemis qu'à ses amis ; et souvent même, d'après les desseins de la Providence, plus abondamment aux pécheurs qu'aux justes.

2°) Les grâces surnaturelles :

Les grâces surnaturelles sont celles que Dieu donne à l'homme pour l'élever au-dessus de sa nature, et qui se rapportent par elles-mêmes et directement au salut. Telles furent celles qu'il donna à Adam et à Eve. Il aurait pu les créer dans l'état de nature pure, c'est-à-dire dans un état où ils auraient été sans grâce surnaturelle et en même temps sans péché, avec toutes les perfections attachées à la nature humaine, comme l'entendement, la mémoire, la volonté, le libre arbitre ..., et aussi avec toutes les imperfections propres à cette même nature, comme un certain mouvement vers le bien sensible, la faim, la soif, les maladies, la mort ... Un tel état était possible, parce que ces misères ayant leur racine dans l'essence même de l'homme , et étant une conséquence nécessaire de l'union de l'âme avec le corps, et de l'impression que produisent naturellement sur les sens les objets extérieurs, Dieu n'était nullement tenu d'en préserver nos premiers parents. Aussi l'Église a-t-elle condamné cette proposition de Baïus : Dieu n'aurait pu dès le commencement créer l'homme tel qu'il naît maintenant » Toutefois, l'état de nature pure n'a jamais existé : Dieu, nous disent les livres saints, a créé l'homme immortel ; il l'a rempli de la lumière de l'intelligence ; il a créé en lui la science de l'esprit ; il a rempli son cœur de sens, et lui a fait voir les biens et les maux. » Or, ces grâces furent vraiment surnaturelles, puisqu'elles élevèrent Adam et Eve au-dessus de leur nature ; car il est au-dessus de la nature de l'homme d'être immortel, exempt de maladie, rempli de lumière et maître absolu de tous les mouvements de son âme et de son corps. C'est pour cela que l'Église a condamné la proposition suivante : L'immortalité du premier homme n'était pas un bénéfice de la grâce, mais sa condition naturelle ».

3°) La grâce sanctifiante :

A cette première espèce de grâces surnaturelles, Dieu en ajouta d'autres d'une espèce encore plus sublime : il donna à l'homme la grâce sanctifiante, il orna son âme de la sainteté et de la justice, et lui promit le ciel, s'il s'en rendait digne en persévérant dans cet état de sainteté, et lui accorda en même temps tous les secours dont il avait besoin pour persévérer. Ces secondes grâces sont encore évidemment surnaturelles, puisque rien n'est plus au-dessus de la nature de l'homme que de devenir l'ami de Dieu par la grâce sanctifiante, et de pouvoir aspirer à la possession éternelle de Dieu dans le ciel. C'est cet heureux état de l'homme, dont nous venons de parler, qu'on appelle l'état d'innocence ou de nature élevée. On lui donne ce dernier nom parce que, comme nous venons de le dire, Dieu aurait pu ne pas lui accorder non-seulement l'immortalité, mais encore la sainteté et la justice. Aussi l'Église a-t-elle condamné les deux propositions suivantes : C'est une opinion fausse de croire que le premier homme eût pu être créé de Dieu sans la justice originelle » et La grâce d'Adam est une suite de la création, et était due à la nature saine et entière . » Par le péché d'Adam, la nature humaine a été dégradée, rabaissée en quelque sorte au-dessous d'elle-même ; car non-seulement l'homme fut dépouillé de la grâce sanctifiante, de la sainteté et de la justice qu'il avait reçues de son Créateur, exclu du ciel et privé des secours nécessaires pour y parvenir, mais il devint sujet à l'ignorance, aux révoltes de la concupiscence, aux maladies et à la mort. C'est ce qu'on appelle l'état de la nature tombée ; c'est celui dans lequel naissent tous les hommes, depuis la chute d'Adam.

L'homme n'aurait jamais pu, abandonné à ses propres forces, sortir de ce malheureux état, ni fléchir la colère d'un Dieu justement irrité. Mais Dieu eut pitié de l'homme et voulut le tirer de l'abîme de perdition où il était tombé. A cet effet, il résolut d'envoyer son Fils sur la terre pour être notre médiateur et satisfaire pour nous ; et, par là, l'homme tombé entra dans l'état qu'on appelle l'état de la nature réparée ; parce que Dieu, en vue des mérites infinis que le Verbe fait chair devait acquérir par ses souffrances, ses humiliations et l'effusion de tout son sang, consentit à pardonner à l'homme et à le recevoir en grâce.

Par la médiation de Jésus-Christ, l'homme n'a point recouvré la première espèce de grâces surnaturelles que Dieu avait données à Adam ; il est resté sujet aux souffrances, aux maladies, à la mort, à l'ignorance et aux révoltes des passions. Mais il a recouvré les grâces surnaturelles de la seconde espèce : il a été rétabli dans le droit d'aspirer au ciel, s'il s'en rend digne par ses bonnes œuvres ; et, par une conséquence nécessaire, Dieu lui donne tous les secours dont il a besoin pour y parvenir.

Par cet enseignement , il ne s'agit ni des grâces naturelles, ni de la première espèce de grâces surnaturelles que le premier homme reçut de son créateur ; mais uniquement des grâces surnaturelles que la rédemption, opérée par Jésus-Christ, nous a fait recouvrer, des moyens de sanctification et de salut que ce divin Sauveur nous a mérités, procurés, en souffrant et en mourant pour nous sur la croix.



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