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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 13:33

François d’Assise « pionnier du dialogue islamo-chrétien » : une fiction !


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Le cardinal Jorge Bergoglio, nouvellement élu évêque de Rome, a choisi le nom d’un témoin majeur de la foi : François d’Assise, qui, jeune homme, n’a pas été impressionné par les puissants et s’est senti irrésistiblement attiré par une vie donnée au Christ et aux plus humbles.

Aussitôt, les médias ont commencé à extrapoler sur ce prénom, et certains en ont déduit que le pape François, à l’instar de son illustre inspirateur du 13ème siècle, allait donc engager un grand « dialogue avec l’islam ». Cette ambivalente mission au sein d’une Europe en cours d’islamisation est tellement prégnante dans les esprits (quelque peu manipulés par la pensée unique) qu’il vaut la peine d’y regarder de plus près !

Certes, historiquement, François d’Assise est allé à la rencontre du Sultan Al Malik al Kamil en 1219, en pleine guerre entre chrétiens et Sarrazins. Il a fait cette démarche courageuse avec beaucoup de foi, mais il l’a forcément faite à la manière de son temps, et non pas avec les critères de notre époque postmoderne et laïciste. Voyant les désastres de la dhimmitude gagner partout du terrain, François n’était certainement pas le naïf islamophile auquel on veut à tout prix nous faire croire.

Ce qui est certain, c’est la détermination de François pour tenter de convaincre le Sultan d’abandonner la mainmise islamique sur les lieux saints et de stopper la férocité infligée partout aux malheureux habitants. Car partout les invasions musulmanes accompagnées de massacres, de pillages et de destructions ont causé des dégâts considérables. François étant spirituellement attentif à ceux qui souffrent, il s’est donc lancé dans une tentative risquée de pacification pour stopper les horreurs du conflit islam-occident. En effet n’oublions pas que les croisades n’avaient dès le départ rien d’une guerre coloniale. Suite à l’occupation des terres chrétiennes par les musulmans, à la conquête des lieux saints, et aux enlèvements contre rançons, elles répondaient à un besoin d’autodéfense tout à fait légitime, même s’il faut clairement déplorer les dérapages sanglants collatéraux, commis par des aventuriers et des notables déchus prêts à tout.

En prenant cette initiative, François d’Assise sait pertinemment que le tombeau du Christ à Jérusalem a été réduit en poussière par le sultan Al Hakim en 1009, qu’églises et synagogues ont été peu à peu détruites par les musulmans en Terre sainte. Il va donc à la rencontre d’Al Malik al Kamil en sachant que ce ne sera ni pour l’en féliciter, ni pour une gentille discussion autour d’une tasse de thé. Le récit détaillé que nous possédons sur cet épisode est signé de Saint Bonaventure : c’est surtout une épopée à la gloire de François aux accents légendaires, avec des embellissements apologétiques évidents. Par exemple, il est écrit qu’à la fin de l’épisode, le sultan veut devenir chrétien, ce qui est trop beau pour être vrai !

Mais à quelles réalités factuelles correspond cette aventure de François chez le Sultan ? Pourquoi s’ingénie-t-on habituellement à en faire un exemple de « dialogue islamo-chrétien », au sens moderne… D’abord si l’on s’en tient au récit de St Bonaventure, ce ne semble pas être le cas, car François et son compagnon de route s’attendent à être parmi les musulmans « comme des brebis au milieu des loups ». Il n’est donc pas question de paisibles discussions philosophiques ou de partage de connaissances religieuses.

D’ailleurs, à leur arrivée, les deux routards se font « saisir brutalement par les Sarrazins avec haine et cruauté, injurier, rouer de coups ». En réalité, François vient annoncer au chef politico-religieux que la seule vraie voie de salut est celle du Christ, en raison de l’attitude pacifique et respectueuse qu’il demande à ses disciples. François lui annonce même le Dieu unique et trinitaire, c’est-à-dire que le Christ est expression divine de l’amour sur terre. Bonaventure insiste dans son récit : François invite le Sultan à se convertir à cette vision de l’humain, lui et son peuple, car seul Jésus et son enseignement peuvent sauver du gouffre de l’iniquité et du malheur.

Le récit de Bonaventure ajoute encore un passage où François propose au Sultan de témoigner devant lui de sa sincérité par l’épreuve du feu, mais ce n’est là qu’un ajout inspiré de la Bible, évoquant la période des persécutions par Antiochus Epiphane en Israël, où les croyants au vrai Dieu l’ont emporté sur la dictature païenne. Le texte dit aussi que finalement, en le laissant partir, le Sultan propose à François des dons pour ses pauvres, mais celui-ci refuse, « parce qu’il ne décèle pas en lui les racines profondes de la vraie foi ».

Conclusion : où voit-on, dans cette séquence, la moindre trace de ce que l’on désigne aujourd’hui par « dialogue islamo-chrétien » ? François a-t-il posé une seule question sur l’islam et ses merveilles ? Non. A-t-il manifesté la moindre estime pour cette religion ? Non.

Logique avec sa foi humaniste, il a certes exprimé du respect devant la personne du sultan, mais à aucun moment il n’a porté d’appréciation positive sur la foi mahométane. Il était si persuadé que c’était une impasse sanguinaire qu’il lui a proposé la voie pacifiante de la posture évangélique !

Contrairement aux chantres actuels du pseudo « dialogue », François n’attend rien de l’islam, il sait quelles sont les réalités de cette religion en amont et en aval. Il se contente de respecter les personnes, mais il n’entretient aucune illusion tendant à faire croire que le coran apporterait quoi que ce soit de nouveau ou de créatif à ceux qui ont en mains la tradition biblique et ses riches expériences humaines. Contemporain de François d’Assise, le pape Innocent III déclare : « l’amour du prochain oblige les chrétiens à libérer les milliers de frères et de sœurs livrés à la merci des Sarrazins, écrasés et peinant sous le joug du plus sévère esclavage ! ».

Puisse le pape François tenir lui aussi un langage de vérité et appeler à la paix, au respect mutuel, à la promotion des droits de l’homme, les responsables musulmans qui oppriment les croyants de l’alliance dans les territoires soumis aux lois d’une violence destructrice interminable. Avec la possibilité, pour les chrétiens, d’offrir librement comme François d’Assise, la voie judéo-chrétienne aux adeptes du coran.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info


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Message par C54637 le Mer 17 Juil 2013 - 13:40

Et comment faire avec les Papes qui embrassent le Coran?
Se trompent-ils? Ou bien cet article mélange le vin et le poison?

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 13:58

Le pape qui embrasse le Coran, c'est un sujet dont on a déjà
discuté sur un autre fil, Claire celui de Gilles par rapport au bras droit de l'ancien président de l'Irak emprisonné.
Tu y trouveras aussi mes interventions par rapport à ce fait dont tu parles.
C'est pourquoi je peux poster cet article sans problème.
Car si je me propose de poster régulièrement des articcles du père Alain, c'est pour informer et par amour de l'information sans faux-semblants.
Ce n'est pas fait contre qui que ce soit !
Merci d'en prendre note chère soeur. Tout le monde a le droit de s'exprimer et
j'use de ce droit. Nous sommes en France et notre religion nous le permet,
à partir du moment où nous respectons les autres, ne les menaçons pas et
que nous ne nous mettons pas à la place de l'administrateur de ce Forum,
pour faire taire les autres. Je suis contre la tyrannie ! Peu importe quel visage, quelle nationalité, quelle confession, elle prend...
Fraternellement. Lumen.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 14:11

L’esclavage des Africains revu par un universitaire sénégalais


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L’esclavage des Noirs, c’est l’Occident ! Il n’y a pas que les banlieues pour l’affirmer, les médias répercutent abondamment ce raccourci politiquement correct. Madame Taubira y a rajouté sa touche personnelle…

Le volet volontairement occulté de l’esclavagisme arabo-musulman, de Mahomet à nos jours

Mais voici que le travail de M. Tidiane N’Diaye, anthropologue musulman et spécialiste des civilisations africaines, est venu sérieusement remettre en cause ce dogme de la pensée unique. Il a publié il y a quelques années « Le génocide voilé » une réflexion inédite – à lire absolument – sur le volet volontairement occulté de l’esclavagisme arabo-musulman, de Mahomet à nos jours.

Si la traite négrière perpétrée par les Occidentaux durant deux siècles et demi a été une atteinte à la dignité humaine dénoncée à juste titre, il était utile que soit démontrée historiquement l’origine islamique de la traite. Et qu’on ne perde pas de vue le fait que la mise en esclavage des Noirs remonte à 10 siècles auparavant, dès l’arrivée des conquérants d’Allah en Afrique.

Ainsi, en 652, le chef de guerre Abdallah ben Saïd imposait aux Soudanais un accord de livraison permanente d’esclaves qui s’est amplifiée au cours des siècles.

De ce fait, M. N’Diaye estime dans son étude très documentée que l’ensemble du commerce négrier mené par les Arabes en Afrique (une vingtaine de millions de victimes), ceci avec la complicité active des souverains locaux, a constitué une hémorragie humaine infiniment plus dévastatrice que les méfaits esclavagistes des seuls Occidentaux.

Il souligne entre autres le fait que les Arabo-musulmans ont systématiquement émasculé leurs esclaves pour ne laisser aucune mémoire possible de ce génocide lucratif s’étendant sur plus d’un millénaire. Alors que les descendants des noirs déportés par les Occidentaux à travers le commerce triangulaire durant deux siècles et demi en Amérique sont aujourd’hui 70 millions.


Une contribution essentielle à l’encontre du déni habituel de l’esclavage lié au jihad

Cet ouvrage est une contribution essentielle à l’encontre du déni habituel de l’esclavage lié au jihad, et cette étude exhaustive signée d’un chercheur musulman offre le complément d’information indispensable pour battre en brèche la condamnation toujours focalisée sur la seule traite négrière occidentale.

Il est tout de même intéressant de se souvenir à ce propos que ce sont les Occidentaux qui par leur présence et leur référence à l’humanisme ont mis fin au 19ème siècle à l’esclavage en Afrique.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 14:25

Trois millions d’immigrés catholiques dans la péninsule arabique


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En Arabie Saoudite, vivent 1’500’000 immigrés catholiques qui proviennent du Liban, de Syrie, d’Egypte, d’Irak, de l’Inde, des Philippines, du Sri Lanka…

Même chiffre et même profil dans les Emirats et autres sultanats de la Péninsule. Ces ouvriers travaillent dur sur des chantiers permanents de construction gigantesques, ils se situent tout en bas de l’échelle sociale du pays. Ainsi, en raison des besoins illimités dans la construction et les travaux publics des pays de la Péninsule, des quantités impressionnantes d’étrangers « infidèles » s’activent sur ce territoire dont le prophète avait dit avant de mourir : « deux religions ne doivent pas coexister sur la terre sacrée de l’islam ! » (Il avait déjà bien préparé le terrain en massacrant, en convertissant ou en assujettissant juifs et chrétiens autochtones).

Paradoxalement, en ce 21ème siècle, il y a donc plus d’étrangers que d’autochtones en Arabie. Par exemple, à Dubaï, il y a 85% d’étrangers ! Plus globalement, la moitié du total des catholiques du Moyen Orient se situent en Arabie.

Certains états d’Arabie tolèrent plus ou moins la présence des chrétiens, l’Arabie saoudite réprime non seulement les droits religieux mais aussi les droits sociétaux que l’Europe accorde généreusement à ses immigrés (aides sociales, regroupement familial, droit d’associations, etc). Donc en Arabie saoudite, il y a interdiction d’importer une simple bible, interdiction de construire une église et interdiction de célébrer une messe.

Sur le même registre des prescriptions religieuses, si un chrétien est amputé d’une jambe à l’hôpital ou opéré d’une partie du corps, les résidus organiques de l’infidèle doivent être exportés hors de la terre d’islam qui ne supporte aucune pollution (décret officiel du régime saoudien).

Pour l’Arabie saoudite et les Emirats du Golfe, deux vicaires apostoliques sont en charge de ces communautés catholiques nombreuses : un missionnaire italien Mgr Camillo Ballin, et un capucin suisse Mgr Paul Hinder. Dans des conditions diverses, ils gèrent leur ministère comme ils le peuvent en fonction des prérogatives locales. Ils ont chacun le souci de ces millions de catholiques, surtout asiatiques, qui sont là pour gagner durement la vie de leurs familles, la plupart restées au pays. Ces immigrés vivent difficilement dans des conditions de travail éprouvantes et d’isolement affectif et spirituel.

Mgr Hinder, responsable des communautés des Emirats, du Sultanat, du Yemen de Bahreïn, du Qatar et de l’Arabie saoudite remarque qu’en Suisse il y 150 mosquées pour une population musulmane cinq fois inférieure au nombre de chrétiens dans son Vicariat, qui ne dispose ici au total que de 20 églises !

A Bahrein et Oman, les églises existent mais ne doivent pas avoir de signe distinctif à l’extérieur (pas de croix), les cloches sont interdites, et l’accès évidemment prohibé aux passants musulmans.

Mgr Ballin vient quant à lui de recevoir l’autorisation du roi Hamad bin Hassa al Khalifa de construire une église catholique, malgré la vigoureuse opposition de groupes islamistes locaux. Il estime que cela rendra la vie des fidèles plus soutenable, par de belles célébrations dans un lieu digne et accueillant.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 14:41

Benoît XVI refuse toute violence au nom de Dieu


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz 59-11-10

Après tant de massacres successifs de chrétiens, Benoît XVI n’est jamais resté muet. Ses prises de position souvent ignorées des médias rendaient régulièrement hommage aux victimes assassinées en raison de leur appartenance chrétienne et le pape répétait à chaque fois la même conviction : « on ne peut pas utiliser la violence au nom de Dieu ! » En y ajoutant cet appel concret : « Les religions devraient inciter à un usage correct de la RAISON et promouvoir des valeurs éthiques ».

Une évidence, car un dieu qui pousse à tuer en son nom ne peut être qu’une idole païenne hostile à tout humanisme.

Benoît XVI a eu le courage de montrer combien le refus islamique d’associer la raison à sa démarche religieuse fait peser une grave menace sur nos libertés et notre sécurité.

Cela d’autant plus que les gardes-fous issus de la civilisation judéo-chrétienne s’effondrent les uns après les autres, sapés par une culture laïciste qui cible le christianisme mais ferme complaisamment les yeux sur une islamisation invasive. Sa prise de position la plus significative a été celle de Ratisbonne, en 2006. Evidemment, les médias occidentaux ont voulu y voir « une bourde », mais le pape savait pertinemment de quoi il parlait. Dans son discours à l’Université où lui-même avait enseigné, il citait un passage du 16ème siècle relatant l’entretien entre l’empereur orthodoxe Manuel II Paléologue et un musulman cultivé :

« L’empereur connaissait les dispositions développées et fixées dans le coran à propos de la guerre sainte. Il dit avec rudesse à son interlocuteur musulman : montre-moi donc ce que Mahomet a apporté de nouveau, et tu y trouveras seulement des choses mauvaises et inhumaines, comme sa mission de diffuser par l’épée la foi qu’il prêchait ».

Cette citation, extraite du contexte d’un discours même pas encore traduit, suscitait aussitôt un embrasement inimaginable dans le monde islamique. La rue musulmane explosa de rage, on brûla l’effigie de Benoît XVI, une religieuse dévouée aux autochtones depuis trente ans fut assassinée en Somalie, on incendia plusieurs églises dans les Territoires palestiniens, en Iraq et en Inde.

Or Benoît XVI offrait dans son exposé historico-théologique une clé de lecture critique générale, qui s’applique à toutes les religions (christianisme compris) : violenter au nom de Dieu est inacceptable, car Dieu a un lien avec la raison.

Comment poser autrement les bases d’un dialogue entre civilisations qui se fonde sur des relations ouvertes à l’altérité?

En citant le Paléologue, Benoît XVI voulait rappeler de manière simple un constat historique indéniable : Mahomet a prêché sa foi par l’épée, il a autant été chef de guerre que chef religieux. La préoccupation majeure du pape a été la situation spirituelle du monde contemporain, en fonction de laquelle il a dénoncé la vision théocratique de l’islam, concept absolutiste qui autorise à violenter au nom du divin. Cette perversion haïssable n’est pas seulement présente dans l’islam; elle a aussi existé ponctuellement dans le christianisme à certaines époques bien précises. Benoît XVI l’a reconnu ouvertement. Mais il ne faudrait pas confondre ce qui est conjoncturel avec ce qui est structurel, comme le font souvent les vulgarisateurs médiatiques avec l’équation raccourcie « religion = violence ».

Or la grande différence, entre islam et christianisme c’est que les textes fondateurs musulmans ne disent pas la même chose que les judéo-chrétiens. En islam, le rapport religion-violence est particulièrement imbriqué, et il suffit de lire le coran et les hadiths, mais aussi les biographes musulmans de Mahomet (Mouslim, Boukhari, etc) pour s’en faire une idée assez précise.

Face à ce dilemme, Benoît XVI affirmait avec conviction que si l’on croit que Dieu est entré en relation avec l’être humain doué de raison, la religion ne doit jamais servir de caution et d’alibi à la violence. En effet, une foi authentique ne peut se propager par la violence car elle est le fruit de l’âme, raisonnable, capable de réflexion et de dialogue. Le Paléologue, élevé dans la philosophie grecque, disait le pape, proclame le lien vital entre la raison et la foi, dans le but de contester la démarche islamique et ses prolongements belliqueux.

C’est bien ce que confirme El Tayeb Houdaïfa, chroniqueur de La vie Eco, lorsqu’il écrit que la période islamique du 7ème siècle fut « trop préoccupée par les conquêtes d’expansion militaire et pas assez par l’usage de la raison ». Il y eut aussi les assassinats successifs pour la succession dynastique de Mahomet (Omar, Othman, Ali). Ce qui a donné lieu à la rivalité séculaire entre sunnites et chiites, qui s’affirme de plus en plus dans l’axe Iran-Liban. El Tayeb Houdaïfa enfonce le clou : « l’après-prophète s’illustra plus par l’empire de la déraison que par le gouvernement de la raison »

Cependant, une chance nouvelle de réforme était apparue, lorsqu’aux 8ème et 9ème s. les Arabes firent traduire dans leur langue les œuvres des philosophes grecs qu’ils venaient de découvrir par leur conquête. Comme ils ne connaissaient pas le grec, ce sont les juifs lettrés et les savants chrétiens – nestoriens en particulier – qui réalisèrent pour eux ces traductions grâce au syriaque. De ce fait, la popularisation des œuvres grecques en milieu arabo-musulman suscita rapidement la première école théologique islamique importante, celle des mutazilites – avec Wasil ibn Ata, fondateur du kalam, la théologie spéculative. Intellectuellement attractive, cette théologie mutazilite fut établie comme doctrine officielle par le calife Al Mamun (814-833), mais une opposition farouche fit rapidement chuter cette démarche philosophique. Pour contrer cette pacification de la religion mahométane, Al Achari développa une ligne dure attribuant tout à Allah et rendant la raison de l’homme inopérante. Puisque l’individu est prédestiné dans ses moindres faits et gestes, c’est le mektoub qui régit tout selon le bon plaisir d’Allah, croyance doctrinale officielle encore de nos jours.

Au 11ème et 12ème s. Al Farabi et Al Kindi furent des penseurs musulmans développant l’idée d’une liberté éclairée par la raison, mais Ghazali leur adversaire réagit par un ouvrage intitulé « Destruction des philosophes ».

Même Averroes, un siècle plus tard, se retrouvait disqualifié au nom même de ce reflux vers un islam dur des origines. Dès lors, l’étau se refermait jusqu’à nos jours avec le redressement doctrinal opéré par Ghazali, freinant toute investigation philosophique en islam. C’est ce que l’on appelle la « fermeture des portes de l’ijtihad ».

Dans la même période, (au 11ème siècle), un autre théologien musulman célèbre refusait lui aussi fermement toute ouverture vers la raison, il rejetait toute influence philosophique grecque. C’est Ibn Hazm, que Benoît XVI, en connaisseur de son sujet, a présenté explicitement dans son discours de Ratisbonne : car pour ce juriste, Allah est pure transcendance sans aucun lien avec la raison humaine ni avec la vérité. L’idée était bel et bien de revenir à l’islam pur et dur du temps du prophète, considéré comme âge d’or de l’islam ; c’est le salafisme, courant musulman radicalisé qui gagne du terrain partout aujourd’hui, des montagnes afghanes aux banlieues françaises.

Dans la même logique, Ibn Hazm préconisait la lecture littérale du coran, c’est l’école zahirite, (le zahir = sens apparent). Tout lecteur du coran qui doute, ne serait-ce que d’une seule lettre, est kafir, incroyant, infidèle. Le kufr, c’est l’impiété, punie de persécution en ce monde et de l’enfer dans l’autre.

Le coran ne recèle donc aucun sens caché, comme le prétendent les soufis, considérés par l’islam officiel comme une secte ésotérique et hérétique à bannir.

Il est assez paradoxal de remarquer que Ibn Hazm donnait cette impulsion de repli à l’islam, alors même que – à l’inverse – se développaient en Europe chrétienne les premières grandes universités occidentales. Elles constituaient un lieu d’érudition où l’on pouvait discuter et mener des disputationes contradictoires, où l’on s’exerçait à confronter des arguments et avancer des hypothèses de compréhension des connaissances.

Mais de par sa posture, ce Ibn Hazm, cité par le pape, est devenu en même temps l’un des théoriciens du djihad, en tant que guerre d’expansion de l’islam, et cela, dans la fidélité aux opérations guerrières des origines, c’est à dire la conquête obligatoire des territoires infidèles s’accompagnant du traitement impitoyable des non musulmans, les dhimmi, comme le préconise le coran.

Autre aspect particulier d’Ibn Hazm, son antisémitisme virulent. Le légiste musulman était engagé à fond dans la polémique antijuive et antichrétienne. Il martelait dans son traité Al Fisal l’intolérance absolue envers la catégorie coraniquement dénommée les « gens du Livre », Ahl al Kittab, avec de multiples imprécations contre la Torah désignée comme fiction mensongère. Il maudissait même tout musulman qui vivrait en bonne intelligence avec des juifs ou avec des chrétiens, vigoureusement dénoncés par le coran comme falsificateurs de la révélation divine.

Ce n’est donc pas par hasard que Benoît XVI prenait le soin de relever la position d’Ibn Hazm dans son analyse, vu tout ce qui en découle sur le terrain géopolitique et interreligieux. Pour le pape, le Dieu de la Bible, contrairement au dieu du coran, est un Dieu de l’alliance, un Dieu ami des hommes. Si dans son discours, Benoît XVI faisait remarquer que la théologie judéo-chrétienne bénéficie de l’outil grec de la pensée, c’est pour souligner expressément que la raison entre en ligne de compte dans l’expression de la foi, telle qu’issue de la bible hébraïque. Pour Benoît XVI, il convient de ne pas déshelléniser la réflexion chrétienne, comme il convient de ne pas déjudaïser la foi en amputant sa spiritualité de l’Ancien Testament.

On voit bien quels sont les enjeux pour lesquels Benoît XVI a dénoncé toute foi qui exclurait la raison, sans oublier de montrer les limites d’une raison qui exclurait la foi.

La réflexion de Benoît XVI s’est poursuivie sur le même terrain dans le discours des Bernardins à Paris, en 2008, suite logique du discours de Ratisbonne de 2006. Voici ce que déclarait Benoît XVI exactement un an avant sa visite en France : « Fait aussi partie de l’héritage européen une tradition de pensée pour laquelle un lien substantiel entre foi, vérité et raison est essentiel.

Il s’agit de se demander si la raison est oui ou non au principe de toutes choses et à leur fondement. Il s’agit de se demander si le hasard et la nécessité sont à l’origine de la réalité, si donc la raison est un produit secondaire fortuit de l’irrationnel, et si dans l’océan de l’irrationalité en fin de compte elle n’a aucun sens ou si au contraire ce qui constitue la conviction de fond de la foi chrétienne demeure vrai ».

Et le pape ajoute : « Permettez-moi de citer Jürgen Habermas, philosophe juif ».

« Par l’autoconscience normative du temps moderne, le christianisme n’a pas été seulement un catalyseur. L’universalisme égalitaire, dont sont nées les idées de liberté et de solidarité, est un héritage immédiat de la justice juive et de l’éthique chrétienne de l’amour.

Inchangé dans sa substance, cet héritage a toujours été de nouveau approprié de façon critique et de nouveau interprété. Jusqu’à aujourd’hui il n’existe pas d’alternative à cela ».

Pour Benoît XVI, les origines de la théologie occidentale et les racines de la culture européenne sont exactement les mêmes : judéo-chrétiennes.

Le fil rouge de cette réflexion est biblique, aussi le pape insiste-t-il au passage sur la filiation chrétienne vis-à-vis de la tradition juive. Les moines ont hérité des rabbins et des connaisseurs de la Bible la valeur du travail manuel. Sans cette culture du travail combinée avec la culture de l’esprit et du cœur, l’Europe n’existerait pas, et elle se détruirait si elle s’écartait de cet humanisme-là.

Et surtout, sans jamais prononcer une seule fois le mot islam, pour éviter les polémiques et les débordements, Benoît XVI a renforcé – dans la marge de son texte – la mise en garde de Ratisbonne :

Dans la sunna, il existe un hadith qui avertit : « pas de monachisme en islam ! ». Or, aux Bernardins, le pape a mis fortement en valeur l’immense apport historique des moines à la civilisation occidentale au cours des siècles. Ils ont défriché les esprits autant que les espaces.

Mahomet avait proscrit la musique et la poésie qu’il détestait, comme faisant obstacle à la parole d’Allah. Or, le pape a mis en valeur la créativité artistique du chant, de la musique, en lien avec la Parole de Dieu. Il a aussi montré toute la richesse de la démarche scientifique qui y puise son élan créateur de connaissance.

Par la même occasion, le pape a rappelé que le christianisme – comme le judaïsme dont il est issu – n’est pas une religion du Livre, mais une religion de la Parole vivante. Parole humaine inspirée par Dieu et que l’on peut donc analyser, discuter, interpréter, sans commettre de sacrilège. Ce qui exclut le fondamentalisme littéraliste et ses dérives dangereuses ; belle illustration de la phrase de Paul : « la lettre peut tuer, seul l’Esprit vivifie ! »

Enfin, on peut dire que Benoît XVI a reconnu la valeur des échanges interreligieux, mais à la condition expresse que ce soit sur des bases claires ! Sa présentation récusait les clichés politiquement corrects à la mode parlant du judaïsme, du christianisme et de l’islam indistinctement, comme des religions abrahamiques, des religions du livre, ou l’amalgame indifférencié entre les 3 religions monothéistes…

L’idéologie égalitariste et laïque du « toutes les religions se valent » ne tient plus, face à une réflexion de cette profondeur, où la prise en compte clairvoyante du passé nous permet de mieux nous situer pour assumer l’avenir.

C’est le défi qu’a magistralement, magnifiquement relevé le pape à Ratisbonne puis à Paris, en guise d’avertissement à notre époque. Il a été ainsi une des rares personnalités internationales capables de désigner précisément d’où proviennent les menaces réelles tout en montrant les voies d’avenir à nos sociétés en crise de valeurs.

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Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Empty Re: Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz

Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 15:04

La réflexion théologique valorise la raison


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A contre-courant des jivaros philosophiques

Le pape Benoît XVI est souvent décrié par les médias qui aimeraient que l’Eglise s’aligne complaisamment sur les modes idéologiques des philosophes postmodernes. C’est mal percevoir cet intellectuel allemand de premier ordre qu’est Joseph Ratzinger, grand spécialiste de la Tradition théologique et mystique, et fin connaisseur de la réforme luthérienne. A contre-courant des jivaros philosophiques, il assume avec brio son rôle de guide et d’éveilleur au service des membres de son Eglise universelle, et il défend avec conviction un type de liberté spirituelle utile à tous.

Une foi – quelle qu’elle soit – dès qu’elle se fait irrationnelle, conduit à des exactions

Benoît XVI donne une place prioritaire à la dimension biblique de la foi ; il a démontré dans ses ouvrages de réflexion sur Jésus qu’il maîtrisait parfaitement les options des différentes écoles exégétiques ayant minutieusement analysé l’enracinement hébraïque du Nouveau Testament. Le pape prend en compte la dimension spirituelle de la foi sans occulter le rôle de la raison. Il a développé cet aspect depuis des années dans son magistère, en particulier à la conférence de Ratisbonne et à celle des Bernardins. Selon lui, une foi – quelle qu’elle soit – dès qu’elle se fait irrationnelle ou déraisonnable, conduit à des exactions, dont les illustrations terroristes ne manquent pas dans l’actualité.

Dans ses interventions hebdomadaires, Benoît revient souvent sur cette réalité du lien entre foi et raison, car dit-il, si la théologie est une science de la foi, cela pose question, du fait que l’on présente si souvent la science et la foi comme antagonistes ! La foi cesserait-elle d’être foi lorsqu’elle devient science ? Et la science perdrait-elle sa crédibilité dès qu’elle est au service d’une meilleure expression de la foi ?

Ce dilemme a mobilisé les esprits au Moyen-Age et a suscité des interrogations fécondes et créatives dans le champ de l’intellectualité. Avec le concept moderne de « science », sacralisé au 19ème siècle, l’approche de la théologie connaît d’autres hésitations. Certains auraient tendance à limiter celle-ci à la seule historicité, minimisant dangereusement la véracité de la symbolique et de la mystique omniprésentes dans le message judéo-chrétien. Le risque serait alors d’entrer dans une approche réductrice du message, laissant de côté toute une dimension riche de potentiel spirituel ; ainsi, en édulcorant la proposition de la foi, on rendrait celle-ci insignifiante. L’enjeu est de savoir bénéficier intelligemment de l’apport des sciences humaines dans les problématiques théologiques, sans perdre de vue que le contenu même de la foi reste l’objectif essentiel de la recherche.


Foi et raison sont en interaction

L’évangile selon St Jean présente le Christ comme « Logos », vérité éclairante. L’être humain en quête de sens a lui aussi son propre logos, sa raison, qui n’est pas en contradiction avec le Logos christique. Foi et raison sont en interaction.

Dans son « commentaire sur les Sentences », Saint Bonaventure distingue entre deux types de raison, une raison constructive et une raison négatrice. Il désigne d’abord la « violentia rationis » la raison tyrannique qui veut tout contrôler, tout définir selon ses seuls critères. Ce mode de fonctionnement de la raison est inconciliable avec la foi et conduit aux abus d’une dictature des idées qui dégénère vite en totalitarisme politique ou religieux.

Le psaume 95 de la Bible hébraïque offre un éclairage à cette impasse babélienne… Lorsque D.ieu dit à son peuple : « Dans le désert, vos pères m’éprouvaient, me mettaient au défi, alors qu’ils voyaient mes actions… ». Cela indique que les croyants ont « vu » Dieu, et qu’ils ressentent son action bienfaitrice, cependant cela ne suffit pas, ils veulent le « mettre à l’épreuve », c’est à dire soumettre sa présence à leur désir, subordonner son message à leur expérimentation.


La pensée unique sévit également par l’exigence de légitimation scientifique

Dans les mentalités modernes, ce diktat de l’expérience est devenu banal. Ce qui ne peut être scientifiquement vérifié est considéré comme sans valeur. Il ne s’agit pas ici de nier les avancées de la science et de la technique, mais d’émettre certaines réserves. Car la pensée unique sévit également par l’exigence de légitimation scientifique, et la tentation est grande d’en faire une caution univoque à des positions éthiques périlleuses.

L’amour vrai ne rend pas aveugle, au contraire il rend voyant !

Certains veulent aussi appliquer cette méthode de légitimation au domaine de la foi, de la symbolique et de la mystique. Or, l’expérience spirituelle nous montre que D.ieu n’est pas un objet de recherche humaine, il est le sujet principal, c’est pourquoi il se manifeste dans la relation ; c’est le propre d’un Dieu de l’alliance, Dieu de relation qui se dévoile dans la gratuité d’un vis-à-vis. C’est là le deuxième mode d’existence de la raison dont parle Saint Bonaventure. Le moteur de la démarche, c’est l’amour. L’amour véritable cherche à mieux connaître, c’est alors que se vérifie le fait que – contrairement au dicton – l’amour vrai ne rend pas aveugle, au contraire il rend voyant !

La foi vivante dotée de cette faculté de percevoir la réalité ultime est stimulée par la raison, et elle incite la raison à s’ouvrir au divin. C’est ainsi que la raison est guidée par l’amour de la vérité qui dépasse inévitablement les limites de l’expérience humaine. Là réside la double garantie du respect du Saint Nom et simultanément, de la dignité humaine.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info


Dernière édition par Lumen le Jeu 18 Juil 2013 - 11:52, édité 1 fois (Raison : correction taille police)

L1234567
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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 16:21

Le Juif Jésus (YESHUA) des évangiles n’est pas le Jésus (ISSA) du coran et des hadiths !


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Yeshua10

A l’époque du multiculturel et du politiquement correct, il est devenu banal d’entendre affirmer, au nom de la « tolérance », que le christianisme et l’islam, l’un autant que l’autre, vénèrent Jésus!

Qu’il soit appelé Jésus ou Issa ne serait qu’un détail sans conséquence, puisqu’il appartiendrait de droit aux deux religions…

Dans la même perspective, sous l’influence de Massignon et de ses émules, l’appellation de civilisation « abrahamique », a remplacé ce que précédemment on nommait civilisation judéo-chrétienne! Les journalistes se réfèrent maintenant aux « trois monothéismes », ce qui permet, au passage, de placer l’islam au même niveau que le judaïsme et le christianisme, laissant croire que la religion de Mahomet (Mohamed) appartient à l’héritage biblique…

Des commentateurs chrétiens n’hésitent pas (par ignorance) à reprendre à leur compte l’expression pourtant spécifiquement islamique de « religions du Livre », qui désigne juifs et chrétiens jugés par l’ultime « révélation coranique ». Alors qu’en fait ni le judaïsme ni le christianisme ne sont une religion du livre, et que seul l’islam donne littéralement au livre du Coran un statut aussi central et sacralisé.

Toutes ces expressions hyperconsensuelles reflètent une idéologie qui gagne du terrain dans les médias et les mentalités, traduisant surtout l’influence fulgurante de l’islam en ce début de troisième millénaire. Actualisation du hadith: « l’islam domine, mais n’est pas dominé… »


Quelle est la logique de ce processus?

L’islam se perçoit comme la religion primordiale. Pour lui, le judaïsme et le christianisme n’en sont que des développements accessoires, et périmés. Les musulmans et eux seuls forment « la meilleure communauté au monde » (3.110)

Car pour le Coran, Abraham (Ibrahim) est le prototype radical du monothéiste, soumis à Allah (3.66), le hânif. Les musulmans et eux seuls sont donc les vrais représentants de cette foi fondamentale d’Abraham dans le monde d’aujourd’hui!

Or la religion de l’Abraham biblique et celle de l’Abraham coranique n’ont pas grand chose de commun. La ressemblance est purement formelle. Si l’Abraham de la Bible est le premier maillon vivant d’une chaîne historique de croyants en la promesse de Dieu, l’Abraham du Coran est un prophète qui proclame une foi intemporelle et abstraite en l’unicité d’Allah. L’Abraham biblique renonce à sacrifier son fils Isaac, (Ismaël, dans le Coran) car le « Dieu des vivants » a en horreur les sacrifices humains.

Mais la relation à Dieu sous forme d’alliance, c’est à dire de réciprocité vivante et confiante, si fondamentale chez les juifs et les chrétiens, est absente dans l’islam. L’Abraham du Coran est le premier « soumis » de toute une série de personnages, Adam, Noé, Jésus, etc. Les prophètes du Premier Testament manquent à l’appel, car le sens du mot « prophète » (nabi en hébreu, rasûl en arabe) n’est pas le même en islam.


Le musulman ISSA (= Jésus?)…

Deux sources décrivent le personnage d’Issa, Jésus musulman : le Coran et les Hadith, les deux ayant autorité et constituant la sunna, la tradition islamique.

Le Coran donne un bref aperçu de sa vie, tandis que les Hadith (collection de dits du prophète Mohamed) précisent son rôle dans la compréhension islamique des temps à venir.

ISSA dans le Coran:

Selon les sourates qui parlent de lui, Issa est un prophète de l’islam parmi d’autres, mais dont l’envergure est particulière. Son message est purement islamique, en relation avec Allah (3.84). Comme tous les prophètes avant lui, et comme Mohamed après lui, Issa n’a pour seul but que de donner la loi de l’islam, et de ce fait, ses disciples appelés chrétiens devraient s’en remettre à cette seule loi (3.50; 5.48) car, au départ, ils étaient naturellement soumis à Allah en affirmant: « nous sommes croyants », en d’autres termes: « nous sommes musulmans » (5.111).

Les Livres

Comme tous les prophètes de l’islam avant lui, Issa a reçu sa révélation de l’islam sous la forme d’un livre (6.90), appelé injil , (déformation de: évangile). La Torah était le livre d’Abraham (!), et le Zabour (psaumes) était le livre de Daoud (David).

C’est pourquoi les juifs et les chrétiens sont appelés les « gens du livre ». (ahl al kitab) Mais la seule religion révélée dans tous ces livres, c’est l’islam (3.18).

La révélation donnée à Issa confirme les prophètes qui l’ont précédé (3.49, 84; 5.46; 61.6). Mohamed lui-même, « sceau des prophètes », a authentifié toutes les révélations antérieures, celle d’Issa incluse (4.47). C’est la raison pour laquelle les musulmans doivent croire dans la révélation que Issa a reçue (1.136) tout en sachant que son livre, injil, a été détourné de sa forme originelle par ses adeptes, et que, de nos jours, seul le Coran est le guide sûr pour accéder à l’enseignement d’Issa!


La biographie coranique de Issa

Selon le Coran, Issa était « Messie ». Il était sous l’influence du Saint Esprit (2.87; 5.110). Il est également présenté comme parole d’Allah (4.171).

La mère de Issa, Mariam, était la fille d’Imram (3.34,35) (cf le Amram de l’Exode) et la sœur d’Aaron et de Moïse (19.28). Elle avait été adoptée par Zakariah (père de Jean-Baptiste) (3.36). Toujours vierge, Mariam donna naissance à Issa, seule dans un lieu désert, non pas à Bethlehem de Judée, mais sous le palmier dattier (19.22s) d’une oasis.
Issa se mit à parler, encore bébé, dans son berceau (3.46; 5.110; 19.30). Il réalisa de nombreux prodiges, comme d’insuffler la vie à des oiseaux d’argile, de guérir les aveugles et les lépreux, de relever des morts (3.49; 5.111). Mais surtout, il annonça la venue de Mohamed (61.6).


Issa n’est pas mort sur une croix

Le Coran rectifie les messages qui l’ont précédé, car « les chrétiens et les juifs ont corrompu leurs Ecritures » (3.74-77; 113). Bien que les chrétiens croient que Jésus est mort en croix, il ne fut en réalité ni tué ni crucifié, et ceux qui affirment la crucifixion sont des menteurs (4.157).

Issa n’est jamais mort, mais a connu une ascension auprès d’Allah (4.158). C’est pourquoi, au jour de la résurrection, Issa en personne portera un témoignage d’accusation contre les juifs et les chrétiens qui ont cru à sa mort en croix (4.159).


Les vrais chrétiens devraient accepter l’islam

De la part des chrétiens et des juifs, il est impardonnable d’ignorer le fait que Mohamed a transmis le Coran comme claire évidence de la révélation d’Allah (98.1). Mohamed était même le cadeau d’Allah aux chrétiens, venu corriger leur mauvaise interprétation et leur déviance. Ils devraient donc accepter Mohamed comme messager d’Allah, et le Coran comme la révélation finale! (5.15; 57.28; 4.47).

Les « vrais » chrétiens étant par définition incapables d’aimer les ennemis de Mohamed (58.22), de ce fait, quiconque s’oppose au message de Mohamed ne peut pas être un vrai chrétien.


Les chrétiens qui refusent ou acceptent l’islam

Quelques juifs et chrétiens sont de vrais croyants, car ils acceptent l’islam, ne parlent ni n’agissent en sa défaveur; mais la plupart, indifférents ou hostiles, sont des transgresseurs (3.109) qui seront châtiés, puisque ceux qui refusent de reconnaître la mission de Mohamed iront en enfer (98.6).

Pour le Coran, il est clair que les musulmans ne devraient « jamais prendre pour amis des juifs ou des chrétiens » (5.51). Ils doivent plutôt les combattre jusqu’à ce qu’ils se soumettent, payent la taxe de dhimmi, et soient humiliés (9.29).

Des centaines de versets coraniques sont de fait consacrés au « jihad dans le sentier d’Allah » (= guerre armée contre les infidèles). On trouve dans ce livre « sacré » plus fréquemment les termes de combattre et de tuer que le mot prier.

Il existe un Livre du Jihad dans toutes les collections de Hadith, ce qui prouve la centralité de ce thème combattant, assimilé à un 6ème pilier de l’islam pour tout un courant historique.


Les croyances des chrétiens

Il est expressément demandé aux chrétiens de ne pas croire que Issa est le Fils de Dieu. La paternité étant perçue sur le plan purement biologique, la transcendante majesté d’Allah est évidemment incompatible avec le fait d’avoir un « fils » (4.172; 25.2). Issa n’était simplement qu’une créature humaine, et un serviteur d’Allah. (4.172; 3.59).

Le Coran accuse les chrétiens de blasphémer, parce qu’ils croient en une famille de dieux: Dieu le Père, Marie la mère, et Issa le Fils… Pourtant Issa a rejeté cet enseignement (5.116). La doctrine de la trinité est une mécréance, et une destinée douloureuse attend inévitablement ceux qui y adhèrent (5.73) car le blasphème mérite les plus sévères sanctions. Les « associateurs » auront un châtiment particulièrement sévère en raison de cette impiété impardonnable aux yeux de l’islam (shirk).


Issa (Jésus) dans les Hadith:

Issa, le destructeur de la chrétienté

La deuxième source officielle de la croyance islamique (aussi importante que le Coran lui-même) considère que le prophète Issa va jouer un rôle important à la fin des temps: il fera la guerre à toutes les religions, jusqu’à leur destruction, démontrant ainsi le triomphe de l’islam…

Dans une tradition, nous lisons que de nouveaux prophètes n’apparaîtront plus sur terre avant que Issa ne revienne, comme un homme de taille moyenne, au teint rougissant, portant deux vêtements légers, des gouttes tombant de sa tête, bien qu’il ne soit pas mouillé. Il combattra pour la cause de l’islam.

Issa « brisera la croix », « tuera les porcs » et abolira la taxe imposée aux infidèles soumis. Allah détruira alors toutes les religions, à l’exception de l’islam. Issa fera disparaître la figure du mal, vivra sur terre durant quarante ans et ensuite mourra. (Sunan Abou Daoud, livre 37,4310).


Quelle est la signification de ces dits?

La croix est le symbole de la chrétienté: briser la croix veut dire: abolir le christianisme. Dans la culture islamique, les porcs sont associés aux chrétiens, et les singes aux juifs; tuer les porcs est donc une manière d’annoncer leur anéantissement. Le retour d’Issa purifiera le monde de l’impureté que représentent les chrétiens aux yeux des musulmans.

Sous la loi islamique, payer la taxe de capitation permet de racheter sa survie et ses biens lorsque l’on fait partie des « gens du livre » (9.29). L’abolition de la taxe signifie donc que le jihad a repris contre les juifs et les chrétiens vivant sous l’islam, et que ceux-ci devraient se convertir sous peine de mort ou d’esclavage.

Telle est donc la tâche finale d’assainissement que le musulman Issa devra accomplir, lorsqu’il reviendra dans les derniers jours!…

Rappelons que le musulman dit plusieurs fois par jour la fatiha, la première sourate du Coran, qui est considérée comme la matrice de toutes les autres. Or dans cette invocation à Allah, il est fait mention de « ceux qui encourent sa colère », c’est à dire les juifs, et de « ceux qui se sont égarés », c’est à dire les chrétiens! (Les commentateurs autorisés du Coran le spécifient traditionnellement ainsi). On voit combien cette incantation répétitive peut ancrer dans les esprits une discrimination religieuse méprisante envers les non-musulmans, ainsi que nombre d’autres sourates du Coran et que certains hadith particulièrement agressifs.


Analyse du musulman Issa (Jésus)

Issa n’est pas une figure historique.

Le Issa coranique n’est pas un personnage historique crédible, car son identité, comme son rôle de « prophète de l’islam », se basent sur de présumées révélations individuelles à Mohamed, ayant eu lieu plus d’un demi millénaire après la vie et la mort du Jésus historique, au sujet duquel seuls les écrits néo-testamentaires sont les témoignages tangibles les plus proches.

Le véritable nom de Jésus n’a jamais été Issa.

La langue maternelle de Jésus était l’araméen. Du temps de son existence personnelle, il a été appelé Yeshua en araméen, puis Jesu en grec. Yeshua est une variante de l’hébreu Yehoshua, qui signifie « Yahvé sauve ».

Yeshua de Nazareth n’a jamais été appelé Issa, le nom que lui attribue le Coran. Issa ne veut rien dire en arabe; Jésus est délibérément privé de son identité.


Jésus n’a jamais reçu un « livre »!

Selon le Coran, un livre a été révélé à Issa, comme aux autres prophètes: c’est l’injil.
Le terme arabe « injil » n’est que la déformation du grec eu-angelion qui veut dire bonne nouvelle ou évangile. Jésus annonçait en effet une bonne nouvelle libératrice de la part de Dieu, dans la ligne de ses prédécesseurs, en se référant à une expression de la période du retour d’exil où une annonce de bonheur avait été faite au peuple d’Israël déporté à Babylone.

L’expression eu-angelion ne se comprend donc pas par rapport à un texte de révélation que Jésus lui-même aurait reçu tout rédigé, et que le Coran appelle « injil ».

Le terme « évangile » n’a été utilisé qu’après la mort de Jésus pour donner un titre biblique aux récits biographiques rédigés par Matthieu, Marc, Luc et Jean comme base de confessions de foi des communautés. C’est sans doute à partir de ces rédactions apostoliques que Mohamed s’est fait cette fausse idée d’un injil comme livre de révélation donné au prophète Issa par Allah..

L’ensemble des prophètes de l’islam dont les noms sont puisés dans les Ecritures hébraïques n’ont pas reçu de livre ou de code de lois. Par exemple les psaumes ne sont pas un livre révélant l’islam, comme le prétend le Coran, mais une collection de chants liturgiques, dont quelques-uns sont de David. Les Israélites qui se référaient alors à la Torah de Moïse n’ont jamais cherché de prescriptions légales dans les psaumes. Ainsi, David ne pouvait pas être un « prophète » au sens coranique du terme, c’est-à-dire un transmetteur de loi; de même, nombre de personnages cités comme tels par l’islam n’ont jamais été des porte-parole d’une loi.


Prophéties bibliques et prophéties coraniques: rien à voir!

La compréhension biblique de la prophétie est totalement différente de celle de Mohamed. Une prophétie n’est pas considérée comme extrait d’un texte céleste préexistant éternellement, à l’instar du Coran, mais comme message de Dieu inspiré à des êtres humains pour un temps et un lieu spécifiques.

Un prophète biblique est une personne vivant dans un contexte précis, à qui Dieu révèle des réalités encore cachées à tous et qui est appelée à agir comme son porte-parole. La variété des textes inspirés dans la Bible montre bien que ceux-ci ne sont pas dictés à partir d’un livre céleste intemporel et an-historique.


Erreurs et anachronismes du Coran

L’affirmation du Coran selon laquelle Jésus ne fut pas exécuté sur une croix n’a aucune base factuelle, et rappelle étonnamment la polémique développée quelques siècles plus tôt par les courants hérétiques hostiles au christianisme naissant.

Or, l’un des points forts orthodoxes sur lequel se rejoignent toutes les sources chrétiennes originelles est précisément la crucifixion de Jésus.

La mère d’Issa est appelée Mariam dans le Coran, et elle est présentée comme la sœur de Moïse et d’Aaron, et la fille d’Imram (en hébreu Amram). Mohamed a visiblement confondu Marie avec la Myriam de l’Exode, treize siècles auparavant!

Le Coran reproche aux chrétiens d’adorer trois dieux: Dieu le Père, le Fils Jésus, et la Mère Marie. Ce qui est une caricature grossière. Il accuse aussi à tort les juifs et les chrétiens de polythéisme. (voir Deutéronome 6.4 et Jacques 2.19a), impiété gravissime.

De nombreuses séquences du Coran évoquent des récits populaires juifs ou chrétiens, et d’autres rappellent la littérature apocryphe datant d’un siècle minimum après la mort de Jésus. Ainsi, le récit coranique de Jésus (Issa) né sous un palmier-dattier est la reprise d’une fiction tardive, de même que celui de Jésus enfant insufflant la vie à des oiseaux d’argile.

Les titres que le Coran donne à Jésus, tels que Messie et Parole de Dieu ne trouvent aucune explication dans la propre logique islamique. Par contre dans la Bible, d’où ils ont été expatriés, ces titres prennent un sens précis, lié à un système théologique cohérent, que le Coran méconnaît totalement.

Le Coran mentionne le Saint Esprit en connexion avec Jésus, utilisant ainsi des phrases extraites de l’Evangile. Ibn Ishak, le biographe de Mohamed, rapporte que, pour ce dernier, l’Esprit est l’ange Gabriel (Jibril), (de même que les sourates 2.97 et 16.02).

C’est pourquoi l’expression biblique « Esprit de Dieu » ou ruah Elohim, ne peut se comprendre qu’à la lumière des saintes Ecritures hébraïques; cela ne correspond en tout cas pas à un ange.

L’allégation coranique selon laquelle Jésus aurait annoncé la venue de Mohamed (61.6) semble fondée sur une lecture complètement reformulée de Jean 14.26, un passage qui se réfère à la venue du Saint-Esprit.

Les Ecritures saintes hébraïques étaient la bible de Jésus. Il a toujours affirmé leur autorité et leur pertinence, et il a prêché à partir de leur message théologique. C’est en fonction de ces mêmes Ecritures que Jésus a reconnu et présenté Dieu comme Adonaï Elohim, le Dieu d’Israël. Il n’a jamais appelé Dieu Allah, nom d’une divinité païenne arabe dont le culte existait à la Mecque bien avant Mohamed (son propre père, mort avant sa naissance, se nommait d’ailleurs Abd allah = serviteur d’Allah).

Les développements narratifs de la Bible sont riches de détails historiques souvent confirmés par la recherche archéologique. Ils recouvrent plus d’un millier d’années et révèlent un long processus de créativité culturelle.

A l’opposé, l’histoire religieuse du Coran ne s’appuie sur aucun support archéologique; les récits fragmentaires et discordants qui la composent n’offrent jamais le reflet de cultures historiques. Aucune localisation possible de l’Israël ancien n’y est mentionnée, et le nom de Jérusalem, si central dans la Bible, n’y apparaît jamais!

La plupart des événements prétendument historiques relatés dans le Coran n’offrent aucune possibilité de vérification indépendante. Ainsi, on nous explique qu’Abraham et Ishmaël ont construit la Kaaba à la Mecque (1.127) mais il n’y a aucun support historique à cette affirmation. Le texte biblique original, antérieur de plus de mille ans, ne place Abraham dans aucun lieu proche de l’Arabie.

Le Coran, écrit par étapes à partir du 7ème siècle de notre ère, et dont les sourates innombrables ont été finalement sélectionnées et peut-être reformulées par Othman (modifications jusqu’au 10 ème, selon Mondher Sfar) n’est pas crédible lorsqu’il parle de Jésus Christ. Il n’est pas compétent en histoire biblique, contient de nombreux contresens historiques, et ne peut donc faire autorité en la matière.


Appropriation, par l’islam, de l’histoire du judaïsme et du christianisme

A la lumière des événements ultérieurs, on peut analyser la prétention selon laquelle l’islam est la religion primordiale et les prophètes antérieurs à Mohamed déjà musulmans: cela s’appelle une appropriation abusive au profit de l’islam. Cette captation d’héritage spirituel prive le judaïsme et le christianisme de leur propre histoire.

N’oublions pas que de nombreux sites bibliques, comme les tombeaux des patriarches hébreux et le Mont du Temple, sont réclamés par l’islam comme étant des sites islamiques, et non pas juifs ou chrétiens (le Coran nous raconte qu’Abraham était le prototype du croyant de l’islam. D’où la revendication d’une Palestine arabe et musulmane, sans tenir aucun compte des bénéficiaires historiques de la Promesse, les Juifs).

Il est vrai que sous la loi islamique (le waqf), après la sortie des Arabes d’Arabie et l’invasion de la Terre sainte, les juifs et les chrétiens ont effectivement été bannis de ces sites chargés de mémoire juive et chrétienne exclusivement.

Le rôle des Ecritures hébraïques dans le christianisme n’a pas de parallèle avec la place que l’Islam donne à la Bible
Il y a une différence fondamentale entre l’attitude chrétienne vis-à-vis des Ecritures hébraïques et l’attitude musulmane envers la Bible. Les chrétiens acceptent telles quelles les Ecritures hébraïques, qui étaient celles de Jésus et de ses apôtres, et celles de la primitive Eglise, entièrement juive.

L’essentiel de la foi chrétienne s’appuie sur elles, et les concepts essentiels tels que Messie, Esprit de Dieu, Royaume de Dieu, salut, etc, s’enracinent profondément dans la tradition biblique. L’Eglise a même excommunié l’hérésiarque Marcion qui voulait exclure la Bible hébraïque du Canon des Ecritures!

Dans les temples et les églises, on lit chaque dimanche les mêmes Ecritures hébraïques que celles lues le samedi dans les synagogues. Les prêtres et les moines prient les psaumes chaque jour, louange typiquement juive.

Au contraire, la façon qu’a l’islam de traiter la Bible est d’une arrogance insupportable : d’un côté le Coran prétend « confirmer » les révélations précédentes, en même temps il n’accorde strictement aucune place au contenu réel de la Bible.

En déclarant sans aucun argument précis que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs Ecritures, le Coran cherche surtout à couvrir ses fantaisies historiques et théologiques. Il est très rare que les étudiants musulmans connaissent quelque chose des textes ou de la théologie bibliques, les imams ne lisent jamais la Bible et ils restent ainsi enfermés dans leur autoproclamation coranique sans aucun repère critique.


Quelques voix contemporaines à propos de Jésus:

Yasser ARAFAT, dans une conférence de presse aux Nations Unies en 1983, a appelé Jésus :

« le premier fedayin palestinien qui a porté l’épée » (c’est à dire: qui a combattu pour l’islam).

Sheik Ibrahim Mahdi, employé de la télévision de l’autorité palestinienne a déclaré en direct en avril 2002:

Les juifs attendent le faux messie juif, tandis que nous attendons, nous, Jésus, paix sur lui. Les mains pures de Jésus feront trépasser le faux messie des juifs. Où? En Palestine!

Shamim A. Siddiqi, écrivain, New York, a récemment exposé la définition classique de l’islam:

Abraham, Moïse, Jésus et Mohamed, étaient tous des prophètes de l’islam. L’islam est l’héritage commun de la communauté judéo-christiano-islamique des Etats Unis, et établir le royaume de Dieu est la tâche commune des trois religions abrahamiques. L’islam était la foi, l’art de vivre des juifs et des chrétiens, mais ceux-ci les ont perdus dans des innovations humaines. Maintenant, les musulmans désirent remémorer la vraie religion à leurs frères et sœurs juifs et chrétiens. Ce sont les faits de l’histoire!

Le négationnisme historique est un stratagème de l’apologétique islamique: en se présentant comme une confirmation du judaïsme et du christianisme, l’islam peut mieux les rejeter et les supplanter ensuite. Embrasser pour mieux étouffer.

Ce qui est affirmé dans une parodie de respect n’est ni du judaïsme, ni du christianisme, c’est une récupération pour mieux phagocyter l’ensemble, et finalement promouvoir Jésus et Moïse comme prophètes musulmans.

C’est souvent l’arrière-pensée des musulmans qui fréquentent le « dialogue interreligieux », car par ces discussions de salon pour naïfs, l’islam peut ainsi baliser la reconversion des juifs et des chrétiens vers « la vraie religion », dans le sens où Siddiqi parle de « tâche commune des juifs et des chrétiens dans l’établissement du royaume de Dieu aux USA », ce qui, pour lui, veut dire promouvoir ensemble la sharia et l’ordre islamique!


Conclusion:

Le Jésus du Coran, appelé Issa, est le résultat conjoint de l’imagination, de la fiction et de l’ignorance. Quand les musulmans vénèrent ce Issa, ils ont en tête quelqu’un qui n’a rien à voir avec le vrai Jésus, premier né de Marie, fils d’Israël, lié à l’histoire biblique. Le Issa du Coran est basé sur des affirmations non historiques émanant de légendes caravanières de l’Arabie du 7ème siècle.

Pour l’immense majorité des croyants musulmans, Issa est le seul Jésus qu’ils connaissent. Mais quiconque accepte ce Jésus islamique accepte aussi le Coran et la religion de Mohamed. En faisant du Jésus des évangiles Issa, un prophète de l’islam, les musulmans réduisent à néant l’existence propre du christianisme, comme ils l’ont fait du judaïsme en vampirisant Abraham, Moïse et David.

Selon les hâdith, la fin des temps verra ce Issa combattant venant détruire la foi chrétienne et faire de l’islam la seule religion triomphante dans le monde entier. Issa en personne démontrera la désobéissance des juifs et mettra les chrétiens en accusation pour les condamner à l’enfer en raison de leur croyance à la crucifixion et à l’incarnation.

L’acte final du musulman Issa reflète bien la stratégie apologétique qui consiste à remplacer le vrai Jésus historique, le Yeshua pacifique, par un clone agressif de Mohamed, de sorte que rien ne subsiste en dehors des visées planétaires de l’islam. L’altérité ne fait pas partie du paysage culturel de l’islam.

Reproduction autorisée, et même vivement encouragée, avec la mention suivante et impérativement le lien html ci dessous :
© Abbé Alain René Arbez, prêtre catholique, Genève, pour www.Dreuz.info, en collaboration avec les travaux en islamologie de Révérend Mark Durie, prêtre anglican (Australie).


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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 16:55

Ne pas réguler les flux migratoires en Europe ?


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Les instances officielles persistent dans le déni

L’affreux attentat de Londres commis par des musulmans nigérians relance la question hypersensible de l’immigration en général et de l’accueil des réfugiés en particulier. Alors que les agressions islamistes anti-occidentales et/ou anti-chrétiennes se déplacent de plus en plus sur le continent européen, les instances officielles civiles et religieuses persistent à se positionner dans le déni. Si la libre circulation des personnes et des biens est admise – dans les démocraties occidentales, mais en revanche assez peu ailleurs – une problématique lourde s’est imposée à nous depuis trente ou quarante ans.

Car il est clair que, de plus en plus, la coexistence entre groupes humains de cultures et de religions différentes pose des problèmes dans la vie quotidienne de nos pays démocratiques historiquement issus de la tradition judéo-chrétienne. Chaque jour apporte son lot aggravé de faits divers préoccupants en France, en Grande Bretagne, en Allemagne, aux Pays Bas, dans les pays scandinaves, en Italie, en Espagne. Attentats, petite et grande délinquance, réseaux étrangers mafieux, agressions, zones de non droit en extension, revendications envahissantes, nul ne peut plus nier que ces phénomènes ont un lien direct ou indirect avec ce que recouvre l’immigration.

Concernant la question sensible des demandeurs d’asile et des immigrés légaux ou illégaux – évidemment sujette à récupérations politiciennes diverses – le fait est que ce sujet controversé ne peut plus être abordé sous le seul angle politiquement correct des « droits de l’homme ».

Certes, les consciences humanistes sont interpellées à juste titre par les recommandations des instances internationales qui reconnaissent la détresse des réfugiés, lorsqu’ils sont chassés de leur pays par la guerre civile, les violences ou la discrimination. En 2012, ce sont les chrétiens qui ont été le plus persécutés et maltraités dans le monde. Pensons entre autres aux chrétiens persécutés en Irak, en Egypte, au Pakistan, en Afghanistan et ailleurs.

Les obligations éthiques d’accueil dans des pays disposant de ressources vont de soi, dans ces cas dramatiques. Mais lorsque certains discours, (logique de gauche ou angélisme ecclésiastique) tendent à globaliser par avance les problématiques migratoires dans un registre victimaire et compassionnel, à écarter d’emblée tout discernement des situations, et donc toute maîtrise des flux incessants, il y a de quoi s’interroger. Sous le vocable de réfugiés et d’immigrés se cachent des réalités bien différentes.

En effet, année après année, des personnes ou des familles arrivent en masse dans les pays d’Europe. Il devient urgemment impératif de ne plus offrir systématiquement cet accueil sans analyse. S’il est vrai qu’une proportion significative d’individus et de groupes fuient des conjonctures de misère, de guerre, de persécution, d’autres – les plus nombreux – viennent simplement tenter leur chance dans des économies plus généreuses où les aides sociales sont – encore pour un temps – automatiques et généreuses. D’autres ont ouvertement la prétention d’islamiser les territoires occidentaux appartenant selon la logique antagoniste du coran au Dar al harb (domaine de la guerre).

Car depuis environ une quarantaine d’années, des millions d’individus venant majoritairement de pays musulmans ont migré et se sont installés dans les cités des nations européennes de civilisation judéo-chrétienne. Un tel transfert de peuplement allogène en si peu de temps ne s’était jamais produit auparavant sur le vieux continent. Les conséquences de ces colonies massives de peuplement en période de dénatalité occidentale n’ont pas su être prises en considération par les dirigeants auxquels les citoyens ont confié la défense de leurs personnes et de leurs biens. Il apparaît par ailleurs que nos pays occidentaux – en temps de crise et de resserrement des budgets – n’ont pas les moyens d’accueillir « toute la misère du tiers-monde » selon la célèbre formule rocardienne.

Ne faudrait-t-il pas plutôt augmenter significativement les aides européennes, avec contrôle sur place, dans les pays qui cherchent réellement à se doter de structures productives pour assurer un avenir décent à leur jeunesse? Ne faut-il pas multiplier d’urgence les expériences de commerce équitable, afin de donner de nouvelles opportunités aux paysans des pays pauvres et d’en consolider le développement durable? Des partenariats de solidarité efficaces nord-sud ne devraient-ils pas remplacer ces déplacements de populations qui déstabilisent les sociétés occidentales ?

Il s’agit par conséquent de préciser quels paramètres humains, économiques et culturels on doit aujourd’hui sélectionner pour répondre au défi éthique de « l’accueil de l’étranger ». On se doit d’apporter des réponses adéquates en prise avec la réalité et dont le coût économique soit soutenable pour les contributeurs des pays d’accueil concernés.

Assez fréquemment, surtout au moment des votations, les Eglises répercutent avec plus ou moins de pertinence les directives que l’Ecriture sainte nous adresse en ce qui concerne « l’accueil de l’étranger ». On fait appel à de grands principes, mais dans un langage souvent en déconnection avec les réalités concrètes du terrain. Or, si l’on regarde à la manière d’un slogan idéologique et affectif ce que recommande la Tradition judéo-chrétienne en matière d’accueil de l’étranger, le risque est grand de perdre de vue les critères appropriés à l’actualité et à ses enjeux. Car la maîtrise des flux d’immigration est un devoir pour des pays qui se veulent souverains.

Les textes bibliques sont une ressource incomparable pour nous éclairer, certes, mais on doit aussi les contextualiser ! Hospitalité, accueil, solidarité, les hommes et les femmes de la Bible savent de quoi ils parlent. Dans un tout autre environnement que celui de nos nations modernes, ils ont migré il y a quatre mille ans du Croissant fertile vers les terres de Canaan. Ces régions d’Orient ont longtemps connu toutes sortes de mouvements de peuples dans de grands espaces où sédentarité et itinérance ne correspondaient pas à ce qu’il en est aujourd’hui dans le cadre moderne d’états-nations référencés par l’ONU et marqués par des cultures religieuses ou politiques particulières.

Dans l’histoire d’Israël, on sait qu’à certaines périodes de vaches maigres, des tribus sont parties travailler en Egypte. L’épisode fondateur de l’Exode est issu de cette situation d’un peuple aux prises avec les conditions de vie du pays d’accueil devenues insupportables et captatrices de son avenir.

Avec compassion, rapporte l’Ecriture, le Dieu d’Abraham et de Moïse a pris parti pour les Hébreux devenus esclaves, et il les a aidés, non pas à s’assimiler en devenant comme des Egyptiens, mais à conquérir leur propre destin en regagnant librement leur terre, une terre de promesses, dont ils prendraient en mains le développement sur des bases éthiques.

A partir d’un pacte, Dieu encourageait ce peuple à s’approprier son histoire et à préserver son identité spirituelle dans son espace civilisationnel. Ce qui a été encore confirmé lors du retour d’exil de Babylone vers Jérusalem et la reconstruction du Temple.

Dans la foi biblique, l’être humain est « image de Dieu », par conséquent le respect de la dignité humaine est à la base même de la charte de l’alliance. On saisit pourquoi la qualité d’accueil de l’immigré en terre d’Israël est si fortement soulignée dans les Ecritures:

« Tu ne maltraiteras pas l’étranger, et tu ne l’opprimeras pas, car vous avez vous-mêmes été étrangers au pays d’Egypte ». (Ex 22/21)

Et encore :

« Cet étranger qui vit chez vous, vous le traiterez comme un natif du pays, comme l’un de vous. Tu l’aimeras comme toi-même ». (Lv 19/33)

Faut-il préciser, pour éclairer les débats d’aujourd’hui, qu’un étranger était accueilli et respecté dans le cadre obligatoire d’une réciprocité qui fait défaut de nos jours. On lit en Ex 12/49 : « La même loi existera pour l’indigène et pour l’étranger en séjour au milieu de vous ! »

C’est avec cet éclairage volontariste qu’il faut comprendre l’appel d’ouverture lancé par Jésus à ses disciples : « J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ! » (Mt 25/35)

Si tout étranger s’attendait à être traité dignement, il devait en retour respecter les lois et coutumes d’Israël, pays d’accueil, c’est-à-dire renoncer à imposer à ses hôtes ses propres coutumes. Les prophètes étaient certainement les premiers à dénoncer l’égoïsme des fils d’Israël quand il le fallait, mais ils refusaient aussi vigoureusement l’importation de coutumes allogènes dangereuses pour la cohésion spirituelle des habitants légitimes du pays.

Les multiples croyances issues du paganisme étaient en effet incompatibles avec les valeurs de la Tradition biblique, où sagesse et prophétie excluent que soient idolâtrés le pouvoir, l’argent, le sexe. Ainsi furent interdites toutes formes de magie et superstition, néfastes pour l’être humain, seul le Dieu des pères étant le garant de la justice et de l’harmonie sociale. Même si des règles de vie en commun instauraient des limites préventives, l’hospitalité envers l’hôte de passage prévalait et il n’y eu pas de xénophobie dans la tradition d’Israël. Pensons aux épisodes de Naaman le Syrien ou d’Elie chez la veuve de Sarepta.

On le constate, le recours à l’asile existe déjà dans la Bible : Moïse l’a institué en établissant six cités-refuge afin de permettre par exemple à un homme poursuivi pour un crime involontaire d’échapper aux châtiments expéditifs. Il parlait par expérience! Le livre d’Isaïe nous donne également une belle illustration de ce droit, lorsqu’il est question d’accueillir les rescapés des massacres du royaume voisin de Moab. (Is 16/3)

Très tôt, l’Eglise chrétienne a confirmé et recadré ce recours biblique à l’asile dans son droit canonique et le code de Théodose en garantit les modalités, même si à partir du Concile de Tolède (7ème siècle) des restrictions y sont apportées pour lutter contre certains abus.

Concernant l’accueil des étrangers, migrants et réfugiés, au 21ème siècle, l’enseignement de l’Eglise offre un éclairage équilibré. Contrairement à certains discours politiciens et démagogiques, le Magistère manifeste le souci de faire coexister les droits et les devoirs, afin d’éviter les dérives à sens unique.


Relisons à ce sujet le § 2241 du catéchisme de l’Eglise catholique :

« Les nations les mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de la sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine.

Mais n’oublions pas les lignes qui suivent :

Les autorités politiques peuvent, en vue du bien commun, subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs des migrants à l’égard du pays d’adoption.

L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges. »

La prééminence gauchie, dans ce qui subsiste de nos états-providence, d’une prétention idéologiquement « multiculturelle » prédisposée à tout accepter, suscite de graves questions pour l’avenir. Car si l’identité culturelle et spirituelle du pays d’accueil s’efface peu à peu au profit d’un relativisme flou à géométrie variable avec un déferlement de coutumes ingérables, l’idée même d’intégration des étrangers perd tout sens. S’intégrer à quoi lorsque les références ancestrales ont été diluées par des apports extérieurs?

Elles sont nombreuses les banlieues de France, d’Angleterre, d’Allemagne, d’Italie où ce sont les autochtones qui doivent maintenant se faire « intégrer » par les nouveaux habitants venus d’ailleurs et occupant tout le terrain sans ménagement. Des autochtones qui doivent – chez eux – se faire accepter par des étrangers ayant imposé leur loi et leurs coutumes et abusant de revendications sans limites…

Autant il est intolérable que soient méprisées par préjugé les personnes appartenant à d’autres cultures, autant il est inacceptable que les autochtones soient continuellement culpabilisés et pressurés. Les moyens d’expression démocratiques sont là pour que le peuple formule ses exigences aux dirigeants qu’il a portés au pouvoir.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 17:16

Il est dangereux de se convertir au Christianisme


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Un docteur en droit islamique enseignant à l’Université Al Azar (Egypte) a vécu un jour une expérience mystique qui allait bouleverser sa vie. Dans un songe, il voit le Christ rayonnant de lumière venir vers lui en lui tendant la main. Déstabilisé mais attiré, il lit alors la Bible et les Evangiles, ce que les musulmans ne font jamais, (bien qu’ils affirment que le Coran couronne les deux Ecrits) et il découvre la foi judéo-chrétienne comme un horizon totalement nouveau pour son avenir et pour la résolution des conflits inter-ethniques dans le monde.

Or ce jeune homme vient d’une famille du Caire honorablement connue et estimée, et lorsque son père apprend « l’apostasie » de ce fils qui brise sa réputation, il fait aussitôt irruption avec une arme pour le tuer et noyer l’outrage dans le sang. Le fils échappe à la fureur de la famille et s’enfuit de justesse en Afrique du Sud. De là il gagne les Etats Unis où ayant reçu le baptême dans une communauté chrétienne, il s’établit comme expert en droit islamique et en civilisation arabo-musulmane. Il rédige sa prise de conscience, et fait ensuite des tournées en Amérique et en Europe pour témoigner de sa foi, après avoir pris le nom de Gabriel.

En Europe, des itinéraires similaires existent de plus en plus, même si les circonstances sont moins spectaculaires. L’Eglise catholique accueille chaque année de nombreuses personnes venant de la tradition musulmane et ayant demandé à devenir chrétiennes. Mais l’accompagnement se fait avec discrétion, car même en France, en Suisse ou en Allemagne, les risques de confrontation violente avec la famille demeurent.

Les catéchumènes d’origine musulmane voient quant à eux leur entrée dans l’Eglise inscrite dans un registre spécial et bénéficient d’un suivi adapté qui les protègent du regard agressif de leurs anciens coreligionnaires. En islam, la religion est démonstrative et se manifeste par des rituels précis où l’exercice des injonctions coraniques se double de plus en plus d’une affirmation identitaire forte.

En catholicisme, la démarche est assez différente, la spiritualité n’étant pas articulée selon la même logique, et certains convertis ressentent clairement le besoin de l’enracinement et du lien communautaire. En effet, passer de la religion d’Allah à celle du Dieu de la Bible n’est pas sans conséquences ! Ce lien de la koinonia christique n’est pas celui de la oumma islamique ; l’anthropologie biblique n’est pas l’anthropologie coranique, et les valeurs prioritaires ne sont plus les mêmes.

On ne sait pas exactement combien de personnes issues de l’islam se convertissent sur une année. Selon « le Parisien », dix musulmans feraient le pas vers la foi chrétienne chaque jour en France, pays de forte présence islamique. Mais les mosquées annoncent le même chiffre de convertis dans le sens inverse, il est donc bien difficile d’avoir une idée précise de ces mouvements d’appartenance.

Ces conversions de plus en plus fréquentes au christianisme se font dans l’Eglise catholique, dans l’Eglise protestante, et significativement dans les communautés  évangéliques.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 17:33

Souvenez-vous de Kaybar !


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On nous annonce une série télévisée  à la gloire de l’islam intitulée « Kaybar »…

En 2002, à Bali, une puissante bombe déposée dans un lieu de vacances bondé d’Occidentaux faisait plus de 200 victimes et des centaines de blessés.

Or, au début de son procès devant la Cour de Justice indonésienne, Amrozy Bin Nur Hasin, auteur du carnage et membre de la Jemaa islamiyah, s’écria, avec un sourire étrange: « Juifs, vous vous souviendrez de Kaybar ! ».

Pourquoi faudrait-il se souvenir de Kaybar ?

A l’époque de Mahomet, Kaybar était une oasis au milieu du désert, peuplée de cultivateurs juifs qui avaient fait revivre ce coin de désert grâce à d’ingénieux systèmes d’irrigation.

Le prophète chef de guerre s’en empara en 628 ; par calcul, il autorisa les juifs à rester chez eux et à pratiquer leur foi, mais en contrepartie d’une lourde taxe permanente et du prélèvement du 50% de leur production dans les potagers et les palmiers-dattiers.

Le prédateur s’empara également de Safyia, une belle femme juive de Kaybar repérée par lui parmi ses nombreuses prisonnières devenues esclaves et soumises à ses caprices sexuels.

Peu après, les chrétiens de Najrân subirent exactement le même type de racket que l’épisode de Kaybar.

Mais comme Mahomet avait déclaré avant de mourir: « On ne devra pas laisser deux religions exister côte à côte sur la péninsule d’Arabie », dès 640 le calife Omar s’empressa d’exproprier et d’expulser d’Arabie tous les non musulmans. Cette terre, initialement habitée et mise en valeur par des juifs et chrétiens devint l’espace sacralisé exclusif du Beau Modèle, et ce, jusqu’à nos jours.

Tous ces événements furent aussitôt considérés par la sharia comme fondateurs de la pratique du djihad et firent jurisprudence auprès des cadis pour le statut des « dhimmi », (juifs et chrétiens). C’est bien à partir de Kaybar que la discrimination fut officiellement instituée envers les impies et les mécréants.

On comprend alors mieux la répartie sarcastique du criminel Amrozy, jugé à Bali pour ses crimes anti Occidentaux et anti juifs, puisque Kaybar avait été effectivement la référence redoutable qui déciderait du sort des multitudes d’ «infidèles» lors des conquêtes musulmanes de leurs territoires.

Les conséquences criminogènes de cet épisode conquérant ont démontré leur évidente nocivité au cours des siècles, et cela fonctionne encore à l’identique aujourd’hui dans le mental des attaquants islamistes. Kaybar symbolise la mort annoncée de régions entières d’Orient et d’Asie, autrefois habitées par des populations juives et chrétiennes florissantes.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 17:44

Pentecôte pour les Juifs et les Chrétiens


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Nous vivons dans un environnement où subsistent, en raison de l’histoire, (est-ce encore pour longtemps) des fêtes issues de la tradition judéo-chrétienne qui a marqué culturellement nos pays occidentaux depuis des siècles. Ces fêtes ont rythmé la vie des familles et des peuples et la nouvelle configuration liée à l’immigration islamique et à ses exigences grandissantes accélère visiblement l’érosion de ces repères multiséculaires.

Il y a évidemment plusieurs manières d’interpréter la laïcité, et il est affligeant de constater que pour certains politiciens, il s’agit trop souvent de niveler et d’uniformiser par le bas. Cependant, viser le plus petit dénominateur commun en matière de spiritualité est en fin de compte une insulte aux générations à venir.

Des décideurs promeuvent les arts et la culture non européenne par des expositions ou par la réalisation dispendieuse de musées tout en n’accordant aucun intérêt à ce qui a forgé l’âme des cultures non seulement d’Occident mais aussi d’Orient, leur terreau d’origine. Pourtant, ces traditions festives, comme supports spirituels collectifs ont encadré durant des siècles un humanisme créatif dans de nombreux domaines (et que beaucoup d’intellectuels osent encore présenter comme des symboles de l’obscurantisme et de la régression).

La Bible reste un best-seller mondial, mais est-elle vraiment lue, et comprise ? En Occident, en tout cas, la culture religieuse de base s’est effondrée. L’homme de la rue ne sait pas grand-chose des personnages bibliques et encore moins des fêtes religieuses juives ou chrétiennes qui scandent le calendrier de ses congés annuels. A une fillette à qui l’institutrice demande ce qu’est le carême, celle-ci répond : « c’est le ramadan pour les chrétiens ! ».

La Bible et les fêtes religieuses qui en découlent ne sont pas que des particularismes juifs ou chrétiens. Véhiculés au cours des siècles par les Communautés israélites et les Eglises, ce sont des instruments mémoriels de l’histoire humaine et des vecteurs essentiels pour le développement personnel et pour le vivre-ensemble.

Par exemple, la Bible hébraïque offre un puissant écho aux découvertes et aux avancées de nos lointains ancêtres. Lorsque dans l’Orient ancien les groupes humains dits primitifs ont passé de la cueillette à l’agriculture, et de la chasse à l’élevage, des étapes de civilisation décisives ont été franchies. Le nomadisme et la sédentarisation ne se sont pas annulés et ont évolué vers une nouvelle organisation. Les pratiques religieuses de sacrifice (avec les premières gerbes de blé ou les premiers agneaux dans l’Israël antique) témoignent du passage d’un culte de la nature à la prise de conscience d’une histoire. Et cette humanisation s’est opérée dans l’approfondissement de la présence d’un Dieu qui appelle à une relation d’alliance exigeante. Un Dieu « ami des hommes », au contraire des divinités en vogue à l’époque, et qui offre des règles de vie commune à un peuple pouvant s’identifier par une charte interactive. L’éthique des dix paroles incite à honorer Dieu en respectant le prochain, mais surtout les plus faibles, la veuve et l’orphelin, et l’étranger de passage.

La Pentecôte juive (shavouot) est l’expression, remaniée après le retour d’exil, de ces très anciennes traditions, réactivées par une connexion à la Pâque (sortie d’Egypte) et à la Torah. Pentecôte (du grec pentekostè) veut dire cinquante. Parce que précisément le Deutéronome dit : « Tu compteras sept semaines à partir du commencement de la moisson…Tu célébreras la fête des Semaines pour le Seigneur ton Dieu… »

Le rabbi Yeshua (Jésus) a célébré en famille puis avec ses disciples ce pèlerinage de Shavouot à Jérusalem, qui rassemblait des foules venues de toute la diaspora. La fête célébrait en Yahvé le Dieu créateur qui bénit son peuple par les moissons et les agneaux, mais aussi celui qui libère des servitudes et offre les mitsvot, les commandements, pour guider la nation sacerdotale vers la sainteté. La notion d’histoire naît de cette responsabilisation étrangère à tout fatalisme.

Ce lien entre les moissons et la Torah était très présent dans l’enseignement de Jésus. Il a souvent invité ses coéquipiers à « prier le Maître de la Moisson d’envoyer des ouvriers pour y travailler… ». La « moisson » en question semblait urgente, car elle avait pris peu à peu, vu les difficiles circonstances historiques en Eretz Israël, un sens symbolique et apocalyptique, une évocation des derniers temps où tout devait changer par l’intervention de Dieu ou de son Messie.

Le « Maître de la Moisson » suggère donc le jugement dernier, où Dieu recueille avec soin toutes les belles actions des hommes dans le monde pour en faire des gerbes de lumière à engranger dans ses greniers éternels. « Shema, Israël ! Ecoute Israël, le Seigneur ton Dieu est l’Unique ». Il est vrai que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi d’une Parole de vie. Jésus croyait à ces germinations spirituelles de la sagesse biblique dans la conscience des hommes sincèrement en recherche de vérité. On comprend pourquoi, avec cette perspective d’une moisson généreuse, il comparait sa propre destinée à celle du grain de blé mort en terre pour donner cent fois plus de fruit.

L’ensemencement des cœurs par la Torah et les béatitudes du rabbi ont continué jusqu’à nos jours. Dieu est invisible, il est Esprit, mais il est présence agissante. C’est la Ruah HaKodesh dont nulle institution humaine ne saurait limiter la liberté d’inspiration.

Les premières communautés de juifs ralliés à Jésus n’ont pas eu de difficulté à faire le lien entre la Pentecôte de leurs ancêtres – fête des moissons et accueil de la Torah – avec le message pascal de mort et résurrection du Maître. Victoire de l’amour sur l’injustice, don de l’Esprit au-delà des clivages..

Ezekiel avait annoncé aux juifs de retour à Jérusalem le projet de Dieu: « Je mettrai ma Loi dans vos cœurs ». La relation à la Torah ne serait pas extérieure mais intérieure à chaque croyant. C’est ce que les apôtres de Jésus ont expérimenté, dans l’Esprit, lors d’une Pentecôte où tous les participants qui entendaient le message évangélique le comprenaient dans leur propre langage et leur culture spécifique.

Si Jésus avait préparé ses disciples à son départ de ce monde, c’était pour les initier au fait que sa présence ne serait plus perceptible ; mais que tout ce qui le reliait au Père serait toujours agissant en eux.

Il y a dans l’Ecriture d’autres exemples de ce passage de relais. Ainsi après la mort de Moïse, Josué prend la responsabilité de conduire le peuple vers la Terre promise. Lorsque Elie est enlevé au ciel dans un char de feu, Élisée son disciple reçoit son esprit pour assurer la suite. Dans l’évangile de Jean, nous voyons Jean le Baptiste désigner celui qui poursuivra son action de sensibilisation aux temps nouveaux en précisant qu’il est plus grand que lui…

Dans le même évangile de Jean, compilation de réflexions théologiques déjà élaborées, on peut lire que le même Jean Baptiste s’écrie lors du baptême de Jésus dans le Jourdain : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe ».

Il est vrai que dans l’iconographie, la colombe est souvent la représentation de l’Esprit Saint. Cela n’est pas dû au hasard, puisque dans le livre de la Genèse, c’est la colombe qui vient annoncer la fin du déluge et le départ d’une nouvelle création. Ce message de paix universelle est symbolisé par le rameau d’olivier. Mais la colombe exprime aussi le fait que l’Esprit de Dieu est discret. Il murmure au coeur de chaque être humain, il ne s’impose pas, il n’entre pas par effraction. C’est la douceur et la paix de la relation intime avec Dieu.

La Pentecôte juive et la Pentecôte chrétienne ont chacune – dans leur parenté différenciée – des valeurs de vie intérieure et de prise de conscience à transmettre. Tout comme Yom Kippour, Hanoukka, Pessah, Shavouot, ainsi que Noël, Pâques et Pentecôte.

Alors que la réalité des racines judéo-chrétiennes de l’Europe est officiellement niée et parfois dénigrée, les débats sur la laïcité et sur la place des traditions religieuses ancestrales dans nos sociétés, doivent prendre en compte cette dimension de la spiritualité, car c’est bien souvent la seule réserve d’oxygène pour affronter les innombrables défis qui nous attendent.

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 18:12

Pour ramadan, les Juifs sont au menu de l’iftar


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Khybar10

Vous connaissez Al Djazeera. C’est la sympathique et modérée chaîne d’information qui appartient à notre ami, l’émirat du Qatar, tout comme la chaîne Bein Sport et le club de football Qatar Saint Germain. C’est une chaîne qui a longtemps abrité les charmantes diatribes de Youssouf Al Qaradawi, principal prêcheur des Frères musulmans, et admirateur d’Adolf Hitler, mais depuis que les Frères musulmans ont quelques difficultés du côté du Caire, la chaîne devient encore plus sympathique et modérée. C’est promis. C’est juré. C’est ce qu’a dit le nouvel émir du Qatar, qui vient de remplacer son père, l’ancien émir du Qatar. Mais que doit faire une chaîne sympathique, modérée, et musulmane en période de ramadan : distraire ses téléspectateurs musulmans après la rupture du jeune, pardi ! Et qu’est-ce qui distrait les téléspectateurs musulmans après la rupture du jeune : un programme qui permet de se rassembler autour de la possibilité de « bouffer du Juif ».

Ce programme est un feuilleton, qui va durer tout le temps du ramadan, et qui va sans doute attirer de nombreux spectateurs musulmans répartis sur les cinq continents, puisqu’Al Djazeera bénéficie d’une diffusion planétaire. C’est un feuilleton qui va faire tout particulièrement plaisir au Proche Orient, où une bonne soirée islamique n’est jamais vraiment une bonne soirée islamique si on ne rêve pas de voir quelques Juifs, morts bien sûr. C’est un feuilleton qui va faire plaisir en Europe où dans les milieux islamiques, on aime beaucoup les Juifs, morts, cela va de soi.

Le programme s’appelle Khaybar, du nom de la ville où d’après le Coran, les musulmans ont massacré des Juifs par centaines en 628. Une version française sera, j’espère, diffusée sur le net à l’attention de tous les partisans d’opérations contre le « blocus de Gaza », et elle pourra alors être mise en ligne pour les militants d’Europalestine : le Mavi Marmara était chargé de gens qui scandaient le slogan : « Juifs, rappelez de vous de Khaybar ». Aucun militant « pro-palestinien » de France ne devrait être privé de la possibilité de voir Khaybar sans le moindre obstacle langagier.

Le scénariste du programme, un certain Yusri Jundi, promis à un bel avenir islamique, a dit en présentant le programme sur Al Djazeera, qu’il avait voulu, au delà du grandiose et superbe fait historique évoqué, montrer que « les Juifs sont des Juifs, et n’ont pas changé de nature, bien que des siècles se soient écoulés : ils répandent toujours la corruption et le mensonge partout où ils vivent ».

Le Qatar étant petit, trois cent mille qataris seulement (et un million huit cent mille semi-esclaves), et Al Djazeera étant une grande chaîne (que dis-je une très grande chaîne), le programme est une entreprise pan-arabe : Yusri Jundi est Egyptien, le réalisateur est de Jordanie, les acteurs viennent d’Egypte, de Jordanie, d’Iraq (régions sunnites), de Syrie (zones tenues par les islamistes sunnites).

Al Djazeera, vu le succès des premiers épisodes, a déjà revendu les droits à de multiples chaînes, dont la troisième chaîne algérienne. J’ai signé une pétition contre l’exposition de photos d’adoration de « martyrs » palestiniens au musée du Jeu de Paume. Je crains que cette pétition ne fasse pas fléchir le gouvernement français. Je pense qu’une pétition demandant la diffusion de Khaybar sur une grande chaîne nationale française, pourquoi pas Antenne 2, aurait plus de succès. Une interview de présentation pourrait être réalisée par un grand spécialiste du Proche-Orient : je ne sais pourquoi, mais je verrais bien l’auteur du célèbre reportage sur Mohamed Al Dura faire l’interview. C’est, après tout, le meilleur spécialiste du Proche-Orient que nous ayons en France.

Le programme semble être très suivi dans les territoires régis par l’Autorité palestinienne et à Gaza, ce qui est très réconfortant : on voit qu’il y a là de braves gens, tout à fait prêts à faire la paix avec Israël, et pas du tout antisémites. On se demande vraiment pourquoi des Israéliens ne font pas confiance à l’Autorité palestinienne et aux gens du Hamas. Mais on comprend l’enthousiasme de John Kerry à chacune de ses visites à Ramallah.

Dans un article consacré au programme, P. David Hornick, qui écrit régulièrement pour Frontpage magazine, rappelle que Yaakov Peri, ministre israélien des sciences et des technologies (j’espère qu’il a en sciences et en technologies des compétences aussi grandes qu’en géopolitique), l’un des personnages figurant dans le film The Gatekeepers (le film israélien anti-israélien de l’année), est, comme John Kerry, un fervent partisan du plan de paix arabe, et pense que ce plan permettrait une « vraie paix » dans la région.

Quand on voit des programmes comme Khaybar, et le succès qu’il remporte, on ne peut douter que le monde islamique aujourd’hui est empli de gens pas du tout hostiles aux Juifs, et sans doute prêts à faire une « vraie paix », comme à Khaybar en 628.

(Vous avez compris  que ce texte procède par humour enutilisant parfois "l'antithèse")

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info


P.S :   L’indispensable MEMRI (The Middle East Media Research Institute) a publié un rapport sur Khaybar, en anglais : http://www.memri.org/report/en/0/0/0/0/0/0/7279.htm

« Le programme s’appelle Khaybar, du nom de la ville où, d’après le Coran, les musulmans ont massacré des Juifs par centaines en 628. »

Ce n’est pas tout à fait exact si l’on se réfère au récit coranique. C’est en effet la tribu juive médinoise des Banu Qurayza qui a été anéantie, en 627, par voie de décapitation de masse des hommes et de réduction en esclavage des femmes et des enfants. L’oasis de Khaybar avait été mise en valeur par une autre tribu juive, celle des Banu Nadir, suscitant la jalousie prédatrice des pillards mahométans. Après avoir réduit la résistance juive, ceux-ci auraient décapité son chef, mais laissé la vie sauve – contre tribut – aux autres habitants de Khaybar. Cette bataille est devenue symbolique de la victoire des musulmans contre les Juifs. C’est la raison pour laquelle son souvenir est magnifié par la propagande antisémite arabo-musulmane.

coran

1:6 et 7
« Conduit nous sur le droit chemin, le chemin de ceux que tu as comblé de tes bienfaits, et non pas de ceux qui ont suscité ta colère, ni le chemin des égarés »

4:160
« Pour avoir été iniques, nous avons interdit aux juifs les nourritures excellentes qui leur étaient destinées, car ils se sont éloignés dangereusement de dieu »

4:161
« Pour leur pratique de l’usure, qui leur avait été pourtant défendue, et pour avoir mangé injustement les biens des gens, nous avons préparé aux incroyants parmi eux un châtiment terrible »

5:25
« ……Éloigne nous de ce peuple de pervers. »

5:26
« L’entrée leur est interdite, lui dit-il, durant quarante années. Ils erreront sur la terre. Ne soit pas affligé pour ce peuple de pervers »

5:42
« Ils sont complaisants face au mensonge, voraces pour les gains illicites. S’ils viennent à toi, juge les ou éloigne toi d’eux………….. »

5:49
« ……..car beaucoup sont pervers »

5:51
« Ô vous qui croyez, ne prenez pas les juifs et les chrétiens comme alliés, ils sont alliés les uns pour les autres. Celui qui, des vôtres en fera des alliés sera des leurs. Allah ne guide pas un peuple d’injustes »

5:57
« Ô vous qui croyez, ne prenez pas comme associés ceux qui parmi les peuples ayant reçu le livre avant vous et parmi les incrédules, tournent en dérision votre religion et en font un motif de distraction…. »

5:64
« ………..Ils répandent sur terre la corruption, mais Allah n’aime pas les corrupteurs……………. »

5:82
« Tu trouvera les juifs et ceux qui associent d’autres dieux à dieu parmi les ennemis les plus acharnés des croyants………… »


Dernière édition par Lumen le Jeu 18 Juil 2013 - 22:23, édité 2 fois

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 20:44

Ramadan et ses fruits spirituels : la diabolisation des Juifs


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Ramada10

Le Ramadan approche, période riche en « fruits spirituels » …

Deux petites filles palestiniennes récitent un poème diabolisant les Juifs sur la chaîne de TV palestinienne :

«Les Juifs sont parmi les créatures les plus diaboliques de la création, des singes barbares, de misérables porcs, condamnés à l’humiliation et aux épreuves. »

Utiliser des enfants pour propager la haine d’un peuple est d’une bassesse inqualifiable, indigne de tout être humain normalement constitué, ayant une conscience. De la part d’Arabes, admirateurs d’Hitler, dont le cœur et l’esprit sont imbibés de la même haine féroce, de la même schizophrénie obsessionnelle envers le peuple Juif que leur idole nazie, cela est moins surprenant.

Ci-dessous, la transcription du poème récité le 7 juillet dernier par des petites filles sur la chaîne de TV palestinienne.




Le poème ne parle pas de rêve, de paix, de fraternité, d’amitié, d’amour entre les peuples, de beauté, de la nature, des étoiles, de l’azur du ciel, des oliviers, des colombes, mais seulement de la HAINE.

Fillette 1:

«Je ne crains pas le fusil parce que vos foules sont dans l’illusion et vos troupeaux ignorants.
Jérusalem est ma terre, Jérusalem est mon honneur.
Jérusalem est ma vie et représente mes rêves les plus fous.
Oh, vous qui avez tué les pieux prophètes d’Allah (à savoir les Juifs dans la tradition islamique)
Oh, vous qui avez grandi en versant le sang
Vous avez été condamnés à l’humiliation et la misère.
Oh Fils de Sion, Oh vous, parmi les plus diaboliques de la création
Oh vous, singes barbares, porcs misérables »

Fillette 2:

« Jérusalem n’est pas votre refuge.
Jérusalem s’oppose à vous
Jérusalem vomit votre impureté
Parce que Jérusalem, oh vous les impurs, est pieuse et immaculée
Oh vous qui êtes sales, Jérusalem est propre et pure.
Je ne crains pas la barbarie.
Aussi longtemps que le coran est mon cœur et ma ville.
Aussi longtemps que j’ai mon bras et mes pierres.
Aussi longtemps que je suis libre et ne trahis pas ma cause.
Je ne craindrais pas vos foules
Je ne craindrais pas vos fusils. »

Source : « Itamar Marcus and Nan Jacques Zilberdik for Palestinian Media Watch, July 7”

Dans ce « poème », la première fillette s’adresse aux Fils de Sion. Fils de Sion ? C’est donc reconnaître que Jérusalem appartient aux Juifs !

Car dans l’Écriture, le nom de Sion est mentionné pour la première fois dans le deuxième livre de Samuel: « David prit la forteresse de Sion : c’est la ville de David » (5:7).

Jérusalem, située au Nord-Est et au-dessous de cette colline, est souvent appelée « la fille de Sion ». Ce nom, dans le langage des prophètes, désigne fréquemment la ville sainte tout entière. L’Écriture dit aussi : « la montagne de Sion » (2 Rois 19:31 ; Ps. 133:3 ; És. 10:12, 32 ; Abdias 17, 21). Dieu l’appelle « la montagne de ma sainteté » (Ps. 2:6). Le Dieu d’Israël y habite, elle est sa demeure (Ps. 9:11 ; 74:2 ; 76:2 ; És. 8:18).

Et pour oublier cette haine, rien de tel que les chants et les danses des Enfants de Sion :

www.shalom-israel.info/?page_id=1178‎

Sans l’ombre d’un doute, je préfère de loin la joie des » Enfants de Sion » à la haine des fillettes palestiniennes.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly pour www.Dreuz.info

Source :  »Little girls on PA TV: Jews are the ‘most evil among creations, barbaric monkeys, wretched pigs,’ condemned to ‘humiliation and hardship » by Itamar Marcus and Nan Jacques Zilberdik for Palestinian Media Watch, July 7


Dernière édition par Lumen le Jeu 18 Juil 2013 - 17:49, édité 2 fois (Raison : correction)

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 21:20

Comment fonctionne le ramadan ?


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz H353_w10

Dès ce mercredi, au cœur d’une Europe aux racines judéo-chrétiennes, le ramadan est pratiqué par des dizaines de millions de personnes de culture islamique, individus ou familles installés depuis quelques décennies ou plus récemment, dans nos nations démocratiques.

Chaque année, son impact se renforce, alors même qu’il se déplace dans les agendas en raison d’un calendrier lunaire, ce mois particulièrement identitaire est de plus en plus observé en France, forte de ses X millions de disciples de Mahomet (chiffre tabou)… Certains sociologues estiment même qu’il y a aujourd’hui en France plus de pratiquants musulmans du ramadan annuel que de pratiquants catholiques d’une seule messe mensuelle ! Certains prédicateurs de mosquées n’hésitent d’ailleurs plus à annoncer : islam, première religion de France.

Dans ce mois qui est l’un des piliers de l’islam, l’essentiel se joue autour du prétendu « jeûne », exigé de tout musulman, à l’exception des enfants, des personnes âgées et des femmes enceintes. Dans le coran (qui, rappelons-le en passant – ne revêt aucun statut de révélation pour les juifs et les chrétiens), Allah, le Dieu de Mahomet, affirme que le jeûne est « obligatoire aux musulmans comme il le fut aux juifs ».

Précisons tout de même qu’il ne s’agit en aucun cas d’un jeûne au sens biblique : obéir à une loi imposant de ne pas boire ni manger durant les heures de la journée et autorisant à se rattraper largement la nuit incite surtout au conformisme rituel et aux excès alimentaires. Dans le même ordre d’idée, prendrait-on au sérieux un célibat à temps partiel ?

Dans la tradition biblique méconnue du coran, le jeûne est une démarche spirituelle avant d’être une loi à observer : il a pour but la conversion du cœur, la libération du péché et le renouveau de la conscience. (Voir premier et nouveau testaments). Nul doute que de nombreux musulmans cherchent sincèrement à mieux répondre aux injonctions du coran afin de renforcer leur « soumission » aux lois d’Allah.

Mais c’est aussi du mot « ramadan » que vient le terme familier « ramdam » qui signifie faire du bruit, déranger les voisins. Ce qui montre bien le décalage de vie diurne et nocturne du ramadan, lequel entraîne des nuisances de voisinage et pose de sérieux problèmes de coexistence dans de nombreux quartiers, en accélérant la ghettoïsation.

Ce qui interpelle, ce n’est pas seulement la montée en puissance de visibilité des signes d’appartenance à l’islam, tels que le voile ou la pratique du ramadan. C’est le contenu lui-même de cette période de trente jours qui nous renvoie à la problématique posture islamique envers le non-musulman.

La festivité de la « rupture du jeûne » et la médiatisation bon enfant de ses aspects conviviaux ne doivent pas cacher ce qui se joue et s’abrite derrière ce pilier de l’islam ! Pendant le mois de « jeûne », le musulman doit lire l’ensemble du coran, y compris, donc, s’imprégner de nouveau des passages les plus belliqueux à l’égard des juifs et des chrétiens, (qu’il dénomme à tort membres des « religions du livre », car c’est l’islam, la religion du livre, aux versets intouchables). Le ramadan n’est pas un « carême » musulman comme le répètent benoîtement les médias.

Exemples significatifs de ce qui est remémoré durant le ramadan : « ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens ! » (5.51) Ou encore : « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah, ceux qui ne déclarent pas illicite ce que Allah et son prophète ont déclaré illicite ! » (9.29)

« Quand vous rencontrerez les infidèles, tuez-les jusqu’à en faire un grand carnage » (37.4) Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Allah qui les a tués… » (8.17)

Et parmi les cinq prières quotidiennes, revient la « fatiha » la prière-matrice du coran, dans laquelle il est affirmé au verset 7 – selon les commentateurs officiels d’hier et d’aujourd’hui – que les juifs sont « sous la colère d’Allah » et que les chrétiens sont des « égarés loin de sa volonté ».

Ce qui nous donne une fois de plus l’image d’une religion tenaillée par son ambition de supériorité (« l’islam domine mais n’est pas dominé ! », selon le hadith) et dont certains adeptes habituellement dénommés « modérés », mais remotivés par leur ramadan, risquent en conséquence d’avoir à un moment ou à un autre des comportements agressifs ou même des pulsions carrément djihadistes envers leurs hôtes et voisins « infidèles », tellement démonisés par l’Ecrit sacré qu’ils relisent jour après jour….

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info


Je souhaite en dire quelques mots. Cet article soulève certes un problème important par rapport à L’endoctrinement de L'Islam vis à vis de nos frères musulmans. Cependant par rapport aux frères auxquels je suis en contact, je n'ai ressenti que de la douceur et un cœur tout donné à la prière.
Ils me touchent particulièrement par rapport à leur foi. Je pense qu'il faut une grande force pour se priver d'eau et de nourriture. Surtout en été période où la soif se fait ressentir plus cruellement,  ils ne peuvent en aucun cas compenser par rapport à ce dont ils se sont privés la journée. Proportionnellement si les catholiques mettaient autant de ferveur qu'eux à prier et à jeuner, leur Foi parviendrait à contrebalancer les lois iniques qui ont été votées ces derniers temps. Il faut que nous nous réveillons, changeons notre cœur et le tournons un peu plus vers Dieu.
Il faut faire une distinction entre les musulmans radicaux et les autres. Bien sure je suis totalement contre l'Islam qui pour moi, est une religion faussée qui véhicule des erreurs et des horreurs. Cependant j'aime mes frères et sœurs musulmans. Car c'est le même Dieu qui nous a créé. J'admire la foi de certains car elle est vibrante et pleine de sincérité, comme celle de Lotfi.


Dernière édition par Lumen le Jeu 25 Juil 2013 - 0:36, édité 5 fois

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 21:29

Zaïda, descendante directe du prophète Mohammed, convertie au catholicisme

 Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Mfamily
 

La descendante du prophète Mahommed a considéré et  fait le choix de la conversion, considérant que la religion de son ancêtre ne lui convenait pas…
La quatrième épouse d’Alphonse VI de Castille, mort en 1109 s’appelait Zaïda avant de se convertir au catholicisme.
L’ex princesse musulmane (décédée en 1099 ou 1107) devenue Isabelle par conversion au catholicisme, était la fille de Mohammed III [Abul-Qasim], dit « Benqbet », émir de Seville de 1068 à 1091, et descendant direct du prophète de l’islam, Mohammed, par la lignée suivante :

01. Mohammed « le Prophète de l’Islam », d632
02. Fatima mariée à Ali ibn Abu-Talib, 4e Calife, d661
03. Hasan, 2e Imam/5e Calife, 661, d670, marié à Zhadeh Ja’da bint Al-Ash’ath ibn Qays
04. Husayn
05. Zohra « al-Lakhmi » marié à Abu Farisi de Al-Hirah le Lakhmids, fils de Abu-Abed, fils de Qabus, fils de Numan V, roi de Hirah, descendant d’une ancienne royauté arabe et des premiers rois du Yemen
06. Na’im al-Lakhmi
07. Na’im al-Lakhmi
08. Ittaf, arrive en Espagne vers 742
09. Amru
10. Aslan
11. Amru
12. Abbad
13. Kharis ibn Abbad, Iman de Seville
= Dihja « bint al-Mansur », dau de Ishmael al-Mansur, anti-Calife d’Egypte
14. Ishmael ibn Qaris, Iman de Seville
15. Mohammed I Kadi Abul-Qasim, Emir de Seville 1023-1042
16. Mohammed II Abbad al-Mutadid, dit « Al Motamio », émir d’Espagne 1042-1068
17. Mohammed III Abul-Qasim, dit « Benqbet », Emir de Seville 1068-1091 dep, d1095 marié à I’tamid des iles baléares
18. Zaida (1075-1107), baptisée et devenue Isabelle, mariée (1098) à Alfonso VI « le Valiant », roi de Castille-Leon, d1109
Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info
http://www.angelfire.com/ego/et_deo/arabia2europe.wps.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_VI_de_León


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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 22:56

Jésus transmet la vie de Dieu


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Bouill10

Luc 7.11-17
Jésus se rendait dans une ville appelée Naïm. Ses disciples faisaient route avec lui, suivis d’une grande foule. Il arriva à la porte de la ville, au moment où l’on transportait un mort pour l’enterrer. C’était un fils unique, et sa mère était veuve. Une foule considérable accompagnait cette femme. En la voyant, le Seigneur fut saisi de compassion envers elle, et il lui dit: ne pleure pas! Il s’avança et toucha la civière du mort; les porteurs s’arrêtèrent, et Jésus dit: jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi! Alors le mort se redressa, il s’assit et se mit à parler. Puis Jésus le rendit à sa mère. La crainte s’empara de tous, et ils rendaient gloire à Dieu: un grand prophète s’est levé parmi nous ! Dieu a visité son peuple.

Cette parole se répandit dans toute la Judée et les pays voisins.

Cet évangile est fascinant. Jésus vient de prononcer le discours inaugural de son engagement, le sermon sur la montagne. Il a parlé de vie, d’amour, de monde nouveau, et aussitôt, des foules se sont mises à le suivre, touchées par sa puissante parole pleine d’espérance.

Mais comme pour donner spontanément consistance à ces perspectives du Royaume de Dieu parmi les hommes, Jésus n’a pas hésité à sauver le fils d’un officier romain d’une mort certaine ; et maintenant, Jésus avance avec tout un cortège vers une petite ville appelée Naïm, qui veut dire bonheur en hébreu.

Si nous avons bien compris le texte de Luc, il y a deux cortèges qui vont se croiser aux abords de Naïm, tous deux conduits par un homme jeune. Le premier, c’est celui du jeune homme mort, le second, c’est celui de Jésus dans la maturité de la jeunesse. La première procession s’en va vers la mort, la seconde marche vers la vie.

Cortège de détresse et de tristesse d’une part, celui d’une mère en larmes accompagnée d’une foule de gens tristes ; cortège de joie d’autre part, pour ceux et celles qui ont entendu et adopté le sermon sur la montagne et ses perspectives messianiques. Le cortège ascendant c’est celui de Jésus, qui va vers Naïm, à flanc de montagne. L’autre, descendant, est un cortège funèbre, qui tourne le dos au bonheur et qui descend avec sa souffrance.

Que nous suggère l’évangéliste Luc, par cette description ? Le cortège funèbre, c’est la foule immense de l’humanité déshumanisée, éloignée du paradis ou du vrai bonheur. La veuve en larmes, c’est Eve qui a perdu l’époux céleste, Dieu – et qui n’enfante que pour la mort. Mais voici que la rencontre avec l’Homme Nouveau, le Juste, a lieu ; la scène est saisissante : le Messie transmet la vie de Dieu, un nouvel avenir s’entrouvre pour ce jeune juif étendu sur une civière mortuaire et qui se voit « relevé » d’entre les morts, signe de résurrection. La mort n’a pas raison de lui.

L’évangile nous précise que Jésus en croisant la veuve en pleurs est spontanément saisi de compassion. Une femme qui perdait son mari puis son fils était dans la précarité totale, sur le plan affectif et économique. Mais Jésus est surtout ému par la profonde peine de cette femme, et ses premiers mots envers elle sont pour la consoler. Jésus consolateur, lui qui habite Kaphernahoum, le « hameau du consolateur », justement…

La Bible désigne fréquemment D.ieu comme le consolateur de son peuple, et l’Esprit de Dieu est celui qui réconforte le cœur des affligés et des cœurs brisés. Par delà les règles habituelles de pureté, Jésus touche le cercueil, et il stoppe net le cortège de la mort !

Vous aimez cet article ? Inscrivez-vous à notre newsletter pour recevoir les nouveaux articles de Dreuz, une fois par jour en fin d’après-midi.

Comme la compassion de Dieu pour ceux qui souffrent s’est exprimée par l’attitude aimante de Jésus, c’est la parole de Dieu qui se manifeste par sa bouche, parole porteuse de vie et de lumière dans nos obscurités. Jésus est vraiment le Verbe de Vie, il change le cours inexorable de l’histoire, il casse la fatalité, il fait voler en éclats l’engrenage de la mort.

Ayant remis debout le jeune homme qui était couché, lui ayant rendu l’autonomie, la faculté de se déplacer par lui-même sans être porté par d’autres comme une chose sans vie, Jésus le rend à sa mère, nous dit Luc… Jésus rend à Eve l’humanité qu’elle avait enfantée pour la mort. Le Messie restaure Eve, il lui restitue l’image de D.ieu auparavant opacifiée par les puissances du mal, et il lui ouvre l’éternité.

St Ambroise de Milan voit dans cette femme l’Eglise. Et c’est vrai que ce miracle, ce récit spirituel, nous dit quelque chose de l’Eglise d’hier et d’aujourd’hui. L’évangile précise ici que lorsque quelqu’un est sauvé d’une situation mortelle, il retrouve la vie et l’espoir, mais son salut n’est pas seulement pour lui, individuellement. Il devient le salut de toute la communauté. Toute la communauté est ravivée, régénérée par ces expériences personnelles de salut, de retour vers la vie de D.ieu. L’Eglise vit une résurrection chaque fois qu’un homme, une femme, sont « relevés » de leur état figé de non-vie. Suivre Jésus, vivre de son enseignement, c’est faire partie du cortège dynamique de la vie. C’est par là-même se préoccuper du salut des autres.

Donc pour nous aujourd’hui, alors que les messages de morosité et de désenchantement assombrissent trop souvent nos horizons en famille, dans l’Eglise, dans la société, la question est de savoir si nous faisons vraiment partie du cortège de la vie, un cortège plein d’espérance, de bienveillance, ou si nous sommes récupérés par le cortège mortifère et désabusé qui marche vers nulle part, sans enthousiasme en traînant les pieds ?

Notre Eglise est-elle en train de suivre le Christ vivifiant vers la cité du bonheur comme Naïm, ou se laisse-t-elle aller à se morfondre en regrettant la visibilité et la notabilité d’autrefois ?

Jésus a souvent remarqué ces foules de gens qui marchent mécaniquement, tristement, vers des objectifs chimériques ; des masses d’êtres humains qui s’avancent comme des brebis sans bergers, à la rencontre de tous les dangers et du néant… Notre société nous en offre hélas beaucoup d’images de toutes sortes, inquiétantes par la violence, le défaitisme, l’égoïsme, l’aveuglement, l’absence d’avenir.

Nous pouvons rejoindre dans la foi le cortège de la vie à la suite du Messie, lui qui est attentif à chacun et chacune et qui nous tend la main pour nous remettre debout lorsque nous faiblissons sous le poids des soucis de l’existence, car lui, le maître de la vie, nous donne les clés qui ouvrent des chemins nouveaux à notre existence.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info


Dernière édition par Lumen le Jeu 18 Juil 2013 - 12:12, édité 1 fois

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 23:08

Chut! censuré par les médias: Apartheid à Gaza, cinq écoles chrétiennes de Gaza menacées de fermeture par le Hamas


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Gaza_t10

Cinq écoles de Gaza – deux catholiques et trois chrétiennes, sont menacées de fermeture par le Hamas qui vient d’interdire les écoles mixtes, selon le patriarcat des écoles latines en Palestine et Israël.

Le père Faysal Hijazin a déclaré : “Cela va poser un énorme problème. Nous espérons qu’ils n’iront pas jusqu’au bout, mais s’ils y vont, nous serons en grande difficulté. Nous n’avons pas l’espace, et nous n’avons pas l’argent pour diviser nos écoles.”

En plus du problème de place, a déclaré le père, les écoles devront recruter d’autres professeurs. Les professeurs hommes et professeurs femmes ne seront pas autorisés à enseigner dans les classes du sexe opposé aux élèves de plus de 10 ans, sous la loi islamique.


“Nous n’accepterons jamais, même si nous devons fermer les écoles,” a ajouté le père Hijazin.

Il a indiqué que le Patriarche latin, Fouad Twal de Jerusalem, espère s’entretenir avec le premier ministre de Gaza, Ismail Haniya, pour discuter des préoccupations de l’Eglise.

Le patriarcat gère l’école du Patriarcat latin, qui comprend 370 étudiants, et l’école de la Sainte Famille, qui en a 650. De plus, les sœurs du Rosaire exploitent leur propre école. La majorité des étudiants de ces écoles sont musulmans.

Quatre des étudiants récemment diplômés de l’école de la Sainte Famille sont chrétiens.

Le père Hijazin a déclaré que bien que la règlementation ne mentionne pas spécifiquement les écoles chrétiennes, elles sont les seules écoles mixtes de Gaza.

“C’est très inquiétant que le système éducatif devienne rétrograde,” a-t-il déclaré. “Cela reflète toute la société. Cela concerne à la fois les Chrétiens et les Musulmans modérés. Ce n’est pas facile de vivre ici.”


Pour ce qui me concerne, quelque chose me dit qu’aucun média ne fera le moindre entrefilet sur ce qui, si cela se passait en Israël, serait immédiatement dénoncé dans le monde entier comme une mesure d’apartheid intolérable. Les « Palestiniens » peuvent commettre les pires horreurs, les pires injustices, les journalistes le censureront, afin de ne pas entacher leur image de bisounours victimes des prédateurs sionistes.

Mais je dois avoir l’esprit mal tourné, et je dois être un « ultra-sioniste » d’extrême droite.


Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

Source : http://www.catholicherald.co.uk/news/2013/06/04/five-church-schools-in-gaza-face-closure-after-hamas-order/


Dernière édition par Lumen le Jeu 18 Juil 2013 - 23:01, édité 2 fois

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Message par L1234567 le Mer 17 Juil 2013 - 23:37

La langue française s’appauvrit-elle ?…


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Montre10

Certes, une langue, c’est vivant, et ça évolue en permanence.

Cependant, de nombreux symptômes du français parlé et écrit démontrent combien cette langue souffre de détournements de sens, de formules abêtissantes, de tics de langage simplistes, ce qui indique réellement un appauvrissement rapide de vocabulaire chez les francophones.

On entend certaines expressions devenues contagieuses dans le public, mais aussi dans les médias. Certains fléchissements se signalent d’abord au niveau grammatical.

La confusion des genres masculin et féminin est de plus en plus manifeste aussi dans l’usage des participes passés : ainsi, même un ministre de l’éducation n’hésite pas à dire à la télé : « les décisions que j’ai pris… ». Puis il y a les classiques : les journalistes de base les collectionnent : « La situation n’est pas prête de changer » au lieu de « n’est pas près de changer ».

La serveuse au restaurant : « Je vous amène du pain… », alors qu’on « amène » une vache et qu’on « apporte » un aliment.

De nombreuses expressions courantes sont répétées ad nauseam dans les bureaux, les services de toutes sortes, face à un client :  « pas de souci ! »  L’infirmière, le livreur, l’employé de bureau, tous s’inquiètent de votre tranquillité mentale : « pas de souci ! »

Ces locutions nouvelles qui se répandent comme une épidémie dans la discussion quotidienne sont nombreuses. Dans le même acabit, on a les disciples du « on va dire » qui répètent cela cinq fois par phrase.

Ca a commencé autour de 2007, et maintenant, cette formule un peu mouton de panurge annonce tout et son contraire ; on ne se risque pas à énoncer quelque chose de fiable, tout est relatif et conventionnel ! Alors, « on va dire » que….

Il y a aussi l’expression omniprésente et fatigante « voilà ». Comme si le simple fait de la prononcer affirmait une évidence. Certaines personnes la casent à chaque recoin de phrase, elle peut même remplacer un mot ou du sens quand on est en panne de discours. « Elle m’a bien dit que voilà, elle ressent ceci ou cela… » Simple exemple parmi d’autres, le présentateur de C’est dans l’air en fait un usage abusif, et il n’est pas le seul. On retrouve « voilà » dans tous les milieux, mais l’expression a son site « banlieue » où, avec l’accent, elle joue un rôle magique dans certaines bouches. En fait, voilà devrait refléter ce qui vient d’être dit, mais on l’exprime à la place de « voici », pour annoncer ce qui va être développé ensuite.

Certaines interviews négligées ne contiennent que des voilà, comme tout était si évident : « cette femme, voilà, a découvert que, voilà, son ami était voilà, un peu spécial, et voilà, elle décide de voilà, prendre une autre orientation » etc… Cette hésitante mise en exergue est éprouvante.

Puis il y a les reporters qui nous expliquent en direct une situation. Alors, dans ce cas, on a droit à un «effectivement » toutes les deux secondes. Pire que le redondant « car en effet » d’autrefois, le « effectivement » se veut objectif et explicatif. Et certains croient vous convaincre à haute dose d’ « effectivement ».

Autre expression typiquement hexagonale et désagréable : « du coup »… C’est un véritable syllogisme qui compte sur votre acceptation immédiate. Avec « du coup », tout devient automatiquement légitime. C’est comme un raccourci dans un raisonnement. Mais c’est aussi une référence violente, car quel est le coup qui contraint à admettre quelque chose instantanément ? En fin de compte, ce terme « du coup » remplace continuellement « de ce fait » ou « par conséquent », tout de même plus élégants.

Il faut bien constater – sans juger personne – que l’espace d’une expression de pensée vraiment individualisée usant de toutes les nuances de la langue française se restreint au profit d’un volapük bizarre et passe-partout.

La contagion du bla-bla médiatique aidant, nous voilà formatés à des locutions utilitaires et réduits à reproduire un vocabulaire de perroquet qui nous tire vers le bas.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

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Message par L1234567 le Jeu 18 Juil 2013 - 23:50

Le génocide arménien n’est pas le pire crime de l’Islam conquérant


Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Jardin10


  Hindi Kouch ou le négationnisme du génocide de 80 millions d’indiens par l’islam

Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s’étaient fixé de massacrer 100 000 hindous par an et semblent s’y être tenus, explique François Gautier, ancien correspondant en Inde du Figaro et de Marianne, dans « Un autre regard sur l’Inde », édition du Tricorne – Genève 2000 (1).

100 000 hindous massacrés en une seule journée

Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE !

80 millions d’hindous tués entre 1000 et 1525

Le Professeur Kishori Saran Lal dans son livre « La Croissance de la Population musulmane en Inde » estime qu’entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d’hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité », affirme-t-il.

Et les propos du professeur Lal, dont la position de Directeur des recherches historiques du Conseil de l’Inde (ICHR) et membre du Comité du Conseil national de l’éducation et de la recherche de l’Inde (NCERT) attestent de sa respectabilité, sont confirmés par de nombreux historiens, tels Alain Daniélou, Will Durant, Sitaram Goel, ou Konraad Elst.

Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l’épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d’enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous. »

Ainsi la conquête de l’Afghanistan en l’an 1000 fut suivie par l’annihilation de l’ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu’on appelle toujours d’ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous.

Mais aujourd’hui ce terrible épisode de l’histoire de l’Inde a été occulté : c’est à peine si les nombreuses Histoires de l’Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis (agrégé d’histoire et diplômé de hindi de l’Ecole des langues orientales – 1912-1997), y font allusion.

L’historien et sociologue belge Koenraad Elst (Negationism in India), traite de la négation des atrocités musulmanes en Inde. « Cette négation des atrocités musulmanes, argue Elst, a gommé tout un chapitre capital de l’histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d’histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. »


Qui étaient les révisionnistes ?

Des indiens marxistes, des communistes … à commencer par Nehru lui-même, qui, « pour dénigrer l’identité hindoue de la nation indienne, s’est appliqué à gommer l’horreur des invasions musulmanes en Inde », explique Konraad Elst.

« Ce sont les hindous eux-mêmes qui ont constamment nié le génocide musulman, » confirme Gautier.

Il ajoute : « sous l’impulsion de Nehru, trois générations d’historiens et d’intellectuels indiens marxistes s’efforceront de persuader leurs compatriotes (et le reste du monde) qu’il n’y a jamais eu de génocide musulman sur la personne des Hindous ».

Nehru, rappelle Elst, « premier leader de l’Inde indépendante, était un grand admirateur de l’URSS. C’est lui d’ailleurs qui initia l’étatisation de l’Inde sur le modèle soviétique ». Admirateur de la Russie aux 100 millions de morts, presque un aveu…

Ainsi le négationnisme en Inde, qui est d’inspiration marxiste, s’est appliqué à gommer des livres d’histoire écrits après l’indépendance indienne de 1947, toute l’horreur des invasions musulmanes et à dénigrer l’identité hindoue de l’Inde, en s’attaquant aux partis politiques, tel le Jana Sangh, (l’ancêtre du Bharata Janata Party), qui au début des années 20 s’efforcèrent de contrebalancer l’influence grandissante de la Ligue Musulmane qui commençait déjà à réclamer la création d’un état séparé pour les musulmans indiens.

Ainsi l’écrivain révolutionnaire et activiste communiste Manabendra Nath Roy dit M.N. Roy : « L’islam a rempli en Inde une mission d’égalitarisme et qu’en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. » Et il continue : « C’était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les hindous de haute caste). »


Du négationnisme au biais islamisant de l’indianisme français

L’historien français Alain Daniélou, qui avait vécu l’Inde du dedans, résidant pendant vingt ans à Bénarès, où il apprit le sanskrit et la musique indienne, se plaignait souvent du « biais islamisant de l’indianisme français ».

L’historien belge Konraad Elst renchérit :

« L’indianisme français du XXème siècle semble s’être fortement inspiré de ce négationnisme-là, témoin « L’’Histoire de l’Inde Moderne », paru en 1994 chez Fayard et qui fait référence aujourd’hui chez nous. Dans le chapitre « La splendeur moghole », Marc Gaborieau, Directeur du Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud, parle en termes élogieux de l’empereur Aurangzeb, lequel avait la réputation – même aux yeux des musulmans indiens – d’avoir été le plus sanguinaire et le plus pervers des Moghols : « Aurangzeb a concentré sur sa personne la haine des Hindous militants qui lui attribuent des destructions systématiques de temples et des conversions forcées massives… cette image manichéenne doit être sérieusement corrigée ».

« Malheureusement, continue Konraad Elst,  Aurangzeb était si fier de ses actes, qu’il les avait fait dûment archiver et qu’ils sont parvenus jusqu’à nous » . M. Elst rappelle donc qu’Aurangzeb (1658-1707), ne construisit pas seulement une énorme mosquée sur le plus vénérable temple de Bénares, la ville sainte hindoue, temple qu’il avait auparavant fait raser, il ordonna les destruction de TOUS les temples en Inde, dont le Kashi Vishvanath, un des plus sacrés du pays, celui de Krishna à Mathura, le temple de Somanath au Gujurat, ou le temple Treka-ka-Thakur à Ayodhya, et fit construire des mosquées à leur place. Le nombre de temples détruits par Aurangzeb se compte non pas en centaines mais en milliers. Aurangzeb ne se contenta pas de détruire des temples, il fit aussi éliminer les païens : « Ahmed Khan fit savoir à sa Majesté que 2 000 Hindous furent exécutés parce qu’ils continuaient leurs abominations religieuses », rapporte une chronique de l’époque. Le gourou sikh Tegh Bahadur fut décapité parce qu’il protestait contre les conversions forcées d’Aurangzeb. Et même le propre frère de l’empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s’être intéressé à la religion hindoue. »


l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance

La réalité, c’est que « tout au long de son histoire, l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance, permettant aux Chrétiens de Syrie, aux marchands arabes, aux Parsis de Zoroastre, aux Juifs de Jérusalem, persécutés chez eux, de s’établir en Inde et d’y pratiquer leur religion en toute liberté » écrit Daniélou.

Peut-on en dire autant des musulmans ?

« On ne dira jamais assez l’horreur que furent les invasions arabes en Inde. Les ignorer parce qu’elles appartiennent au “passé” est ridicule, car elles se répercutent encore dans les événements politiques d’aujourd’hui », appuie Konraad Elst dans son livre « Le négationnisme en Inde » (Voice of India, New Delhi) (3).

Ici encore la réécriture de l’histoire accomplit un travail soigneux au bénéfice d’une idéologie criminelle et totalitaire. Des similitudes ne seront pas difficiles à trouver, les complices non plus – ce sont toujours les mêmes.


L’indianisme français continue à défendre un faux théorème

Et de nombreux observateurs estiment aujourd’hui « que l’Indianisme français doit se remettre en question, car ses bases reposent sur des données archéologiques et linguistiques qui datent du XIXème siècle » soutient Gautier. Le magazine indien « India Today », que l’on ne peut accuser de « nationalisme », vient par exemple de publier un grand dossier racontant comment des récentes découvertes archéologiques et linguistiques prouvent – entre autre – qu’il n’y a jamais eu d’invasion aryenne en Inde. Or, l’indianisme français continue à défendre ce théorème, comme c’est le cas à Pondichéry, par exemple.

Le journaliste français ajoute : « malheureusement, se plaint un chercheur indien qui a été associé à l’EFEO, les Français semblent mépriser l’hindouisme en tant que religion ».

Ce sera ma conclusion, François Gautier cite un autre chercheur : « Voilà une arrogance bien française que de tenter d’appliquer à l’Inde des paramètres qui ne sont valables qu’en France, en l’occurrence la séparation de l’Église et l’État », s’offusque un chercheur indien. Il faudrait donc que l’indianisme français de Pondichéry remette aussi de l’ordre dans sa maison : l’École Française d’Extrême Orient et l’Institut français collaborent rarement ensemble ; et l’EFEO s’est scindée en deux pour cause d’incompatibilité de ses chercheurs.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info


Au détour d’un livre « Un autre regard sur l’Inde », l’auteur François Gautier révèle ou rappelle quelques vérités historiques sur les crimes de l’Islam conquérant qu’il est indispensable de marteler à en attraper des maux de tête.

 François Gautier : « Nous savons aujourd'hui que le révisionnisme, quand il s'applique à l'Histoire, c'est la négation des grands génocides. Le plus connu des cas, c'est bien sûr l'extermination des 6 millions de juifs par les nazis. Mais on pourrait également citer le massacre des 1,5 millions d'Arméniens par les Turcs, du million de Tibétains aux mains des Chinois, ou des 3 millions de Russes par Staline. »

François Gautier : « la conquête espagnole du continent sud-américain fut sans aucun doute l'une des plus sanglantes de l'Histoire. Certains historiens ont estimé que sur les 90 millions d'âmes que comptait le continent sud-américain en 1492, 30 millions seulement survécurent aux Espagnols, terribles chiffres en vérité. »

François Gautier : « Mais saviez-vous que la conquête des musulmans en Inde fut plus terrifiante encore ? »

François Gautier : « Si dans le reste du monde, que ce soit en Asie, en Afrique ou même en Yougoslavie, des populations entières choisirent de se convertir à l'islam plutôt que de subir la mort, les hindous, excepté une minorité appartenant aux castes les plus défavorisées, refusèrent d'embrasser l'islam – et les massacres furent horrifiants. »

François Gautier : « Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l'épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d'enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous. »

François Gautier : « Ainsi la conquête de l'Afghanistan en l'an 1000 fut suivie par l'annihilation de l'ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu'on appelle toujours d'ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous. »

François Gautier : « Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s'étaient fixé un quota de 100 000 hindous par an et semblent s'y être tenus. Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE, un record. »

François Gautier : « Le Professeur K.S. Lal dans son livre La Croissance de la Population musulmane en Inde estime qu'entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l'histoire de l'humanité », affirme-t-il. »

Jean-Patrick Grumberg : Et le négationnisme là encore, fait son travail pour faire disparaître ce génocide :

François Gautier : « ce terrible épisode de l'histoire de l'Inde a été occulté : c'est à peine si les nombreuses Histoires de l'Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis, y font allusion. »

Jean-Patrick Grumberg : Et j’ai choisi en conclusion, cette partie, qui répond à ceux, bien nombreux, qui nous reprochent, à nous les Juifs, d’instrumentaliser la Shoah, d’en faire un Shaoh business, et qui se plaignent qu’on leur rabat les oreilles avec ce génocide, certes terrible, mais qui n’est pas unique :

François Gautier : « Cette négation des atrocités musulmanes (…) explique l’historien et sociologue belge Koenraad Elst dans un livre remarquable, Negationism in India, a gommé tout un chapitre capital de l'histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d'histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. Car contrairement aux juifs, par exemple, qui ont constamment essayé depuis l'holocauste de garder vivante la mémoire de leurs six millions de martyrs, l'intelligentsia marxiste indienne a sciemment choisi de passer sous silence le génocide des hindous par les musulmans. »

Elst : « Il n'est pas question de vengeance : « Les juifs d'aujourd'hui veulent-ils se venger de l'Allemagne contemporaine ? écrit-il. Non, le souvenir d'un holocauste sert uniquement à apprendre aux générations suivantes à ne pas répéter les erreurs d'hier »

Jean-Patrick Grumberg : Je dédie cet article aux jeunes générations qui sont capables de se mobiliser quand leur liberté de télécharger des films sur internet est contrariée, et qui ne fronceront pas même les sourcils quand bientôt leur liberté de parole sur les crimes et la barbarie de l’Islam deviendra une faute pénale.

Reproduction autorisée et vivement encouragée, avec la mention suivante et le lien ci dessous :
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Message par L1234567 le Ven 19 Juil 2013 - 0:14

UN AUTRE REGARD SUR L''INDE DE FRANÇOIS GAUTHIER (EXTRAITS)

La négation des atrocités musulmanes en Inde


Il y eut naturellement des intermèdes,
sous de « bons » Califes mais le fanatisme destructeur
reprit toujours finalement le dessus.
(A. Daniélou)


Grâce à l'abbé Pierre, à Roger Garaudy et à bien d'autres encore, nous savons aujourd'hui que le révisionnisme, quand il s'applique à l'Histoire, c'est la négation des grands génocides commis par l'homme contre l'homme. Le plus connu des cas, c'est bien sûr l'extermination des 6 millions de juifs par les nazis, au nom d'une monstrueuse idéologie aryenne, telle que la concevait Hitler. Mais on pourrait également citer le massacre des 1,5 millions d'Arméniens par les Turcs, du million de Tibétains aux mains des Chinois, ou des 3 millions de Russes par Staline. Tous ces massacres sont des faits historiques qui ont été niés par ceux qui les ont perpétrés. Mais nier n'est pas un mot suffisamment fort. Ils ont fait l'objet d'une campagne de désinformation systématique, qui employa mille et un trucs – habiles ou grossiers, demi-vérités ou moitié de mensonge – et introduisant une telle confusion, que personne ne sait plus où est la vérité. Quelquefois ce sont les chiffres qui sont niés ou passés aux oubliettes de l'histoire. Ainsi, même si nos livres d'histoire gardent un silence discret sur ses conséquences humaines, la conquête espagnole du continent sud-américain fut sans aucun doute l'une des plus sanglantes de l'Histoire. Certains historiens ont estimé que sur les 90 millions d'âmes que comptait le continent sud-américain en 1492, 30 millions seulement survécurent aux Espagnols, terribles chiffres en vérité.

    Mais saviez-vous que la conquête des musulmans en Inde fut plus terrifiante encore ? Car si dans le reste du monde, que ce soit en Asie, en Afrique ou même en Yougoslavie, des populations entières choisirent de se convertir à l'islam plutôt que de subir la mort, les hindous, excepté une minorité appartenant aux castes les plus défavorisées, refusèrent d'embrasser l'islam – et les massacres furent horrifiants. Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l'épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d'enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous. Ainsi la conquête de l'Afghanistan en l'an 1000 fut suivie par l'annihilation de l'ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu'on appelle toujours d'ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous. Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s'étaient fixé un quota de 100 000 hindous par an et semblent s'y être tenus. Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE, un record. Le Professeur K.S. Lal dans son livre La Croissance de la Population musulmane en Inde estime qu'entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d'hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l'histoire de l'humanité », affirme-t-il.
    Mais aujourd'hui ce terrible épisode de l'histoire de l'Inde a été occulté : c'est à peine si les nombreuses Histoires de l'Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis, y font allusion. Par exemple, après avoir pourtant réitéré, sans doute parce que cela fait partie de l'histoire officielle, que « Timur, lorsqu'il s'empara de Delhi, fit mettre à mort de sang-froid 100 000 prisonniers – la population de Delhi fut massacrée pendant plusieurs jours et les têtes des victimes s'entassaient en énormes pyramides », Dupuis postule trois lignes plus bas : « Il y eut bien des conversions forcées, surtout au début : un certain nombre d'hindous embrassèrent l'islam pour échapper à la mort. Mais lorsque le pouvoir des sultans musulmans fut établi en Inde, l'attrait des avantages sociaux fut plus efficace que la contrainte. En effet l'égalitarisme musulman efface toute distinction officielle entre les conquérants et les hindous convertis : celui qui s'est converti à l'islam devient en principe, l'égal des vainqueurs. » [1] Nous reviendrons sur ce mot égalitarisme, qui a été si souvent utilisé par les révisionnistes marxistes pour nier le massacre des hindous.

    Cependant quelques historiens se sont élevés contre ce négationnisme flagrant. Parmi eux, l'historien et sociologue belge Koenraad Elst, qui dans un livre remarquable, Negationism in India, traite de la négation des atrocités musulmanes en Inde. Cette négation des atrocités musulmanes, argue Elst, a gommé tout un chapitre capital de l'histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d'histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. Car contrairement aux juifs, par exemple, qui ont constamment essayé depuis l'holocauste de garder vivante la mémoire de leurs six millions de martyrs, l'intelligentsia marxiste indienne a sciemment choisi de passer sous silence le génocide des hindous par les musulmans. Il n'est pas question de vengeance : « Les juifs d'aujourd'hui veulent-ils se venger de l'Allemagne contemporaine ? écrit-il. Non, le souvenir d'un holocauste sert uniquement à apprendre aux générations suivantes à ne pas répéter les erreurs d'hier ; c'est sa seule raison d'être. Voilà pourquoi les commémorations sont toujours importantes, que ce soit celles de l'holocauste juif ou l'anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qui vit tant d'horreurs. » [2] Mais malheureusement, la persécution des hindous continue aujourd'hui dans le sous-continent : les 250 000 hindous qui vivaient encore dans la vallée du Cachemire jusqu'à il y a quelques années (ils étaient 1 million au début du siècle et 3 millions en 1825), ont fui la terre de leurs ancêtres, après une campagne de terrorisme organisée par les séparatistes musulmans. Et en Afghanistan, les moudjahidins, lorsqu'ils prirent le pouvoir après le départ des Soviétiques, chassèrent les 50 000 hindous qui étaient là depuis plusieurs générations. On ne vous parle pas des minorités hindoues oppressées dans les pays musulmans d'Asie du Sud, que ce soit au Bangladesh ou au Pakistan, où pogroms et destructions de temples, sont encore monnaie courante, comme Taslima Nasreen le raconte dans son livre Lajja (La Honte). Une mémoire collective ne devrait jamais être occultée, même si c'est dans le but de ne pas froisser une minorité ethnique ou religieuse.
    Mais c'est justement ce qui s'est passé en Inde, où ce sont les hindous eux-mêmes qui ont constamment nié le génocide musulman. L'écrivain communiste M.N. Roy n'a-t-il pas écrit : « L'islam a rempli en Inde une mission d'égalitarisme et qu'en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. » Et il continue : « C'était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les hindous de haute caste). »
    Jawharlal Nehru, le père de l'Inde moderne, semble lui aussi d'accord avec son compatriote : « L'architecture fascinait Mahmud Ghazni [célèbre pour avoir rasé des milliers de temples, en particulier ceux de la ville de Mathura, chère aux hindous parce qu'ils considèrent que c'est le lieu de naissance de Krishna] et il était très impressionné par la ville de Mathura, où il y avait des milliers d'édifices à la gloire de dieu. Mahmud n'était pas un homme religieux ; il était musulman, mais c'était secondaire, car avant tout c'était un soldat et un brillant guerrier.» Quel étonnant éloge d'un homme qui s'était fait un devoir de terroriser et d'humilier l'entière population hindoue ! Nehru et Mr. Roy sont les porte-paroles de cette négation par des hindous du génocide perpétré par les musulmans – négation qui est en fait d'inspiration marxiste. Car, à partir des années 20, toute une génération d'intellectuels indiens se tourne vers l'Union Soviétique. Nehru, grand admirateur de l'idéologie socialiste, à partir de laquelle il façonnera l'Inde indépendante, suit aveuglement la politique soviétique, y compris celle qui fait des juifs des méchants et des arabes les opprimés (l'Inde n'aura pas de relations avec Israël pendant 47 ans, mais par contre, elle s'entendra cordialement avec Saddam Hussain). C'est ainsi que bien avant l'indépendance, trois générations d'historiens, de sociologues et d'intellectuels indiens marxistes s'appliqueront à persuader leurs compatriotes (et le reste du monde) qu'il n'y a jamais eu de génocide des hindous par les musulmans. Ils leur apprendront également à haïr le système des castes et à ridiculiser tout ce qui est hindou, même si l'hindouisme avait fait la grandeur de l'Inde. Et c'est le parti du Congrès de Nehru qui devint le porte-parole officiel de cette cause-là. Écoutez ce qu'en dit Daniélou : « Le Congrès attaquait partout les hindous en cherchant à les ridiculiser, en exagérant énormément les histoires d'intouchabilité, de culte des vaches, etc.» La Mecque intellectuelle du marxisme nehruvien en Inde se situe à New Delhi, au sein de la prestigieuse Jawaharlal Nehru University. C'est là que les intellectuels indiens façonnèrent le mythe musulman, celui des méchants brahmanes et des bons intouchables, en s'attardant sur le génie bienveillant des Moghols. Ainsi, dans le célèbre livre Communalism and the writing of Indian history, Romila Thapar, Harbans Mukhia et Bipan Chandra, professeurs à la JNU, nient le génocide, en le remplaçant par un conflit de classes : « Les musulmans libérèrent les castes défavorisées en leur donnant accès à l'islam ». La redoutable Romila Thapar, une sommité intellectuelle en Inde, a publié par ailleurs chez Penguin, en collaboration avec l'historien britannique Percival Spear, une Histoire de l'Inde où elle écrit : « La supposée intolérance d'Aurangzeb n'est rien d'autre qu'une légende hostile basée sur quelques actes épars, comme l'érection d'une mosquée sur un temple à Bénarès. »

    Quels sont les faits ? Aurangzeb (1658-1707), ne construisit pas seulement une énorme mosquée sur le Kashi Vishvanath, le plus vénérable temple de Bénarès, la ville sainte hindoue, temple qu'il avait auparavant fait raser, il ordonna la destruction de TOUS les temples en Inde, dont celui de Krishna à Mathura, un des plus sacrés du pays, le temple de Somnath au Gujarat qui fut rebâti après avoir été déjà détruit par d'autres arabes, celui de Vishnu qui fut remplacé par la mosquée d'Alamgir qui surplombe Bénares, ou le temple Treka-ka-Thakur à Ayodhya, et fit construire des mosquées à leur place. Le nombre de temples détruits par Aurangzeb se compte non pas en centaines mais en milliers. D'ailleurs, Aurangzeb était fier de ses actes. Aussi les faisait-il noter dans les chroniques officielles de sa cour : « Aurangzeb ordonna à tous les gouverneurs de province de détruire tous les temples et toutes les écoles des païens et de mettre radicalement fin à tous les enseignements et les pratiques païennes. » Ou encore : « Hasan Ali Khan, gouverneur de Jodhpur (au Rajasthan), fit savoir à Aurangzeb que 172 temples furent détruits dans son district… Sa Majesté se rendit le lendemain à Chittor et 63 temples furent rasés… Abu Darab sommé de détruire le temples à idoles d'Amber, informa l'empereur qu'il avait déjà rasé 66 d'entre eux dans son district…»
    Aurangzeb ne se contenta pas de détruire des temples, il fit aussi éliminer les païens : « Ahmed Khan fit savoir à Sa Majesté que 2 000 hindous furent exécutés parce qu'ils continuaient leurs abominations religieuses. » Le gourou sikh Tegh Bahadur fut décapité parce qu'il protestait contre les conversions forcées d'Aurangzeb. Et même le propre frère de l'empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s'être intéressé à la religion hindoue. Comme on peut le constater, l'image d'un Aurangzeb bienveillant propagée par Romila Thapar et Percival Spear, est totalement fausse. Malheureusement, même la respectable Encyclopedia Britannica ne mentionne aucune persécution des hindous dans son chapitre sur la période moghole, excepté : « Firuz Shah Tuglak [qui] essaya sans grand succès de convertir ses sujets et les persécuta quelquefois » ! ! !

    Mais les païens étaient trop nombreux pour qu'on puisse les exterminer tous et la religion hindoue était si bien ancrée dans le cœur des Indiens qu'elle ne fut jamais conquise. Elle se retira tout simplement dans le secret des maisons, dans le cœur de ses fidèles et fut préservée par l'admirable volonté des brahmanes. Réalisant ainsi qu'ils ne seraient jamais capables de conquérir cette religion extraordinaire, les empereurs musulmans décidèrent de permettre aux impies de devenir zimmis, citoyens de deuxième classe, soumis à 20 conditions, chacune plus humiliante l'une que l'autre, dont le lourd impôt, dit de tolérance : jizya. « C'est à cause de cette loi hanifite, écrit Elst, que la plupart des chefs musulmans en Inde se considérèrent désormais exempts du devoir de génocide envers les hindous. » La dernière djihad contre les hindous fut menée à la fin du 18ème siècle par Tippu Sultan, canonisé plus tard par l'histoire pour avoir combattu les Anglais au côté des Français, mais qui en réalité était fanatiquement anti-hindou. Dès le début du 19ème siècle, à la suite de la mutinerie de 1857 contre les Anglais, à laquelle les musulmans prirent part afin de reprendre le pouvoir en Inde, les musulmans indiens sombrèrent généralement dans l'apathie et l'analphabétisme, de par le refus de leurs mollahs à les encourager à l'éducation britannique (alors qu'une minorité intellectuelle hindoue s'y attela) et leur nostalgie du passé « glorieux ». Mais le négationnisme avait déjà pris racine en Inde.

    Ainsi, Aligarh, une des universités les plus importantes en Inde, réservée en majorité aux musulmans (qui exigèrent des Anglais la ségrégation de l'éducation, afin de préserver la pureté de leur religion), vit la naissance de plusieurs mouvements islamiques militants. De surcroît, c'est là que fermenta au début des années 30 l'idée d'un état séparé pour les musulmans après le départ des Britanniques, idée qui engendra la création du Pakistan. C'est également là que fut élaborée la tentative de certains historiens musulmans, tel Mohamed Habib, de réécrire l'histoire de l'Inde, en particulier la période qui traite des invasions musulmanes. En 1920, Habib commença à rédiger son magnum opus, dont la structure repose sur quatre grandes théories : 1) Les chroniques et biographies écrites par les musulmans eux-mêmes relatant les massacres des hindous ou la mise en esclavage de leurs femmes et enfants et la destruction de leurs temples, « étaient le plus souvent des exagérations de poètes de cour ». 2) Il y eut bien « quelques » atrocités, mais qu'elles furent commises par des Turcs, « ces sauvages venus des steppes ». 3) La destruction des temples hindous eut lieu « parce qu'ils regorgeaient d'or et d'argent et que tout naturellement les armées musulmanes les pillèrent ». 4) Il n'y eut pas de conversions forcées d'hindous à l'islam, « mais la population, d'elle-même, décida de choisir la charia contre la loi hindoue (Smriti), car ils étaient tous opprimés par les brahmanes… »
     Malheureusement pour Habib et son école, les envahisseurs musulmans ont minutieusement documenté le massacre des hindous, car ils étaient constamment persuadés qu'ils faisaient leur devoir. Mahmud Ghazni (997-1030) par exemple, n'était pas un barbare des steppes, bien qu'il fut Turc ; c'était un patron des arts et de la littérature, qui récitait des vers du Coran tous les soirs après avoir tué sa quote-part d'infidèles et rasé les temples des païens. Firuz Shah Tughlak (1351-1388) mentionné plus haut, était également connu pour sa grande piété : « Le jour du grand festival hindou, je me suis rendu là-bas moi-même et j'ai ordonné l'exécution non seulement des prêtres, mais aussi de tous les pratiquants de cette abomination… J'ai détruit leurs temples et construit des mosquées à leur place ». Finalement, comme le remarque Elst : « Les fanatiques musulmans n'étaient que les exécutants fidèles des commandements coraniques. »


    Autre exemple de négationnisme flagrant plus près de chez nous : L'Histoire de l'Inde Moderne, que nous avons déjà mentionnée. Après avoir souscrit à l'habituelle théorie des « mythiques Aryens », accusé Shiva, deuxième divinité de la trinité hindoue, « d'incarner des forces obscures », et bien sûr, usé du mot « fanatiques » pour décrire les hindous qui rasèrent la mosquée d'Ayodhya, les auteurs s'empressent de faire l'éloge des Moghols et de passer sous silence tous leurs crimes.
    Dans le chapitre consacré par exemple à Vijayanagar, qui fut le dernier grand empire hindou des Indes, un des plus beaux, celui qui symbolisait une renaissance hindoue après 9 siècles de conquête musulmane, on ne peut s'empêcher de percevoir l'inimitié de l'auteur (7 historiens ont co-écrit cette histoire) pour l'hindouisme. On accuse d'abord les deux jeunes princes fondateurs de Vijayanagar, qui furent convertis de force à l'islam, d'avoir « renié l'islam » aussitôt remis en liberté ; puis on souligne « l'ambition des brahmanes » qui se servirent de ces princes renégats pour reconquérir leur pouvoir perdu aux mains des Arabes. [3] On mentionne ensuite « l'insatiable exigence du pouvoir central (hindou, bien sûr), à l'égard de ceux qui lui étaient soumis », [4] en oubliant de mentionner qu'à Vijayanagar les hindous connaissaient enfin la liberté du culte, qu'on ne les tuait pas, qu'on ne rasait pas leurs temples, qu'on ne violait pas leurs femmes, qu'on n'envoyait pas leurs enfants en esclavage. On qualifie par ailleurs Vijayanagar de « royaume guerrier », [5] comme si les hindous avaient le privilège du militantisme et qu'il leur fallait baisser les bras devant l'ennemi musulman, le belliciste sans pitié par excellence… Et tout cela finalement pour passer en exactement sept mots sur l'horrible sac de Vijayanagar : « Pillages et massacres durèrent trois jours entiers », ajoutant, pour bien montrer la magnanimité des Moghols : « Les sultans laissèrent à chacun ses prises, joyaux, esclaves, tissus précieux, ne gardant que les éléphants chargés de trésor. » [6] Que de pages et de pages qui sous-entendent l'esprit fanatique des hindous, la cupidité des brahmanes et le pouvoir absolu des maharajas (en l'occurrence le merveilleux Krishna Deva Raya), et si peu sur un des massacres les plus terribles, les plus inutiles, les plus monstrueux de l'histoire de l'Inde. Voilà bien du du négationnisme !
    Mais les auteurs de L'Histoire de l'Inde Moderne ne se contentent pas de dénigrer les hindous, ils glorifient aussi les musulmans, en particulier les Moghols (ce livre aurait dû d'ailleurs prendre le titre de l'un de ses chapitres : « La Splendeur moghole »). Babur par exemple, ce monstre qui tua des centaines de milliers d'hindous et rasa des milliers de temples, devient un doux héros aux mains de l'auteur : « Babur avoue franchement dans ses mémoires ne pas aimer l'Inde… Il préfère s'isoler dans les jardins qu'il y construit, avec leur dessin géométrique et leurs canaux en croix, qui évoquent les fleuves du paradis. » (Mon dieu, cet homme est un immense poète qui a la sensibilité à fleur de peau !). D'ailleurs : « Il traduisit en vers un manuel de droit musulman et un traité de morale soufi. » [7] (Voilà un saint qu'il faut canoniser tout de suite pour avoir failli débarrasser le monde de la menace fanatique hindoue !)
    Plus loin, l'auteur de ce chapitre, plus que pernicieux, parce qu'il s'adresse à des gens qui sont en général totalement ignorants de l'Inde, se dévoile encore un peu plus lorsqu'il en arrive à Aurangzeb, lequel a la réputation – même aux yeux des musulmans indiens – d'avoir été le plus sanguinaire et le plus pervers des Moghols. « Aurangzeb a concentré sur sa personne la haine des hindous militants qui lui attribuent des destructions systématiques de temples et des conversions forcées massives… cette image manichéenne doit être sérieusement corrigée.» [8] Malheureusement, comme nous l'avons vu, Aurangzeb était si fier de ses actes qu'il les avait fait dûment archiver et qu'ils sont parvenus jusqu'à nous. D'ailleurs, l'auteur est bien forcé de reconnaître quelques lignes plus bas qu'il « fit détruire des temples récents. » Qu'entend-il par « récents » : 1000 ou 2000 ans ? Mais il s'empresse d'ajouter : « L'intransigeance d'Aurangzeb n'était qu'apparente, car il appréciait la littérature mystique persane et fréquentait de nombreux soufis…» [9] Par contre Shivaji, ce prince de la bravoure, héros des hindous, lui qui seul dans un océan de terreur osa s'élever contre les Moghols, ne trouve pas grâce à ses yeux ; « Il s'illustre par son sens de la provocation. »[10] (Ce n'est pas bien de provoquer les pauvres Moghols, ô Shivaji !) « Il put mettre en déroute par traîtrise l'armée de Bijapur. » (Ce qui prouve qu'il ne faut jamais faire confiance à un hindou). D'ailleurs, « Il fait aussi une fausse soumission à Aurangzeb. » (Oh, le traître !) En plus bien sûr, c'est un païen, un idolâtre : « Il ressuscite la vieille cérémonie hindoue du sacre et se pose comme le protecteur des vaches, des brahmanes et des dieux. »[11] (Notez la triple association pernicieuse : vaches, brahmanes et dieux)… On pourrait multiplier les exemples, mais ces quelques passages suffiront à donner un exemple de ce négationnisme flagrant.


    Redisons-le une énième fois : les atrocités musulmanes en Inde ne doivent pas être niées, ceci afin que les erreurs d'hier ne soient pas répétées aujourd'hui. Car pensez-vous que l'islam contemporain accepte plus qu'il ne le faisait naguère de coexister avec l'hindouisme ? « Vous pouvez vivre en bonne entente avec une religion dont le principe est la tolérance. Mais comment est-il possible de vivre en paix avec une religion dont le principe est : « je ne vous tolérerai pas ? » [12] se demande Sri Aurobindo. Et c'est vrai : l'hindou a toujours été prêt à tolérer ; il est ouvert aux nouvelles idées, qu'elles soient religieuses, sociales, ou économiques ; et il a une merveilleuse aptitude à l'assimilation – mais toujours à condition que la vérité centrale de l'hindouisme, du dharma, soit respectée.
    En septembre 1909, Sri Aurobindo écrivait également : « Toute action qui pourrait soulever une objection chez un certain nombre de musulmans est maintenant passible d'interdiction... sous prétexte qu'elle risque de perturber l'ordre public, et on commence à se demander si l'on n'en viendra pas un jour à interdire le culte dans les temples hindous en invocant ce motif si valable. » [13] Citation ô combien prophétique, car Sri Aurobindo ne pouvait pas savoir que l'Inde serait par exemple la première à interdire le livre de Rushdie (le gouvernement du Congrès ne s'était même pas donné la peine de le lire, mais l'a fait bannir sous le conseil de quelques intellectuels musulmans), éveillant par là même l'attention de l'Iran et provoquant la fatwa de Khomeiny. Sri Aurobindo ne pouvait pas non plus deviner qu'il arrive souvent aujourd'hui en Inde qu'on interdise les processions hindoues, « pour ne pas blesser la sensibilité de la communauté musulmane » ! Étrange coutume pour un pays à majorité hindoue ! C'est comme si le gouvernement français bannissait les processions de la Fête-Dieu, afin de ne pas froisser sa communauté maghrébine.
    Sri Aurobindo n'est pas le seul à s'élever contre l'intolérance musulmane, David Frawley postule lui aussi : « La cruelle histoire de l'invasion musulmane de l'Inde, qui fut suivie d'un énorme génocide et de la prise en esclavage de millions d'hindous n'est pas très connue dans le monde, particulièrement en Occident, où l'histoire de l'Inde n'est pas jugée très importante. Certains préféreraient qu'elle n'existât pas du tout ou que l'échelle des atrocités fût insignifiante, ou même que les intentions des musulmans ne fussent pas de convertir, mais uniquement de conquête militaire. D'autres arguent que cet épisode appartenant au passé, nous devrions l'oublier afin de préserver l'harmonie laïcisante de l'Inde. » [14]


La djihad appartient-elle au passé ?

    La djihad est-elle terminée aujourd'hui ? « Pas du tout, affirme l'écrivain indien Suhas Majumdar dans son livre : Djihad, la doctrine islamique de la guerre permanente. Ce qu'il faut comprendre c'est qu'aujourd'hui encore le commun des musulmans prend toujours littéralement le message du Coran, bien qu'il ait été composé il y a 1 400 ans selon les termes et les coutumes de son époque et n'a pas été adapté aux exigences du monde moderne. » Et il est vrai que grâce aux pétrodollars des pays du Golfe, l'islam a étendu ses tentacules aux quatre coins du monde, même si aujourd'hui il camoufle ses intentions de domination. Le concept islamique de dar-ul-islam, c'est-à-dire « la maison de l'islam » sur toute la terre et de daar-ul-hard « la guerre de l'islam », justifie tous les moyens. Au Pakistan par exemple, les madrasis (écoles islamiques) sponsorisées par l'Arabie Saoudite ont engendré le mouvement du Taliban qui revendique l'application de la charia sous sa forme la plus stricte : interdiction de travail aux femmes, amputations, décapitations et surtout djihad contre l'Infidèle. Et ce fondamentalisme islamique dur tel que l'incarne le Taliban commence aussi à se répandre en Asie : en Ouzbekistan et au Tadjikistan par exemple, qui ont du mal à contrôler leurs fondamentalistes. La Russie pourrait devenir cernée par le fondamentalisme musulman hostile de la Tchéchénie, du Tadjikistan et du Sin-kiang chinois, qui commence à s'agiter. On aurait alors une ceinture panislamique qui irait de la Turquie à la Chine – et l'Inde totalement isolée, deviendrait le seul rempart en Asie – avec la Russie – contre une prise de pouvoir totale du fondamentalisme musulman. Une autre forme de djihad moderne, dans laquelle les musulmans sont passés maîtres, ce sont les émeutes. Le verset « Partez légèrement armé, préparez des embuscades et tentez avec votre vie de préserver le chemin d'Allah. » (Coran 9/41), est justement très ambigu, car il semble se référer non seulement à la guerre, mais aussi à la guérilla et aux émeutes. Généralement ce sont les Imams lors des prières du vendredi soir qui en appellent à la djihad civile, que ce soit à Srinagar, à Sarajevo ou à Jérusalem. Ainsi tous les historiens s'accordent à reconnaître que ce sont des mollahs indiens qui déclenchèrent les émeutes des Moplah en 1921, dont la plupart des victimes furent hindoues, même si le mouvement était censé être anti-britannique. C'est sans doute la première fois que les musulmans se posèrent en victimes, à tel point que le Mahatma Gandhi, pourtant hindou, s'en apitoya : « Les musulmans se battent pour ce qu'ils considèrent leur religion. » Quelquefois ce sont les civils eux-mêmes qui en appellent à la guerre sainte : la grande tuerie de Calcutta en 1946, qui précéda la partition, fit suite à la déclaration publique de Mohammed Usman, le maire de Calcutta : « C'est durant ce mois sacré du Ramadan que la guerre ouverte entre les musulmans et les kafirs (infidèles) prit son essor. C'est durant ce mois que nous pénétrâmes victorieux à la Mecque et avons annihilé l'idolâtrie. Par la volonté d'Allah, la Ligue musulmane (indienne) a choisi ce même mois pour commencer la djihad qui doit mener à la création du Pakistan. » Il est également vrai qu'après l'indépendance, toutes les grandes émeutes inter-religieuses et les pogroms anti-hindous dont ceux d'Aligarh, ou bien les fameuses émeutes de Bombay en 1992 qui suivirent la destruction de la mosquée d'Ayodhya, ont été déclenchés par les musulmans. La police le sait, la presse indienne le sait, la classe politique le sait. Mais personne n'ose prononcer tout haut le mot musulman ; les journaux se contentent d'écrire : « Une communauté en a agressé une autre. » L'Inde est déjà aux prises avec une nouvelle djihad contemporaine qui prend plusieurs formes : à l'intérieur la guerre de « libération » du Cachemire d'abord, l'anti-nationalisme des musulmans indiens, les émeutes ; et à l'extérieur, l'hostilité des voisins islamistes, le Pakistan, le Bangladesh, l'Afghanistan et un peu plus loin, les pays du Golfe fondamentalement hostiles à l'hindouisme et qui rêvent tous secrètement de perpétuer le dessein des grands Moghols : dar-ul-islam.


    Et l'Occident alors ? Nos intellectuels divisent l'islam en deux clans : l'un libéral, l'autre fondamentaliste, ce qui pourrait se révéler une grossière erreur : « Le refus de l'Occident à reconnaître la vraie nature de la renaissance islamique actuelle constitue un échec intellectuel colossal, écrit Majumdar, car l'islam continue de jurer par les injonctions du Coran. » L'intellitgensia européenne en général, et française en particulier – n'est-ce pas, Mr. Bernard-Henri Lévy ? – qui a soutenu la Bosnie, a-t-elle compris qu'elle laissait peut-être un cancer ravager l'Europe ? Que demain, ceux qui ont été défendus – souvent à raison – vont néanmoins réaffirmer le militantisme de leur foi islamique. Et Bernard-Henry Lévy et ses pairs se sont-ils donnés la peine de creuser un peu plus dans l'affrontement entre Serbes et Bosniaques ? De remonter dans le temps, de prendre en considération le pro-occidentalisme de la race serbe et le fascisme inquiétant des Bosniaques ? Et que savent-ils du karma de ces deux ethnies, les poussant à agir ainsi ? La photo publiée par les journaux du monde entier d'un musulman qui frappe devant la mosquée de Sarajevo, au moment des prières du samedi soir, un jeune disciple du mouvement Hare Krishna, est significative et devrait faire réfléchir toute l'Europe. Car même ses habitants ont reconnu que durant tout le siège de Sarajevo, les membres de la secte avaient fait merveille pour leur remonter le moral. Mais voilà, la paix revenue, les concessions obtenues, l'islam montre à nouveau son vrai visage : djihad fi Sabillaj, la guerre sainte contre les idolâtres, en l'occurence des ferengis (blancs) influencés (plus ou moins bien) par un mouvement hindou.
    Et il en va de même du soutien occidental aux indépendantistes de Tchéchénie, ou du Cachemire. On isole la Russie et l'Inde, qui seules peuvent encore s'élever en Asie contre une tentative d'hégémonie islamiste. (La presse occidentale joue là un rôle néfaste, car elle crée de toutes pièces le mythe sympathique de ces moujahedins tchéchènes ou cachemiris – c'est du sensationnalisme bon marché). Le plus dangereux, c'est la tiédeur du soutien occidental envers Israël qui depuis un demi-siècle livre une bataille de vie ou de mort contre les Arabes. Et telles l'Inde et la Russie, Israël est le rempart du monde civilisé contre le pan-islamisme au Moyen Orient.
    Ce n'est pas parce que le christianisme et l'islam sont les deux religions monothéistes par excellence de notre planète, qu'il faut conclure une alliance douteuse entre les deux credo, comme celle que nous percevons en Bosnie. Car c'est un jeu dangereux que l'Occident ne peut que perdre : n'oublions donc pas ce qui s'est passé en Turquie, où la chrétienté, qui y connut un tel essor, a pratiquement disparu aujourd'hui dans l'indifférence générale. La sanctification de l'islam par les missionnaires et les chrétiens, tel l'Anglais Muir, dont la traduction du Coran fait référence, est également pernicieuse, car elle fait oublier que la djihad n'est en fait qu'une forme déguisée de meurtres, de rapines et de viols sanctionnés par le Coran. Et finalement, il faut oser le dire tout haut : les musulmans de par le monde sont passés maîtres dans l'art de la propagande et d'utiliser l'éternel complexe de culpabilité de l'Occident, les relents marxistes pro-arabes de l'intelligentsia européenne et la voracité sans fin des journalistes, pour qui une poignée de Palestiniens dans un no man's land, est plus médiatique que les 300 000 hindous chassés du Cachemire par la djihad contemporaine. Mais c'est ainsi que la perversion humaine donne à la politique l'art des apparences.

    Et finalement, pourra-t-on jamais connaître un islam qui s'épanouisse sans djihad ? « Malheureusement, allègue Majumdar, l'islam, tel qu'il est exprimé dans le Coran est impraticable aujourd'hui, comme par exemple l'obligation d'avoir des concubines ou des esclaves, prérogative de tout musulman. La vérité c'est que le Coran est souvent périmé, car les ulémas ne permettent pas aujourd'hui la modification d'un seul verset du Coran – et ceci est le plus grand obstacle au renouveau de l'islam. » [15] Mais tout de même : le Coran ne mentionne-t-il pas les réticences de certains des premiers disciples de l'islam, qui préféraient être des pèlerins plutôt que des guerriers, contre les excès de la djihad ? Et dans le soufisme, le vrai, qui a pratiquement disparu aujourd'hui car il a été pourchassé par les sunnites partout dans le monde, le sens de la vraie djihad, c'est la guerre contre soi-même, son ego, ses faiblesses, sa petitesse. Un tel islam sans djihad exigerait donc une réécriture totale du Coran – et qui en aurait le courage ? Car malheureusement, le tort fait par Mahmud, Babur, ou Aurangzeb, se perpétue aujourd'hui. Les graines qu'ils ont plantées, lorsqu'ils ont converti de force la petite centaine de milliers d'hindous, ont mûri. Et les cent millions de musulmans indiens d'aujourd'hui, se sont souvent aliénés de leurs frères hindous et ont quelquefois adopté le cri militant des musulmans : dar-ul-islam, la maison de l'islam en Inde. Ces graines ont également donné naissance à un arbre empoisonné appelé Pakistan, dont le spectre nucléaire après trois guerres conventionnelles hante le sous-continent. Et en Inde, le Cachemire et les attentats à la bombe qui se multiplient, de Bombay à New Delhi, nous rappellent que le grand rêve moghol d'une Inde assujettie à la grandeur d'Allah trouve encore un écho aujourd'hui.


Notes :

[1]  Dupuis Jacques, Histoire de l'Inde (Éditions Kailash, Civilisations et sociétés, 1996), page 202.
[2]  Elst Koenraad, Negationnisme in India (Voice Of India, Delhi, 1993).
[3]   Histoire de l'Inde moderne, sous la direction de Claude Markovits (Fayard 1989), page 54
[4]   Ibid., page 56
[5]   Ibid., page 57
[6]   Ibid., page 60
[7]   Ibid., page 87
[8]   Ibid., page 126
[9]   Ibid., page 132
[10] Ibid., page 127
[11] Ibid., page 128
[12] Sri Aurobindo, L'Inde et la Renaissance de la Terre (Institut de Recherches Évolutives, Paris, 1998),         page 184
[13] Ibid., page 63
[14] Frawley David, Arise Arjuna (Voice of India, Delhi, 1994), page 26
[15] Majumdar Suhas, Djihad (Voice of India, Delhi, 1994)

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Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Empty Re: Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz

Message par L1234567 le Ven 19 Juil 2013 - 5:37

Ils étaient 800 – ils ont refusé de se convertir à l’islam – les islamistes les ont décapités – le Pape les canonise – les médias ne se bousculent pas pour en parler

Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz 7098110

Le pape François va canoniser ce dimanche 800 martyrs qui ont refusé en 1480 d’abjurer le christianisme pour se convertir à l’islam et ont été décapités à Otrante (sud de l’Italie) sur ordre du commandant musulman ottoman Gelik Achmet Pascia.

Les islamistes d’aujourd’hui n’ont pas changé d’un millimètre – mais maintenant ils ont des complices, les « islamo-gauchistes », journalistes et élites mal pensants.

Dans « il Foglio », Alfredo Mantovano, juriste catholique et sénateur, né au sud des Pouilles, dans la région d’Otrante, sur la même terre que les huit cents, écrivait1 :

Ces 800 hommes ont subi il y a cinq siècles le sort réservé à l’Américain Nick Berg en 2004. Capturé par des terroristes islamistes en Irak alors qu’il exerçait son activité d’antenniste, il a été tué au cri de « Allah est grand ! » Son bourreau, après lui avoir tranché la veine jugulaire, a passé la lame autour du cou jusqu’à ce que la tête se détache et il l’a montrée comme un trophée. Exactement ce que le bourreau ottoman avait fait à chacun des 800 habitants d’Otrante en 1480.

Les rares médias qui relatent cette canonisation hautement symbolique – 100 000 chrétiens sont massacrés chaque année – gomment soigneusement la dimension islamiste de ce massacre.

Mantovano rapporte cette tentative d’invasion mahométane :

Le prologue à cette exécution de masse a lieu le 29 juillet 1480, aux premières heures du jour : depuis les murs d’Otrante, on voit pointer à l’horizon une flotte composée de 90 galées, 15 mahonnes et 48 galiotes, avec à leur bord 18 000 soldats, qui devient de plus en plus visible. L’armée est dirigée par le pacha Agometh, lui-même sous les ordres de Mehmet II, dit Fatih, le Conquérant. En 1451, ce sultan, alors âgé de 21 ans à peine, avait pris la tête de la tribu ottomane, qui s’était imposée sur l’échiquier des émirats islamiques un siècle et demi auparavant.

En 1453, à la tête d’une armée de 260 000 Turcs, Mehmet II avait conquis Byzance, la « seconde Rome ». Dès lors, il projetait de s’emparer de la « première Rome », la vraie Rome, et de transformer la basilique Saint-Pierre en écurie pour ses chevaux.

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En juin 1480, il juge le moment opportun pour accomplir son œuvre: il lève le siège de Rhodes – que ses chevaliers défendaient avec courage – et dirige sa flotte vers la mer Adriatique. Il a l’intention de s’emparer de Brindisi, dont le port est vaste et commode. De Brindisi, il envisage de remonter l’Italie jusqu’au siège de la papauté. Un fort vent contraire contraint cependant les navires à toucher terre à 50 milles plus au sud. Le débarquement a lieu à Roca, à quelques kilomètres d’Otrante.



à l’aube du 12 août, les Ottomans concentrent leurs tirs sur un des points les plus fragiles des murailles. Ils ouvrent une brèche, envahissent les rues, massacrant tout ce qui est à la portée de leurs tirs. Ils gagnent la cathédrale où de nombreux habitants se sont réfugiés. Après avoir renversé les portes et pénétré dans l’édifice, les Ottomans trouvent l’archevêque Stefano vêtu de ses habits pontificaux, le crucifix à la main. A l’injonction des assaillants de ne plus prononcer le nom du Christ – puisque c’est Mahomet qui commande désormais – l’archevêque leur répond en les exhortant à la conversion. Il est alors décapité d’un coup de cimeterre.

“Environ huit cent hommes furent présentés devant le pacha. A ses côtés se tenait un prêtre calabrais nommé Jean. Ce misérable apostat fit usage de son éloquence satanique pour persuader les chrétiens d’abandonner le Christ pour se convertir à l’islam. S’assurant ainsi de la bonne grâce d’Algometh, ils auraient la vie sauve et conserveraient tous les biens dont ils disposaient chez eux. Dans le cas contraire, tous seraient massacrés. Parmi ces héros, Antonio Primaldo, un tailleur déjà vieux mais plein de piété et de ferveur. Au nom de tous les autres, il répondit: ‘Vous tous, croyez en Jésus Christ, fils de Dieu et soyez prêts à mourir mille fois pour lui’“.

« En se tournant vers les chrétiens, Primaldo leur adressa ces mots: ‘Mes frères, nous avons combattu jusqu’à aujourd’hui pour notre patrie, notre vie et nos maîtres terrestres. Le temps est venu désormais de conserver nos âmes pour notre Seigneur. Puisqu’il est mort sur la croix pour nous, il convient que nous aussi mourrions pour lui, fermes et constants dans la foi. Par cette mort terrestre, nous aurons la vie éternelle et la gloire du martyre’. A ces mots, ils crièrent d’une seule voix et avec ferveur qu’ils préféraient mille fois mourir de n’importe quelle mort plutôt que de renier le Christ”.

Agometh ordonne la condamnation à mort des huit cents prisonniers. Le matin suivant, ils sont conduits, la corde au cou et les mains liées derrière le dos, à la colline de la Minerve, à quelques centaines de mètres de la ville. De Marco poursuit:

“Tous répétèrent la profession de foi et la réponse généreuse donnée précédemment. Alors le tyran ordonna la décapitation, en commençant par le vieux Primaldo, qu’il détestait.

Le sacrifice des huit cents d’Otrante n’est pas important uniquement du point de vue de la foi. Les deux semaines de résistance de la ville permettent à l’armée du roi de Naples de s’organiser et de se rapprocher de ces lieux, empêchant ainsi les 18 000 Ottomans d’envahir toute la région des Pouilles.

Les chroniqueurs de l’époque n’exagèrent pas en affirmant qu’Otrante a permis le salut de l’Italie du Sud. Et plus encore, si l’on en croit l’information selon laquelle la prise de la ville avait initialement incité le pape de l’époque, Sixte IV, à prévoir son déplacement vers Avignon, par crainte que les Ottomans ne s’approchent de Rome.

Cinq siècles plus tard, le 5 octobre 1980, Jean-Paul II se rend à Otrante en souvenir du sacrifice des huit cents : “N’oublions pas les martyrs de notre temps. Ne nous comportons pas comme s’ils n’existaient pas“.

Benoît XVI, le 11 février 2013, lors d’un consistoire ordinaire, a annoncé pour le 12 mai la cérémonie de canonisation d’Antonio Primaldo et de ses compagnons. Juste avant de faire savoir en latin qu’il avait décidé de démissionner.

Alfredo Mantovano conclut :

Aujourd’hui, l’Europe est attaquée, non pas – comme c’était le cas à Otrante – par une armée islamique organisée par des institutions, mais par plusieurs organisations non gouvernementales regroupant des fondamentalistes islamistes. En tenant compte de cette différence structurelle, il n’est pas déplacé de s’interroger de ce qu’il reste aujourd’hui en Occident, en Europe, en Italie, de ce “naturel“ qui a amené une communauté toute entière à “défendre la paix de sa terre“ jusqu’au dernier sacrifice.

La question n’est pas hors de propos si l’on pense que dans la lutte contre le terrorisme, la solidité du corps social – ou au moins de sa majeure partie – est réellement décisive dans la lutte contre le terrorisme, face à la menace et aux manières les plus barbares de la concrétiser. Le souvenir d’Otrante sert à souligner qu’il existe des moments où la résistance est un devoir, mais il permet avant tout de se rappeler qui nous sommes et de quelles communautés nous descendons.



Otrante nous montre qu’une civilisation culturellement homogène – ou même principalement animée par des principes de réalité – est capable de réagir de manière très unie pour défendre sa propre paix. Elle le fait sans piétiner sa propre identité et sa propre dignité.

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Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Empty Re: Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz

Message par L1234567 le Ven 19 Juil 2013 - 5:39

ROMA, le 14 août 2007 – Il est indiqué dans le Martyrologe Romain, c’est-à-dire dans le calendrier liturgique des saints et bienheureux mis à jour conformément aux décrets du Concile Vatican II et promulgué par Jean-Paul II, que l’Eglise évoque et vénère aujourd’hui...

"... les quelque huit cents bienheureux martyrs d’Otrante, dans les Pouilles, qui, incités par les assauts des soldats ottomans à renier leur foi, furent exhortés par le bienheureux Antonio Primaldo, un vieux tisserand, à persévérer dans le Christ, et, ayant été décapités, ont obtenu la couronne du martyre".

Le martyre de ces huit cents personnes a eu lieu en 1480, un 14 août, le jour où la liturgie rappelle leur souvenir.

Cinq siècles plus tard, en 1980, Jean-Paul II s’est rendu à cause d’eux à Otrante, la ville d’Italie où ils furent martyrisés.

Le 6 juillet 2007, Benoît XVI a authentifié de manière définitive leur martyre par un décret promulgué par la congrégation pour la cause des saints.

Qui étaient les huit cents d’Otrante? Pourquoi ont-ils été tués? Leur histoire est extraordinairement actuelle, comme l’est le conflit entre islam et christianisme au cours duquel ils ont sacrifié leur vie.

C’est ce que démontre dans le texte qui suit, publié le 14 juillet dernier dans "il Foglio", Alfredo Mantovano, juriste catholique et sénateur, né au sud des Pouilles, dans la région d’Otrante, sur la même terre que les huit cents:


"Prêts à mourir mille fois pour Lui..."

par Alfredo Mantovano


Le 6 juillet 2007, Benoît XVI a reçu le préfet de la congrégation pour la cause des saints, le cardinal José Saraiva Martins. Il a autorisé la publication du décret d’authentification du martyre du bienheureux Antonio Primaldo et de ses compagnons laïcs, "tués en haine de la foi" le 14 août 1480 à Otrante.

Seul le nom d’Antonio Primaldo est resté. Ses compagnons de martyre sont 800 inconnus: pêcheurs, artisans, bergers et agriculteurs d’une petite ville. Il y a cinq siècles, leur sang a été versé uniquement parce qu’ils étaient chrétiens.

Ces 800 hommes ont subi il y a cinq siècles le sort réservé à l’Américain Nick Berg en 2004. Capturé par des terroristes islamistes en Irak alors qu’il exerçait son activité d’antenniste, il a été tué au cri de "Allah est grand !" Son bourreau, après lui avoir tranché la veine jugulaire, a passé la lame autour du cou jusqu’à ce que la tête se détache et il l’a montrée comme un trophée. Exactement ce que le bourreau ottoman avait fait à chacun des 800 habitants d’Otrante en 1480.


* * *

Le prologue à cette exécution de masse a lieu le 29 juillet 1480, aux premières heures du jour : depuis les murs d’Otrante, on voit pointer à l’horizon une flotte composée de 90 galées, 15 mahonnes et 48 galiotes, avec à leur bord 18 000 soldats, qui devient de plus en plus visible. L’armée est dirigée par le pacha Agometh, lui-même sous les ordres de Mehmet II, dit Fatih, le Conquérant. En 1451, ce sultan, alors âgé de 21 ans à peine, avait pris la tête de la tribu ottomane, qui s’était imposée sur l’échiquier des émirats islamiques un siècle et demi auparavant.

En 1453, à la tête d’une armée de 260 000 Turcs, Mehmet II avait conquis Byzance, la "seconde Rome". Dès lors, il projetait de s’emparer de la "première Rome", la vraie Rome, et de transformer la basilique Saint-Pierre en écurie pour ses chevaux.

En juin 1480, il juge le moment opportun pour accomplir son œuvre: il lève le siège de Rhodes – que ses chevaliers défendaient avec courage – et dirige sa flotte vers la mer Adriatique. Il a l’intention de s’emparer de Brindisi, dont le port est vaste et commode. De Brindisi, il envisage de remonter l’Italie jusqu'au siège de la papauté. Un fort vent contraire contraint cependant les navires à toucher terre à 50 milles plus au sud. Le débarquement a lieu à Roca, à quelques kilomètres d’Otrante.

* * *

Otrante était – et est encore – la ville située le plus à l’est de l’Italie. C’est une ville riche d’histoire: ses environs immédiats étaient probablement déjà habités au Paléolithique, en tout cas au Néolithique. Otrante a par la suite été occupée par les Messapiens, peuplade qui a précédé les Grecs. Conquise par ces derniers, la ville est intégrée dans la Grande Grèce, avant que les Romains ne s’en emparent pour en faire rapidement un municipe.

L’importance de son port fait d’Otrante un pont entre l’Orient et l’Occident, rôle consolidé sur le plan culturel et politique par la présence d’un important monastère de moines basiliens à San Nicola in Casole, dont il reste aujourd’hui quelques colonnes sur la route qui mène à Leuca.

Otrante possède une très belle cathédrale, construite entre 1080 et 1088. En 1095, 12 000 croisés y reçurent la bénédiction, avant de partir, sous le commandement du prince Bohémond Ier de Hauteville, libérer et protéger le Saint-Sépulcre de Jérusalem. C’est justement à Otrante que saint François d’Assise, revenant de Terre Sainte, avait débarqué en 1219 et avait été accueilli avec tous les honneurs.

* * *

Au moment du débarquement des Ottomans, la ville ne peut compter que sur une garnison de 400 hommes armés, dont les chefs s’empressent de demander de l’aide au roi de Naples, Ferrante d’Aragon, en lui envoyant un courrier.

Après avoir cerné le château, où tous les habitants du bourg s’étaient réfugiés, le pacha Agometh envoie un messager pour proposer une reddition à des conditions avantageuses. S’ils n’opposent aucune résistance, hommes et femmes resteront libres et ne subiront aucun tort. C’est un des notables de la ville, Ladislao De Marco, qui répond: si les assiégeants veulent Otrante – prévient-il – ils devront la prendre par les armes.

L’envoyé est sommé de ne plus revenir. Lorsqu’un second messager se présente avec la même offre de reddition, il reçoit une volée de flèches. Pour supprimer toute équivoque, les capitaines se saisissent des clés de la ville et les jettent ostensiblement à la mer du haut d’une tour, en présence de la population. Pendant la nuit, une bonne partie des soldats de la garnison franchissent les murs de la ville au moyen de cordes et s’enfuient. Les habitants seuls restent pour défendre Otrante.

* * *

S’en suit un siège éprouvant: les bombardes turques lancent des centaines de boulets de pierre sur la ville (beaucoup d’entre eux sont encore visibles aujourd’hui dans les rues du centre historique). Quinze jours plus tard, à l’aube du 12 août, les Ottomans concentrent leurs tirs sur un des points les plus fragiles des murailles. Ils ouvrent une brèche, envahissent les rues, massacrant tout ce qui est à la portée de leurs tirs. Ils gagnent la cathédrale où de nombreux habitants se sont réfugiés. Après avoir renversé les portes et pénétré dans l’édifice, les Ottomans trouvent l’archevêque Stefano vêtu de ses habits pontificaux, le crucifix à la main. A l’injonction des assaillants de ne plus prononcer le nom du Christ – puisque c’est Mahomet qui commande désormais – l’archevêque leur répond en les exhortant à la conversion. Il est alors décapité d’un coup de cimeterre.

Le 13 août, Agometh demande et obtient la liste des habitants capturés, à l’exception des femmes et des enfants âgés de moins de 15 ans.

* * *

Voici ce que Saverio de Marco raconte dans sa "Compendiosa istoria degli ottocento martiri otrantini" publiée en 1905:

“Environ huit cent hommes furent présentés devant le pacha. A ses côtés se tenait un prêtre calabrais nommé Jean. Ce misérable apostat fit usage de son éloquence satanique pour persuader les chrétiens d’abandonner le Christ pour se convertir à l’islam. S’assurant ainsi de la bonne grâce d’Algometh, ils auraient la vie sauve et conserveraient tous les biens dont ils disposaient chez eux. Dans le cas contraire, tous seraient massacrés. Parmi ces héros, Antonio Primaldo, un tailleur déjà vieux mais plein de piété et de ferveur. Au nom de tous les autres, il répondit: ‘Vous tous, croyez en Jésus Christ, fils de Dieu et soyez prêts à mourir mille fois pour lui’“.

Dans son "Historia della guerra di Otranto del 1480", transcrite sur un vieux manuscrit et publiée en 1924, le premier chroniqueur, Giovanni Michele Laggetto, ajoute:

"En se tournant vers les chrétiens, Primaldo leur adressa ces mots: ‘Mes frères, nous avons combattu jusqu’à aujourd’hui pour notre patrie, notre vie et nos maîtres terrestres. Le temps est venu désormais de conserver nos âmes pour notre Seigneur. Puisqu’il est mort sur la croix pour nous, il convient que nous aussi mourrions pour lui, fermes et constants dans la foi. Par cette mort terrestre, nous aurons la vie éternelle et la gloire du martyre’. A ces mots, ils crièrent d’une seule voix et avec ferveur qu’ils préféraient mille fois mourir de n’importe quelle mort plutôt que de renier le Christ”.

* * *

Agometh ordonne la condamnation à mort des huit cents prisonniers. Le matin suivant, ils sont conduits, la corde au cou et les mains liées derrière le dos, à la colline de la Minerve, à quelques centaines de mètres de la ville. De Marco poursuit:

“Tous répétèrent la profession de foi et la réponse généreuse donnée précédemment. Alors le tyran ordonna la décapitation, en commençant par le vieux Primaldo, qu’il détestait. Ce dernier en effet continuait à encourager les siens. Plus encore, avant de poser sa tête sur la pierre, il expliquait à ses compagnons qu’il voyait le ciel ouvert et les anges consolateurs. Il leur demanda d’être forts dans la foi et de regarder le ciel déjà ouvert pour les recevoir. Il inclina son front et on lui coupa la tête. Mais son corps se remit debout et en dépit des efforts des bourreaux, il resta ainsi dressé immobile, jusqu’à ce que tous les autres fussent décapités. Ce prodige éclatant et retentissant aurait pu être une leçon de salut pour ces infidèles, s’ils n’avaient pas été rebelles à cette lumière qui éclaire chaque homme qui vit dans ce monde. Un seul bourreau, nommé Berlabei, crut à ce miracle avec courage. Se déclarant chrétien à haute voix, il fut condamné au supplice du pal”.

Lors du procès pour la béatification des huit cents, en 1539, quatre témoins oculaires ont rapporté le prodige d’Antonio Primaldo, resté debout après avoir été décapité ainsi que la conversion et le martyre du bourreau. L’un d’entre eux, Francesco Cerra, âgé de 72 ans en 1539, raconte:

“Antonio Primaldo fut le premier à être mis à mort. Décapité, il resta fermement debout et tous les efforts de ses ennemis ne parvinrent pas à le faire tomber, jusqu’à ce que tous les autres eussent été tués. Le bourreau, sidéré par le miracle, proclama que la foi catholique était la vraie. Il insista pour devenir chrétien et pour cette raison fut condamné à la mort par le pal, sur ordre du pacha“.

* * *

Cinq siècles plus tard, le 5 octobre 1980, Jean-Paul II se rend à Otrante en souvenir du sacrifice des huit cents.

C’est une matinée magnifique et ensoleillée qui se lève sur la plaine dominée par la colline de la Minerve, appelée depuis 1480 colline des Martyrs. Le pape polonais saisit l’occasion pour lancer un appel, d’actualité aujourd’hui comme jadis:

“N’oublions pas les martyrs de notre temps. Ne nous comportons pas comme s’ils n’existaient pas“.

Le pape invite alors à porter son regard au-delà de la mer et rappelle expressément les souffrances du peuple albanais, alors assujetti à l’un des modèles les plus féroces du communisme mais auquel personne ne prêtait attention. Jean-Paul II souligne que “les bienheureux martyrs d’Otrante nous ont laissé deux consignes fondamentales : l’amour de la patrie terrestre et l’authenticité de la foi chrétienne. Le chrétien aime sa patrie terrestre. L’amour de la patrie est une vertu chrétienne“.

* * *

Le sacrifice des huit cents d’Otrante n’est pas important uniquement du point de vue de la foi. Les deux semaines de résistance de la ville permettent à l’armée du roi de Naples de s’organiser et de se rapprocher de ces lieux, empêchant ainsi les 18 000 Ottomans d’envahir toute la région des Pouilles.

Les chroniqueurs de l’époque n’exagèrent pas en affirmant qu’Otrante a permis le salut de l’Italie du Sud. Et plus encore, si l’on en croit l’information selon laquelle la prise de la ville avait initialement incité le pape de l’époque, Sixte IV, à prévoir son déplacement vers Avignon, par crainte que les Ottomans ne s’approchent de Rome.

Le pape abandonne cette idée lorsque le roi de Naples, Ferrante, charge son fils Alphonse, duc de Calabre, de se rendre dans les Pouilles et de reconquérir Otrante. C’est ce qui se produit le 13 septembre 1481, après le retour d’Agometh en Turquie et la mort de Mehmet II.

* * *

Ce qui donne tout son sens à cet événement extraordinaire, notamment pour l’homme européen d’aujourd’hui, c’est que les témoignages de foi et de valeurs civiles sont légion dans l’histoire du christianisme. Les groupes d’hommes qui ont affronté avec courage des épreuves extrêmes sont tout aussi nombreux. Pourtant, jamais un événement n’a impliqué autant de personnes: une ville entière combat d’abord comme elle peut, puis résiste à plusieurs jours de siège. Ensuite, elle rejette fermement la proposition d’abjurer sa foi. Sur la colline de la Minerve, hormis le vieil Antonio Primaldo, aucune individualité ne se distingue, puisque l’on ne connaît le nom d’aucun des 800 autres martyrs. Cela prouve qu’il ne s’agit pas d’un petit nombre de héros, mais bien d’une population toute entière qui affronte cette l’épreuve.

* * *

Tout cela se produit aussi à cause de l’indifférence des responsables politiques européens de l’époque face à la menace ottomane.

En 1459, le pape Pie II avait convoqué à Mantoue un congrès réunissant les chefs d’état chrétiens. Dans son discours d’ouverture, il expose leurs fautes face à la progression turque. L’assemblée décide d’une guerre pour contenir cette progression, mais cette résolution reste sans suite, en raison de l’opposition de Venise et de la négligence du Saint Empire et de la France.

En réaction à la conquête, par les musulmans, de l’île de Nègrepont, qui appartenait à Venise, le pape Paul II propose une nouvelle alliance contre les Ottomans. Mais les seigneurs de Milan et Florence, voulant profiter de la situation critique de Venise, font échouer l’initiative.

La décennie suivante, avec Sixte IV sur le trône de Pierre depuis 1471, est marquée par quatre événements: L’assassinat, en 1476, du duc de Milan, Galéas Sforza, la coalition montée contre Rome par Milan, Venise et Florence en 1474, la conjuration des Pazzi à Florence en 1478 et la guerre qui s’ensuit entre le pape et le roi de Naples d’une part, Florence, aidée par Milan, Venise et la France, de l’autre. Le tout à l’avantage des Ottomans, comme l’écrit Ludwig von Pastor dans son "Histoire des papes".

“Laurent le Magnifique, qui avait pourtant conseillé à Ferrante de ne pas se prêter au jeu et aux aspirations des étrangers, encourage Venise à se mettre d’accord avec les Turcs et à les pousser à attaquer les côtes adriatiques du royaume de Naples, afin de perturber les plans de Ferrante et de son fils. [...] Après avoir signé la paix avec les Turcs en 1479, Venise s’est jointe au projet de Laurent le Magnifique dans l’espoir de rejeter vers les Pouilles les troupes musulmanes qui pouvaient s’abattre d’un moment à l’autre sur la Dalmatie, à l’époque sous drapeau vénitien. [...] Les hommes de Laurent le Magnifique n’ont pas non plus hésité [...] à inciter Mehmet II à envahir les terres du roi de Naples, en leur rappelant les nombreux torts qu’il leur avait fait subir. Mais le sultan n’avait pas besoin de ces conseils: il attendait depuis 21 ans le bon moment pour débarquer en Italie et, jusqu’à présent, c’était justement Venise, son adversaire direct sur mer, qui l’en avait empêché”.

* * *

Si l’histoire ne se répète jamais, on est cependant en droit de relever les analogies et les similitudes qu’elle présente. Mille ans exactement après 480, année de naissance de saint Benoît de Nursie – un humble moine à qui l’Europe doit beaucoup de son identité – d’autres humbles personnes représentent l’Europe mieux et davantage que leurs chefs, plus prêts à se combattre qu’à affronter l’ennemi commun.

Lorsque les habitants d’Otrante se retrouvent face aux cimeterres ottomans, ils ne tirent pas argument du désintérêt des rois une raison pour baisser les bras. Forts de la culture dans laquelle ils ont grandi, bien que la plupart ne connaisse pas l’alphabet, ils sont convaincus qu’il est naturel de résister et de ne pas abjurer leur foi. Lorsque l’on s’adresse aujourd’hui à un soldat occidental revenant de mission en Irak ou en Afghanistan, ce qu’il exprime le plus fréquemment, c’est son étonnement devant les discussions et conflits interminables sur notre présence dans ces régions. Pour ces soldats, il est naturel de venir en aide à ceux qui ont besoin d’un soutien et de garantir la sécurité contre les attaques terroristes lors de la reconstruction.

A Otrante, en 1480, personne n’a hissé de drapeau pacifistes arc-en-ciel, personne n’a fait appel à des résolutions internationales, personne n’a demandé la convocation d’un conseil municipal pour que la zone soit déclarée comme démilitarisée. Personne ne s’est enchaîné au pied des murs pour “construire la paix“.

Pendant deux semaines, les 15 000 habitants de la ville ont versé depuis les murs sur les assiégeants toute l’eau et l’huile bouillantes dont ils pouvaient disposer. De même, lorsque seuls 800 hommes ont survécu et ont été capturés, ils ont marché volontairement vers la fin que connaissent aujourd’hui, en Irak et en Afghanistan, les Irakiens, les Afghans, les Américains, les Anglais, les Italiens et d’autres encore, quand ils sont enlevés par les terroristes. Huit cents têtes sont tombées l’une après l’autre sans que, à l’époque, aucun chroniqueur politiquement correct n’en ait censuré le récit. Si aujourd’hui nous connaissons bien de cette histoire extraordinaire, c’est parce que celui qui l’a racontée a fait preuve d’objectivité et de rigueur.

* * *

Aujourd’hui, l’Europe est attaquée, non pas – comme c’était le cas à Otrante – par une armée islamique organisée par des institutions, mais par plusieurs organisations non gouvernementales regroupant des fondamentalistes islamistes. En tenant compte de cette différence structurelle, il n’est pas déplacé de s’interroger de ce qu’il reste aujourd’hui en Occident, en Europe, en Italie, de ce “naturel“ qui a amené une communauté toute entière à “défendre la paix de sa terre“ jusqu’au dernier sacrifice.

La question n’est pas hors de propos si l’on pense que dans la lutte contre le terrorisme, la solidité du corps social – ou au moins de sa majeure partie – est réellement décisive dans la lutte contre le terrorisme, face à la menace et aux manières les plus barbares de la concrétiser. Le souvenir d’Otrante sert à souligner qu’il existe des moments où la résistance est un devoir, mais il permet avant tout de se rappeler qui nous sommes et de quelles communautés nous descendons.

* * *

Rappelons-nous: en 1571, 90 ans après le martyre d’Otrante, une flotte de plusieurs pays chrétiens a arrêté au large de Lépante la progression turco-islamique en Méditerranée.

La situation politique de l’Europe ne s’était pas améliorée: la France était alliée aux princes protestants allemands pour s’opposer aux Habsbourg. La pression exercée par les Turcs contre le Saint Empire en Méditerranée n’était pas sans lui plaire. Paris et Venise n’avaient pas levé le petit doigt pour soutenir les Chevaliers de Malte contre le blocus maritime dirigé par Soliman le Magnifique. En clair, la victoire de Lépante n’a pas été le fruit d’une convergence d’intérêts politiques, elle a eu lieu en dépit des divergences. La bataille de Lépante est exceptionnelle dans le sens que malgré tout, pour une fois, les princes, les politiques et les chefs militaires ont su mettre de côté leurs différends et s’unir pour défendre l’Europe.

Si cette union a pu se réaliser, c’est d’abord parce que, dans l’Europe du XVIe siècle, la politique avait encore une vision du monde commune, fondée sur le christianisme et le droit naturel. Si aujourd’hui tant d’esprits agnostiques habitent l’Europe en toute liberté, c’est aussi parce qu’autrefois, des gens ont donné du temps, de l’énergie et même leur vie pour la bonne cause. En effet, en cas de victoire de l’ennemi, l’Italie et peut-être même l’Espagne seraient tombées aux mains des musulmans.

* * *

Otrante nous montre qu’une civilisation culturellement homogène – ou même principalement animée par des principes de réalité – est capable de réagir de manière très unie pour défendre sa propre paix. Elle le fait sans piétiner sa propre identité et sa propre dignité.

Aujourd’hui, le christianisme romano-germanique n’existe plus en tant que civilisation homogène. Et la thèse selon laquelle ce christianisme, tant qu’il a existé, aurait été une réalité symétrique à l’islam, n’est pas valide. Trois différences structurelles empêchent toute superposition ou analogie avec la "umma" islamique. Dans le christianisme, on distingue la sphère politique de la sphère religieuse. Le droit naturel en est une des bases. Enfin, il existe un respect de la conscience de la personne humaine. La réflexion sur l’épisode d’Otrante en 1480 permet cependant d’identifier trois pierres angulaires pour reconstruire l’unité: la référence au droit naturel, la redécouverte des racines chrétiennes de l’Europe et l’amour de la patrie, ce dernier point ayant été clairement évoqué par Jean-Paul II comme un héritage des martyrs d’Otrante.

* * *

Dans les Ecritures Saintes, lorsque Dieu informe Abraham de son intention de détruire Sodome et Gomorrhe (Genèse 18, 16 sqq.), ce dernier tente d’intercéder pour eux en lui disant: “Vas-tu vraiment supprimer le juste avec le pécheur? Peut-être y a-t-il cinquante justes dans la ville. Vas-tu vraiment les supprimer et ne pardonneras-tu pas à la cité pour les cinquante justes qui sont dans son sein?“. Dieu lui ayant promis que, eu égard à ces 50 justes, il pardonnerait la ville entière, Abraham poursuit, dans une sorte de négociation risquée: et s’il y en avait 45, 40, 30, 20, ou seulement 10? La réponse de Dieu est la même: “Je ne détruirai pas la ville, à cause des dix“. Mais il n’y en eut ni 50, ni 45, ni 40, ni 30, ni 20 ni même 10 et les deux villes furent détruites.

Cette page des Ecritures est terrifiante: les civilisations qui renient les valeurs inscrites dans la nature de l’homme risquent d’être anéanties. C’est une page qui a été lue et relue avec douleur, particulièrement au XXe siècle, face aux ruines du national-socialisme et du socialo-communisme. Mais elle est tout autant réconfortante pour celui qui estime que la centralité de l’homme et l’accord avec les principes constituent non seulement le point de départ, mais aussi la stratégie pour quiconque veut faire de la politique.

* * *

En 1480, ce texte de la Genèse trouve une application particulière: l’Europe, et en particulier sa ville la plus importante, Rome, échappent à la destruction non “eu égard à” mais plutôt “en raison du sacrifice” de 800 inconnus, pêcheurs, artisans, bergers et agriculteurs d’une ville secondaire.

Il est frappant que le drame d’Otrante n’ait pas eu – et n’ait toujours pas – la large reconnaissance qu’il mérite. L’Eglise elle-même a attendu cinq siècles et un pape extraordinaire comme Karol Wojtyla pour béatifier les 800. Le décret du 6 juillet par lequel Benoît XVI autorise à considérer leur “martyre” comme étant historiquement et théologiquement arrivé.

C’est la condition nécessaire pour leur canonisation qui aura lieu quand le miracle aura été vérifié. L’Eglise, y compris à Otrante, garde une prudente réserve à ce sujet, mais tout le monde sait que l’intercession des 800 a déjà donné lieu à de très nombreux miracles; il ne manque plus que la reconnaissance officielle

Les martyrs d’Otrante ne sont pas pressés: les gens qui visitent la cathédrale peuvent contempler leurs ossements rangés dans plusieurs reliquaires, dans la chapelle qui se trouve à droite du maître-autel.

Ils rappellent que non seulement la foi mais aussi la civilisation ont un prix, un prix qui ne s’exprime pas en monnaie, un prix paradoxalement compatible avec le fait d’avoir reçu la foi et la civilisation comme des dons inestimables.

Ce prix est demandé à chacun de nous d’une manière différente, mais il n’admet ni soldes ni liquidations.


En ce moment c'est triste à dire mais les chrétiens sont persécutés dans le monde entier, notamment en Inde.

INDE : Indignation après le viol dont a été victime une religieuse catholique
Le 18 juillet 2013
Après le viol collectif dont a été victime, au début de ce mois, une jeune catholique, novice en formation pour la congrégation des Sœurs franciscaines de Saint-Joseph, les réactions d’indignation n’ont pas manqué. Le cardinal Oswald Gracias, archevêque de Bombay et président de la Conférence épiscopale d’Inde (CBCI), a déclaré : …

… « Le viol de cette jeune religieuse est un acte de barbarie infligée à une personne qui avait consacré sa vie à Dieu. Ce viol est un crime odieux et une transgression abominable faite à l’honneur des femmes et reflète l’état abyssal de la condition des femmes dans notre communauté, notre société et notre pays. »

Les faits se sont produits début juillet. La future religieuse, originaire du district de Kandhamal, en Orissa, était en formation à Chennai (Madras), au Tamil Nadu, au noviciat des Sœurs franciscaines de Saint-Joseph, une congrégation locale. Avertie au téléphone par une de ses cousines que sa mère était gravement malade, la religieuse, âgée de 22 ou 28 ans selon les sources, a pris le train de Chennai pour remonter mille kilomètres plus au nord jusqu’à Brahmapur (Berhampur), en Orissa. Là, deux de ses cousins l’attendaient pour la kidnapper et la séquestrer. Du 5 au 11 juillet, la jeune femme a été victime de viols répétés, avant d’être déposée à la gare où elle était arrivée avec pour instruction de ne rien dire de ce qui s’était passé.

En dépit de ces consignes, la jeune femme est parvenue jusqu’à son village où elle a porté plainte auprès de la police le 13 juillet et, le lendemain, celle-ci arrêtait les deux cousins en question. Deux jours plus tard, la cousine était à son tour interpellée. Selon des sources proches des enquêteurs et citées par la presse indienne, le mobile du crime serait la vengeance, un frère de la religieuse étant accusé d’avoir tué, il y a deux ans de cela, le père des cousins.

Ce crime concernant une religieuse originaire du Kandhamal, district de l’Orissa théâtre en 2008 de pogroms antichrétiens meurtriers perpétrés par des hindouistes, la crainte immédiate était que cette affaire puisse attiser à nouveau les violences intercommunautaires. Mgr John Barwa, archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, dont le territoire comprend le Kandhamal, a très rapidement pris soin de déclarer que l’incident n’était « en aucune façon » lié aux persécutions antichrétiennes de 2008 dont ont été victimes les populations aborigènes (tribals) converties au christianisme. Il n’en a pas moins déploré ce nouvel acte de violence faite aux femmes. « Les coupables doivent être traduits en justice sans délai et la loi doit s’appliquer. Ce qui s’est passé est une honte », a-t-il déclaré.

Le viol de la jeune religieuse intervient alors qu’au mois de février dernier, une commission formée de plusieurs organisations chrétiennes a remis un rapport décrivant l’état d’insécurité et de violence sexuelle que subissent les femmes en Orissa, en particulier au Kandhamal. L’enquête faisait état d’une hausse « inquiétante » des violences envers les femmes, y compris envers les très jeunes filles, et dénonçait « la totale impunité accordée aux agresseurs ». Il était notamment expliqué que la police renâclait souvent à enregistrer les plaintes pour viol et qu’en cas de procédures judiciaires, très rares étaient les dossiers se concluant par une condamnation des violeurs. A titre d’exemple, était citée l’affaire de Sœur Meena Barwa, aujourd’hui âgé de 32 ans et violée et humiliée par des extrémistes hindous lors des violences de 2008 ; à l’issue d’une procédure à rallonge, sur les 22 suspects arrêtés par la police, 17 ont été remis en liberté sous caution.

Source: Eglises d’Asie

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Message par L1234567 le Ven 19 Juil 2013 - 6:01

TENSIONS AU BANGLADESH : les institutions de l’Église sous protection policière

Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Famill10

Les tensions persistantes au Bangladesh sont de plus en plus inquiétantes. « Dans le diocèse de Dinajpur, au nord-ouest du pays, des catholiques ont été attaqués à plusieurs reprises par des groupes musulmans », confirme Véronique Vogel, responsable des projets de l’AED en Asie. Selon l’évêque de Dinajpur, Mgr Sebastian Tudu, une mission dans la localité de Bulakipur est placée sous la protection d’une trentaine de policiers.

« Ce qui est très grave, c’est que dans les trois villages qui ont subi des attaques, il n’y a plus d’hommes à la maison. Beaucoup de femmes et d’enfants souffrent et vivent dans la terreur », écrit l’évêque.

À ce sujet, Véronique Vogel poursuit : « Cela fait des mois que des groupes militants du Bangladesh affichent une forte affluence de nouvelles recrues. C’est une évolution extrêmement inquiétante. Il y a quelques mois, ce sont les bouddhistes qui avaient été attaqués, maintenant, c’est au tour des chrétiens. Ces attaques sont motivées par des mobiles religieux, mais aussi politiques.»

Pour expliquer les raisons à l’origine des tensions, Véronique Vogel explique : « Les terrains par exemple sont une ressource très rare au Bangladesh. Certains groupes font alors parfois pression sur les gens simples pour s’approprier leurs terres. Si ces propriétaires appartiennent en plus à une autre communauté religieuse, l’affaire dégénère rapidement en conflit politico-religieux. Le Bangladesh est une véritable poudrière, un pays très pauvre avec d’énormes problèmes sociaux. »

Début juin, le séminaire catholique de Dinajpur a été assailli par des musulmans. Ils ont pénétré dans le bâtiment, l’ont dévasté et ont attaqué les 25 séminaristes sur place. Le diocèse a porté plainte. Les candidats au sacerdoce ont été provisoirement hébergés à un autre endroit. La raison de cette attaque réside probablement dans une dispute entre des familles musulmanes et chrétiennes d’un village voisin. Il semblerait qu’un groupe de musulmans se soit ensuite rendu au séminaire.

Le Bangladesh est un pays musulman, l’islam y est la religion d’État. Environ 90 % des 142 millions d’habitants sont musulmans, la majorité d’entre eux appartient au sunnisme. Environ 9 % des Bangladais professent l’hindouisme, et seulement 0,3 % sont bouddhistes ou chrétiens. Selon les statistiques, 318 000 catholiques vivraient actuellement au Bangladesh.

http://www.aed-france.org/actualite/les-tensions-au-bangladesh-persistent-les-institutions-de-leglise-sous-protection-policiere/

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Message par L1234567 le Mer 24 Juil 2013 - 17:39

L'origine Biblique Du Signe De-croix



Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Imgres10

« Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen ! »

Front, poitrine, épaule gauche, épaule droite, le signe de croix n’est pas un simple geste de piété automatique, encore moins un réflexe de superstition, il exprime un message symbolique et existentiel venant tout droit de la Tradition biblique.

Tout d’abord, bien des siècles avant Jésus, on a l’habitude en terre d’Israël de tracer sur le front un signe de bénédiction divine en forme de +, ancienne graphie du tav, la dernière lettre de l’alphabet hébraïque désignant le T de Torah.

Or, que dit la prophétie messianique d’Ezekiel ?
(Ez 9.4-6) : « Passe par le milieu de la ville et marque d’un tav le front des hommes ! »

N’oublions pas l’affirmation de Jésus lui-même : « Je ne suis pas venu abolir la Torah, mais l’accomplir » (Mt 5.17).

Les premiers disciples de Jésus superposent donc le sens de la mort-résurrection au signe de bénédiction qu’ils pratiquent déjà, puisqu’ils considèrent Jésus comme une Torah vivante, le Verbe de Dieu incarné, pleinement manifesté sur le gibet romain du Golgotha.

Tertullien (160-220) écrit :
« Au début et à la fin de toutes nos activités, nous nous marquons le front avec le signe de la croix… ».

A l’époque des persécutions romaines de juifs et de chrétiens mis à mort pour leur refus de diviniser le pouvoir impérial, une épitaphe du 2ème siècle (Abercius) évoque cette résistance de tout « un peuple qui a le sceau brillant au front ».

On comprend ainsi la logique spirituelle qui anime les croyants dans le geste du signe de croix déployé avec la main droite :


le front, siège de la pensée,

la poitrine, lieu de la santé physique et du cœur,

et les épaules, représentant la force de vivre et l’activité quotidienne.

Verticalité et horizontalité manifestent également la destination cosmique aux quatre horizons de la Parole de Dieu ainsi que son application intégrale à tous les aspects de notre humanité.


Mais on peut dire aussi que le signe de croix manifeste le désir des premiers chrétiens de relayer la tradition mère du judaïsme dans laquelle ils puisent leurs expressions de foi et de piété.

Voici donc comment ils transposent gestuellement dans l’espace la signification des tefilin, (appelés phylactères dans l’évangile grec). Les tefilin sont ces petits boîtiers recelant la Parole de Dieu, attachés à des lanières de cuir pour relier le front du croyant à ses bras. Ceci pour montrer concrètement l’attachement à la Parole de Dieu qui doit inspirer toute pensée et permettre d’agir humainement selon la volonté de Celui qu’on invoque. Nous lisons au Livre du Deutéronome :
« Que les commandements que je te prescris soient inscrits dans ton cœur…Attache-les sur ta main et porte-les sur le front » (Dt 6.4-9)

Le geste du signe de croix de haut en bas reprend ce mouvement de l’irruption du divin dans notre condition humaine. Il visualise aussi le trajet de la pensée vers le cœur, c’est-à-dire le recentrage de l’être, si nécessaire aujourd’hui alors que nous sommes tiraillés en tous sens, au point d’être parfois « en exil » de nous-mêmes… Au cœur de l’être se trouve la fine pointe de l’âme, là où le Royaume de Dieu est déjà présent en nous. « Je dors, mais mon cœur veille » (Ct)

Quelle belle manière de tracer sur soi-même l’itinéraire dynamique de l’amour bienveillant de Dieu qui nous veut vivants ! N’est-ce pas la même démarche spirituelle qui relie et harmonise – exactement comme les tefilin – le front, le cœur et les bras, c’est-à-dire la pensée, la chair et l’action, et cela, en réponse de confiance et d’amour aux commandements de Dieu ?

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez pour www.Dreuz.info

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Message par L1234567 le Mer 24 Juil 2013 - 17:47

Devant le Mémorial d’Auschwitz…

Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Memori10

Après ce temps de prière du Kadish animé par Monsieur le Grand Rabbin Yitzhak Dayan à la mémoire des défunts de Birkenau, partageons ensemble un moment de méditation exprimé au nom des catholiques.

Dans un lieu comme celui-ci, on a plus envie de faire silence que de prendre la parole.

Nous sommes ici devant ce mémorial, nous nous trouvons quelque part au milieu d’un univers quasi irréel, hors du temps et de l’espace, avec un horizon parsemé de miradors, de baraquements, dans une grisaille remplie de tristesse qui nous donne cet étrange sentiment d’un endroit à la fois vide et surchargé de mémoire.

On a envie de faire longuement silence pour honorer toutes ces victimes innocentes. Dans ce lieu où s’est pratiquée l’industrie de la mort, nous évoquons ces innombrables victimes d’une barbarie qui dépasse l’imagination, tous ceux et celles qui furent les malheureuses proies d’un délire assassin à l’échelle de l’Europe.

Des victimes si nombreuses qu’elles peuvent presque en devenir anonymes, et pourtant: ces disparus étaient des enfants, des femmes, des vieillards, des êtres humains avec un visage, un nom, une identité; provenant de divers pays, tous ils appartenaient à une famille, à une nationalité, mais surtout ils avaient le tort d’appartenir à un peuple: le peuple juif, cible principale du régime hitlérien et de ses alliés.

On a d’abord envie de faire silence dans ce lieu de mémoire, mais on a aussi envie de parler pour dire que cette folie meurtrière d’hier nous concerne tous aujourd’hui, et que les mêmes démons peuvent à tous moments se remettre en action à petite ou à grande échelle, sous un masque ou sous un autre, mais avec les mêmes intentions de semer la mort et avec les mêmes cibles vivantes.

Ce qui s’est passé ici est indicible, inqualifiable. Aucune idéologie, aucune religion ne peut trouver du sens à ce massacre de masse, à cette tuerie aussi gigantesque soigneusement planifiée et organisée, grâce à des relais actifs, à travers tout un système, incluant des complaisances, des complicités, des indifférences.

Depuis l’après-guerre, l’Eglise catholique a dans diverses circons-tances exprimé son horreur pour le rôle direct ou indirect que certains de ses membres – trop nombreux – ont pu jouer dans la Shoah. Elle a rendu hommage aux catholiques qui ont sauvé des Juifs et a déclaré son désir sincère de repentance, son besoin de recréer des relations fraternelles avec les membres du peuple juif, peuple de l’alliance à qui elle se reconnaît liée par une profonde parenté spirituelle.

L’antijudaïsme chrétien martelant sa haine durant des siècles n’est pas pour rien dans ce qui s’est passé ici. Mais il n’est pas le seul, il y a beaucoup de formes d’antisémitisme; et l’athéisme, les milieux laïques ont aussi le leur, qui conduit aux mêmes conséquences.

La violence qui s’est abattue ici sur des innocents dans ce qui fut appelé par les nazis la solution finale doit être identifiée pour pouvoir être combattue aujourd’hui, car elle peut se camoufler sous d’autres habillages idéologiques, en particulier dans le conflit du Proche-Orient.

Car en ce début de XXIème siècle, certaines voix n’ont pas peur de clamer – cette fois-ci pas en allemand, mais en arabe, en turc, en pakistanais, en indonésien, en anglais, et même en français – qu’elles veulent la disparition des Juifs et de leur pays, Israël, accusé de tous les maux de la terre.

Devant l’escalade à laquelle on assiste, le cardinal Tucci affirmait à Radio Vatican que l’antisémitisme islamiste est sans doute parmi les pires, dans sa violence et sa radicalité.

Espérons que les chrétiens et les humanistes éclairés seront nombreux à se souvenir de ce qui est arrivé dans les camps d’extermination il y a 50 ans pour exiger maintenant, sous toutes les formes possibles, une vraie justice au Proche-Orient, mais dans une approche équitable et non pas unilatérale comme nous le voyons quotidiennement; la justice, cela suppose d’abord la fin des propos antisémites, le droit réciproque à l’existence pour tous certes, mais dans le respect de l’histoire de cette région de Terre sainte.

L’enjeu nous implique tous, juifs, chrétiens, humanistes laïques, car les valeurs qu’il y a à défendre sont à la base de notre société démocratique et de notre conception de l’être humain.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Abbé Alain René Arbez, Auschwitz, le 26 novembre 2004

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Message par Théophile le Jeu 25 Juil 2013 - 0:24

+


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Message par Lotfi le Jeu 25 Juil 2013 - 3:53

Les Premiers Chrétiens étaient Juifs.....
Ils ont enseigné à l'Occident à, l'époque Barbare ,La Foi l'Amour et la prière........
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Message par L1234567 le Lun 5 Aoû 2013 - 20:04

Benghazi : Obama armait des djihadistes

Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Obamaf10

Je n’ai pas trouvé trace dans la presse francophone d’une affaire très grave, qui est la suite de l’affaire de Benghazi. Mais il est vrai que je n’avais pas trouvé trace non plus de l’affaire de Benghazi dans la presse francophone, donc c’est sans doute logique.

Il semblerait avéré qu’il y avait lors de l’attaque d’al Qaida contre le « consulat » américain de Benghazi le 11 septembre 2012 bien plus de monde que ce qui a été dit jusqu’à présent, et que les quatre morts, dont l’ambassadeur Stevens, étaient en compagnie d’un minimum de quinze autres personnes qui, depuis l’attaque, ont mystérieusement disparu. C’est un journaliste de la chaîne CNN qui le dit, et il semble avoir des documents à l’appui de ce qu’il affirme (thelead.blogs.cnn.com).

Il semblerait que ces personnes qui ont disparu ont été pour certaines blessées, pour d’autres évacuées sans égratignure, mais que toutes aient subi de très fortes pressions pour garder le silence, aient reçu des offres qu’elles ne pouvaient pas refuser (comme on dit dans la mafia), et soient présentement dispersées sur le territoire des Etats-Unis sur un mode qui ressemble à celui utilisé pour la protection des témoins, sauf que là, il ne s’agit pas de protéger des gens qui ont témoigné, mais d’empêcher des gens de témoigner : devant les médias, et, surtout, devant les commissions d’enquête du Congrès. C’est toujours un journaliste de la chaîne CNN qui l’affirme, et il semble, oui, avoir des documents à l’appui de ce qu’il affirme.

Il semblerait que CNN et son journaliste, Jake Tapper, ait procédé à ces révélations comme une façon d’attirer l’attention sur les activités de la CIA à Benghazi, et comme façon d’écarter les projecteurs d’Hillary Clinton et de Barack Obama.

Si les commissions d’enquête du Congrès se montrent opiniâtres, elles n’en pourraient pas moins s’intéresser de près à ces révélations et les intégrer à leurs enquêtes en cours.


Ces enquêtes, si elles allaient jusqu’au bout, montreraient ce qu’on sait déjà, et qui semble de plus en plus avéré.

D’une part, lors des opérations de renversement du régime Kadhafi en Libye, des armes ont été fournies aux combattants anti Kadhafi par la France, mais aussi, en bien plus grande quantités, par les Etats-Unis d’Obama. Ces armes sont tombées aux mains de djihadistes et de groupes de la nébuleuse al Qaida (ce qui n’est une surprise pour personne, puisque Benghazi était un repaire de djihadistes et puisque les factions anti Kadhafi étaient essentiellement composées de djihadistes).

Les Etats Unis d’Obama ont ensuite mis en place une coopération avec les djihadistes libyens aux fins de faire transiter des armes vers les djihadistes combattant le régime Assad en Syrie, en passant par le territoire turc : ce qui signifie que les Etats Unis d’Obama après avoir armé les djihadistes à l’action en Libye ont armé les djihadistes en action en Syrie.

Pour une raison qui reste à éclaircir, et qui ne le sera sans doute jamais, il y a eu un problème entre djihadistes libyens et personnel américain des Etats-Unis d’Obama à Benghazi. Certains analystes évoquent le fait que les membres d’Ansar Al Sharia qui ont attaqué étaient financés et envoyés par l’Iran : ce qui signifierait que des djihadistes financés par l’Iran auraient attaqué des Américains pour leur collusion avec des djihadistes sunnites.

A l’époque, l’administration Obama a tout fait pour éviter que l’affaire s’envenime et s’ébruite, ce qui explique pourquoi des troupes américaines n’ont pas été envoyées à Benghazi pour combattre les djihadistes attaquant le « consulat » américain, et pourquoi des hommes tels que l’ambassadeur Stevens n’ont reçu aucune assistance.

A l’époque, l’administration Obama était néanmoins ennuyée par ce qui s’était passé : laisser apparaître et dire que les Etats Unis d’Obama, après avoir armé les djihadistes libyens coopéraient avec eux et envoyaient des armes vers les djihadistes syriens était difficilement concevable. Une administration américaine armant des djihadistes, y compris des gens d’al Qaida ! Et s’il apparaissait que les membres d’Ansar Al Sharia étaient effectivement financés par l’Iran, et qu’il s’agissait donc d’une opération contre la collusion entre l’administration Obama et des djihadistes sunnites, y compris des gens d’al Qaida !

En supplément, les élections présidentielles étaient proches.

L’administration Obama a donc choisi le mensonge et la falsification. Un obscur cinéaste « islamophobe » a servi de bouc émissaire et a été accusé de tous les péchés du monde. Il est d’ailleurs toujours en prison. Tous les membres de l’administration Obama, que ce soit Barack Obama lui-même, Hillary Clinton, Susan Rice, Leon Panetta, d’autres, ont raconté des inepties plus ou moins monstrueuses.

Ce qu’on vient d’apprendre montre qu’outre le mensonge et la falsification, l’administration Obama a adopté des comportements qu’on croirait sortis d’un mauvais film d’espionnage ou du Parrain de Francis Ford Coppola.

Tout cela ne me surprend plus de la part de l’administration Obama.

J’ai écrit dès sa mise en place qu’Obama était un marxiste léniniste version Saul Alinsky, un homme très proche de l’islam, y compris l’islam radical, et un homme qui avait eu des liens au gangstérisme.

On n’a cessé de me dire que j’étais excessif : il n’y a pires aveugles que ceux qui se crèvent eux-mêmes les yeux.

Les faits sont souvent allés au delà de mes pires prévisions. Cela continue à être le cas.

CNN et Jake Tapper ont procédé à ces révélations pour les raisons que j’ai indiquées plus haut.


Je souhaite que les commissions d’enquête du Congrès se montrent opiniâtres, mais je doute que face à un homme tel que Barack Obama, elles puissent l’emporter.

Ce qui me semble le plus inquiétant n’est pas tout cela, y compris le fait que l’administration Obama ait transmis des armes à des djihadistes, y compris des gens d’al Qaida, bien que ce soit très inquiétant : non, ce qui me semble le plus inquiétant, c’est que les grands médias américains n’iront très vraisemblablement pas au delà de ce que viennent de dire CNN et Jake Tapper et continueront, de facto, à se comporter en complices.

Ce qui me semble le plus inquiétant est que Barack Obama entreprend de diviser les Républicains en usant de divers procédés, qu’il s’agisse du débat sur l’immigration ou de celui concernant le financement de la loi sur la santé, dite Obamacare, et y parvient assez bien. Le parti républicain aujourd’hui est fracturé entre la tendance libertarienne incarnée par Rand Paul, les héritiers des tea parties qui se retrouvent autour de gens tels que Ted Cruz, et des « big governement conservatives » tels que Chris Christie.

Ce qui me semble le plus inquiétant est qu’Obama, en usant des grands médias et des divisions entre républicains entend gagner en 2014, retrouver une majorité dans les deux Chambres du Congrès, et prendre tout un ensemble de décisions lourdes de conséquences sur lesquelles je reviendrai, et qui pourraient conduire les Etats Unis vers une mutation difficilement réversible. Dès aujourd’hui, Obama parle comme un dictateur lorsqu’il en a l’opportunité et, comme l’a souligné Daniel Henninger dans le Wall Street Journal, révèle un visage autoritaire, se présente comme l’ « ennemi de Washington » décidé à prendre des décisions sans que quiconque l’entrave (ce qui signifie : par décrets).

Ce qui me semble le plus inquiétant est qu’Hillary Clinton se prépare à prendre la succession d’Obama et paraît dans les conditions actuelles, bien placée pour y arriver. Attendez-vous, après l’obamania, à un déferlement d’Hillarymania. Si, à huit années d’Obama, succèdent huit années d’Hillary, c’en sera fini des Etats-Unis que nous avons connus.

Attendez-vous, bien sûr à ce que la presse francophone contribue à la Hillarymania, comme elle a contribué à l’obamania, et comme elle vous informe présentement sur l’affaire Benghazi.

Puis-je ajouter, par incidence, que le FBI n’a été autorisé par l’administration Obama à se rendre à Benghazi qu’un mois après les faits, quand toutes les preuves susceptibles de subsister avaient été détruites, et qu’à ce jour pas un seul des membres d’Ansar Al Sharia qui ont participé à l’attaque de Benghazi n’a été inquiété, bien que l’identité de plusieurs d’entre eu ait été établie, et que leurs photos prises à Benghazi sont disponibles et circulent ?

Puis-je ajouter que plus de mille prisonniers ont été libérés par des gens d’al Qaida, de prisons irakiennes ou pakistanaises, avec des armes américaines venues de Libye, et que l’administration Obama vient d’ordonner la fermeture de vingt deux ambassades américaines, qui sont, en fait, toutes les ambassades américaines du Proche-Orient, en raison de « menaces » d’attaques djihadistes ?

Je m’arrêterai là pour aujourd’hui.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Guy Millière pour www.Dreuz.info

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Message par L1234567 le Lun 5 Aoû 2013 - 20:38

Révélation : les 77 victimes de Breivik étaient des musulmans

Articles de l'Abbé Alain Arbez et autres journalistes sur Dreuz Anders10

Anders Breivik a expliqué avoir commis ses crimes par haine des musulmans à qui il reproche de vouloir conquérir son pays et remplacer sa culture. La question de savoir pourquoi il s’en était pris à des norvégiens est toujours restée sur une réponse vague, à savoir qu’il avait ciblé des jeunes qui incarnaient la classe politique qui selon lui a vendu la Norvège à l’islam.

Un document de la très officielle OCI, Organisation de la Coopération Islamique, qui nous a été soumis (1), semble dénoncer cette hypothèse.

Lors de la quatrième session annuelle du comité de l’OCI en janvier 2013 à l’université de Santa Barbara en Californie, l’un des sujets phares était (bien entendu) la « discrimination contre les musulmans et l’islamophobie dans l’Union européenne. »


Communiqué de l’OCI
L’Observatoire européen des phénomènes racistes et xénophobes (EUMC) a rassemblé une longue liste de preuves au cours des dernières années qui indiquent que les attentats du 11 Septembre 2001 ont servi de catalyseur pour intensifier la discrimination envers les musulmans aux Etats-Unis et en Europe. La paranoïa s’est intensifiée dans l’Union européenne à la suite d’actes de violence commis par des groupes terroristes islamistes. Les incidents survenus dans l’UE au cours des dix dernières années, comme l’assassinat du réalisateur néerlandais Theo van Gogh aux Pays-Bas, les attentats de Londres et de Madrid, le débat sur les caricatures du prophète Mahomet, et notamment le récent cas d’homicide, en Juillet 2012, où un norvégien [Anders Breivik] à Oslo, a indistinctement tué 77 musulmans au moyen d’explosifs et d’armes à feu, démontre à quel point l’islamophobie dans l’Union européenne maintient les musulmans dans une position désavantageuse, à la fois socialement et économiquement.

Les 77 personnes qui ont trouvé la mort lors des attaques du terroriste Breivik seraient donc, selon l’OCI, toutes des musulmans, donc, pour la plupart, des norvégiens convertis.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg pour www.Dreuz.info

http://www.sbmun.org/hs/resources/studyguides/GauchoMUN2013_OIC.pdf

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