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Les chouans

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Message par Charles-Edouard le Dim 11 Nov 2007 - 15:23

les chouans

La Guerre de Vendée : La Chouannerie

La chouannerie bretonne fut essentiellement une réaction anti-révolutionnaire, spontanée, non idéologique, nourrie de désillusions économico-politiques puis religieuses après l'espoir des premières réformes de 1789.

La Bretagne perdit ses privilèges. La société paysanne n'avait que très peu bénéficié des réformes et avait même souffert de certains changements.
La Bretagne comme le Poitou étaient des pays où beaucoup de paysans ne tenaient leurs terres que de manière précaire (location, domaine congéable, métayage).
L'abolition des droits seigneuriaux n'eut aucun effet sur ce régime, et l'abolition des dîmes au bénéfice du propriétaire fit que celle-ci s'ajouta au loyer.
La paysannerie n'accepta pas l'arrivée au pouvoir de la bourgeoisie urbaine, fortunée et triomphante à partir de Thermidor (1794).

Les chouans Chouan

La réorganisation religieuse à partir de 1790 fut mal acceptée car elle perturbait trop les schémas traditionnels et émanait d'un pouvoir central lointain considéré comme peu légitime.
Ce fut surtout l'exigence faite au clergé devenu fonctionnaire, comme à tout fonctionnaire d'État, d'un serment de loyauté (Constitution Civile du Clergé)

qui provoqua une réaction hostile au sein du clergé soutenu par une grande partie de la population paysanne. Les paysans se regroupèrent et portèrent des pétitions aux autorités. Des échauffourées éclataient régulièrement, toujours matées par la Garde Nationale, constituée de jeunes aventuriers zélés, étrangers pour beaucoup à la société rurale, voire à la Bretagne elle-même.

A côté de cette hostilité paysanne anti-révolutionnaire, la noblesse restée sur place organisa un mouvement contre-révolutionnaire plus politique destiné à rétablir le pouvoir royal, les privilèges des ordres, des provinces, des corporations, de l'Église. en attendant l'armée des Princes.

La conscription de 1793 pour défendre les frontières françaises déclencha une grande insurrection dans les campagnes du Poitou (Vendée) et de Bretagne notamment.
Si en Poitou, l'insurrection s'organisa en armée avec l'encadrement d'une partie des nobles et officiers, elle resta en Bretagne une jacquerie vite matée par la Garde Nationale épaulée par les troupes régulières.

La chouannerie fut cette guérilla bretonne peu organisée qui s'intensifia à partir de 1794 par la rencontre, suivant l'exemple vendéen, de la jacquerie des paysans et du complot contre-révolutionnaire des nobles, chacun défendant aussi des intérêts antagonistes.
Pas d'armée, peu de combattants, peu d'encadrement, un soutien irrégulier des populations ; voilà les caractéristiques de la chouannerie.

La première chouannerie (hiver 1793-94 - 1795)

Elle fut le fait des meneurs des événements de 1793 et de quelques réfugiés de la Vendée, regroupés en petites troupes autour d'un chef local (Boisguy dans le pays de Fougères, Guillemot à Bignan-Locminé, Cadoudal autour d'Auray).
Elle se développa assez peu en raison de la terreur imposée par les autorités. Ces groupes se fédérèrent à partir de l'été 1794 sous l'impulsion d'un gentilhomme normand, Puisaye, qui établit le lien avec le Comte d'Artois, frère du défunt-Roi.

La chute de Robespierre marqua une période d'apaisement, la liberté des cultes fut rétablie, mais les chefs chouans voulaient poursuivre la guerre.

La deuxième chouannerie (1795 - Quiberon - 1796)

Le 27 juin 1795 débarqua à Quiberon une armée de plus de 5 000 hommes transportés par la flotte anglaise rejointe par les nombreuses hordes chouannes.
Les troupes du général Hoche décimèrent aisément cette armée hétérogène au commandement divisé (2 000 morts, 5 à 6 000 prisonniers, 750 condamnés à mort).

Après ce désastre, une paix éphémère ponctuée d'actes de guérilla sporadiques autour de chefs bien implantés comme Cadoudal, fut suivie d'une reprise des combats en 1797, lorsque les monarchistes modérés, qui venaient d'emporter les élections, furent renversés par Barras soutenu par Bonaparte (coup d'état du 18 fructidor).

La troisième chouannerie (1797 - 1799)

Les persécutions religieuses reprirent avec vigueur, les réfractaires furent déportés. Cadoudal organisa la rébellion en Bretagne, Maine et Normandie, soutenue par une population exaspérée.
Les hordes chouannes furent encadrées par des officiers nobles qui en firent une véritable armée, coordonnant les actions, définissant une stratégie : prendre les villes en direction de Paris (Nantes, Le Mans...).
Le retour de la conscription en 1799 favorisa encore l'adhésion des populations. Mais l'arrivée de renforts républicains puis le coup d'état de Bonaparte et sa politique de fermeté mirent un terme à la chouannerie. Après avoir échoué à Vannes en octobre 1799, Cadoudal signa la paix avec le général Brune le 14 février 1800 à St Avé (château de Beauregard). Mais cette paix ne fut pas respectée par les républicains.

La résistance de Cadoudal

Les chouans Cadoudal-arrestation

Après ses rencontres avec Bonaparte, Cadoudal qui avait refusé les grades que le Consul lui offrait, s'embarqua pour l'Angleterre pour y chercher du soutien puis revint continuer ses coups de main et attentats dans son fief autour de Locoal avant de revenir à Paris où il fut arrêté avec une douzaine de ses fidèles pour avoir comploté avec Pichegru contre Napoléon.
Refusant la grâce de Napoléon, il fut exécuté le 25 juin 1804 en place de Grève, après avoir prononcé ces paroles : "Mourons pour notre Dieu et notre Roi", reprenant la devise des insurgés vendéens.
Son corps fut remis aux étudiants en médecine. Ses descendants furent anoblis par Louis XVIII et sa ferme de Kerléano fut transformée en manoir.

Charles-Edouard
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