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Vidéosurveillance: la cité sous les 1000 yeux de Big Brother

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Message par n111 le Sam 26 Mai 2007 - 23:20

Vidéosurveillance : la cité sous les 1000 yeux de Big Brother


rticle édifiant sur ce qui nous attend. Car ce qui est en Angleterre sera bientôt chez nous. Au nom de notre sécurité... au nom de la chasse aux terroristes, les hommes de la Bête vont en train de tisser sa toile et de nous emprisonner chaque jour davantage. Il est plus que jamais temps de se réveiller.



Vidéosurveillance : la cité sous les 1000 yeux de Big Brother



par Cyril Hofstein


Rien n'échappe aux milliers de caméras de sécurité qui scrutent la capitale britannique. Dans le seul métro, 6 000 objectifs observent les voyageurs. En moyenne, un passant est filmé au moins 300 fois par jour.


La jeune mendiante n'aura pas eu de chance. Immédiatement repérée par l'oeil électronique d'une des quelque 160 caméras de surveillance du district de Piccadilly Circus, en plein coeur de Londres, elle vient d'être appréhendée par une équipe de la Metropolitan Police. Au Royaume-Uni, la mendicité est interdite et aucune exception n'est tolérée.



La main sur le joystick pour diriger les objectifs et le regard rivé sur les écrans de contrôle, les opérateurs du centre de la CCTV (Close Circuit Television) de Coventry Street épient en permanence les rues qui partent légèrement en étoile depuis le centre commercial où ils sont installés en sous-sol. Rien n'échappe à ces huit spécialistes de l'observation et du comportement humain qui se relaient dans une demi-pénombre, 24 heures sur 24. Les images qu'ils analysent sont d'une netteté saisissante. Des heures durant, le plus petit détail, la moindre attitude jugée potentiellement dangereuse ou simplement illégale, est systématiquement passée au crible. Toutes les rues sont balayées par leurs faisceaux numériques. En cas de doute, comme de fait avéré, le recours à une équipe de policiers est automatique. Au pays de George Orwell et d'Aldous Huxley, les caméras sont devenues les auxiliaires de la loi.


Seule limite à leur champ d'action : les fenêtres des immeubles situées au-dessus de la rue. Protégées par un logiciel qui «grise» l'image des caméras, empêchant théoriquement toute intrusion dans la vie privée, elles échappent à la vigilance de la CCTV. Partout ailleurs, il est absolument impossible de lui échapper. Les caméras sont partout, visibles et invisibles. Inutile de les recenser. Il suffit de lever les yeux pour repérer des dispositifs électroniques de toutes sortes : des minicaméras, des faisceaux numériques munis de zooms dissimulés dans des sphères accrochées à 8 mètres du sol, ou des caméras ordinaires dont les champs s'entrecroisent. Summum de la dissuasion, des caméras factices tournent sur elles-mêmes, inhibant définitivement toute intention malveillante.


Privé ou public, le réseau de la CCTV est tentaculaire. Rien que dans le métro de Londres, 6 000 objectifs scrutent les voyageurs. Dans les rues des 32 districts de la capitale britannique et de son immense banlieue. Dans les grands magasins, les administrations, les bureaux, les transports...


On dit qu'un passant est filmé au moins 300 fois par jour entre son domicile et son lieu de travail. Des dizaines de centres de contrôle similaires à celui de Coventry Street quadrillent la ville en permanence. Sur Oxford Street, l'une des rues les plus fréquentées, on dit que les lentilles des objectifs sont si sophistiquées qu'elles peuvent mesurer la pointure des passants. Autre exemple : à Ealing, dans la banlieue londonienne, des caméras cachées surveillent même... les poubelles pour vérifier que les habitants respectent bien les jours de dépôt de leurs ordures.


En Angleterre, au moins 4,2 millions de caméras de vidéosurveillance ont été installées dans plus de 400 villes depuis 1990, dont deux millions dans les lieux publics, soit environ 10% du parc mondial total et une caméra pour 14 Britanniques. Un état de fait épinglé par deux rapports récents. Le premier rédigé par Privacy International, une association de défense des libertés, classe le pays dans la catégorie des Etats où «la surveillance est endémique». Le second, commandé par la commission de l'Information, un organisme chargé de garantir l'accès aux informations officielles et le respect de la vie privée, s'inquiète des possibles dérives du système et décrit le Royaume-Uni comme «le pays occidental industrialisé le plus surveillé».


Criminalité réduite de 30%


De fait, l'ingérence des technologies d'observation et de collecte des données semble sans limite ni véritables garde-fous. Au recours massif à la vidéosurveillance, s'ajoutent en effet le décryptage des cartes de fidélité, qui transmettent les préférences des clients à une base de données. Plus de la moitié des foyers on déjà vu leurs habitudes de consommation décortiquées. En vertu du «children act» de 2004, même les enfants sont fichés dans une base accessible aux services sociaux, au professionnels de la santé et de l'éducation. En cas d'arrestation par la police, même pour un délit mineur, les empreintes ADN sont ajoutées au dossier et conservées. Environ 3,5 millions de prélèvements génétiques ont déjà été enregistrés.



Grâce au système de reconnaissance automatique des plaques d'immatriculation (ANPR), les déplacements des automobilistes à l'intérieur de Londres sont surveillés. Le système devrait être généralisé sur l'ensemble du territoire. Couplé avec les bases de données de la police et des douanes, il doit permettre, selon les autorités, «de multiplier par dix les arrestations et les poursuites de criminels». En attendant, l'Oyster Card, équivalent londonien très sophistiqué de l'anodine carte Orange parisienne, permet déjà de localiser à chaque instant son propriétaire grâce à une puce électronique.


La moisson d'informations est frénétique et les autorités ont sans cesse de nouveaux projets. Comme celui d'imposer prochainement une future carte d'identité biométrique destinée à renforcer les contrôles aux frontières et à assurer «une traçabilité des individus sur le territoire». Autre innovation : une équipe de chercheurs des universités du Surrey et d'East Anglia travaille actuellement sur un logiciel permettant aux caméras de lire sur les lèvres des personnes filmées. Encore mieux, selon des experts, en 2016 des appareils photo miniatures à reconnaissance faciale pourront être incorporés dans des réverbères. Des drones, qui seront expérimentés pendant les Jeux olympiques de 2012 à Londres, pourront être également déployés dans les rues.


Après un essai dans le nord du pays, le ministère de l'Intérieur entend désormais franchir un nouvelle étape. Il a lancé un programme visant à installer des caméras parlantes dans au moins 20 sites. Le coût de l'opération est estimé à environ 740 000 euros. Avec ce système, les agents de la CCTV pourront intervenir directement en cas de rixe, de dégradation de biens publics ou d'abandon de déchets dans la rue. Des concours vont être organisés dans les écoles pour enregistrer des voix d'enfants chargées d'interpeller les contrevenants. La goutte d'eau qui fait déborder le vase ? Eh bien, non. En dépit de l'inquiétude des associations de défense de la vie privée ou des droits de l'homme, rares sont ceux qui s'élèvent pour dénoncer une société qui ressemble étrangement à celle imaginée par les scénaristes de la célèbre série télévisée de la fin des années 60 Le Prisonnier, avec Patrick Mc Goohan.


«A Londres, la plupart des gens approuvent la vidéosurveillance, assure le superintendant Jon Morgan, commandant divisionnaire de la station de police de Marylebone. Le système a fait ses preuves et a permis de faire baisser la criminalité de 30% dans le district dont j'ai la charge. Par ailleurs, tout citoyen qui en fait la demande peut avoir accès aux enregistrements qui sont conservés pendant trente et un jours. Les caméras sont là pour protéger, non pour espionner la vie privée. Et cela, chacun ici semble l'avoir admis.»


Pour comprendre le quasi-consensus sur l'omniprésence des caméras dans la vie quotidienne des Londoniens, il faut revenir aux origines de la vidéosurveillance au Royaume-Uni. Depuis 1994, le gouvernement a investi environ 300 millions d'euros dans ces systèmes et a largement communiqué auprès des médias, tabloïds en tête, sur les succès judiciaires obtenus par leur intermédiaire. Telle l'arrestation à Liverpool des meurtriers d'un enfant de 2 ans grâce aux images du kidnapping dans un centre commercial, la lutte contre l'IRA, la traque réussie des poseurs de bombes des attentats islamistes du 7 juillet à Londres ou l'enquête sur l'étrangleur d'Ipswich.
«En fait, analyse Jean-Marc, un Français expatrié à Londres, on est arrivé à une situation paradoxale : d'un côté on se sent mal d'être observé en permanence et de l'autre on ressent un manque si l'on ne voit pas de caméra. Un peu comme si l'on était tout d'un coup tout seul dans le noir. » La vidéosurveillance est désormais dans les esprits.

Sources Le Figaro

Posté par Adriana Evangelizt
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