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L'art de se confesser

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L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Mar 15 Nov 2011 - 7:43

L’art de se confesser
Par le P. H.-Ch. CHERY, O.P.

- Introduction : ces pages s’adressent à ceux qui ont « l’habitude » de la confession.
- Avertissement : la confession n’est pas tout ; contrition et absolution sont plus importantes.
- I. A qui se confesser ?
- II. Quels péchés accuser ?
- III. De quelle manière ?
- IV. Le ferme propos.
- Conclusion.


Introduction : ces pages s’adressent à ceux qui ont « l’habitude » de la confession.

Ces lignes ne s’adressent pas aux « grands pécheurs » qui viennent se décharger auprès du Christ d’un lourd fardeau. Et pas même aux catholiques de l’unique confession pascale. Mais peut-être pourront-elles offrir quelque utilité aux personnes qui ont « l’habitude » de la confession, hebdomadaire, bi-mensuelle ou mensuelle.

« L’habitude » : mot sans couleur s’il désigne simplement une louable régularité ; mot tristement gris s’il désigne une routine. Et malheureusement, chacun sait qu’une louable régularité dégénère facilement en routine. La plupart des pénitents se désolent sur la misérable banalité de leurs confessions, sur le peu de fruit qu’ils en retirent, et même parfois sur le peu d’intérêt de l’exhortation que le confesseur leur adresse quand ils viennent le trouver. Plusieurs en prennent le dégoût, ne se confessent plus que par coutume, ou, finalement, arrivent à espacer leur recours au sacrement de pénitence d’une manière qui est préjudiciable à leur progrès spirituel.

Ce dégoût et ses conséquences ne viennent-ils pas de ce qu’ils ne savent pas se confesser ? Il y a une manière, un « art », qui ferait de cet exercice régulier un sérieux moyen de sanctification. En écrivant ces lignes, cous avons songé particulièrement à cette nombreuse jeunesse – jeunesse d’action catholique, jeunesse des foyers nouveaux – qui cherche à vivre un christianisme vrai, dans un généreux effort de sincérité. Point encore « habituée », elle souffre de toute menace de sclérose, elle a horreur des routines et rejette les formalités. Elle a raison. Mais il faut qu’elle sache que le formalisme s’introduit par la faute des « usagers », si j’ose dire, et qu’il dépend d’elle de garder intacte sa vitalité religieuse ou de la laisser s’étioler, faute d’un effort personnel.

Les rites sont porteurs de vie, mais aux seuls vivants.
L’usage de la confession, si elle est bien comprise, peut être un sérieux appui pour le développement de la vie spirituelle.

*
*    *

Avertissement : la confession n’est pas tout ; contrition et absolution sont plus importantes.

Mais d’abord, puisque nous allons parler de la confession et rien que de la confession, il faut noter soigneusement. qu’elle n’est pas tout le sacrement de pénitence, qu’elle n’en est même pas l’élément principal. Celui-ci comporte un regret, un aveu, une absolution, une réparation. Le sacrement est constitué essentiellement par une absolution effaçant la faute d’un cœur qui se repent. Qu’un pénitent – sur son lit de mort, par exemple – ne puisse exprimer son aveu, le sacrement peut se passer de cet aveu ; il ne peut se passer du regret. Dieu, de son côté, peut se passer du sacrement (en l’absence de tout prêtre qualifié pour le donner) : il ne peut sauver une âme malgré elle, remettre un péché qu’on refuse obstinément de regretter.

Feront bien de s’en souvenir ces personnes pour qui l’essentiel semble être leur accusation. Que le prêtre les exhorte à la contrition, aux moyens à envisager pour ne pas retomber dans leur faute, elles paraissent ne pas le suivre, distraites qu’elles sont, une fois leur accusation faite, par le souci d’énoncer encore tel ou tel péché qui n’est pas d’abord venu sur leurs lèvres. S’il s’agissait d’une faute grave, il serait normal qu’on ne voulût pas se retirer avant de l’avoir exprimée ; mais le plus souvent il s’agit de fautes vénielles. On s’inquiète surtout d’être complet ; il faut s’inquiéter surtout d’être contrit.

Et on en tirera cette conséquence que, dans les quelques instants que l’on consacre d’ordinaire à se préparer immédiatement à sa confession, on fera bien de ne pas tout donner à « l’examen de conscience », mais plus encore d’implorer la grâce de Dieu pour obtenir un sincère regret de ses fautes, d’exprimer par avance sa contrition, son intention de ne pas retomber.


I. A qui se confesser ?

A qui vais je m’adresser pour me confesser ?

Première réponse : à un prêtre. J’emploie à dessein ce terme général pour souligner que l’importance primordiale, dans l’usage du sacrement de pénitence, doit être accordée, non aux qualités de l’homme qui entend la confession, mais à sa qualité de ministre du Christ. Parce que nous manquons de foi, nous nous attachons exagérément à la valeur humaine du confesseur, valeur réelle, objective, ou valeur que lui attribuent notre sympathie et notre confiance. Qu’elle soit à prendre en considération, c’est indéniable, mais à un point de vue qui se situe pour ainsi dire en marge du sacrement. Elle va jouer pour les conseils qui suivront l’accusation et précéderont l’absolution. Mais le sacrement n’est pas constitué par ces conseils ; il peut même s’en passer totalement. L’important est d’avoir affaire au Christ qui détient le pardon, au Christ vivant et agissant dans son Église. Tout prêtre ayant reçu de l’Église les pouvoirs de vous absoudre validement agit in persona Christi, au nom du Christ. Il ouvre pour votre âme la source du pardon qui est le sang du Christ Rédempteur et il la lave dans ce sang.

Erronée par manque de foi est donc l’attitude de ces pénitents qui diffèrent de se libérer d’un péché grave ou qui retardent indéfiniment une confession qui les sortirait d’un malaise grandissant (en les purifiant des foyers d’infection qui se propagent peu à peu) parce que « leur confesseur » n’est pas là. S’ils avaient la compréhension de ce qu’est le sacrement, souverainement valable dans son œuvre purificatrice indépendamment de la qualité du prêtre qui l’administre, s’ils comprenaient que le confesseur est avant tout « ministre du Christ », c’est-à-dire oreille du Christ pour entendre l’aveu, sagesse du Christ pour juger, bouche du Christ pour prononcer l’effacement, ils s’attacheraient moins aux apparences humaines et ne différeraient point.

C’est le lieu de dire d’un mot pourquoi je dois avouer mes fautes à un prêtre, au lieu de me contenter d’un aveu directement exprimé à Dieu dans l’intime de mon cœur. C’est parce que je suis membre de l’Église.

Ma faute a offensé Dieu et m’a abîmé moi même : manquement à l’amour que je dois à mon Créateur et au vertueux amour que je dois porter à cet enfant de Dieu que je suis. Mais elle a aussi porté atteinte à l’Église, au Corps mystique. « Toute âme qui s’élève élève le monde ». Tout chrétien qui déchoit contrarie la perfection de la communauté chrétienne. Le plus obscur des péchés cause une blessure à cet arbre dont je suis un rameau. Que je me détache de l’arbre complètement par le péché mortel ou que je m’en sépare un peu seulement, l’arbre entier souffre. Je relève de l’Église dans ma vitalité, car Dieu a confié pour moi ses grâces à l’Église, corps du Christ. J’en dois donc aussi relever pour sortir de ma faute. Aux premiers siècles, cette responsabilité devant l’Église apparaissait plus manifestement, lorsque l’accusation était publique, faite devant la communauté réunie. Actuellement, la discipline est adoucie, mais, c’est toujours devant l’Église que je m’accuse en la personne du prêtre qui m’entend, de l’Église que je reçois la réconciliation par le ministère du prêtre qui m’absout.

Je me confesse donc au prêtre parce qu’il est prêtre. Cela ne m’interdit pas de le choisir humainement capable de me comprendre et de me conseiller. Ne parlons pas ici, puisque ce n’est pas notre objet, de ce qu’on appelle (un peu improprement, peut-être) la « direction ». Même en restant strictement sur le plan de la confession, il vaut sûrement mieux, pour les progrès de l’âme, qu’elle s’adresse habituellement au même confesseur. Au bout de quelque temps (pourvu qu’on ait suivi, dans la manière de s’accuser, les conseils que nous donnerons plus loin), il sait à qui il a affaire. Il connaît vos tendances, vos faiblesses habituelles. Même si vous avez peu de choses à dire, il sait sur quel point il est bon d’insister dans son exhortation. Vous avez dévoilé peu à peu les difficultés dans lesquelles vous vous débattiez, votre situation particulière : il ne risque pas, comme un étranger qui vous comprendrait mal, de vous dérouter par quelque remarque intempestive. A un moment difficile de votre vie, il peut vous arrêter à temps sur une pente dangereuse. Et à tout moment il est à même de vous suggérer les décisions opportunes, de vous tirer de votre torpeur si vous vous laissez endormir.

Comment le choisirez-vous ? Avant tout de sens droit, de jugement sûr. Saint s’il est possible, c’est bien clair, mais un prêtre équilibré et perspicace sera toujours préférable à un autre d’une vie plus fervente mais,d’un jugement moins pondéré. N’oubliez pas qu’il s’agit d’un conseiller, et que, tant vaut la sagesse du conseiller, tant vaut le conseil. Mais il s’agit aussi d’un entraîneur, et vous devez le souhaiter exigeant : un confesseur bonasse, qui se contenterait de vous bercer de paroles lénitives ou de vous renvoyer avec l’absolution et une exhortation générale, risquerait. de vous laisser croupir dans votre péché ou vos graves imperfections. C’est pourquoi il faut, au besoin, provoquer le confesseur à cette exigence bienfaisante et accepter humblement. ses invitations à l’effort. Vous vous souviendrez que la première condition à réaliser pour qu’il vous soit utile, c’est que vous lui fassiez confiance. Ayez le meilleur confesseur de la ville : s’il vous est impossible de vous ouvrir à lui franchement il ne pourra rien pour vous. Vous le choisirez donc tel que vous ne vous sentiez pas paralysé en sa présence et que volontiers vous le considériez comme un Père, compréhensif, capable de réaliser votre cas et de s’y intéresser, ouvert aux réalités de la vie, sûr dans ses diagnostics, et d’une bonté ferme dans ses conseils.

Si vous ne le trouvez pas, ne vous désolez pas pour autant ; allez à un prêtre : il a grâce d’état, l’Esprit-Saint se servira de lui quand mine pour votre meilleur bien, pourvu que vous soyez à l’écoute.

Si vous le trouvez, n’en changez pas facilement. Tout en restant pleinement libre d’un autre choix, ne vous laissez pas démonter par quelques impressions, à plus forte raison par quelques froissements d’amour-propre ou par quelques exigences ; persévérez jusqu’à preuve évidente que vous ne faites aucun progrès à son école, malgré un effort loyal et constant de votre part.


II. Quels péchés accuser ?

Me voici auprès du confessionnal, commençant mon examen de conscience. Quels péchés vais-je accuser ?

La question se pose, c’est clair. Car je ne saurais prétendre accuser toutes mes fautes. « Le juste pèche sept fois le jour », dit l’Écriture. Moi qui ne suis pas juste, combien de péchés m’échappent chaque jour ? Etre complet, faire un total aussi exact que possible : rêve irréalisable – et d’ailleurs inutile. Il faut choisir. Que choisir ?
Évidemment d’abord tous les péchés mortels. Refuser volontairement d’accuser un péché mortel, même si on en accuse d’autres d’une égale gravité, serait rendre la confession nulle et sacrilège. Cet acte par lequel nous nous sommes détournés de Dieu, notre fin dernière, en lui disant équivalemment et bien consciemment qu’il nous était égal de lui désobéir en une matière grave, pourvu que nous puissions satisfaire l’une ou l’autre de nos tendances désordonnées – comment pourrions-nous rentrer en grâce avec Dieu sans le renier et donc l’avouer ? Nous ne pouvons à la fois être en amitié et en hostilité avec Lui.

La difficulté, pour certains, est de savoir quand il y a péché mortel. Théoriquement, chacun sait : matière grave, pleine advertance, plein consentement. Pratiquement, on se demande souvent : la matière était-elle grave ? et plus communément encore : ai-je bien consenti ? Sur la première question, il est aisé de se renseigner auprès de son confesseur. Quant à la seconde, du fait qu’on se la pose ce « en conscience », loyalement, du fait qu’on n’est pas absolument sûr ; elle est réglée : il n’y a pas eu plein consentement. Est-ce à dire qu’il ne faut pas accuser ce péché « douteux », ou plutôt « douteusement commis » ? Certes non ! On peut s’autoriser légitimement du doute pour s’approcher du sacrement d’eucharistie ; en rigueur de termes, on n’est même pas obligé de s’accuser de ce péché ; mais on aurait tort, si l’on veut progresser dans la vie spirituelle, de se réfugier derrière cette non-obligation pour conserver une conscience douteuse. Pratiquement, la règle est bien simple. On ne vous demande pas de dire je m’accuse d’avoir commis un péché mortel, mais : je m’accuse d’avoir commit tel péché, d’avoir accompli tel acte. Qu’on ajoute, si c’est le cas : je ne sais pas si j’ai pleinement consenti, et tout sera dans l’ordre. Nous serons toujours à temps de répondre selon notre conscience, si le confesseur nous demande : croyez-vous avoir, en agissant ainsi, péché mortellement ?

Que penser de la formule, si chère à certains qu’ils l’emploient constamment et quasi automatiquement : « Je m’en accuse comme Dieu m’en reconnaît coupable. » Utilisable à bon droit quand on hésite sur le caractère de sa culpabilité, elle me parait trop facile et quelque peu hypocrite quand on sait fort bien à quoi s’en tenir.

Disons par contre, à l’usage de certaines âmes, qu’il ne faut pas voir du « mortel » partout… Un péché qui mérite, de soi, la séparation d’avec Dieu pendant l’éternité et les peines de l’enfer, cela ne se commet pas sans qu’on en ait une claire conscience ! Si cette conscience a besoin d’être formée, on demandera la lumière à son confesseur et on s’en tiendra strictement à ses indications. Cette formation de la conscience devrait être faite dans le jeune âge. On est stupéfié, en entendant des confessions d’enfants, de leur aptitude à croire mortelles des fautes qui ne sont que des peccadilles… N’y a-t-il pas là (soit dit en passant) une responsabilité qui remonte aux éducateurs, qui ne savent pas proportionner leurs gronderies à la valeur réelle (morale) des fautes enfantines ? En tout cas, ce problème de la formation de la conscience chez l’enfant devrait faire l’objet d’un examen attentif et individuel de la part des parents et des confesseurs habituels, car il est aussi dangereux de laisser les enfants croire à la gravité de fautes légères que de les laisser commettre comme indifférents des actes gravement répréhensibles. Une conscience scrupuleuse, angoissée, dans le jeune âge, prépare un adulte faible, replié, sans virilité, ou, par contre-coup, un adolescent qui se « libère » brutalement d’une contrainte insupportable.

Mortels ou non, on fera bien de s’habituer à accuser d’abord, en tout premier lieu, les fautes qui pèsent le plus sur la conscience, au lieu de les glisser comme par mégarde au milieu d’une longue liste de péchés sans importance… Ainsi se libérera-t-on à coup sûr de fautes qu’autrement on risquerait, cédant à une crainte sotte, de ne pas dire finalement.

Mais c’est surtout sur l’examen et l’accusation des péchés véniels que je voudrais insister, ici. N’est-ce pas là que la plupart des « habitués » de la confession sont le plus déficients ?

Quelle est la doléance qu’on entend le plus souvent dans la bouche de ceux qui se confessent fréquemment ? – « La confession m’ennuie, parce que j’ai toujours à dire la même chose… » Ou encore cette autre, qui vise le confesseur : « Il ne me dit rien… » entendez : rien qui sorte de l’ordinaire, et qui m’oblige à me secouer.
Or, à ces deux défauts qui rendent la confession psychologiquement fastidieuse, la cause est la même : vous ne savez pas vous accuser.
Comment s’accusent la plupart des pénitents ?

Les uns (le petit nombre, il est vrai) oublient que le péché est un acte, non un état, et ils présentent (ou croient présenter) la couleur de leur âme en disant : « Je suis menteur, je suis coléreux, je suis impatient, etc… » Cette manière de dire n’est pas celle qui convient. Vous signalez ainsi une tendance de votre âme ; mais la confession n’est pas un exposé de vos tendances : c’est l’aveu d’actes précis, résultats sans doute de vos tendances, nais différents d’elles comme le fruit l’est de l’arbre. On peut très bien avoir une tendance au mensonge (être menteur) et n’avoir pas commis de mensonges, de fait, dans les quinze jours qui ont suivi la dernière confession. Si on en a commis, c’est « j’ai menti » qu’il faut dire, et non « je suis menteur. »

Ainsi disent d’ailleurs la plupart : « J’ai menti, j’ai manqué à la charité, j’ai été paresseux, j’ai été vaniteux, etc. » Cette forme est plus correcte, mais l’accusation n’est guère meilleure, j’entends : guère plus profitable à votre âme, guère plus susceptible de vous attirer des conseils utiles de la part de votre confesseur ? Pourquoi. Parce qu’elle est incolore. Elle ne vous a demandé aucune réflexion particulière, aucun effort de mise au point. Elle n’apporte au confesseur aucun « signalement particulier » qui lui permette de voir en quoi votre âme diffère de celle qu’il a eue à juger et à conseiller avant la vôtre. Sur dix pénitents qui se succèdent, neuf au moins pourraient présenter la même liste – et, de fait, hélas ! la présentent… Pourquoi (à moins qu’il vous connaisse par ailleurs) voulez-vous que votre confesseur vous donne exactement les conseils dont vous avez besoin, vous et non pas un autre ? Votre cas particulier ne lui est pas révélé par cette accusation ; elle ne lui offre aucune prise. Il faudrait qu’il fût merveilleusement psychologue et intuitif pour deviner, à travers ce rapide défilé de fautes « standards », à travers cette grille ou il ne voit même pas votre visage, les mots qu’il doit dire pour vous atteindre, et vous inciter à l’effort que vous, personnellement, devriez entreprendre ! On ne peut demander à tous les confesseurs d’être des Curés d’Ars. Normalement, il ne vous rendra que ce que vous lui aurez apporté.

Si, par surcroît, le pénitent se lance, comme cela arrive, dans une énumération qu’il veut faire exhaustive, s’il prétend tout dire et débite à peu près tous les péchés véniels qui se peuvent commettre (qu’il a sans doute commis, en fait), de telle sorte que cette énumération, faite à un rythme accéléré, dure parfois plusieurs minutes, voilà le confesseur complètement noyé : « Qu’y a-t-il de caractéristique dans tout cela ? » se demande-t-il en vain ? Et, ne trouvant rien, il se contente d’une exhortation générale qui vous sert peu. A qui la faute ?

Alors, comment s’accuser ?

Soulignons tout d’abord que le péché véniel est matière libre de confession. On n’est pas tenu de l’accuser. Un acte de contrition bien fait, un acte vrai d’amour de Dieu, l’usage d’un sacramental avec foi et humilité suffisent à en obtenir le pardon. Une confession qui ne comporte que des péchés véniels est donc, non une démarche nécessaire au salut, mais un moyen de sanctification. C’est un recours au sacrement, c’est-à-dire au sang purificateur de Jésus, par lequel nous sommes assainis et fortifiés ; c’est aussi, secondairement, un exercice d’humilité fondée sur la connaissance de soi et l’aveu de ce qui gêne le progrès spirituel. Parmi les péchés véniels commis, on sera donc libre de choisir ceux qu’on veut accuser.

Est-ce à dire qu’on va choisir les plus anodins, en reléguant dans l’oubli ceux qui gênent ? Non ! Ce sera exactement le contraire. Un examen de conscience bien fait tendra à faire émerger de la foule des fautes quotidiennes celles qui, du fait de leur fréquence ou du fait de leur malice, sont les plus dangereuses pour la vitalité de l’âme. La physionomie propre de mon âme pécheresse n’est pas plus semblable à celle d’une autre âme que mon visage n’est semblable à un autre visage ; en gros, nous commettons à peu près les mêmes fautes, de même que nous avons tous un nez, une bouche, des oreilles… ; mais l’importance, pour moi, de telle faute, la place qu’elle tient dans ma vie spirituelle, son voisinage avec d’autres fautes de la même famille, voilà ce qui compose mon visage de pécheur. Voilà donc ce qu’un examen de conscience intelligent tendra à mettre en valeur. Inutile d’accumuler une multitude de péchés : cinq ou six, bien choisis, suffiront à se voir et à se montrer tel qu’on est sous le regard de Dieu.

Mais ces péchés (et cette remarque est sans doute la plus pratique de toutes), il s’agira de les faire émerger avec la couleur propre que nous leur avons donnée. – « J’ai menti… » : cela ne signifie rien… Omnis homo mendax, dit le Psaume ; tout homme est menteur. De quelle manière ai-je menti ? A qui ? Dans quelles circonstances ? Pourquoi ? « J’ai menti à une amie malade qui comptait sur ma visite, parce que cela m’ennuyait d’aller la voir » : qui ne voit que cela constitue un mensonge d’une qualité spéciale ? « J’ai menti dans un salon en m’attribuant des relations que je n’avais pas ; j’ai menti à mes chefs pour obtenir un congé auquel je n’avais pas droit ; j’ai trompé un client sur la qualité de mon travail afin de pouvoir le lui compter plues cher… » : autant de mensonges différents dont l’accusation « j’ai menti » n’aurait donné aucune idée. – « Manquer à la charité » : le péché le plus courant. Pourquoi employer cette expression qui n’a aucune couleur ? Dites plutôt : « J’ai dit une parole blessante à quelqu’un que je n’aime pas, avec l’intention de lui faire de la peine » ou « j’ai témoigné du mépris à un camarade peu intelligent » ; ou « j’ai refusé un secours que j’aurais pu donner à un ami dans le besoin » ; ou « je me suis moqué d’un infirme »… – Il y a cent façons d’être vaniteux. Quelle est la vôtre ? Est-ce de passer un temps exagéré à votre toilette ? Est-ce, de vous regarder dans la glace à tout propos ? Est-ce de faire la roue dans les groupes où vous vous trouvez, en essayant de capter toute l’attention par votre brillante conversation ?… – Et  votre paresse, comment se manifeste-t-elle ? Par votre obstination à rester au lit quand l’heure est venue de vous lever ? Par votre négligence au devoir d’état, bâclé, à moitié fini ? Par votre nonchalance dans l’attitude ou un amour exagéré des fauteuils ?

On comprend par ces quelques exemples (qu’il serait aisé de multiplier) ce que nous voulons dire quand nous disons : accusez des actes précis, déterminez les circonstances dans lesquelles vous les avez commis, cherchez les mots clés plus, capables d’exprimer votre faute telle qu’elle a été dans le réel, en tant qu’elle fut votre faute à vous et non celle de n’importe qui. Ce sera tout profit pour vous. D’abord parce que cela vous obligera à vous voir tel que vous êtes ; ensuite parce que ce vous sera une salutaire humiliation (il est plus humiliant de dire : « J’ai passé chaque jour une demi-heure à me farder » que de dire : « J’ai été vaniteuse »…) ; enfin parce que, d’après ces données précises, votre confesseur pourra voir l’état de votre âme et en tirer des conseils appropriés.

Vous n’êtes pas invité pour autant au bavardage. S’accuser avec précision n’est pas « raconter des histoires ». La confession ne doit pas être noyée dans un flux de récits, d’explications, de digressions, ou le pénitent perd de vue qu’il s’accuse et où le confesseur ne saisit plus ce que vous avouez être péché. Parfois on entend cette prétendue confession se transformer en apologie, tout au moins en plaidoyer ; parfois en appréciations sur le compte d’autrui ; parfois en lamentations sur le malheur des temps… Que vous ayez besoin de décharger un cœur trop lourd et de recevoir quelques consolations, ou que vous désiriez certains éclaircissements pour la conduite à tenir, rien de plus légitime. Mais séparez donc nettement les deux ordres de propos : faites votre confession proprement dite en vous en tenant strictement aux fautes ; puis avertissez le confesseur que vous avez quelque chose d’autre à lui dire.


III. De quelle manière ?

Ainsi ne risquera-t-on pas d’oublier, comme nous l’avons déjà noté en passant plusieurs fois, que, dans le sacrement de pénitence, la primauté de valeur revient à la purification par le sang du Christ, non à l’exhortation du confesseur. Et que cette purification est obtenue par le regret. Cette vérité engendre une conséquence pour la manière dont vous devez apporter vos fautes au tribunal de la pénitence : à savoir qu’il ne s’agit pas d’énumérer ses péchés, mais de les avouer.

Pourtant, tout prêtre qui confesse est frappé chaque jour par l’espèce d’indifférence, au moins apparente, avec laquelle nombre de pénitents énoncent leurs fautes. Ils font une énumération ils dressent une liste : qu’elle soit bien au point, il semble qu’ils ont accompli tout ce que l’Église attend d’eux. I1 n’y a plus qu’à recevoir l’absolution et à s’en aller, libérés désormais. La formalité est accomplie.

Or, il n’en est rien. Rien n’est « formalité » dans le domaine des actes religieux, pas plus la messe, dont il ne s’agit pas de « s’acquitter », mais à laquelle il faut participer, que la confession, qui est essentiellement rétractation, reniement du mal qu’on a commis, pour obtenir le pardon. Affaire d’amour, affaire de cœur (c’est-à-dire de volonté). On vient reconnaître qu’on a mal fait, qu’on a manqué à l’amour qu’on devait à Dieu en refusant d’accomplir l’une ou l’autre de ses volontés (volonté que nous soyons loyaux, ou justes, ou purs, ou aimants, etc.). Cela doit se traduire dans la manière dont on dit ses péchés. Confiteor…, dit la formule qu’il est recommandé de dire avant l’accusation : « Je confesse », je reconnais, j’avoue : c’est ma faute, je suis coupable, je me frappe la poitrine. Il faut que votre accusation soit dans la ligne de cette formule. Il ne s’agit pas de « constater » que vous avez été mauvais et de porter cette constatation à la connaissance du prêtre ; il s’agit d’exprimer un regret d’avoir été mauvais.

Il sera donc bon (et ce sera facile si on n’accuse qu’un nombre restreint de péchés) de répéter à propos de chaque faute : « Je m’accuse de… » Cela empêchera, pourvu qu’on y mette son cœur, de tomber dans la sécheresse indifférente de celui qui se contente de raconter ses fautes, au lieu de les avouer.

Convient-il d’accuser des péchés de la vie passée déjà pardonnés dans des confessions antérieures ? Comme exercice d’humilité, il peut être bon, si cela n’apporte aucun trouble à la conscience, de se reconnaître coupable une fois de plus d’un péché ancien déjà absous. Et non seulement comme exercice d’humilité, mais parce que le sacrement portera sa grâce d’assainissement d’une manière spéciale sur le foyer d’infection d’où est sorti jadis ce péché et qui peut-être n’est pas entièrement nettoyé.
Aux mêmes titres, il peut être bon, en certaines circonstances graves de la vie (avant le mariage, l’entrée en religion, pendant une retraite, etc.) de faire ce qu’on appelle une « confession générale » portant, soit sur une année, soit sur une période plus longue. Mais à une condition : que ce ne soit pas en vertu d’une convention, mais d’un besoin ; qu’on s’y sente poussé par une nécessité intérieure, non par l’argument : « Cela se fait ». (Et cette remarque vaut surtout pour les confessions de retraites.)
Pourtant il y a des personnes qui devront s’abstenir de tout retour sur la vie passée : les scrupuleux. Les scrupuleux sont des malades, et leur maladie consiste précisément dans une inquiétude qui les rend incapables de juger s’ils ont fait ou non, s’ils ont bien fait ou mal fait telle ou telle action. Ils voudraient « être sûrs », et plus ils cherchent cette certitude, plus elle les fuit. Au confessionnal, ils veulent être sûrs d’avoir bien tout dit, ou d’avoir bien eu une vraie contrition ; et, n’étant jamais sûrs, ils répètent indéfiniment. Épuisante recherche, qui augmente leur maladie en prétendant l’apaiser. Un seul moyen leur reste de se guérir : obéir sans discuter au confesseur, qui leur donnera l’ordre de fermer les yeux d’une manière absolue sur tout passé proche ou lointain.


IV. Le ferme propos.

Une forme d’inquiétude que ne connaissent pas seulement les scrupuleux mais les sincères, et qui porte sur la qualité de la contrition, s’exprime souvent ainsi : à quoi bon accuser tel péché ? Je n’en ai sûrement pas le regret puisque je sais que j’y retomberai.
Nous sommes là sur le chapitre du fermepropos.

Distinguons soigneusement : « Prévoir qu’on retombera » et « vouloir retomber ».
Assurément, le pénitent qui veut retomber, qui est décidé, à la première occasion, à renouveler sa faute, n’est pas un « pénitent ». Il n’a aucune contrition. Il abuse du sacrement et se fait illusion sur l’efficacité de l’absolution qui ne peut effacer un péché sans qu’il soit désavoué par son auteur. Mais ce n’est pas, Dieu merci ! le cas habituel. La plupart ont simplement un sentiment aigu de leur faiblesse, sentiment justifié par la malheureuse expérience des rechutes. Ils croient savoir que leur bonne intention, mise à l’épreuve une fois de plus, ne sera pas plus efficace à l’avenir qu’elle ne le fut dans le passé. Et ils concluent : je n’ai pas la contrition… C’est une erreur. Dans le fond, ils appellent « mal » le mal qu’ils ont fait ; ils voudraient bien ne pas l’avoir fait et être capables de ne jamais y retomber. Mais c’est cela, la contrition ! Dieu ne nous demande pas, pour nous pardonner que nous demande sûrs de ne pas retomber ! (Cette certitude ressemblerait fort à la présomption.) Il nous demande d’avoir l’intention de faire ce qui est en nous, avec l’appui promis de sa grâce, pour éviter le péché à nouveau. Cette intention est-elle en nous ? Alors nous n’avons pas à redouter l’hypocrisie et l’insincérité. Nos sombres pronostics ne la modifient pas. D’autant qu’ils reposent sur une défiance blâmable à l’égard de la grâce du sacrement. Si le sacrement de pénitence est un moyen de progrès, ce n’est pas tellement par l’effort psychologique qu’il demande de nous : c’est parce qu’il applique à notre âme malade, le sang expiatoire et méritoire de Jésus-Christ qui est son remède. Non seulement Jésus nous accorde le pardon qu’il a obtenu à notre bénéfice par sa Passion, mais il nous donne des grâces d’assainissement et de force pour les luttes nouvelles, à soutenir ; et précisément sur le plan des péchés que nous avons soumis à l’absolution. C’est en ces grâces qu’il faut mettre notre confiance, non dans les problématiques capacités de résistance de notre bonne volonté.
Ne vous inquiétez donc pas de « demain ». La grâce de demain suffira à demain, pourvu que vous restiez en confiance et en prière. Aujourd’hui, vous avez la grâce d’aujourd’hui, une grâce de contrition. Vouloir porter en imagination la tentation de demain, c’est vouloir porter un fardeau pour lequel vous n’êtes pas aidés : rien d’étonnant qu’il vous paraisse trop lourd et par avance écrasant.

Dire ainsi n’est d’ailleurs pas inviter à l’insouciance. L’accusation doit se compléter par une résolution. Une résolution dont on confiera l’exécution au secours divin, mais que la volonté travaillera à tenir. Pour qu’elle soit efficace, il la faut prendre précise, portant sur tel péché à éviter, non sur l’ensemble des fautes accusées ni même habituellement sur plusieurs. Mieux encore : on s’attachera à prévoir, d’après l’expérience du passé, les circonstances qui pourraient nous amener à la chute, les « occasions » au milieu desquelles, si nous nous y plaçons, nous risquons d’être entraînés à retomber. Et on fera porter la résolution sur ces occasions à éviter. Nous savons que telle compagnie nous entraîne à la médisance, que telles lectures nous orientent vers l’impureté, que tel tiroir ouvert réveille des rancunes mal endormies, que tel genre de conversation excite notre bile : la résolution sera de fuir cette compagnie, de s’interdire ces lectures, de laisser fermé ce tiroir, d’éviter ce thème de conversation. Agir ainsi, c’est se prendre tel qu’on est, capable de succomber là où un autre resterait fort ; c’est ne pas « tenter Dieu » en s’exposant présomptueusement ; c’est donc être logique avec sa contrition.
Pourquoi, de temps en temps, ne pas garantir sa résolution en la soumettant au confesseur à la fin, de son accusation ? Cela aiderait certainement à la mieux tenir.

Conclusion.

Ainsi pratiquée, la confession ne sera plus cette répétition fastidieuse de péchés « standards » qu’elle est trop souvent et qui est une corvée. Elle prendra place, comme un des plus puissants, dans les moyens de sanctification que l’Eglise du Christ met à notre disposition. En allant au tribunal de la pénitence, nous aurons conscience d’aller au Christ en croix, qui tient en ses mains crucifiées le pardon qu’il a obtenu à notre bénéfice, le sang dont il veut nous laver. Conscients de notre misère, et d’autant plus que nous aurons été plus lucides dans le regard porté sur nos faiblesses quotidiennes, confiants dans sa miséricorde, et d’autant plus que nous l’aurons supplié de nous faire détester notre péché, nous franchirons le seuil du confessionnal dans l’humble disposition de l’enfant prodigue : « Père, j’ai péché contre le ciel et contre toi : je ne suis pas digne d’être appelé ton fils.

C’est pourquoi nous pourrons nous retirer avec une force nouvelle, fondée sur l’assurance libératrice : « Va en paix, mon fils, ta foi t’a sauvé. »


Dernière édition par Emmanuel le Ven 3 Juil 2015 - 9:54, édité 2 fois
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Re: L'art de se confesser

Message par aegidi le Dim 20 Nov 2011 - 18:31

Oui,Oui, Oui c'est bien beau tout ça mais quand on vous en retire l'accès???
Quand un prêtre me dit tu peux te confesser, l'évêque vous pouvez à nouveau vous approcher du sacrement de réconciliation et que le grand pénitencier me l'interdit et personne ne peux aller au-dessus y a comme un os ! Afraid
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Re: L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Dim 20 Nov 2011 - 20:40

Bonjour aegidi,

À ma connaissance, c'est votre évêque qui doit avoir préscéance. Si un prêtre ne comprend pas que vous êtes autorisé à le faire, pouvez-vous aller en voir un autre?

Ou encore, demandez un petit mot écrit de votre évêque, peut-être...

Amicalement,

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Re: L'art de se confesser

Message par aegidi le Dim 20 Nov 2011 - 22:39

Non je suis le chemin que l'Église dicte! On m'a proposé même l'évêque d'exercer mon ministère dans un autre diocèse mais je n'ai commis rien de sale qui justifie de me cacher! J'ai rompu six mois le veux de célibat marié civilement j'ai divorcé dans la foulée, j'ai reconnu mon erreurs fais amende honorable, pas un fidèle ne m'a jeté la pierre mais le prêtre "grand pénitencier " devait me faire remplir un dossier pour sans doute aller à Rome seulement voilà plus de nouvelles depuis l'été !

Peu importe, le Seigneur connait mon cœur et si je ne le reçois plus sous la présence réelle Il me rejoint autrement !

amitiés cher Emmanuel
Merci pour ce que vous faites
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Re: L'art de se confesser

Message par rose des vents le Mar 5 Mar 2013 - 18:10

j'ai une question,peut on se confesser de quelque chose sans pour cela le regretter,voir meme recommencer à la 1ere occasion? que vaut l'absolution du pretre dans ce cas là?
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Re: L'art de se confesser

Message par esperance le Mar 5 Mar 2013 - 18:29

je me permets de vous répondre rose des vents si vous le voulez bien.

Aller confesser quelque chose sans pour sela le regretter c'est comme tuer quelqu'un et aller vers jésus sans remord.

Le Seigneur Jésus voudra que cette personne regrette son assassinat, ensuite la voie de la miséricorde lui sera ouverte. En général, la miséricorde prend effet seulement et seuelement si le pécheur éprouve le remord qui accompagne le regret.

Si quelqu'un a commis un péché mortel avec la pleine connaissance des causes et n'éprouve aucun remord et recommence même cet acte avec une facilité déconcertante, cette personne est en danger et peut se perdre éternellement.

Pour répondre plus simplement a votre question, une personne qui va se confesser mais ne regrette pas son acte et recommence, l'absolution est nulle car le pénitent n'eprouve auncun regret et n'a pas la ferme volonté de ne plus péché. Quand je dis l'absolution est nulle j'entend par là que les péchés sont retenu et ne sont pas pardonné.

Voila pourquoi au début ou à la fin d'une confession le prêtre demande de réciter sincèrement cette prière:

« Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé, parce que Vous êtes infiniment bon, infiniment aimable et que le péché Vous déplait. Je prends la ferme résolution avec le secours de Votre sainte grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence. »

j'espère avoir pu répondre a votre question.

Que Dieu soit avec vous rose des vents.

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Re: L'art de se confesser

Message par rose des vents le Ven 8 Mar 2013 - 23:04

oui merci,c'est bien ce que je pensais,dans le cas contraire cela n'aurait pas été normal,mais je parlais de péché beaucoup plus léger qu'un meurtre,ceci dit,c'est la meme chose au niveau de l'absolution,merci pour la réponse
et que penser des protestants qui se confessent devant Dieu uniquement et non devant un pasteur? pour eux Jesus à verser son sang sur la Croix pour nous laver de nos péchés,donc nul besoin de nous inquiéter,tous nos péchés sont pardonnés
nul besoin de faire de sbonnes actions non plus puisque d'après eux nous ne serons pas jugés la dessus mais sur notre croyance réelle en Dieu?
si quelqu'un peut m'expliquer ce qui cloche dans tout ça,merci d'avance
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Re: L'art de se confesser

Message par Philec le Ven 8 Mar 2013 - 23:50

Bonsoir Rose des vents

Le protestantisme oublie parfois la parole de Saint Paul qui nous demande de nous pardonner nos péchés les uns les autres et la Parole du Seigneur qui dit à son Eglise que les péchés qu'elle retiendra sur terre seront retenus au ciel. Lis la Bible!

C'est vraiment beau ce sacrement, quelle joie à la fin Prie J'y vais jeudi.
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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Sam 9 Mar 2013 - 9:56

J'avais demandé sur ce forum, fil péchés véniels et mortels, le sens de :péchés retenus. On ne m'a pas répondu.

Puisqu'à part le péché contre l'Esprit, tous les péchés peuvent être pardonnés, je ne vois qu'une explication à cette phrase:

"les péchés seront retenus à ceux à qui vous les retiendrez";

C'est la suivante:

Les pécheurs avouent mais ne regrettent rien..

Du moins, vu du côté prêtre et institution de la pénitence.

Du côté des intéressés, offensé - offensant, cela voudrait dire que si mon frère ne me pardonne pas, je ne suis pas pardonné, malgré ma confession et le pardon de Dieu?


Je pense que ce genre d'avertissement mériterait d'être explicité...

En clair: Quel péchés l'Eglise peut-elle retenir????


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Re: L'art de se confesser

Message par Philec le Sam 9 Mar 2013 - 11:51

Bonjour Delsanto.

Peut-être que je me trompe mais voilà ce que je pense.

Si nous gardons constemment un coeur ouvert au pardon envers notre prochain qui nous a offensé et que nous avons la volonté de demander pardon à celui à qui nous avons fait du tort, sincèrement dans notre coeur, même si le prochain refuse d'accorder ou de reconnaître quoi que ce soit, le sacrement nous pardonne tout. C'est comme ça que je le vis, si quelqu'un peut préciser ou réctifier ce que l'Eglise dit à ce sujet, ca serait avec grande joie. Ange aureole
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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Sam 9 Mar 2013 - 12:48

Nous avons bien le même point de vue, au regard du sacrement..

Mais, la véritable question, et vous l'avez comprise, concerne cette phrase, qui s'adresse bel et bien aux humains.

Quels péchés peuvent être retenus et par qui?

A la limite, mais pas tant que cela, on pourrait penser que le sacrement de Pénitence pourrait prendre une autre forme que celle qu'on lui connait dans le Catholicislme.

En fait, et là on rejoindrait la parole de St Paul rappelée ci-dessus, ce sont nous les humains qui devrions nous pardonner nos fautes. Directement, entre nous ,sous le regard de Dieu, mais pas forcément devant un ministre du culte.

Après tout, il en est de même du Sacrement de Mariage: ce sont les époux qui se le donnent... toujours sous le regard de Dieu..Qui seul connait la sincérité et le sérieux des intéressés...

Sauf que dans le cas d'une demande de pardon entre humains, si l'offensé refusait de l'accorder, alors l'offenseur ne serait jamais pardonné. Et là, il y a un os..

Ou alors, conviendrait-il de distinguer encore une fois, entre péchés véniels, dont le pardon relèverait des hommes et péchés mortels dont le pardon relèverait de Dieu . Les seconds perdant l'âme, les premiers, non! Les seconds nécessitant l'intervention d'un ministre consacré, les premiers, non?

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Re: L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Sam 9 Mar 2013 - 15:20

Bonjour,

Le prêtre, en effet, peut retenir un péché, s'il voit que celui qui se confesse n'a pas de repentir et si, au moment de se confesser, il n'a pas la ferme résolution de quitter son péché.

Pratiquement, un exemple pourrait être si un époux a quitté sa femme et vit en concubinage avec une autre femme. Pour pouvoir communier, il confesse son adultère. Le prêtre lui demande s'il prévoit quitter la vie commune avec sa maîtresse, cohabitation qui est l'occasion de pécher par excellence, mais le pénitent répond que non. Alors, il manquera la ferme résolution de ne plus pécher et même possiblement le repentir, et le prêtre pourra dire à cette personne qu'il ne peut lui remettre ses péchés tant qu'il n'a pas décidé de quitter sa maîtresse.

Amicalement,

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Re: L'art de se confesser

Message par Lumen le Sam 9 Mar 2013 - 17:49

C'est la deuxième lecture pour demain :

2 Co 5, 17-21

Frères, si quelqu'un est en Jésus Christ, il est une créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé, un monde nouveau est déjà né.
Tout cela vient de Dieu : il nous a réconciliés avec lui par le Christ, et il nous a donné pour ministère de travailler à cette réconciliation.
Car c'est bien Dieu qui, dans le Christ, réconciliait le monde avec lui ; il effaçait pour tous les hommes le compte de leurs péchés, et il mettait dans notre bouche la parole de la réconciliation.
Nous sommes donc les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu.
Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu.


Merci Emmanuel pour ce texte, c'est un sujet important à approfondir. Nous avons tendance à nous laisser entraîner dans la routine dans beaucoup de domaine c'est la "rouille" qui nous guette ! Nous ne devons pas baisser notre garde et veiller à garder la "lampe" de notre coeur toujours allumée et à avoir une réserve "illimitée" d'huile (foi) pour ne pas risquer d'être dévorer par le lion qui rôde à la recherche d'une proie facile.
Je suis persuadée du bon fondement du Sacrement de la Réconciliation.
C'est comme un ramonage, un nettoyage qui permet d'évacuer tous les scories du péché qui finiraient par étouffer ce feu d'Amour que Dieu dépose en chacun de nous.
Cependant cela ne nous dispense pas de demander pardon à tous ceux que nous aurions offensés pour autant; même si un frère ou une soeur ne nous pardonne pas, Dieu nous pardonnera car l'intention et la démarche que nous avons faite compte pour lui.
Fraternellement.
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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Sam 9 Mar 2013 - 19:56

OK Emmanuel....C'est clair...

Bien cordialement...

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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Sam 9 Mar 2013 - 21:11

J'ai lu le texte du père Chery!

Très bien... Je souscris totalement..

Toutefois, j'aimerais avoir votre avis quant aux conséquences d'un péché mortel non avoué en confession, en cas de décès soudain. Non avoué pour la simple raison qu'on n'a pas pu se confesser...

Je trouve très déprimante, pour ne pas dire terrifiante, l'idée qu'on puisse être damné pour un péché, fût-il très grave, alors même qu'on regrette cette faute pleinement. Et qu'on en a déjà demandé pardon à Dieu, en attendant de pouvoir aller s'en accuser à un prêtre. Le curé de mon village natal pour lequel j'avais énormément d'estime recommandait qu'en cas de mort imminente, on n'oublie surtout pas de reconnaitre ses fautes.. Sans préciser lesquelles mais je pense qu'il visait aussi bien les péchés mortels que les autres.. Qu'on soit pardonné de ces fautes graves sans confession, dans un tel contexte, me parait conforme à la Miséricorde de Dieu sur laquelle le Christ insiste tant... Et sur laquelle le Père en question insistait tant lui-même. Partagez-vous cet avis?

D'autre part force est de reconnaitre que certaines situations individuelles sont tellement complexes qu'une bonne confession ne peut se faire sans une aide au discernement. Et pour discerner il faut au confesseur du temps et...la vérité .... Alors le temps, on sait que la plupart des prêtres, maintenant, en manquent..Quant à la vérité...on souhaiterait que chaque prêtre soit un Curé d'Ars!! Un charismatique capable de saisir l'ensemble de la situation de l'individu. Or, je le répète, cette situation peut être tellement inextricable que même doué d'intelligence et de bonne volonté, un homme peut se voir bien en peine d'apprécier l'étendue de sa responsabilité...Dans ce cas, que faire?

Sachant que je trouve tout aussi dommage de sous-estimer son état de pécheur que de le surestimer.

Mon adage favori? : La Vérité rend libre.

Et pour ceux qui se poseraient la question: Oui! problématique ci-dessus = problématique personnelle...

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Re: L'art de se confesser

Message par Lumen le Dim 10 Mar 2013 - 0:31

Ce message me touche particulièrement, Delsanto. J'ai senti dans tous vos posts que j'ai rencontrés au "fil" de mes navigations sur différents forums, que vous êtes quelqu'un de sincère.
Le prêtre lors de son ordination reçoit l'onction sacramentelle et à partir de ce moment tous les sacramentaux qu'il administrera revêtira le caractère sacré de Dieu. le péché nous tient éloigné de Dieu et pour notre âme c'est une grande souffrance. Lors de la messe nous nous reconnaissons pécheurs parmi l'assemblée et nous recevons le pardon "collectif" et la bénédiction du prêtre. Ce pardon et cette bénédiction peuvent paraître suffisant pour les péchés véniels cependant pour les péchés graves voire mortels il est absolument nécessaire de faire appel au Sacrement de la Réconciliation et donc à un prêtre. C'est un don de Dieu magnifique et vous pouvez compter sur le secret de la confession : le prêtre est le représentant de Notre Seigneur sur la terre.
Ce que je trouve dommage c'est de sous estimer ce don gratuit de Dieu. Il y a dans tant de pays encore où la persécution des chrétiens empêchent ceux-ci de faire appel en toute liberté à leur Eglise et aux Sacrements !
Dieu vous donne la possibilité de déposer votre fardeau au pied de sa Croix et d'en être délivré pour toujours.
Quant à juger de la pertinence et de la sainteté d'un prêtre, c'est l'affaire de l'évêque qui le nomme et de Dieu. La Vérité c'est Jésus, c'est sa Parole continuée en l'Eglise. Selon la Parole de Jésus la Vérité nous rend libre. Alors avouer "en vérité" ses péchés à un prêtre, nous libère complètement de nos dettes aussi importantes soient-elles, car c'est au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit qu'il le fait. je vous invite à aller sur le forum, https://lepeupledelapaix.forumactif.com/t16356p810-meditation-du-jour-et-les-textes-commentaires-audiovideo#197121
et à méditer La Parole du samedi 9 et du dimanche 10. Mon cri favori est celui-ci :
“Seigneur Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur”.
Bon courage, Dieu par le sacrement de la Réconciliation nous relève et nous re-habille là où le péché nous a fait chuter et dénuder.
Fraternellement. Jésus Croix



“Seigneur Jésus, Fils de Dieu, Sauveur, prends pitié de moi, pécheur”.
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Re: L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Dim 10 Mar 2013 - 2:05

Bonjour,

Oui, le Sacrement de Confession est si précieux! En ce qui regarde une mort alors que l'on serait en route pour le confessionnal, par exemple, regrettant sincèrement ses péchés, notre âme aurait alors "la ferme résolution de se confesser", et aurait probablement déjà fait intérieurement, un acte de "contrition parfaite", même si elle n'aurait pas eu le temps, physiquement, de joindre le prêtre. Alors, notre âme se serait tournée vers Jésus, vers Sa Miséricorde. Dans ces cas, le Bon Dieu sait, car il voit notre coeur...

Il ne faut pas oublier, non plus, que le Seigneur est le Maître de la vie et de la mort. Pourquoi choisirait-il de nous enlever la vie au moment où il sait, dans Sa Sagesse infinie, que nous sommes enfin sur le point de nous tourner vers Sa Miséricorde? Notre-Seigneur veut nous sauver, il nous aime tant. Il nous donne tant de chances, tant d'occasions de lui demander pardon. Aussi, c'est un Père plus tendre que la plus douce des mamans, et il ne voudrait pas perdre un seul de ses enfants.

Ainsi, s'il ne faut pas abuser des grâces qu'il nous accorde, il ne faut jamais oublier que lorsque notre âme se trouve dans la hâte de confesser un péché grave afin de retrouver l'amitié avec Dieu, Dieu l'accompagnera et l'aidera, et ne permettra pas qu'un mal physique vienne empêcher son salut qu'elle aurait autrement obtenu.

Dieu est si bon! Ayons confiance en Son Amour.

Amicalement,

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Re: L'art de se confesser

Message par Lumen le Dim 10 Mar 2013 - 3:45

Oui assurément DIEU EST AMOUR ! Union de prière. Cordialement.


Voici un texte de Saint Jean-Marie Vianney sur l'Evangile de ce dimanche, "le Fils prodigue" puisque notre frère Delsanto l'apprécie beaucoup: Juste une partie :
"Belle figure, mes frères, de la grandeur de la miséricorde de Dieu pour les pécheurs les plus misérables !...
Ô mon Dieu, que le péché est quelque chose d'affreux ! Comment peut-on le commettre ? Mais tout misérables que nous sommes, dès que nous prenons la résolution de nous convertir..., les entrailles de sa miséricorde sont touchées de compassion.
Ce tendre Sauveur court, par sa grâce, au-devant des pécheurs, il les embrasse en les favorisant des consolations les plus délicieuses...
Ô moment délicieux ! Que nous serions heureux si nous avions le bonheur de le comprendre ! Mais hélas, nous ne correspondons pas à la grâce, et alors, ces heureux moments disparaissent.
Jésus Christ dit au pécheur par la bouche de ses ministres : « Que l'on revête ce chrétien qui est converti de sa première robe, qui est la grâce du baptême qu'il a perdue ; qu'on le revête de Jésus Christ, de sa justice, de ses vertus et de tous ses mérites » (cf Ga 3,27).
Voilà, mes frères, la manière dont Jésus Christ nous traite quand nous avons le bonheur de quitter le péché pour nous donner à lui. Ah, quel sujet de confiance pour un pécheur, quoique bien coupable, de savoir que la miséricorde de Dieu est infinie !"





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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Dim 10 Mar 2013 - 9:16

Etoile bleue et Emmanuel, merci de vos réponses....

Alors je n'ai pas de problème à me reconnaitre pécheur; je le suis, c'est clair..

Mais jusqu'où?

Et là je sais que certains vont penser que j'ai déjà un problème d'orgueil quelque part. Que j'ai quelques difficultés à me faire humble. Percevant sans doute le fait d'avouer ses fautes comme une humiliation et non point un acte d'humilité..

Il y a un peu de vrai là-dedans, mais tel n'est pas mon souci premier, loin s'en faut.

Mon souci - et mon espoir - est bel et bien d'arriver à y voir clair enfin dans ma vie temporelle ( aspects affectif, social, de santé etc) afin d'apprécier l'ampleur de l'impact de cette vie sur ma vie intérieure, sur ma spiritualité et ma morale.

Impossible de la raconter ici cette vie..Il y faudrait 15/20 pages 21/29,7, pour en apprécier la complexité.. Sachez simplement que, comme déjà esquissé sur un autre fil de ce forum (celui où je parle de l'Img de mon petit-fils- toute ma vie et de façon totalement ahurissante et monstrueuse, je me suis retrouvé (ainsi que ma compagne et ma fille, plus tard) au milieu d'une toile d'araignée tissée par des occultistes. Et des occultistes d'origine tant familiale qu'extérieure à la famille.... Je n'ai découvert le pot aux roses que très tardivement et alors qu'il était plus que temps!! Découverte elle-même d'origine abracadabrante ( à sous-titrer : Malin contre divine Providence)

Le problème c'est que les roses du pot, pour être déjà assez précises, n'ont pas encore toute la netteté requise pour que je puisse m'en servir dans un examen de conscience, comme références au regard de mes propres comportements. Reste à acquérir des certitudes détaillées (j'insiste sur détaillées, car certitudes il y a) soit sur le "qui", soit sur le "quoi", soit sur le "comment", soit sur le "quand" soit sur le " pourquoi", toutes ces questions ayant des réponses différentes selon les diverses sources.

Or il est aisé de comprendre que dans un tel contexte on perd une grande partie de sa liberté puisqu'on est autant manipulé psychiquement directement qu'on l'est indirectement par le biais des atteintes au physique et à toute la vie sensorielle.. Ce qui, par contrecoup, fausse le vécu général .

Je n'en dis pas plus..

Mais j'en ai dit suffisamment pour que vous compreniez que certaines vies sont tellement chahutées (c'est une litote) qu'en parler s'assimile à un problème de connaissance de faits et d'appréciation des interférences extérieur/personne. Et leur force d'impact.

Un casse-tête chinois!


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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Dim 10 Mar 2013 - 15:00

On voit que c'est Dimanche!

Messe Predicateur et/ou repas en famille éloignent des ordinateurs... Smile

Je reviens deux secondes sur le message ci-dessus...

Posté surtout pour faire comprendre qu'il n'est pas forcément facile de faire un examen de conscience, tant la liberté d'un individu peut, parfois, être réduite à son insu...

Mais je m'empresse d'ajouter quand même Wink que rien de ce qui me tracasse ne pourrait faire l'objet d'une condamnation quelconque devant les tribunaux laïcs.

Le problème étant que ces derniers ne sont pas les seuls...et que l'autre n'est pas saisi des mêmes affaires... Père éternel


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Re: L'art de se confesser

Message par misi le Dim 10 Mar 2013 - 15:55

Emmanuel, merci Dove pour ce texte en début de topic, ... ça fait réfléchir ... oui, oui, ... une petite conversation pour faire partager ou expliquer un tracas, et voilà un commérage qui peut être lourd de conséquence pour nos âmes ! Prends pitie
Plutôt se réfuger dans la lecture de la Bible ou la prière Livre Bible
Merci! flower
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Re: L'art de se confesser

Message par Lumen le Dim 10 Mar 2013 - 17:27

Bon dimanche Delsanto,



Tout est possible à Dieu. Union de prières. Fraternellement

____________________________________________________________________________________________________________
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Re: L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Dim 10 Mar 2013 - 19:00

Bonjour Delsanto,

Même si le tout reste voilé, je perçois que cela est très difficile. Merci d'avoir eu confiance en vos frères et soeurs dans le Seigneur, en soulevant un petit coin de ce voile. J'aimerais tant soulager votre douleur. Soyez assuré de ma prière, cher frère dans le Christ. Oui, Lui peut tout, je suis certain qu'il voit votre coeur et qu'il vous conduit, progressivement, vers la délivrance tant souhaitée, à laquelle votre âme aspire de toutes ses forces.

Amicalement,

Emmanuel
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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Lun 11 Mar 2013 - 9:16

Merci encore une fois de votre message Emmanuel..

La parole étant libératrice, la tentation est grande de rentrer dans les détails. Tout raconter, en fait...

Mais je sais que publier, fût-ce sur un forum (démarche qui semble banale) peut s'avérer être une lourde responsabilité.. Comment connaitre l'impact de ce qu'on va écrire sur un public dont certains membres sont à peu près cernés dans leur personnalité, au travers leurs messages (encore que parfois on puisse être lourdement trompés, mais enfin, globalement on peut se faire une idée quand même) et les autres (membres), c'est à dire ceux qui lisent study et n'interviennent pas, inscrits ou non.

Ce forum n'est pas le premier auquel je participe... Religieux ou parfaitement laïcs, j'ai pas mal posté ces 8 dernières années (sans passer des heures chaque jour devant l'écran pour autant).. J'ai appris la nécessité de lire et relire ses messages avant de cliquer sur "envoyer". scratch


Je ne pense pas pouvoir aller tellement au delà de ce que j'ai laissé entrevoir.

Ce que je peux, par contre, re-souligner, c'est l'absolue nécessité, pour l'Eglise, de revenir à la tradition. En n'ayant pas peur d'appeler un chat, un chat, tant il est vrai que cette tradition, bien comprise, ne clashe pas avec le meilleur de la science . Et qu'il n'y a donc pas lieu d'avoir peur de passer pour un esprit aussi naïf que rétrograde. Peur qui explique, à mon sens en grande partie, pourquoi le monde en est là où il en est.

Bien cordialement.

Delsanto
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Re: L'art de se confesser

Message par Emmanuel le Lun 11 Mar 2013 - 16:43


Ce que je peux, par contre, re-souligner, c'est l'absolue nécessité, pour l'Eglise, de revenir à la tradition. En n'ayant pas peur d'appeler un chat, un chat, tant il est vrai que cette tradition, bien comprise, ne clashe pas avec le meilleur de la science . Et qu'il n'y a donc pas lieu d'avoir peur de passer pour un esprit aussi naïf que rétrograde. Peur qui explique, à mon sens en grande partie, pourquoi le monde en est là où il en est.
Tout à fait d'accord avec vous, cher Delsanto.

Soyez assuré de ma prière.

Amicalement,

Emmanuel
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Re: L'art de se confesser

Message par Delsanto le Jeu 14 Mar 2013 - 8:49

@Emmanuel a écrit:

Ce que je peux, par contre, re-souligner, c'est l'absolue nécessité, pour l'Eglise, de revenir à la tradition. En n'ayant pas peur d'appeler un chat, un chat, tant il est vrai que cette tradition, bien comprise, ne clashe pas avec le meilleur de la science . Et qu'il n'y a donc pas lieu d'avoir peur de passer pour un esprit aussi naïf que rétrograde. Peur qui explique, à mon sens en grande partie, pourquoi le monde en est là où il en est.
Tout à fait d'accord avec vous, cher Delsanto.

Soyez assuré de ma prière.

Amicalement,

Emmanuel

Merci de vos prières, Emmanuel

J'ai tardé à vous répondre mais, même si ce n'était pas l'Avertissement, ici, dans la Manche, on a eu un petit avant-goût de ce que c'est, que de n'avoir plus les commodités modernes S.O.S.

J'espère que votre santé est meilleure. Amicalement

Delsanto
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Re: L'art de se confesser

Message par nancy.lekimeleemans le Jeu 14 Mar 2013 - 9:08

J'aimerais savoir si je peux demander au Doyen de me confesser et quels sont les sacrements qui me sont encore autoriser ?
Je n'ai aucune honte a expliquer le chemin qu'a été ma vie jusqu’à ce jour alors en voici un petit exemple pour que vous puissiez répondre a mes questions cela ce fais au compte goutte c'est vrais mais....

Oui j'ai pris conscience de mon état de pécheresse et c'est bien pour cela que chercher une solution pour me racheter au yeux du Seigneur, je prie, je prie beaucoup pour qu'il me guide.
Quand je me suis retrouver seul avec mes 3 enfants après que mon ex mari m'ai jeter a la porte de notre maison j'étais perdue ! Il m'a fallu plus de 10 ans pour me tourner vers Dieu je lui en voulais de m'avoir fais cela (honte a moi) il faut aussi savoir que mon ex mari m'étais déjà infidèle avant le mariage et je ne l'ai appris qu'après notre séparation, il ne voulais pas non plus de mariage religieux c'est moi qui ai insister ne connaissant pas les tenant et aboutissant de cette acte très important et qui ne m'avais pas été expliquer car mon ex mari a refuser les préparatif au mariage organiser par un couple pour nous expliquer ce qu'étais un mariage religieux et ce qu'il engendrais comme concéquence. Lui voulais qu'on ce marie pour des raisons fiscale (donc financières) seul mes 2 filles son baptisée mon fils ne l'est pas car mon ex mari n'a pas voulu !! Et la plus grande de mes fille a fais sa petite communion les autres pas mon ex mari ne m'a pas donner l'autorisation !!
Je me suis réveillée et j'ai commencer a prier a allez a la messe, dans des abbayes et prier toujours prier j'ai demander au Seigneur de mette l'homme avec qui je pourrais terminer ma vie en bonne chrétienne sur ma route il m'a encore fallu attendre un certain temps ensuite il a remis sur ma route le témoin de notre mariage (a mon ex mari et moi.)
Cet homme a vécu les même choses que moi et je me suis dit que s'il étais là c'est Dieu qui me l'a envoyé et nous avons tout deux décidé de faire notre vie assemble nous sommes aller tout deux a l'église et avons prier (même si mon conjoint est moi pratiquant que moi) il est très croyant aussi.
Donc pour nous c'est Dieu qui nous a réuni et nous nous complétons nous allons sur le même chemin c'est pour cela que maintenant je me pose autant de question car le Doyen nous a confirmer que le Seigneur avais décider de cela pour nous car lui seul sais ce qui est bien pour nous!!
Donc après tout cela je me dit que Dieu m'a pardonner et me donne l'autorisation de cette vie conjugale qui j'espère pourras ce réguler par un mariage religieux (je vais demander l'annulation de notre mariage religieux) qui j'espère avec la Grâce de Dieu sera accordée.

Voila si en plus de répondre a mes 2 questions vous avez d'autre choses a m'expliquer, si vous estimez que je me trompe surtout dites le moi .
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Re: L'art de se confesser

Message par esperance le Jeu 14 Mar 2013 - 16:25

Paix à vous nancy.

Je dois dire que votre situation est bien délicate. Mais que l'Eglise connait parfaitement vos souffrances et votre volonté à revenir et a rester en union avec Dieu. Comme je l'ai dit, c'est un sujet délicat qui doit être examiné au cas par cas.
Personne ici, est habilité à vous donner une réponse précise à vos questions surtout concernant l'annulation de votre mariage. Cela dit, Prenez votre temps pour discuter de votre situation soit à votre Père spirituel, soit à un prêtre qui vous connait et que vous voudriez aussi lui exposer votre problème, clairement et distictement.

Dans tout les cas, continuez à cherche Dieu, Sa Bonté et Sa Miséricorde pour vous, pour vos enfants et SURTOUT pour votre ex mari qui est aussi le père de vos enfants.

Que Dieu soit avec vous nancy!

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Re: L'art de se confesser

Message par nancy.lekimeleemans le Jeu 14 Mar 2013 - 16:41

Merci esprance, j'ai pris un rendez-vous avec le prêtre mais c'est difficile pour le moment il est très pris. Donc voila j'attend, mais je garde la foi et je continue de prier et même si la situation est difficile je crois en la Bonté et la Miséricorde de Dieu. Prends pitie Gloire à toi Seigneu
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Re: L'art de se confesser

Message par handy handy samuel marcel le Jeu 9 Juil 2015 - 9:59

La confession doit suivre l'opposition à la volonté de Dieu qu'on reconnait à travers la sainte écriture; et qui nous est rappelée par la voix de la conscience quand on est habité du Saint Esprit! Devant le confesseur, l'Esprit nous conduirai à la sincérité; nous le disons au conditionnel parce que l’âme qui a péché se trouve automatiquement dans le combat intérieur: d'un coté la voix de l’auto-justification qui se ressource dans l’orgueil (stimulé par soit la complaisance, soit par la honte, soit par le démon......par Lucifer); qui de l'autre coté, lutte contre la voix de la conscience chrétienne qui sent; intuitionne le danger de la colère de Dieu; le danger de la rupture avec le Seigneur; le danger de la mort spirituelle, le danger des conséquences insupportables de l'acte commis. Le confesseur professionnel est donc là pour donner le coup de pousse nécessaire de part les pouvoirs apostoliques et privilégiés afin que l'enfant de Dieu bascule du bon coté; prier soit même avant d'aller à la confession est donc très important, et cette prière prend le sens de: Seigneur donne moi la force, la sincérité, le courage, de verser en toute confiance mon âme devant Toi et que je ne sois pas trahi par mon confesseur! BONNE CONFESSION ET QUE DIEU VOUS BÉNISSE!

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