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la prière perpétuelle

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la prière perpétuelle

Message par P4572 le Mar 19 Avr 2011 - 14:16

extrait de " pages orthodoxes "

LES ÉTAPES VERS LA PRIERE PERPETUELLE
Une vérité confessée ne résonne pas tout de suite dans l'âme, et il nous est plus aisé de capter le rythme cosmique que la Pensée divine. Il faut donc prévoir, inévitablement - nous disent les Pères - plusieurs périodes permettant d'aboutir à la prière perpétuelle : la période mécanique, la période mentale et la période cordiale.
La période mécanique :

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L'orant,durant la période mécanique, s'applique à prononcer la prière régulièrement (cent, mille fois... un quart d'heure, une demi-heure ou une heure... par jour). Il peut réserver à cette prière des instants déterminés ou des moments disponibles - travaux manuels, transports, etc. Cette prière se réalise sans que l'esprit fixe les paroles. La seule préoccupation du priant sera de ne pas manquer à la décision prise, que ce soit tant de fois ou tant d'heures par jour.
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La prière mentale :

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Dans la prière mentale, l'orant assimile les mots de la prière. Il les énonce consciemment afin qu'ils ne soient pas " auprès " de sa pensée, mais " sa " pensée. Cette seconde étape est déjà si efficaceque l'âme commence à se débarrasser complètement de l'ennemi numéro un de sa santé spirituelle, l'air empoisonné des pensées inutiles, ce climat en partie inconscient où l'homme est pensé par les pensées.
Il existe, en dehors de la prière perpétuelle, d'excellentes méthodes pour parvenir à penser des mots. Le mot choisi, on l’articule, puis on l'introduit dans le mental. Avant que ne naisse la psychanalyse, les anciens appliquaient déjà cette sorte de thérapeutique aux êtres violemment tourmentés par de graves problèmes. Ils les obligeaient à tracer, d'une grande écriture et suivant un rythme très lent, le nom d'un objet placé devant eux, " lampe ", par exemple. si les patients arrivaient, au bout d'un certain temps, à s'identifier pendant une seconde à la pensée de la lampe, ils pouvaient guérir, sortir de cette maladie où la multitude de pensées - géniales ou bêtes - bousculent, étouffent, comme la foule du métro aux heures de pointe. Cette méthode, aussi vieille que le monde, cette culture traditionnelle (" tradition " égale " transmettre "), s'appuyait sur la répétition.
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La période cordiale :

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La troisième étape est définitive. Le priant descend sa prière dans le coeur, afin qu'elle s'allume et s'écoule sans paroles : Celui qui croît en moi, des fleuves d'eau vive [la prière perpétuelle] couleront de son sein (Jn 7,38).
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Une personne ayant accepté, récemment, sur le conseil de son père spirituel, de pratiquer une demi-heure par jour - malgré ses occupations nombreuses - la Prière de Jésus, me confia qu'en dépit de la distraction et du vagabondage de la pensée, la pratique " mécanique " de la prière, en pénétrant son âme, lui avait apporté la tranquillité ; les inquiétudes et les excès de nervosité s'étaient pacifiés, la pression tyrannique de son psychisme malade perdant sa force. Sans avoir acquis la paix profonde, elle avait constaté, du moins, qu'elle n'était plus en désarroi, et qu'un point stable s'était formé dans son âme. Cette expérience peut être réalisée par chacun. Il convient seulement de s'ancrer dans cette pratique régulièrement et sans interruption. L'étape " mécanique ", bien entendu, n'opère pas la transformation de l'homme intérieur, car elle reste extérieure à la conscience. Son caractère secondaire n'est pourtant pas dépourvu de qualités : la bonne volonté de prier ou valeur morale, et l'influence puissante et objective des paroles sacrées et des Noms divins ou valeur divine.
Le fait de qualifier cette période de " mécanique " ne signifie nullement que l'on puisse enfermer automatiquement l'énergie du Nom de Jésus. Cette énergie redoutable ne se livre à l'homme qu'en tant qu'il peut la supporter. On pourrait attribuer à cette étape le terme de " volitif ", mais nous préférons " mécanique ", afin d'écarter l'argument des " mérites ". La bonne volonté du priant s'astreignant à répéter la prière, est susceptible, en effet, d'engendrer le sentiment des " mérites " et de la récompense. Certes, Dieu apprécie l'effort humain ; il n'est pas ingrat : " pour un sou, il s'empresse de rendre mille francs ", comme disait un moine. Un sacrifice, minime pour lui, est accueilli dans le ciel avec joie. Mais bien qu'il tienne compte du moindre mouvement de volonté bonne, bien qu'il le reçoive comme un cadeau de grand prix, cela ne nous octroie pas un droit de réclamation, ni l'impression que nous sommes quittes avec Dieu. Perdurablement, nous serons ses débiteurs à cent pour-cent
La conception des " mérites " durcit l'âme, immobilise le progrès. Notre coeur cesse d'être affamé de salut, notre " moi " se gonfle et le " Je " divin est expulsé de notre esprit. La Philocalie (" amour du beau "), encyclopédie des maîtres de la vie spirituelle du premier au dix-huitième siècles3, livre précieux par excellence pour la technique de la prière, ignore ce terme.
Nous ne voulons pas rejeter ce mot de notre vocabulaire, sa place y est légitime, mais nous désirons souligner que dans le travail intérieur de l'homme et pour l'efficacité de la prière, il est indispensable de l'écarter. Lorsque nous disons qu'un être qui a beaucoup souffert sur terre " mérite le Paradis ", nous ne commettons pas de faute, mais si nous affirmons : " J'ai mérité le Paradis et la grâce ", nous commettons une faute vis-à-vis de notre âme qui nous est confiée. Ici se dévoile une loi peu comprise, qui parait même injuste et illogique : nous parer de mérite est nuisible, les répandre sur les autres est excellent. La bonne volonté, l'effort personnel, d'une valeur morale incontestable, ne peuvent servir de monnaie d'échange.
La loi spirituelle diffère, sans la contredire, de la loi morale, elle la dépasse et déplace même les problèmes. Ainsi, des actions, des états indifférents ou neutres moralement, sont mortels parfois spirituellement. L'inconscient, le subconscient, provoquent des actes involontaires dont l'homme n'est pas responsable sur le plan moral - de même en est-il pour le surconscient (état de grâce) - tandis que sur le plan spirituel il est nécessaire de les prendre en considération. Il faut alors dépister, purifier l'inconscient ou le subconscient qui peuvent saper sournoisement ; sans surconscient, ou état de grâce (conscience éclairée par Dieu), point d’évolution spirituelle.

P4572
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