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Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

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Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

Message par Charles-Edouard le Mer 23 Sep 2009 - 14:27

Le Trentain grégorien

LES MESSES GRÉGORIENNES



Définition du Trentain.

On donne le nom de Trentain grégorien à trente Messes traditionnelles (dite de saint Pie V) célébrées pendant trente jours et sans interruption pour la délivrance des défunts.
Tout le monde sait que la maternelle compassion de la sainte Eglise réelle pour les saintes âmes du Purgatoire, non seulement lui a fait instituer pour elles le service des funérailles et le service anniversaire, mais encore a fait proposer aux fidèles les services des 3e, 7e, et 30e jours, à cause des grâces particulières qu’elle y attache.
Pourquoi en particulier ce service du 30e jour ? Sans doute pour les raisons mystérieuses que donnent les auteurs liturgiques, mais aussi pour nous rappeler le souvenir de nos chers défunts et nous exhorter à prier pour eux sans relâche.
Ce 30e jour appelle nécessairement les autres qui le précèdent, et dès lors nous sommes en droit d’y voir déjà l’origine vraie, quoique non formelle, du Trentain.
Mais le Trentain, tel que nous l’avons défini, et tel qu’il est aujourd’hui en usage dans la sainte Eglise, remonte à la moitié du VIème siècle. On en devrait l’institution à saint Grégoire le Grand, l’une des gloires de l’Ordre bénédictin, et l’un des plus grands Papes que Dieu ait donné à son Eglise.

Origine de cette dévotion.

Saint Grégoire rapporte lui-même dans ses Dialogues (I. IV, c.xl), qu’un moine de son monastère, nommé Justus, exerçait la médecine, avec la permission de ses supérieurs ; il en avait profité pour recevoir, en cachette de son abbé, trois écus d’or. C’était une faute grave contre la pauvreté religieuse et monastique ; mais touché des remontrances de son frère Copiosus, à qui il avait avoué sa faute, humilié par la peine salutaire de l’excommunication, qui avait été prononcé contre lui, il mourut dans de vrais sentiments de repentir. Cependant saint Grégoire voulant inspirer à tous les frères une juste horreur du crime de propriété dans un religieux, ne leva pas pour cela l’excommunication ; il fut donc enterré à l’écart, dans l’endroit où l’on déposait les immondices, et les trois écus furent jetés dans la fosse, pendant que les religieux répétaient la parole de saint Pierre Apôtre à Simon le Magicien : pereat pecunia tua tecum, que ton argent périsse avec toi. Mais quelque temps après, le saint abbé se sentant touché de compassion, fit appeler l’économe Pretiosus, et lui dit avec tristesse : " Il y a longtemps que notre frère défunt est torturé dans les flammes du Purgatoire ; nous devons, par charité, nous efforcer de l’en délivrer. Allez donc, et à partir d’aujourd’hui offrez pour lui le saint Sacrifice de la messe pendant trente jours ; n’en laissez passer aucun sans que l’hostie de propitiation soit immolée pour sa délivrance ".
L’économe se mit aussitôt en devoir d’obéir, mais occupé à mille autres soins, il ne songeait pas, non plus que l’abbé, à compter les jours. Une nuit, le défunt apparut à son frère Copiosus : — " Eh ! quoi, c’est vous ! comment vous trouvez-vous ici à cette heure ? — Jusqu’à présent, j ‘étais très mal, répondit l’apparition, mais à présent, je suis bien, car aujourd’hui même je suis admis dans la société des saints ".
On compta les jours qui s’étaient écoulés depuis que l’on avait commencé d’offrir pour lui le saint Sacrifice, et l’on reconnut que ce jour était précisément le trentième.

Historique du Trentain.

Ce miracle, on le comprend, devait encourager les fidèles à faire pour leurs défunts ce que saint Grégoire avait fait pour le moine Justus. Il n’y manquèrent pas.
Dès le VIII ème siècle, les monastères bénédictins sont en possession de l’usage de faire célébrer un trentain pour chaque moine défunt. Cet usage en fit naître un autre non moins touchant. Pendant les 30 jours qui suivaient immédiatement le décès d’un moine et qui étaient consacrés à célébrer les messes grégoriennes, le repas que l’on continuait à lui servir au réfectoire, comme à tous les autres frères, était distribué religieusement aux pauvres.
Dans les beaux temps de la ferveur de Cluny, les 30 messes grégoriennes étaient chantées par six prêtres désignés à cet effet ; des prières particulières étaient récitées pour le moine défunt après les Matines du jour, et l’aumône ordinaire qui était faite aux pauvres était grossie d’un supplément de fèves, de fromage et d’œufs.
Des monastères bénédictins, l’usage de célébrer des trentains pour les défunts passa rapidement parmi les nations catholiques, l’Italie, la France, l’Espagne, l’Angleterre et l’Allemagne. Les documents ne laissent aucun doute à cet égard.
Efficacité du Trentain.
Qu’elle est l’efficacité du Trentain ?
A cette question nous répondons d’abord que Dieu qui a daigné révéler la délivrance du moine Justus, ne s’est pas engagé à nous faire connaître celle des autres âmes pour lesquelles on célébrerait dans la suite des temps les messes grégoriennes.
D’autre part, l’Eglise n’a rien défini à cet égard et elle ne définira rien. Son rôle en des matières si délicates est de constater que tel ou tel privilège existe et qu’on peut y ajouter foi ; mais elle ne va pas plus loin.
C’est la conduite qu’elle a tenue vis-à-vis du trentain. Nous l’avons vu dans son décret du 28 octobre 1628, nous donnant nettement sa pensée.
Dans un autre décret, plus récent du 15 mars 1884, elle la précise encore davantage.
Des doutes s’étaient élevés sous le pontificat de Pie IX, sur l’efficacité spéciale des messes célébrées à l’autel de saint Grégoire, et par contrecoup sur l’efficacité des messes grégoriennes.
Le général des Camaldules, gardien des privilèges de l’Eglise de saint André, au mont Cælius, en référa au Saint-Siège. Il soumit à la Congrégation des indulgences, un mémoire justificatif, où après avoir défini le privilège d’après lequel les messes grégoriennes, tant celles qui sont célébrées à l’autel de saint Grégoire que celles qui sont célébrées pendant 30 jours consécutifs, sont tellement efficaces qu’elles délivrent aussitôt des peines du Purgatoire l’âme pour laquelle on les fait célébrer, il posait la question suivante :

La confiance des fidèles en une efficacité spéciale du Trentain, pour la délivrance des âmes du Purgatoire, est-elle pieuse et raisonnable ?

La Sacrée Congrégation, mise ainsi en demeure de s’expliquer, répondit affirmativement.
D’où nous avons le droit de conclure que les messes grégoriennes ont l’efficacité dont a parlé le général des Camaldules et que le consulteur de la Sacrée Congrégation a rappelée lui-même par deux fois. (V. Nouv. Revue Théol. XXI, c. 123.)
Toutefois ce serait une erreur de croire que la Sacrée Congrégation des Indulgences a voulu voir dans ces trente messes grégoriennes un moyen infaillible de délivrer du Purgatoire les âmes pour qui ces messes sont célébrées. C’est uniquement de la sagesse de Dieu, de sa justice, de sa puissance et de sa bonté que dépend l’application efficace et immédiate du fruit de ces messes, par l’intercession et les mérites du saint Pape Grégoire le Grand. Dans le cours des siècles on a souvent constaté la coutume de faire dire deux trentains et plus encore, pour la même âme, l’année de la mort ou chaque année ; ce qui serait inutile si, dans l’opinion de l’Eglise et des fidèles les trente messes célébrées une première fois délivreraient infailliblement l’âme du Purgatoire. (Cf. Béringer : Manuel des Indulgences, 2e partie, 3e section : Indulgences locales, les trente messes grégoriennes)

Conditions requises pour profiter du privilège des messes grégoriennes.


Dernière édition par Charles-Edouard le Sam 30 Juil 2016 - 13:34, édité 3 fois
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Charles-Edouard
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Re: Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

Message par Charles-Edouard le Mer 23 Sep 2009 - 14:27

Les trente messes doivent être célébrées pour une seule âme du Purgatoire. L’efficacité particulière de ces messes n’existerait plus si elles étaient offertes pour des personnes vivantes.
Les messes doivent être célébrées pendant trente jours consécutifs ; mais il n’est pas requis que ce soit par le même prêtre, ni sur le même autel ; il n’est pas nécessaire non plus qu’elles soient célébrées en l’honneur de saint Grégoire, ni que l’on y fasse mémoire de ce saint.
Benoît XIV a déclaré que, si dans le cours de ce trentain, on rencontre les trois derniers jours de la semaine sainte, pendant lesquels on ne peut célébrer des messes privées, il faut continuer ensuite en tenant compte des messes omises.
Ces trente messes ne peuvent être toujours des messes de requiem, parce qu’au cours de ces trente jours consécutifs se trouvent nécessairement des dimanches et certains autres jours où il n’est pas permis de dire une messe de requiem. Lorsque cette dernière est permise, on satisferait à l’obligation du trentain en disant la messe du jour, parce que ni l’usage introduit par saint Grégoire, ni les décisions de l’Eglise ne font que la messe de requiem une condition essentielle. Il va sans dire, cependant, que cette messe semble mieux appropriée au but, en raison des prières spéciales qu’elle contient pour les défunts.

NIL OBSTAT IMPRIMATUR
P. Bricon, Séez, le 29 septembre 1921.
Censor. Leconte, V. g.

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Qu'est-ce que le "trentain grégorien" ?

APERCU HISTORIQUE :
Le trentain grégorien l'emporte sur tout autre dévotion en faveur du purgatoire, par son antiquité autant que par l'autorité de son fondateur et son exceptionnelle efficacité. C'est un usage très ancien puisqu'il remonte à la fin du 6° siècle. Il tient son nom du pape Saint Grégoire le Grand (590-604) qui l'institua alors qu'il était abbé de Saint-André (abbaye bénédictine du Mont Coelius à Rome): "Aye soin que pendant trente jours, le saint Sacrifice soit offert pour lui et qu'on ne manque pas un seul jour d'immoler la sainte Victime à son intention" (St Grégoire, Dialogues, L.IV, ch.55).
Les Bollandistes nous rapportent, dans un passage de la vie de St Grégoire, ce qui était arrivé à un malheureux moine, Justus : habile médecin, il décéda en possession de pièces d'or, ce qui était contraire à la règle. Grégoire fit alors célébrer trente messes pour le repos de son âme. Le texte ajoute que, le trentième jour, saint Grégoire fut assuré de la délivrance de l'âme de Justus, (Actes VIII 20).

On en constate encore aujourd'hui la trace dans l'inscription que l'on trouve à Rome, au Mont Coelius, dans l'église des Sts André et Grégoire, construite dans l'antique demeure du saint pape.
Le texte précise que St Grégoire aurait été instruit de cette dévotion par une révélation de Notre Seigneur Jésus Christ, qui lui aurait dit: "Je veux bien accorder en ta faveur un privilège qui sera unique. C'est que toute âme du purgatoire, pour laquelle seront offertes trente messes en ton honneur et sans interruption, sera immédiatement délivrée quelle que soit sa dette envers moi".

CONDITIONS :
La célébration du trentain grégorien est qualifiée de pieuses coutume par Benoit XIV en 1752, et un décret de la Sacrée Congrégation des Indulgences, en 1884, déclare qu'il serait téméraire de qualifier cette dévotion de superstition.
Les trente messes doivent être célébrées, une à une, trente jours de suite. C'est au bout de ces trente jours que l'âme est délivrée, selon l'assurance basée sur la foi aux mérites et à l'intercession de St Grégoire.

L'application ne peut évidemment en être faite que pour une seule âme, à nommer, ou à défaut (si elle est déjà sauvée ou damnée) pour une autre âme chère.
Il est possible de commander un trentain pour une personne encore en vie... mais à ne célébrer qu'après sa mort.

Le 14 mai 1889, la Sacré Congrégation des Indulgences publia un décret précisant: La confiance des fidèles, regardant la célébration des trente messes dites grégoriennes comme particulièrement efficace, en vertu du bon plaisir et de l'acceptation de la divine miséricorde, pour délivrer une âme du purgatoire, est pieuse, approuvée et raisonnable".

Un prêtre seul, en paroisse, avec toutes ses obligations, ne peut pas s'engager à célébrer trente messes en trente jours successifs. Mais des communautés, ou une concertation de prêtres, le peuvent.
Pour faire célébrer des trentains grégoriens par des prêtres amis: envoyer, avec l'intention, un chèque de 500 euros à : Croisés du Sacré Cœur, Sanctuaire St Joseph du St Sauveur, 26600, Chantemerle les Blés. CCP Lyon 4235 36 N
Possibilité de faire dire aussi des neuvaines (150 euros) et des messes uniques (15 euros).
C'est le montant actuel, en 2006, des honoraires de Messes dans l'Eglise de France.


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Intentions et offrandes de messe

Comment demander qu'une messe soit célébrée à une intention particulière ?

La messe du dimanche peut-elle être célébrée à plusieurs intentions ?

Un prix ? Une offrande ?

Pourquoi fixer un montant particulier et ne pas laisser libre cours à la générosité de chacun ?

"On risque de croire que les dons de Dieu s'achètent ! "

Qui fixe les montants des offrandes de messe ?

Quelle est l'origine de la neuvaine de messes?

Qu'est-ce qu'un "Trentain Grégorien" ?

Quels sont les revenus de l'Église en France ?

" Ne tombe-t-on pas sous l'accusation de " simonie ", dont parlent les Actes des apôtres ? "(Actes 8, 9-25)

" Les donateurs feraient mieux d'apporter l'argent à une prochaine quête ! "

Plutôt que de tarifer les messes, il vaudrait mieux valoriser le denier de l'Église !

Donner 15 € pour une messe ressemble aux indulgences, " supposées réduire la durée de séjour dans un hypothétique purgatoire suivant la somme mise en jeu " !

La quête du dimanche est-elle une offrande pour une intention de messe ?

Pourquoi donner des intentions de messe aux prêtres démunis et aux missionnaires en détresse plutôt qu’un don ?

Questions et Réponses

Comment demander qu'une messe soit célébrée à une intention particulière ?

La façon la plus simple consiste à vous adresser au prêtre de votre paroisse ou à un prêtre de votre connaissance. Vous lui indiquez l'intention ou vous lui dites " pour une intention particulière ", vous lui donnez votre offrande, et vous convenez éventuellement de la date à laquelle elle sera célébrée afin que vous puissiez y participer ou vous y unir par la prière.

Vous pouvez aussi adresser votre offrande, avec ces mêmes précisions, à l'Évêché de votre diocèse ou à l'OS qui, opérant au niveau national, peut redistribuer vers les régions les plus demandeuses.

La messe du dimanche peut-elle être célébrée à plusieurs intentions ?

Souvent les fidèles demandent aux prêtres de célébrer la messe à leur intention le dimanche parce qu'ils sont à la messe ce jour-là. C’est pourquoi il est parfois fait mention de plusieurs intentions à la messe du dimanche et ainsi la communauté paroissiale est associée à la prière pour les intentions particulières de ses membres.
Comme il n’est cependant pas permis de célébrer une messe pour plusieurs intentions et que de plus, la messe paroissiale doit dans certains cas être célébrée ‘à l’intention du peuple’ (pro populo), une messe est ensuite célébrée dans la semaine pour chacune des intentions mentionnée.
Par ailleurs, le décret de 1991 permet aux fidèles de rassembler leurs intentions en une seule et de l’accompagner d’une seule offrande.

Un prix ? Une offrande ?

" Si une somme d'argent est fournie au prêtre lorsqu'on lui donne une intention de messe, ce n'est pas pour payer la messe, car la messe n'a pas de prix. Disons plutôt que son prix n'a rien à voir avec la finance ou le commerce : c'est le prix infini qu'a payé le Christ en se sacrifiant. " Tu fus immolé, rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, des hommes de toute tribu, langue peuple et nation ". (Apocalypse 5,9)

On parle donc d'offrande. Mais là encore, il ne faut pas se tromper. C'est une offrande faite au prêtre pour sa subsistance et ce n'est pas l'offrande accomplie à la messe car, dans l'Eucharistie, il n'y a pas d'autre offrande que celle du sacrifice du Christ à son Père auquel se joint l'offrande de toute l'Église : " faisant ici mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t'offrons, Seigneur, le pain de la vie et la coupe du salut, et nous te rendons grâce car tu nous as choisis pour servir en ta présence " (Prière Eucharistique II) " (Centre National de Pastorale Liturgique 1998)

Pourquoi fixer un montant particulier et ne pas laisser libre cours à la générosité de chacun ?

Le montant de l'Offrande est fixé par l'Assemblée des Évêques : actuellement 15 € pour une messe.
La tarification est utile pour rendre justement dérisoire le prix (d'argent) par rapport à la valeur, infinie, du Sacrifice unique du Christ : ainsi, nul ne pourra aller croire que la vie éternelle " vaut " 15 € ...
" Il va de soi qu'un prêtre est tenu de célébrer la messe, sans recevoir d'offrande ou en ne recevant l'offrande que d'un franc symbolique, si l'intention est demandée par une personne n'ayant aucune ressource " (Centre National de Pastorale Liturgique 1998).
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Charles-Edouard
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Re: Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

Message par Charles-Edouard le Mer 23 Sep 2009 - 14:28

"On risque de croire que les dons de Dieu s'achètent ! "

Rappeler aux fidèles le sens des " offrandes de messe ", c'est dire qu'on " n'achète pas Dieu " pour 15 €, mais que la foi exige un geste d'association au sacrifice qui rend le Christ réellement présent au monde. Le prêtre doit " vivre de l'autel ", c'est-à-dire de la part que Dieu lui fait dans les dons qu'offrent les hommes au Seigneur et que Lui-même vient sanctifier, par l'intermédiaire du prêtre.

Le sacrifice conforme l'homme à la volonté de Dieu. Porter sur l'autel la part que Dieu réserve à ses prêtres, c'est pour le fidèle s'associer au sacerdoce commun.

Qui fixe les montants des offrandes de messe ?

La Conférence Episcopale de France fixe le montant proposé par l’Eglise pour les offrandes de messe (pour une messe, pour une neuvaine, pour un trentain) lors de son assemblée plénière. Il ne change pas chaque année mais uniquement lorsque qu’il devient nécessaire de l’ajuster à l’évolution du coût de la vie.
Ce barème n’est pas un ‘tarif’ mais une proposition que chaque diocèse, comme chaque chrétien, peut adapter à sa situation particulière. Nul ne se verra refuser une intention par manque de ressources.
L’Oeuvre de Soutien se base sur les propositions de la Conférence Episcopale. Mais vous pouvez trouver par ailleurs d’autres montants d’offrandes : ils ne sont souvent pas très éloignés les uns des autres et, de toutes façons, ils ne restent que des ‘propositions’…

Quelle est l'origine de la neuvaine de messes?

La neuvaine de messes aurait son origine dans les neuf jours qui séparent la fête de l'Ascension de celle de la Pentecôte. Le chiffre neuf est hautement symbolique puisqu'il est la multiplication du chiffre trois par trois, qui représente la perfection des Personnes divines. Cette neuvaine liturgique entre l'Ascension et la Pentecôte est importante.
Dans les Actes des Apôtres, l'Eglise est représentée en prière avec la Vierge Marie. C'est donc l'archétype de la prière de l'Eglise . C'est une prière ecclésiale, mais c'est encore une prière qui exprime un désir, une attente. C'est de cette neuvaine de jours que seraient nées les neuvaines dévotionnelles (par ex. Neuvaine à l'Immaculée Conception, à St Joseph, à Ste Thérèse de l'Enfant Jésus, etc.), et aussi la tradition des neuvaines de messes.

Qu'est-ce qu'un "Trentain Grégorien" ?

Il s'agit d'un usage très ancien qui remonte à la fin du VIe siècle, au Pape Saint Grégoire le Grand. Avant d'être Pape, il était abbé de l'abbaye de Saint André, à Rome. Un de ses moines, bon médecin et bon religieux, Justus, mourut et l'on trouva dans sa cellule des pièces d'or.
A cette époque, les moeurs étaient rudes, la discipline exigeante : le Père Abbé ne badina pas avec cette faute qui était grave. Il fit jeter le cadavre du moine avec les pièces d'or à la décharge publique et chaque moine jeta sur le corps une malédiction : "Que ton argent aille avec toi à la perdition". (Actes, VIII, 20.)
Cependant, la miséricorde l'emporta dans le coeur de l'abbé qui fit célébrer la messe pendant trente jours pour la délivrance du malheureux. Au terme du trentain, le moine Justus apparut à l'un de ses frères et lui annonça qu'il était délivré du Purgatoire grâce à ces messes.
Le Pape Benoît XIV, en 1752, la Congrégation pour les indulgences, en 1884, puis par un décret du 10 janvier 1889, ont fait l'éloge de cette coutume qualifiée de "pieuse, approuvée et raisonnable".
Quelques précisions cependant. Un trentain est constitué par trente messes qui doivent être célébrées sans aucune interruption. Il n'est pas nécessaire qu'elles soient célébrées par le même prêtre (cas de maladie, de décès par exemple).

Quels sont les revenus de l'Église en France ?

Sauf exception en Alsace (départements 67 et 68) et dans le département de la Moselle (57), les impôts ne financent pas le clergé ni le fonctionnement des lieux de Culte, depuis qu'a été votée la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905.
Ce sont donc les fidèles qui paient, entre autre frais, le salaire des prêtres, la formation des séminaristes ou des laïcs, la plupart des structures d'aumôneries, les aménagements et constructions d'églises, le salaire de permanents, etc.…

Depuis 20 ans, les ressources de l'Église ont régulièrement baissé : recettes des quêtes, offrandes de messe, casuel (offrande pour un mariage ou un enterrement), et denier de l'Église.
Quêtes et offrandes peuvent représenter 25% des ressources des paroisses. Ce sont des gestes qui ont un sens qui leur est propre : c'est le signe concret de la participation à la liturgie qui se déroule, la matérialisation que chacun apporte à cette messe un peu de ce qu'il a.
Le denier de l'Église, lui, manifeste plus largement l'appartenance à une communauté ecclésiale, diocèse, paroisse : c'est une obligation de conscience pour les chrétiens.
" Pour que chaque prêtre, chaque jour, reçoive une offrande de messe, il y faudrait environ 120 millions d'euros par an, soit mille fois le budget actuel de l'O.S. Voyez ce qui reste à faire... "

" Ne tombe-t-on pas sous l'accusation de " simonie ", dont parlent les Actes des apôtres ? "(Actes 8, 9-25)

La " simonie " consiste à faire comme Simon le magicien un trafic des biens spirituels. Elle est la perversion du sacrifice : elle vise à enchaîner à prix d'argent la puissance de Dieu, ce qui est dérisoire.
Dans une optique de foi, le prêtre qui sacrifie à l'autel rend sacrés nos dons et reçoit de l'autel sa subsistance.

" Les donateurs feraient mieux d'apporter l'argent à une prochaine quête ! "

Des donateurs sont parfois hors d'état, (âge, santé), d'aller verser à la quête du Dimanche. De même, faut-il priver des prêtres " à la retraite " - du ministère, mais pas de Jésus-Christ - d'une source légitime de revenus, même si ce n'est qu'un appoint dans la péréquation des ressources que peut faire le diocèse ?

Plutôt que de tarifer les messes, il vaudrait mieux valoriser le denier de l'Église !

Faut-il rappeler que le " denier de l'Église " est un devoir pour chaque fidèle ? Il ne suffit pas toujours à assurer la vie matérielle de chaque diocèse. Ce que nous vous demandons est un " plus ", ponctuel, pour soutenir les prêtres qui, vous le savez reçoivent peu. Pensons à ceux, âgés, qui, retirés du ministère actif, ne sont pas " en retraite " de leur sacerdoce.

Donner 15 € pour une messe ressemble aux indulgences, " supposées réduire la durée de séjour dans un hypothétique purgatoire suivant la somme mise en jeu " !

Les " indulgences " n'ont jamais prétendu réduire une durée de Purgatoire, ce qui est absurde au-delà du temps que nous vivons. Elles réduisent l'équivalent de la peine temporelle due aux péchés pardonnés : ainsi fallait-il, aux premiers siècles de l'Église, un certain nombre d'années de pénitence publique pour être réconcilié, après un meurtre, un adultère (le cas de l'empereur Théodose qui l'a accepté de saint Ambroise en témoigne).
Il s'agit, par cette pénitence de " satisfaire " à la justice : ici-bas tout le monde comprend qu'un criminel aille en prison et si ce n'a été fait, au Purgatoire.
Dieu seul apprécie la pénitence et sa miséricorde peut l'alléger grâce à la Communion des Saints.

La quête du dimanche est-elle une offrande pour une intention de messe ?

La messe du dimanche est généralement la messe "pro populo" (pour le peuple) célébrée pour la communauté rassemblée. Le célébrant ne peut donc pas toujours accepter d’intention particulière et donc recevoir d’offrande correspondante.

En revanche, la communauté peut toujours s’associer à l’offrande eucharistique du pain et du vin par une offrande en espèces au moment de la quête.

Pourquoi donner des intentions de messe aux prêtres démunis et aux missionnaires en détresse plutôt qu’un don ?

Pour nous associer à leur apostolat et reconnaître en eux les serviteurs de Dieu, ses prêtres vivant encore et toujours "de l’autel" et non de subsides quelconques.

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La puissance insoupçonnée de la messe !

Pour faire célébrer des messes pour votre arbre généalogique ou si vous avez des questions pour approfondir ce thème par rapport à votre histoire personnelle, n’hésitez pas à contacter Myriam ou Thierry Fourchaud, 3 les Brijeaux – 33190 Saint Michel de Lapujade (France) Tel : 05.56.61.73.45 ou au 08.71.39.91.61 ou directement sur le site : www.mariereine.com (rubrique: offrande de messes)

Le sang du Christ
Ceci est mon Corps (...) ceci est mon sang (...) faites cela en mémoire de moi. (Mc 14, 23-24) entendons-nous de la bouche de Jésus.
Une découverte incroyable !
Des chercheurs se sont rendus compte que les grands transfusés sanguins faisaient des rêves qui ne leur appartenaient pas, des cauchemars dont ils ignoraient tout. Ainsi, des malades américains ne connaissant pas le Vietnam, ayant été transfusés par du sang donné par des soldats du Vietnam, faisaient des rêves sur la guerre du Vietnam ! Ces malades avaient “reçu” une mémoire qui ne leur appartenait pas !
Cela a conduit les scientifiques à de profondes recherches sur la relation entre le sang et la mémoire. Le résultat en est que toute notre histoire, notre mémoire sont engrammées dans notre sang, donc dans notre corps ! Nous commençons à peine ici à pressentir la profondeur du mystère de l'Incarnation. En effet, lorsqu’à la messe, je reçois le corps et le sang du Christ Ressuscité, c'est la mémoire divine qui vient visiter ma mémoire humaine, nous rappelant les paroles du prêtre “que ta divinité descende dans notre humanité”. Prenons conscience qu’à chaque Eucharistie, c'est vraiment le corps et le sang divin de Jésus Ressuscité qui visitent et purifient notre corps, notre âme et notre esprit.
Pourquoi faire célébrer des messes pour nos ancêtres ?
Je suis un Dieu à la passion jalouse, qui fait rendre des comptes aux fils pour la faute des pères, jusqu’à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me détestent ; mais qui agit avec fidélité jusqu’à la millième génération envers ceux qui m’aiment et qui observent mes commandements. (Exode 34, 7) Nous comprenons à travers ce passage biblique que le péché traverse les générations, trois et quatre générations. Par exemple, le suicide de mon arrière-grand-père peut être la cause d'angoisse de mort dans ma vie aujourd'hui, et d'autres comportements suicidaires dans ma famille... Une situation vécue dans ma famille peut se répéter de génération en génération. Par exemple, tous les garçons d'une branche divorcent à peu près au même âge ; c'est ce que nous appellerons une répétition généalogique.
Je porte donc en moi la mémoire de mon histoire familiale, et il faut demander au Seigneur de visiter cette mémoire afin de couper ces liens. Ceci, pour libérer mes défunts et aussi pour moi, ma famille et ma descendance. De génération en génération nous passons notre vie à réparer les "fautes" des générations passées. Tout ce qui n'est pas dit (les secrets de famille) va faire beaucoup de bruit à travers les maladies, les angoisses, les échecs, les divers comportements handicapants de nos vies... Mais, bonne nouvelle, ce sont toutes ces histoires que Jésus est venu laver. L’Agneau sans tâche a réparé l'histoire du mal depuis ses origines jusqu'à la fin du monde ! Alors, pourquoi continuons-nous à payer des dettes ? Pourquoi devrions-nous payer les “fautes” de nos ancêtres ?
Guérison et purification de notre arbre généalogique
Nous sommes les miséricordiés de l’amour. Jésus nous invite comme Barabbas à accueillir notre liberté et à Le laisser prendre notre place, car Il a pris sur Lui tous les péchés du monde. Nous avons vu ce qui empêche l’amour d’habiter tout l’espace de notre maison. Il arrive parfois qu’après un parcours de guérison, rien ne semble bouger. Quelque chose est bloqué . Recherchons alors comme nous l’avons vu aussi du côté de notre arbre généalogique : «Ceux qui parmi vous survivront, dépériront dans les pays de leurs ennemis à cause de leurs fautes ; c’est aussi à cause de la faute de leurs pères jointes aux leurs qu’ils périront. Ils confesseront alors leurs fautes et celles de leurs pères, fautes commises par infidélités envers moi, mieux par opposition contre moi» (Lv 26,39-40). Comme nous l’avons indiqué, vous pouvez faire dire des messes pour vos aïeux : «Chaque messe est célébration de ce salut offert gratuitement pour les vivants et pour les morts de cette génération, comme ceux des générations passées, sur qui elle exerce sa puissance de purification et de guérison » (Mgr Marcel Agboton, Evêque de Porto Novo au Bénin). A Medjugorje Marie nous dit : le plus grand privilège de l’homme sur la terre c’est la messe.
« En tant que sacrifice, l’Eucharistie est aussi offerte en réparation des péchés des vivants et des défunts pour obtenir de Dieu des bienfaits spirituels et temporels » (C.E.C N° 1414). En effet, si de son vivant quelqu’un n’a pas eu souci de sa conversion, son sort dépend de la miséricorde de Dieu et de l’intercession du Corps Mystique du Christ, notamment de la prière des vivants. Il nous appartient donc de leur faire connaître Jésus-Christ dans l’Eucharistie pour qu’ils entrent dans sa lumière et cessent de hanter ou d’influencer négativement leurs descendants. Sont donc importantes les prières réparatrices pour solliciter du Seigneur l’absolution des âmes des défunts. (Jean Pliya. Eucharistie de guérison et de délivrance de l’arbre généalogique).
Vous pouvez avoir connaissance de pratiques de vos ancêtres ou d’événements responsables de séparations d’avec l’amour : pratique ésotérique, spiritisme, sorcellerie, franc-maçonnerie, magie… mais aussi d’avortements, de morts violentes, suicides, morts prématurées, maladies à répétition… Vous avez bien compris que vous pouvez aller évangéliser votre arbre, informer ces personnes de l’Amour rédempteur, par la messe mais aussi par un travail de réconciliation en lieu et place de vos ancêtres. «Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous. S'il en était autrement, que gagneraient ceux qui se font baptiser pour les morts? Si les morts ne ressuscitent absolument pas, pourquoi donc se fait-on baptiser pour eux ?» (1Co. 15, 28)
Première étape : demander pardon à Dieu pour leurs fautes, mais aussi leur pardonner. En effet, il n’est pas rare de trouver dans la généalogie des personnes stériles, des aïeux qui pratiquaient l’avortement. Ce n’est qu’un exemple, dans lequel il faudra aussi demander pardon aux bébés non-nés, car le plan de Dieu sur leur vie était autrement. Ces étapes de pardon sont essentielles afin que la grâce se déploie.
En confessant les péchés de nos ancêtres, nous coupons tous les liens négatifs entre eux et nous. Nous faisons couler la Miséricorde sur eux. Nous portons souvent en nous des culpabilités ancestrales, et seules ces démarches peuvent en venir à bout. C’est la folie de la Miséricorde. Comme Barabbas, il nous faut admettre pouvoir se promener dans la rue, libre ! Jésus nous a définitivement libéré ; nous n’avons plus rien à payer. Alléluia !
Les deuxième et troisième étapes sont des prières à réciter en communion avec les messes célébrées pour votre arbre généalogique : une prière de guérison et de purification de l’arbre généalogique et une prière pour couper les liens.
Nous vous transmettrons ces prières en vous envoyant le nom du prêtre et le lieu de la célébration de vos messes.
Deux démarches vous sont proposées :
1) Il existe aujourd'hui des centres chrétiens qui proposent un travail de guérison transgénérationnelle ou dans le cadre des retraites ou des journées que nous organisons. (info : 02.43.26.88.55)
2) Nous vous proposons aussi de faire dire une messe pour votre arbre généalogique, une neuvaine de messe ou mieux une messe pour chaque personne de votre arbre généalogique sur quatre générations (2+4+8+16=30). Cela peut se faire dans le temps car cela représente 30 messes ! Nous pourrions appeler cela un trentain grégorien généalogique (il n’est pas essentiel de connaître leur nom, vous pouvez dire, par exemple, pour mon arrière-arrière-grand-père maternel).
Nous appellerons cette démarche "transplanter” notre arbre généalogique dans le Christ. Nous avons vu beaucoup de fruits étonnants de cette démarche toute simple : guérison, réconciliation...
(Texte extrait du livre je serai guéri ! de Thierry et Myriam Fourchaud)


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LE TRENTAIN GRÉGORIEN
APERÇU HISTORIQUE

Le trentain grégorien l’emporte sur toute autre dévotion en faveur du
purgatoire, par son antiquité autant que par l’autorité de son fondateur et son
exceptionnelle efficacité. C’est un usage très ancien puisqu’il remonte à la fin du
VIe siècle. Il tient son nom du pape saint Grégoire le Grand, qui l’institua alors
qu’il était abbé de Saint-André (abbaye bénédictine du Mont Coelius à Rome).
Voici ce qu’on lit dans l’un des plus remarquables ouvrages de ce Docteur de
l’Église (Dialogues, L. IV, ch. 55) à propos du moine Justus : « Ayez soin que
pendant trente jours, le saint Sacrifice soit offert pour lui et qu’on ne manque
pas un seul jour d’immoler la sainte Victime à son intention ».
Les Bollandistes nous rapportent, dans le passage suivant de la vie de
saint Grégoire, ce qui était arrivé ce malheureux moine : « Tendrement chéri de
ses frères, le Saint s’associait paternellement à leurs épreuves, à leurs croix
intérieures, pourvoyait à leurs nécessités temporelles et spirituelles. Il admirait
surtout la sainte mort de plusieurs d’entre eux. Il en a raconté les détails dans ses
Dialogues, où il semble respirer d’avance le parfum du Ciel. Mais l’affectueuse
bonté qui l’inspira toujours ne l’empêchait pas de maintenir avec une
scrupuleuse sévérité les exigences de la Règle. Il fit jeter à la voirie le corps d’un
moine nommé Justus, qui était aussi un habile médecin, et dans la cellule duquel
on trouva trois pièces d’or, au mépris de l’article de la Règle qui interdisait toute
propriété individuelle. Les trois pièces d’or furent jetées sur le cadavre, en
présence de tous les religieux, qui durent tour à tour répéter à haute voix le
texte : "Périsse ton argent avec toi... (Pecunia tua tecum sit in perditionem)"
(Act. VIII 20). Une fois cette justice accomplie, la miséricorde reprit le dessus
dans le coeur du Père, qui fit célébrer la messe pendant trente jours de suite, pour
délivrer cette pauvre âme du purgatoire. »
Le texte ajoute que, le trentième jour, saint Grégoire fut assuré de la délivrance
de l’âme de Justus, comme le constate aussi l’inscription que l’on trouve à
Rome, au Mont Coelius, dans l’église des saints André et Grégoire, construite
dans l’antique demeure du saint Pape.
Lui-même aurait été instruit, par une révélation, de l’efficacité de ces
trente messes. Un jour, enflammé pour les âmes du purgatoire d’une charité très
ardente, il se lamentait de ce qu’après sa mort il ne pourrait plus rien pour elles :
« Mon ami, lui dit Notre-Seigneur, je veux bien accorder en ta faveur un
privilège qui sera unique. C’est que toute âme du purgatoire, pour laquelle
seront offertes trente messes en ton honneur et sans interruption, sera
immédiatement délivrée quelle que soit sa dette envers moi… »
L’usage du trentain est encore très répandu à Rome, beaucoup moins dans
le reste de l’Italie et dans les autres pays. La diminution des couvents
d’hommes, la rareté des prêtres, dont la plupart sont occupés au ministère
paroissial, sont des causes qui rendent souvent impossible la pratique du
trentain, lequel n’est d’ailleurs pas à la portée de toutes les bonnes volontés...
Cependant, il n’est pas difficile de retrouver des traces de cette dévotion.
En Bourgogne, par exemple, dans les vieilles églises, on retrouve souvent les
restes d’un autel dédié à saint Grégoire et aux âmes du purgatoire. Plusieurs
tableaux, qui surmontaient ces autels, existent encore dans des collections
particulières ou dans les musées.
Les communautés religieuses ont presque toutes, dans leurs constitutions,
l’obligation de faire dire un trentain de messes grégoriennes pour chaque
membre défunt... (Carmélites, Dominicaines, etc.) Il existe aussi de vieux
missels contenant des oraisons spéciales pour le même cas.
On raconte que saint Vincent Ferrier vit sa soeur délivrée des flammes
expiatrices, à la fin d’un trentain qu’il avait fait célébrer pour elle.
CONDITIONS
La célébration du trentain grégorien est qualifiée de pieuse coutume par
Benoît XIV en 1752, et un décret de la S. Congrégation des Indulgences, en
1884, déclare qu’il serait téméraire de qualifier cette dévotion de superstition. Il
n’en reste pas moins nécessaire de préciser plusieurs points particuliers, pour
éviter toute erreur et pour réfuter d’avance quelques inventions sans fondement.
1° Ce qui n’est pas requis.
II n’est pas nécessaire que les trente messes soient célébrées sur l’autel de
saint Grégoire, au Mont Coelius, à Rome ; pas davantage sur un autel grégorien
ad instar : c’est-à-dire auquel le Saint-Père aurait étendu les privilèges accordés
à l’autel du Mont Coelius. Bien que ces autels procurent aux âmes pour
lesquelles on prie un soulagement particulier, dû à la puissance d’intercession de
saint Grégoire, rien ne requiert l’autel grégorien pour la célébration de ces
messes. En outre, il n’est prévu nulle part qu’il soit nécessaire de dire les messes
en l’honneur de ce grand Saint ; encore moins d’y faire mention de son nom par
une oraison appropriée. Par le seul fait du trentain, il se trouve suffisamment
honoré puisqu’on espère obtenir, par son entremise et pour sa gloire, la
délivrance de l’âme qui lui aura été recommandée.
En second lieu, rien n’exige que ce soit le même prêtre qui dise toutes les
messes au jour le jour, ni au même autel pendant tout le mois. Si ces deux
conditions étaient exigées, quel prêtre, même religieux et cloîtré, pourrait se
charger d’une telle obligation ?...
2° Ce qui est nécessaire.
Ce qu’il faut observer de toute nécessité, c’est que les trente messes soient
célébrées, une à une, trente jours de suite. Par trente messes, célébrées par
plusieurs prêtres dès les premiers jours qui suivent le décès, l’âme serait plus
rapidement soulagée ; mais il ne serait pas possible d’avoir la consolante
assurance, dont il est ici question, basée sur la foi aux mérites et à l’intercession
de saint Grégoire, que Dieu, semble-t-il, veut glorifier par cette pratique.
En outre, l’application ne peut en être faite que pour une seule âme, à
déterminer par celui qui fait dire le trentain. On peut formuler son intention, par
exemple : « Je fais célébrer ce trentain pour l’âme de X..., ou à son défaut pour
Y..., etc. » De cette façon, il sera toujours appliqué à une âme chère, mais à une
seule à la fois. Il devrait être inutile d’ajouter que le trentain ne peut être dit que
pour l’âme d’une personne déjà morte, ce qui est vrai, par ailleurs, même pour
une seule messe (quand il s’agit de la célébrer pour la délivrance du Purgatoire).
Dans ce sens, il est clair qu’on ne peut faire dire une messe pour une personne
encore en vie, de manière que l’application en reste suspendue jusqu’à la mort
de cette personne-là. Autre chose est d’aller trouver un prêtre, qui accepte
aujourd’hui l’obligation de célébrer, ou faire célébrer, un trentain pour qui je
voudrai, mais à célébrer seulement après la mort de la personne désignée
d’avance.
Le Saint-Siège a souvent déterminé, au cours des siècles, ce qu’il était
permis de dire et ce qu’il fallait condamner au sujet du trentain. Nous n’aurons
donc pas de document plus sûr, pour terminer, que le texte du décret publié à ce
sujet par la Sacrée Congrégation des Indulgences, le 14 janvier 1889 : « La
confiance des fidèles, regardant la célébration des trente messes dites
grégoriennes comme particulièrement efficaces, en vertu du bon plaisir et de
l’acceptation de la divine miséricorde, pour délivrer une âme du purgatoire, est
pieuse, approuvée et raisonnable... »
Cela suffit pour démontrer que le Saint-Siège reconnaît le bien-fondé de la
croyance des fidèles dans l’institution que leur a laissée saint Grégoire le Grand,
dont la plus chère dévotion fut de secourir les âmes du purgatoire. Il consola tant
le divin Coeur de Jésus, par ses prières, ses bonnes oeuvres et ses sacrifices en
leur faveur, que le bon Maître a voulu le glorifier dès lors, nous en avons la
pieuse assurance, en accordant à son intercession la délivrance de toute âme
pour laquelle serait appliqué un trentain grégorien.



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Messe pour les défunts de nos familles
La puissance insoupçonnée de la messe !
Faire célébrer des messes pour nos défunts

Quel cadeau pouvons-nous faire pour nos défunts ?
Visite au cimetière, fleurs, prières... bien sûr !
Mais le plus beau cadeau reste la messe !

* Faire célébrer des messes pour nos défunts
Il est important aussi de faire célébrer une ou plusieurs messes pour nos défunts, car c'est par son Saint Sacrifice que Jésus nous sauve.

* La messe
Extrait de la prière de la messe :
- Pour nos frères défunts, pour les hommes qui ont quitté ce monde et dont tu connais la droiture, nous te prions : reçois-les dans ton Royaume, où nous espérons être comblés de ta Gloire, tous ensemble et pour l'éternité, par le Christ, Jésus notre Seigneur, par qui tu donnes au monde toute grâce et tout bien.
Jésus veut nous libérer : « Père, je veux que là où je suis eux aussi soient AVEC MOI » (Jn 17, 24) et au larron crucifié avec lui : «Aujourd'hui, tu seras AVEC MOI dans le Paradis» (Lc 23,43).

* Pourquoi faire célébrer des messes pour nos défunts ?
Par son sacrifice que la messe actualise parfaitement, Jésus prend sur lui tous nos péchés pour nous faire passer jusqu'en Celui en qui il n'y a aucune ombre, son Père. Bien sûr nous souhaitons que tous nos défunts entrent immédiatement au Ciel dans l'assemblée des saints. Or il se peut qu'au moment de la mort, leur être soit encore marqué par le péché et soit encore imparfaitement purifié. Le Seigneur, dans sa miséricorde inépuisable, a voulu le Purgatoire. C'est une expérience de purification, pour laquelle les défunts ont particulièrement besoin de la prière de l'Eglise. Cette conviction de foi prend ses racines dans l'Ancien Testament, dans le deuxième livre des Maccabées. (2 Ma 12, 38-45)

C’est le plus beau cadeau que je puisse offrir à ceux qui sont “partis”.
Le Salut est déjà donné une fois pour toutes par la mort et la résurrection du Christ, mais l'actualisation du sacrifice du Christ dans la messe va ouvrir le coeur du défunt l’éclairer d’une lumière nouvelle et le purifier s'il est au Purgatoire. S’il est déjà au Ciel, il pourra utiliser ce don avec une “intelligence” céleste pour ceux qui en ont le plus besoin.
Comprenons que c’est aussi un cadeau pour les vivants car la messe est une source de bénédiction pour tous.

* Guérison et purification de notre histoire familiale
Chaque messe est célébration de ce salut offert gratuitement pour les vivants et pour les morts de cette génération, comme ceux des générations passées, sur qui elle exerce sa puissance de purification et de guérison. (Mgr Marcel Agboton, Evêque de Porto Novo au Bénin).
En effet, si au moment de mourir quelqu’un n'est pas totalement purifié, sa purification dépend de la miséricorde de Dieu et aussi de l’intercession du Corps Mystique du Christ, notamment de la prière des vivants. Sont donc importantes les prières réparatrices pour solliciter du Seigneur l’absolution des âmes des défunts. (Jean Pliya).


Attention ce n’est pas une démarche magique.
C’est une démarche spirituelle dans laquelle il est important de participer spirituellement par la prière et les gestes de réconciliations. Dans le domaine spirituel il n’y a plus ni temps, ni distance et même si nous ne pouvons pas participer à la messe physiquement, il est important d’entrer spirituellement dans toute la démarche ; alors nous voyons beaucoup de fruits.

* Pour faire célébrer des messes pour vos défunts, vous pouvez demander à votre curé ou un prêtre ami.
Vous pouvez aussi nous en demander à l’adresse ci-dessous. Vous recevrez en retour de votre courrier le nom du prêtre qui célébrera vos messes, le lieu, les dates et les prières de coupures de liens à prier en union de coeur avec vos messes.

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Communiqué de l'association
Présence et Souvenir du Roi de France

MESSES POUR LE REPOS DES AMES AU PURGATOIRE
DES ROIS de France (depuis Clovis)

Quoi de plus naturel que de demander à ceux qui ont géré la France, d'intervenir auprès de Dieu pour obtenir son salut ?
Qui, mieux que les Rois de France, qui ont fait la France, peut mieux intercéder en ce sens ?
Les Saints de France, certes. Et Notre Dame, reine de France depuis le Vœu de Louis XIII, et St Joseph et St Michel, oui.
Mais pourquoi négliger l'intercession des Rois de France, dont beaucoup doivent encore être au Purgatoire si l'on en croit la traditionnelle longueur du séjour en ce lieu purificateur ?
Pour qu'ils puissent intercéder, ne faut-il pas qu'ils soient au Paradis ?
Qu'à cela ne tienne !
C'est donc en partant de ces réflexions que l'association « Présence et Souvenir du Roi de France », créée en 1992, s'est donnée pour but, non seulement de participer à la restauration de la nécropole royale de Göritz (le St Denys de l'exil en Slovénie), mais aussi, et surtout, de faire célébrer des Messes pour le repos des âmes, encore au purgatoire, des Rois de France.
Le nom et les buts de l'association : « Présence » et « Souvenir » « du » Roi de France sont explicites de la bonne doctrine monarchique :
• Présence...DU Roi de France à travers les âges et tout particulièrement en la crypte de Göritz où reposent les corps de Charles X, du Comte de Chambord, de son épouse et de quelques proches : Il convient d'entretenir une sobre dignité de ce lieu où se termine une dynastie mais où doit s'affirmer aussi la « maintenance », la « présence », du principe monarchique français. Présence « du » Roi de France à travers les âges !
• Présence mais aussi : « souvenir » ... « du » Roi, incarné par tous les rois qui ont fait la France, donc depuis Clovis, car il n'est pas question de faire commencer la lignée des Rois de France à une dynastie plutôt qu'à une autre.
Au titre de la « présence », l'association participe à l'entretien et à la restauration du « St Denis de l'exil ».
Au titre du « souvenir », l'association fait dire des Messes en l'église du couvent des franciscains de Göritz.
Mars 2000

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Re: Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

Message par beatnik le Ven 25 Sep 2009 - 14:36

Je viens encore une fois vous exhorter, dans l'Amour de Jesus et de Marie, a venir participer a la recitation du Saint-Rosaire, sur ce site meme (il y a deux fils).

Je sais que nombreux d'entre vous prient en prive.

Mais il ne faut pas mepriser la PUISSANCE de la Priere communautaire.

Meme si vous n'y participez qu'une fois par jour.

Meme si vous ne le faites que pendant ce mois d'Octobre qui vient.

Je radote encore.

La Vierge Marie a demande incessamment la Recitation du Saint-Rosaire.

C'est la Volonte de DIEU.

Nous devons - enfin ! - OBEIR.

Merci a tous ceux qui viendront rejoindre le Saint-Rosaire, sur ce site.

Nous prierons pour les autres. Et nous acceptons toutes vos intentions de Prieres.

Sachez que je reviendrai inonder des fils pour vous adresser ce Message, jusqu'a ce que vous entendiez les paroles de Notre Maman du Ciel
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Re: Le Trentain pour les Âmes du Purgatoires

Message par Charles-Edouard le Sam 30 Juil 2016 - 13:31

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