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Un Pape ne défaillera "JAMAIS" dans la foi : dogme défini par Pie IX et les Pères du Vatican Bannie10

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Un Pape ne défaillera "JAMAIS" dans la foi : dogme défini par Pie IX et les Pères du Vatican

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Message par Joannes Maria le Mar 20 Aoû 2019 - 10:54

http://www.virgo-maria.org/mystere-iniquite/documents/chapters/documents_published/doc1/node13.html

Il faut en finir une fois pour toutes avec cette maudite opinion du "pape pouvant devenir hérétique en tant que docteur privé", calomnie souverainement injurieuse pour l'honneur de la papauté !  

Deux simples citations tirées du chapitre 4 de Pastor aeternis,qui définit le dogme de l'infaillibilité pontificale, suffiront pour clore le débat une fois pour toutes.

   Première citation: "Petri Sedem ab omni  SEMPER errore illibatam ". Deuxième citation "fidei NUNQUAM deficientis charisma".


    Ainsi donc, selon Pie IX et les Pères du Vatican, le pape est "TOUJOURS" pur de toute erreur doctrinale, et sa foi est "à JAMAIS indéfectible".  Si les mots ont encore un sens, cela signifie que la thèse du "pape docteur privé hérétique" est une erreur dans la foi.

   Par ailleurs, la définition de l'infaillibilité pontificale doit être comprise dans le sens que l’Église l'a défini.  La Sainte Église catholique, apostolique et romaine, Mère et Maîtresse de tous les fidèles, a défini l'infaillibilité pontificale dans le sens d'une immunité QUOTIDIENNE du souverain pontife contre le virus de l'erreur.  Le paragraphe final du chapitre 4 (le Pastor aeternus stipule: "Si quelqu'un, ce qu'à Dieu ne plaise, avait la présomption de contredire cette définition, qu'il soit anathème"

   Un concile œcuménique a une autorité infiniment supérieure à celle de n'importe quel théologien, qui n'est pas, lui, infaillible dans tout ce qu'il écrit, l'Église a tranché en 1870 : l'opinion de ceux qui estiment qu’un pape peut tomber dans l'hérésie en tant que docteur privé" n'est plus une opinion libre, mais une opinion contraire à la foi solennellement définie par un concile œcuménique.

   Que certains théologiens soient d’un avis opposé au magistère ne nous impressionne nullement, car en cas de désaccord, c’est l’Église qui a le dernier mot. « On aurait pu se demander si s’est la parole des théologiens ou celle du magistère de l’Église qui a le plus de poids et offre une meilleure garantie de vérité. A ce propos, on lit dans l’encyclique Humani generis : «  Ce dépôt (de la foi) ce n’est pas à chacun des fidèles, ni aux théologiens eux-même que notre Divin Rédempteur en a confié l’interprétation authentique mais au seul magistère de l’Eglise (…). Aussi, Pie IX, notre prédécesseur d’immortelle mémoire, lorsqu’il enseigna que le rôle très noble de la théologie est de montrer comment la doctrine définie par l’Eglise est contenue dans ces sources, ajouta, non sans grave raison, ces paroles : « dans le sens où l’Eglise l’a définie » (Inter gravissimas, 28 octobre 1870) ». Donc, pour la connaissance de la vérité, ce qui est décisif ce n’est pas l’ « opinion des théologiens », mais le « sens de l’Eglise ». Sinon ce serait faire des théologiens presque des « maîtres du magistère » ; ce qui est une erreur évidente » (Pie XII : allocution à la sixième semaine italienne d’adaptation pastorale, 14 septembre 1956)

   CONCLUSION DU TROISIÈME CHAPITRE : Qu’un pape puisse dévier de la foi en tant que « docteur privé » est une hérésie absurde condamnée solennellement part le concile Vatican.
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Message par Joannes Maria le Mar 20 Aoû 2019 - 11:05

EN CLAIR, CELA SIGNIFIE QUE CELUI QUI CROIT QUE LE VICAIRE DU CHRIST ACTUEL, LE SAINT PÈRE FRANÇOIS ENSEIGNE L’HÉRÉSIE, EST LUI-MÊME UN HERETIQUE ET S'EXCLUE DU CATHOLICISME : IL N'EST DONC PLUS CATHOLIQUE.

NB : cet article vient d'un site Lefebvriste ! Gloire à Dieu.
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Message par Buni le Mar 20 Aoû 2019 - 12:03

Pas sûr que l'argument soit si capital car les sedevacantistes pensent que le Pape n'est pas le Pape donc pas élu légitimement.
En revanche, je pense que la parole du Christ doit nous suffire : "Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Eglise, et les puissances de l'enfer ne prévaudront pas sur elle" ce qui n'empêche pas d'être réaliste : Pierre à renié, il a rechigné à aller là où il ne voulait pas aller, il a eu du mal à accepter qu'un autre l'y emmène. .. personne ne va au martyre facilement... sauf peut être un grand saint comme St Maximilien Kolbe en tenant la main de Marie Corédemptrice...

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Message par Monastère de Domrémy le Mer 21 Aoû 2019 - 12:17

Je ne sais si j'envie Joannes Maria pour ses certitudes ou non. Il reste l'hypothèse mixte d'un pape qui tout en ne disant pas d'hérésie serait ambigu et justement refuserait d'exercer son magistère.
Un pape laissant libre plusieurs interprétations sans trancher.... Un pape gnostique ou presque.
Que votre oui soit un oui....
La morale fait partie du magistere tout changement même toléré est contraire à la Tradition. La vérité est toujours la même..... prétexter l'adaptation au monde ou là misericorde n'est pas un motif valable pour changer la doctrine ou le dogme.

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Message par Scala-Coeli le Mer 21 Aoû 2019 - 16:50

Nous devrions prier car il y a beaucoup de catholiques qui renient le Pape... Et qui considèrent leurs frères catholiques comme des "modernistes", il y a beaucoup de divisions entre les catholiques eux-mêmes qui se laissent piéger en disant que le concile Vatican II n'est pas valide...

Pensez-vous que l'Antéchrist pourrait ne pas arriver, ou cela fait malgré tout partie des plans de Dieu ?
Dire qu'il y en a qui pensent que le Pape n'est pas le vrai Pape et il est impossible de leur faire voir les choses autrement.
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Message par Joannes Maria le Jeu 22 Aoû 2019 - 7:22

https://srp-presse.fr/index.php/2019/05/10/non-le-pape-nest-pas-heretique/


Non, le pape n’est pas hérétique !


| Église Aline LIZOTTE 10 Mai 2019
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Une vingtaine d’universitaires et de théologiens ont récemment publié un texte portant accusation d’hérésie contre le pape François. Ils prétendent tirer matière à ces accusations des documents magistériels du Saint-Père et, en complément, de ses décisions vis-à-vis de certains ecclésiastiques dont il aurait favorisé les comportements délictueux. Une accusation d’hérésie est particulièrement grave lorsqu’elle touche l’exercice du pouvoir de juridiction suprême et plénier du Pontife romain. Les réflexions d’Aline Lizotte tentent de montrer la gravité de l’accusation et l’incompétence de ses auteurs.
Le blog de Jeanne Smits1 du 30 avril dernier nous informait de la parution d’une lettre ouverte de vingt théologiens et universitaires catholiques américains «accusant sans détours le pape François d’adhérer à diverses hérésies». Elle précisait que cette lettre ouverte «allait faire du bruit».
En fait, dans notre monde habitué à se voir bombardé de diverses nouvelles, dont chacune amplifie l’autre de sa méchanceté, l’annonce d’un pape hérétique n’a ému personne. À vrai dire, on se fiche un peu de la possibilité d’hérésie chez François. La réalité, c’est qu’il plaît à certains catholiques et qu’il déplaît à d’autres. Tout ce que l’on peut dire, c’est que le style personnel est un peu déconcertant et qu’il inquiète. Mais de là à donner – fût-ce de façon tacite – son assentiment à cette déclaration, il y a un pas – et même des pas – que l’on ne peut faire. D’autant plus qu’à y regarder de près, l’accusation est très faible, sinon fausse.

Accuser le pape d’adhésion à certaines hérésies est objectivement une faute très grave


Disons d’abord qu’accuser le pape d’adhésion à certaines hérésies est objectivement une faute très grave. Pourquoi ? La réponse est simple, mais dirimante : le canon 1404 du Code de 1983 nous dit : «Le Premier Siège n’est jugé par personne». La note explicative2 précise : «Le Pontife auquel se rapportent les mots Prima Sedes ne peut être jugé ici-bas par aucun pouvoir humain. Le pape est le juge suprême dans l’Église, et Dieu seul peut le juger. Cette prérogative relève du droit divin, de sorte que le pape lui-même ne peut y renoncer. Et quand on dit que le Premier Siège ne peut être soumis au jugement d’aucun pouvoir humain, il faut l’entendre aussi bien des décisions que le pape prononce que de celles qu’il fait siennes en les approuvant ou en les acceptant expressément et formellement».
Ne pas être jugé ne signifie pas que tout ce que le pape dit ou fait doit être reçu comme une parole infaillible engageant la foi ou même l’assentiment religieux, lesquels ne doivent être donnés qu’en relation avec le degré d’autorité avec lequel le pape enseigne ou gouverne. Juger signifie ici accuser au for externe d’une faute qui relève de son pouvoir suprême et non d’une faute morale personnelle. Il est arrivé dans l’histoire de l’Église que le pape ait des relations avec une femme, et même qu’il ait d’elle un enfant3. C’est une faute morale personnelle.


Juger le pape comme hérétique, c’est l’accuser au for externe dans son pouvoir d’enseigner et de gouverner.


Juger signifie accuser le pape dans sa charge suprême d’enseigner et de gouverner l’Église. Juger le pape comme hérétique, c’est l’accuser au for externe dans son pouvoir d’enseigner et de gouverner. Ce que personne n’a le droit de faire ! Ainsi, on n’a pas le droit de dire que le pape enseigne l’erreur ou qu’il est incompétent dans les décisions qu’il prend4. Pourquoi cela ? Parce que le pape, quand il enseigne ou gouverne selon son pouvoir suprême et universel sur toute l’Église, ne remplit pas cette charge en vertu d’un simple pouvoir humain, comme le fait toute autorité humaine, mais en vertu d’une assistance spéciale et personnelle promise par le Christ lui-même, chef indéfectible et éternellement présent à son Église jusqu’à la fin des temps.
En fait, juger le pape dans sa compétence5 à gouverner l’Église, c’est juger Dieu lui-même. Ainsi juger le pape est une faute contre la foi. Et cela est toujours très grave, en soi-même et en raison du scandale de la foi.

Les accusations portées par certains théologiens américains


Les accusations portées contre le pape visent essentiellement Amoris lætitia et ne sont pas uniquement des opinions théologiques qui soulèvent des doutes sur la prudence pastorale de changer la discipline sacramentelle de la Réconciliation et de la participation à la communion eucharistique. Le pape François est carrément accusé d’hérésie.
Cette accusation s’appuie sur une supposée violation des canons du concile de Trente et sur différents documents : Écriture sainte, textes patristiques ou écrits des papes, et même sur Veritatis splendor. Mais ces citations sont toutes prises hors contexte et ne sont jamais suffisamment analysées pour qu’elles nous fassent connaître la finalité de leur auteur, l’objet et la portée de son enseignement ; elles ne sont qu’un énoncé matériel, qui peut devenir complètement faux faute d’une connaissance formelle de sa signification.


Citer la pensée d’un auteur sans la replacer dans son contexte est malhonnête du point de vue intellectuel.


Par exemple, si l’on cite cette parole de Jésus à la femme adultère : «Moi non plus, je ne te condamne pas» (Jn 7, 53) sans voir le récit évangélique dans lequel elle a été prononcée, on pourrait faire dire à Jésus qu’il ne condamne pas le péché d’adultère. Citer la pensée d’un auteur sans la replacer dans son contexte est tout simplement malhonnête du point de vue intellectuel. Et, concernant l’Écriture sainte ou le magistère du pape, c’est une faute contre la foi.
Dans la lettre de nos intellectuels, il y a sept accusations :

  • 1. Une personne justifiée n’a pas la force avec la grâce de Dieu d’accomplir les exigences objectives de la loi divine, comme si l’un quelconque des commandements de Dieu était impossible pour le justifié, ou comme si la grâce de Dieu, quand elle accomplit la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et de par sa nature la conversion par rapport à tout péché grave, ou ne suffisait pas à convertir de tout péché grave.
  • 2. Un croyant chrétien peut avoir la pleine connaissance d’une loi divine et choisir volontairement de la violer dans une affaire grave, mais ne pas être dans un état de péché mortel à la suite de cette action.
  • 3. Une personne est capable, tout en obéissant à une interdiction divine, de pécher contre Dieu par cet acte même d’obéissance.
  • 4. La conscience peut vraiment et à juste titre juger que les actes sexuels entre des personnes qui ont contracté un mariage civil l’une avec l’autre, bien que l’une d’elles ou les deux soient sacramentellement mariée(s) à une autre personne, peuvent parfois être moralement justes, voire voulus ou même commandés par Dieu.
  • 5. Il est faux que les seuls actes sexuels qui sont bons par nature et moralement licites soient les actes entre mari et femme.
  • 6. Les principes moraux et les vérités morales contenus dans la Révélation divine et dans la loi naturelle n’incluent pas les interdictions négatives qui interdisent absolument certains types d’actions, dans la mesure où elles sont gravement illicites en raison de leur objet.
  • 7. Dieu ne permet pas seulement le pluralisme et la diversité des religions, chrétiennes et non chrétiennes, (Il, ndr) les veut aussi positivement.

Pour nos auteurs, ces «hérésies» sont liées entre elles. Elles concernent toutes le fondement de la morale sexuelle catholique (sic), selon laquelle l’activité sexuelle est ordonnée à la procréation au seul sein du mariage et est moralement répréhensible si elle est sciemment pratiquée hors ce contexte.


Les accusations, si elles jugent François, butent sur un vrai problème car telles qu’elles sont formulées, on ne les retrouve pas dans son enseignement.


Ces accusations, si elles jugent François, butent sur un vrai problème. Telles qu’elles sont formulées, on ne les retrouve pas dans l’enseignement du pape. En premier, elles ne sont pas des citations, car elles ne comportent aucune référence à l’un quelconque de ses écrits. Deuxièmement, elles sont formulées non à partir de son enseignement, mais à partir des canons des conciles qui les condamneraient et dans ce style. Troisièmement, elles sont caricaturales : quel pape enseignerait de sang froid qu’il est faux de dire que n’importe quel acte sexuel est peut être bon par nature, ce qui reviendrait à dire que la pédophilie, l’adultère, la fornication peuvent être des actes sexuels bons ! Quel pape enseignerait que la pluralité des religions est voulue par Dieu ? Quel pape oserait dire qu’une personne qui de bonne foi obéit à ce que Dieu enseigne par son Église peut commettre un acte peccamineux ?

On ne peut tout réfuter, mais on peut développer une argumentation

Je prends la première citation : «Une personne justifiée n’a pas la force avec la grâce de Dieu d’accomplir les exigences objectives de la loi divine, comme si l’un quelconque des commandements de Dieu était impossible pour le justifié, ou comme si la grâce de Dieu, quand elle accomplit la justification d’un individu, ne produisait pas invariablement et de par sa nature la conversion par rapport à tout péché grave, ou ne suffisait pas à convertir de tout péché grave.»
Où le pape François aurait-il écrit cela ? On a beau parcourir Amoris lætitia, chapitre 8, dans son ensemble, on ne trouvera jamais une telle affirmation. Par contre, lorsque l’on examine les écrits qui réfuteraient cette «hérésie», on trouve l’inspiration de cette accusation. Sont cités : le canon 18 du Concile de Trente (session 6) et les condamnations de Pie V (1566-1572), Innocent X (1644-1655), Clément XI (1700-1721). Or ces textes réfutent les erreurs de Luther concernant la justification6, c’est-à-dire la grande difficulté du protestantisme qui considère que le passage de l’état de péché (originel) à l’état de grâce du baptisé ne s’opère que la par la foi, c’est-à-dire par la confiance absolue en la parole de Dieu, et qu’elle n’exige aucune coopération de l’homme à cette grâce.
Les autres citations se réfèrent aux textes des papes qui ont combattu les erreurs du jansénisme : en gros, l’affirmation que la prédestination ne déterminait qu’un petit nombre de sauvés et que ce petit nombre était absolument lié à une volonté divine de ne sauver que ceux qu’Il avait d’avance élus. Ce qui est une négation de l’universalité de la Rédemption. Quant aux écrits de Jean-Paul II, Reconciliatio et pænitentia (n° 17) ou Veritatis splendor (n°s 65-70), il s’agit de textes où l’on parle à juste titre de l’existence possible du péché mortel et des thèses erronées, comme l’option fondamentale qui nierait cette possibilité.
Dire que le pape est hérétique, c’est dire implicitement, tout à fait gratuitement, que le pape nierait l’existence du péché grave et nierait l’existence de la grâce efficace pour se sortir du péché. Subtilement, dans ses écrits, il nierait l’existence de péchés mortels, de ces péchés qui sont un obstacle à la charité théologale sans laquelle l’homme ne peut être sauvé. Car, à l’homme serait automatiquement imputée une faute mortelle et une perte du salut éternel par le seul fait de vivre dans un état «matériel» de cette sorte de péché.


Dire que le pape est hérétique, c’est dire que le pape nierait l’existence du péché grave et l’existence de la grâce efficace pour se sortir du péché.


Du seul fait qu’un homme et une femme vivent modo uxorio alors que subsiste un lien sacramentel valide avec d’autres conjoints répudiés par un divorce, ils seraient de ce fait même en état de péché mortel et privés de toute grâce divine. Sont à la fois cités l’erreur de Luther qui affirme que la foi seule sauve et sa considération que les œuvres sont inutiles au salut : ainsi, dire qu’un homme et une femme qui, après un divorce, ont reconstruit un mariage humainement valable et qu’ils vivent dans des conditions qu’ils ne peuvent pas changer sans commettre une grave injustice, serait une hérésie qui viendrait du protestantisme libéral. Ils sont dans un état d’adultère et ne peuvent pas bénéficier de la grâce divine. Affirmer le contraire, c’est être hérétique !
Mais si, par ailleurs, comme le jansénisme le soutient, seule la grâce efficace sauve et que la grâce suffisante ne suffit pas à répudier le péché, les gens qui vivraient en état de péché, au for interne, sans être capables de sortir de leur état, peuvent recevoir peut-être une grâce suffisante, mais elle n’est pas efficace… puisqu’il ne peuvent pas changer de condition ! Donc c’est affirmer que la grâce ne suffit pas à produire le Salut !!! Bingo ! Voilà pourquoi le pape est hérétique !

Que faut-il en penser ?

En premier, il y a une erreur grave de méthode. On ne tire pas une doctrine uniquement en citant un canon, fût-il du concile de Trente. Et on ne tire pas une doctrine du Salut en ne citant qu’un concile. Les constitutions et les décrets d’un concile ne sont pas à citer comme on pourrait – à tort d’ailleurs – citer les réponses d’un petit catéchisme. On doit toujours rattacher les enseignements d’un concile à tout l’œuvre conciliaire elle-même, et aussi à toute la Tradition de l’Église. Un concile n’est pas une constitution politique dont l’une efface la précédente. Tous les grands conciles se rattachent les uns les autres. Ce qu’enseigne l’un doit faire comprendre et méditer tous l’enseignement du Dépôt de la foi, afin de manifester progressivement l’ineffable mystère de la Révélation. Dieu n’avance pas par contradiction ! Il est de mauvaise foi de citer Veritatis splendor et d’autres documents du pape si l’on n’a rien compris à Vatican II et encore moins si on le refuse.


On doit toujours rattacher les enseignements d’un concile à tout l’œuvre conciliaire elle-même, et aussi à toute la Tradition de l’Église.


En second, il y a une autre erreur grave de méthode quand, en théologie morale, on essaie de faire découler une conclusion univoque d’une connaissance des principes fondamentaux. Le mode de procéder propre au jugement moral n’est pas déductif, mais compositif, c’est-à-dire qu’il doit prendre en considération non seulement l’objet moral qu’il appartient à la raison de constituer, mais encore l’intention et la capacité de la volonté humaine de vouloir librement le bien, et tel bien. Et l’on dit «tel bien, c’est-à-dire le bien singulier qui est propre à chaque personne humaine, et dont la détermination découle du jugement de prudence incluant le jugement de la conscience droite. Or un tel jugement ne peut et ne doit jamais se constituer sans les circonstances.
Affirmer, en éliminant ce jugement prudentiel, qu’un comportement doit changer et qu’avec la grâce il est toujours possible de changer de vie ou de manière d’agir dans l’immédiat et par une décision volontariste, c’est faire une erreur grave à l’égard de la nature de l’agir moral. Car c’est un acte humain, un agir dont l’homme doit être le maître7. Si, selon le plan créateur de Dieu, l’homme doit agir humainement, par sa raison et sa volonté, il faut lui laisser la possibilité de vouloir librement le bien qui l’attire et de déterminer avec sagesse comment agir pour le vouloir et l’opérer.
La grâce est un secours spécial de Dieu, qui aide l’homme à vivre de telle manière qu’il plaise à Dieu et qu’il soit en amitié avec son Créateur. Elle illumine l’intelligence pour qu’elle voie la vérité du bien et la possibilité de le poursuivre, et elle fortifie la volonté pour lui permettre de vouloir efficacement ce bien. Mais elle ne supprime pas toutes les contingences, toutes les difficultés, toutes les impossibilités factuelles ou structurelles, toutes les impuissances, toutes les faiblesses. Dieu demande à l’homme de faire ce qu’il peut, même s’Il offre gratuitement son secours pour qu’il puisse davantage.

Photo : Alessia Giuliani / CPP / CIRIC


1Blog de Jeanne Smits, avril 2019.
2 – Code de droit canonique, édition Wilson & Lafleur Ltée.
3 – Voir l’histoire de la papauté sous le régime des Théophylactes et les relations de Marouzie avec le pape Serge III.
4 – Quand on lit dans cette lettre : «Certes, accuser un pape d’hérésie constitue une mesure extraordinaire qui doit être fondée sur des preuves solides, mais ces deux conditions ont été manifestement remplies par le pape François. Nous ne l’accusons pas d’avoir commis le délit d’hérésie chaque fois qu’il a semblé contredire publiquement une vérité de la foi. Nous nous limitons à l’accuser d’hérésie lorsqu’il a publiquement nié les vérités de la foi, et qu’il a ensuite agi d’une manière qui démontre qu’il ne croit pas ces vérités qu’il a publiquement niées. Nous ne prétendons pas qu’il ait nié les vérités de la foi dans des déclarations qui remplissent les conditions d’un enseignement papal infaillible. Nous affirmons que ce serait impossible, car ce serait incompatible avec la direction donnée à l’Église par l’Esprit Saint. Nous contestons que cela puisse même sembler avoir été le cas aux yeux de toute personne raisonnable, puisque le pape François n’a jamais fait une déclaration qui remplisse les conditions d’infaillibilité.»
5 – Le mot «compétence» ne signifie pas la plus ou moins grande habileté à accomplir un travail. Le mot a le sens strict du droit (la puissance de juridiction elle-même) et le devoir (les munera docendi et regendi, le devoir ou la charge d’enseigner et de gouverner).
6 – Le canon 18 de la 6e session se réfère au Décret sur la justification. Cf. G. Alberigo, Les Conciles œcuméniques, t. 2, les Décrets de Trente à Vatican II, Cerf, 1994.
7 – Somme théologique, Ia-IIae, q. 1, a. 1.
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Message par Léon Dubois le Jeu 22 Aoû 2019 - 10:12

Faisons attention avec internet, de ne pas donner plus d'importance que ça à des groupuscules isolés avec leur orgueil démesuré.
Ce n'est pas bon d'alimenter la polémique pour le plaisir, alors qu'on se fait manipuler à outrance.
Préférons la foi simple et profonde, l'espérance ferme, et la charité vécue au quotidien.
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Message par Isabelle-Marie le Jeu 22 Aoû 2019 - 11:42

Un livre doit paraître bientôt (en septembre) sur le sujet. Son titre est explicite :  « Comment l’Amérique veut changer de pape »

" Nicolas Senèze lève le voile sur la "tentative de coup d'État", orchestrée par un groupe de catholiques américains influents, contre le pape François."  (journal La Croix)



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Message par Fortunatus le Jeu 22 Aoû 2019 - 18:16

Bref, je ne sais pas si le Pape est hérétique ou non. Je ne sais même pas si «l'Amérique» (vaste sujet!) veut changer de Pape ou si celui-ci lui convient. 

Ce que je sais c'est qu'il a maintenu et même promu des homosexuels notoires dans l'hiérarchie. Il aurait agit par erreur? Je n'ai pas encore entendu des mots de regret.
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Message par Joannes Maria le Jeu 22 Aoû 2019 - 18:46

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Message par Prince de Talmont le Ven 23 Aoû 2019 - 0:31

2 Thessaloniciens 2:4

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Message par Léon Dubois le Ven 23 Aoû 2019 - 5:05

Le credo du pape, c'est: "du passé faisons table rase"...
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Message par Prince de Talmont le Ven 23 Aoû 2019 - 11:33

Il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis du troupeau seront dispersées.

Matthieu 26-31
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Message par Joannes Maria le Sam 24 Aoû 2019 - 19:20

http://www.vatican.va/roman_curia/congregations/cfaith/documents/rc_con_cfaith_doc_19981031_primato-successore-pietro_fr.html






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CONGRÉGATION POUR LA DOCTRINE DE LA FOI
LA PRIMAUTÉ
DU SUCCESSEUR DE PIERRE
DANS LE MYSTÈRE DE L'ÉGLISE
 
1.Dans la vie actuelle de l’Église, la question de la primauté de Pierre et de ses successeurs revêt une importance singulière, également de caractère œcuménique. Jean-Paul II s’est exprimé à maintes reprises en ce sens, et tout particulièrement dans son Encyclique Ut unum sint, dans laquelle il a voulu adresser spécialement aux pasteurs et aux théologiens une invitation à «trouver une forme d’exercice de la primauté ouverte à une situation nouvelle, mais sans renoncer aucunement à l’essentiel de sa mission» (1).
Accueillant l’invitation du Saint-Père, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi a décidé de poursuivre l’approfondissement de ce sujet en convoquant un symposium de nature purement doctrinale sur la primauté du successeur de Pierre, qui s’est déroulé au Vatican du 2 au 4 décembre 1996, et dont les «Actes» viennent d’être publiés (2).
2.Dans le message qu’il a adressé aux participants à ce symposium, le Saint-Père a écrit: «L’Église catholique a conscience qu’elle a conservé, dans la fidélité à la Tradition apostolique et à la foi des Pères, le ministère du successeur de Pierre » (3). Il y a en effet continuité, tout au long de l’histoire de l’Église, du développement doctrinal concernant la primauté. Dans la rédaction du texte que nous présentons, et qui paraît en appendice au volume des «Actes» (4) dont nous venons de parler, la Congrégation pour la Doctrine de la foi a utilisé les contributions des spécialistes qui ont pris part au symposium, sans prétendre cependant en donner une synthèse ni s’engager dans une discussion des questions ouvertes à des études nouvelles. Ces «Réflexions» - en marge du symposium - veulent seulement rappeler les points essentiels de la doctrine catholique sur la primauté, grand don du Christ à son Église en tant que service nécessaire de l’unité, et qui a été aussi, souvent, comme le prouve l’histoire, une défense de la liberté des évêques et des Églises particulières face aux ingérences du pouvoir politique.
I.
Origine, finalité et nature de la primauté
3.«Le premier, Simon, appelé Pierre» (5). C’est par cet accent significatif mis sur la primauté de Simon-Pierre que saint Matthieu commence dans son Évangile la liste des douze Apôtres qui, également dans les deux autres Évangiles synoptiques et dans les Actes, débute par le nom de Simon (6). Cette énumération, dotée d’une grande force de témoignage, et d’autres passages évangéliques (7) montrent avec clarté et simplicité que le canon néotestamentaire a reçu les paroles du Christ relatives à Pierre et à son rôle dans le groupe des Douze (Cool. Aussi, déjà dans les premières communautés chrétiennes, comme plus tard dans toute l’Église, l’image de Pierre est-elle restée comme celle de l’Apôtre qui, malgré sa faiblesse humaine, fut placé expressément par le Christ à la première place parmi les Douze et appelé à exercer dans l’Église une fonction propre et spécifique. Il est la pierre sur laquelle le Christ construira son Église (9); il est celui dont la foi, q uand il sera revenu, ne faillira pas, et qui affermira ses frères (10); il est enfin le Pasteur qui guidera toute la communauté des disciples du Seigneur (11).
Dans la figure, la mission et le ministère de Pierre, dans sa présence et sa mort à Rome - attestées par la plus ancienne tradition littéraire et archéologique -, l’Église contemple une réalité profonde qui est en rapport essentiel avec son mystère même de communion et de salut: «Ubi Petrus, ibi ergo Ecclesia» (12). Dès le commencement et avec une clarté toujours plus grande, l’Église a compris que, tout comme la succession des Apôtres existe par le ministère des évêques, ainsi le ministère de l’unité confié à Pierre appartient à la structure pérenne de l’Église du Christ et que cette succession est fixée au siège de son martyre.
4.Se basant sur le témoignage du Nouveau Testament, l’Église catholique enseigne, comme doctrine de foi, que l’évêque de Rome est successeur de Pierre dans son service primatial dans l’Église universelle (13); cette succession expliquera la prééminence de l’Église de Rome (14), enrichie aussi par la prédication et le martyre de saint Paul.
Dans le dessein divin sur la primauté en tant que «charge confiée personnellement par le Seigneur à Pierre, le premier des Apôtres, et destinée à être transmise à ses successeurs» (15), se manifeste déjà la finalité du charisme pétrinien, c’est-à-dire «l’unité de foi et de communion» (16) de tous les croyants. Le Pontife romain est, en effet, en tant que successeur de Pierre, «le principe perpétuel et visible et le fondement de l’unité qui lie entre eux soit les évêques, soit la multitude des fidèles» (17); aussi a-t-il une grâce ministérielle spécifique pour servir cette unité de foi et de communion qui est nécessaire pour l’accomplissement de la mission salvifique de l’Église (18).
5. La Constitution Pastor aeternus du Concile Vatican I a indiqué dans son Prologue la finalité de la primauté, consacrant ensuite le corps du texte à exposer le contenu ou cadre de son pouvoir propre. Pour sa part, le Concile Vatican II, réaffirmant et complétant les enseignements de Vatican I (19), a traité principalement le thème de la finalité, accordant une attention particulière au mystère de l’Église comme Corpus Ecclesiarum(20). Cette considération a permis de mettre en relief avec une plus grande clarté que la fonction primatiale de l’évêque de Rome et la fonction des autres évêques ne se trouvent pas en contradiction mais dans une harmonie originaire et essentielle (21).
Aussi, «quand l’Église catholique affirme que la fonction de l’évêque de Rome répond à la volonté du Christ, elle ne sépare pas cette fonction de la mission confiée à l’ensemble des évêques, eux aussi "vicaires et légats du Christ" (Lumen gentium, 27). L’évêque de Rome appartient à leur collège et ils sont ses frères dans le ministère» (22). Réciproquement, on doit aussi affirmer que la collégialité épiscopale n’est pas en opposition avec l’exercice personnel de la primauté et ne doit pas le relativiser.
6.Tous les évêques sont sujets de la sollicitudo omnium Ecclesiarum (23) en tant que membres du Collège épiscopal qui succède au Collège des Apôtres, dont a aussi fait partie la figure extraordinaire de saint Paul. Cette dimension universelle de leur «episkopè» (vigilance) est inséparable de la dimension particulière relative aux fonctions qui leur sont confiées (24). Dans le cas de l’évêque de Rome - Vicaire du Christ à la manière propre de Pierre en tant que chef du Collège des évêques (25) -, la sollicitudo omnium Ecclesiarum acquiert une force particulière parce qu’elle s’accompagne du pouvoir plénier et suprême dans l’Église (26): un pouvoir vraiment épiscopal, non seulement suprême, plénier et universel, mais aussi immédiat, sur tous, pasteurs comme autres fidèles (27). Aussi le ministère du successeur de Pierre n’est-il pas un service qui affecte toute Église particulière de l’extérieur, mais il est inscrit au cœur de chaque Église particulière, en laquelle «est vraiment présente et agit l’Église du Christ» (28) et, à cause de cela, elle porte en elle l’ouverture au ministère de l’unité. Cette intériorité du ministère de l’évêque de Rome à toute Église particulière est aussi l’expression de l’intériorité réciproque entre Église universelle et Église particulière (29).
L’épiscopat et la primauté, liés réciproquement et inséparables, sont d’institution divine. Historiquement, par institution de l’Église, sont apparues des formes d’organisation ecclésiastique par lesquelles s’exerce également un commencement de primauté. En particulier, l’Église catholique est bien consciente de la fonction des Sièges apostoliques dans l’Église ancienne, spécialement des Sièges considérés comme liés à Pierre - Antioche et Alexandrie - en tant que points de référence de la Tradition apostolique, autour desquels s’est développé le système patriarcal; ce système appartient à la conduite de la Providence ordinaire de Dieu sur l’Église et porte en lui-même, depuis le début, un lien avec la tradition pétrinienne (30).
II.
L’exercice de la primauté et ses modalités
7. L’exercice du ministère pétrinien doit être compris - pour «qu’il ne perde rien de son authenticité et de sa transparence» (31) - à partir de l’Évangile, c’est-à-dire de son insertion essentielle dans le mystère salvifique du Christ et la construction de l’Église. La primauté diffère, dans son essence comme dans son exercice propre, des fonctions de gouvernement en vigueur dans les sociétés humaines (32); elle n’est pas une fonction de coordination ou de présidence, pas plus qu’elle ne se réduit à une primauté d’honneur, elle ne peut pas non plus être conçue comme une monarchie de type politique.
Le Pontife Romain est soumis - comme tous les fidèles - à la Parole de Dieu, à la foi catholique, et il est le garant de l’obéissance de l’Église; et, en ce sens, il est servus servorum. Il ne décide pas selon son bon plaisir, mais il exprime la volonté du Seigneur qui parle à l’homme dans l’Écriture vécue et interprétée par la Tradition. En d’autres termes, «l’episkopè» du Primat a des limites qui viennent de la loi divine et de la constitution divine inviolable de l’Église, telle qu’elle est contenue dans la Révélation (33). Le successeur de Pierre est le Roc qui, contre l’arbitraire et le conformisme, garantit une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu; s’ensuit aussi le caractère «martyrologique» (de témoignage) de sa primauté.
8. Les caractéristiques de l’exercice de la primauté doivent être comprises surtout à partir de deux prémisses fondamentales: l’unité de l’épiscopat et le caractère épiscopal de la primauté elle-même. L’épiscopat étant une réalité «une et indivisible» (34), la primauté du Pape comporte la faculté de servir effectivement l’unité de tous les évêques et de tous les fidèles, et «s’exerce à divers niveaux qui concernent la vigilance sur la transmission de la Parole, sur la célébration sacramentelle et liturgique, sur la mission, sur la discipline et la vie chrétienne» (35). À ces différents niveaux, de par la volonté du Christ, tous dans l’Église - les évêques et les autres fidèles - doivent obéissance au successeur de Pierre, qui est aussi le garant de la légitime diversité des rites, des disciplines et des structures ecclésiastiques, entre l’Orient et l’Occident.
9. La primauté de l’évêque de Rome, étant donné son caractère épiscopal, s’explique en premier lieu par la transmission de la Parole de Dieu; elle inclut donc une responsabilité spécifique et particulière dans la mission d’évangélisation (36), puisque la communion ecclésiale est une réalité essentiellement destinée à se répandre: «Évangéliser est la grâce et la vocation propre de l’Église, son identité la plus profonde» (37).
La tâche épiscopale qui est celle du Pontife Romain à l’égard de la transmission de la Parole de Dieu s’étend aussi à l’intérieur de toute l’Église. Comme telle, elle est une fonction magistérielle suprême et universelle (38); c’est une fonction qui implique un charisme: une assistance spéciale de l’Esprit Saint au successeur de Pierre, qui implique aussi, en certains cas, la prérogative de l’infaillibilité (39). Comme «toutes les Églises sont en communion plénière et visible, parce que tous les pasteurs sont en communion avec Pierre, et ainsi dans l’unité du Christ» (40), de la même manière les évêques sont les témoins de la vérité divine et catholique quand ils enseignent en communion avec le Pontife Romain (41).
10.En même temps que la fonction magistérielle de la primauté, la mission du successeur de Pierre sur toute l’Église comporte la faculté de poser les actes de gouvernement ecclésiastique nécessaires ou convenables pour promouvoir et défendre l’unité de foi et de communion. On peut inclure parmi ceux-ci, par exemple : donner le mandat pour l’ordination de nouveaux évêques, exiger d’eux la profession de foi catholique, les aider tous à demeurer dans la foi professée. Il est évident qu’il existe de nombreuses autres manières possibles, plus ou moins contingentes, d’exercer ce service de l’unité: promulguer des lois pour toute l’Église, établir des structures pastorales au service de diverses Églises particulières, donner force contraignante aux décisions de Conciles particuliers, approuver des Instituts religieux supra-diocésains, etc. En ce qui concerne le caractère suprême du pouvoir de primauté, il n’existe aucune instance à laquelle le Pontife Romain doive répondre juridiquement de l’exercice du don reçu: «Prima sedes a nemine iudicatur» (42). Cependant, cela ne signifie pas que le Pape ait un pouvoir absolu. Écouter la voix des Églises est, en effet, un signe distinctif du ministère d’unité, une conséquence aussi de l’unité du Corps épiscopal et du sensus fidelium de tout le Peuple de Dieu; et ce lien apparaît substantiellement doté d’une force et d’une sécurité plus grandes que des instances juridiques - hypothèse par ailleurs improbable, parce que privée de fondement - devant lesquelles le Pontife Romain devrait répondre. La responsabilité ultime et inéluctable du Pape trouve sa meilleure garantie, d’une part, dans son insertion dans la Tradition et la communion fraternelle et, d’autre part, dans la confiance en l’assistance de l’Esprit Saint qui gouverne l’Église.
11. L’unité de l’Église, au service de laquelle le ministère du successeur de Pierre se met d’une manière singulière, atteint sa plus haute expression dans le Sacrifice eucharistique, qui est le centre et la racine de la communion ecclésiale; une communion qui se fonde aussi nécessairement sur l’unité de l’épiscopat. Aussi, «toute célébration de l’Eucharistie est faite en union non seulement avec l’évêque propre mais aussi avec le Pape, avec l’Ordre épiscopal, avec tout le clergé et avec le Peuple tout entier. Toute célébration valide de l’Eucharistie exprime cette communion universelle avec Pierre et avec l’Église tout entière, ou bien la réclame objectivement» (43), comme dans le cas des Églises qui ne sont pas en pleine communion avec le Siège apostolique.
12. «L’Église en pèlerinage porte dans ses sacrements et ses institutions, qui relèvent de ce temps, la figure du siècle qui passe» (44). Pour cette raison également, la nature immuable de la primauté du successeur de Pierre s’est exprimée historiquement selon des modalités d’exercice adaptées aux circonstances d’une Église en pèlerinage en ce monde changeant.
Le contenu concret de son exercice caractérise le ministère pétrinien dans la mesure où il exprime fidèlement l’application aux circonstances de lieu et de temps des exigences de la finalité ultime qui lui est propre (l’unité de l’Église). L’extension plus ou moins grande de ce contenu concret dépendra à chaque époque historique de la necessitas Ecclesiae. L’Esprit Saint aide l’Église à connaître cette necessitas et le Pontife Romain, écoutant la voix de l’Esprit dans les Églises, cherche la réponse et la donne quand et comme il le juge opportun.
Par conséquent, ce n’est pas en cherchant le minimum d’attributions exercées au cours de l’histoire que l’on peut déterminer le noyau de la doctrine de la foi concernant les compétences de la primauté. Aussi, le fait qu’une tâche déterminée ait été exercée par le Primat à une certaine époque ne signifie pas en soi que cette tâche doive nécessairement être toujours réservée au Pontife Romain. Et, vice-versa, le seul fait qu’une fonction déterminée n’ait pas été exercée précédemment par le Pape n’autorise pas à conclure que cette fonction ne peut en aucune manière être exercée à l’avenir comme relevant de la compétence du Primat.
13. En tout cas, il est fondamental d’affirmer que le discernement quant à l’accord entre la nature du ministère pétrinien et les modalités éventuelles de son exercice est un discernement qui doit être accompli in Ecclesia, c’est-à-dire sous l’assistance de l’Esprit Saint et dans un dialogue fraternel du Pontife Romain avec les autres évêques, selon les exigences concrètes de l’Église. Mais, en même temps, il est clair que seul le Pape (ou le Pape avec le Concile œcuménique) a, en tant que successeur de Pierre, l’autorité et la compétence pour dire l’ultime parole sur les modalités d’exercice de son ministère pastoral dans l’Église universelle.
14. En rappelant les points essentiels de la doctrine catholique sur la primauté du successeur de Pierre, la Congrégation pour la Doctrine de la Foi est certaine que la réaffirmation autorisée de ces acquis doctrinaux apporte une clarté plus grande sur le chemin à parcourir. Ce rappel est utile, en effet, également pour éviter les rechutes toujours possibles dans les prises de position partiales et unilatérales déjà repoussées par l’Église dans le passé (fébronianisme, gallicanisme, ultramontanisme, conciliarisme, etc.). Et surtout, en voyant le ministère du serviteur des serviteurs de Dieu comme un grand don de la miséricorde divine à l’Église, nous trouverons tous - avec la grâce de l’Esprit Saint - l’élan pour vivre et garder fidèlement l’union effective et plénière avec le Pontife Romain dans la marche quotidienne de l’Église selon la manière voulue par le Christ (45).
15. La pleine communion voulue par le Seigneur entre ceux qui se reconnaissent comme ses disciples requiert la reconnaissance commune d’un ministère ecclésial universel «dans lequel tous les évêques se reconnaissent unis dans le Christ et où tous les fidèles trouvent la confirmation de leur foi» (46). L’Église catholique professe que ce ministère est le ministère primatial du Pontife Romain, successeur de Pierre, et soutient avec humilité et fermeté «que la communion des Églises particulières avec l’Église de Rome, et de leurs évêques avec l’évêque de Rome, est une exigence essentielle - dans le dessein de Dieu - de la communion plénière et visible» (47). Dans l’histoire de la papauté, les erreurs humaines et les manquements, même graves, n’ont pas manqué: Pierre lui-même a reconnu qu’il était pécheur» (48). Pierre, homme faible, fut choisi comme Roc, précisément pour qu’il fût évident que la victoire n’appartient qu’au Christ et n’est pas la conséquence des forces humaines. Le Seigneur a voulu porter son propre trésor dans des vases fragiles (49), tout au long des temps: ainsi, la fragilité humaine est devenue un signe de la vérité des promesses divines.
Quand et comment parviendra-t-on au but tant désiré de l’unité de tous les chrétiens ? «Comment y parvenir? Par l’espérance en l’Esprit qui sait éloigner de nous les spectres du passé et les souvenirs douloureux de la séparation; il sait nous accorder lucidité, force et courage pour entreprendre les démarches nécessaires, en sorte que notre engagement soit toujours plus authentique» (50). Nous sommes tous invités à nous confier à l’Esprit Saint et à nous confier au Christ, en nous en remettant à Pierre.
Joseph Card. RATZINGER
Préfet
Tarcisio BERTONE
Archevêque émérite de Vercelli
Secrétaire


 
(1) Jean-Paul II, Enc. Ut unum sint, 25 mai 1995, 95.
(2) Il Primato del Successore di Pietro. Actes du symposium théologique, Rome, 2-4 décembre 1996, Libreria Editrice Vaticana, Cité du Vatican 1998.
(3) Jean-Paul II, Lettre au Cardinal Joseph Ratzinger, ibid., p. 20.
(4) Il Primato... Réflexions de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, in ibid., Appendice, p. 493-503. Le texte est également publié en un fascicule spécial par la Libreria Editrice Vaticana.
(5) Mt 10, 2.
(6) Cf. Mc 3,16; Lc 6,14; Ac 1,13.
(7) Cf. Mt 14,28-31; 16,16-23 et par.; 19,27-29 et par.; 26,33-35 et par.; Lc 22,32; Jn 1,42; 6,67-70; 13,36-38; 21,15-19.
(Cool Le témoignage en faveur du ministère pétrinien se trouve dans toutes les expressions, même différentes, de la tradition néotestamentaire, aussi bien des Synoptiques - avec des traits différents chez Matthieu et chez Luc, comme aussi en saint Marc - que dans le corpus paulinien et la tradition johannique, toujours avec des éléments originaux, différents quant aux aspects narratifs mais profondément concordants en ce qui touche à la signification essentielle. Ceci est un signe que la réalité pétrinienne fut considérée comme une donnée constitutive de l’Église.
(9) Cf. Mt 16,18.
(10) Cf. Lc 22,32.
(11) Cf. Jn 21,15-17. Sur le témoignage néotestamentaire quant à la primauté, cf. aussi Jean-Paul II, Ut unum sint, 90 et s.
(12) S. Ambroise de Milan, Enn. in Ps. 40, 30: PL 14,1134.
(13) Cf. par exemple s. Sirice I, Lettre Directa ad decessorern, 10 février 385: DH 181; Concile de Lyon II, Profession de foi de Michel Paléologue, 6 juillet 1274: DH 861; Clément VI, Lettre Super quibusdam, 29 septembre 1351: DH 1053; Concile de Florence, Bulle Laetentur caeli, 6 juillet 1439: DH 1307; Pie IX, Enc. Qui pluribus, 9 novembre 1846: DH 2781; Concile Vatican I, Const. dogm. Pastor aeternus, ch. II: DH 3056-3058; Concile Vatican II, Const. dogm. Lumen gentium, ch. III, 21-23; Catéchisme de l’Église catholique, 882, etc.
(14) Cf. s. Ignace d’Antioche, Lettre aux Romains, Introd.: Schr 10, 106-107; s. Irénée de Lyon, Adv. haereses, III, 3, 2: Schr 211, 32-33.
(15) Concile Vatican II, Lumen gentium, 20.
(16) Concile Vatican I, Const. dogm. Pastor aeternus, préambule: DH 3051. Cf. s. Léon I le Grand, Tract in Natale eiusdem, IV, 2: CCL 138, p. 19.
(17) Lumen gentium, 23. Cf. Pastor aeternus: DH 3051; Ut unum sint, 88. Cf. Pie IX, Lettre du Saint-Office aux évêques d’Angleterre, 16 septembre 1864: DH 2888; Léon XIII, Enc. Satis cognitum, 29 juin 1896: DH 3305-3310.
(18) Cf. Jn 17, 21-23; Concile Vatican II, Décret Unitatis redintegratio, 1; Paul VI, Exhort. apost. Evangelii nuntiandi, 8 décembre 1975, 77; Ut unum sint, 98.
(19) Lumen gentium, 18.
(20) Cf. ibid., 23.
(21) Cf. Pastor aeternus, ch. III: DH 3061; cf. Déclaration collective des évêques allemands, janvier-février 1875: DH 3112-3113; Léon XIII, Satis cognitum: DH 3310; Lumen gentium, 27. Comme l’expliqua Pie IX dans son Allocution après la promulgation de la Constitution Pastor aeternus: «Summa ista Romani Pontificis auctoritas, Venerabiles Fratres, non opprimit sed adiuvat, non destruit sed aedificat, et saepissime confirmat in dignitate, unit in caritate, et fratrum, scilicet Episcoporum, iura firmat atque tuetur» (Mansi 52, 1336 A/B) [«Vénérables frères, cette autorité suprême du Pontife Romain n’opprime pas mais apporte une aide, elle ne détruit pas mais construit, et bien souvent elle confirme dans la dignité, unit dans la charité, confirme et protège les droits de nos frères, les évêques»].
(22) Ut unum sint, 95.
(23) 2 Co 11,28.
(24) La priorité ontologique que l’Église universelle, en son mystère essentiel, a par rapport à chaque Église particulière (cf. Congrégation pour la Doctrine de la Foi, Lettre Communionis notio, 28 mai 1992, 9), souligne aussi l’importance de la dimension universelle du ministère de chaque évêque.
(25) Cf. Pastor aeternus, ch. III: DH 3059; Lumen gentium, 22; cf. Concile de Florence, Bulle Laetentur caeli: DH 1307.
(26) Cf. Pastor aeternus, ch. III: DH 3060-3064.
(27) Cf. Lumen gentium, 22.
(28) Décret Christus Dominus, 11.
(29) Cf. Communionis notio, 13.
(30) Cf. Lumen gentium, 23; Décret Orientalium Ecclesiarum, 7 et 9.
(31) Ut unum sint, 93.
(32) Cf. ibid, 94.
(33) Cf. Déclaration collective des évêques allemands: DH 3114.
(34) Pastor aeternus, avant-propos: DH 3051.
(35) Ut unum sint, 94.
(36) Cf. Lumen gentium, 23; Léon XIII, Enc. Grande munus, 30 septembre 1880: AAS 13 (1880), 145; CIC, can. 782 § 1.
(37) Evangelii nuntiandi, 14. Cf. CIC, can. 781.
(38) Pastor aeternus, ch. IV: DH 3065-3068.
(39) Cf. ibid.: DH 3073-3074; Lumen gentium, 25; CIC, can. 749 § 1; CCEO, can. 597 § 1.
(40) Ut unum sint, 94.
(41) Lumen gentium, 25.
(42) CIC, can. 1404; CCEO, can. 1058 ; cf. Pastor aeternus, ch. III: DH 3063.
(43) Communionis notio, 14. Cf. CEC, 1369.
(44) Lumen gentium, 48.
(45) Lumen gentium, 15.
(46) Ut unum sint, 97.
(47) Ibid.
(48) Cf. Lc 5,8.
(49) Cf. 2 Co 4,7.
(50) Ut unum sint, 102.
 
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