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Message par Isabelle-Marie le Dim 3 Nov 2019 - 0:11

Messe aux Catacombes de Priscille : « agrippe-toi à la corde »  

L’identité, la place et l’espérance, homélie du 2 novembre

« Agrippe-toi à la corde » de l’espérance ancrée sur l’autre rive : c’est l’invitation du pape François en célébrant la messe de ce 2 novembre 2019 – mémoire des fidèles défunts – aux Catacombes de Priscille, à Rome.

« C’est la première fois que je rentre dans une Catacombe », a confié le pape dans son homélie, faisant mémoire des chrétiens persécutés : « il y a tant de catacombes dans d’autres pays… tant de pays où être chrétien est un crime, c’est interdit : ils n’ont pas le droit. »

L’identité des chrétiens, ce sont les Béatitudes, et Matthieu 25, a aussi dit le pape, « c’est simple » : « Si tu fais cela, tu es chrétien… Il n’y a pas d’autre identité, soit tu les vis, soit tu n’es pas chrétien, tu fais semblant de l’être. »

« La place du chrétien est un peu de partout, a-t-il poursuivi : nous n’avons pas de place privilégiée dans la vie. Certains veulent en avoir – ce sont des chrétiens qualifiés. Mais ils courent le risque de rester avec les “qualifiés” et de faire tomber le “chrétien”… la place du chrétien est dans les mains de Dieu, là où il veut. »

Et le pape François de demander : « Où est-ce que je me sens plus sûr ? Dans les mains de Dieu ou avec d’autres choses ? »

Enfin, il s’est arrêté sur l’espérance, « l’ancre sur l’autre rive », invitant les chrétiens à s’agripper « à la corde » : « C’est important. Toujours agrippés à la corde. Si souvent, nous voyons seulement la corde, nous ne voyons pas l’ancre, ni l’autre rive. Mais toi, agrippe-toi à la corde, tu arriveras sûrement. »

Au terme de la messe, le pape est retourné au Vatican, où il s’est rendu dans les Grottes de la basilique Saint-Pierre pour un moment de prière en privé, pour les papes défunts.

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Message par Jeannedelamontagne le Jeu 21 Nov 2019 - 21:35

Le Saint Père François, fête ses 50 ans de sacerdoce ce 11 décembre. Nous pouvons prier pour lui, encore un peu plus en neuvaine de 3 à 11 décembre.

Hozana propose une prière commune:

https://hozana.org/t/46bXR

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Message par Isabelle-Marie le Sam 23 Nov 2019 - 7:05

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Message par Isabelle-Marie le Dim 24 Nov 2019 - 5:46

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Message par Isabelle-Marie le Dim 24 Nov 2019 - 7:21

Dialogue du Pape avec les évêques du Japon, extrait :

"...on entend dire trop souvent, sous diverses formes : imposer une vérité, fût-elle celle de l’Evangile, imposer une voie, fût-elle celle du salut, ne peut être qu’une violence à la liberté religieuse. Du reste, ajoute-t-on, pourquoi annoncer l’Evangile puisque tout le monde est sauvé par la droiture du coeur ? L’on sait bien d’ailleurs que le monde et l’histoire sont remplis de “ semences vu Verbe ” : n’est-ce pas une illusion de prétendre porter l’Evangile là où il est déjà dans ces semences que le Seigneur lui-même y a jetées ?

Quiconque se donne la peine d’approfondir, dans les documents conciliaires, les questions que ces alibis y puisent trop superficiellement, trouvera une toute autre vision de la réalité.

Ce serait certes une erreur d’imposer quoi que ce soit à la conscience de nos frères. Mais c’est tout autre chose de proposer à cette conscience la vérité évangélique et le salut en Jésus-Christ en pleine clarté et dans le respect absolu des options libres qu’elle fera — en évitant “ toute forme d’agissements qui ont un relent de coercition, de persuasion malhonnête ou peu loyale — : loin d’être un attentat à la liberté religieuse, c’est un hommage à cette liberté à laquelle est offert le choix d’une voie que même les non croyants estiment noble et exaltante. Est-ce donc un crime contre la liberté d’autrui que de proclamer dans la joie une Bonne Nouvelle que l’on vient d’apprendre par la miséricorde du Seigneur ? Et pourquoi seuls le mensonge et l’erreur, la dégradation et la pornographie, auraient-ils le droit d’être proposés et souvent, hélas, imposés par la propagande destructive des mass media, par la tolérance des législations, par la peur des bons et la hardiesse des méchants ? Cette façon respectueuse de proposer le Christ et son Royaume, plus qu’un droit, est un devoir de l’évangélisateur. Et s’est aussi un droit des hommes ses frères de recevoir de lui l’annonce de la Bonne Nouvelle du salut. Ce salut, Dieu peut l’accomplir en qui Il veut par des voies extraordinaires que lui seul connaît. Et cependant, si son Fils est venu, ce fut précisément pour nous révéler, par sa parole et par sa vie, les chemins ordinaires du salut. Et il nous a ordonné de transmettre aux autres cette révélation avec la même autorité que lui. Il se serait pas inutile que chaque chrétien et chaque évangélisateur approfondisse dans la prière cette pensée : les hommes pourront se sauver aussi par d’autres chemins, grâce à la miséricorde de Dieu, même si nous ne leur annonçons pas l’Evangile ; mais nous, pouvons-nous nous sauver si par négligence, par peur, par honte — ce que saint Paul appelait “ rougir de l’Evangile ” — ou par suite d’idées fausses nous omettons de l’annoncer ? Car ce serait alors trahir l’appel de Dieu qui, par la voix des ministres de l’Evangile, veut faire germer la semence ; et il dépendra de nous que celle-ci devienne un arbre et produise tout son fruit."

https://fr.zenit.org/articles/les-enfants-de-nagasaki-jai-beaucoup-prie-en-regardant-cette-photo-confie-le-pape/?


Et sur KTO :

Au Japon, l'hôte anti-nucléaire du pape



Hiroshima, l'Église de la paix

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Message par Isabelle-Marie le Dim 24 Nov 2019 - 11:16

"La bombe atomique n'est pas tombée sur Hiroshima et sur Nagasaki, mais sur l'humanité tout entière"

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Message par Isabelle-Marie le Dim 24 Nov 2019 - 20:44

"Je voudrais redire, avec conviction, que l'utilisation de l'énergie atomique à des fins militaires est aujourd'hui plus que jamais un crime, non seulement contre l'homme et sa dignité, mais aussi contre toute possibilité d'avenir dans notre maison commune. L'utilisation de l'énergie atomique à des fins militaires est immorale."



A ma connaissance c'est la première fois que de telles paroles sont prononcées à la face du monde ! Pape

Gloire à toi Seigneu
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Message par Isabelle-Marie le Mar 26 Nov 2019 - 4:38

Au Japon, le pape François rencontre les jeunes dans la cathédrale Sainte-Marie de Tokyo 

Message aux jeunes (texte complet)

« Les questions que vous avez posées m’ont impressionné, parce qu’elles reflètent vos expériences concrètes, et également vos espérances ainsi que vos rêves pour l’avenir », déclare le pape François aux trois jeunes – une catholique, Miki Kobayashi, une bouddhiste, Masako Kudo, et un Philippin, Leonardo Cachuela – qui ont témoigné lors de la rencontre de ce lundi 25 novembre 2019, en la cathédrale Sainte-Marie de Tokyo. Un message aux jeunes catholiques ou pas, Japonais ou d’autre pays.

Le pape a insisté sur la culture de la « rencontre »:  » Cette rencontre est une fête, car nous sommes en train de dire que la culture de la rencontre est possible, que ce n’est pas une utopie, et que vous, les jeunes, vous avez cette sensibilité spéciale pour la faire progresser. »

Il a longuement répondu à Leonardo Cachuela sur le harcèlement, un problème qui touche les jeunes du monde entier.

Voici la traduction officielle du discours du pape François.

Discours du pape François

Chers jeunes,

Merci d’être venus et merci d’être rassemblés ici. Voir et sentir votre énergie ainsi que votre enthousiasme me donne de la joie et me donne de l’espérance. Je vous en suis reconnaissant. Je remercie également Leonardo, Miki et Masako pour leurs témoignages. Il faut un grand courage et de l’audace pour partager, comme vous l’avez fait, ce qu’on a dans le cœur. Je suis certain que vos voix ont été un écho de celles de beaucoup de vos compagnons ici présents. Merci ! Je sais que parmi vous il y a des jeunes d’autres nationalités dont certains cherchent un refuge. Apprenons à construire ensemble la société que nous voulons pour demain.

Quand je vous regarde, je peux voir la diversité culturelle et religieuse des jeunes qui vivent au Japon aujourd’hui et également quelque chose de la beauté que votre génération offre à l’avenir. L’amitié entre vous et votre présence ici rappellent à tous que l’avenir n’est pas monochromatique, mais qu’il est possible si nous avons le courage de le regarder dans la variété et dans la diversité de ce que chacun peut apporter. Comme notre famille humaine a besoin d’apprendre à vivre ensemble dans l’harmonie et dans la paix sans que nous ayons besoin d’être tous pareils ! Nous n’avons pas été créés à partir du même moule, tous en série. Chacun provient de l’amour de ses parents et de sa famille. Voilà pourquoi nous sommes différents, chacun apporte une histoire à partager. (Quand je dis quelque chose qui n’a pas été traduit, il va le faire lui, d’accord ?) Il nous faut grandir dans la fraternité, dans le souci des autres, dans le respect des expériences et des points de vue différents. Cette rencontre est une fête, car nous sommes en train de dire que la culture de la rencontre est possible, que ce n’est pas une utopie, et que vous, les jeunes, vous avez cette sensibilité spéciale pour la faire progresser.

Les questions que vous avez posées m’ont impressionné, parce qu’elles reflètent vos expériences concrètes, et également vos espérances ainsi que vos rêves pour l’avenir.
Merci, Leonardo, de partager l’expérience du harcèlement et de la discrimination dont tu as souffert. De plus en plus les jeunes ont le courage de parler d’expériences comme la tienne. En mon temps, quand j’étais jeune, on ne parlait jamais des choses comme celles relatées par Leonardo. Le plus cruel du harcèlement en milieu scolaire, c’est qu’il blesse notre esprit et notre auto-estime au moment où nous avons le plus besoin de force intérieure pour nous accepter nous-même et pouvoir faire face à de nouveaux défis dans la vie. Il arrive que des victimes du harcèlement se culpabilisent même d’avoir été une cible ‘‘facile’’. Ils peuvent se sentir ratés, faibles et sans valeur, et aboutir à des situations hautement dramatiques : ‘‘Si seulement j’étais différent…’’. Cependant, paradoxalement, ce sont ceux qui harcèlent qui sont les vrais faibles, parce qu’ils pensent qu’ils peuvent affirmer leur identité propre en faisant du mal aux autres. Ils s’en prennent parfois à toute personne qu’ils estiment différente, qui représente quelque chose qui les menace. Au fond, ceux qui harcèlent ont peur, ce sont des peureux qui se cachent derrière une force apparente. Et en cela – écoutez bien – quand vous sentez, quand vous voyez que quelqu’un éprouve le besoin de faire du mal à un autre, de harceler un autre, de le brimer, c’est celui-là qui est faible. Celui qui est brimé, ce n’est pas lui qui est faible, c’est celui qui brime, parce qu’il a besoin de faire le grand, le fort pour se sentir une personne. Je viens de dire à Leonardo : ‘‘Quand ils te disent que tu es obèse, réponds-leur : c’est pire d’être maigre comme vous !’’.  Nous devons tous nous unir contre cette culture de harcèlement, tous ensemble contre cette culture de harcèlement, et apprendre à dire : ça suffit !  À cette épidémie, c’est vous-mêmes qui pouvez porter le meilleur remède. Il ne suffit pas que les institutions éducatives et les adultes utilisent toutes les ressources qui sont à leur portée pour prévenir cette tragédie, mais il faut qu’entre vous, entre amis, entre compagnons, vous puissiez vous unir pour dire : non ! Non au harcèlement, non à l’agression de l’autre ! Ça, c’est mauvais. Il n’est pas de plus grande arme pour se défendre contre ces actions que celle de pouvoir ‘‘se lever’’ entre compagnons et amis pour dire : ce que tu es en train de faire, le harcèlement, est grave.

Celui qui harcèle est un peureux, et la peur est toujours l’ennemi du bien, c’est pourquoi il est l’ennemi de l’amour et de la paix. Les grandes religions, toutes les religions que chacun d’entre nous pratique enseignent la tolérance, elles enseignent l’harmonie, elles enseignent la miséricorde ; les religions n’enseignent pas la peur, la division ou le conflit. En ce qui nous concerne nous chrétiens, écoutons Jésus qui disait constamment à ses disciples de ne pas avoir peur. Pourquoi ? Parce que si nous sommes avec Dieu et que nous aimons avec Dieu et aimons nos frères, cet amour chasse la crainte (cf. Jn 4, 18). Pour beaucoup d’entre nous, comme nous l’a si bien rappelé Leonardo, regarder la vie de Jésus nous permet de trouver la consolation, car Jésus savait lui-même ce que signifie être méprisé et rejeté, jusqu’au point d’être crucifié. Il savait également ce que c’est que d’être un étranger, un migrant, quelqu’un de ‘‘différent’’. Dans un certain sens – et ici, je parle aux chrétiens ainsi qu’à ceux qui ne sont pas chrétiens, considérez-le comme un modèle religieux -, Jésus a été le plus ‘‘marginalisé’’, un marginalisé rempli de Vie à donner. Leonardo, nous pouvons toujours regarder ce qui nous manque, mais nous pouvons aussi découvrir la vie que nous sommes capable de donner et d’offrir. Le monde a besoin de toi, ne l’oublie jamais ! Le Seigneur a besoin de toi, il a besoin de toi pour que tu puisses donner du courage à tant d’autres qui demandent aujourd’hui une main qui les aide à se relever. À vous tous, je voudrais dire une chose qui va vous servir dans la vie : regarder avec mépris, avec dédain une personne, c’est la regarder de haut, c’est lui dire : je suis supérieur et toi tu es inférieur ; mais il y a une seule façon licite et juste de regarder une personne de haut, c’est en l’aidant à se relever. Si l’un d’entre vous, moi compris, regarde une personne de haut, avec mépris, il est peu de chose. Mais si l’un d’entre nous regarde une personne de haut pour lui tendre la main et pour l’aider à se relever, cet homme ou cette femme est grand. Donc, quand vous regardez quelqu’un de haut, demandez-vous : où se trouve ma main, est-elle cachée ou est-elle en train de l’aider à se relever ? Et vous serez heureux. D’accord ? D’accord, oui ou non ? Vous êtes tous muets !

Et cela suppose qu’il faut apprendre à développer une qualité très importante, mais dévaluée : la capacité d’apprendre à donner du temps aux autres, à les écouter, à partager avec eux, à les comprendre. Et ce n’est qu’ainsi que nous allons ouvrir nos histoires et nos blessures à un amour qui va transformer et commencer à changer le monde qui nous entoure. Si nous ne donnons pas, si nous ne perdons pas du temps, si nous ‘‘gagnons du temps’’ au dépens des personnes, nous le perdrons dans beaucoup de choses qui, en fin de compte, nous laissent vides et abrutis –  dans mon pays on dirait qu’on nous remplit de choses jusqu’à l’indigestion -. Donc, s’il vous plaît, consacrez du temps à vos familles, consacrez du temps à vos amis, et aussi à Dieu en priant et en méditant, chacun selon sa croyance. Et si pour vous il est vous difficile de prier, ne vous découragez pas ! Un guide spirituel sage a dit une fois : prier, c’est d’abord être simplement là. Reste calme, crée de l’espace pour que Dieu entre, laisse-toi regarder et il va te remplir de sa paix.

Et c’est exactement ce que Miki nous disait ; il a demandé comment les jeunes peuvent créer de l’espace pour Dieu dans une société frénétique, ne visant qu’à être compétitive et productive. Il est fréquent de constater qu’une personne, une communauté ou une société entière peuvent être très développées extérieurement, mais avoir une vie intérieure pauvre et rabougrie, ainsi qu’une âme et une vitalité éteinte ; elles sont comme des poupées usées qui n’ont rien à l’intérieur. Tout les ennuie, il y a des jeunes qui ne rêvent pas ; c’est terrible, un jeune qui ne rêve pas, un jeune qui ne fait place aux rêves, pour que Dieu entre, pour que les illusions rentrent et que la vie soit féconde. Il y a des hommes et des femmes qui ont oublient de rire, qui ne jouent pas, qui ignorent le sens de l’admiration et de la surprise. Des hommes et des femmes tels des zombis, dont le cœur a cessé de battre. Pourquoi ? En raison de l’incapacité à célébrer la vie avec les autres. Écoutez bien ceci : vous serez heureux, vous serez féconds si vous gardez la capacité de célébrer la vie avec les autres. Que de personnes dans le monde sont matériellement riches, mais vivent esclaves d’une solitude sans pareille. Je pense ici à la solitude que connaissent tant de personnes, jeunes et adultes, de nos sociétés prospères, mais souvent si anonymes. Mère Teresa, qui travaillait parmi les plus pauvres des pauvres, a dit une fois quelque chose de prophétique, quelque chose de profond : « La solitude et le sentiment de ne pas être aimé sont la pauvreté la plus terrible ». Il convient peut-être que nous nous demandions : pour moi, quelle est la pauvreté la plus terrible, pour moi quel serait le niveau le plus élevé de pauvreté ? Et si nous sommes honnêtes, nous nous rendrons compte que la plus grande pauvreté qui puisse nous affecter, c’est la solitude et la sensation de n’être pas aimés ? Vous entendez ? Le discours est trop ennuyeux ou bien je peux continuer ? Est-il ennuyeux ? [Les jeunes répondent : Non !]. C’est presque fini !

Combattre cette pauvreté spirituelle est une tâche à laquelle nous sommes appelés, et vous les jeunes, vous avez un rôle spécial à jouer, car cela exige un changement important dans nos priorités, dans nos options. Cela implique de reconnaître que le plus important ne réside pas dans les choses que j’ai ou que je peux acquérir, mais dans la personne que j’ai pour les partager avec elle. Il n’est pas si important de se focaliser et de s’interroger sur ce pour quoi je vis, mais sur la personne pour laquelle je vis. Apprenez à vous poser cette question : Non pas, pour quoi je vis ; mais pour qui je vis, avec qui je partage ma vie. Les choses sont importantes mais les personnes sont indispensables ; sans elles, nous nous déshumanisons, nous sommes privés de visage, nous sommes privés de nom, et nous devenons un objet de plus, peut-être le meilleur de tous, mais des objets, or nous ne sommes pas des objets, nous sommes des personnes. Le livre de l’Ecclésiastique dit : « Un ami fidèle est un puissant soutien ; qui l’a trouvé a trouvé un trésor » (6, 14). C’est pourquoi il est toujours important de se demander : « Pour qui suis-je ?  Certainement pour Dieu. Mais il a voulu que tu sois aussi pour les autres, et il a mis en toi beaucoup de qualités, des inclinations, des dons et des charismes qui ne sont pas pour toi, mais pour les autres » (Christus vivit, n. 286), pour partager avec les autres, pas uniquement pour vivre ta vie, mais la partager. Partager la vie !

Et ceci est quelque chose de beau que vous pouvez offrir à notre monde. Les jeunes doivent donner quelque chose au monde. Soyez des témoins du fait que l’amitié sociale, l’amitié entre vous, est possible ! Il faut l’espérance d’un avenir fondé sur la culture de la rencontre, l’acceptation, la fraternité et le respect de la dignité de chaque personne, surtout de ceux qui ont le plus besoin d’amour et de compréhension, sans qu’il soit nécessaire d’agresser ou de mépriser, mais en apprenant à reconnaître la richesse des autres.

Une pensée qui peut nous aider : pour que nous restions physiquement vivants, nous devons respirer ; c’est une action que nous faisons sans nous en rendre compte, nous respirons tous de manière automatique. Pour que nous restions vivants au sens plénier et large du mot, il nous faut apprendre à respirer à travers la prière, la méditation, dans un mouvement intérieur, par lequel nous pouvons écouter Dieu qui nous parle du profond de notre cœur. Et nous avons aussi besoin d’un mouvement extérieur par lequel nous nous approchons des autres à travers des actes d’amour, des actes de service. Ce double mouvement nous permet de grandir et de découvrir non seulement que Dieu nous a aimés, mais qu’il a confié à chacun une mission, une vocation unique et que nous la percevrons dans la mesure où nous donnons aux autres, à des personnes concrètes.

Masako nous a parlé de ces choses à partir de son expérience personnelle comme étudiante et enseignante. Elle s’est demandé comment on peut aider les jeunes à percevoir leur propre bonté et valeur. Une fois de plus, je voudrais vous dire que, pour grandir, pour découvrir notre propre identité, votre propre bonté et votre propre beauté intérieure, nous ne pouvons pas nous regarder dans un miroir. Beaucoup de choses ont été inventées, mais grâce à Dieu, les selfies de l’âme n’existent pas encore. Pour être heureux, nous avons besoin de demander de l’aide aux autres, de faire tirer la photographie par quelqu’un d’autre, c’est-à-dire de sortir de nous-mêmes pour aller vers les autres, surtout vers les plus démunis (cf. Ibid., n. 171). Je voudrais vous dire une chose, ne vous regardez pas trop vous-mêmes, ne vous regardez pas trop dans le miroir, car vous courrez le risque qu’à force de vous regarder le miroir se brise.

J’ai bientôt fini. Il était temps ! À titre particulier, je vous demande d’étendre les bras de l’amitié et de recevoir ceux qui viennent, parfois après une grande souffrance, chercher refuge dans votre pays. Avec nous est présent un petit groupe de réfugiés ; votre accueil témoignera que pour beaucoup ils peuvent être des étrangers, mais que pour vous ils peuvent être considérés comme des frères et des sœurs.

Un enseignant sage a dit une fois que la clef pour grandir en sagesse n’était pas tant de trouver les réponses justes que de découvrir les questions justes. Que chacun d’entre vous pense : est-ce que je sais répondre aux questions, donner les bonnes réponses ? Si quelqu’un dit oui, je le félicite, mais pose-toi une autre question : ‘‘Est-ce que je sais poser les bonnes questions ? Ai-je un cœur troublé qui me conduit à interroger sans cesse la vie, moi-même, les autres, Dieu ?’’ Avec les bonnes réponses, vous passez l’examen, mais sans les bonnes réponses vous ne passez pas la vie. Vous n’êtes pas tous des enseignants comme Masako, mais j’espère que vous pouvez vous poser de très bonnes questions, vous interroger et aider les autres à se poser des questions bonnes et instructives concernant le sens de la vie, la façon dont nous pouvons préparer un avenir meilleur pour ceux qui viendront après nous.

Chers jeunes : merci de votre attention amicale, et merci de votre patience, de tout ce temps que vous m’avez donné et de m’avoir permis de partager un peu de vos vies.

N’entravez pas vos rêves, ne tuez pas vos rêves, faites place aux rêves et osez regarder des horizons larges, osez regarder ce qui vous attend si vous vous mettez à construire ensemble. Le Japon a besoin de vous, le monde a besoin de vous, éveillés, pas endormis, il a besoin de vous généreux, joyeux et enthousiastes, capables de construire une maison pour tous. Je promets de prier pour vous, afin que vous grandissiez en sagesse spirituelle, afin que vous sachiez poser les bonnes questions, afin que vous oubliiez le miroir et que vous sachiez regarder les autres dans les yeux.

À vous tous, ainsi qu’à vos familles et amis, j’adresse mes souhaits les meilleurs, ma bénédiction et je vous demande de vous souvenir de me faire parvenir aussi vos bons souhaits et de me faire parvenir des bénédictions.

Merci beaucoup !

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Message par Isabelle-Marie le Mer 27 Nov 2019 - 14:41

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Hong Kong : «Soyons témoins de paix», appel du card. Tong Hon   Prie
 
Depuis Tokyo, regard sur la situation difficile à Hong Kong

« La paix doit être d’abord intérieure, affirme l’évêque émérite de Hong Kong, le cardinal John Tong Hon : Cultivons-nous d’abord par nos propres prières et ensuite soyons témoins de paix. »

C’est ce que le cardinal a dit en marge de la messe du pape François à Tokyo, au Japon, le 25 novembre 2019, indique Vatican News en italien. Le cardinal a expliqué comment la paix pourrait aider à résoudre la situation difficile à Hong Kong et a appelé les parties au dialogue.

« Selon la doctrine sociale de l’Église, la paix vient toujours de notre Seigneur Jésus-Christ », a rappelé le cardinal Tong Hon.

« Nous pouvons être des artisans de paix par nos paroles, par notre comportement pour influencer les autres afin que la paix puisse se propager, a-t-il poursuivi. Et puis, les personnes en conflit devraient s’asseoir et parler ensemble. »

« Enfin, a-t-il conclu, nous pouvons parvenir à la réconciliation de sorte que nous puissions mettre en œuvre ce que le Seigneur nous demande de faire pour nous aimer les uns les autres et pardonner aux autres leurs offenses. La paix en résultera. »

Rappelons qu’en survolant Hong Kong – dans l’avion qui le conduisait de Bangkok (Thaïlande) à Tokyo le 23 novembre dernier – le pape a écrit au chef de l’exécutif Carrie Lam, priant « pour que Dieu Tout Puissant accorde à tous le bien-être et la paix ».

Avec une traduction d’Hélène Ginabat

https://fr.zenit.org/articles/hong-kong-soyons-temoins-de-paix-appel-du-card-tong-hon/?
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Message par Isabelle-Marie le Dim 1 Déc 2019 - 20:59

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Messe en rite zaïrois: le pape appelle de ses vœux une économie au service de la paix (texte complet)

« La prière et la charité ne sont pas du temps perdu, mais les plus grands trésors »

Le pape François appelle, notamment en République démocratique du Congo (RDC), à une économie qui soit au service de la paix, dans son homélie pour la messe du 1er dimanche de l’Avent, qui dure 4 semaines et prépare à la fête de Noël.

Le pape François, toujours enrhumé, a présidé la messe en rite zaïrois, ce dimanche 1er décembre 2019, à l’autel de la « Chaire de Saint Pierre » de la basilique vaticane, à l’occasion du jubilé d’argent de l’aumônerie congolaise de Rome et de la béatification (24 avril 1994) du bienheureux Isidore Bakanja (1885 – 1909), et de la fête de la bienheureuse Anuarite Marie-Clémentine Nengapeta (1939-1964) béatifiée le 15 août 1985 , deux martyrs. Différentes langues de RDC ont été intégrées à la messe, abrégée pour la circonstance: elle pourrait durer … quatre heures.

Le pape a appelé de ses voeux la paix dans l’Est du pays et une « économie » qui soit au service de la paix dans le monde: « demandons qu’au nom du Dieu-Amour, et avec l’aide des populations voisines, on renonce aux armes, en vue d’un avenir où les uns ne soient plus contre les autres, mais où les uns soient avec les autres, et où l’on se détourne d’une économie qui se sert de la guerre pour une économie qui sert la paix ! »

Il l’a redit dans un tweet publié après l’angélus: « Aujourd’hui, nous prions pour la #paix en #RDCongo, gravement menacée dans l’est du pays, où font rage des conflits, nourris également de l’extérieur, alors que beaucoup se taisent. »

Face à la situation au Nord Kivu – Est RD Congo, l’Assemblée épiscopale provinciale de Bukavu, a invité, le 30 novembre, à une journée de jeûne et prière.

Justement, le pape François avait commencé son homélie par le mot « paix », en langue lingala: « Boboto ». L’assemblée a répondu par « fraternité », le pape a répété « fraternité ». L’assemblée a répondu: « joie ».

Mais le pape a épinglé d’autres maux des société, dont le consumérisme: « Le consumérisme est un virus qui attaque la foi à la racine, car il te fait croire que la vie dépend uniquement de ce que tu fais, et ainsi tu oublies Dieu qui vient à ta rencontre et celui qui est à côté de toi ».
Le pape François indique, après le diagnostic, le remède: « Il nous faut veiller aujourd’hui : vaincre la tentation qui fait croire que le sens de la vie réside dans l’accumulation ; démasquer l’illusion qu’on est heureux si on a beaucoup de chose ; résister aux lumières aveuglantes de la consommation qui brillent partout en ce mois et croire que la prière et la charité ne sont pas du temps perdu, mais les plus grands trésors ».

A la fin de la messe, soeur Rita a remercié le pape au nom de toute la communauté congolaise de Rome. Elle a appelé de ses voeux la paix dans le pays et que le pape François puisse effectuer un voyage en RDC. Au nom de la communauté, elle a offert au pape une chasuble et une étole blanches brodées.

Voici la traduction officielle des paroles prononcées en italien (sauf les deux premières!).

Homélie du pape FrançoisPape François: Boboto [paix]
Assemblée: Bondeko [faternité]
Pape François: Bondeko
Assemblée: Esengo [joie]

Dans les Lectures d’aujourd’hui figure un verbe, venir, qu’on retrouve trois fois dans la première Lecture, tandis que l’Évangile, pour conclure, affirme que « le Fils de l’homme viendra » (Mt 24, 44). Jésus vient : l’Avent nous rappelle cette certitude déjà par son sens même, car le mot Avent signifie venue.

Le Seigneur vient : voici la racine de notre espérance, la certitude qu’au milieu des tribulations du monde arrive la consolation de Dieu, une consolation qui n’est pas faite de paroles, mais de présence, de la présence de celui qui vient parmi nous. Le Seigneur vient ; aujourd’hui, premier jour de l’Année liturgique, cette annonce représente notre point de départ : nous savons qu’au-delà de tout événement favorable ou contrariant, le Seigneur ne nous laisse pas seuls. Il est venu il y a deux mille ans et il viendra encore à la fin des temps, mais il vient aujourd’hui également dans ma vie, dans ta vie. Oui, notre vie, avec tous ses problèmes, ses angoisses et ses incertitudes, reçoit la visite du Seigneur. Voilà la source de notre joie : le Seigneur ne s’est pas lassé et ne se lassera jamais de nous, il désire venir, il désire nous rendre visite.

Aujourd’hui, le verbe venir a non seulement comme sujet Dieu, mais nous aussi. En effet, dans la première Lecture Isaïe prédit : « Viendront des peuples nombreux. Ils diront : « Venez ! montons à la montagne du Seigneur » (2, 3). Tandis que le mal sur la terre vient du fait que chacun suit son propre chemin sans les autres, le prophète offre une vision merveilleuse : tous les peuples viennent ensemble à la montagne du Seigneur. Sur la montagne, il y avait le temple de Dieu, la maison de Dieu. Isaïe nous transmet donc une invitation de la part de Dieu à aller chez lui. Nous sommes les invités de Dieu, et celui qui est invité est attendu, désiré. ‘‘Venez, dit Dieu, car dans ma maison il y a de la place pour tout le monde. Venez, car je ne porte pas dans mon cœur seulement un peuple, mais chaque peuple’’.

Chers frères et sœurs, vous êtes venus de loin. Vous avez quitté vos maisons, vous avez quitté des proches et des choses qui vous sont chères. Arrivés ici, vous avez trouvé à la fois accueil, difficultés et imprévus. Mais pour Dieu, vous êtes toujours des invités bienvenus. Pour lui, nous ne sommes pas des étrangers, mais des enfants attendus. Et l’Église est la maison de Dieu : sentez-vous donc toujours chez vous ici. Nous venons ici pour marcher ensemble vers le Seigneur et réaliser les paroles par lesquelles se conclut la prophétie d’Isaïe : « Venez […] ! Marchons à la lumière du Seigneur » (v. 5).

Mais on peut préférer les ténèbres à la lumière du Seigneur. On peut répondre ‘‘non’’ au Seigneur qui vient, tout comme à son invitation à aller chez lui. Souvent, il ne s’agit pas d’un ‘‘non’’ direct, insolent, mais sournois. C’est le ‘‘non’’ contre lequel Jésus met en garde dans l’Évangile, en nous exhortant à ne pas faire comme « aux jours de Noé » (Mt 24, 37). Que s’est-il passé aux jours de Noé ? Il est arrivé que, alors que quelque chose de nouveau et de bouleversant était sur le point de se produire, personne n’y faisait attention, car tout le monde ne pensait qu’à manger et à boire (cf. v. 38). En d’autres termes, chacun réduisait la vie à ses besoins, se contentait d’une vie plate, horizontale, sans élan. Il n’y avait pas l’attente de quelqu’un, mais uniquement la prétention d’avoir quelque chose pour soi, à consommer.

Le consumérisme est un virus qui attaque la foi à la racine, car il te fait croire que la vie dépend uniquement de ce que tu fais, et ainsi tu oublies Dieu qui vient à ta rencontre et celui qui est à côté de toi. Le Seigneur vient, mais tu suis plutôt tes appétits ; ton frère frappe à ta porte, mais il te dérange, parce qu’il perturbe tes plans. Dans l’Évangile, quand Jésus signale les dangers pour la foi, il ne se soucie pas des ennemis puissants, des hostilités et des persécutions. Tout cela a existé, existe et existera, mais n’affaiblit pas la foi. Le vrai danger, c’est plutôt ce qui anesthésie le cœur : c’est de dépendre de la consommation, c’est de laisser les besoins appesantir et dissiper le cœur (cf. Lc 21, 34).

On vit alors des choses et on ne sait plus pour quoi ; on a beaucoup de biens mais on ne fait plus le bien ; les maisons se remplissent de choses mais se vident d’enfants ; on gaspille le temps dans des passetemps, mais on n’a plus du temps pour Dieu et pour les autres. Et quand on vit pour les choses, elles ne suffisent jamais, l’avidité grandit et les autres deviennent des entraves dans la course et ainsi, on finit par se sentir menacé et, toujours insatisfait et énervé ; la haine gagne du terrain. Nous le voyons aujourd’hui là où le consumérisme règne en maître : que de violence et de volonté de chercher un ennemi à tout prix ! Ainsi, tandis que le monde est rempli d’armes qui causent des morts, nous ne nous rendons pas compte que nous continuons à armer notre cœur de rage.

Jésus veut nous réveiller de tout cela. Il le fait en se servant d’un verbe : « Veillez » (Mt 24, 42). Veiller, c’était le travail de la sentinelle, qui veillait en restant en éveil tandis que tout le monde dormait. Veiller, c’est résister au sommeil qui nous gagne tous. Pour pouvoir veiller, il faut avoir une espérance certaine : que la nuit ne durera pas toujours, que bientôt l’aube pointera. Il en est de même pour nous : Dieu vient et sa lumière éclairera même les ténèbres les plus épaisses. Mais nous, il nous faut veiller aujourd’hui : vaincre la tentation qui fait croire que le sens de la vie réside dans l’accumulation ; démasquer l’illusion qu’on est heureux si on a beaucoup de chose ; résister aux lumières aveuglantes de la consommation qui brillent partout en ce mois et croire que la prière et la charité ne sont pas du temps perdu, mais les plus grands trésors.

Quand nous ouvrons le cœur au Seigneur et à nos frères, arrive le bien précieux que les choses ne pourront jamais nous donner et qu’Isaïe annonce dans la première Lecture, la paix : « De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre » (Is 2, 4). Ce sont des paroles qui nous font penser aussi à votre patrie. Aujourd’hui, nous prions pour la paix, gravement menacée dans l’est du pays, surtout dans les territoires de Béni et de Minembwe, où font rage des conflits, nourris également de l’extérieur, alors que beaucoup se taisent.

Aujourd’hui, vous faites mémoire d’une très belle figure, la Bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta, violemment tuée, non sans avoir dit à son bourreau, comme Jésus : « Je te pardonne, parce que tu ne sais pas ce que tu fais ». Par son intercession, demandons qu’au nom du Dieu-Amour, et avec l’aide des populations voisines, on renonce aux armes, en vue d’un avenir où les uns ne soient plus contre les autres, mais où les uns soient avec les autres, et où l’on se détourne d’une économie qui se sert de la guerre pour une économie qui sert la paix !

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Message par Isabelle-Marie le Dim 1 Déc 2019 - 21:38

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La crèche, signe que Dieu ne « laisse jamais seul »

Allocution à Greccio, sur les pas de saint François (traduction complète)

« Dieu ne nous laisse jamais seuls; nous accompagne de sa présence cachée mais pas invisible », déclare le pape François en pèlerinage à Greccio, en Italie, en Ombrie, ce dimanche 1er décembre 2019.

Le pape s’est rendu pour la seconde fois en ce lieu de la première crèche de saint François d’Assise, où il était venu, en visite privée, en janvier 2016.

Il y a signé son « exhortation apostolique », « Admirabile signum », sur « la signification et la valeur de la crèche ». Puis il a présidé une liturgie de la Parole, ce dimanche 1er décembre 2019, premier dimanche de l’Avent.

Le pape, parti du Vatican à 15h15 et arrivé à 16h55. A sa descente d’hélicoptère, il a salué des personnes malades ou handicapées avant de se rendre en voiture au sanctuaire.

Le sanctuaire de Greccio est comme « une deuxième Bethléen » disait le pape Jean-Paul II qui est venu le 2 janvier 1983.

Le pape François a été accueilli par l’évêque de Rieti, Mgr Domenico Pompili, le « gardien » du couvent franciscain, le p. Francesco Rossi, et Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la Nouvelle évangélisation.

Dans la grotte de la première crèche, il s’est recueilli en prière puis a il a signé sa lettre.

Il a ensuite exhorté la communauté franciscaine à cette fidélité à la simplicité et à la pauvreté, à l’humilité de S. François. Il prié avec la communauté un Notre Père avant de la bénir, et il a ajouté: « Et si vous avez une minute, priez aussi pour moi! »

Le pape a été accueilli, à la sortie de la grotte de Greccio, par des jeunes en costumes médiévaux. Puis des enfants ont chanté pour lui.

Puis le pape a présidé une célébration de la parole au cours de laquelle il a invité à « garder les yeux tournés vers l’Enfant Jésus. Son sourire, qui a éclaté dans la nuit, disperse l’indifférence et ouvre les cœurs à la joie de ceux qui se sentent aimés du Père qui est dans les cieux ».

Au terme de la liturgie, il a remis sa lettre officiellement. Elle a ensuite été lue intégralement dans la chapelle du sanctuaire, en italien, par deux adultes et deux jeunes.

Le récit de la première crèche inaugurée par S. François d’Assise dans la grotte de Greccio, pour Noël, en 1223, a été racontée par son biographe et compagnon, Tommaso da Celano. Il a voulu faire comprendre la simplicité et la pauvreté de Bethléem. Il a été lu, après l’évangile de la Nativité, lors de la célébration de la Parole dans la Chapelle du sanctuaire.

Voici les paroles prononcées par le pape au cours de cette liturgie.

Allocution du pape à Greccio

Combien de pensées envahissent l’esprit dans ce lieu saint! Et pourtant, devant la roche de ces montagnes si chères à saint François, ce que nous sommes appelés à accomplir, c’est avant tout de redécouvrir la simplicité.

La crèche, que Saint François a réalisé pour la première fois dans ce petit espace, imitation de la grotte étroite de Bethléem, il parle pour lui-même. Ici, il n’est pas nécessaire de multiplier les paroles, parce que la scène qui est placée devant nos yeux exprime la sagesse dont nous avons besoin pour saisir l’essentiel.

Devant la crèche, nous découvrons à quel point c’est important pour notre vie, si agitée, de trouver des moments de silence et de prière. Le silence, contempler la beauté du visage de Jésus enfant, le Fils de Dieu né dans la pauvreté d’une étable. La prière, pour exprimer le « merci » émerveillé devant cet immense cadeau d’amour qui nous est fait.

Dans ce signe simple et admirable de la crèche que la piété populaire a accueillie et transmise de génération en génération, se manifeste le grand mystère de notre foi: Dieu nous aime au point de partager notre humanité et notre vie. Il ne nous laisse jamais seuls; nous accompagne de sa présence cachée mais pas invisible. Dans toutes les circonstances, dans la joie comme dans la douleur, il est l’Emmanuel, Dieu avec nous.

Comme les bergers de Bethléem, accueillons l’invitation d’aller à la grotte, de voir et reconnaître le signe que Dieu nous a donné. Alors notre coeur sera plein de joie et nous pourrons le porter là où il y a de la tristesse; il sera rempli d’espérance, à partager avec ceux qui l’ont perdue.

Imitons Marie, qui a déposé son Fils dans la crèche, car il n’y avait pas de place dans une maison. Avec elle et avec saint Joseph, son mari, nous gardons les yeux tournés vers l’Enfant Jésus. Son sourire, qui a éclaté dans la nuit, disperse l’indifférence et ouvre les cœurs à la joie de ceux qui se sentent aimés du Père qui est dans les cieux.

Copyright – Traduction de Zenit

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Message par Joannes Maria le Jeu 5 Déc 2019 - 19:58

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Message par Isabelle-Marie le Sam 7 Déc 2019 - 2:24

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Lettre sur la crèche de Noël (1/10) : stupeur et émerveillement
 
Que cette tradition soit redécouverte

« Stupeur et émerveillement » : le pape François parle en ces termes des sentiments qui sont éveillés devant la crèche, au moment de Noël.

Dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio – lieu de la première crèche vivante de saint François – il souhaite que la tradition de la crèche soit redécouverte.

Lettre sur la crèche (1/10)

« Le merveilleux signe de la crèche, si chère au peuple chrétien, suscite toujours stupeur et émerveillement. Représenter l’événement de la naissance de Jésus, équivaut à annoncer le mystère de l’Incarnation du Fils de Dieu avec simplicité et joie. La crèche, en effet, est comme un Évangile vivant, qui découle des pages de la Sainte Écriture. En contemplant la scène de Noël, nous sommes invités à nous mettre spirituellement en chemin, attirés par l’humilité de Celui qui s’est fait homme pour rencontrer chaque homme. Et, nous découvrons qu’Il nous aime jusqu’au point de s’unir à nous, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui.

Par cette lettre je voudrais soutenir la belle tradition de nos familles qui, dans les jours qui précèdent Noël, préparent la crèche. Tout comme la coutume de l’installer sur les lieux de travail, dans les écoles, les hôpitaux, les prisons, sur les places publiques… C’est vraiment un exercice d’imagination créative, qui utilise les matériaux les plus variés pour créer de petits chefs-d’œuvre de beauté. On l’apprend dès notre enfance : quand papa et maman, ensemble avec les grands-parents, transmettent cette habitude joyeuse qui possède en soi une riche spiritualité populaire. Je souhaite que cette pratique ne se perde pas ; mais au contraire, j’espère que là où elle est tombée en désuétude, elle puisse être redécouverte et revitalisée. »

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Lettre sur la crèche de Noël (2/10) : l’origine de la crèche 

Et la première crèche vivante

Dans sa lettre apostolique « Admirabile signum », le pape François revient sur les origines de la crèche et sur le récit de la première vivante de saint François d’Assise.

Nous publions extrait par extrait ce document signé le 1er décembre 2019 à Greccio.

Lettre sur la crèche (2/10)

« L’origine de la crèche se trouve surtout dans certains détails évangéliques de la naissance de Jésus à Bethléem. L’évangéliste Luc dit simplement que Marie «mit au monde son fils premier-né; elle l’emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n’y avait pas de place pour eux dans la salle commune» (2, 7). Jésus est couché dans une mangeoire, appelée en latin praesepium, d’où la crèche.

En entrant dans ce monde, le Fils de Dieu est déposé à l’endroit où les animaux vont manger. La paille devient le premier berceau pour Celui qui se révèle comme «le pain descendu du ciel» (Jn 6, 41). C’est une symbolique, que déjà saint Augustin, avec d’autres Pères, avait saisie lorsqu’il écrivait :

«Allongé dans une mangeoire, il est devenu notre nourriture» (Serm. 189, 4). En réalité, la crèche contient plusieurs mystères de la vie de Jésus de telle sorte qu’elle nous les rend plus proches de notre vie quotidienne.

Mais venons-en à l’origine de la crèche telle que nous la comprenons. Retrouvons-nous en pensée à Greccio, dans la vallée de Rieti, où saint François s’arrêta, revenant probablement de Rome, le 29 novembre 1223, lorsqu’il avait reçu du Pape Honorius III la confirmation de sa Règle. Après son voyage en Terre Sainte, ces grottes lui rappelaient d’une manière particulière le paysage de Bethléem. Et il est possible que le Poverello ait été influencé à Rome, par les mosaïques de la Basilique de Sainte Marie Majeure, représentant la naissance de Jésus, juste à côté de l’endroit où étaient conservés, selon une tradition ancienne, les fragments de la mangeoire.

Les Sources franciscaines racontent en détail ce qui s’est passé à Greccio. Quinze jours avant Noël, François appela un homme du lieu, nommé Jean, et le supplia de l’aider à réaliser un vœu : «Je voudrais représenter l’Enfant né à Bethléem, et voir avec les yeux du corps, les souffrances dans lesquelles il s’est trouvé par manque du nécessaire pour un nouveau-né, lorsqu’il était couché dans un berceau sur la paille entre le bœuf et l’âne». Dès qu’il l’eut écouté, l’ami fidèle alla immédiatement préparer, à l’endroit indiqué, tout le nécessaire selon la volonté du Saint. Le 25 décembre, de nombreux frères de divers endroits vinrent à Greccio accompagnés d’hommes et de femmes provenant des fermes de la région, apportant fleurs et torches pour illuminer cette sainte nuit. Quand François arriva, il trouva la mangeoire avec la paille, le bœuf et l’âne. Les gens qui étaient accourus manifestèrent une joie indicible jamais éprouvée auparavant devant la scène de Noël. Puis le prêtre, sur la mangeoire, célébra solennellement l’Eucharistie, montrant le lien entre l’Incarnation du Fils de Dieu et l’Eucharistie. À cette occasion, à Greccio, il n’y a pas eu de santons: la crèche a été réalisée et vécue par les personnes présentes.

C’est ainsi qu’est née notre tradition : tous autour de la grotte et pleins de joie, sans aucune distance entre l’événement qui se déroule et ceux qui participent au mystère.

Le premier biographe de saint François, Thomas de Celano, rappelle que s’ajouta, cette nuit-là, le don d’une vision merveilleuse à la scène touchante et simple: une des personnes présentes vit, couché dans la mangeoire, l’Enfant Jésus lui-même. De cette crèche de Noël 1223,«chacun s’en retourna chez lui plein d’une joie ineffable».

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Message par Isabelle-Marie le Dim 8 Déc 2019 - 5:55

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  La crèche de sable de Jesolo, Place Saint-Pierre

Lettre sur la crèche de Noël (3/10) : sentir la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie

Un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés

« La crèche est une invitation à « sentir » et à « toucher » la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation », écrit le pape François dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio.

« En Jésus, affirme-t-il aussi, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction ; un ami fidèle qui est toujours près de nous. »

Nous publions par extraits le texte de cette lettre.

Lettre sur la crèche (3/10)

« Saint François, par la simplicité de ce signe, a réalisé une grande œuvre d’évangélisation. Son enseignement a pénétré le cœur des chrétiens et reste jusqu’à nos jours une manière authentique de proposer de nouveau la beauté de notre foi avec simplicité. Par ailleurs, l’endroit même où la première crèche a été réalisée exprime et suscite ces sentiments. Greccio est donc devenu un refuge pour l’âme qui se cache sur le rocher pour se laisser envelopper dans le silence.

Pourquoi la crèche suscite-t-elle tant d’émerveillement et nous émeut-elle ? Tout d’abord parce qu’elle manifeste la tendresse de Dieu. Lui, le Créateur de l’univers, s’abaisse à notre petitesse. Le don de la vie, déjà mystérieux à chaque fois pour nous, fascine encore plus quand nous voyons que Celui qui est né de Marie est la source et le soutien de toute vie. En Jésus, le Père nous a donné un frère qui vient nous chercher quand nous sommes désorientés et que nous perdons notre direction ; un ami fidèle qui est toujours près de nous. Il nous a donné son Fils qui nous pardonne et nous relève du péché.

Faire une crèche dans nos maisons nous aide à revivre l’histoire vécue à Bethléem. Bien sûr, les Évangiles restent toujours la source qui nous permet de connaître et de méditer sur cet Événement, cependant la représentation de ce dernier par la crèche nous aide à imaginer les scènes, stimule notre affection et nous invite à nous sentir impliqués dans l’histoire du salut, contemporains de l’événement qui est vivant et actuel dans les contextes historiques et culturels les plus variés.

D’une manière particulière, depuis ses origines franciscaines, la crèche est une invitation à « sentir » et à « toucher » la pauvreté que le Fils de Dieu a choisie pour lui-même dans son incarnation. Elle est donc, implicitement, un appel à le suivre sur le chemin de l’humilité, de la pauvreté, du dépouillement, qui, de la mangeoire de Bethléem conduit à la croix. C’est un appel à le rencontrer et à le servir avec miséricorde dans les frères et sœurs les plus nécessiteux (cf. Mt 25, 31-46). »

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Message par Isabelle-Marie le Lun 9 Déc 2019 - 23:25

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                        Illumination de la crèche et de l'arbre de Noël place Saint-Pierre  

Lettre sur la crèche de Noël (4/10) : obscurité et silence de la nuit

Jésus, la nouveauté venue dans un vieux monde

Dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio, le pape François médite sur les signes de la crèche.

Dans ce nouvel extrait, il évoque le ciel étoilé dans l’obscurité, le silence de la nuit, ainsi que la tradition des paysages en ruine symbolisant « la nouveauté » qu’est Jésus.

Lettre sur la crèche (4/10)

« J’aimerais maintenant passer en revue les différents signes de la crèche pour en saisir le sens qu’ils portent en eux. En premier lieu, représentons-nous le contexte du ciel étoilé dans l’obscurité et dans le silence de la nuit. Ce n’est pas seulement par fidélité au récit évangélique que nous faisons ainsi, mais aussi pour la signification qu’il possède. Pensons seulement aux nombreuses fois où la nuit obscurcit notre vie. Eh bien, même dans ces moments-là, Dieu ne nous laisse pas seuls, mais il se rend présent pour répondre aux questions décisives concernant le sens de notre existence : Qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? Pourquoi suis-je né à cette époque ? Pourquoi est-ce que j’aime ? Pourquoi est-ce que je souffre ? Pourquoi vais-je mourir ? Pour répondre à ces questions, Dieu s’est fait homme. Sa proximité apporte la lumière là où il y a les ténèbres et illumine ceux qui traversent l’obscurité profonde de la souffrance (cf. Lc 1,79).

Les paysages qui font partie de la crèche méritent, eux aussi, quelques mots, car ils représentent souvent les ruines d’anciennes maisons et de palais qui, dans certains cas, remplacent la grotte de Bethléem et deviennent la demeure de la Sainte Famille. Ces ruines semblent s’inspirer de la Légende dorée du dominicain Jacopo da Varazze (XIIIème siècle), où nous pouvons lire une croyance païenne selon laquelle le temple de la Paix à Rome se serait effondré quand une Vierge aurait donné naissance. Ces ruines sont avant tout le signe visible de l’humanité déchue, de tout ce qui va en ruine, de ce qui est corrompu et triste. Ce scénario montre que Jésus est la nouveauté au milieu de ce vieux monde, et qu’il est venu guérir et reconstruire pour ramener nos vies et le monde à leur splendeur originelle. »

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Lettre sur la crèche de Noël (5/10) : les bergers, premiers témoins de l’essentiel

Ce sont les plus pauvres qui savent accueillir l’Incarnation

« Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation », écrit le pape François en méditant sur la crèche.

Dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio – lieu de la première crèche vivante de saint François – il évoque les décors des crèches : montagnes, ruisseaux, moutons et bergers.

« Contrairement à tant de personnes occupées à faire mille choses, les bergers deviennent les premiers témoins de l’essentiel », souligne-t-il.

Lettre sur la crèche (5/10)

Quelle émotion devrions-nous ressentir lorsque nous ajoutons dans la crèche des montagnes, des ruisseaux, des moutons et des bergers ! Nous nous souvenons ainsi, comme les prophètes l’avaient annoncé, que toute la création participe à la fête de la venue du Messie. Les anges et l’étoile de Bethléem sont le signe que nous sommes, nous aussi, appelés à nous mettre en route pour atteindre la grotte et adorer le Seigneur.

«Allons jusqu’à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, l’événement que le Seigneur nous a fait connaître » (Lc 2, 15) : voilà ce que disent les bergers après l’annonce faite par les anges. C’est un très bel enseignement qui nous est donné dans la simplicité de sa description. Contrairement à tant de personnes occupées à faire mille choses, les bergers deviennent les premiers témoins de l’essentiel, c’est-à-dire du salut qui est donné. Ce sont les plus humbles et les plus pauvres qui savent accueillir l’événement de l’Incarnation. À Dieu qui vient à notre rencontre dans l’Enfant Jésus, les bergers répondent en se mettant en route vers Lui, pour une rencontre d’amour et d’étonnement reconnaissant. C’est précisément cette rencontre entre Dieu et ses enfants, grâce à Jésus, qui donne vie à notre religion, qui constitue sa beauté unique et qui transparaît de manière particulière à la crèche.

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Message par Isabelle-Marie le Jeu 12 Déc 2019 - 22:07

Lettre sur la crèche de Noël (6/10) : de la place pour tout le monde

La sainteté au quotidien

« Dans ce monde nouveau inauguré par Jésus, il y a de la place pour tout ce qui est humain et pour toute créature », écrit le pape François à propos de la crèche : « Du berger au forgeron, du boulanger au musicien, de la femme qui porte une cruche d’eau aux enfants qui jouent… tout cela représente la sainteté au quotidien, la joie d’accomplir les choses de la vie courante d’une manière extraordinaire. »

« En naissant dans la crèche, Dieu lui-même commence la seule véritable révolution qui donne espoir et dignité aux non désirés, aux marginalisés : la révolution de l’amour, la révolution de la tendresse », peut-on lire dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio – que nous publions par extraits.

Lettre sur la crèche (6/10)

Dans nos crèches, nous avons l’habitude de mettre de nombreux santons symboliques. Tout d’abord, ceux des mendiants et des personnes qui ne connaissent pas d’autre abondance que celle du cœur. Eux aussi sont proches de l’Enfant Jésus à part entière, sans que personne ne puisse les expulser ou les éloigner du berceau improvisé, car ces pauvres qui l’entourent ne détonnent pas au décor. Les pauvres, en effet, sont les privilégiés de ce mystère et, souvent, les plus aptes à reconnaître la présence de Dieu parmi nous.

Les pauvres et les simples dans la crèche rappellent que Dieu se fait homme pour ceux qui ressentent le plus le besoin de son amour et demandent sa proximité. Jésus, «doux et humble de cœur» (Mt 11, 29), est né pauvre, il a mené une vie simple pour nous apprendre à saisir l’essentiel et à en vivre. De la crèche, émerge clairement le message que nous ne pouvons pas nous laisser tromper par la richesse et par tant de propositions éphémères de bonheur. Le palais d’Hérode est en quelque sorte fermé et sourd à l’annonce de la joie. En naissant dans la crèche, Dieu lui-même commence la seule véritable révolution qui donne espoir et dignité aux non désirés, aux marginalisés : la révolution de l’amour, la révolution de la tendresse. De la crèche, Jésus a proclamé, avec une douce puissance, l’appel à partager avec les plus petits ce chemin vers un monde plus humain et plus fraternel, où personne n’est exclu ni marginalisé.

Souvent les enfants – mais aussi les adultes ! – adorent ajouter à la crèche d’autres figurines qui semblent n’avoir aucun rapport avec les récits évangéliques. Cette imagination entend exprimer que, dans ce monde nouveau inauguré par Jésus, il y a de la place pour tout ce qui est humain et pour toute créature. Du berger au forgeron, du boulanger au musicien, de la femme qui porte une cruche d’eau aux enfants qui jouent…: tout cela représente la sainteté au quotidien, la joie d’accomplir les choses de la vie courante d’une manière extraordinaire, lorsque Jésus partage sa vie divine avec nous.

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Lettre sur la crèche (7/10) : les santons de Marie et de Joseph

Les gardiens du grand mystère

Dans sa lettre apostolique « Admirabile signum » signée le 1er décembre 2019 à Greccio – lieu de la première crèche vivante de saint François – le pape François médite sur les santons de Marie et de Joseph, gardiens du « grand mystère » de Jésus.

Lettre sur la crèche (7/10)

Peu à peu, la crèche nous conduit à la grotte, où nous trouvons les santons de Marie et de Joseph. Marie est une mère qui contemple son enfant et le montre à ceux qui viennent le voir. Ce santon nous fait penser au grand mystère qui a impliqué cette jeune fille quand Dieu a frappé à la porte de son cœur immaculé. À l’annonce de l’ange qui lui demandait de devenir la mère de Dieu, Marie répondit avec une obéissance pleine et entière. Ses paroles : «Voici la servante du Seigneur; que tout m’advienne selon ta parole» (Lc 1, 38), sont pour nous tous le témoignage de la façon de s’abandonner dans la foi à la volonté de Dieu. Avec ce « oui » Marie est devenue la mère du Fils de Dieu, sans perdre mais consacrant, grâce à lui, sa virginité. Nous voyons en elle la Mère de Dieu qui ne garde pas son Fils seulement pour elle-même, mais demande à chacun d’obéir à sa parole et de la mettre en pratique (cf. Jn 2, 5).

À côté de Marie, dans une attitude de protection de l’Enfant et de sa mère, se trouve saint Joseph. Il est généralement représenté avec un bâton à la main, et parfois même tenant une lampe. Saint Joseph joue un rôle très important dans la vie de Jésus et de Marie. Il est le gardien qui ne se lasse jamais de protéger sa famille. Quand Dieu l’avertira de la menace d’Hérode, il n’hésitera pas à voyager pour émigrer en Égypte (cf. Mt 2, 13-15). Et ce n’est qu’une fois le danger passé, qu’il ramènera la famille à Nazareth, où il sera le premier éducateur de Jésus enfant et adolescent. Joseph portait dans son cœur le grand mystère qui enveloppait Jésus et Marie son épouse, et, en homme juste, il s’est toujours confié à la volonté de Dieu et l’a mise en pratique.

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Message par Isabelle-Marie le Jeu 12 Déc 2019 - 22:39

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Mémorial de la paix, Hiroshima, Japon, 24 novembre 2019

Message 2020 du pape François pour la paix (texte complet)

« La paix, un chemin d’espérance: dialogue, réconciliation, conversion écologique »

« La paix, chemin d’espérance : dialogue, réconciliation, et conversion écologique » : c’est le titre du message du pape François pour la 53e Journée mondiale de la paix, qui sera célébrée, comme chaque année, depuis saint Paul VI, le 1er janvier.

Le Vatican publie le texte, en 8 langues, y compris l’arabe, ce jeudi matin, 12 décembre 2019.

Pour le pape François, la paix est un « chemin d’espérance face aux obstacles et aux épreuves ».

C’est aussi « chemin d’écoute basé sur la mémoire, sur la solidarité et sur la fraternité » : un thème qui se trouve dans le document d’Abou Dhabi sur la fraternité humaine, du 4 février dernier, et dans les discours à Hiroshima et Nagasaki.

La paix, c’est encore, pour le pape François, un « chemin de réconciliation dans la communion fraternelle » : « Ce chemin de réconciliation nous appelle à trouver dans le fond de notre cœur la force du pardon et la capacité de nous reconnaître frères et sœurs. Apprendre à vivre le pardon fait grandir notre capacité à devenir des femmes et des hommes de paix. »

La paix suppose aussi, pour le pape de « Laudato si’ », et dans le sillage du synode sur l’Amazonie, un « chemin de conversion écologique ».
Enfin, le pape invite à espérer « grand » pour recevoir beaucoup : « Le chemin de la réconciliation exige patience et confiance. On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas. »

LA PAIX, UN CHEMIN D’ESPÉRANCE:

DIALOGUE, RÉCONCILIATION ET CONVERSION ÉCOLOGIQUE

La paix, chemin d’espérance face aux obstacles et aux épreuves

La paix est un bien précieux, objet de notre espérance auquel aspire toute l’humanité. Espérer la paix est un comportement humain qui renferme une tension existentielle; c’est pourquoi même un présent parfois pénible «peut être vécu et accepté s’il conduit vers un terme et si nous pouvons être sûrs de ce terme, si ce terme est si grand qu’il peut justifier les efforts du chemin »[1]. De cette façon, l’espérance est la vertu qui nous met en chemin, qui nous donne des ailes pour aller de l’avant, même quand les obstacles semblent insurmontables.

Notre communauté humaine porte dans sa mémoire et dans sa chair les signes des guerres et des conflits qui se sont succédés avec une capacité destructrice croissante, et qui ne cessent de frapper spécialement les plus pauvres et les plus faibles. Aussi, des nations entières peinent à se libérer des chaînes de l’exploitation et de la corruption, lesquelles alimentent haines et violences. Aujourd’hui encore, à tant d’hommes et de femmes, d’enfants et de personnes âgées, sont niées la dignité, l’intégrité physique, la liberté, y compris religieuse, la solidarité communautaire, l’espérance en l’avenir. De nombreuses victimes innocentes portent sur elles le supplice de l’humiliation et de l’exclusion, du deuil et de l’injustice, voire même les traumatismes de l’acharnement systématique contre leur peuple et leurs proches.

Les terribles épreuves des conflits civils et internationaux, aggravées souvent par des violences sans aucune pitié, marquent pour longtemps le corps et l’âme de l’humanité. Toute guerre, en réalité, est un fratricide qui détruit le projet même de fraternité inscrit dans la vocation de la famille humaine.

La guerre, nous le savons bien, commence souvent par l’intolérance à l’égard de la différence de l’autre, qui renforce le désir de possession et la volonté de domination. Elle naît, dans le cœur de l’homme, de l’égoïsme et de l’orgueil, de la haine qui pousse à détruire, à renfermer l’autre dans une vision négative, à l’exclure et à le faire disparaître. La guerre se nourrit de la perversion des relations, d’ambitions hégémoniques, d’abus de pouvoir, de la peur de l’autre et de la différence perçue comme un obstacle; et en même temps elle alimente tout cela.

Il est paradoxal, comme j’ai eu à le souligner durant mon récent voyage au Japon, que « notre monde vit la perverse dichotomie de vouloir défendre et garantir la stabilité et la paix sur la base d’une fausse sécurité soutenue par une mentalité de crainte et de méfiance qui finit par envenimer les relations entre les peuples et empêcher tout dialogue possible. La paix et la stabilité internationales sont incompatibles avec toute tentative de construction sur la peur de la destruction réciproque ou sur une menace d’anéantissement total ; elles ne sont possibles qu’à partir d’une éthique globale de solidarité et de coopération au service d’un avenir façonné par l’interdépendance et la coresponsabilité au sein de toute la famille humaine d’aujourd’hui et de demain »[2].

Toute situation de menace alimente le manque de confiance et le repli sur soi. Le manque de confiance et la peur renforcent la fragilité des rapports et le risque de violence, dans un cercle vicieux qui ne conduira jamais à une relation de paix. En ce sens, la dissuasion nucléaire ne peut que créer une sécurité illusoire.

Par conséquent, nous ne pouvons pas prétendre maintenir la stabilité mondiale par la peur de l’anéantissement, dans un équilibre plus que jamais instable, suspendu au bord du gouffre nucléaire et enfermé dans les murs de l’indifférence, où l’on prend des décisions socio-économiques qui ouvrent la voie aux drames de l’exclusion de l’homme et de la création, au lieu de nous protéger les uns les autres[3]. Comment, alors, construire un chemin de paix et de reconnaissance réciproque? Comment rompre la logique macabre de la menace et de la peur? Comment briser la dynamique de la défiance qui prévaut actuellement?

Nous devons poursuivre une fraternité réelle, basée sur la commune origine divine et exercée dans le dialogue et la confiance réciproques. Le désir de paix est profondément inscrit dans le cœur de l’homme et nous ne devons nous résigner à rien de moins que cela.

La paix, chemin d’écoute basé sur la mémoire, sur la solidarité et sur la fraternité

Les Hibakusha, les survivants des bombardements atomiques de Hiroshima et de Nagasaki, sont parmi ceux qui, aujourd’hui, maintiennent vivante la flamme de la conscience collective, témoignant aux générations successives l’horreur de ce qui est arrivé en août 1945 et les souffrances indicibles qui ont suivi jusqu’à aujourd’hui. Leur témoignage réveille et conserve de cette façon la mémoire des victimes afin que la conscience humaine devienne toujours plus forte face à toute volonté de domination et de destruction: « Nous ne pouvons pas permettre que les générations présentes et nouvelles perdent la mémoire de ce qui est arrivé, cette mémoire qui est garantie et encouragement pour construire un avenir plus juste et plus fraternel »[4].

Tout comme eux, de nombreuses personnes partout dans le monde offrent aux générations futures le service indispensable de la mémoire qui doit être conservée, non seulement pour ne pas commettre de nouveau les mêmes erreurs ou pour que les schémas illusoires du passé ne soient reproposés, mais aussi pour que celle-ci, fruit de l’expérience, constitue la racine et suggère le chemin pour les choix présents et futurs en faveur de la paix.

De plus, la mémoire est l’horizon de l’espérance: bien des fois, dans l’obscurité des guerres et des conflits, même le rappel d’un petit geste de solidarité reçu peut inspirer des choix courageux et même héroïques, peut susciter de nouvelles énergies et rallumer une nouvelle espérance chez les individus et dans les communautés.

Ouvrir et tracer un chemin de paix est un défi d’autant plus complexe que les intérêts qui sont en jeu dans les relations entre les personnes, les communautés et les nations, sont multiples et contradictoires. Il faut avant tout faire appel à la conscience morale et à la volonté personnelle et politique. La paix, en effet, trouve sa source au plus profond du cœur humain, et la volonté politique doit toujours être revigorée afin d’initier de nouveaux processus qui réconcilient et unissent personnes et communautés.

Le monde n’a pas besoin de paroles creuses, mais de témoins convaincus, d’artisans de paix ouverts au dialogue sans exclusions ni manipulations. En effet, on ne peut parvenir vraiment à la paix que lorsqu’il y a un dialogue convaincu d’hommes et de femmes qui cherchent la vérité au-delà des idéologies et des opinions diverses. La paix est un édifice « sans cesse à construire »[5], un chemin que nous faisons ensemble, en cherchant toujours le bien commun et en nous engageant à maintenir la parole donnée et à respecter le droit. Dans l’écoute réciproque, la connaissance et l’estime de l’autre peuvent se développer jusqu’à reconnaître, dans l’ennemi, le visage d’un frère.

Le processus de paix est donc un engagement qui dure dans le temps. C’est un travail patient de recherche de la vérité et de la justice qui honore la mémoire des victimes et qui ouvre, pas à pas, à une espérance commune plus forte que la vengeance. Dans un État de droit, la démocratie peut être un paradigme significatif de ce processus si elle est basée sur la justice et sur l’engagement à sauvegarder les droits de chaque personne, en particulier si elle est faible ou marginalisée, dans la recherche continuelle de la vérité[6]. Il s’agit d’une construction sociale et d’une élaboration en devenir, où chacun apporte de manière responsable sa propre contribution, à tous les niveaux de la collectivité locale, nationale et mondiale.

Comme le soulignait saint Paul VI, « la double aspiration vers l’égalité et la participation cherche à promouvoir un type de société démocratique […]. C’est dire l’importance d’une éducation à la vie en société où, en plus de l’information sur les droits de chacun, soit rappelé leur nécessaire corrélatif : la reconnaissance des devoirs à l’égard des autres ; le sens et la pratique du devoir sont eux-mêmes conditionnés par la maîtrise de soi, l’acceptation des responsabilités et des limites posées à l’exercice de la liberté de l’individu ou du groupe »[7].

Au contraire, la fracture entre les membres d’une société, l’accroissement des inégalités sociales et le refus d’utiliser les instruments en vue d’un développement humain intégral mettent en péril la poursuite du bien commun. Par contre, le travail patient basé sur la force de la parole et de la vérité peut réveiller chez les personnes la capacité de compassion et de solidarité créative.

Dans notre expérience chrétienne, nous faisons constamment mémoire du Christ qui a donné sa vie pour notre réconciliation (cf. Rm 5, 6-11). L’Eglise participe pleinement à la recherche d’un ordre juste, tout en continuant à servir le bien commun et à nourrir l’espérance de paix à travers la transmission des valeurs chrétiennes, l’enseignement moral et les œuvres sociales et éducatives.

La paix, chemin de réconciliation dans la communion fraternelle

La Bible, en particulier à travers la parole des prophètes, rappelle les consciences et les peuples à l’alliance de Dieu avec l’humanité. Il s’agit d’abandonner le désir de dominer les autres et d’apprendre à se regarder réciproquement comme des personnes, comme des enfants de Dieu, comme des frères. L’autre ne doit jamais être enfermé dans ce qu’il a pu dire ou faire, mais il doit être considéré selon la promesse qu’il porte en lui. C’est seulement en choisissant la voie du respect qu’on pourra rompre la spirale de la vengeance et entreprendre le chemin de l’espérance.

Le passage de l’Évangile qui rapporte l’échange entre Pierre et Jésus nous guide : «Seigneur, lorsque mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner? Jusqu’à sept fois? Jésus lui répond: “Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois”» (Mt 18, 21-22). Ce chemin de réconciliation nous appelle à trouver dans le fond de notre cœur la force du pardon et la capacité de nous reconnaître frères et sœurs. Apprendre à vivre le pardon fait grandir notre capacité à devenir des femmes et des hommes de paix.

Ce qui est vrai de la paix dans le domaine social est vrai aussi dans le domaine politique et économique, puisque la question de la paix traverse toutes les dimensions de la vie communautaire: il n’y aura jamais de vraie paix tant que nous ne serons pas capables de construire un système économique plus juste. Comme l’écrivait Benoît XVI, il y a dix ans, dans l’Encyclique Caritas in veritate: «Vaincre le sous-développement demande d’agir non seulement en vue de l’amélioration des transactions fondées sur l’échange et des prestations sociales, mais surtout sur l’ouverture progressive, dans un contexte mondial, à des formes d’activité économique caractérisées par une part de gratuité et de communion » (n. 39).

La paix, chemin de conversion écologique

«Si une mauvaise compréhension de nos propres principes nous a parfois conduits à justifier le mauvais traitement de la nature, la domination despotique de l’être humain sur la création, ou les guerres, l’injustice et la violence, nous, les croyants, nous pouvons reconnaître que nous avons alors été infidèles au trésor de sagesse que nous devions garder ».[8]

Face aux conséquences de notre hostilité envers les autres, du manque de respect de la maison commune et de l’exploitation abusive des ressources naturelles – considérées comme des instruments utiles uniquement pour le profit d’aujourd’hui, sans respect pour les communautés locales, pour le bien commun ni pour la nature – nous avons besoin d’une conversion écologique.
Le récent Synode sur l’Amazonie nous pousse à adresser, de manière nouvelle, l’appel à une relation pacifique entre les communautés et la terre, entre le présent et la mémoire, entre les expériences et les espérances.

Ce chemin de réconciliation est aussi écoute et contemplation du monde qui nous a été donné par Dieu pour que nous en fassions notre maison commune. En effet, les ressources naturelles, les nombreuses formes de vie et la terre elle-même nous sont confiées pour être “cultivées et gardées” (cf. Gn 2, 15) aussi pour les générations à venir, avec la participation responsable et active de chacun. En outre, nous avons besoin d’un changement, dans les convictions et dans le regard, qui ouvre davantage à la rencontre avec l’autre et à l’accueil du don de la création qui reflète la beauté et la sagesse de son Auteur.

En découlent, en particulier, des motivations profondes et une nouvelle manière d’habiter la maison commune, d’être présents les uns aux autres, chacun dans sa diversité, de célébrer et de respecter la vie reçue et partagée, de se préoccuper des conditions et des modèles de société qui favorisent l’éclosion et la permanence de la vie dans l’avenir, de développer le bien commun de toute la famille humaine.

La conversion écologique à laquelle nous faisons appel nous conduit donc à avoir un nouveau regard sur la vie, en considérant la générosité du Créateur qui nous a donné la terre et nous rappelle à la joyeuse sobriété du partage. Cette conversion doit être comprise de manière intégrale, comme une transformation des relations que nous entretenons avec nos sœurs et nos frères, avec les autres êtres vivants, avec la création dans sa très riche variété, avec le Créateur qui est l’origine de toute vie. Pour le chrétien, elle demande de « laisser jaillir toutes les conséquences de la rencontre avec Jésus-Christ sur les relations avec le monde »[9].

On obtient autant qu’on espère[10]

Le chemin de la réconciliation exige patience et confiance. On n’obtient pas la paix si on ne l’espère pas.

Il s’agit avant tout de croire en la possibilité de la paix, de croire que l’autre a le même besoin de paix que nous. En cela, l’amour de Dieu pour chacun d’entre nous peut nous inspirer, un amour libérateur, sans limite, gratuit, inlassable.

La peur est souvent source de conflit. Il est donc important d’aller au-delà de nos craintes humaines, en nous reconnaissant comme des enfants dans le besoin devant celui qui nous aime et qui nous attend, comme le Père du fils prodigue (cf. Lc 15, 11-24). La culture de la rencontre entre frères et sœurs rompt avec la culture de la menace. Elle fait de toute rencontre une possibilité et un don de l’amour généreux de Dieu. Elle nous pousse à dépasser les limites de nos horizons restreints afin de toujours viser à vivre la fraternité universelle comme enfants de l’unique Père céleste.

Pour les disciples du Christ, ce chemin est aussi soutenu par le sacrement de la Réconciliation, donné par le Seigneur pour la rémission des péchés des baptisés. Ce sacrement de l’Eglise, qui renouvelle les personnes et les communautés, invite à avoir le regard tourné vers Jésus qui a réconcilié « tous les êtres pour lui, aussi bien sur la terre que dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1, 20); et il demande d’abandonner toute violence en pensées, en paroles et en actions, aussi bien envers le prochain qu’envers la création.

La grâce de Dieu le Père s’offre comme un amour sans conditions. Une fois reçu son pardon dans le Christ, nous pouvons nous mettre en chemin afin de l’offrir aux hommes et aux femmes de notre temps. Jour après jour, l’Esprit Saint nous suggère des comportements et des paroles pour que nous devenions des artisans de justice et de paix.

Que le Dieu de la paix nous bénisse et vienne à notre aide.

Que Marie, Mère du Prince de la Paix et Mère de tous les peuples de la terre, nous accompagne et nous soutienne, pas à pas, sur notre chemin de réconciliation.

Et que toute personne venant en ce monde puisse connaître une existence paisible et développer pleinement la promesse d’amour et de vie qu’elle porte en elle.

Du Vatican, le 8 décembre 2019,

FRANÇOIS

NOTES

[1] Benoît XVI, Lett. enc. Spe salvi (30 novembre 2007), n. 1.
[2] Discours sur les armes nucléaires, Nagasaki, “Atomic Bomb Hypocenter”, 24 novembre 2019.
[3] Cf. Homélie à Lampedusa, 8 juillet 2013.
[4] Discours sur la Paix, Hiroshima, Mémorial de la Paix, 24 novembre 2019.
[5] Conc. œcum. Vat. II, Const. past. Gaudium et spes, n. 78.
[6] Cf. Benoît XVI, Discours du pape Benoît XVI aux dirigeants des associations chrétiennes des travailleurs italiens, 27 janvier 2006.
[7] Lett. ap. Octogesima adveniens (14 mai 1971), n. 24.
[8] Lett. enc. Laudato si’ (24 mai 2015), n. 200.
[9] Ibid., n. 217.
[10] Cf. Jean de la Croix, Nuit obscure, II, 21, 8.
[Texte original: Italien]

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