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Eglise: Décryptage!!!!

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Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Mer 23 Aoû 2017 - 9:32

Pourquoi les moines sont-ils tondus ?

 





L’entrée dans les ordres, tout comme l’entrée en religion, consiste en une initiation rendue visible par certains symboles.

L’emblématique tonsure des moines, bien que désuète, compte parmi ces marques signifiantes de la vocation.

Cela peut sembler anecdotique, mais la question des cheveux et de la barbe est récurrente dans l’histoire de l’Église, et elle apparaît notamment au sein de controverses opposant les cultures occidentale et orientale.

Aussi l’Écriture n’est pas muette à ce sujet, l’Ancien Testament semble préconiser au clergé le port de longs cheveux :

« Les prêtres ne se raseront pas la tête, ils ne se raseront pas les côtés de la barbe et ne se feront pas d’incisions sur le corps » (Lev 21, 5) ; l’apôtre Paul écrit pourtant aux Corinthiens ceci :

« La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que, pour un homme, il est déshonorant d’avoir les cheveux longs » (I Cor 11, 14).

Il faut comprendre que le terme de « cheveux », tel qu’employé par Paul, désignait davantage l’ornement que la seule chevelure naturelle.

C’est donc un appel à la modestie qui est ainsi fait, plutôt qu’un appel à la tonsure.


La tonsure des moines : marque de la vocation et du renouveau

Néanmoins, si ces préconisations s’adressent d’abord au clergé, elles concernent tout le peuple.

Or c’est justement à ce peuple laïc que le moine se soustrait pour suivre sa vocation propre.

La tonsure des cheveux du moine marque justement l’abandon de cet ornement qui importe tant dans la vie laïque de toutes les sociétés, et souvent considéré comme un atout de séduction.

C’est donc d’abord le symbole du passage du siècle à l’ordre, du renoncement que le vœu du religieux implique.

Mais la forme particulière de cette tonsure circulaire, découvrant le sommet du crâne et ne laissant qu’une couronne de cheveux, n’est pas anodine.

Si d’autres formes de tonsure ont pu exister, c’est celle-ci qui s’est imposée durablement en Occident et a constitué un signe de reconnaissance des religieux.

La forme circulaire représenterait l’infini, c’est-à-dire l’éternité de Dieu, mais aussi la simplicité et la perfection, puisqu’elle ne présente aucun angle et s’obtient en traçant une ligne continue.

Notons cependant que la tonsure est largement tombée en désuétude depuis 1972 et le motu proprio Ministeria quaedam du pape Paul VI qui la rend facultative.

Si la tonsure des moines marque l’abandon de leur vie laïque et leur entrée dans la vie monastique, elle est donc aussi un signe de renouvellement.

À l’image du baptême, la tonsure marque l’abandon d’une vie passée pour entrer dans une vie nouvelle.

C’est la raison pour laquelle le rite byzantin, pratiqué dans certaines Églises orientales, prévoit la tonsure des enfants à l’issue de leur baptême.

Le prêtre célébrant coupe alors quelques cheveux de l’enfant nouvellement reçu dans l’Eglise, symbolisant sa vocation de chrétien.

Avant de couper les cheveux, le prêtre en appelle à la descente du Saint Esprit sur la tête de l’enfant « afin qu’en avançant en âge et atteignant les cheveux blancs de la vieillesse il rende gloire et voie le bonheur de Jérusalem, tous les jours de sa vie. »

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/22/pourquoi-les-moines-sont-ils-tondus/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr








Pourquoi les prêtres portent-ils une aube ?






 

Dans l’Église tout a une symbolique, notamment en ce qui concerne la messe et les sacrements.



Rien n’est choisi au hasard, des objets aux vêtements jusqu'aux couleurs liturgiques, en passant par toute la gestuelle et le rituel.

Très souvent dans l’Église, les choses s’expliquent à travers des traits historiques et des usages en fonction des régions.

Alors pourquoi les prêtres portent-ils une aube à la messe ?

Comme le rappelle le Missel romain de 2002 (Chap VI – 336) :

« Le vêtement liturgique commun aux ministres ordonnés et institués, de tout degré, est l’aube, serrée autour des reins par le cordon, à moins qu’elle ne soit confectionnée de telle manière qu’elle puisse s’ajuster même sans cordon.

On mettra un amict* avant de revêtir l’aube si celle-ci ne recouvre pas parfaitement l’habit commun autour du cou. »







18 janvier 2015 :

Fr. Camille se prépare, dans la sacristie, à présider la messe dominicale dans l'église du couvent dominicain Saint Jacques.

Paris (75), France.



D’où vient l’aube ?


« L’aube est un vêtement liturgique qui tient son nom de sa blancheur, alba signifiant blanc en latin nous rappelle l’abbé Denis Cuchet. Elle trouve son origine dans les vêtements très amples que portaient les notables Romains au début de l’ère chrétienne, de la même façon que les sénateurs de la Rome antique.

À cette époque les prêtres n’avaient pas de signes extérieurs qui les distinguaient des autres hommes.

C’est la raison pour laquelle ils ont commencé à revêtir ces vêtements de couleur blanche pour signifier la dignité du sacerdoce et de la fonction au moment de monter à l’autel, avant de revêtir la chasuble et les ornements.


La symbolique


« Ce vêtement revêtu par les prêtres pour les messes, et autres célébrations liturgiques, symbolise la pureté dont l’âme doit être revêtue pour entrer dans le Saint des saints », évoque encore le père Cuchet.

Le blanc avait un rapport direct avec l’Évangile qui évoque le festin des noces (Mt 22, 9 ).

Cette robe signifie donc l’habit de noces, mais c’est aussi symboliquement la robe baptismale, l’habit de l’homme nouveau, ainsi que les habits portés par les saints et les anges : « Ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau.

» (Ap 7, 13-14 ).

Le sens profond indique qu’il faut se revêtir de sainteté pour monter à l’autel.







Un frère de Saint-Jean pose sa chasuble au ceintre avant de retirer son aube.



À la sacristie


Dans le cérémonial de la sainte Messe à l’usage ordinaire des paroisses (Ed. Artège) :

« À la sacristie, les vêtements du célébrant sont préalablement préparés, à plat sur le chasublier ou sur une table, afin que le prêtre ne se trouve pas obligé de revêtir les ornements sacrés en les cherchant dans les placards ou les tiroirs – comme il pourrait le faire pour endosser ses vêtements ordinaires – mais les prenne avec la cérémonie qui convient à ces signes visibles des fonctions auxquelles ils sont réservés (…)

L’aube est déployée ensuite, à plat, le dos par-dessus et remonté en pointe, tandis que la partie inférieure du devant de l’aube pend devant le meuble ; ordinairement, on replie les manches sous l’aube ».

« Dans le rite extraordinaire nous portons l’aube par-dessus la soutane et cachons le col romain avec un amict », nous explique l’abbé Cuchet mais dans le rite ordinaire, l’amict est tombé en désuétude.

Puis avant de revêtir la chasuble et les ornements de la couleur du temps liturgique avec l’étole croisée devant eux, ils se ceignent du cordon qui symbolise la chasteté.

* Petit linge de forme rectangulaire qui couvre le cou et les épaules du prêtre symbolisant un bouclier contre le mal.

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/17/pourquoi-les-pretres-portent-ils-une-aube/
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par pax et bonum le Mer 23 Aoû 2017 - 10:56

La raison est hyper-simple.
Il ne faut pas chercher des raisons mystiques mais pratiques.
Le vêtement monastique est facile à ôter pour aller girovaguer dans le monde incognito ou se permettre d'être infidèles aux voeux monastiques (ou faire bombance dans un restaurant)
Mais la tonsure est indélébile et vite repérable!
Aujourd'hui,plus de tonsure pour les religieux,mais la vocation s'inscrit vite dans la typologie et l'allure de la personne qui se fait autant repérée!
A+
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Mer 23 Aoû 2017 - 12:40

Coucou pax


Le vêtement monastique est facile à ôter pour aller girovaguer dans le monde incognito ou se permettre d'être infidèles aux voeux monastiques (ou faire bombance dans un restaurant) a écrit:

Oh comme vous y allez, j'espère que....enfin on se comprend Very Happy
Amitiés


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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Jeu 24 Aoû 2017 - 9:45

Qu’est-ce qu’une abbatiale ?

 



Abbaye d'Abondance.

Lieu central de la vie spirituelle des abbayes, les abbatiales sont les églises construites, en leur sein, incarnant par leur architecture les spécificités de l'ordre monastique auquel elles appartiennent.

Quiconque a déjà assisté à un office religieux au sein d’une abbaye a pu ressentir une émotion profonde à l’écoute des chants sacrés monastiques qui résonnent entre les murs des abbatiales depuis des temps immémoriaux.

Lors de ces offices, les moines et moniales prennent place sur les stalles, ces rangées de sièges en bois sculpté caractéristiques de ces édifices (que l’on retrouve aussi dans les cathédrales pour le chœur des chanoines).

Ces stalles sont  liées entre elles et séparées en deux rangées, positionnées en vis-à-vis, le long de la nef afin de faire résonner harmonieusement les chants de l’office divin.


Ces offices, primordiaux dans la vie monastique, respectent  la liturgie des heures et sont au nombre de sept par jour (Matines/Lectures, Laudes, Tierce, Sexte, None, Vêpres, Complies).

L’abbatiale est donc le cœur battant de la communauté et c’est là qu’elle se réunit à heures fixes, appelée au recueillement par le clocher de l’église qui rythme les journées.

Comme toute église, l’abbatiale se divise en différents espaces : nef, collatéraux, transept, chœur, déambulatoire, absidioles…

Les architectures des abbatiales sont aussi variées que les ordres cénobitiques et varient selon les régions et les époques.

Ainsi la splendide église abbatiale de Fontenay, bâtie par l’ordre cistercien entre 1139 et 1147, est particulièrement représentative de la splendeur épurée de l’art roman bourguignon.

Son dépouillement, souhaité par saint Bernard de Clairvaux, est l’indice que rien ne doit distraire l’œil lors de l’adoration divine.





Intérieur de l'abbatiale de Fontenay.


Une autre abbatiale bénédictine emblématique, joyaux, quant à elle, de l’architecture religieuse française, est l’abbatiale de Conques édifiée sur le chemin du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle, aujourd’hui rattachée à l’ordre des prémontrés.

Elle a été bâtie au XIe siècle pour accueillir les reliques de sainte Foy et elle est classée aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Son tympan est considéré comme un des grands chefs-d’œuvre de la sculpture romane que les pèlerins, éreintés, peuvent contempler après une longue journée de marche.

L’amateur d’art contemporain pourra aussi y découvrir des sujets d’admiration puisque, en 1994, Pierre Soulages a été chargé d’en recréer les vitraux par des lignes sobres, dans une lignée propre à l’architecture romane.

Ces quelques noms sont parmi les plus connus des multiples abbatiales encore visibles en France, symboles de la vigueur monastique qui toucha notre pays tout au long du Moyen Âge.





Tympan de l'abbatiale Sainte-Foy de Conques.

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/23/quest-ce-quune-abbatiale/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Philippe Emmanuel le Jeu 24 Aoû 2017 - 22:53

Je me demandais quelle était la différence entre "abbaye" et "abbatiale".  Voici ce que j'ai trouvé :

  Abbatial est l’adjectif pour abbaye; l’église abbatiale ou par contraction juste "abbatiale", est l’église principale d’une abbaye, qui contient généralement plusieurs autres églises ou chapelles et de nombreux autres bâtiments: cloître, dortoir, cuisine, séminaire, etc suivant son activité.
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Ven 25 Aoû 2017 - 11:03

Merci Philippe-Emmanuel pour ces présicions!
Amitiés


Qu’est-ce qu’une primatiale ?

 




C’est une subtilité peu connue, mais de nombreuses cathédrales de France ont été et sont encore parfois des « primatiales ». D’où vient ce titre particulier ?

On peut entendre les visiteurs de Lyon, Rouen ou encore de Nancy s’interroger sur l’appellation de « primatiale », par laquelle on désigne parfois les églises-cathédrales de ces villes.

En réalité, il n’existe aucune différence visible entre une cathédrale et une primatiale, et si toutes les cathédrales ne sont pas des primatiales, une primatiale est en revanche toujours une cathédrale.

Et si elle ne présente aucune particularité architecturale et n’est pas affectée à une fonction liturgique spécifique, autre que celle de toute cathédrale, elle n’en demeure pas moins le centre de gravité d’une primatie.

En effet, la cathédrale est le lieu du siège de l’évêque d’un diocèse.

L’appellation de primatiale n’est donc donnée qu’aux cathédrales où siègent des évêques qui ont aussi le titre de Primat.

Ce titre, tombé en désuétude, ne confère en principe plus aujourd’hui de pouvoir de gouvernement particulier aux évêques qui en bénéficient, mais uniquement des prérogatives honorifiques.

Il désignait tout simplement la primauté d’un hiérarque sur les évêques d’une zone géographique particulière.

Il en existe, néanmoins, toujours et cela témoigne généralement de l’ancienneté d’un siège ou de son importance historique.

Ainsi par exemple, l’archevêque de Lyon conserve la dignité de Primat des Gaules — accordée en 1079 — en raison de l’établissement de l’Église en cet endroit qui remonte au ministère de saint Pothin, premier évêque de Lyon et de Gaule, mort en l’an 177.

En France, seuls les évêques de Lyon et Rouen conservent effectivement les prérogatives honorifiques attachées respectivement aux primaties des Gaules et de Normandie.

L’évêque du diocèse de Nancy-Toul mentionne son titre de Primat de Lorraine également.

Si la plupart des titres ne sont plus guère usités, les cathédrales des primaties demeurent des primatiales.

Il en existe d’autres en Amérique, en Afrique ou encore en Australie.

Lire icihttps://fr.aleteia.org/2017/08/24/quest-ce-quune-primatiale/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr


Qu’est-ce qu’un ossuaire ?

 



Ossuaire de Sedlec


Parmi les monuments funéraires chrétiens, les ossuaires sont certainement les plus impressionnants.

Rares, ils témoignent généralement d’un événement historique ou de la présence ancienne d’une communauté religieuse.

C’est dans la tradition juive que s’enracine la pratique des ossuaires.

À l’époque où les cimetières n’existaient pas sous la forme que nous connaissons désormais, il était de coutume de rassembler les squelettes des défunts dans un coffret dédié. Plus tard, à l’occasion de travaux d’assainissement et d’agrandissement de certaines villes d’Europe, de nombreux ossements humains sont exhumés.

Parfois semés par les tragédies de l’histoire, guerres et autres massacres, et sans qu’il soit possible des les identifier formellement, ils sont alors rassemblés dans des ossuaires prenant la forme de monuments accessibles au public ou à une communauté, édifiés à leur mémoire.

L’ossuaire devient alors une sépulture secondaire et collective spectaculaire qui fascine à l’heure où les traditions funéraires mettent de moins en moins en scène la dépouille des défunts.

En Italie, l’impressionnant « cimetière » des Capucins est en fait un gigantesque ossuaire où gisent les ossements des membres de cette communauté religieuse.

Dans la tradition monastique orthodoxe, notamment au Mont Athos, les crânes des moines défunts sont entreposés et l’on peint dessus leur nom et leurs dates de naissance et de mort.

Mais c’est certainement en République tchèque que se trouve l’ossuaire le plus impressionnant : à Kutnà Hora, dans le monastère cistercien de Sedlec, la décoration-même de la chapelle mortuaire est composée avec les ossements provenant du cimetière, et ce depuis le XVIIe siècle.

Car l’ossuaire n’est pas qu’une simple sépulture.

C’est aussi un lieu de recueillement parfois aménagé en chapelle.

C’est notamment le cas à Lyon, où la crypte de la chapelle Sainte-Croix abrite les ossements de 209 victimes de la Révolution française, exécutées pour s’être opposées à la Convention nationale en 1793.

Un projet similaire est à l’étude en Vendée, où des squelettes de femmes et d’enfants vraisemblablement tués lors des batailles de 1793 et exhumés en 2009 au Mans demeurent sans sépulture.

De tels édifices ont été érigés sur des champs de bataille importants, comme à Verdun, dès 1918, à l’initiative de l’évêque Charles Ginisty.

Devenu le célèbre ossuaire de Douaumont, où se déroulent encore de nombreuses commémorations, l’édifice abrite une chapelle dont la construction a été financée par des catholiques français, belges, canadiens et américains.

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/10/quest-ce-quun-ossuaire/
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Philippe-Antoine le Ven 25 Aoû 2017 - 11:40

Merci Marie...je ne savais pas tout ça. On en apprend tous les jours. Livre Smile
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Ven 25 Aoû 2017 - 11:48

Philippe-Antoine a écrit:Merci Marie...je ne savais pas tout ça. On en apprend tous les jours. Livre Smile

Je t'en prie philippe, nous sommes au moins deux à ne pas savoir, comme je dis très souvent "on ne mourra pas idiots Rigole
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Philippe Emmanuel le Ven 25 Aoû 2017 - 21:51

Excellents articles Marie !  Merci.
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Dim 27 Aoû 2017 - 9:16

coucou Philippe Emmanuel
Merci!!
A travers ces articles j'apprends également beaucoup de choses!
Amitiés


Que doit-on faire quand on entre dans une église ?

 





Un très grand nombre d’églises accueillent quotidiennement des visiteurs chrétiens ou non.

Mais le recul de la pratique a fait tomber dans l’oubli certaines règles de bon sens qu’il convient d’observer lorsque l’on pénètre dans un édifice religieux.

Pour savoir quelle attitude adopter au moment d’entrer dans une église, il faut avant tout comprendre où l’on entre : une église est un lieu de prière et de célébration des offices liturgiques.

Elle abrite le Saint Sacrement mais aussi parfois des objets de vénération, tels que des reliques de saints et martyrs ou des icônes.  


Le sacramental de l’eau bénite

Il convient d’abord de se placer, corps et âme, dans de bonnes dispositions, au moment d’entrer dans une église.

C’est l’objet de la pratique du sacramental de l’eau bénite.

Disposée dans les bénitiers situés à l’entrée des églises, cette eau qui a reçu la bénédiction d’un prêtre est utilisée pour tracer le signe de la croix et éloigner le démon de ceux qui accomplissent ce geste avec foi, rompant avec l’agitation du monde extérieur.

Le moment de tracer le signe de croix est le moment opportun pour tourner son esprit vers Dieu, physiquement présent dans l’église.


Repérer le Saint Sacrement et le maître-autel

En effet, les églises abritent le Saint Sacrement sous la forme d’espèces consacrées — devenues vrai corps du Christ — lors des messes.

Jésus Eucharistie repose ainsi dans un tabernacle et sa présence est signifiée par une veilleuse de couleur rouge.

Souvent, ce tabernacle est situé à proximité du maître-autel, dans le chœur et dans l’alignement direct de la nef centrale.

Il arrive cependant qu’une chapelle latérale soit dédiée à cet usage.

Il convient d’effectuer une génuflexion devant ce tabernacle : c’est devant le Christ que l’on se trouve !

Il est d’usage, lorsque le Saint Sacrement n’est pas conservé près du maître-autel, de s’incliner au moment de passer devant ce dernier.

Plus qu’une simple table, il s’agit de l’endroit où s’accomplit le saint sacrifice de la messe.

Dans les églises orientales, les icônes du Christ et de la Vierge Marie, appelées icônes despotiques, sont disposées devant le « mur d’icône » appelé iconostase, lequel abrite l’autel.

Il est de coutume de vénérer ces icônes lorsque l’on visite l’église, y compris lors des célébrations.


Être attentif et bienveillant à l’égard du clergé et des autres visiteurs



Il ne faut pas non plus manquer de préciser que l’église est un lieu de prière, d’adoration, mais aussi le lieu des célébrations et des confessions.

Il est important de veiller à la quiétude des églises et, si une célébration est en cours, de la respecter, surtout si l’on arrive au moment de la consécration ou de l’administration de la communion.

En tout état de cause, entrer dans une église implique une attention bienveillante : on repèrera les confessionnaux occupés et l’on veillera à ne pas trop s’en approcher afin de respecter le secret de la confession.

Souvent, des espaces sont particulièrement aménagés pour la prière ou l’adoration, il convient alors de ne pas les visiter par simple curiosité pour ne pas troubler les personnes venues prier.


Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/20/que-doit-on-faire-quand-on-entre-dans-une-eglise/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Lun 28 Aoû 2017 - 10:39

Qu’est-ce qu’une abbaye ?






 


Abbaye du Barroux.

Les abbayes naissent avec le monachisme au IVe siècle, en Orient, avant de s'étendre de manière phénoménale au cours du Moyen Âge en Occident.

Dirigées par des abbés ou des abbesses (le mot provient du syriaque abba, le père), ces édifices religieux forment les établissements majeurs des ordres monastiques.

C'est à partir du XIe siècle, en plein âge d'or du monachisme, qu'elles prennent un essor considérable.

Les abbayes sont des monastères composés de moines ou de chanoines qui respectent la règle d’un ordre monastique (les principaux étant les ordres des bénédictins, des cisterciens et des chartreux).

Ses bâtiments se conforment à une règle architecturale précise qui peut légèrement varier en fonction des différents ordres.

Le bâtiment central de l’abbaye est son église, l’abbatiale autour de laquelle se structure l’ensemble du monastère.

On trouve ensuite le cloître qui la jouxte généralement, puis les salles communes, la salle capitulaire, l’infirmerie, le noviciat, la bibliothèque, le cellier, le parloir…

À ces différents espaces s’ajoutent les bâtiments et les terrains nécessaires à l’exploitation agricole assurant l’autonomie de l’abbaye.

Les abbayes sont évidemment des lieux de spiritualité intense.

Elles ont alors un rayonnement incroyable, sont des foyers de recrutement pour l’épiscopat et des réservoirs de missionnaires.

Mais elles sont également des puissances temporelles majeures dans l’Europe médiévale.

Par leur taille, leur nombre et leur superficie ainsi que le travail inlassable des moines, elles jouent ainsi un rôle économique central dans l’économie du Moyen Âge.

Travailleurs insatiables, les moines exercent tous les métiers : paysans, bergers, boulangers, artisans, certains se retrouvent mêmes également dans les mines !

Les abbayes ont ainsi contribué de manière décisive au développement économique du continent européen.

À cette dimension, s’ajoute celle de passeur du savoir. Ainsi, Philippe Méry, l’auteur du livre Abbayes, prieurés, couvents de France évoque même « un creuset de civilisation » à leur propos.

Lieu de transmission culturelle par ses nombreux moines copistes, dans un temps qui ne connaît pas l’imprimerie.

La musique y a sa place et atteint des sommets d’harmonie avec le chant grégorien. La médecine est également pratiquée et transmise, par l’utilisation de plantes que les moines font pousser dans le jardin des simples (ou jardin médicinal) réservé à la culture des plantes médicinales.

L’organisation des abbayes est très hiérarchisée, condition nécessaire à la viabilité de ces communautés.

En dessous de l’abbé, on retrouve le prieur chargé de le seconder, les doyens qui ont un rôle de conseil, le cellérier chargé de l’administration, le connétable qui gère les écuries, l’hospitalier pour accueillir les voyageurs de passage, l’aumônier qui distribue l’aumône pour les pauvres…

Les abbayes les plus puissantes comme l’abbaye de Cluny peuvent compter jusqu’à 1000 moines.

Pour étendre leur influence à la fois religieuse et économique, elles créent des prieurés dépendants de l’établissement mère.

Celles ci sont des petites communautés monastiques de 20 à 30 membres environ.

Certaines abbayes peuvent ainsi compter pour les plus riches jusqu’à 200 ou 300 prieurés.

Dans la société féodale, les abbés et abbesses se partagent avec les seigneurs et les évêques la souveraineté sur le territoire européen et s’inscrivent pleinement dans ce système de suzeraineté qui régit alors tous les rapports de pouvoir.

Elles ont donc une autonomie juridique et économique qui fait des abbayes plus que de simples monastères.

Entre le XIVe et le XVIe siècle, elles connaissent cependant un lent déclin par l’abandon de leur rôle social et dans une économie qui commence alors à s’urbaniser.

Leur modèle économique presque exclusivement agricole périclite face à ce développement.

C’est au XVIIe siècle que l’on assiste à une certaine renaissance du monachisme français et de ses abbayes avant que la Révolution française de 1789 ne le frappe durement et transforme de nombreuses abbayes en bâtiments publics (prisons, écoles…) ou privés.

Malgré cela la vie monastique s’est perpétuée jusqu’à aujourd’hui et les abbayes, même si elles ont évidemment perdu de leur superbe, restent encore pour certaines des lieux majeurs de la spiritualité catholique.


Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/27/quest-ce-quune-abbaye/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

Ajout personnelhttp://www.sitesculturels.vendee.fr/Abbaye-de-Maillezais
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par steve2035 le Mar 29 Aoû 2017 - 16:17

Marie du 65 a écrit:
Pourquoi les moines sont-ils tondus ?


L’entrée dans les ordres, tout comme l’entrée en religion, consiste en une initiation rendue visible par certains symboles.

L’emblématique tonsure des moines, bien que désuète, compte parmi ces marques signifiantes de la vocation.

Cela peut sembler anecdotique, mais la question des cheveux et de la barbe est récurrente dans l’histoire de l’Église, et elle apparaît notamment au sein de controverses opposant les cultures occidentale et orientale.

Aussi l’Écriture n’est pas muette à ce sujet, l’Ancien Testament semble préconiser au clergé le port de longs cheveux :

« Les prêtres ne se raseront pas la tête, ils ne se raseront pas les côtés de la barbe et ne se feront pas d’incisions sur le corps » (Lev 21, 5) ; l’apôtre Paul écrit pourtant aux Corinthiens ceci :

« La nature elle-même ne vous enseigne-t-elle pas que, pour un homme, il est déshonorant d’avoir les cheveux longs » (I Cor 11, 14).

Il faut comprendre que le terme de « cheveux », tel qu’employé par Paul, désignait davantage l’ornement que la seule chevelure naturelle.

C’est donc un appel à la modestie qui est ainsi fait, plutôt qu’un appel à la tonsure.


La tonsure des moines : marque de la vocation et du renouveau

Néanmoins, si ces préconisations s’adressent d’abord au clergé, elles concernent tout le peuple.

Or c’est justement à ce peuple laïc que le moine se soustrait pour suivre sa vocation propre.

La tonsure des cheveux du moine marque justement l’abandon de cet ornement qui importe tant dans la vie laïque de toutes les sociétés, et souvent considéré comme un atout de séduction.

C’est donc d’abord le symbole du passage du siècle à l’ordre, du renoncement que le vœu du religieux implique.

Mais la forme particulière de cette tonsure circulaire, découvrant le sommet du crâne et ne laissant qu’une couronne de cheveux, n’est pas anodine.

Si d’autres formes de tonsure ont pu exister, c’est celle-ci qui s’est imposée durablement en Occident et a constitué un signe de reconnaissance des religieux.

La forme circulaire représenterait l’infini, c’est-à-dire l’éternité de Dieu, mais aussi la simplicité et la perfection, puisqu’elle ne présente aucun angle et s’obtient en traçant une ligne continue.

Notons cependant que la tonsure est largement tombée en désuétude depuis 1972 et le motu proprio Ministeria quaedam du pape Paul VI qui la rend facultative.

Si la tonsure des moines marque l’abandon de leur vie laïque et leur entrée dans la vie monastique, elle est donc aussi un signe de renouvellement.

À l’image du baptême, la tonsure marque l’abandon d’une vie passée pour entrer dans une vie nouvelle.

C’est la raison pour laquelle le rite byzantin, pratiqué dans certaines Églises orientales, prévoit la tonsure des enfants à l’issue de leur baptême.

Le prêtre célébrant coupe alors quelques cheveux de l’enfant nouvellement reçu dans l’Eglise, symbolisant sa vocation de chrétien.

Avant de couper les cheveux, le prêtre en appelle à la descente du Saint Esprit sur la tête de l’enfant « afin qu’en avançant en âge et atteignant les cheveux blancs de la vieillesse il rende gloire et voie le bonheur de Jérusalem, tous les jours de sa vie. »

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/08/22/pourquoi-les-moines-sont-ils-tondus/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr

Très bonne information.

Je m'amuse beaucoup du fait que moine et moineau porte des noms de même racine. C'est d'ailleurs difficile de comprendre qui aurait pu prendre le nom en premier.

Moine vient en effet du grec monos je crois qui veut dire "seul".

Moine et moineau n'ont en fait que des points commun :

  • La solitude
  • La couleur de leur robe
  • L'abandon à la providence
  • La mendicité


Quand je vois un moineau attraper des miettes, je ne peux pas m’empêcher de penser aux paroles de Jésus mais aussi de constater à quel point je n'arrive pas à m’abandonner totalement à la providence de Dieu comme ces simples créatures. Je lutte et c'est un manque de confiance dont je suis désolé.
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Mar 29 Aoû 2017 - 17:25

Je m'amuse beaucoup du fait que moine et moineau porte des noms de même racine. C'est d'ailleurs difficile de comprendre qui aurait pu prendre le nom en premier. Moine vient en effet du grec monos je crois qui veut dire "seul". Moine et moineau n'ont en fait que des points commun : La solitude La couleur de leur robe L'abandon à la providence La mendicité a écrit:

Merci pour ce partage!
Vous savez steve il m'arrive aussi parfois, selon mon état d'esprit, de ne pouvoir m'abandonner comme je le désirerais dans les bras de notre Seigneur, je pense qu'à un moment ou à un autre nous sommes tous passés par là!
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Lun 11 Sep 2017 - 11:37

Saint Augustin, première victime des « fake news »





Comment la citation "La mesure de l'amour c'est d'aimer sans mesure" tirée du "De diligendo De" de saint Bernard de Clairvaux a-t-elle fini dans la bouche de l’évêque d’Hippone ?

Bobards, canulars, contre-vérité, erreurs d’information ou de communication…

Les fake news (ou « fausses informations ») nous échappent souvent, tant les occasions de divulguer des nouvelles imprécises, par raccourci ou gain de temps, sont devenues illimitées.

Les citations inventées, surtout, sont devenues une spécialité.

Comme celle-ci, largement véhiculée sur internet, des plus cocasses :

« L’embêtant de Facebook c’est que tu ne peux jamais savoir quand une citation est juste ou pas », attribuée à William Shakespeare.


La « pseudo-épigraphie », ancêtre des « fake news »


Le phénomène n’est pourtant pas nouveau.

De mémoire historique, cela a toujours existé.

Les spécialistes parlent de « pseudo-épigraphie », souvent commise en toute bonne foi, car vue comme un moyen pour donner plus de relief à des idées auxquelles l’auteur tient particulièrement.

L’un des grands auteurs de la littérature occidentale largement cité n’est autre que saint Augustin, l’indomptable évêque d’Hippone, fort et gentil, aussi délicat et sensuel qu’ascétique et sévère, orateur très plaisant et admirable écrivain, chantre de la foi qui réchauffe le cœur et artisan d’une synthèse doctrinale hors pair (du moins dans le monde latin)…

Bref, saint Augustin avait tous les atouts pour plaire.

Atouts qui lui avaient déjà valu quelque « ennui éditorial », comme il le révèle lui-même dans les Retractationes :

« J’ai composé, en plusieurs années, quinze livres sur la Trinité, qui est Dieu.

Mais comme je n’en avais pas encore achevé douze, et que je les retenais trop longtemps au gré de ceux qui désiraient vivement les avoir, ils me furent soustraits, étant beaucoup moins corrigés qu’ils ne devaient et pouvaient l’être quand je les aurais voulu éditer.

Lorsque je l’ai su, et que j’ai appris que d’autres exemplaires étaient restés parmi nous, j’avais résolu de ne pas les publier moi-même, mais de les garder tels et d’avertir dans quelqu’un de mes autres ouvrages, de ce qu’ils étaient devenus.

Cependant mes frères m’ont tellement pressé que je n’ai pu résister ; j’ai corrigé autant que je l’ai cru nécessaire ; j’ai complété et publié… » Augustin, Rétractations II, 15.1


Encore aujourd’hui, de toute évidence, les citations de saint Augustin attirent et sont largement diffusées sur les réseaux sociaux. Deux surtout sont très répandues : « Aime et fais ce que tu veux » et « La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure ».

La première des deux phrases a vraiment été écrite par saint Augustin —  bien qu’après avoir pris soin de lire tout le passage, on se rend compte que le sens est pratiquement à l’opposé de celui compris au premier abord.

Dans la septième homélie sur la première lettre de saint Jean, on lit en effet :

« Voyez un point sur lequel nous attirons votre attention : les actions humaines ne se distinguent les unes des autres qu’en les rapportant à la racine de la charité.

Car on peut accomplir beaucoup d’actions qui ont bonne apparence, tout en ne provenant pas de la racine de la charité.

Car les épines ont des fleurs elles aussi. Certaines choses paraissent dures, pénibles, mais on les accomplit pour corriger, inspiré par la charité.

Ainsi voilà une fois pour toutes le court précepte qu’on te dicte :

“Aime et fais ce que tu veux !

Si tu te tais, tu te tais par amour ; si tu cries, tu cries par amour ; si tu corriges, tu corriges par amour ; si tu épargnes, tu épargnes par amour.

Qu’au dedans se trouve la racine de la charité. De cette racine rien ne peut sortir que de bon” ».

Augustin, Commentaire de la lettre de saint Jean 7, 8

En revanche, la seconde citation n’est pas d’Augustin.

Il est certain que celui-ci n’a jamais dit :

« La mesure de l’amour c’est d’aimer sans mesure ».

Il aurait certes pu le dire : qui connaît d’un peu plus près l’évêque d’Hippone sait que cette question lui tient à cœur, d’un point de vue philosophique aussi.

Donc, qu’il se soit interrogé, à un certain moment de son inépuisable reproduction, sur « la mesure de l’amour », n’aurait finalement rien d’étonnant.


Comment remonter à la « probable vérité » ?

Pourtant, quand vous faites une recherche sur Google, la phrase apparaît de nombreuses fois.

Mais aucun des résultats est en mesure d’offrir au lecteur la citation précise et sa provenance exacte, c’est-à-dire remonter à l’œuvre dans laquelle Augustin aurait prononcé ces mots, dans quel contexte etc.

Ceci devrait déjà nous mettre la puce à l’oreille car, quand il s’agit d’auteurs auteurs célèbres, sur 100 sources, la moitié indique la provenance.

Si elles ne le font pas, c’est qu’il y a anguille sous roche.

Le principe est de repérer dans l’œuvre de saint Augustin les divers endroits où les mots « mesure » et « amour » reviennent en binôme.

Mais celui qui paraît se rapprocher le plus du sens de la citation recherchée dit une chose complètement différente, qui est presque son contraire.

On peut alors essayer de voir ce que cela donne dans la langue originale, ce qu’il ressort d’une nouvelle recherche : dans le cas présent la tache est assez simple car, bien que le latin connaisse plusieurs mots pour dire « mesure » et « amour », la phrase « mensura amoris sine mensura amare » est encore une fois en tête des mots clefs indexés par Google.

Cela ne veut pas dire qu’Augustin a déjà écrit une chose pareille — ni qu’en latin cette phrase s’écrivait vraiment de cette façon.


Quel est le fort indice qui doit nous mettre la puce à l’oreille ?

Le fait qu’une recherche produise certes des résultats, mais qu’aucune ne renvoie à un livre imprimé : à savoir que Google ne connaît aucun livre dans lequel cette phrase, dans ce latin-là, est reportée.

Un peu étrange tout de même, quand on sait qu’Augustin est mort en l’an 430 après J.-C. et que depuis, ses livres ont été continuellement copiés, cités, interpolés et plagiés. Et personne ne rapporterait cette citation ?


Révélations


En fait, la phrase en question, c’est Bernard de Clairvaux qui l’a écrite, et non Augustin d’Hippone.

On la trouve au chapitre I de son Traité sur l’Amour de Dieu (De diligendo Deo – Le devoir d’aimer Dieu), composé après 1126 mais pas au-delà des années trente du XIIe siècle. Voilà ce qu’il y est dit exactement :

« Vous voulez donc que je vous dise pourquoi et comment on doit aimer Dieu ?

Je réponds brièvement :

la raison pour laquelle on aime Dieu, c’est Dieu lui-même ; et la mesure de cet amour, c’est de l’aimer sans mesure ».

Étrange.
Un fan de Prince n’aurait jamais attribué à Michael Jackson une chanson de son benjamin, et l’abbé de Clairvaux n’est certes pas moins célèbre que l’évêque d’Hippone. Alors qu’a-t-il pu se passer ?

Vraisemblablement — et il est important de le comprendre pour voir comment naissent certaines pseudo-épigraphies involontaires – de la façon suivante :

– D’abord quelqu’un aura lu la phrase de départ, celle de Bernard : si claire et si belle, au début de son œuvre, synthétique et puissante.

Il l’aura notée et l’aura utilisée oralement ou par écrit, traduite ou en latin (peut-être bien en citant la source) ;

– Quelque lecteur/auditeur de ce premier homme aura été frappé par la phrase, au point de la mémoriser, et l’aura citée (toujours plus probablement sans indications précises) ;

– Tôt ou tard, à quelqu’un ce vide d’attribution aura commencé à peser, et il aura alors choisi – soit pour faire vite ou par conviction sincère – quelqu’un à qui attribuer la paternité de la phrase (dans ce cas Augustin) et l’aura cité en l’indiquant comme l’auteur ;

– Cette même personne, ou une autre, fait une rétroversion de la phrase pour donner plus de crédit à cette attribution (ici la rétroversion a été particulièrement trompeuse car ont été choisis les mots les plus communs pour « mesure » et «  amour », alors que Bernard de Clairvaux écrit « modus » et non « mensura ») ;

– À ce stade, il peut arriver (et cela arrive) que la phrase soit citée avec tous les critères d’officialité – en latin aussi, ou d’un pupitre, voire jusque dans la bouche d’un évêque… – et que tout le monde finisse par être sûr de sa paternité, Augustin, alors que personne ne sait indiquer dans quel texte se trouve la phrase.


À qui la faute ?

Ce n’est la faute de personne, comme n’y était pour rien Johann Amerbach, en 1506, à Bâle, quand il a donné à la presse (cette nouvelle technologie qui promettait des merveilles !) l’editio princeps des œuvres de saint Augustin, en 11 volumes.

Celui-ci n’avait pas d’excellentes sources mais s’était donné beaucoup de mal, pendant des années, pour échapper à ces pseudo-épigraphies (et certains ont été très forts, entre les Ve et VIIe siècles, à chercher à écrire comme écrivait Augustin).

Dans la préface du premier tome il s’adresse au patient lecteur, s’excusant avec lui si par hasard, quelque « faux » avait réussi à passer entre ses griffes :

« Ne me donnez pas la faute, car j’ai fait ce que j’ai pu : donnez la faute à l’incroyable célébrité de l’auteur ».

Oui, le problème des fake news et des attributions incorrectes est aussi vieux que le mot dans la bouche des hommes, et il réapparaît à chaque fois que les moyens de la parole humaine se sont faits plus puissants.

D’autres fois, comme pour cette phrase d’Augustin, la confusion et l’erreur sont probablement accidentelles.

En fin de compte, ce qui est beau là-dedans, c’est qu’on ait toujours cherché à progresser dans la connaissance de la vérité.

Au fond « Qu’importe !

De toute façon, que ce soit avec des arrière-pensées ou avec sincérité, le Christ est annoncé, et de cela je me réjouis.

Bien plus, je me réjouirai encore », disait saint Paul (Phil 1, 18)… même si quelqu’un attribue la citation à Mark Zuckerberg.



Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/09/10/saint-augustin-premiere-victime-des-fake-news/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr
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PMA : les trois raisons pour lesquelles l’Église y est défavorable

Message par Marie du 65 le Mer 13 Sep 2017 - 9:58

PMA

Les trois raisons simples pour lesquelles l’Église y est défavorable








La secrétaire d'État à l'égalité entre les femmes et les hommes Marlène Schiappa a confirmé ce mardi 12 septembre sur l'antenne de RMC/BFMTV que la PMA serait ouverte à toutes les femmes à partir de 2018 à l'occasion de la révision des lois de bioéthique.

Une décision à l'impact sociétal fort sur laquelle l'Église propose une grille d'analyse exigeante.

Le projet avait été annoncé durant la campagne d’Emmanuel Macron, répété après son élection, il n’a donc été que confirmé et précisé ce mardi 12 septembre au matin par Marlène Schiappa, interrogée par Jean-Jacques Bourdin : la procréation médicalement assistée (PMA) sera bien ouverte à toutes les femmes à l’horizon 2018, c’est à dire étendue aux lesbiennes et aux femmes célibataires.


VIDEO

Le gouvernement proposera d’ouvrir la PMA à toutes les femmes en 2018, annonce Marlène Schiappa http://www.bfmtv.com/mediaplayer/video/le-gouvernement-proposera-d-ouvrir-la-pma-a-toutes-les-femmes-en-2018-affirme-marlene-schiappa-979881.html …



Ni dogmatique, ni moraliste, pleinement consciente des souffrances engendrées par l’infertilité, l’Église demeure pourtant opposée à cette pratique au nom de sa haute considération de la dignité de tout être humain.

Une vision exigeante, source de nombreuses incompréhensions, que l’on peut synthétiser en trois points.

1 – Respecter l’intégrité de l’embryon :



La vie humaine doit être respectée dès sa conception.

Compte tenu de cette vision fondamentale, l’Église ne peut accepter une pratique médicale qui conduit à la destruction des embryons surnuméraires qui ne seront pas implantés après fécondation in vitro (FIV) et ne seront pas l’objet de « projets parentaux ».

« De cette perspective où l’on reconnaît l’être et la dignité de l’embryon humain comme valeurs absolues, découle le plein respect de son inviolabilité » rappelait l’Académie pontificale pour la vie lors de sa XIIe assemblée en 2006.


2 – Associer la fécondité à l’union des corps :

La vie humaine résulte de l’union charnelle d’un homme et d’une femme.

Au nom de sa vision de l’amour et du mariage, l’Église demeure fidèle à cette anthropologie naturelle et ne valide pas en conséquence la technicisation de la reproduction humaine.

« L’amour est essentiellement don, et l’amour conjugal, en amenant les époux à la “connaissance” réciproque qui fait qu’ils sont “une seule chair”, ne s’achève pas dans le couple ; il les rend en effet capables de la donation la plus grande qui soit, par laquelle ils deviennent coopérateurs avec Dieu pour donner la vie à une autre personne humaine » affirmait saint Jean Paul II dans l’exhortation apostolique Familiaris Consortio de 1981.


3 – Protéger la filiation des enfants :

Le cas particulier de l’insémination artificielle avec donneur (IAD) brouille la filiation des enfants.

Ce cas, incontournable dans le cas des lesbiennes et des femmes célibataires qui bénéficieront de l’ouverture annoncée par Marlène Schiappa, prive délibérément l’enfant de la figure paternelle.

« La fécondation artificielle hétérologue lèse les droits de l’enfant, le prive de la relation filiale à ses origines parentales, et peut faire obstacle à la maturation de son identité personnelle » indique l’instruction Donum Vitae de 1987.

C’est donc une vision haute de la dignité humaine, du caractère inviolable de la vie, de la protection de l’enfance, de la grandeur du mariage et de la beauté de la sexualité, qui guide la position exigeante de l’Église.

Position que l’on pourrait résumer à une phrase :


L’enfant est un don, pas un dû

Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/09/12/pma-les-trois-raisons-simples-pour-lesquelles-leglise-y-est-defavorable/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

Message par Marie du 65 le Mar 19 Sep 2017 - 10:10

INRI, RIP, IHS et les autres :

Tout savoir sur les acronymes chrétiens


 




Dans l’art, comme dans les écrits chrétiens, se glissent régulièrement de mystérieux acronymes.

Connaître leur signification permet de pénétrer davantage dans la richesse de la foi.


Voici un petit guide pour comprendre les plus fréquents :



AMDG : Ad Majorem Dei Gloriam : « Pour une plus grande gloire de Dieu ».

Formulés par saint Ignace, ces petits mots sont devenus la devise des Jésuites. Ils rassemblent en un seul acronyme tout leur idéal de service, de louange, d’honneur et de majesté divine.

INRI : Iesus Nazarenus Rex Iudeorum : « Jésus le nazaréen, roi des juifs ».

Cette inscription se trouve au sommet de la Croix, où elle fut apposée à cet endroit par les juifs sur ordre de Pilate.

Elle était également formulée en grec et en hébreu.

On la retrouve aujourd’hui sur la grande majorité des représentations de la crucifixion.

IHS : IHΣOYΣ : « Jésus », en grec.

IHS sont en réalité les trois premières lettres du nom de Jésus en grec.

Le H n’est pas notre huitième lettre de l’alphabet mais la lettre E (êta) majuscule en grec.

Ainsi IHS est simplement l’abréviation du nom du Christ.

SSPP : « Saints Pierre et Paul ».

Saint Pierre et saint Paul sont souvent indissociables.

Fêtés ensemble le 29 juin, ils exercent souvent conjointement le patronage d’églises.

L’acronyme SSPP sert d’abréviation communet.

OP : Ordo praedicatorum : « Ordre des prêcheurs ».

L’ordre des prêcheurs est le grand ordre des dominicains.

On place cet acronyme derrière le nom des religieux appartenant à cet ordre.

SJ : Societas Jesu :

« Compagnie de Jésus ».

Les membres de la Compagnie de Jésus — ou jésuites — ont l’habitude de placer les initiales latines de leur ordre.

OSB : « Ordre de saint Benoît ».

Comme pour les dominicains, cet acronyme se retrouve après le nom  des religieux qui appartiennent à cet ordre

RIP : Requiescat in pace :

« Qu’il repose en paix ». On trouve fréquemment cette inscription sur les tombes. Elle correspond aussi à la version anglaise de la formule, « Rest in peace ».

NSJC : « Notre Seigneur Jésus Christ. »

La formule « Notre Seigneur Jésus-Christ », un peu longue, paraît un peu poussiéreuse pour certains, qui lui préfèrent donc l’acronyme.

BVM : Beata Virgine Maria :

« Bienheureuse Vierge Marie ».

Cette abréviation utilisée pour la sainte Vierge figure sur de nombreuses reproductions artistiques.

Les trois lettres sont souvent enchevêtrées.

ICHTUS : Iesous Christos Theou Uios Soter :

« Jésus Christ Fils du Dieu, Sauveur ».

I (I, Iota) : Ἰησοῦς / Iêsoûs (« Jésus »)

Χ (KH, Khi) : Χριστὸς / Khristòs (« Christ »)

Θ (TH, Thêta) : Θεοῦ / Theoû (« de Dieu »)

Υ (U, Upsilon) : Υἱὸς / Huiòs (« Fils »)

Σ (S, Sigma) : Σωτήρ / Sôtếr (« Sauveur »

Cet acronyme rassemble les plus grands titres portés par Jésus.

Ces lettres à la suite forment le mot ICHTUS qui signifie « poisson », en grec.

C’est pourquoi les tombes et catacombes des premiers chrétiens sont ornées de gravures de poissons.

XP : « Jésus-Christ ».

Les initiales  XP rencontrées dans nombres d’œuvres d’art ou dans des sanctuaires sont les lettres grecques chi et rhô, adoptées par les grecs des premiers siècles comme monogramme du Christ.

Les deux lettres sont souvent superposées.

La barre du P fait alors double usage de I et de P, et le symbole signifie alors Ἰησοῦς Χριστὸς, Jésus-Christ.

On appelle ce symbole un chrisme.


Lire ici:https://fr.aleteia.org/2017/09/18/inri-rip-ihs-et-les-autres-tout-savoir-sur-les-acronymes-chretiens/?utm_campaign=NL_fr&utm_source=daily_newsletter&utm_medium=mail&utm_content=NL_fr
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Acronymes de la médaille de Saint Benoît

Message par Philippe Emmanuel le Mar 19 Sep 2017 - 21:50

Saint Benoît est représenté habituellement la croix brandie comme une arme de défense sur une des faces de la médaille dans une main et dans l'autre un livre, la sainte Règle. Sur l'autre face figurent en abrégé les inscriptions suivantes:

 C S P B : Crux Sancti Patris Benedicti : Croix du saint Père Benoît.
Sur l'arbre de la croix, on lit de gauche à droite:
N D S M D : Non Draco Sit Mihi Dux : Le dragon ne doit pas être mon guide.
De haut en bas:
C S S M L : Crux Sacra Sit Mihi Lux : La croix doit être ma lumière.
Une inscription plus longue entoure la croix. Elle commençait autrefois par le nom de Jésus "IHS". Elle a été remplacée par le mot "PAX  (paix en latin)
L'inscription se poursuit vers la droite par les lettres:
V R S N S M V : Vade Retro Satana, Numquam Suade mihi Vana : Arrière Satan, ne me tente jamais par la vanité.

S M Q L I V B : Sunt Mala Quae Libas, Ipse Venenum Bibas : Ce que tu offres, ce n'est que du mal, ravale ton poison.


Source: http://www.abbaye-saint-benoit.ch/benoit/medaille/
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Re: Eglise: Décryptage!!!!

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